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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 20:08

 

http://fukushima-informations.fr/?p=5331

 

Posted on 4 janvier 2013 | in ACTUALITÉS FUKUSHIMA-INFORMATIONS | by admin

 

 

Depuis le 2 Novembre de nombreux veilleurs de Fukushima observaient des évènements étranges dans le réacteur N°2 comme notre confrère

Trifouillax du blog de Gen4 qui écrivait :

L’iode 131 a toujours été signalé dans un endroit ou un autre du Japon

S’il n’y avait pas de criticité, il n’y aurait pas non plus d’iode 131. Or, ce radio-nucléide a été retrouvé en permanence au Japon. En fait, il n’a jamais complètement disparu, ce qui aurait du être le cas quelques semaines au plus après la fusion initiale du combustible.

La vérité crue : Tepco n’a jamais repris le contrôle sur le combustible !

Certains commentateurs, dont vos serviteurs, s’époumonaient depuis longtemps à le répéter à qui voulait bien écouter. L’opérateur et les autorités tentaient d’étouffer au mieux cette triste constatation mais quelque chose a finalement du les pousser à enfin faire cette communication. Voyons, quel peut être l’élément déclencheur de cette révélation soudaine ?


Tepco aurait retrouvé, à part le Xénon-133, un autre élément prouvant une criticité résiduelle entretenue depuis le 12 mars

Selon une source non officielle (main d’œuvre sous-traitante sur le site), Tepco aurait annoncé à la JAEA qu’un autre radio-nucléide similaire au radio-Xénon et confirmant cette fois-ci une criticité entretenue depuis le phénomène de fusion des cœurs aurait également été retrouvé dans les gaz prélevés à la sortie du confinement de l’unité n°. 2. (Vidéo, 1:24, Anglais) . Tepco aurait demandé à la JAEA de réviser la situation de la centrale suite à la découverte de cet élément nouveau et qu’il était possible que cette situation se reproduise au niveau des unités n°. 1 et 3.

Source : NHK Anglais (Vidéo), 02/11

Pourquoi l’eau borée n’a et n’aura plus aucune incidence sur le contrôle de la criticité

Pour avoir un effet, l’acide borique mélangé à l’eau censée refroidir le combustible doit l’atteindre ou au moins s’en approcher. Or, premier écueil, si le combustible n’est plus en cuve, l’eau injectée ne l’atteindra que par l’intermédiaire du canal percé par le combustible pour s’échapper ; ce dernier est en général assez étroit compte tenu des caractéristiques du corium. Même en admettant que l’eau se fraye un chemin, elle n’approchera jamais assez près du corium car elle sera vaporisée avant ; le plus gros de l’acide borique manquera sa cible car il sera à son tour décomposé par la chaleur dégagée par le combustible critique.

Les Russes utilisent du Nitrate de Gadolinium lors des phénomènes de reprise de criticité encore constatés sur le corium de Tchernobyl, peut-être cet élément est-il plus efficace ? Si cela fonctionne à Tchernobyl, pourquoi les Japonais continuent-ils à ignorer les rares leçons apprises de cet accident ?

Une autre explication foireuse d’un « spécialiste » de la NISA

Le porte-parole de l’agence de sécurité nucléaire Japonaise, M. Moriyama, aurait déclaré que la plupart des barres de contrôle ayant fondu avec le combustible, elles continueraient à agir sur la production de Neutrons ; sauf que… nous avons depuis longtemps expliqué que les élément en cadmium formant les barres de contrôle changeaient de phase (2) bien avant (1300-1500° C) que le corium n’atteigne sa température maximale (3000 ° C). Désolé pour la NISA, il faudra trouver une autre excuse.


Si le phénomène de criticité reprend ou se poursuit, il s’accompagne obligatoirement d’un dégagement de chaleur et de vapeur. Deux éléments qui continuent de décroître au niveau de la cuve du réacteur n°. 2. C’est une preuve supplémentaire que le plus gros du combustible fondu s’est échappé de l’ex-réacteur et probablement du confinement.

Une fois le combustible sorti de la cuve principale, plus rien ne peut agir sur lui et plus aucune mesure ne peut aller constater sa chaleur, sa température, ou ses autres caractéristiques. Toute la technologie et la science atomique s’arrêtent brusquement une fois cette petite cuve transpercée.L’opérateur et les autorités peuvent bien accumuler les déclarations lénifiantes et les effets de manche en Tyvek (1), ils sont impuissants.

Le Fukushima Diary lui aussi  signalé l’augmentation non identifiée de la température dans le Reacteur N°2  le 30/12/2012. (Cf. [trouble?] Un thermomètre de reactor2 RPV indiquant l’augmentation rapide de la chaleur, il a atteint 152,1 ℃ sur 30/12/2012 [ Lien ]) 

Dans ce reacteur, un autre thermomètre indique aussi une augmentation de la température. Il est situé sur le haut de la cuve. 
Selon Tepco, il est fiable et peut être utilisé pour l’observation.

↓ Le bleu est la température indiquée par le thermomètre initialement déclaré. Le rouge est celui du thermomètre situé sur le dessus de RPV2. Ça monte vers la fin de Décembre. 2012.

Un autre thermomètre il partie supérieure de la peste bovine est indiquant la température augmente dans reactor2

↓ [Regardez la tendance] La comparaison de la température indiquée par les 2 thermomètres depuis le début de Décembre. 2012. L’axe de gauche est pour la ligne rouge, l’axe de droite est de la ligne bleue.

2 Un autre thermomètre il partie supérieure de la peste bovine est indiquant la température augmente dans reactor2

Localisation ↓ du thermomètre.

3 Un autre thermomètre il partie supérieure de la peste bovine est indiquant la température augmente dans reactor2

Il semble donc que les PCV de la centrale de Fukushima soient devenus des CHECKER A CORIUMS,  et que ces derniers développements indiquent que l’arrêt à froid soit en fait repoussé à une date très lointaine ! 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:33

 

Le Monde - Blog

 

 

C'est une lame de fond qui frappe les réseaux sociaux chinois depuis mercredi 2 janvier au soir. On n'avait pas vu depuis longtemps une telle mobilisation sur un sujet, en dépit des efforts des opérateurs des sites pour "harmoniser" les critiques qui se déversent : en cause, la censure du traditionnel éditorial de Nouvel An de l'hebdomadaire réformiste Nanfang Zhoumo, basé dans la province méridionale de Guangdong. Le texte appelait la Chine à poursuivre la réforme politique et à s'engager dans la voie d'un gouvernement constitutionnel. Un thème dans l'air du temps au sein des milieux intellectuels réformistes, alors que Xi Jinping vient d'être désigné à la tête du Parti communiste chinois (PCC), comme l'a montré le succès récent de la vidéo d'un professeur de Pékin consacrée à ce sujet. Mais le chef de la propagande de la province, arrivé en mai 2011 et qui semble avoir pour mission de mettre au pas le groupe de presse Nanfang, ne l'a pas apprécié et l'a remplacé par deux billets, avec des erreurs factuelles et des fautes.

Mais l'époque a changé. A l'heure du Weibo, le texte censuré a été tweeté et retweeté. Un échec pour la censure. Des journalistes de l'hebdomadaire ont publié une lettre ouverte pour condamner la censure. Des appels à la démission du chef provincial de la propagande, Tuo Zhen, circulent, tout comme des lettres de soutien à l'hebdomadaire et aux journalistes, comme celle-ci émanant d'étudiants d'une école de journalisme de Nankin.

Des avocats de Pékin se sont pris en photo avec le message "Soutien au Nan(fang) Zhou(mo)"

Mais aussi des étudiants ("Soutien au Nanfang Zhoumo" est écrit sur le tableau).

Certains internautes, travaillant probablement dans le milieu des médias, ont fait état d'une instruction donnée par téléphone, vendredi 4 janvier, par le département de la propagande : "Aucun média, y compris les microblogs officiels et les comptes personnels des employés, ne doivent rediffuser les commentaires sur l'affaire du Nanfang, ni le commentaire du "Global Times" [Ce journal officiel a jugé que le système de contrôle des médias devait s'adapter à une société plus ouverte, mais que les médias chinois devaient rester sous la coupe du pouvoir politique]."

François Bougon

 


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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:51

 

Rue89 - Accusations 03/01/2013 à 19h13
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 

 


Kim Dotcom, le 22 février 2012 (Brett Phibbs/AP/SIPA)

 

Nouveau rebondissement dans l’affaire Megaupload : les mandats de perquisition qui ont entraîné la fermeture des serveurs et l’arrestation de leur fondateur, l’allemand Kim Dotcom, pourraient être entachés d’illégalité. Dans un document disponible en ligne (en anglais) et communiqué à la justice américaine, le camp Megaupload accuse le FBI d’avoir manipulé la justice et truqué les preuves.

L’argument que les avocats du célèbre service de stockage et de partage en ligne – et accessoirement ex-foyer de la piraterie numérique – viennent de soumettre à la cour du district Est de Virginie se fonde sur les documents de l’enquête rendus publics en novembre à la demande de l’Electronic Frontier Foundation, association de défense de la liberté sur le Net. Selon eux, le gouvernement aurait délibérément trompé la justice en cachant des informations révélant comment les autorités ont « semé » les preuves à charge.

 


Capture d’écran de l’avertissement du FBI sur le domaine Megaupload.com

 

Lorsque le FBI a requis les mandats auprès de la justice américaine, l’agence a déclaré avoir averti Megaupload en 2010 de l’existence de fichiers illégaux sur ses serveurs et a justifié la perquisition par l’apparente inaction de l’hébergeur.

Une collaboration avec le FBI

La version de ce dernier est toute autre. Les avocats ont rétorqué que Megaupload avait été sollicité par les autorités américaines via son fournisseur Carpathia Hosting pour transmettre des informations sur 39 fichiers dans le cadre d’une enquête criminelle visant la société NinjaVideo.

L’hébergeur aurait par la suite maintenu ces fichiers en ligne dans le but de coopérer avec le gouvernement et de ne pas altérer les preuves, comme le précise l’avocat Ira Rothken, dans le document déposé à la cour :

« Megaupload avait toutes les raisons de conserver ces fichiers de bonne foi puisque le gouvernement avait demandé et obtenu la coopération de Megaupload pour retrouver les fichiers et averti qu’alerter les usagers de l’existence du mandat et de l’intérêt du gouvernement pour ces documents pourrait compromettre l’investigation. »

Sauf que voilà, nulle part il n’est question de cette coopération dans les documents communiqués par le FBI à la cour. Pire, les autorités se sont servi de ces mêmes fichiers illégaux – maintenus en ligne à leur demande donc – pour justifier la perquisition comme le prouve cet extrait du mandat émanant du ministère de la Justice :

« Au 18 novembre 2011, 36 des 39 copies de films protégés par le droit d’auteur sont toujours stockées sur les serveurs contrôlés par la Conspiration Mega. »

Le FBI aurait ainsi trompé Megaupload en poussant la société à conserver des fichiers illégaux puis manipulé la justice en la poussant à lui donner carte blanche en brandissant ces mêmes fichiers.

Le chef d’entreprise outré

Selon le site spécialisé TorrentFreak, si les accusations de la société se vérifiaient les mandats pourraient être déclarés invalides ou illégaux. Cela n’entraînerait pas la restitution des fichiers hébergés aux anciens utilisateurs lésés du service en ligne, mais la cour pourrait ordonner la restitution des millions de dollars d’actifs perdus par l’entreprise.

Kim Dotcom, contacté par TorrentFreak, a quant à lui joué la carte du chef d’entreprise outré au risque d’oublier que le fond de commerce de son entreprise reposait sur le téléchargement illégal de contenus culturels protégés :

« Une entreprise légitime coulée. 220 emplois détruits. Tous les actifs gelés sans prévenir. Des millions d’usagers privés d’accès à leur fichiers. Des escouades anti-terroristes pour arrêter des geeks non-violents. Des agences d’espionnage pour surveiller illégalement nos communications. La Maison Blanche, un Premier ministre, deux gouvernements maltraitant nos droits. »

En privé, l’homme d’affaires allemand doit pourtant se frotter les mains. A deux semaines du lancement de son nouveau projet d’hébergement en ligne, le très ambitieux Mega (pas très original), on pouvait difficilement imaginer meilleur pub que ce retournement de situation.

 

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:26

 

La mauvaise nouvelle était attendue, elle n’en est pas moins douloureuse. Le bilan de l’année 2012 est catastrophique pour l’industrie automobile française. Mercredi 2 janvier, le comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) a présenté les chiffres des douze derniers mois, et il est peu de dire qu’ils sont mauvais. En un an, les immatriculations de voitures neuves se sont effondrées de 13,9 % dans l’Hexagone. Elles sont passées sous la barre de 1,9 million, soit le plus bas niveau depuis 1997. Sur la même période, le marché anglais a progressé de 5 % et l’Allemagne a limité la casse avec une baisse de moins de 2 %. En France, la chute est particulièrement brutale pour les champions nationaux : Renault accuse une dégringolade de 22,1 % (marques Renault et Dacia confondues), et PSA Peugeot Citroën une baisse de 17,5 %.


Lire ici les chiffres complets des constructeurs :

 Automobile : les chiffres 2012 du CCAF

*visibles sur le site de Médiapart ou en suivant ce "link"

 

Conséquence logique de ce coup de massue : les groupes français ont vu leur part de marché en France baisser de 56,1 % à 52,5 % en un an. Les marques étrangères, elles, chutent aussi sur le territoire, mais de façon beaucoup moins marquée : - 6,7 % en moyenne, dont seulement - 5,1 % pour le numéro un européen, l’allemand Volkswagen. Du côté de la Bourse, les résultats sont tout aussi mauvais pour les Français. En cinq ans, la capitalisation de PSA a été divisée par 6, et celle de Renault, « sauvée » par les 43 % de Nissan détenus par le groupe, a tout de même été réduite de moitié.

Comment expliquer ces chiffres ? Bien sûr, les constructeurs français font face à la crise qui frappe l’Europe depuis 2008. Elle est généralisée : cela fait six ans que le nombre de voitures neuves vendues baisse dans l’Union européenne, tombant à son plus bas niveau depuis 1993 (12 millions de ventes, selon Fitch Ratings). Et puis, ils subissent le contrecoup de la prime à la casse, qui, de décembre 2008 à mars 2011, a boosté les ventes, mais a aussi poussé les consommateurs à anticiper le renouvellement de leur véhicule. Mais ces explications sont loin d’être suffisantes. Et les causes de fond de cet écroulement laissent entrevoir peu de portes de sortie pour les années à venir. Les professionnels eux-mêmes le disent. Le CCFA a indiqué à l’AFP s’attendre « à un marché 2013 au mieux comme celui de 2012 ». Et il y a un mois, le président du comité, Patrick Blain, prévoyait déjà une dégradation pour l’an prochain, tout en tentant de tempérer le pessimisme : « On ne voit pas le marché se redresser mais on ne le voit pas s'enfoncer de la même façon. »

Autant dire que la solution n’est pas à portée de main. Car les constructeurs français pâtissent avant tout de leur positionnement « généraliste », centré sur les voitures de gamme moyenne, du type « compactes » pour reprendre le jargon du milieu. Un créneau qui représente certes les trois quarts du marché, mais qui est aussi de loin le plus encombré, et le moins rentable. Les constructeurs généralistes sont « pris en tenailles entre les véhicules d’entrée de gamme fabriqués dans des pays à coûts salariaux plus faibles (Europe centrale et orientale, Espagne, Portugal, Afrique du Nord) et la domination de constructeurs allemands positionnés sur le haut de gamme », constatait fin octobre dans un rapport sans fard sur le secteur automobile le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

 

La quête du haut de gamme, fausse bonne idée ?

Autrement dit, les voitures françaises sont chères. Mais si leur prix reste inférieur à leurs concurrentes haut de gamme, notamment allemandes, la qualité perçue par les acheteurs ne suit pas. « Toutes les marques généralistes reculent, tandis que celles haut de gamme se maintiennent », constate le CCFA. Et ce qui vaut pour les Français vaut pour les autres : les marques américaine Ford, allemande Opel (propriété de l'américain General Motors), espagnole Seat (groupe Volkswagen) et italienne Fiat, toutes sur le même créneau que Renault et Peugeot, baissent fortement, de 18 % à 23 % sur le marché français. En regard, les performances de Mercedes (+ 5,3 %), Audi (+ 4,7 %) et BMW (+ 2,3 %) sont exceptionnelles.

Face à ces chiffres, la tentation pour les Français est forte de suivre leurs homologues allemands. Interrogé sur la baisse des ventes dans Le Monde le 20 décembre, Philippe Varin, le président de PSA, indiquait qu’il comptait malgré tout maintenir les revenus du groupe. Façon détournée de dire qu’il compte sur une élévation des prix pour compenser les mauvaises performances commerciales. « Dans la tempête, le groupe continue à avancer en montant en gamme », déclarait-il, un rien cryptique. Cette stratégie est sans doute la seule que le groupe puisse suivre dans l’immédiat, mais elle est risquée. Pour une raison simple : vu leur prix, les Français achètent de moins en moins de voitures neuves ! Comme le rappelle sur son blog Stéphane Lauer, du Monde, il y a trente ans, plus de 55 % des voitures étaient achetées neuves. Aujourd’hui, on dépasse difficilement les 41 %. Tous les ans, il se vend environ 5 millions d’occasions en France. Largement deux fois plus que de véhicules neufs…

Il existe donc une autre voie, évidente au vu des performances du groupe coréen Hyundai-Kia cette année : celle de la baisse des prix. Avec ses tarifs très serrés et ses longues garanties (5 à 7 ans), les deux marques du Coréen s'envolent de 28,2 %. Sa part de marché a quasiment triplé en un an. Évidemment, les ventes sont encore très modestes : un peu plus de 52 000 voitures en 2012, alors que le modèle le plus populaire en France, la Clio de Renault, s’est vendu presque 119 000 fois ! Mais l’engouement est évident, et probablement durable. C’est d’ailleurs un des paris de Renault, qui a lourdement investi dans sa filiale low cost Dacia. Un choix qui lui a permis de limiter la casse : alors que les ventes de voitures Renault ont chuté de 24,7 % en 2012, les Dacia ont baissé de « seulement » 9,2 %. Et le groupe bichonne ce secteur d’entrée de gamme : après le lancement récent d’une voiture familiale, Dacia commercialisera cette année deux modèles rénovés. Renault, pour sa part, n’a lancé sous sa marque qu’une seule nouveauté depuis 2009, la Clio IV.


Rapport sur la filière automobile 
Rapport sur la filière automobile© CESE

 

Mais le succès de Dacia est aussi un problème pour le groupe Renault. Ces voitures low cost, construites hors du territoire, étaient censées irriguer principalement le marché international, des pays en développement ou au pouvoir d’achat plus faible que la France. C’est notamment dans cette logique que Renault a investi dans nombre d’usines à l’étranger : Roumanie, Maroc, Brésil, Russie, et une toute nouvelle implantation en Algérie, inaugurée lors du voyage de François Hollande en décembre. Problème, selon le CESE : les voitures construites à l’étranger se vendent assez mal… et sont finalement « exportées » vers la France ! « Là où les sites slovaques, polonais ou slovènes étaient initialement prévus pour répondre à la croissance locale des marchés, force est de constater l’insuffisance de leur développement aboutissant à des exportations vers les marchés d’origine des constructeurs européens, souligne le Conseil. Ces choix stratégiques, contestés par les organisations syndicales, comportaient selon elles un risque de réimportations susceptibles de cannibaliser la production nationale. Ceci s’est produit. »

La Chine produira plus de voitures que l'Europe en 2013

Dit autrement, et brutalement, les usines françaises de Renault et Peugeot font de plus en plus « doublon » avec leurs cousines à bas coût. Résultat, la production hexagonale baisse inexorablement. Selon Le Monde, le nombre de véhicules produits sur le territoire a été divisé par deux en dix ans : 1,6 million en 2012, contre 3,2 millions en 2003... Les taux d’utilisation des douze usines françaises tourneraient désormais entre 50 et 60 %, alors qu’on estime généralement le seuil de rentabilité à 70-80 %. On comprend mieux les difficultés récurrentes de l’industrie. Difficultés qui ont un lourd retentissement dans le pays. Selon le CESE, la filière automobile représente 700 000 emplois directs en France. Et les perspectives sont moroses. Les équipementiers automobiles, après avoir selon eux supprimé 10 000 emplois par an en France entre 2008 et 2010, avaient bénéficié d’une légère accalmie en 2011, avec « seulement » 3 000 postes en moins. Mais l’hécatombe a repris en 2012, avec au moins 6 000 suppressions de postes.

Et le symbole des mauvaises nouvelles qui s’accumulent est bien sûr à chercher chez PSA. En juillet, le groupe a annoncé un plan de suppression de 8 000 postes, incluant la fermeture de son site d’Aulnay-sous-Bois en 2014. Le groupe est très mal en point. Cherchant désespérément à se sortir de la nasse et à trouver un partenaire à l’international, il a annoncé début 2012 un projet ambitieux de coopération avec General Motors. Mais les points d’accord présentés le 20 décembre sont finalement assez maigres : d’ici 2016, Peugeot, Citroën et Opel (la marque allemande de GM) vendront cinq véhicules construits sur les mêmes plates-formes. Mais la coopération ne se fera pas pour un véhicule haut de gamme, comme l’espérait le Français. Et surtout, GM le laisse à la porte des marchés internationaux où il est très bien implanté, notamment au Brésil, mais surtout en Chine, où le constructeur américain domine la concurrence (Renault y est plutôt bien présent, grâce à son partenaire Nissan, mais PSA en est quasiment absent).

L’entrée dans les pays émergents, où il est à la peine, est pourtant un point crucial pour PSA, comme pour tous les constructeurs. En effet, si le marché auto européen plonge (- 25 % entre 2007 et 2012), les ventes mondiales, elles, battent record sur record. Désormais, tout se joue loin du vieux continent. Le Brésil absorbe 5 % des ventes mondiales, autant que l’Allemagne. Et la Chine représente désormais presque 25 % du marché mondial ! Pour la première fois, en 2013, les usines automobiles installées en Chine devraient produire plus de véhicules que celles installées en Europe, selon le Financial Times. Et la tendance risque de s'accélérer : de nouvelles usines doivent ouvrir en Chine, alors que l'Europe doit en fermer au moins cinq d'ici 2016. La chute des constructeurs français n’est malheureusement pas terminée.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:05

 

http://zad.nadir.org

jeudi 3 janvier 2013, par zadist


 

Aujourd’hui 3 janvier l’occupation militaire dure depuis 39 jours ( pour une opération débutée il y a 81 jours ). Nos camarades sont emprisonnés depuis 38 jours pour l’un et 17 jours pour l’autre

pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. et à Notre Dame des Landes, mobilhome face à la mairie : tous les jours de 10h à 17h ( sauf 25décembre et 1er janvier)

Les trucs utiles à prendre en venant ici :

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte"en cas d’interpellation"

Et surtout, refusez les comparutions immédiates !

On peut envoyer des courriers aux personnes incarcérées et/ou au collectif anti rep ainsi que des sous à l’adresse suivante, le chèque libellé à cet ordre :

Comité de soutien des inculpées, Le Gué, 44220 Coueron.

- équipe médicale : 07 60 26 42 14 !! ATTENTION changé le 4/12
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 25/11)
- Contact mail pour le FestiZad : festizad at riseup.net


Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

- 19h30 Nous souhaitons à nouveau insister sur l’importance d’être autonome : les cuisines collectives de la ZAD ne pourront pas nourrir toutes les personnes venues pour le festival !

Par ailleurs si vous pouvez rapporter des pelles et des pioches pour aider à retaper les fossés. Nous souhaitons recruter une "armée de cantonniers".

Prévoyez des bottes, de l’eau, de la nourriture, des vêtements chauds (voir une tente et un duvet si vous dormez sur place) : c’est un évènement autogéré, c’est à vous de vous prendre en charge !

Cette manifestation festive repose sur un principe de participation active, passez donc à l’accueil pour voir avec nous comment aider à son bon déroulement :)

- 18:15 : les flics bloquent aux ardillères l’accès aux piètons, voitures...en direction de la Paquelais/Bel Air aussi il y a un appel a rammener de la boof alors si des gen-t-e-s ont la motiv de faire des récups/ ou d’ammener des légumes, pates...c’est le bienvenue.

- 16:06 : il y a 10 véhicules de GM aux ardillères et toujours les autres autour de bel air et ils restent stationnaires à quelques centaines de mètres du lieu de préparation du festizad

- 15:50 : 10 véhicules de GM sont passés par les Ardillères et ont déchargés les forces du désordres à Bel Air, d’autres camion en déplacement venant du temple apparement.

- 13:30 : Rappel Pratique et Politique pour le festizad 4/5/6 janvier 2013

Cette manifestive se déroule dans un cadre de lutte contre l’aéroport et son monde. Les personnes vivants sur place sont sous pression militaire depuis 80 jours. Elles ne sont pas là pour s’occuper des manifestants. En ce sens le Manifestizad est pris en charge en grande partie par des soutiens extérieurs. Nous appelons à ce que chacun-e soit autonome lors de son passage (gérer ses poubelles, sa bouffe, ses vêtements et bottes, etc...). Un espace bénévole sera à votre disposition à l’entrée du site même du Manifestizad pour coordonner toutes les bonnes volontés.

De plus, ici plusieurs centaines de personnes vivent dans une certaine promiscuité depuis les destructions et réoccupations ; il n’est pas évident pour tout-e-s de voir défiler devant leurs lieux de vie des milliers de personnes, il est donc attendu la plus grande bienveillance de la part des manifestants. Si votre de but est de "visiter" la ZAD, le Manifestizad n’en est pas le bon moment. Merci de respecter ces espaces de vie.

D’un point de vue plus politique, tous ces concerts et cette affluence peuvent être perçus comme un évênement consummériste. L’organisation se fait de manière autogérée pour chacune de ses infrastructures et au contraire des festivals habituels, ici c’est bien vous qui allez le faire vivre. C’est à vous prendre soin les un-e-s les autres, de partager vos ressources et de prévenir tout incident. Que personne n’oublie que quelques soient les évênements se déroulants sur la ZAD, nous sommes toujours attendus au tournant et que le moindre accident fera les choux gras de nos ennemis.

En outre, ce n’est pas un festival d’été, c’est une manifestive d’hiver dans une zone humide et froide. Nous ne pouvons faire dormir tout le monde dans des lieux chauds et secs, venez couvert-e-s et organisé-e-s : il est indispensable de prendre bottes, vêtements de pluie et de rechanges, sacs de couchage, ... contact : festizad@riseup.net lien ici

Bonne manif’ à tout-e-s, Que notre révolte soit fête !

- 12:45 : La prochaine assemblée générale de lutte contre la ligne THT aura lieu le 20 janvier à Avranches, le lieu sera publié bientôt et toujours d’actualité : l’appel à réagir aux prochains travaux au Chefresne par le biais d’actions décentralisées voir ici

- 11:02 : Une des rares sources d’information fiables sur ce qu’il se passe par ici, Radio Klaxon, nous informe de barrages bloquants de gendarmerie aux Ardillères pour aller vers Bel-Air, à la Paquelais et également à la Boistière (près du rosier) mais on ne sait pas si ils contrôlent.

Radio Klaxon annonce aussi que le soleil est à son maximum et que les cigales chantent, nous avons des informations contradictoires sur ce point-là...

- 10:20 : Matinée humide sur la ZAD... Pas d’autres nouvelles à vous apporter si ce n’est une autre preuve de la "tentacularité" des aménageurs de nos vies (s’il en fallait)...

Désormais, Vinci nous éclaire ? "Premier Partenariat Public-Privé d’éclairage public en Bretagne

En Ille-et-Vilaine, un groupement composé de Citéos Exploitation Normandie, Citéos Rennes et Cegelec Infra Rennes (VINCI Energies France) aurait remporté un contrat de partenariat pour la rénovation et la maintenance de l’éclairage public de la ville de Cesson- Sévigné. Chargées de la reconstruction du réseau, les équipes remplaceront préalablement plus de 3 000 points lumineux, ce qui devrait permettre d’économiser 32 % d’énergie. Montant du marché sur 12 ans : 8,4 M€."

- 09:52 : D’après la presse, les 5 arrêté-e-s auraient été relâché-e-s ce matin. Les contrôles aux ardillères seraient redevenus filtrants.

Les barricades sont redevenues chicanes et il est donc possible de passer sur la D281. On comprend donc a priori que la tension ait baissée d’un cran par là-bas.

- 09:50 : A priori, c’est calme près de Bel-air (avant la tempête ?).

En attendant ça reparle de l’histoire des "fugueuses du Puy" sur internet... Ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean... Genviève est retourné chez "sa maman". Elles se seraient donc toutes deux "rendues à la raison" et "tout est bien qui finit bien" !? Ne se seraient-elles pas plutôt rendues à la pression énorme qui a été mise sur leurs épaules ces derniers jours ? Je pense notamment au déchaînement médiatique et aux prises de positions pour les virer en raison du "prétexte à intervention" qu’elles fournirait à la police par leur simple présence. Faut-il rappeler que "personne n’est illégal" ? Que des pretextes à intervention, le préfet peut en trouver des dizaines ? Et que l’on a donc pas besoin de fonder l’exclusion de participant-e-s à la lutte sur une distinction juridique qui fonde la domination des adultes sur les "enfants", la distinction mineurs/majeurs. Tout est bien qui finit bien, il faudrait demander à Geneviève et Camille ce qu’elles en pensent et ce qu’elles pensent de l’intrusion de la psychiatrie dans leurs vies...

- 09h00 : Pas de nouvelles nouvelles. Les gendarmes ne seraient pas, pour l’instant en intervention mais seraient bien dans le coin.

Le barrage des ardillères serait bien bloquant (en direction de Bel-Air en tout cas) et non filtrant.

- 8h30 : 4 fourgons de gendarmerie mobile stationnés devant Bel-Air et un barrage (peut être plus conséquent que d’habitude) aux Ardillères.

Je pense qu’on peut d’ores et déjà dire que les ami-e-s dans la maison seront content-e-s d’avoir de sommeil (si vous pouvez les relayer), de soutien, bouffe, boissons chaudes !


RDV du Jeudi 3 janvier

- Bayonne Prochaine réunion du comité nddl jeudi 3 janvier 2013 à 18h au local Gorriak, 40 rue Bourgneuf, Bayonne

- Rouen : Réunion à 19h plus d’info : http://rouen.demosphere.eu/node/556

- Nantes : réunion du Collectif Nantais Contre l’Aéroport,

à 19H30 à B17 à Nantes (http://bellamy17.free.fr/trouverB17.htm).

On y évoquera la manif mensuelle de janvier, l’action péage gratuit du 22 décembre, les perspectives,...

Et avant à 17H30, réunion de la commission action.

Hésitez pas à nous rejoindre !!!

Le CNCA est un collectif Nantais présent sur la lutte de l’aéroport depuis maintenant plusieurs années.Nous nous sommes rencontréEs autour de la lutte contre le projet d’aéroport. Nous souhaitions porter cette lutte au coeur de la métropole Nantaise.

Assez vite lors de nos discussions, nous nous somme rendu compte que la question de l’aéroport n’était qu’un maillon de projets bien plus larges. Ils touchent tous les territoires et leurs habitants entre Nantes et St Nazaire.

Dans un premier temps, nous avons écrit et diffusé un journal, Nantes Nécropole (htthttp://www.reporterre.net/spip.php?...), qui nous a permis de définir plus précisément nos positions politiques et mieux cerner les enjeux que représente cette organisation du territoire, voulue par quelques élites. Vous pouvez le trouver sur les tables de presse lors des manifs/actions/concerts contre le projet d’aéroport.

Nous organisons aussi des manifestations mensuelles dans le centre ville de Nantes, le dernier samedi en développant dans le tract qui accompagne l’affiche une thématique autour de la métropole en relation avec le projet d’aéroport. Vous êtes cordialement invités à nous rejoindre pour continuer cette mobilisation.

Contact : cnca@riseup.net

 

RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

Localement

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ; collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h ; au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Ce sera désormais tous les mardi, 19h, BOURSE DU TRAVAIL, 3 rue du chateau d’eau, 75010 paris, métro république NOTE : les prochains mardis seront "le jour de noël" et "le jour de l’an", en conséquence la prochaine réunion "hebdomadaire" tous ensemble aura lieu le mercredi 02 janvier à 18h30 au CICP (si la salle est disponible) 21 ter rue voltaire 75011 métro rue des boulets ou Alexandre Dumas on peut certainement trouver des informations ici, Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de Ploërmel à Augan, tous les jeudis à 20h30,
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h au local cyberacteurs, 6 rue Aristide Briand, Quimper
- Vannes  : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Lauragais  : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:19

 

Le Monde.fr | 02.01.2013 à 17h19 • Mis à jour le 02.01.2013 à 17h37 Par Audrey Garric


 

 
Le navire de forage "Kulluk", de la compagnie anglo-néerlandaise, s'est échoué, mardi 1er janvier, au large des côtes de l'Alaska.

C'est un nouveau contretemps pour Shell dans sa tentative de forer les immenses réserves en hydrocarbures de l'océan Arctique. Un navire de forage de la compagnie anglo-hollandaise s'est échoué, mardi 1er janvier, au large des côtes de l'Alaska, selon une déclaration conjointe du pétrolier et des garde-côtes américains, retransmise par l'Associated Press.

Le Kulluk, qui transporte 600 000 litres de diesel et environ 50 000 litres d'huile de graissage et de liquide hydraulique, était en difficulté depuis jeudi. L'amarre de l'un des deux remorqueurs qui devaient l'emmener à Seattle pour des opérations de maintenance avait en effet rompu, en pleine tempête, au sud des îles Kodiak, dans le golfe d'Alaska. Les tentatives répétées pour le contrôler étaient alors restées infructueuses. Samedi, les 17 membres d'équipage avaient été évacués en prévision d'un renforcement de la tempête.

Le "Kulluk" alors qu'il était remorqué vers Seattle par deux navires pour des opérations de maintenance. Une des deux amarres avait ensuite rompu.

Deux jours plus tard, alors que les vents atteignaient 120 km/h et les vagues 15 mètres de haut, le second remorqueur a dû se séparer du Kulluk pour se mettre à l'abri, laissant le navire de forage s'échouer vers 21 heures locales sur une plage de sable et de gravier de l'île inhabitée Sitkalidak, près de l'archipel Kodiak.

 PAS DE MARÉE NOIRE

Aucun dégât ni marée noire n'ont été signalés par les deux avions des garde-côtes qui ont survolé, mardi, la plate-forme, pilonnée par une mer déchaînée. "Il n'y a aucun signe d'une violation de la coque ni de fuite de pétrole", a assuré le capitaine Paul Mehler, le coordinateur fédéral en charge de l'accident. Quand la météo le permettra, Shell, qui a mobilisé 250 personnes pour mettre fin à cet échouement, a prévu de faire monter des experts maritimes à bord du navire afin d'élaborer un plan de sauvetage. Une enquête sur les causes de l'accident sera ensuite menée.

Les faibles quantités de pétrole ainsi que la technologie du navire, équipé d'une double coque en acier renforcé de 8 centimètres d'épaisseur, laissent les experts penser que la précédente catastrophe environnementale au large de l'Alaska – le déversement de 39 000 tonnes de brut du pétrolier Exxon-Valdez en 1989 – ne se reproduira pas.

Les opérations de sauvetage sont rendues difficiles par la tempête qui touche les côtes du golfe de l'Alaska.

Toutefois, Ed Markey, représentant du Massachusetts, et démocrate le plus haut placé au sein du comité des ressources naturelles de la Chambre, s'est dit préoccupé par la situation du Kulluk. "Les compagnies pétrolières continuent d'affirmer qu'elles peuvent conquérir l'Arctique, mais l'Arctique reste en désaccord avec elles, a-t-il déploré dans un communiqué mardi. L'expansion des forages pourrait s'avérer désastreuse pour cet environnement sensible."

Lire : L'Arctique, terre promise pour les compagnies pétrolières ?

"Shell et ses sous-traitants ne sont pas à la hauteur des conditions météorologiques extrêmes de l'Alaska, pour les opérations de forage comme de transport, a renchéri Lois Epstein, directrice du programme arctique de la Wilderness Society, une ONG environnementale. La très coûteuse expérience de forage de Shell dans l'océan Arctique doit être arrêtée par le gouvernement fédéral ou par Shell elle-même compte tenu des risques inacceptables qu'elle pose pour les humains et l'environnement."

 SÉRIE DE PROBLÈMES TECHNIQUES

La plate-forme Kulluk, ainsi qu'une autre, Discoverer-Noble, a été mise en service à l'été 2012 pendant quelques mois afin de forer des puits d'exploration dans la mer de Beaufort et la mer des Tchouktches, au large des côtes nord de l'Alaska. Une première dans les eaux arctiques américaines depuis plus de deux décennies. Mais cette opération ambitieuse – contrôlée par les autorités américaines et des ONG de défense de l'environnement – a rencontré des problèmes techniques dès le départ, raconte le Wall Street Journal

Icebergs au Groenland en juillet 2007.

En juillet, le Discoverer-Noble a failli s'échouer sur les côtes de la ville d'Unalaska lorsque son ancre s'est détachée, avant d'être finalement remorqué. En septembre, Shell s'est aperçu que l'un de ses navires, Artic-Challenger, doté d'un système censé éviter tout risque de marée noire, avait été endommagé, ce qui l'a conduit à repousser le début des opérations de forage à 2013. Enfin, la semaine dernière, une inspection des garde-côtes américains sur le Discoverer-Noble a mis en évidence des défaillances de la propulsion du navire et des systèmes de sécurité. Il devra être remorqué à Seattle pour des réparations.

Lancée dans le forage en Arctique depuis les années 2000, Shell a dépensé plus de 4,5 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros) sur six ans en permis d'exploration, matériel et personnel pour garantir aux autorités américaines et aux populations autochtones que son activité serait sans risque pour l'environnement. Elle a aussi dû faire face à 50 procès de groupes écologistes. La compagnie pétrolière a déclaré qu'elle envisageait de revenir dans l'océan Arctique cette année, malgré ces revers.

Audrey Garric

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:05

 

LE MONDE | 02.01.2013 à 14h08 • Mis à jour le 03.01.2013 à 14h52 Par Sophie Landrin


 

 

Le Havre, avec 2,3 millions de conteneurs par an, est le premier port commercial français.

C'est un danger identifié par les services de l'Etat, mais que les consommateurs ignorent. De 15 % à 20 % des conteneurs, soit un sur cinq, qui arrivent dans les ports européens, contiennent des gaz extrêmement dangereux, cancérigènes ou neurotoxiques. Le phénomène est massif : un million de conteneurs chargés de marchandises arrivent en Europe chaque semaine par bateau. Ces substances toxiques, inodores et incolores menacent toute une chaîne de travailleurs : dockers, douaniers, logisticiens, chauffeurs, manutentionnaires... jusqu'au consommateur lui-même.

En 2010, aux Pays-Bas, en déchargeant un conteneur de verre transporté dans des caisses en bois en provenance de Chine, deux manutentionnaires ont été grièvement intoxiqués. L'un est resté cinq jours dans le coma, l'autre a vu sa santé gravement altérée : perte importante de poids, perte de l'odorat et du goût.

La présence de ces gaz est due en partie aux opérations de fumigation, une pratique nécessaire, parfois obligatoire, destinée à éliminer les moisissures et les animaux nuisibles durant le transport et à éviter l'introduction dans les pays importateurs de parasites, de bactéries et de maladies. C'est sans doute par la voie d'un conteneur de poteries chinoises que le frelon asiatique a envahi l'Europe.

 

 SOLVANTS, GAZ TOXIQUES...

Pour éviter tout danger, cette opération de fumigation est en principe entourée de précautions. Les conteneurs doivent être aspergés de gaz puis immédiatement ventilés avant d'y faire pénétrer la marchandise. Ils doivent faire l'objet d'une signalisation spécifique apposée sur la porte : une étiquette "danger, cet engin est sous fumigation", illustrée d'une tête de mort et du numéro ONU 3359. En mars 2010, l'Union européenne a interdit l'utilisation du bromométhane, considéré comme trop nocif. Mais de nombreux pays continuent d'utiliser ce gaz. Surtout, très peu d'entreprises se conforment à l'obligation de mentionner sur les conteneurs la présence de gaz toxiques, pour ne pas se soumettre à l'obligation de défumiger.

Une autre source toxique, plus insidieuse, menace également la santé des travailleurs des ports et des consommateurs : les gaz et vapeurs dégagés par les marchandises elles-mêmes durant le transport. Les meubles, les chaussures, les vêtements, fabriqués en Asie, notamment au Vietnam et en Chine, contiennent fréquemment des solvants à base de toluène et de benzène qui sont cancérigènes. Et, dans ce cas, aucune mention sur les conteneurs ne permet aux personnels des ports de se prémunir contre les émanations toxiques. Seules des analyses de l'atmosphère des conteneurs peut permettre de détecter le danger. Elles sont rarement pratiquées.

Les gaz utilisés pour la fumigation peuvent-ils contaminer les marchandises ? Dès 2005, une étude de l'Institut national des Pays-Bas pour la santé publique et l'environnement avait révélé que des médicaments, des aliments ou des matelas contenaient du bromure de méthyle.

 

 DANGEROSITÉ DE LA FUMIGATION

Trois ans plus tard, devant le 18e congrès de la société européenne de pneumologie, à Berlin, une équipe de chercheurs allemands de l'Institut central de médecine professionnelle et maritime de l'université de Hambourg mettait au jour l'ampleur du danger. Après avoir analysé l'atmosphère de deux cents conteneurs débarqués du port de Hambourg (Allemagne) et autant à Rotterdam (Pays-Bas), Xavier Baur et Lygia Budnik avaient conclu que 97 % d'entre eux présentaient des résidus de gaz, principalement du 1,2-dichloroéthane et du bromure de méthyle, parfois conjugués à la présence de benzène et de toluène. 19 % présentaient des taux de gaz supérieurs aux limites autorisées. Les deux chercheurs confirment la contamination des produits transportés.

Alertés par les syndicats, l'administration française des douanes et la direction de la gendarmerie sont parfaitement au fait de la dangerosité de la fumigation. En juin 2011, la direction générale des douanes a fait parvenir une note détaillée à ses services pour "prévenir le risque d'exposition aux gaz toxiques présents dans les conteneurs". Dans ce document de quatre pages, l'administration explique qu'elle a procédé en 2010 à des tests au port du Havre, où sont traités chaque année 2,3 millions de conteneurs. "Ce test, qui s'est déroulé sur une période de trois semaines, a révélé une concentration de gaz de fumigation supérieure aux normes européennes dans 14 % des conteneurs."


Un porte-conteneurs de la compagnie danoise Maersk, en attente de déchargement sur un quai du port du Havre, le 27 décembre 2012.

Les syndicats évoquent un chiffre plus alarmant : 28 % des conteneurs, selon Sébastien Géhan, le secrétaire général du syndicat des douanes CGT, ont révélé des taux de gaz toxiques supérieurs au seuil de sécurité. Aucun conteneur ne portait la signalisation de leur fumigation.

A la suite de ces constats, la direction des douanes a préconisé plusieurs mesures. Elle demande aux agents de "se placer systématiquement sur le côté du conteneur lors de l'ouverture" puis de "respecter un délai d'aération de 30 minutes avant intervention" et "d'utiliser masque, gants, lunettes, casque de protection approprié pour la vérification des marchandises". La gendarmerie, qui, pour le besoin de ses investigations, est amenée à ouvrir des conteneurs, a également fait procéder à des mesures par une antenne spécialisée, la Cellule nationale nucléaire radiologique biologique et chimique, à Versailles, et a décidé de protéger ses agents en les dotant de matériels spécifiques.

 

 MESURES DRASTIQUES PRISES PAR LA BELGIQUE ET LES PAYS-BAS

Pour les syndicats, ces mesures sont insuffisantes et "inadaptées". Surtout, elles ne s'appliquent pas à toute une chaîne de travailleurs qui manipulent chaque jour, dans l'ignorance du danger, les marchandises des conteneurs.

La Belgique et la Hollande ont pris des dispositions plus drastiques. Des protocoles entre employeurs et syndicats obligent à une mesure systématique des gaz dès qu'un doute apparaît. La douane hollandaise exige un certificat d'absence de gaz toxiques datant de moins de deux heures avant toute intervention de ses services. Jan De Jong, l'un des responsables du syndicat néerlandais FNV Bondgenoten, demande aux gouvernements d'aller plus loin en agissant à la source et en interdisant certains produits au niveau mondial.

Les syndicats préconisent l'installation de stations de dégazage dans les ports et l'intensification des contrôles. Qu'en est-il pour les entreprises ? Une enquête menée par le ministère de l'environnement hollandais, en 2006, avait montré que 97 % des sociétés n'avaient procédé à aucune analyse des risques liés à la fumigation. Depuis, certaines entreprises, comme Ikea, mesurent systématiquement la toxicité de leurs conteneurs et de leurs meubles.

En France, le Syndicat national des agents des douanes CGT s'apprête à lancer une alerte sanitaire. Aucune étude épidémiologique ne permet à ce jour de mesurer l'effet de ces gaz sur la santé des travailleurs exposés.

Sophie Landrin

550 millions

de conteneurs maritimes sont déchargés chaque année dans le monde. Le Havre, avec 2 300 dockers et 2,3 millions de conteneurs, est le premier port français.

28%

 

des conteneurs testés au Havre renferment des concentrations de gaz toxiques supérieures aux seuils de sécurité, selon le syndicat des douanes CGT.

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:51

 

 

 

© Ban the bottle

 

C'est une première : depuis le 1er janvier, par souci pour l'environnement, la ville de Concord, dans le Massachusetts aux Etats-Unis, a interdit la vente d'eau plate en bouteilles plastiques de moins d'un litre. Selon un arrêté municipal, les contrevenants s'exposent désormais à une amende de 50 dollars.

C'est l'aboutissement d'une croisade menée pendant trois ans par une octogénaire opiniâtre de cette ville de 16 000 habitants située à une trentaine de kilomètres de Boston, Jean Hill, qui a pris conscience de cette pollution après que son petit-fils de 10 ans lui a parlé du "continent de plastique", cette plaque de déchets qui vogue dans l'océan Pacifique.

"Les marchands d'eau en bouteille assèchent nos nappes aquifères et nous la revendent, expliquait Mme Hill en 2010 au New York Times. Nous saccageons notre planète par avidité." "Je me battrai jusqu'au bout", ajoutait cette grand-mère de 84 ans.

Cette mesure avait été votée en avril lors d'une réunion publique par 403 voix pour et 364 contre. Elle a été approuvée en septembre par le procureur du Massachusetts. L'arrêté stipule cependant qu'elle pourra être suspendue si sa mise en application se révèle trop coûteuse.

Jean Hill, 84 ans, était soutenue par le mouvement "Ban the Bottle" ("interdisez les bouteilles"), qui dénonce notamment la pollution créée par les bouteilles en plastique, dont beaucoup ne sont pas recyclées. Le mouvement souligne également que l'eau en bouteille coûte plus de 1 000 fois plus cher que l'eau du robinet.

Selon Ban the Bottle, les Américains ont consommé plus de 50 milliards de petites bouteilles d'eau en plastique en 2007 : "Avec un taux de recyclage de seulement 23 %, 38 milliards ont fini dans des décharges."


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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:42

 

 

Le Monde.fr | 03.01.2013 à 16h28 • Mis à jour le 03.01.2013 à 17h41 Par Nicolas Chapuis

 

 
 
Le siège du PS, rue Solférino, a été brièvement occupé par une cinquantaine de manifestants.

Lors du Congrès de Toulouse, Harlem Désir avait lancé à la foule : "Socialistes ouvrez grandes les portes du parti, occupez Solférino, et invitez-y les Français." Le premier secrétaire du PS a été pris au mot jeudi 3 janvier quand une délégation d'une cinquantaine de manifestants a tenté de s'introduire dans le siège du parti dans le 7e arrondissement à Paris, pour défendre la cause des sans-papiers.

Interrogé par Le Monde.fr, le PS affirme qu'aucun manifestant n'aurait réussi à pénétrer dans les locaux. Une vingtaine se sont pourtant introduits dans la cour. Une banderole a été déployée, portant l'inscription : "Faut-il mourir pour avoir des papiers ?"

La coordination des sans-papiers 75 veut apporter son soutien aux personnes en situation irrégulière, en grève de la faim à Lille. Ils réclament la régularisation de tous les sans-papiers dans "les plus brefs délais". Le même collectif avait occupé le 31 décembre la nonciature apostolique (l'ambassade) du Vatican à Paris.

 

Lire aussi : La nonciature apostolique de Paris occupée en soutien à des sans-papiers


 "FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?"

Huit sans papiers eux se sont par ailleurs enchaînés aux grilles de l'hôtel particulier de la rue de Solférino. Ils demandent à être reçus par Harlem Désir. Les autres manifestants - une trentaine en tout - seraient tenus à l'écart par les CRS, de l'autre côté de la rue. La direction du PS affirme que M. Désir n'est pas dans les murs. Ses conseillers ont toutefois reçu des représentants de la délégation.

Ces actions font suite à l'expulsion de deux grévistes vers l'Algérie, fin décembre. "Nous nous insurgeons contre cette politique dite 'appliquée avec humanité et fermeté' qui n'est que la poursuite sans courage de la politique d'immigration exclusivement restrictive et répressive du précédent gouvernement", explique le communiqué envoyé jeudi par la coordination.

Nicolas Chapuis

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:50

 

http://www.filoche.net/2012/11/27/ils-se-sont-tout-permis-pour-etrangler-le-peuple-grec/

 

 

Après avoir infligé 11 plans d’austérité, une véritable destruction sociale, au peuple grec, après l’avoir forcé à brader ses entreprises publiques, ruiné sa production, aggravé sa dette odieuse, liquidé ses droits sociaux, à l’éducation, à la santé, salaires et retraites, la troïka UE/BCE/FMI a joué, mardi 27 novembre 2012, à relâcher la pression.
C’est un peu comme un chat jouant avec la souris qu’il a capturé et qui est à sa merci. C’est un peu comme les barbares des temps lointains, envahissant un pays, brulant les maisons, violant les femmes, détruisant les trésors puis rendant des terres aux vaincus pour qu’ils produisent à nouveau de quoi alimenter les occupants.
La politique d’austérité infligée par l’UE depuis 2009 sous prétexte de la « rembourser », a provoqué une telle récession qu’elle a porté la dette grecque de 100 points du PIB à 170 points du PIB !

Cette dette odieuse provoquée par l’oligarchie grecque
- qui avait soutenu la dictature des Colonels de 1967 à 1974,
- qui avait acheté un énorme et vain armement à Thyssen Krupp,
- qui avait dispensé armateurs et popes de payer des impôts,
- qui avait ruiné le pays avec les Jeux Olympiques de 2004,
- qui a caché des dizaines de milliards en Suisse
- qui avait confié à Goldman Sachs le soin de truquer les comptes,
cette dette odieuse, chacun savait qu’elle ne serait et ne devait jamais être payée !

Pourtant les banques européennes et mondiales s’en sont servi à mort, prenant dessus des taux d’intérêts à 7, 8 , 12 et même 17 %. Et la BCE, le FMI, l’UE Merkel se sont comportés comme des rapaces, exigeant non pas de l’oligarchie mais du peuple qu’il soit saigné pour le compte de ces banques privées usuraires.
Ceux de la troïka qui ont infligé des mesures cruelles, cette immense souffrance au peuple grec pour le compte des banques privées devraient être arrêtés et jugés devant un tribunal pénal international pour crimes économiques. Quand on sait que la BCE a prêté 1000 milliards aux banques européennes privées en 2012 au taux de 1 %, et qu’elle a laissé ces mêmes banques imposer des taux de 7, 8 ou 12 % à la Grèce, le crime est signé ! Tout cela au nom d’une étrange et rituelle orthodoxie monétaire, d’une stupide « règle d’or » dont les seuls bénéficiaires sont les spéculateurs, les usuriers, les banques privées qui exercent ainsi une dictature contre les états, les républiques et les citoyens.

Ce mardi 27 novembre, la troïka a encore discuté 14 h de la façon dont elle pouvait tirer le maximum de marrons du feu qu’elle alimente en Grèce.
Elle a débloqué 44 milliards d’aide qui n’avaient pas été donnés depuis l’été. Car il faut savoir que toutes les « annonces d’aides à la Grèce » dont les journaux européens sont quotidiennement remplies ne sont que du « pipo ». Ce serait une grave erreur de croire que l’UE « aide » la Grèce. La Grèce ne reçoit rien. Pas un euro. C’est aux banques privées créditrices de la Grèce que ces fameuses « tranches d’aide » sont données ! Et du point de vue « communication », elles sont données plusieurs fois, d’abord dans votre poste de radio, ou votre journal quotidien et bien plus tard, sur les comptes des banques prêteuses à taux usuraire.
Ainsi, les 17 pays de l’euro et le FMI de Christine Lagarde, ont fini cette nuit du 27 novembre par autoriser le déboursement à partir du… 13 décembre de trois tranches de crédits suspendues depuis l’été et qui permettent au trésor grec d’éviter la banqueroute. L’enveloppe « d’aide » en retard atteint 44 milliards, dont 10 milliards que le conseil du FMI devra lui-même débloquer à son tour. Soyez sûrs qu’on vous en fera encore plusieurs fois l’annonce !
Hors de la vue du peuple, Lagarde et Draghi ont allégé cette dette artificielle infligée à la Grèce et alors que tout le monde le sait depuis le début, elle ne pourra jamais la payer. La dette devra être ramenée à 124 % du PIB en 2020 (au lieu de 100 % en 2009). Elément nouveau : ils promettent de la réduire encore, « à moins de 100 % », en 2022 (sic). Comme l’écrit Le Figaro « Ils ont aussi balisé sur 10 ans le retour du pays vers davantage de stabilité financière. » Ils ont même réduit de 1 point le taux d’intérêt accordé à la Grèce par les créanciers publics. Ils rallongent les échéances de ces prêts de 15 à 30 ans, c’est-à-dire au-delà de 2040. Ils reportent de dix ans le paiement des intérêts au fonds de sauvetage FESF. Dès 2013, la BCE et les banques centrales nationales rétrocéderont 11 milliards de profits ( !) réalisés… sur les obligations grecques. L’Eurogroupe autorise enfin Athènes à racheter ses propres titres, avec une décote probable de plus de 60 %. Tout cela sachant que la Grèce doit encore théoriquement 240 milliards dont 80 milliards au privé et le reste au public, FESF et BCE.

Pourquoi maintenant et pourquoi si tard ?

Parce que la Grèce est exsangue. Il n’y a plus grand chose à en tirer. Le FMI considère que « les grecs sont arrivés au bout des efforts qu’ils sont capable de faire ». Impossible de les piller davantage. Et la peur que le sort infligé aux Grecs a produit en Europe, a joué tous ses effets, en Italie, en Espagne, au Portugal qui se sacrifient à leur tour cruellement pour des taux de 6 à 7 %… … Le FMI poussait même à un abandon immédiat de créances publiques (pas privées). Les trésors européens et le ministre allemand Wolfgang Schäuble s’y opposaient férocement puis ont cédé dans la nuit. Pour Jean-Claude Juncker, le Fonds est désormais « complétement revenu à bord ». Mario Draghi a annoncé « un retour de la confiance envers la Grèce et l’Europe ». Selon Christine Lagarde : « la Grèce est à nouveau sur la voie d’une dette viable ».
« L’accord de cette nuit met fin à une trop longue incertitude, lâche le commissaire à l’euro Olli Rehn avant d’avouer clairement : « La Grèce avait fini par s’imposer comme un test de crédibilité et d’aptitude à prendre des décisions ». 

Cette dernière phrase est la plus limpide : il s’agissait d’un vulgaire « test match ». Est ce que la troïka était capable de faire plier ce bouc émissaire, oui ou non ? Est ce que la dictature de la finance l’emportait, oui ou non ? Est ce que l’Europe entière peut être menacée et soumise à ce régime ?

Mais est ce que « les marchés » rapaces toujours insatisfaits, après réflexion, ne vont pas juger que cela est prématuré, coûte « trop cher », tire trop sur le FESF, et revenir à la charge ?

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
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