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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 15:27

 

 

http://pastebin.com/Sy9iPR4h

 

Communiqué du comité clandestin révolutionnaire indigène -
Commandement général de l'armée zapatista de libération nationale.
Mexique.
 
30 décembre 2012
 
Aux habitants du Mexique :
Aux peuples et gouvernements du monde :
Frères et sœurs :
Companeros y companeras :
 
Le 21 décembre dernier, 2012, aux premières heures du jour,
par dizaines de milliers nous indigènes zapatistes nous sommes mobilisés et
avons pris, pacifiquement et en silence, 5 places municipales du Chiapas
état du sud-est mexicain.
 
Dans les villes de Palenque, Altamirano, Las Margaritas, Ocosingo et
San Cristobal de las Casas, nous les avons observés et nous nous sommes observés nous-même en silence.
 
Pour nous ce n'est pas un message de résignation.
 
Pas non plus de guerre, de mort et de destruction.
 
Notre message est un message de lutte et de résistance.
 
Après le coup d'état médiatique qui a exalté le pouvoir exécutif fédéral
à l'ignorance mal dissimulée et pire maquillée,
nous nous sommes montrés pour leur faire savoir que si eux ne comptaient jamais partir, nous non plus.
 
Il y a 6 ans, une partie de la classe politique et intellectuelle s'est mise en quête d'un responsable de sa défaite. A cette époque nous étions, dans les villes et les communautés, en lutte pour la justice concernant Atenco, qui n'était alors pas à la mode.
 
Dans ce but d'abord ils nous ont calomniés et ensuite ils ont voulu nous faire taire.
 
Malhonnêtes et incapables de voir que c'est en eux-même que se trouvait et se trouve le germe de leur ruine, ils ont essayé de nous faire disparaître par le mensonge et le silence complice.
 
6 ans après, deux choses sont claires :
 
Eux n'ont pas besoin de nous pour échouer.
 
Nous, nous n'avons pas besoin d'eux pour survivre.
 
Nous, qui ne sommes jamais partis même si les médias de toutes tendances se sont acharnés à le faire croire, nous resurgissons tels des indigènes zapatistes que nous sommes et que nous serons.
 
Pendant ces années nous nous sommes renforcés et avons considérablement amélioré nos conditions de vie. Notre niveau de vie est supérieur à celui des communautés indigènes voisines qui sont liées au gouvernement au pouvoir, qui reçoivent la charité et la gaspillent en alcool et choses inutiles.
 
Nos demeures s'améliorent sans nuire à la nature en lui imposant des chemins qui lui sont étrangers.
 
Dans nos villages, la terre qui était auparavant utilisée pour engraisser le bétail des propriétaires fonciers, l'est aujourd'hui pour le maïs, les haricots et les légumes qui égayent nos tables.
 
Notre travail donne la double satisfaction de nous fournir ce dont nous avons besoin pour vivre honorablement, et de contribuer à la croissance collective de nos communautés.
 
Nos garçons et nos filles fréquentent une école qui leur apprend leur propre histoire, celle de leur pays et celle du monde, ainsi que les sciences et les techniques dont ils ont besoin pour se développer sans cesser d'être indigènes.
 
Les femmes indigènes zapatistes ne sont pas vendues comme des marchandises.
 
Les indigènes du PRI vont dans nos hôpitaux, cliniques et laboratoires car dans ceux du gouvernement il n'y a pas de médicaments, ni d'équipement, ni de docteurs ni de personnel qualifié.
 
Notre culture fleurit, elle n'est pas isolée mais s'enrichit au contact des cultures des autres peuples du Mexique et du monde.
 
Nous gouvernons et nous nous gouvernons nous-mêmes, cherchant toujours d'abord l'accord plutôt que la confrontation.
 
Tout ceci a été réalisé non seulement sans le gouvernement, la classe politique et les médias qui les accompagnent, mais même en résistant à leurs attaques de toutes sortes.
 
Nous avons montré, une fois de plus, que nous sommes bien qui nous sommes.
 
Avec notre silence nous étions présents.
 
Maintenant avec notre parole nous annonçons que :
 
premièrement – nous réaffirmons et consolidons notre appartenance au Congré  National Indigène, espace de rencontre avec les peuples originaires de notre pays.
 
Deuxièmement – nous reprenons contact avec nos compagnons et compagnes adhérents de la sixième déclaration de la forêt Lacandona, au Mexique et dans le monde.
 
Troisièmement – nous allons essayer de construire les ponts nécessaires vers les mouvements sociaux qui ont surgi et surgiront, pas pour les diriger ou les supplanter mais pour apprendre d'eux, de leur histoire, de leurs parcours et de leurs destinées.
 
Pour cela nous avons obtenu le soutien d'individus et groupes dans différentes zones du Mexique, constitués en équipes d'appui aux commissions EZLN de la sixième (déclaration) et celle de l'internationale, afin qu'elles deviennent des liens de communication entre les bases de soutien zapatistes et les individus, groupes et collectifs adhérents de la sixième déclaration, au Mexique et dans le monde, qui continuent d'affirmer leur conviction et leur engagement dans la construction d'une alternative non institutionnelle de gauche.
 
Quatrièmement – Notre éloignement critique vis-à-vis de la classe politique mexicaine, dans son ensemble, se poursuivra, elle n'a rien fait sinon prospérer aux dépends des besoins et des espérances des gens humbles et simples.
 
Cinquièmement – En ce qui concerne les mauvais gouvernements fédéraux, régionaux et municipaux, exécutifs, législatifs et judiciaires et les médias qui les accompagnent nous disons ce qui suit :
 
Les mauvais gouvernements de toutes tendances politiques, sans exception aucune, ont fait tout leur possible pour nous détruire, pour nous acheter, pour nous vaincre. PRI, PAN, PRD, PVEM, PT, CC et le futur parti RN, nous ont attaqué militairement, politiquement, socialement et idéologiquement.
 
Les grands médias de communication ont tenté de nous faire disparaître par la calomnie servile et opportuniste d'abord, par le silence sournois et complice ensuite. Ceux qu'ils ont servis et dont l'argent les a allaités ne sont plus là. Et ceux qui les remplacent maintenant ne dureront pas plus que leurs prédécesseurs.
 
Comme ça a paru évident le 21 décembre 2012, tous ont échoué.
 
Il reste alors au gouvernement fédéral, exécutif, législatif et judiciaire à décider s'il retombe dans la politique contre-insurrectionnelle qui a seulement abouti à une fragile mascarade lourdement soutenue par le manège médiatique ou s'il reconnaît et solde ses compromis en élevant au niveau constitutionnel les droits et la culture indigène tel et comme le prévoient les dénommés « Accords de San Andrés » signés par le gouvernement fédéral en 1996, présidé alors par le même parti qui est aujourd'hui en charge de l'exécutif.
 
Reste au gouvernement régional de décider s'il poursuit la stratégie malhonnête et ruineuse de son prédécesseur, qui en plus d'être corrompu et menteur, a utilisé l'argent du peuple du Chiapas pour son propre enrichissement et pour celui de ses complices, et l'a dédié à l'achat effronté de voix et de plumes dans les médias, laissant pendant ce temps le peuple du Chiapas dans la misère, tout en usant de policiers et paramilitaires pour tenter de freiner l'avancée organisationnelle des peuples zapatistes ; ou si, avec vérité et justice il accepte et respecte notre existence et se face à l'idée que fleurit une nouvelle forme de vie sociale en territoire zapatiste, Chiapatiste et Mexicain. Floraison qui attire l'attention de personnes honnêtes partout sur la planète.
 
Reste aux gouvernements municipaux de décider s'ils continuent de payer la dîme que les organisations antizapatistes ou supposées « zapatistes » leur extorquent pour agresser nos communautés ; ou s'ils utilisent plutôt cet argent pour améliorer les conditions de vie de leurs électeurs.
 
Reste au peuple du Mexique qui s'organise dans des formes de luttes électorales et résiste, a décider s'il continue à nous voir comme des ennemis ou des rivaux sur lesquels décharger sa frustration pour les fraudes et agressions que, finalement, nous payons tous et si dans sa lutte pour le pouvoir il continue à s'allier avec nos persécuteurs ; ou s'il reconnaît enfin en nous une autre façon de faire de la politique.
 
Sixièmement – Dans les prochains jours l'EZLN, à travers ses commissions : celles de la sixième et celle de l'internationale, fera connaître une série d'initiatives à caractère civil et pacifique pour continuer à avancer ensemble, avec les autres peuples originaires du Mexique et de tout le continent, et avec tous ceux qui, au Mexique et dans le monde entier résistent et luttent en bas et à gauche.
 
Frères et sœurs :
 
Companeros et companeras :
 
Par le passé nous avons eu la bonne fortune de recevoir une attention honnête et noble de la part de plusieurs médias de communication ; nous les en avons remercié alors. Mais cela fut complètement effacé par leur attitude ultérieur.
 
Ceux qui ont parié que nous n'existions que médiatiquement et que, dans une logique de mensonge et de silence nous disparaîtrions, se sont trompés.
 
Quand il n'y avait pas de caméras, de micros, de stylos, d'écoutes ni de regards nous existions.
 
Quand on nous a calomnié, nous existions.
 
Quand on nous a baillonné, nous existions.
 
Et nous voici, existant.
 
Notre progression, comme nous l'avons démontré ne dépend pas de l'impact médiatique, mais de la compréhension du monde et de ses parties, de la sagesse indigène qui dicte nos pas, du courage inébranlable que donne la dignité d'être en bas et à gauche.
 
A partir de maintenant, notre parole va commencer a être sélective quand au destinataire et, sauf dans de rares occasions, pourra seulement être comprise par ceux qui ont cheminé et cheminent avec nous, sans céder aux modes médiatiques et aux tendances du moment.
 
Ici, sans quelques erreurs et avec beaucoup de difficultés, existe déjà une réelle autre forme de faire de la politique.
 
Peu, très peu, auront le privilège de la connaître et d'apprendre directement d'elle.
 
Il y a 19 ans nous les avons surpris en prenant leurs villes avec le feu et le sang. Là nous l'avons fait de nouveau sans armes, sans mort, sans destruction.
 
Nous nous différencions ainsi de ceux qui, pendant leur législature, ont distribués et distribuent la mort à leurs électeurs.
 
Nous sommes les mêmes qu'il y a 500 ans, qu'il y a 44 ans, qu'il y a 30 ans, qu'il y a 20 ans, qu'il y a juste quelques jours.
 
Nous sommes les zapatistes, les plus petits, ceux qui vivent, luttent et meurent dans le dernier coin du pays, ceux qui ne renoncent pas, ceux qui ne se vendent pas, ceux qui ne cèdent pas.
 
Frères et sœurs :
 
Companeras et companeros :
 
Nous sommes les zapatistes, recevez notre étreinte.
 
Démocratie !
 
Liberté !
 
Justice !
 
Depuis les montagnes du sud-est mexicain.
Pour le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène – Commandement Général de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale.
Subcomandante Insurgé Marcos.
Mexique. Décembre 2012 Janvier 2013.
traduction  : David Vial
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:40

 

http://zad.nadir.org

dimanche 6 janvier 2013, par zadist


Toutes les versions de cet article : [English] [français]

Contact Presse FestiZad : 06 43 28 23 90 Manifestation a Notre-Dame-Des-Landes ce soir a partir de 18h et en direction de la ManiFestiZAD. Tout les vehicules transportant du materiel et etant bloques a l’exterieur sont invites a se rendre sur place pour pouvoir acceder a la zone. Ne cedons pas face a la repression et encore moins face aux mensonges de la prefecture !

 

ManiFestiZAD !

DERNIERES INFOS :

Présenter ses papiers, c’est collaborer.

Ce serait chouette de ne pas faciliter le travail des flics en leur présentant vos papiers d’identité. Avoir ces papiers d’identités n’est pas obligatoire (sauf quand on conduit) et sauf si arrêté prefectoral

D’après la loi, donner son identité (au moins oralement) est obligatoire mais il n’y a pas de sanctions prévues.

Le seul risque, c’est de se faire embarquer au poste pour un controle d’identité qui peut durer jusqu’à quatre heure. Mais si tout le monde refuse, c’est impossible pour eux de controler tout le monde.

Il y a des gens qui ne peuvent pas se permettre de montrer leur papiers aux flics, soit parce qu’illes n’en ont pas, soit parce qu’illes sont recherché.e.s, soit parce qu’illes sont interdit.e.s de territoire (c’est le cas de plusieurs opposant.e.s qui ont eu des procès ou qui sont en attente d’en avoir).

Depuis longtemps il y a des personnes sur la Zad qui portent la pratique de refuser les controles. Souvent, les flics n’ont pas les moyens de les arrêter et les relâchent immédiatement. D’autres fois elles se font arrêter pour quatre heures.

Si plus de monde s’y mets, les flics seront vite débordés, et si au pire, des gens sont embarqués, ça ne tombera pas toujours sur les mêmes.

Vous avez plusieurs possibilités :
- Ne pas montrer vos papiers, mais déclarer votre vraie identité. Ca permet déjà de compliquer le travail des flics et de faciliter aux autres la possibilité de donner un faux nom. N’hésitez pas à raler et à leur faire sentir que vous n’appreciez pas d’être controlé.e.
- Donner un faux nom, un faux prénom et une fausse date de naissance. Pensez à l’avance au nom que vous allez donner et assurer vous de pouvoir donner deux fois la même date de naissance.
- Refuser de vous prêter au controle.

Les flics vont vous menacer de ne pas vous laisser passer ou de vous embarquer au poste. Bien souvent, il ne s’agit que de menace. Restez ferme sur votre position.

Si jamais vous vous retrouviez au poste pour un controle d’identité.
- Refuser de répondre aux questions des flics. Vous pouvez leur dire "je n’ai rien à déclarer" ou "je ne souhaite pas répondre à votre question". N’essayez pas d’esquiver les questions ou de prétendre que vous ne connaissez pas la réponse, vous vous fatiguerez inutilement et vous prenez le risque de faire des gaffes. Les flics vous retienne contre votre gré, vous n’avez aucune raison de faire preuve de bonne volonté.
- Refuser les photos, les prises d’empruntes et les prélèvement ADN. Ce serait dommage de refuser un controle et de donner son ADN.

Ne croyez pas trop les menaces que les flics pourront vous faire, pour vous faire craquer. Il n’y a vraiment pas beaucoup de chance pour qu’il vous gardent plus de quatre heures, même s’il y a plus de risque si vous n’êtes pas blanc et si vous parlez mal le français.

A n’importe quel moment vous pouvez changer d’avis et déclarer votre (vraie) identité. A votre sortie prévenez la Légal Team au 06 75 30 95 45.

Ca arrive souvent que des gens refusent de donner leur identité, refusent de donner leurs empruntes et de se faire prendre en photo et que les flics les relachent au bout de quatre heures sans savoir qui elles sont. C’est une belle victoire, ne vous en privez pas.

Il y a déjà eu quelques personnes qui se sont faites condamner pour avoir donner une fausse identitée, mais seulement dans des cas ou les gens avaient commis des délits (ce qui n’est pas votre cas si vous avez seulement refuser un controle). La peine ordinaire est d’une petite amende qu’on peut payer collectivement.

L’occupation militaire de la Zad n’est pas quelque chose de banal qu’on peut accepter sans réagir.


Nous souhaitons à nouveau insister sur l’importance d’être autonome : les cuisines collectives de la ZAD ne pourront pas nourrir toutes les personnes venues pour le festival !

Par ailleurs si vous pouvez rapporter des pelles et des pioches pour aider à retaper les fossés. Nous souhaitons recruter une "armée de cantonniers".

Prévoyez des bottes, de l’eau, de la nourriture, des vêtements chauds (voir une tente et un duvet si vous dormez sur place) : c’est un évènement autogéré, c’est à vous de vous prendre en charge !

Cette manifestation festive repose sur un principe de participation active, passez donc à l’accueil pour voir avec nous comment aider à son bon déroulement :)

RDV vendredi à partir de 17h sur le parking de Notre-Dame-Des-Landes (gymnase). Il y a aussi un parking à La Paquelais (marché) et à Vigneux de bretagne (supermarché). Si les parkings sont pleins, vous pouvez vous garer le long des routes à condition que tout les véhicules soient sur la même file : pour faciliter l’accès aux secours, nous n’hésiterons pas à pousser dans le fossé un véhicule qui gênerait !

N’oubliez pas que vous êtes dans une lutte anticapitaliste, sociale et écologique : soyez autonomes, ne tolérez aucun comportement raciste, homophobe, machiste ou tout simplement dominant et irrespectueux, ne laissez aucun déchet ou mégot au sol, partagez et échangez ce que vous ramenez et surtout, agissez de partout contre Vinci et le Parti Socialiste !

Si vous n’êtes pas habitués aux évènements politico-festifs autogérés, merci de lire ce texte avant de venir :

https://zad.nadir.org/spip.php?article972

Pendant toute la durée de l’évènement, la D281 sera bloquée pour faciliter les accès techniques et sanitaires. Nous nous excusons de la gêne occasionnée.

Cette Zone d’Autonomie Festive est née d’individu-es librement associées, se reconnaissant dans les principes suivants :

  • Une opposition radicale au capitalisme et aux schémas de culture de masse imposés par les média majoritaires, modes entrainants une attitude de consommation contraire aux principes de partage et de participation active. Les cultures présentées, et par extension leurs espaces et modes d’expression, ne doivent souffrir d’aucune restriction. Elles sont la démonstration de la possibilité d’agir et de créer librement et de manière autonome au sein de nos sociétés conformées.
  • Un rejet très clair du féodalisme, de l’impérialisme, du racisme, du sexisme et de toutes formes et systèmes de domination et de discrimination. Nous reconnaissons la dignité entière de tous les êtres humains et prônons le respect de la diversité des modes de vie.
  • Une attitude de Confrontation Festive Directe, puisque nous ne pensons pas que le " lobbying " ou la " collaboration de classe " puissent avoir un impact majeur sur des gouvernements et organisations à tel point démagogues et antidémocratiques, pour lesquels le capital et leur maintien au pouvoir sont les seuls facteurs réels déterminants leur politique.
  • Un appel à l’Action Directe Créative et à la Révolte Festive mettant en avant des formes de Résistance Solidaire qui maximisent le respect pour la vie et pour les droits des peuples ou individu-es opprimés, ainsi que la construction d’alternatives locales au capitalisme mondial.
  • Une philosophie organisationnelle fondée sur la Décentralisation et l’Autogestion.

Notre but est la participation immédiate à une abondance passionnelle de la vie, à travers le changement de moments périssables délibérément aménagés. La réussite de ces moments ne peut être que leur effet passager. Nous envisageons l’activité culturelle, du point de vue de la totalité, comme construction expérimentale de la vie quotidienne. Il s’agit de produire nous-mêmes, et non des choses qui nous asservissent. Notre identité est l’Autogestion, la mobilisation infinie notre force, la danse et la musique l’expression de notre indéfectible Liberté.

Manifestation Festive en soutien à la la ZAD les 4/5/6 janvier 2013

Une baffe pour tout les Ayrault, Vinci et autres aménageurs de nos vies : Prenez ZAD dans la gueule !!

Stands d’information sur les luttes, ateliers sur l’Autonomie, espace de Réduction Des Risques... 5 Scènes sous chapiteaux : Concerts (chauffée), scène Tekno, 2 scènes Reggae, 3 Chill-Outs... Jeux, Expositions, Théâtre, Art de rue, Jonglage, Graffiti, Pyrotechnie, Performances...

Entrée et bouffe à Prix Libre... Parce que la Lutte n’a pas de prix !! Les fonds récoltés serviront à financer la lutte contre l’Ayrault-port de Vinci et son monde. Vous pouvez aussi apporter des dons en nature. Une liste est disponible sur zad.nadir.org

Nous répetons notre invitations pour toutes les luttes à venir poser un stand d’information ou à ramener des tracts/affiches/infos. Il est possible de faire des interventions sur scène entre les concerts. Nous aimerions permettre à des collectifs en lutte de s’emparer de cet espace ! Contactez nous.

Toutes les initiatives individuelles sont les bienvenues (spectacles, art2rue, perfs, décos, expos, stands non commerciaux,...) et en cas d’installation d’une scène en off, merci de nous prévenir pour que nous vous indiquions les lieux les plus appropriés !

contact : festizad @ riseup.net

Affiche

http://demo.ovh.net/fr/d19fc3ae3e2a...

Que notre volonté soit fête !

Pendant 3 jours, nous proposons d’exprimer de manière festive notre rage contre toutes celles et ceux qui décident de nos futurs loin de nous. Contre toutes celles et ceux qui, pour leurs seuls intérêts personnels, sont prêts à foutre en l’air des milliers d’hectares de notre héritage le plus précieux. Le monde de l’aéroport est un monde de guerres, de pauvreté et de misère, d’aliénation des populations et de destruction de l’environnement. Un monde d’ennui, un monde de mort ! Si justement, il y a un mal contre lequel la Fête Libre est souveraine, c’est bien l’ennui. Dans sa forme mentale, policière, policée, forcée ou consommée, peu importe. La Fête Libre et la Lutte Radicale s’entremêlent en un flot de créativité qui répand les germes de la subversion. La Fête Libre c’est la vie. Et la vie ce n’est pas cet aéroport !

Nous n’attendrons pas demain pour vivre ! Le grand soir, c’est ce soir, demain matin et demain soir. Ce soir, nous sortons les enceintes et nous faisons la fête. Bien sur, pas une fête conditionnée, standardisée, tarifée. Un festival n’est pas politique. Une fête évolue en acte politique dès lors que chacun et chacune en devient actrice, où l’espace réquisitionné devient autogéré, lieu d’échange, de création, de tolérance. Ce qui est expérimenté ici aujourd’hui sert à concevoir demain au quotidien. Dans une Zone d’Action Festive, nous sommes autonomes, nous ne dépendons que de nous mêmes. Une Fête Libre n’a pas de hiérarchie. Qu’on soit dans l’orga ou simplement de passage, nous y sommes toutes et tous chez nous. La réussite de nos actions n’est le résultat que de notre seul effort commun. « Créer c’est Résister, Résister c’est Créer ! »

La Fête Libre, éphémère, brise parfois le cours d’une histoire, d’un projet. Si périssable soit-elle, elle engendre des semences d’idées et de désirs, jusque-là inconnus, et qui, souvent, lui survivent. Celles et ceux qui parlent de révolution et de lutte sans comprendre ce qu’il y a de subversif dans une Manifestation Festive, de positif dans le refus des dogmes, des contraintes et des cloisonnements, celles-ci et ceux-là ont dans la bouche un cadavre. Mais laissons leurs illusions à celles et ceux qui pensent tout posséder, tout contrôler. Qu’ils soient rouges ou gris, en passant par le noir, le vert, le rose et le bleu, ils nous ont toujours trahis ! Ne soyons plus complices de notre propre soumission à leurs sociétés pseudo-démocratiques, ou même pseudo-libertaires, et à leurs modes de pensée. Nous avons déjà choisi. Les coupables ne seront pas Ayrault ou Vinci. Les coupables seront toutes celles et ceux qui n’auront rien fait contre l’aéroport, contre ce monde injuste et destructeur. Il n’y a pas de méchant système, juste une somme d’individuelles lâchetés...

La Liberté absolue offense, déconcerte. On préfère alors invoquer la maladie, la démoralisation ou encore la déviance pour légitimer son oppression. Qui nous juge n’est pas né à l’esprit, à cet esprit de Liberté que nous voulons dire, et qui est pour nous bien au-delà de ce que vous appelez la liberté. Gare à vos logiques, Mes-sieurs-dames, vous ne savez pas jusqu’où notre haine de la logique peut nous mener. Il faut lutter sans plus attendre pour l’apparition concrète de l’ordre mouvant de l’avenir. Les forces réactionnaires à l’œuvre dans notre pays ne laisseront à aucun prix, tout en affirmant le contraire, une véritable contestation se développer en dehors de celle qu’elles ont pris soin d’organiser elles-mêmes. Des ordres injustes existent : nous satisferons-nous de leur obéir, tacherons-nous de les amender, allons-nous obéir jusqu’à ce que nous y ayons réussi, ou les transgresserons-nous sur le champ ? On estime en général devoir attendre d’avoir persuadé la majorité de les altérer. On pense que si l’on résistait, le remède serait pire que le mal. Or c’est de la responsabilité du gouvernement et du capital que le remède soit pire que le mal. C’est eux qui le rendent pire !

Alors jetons notre vote, pas un simple bout de papier, mais toute notre influence. Une minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité. Ce n’est du reste plus une minorité, mais elle devient irrésistible quand elle la bloque de tout son poids. La Victoire sera pour celles et ceux qui auront su faire le désordre sans l’aimer. Il nous reste, dans les limites où il nous appartient d’agir avec efficacité, à témoigner en toutes circonstances de notre attachement absolu à l’Autonomie de nos existences. Non pas seulement en assurant individuellement la sauvegarde de ce principe, non pas seulement en élevant une faible protestation contre chaque violation qui en est faite, mais encore en recourant, le cas échéant, aux moyens d’agitation générale les plus propices. Notre participation à cet acte de Résistance à l’ordre établit est salutaire, nous devons prendre soin de cette Liberté si fragile que nous nous sommes réappropriée. Nous sommes toutes et tous coupables de refuser leur aéroport et le monde qui va avec !

Nous résistons à l’avenir probable dans le présent, car nous faisons le pari que ce présent offre encore matière à Résistance, qu’il est peuplé de pratiques encore vivantes même si aucune n’a échappé au parasitage généralisé qui les implique toutes. Nous montrons à toutes celles et ceux qui voudraient nous voir rentrer dans le rang ou envoyer au purgatoire, que nos modes de vies Autonomes et Festifs sont bien plus fertiles que leur vieux monde décrépi plein de projets inutiles. Ce monde fascisant qui n’a su répondre à l’expression de nos désirs que par la répression et la calomnie. Nous leur donnons ce spectacle fascinant d’une horde sauvage qui, sans chefs et sans moyens, construit un espace accessible à toutes les classes, à toutes les populations. Nous offrons à la face de ce monde nos Alternatives et nos Solidarités afin de semer nos Idées et nos Désirs. Ces germes nous survivront et finiront d’effriter petit à petit les fondements de cette société réactionnaire...

Nous ne sommes pas nées pour être possédées, pour être subalternes aux ordres, serviteurs ou instruments utiles de tout souverain de part le monde. Nous sommes nées pour marcher sur la tête des rois, apprenons à marcher seules ! Nous briserons celles et ceux qui, dans leur monde qui se meurt, n’ont que l’ambition de mourir avec lui. Aux réactionnaires qui veulent que l’histoire fasse machine arrière, à tous les soumis, indécis, suppôts de la tradition, aux apologues de la masse, à tous les serviles qui se complaisent dans les lambris ministériels, opposons notre entêtement : votre aéroport ne se fera pas et votre vieux monde, nous le briserons !

« Au vent qui sème la tempête, se récolte les jours de Fête »

FLY

http://demo.ovh.net/fr/d1901e9e5cb7...

Scène Concert (25kw sous chapiteau chauffé) :

  • 100 raisons (punk)
  • Alee le Pti Beurre Breton (rap)
  • Anonyme(s) (rap)
  • Chas Gourlen (punk)
  • Beer Beer Orchestra (ska Punk)
  • Buffet Froid (chanson)
  • Cabadzi (hip-hop)
  • Caravane Namaste (chanson)
  • Division Nada (punk musette)
  • Dub Inc (reggae)
  • Emma Pils [2Ex-Les Vieilles Salopes] (punk)
  • H.k (soul)
  • HK et les Saltimbanks (rap)
  • Hop Hop Hop Crew (jazz manouche)
  • Jabul Gorba (balkan punk)
  • Jah Gaia (reggae)
  • Jeny (chanson)
  • Keny Arkana (rap)
  • La Parisienne Libérée (chanson)
  • La Jonction (rap)
  • Les Genisses Dans l’Mais et le Stabul Orchestra (chanson)
  • Les Kamioneurs Du Suicide (punk)
  • Massacror’s (punk)
  • Mc Metis (hip-hop)
  • Miss Plum (rap)
  • On y pense... [Le Pied de la Pompe + Guizmo/Tryo + Zeitoun/LaRueKetanou + Alee] (chanson)
  • Pogomarto (punk)
  • Prince Ringard (punk)
  • RPZ (rap)
  • Shock (punk)
  • Unite Mau Mau (rap)

+ Tekno Sound System TNK & Friends (15kw sous chapiteau) : Tekno, Acid, Trance, Breakbit, Dubstep, Drum, Tribe, Hardcore, Breakcore, Speedcore...

+ Reggae Sound System (20Kw sous chapiteau) : Kürün Positive Bassline & Friends

+ Reggae Sound System (10kw sous chapiteau) : Early-J Records, Ouragan Prod, Fieu Sound System & Zal-MC + guests

+ Scene accoustique et spectacles sous chapiteau (Beigale Orkestra, Koleweize, Battucadas...)

N’oubliez pas que vous êtes dans une lutte anticapitaliste, sociale et écologique : soyez autonomes, ne tolérez aucun comportement raciste, homophobe, machiste ou tout simplement dominant et irrespectueux, ne laissez aucun déchet ou mégot au sol, partagez et échangez ce que vous ramenez et surtout, agissez de partout contre Vinci et le Parti Socialiste !

plus d’info sur zad.nadir.org

Pour nous contacter : festizad @ riseup.net

Annonce et informations : https://zad.nadir.org/spip.php?article885

Affiche : http://demo.ovh.net/download/d19fc3... http://demo.ovh.net/fr/d19fc3ae3e2a...

Flyer : http://demo.ovh.net/download/d1901e... http://demo.ovh.net/fr/d1901e9e5cb7...

Tek : http://demo.ovh.net/fr/4b5b7ac9b330...

Reggae : http://demo.ovh.net/fr/74c5265a4a95...

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:38

 

zad.nadir.org

samedi 5 janvier 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 5 janvier l’occupation militaire dure depuis 41 jours (pour une opération débutée il y a 83 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 40 jours pour l’un et 19 jours pour l’autre.

On peut envoyer des courriers aux personnes incarcérées et/ou au collectif anti rep ainsi que des sous à l’adresse suivante, le chèque libellé à cet ordre : Comité de soutien des inculpées, Le Gué, 44220 Coueron.

pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi, voir leur blog

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. et à Notre-Dame-des-Landes, mobilhome face à la mairie : tous les jours de 10h à 17h

Infos utiles pour venir ici :

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- équipe médicale : 07 60 26 42 14 !! ATTENTION changé le 4/12
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01)
- Contact mail pour le FestiZad : festizad at riseup.net
- Contact Presse FestiZad : 06 43 28 23 90

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

Et une info pratique pour celleux qui viennent sur la zone, pensez à vous brancher sur Radio Kaxon, 107.7 pour avoir des infos fraîches.


Flash infos :

- 18h39 : INFOTRAFLIC partiel : Comme toujours depuis des semaines les bleus sont au carrfour des fosses noires/D81 et obligent les gens à passer dans les champs. Il y a aussi des contrôles à la Boissière proche de la Bellish’. EN bref, ils contrôlent toujours les accès qui mènent ici mais il parait que ce n’est pas ça "une occupation militaire".

- nous venons de mettre en ligne un compte-rendu du rassemblement qui a eu lieu le samedi 29 décembre devant la prison de Nantes Carquefou, en soutien aux inculpé-e-s, et à tous et toutes les prisonniers-ères de ce monde. Feu à toutes les prisons !

- Alors que d’après Libération, il faut sortir de l’impasse

- D’après un autre torchon nommé le pointla fête serait gachée et c’est "une petite victoire pour les autorités. Elles arrivent à empêcher les opposants à "l’Ayraulport" de tenir un festival de musique."

- on nous apprends que manuel vals serait un vrai zadiste suite à la citation que son équipe com a choisi pour sa carte de voeux : "Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire." Nous on est excédé de ses petits soldats qui nous bloquent jour et nuit depuis le 24 novembre au carrefour chemin de suez/fosses noires et on a surtout envie de lui chanter de dégager :

"Eh Manu rentre chez toi, Ton Ayrault-porc s’fera pas, Ton bureau va fermer, Nous on a djà gagné On pensait qu’un mec comme toi ça pouvait pas s’acheter Mais Vinci t’fait ramper Avec ses gros billets Oublie pas qu’c’est pas l’béton Et tous tes gros avions Qui nourriront nos enfants Et leurs petits enfants

Eh déconne pas Manu ça sert à rien la haine 500 CRS d’envoyés C’est 1 000 Zadistes qui r’viennent" la jubilante suite est ici

- Encore une belle propagande de Ouest-Torche ici Où l’on apprends que l’hélico qui nous survole est équipé d’une caméra (jour et thermique) capable de lire une plaque d’immatriculation à 800 mètres ainsi que d’un projecteur, capable d’éclairer - comme en plein jour - l’équivalent d’un stade de foot à 300 mètres.

- un infokiosk s’est monté à l’entrée de la cuisine collective du Champ Hors-Control

- Les copines et copains déboulonneur-euses de pylones nous invitent à jeter un oeil ici

- Petit rappel pour les festivalers super important de lire ici avant de venir

- on a reçu quelques nouvelles du festizad, il y a eu beaucoup de problèmes suite aux ordres de la préfectures pour faire arriver les sonos ou les futs de bière. Mais il y a bien eu des concerts hier soir ou plutôt hier nuit puisque ça aurait commencé vers 2h du matin (en plus de l’electro) Sinon il y a eu de belles batailles de boue, de chouettes discuts avec des camarades, des relous venus se percher. Et il semble que Prince ringard aurait joué à la Sécherie.

- Message a passer à radio klaxon : ça fait plaisir de se réveiller avec vous sur la zad.

- 11h 30h : Aux Ardillères, les flics laissent passer les personnes à pied dans les deux sens sans les contrôler (même avec une pelle ou une pouche), et laissent passer les voitures qui sortent de la ZAD.

Pour toutes les personnes qui arrivent sur la ZAD Présenter ses papiers, c’est collaborer.

Ce serait chouette de ne pas faciliter le travail des flics en leur présentant vos papiers d’identité. Avoir ces papiers d’identités n’est pas obligatoire (sauf quand on conduit).

D’après la loi, donner son identité (au moins oralement) est obligatoire mais il n’y a pas de sanctions prévues. Le seul risque, c’est de se faire embarquer au poste pour un controle d’identité qui peut durer jusqu’à quatre heure. Mais si tout le monde refuse, c’est impossible pour eux de controler tout le monde.

Il y a des gens qui ne peuvent pas se permettre de montrer leur papiers aux flics, soit parce qu’illes n’en ont pas, soit parce qu’illes sont recherché.e.s, soit parce qu’illes sont interdit.e.s de territoire (c’est le cas de plusieurs opposant.e.s qui ont eu des procès ou qui sont en attente d’en avoir).

Depuis longtemps il y a des personnes sur la Zad qui portent la pratique de refuser les controles. Souvent, les flics n’ont pas les moyens de les arrêter et les relâchent immédiatement. D’autres fois elles se font arrêter pour quatre heures. Si plus de monde s’y mets, les flics seront vite débordés, et si au pire, des gens sont embarqués, ça ne tombera pas toujours sur les mêmes.

Vous avez plusieurs possibilités :
- Ne pas montrer vos papiers, mais déclarer votre vraie identité. Ca permet déjà de compliquer le travail des flics et de faciliter aux autres la possibilité de donner un faux nom. N’hésitez pas à raler et à leur faire sentir que vous n’appreciez pas d’être controlé.e.
- Donner un faux nom, un faux prénom et une fausse date de naissance. Pensez à l’avance au nom que vous allez donner et assurer vous de pouvoir donner deux fois la même date de naissance.
- Refuser de vous prêter au controle.

Les flics vont vous menacer de ne pas vous laisser passer ou de vous embarquer au poste. Bien souvent, il ne s’agit que de menace. Restez ferme sur votre position.

Si jamais vous vous retrouviez au poste pour un controle d’identité.
- Refuser de répondre aux questions des flics. Vous pouvez leur dire "je n’ai rien à déclarer" ou "je ne souhaite pas répondre à votre question". N’essayez pas d’esquiver les questions ou de prétendre que vous ne connaissez pas la réponse, vous vous fatiguerez inutilement et vous prenez le risque de faire des gaffes. Les flics vous retienne contre votre gré, vous n’avez aucune raison de faire preuve de bonne volonté.
- Refuser les photos, les prises d’empruntes et les prélèvement ADN. Ce serait dommage de refuser un controle et de donner son ADN.

Ne croyez pas trop les menaces que les flics pourront vous faire, pour vous faire craquer. Il n’y a vraiment pas beaucoup de chance pour qu’il vous gardent plus de quatre heures, même s’il y a plus de risque si vous n’êtes pas blanc et si vous parlez mal le français.

A n’importe quel moment vous pouvez changer d’avis et déclarer votre (vraie) identité. A votre sortie prévenez la Légal Team au 06 75 30 95 45. Ca arrive souvent que des gens refusent de donner leur identité, refusent de donner leurs empruntes et de se faire prendre en photo et que les flics les relachent au bout de quatre heures sans savoir qui elles sont. C’est une belle victoire, ne vous en privez pas.

Il y a déjà eu quelques personnes qui se sont faites condamner pour avoir donner une fausse identitée, mais seulement dans des cas ou les gens avaient commis des délits (ce qui n’est pas votre cas si vous avez seulement refuser un controle). La peine ordinaire est d’une petite amende qu’on peut payer collectivement.

L’occupation militaire de la Zad n’est pas quelque chose de banal qu’on peut accepter sans réagir.


RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

- info manifestizad : 8000 festivaliers selon la gensmerderie... et un article sur le telegramme

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ; collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h ; au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Ce sera désormais tous les mardi, 19h, BOURSE DU TRAVAIL, 3 rue du chateau d’eau, 75010 paris, métro république NOTE : les prochains mardis seront "le jour de noël" et "le jour de l’an", en conséquence la prochaine réunion "hebdomadaire" tous ensemble aura lieu le mercredi 02 janvier à 18h30 au CICP (si la salle est disponible) 21 ter rue voltaire 75011 métro rue des boulets ou Alexandre Dumas on peut certainement trouver des informations ici, Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de Ploërmel à Augan, tous les jeudis à 20h30,
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h au local cyberacteurs, 6 rue Aristide Briand, Quimper
- Vannes : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Lauragais : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)

Les rendez-vous du jour

Samedi 5 janvier

- Lille : départ d’une marche Lille-Nantes  :

Nous avons pour projet, ici, à Lille, de rejoindre Nantes à pied. Pour délivrer un message à dimension humaine, à un rythme humain. Un msg de solidarité, de non violence, de décroissance. Nous voulons montrer à travers cette marche, que la France est unie, organisée, qu’elle ne veut, ni de cet aéroport, ni de tous les autres grands projets inutiles imposés.Et qu’il est grand temps que l’on cesse de massacrer la Terre, sans laquelle l’humain ne peut vivre.

Nous vous invitons tous à nous rejoindre, ou que vous soyez, ou à créer d’autres chemins pour ceux qui viennent de l’autre bout de la France ou d’ailleurs pour nous rejoindre et rejoindre NDDL !

Et nous vous demandons votre aide. Pour dormir au chaud et manger le soir. Pour se rencontrer. Ce peut être l’occasion d’organiser un débat sur la place publique dans votre ville ? De parler de vos propres groupes ?

Ca vous branche ?????? On part le 5 janvier 2013, rendez vous à 08h00 devant l’Opéra de Lille, Place du Théâtre 59000 LILLE, Métro Rihour ou Gare Lille Flandres pour un départ à 09h00.

La marche des lézards

- Villefranche de Lauragais : : arrivée d’étape de la marche NICE-NDDL ;

Contact : NDDL-Lauragais@librement.org

- 

Alençon : marche

Marche le 5 janvier, à 11 h, place de la Magdeleine, à Alençon.

- Guîtres : concert de solidarité

à 21h au foyer communal La voca Abierta en concert

- Le Comité Corrézien contre l’Aéroport de Notre Dame des Landes appelle à *manifester à Tulle *contre ce projet qui est une aberration écologique, sociale et économique. Il s’agit en effet de bétonner une zone humide de 2000 hectares, de concéder l’espace et les biens communs à une multinationale qui en tirera des profits, et enfin d’octroyer des subventions à des actionnaires. Subventions qui proviennent des impôts versés par les citoyen-ne-s ! D’autre part, le Comité Corrézien dénonce de nouveau la répression policière en cours sur le site de NDDL, malgré la Commission de "dialogue" mise en place par le gouvernement. Ce *samedi matin 5 janvier 2013*, la Confédération Paysanne organise un rassemblement national sur le thème "Sauvons l’Elevage", devant la Préfecture de *Tulle*. Le Comité Corrézien NDDL rejoindra cette manifestation. Car en effet, les paysan-ne-s sont les premiers concernés par l’artificialisation des terres (l’équivalent d’undépartement disparaît tous les dix ans), pour des projets destructeurs tels que l’aéroport de NDDL.

OUI A L’ELEVAGE, NON AU SACCAGE DU BOCAGE ! OUI AUX LEGUMES, NON AU BITUME !

*Horaires : soit 10h30 au départ de la manif, Chambre d’Agriculture, Puy Pinçon* *soit 12h30 devant la Préfecture.* *Merci de faire des banderoles sur le thème de l’artificialisation des terres.*

- Vieillevigne 5 janvier 2013 Soirée de Soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes A Lîle, ferme associative, 31290 Vieillevigne http://lile.asso.fr
- Dès 19h00, grand feu en plein air
- Repas 5 euros plein tarif
- présentations, discussions Contact : NDDL-Lauragais@librement.org

Ils sont une vingtaine, de 17 à 70 ans, dont quelques-uns marchent depuis Nice. Ils marchent d’abord pour marquer leur opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes[1], mais aussi traversant les régions, ils génèrent des événements constructifs autour du thème de l’homme, un être social, dont le premier facteur de développement a été l’entre-aide[2].

On observe partout cette logique de mise en compétition des territoires. Les petits projets, communaux et inter-communaux, nourrissent les gros projets, régionaux et nationaux, et dans l’autre sens, les gros projets nourrissent les petits projets. Au lieu de s’entre-aider, les territoires se comparent les infra-structures, ils essaient d’être les mieux placés pour attirer les investisseurs et les gens en quête d’endroits où "investir". C’est à celui qui sera le plus beau, le plus intelligent, le plus rusé, le plus autoritaire, le plus habile, pour emporter les marchés qu’ils se créent ou qui sont créés par les entreprises susceptibles de réaliser les travaux. Toujours au nom de "l’emploi".

Diamétralement à l’opposé de la mise en concurrence, se développe sur la ZAD (Zone à Aménagement Différé, rebaptisée Zone A Défendre par le collectif d’occupation) de Notre-Dame-Des-Landes, des relations diverses entre habitants, dont le point commun pourrait être nommé "entre-aide", même s’il n’est pas possible de réduire la richesse des expériences à un seul concept ou mot valise. Ce qui surprend, c’est l’énergie que cela génère, contre laquelle les gendarmes mobiles et les CRS ne peuvent rien.

Le samedi 5 janvier 2013, les marcheurs partent de la Mairie de Castelnaudary (11400) pour gagner la ferme Lîle sur la commune de Vieillevigne (31290), en passant par la piste du Canal du Midi. Nous sommes un collectif de personnes physiques, mobilisés pour aider à faire capoter le projet d’aéroport à Notre- Dame-Des-Landes, qui n’est pas un projet inutile pour tout le monde. A l’arrivée des marcheurs, nous organisons une soirée de soutien pour, d’une part les accueillir dans de bonnes conditions, d’autre part pour discuter de des projets imposés dans notre secteur.

Entre autres ici :
- La communauté de Commune Cap Lauragais veut imposer à Villefranche un nouveau centre de loisir à tous ses habitants, avec l’habituelle logique concentrationnaire.
- La Mairie de Nailloux a construit un "village de marque" et maintenant veut construire une "salle de spectacle".
- Bélesta Lauragais, petit village perdu dans la campagne lauragaise, accueille maintenant la plus grosse station de compostage de la région, avec des centaines de passages de tracteurs sur des petites routes, nom de la société gérante : "Cler Verts"

Merci - autant que faire se peut - de prévenir de votre venue afin d’estimer les quantités nécessaires.

[1] Le projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes rencontre une opposition pluri-culturelle déterminée qui s’est mobilisée en masse dès la première vague d’expulsions brutales en octobre 2012. Voir http://zad.nadir.org/ et http://acipa.free.fr/. Les marcheurs ont un blog : http://marche.nddl.nicenantes.overb...

[2] http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%... http://www.franceinter.fr/emission-... entraide-un-facteur-de-l-evolution-de-pierre-kropotki

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:36

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.01.2013 à 13h07 • Mis à jour le 05.01.2013 à 17h25


 

 
Les opposants au projet d'aéroport montent une scène vendredi4 janvier pour un week-end de concerts.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi, dans une ambiance bon enfant en dépit de la boue et des difficultés d'organisation, sur la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour assister au "FestiZad" - des concerts rap, reggae et punk organisés jusqu'à dimanche en soutien aux opposants au projet.

Les gendarmes ont estimé à environ 8 000 le nombre de personnes présentes sur le site depuis vendredi soir, tandis que la préfecture de Loire-Atlantique en comptait au moins 5 000.

Les forces de l'ordre, qui ont assuré "un service de régulation de la circulation" autour du rassemblement, n'ont pas signalé "de tensions particulières", a indiqué dans un communiqué la préfecture, tout en pointant "l'absence de déclaration préalable" de la manifestation "et la volonté revendiquée par les organisateurs de tenir cachée jusqu'au dernier moment sa localisation précise".

 

"ZONE À DÉFENDRE"

Jusqu'à 5-6 kilomètres autour du festival, des centaines, voire des milliers, de véhicules de toutes sortes - caravanes, camping-cars, voitures, camionnettes où ont dormi des festivaliers dans la nuit de vendredi à samedi - étaient stationnées sur les routes menant à la Zad (zone d'aménagement différée, rebaptisée "zone à défendre" par les opposants).

Sur place, certains festivaliers, pourtant équipés pour parcourir le bocage détrempé par les pluies et une bruine persistante, se trouvaient englués dans la boue, prisonniers parfois jusqu'aux genoux et en perdant leurs bottes.

 

CONCERTS RETARDÉS

Mais malgré la boue, les concerts retardés, un groupe électrogène vacillant et une buvette en rupture de stock, l'atmosphère restait bon enfant sur le site où le public - une foule hétéroclite mêlant familles avec enfants, groupes accompagnés de chiens et retraités - déambulait dans la bonne humeur.

Si quatre chapiteaux - sur sept prévus - ont été dressés en dépit de l'interdiction de la préfecture, "il nous manque les yourtes, les tipis et les habitats légers et écologiques qui auraient du servir de sensibilisation à ce type d'habitat et abriter des expositions et des stands d'information", a regretté Camille, un des zadistes. Un arrêté préfectoral a interdit du 3 au 6 janvier le transport et l'installation sur la zone de "chapiteaux, tentes et autres structures itinérantes de plein air".

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:17

 

Rue89 - Baroque et fatigué 05/01/2013 à 18h01
Baroque et fatigué | Blogueur

 

 

Baroque et fatigué est un blogueur « chrétien, libéral et fonctionnaire (oui, je sais) » qui explique dans sa dernière note de blog pourquoi il ne participera pas à la manifestation contre le mariage gay organisée par des mouvements anti et l’Eglise catholique le 13 janvier prochain. 

 

 


Deux femmes s’embrassent, lors d’une manifestation pour le mariage pour tous à Bordeaux, le 8 décembre 2012 (PASTOR/SIPA)

                                                                                                                                                                                                                             1 Parce que l’homosexualité telle que nous la voyons autour de nous n’a rien à voir...

... avec celle qui est condamnée dans l’Ancien Testament, ni avec celle que réprouve saint Paul.

 

Il ne s’agit pas de pédérastie ou d’exploitation sexuelle des esclaves comme c’était souvent le cas de l’Antiquité ; il ne s’agit pas de la pure et simple satisfaction de besoins sexuels ou affectifs. Nous voyons autour de nous des couples homosexuels stables, fidèles, aimants, et qui ont une très réelle fécondité au sein de notre société.

Cela doit nous amener à changer le regard que nous portons encore trop souvent sur les personnes homosexuelles – beaucoup d’entre nous l’ont déjà fait, et que personne ne se sente ici accusé d’homophobie – mais aussi à revoir un cadre législatif qui ne permet pas de prendre en compte leur situation de façon appropriée.

                                                                                                                                                                                                                             2 Parce qu’en dépit de ces changements, l’Eglise n’a pas modifié...

... sensiblement le discours qu’elle tient sur l’homosexualité, qu’elle tient, dans les documents publiés par le Saint-Siège comme dans les déclarations de beaucoup de ses pasteurs, un discours trop souvent blessant, et qui traduit, aux yeux de beaucoup d’entre nous, une grande méconnaissance de l’homosexualité, et l’insuffisance de sa réflexion sur ce sujet.

 

Il aurait sans doute été préférable que notre Eglise ne s’implique pas à ce point dans ce débat avant d’avoir réfléchi en profondeur à la validité de son enseignement ; nous sommes tous responsables de cet état de fait. Il y a une distinction à faire entre la Vérité que nous avons pour vocation d’annoncer au monde, et ce qui n’est peut-être qu’une mauvaise habitude de pensée, une tradition obsolète.

Il est décevant que les médias catholiques ne donnent la parole qu’à des « experts » dont la compétence est plus que discutable, comme Philippe Ariño (dont le parcours personnel est tout à fait respectable, mais qui explique l’homosexualité masculine par un fantasme de viol, ce qui est pour le moins réducteur) ou Tony Anatrella (qui, pour résumer, réduit l’homosexualité à un narcissisme et à une immaturité affective, ce qui traduit une profonde méconnaissance du sujet), et qu’en parallèle on s’intéresse si peu aux études de genre, caricaturées en une « théorie du genre » qui n’existe que pour ceux qui en ont peur.

                                                                                                                                                                                                                             3 Parce que le caractère « intrinsèquement désordonné »...

... (c’est l’expression du catéchisme de l’Eglise catholique) d’un acte sexuel entre deux hommes ou deux femmes, à ce qu’il me semble, n’a précisément rien à voir avec la Vérité, et tout avec des habitudes de pensée, des traditions auxquelles nous pourrions renoncer sans dommage.

 

Je ne répèterai jamais assez cette citation de François Mauriac :

« Le Christ, dans son enseignement, paraît ne s’être jamais inquiété de nos goûts singuliers. Il ne lui importe aucunement de connaître les bizarreries de nos inclinations.

Son exigence, sa terrible exigence, et qui est la même pour tous, c’est que nous soyons purs, c’est que nous renoncions à notre convoitise quel qu’en soit l’objet.

La réprobation du monde à l’égard de l’homosexualité, et qui est d’ordre social, n’offre aucun caractère commun avec la condamnation que le Christ porte contre toutes les souillures, ni avec la bénédiction dont il recouvre les cœurs qui se sont gardés purs : “Beati mundo cordes quoniam ipsi Deum videbunt.” »

                                                                                                                                                                                                                             4 Parce que la loi sur le mariage pour tous...

... me semble contribuer au bien commun

 

Elle permettra à des couples qui souhaitent donner un cadre juridique à leur union de le faire dans les mêmes conditions que les autres.

Nous n’avons aucune raison de juger a priori leur attachement superficiel ou insincère. Nous n’avons aucune raison de refuser à deux personnes de même sexe formant un couple de se transmettre leur patrimoine dans les mêmes conditions que les autres, de tisser entre elles la même solidarité que celle qui peut unir les autres.

Quand la situation se présente, nous n’avons aucune raison de leur refuser d’élever ensemble des enfants dans les mêmes conditions que les autres. Le fait d’élever un enfant, d’être son père ou sa mère, n’a jamais été, dans aucune société humaine, consubstantiellement lié au fait d’avoir participé à sa conception.

On ne saurait parler à ce sujet de mensonge (outre que ce terme est profondément blessant) – ou alors les parents célibataires sont des menteurs, les parents divorcés sont des menteurs, les parents qui adoptent sont des menteurs, ce qui fait beaucoup de menteurs.

 

                                                                                                                                                                                                                             5 Parce que les arguments présentés...

... par ceux qui parlent de la famille nucléaire (ou « un papa, une maman, un ou plusieurs enfants ») comme d’un modèle unique, exclusif et indépassable me semblent faibles.

 

L’histoire des sociétés humaines montre que ce modèle n’est ni plus « universel », ni plus « naturel » qu’un autre. L’Eglise elle-même a toujours reconnu la diversité des états de vie : mariage, célibat, vie consacrée, sacerdoce, vie religieuse communautaire.

A cet égard, les couples homosexuels ne me semblent pas représenter un bouleversement majeur ; il suffit d’en connaître quelques-uns pour saisir à quel point ce qu’ils vivent ressemble profondément à ce que vivent les couples hétérosexuels.

Quant à vouloir préserver l’institution du mariage de tout changement : on oublie un peu vite qu’il n’y a pas si longtemps, se marier, c’était débuter une vie commune avec quelqu’un qu’on avait rarement choisi – vie commune marquée par la domination de l’un des deux membres du couple sur l’autre. (Je ne crois pas qu’il y ait eu, en ce temps, de grandes manifestations contre le mariage tel qu’il était.)

Pour autant qu’il soit possible d’en juger au for externe, de ce mariage et de celui de deux personnes homosexuelles aujourd’hui, lequel vous paraît le plus éloigné d’un hypothétique modèle d’union chrétienne ? Il me semble que la question mérite d’être posée.

                                                                                                                                                                                                                               6 Parce que la procréation médicalement assistée (PMA)...

... et la gestation pour autrui (GPA) sont des problèmes bien distincts de celui du mariage pour tous.

 

Si l’Eglise ne considère pas la plupart des formes de procréation médicalement assistée comme moralement acceptables, c’est pour des raisons qui s’appliquent tout autant à un couple hétérosexuel qu’à un couple homosexuel.

Il aurait pu être pertinent de mettre un million de personnes dans la rue lorsque la fécondation in vitro (et la production d’embryons surnuméraires qui y est hélas associée) a été autorisée : il est étrange de ne s’en préoccuper à ce point – même si je n’ignore pas toutes les actions entreprises par des catholiques pour combattre cette pratique – qu’à l’heure où les couples homosexuels pourraient y avoir accès.

Quant à la gestation pour autrui, elle n’est à l’heure actuelle pas légale en France, que le couple intéressé soit homosexuel ou hétérosexuel. La plupart des couples qui recourent à ce procédé dans les pays qui l’autorisent sont hétérosexuels.

Bref, s’il y a un risque de reconnaissance d’un « droit à l’enfant », c’est un problème global, c’est le problème de tous les couples, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels, et stigmatiser les couples homosexuels comme nécessairement « égoïstes » dans leur désir d’enfant est injuste et mensonger.

                                                                                                                                                                                                                                 7 Parce que je crois que les personnes homosexuelles sont...

... comme chacun d’entre nous, appelées à la sainteté, et qu’avoir la possibilité de se marier les aidera à être toujours plus aimantes, heureuses et fidèles, ce dont un catholique, à ce qu’il me semble, ne peut que se réjouir.

 

Leur permettre de faire ce choix, ce n’est pas manquer de reconnaissance à nos parents et éducateurs ; cela n’a rien de contradictoire avec les choix que nous avons faits, si différents qu’ils puissent nous paraître.

Pour toutes ces raisons, en tant que catholique, il me semble impossible de manifester le 13 janvier, et je me permets de vous faire une proposition alternative : prier pour que, si la loi est votée, les couples homosexuels qui choisiront de se marier civilement en tirent tout le bien possible.

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:06

Rue89 - Témoignage 05/01/2013 à 10h45

Issam, médecin syrien

 

 

Issam, chirurgien syrien qui a opéré des mois sous les bombes, a fui le chaos après avoir été arrêté et torturé. Il témoigne, pour la deuxième fois sur Rue89.

 

 


Un médecin dans un hôpital à Alep, le 10 août 2012 (PHIL MOORE/AFP)

 

Pour avoir embrassé la révolution, la population d’Alep reçoit une punition collective de la part du régime. Les coupures d’eau et d’électricité en font partie.

Making of

En août, Rue89 avait reccueilli le témoignage d’Issam (prénom modifié), chirurgien d’Alep, ville du nord de la Syrie bombardée par le régime. Après plusieurs mois passés à opérer les victimes du conflit et au terme desquels il a été arrêté, Issam a fui son pays en novembre. De retour en France, il témoigne de nouveau.

 

C’est cette fois sur les conditions sanitaires, le chaos jusque dans les prisons et l’exacerbation des tensions comunautaires qu’il a décidé de parler. Marie Kostrz

A l’hôpital, on s’est retrouvé en train d’opérer sur des batteries puis, lorsqu’elles étaient déchargées, à prendre trois ou quatre téléphones portables munis de torches et à se mettre à gonfler l’air à la main pour oxygéner le patient. On arrêtait d’opérer jusqu’à ce que l’électricité revienne.

Mes collègues mènent donc à présent une politique de sélection des cas. Ils ne soignent plus qu’une personne sur trois. Ils choisissent les malades qui ont le plus de chance de survivre. Ces gens-là sont opérés. Les autres non.

Ils disent à leur famille de les amener dans un autre hôpital. Les plus chanceux, ceux qui ont de l’argent, trouvent encore un hôpital privé devenu très cher ou sont emmenés en Turquie.

Hôpitaux bombardés, transformés en camps

Aujourd’hui, ce n’est même plus possible de soigner les gens en Syrie. Je suis médecin et je me sens impuissant. On devient complètement inutiles.

Après plusieurs mois à Alep, j’ai donc décidé de rentrer en France où j’ai étudié.

En Syrie, je travaillais dans sept hôpitaux différents : le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Alep et six autres établissements privés.

Aujourd’hui, seul l’un d’eux fonctionne encore.

Les autres ont été bombardés ou transformés en camps militaires par le régime. Ils accueillent aussi des réfugiés qui n’ont plus de maisons.

Mes collègues ont reçu des cas de peste

Les coupures d’eau sont elles aussi un désastre. Avec les poubelles qui ne sont plus ramassées et la pluie, cela fait un mélange horrible, idéal pour les épidémies.

Mes collègues médecins internes ont reçu pas mal de cas de peste. Tout le monde s’est donc mis à prendre de la pénicilline qui est encore disponible et l’épidémie a été vite endiguée.

Certains quartiers de la ville n’ont pas vu l’eau depuis quinze jours. Même les zones dites pro-régime ont des coupures de quatre ou cinq jours. Les habitants achètent des citernes d’eau entières. Deux mille litres coûtent environ 400 euros. C’est énorme et cela ne permet de tenir que quelques jours.

Une dispute avec un soldat : l’arrestation

Finalement, j’ai été arrêté. On m’a amené aux « moukhabarats » de l’armée de l’air, réputée comme la pire branche des services de renseignement. En Syrie on appelle ça « derrière le soleil » car bien souvent on n’en revient jamais.

Tout à commencé avec un jeune homme amené au CHU d’Alep avec des plaies partout. Un interne est venu me voir pour m’annoncer que ce patient avait été tellement torturé par le soldat censé le surveiller qu’une de ses blessures s’était transformée en fracture ouverte.

Les deux bouts de l’os lui avaient déchiré les muscles et la peau. Sachant que le jeune homme risquait une inflammation de l’os et des muscles voire une amputation, je n’ai pas tenu. Je me suis disputé avec le soldat. On encaisse beaucoup, on voit beaucoup de patients torturés, mais forcément on craque un jour.

Sur le coup il n’a rien dit, mais le lendemain on est venu me chercher à 6 heures du matin chez moi. J’ai été menotté, on m’a mis un sac noir sur la tête, on m’a insulté. Je n’ai pas été trop frappé car je suis mi-sunnite, mi-alaouite et cette moitié alaouite ne mettait pas mes bourreaux très à l’aise [Bachar el-Assad, président syrien, est alaouite, ndlr]. Puis j’ai été détenu.

La torture de la « chaise allemande »

Au départ, il y a une « procédure d’accueil ». Pendant une semaine environ, parfois plus, des personnes de la sécurité torturent, pratiquent leur sadisme jusqu’à ce que les officiers se rendent compte qu’une personne est emprisonnée et commencent une investigation sur elle.

On m’a donc mis sur la « chaise allemande ». C’est un énorme siège métallique dont le dos est en demi-cercle. On m’a attaché par les mains, qu’on tire vers l’arrière et le bas. Il y a donc une hyperextension de la colonne vertébrale. J’ai eu très mal.

J’en rajoutais, je criais qu’ils allaient le regretter, qu’un de mes parents était alaouite. J’essayais d’imiter l’accent de cette communauté, leur favori. Au bout de deux jours, quelqu’un s’est dit que j’avais peut-être raison. A la surprise de tout le monde dans la cellule où j’étais enfermé, j’ai été amené chez les enquêteurs.

Là, un des officiers m’a demandé pourquoi j’avais été arrêté. En fait, c’est le chaos total ! Il n’y a pas de chef d’accusation, rien de concret. Juste des détenus sur qui on a collé l’étiquette de terroriste ou de révolutionnaire. Les officiers ont même eu du mal à trouver mon nom sur les listes des prisonniers !

Invité dans le bureau des officiers

J’ai eu beaucoup de chance. Un enquêteur est passé par hasard dans le bureau. J’étais en bretelles et en culotte, ce qui ne donne pas l’image d’un chirurgien en chef, mais mon visage lui disait quelque chose. Quand il m’a reconnu, il a dit :

« Ah mais c’est vous docteur, vous m’avez soigné à l’hôpital ! Je vous reconnais !

– Ben oui c’est moi. »

Les chirurgiens sont souvent réquisitionnés pour soigner des membres du régime blessés contre l’ASL [Armée syrienne libre, ndlr]. J’avais en effet soigné ce responsable auparavant.

Il a dit aux autres de me libérer, que j’étais l’un des leurs. J’étais le prisonnier torturé, accusé de trahison suprême, de révolution. Cinq minutes plus tard, j’étais transformé en quelqu’un de loyal, de patriotique, de parfait.

Je me suis retrouvé en bretelles à boire du maté avec les officiers. C’est hallucinant, personne ne réfléchit !

Issam parle de sa libération.

Pour se déplacer, prendre un taxi chrétien

Etre neutre dans une telle situation est impossible. J’ai choisi mon camp dès le départ, je suis avec le sang innocent. Le péché original est de Bachar el-Assad.

En plus de soigner les victimes des bombardements et les responsables de l’armée, je me rendais donc en secret dans des hôpitaux de campagne situés dans des zones contrôlées par l’ASL.

Je n’avais pas de voiture car avec le chaos qui s’est installé, beaucoup de bandes kidnappent et demandent des rançons. Je ne me déplaçais qu’en taxi. Lorsque, pour me rendre sur place, je devais traverser une zone contrôlée par le régime, les combattants de l’ASL, dont une partie est alaouite et chrétienne, m’envoyaient des chauffeurs de ces communautés pour ne pas que j’aie de problèmes aux check-points.

Seules les apparences comptent : il faut une croix chrétienne sur le miroir du chauffeur. Ou que celui-ci s’appelle Tony ou Dany [prénoms très répandus parmi les chrétiens syriens, ndlr], qu’il parle très finement. Ou sinon qu’il ait un fort accent alaouite. Puis quand on entrait dans une zone de l’ASL, on changeait de voiture.

« On va se venger, les alaouites paieront »

Le régime a diabolisé la révolution en lui donnant un parfum sectaire détestable. Il a attaqué les mosquées, les églises. Maintenant il est clair qu’il y a de plus en plus de ressentiment entre les diverses communautés.

Moi-même qui ai soigné beaucoup de révolutionnaires de l’Armée libre, je n’ai pas de garantie, si je reviens demain à Alep, de ne pas être attaqué parce que je suis à moitié alaouite.

A partir du moment où la crise s’éternise et que personne ne fait rien pour l’endiguer, les gens commencent à se venger eux-mêmes. Les paroles sont claires, certains de mes propres amis le disent :

« On va se venger, les alaouites vont payer. Ils se croient en sécurité à Lattaquié et à Tartous [région côtière majoritairement alaouite, ndlr] mais ils ne le seront plus après la chute du régime. »

Il y aura des mois sanglants

Ça me fait mal au cœur mais en même temps je ne peux pas leur en vouloir. Je peux concevoir que Bachar el-Assad est fou et qu’il fasse tout pour rester au pouvoir. Mais pourquoi certains alaouites se battent pour lui, pour un seul homme ?

Après le renversement du régime, il y aura un ou deux mois très sanglants, de règlements de comptes. En particulier dans les zones de contacts alaouites-sunnites, dans la campagne de Alep, Homs, Hama. Là où ont eu lieu les massacres de Houla et Tremse. Car sur place tout le monde connaît l’identité des bourreaux.

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 17:31

 

Par Okeanos

5 janvier 2013 - 17:00
(dernière modification le 5/01/2013 - 17:01)

 

  1. Evolution dans l'affaire de la liste Lagarde
  2. Un migrant de 11 ans battu par un policier dans un centre de détention
  3. Licenciements, grèves et suicides : un début d'année 2013 au rythme de 2012
  4. Manifestation contre la suppression du repos du dimanche pour les employés des magasins
  5. L'Aube Dorée soutient ELAM et attaque des supporters de l'AEK
  6. Un magnat des médias arrêté pour une dette de 9 millions d’euros envers l’Etat

Retour (de rentrée) sur la première semaine d’information de l’année 2013, en partenariat avec rbnews.

 

Evolution dans l’affaire de la liste Lagarde

Le cas de la fameuse “Liste Lagarde” est en train d’évoluer en un scandale à grande échelle : il s’agit de la liste que Mme Lagarde avait envoyer au ministère grec des finances, lorsque Yiorgos Papakonstantinou en était le ministre (gouvernement Papandréou). Deux ministres et deux premiers ministres différents l’ont gardé sécrète, jusqu’au jour où le journaliste Kostas Vaxevanis en a divulgué son contenu (à relire ici) : les noms de plus que 2000 grecs possédant des comptes à la banque suisse HSBC et soupçonnés d’évasion fiscale.

Mais la version publiée de la liste ne semblait pas contenir la totalité des noms et une nouvelle liste fait apparaître des noms de l’entourage proche de l’ex ministre des finances Yiorgos Papakonstantinou, ce qui laisse supposer que l’anvien ministre aurait effacé une partie du contenu.

Suite à ces révélations, à la fin de la semaine dernière, 71 députés ont déposé une proposition au Parlement pour la création d’un comité d’enquête contre l’ex Ministre des Finances. Les députés sont originaires des trois partis qui participent au gouvernement de coalition, mais aucun chef de parti n’en est signataire.

M. Evangelos Venizelos, Président du Pasok et ex ministre des finances après M. Papakonstantinou, ainsi que M. Yiorgos Papandreou, premier ministre lorsque la (première) liste fut envoyée au gouvernement seraient également impliqués. Le fait que les députés qui ont déposé la proposition portent intérêt exclusivement à Yiorgos Papakonstantinou soulève malgré tout quelques questions.

Syriza tente d’ajouter à l’enquête les deux anciens cadres du PASOK, en demandant que leurs actes soient aussi examinés par le comité.

La proposition des 71 députés sera communiquée au Parlement lundi et une discussion ainsi qu’un vote suivront au cours de deux semaines prochaines. A la base du verdict du comité, le parlement décidera si les personnes impliquées seront jugées et par quel type de Tribunal.

Dans notre bulletin précédent, nous avons donné de plus amples informations à ce sujet et une recherche réalisée par rbnews  sera bientôt publiée sur notre site en anglais.

 

 

Un migrant de 11 ans battu par un policier dans un centre de détention

Des migrants mineurs, détenus au centre de détention pour migrants d’Amygdaleza ont commencé une grève de faim, pour protester contre la cruauté exercée sur un détenu de 11 ans par un policier. Quand le jeune a demandé à aller aux toilettes, il a été violemment battu par le policier et a du être transféré à l’hôpital.

Les migrants détenus à Amygdaleza dénoncent le fait que les tortures sont un phénomène fréquent: ils sont souvent battus et humiliés ou sont délaissés sans nourriture.

 

 

Licenciements, grèves et suicides : un début d’année 2013 au rythme de 2012

C’est la veille du nouvel an que deux entreprises en Grèce du nord ont choisi comme date pour licencier une partie de leur personnel. Le grand hôtel de luxe Porto Karras a licencié 58 employés, parmi lesquels 4 syndicalistes. Les employés caractérisent les licenciements comme massifs et arbitraires et se plaignent de non-paiement d’une partie de leurs salaires, cas pour lequel il y a eu des recours. Les employeurs expliquent que les licenciements ont touché le personnel saisonnier, qui est d’habitude licencié en hiver. Mais, le fait que des syndicalistes ont aussi perdu leur travail rend les licenciements abusifs. Syriza a déposé une question parlementaire sur ce sujet, tandis que la ministre compétente n’a pas réagit de façon très claire.

Le même jour, la chaîne de supermarchés Arvanitidis a procédé à huit licenciements dans un de ses magasins de la ville de Katerini. Le centre des travailleurs de la ville traite les licenciements comme revanchards, parce qu’une grève avait eu lieu dans ce magasin et la participation avait été très massive. Ce fait, selon le centre des travailleurs, rend les licenciements illégaux et abusifs.

Les abus des employeurs sont en grande partie couverts par la nouvelle législation sur le travail, qui a été imposée par le dernier mémorandum.

L’année 2013 suit la tendance de 2012 concernant les suicides et les grèves : le jour du nouvel an, un homme âgé de 63 ans s’est suicidé à Karditsa et les transports publics d’Athènes étaient en grève.

 


Manifestation contre la suppression du repos du dimanche pour les employés des magasins

Dimanche 30 décembre, les employés des magasins ont manifesté dans les rues commerçantes d’Athènes contre la suppression du repos du dimanche pour les magasins. Quelques centaines de travailleurs se sont réunis, ont distribués des tracts et ont manifesté en passant par les rues les plus fréquentées d’Athènes et devant un grand centre commercial (Attica), qui était gardé par les forces de police.

Quelques affrontements avec la police ont eu lieu, mais la plupart des passants et des consommateurs ont réagi de façon positive à la mobilisation.

 

 

L’Aube Dorée soutient ELAM et attaque des supporters de l’AEK

Des membres de l’Aube Dorée ont attaqué des supporteurs de l’équipe de foot de l’AEK à Corinthe car ils distribuaient de la nourriture et des vêtements à des grecs et des migrants. Un député du parti nazi , E. Boukouras, a participé à l’attaque, qui a été dénoncée par des associations de supporteurs de l’équipe dans diverses villes du pays.

En même temps, les députés de l’Aube Dorée Ilias Kassidiaris et Yiannis Lagos se sont rendus à Chypre afin de participer à la présentation officielle du candidat de ELAM aux élections présidentielle du pays, qui auront lieu en février. ELAM est le parti « frère » de l’Aube Dorée. Pendant la présentation, les députés de l’Aube Dorée ont cité que ELAM est “l’Aube Dorée de Chypre” et ils se sont laissés aller à un délire nationaliste et anticommuniste, en parlant de “l’espace défensif commun de Grèce et de Chypre”, qui pourrait constituer une “zone économique exclusive unie”, en notant que “l’Union tellement désirée pourrait être réalisée de cette façon”. Ces propos ont provoqué des réactions parmi la presse turque qui a également commenté les propos du chef de l’Aube Dorée, Nikos Michaloliakos, qui a indiqué que “les Turcs sont arrivés à Chypre avec les armes, et c’est ainsi qu’ils en partiront”.

 


La police ferme la station de radio “Entassi” hébergée par l’Université d’Economie d’Athènes

Après l’invasion de Villa Amalias et par l’utilisation de la suppression de l’asile universitaire, le gouvernement a procédé à une nouvelle attaque contre un espacé autogéré. Cette fois ci, la cible fut la station radio “Entassi”, hebergée par l’Université d’économie d’Athènes (ASOEE), sous couvert d’un appel anonyme qui aurait dénoncé un stockage de produits issus du commerce illégal dans les lieux de l’Université.

La police a arrêté 16 migrants (des petits commerçants et des passants) aux alentours de l’université et a confisqué l’équipement de la station radio, ainsi que du matériel de l’espace autogéré. Il est à noter que la radio fonctionne depuis 2002 et a souvent été une source de contre-information pertinente.

 

 

 

Grèce : un magnat des médias arrêté pour une dette de 9 millions d’euros envers l’Etat

Classé dans Economie

Par Okeanos

3 janvier 2013 - 23:06
(dernière modification le 3/01/2013 - 23:06)

 

 

Andreas Kouris

Andreas Kouris

 

Une dette s’élevant à 9.171 millions d’euros envers le plus grand fond de sécurité sociale de la Grèce, l’IKA, a conduit à l’arrestation du magnat des médias Andreas Kouris, patron de Real Media, un groupe qui se compose d’un journal et d’une station de radio.

L’arrestation est due à des dettes plus anciennes des chaînes ALTER (fermée en 2011) et Kontra, qui fonctionne toujours. Andreas Kouris est le fils de Giorgos Kouris, propriétaire de plusieurs journaux et chaînes de télévision en Grèce.

ALTER TV était, jusqu’à sa fermeture, une chaîne respectée spécialisée dans l’actualité. Le personnel de la chaîne n’était pas payé depuis un an et avait décidé d’occuper la chaîne quelques mois avant l’arrêt des retransmissions pour éviter au propriétaire millionnaire de fermer les bureaux et les studios.

Le personnel avait à l’époque tenter de diffuser illégalement des informations indépendantes jusqu’à ce que le gouvernement grec ferme leur émetteur. Avant la fermeture, les salariés vivaient en partie grâce à la solidarité des citoyens et des commerces locaux qui leur fournissaient de la nourriture ainsi que d’un peu l’argent donné par leur syndicat.

Quelques photos de l’époque de cette résistance :

 

 

(photos par Guy Smallman)

Andreas Kouris a indiqué via twitter qu’il n’est pas un représentant légal de la chaîne Alter. Arrêté à son domicile de Dionysos, au nord d’Athènes, il a été libéré dans l’attente de son procès qui aura lieu demain.

Le directeur général d’ALTER, Costas Yiannikos, avait été arrêté en Novembre 2011 à cause d’impayés de taxes d’un montant total de 1,2 millions d’euros.

Dans le cas ou vous souhaitez partager cet article, vous devez a minima copier également le texte ci-dessous (en conservant le lien) :
source : OkeaNews

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 17:11

 

 

LE MONDE | 05.01.2013 à 13h43

 

Le pays du "million de révoltes" a en lui la capacité de lutter contre toutes les formes du fatalisme.

La colère ne retombe pas en Inde, trois semaines après le viol collectif dont a été victime, le 16 décembre, une jeune étudiante en médecine de 23 ans, à New Delhi. Cette agression avait été commise, dans un minibus, avec une telle sauvagerie que la victime est décédée de ses blessures, le 29 décembre à Singapour, où elle avait été hospitalisée.

Le mouvement de protestation, de révolte même, déclenché par ce drame ne peut qu'être entretenu par ce que l'on continue d'apprendre sur la façon dont il s'est produit. Le compagnon de la suppliciée a ainsi dénoncé, vendredi 4 janvier, l'indifférence des passants et l'attitude de la police, lorsque le couple nu et ensanglanté avait pu enfin échapper à ses bourreaux. Une police manifestement plus préoccupée par des questions de juridiction que par le souci de porter les premiers secours, ce qu'elle a nié.

Personne en Inde ne s'étonne que le viol collectif ait eu pour théâtre New Delhi, qui détient le record peu enviable de cumuler plus d'agressions sexuelles que les villes de Bombay, Calcutta, Madras, Bangalore et Hyderabad réunies. Même si le nombre de viols déclaré est, selon toute vraisemblance, bien inférieur à la réalité.

Dans la "ceinture de la vache", le nom donné aux Etats encore très féodaux et conservateurs du Pendjab, de l'Haryana et de l'Uttar Pradesh, l'émancipation des femmes (moins présentes en Inde dans la population active qu'en Chine), leurs conquêtes constantes de nouvelles responsabilités économiques et sociales se heurtent frontalement aux préjugés culturels des ruraux urbanisés depuis peu. Marqués par une mentalité patriarcale profondément enracinée, ils continuent de considérer que les femmes s'aventurent dans l'espace public à leurs risques et périls.

Le paradoxe est complet. L'Inde est, selon la formule consacrée, la plus grande démocratie du monde. L'homme politique sans doute le plus puissant y est une femme, Sonia Gandhi. Pourtant, ce pays-continent reste un village, avec une conception étroite et souvent liberticide de la condition des femmes. Même si la Constitution leur garantit les droits fondamentaux de la personne, elles restent encore des citoyens de seconde zone.

Cet état d'esprit entretient un système de double peine : la victime de prédateurs sexuels doit, de surcroît, affronter la honte et la passivité d'un système judiciaire qui ne poursuit pas, ou très rarement, les agresseurs.

La tolérance de l'inacceptable vient d'ailleurs d'en haut, puisque de nombreux parlementaires indiens, dans les Etats comme au niveau national, sont eux-mêmes actuellement accusés de viols. Le 4 janvier encore, un représentant du Parti du Congrès au pouvoir, dans l'Etat oriental de l'Assam, a été mis en examen dans une affaire d'agression sexuelle.

La vague d'indignation qui a saisi l'Inde n'en est que plus salutaire. Il est vrai que le pays du "million de révoltes" selon la formule de V. S. Naipaul, a en lui la capacité de lutter contre toutes les formes du fatalisme. En a témoigné, à propos d'une autre plaie indienne, l'écho en 2011 des spectaculaires grèves de la faim du militant anticorruption Anna Hazare. Cet épisode montre cependant que la mobilisation doit être maintenue et entretenue. Le procès du gang de New Delhi ne peut d'ailleurs que jouer en ce sens, pour que le "viol de trop" ne retombe pas dans l'oubli des consciences.

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:58

 

Le Monde - Blog -

 

Un marine inspecte un drone en Afghanistan, en 2011. © AFP Photo/Adek Berry.

 

C'est un glaçant récit de guerre, mais dont les acteurs n'ont jamais foulé les champs de bataille. Pendant plus de cinq ans, Brandon Bryant a combattu enfermé dans un container de la taille d'une caravane, au fin fond des Etats-Unis. "Il suffisait qu'il presse un bouton au Nouveau-Mexique pour qu'un homme meure à l'autre bout de la planète" résume le journaliste du quotidien allemand Der Spiegel dans cette captivante enquête sur les pilotes de drones dont Courrier international propose une version française cette semaine.

On y découvre l'autre visage de la guerre moderne, "invisible", à qui "la distance ôte de sa gravité". "La guerre nouvelle se veut plus précise que l’ancienne, écrit le journaliste. Pour cela, beaucoup la disent 'plus humaine'." C'est cette conception qu'interroge le témoignage, rare, du jeune soldat.

Agé de 27 ans, Brandon Bryant revoit encore précisément les montagnes afghanes avec ses sommets enneigés et ses vallées verdoyantes qui lui rappelaient son Montana natal. Il les observait à 10 000 kilomètres de distance. Extrait :

Ce jour-là, dans le réticule du drone, une maison aplatie en terre, avec une étable pour les chèvres, se rappelle-t-il. Lorsque l’ordre de faire feu tombe, Brandon presse un bouton de la main gauche […]. Le drone lance un missile de type Hellfire. Il reste alors seize secondes avant l’impact. "Les secondes s’écoulent au ralenti'", se souvient Brandon aujourd’hui. […] A cet instant, Brandon peut encore détourner le missile roquette. Trois secondes. Brandon scrute le moindre pixel sur l’écran. Soudain, un enfant qui court à l’angle de la maison. […] Brandon voit une lueur sur l’écran – l’explosion. Des pans du bâtiment s’écroulent. L’enfant a disparu. Brandon a l’estomac noué.

"On vient de tuer le gamin ?" demande-t-il à son collègue assis à côté.

"Je crois que c’était un gamin", lui répond le pilote. […]

C’est alors que quelqu’un qu’ils ne connaissent pas intervient, quelqu’un qui se trouve quelque part dans un poste de commandement de l’armée et qui a suivi leur attaque : "Non, c’était un chien."

Ils se repassent l’enregistrement une nouvelle fois. Un chien sur deux jambes ? Lorsque Brandon Bryant sort de son container ce jour-là, le cœur de l’Amérique profonde s’étale devant lui : l’herbe drue de la steppe à perte de vue, des champs, l’odeur du lisier. […] Une guerre est en cours.

Le responsable de la force d'intervention drones au sein de l'US Air Force préfère évoquer l'usage humanitaire des drones après le tremblement de terre en Haïti, les succès contre les forces de Kadhafi en Libye et l'appui aérien aux troupes terrestres en Afghanistan, affirmant : "Nous sauvons des vies." Devant le journaliste, le commandant jure "n'avoir vu mourir que des combattants". 

Brandon, lui, affirme qu'en six ans dans l'US Air Force il a "vu mourir des hommes, des femmes et des enfants" et que jamais il n’aurait imaginé tuer tant de gens.

Marqué par les scènes terribles auxquelles il assiste en direct, malgré la distance, il finit par ne plus supporter son "cockpit" du Nouveau-Mexique. Il rêve en "infrarouge", ne dort plus la nuit, répond à ses supérieurs. Dans son journal intime, il écrit : "Sur le champ de bataille, il n’y a pas de belligérants, juste du sang, la guerre totale. Je me sens tellement mort. Je voudrais que mes yeux se décomposent." 

 Un jour, il s'effondre au bureau, crache du sang. Les médecins du département des anciens combattants diagnostiqueront un syndrome post-traumatique. "L’espoir d’une guerre confortable, sans séquelles psychologiques, a fait long feu", écrit le journaliste.

 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 22:51

 

 

 

En dépit des engagements de François Hollande, pris lors des vœux, de recréer sans attendre une nouvelle taxation sur les hauts revenus après la censure du Conseil constitutionnel, celle-ci risque de ne pas voir le jour avant un long moment. Dans un entretien aux Echos du 4 janvier, le ministre des finances, Pierre Moscovici, explique que Bercy a besoin de temps pour comprendre toute la portée de la décision du Conseil constitutionnel afin d’éviter une nouvelle censure.

A la recherche d’un nouveau dispositif, le ministre des finances exclut par avance « la création d’une nouvelle tranche d’impôt ». Car la contribution exceptionnelle demandée aux ménages les plus aisés doit rester… exceptionnelle, donc temporaire, alors qu’une nouvelle tranche d’impôt pérenniserait le dispositif. 

De même, le taux semble être appelé à être révisé. « Je ne suis pas en mesure, aujourd'hui, à la lecture de la décision du Conseil, de dire si un taux de 75% serait confiscatoire ou pas. Mais une chose est sûre, nous calibrerons la contribution pour qu'elle soit compatible avec la décision du Conseil et nous tiendrons compte de l'ensemble des paramètres et principes qu'il a fixés », insiste Pierre Moscovici. Compte tenu des indications données par le Conseil constitutionnel, il semble déjà acquis que le taux de 75% a vécu.

Dernière remise en cause : le calendrier. Au lendemain de la censure du Conseil constitutionnel, le gouvernement semblait vouloir agir vite pour reprendre le dispositif. Depuis, il s’est engagé dans une séance active de rétropédalage. En début de semaine, il était question de revoir la question en juin, ou au pire de l’inscrire dans un collectif budgétaire à l’automne. Désormais, Pierre Moscovici estime que la meilleure solution serait « l'outil législatif, soit le budget 2014 ».

Vidée en grande partie de sa substance, la taxation sur les hauts revenus verrait donc le jour au mieux avec un an de retard. D’ici là, le sujet pourrait bien être oublié.

Le ministre des finances soutient que, dans cette affaire, il n’y a eu « ni machiavélisme »  (…) « ni  amateurisme ».  Les ministères des finances et du budget n’ont commis aucune erreur. « Une autre lecture (que celle du Conseil constitutionnel) était possible. Le Conseil d'Etat ne nous avait d'ailleurs pas particulièrement mis en garde », explique Pierre Moscovici. L’important, se félicite-t-il, est que l’essentiel de la loi de finances ait été adopté, en particulier le crédit impôt compétitivité.

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