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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:05

 

LE MONDE | 02.01.2013 à 14h08 • Mis à jour le 03.01.2013 à 14h52 Par Sophie Landrin


 

 

Le Havre, avec 2,3 millions de conteneurs par an, est le premier port commercial français.

C'est un danger identifié par les services de l'Etat, mais que les consommateurs ignorent. De 15 % à 20 % des conteneurs, soit un sur cinq, qui arrivent dans les ports européens, contiennent des gaz extrêmement dangereux, cancérigènes ou neurotoxiques. Le phénomène est massif : un million de conteneurs chargés de marchandises arrivent en Europe chaque semaine par bateau. Ces substances toxiques, inodores et incolores menacent toute une chaîne de travailleurs : dockers, douaniers, logisticiens, chauffeurs, manutentionnaires... jusqu'au consommateur lui-même.

En 2010, aux Pays-Bas, en déchargeant un conteneur de verre transporté dans des caisses en bois en provenance de Chine, deux manutentionnaires ont été grièvement intoxiqués. L'un est resté cinq jours dans le coma, l'autre a vu sa santé gravement altérée : perte importante de poids, perte de l'odorat et du goût.

La présence de ces gaz est due en partie aux opérations de fumigation, une pratique nécessaire, parfois obligatoire, destinée à éliminer les moisissures et les animaux nuisibles durant le transport et à éviter l'introduction dans les pays importateurs de parasites, de bactéries et de maladies. C'est sans doute par la voie d'un conteneur de poteries chinoises que le frelon asiatique a envahi l'Europe.

 

 SOLVANTS, GAZ TOXIQUES...

Pour éviter tout danger, cette opération de fumigation est en principe entourée de précautions. Les conteneurs doivent être aspergés de gaz puis immédiatement ventilés avant d'y faire pénétrer la marchandise. Ils doivent faire l'objet d'une signalisation spécifique apposée sur la porte : une étiquette "danger, cet engin est sous fumigation", illustrée d'une tête de mort et du numéro ONU 3359. En mars 2010, l'Union européenne a interdit l'utilisation du bromométhane, considéré comme trop nocif. Mais de nombreux pays continuent d'utiliser ce gaz. Surtout, très peu d'entreprises se conforment à l'obligation de mentionner sur les conteneurs la présence de gaz toxiques, pour ne pas se soumettre à l'obligation de défumiger.

Une autre source toxique, plus insidieuse, menace également la santé des travailleurs des ports et des consommateurs : les gaz et vapeurs dégagés par les marchandises elles-mêmes durant le transport. Les meubles, les chaussures, les vêtements, fabriqués en Asie, notamment au Vietnam et en Chine, contiennent fréquemment des solvants à base de toluène et de benzène qui sont cancérigènes. Et, dans ce cas, aucune mention sur les conteneurs ne permet aux personnels des ports de se prémunir contre les émanations toxiques. Seules des analyses de l'atmosphère des conteneurs peut permettre de détecter le danger. Elles sont rarement pratiquées.

Les gaz utilisés pour la fumigation peuvent-ils contaminer les marchandises ? Dès 2005, une étude de l'Institut national des Pays-Bas pour la santé publique et l'environnement avait révélé que des médicaments, des aliments ou des matelas contenaient du bromure de méthyle.

 

 DANGEROSITÉ DE LA FUMIGATION

Trois ans plus tard, devant le 18e congrès de la société européenne de pneumologie, à Berlin, une équipe de chercheurs allemands de l'Institut central de médecine professionnelle et maritime de l'université de Hambourg mettait au jour l'ampleur du danger. Après avoir analysé l'atmosphère de deux cents conteneurs débarqués du port de Hambourg (Allemagne) et autant à Rotterdam (Pays-Bas), Xavier Baur et Lygia Budnik avaient conclu que 97 % d'entre eux présentaient des résidus de gaz, principalement du 1,2-dichloroéthane et du bromure de méthyle, parfois conjugués à la présence de benzène et de toluène. 19 % présentaient des taux de gaz supérieurs aux limites autorisées. Les deux chercheurs confirment la contamination des produits transportés.

Alertés par les syndicats, l'administration française des douanes et la direction de la gendarmerie sont parfaitement au fait de la dangerosité de la fumigation. En juin 2011, la direction générale des douanes a fait parvenir une note détaillée à ses services pour "prévenir le risque d'exposition aux gaz toxiques présents dans les conteneurs". Dans ce document de quatre pages, l'administration explique qu'elle a procédé en 2010 à des tests au port du Havre, où sont traités chaque année 2,3 millions de conteneurs. "Ce test, qui s'est déroulé sur une période de trois semaines, a révélé une concentration de gaz de fumigation supérieure aux normes européennes dans 14 % des conteneurs."


Un porte-conteneurs de la compagnie danoise Maersk, en attente de déchargement sur un quai du port du Havre, le 27 décembre 2012.

Les syndicats évoquent un chiffre plus alarmant : 28 % des conteneurs, selon Sébastien Géhan, le secrétaire général du syndicat des douanes CGT, ont révélé des taux de gaz toxiques supérieurs au seuil de sécurité. Aucun conteneur ne portait la signalisation de leur fumigation.

A la suite de ces constats, la direction des douanes a préconisé plusieurs mesures. Elle demande aux agents de "se placer systématiquement sur le côté du conteneur lors de l'ouverture" puis de "respecter un délai d'aération de 30 minutes avant intervention" et "d'utiliser masque, gants, lunettes, casque de protection approprié pour la vérification des marchandises". La gendarmerie, qui, pour le besoin de ses investigations, est amenée à ouvrir des conteneurs, a également fait procéder à des mesures par une antenne spécialisée, la Cellule nationale nucléaire radiologique biologique et chimique, à Versailles, et a décidé de protéger ses agents en les dotant de matériels spécifiques.

 

 MESURES DRASTIQUES PRISES PAR LA BELGIQUE ET LES PAYS-BAS

Pour les syndicats, ces mesures sont insuffisantes et "inadaptées". Surtout, elles ne s'appliquent pas à toute une chaîne de travailleurs qui manipulent chaque jour, dans l'ignorance du danger, les marchandises des conteneurs.

La Belgique et la Hollande ont pris des dispositions plus drastiques. Des protocoles entre employeurs et syndicats obligent à une mesure systématique des gaz dès qu'un doute apparaît. La douane hollandaise exige un certificat d'absence de gaz toxiques datant de moins de deux heures avant toute intervention de ses services. Jan De Jong, l'un des responsables du syndicat néerlandais FNV Bondgenoten, demande aux gouvernements d'aller plus loin en agissant à la source et en interdisant certains produits au niveau mondial.

Les syndicats préconisent l'installation de stations de dégazage dans les ports et l'intensification des contrôles. Qu'en est-il pour les entreprises ? Une enquête menée par le ministère de l'environnement hollandais, en 2006, avait montré que 97 % des sociétés n'avaient procédé à aucune analyse des risques liés à la fumigation. Depuis, certaines entreprises, comme Ikea, mesurent systématiquement la toxicité de leurs conteneurs et de leurs meubles.

En France, le Syndicat national des agents des douanes CGT s'apprête à lancer une alerte sanitaire. Aucune étude épidémiologique ne permet à ce jour de mesurer l'effet de ces gaz sur la santé des travailleurs exposés.

Sophie Landrin

550 millions

de conteneurs maritimes sont déchargés chaque année dans le monde. Le Havre, avec 2 300 dockers et 2,3 millions de conteneurs, est le premier port français.

28%

 

des conteneurs testés au Havre renferment des concentrations de gaz toxiques supérieures aux seuils de sécurité, selon le syndicat des douanes CGT.

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:51

 

 

 

© Ban the bottle

 

C'est une première : depuis le 1er janvier, par souci pour l'environnement, la ville de Concord, dans le Massachusetts aux Etats-Unis, a interdit la vente d'eau plate en bouteilles plastiques de moins d'un litre. Selon un arrêté municipal, les contrevenants s'exposent désormais à une amende de 50 dollars.

C'est l'aboutissement d'une croisade menée pendant trois ans par une octogénaire opiniâtre de cette ville de 16 000 habitants située à une trentaine de kilomètres de Boston, Jean Hill, qui a pris conscience de cette pollution après que son petit-fils de 10 ans lui a parlé du "continent de plastique", cette plaque de déchets qui vogue dans l'océan Pacifique.

"Les marchands d'eau en bouteille assèchent nos nappes aquifères et nous la revendent, expliquait Mme Hill en 2010 au New York Times. Nous saccageons notre planète par avidité." "Je me battrai jusqu'au bout", ajoutait cette grand-mère de 84 ans.

Cette mesure avait été votée en avril lors d'une réunion publique par 403 voix pour et 364 contre. Elle a été approuvée en septembre par le procureur du Massachusetts. L'arrêté stipule cependant qu'elle pourra être suspendue si sa mise en application se révèle trop coûteuse.

Jean Hill, 84 ans, était soutenue par le mouvement "Ban the Bottle" ("interdisez les bouteilles"), qui dénonce notamment la pollution créée par les bouteilles en plastique, dont beaucoup ne sont pas recyclées. Le mouvement souligne également que l'eau en bouteille coûte plus de 1 000 fois plus cher que l'eau du robinet.

Selon Ban the Bottle, les Américains ont consommé plus de 50 milliards de petites bouteilles d'eau en plastique en 2007 : "Avec un taux de recyclage de seulement 23 %, 38 milliards ont fini dans des décharges."


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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:42

 

 

Le Monde.fr | 03.01.2013 à 16h28 • Mis à jour le 03.01.2013 à 17h41 Par Nicolas Chapuis

 

 
 
Le siège du PS, rue Solférino, a été brièvement occupé par une cinquantaine de manifestants.

Lors du Congrès de Toulouse, Harlem Désir avait lancé à la foule : "Socialistes ouvrez grandes les portes du parti, occupez Solférino, et invitez-y les Français." Le premier secrétaire du PS a été pris au mot jeudi 3 janvier quand une délégation d'une cinquantaine de manifestants a tenté de s'introduire dans le siège du parti dans le 7e arrondissement à Paris, pour défendre la cause des sans-papiers.

Interrogé par Le Monde.fr, le PS affirme qu'aucun manifestant n'aurait réussi à pénétrer dans les locaux. Une vingtaine se sont pourtant introduits dans la cour. Une banderole a été déployée, portant l'inscription : "Faut-il mourir pour avoir des papiers ?"

La coordination des sans-papiers 75 veut apporter son soutien aux personnes en situation irrégulière, en grève de la faim à Lille. Ils réclament la régularisation de tous les sans-papiers dans "les plus brefs délais". Le même collectif avait occupé le 31 décembre la nonciature apostolique (l'ambassade) du Vatican à Paris.

 

Lire aussi : La nonciature apostolique de Paris occupée en soutien à des sans-papiers


 "FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?"

Huit sans papiers eux se sont par ailleurs enchaînés aux grilles de l'hôtel particulier de la rue de Solférino. Ils demandent à être reçus par Harlem Désir. Les autres manifestants - une trentaine en tout - seraient tenus à l'écart par les CRS, de l'autre côté de la rue. La direction du PS affirme que M. Désir n'est pas dans les murs. Ses conseillers ont toutefois reçu des représentants de la délégation.

Ces actions font suite à l'expulsion de deux grévistes vers l'Algérie, fin décembre. "Nous nous insurgeons contre cette politique dite 'appliquée avec humanité et fermeté' qui n'est que la poursuite sans courage de la politique d'immigration exclusivement restrictive et répressive du précédent gouvernement", explique le communiqué envoyé jeudi par la coordination.

Nicolas Chapuis

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:50

 

http://www.filoche.net/2012/11/27/ils-se-sont-tout-permis-pour-etrangler-le-peuple-grec/

 

 

Après avoir infligé 11 plans d’austérité, une véritable destruction sociale, au peuple grec, après l’avoir forcé à brader ses entreprises publiques, ruiné sa production, aggravé sa dette odieuse, liquidé ses droits sociaux, à l’éducation, à la santé, salaires et retraites, la troïka UE/BCE/FMI a joué, mardi 27 novembre 2012, à relâcher la pression.
C’est un peu comme un chat jouant avec la souris qu’il a capturé et qui est à sa merci. C’est un peu comme les barbares des temps lointains, envahissant un pays, brulant les maisons, violant les femmes, détruisant les trésors puis rendant des terres aux vaincus pour qu’ils produisent à nouveau de quoi alimenter les occupants.
La politique d’austérité infligée par l’UE depuis 2009 sous prétexte de la « rembourser », a provoqué une telle récession qu’elle a porté la dette grecque de 100 points du PIB à 170 points du PIB !

Cette dette odieuse provoquée par l’oligarchie grecque
- qui avait soutenu la dictature des Colonels de 1967 à 1974,
- qui avait acheté un énorme et vain armement à Thyssen Krupp,
- qui avait dispensé armateurs et popes de payer des impôts,
- qui avait ruiné le pays avec les Jeux Olympiques de 2004,
- qui a caché des dizaines de milliards en Suisse
- qui avait confié à Goldman Sachs le soin de truquer les comptes,
cette dette odieuse, chacun savait qu’elle ne serait et ne devait jamais être payée !

Pourtant les banques européennes et mondiales s’en sont servi à mort, prenant dessus des taux d’intérêts à 7, 8 , 12 et même 17 %. Et la BCE, le FMI, l’UE Merkel se sont comportés comme des rapaces, exigeant non pas de l’oligarchie mais du peuple qu’il soit saigné pour le compte de ces banques privées usuraires.
Ceux de la troïka qui ont infligé des mesures cruelles, cette immense souffrance au peuple grec pour le compte des banques privées devraient être arrêtés et jugés devant un tribunal pénal international pour crimes économiques. Quand on sait que la BCE a prêté 1000 milliards aux banques européennes privées en 2012 au taux de 1 %, et qu’elle a laissé ces mêmes banques imposer des taux de 7, 8 ou 12 % à la Grèce, le crime est signé ! Tout cela au nom d’une étrange et rituelle orthodoxie monétaire, d’une stupide « règle d’or » dont les seuls bénéficiaires sont les spéculateurs, les usuriers, les banques privées qui exercent ainsi une dictature contre les états, les républiques et les citoyens.

Ce mardi 27 novembre, la troïka a encore discuté 14 h de la façon dont elle pouvait tirer le maximum de marrons du feu qu’elle alimente en Grèce.
Elle a débloqué 44 milliards d’aide qui n’avaient pas été donnés depuis l’été. Car il faut savoir que toutes les « annonces d’aides à la Grèce » dont les journaux européens sont quotidiennement remplies ne sont que du « pipo ». Ce serait une grave erreur de croire que l’UE « aide » la Grèce. La Grèce ne reçoit rien. Pas un euro. C’est aux banques privées créditrices de la Grèce que ces fameuses « tranches d’aide » sont données ! Et du point de vue « communication », elles sont données plusieurs fois, d’abord dans votre poste de radio, ou votre journal quotidien et bien plus tard, sur les comptes des banques prêteuses à taux usuraire.
Ainsi, les 17 pays de l’euro et le FMI de Christine Lagarde, ont fini cette nuit du 27 novembre par autoriser le déboursement à partir du… 13 décembre de trois tranches de crédits suspendues depuis l’été et qui permettent au trésor grec d’éviter la banqueroute. L’enveloppe « d’aide » en retard atteint 44 milliards, dont 10 milliards que le conseil du FMI devra lui-même débloquer à son tour. Soyez sûrs qu’on vous en fera encore plusieurs fois l’annonce !
Hors de la vue du peuple, Lagarde et Draghi ont allégé cette dette artificielle infligée à la Grèce et alors que tout le monde le sait depuis le début, elle ne pourra jamais la payer. La dette devra être ramenée à 124 % du PIB en 2020 (au lieu de 100 % en 2009). Elément nouveau : ils promettent de la réduire encore, « à moins de 100 % », en 2022 (sic). Comme l’écrit Le Figaro « Ils ont aussi balisé sur 10 ans le retour du pays vers davantage de stabilité financière. » Ils ont même réduit de 1 point le taux d’intérêt accordé à la Grèce par les créanciers publics. Ils rallongent les échéances de ces prêts de 15 à 30 ans, c’est-à-dire au-delà de 2040. Ils reportent de dix ans le paiement des intérêts au fonds de sauvetage FESF. Dès 2013, la BCE et les banques centrales nationales rétrocéderont 11 milliards de profits ( !) réalisés… sur les obligations grecques. L’Eurogroupe autorise enfin Athènes à racheter ses propres titres, avec une décote probable de plus de 60 %. Tout cela sachant que la Grèce doit encore théoriquement 240 milliards dont 80 milliards au privé et le reste au public, FESF et BCE.

Pourquoi maintenant et pourquoi si tard ?

Parce que la Grèce est exsangue. Il n’y a plus grand chose à en tirer. Le FMI considère que « les grecs sont arrivés au bout des efforts qu’ils sont capable de faire ». Impossible de les piller davantage. Et la peur que le sort infligé aux Grecs a produit en Europe, a joué tous ses effets, en Italie, en Espagne, au Portugal qui se sacrifient à leur tour cruellement pour des taux de 6 à 7 %… … Le FMI poussait même à un abandon immédiat de créances publiques (pas privées). Les trésors européens et le ministre allemand Wolfgang Schäuble s’y opposaient férocement puis ont cédé dans la nuit. Pour Jean-Claude Juncker, le Fonds est désormais « complétement revenu à bord ». Mario Draghi a annoncé « un retour de la confiance envers la Grèce et l’Europe ». Selon Christine Lagarde : « la Grèce est à nouveau sur la voie d’une dette viable ».
« L’accord de cette nuit met fin à une trop longue incertitude, lâche le commissaire à l’euro Olli Rehn avant d’avouer clairement : « La Grèce avait fini par s’imposer comme un test de crédibilité et d’aptitude à prendre des décisions ». 

Cette dernière phrase est la plus limpide : il s’agissait d’un vulgaire « test match ». Est ce que la troïka était capable de faire plier ce bouc émissaire, oui ou non ? Est ce que la dictature de la finance l’emportait, oui ou non ? Est ce que l’Europe entière peut être menacée et soumise à ce régime ?

Mais est ce que « les marchés » rapaces toujours insatisfaits, après réflexion, ne vont pas juger que cela est prématuré, coûte « trop cher », tire trop sur le FESF, et revenir à la charge ?

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 20:15

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4XZv8odKrng

 

 

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:27

 

Médiapart - Blog -

 

Pour ceux qui étaient là le 17 novembre et  pour tous les autres aussi ....

Que notre volonté soit fête !

 

Pendant 3 jours, nous proposons d’exprimer de manière festive notre rage contre toutes celles et ceux qui décident de nos futurs loin de nous. Contre toutes celles et ceux qui, pour leurs seuls intérêts personnels, sont prêts à foutre en l’air des milliers d’hectares de notre héritage le plus précieux. Le monde de l’aéroport est un monde de guerres, de pauvreté et de misère, d’aliénation des populations et de destruction de l’environnement. Un monde d’ennui, un monde de mort ! Si justement, il y a un mal contre lequel la Fête Libre est souveraine, c’est bien l’ennui. Dans sa forme mentale, policière, policée, forcée ou consommée, peu importe. La Fête Libre et la Lutte Radicale s’entremêlent en un flot de créativité qui répand les germes de la subversion. La Fête Libre c’est la vie. Et la vie ce n’est pas cet aéroport !

Nous n’attendrons pas demain pour vivre ! Le grand soir, c’est ce soir, demain matin et demain soir. Ce soir, nous sortons les enceintes et nous faisons la fête. Bien sur, pas une fête conditionnée, standardisée, tarifée. Un festival n’est pas politique. Une fête évolue en acte politique dès lors que chacun et chacune en devient actrice, où l’espace réquisitionné devient autogéré, lieu d’échange, de création, de tolérance. Ce qui est expérimenté ici aujourd’hui sert à concevoir demain au quotidien. Dans une Zone d’Action Festive, nous sommes autonomes, nous ne dépendons que de nous mêmes. Une Fête Libre n’a pas de hiérarchie. Qu’on soit dans l’orga ou simplement de passage, nous y sommes toutes et tous chez nous. La réussite de nos actions n’est le résultat que de notre seul effort commun. « Créer c’est Résister, Résister c’est Créer ! »

La Fête Libre, éphémère, brise parfois le cours d’une histoire, d’un projet. Si périssable soit-elle, elle engendre des semences d’idées et de désirs, jusque-là inconnus, et qui, souvent, lui survivent. Celles et ceux qui parlent de révolution et de lutte sans comprendre ce qu’il y a de subversif dans une Manifestation Festive, de positif dans le refus des dogmes, des contraintes et des cloisonnements, celles-ci et ceux-là ont dans la bouche un cadavre. Mais laissons leurs illusions à celles et ceux qui pensent tout posséder, tout contrôler. Qu’ils soient rouges ou gris, en passant par le noir, le vert, le rose et le bleu, ils nous ont toujours trahis ! Ne soyons plus complices de notre propre soumission à leurs sociétés pseudo-démocratiques, ou même pseudo-libertaires, et à leurs modes de pensée. Nous avons déjà choisi. Les coupables ne seront pas Ayrault ou Vinci. Les coupables seront toutes celles et ceux qui n’auront rien fait contre l’aéroport, contre ce monde injuste et destructeur. Il n’y a pas de méchant système, juste une somme d’individuelles lâchetés...

La Liberté absolue offense, déconcerte. On préfère alors invoquer la maladie, la démoralisation ou encore la déviance pour légitimer son oppression. Qui nous juge n’est pas né à l’esprit, à cet esprit de Liberté que nous voulons dire, et qui est pour nous bien au-delà de ce que vous appelez la liberté. Gare à vos logiques, Mes-sieurs-dames, vous ne savez pas jusqu’où notre haine de la logique peut nous mener. Il faut lutter sans plus attendre pour l’apparition concrète de l’ordre mouvant de l’avenir. Les forces réactionnaires à l’œuvre dans notre pays ne laisseront à aucun prix, tout en affirmant le contraire, une véritable contestation se développer en dehors de celle qu’elles ont pris soin d’organiser elles-mêmes. Des ordres injustes existent : nous satisferons-nous de leur obéir, tacherons-nous de les amender, allons-nous obéir jusqu’à ce que nous y ayons réussi, ou les transgresserons-nous sur le champ ? On estime en général devoir attendre d’avoir persuadé la majorité de les altérer. On pense que si l’on résistait, le remède serait pire que le mal. Or c’est de la responsabilité du gouvernement et du capital que le remède soit pire que le mal. C’est eux qui le rendent pire !

Alors jetons notre vote, pas un simple bout de papier, mais toute notre influence. Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité. Ce n’est du reste plus une minorité, mais elle devient irrésistible quand elle la bloque de tout son poids. La Victoire sera pour celles et ceux qui auront su faire le désordre sans l’aimer. Il nous reste, dans les limites où il nous appartient d’agir avec efficacité, à témoigner en toutes circonstances de notre attachement absolu à l’Autonomie de nos existences. Non pas seulement en assurant individuellement la sauvegarde de ce principe, non pas seulement en élevant une faible protestation contre chaque violation qui en est faite, mais encore en recourant, le cas échéant, aux moyens d’agitation générale les plus propices. Notre participation à cet acte de Résistance à l’ordre établit est salutaire, nous devons prendre soin de cette Liberté si fragile que nous nous sommes réappropriée. Nous sommes toutes et tous coupables de refuser leur aéroport et le monde qui va avec !

Nous résistons à l’avenir probable dans le présent, car nous faisons le pari que ce présent offre encore matière à Résistance, qu’il est peuplé de pratiques encore vivantes même si aucune n’a échappé au parasitage généralisé qui les implique toutes. Nous montrons à toutes celles et ceux qui voudraient nous voir rentrer dans le rang ou envoyer au purgatoire, que nos modes de vies Autonomes et Festifs sont bien plus fertiles que leur vieux monde décrépi plein de projets inutiles. Ce monde fascisant qui n’a su répondre à l’expression de nos désirs que par la répression et la calomnie. Nous leur donnons ce spectacle fascinant d’une horde sauvage qui, sans chefs et sans moyens, construit un espace accessible à toutes les classes, à toutes les populations. Nous offrons à la face de ce monde nos Alternatives et nos Solidarités afin de semer nos Idées et nos Désirs. Ces germes nous survivront et finiront d’effriter petit à petit les fondements de cette société réactionnaire...

Nous ne sommes pas nées pour être possédées, pour être subalternes aux ordres, serviteurs ou instruments utiles de tout souverain de part le monde. Nous sommes nées pour marcher sur la tête des rois, apprenons à marcher seules ! Nous briserons celles et ceux qui, dans leur monde qui se meurt, n’ont que l’ambition de mourir avec lui. Aux réactionnaires qui veulent que l’histoire fasse machine arrière, à tous les soumis, indécis, suppôts de la tradition, aux apologues de la masse, à tous les serviles qui se complaisent dans les lambris ministériels, opposons notre entêtement : votre aéroport ne se fera pas et votre vieux monde, nous le briserons !

« Au vent qui sème la tempête, se récolte les jours de Fête »

FLY

http://zad.nadir.org/spip.php?article885

 

l'un des commentaires...

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:21

http://zad.nadir.org

 

Info non-flash du 1er janvier

mardi 1er janvier 2013, par zadist

 

 

Aujourd’hui 1 janvier l’occupation militaire dure depuis 37 jours ( pour une opération débutée il y a 79 jours ). Nos camarades sont emprisonnés depuis 36 jours pour l’un et 15 jours pour l’autre

pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi

 


 

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/ Contact mail pour le FestiZad : festizad at riseup.net

 

Fil d’infos

Une nouvelle incroyable pour cette nouvelle année : il a fait beau ! si ça c’est pas bon signe ?

Journée tranquille après les festivités d’hier, mais néanmoins productive : tout le monde qui à sa construction, qui à son atelier, sa préparation de festival, son rangement, ... C’était la fête jusqu’à pas d’heure à la chateigne, et plein d’autres endroits, Quelques ( beaucoup pour certain-e-s) lacrymogènes ont fusé au coin du carrefour au milieu de la nuit, ( bien moins que des feux d’artifices) une personne qu’on avait cru arrêtée a en fait "seulement" eu un contrôle et ses affaires confisquées.

Voilà un résumé de la journée, ce soir,

à 21h : projection de "Life in the fast lane", un film sur une lutte contre la construction d’une autoroute en angleterre


Les infos

Nota bene, si vous souhaitez écrire tranquille pensez à anonymiser votre connexion. Nous vous conseillons pour cela d’installer un petit logiciel appelé Tor :

Le réseau Tor (pour The Onion Router) est un réseau ouvert et décentralisé de routeurs dont le principe est de permettre à chacun d’envoyer ses trames de manières anonymes. Tor vous permet donc de surfer sur une autre IP que votre IP « classique » et de contourner un éventuel proxy situé sur votre réseau. En gros votre ip (l"adresse unique liée à votre connexion qui permet normalement de vous identifier) est modifiée à chaque connexion ce qui rend votre connecion anonyme.

pour plus d’infos : le manuel en français de > Tor (https://www.torproject.org/dist/man...) > et la page d’accueil en français de Tails > (https://tails.boum.org/index.fr.html).

Dans la même série, évitez d’annoncer sur facebook que vous allez participer à des actions ... (d’ailleurs, vous pouvez éviter facebook tout court : quelques arguments ici)


 

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. et à Notre Dame des Landes, mobilhome face à la mairie : tous les jours de 10h à 17h ( sauf 25décembre et 1er janvier)

Les trucs utiles à prendre en venant ici :

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte"en cas d’interpellation"

Et surtout, refusez les comparutions immédiates !

On peut envoyer des courriers aux personnes incarcérées et/ou au collectif anti rep ainsi que des sous à l’adresse suivante, le chèque libellé à cet ordre :

Comité de soutien des inculpées, Le Gué, 44220 Coueron.

- équipe médicale : 07 60 26 42 14 !! ATTENTION changé le 4/12
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 25/11)

Lieux expulsables : Il reste de nombreuses cabanes au sol et dans les arbres expulsables entre le Phare Ouest et la Gare de Vigneux.

A propos de la situation de la Chataigne : communiqué suite aux derniers éléments,, point sur la situation avant le procès , après et appel à occupations en cas de destruction.

trois nouveaux arrêtés préfectoraux, qui, sur le modèle des précédents pris le 30 novembre et le 7 décembre, puis prorogés d’une semaine le 17 décembre, continuent d’essayer d’établir une sorte de blocus légal de la zone prévue pour le projet aéroportuaire ; blocus qui est aisément contourné par les champs.

nouveaux arrêtés : Le 21 décembre, un recueil spécial a été édité par la préfecture pour Notre-Dame des Landes, avec trois arrêtés. Le transport des matériaux est donc interdit du 24 décembre 2012 au 7 janvier 2013 sur la RD81 des Ardilières à la commune de Vigneux, la voie communale 11 (NDDL) du Chêne des Perrières à la Boistière, et la voie communale 1 (NDDL) des Perrières aux Ardilières, la voie communale 5 (Vigneux) de la Boistière au bourg.

Le transport de « tout carburant » dans quelque récipient que ce soit est interdit du 24 décembre 2012 au 7 janvier 2013 sur les deux communes de Notre-Dame des Landes et de Vigneux Et un autre arrêté a été pris pour proscrire le transport de « tous explosifs, produit inflammable, feu d’artifice » entre les mêmes dates.


Les rendez-vous réguliers

- Notre Dame des Landes, nouveaux horaires : de 10h à 17 h tous les jours ( sauf le 25 décembre et le 1er janvier) : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ; collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h ; au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Ce sera désormais tous les mardi, 19h, BOURSE DU TRAVAIL, 3 rue du chateau d’eau, 75010 paris, métro république NOTE : les prochains mardis seront "le jour de noël" et "le jour de l’an", en conséquence la prochaine réunion "hebdomadaire" tous ensemble aura lieu le mercredi 02 janvier à 18h30 au CICP (si la salle est disponible) 21 ter rue voltaire 75011 métro rue des boulets ou Alexandre Dumas on peut certainement trouver des informations ici, Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploërmel : comité de Ploërmel à Augan, tous les jeudis à 20h30
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse  : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h au local cyberacteurs, 6 rue Aristide Briand, Quimper
- Vannes : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Rouergue : réunion du collectif tous les 4éme vendredi du mois à 18 H au bar associatif les Hauts Parleurs rue Alibert et la présence sur le marché tous les jeudi matin
- Villefranche de Lauragais : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)

Les rendez-vous du jour

 

                                                                                    ***************************

 

Info non-flash du mercredi 2 janvier

mercredi 2 janvier 2013, par zadist

 

Aujourd’hui 2 janvier l’occupation militaire dure depuis 38 jours ( pour une opération débutée il y a 80 jours ). Nos camarades sont emprisonnés depuis 37 jours pour l’un et 16 jours pour l’autre

pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi


 

Fil d’infos

- 19h02  : hier la maison de Bel Air avait été réouverte et occupée.
depuis quelques minutes elle est entourée par les flics.
Appel a celleux qui ont envie de venir en soutien dans le coin.

Une journée partagée entre discussions, chantiers, fébrilité pré-festival ... quelques lectures pour celleux qui ont le temps :

- un article du Canard Enchainé ici

- un historique du projet d’aéroport reçu par mail : à lire ici


Les infos

Nota bene, si vous souhaitez écrire tranquille pensez à anonymiser votre connexion. Nous vous conseillons pour cela d’installer un petit logiciel appelé Tor :

Le réseau Tor (pour The Onion Router) est un réseau ouvert et décentralisé de routeurs dont le principe est de permettre à chacun d’envoyer ses trames de manières anonymes. Tor vous permet donc de surfer sur une autre IP que votre IP « classique » et de contourner un éventuel proxy situé sur votre réseau. En gros votre ip (l"adresse unique liée à votre connexion qui permet normalement de vous identifier) est modifiée à chaque connexion ce qui rend votre connecion anonyme.

pour plus d’infos : le manuel en français de > Tor (https://www.torproject.org/dist/man...) > et la page d’accueil en français de Tails > (https://tails.boum.org/index.fr.html).

Dans la même série, évitez d’annoncer sur facebook que vous allez participer à des actions ... (d’ailleurs, vous pouvez éviter facebook tout court : quelques arguments ici)


Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. et à Notre Dame des Landes, mobilhome face à la mairie : tous les jours de 10h à 17h ( sauf 25décembre et 1er janvier)

Les trucs utiles à prendre en venant ici :

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte"en cas d’interpellation"

Et surtout, refusez les comparutions immédiates !

On peut envoyer des courriers aux personnes incarcérées et/ou au collectif anti rep ainsi que des sous à l’adresse suivante, le chèque libellé à cet ordre :

Comité de soutien des inculpées, Le Gué, 44220 Coueron.

- équipe médicale : 07 60 26 42 14 !! ATTENTION changé le 4/12
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 25/11)

Lieux expulsables : Il reste de nombreuses cabanes au sol et dans les arbres expulsables entre le Phare Ouest et la Gare de Vigneux.

A propos de la situation de la Chataigne : communiqué suite aux derniers éléments,, point sur la situation avant le procès , après et appel à occupations en cas de destruction.

trois nouveaux arrêtés préfectoraux, qui, sur le modèle des précédents pris le 30 novembre et le 7 décembre, puis prorogés d’une semaine le 17 décembre, continuent d’essayer d’établir une sorte de blocus légal de la zone prévue pour le projet aéroportuaire ; blocus qui est aisément contourné par les champs.

nouveaux arrêtés : Le 21 décembre, un recueil spécial a été édité par la préfecture pour Notre-Dame des Landes, avec trois arrêtés. Le transport des matériaux est donc interdit du 24 décembre 2012 au 7 janvier 2013 sur la RD81 des Ardilières à la commune de Vigneux, la voie communale 11 (NDDL) du Chêne des Perrières à la Boistière, et la voie communale 1 (NDDL) des Perrières aux Ardilières, la voie communale 5 (Vigneux) de la Boistière au bourg.

Le transport de « tout carburant » dans quelque récipient que ce soit est interdit du 24 décembre 2012 au 7 janvier 2013 sur les deux communes de Notre-Dame des Landes et de Vigneux Et un autre arrêté a été pris pour proscrire le transport de « tous explosifs, produit inflammable, feu d’artifice » entre les mêmes dates.


Les rendez-vous réguliers

- Notre Dame des Landes, nouveaux horaires : de 10h à 17 h tous les jours ( sauf le 25 décembre et le 1er janvier) : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ; collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h ; au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Ce sera désormais tous les mardi, 19h, BOURSE DU TRAVAIL, 3 rue du chateau d’eau, 75010 paris, métro république NOTE : les prochains mardis seront "le jour de noël" et "le jour de l’an", en conséquence la prochaine réunion "hebdomadaire" tous ensemble aura lieu le mercredi 02 janvier à 18h30 au CICP (si la salle est disponible) 21 ter rue voltaire 75011 métro rue des boulets ou Alexandre Dumas on peut certainement trouver des informations ici, Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploërmel : comité de Ploërmel à Augan, tous les jeudis à 20h30
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse  : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h au local cyberacteurs, 6 rue Aristide Briand, Quimper
- Vannes : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Rouergue : réunion du collectif tous les 4éme vendredi du mois à 18 H au bar associatif les Hauts Parleurs rue Alibert et la présence sur le marché tous les jeudi matin
- Villefranche de Lauragais : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)

Les rendez-vous du jour

mercredi 2 janvier 2013

- Carcassone : passage de la marche du collectif 06 contre l’aéroport (et tous les gpii) Passage par Carcassonne du 2 au 3 janvier 2013 à 18h

- Toulouse : AG de collectif 19h au SLOLI, 9 rue du Faubourg Bonnefoy, il y aura une commission spécifique pour préparer la soirée du 8, avec entre autres, organisation des hébergements.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:15
Rue89 -Solidarité 02/01/2013 à 15h46
Sonia Reyne | Journaliste

Chantal nourrit des oies dans sa ferme (Sonia Reyne)

 

Anne-Laure et Michel viennent d’acheter une ferme. Enfin, 60 actions à 100 euros pièce de la ferme des Raux. Il en reste 1 900 à acquérir. Le jeune couple vit à Clermont-Ferrand, dans un immeuble flambant neuf au cœur de la ville. Ils attendent leur premier enfant pour janvier et viennent d’investir dans ce projet pour mettre leur argent au service de leurs convictions.

Avec Terre de liens, ils participent à la conservation d’une ceinture maraîchère autour de la ville. « Préserver des terres agricoles, c’est participer à la transition écologique », explique Michel.

Anne-Laure travaille sur les projets européens dans une collectivité locale, et Michel est cadre dans une entreprise de gestion et de récupération des déchets. Il s’est retrouvé avec un petit pécule après la vente de son appartement et s’est demandé quoi en faire :



Anne-Laure et Michel (Sonia Reyne)

« Nous pouvions consacrer cet argent à de la consommation immédiate, acheter une voiture plus grosse par exemple, ou alors le placer sur des produits bancaires, de la spéculation. »

L’argent qu’il a placé dans Terre de liens ne sera a priori pas rémunéré les premières années, et puis nul ne sait ce que sera La Foncière-Terre de liens dans dix ans. Tant pis. « Il en restera forcément quelque chose », se dit Michel.

Vingt ans pour rembourser le foncier

 


Chantal et Jean-Sébastien (Sonia Reyne)

 

La ferme des Raux, c’est chez Chantal et Jean-Sébastien Gascuel, la cinquantaine passée. Les 80 hectares sont une terre noire et grasse de Limagne. Le bourg de Gerzat fait partie de la communauté d’agglomération de Clermont-Ferrand.

Le couple s’est mis au bio en 2005. Ils produisent des céréales et élèvent des volailles qu’ils commercialisent en circuit court. L’exploitation est constituée à partir d’un groupement foncier agricole (GFA) familial.

Quand Chantal a repris la ferme, en 1984, après le décès de son père, l’exploitation était rentable. Elle se souvient :

« Aucun de mes frères et sœurs n’était intéressé. Jean-Sébastien et moi, nous étions tous les deux salariés dans l’Aveyron. Nous avons racheté la moitié de l’exploitation à mes frères et sœurs, et ma maman est restée propriétaire de l’autre moitié de la ferme et des terrains. Nous avons créé le GFA à ce moment. »

Ils termineront de payer l’emprunt pour le foncier vingt ans plus tard, en 2005. Ils ont dû mener tout de front, sans trop se poser de questions :

« Le travail sur l’exploitation, élever les quatre enfants, rembourser les emprunts... Nous étions en bonne santé. Et pour être agriculteur, il faut vraiment avoir la santé. »

Le passage à l’agriculture biologique, en 2005, est un peu un défi :

« Nous avions envie de démontrer que c’est possible et que l’on peut en vivre. »

A la retraite, les terres ne seront pas dispersées

 


Jean-Sébastien montre une poignée d’avoine (Sonia Reyne)

 

Lorsque la mère de Chantal décède en 2011 se pose le problème de la transmission de l’exploitation :

« La part dont héritent mes frères et sœurs vaut environ 90 000 euros pour chacun. Ils veulent la vendre car ils ont des projets. De notre côté, nous ne souhaitons pas racheter. Nous allons continuer à travailler comme maintenant, mais nous ne seront plus propriétaires du foncier. »

Militants à la Confédération paysanne, Chantal et Jean-Sébastien avaient logiquement adhéré aux valeurs de Terre de liens, et souhaitaient avant tout que leur ferme devienne un patrimoine collectif. Les 46 hectares du GFA et les bâtiments d’exploitation sont rachetés par La Foncière-Terre de liens.

Chantal et Jean-Sébastien sont persuadés qu’une fois qu’ils seront à la retraite, les 80 hectares peuvent faire vivre une, deux, trois ou quatre personnes :

« L’idée, c’est que la ferme ne soit pas vendue et que les terres ne soient pas dispersées entre plusieurs exploitations. Quand nous arrêterons, Terre de liens installera un ou plusieurs agriculteurs à notre place. Eux ne seront pas obligés d’acheter la terre. Ils signeront un bail environnemental et pourront vivre d’un bel outil de travail sans s’endetter lourdement. En maraîchage, en vergers ou en agroforesterie, comme avant le remembrement des années 1960. »

Préparer sa retraite de paysan

Pour une carrière complète, un exploitant retraité perçoit en moyenne 833 euros par mois en 2010 (retraite de base + retraite complémentaire). Donc pour assurer leurs vieux jours, ils achètent des terres tout au long de leur carrière, pour vendre le jour où ils arrêtent et s’assurer ainsi des revenus corrects.

 

Chantal Gascuel se souvient : « Un agriculteur se retrouve désormais en fin de carrière à la tête d’une ferme de 200 hectares. Seulement, quel jeune a les moyens d’acheter 200 hectares pour s’installer ? Quand nous nous sommes installés en 1984 avec Jean-Sébastien, la taille moyenne d’une exploitation, c’était 25 hectares. »

 

Lorsqu’un enfant de paysan souhaite reprendre l’exploitation, elle a un tel prix qu’il doit s’endetter lourdement et travailler toute sa vie pour rembourser ses frères et sœurs. Souvent, les bâtiments sont vendus pour devenir des maisons individuelles et les terrains sont rachetés par des exploitations voisines souhaitant s’agrandir.

Lorsqu’ils prendront leur retraite, dans cinq ou dix ans, ils seront libres de construire leur avenir sans cette charge.

Jean-Sébastien et Chantal investissent aussi dans La Foncière-Terre de liens. Ils ont acheté la moitié des parts mises en vente. Eux aussi deviennent « actionnaires » de la ferme, comme nos deux urbains (mais ces derniers à hauteur de 3%). « Nos enfants hériteront de parts de Terre de liens dont ils feront ce qu’ils souhaitent », explique Chantal.

Audrey Vigignol, la présidente (bénévole) de Terre de Liens Auvergne, est plutôt satisfaite :

« Nous avons récolté 38 000 euros les quinze premiers jours, dont 90% d’engagement à moins de 500 euros. »

L’acquisition du GFA nécessite de réunir 378 617 euros. Il reste donc 196 159 euros à collecter. Les fonds placés sont directement affectés au domaine des Raux. Les paysans signent un bail rural environnemental, et leur production doit être en bio.

Cette alliance entre citadins écolos et paysans bio permet d’éviter l’artificialisation des terres, dont la ministre Cécile Duflot a fixé l’objectif à zéro en 2025.

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:48

 

Rue89 - Insoumis 02/01/2013 à 12h48
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

Son nom avait surpris sur la liste de la Légion d’honneur : le dessinateur Jacques Tardi a annoncé mercredi qu’il refusait cette distinction.

Il a expliqué à l’AFP « vouloir rester une homme libre » :

« Je ne veux rien recevoir, ni du pouvoir actuel, ni d’aucun autre pouvoir politique quel qu’il soit. »


Jacques Tardi, en 2010 (BALTEL/SIPA)

 

Agé de 66 ans, Jacques Tardi est l’un des auteurs de bande-dessinée français les plus originaux et les plus créatifs. Il vient de publier « Moi, René Tardi, prisonnier au Stalag II B » (Casterman, 2012), l’histoire de son père prisonnier en Allemagne pendant la guerre.

Un père qui lui a sans doute transmis le goût de l’insoumission : René Tardi avait en effet refusé de partir en Indochine se battre contre l’insurrection vietnamienne.

Jacques Tardi, qui dessine et publie depuis trente-cinq ans, a de nombreux personnages célèbres à son actif, à commencer par Adèle Blanc-Sec ou Nestor Burma.

Il a également publié plusieurs albums sur les guerres, la première comme la seconde, ou encore sur la Commune de Paris.

Cet engagement, qui transparait dans son œuvre, semblait difficilement compatible avec les honneurs de la République tels que les incarne la Légion d’honneur.

C’est d’ailleurs en résonnance avec une bonne partie de son travail qu’il a déclaré mercredi à l’AFP, pour expliquer son geste :

« Je n’ai cessé de brocarder les institutions. Le jour où l’on reconnaîtra les prisonniers de guerre, les fusillés pour l’exemple, ce sera peut-être autre chose. »

Jacques Tardi, de surcroît, vit avec Dominique Grange,mère de ses quatre enfants et chanteuse emblématique de Mai 68 et des années gauchistes (« Nous sommes les nouveaux partisans »...), qui reste une éternelle révoltée, et pas très Légion d’honneur non plus...

Faut-il accepter la Légion d’honneur ?

Le créateur libre a donc voulu le rester, relançant un vieux débat sur le sens de cette Légion d’honneur qui récompense aussi bien des militaires qui se sont distingués en opérations que des sportifs médaillés olympiques, ou des personnalités au parcours d’exception.

Mais Jacques Tardi rejoint surtout une longue lignée d’artistes et d’intellectuels qui ont refusé la distinction, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en tête, mais aussi Albert Camus, Léo Ferré, Georges Sand, ainsi que Pierre et Marie Curie.

Les refus de Légion d’honneur sont loin d’être rares, encore de nos jours. Notamment parce que, contrairement à l’idée reçue, la décoration ne se réclame pas, mais vous est attribuée. C’est une fois informé de votre présence sur la liste que vous pouvez décliner.

Chaque « fournée » a son lot de polémiques. Nicolas Sarkozy avait fait scandale en janvier 2012 en récompensant Stone et Charden, le couple de chanteurs yéyé des années 1970 dont la contribution à la société semblait bien mince.

Sous Nicolas Sarkozy également, plusieurs « médaillés » avaient renvoyé ou refusé leur décoration pour protester contre la politique vis-à-vis des Roms, surtout à l’été 2010, lors du discours de Grenoble du président. Ainsi, Anne-Marie Gouvet, médecin humanitaire, l’avait refusée.

Le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, avait clairement expliqué sa démarche par une lettre ouverte à Valérie Pécresse – alors ministre de l’Enseignement supérieur –, dans laquelle il disait qu’il ne pouvait être question pour lui d’accepter cette distinction :

« ...encore moins d’un gouvernement comme celui auquel vous appartenez, dont tout me sépare radicalement et dont la politique adoptée à l’égard de l’Education nationale et de la question des services publics en général me semble particulièrement inacceptable. »

« Ne pas l’avoir méritée »

Si beaucoup de refus sont dictés par la couleur politique du pouvoir du moment, beaucoup de ceux ou celles qui refusent en font une question de principe, qui ne change pas avec les alternances politiques.

C’est d’ailleurs le sens de la déclaration de Jacques Tardi, qui ne veut rien devoir à « aucun pouvoir », alors qu’il a été distingué par un gouvernement issu de la gauche.

Parmi les journalistes, le débat est récurrent sur le fait d’accepter la Légion d’honneur. Certains l’acceptent avec bonheur, d’autres la refusent. En 2009, deux journalistes, Marie-Eve Malouines de France Info, et Françoise Fressoz du Monde, avaient refusé d’accepter la distinction, créant une polémique.

Cela ne signifie pas que ceux qui l’acceptent ne sont plus des « hommes (ou des femmes) libres ». Mais Jacques Tardi et ceux qui l’ont précédé ont de cette liberté une conception qui ne supporte pas ce type de concession.

Peut-être se reconnaîtront-ils dans cette boutade de Jacques Prévert, un autre réfractaire :

« C’est très bien de la refuser, mais encore faudrait-il ne pas l’avoir méritée. »

Les dessins de Tardi sur Rue89

Jacques Tardi est une vieille connaissance des riverains de Rue89. A nos débuts, il déjeunait avec son ami (et parfois scénariste) Benjamin Legrand, et dessinait l’actualité sur une nappe en papier qu’il nous transmettait.

Voici, vue par Jacques Tardi, l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007...

 


L’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 vue par Jacques Tardi (Rue89)


Nicolas Sarkozy, « un bon petit diable » selon Jacques Tardi (Rue89)

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:34

 

 

Entendu en décembre par le juge Renaud Van Ruymbeke, l'intermédiaire Ziad Takieddine a confirmé que le régime libyen avait largement financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, et même plus, selon Le Parisien du 2 janvier. Il a promis des documents.

« Je peux vous fournir les éléments existants sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy », a indiqué Ziad Takieddine au juge d'instruction. Selon lui, le montant dépasse les 50 millions que nous avons déjà évoqués. C'est Claude Guéant, à l'époque directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, qui aurait rencontré à plusieurs reprises Bachir Saleh, secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, pour évoquer ces sommes d'argent. « Guéant donnait alors à Saleh les indications bancaires nécessaires aux virements », a indiqué Ziad Takieddine au juge. Des comptes rendus de ces rencontres étaient rédigés en Libye et ce serait Baghdadi al-Mamoudhi, dernier premier ministre de Kadhafi, qui posséderait ces documents. « Il est prêt à vous les fournir », a indiqué Takieddine.

Le juge Renaud Van Ruymbeke s'est vu confier récemment une information judiciaire ouverte le 27 novembre 2012 pour « manquement à l'obligation déclarative, blanchiment, corruption, recel et complicité de ces délits » dans le cadre des affaires libyo-françaises. Le juge, déjà en charge, avec son collègue Roger Le Loire, du volet financier de l'affaire Karachi, va de fait enquêter sur les liens troubles entre les proches de Nicolas Sarkozy et le régime libyen de Mouammar Kadhafi, pour lesquels Ziad Takieddine a été un intermédiaire.

À l'origine de cette affaire, un contrôle des douanes à l'aéroport du Bourget visant Ziad Takieddine. Celui-ci rentrait de Tripoli le 5 mars 2011, en possession d'une valise contenant 1,5 million en espèces. L'origine de cet argent reste douteuse à ce jour. Ziad Takieddine a affirmé au juge qu'il s'agissait d'une somme due par l'entreprise technologique Honeywell. Mais la société a démenti.

Cette enquête ne vise pour l'instant que Ziad Takieddine. Mais Nicolas Sarkozy a du souci à se faire. Le voyage à Tripoli de Ziad Takieddine en mars 2011 est en effet intervenu au moment même où des dignitaires libyens ont commencé à affirmer que Nicolas Sarkozy avait été financé pendant sa campagne de 2007 par le régime Kadhafi. Ce fut le cas de son fils, Saïf Al-Islam, mais aussi de Mouammar Kadhafi lui-même, ainsi que de son responsable des renseignements Abdallah al-Senoussi. Tous trois ont menacé de rendre publiques les sommes versées par Tripoli au candidat de la droite en 2007. Nicolas Sarkozy a toujours démenti et a même intenté une action en justice contre Mediapart lorsque nous avons publié un document attestant de la décision libyenne de transférer 50 millions d'euros pour financer la campagne. Ziad Takieddine, pour sa part, avait jugé crédibles nos informations.

Cette enquête judiciaire s'inscrit dans la droite ligne des enquêtes publiées par Mediapart depuis 2011. Tout a commencé en 2005. Un homme est à la manœuvre : l’intermédiaire Ziad Takieddine. Mis en examen pour « recel d’abus de biens sociaux » et « blanchiment aggravé » dans l’affaire des ventes d’armes du gouvernement Balladur (1993-95), Ziad Takieddine a été, à partir de 2003, le missus dominicus de la diplomatie parallèle du cabinet du ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy. En Arabie saoudite d’abord, puis en Libye.

De septembre à décembre 2005, Ziad Takieddine aura été l'organisateur des visites à Tripoli du ministre Sarkozy, de Claude Guéant, son directeur de cabinet, et même de Brice Hortefeux, ministre délégué... aux collectivités territoriales. Officiellement, il s’agit de parler d’immigration et de lutte contre le terrorisme. En coulisses, le cabinet Sarkozy et Ziad Takieddine négocient en secret des contrats commerciaux, plus ou moins avouables.

Main dans la main avec le cabinet Sarkozy, Ziad Takieddine sera ainsi le principal négociateur pour la société française Amesys de la vente de matériel d’espionnage du net libyen. L’homme d’affaires touchera via des sociétés offshore plus de 4 millions d’euros de commissions occultes sur ce marché conclu en avril 2007 (voir les preuves ici).


MM. Hortefeux et Takieddine, en 2005 
MM. Hortefeux et Takieddine, en 2005© dr

Selon Le Figaro et Le Canard enchaîné, des agents des services secrets français ont été envoyés à Tripoli pour accompagner la mise en place du système d’espionnage conçu par Amesys. Une enquête judiciaire a depuis été ouverte à Paris pour « complicité d’actes de torture » à la suite d’une plainte déposée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

 

Le financement de 2007

À peine élu à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy est allé jusqu’à offrir une collaboration quasi inconditionnelle au régime libyen dans les domaines du nucléaire et de l’armement, contrairement à ce qu’il n’a cessé d’affirmer après. C’est ce qui ressort notamment de la retranscription d’un échange téléphonique du 28 mai 2007 entre le tout nouveau chef de l’État français et le colonel Kadhafi.

Quelques semaines plus tard intervient à Tripoli, dans des conditions qui demeurent toujours mystérieuses, la libération des infirmières bulgares. L’ancienne épouse du président, Cécilia Sarkozy, avait été envoyée en première ligne, sur fond de tractations financières avec le Qatar. « Il fallait piger qui était Kadhafi. Il n’y a qu’une femme qui peut faire cela ! » confiera, énigmatique, quelques semaines plus tard Cécilia Sarkozy à la journaliste Anna Bitton pour son livre Cécilia (Flammarion).

En décembre 2007, la France offrira finalement au dictateur libyen ce qu’aucune autre démocratie n’avait fait jusqu’ici : un accueil royal. À la clé, une virginité internationale qui était convoitée de longue date par Kadhafi. Dans un câble diplomatique rendu public par Wikileaks, l’ambassadeur des États-Unis à Paris, Craig R. Stapleton, s’étonnait dès le mois de juillet 2007 de la « lune de miel » Sarkozy/Kadhafi, trop chargée d'arrière-pensées financières.

Ziad Takieddine vend la mèche dans une note du 6 septembre 2005. D’après les déclarations qu’il a faites au juge Van Ruymbeke, l’intermédiaire a remis en mains propres le document à Claude Guéant, qui s’apprêtait alors à décoller pour Tripoli afin de préparer la venue en Libye de Nicolas Sarkozy un mois plus tard« La visite préparatoire est inhabituelle, écrit Takieddine. Elle doit revêtir un caractère secret. Il sera préférable que CG se déplace seul et que le déplacement s’effectue sans fanfare. L’autre avantage : plus à l’aise pour évoquer l’autre sujet important, de la manière la plus directe… »

En mars puis en avril 2012, Mediapart révélera plusieurs documents et témoignages évoquant un feu vert de Tripoli, donné en décembre 2006, pour le versement de 50 millions d’euros à l’occasion de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. L’ancien président français, qui n’a pas poursuivi Mediapart en diffamation, a déposé une plainte pour « faux » et « usage de faux » – l’enquête est toujours en cours. D’après plusieurs témoignages recueillis ces dernières semaines, une partie de l’argent noir aurait transité par des banques libanaise et allemande.

 

M. Baghdadi 
M. Baghdadi© Reuters

 

Plusieurs officiels du régime Kadhafi ont confirmé la corruption. À commencer par l’ancien premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi« Oui, en tant que premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli, des fonds ont été transférés en Suisse et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne et n’a cessé de le répéter à certains intermédiaires », avait-il déclaré le 25 octobre 2011, devant la cour d’appel de Tunis, selon plusieurs avocats tunisiens présents.

Mais trois jours après avoir contacté le juge Van Ruymbeke, par l’intermédiaire de l’un de ses avocats français, Me Marcel Ceccaldi, pour lui faire part de révélations sur « des financements de campagnes électorales et des questions d’enrichissement personnel », l’ancien premier ministre a été extradé, en juin dernier, en pleine nuit, de Tunisie vers la Libye. Une extradition qui a suscité la polémique, celle-ci s’étant déroulée sans l’autorisation obligatoire du président tunisien, Moncef Marzouki.

Interrogé le 18 juillet lors d’une conférence de presse à l’Élysée, François Hollande a déclaré qu’il « regrettait » cette extradition, ajoutant : « Il y avait sûrement des informations à obtenir qui seraient utiles pour connaître un certain nombre de flux. »

 

Une intrigante chronologie

Depuis la défaite électorale de Nicolas Sarkozy en mai dernier, les langues semblent se délier jusqu’au sommet du nouvel État libyen. En septembre, à la question d’une journaliste du Point sur un éventuel financement de Nicolas Sarkozy par le régime Kadhafi, le président libyen, Mohamed Youssef el-Megarief, a répondu « Cela ne me paraît pas impossible. »

La chronologie intrigue. Le 10 mars 2011, en pleine révolution libyenne, Mouammar Kadhafi affirme, menaçant, via l'agence officielle Jana, « qu’un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale ». Le 16 mars 2011, Saif al-Islam Kadhafi, son fils, évoque l’existence de documents « Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. »

Le 17 mars, Nicolas Sarkozy obtient une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant une intervention militaire en Libye.

Depuis la chute du régime Kadhafi, deux questions majeures n’ont toujours pas trouvé de réponses précises : 1) La France a-t-elle outrepassé le mandat de l’ONU, qui prévoyait exclusivement une protection des civils ? 2) Comment est mort l’ancien dictateur libyen ? 

 

Obeidi, à gauche 
Obeidi, à gauche© dr

 

Un ancien responsable des services secrets extérieurs du Conseil national de transition (CNT) libyen, Rami el-Obeidi, a affirmé au Daily Telegraph et à Mediapart qu'un agent français aurait tué Kadhafi, dans les heures qui ont suivi son lynchage par la foule, le 20 octobre 2011, à Syrte. Une accusation encore difficile à étayer, mais qui interroge. « La menace d'une révélation d'un financement de la campagne de Sarkozy en 2006-2007 a été prise suffisamment au sérieux pour que quiconque à l’Élysée veuille la mort de Kadhafi très rapidement », confiait-il début octobre à Mediapart.

D’après lui, il faudrait « regarder un peu plus en détail les fréquentes visites de Cécilia Sarkozy en Libye. Selon mes informations, les paiements n’ont pas eu lieu d’un coup, mais de manière partielle, notamment au travers de Nouri Mesmari, l’ancien chef du protocole du régime Kadhafi ».

De son côté, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a publié, le 17 octobre, un rapport détaillé contredisant la version officielle sur la mort de Kadhafi, selon laquelle il serait décédé après des échanges de tirs entre rebelles et le convoi qui le transportait. HRW affirme aujourd’hui avoir recueilli « les preuves, avec certitude, que Kadhafi a bien été capturé vivant par les miliciens de Misrata ». Et qu’il a par conséquent été exécuté après.

« Qu'il y ait des hommes du renseignement sur le terrain c'est probable, mais des hommes dont la mission était d'exécuter Kadhafi, absolument rien ne le prouve », a nuancé Jean-Marie Fardeau, le directeur français de HRW au site de la chaîne TV5 Monde.

 

Kadhafi capturé 
Kadhafi capturé© dr

 

Pour Le Monde, qui a enquêté sur les derniers jours de Kadhafi, « toutes les pistes sont envisageables ». Le Canard enchaîné, lui, avait publié quelques jours après la mort du “leader” libyen un article au titre sans équivoque « Kadhafi condamné à mort par Washington et Paris ». « Obama et Sarko ne voulaient pas qu’il en sorte vivant. De crainte qu’il ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale », écrivait alors Claude Angeli, l’ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire, qui évoquait la présence à Syrte d’une cinquantaine d’agents des forces spéciales françaises.

Tous les témoins de premier plan des relations incestueuses entre Sarkozy et Kadhafi sont aujourd'hui réduits au silence ; morts, en fuite ou emprisonnés. Kadhafi a été exécuté. Son ancien premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi est en prison, sans avocat, à Tripoli, après avoir été extradé dans d’étranges conditions.

 

« Lune de miel »

L’ancien chef des services secrets intérieurs, Abdallah al-Senoussi, point de contact entre les sarkozystes et Ziad Takieddine, a lui aussi été récemment extradé de Mauritanie vers la Libye. Citant une source « haut placée dans le renseignement arabe », l’agence Reuters présentait en mars dernier Senoussi comme « le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France ».

Saïf al-Islam est toujours détenu par les miliciens de la ville de Zentane, au nord-ouest de la Libye, où son procès a été repoussé sine die. Chokri Ghanem, l’ancien ministre du pétrole et bonne connaissance de Ziad Takieddine, a pour sa part été retrouvé noyé dans le Danube, à Vienne, le 29 avril.

 

Capture d'écran de la notice Interpol 
Capture d'écran de la notice Interpol

Mais l’un des principaux acteurs de la « lune de miel » franco-libyenne fut le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, par ailleurs dirigeant du Libya Africa Investment Portfolio (LAP), la boîte noire de l’ancien régime pour la corruption internationale.

Pourtant visé par une “notice rouge” d’Interpol (qui équivaut à un mandat d’arrêt international), Bachir Saleh a été protégé pendant de longs mois après la chute de Tripoli par le précédent gouvernement français, qui lui a offert en moins de 48 heures un permis de séjour...

Au lendemain des révélations de Mediapart sur un financement occulte, Bachir Saleh, toujours recherché par Interpol, courait ostensiblement les brasseries parisiennes, où il s’est fait photographier par Paris Match. Mais en pleine polémique, Nicolas Sarkozy a affirmé le 2 mai au micro de RMC que « si (Bachir Saleh) est recherché par Interpol, (il) sera livré à Interpol ».

Le message fut entendu. Le lendemain, Bachir Saleh était vu, au pied du pilier Est de la tour Eiffel, en présence de l’intermédiaire Alexandre Djouhri et de… l’ancien chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, selon une enquête fouillée des Inrockuptibles. Quelques heures plus tard, Bachir Saleh quittait la France à bord d'un avion privé. Avec tous ses secrets et sans être arrêté.

On pourra se reporter à nos deux dossiers complets : Les documents Takieddine, 47 articles d'enquêtes sur le marchand d'armes au cœur du financement de la Sarkozye, ainsi que Sarkozy-Kadhafi: dix mois d’enquêtes, 25 articles portant plus particulièrement sur le financement de la campagne 2007 de l'ancien président. Parmi ces articles, se trouvent en particulier :

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