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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:57

 

Médiapart - | Par La Parisienne Liberee

 

Second volet de la chronique de la Parisienne Libérée consacrée au “crédit d'impôt compétitivité-emploi” (CICE). Après la chanson de Noël, voici la preuve en images !

 

 

 

SI LE PÈRE NOËL EXISTE, IL EST SOCIALISTE ! (2/2)
Montage et musique : la Parisienne Libérée

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SOURCE DES CITATIONS

F. Hollande – Europe 1 – 21.12.12
http://www.dailymotion.com/video/xw47m9_francois-hollande-pas-de-recession-mais-ce-sera-difficile_news

J-M Ayrault – Public Sénat – 06.11.12
http://www.youtube.com/watch?v=cNLd5qMNJqE

P. Moscovici – RTL – 07.11.12
http://www.rtl.fr/video/emission/l-invite-de-rtl/moscovici-sur-rtl-je-salue-l-election-d-obama-avec-grand-plaisir-7754386021

F. Pellerin – Good morning business – BFM Business – 03.12.12
http://youtu.be/kJ4aIr97ydo

N. Doze – BFM Business – 17.12.12
http://youtu.be/NXd4Nd_WyCE

A. de Tarlé – Europe 1 – 16.12.12
http://youtu.be/pDHODJ7oHnE

 

 

Cette semaine, la Parisienne Libérée nous offre une chanson de Noël sur la féerie du “crédit d'impôt compétitivité-emploi” (CICE), premier volet d'une chronique-feuilleton en deux parties. Rendez-vous jeudi 27 décembre pour le second épisode.

SI LE PÈRE NOËL EXISTE, IL EST SOCIALISTE !

Montage et musique : la Parisienne Libérée

Un matin dans leurs souliers
Tous les gentils PDG
Découvrent au pied du sapin
Le cadeau divin

Un gigantesque paquet
Qui ne passe pas par la cheminée
Il faut dire qu’il est un peu gros
Ce crédit d’impôt

C’est l’offrande du roi mage
Vingt milliards aux patrons sages
Si le Père Noël existe
Il est socialiste !

Alors qu'on manque de victuailles
On baisse le coût du travail
Et le repas est servi
Sans contrepartie

Un réveillon féerique
Pas d’augmentation du SMIC
Mais des hausses de TVA
Sur le chocolat

C’est l’offrande du roi mage
Vingt milliards aux patrons sages
Si le Père Noel existe
Il est socialiste !

On transforme en allégement
L’or, la myrrhe et puis l’encens
Bientôt on suivra l’étoile
Du cadeau fiscal

Quant aux rennes et aux lutins
Qui triment du soir au matin
Ils mangeront la bûche glacée
De l’austérité

C’est l’offrande du roi mage
Vingt milliards aux patrons sages
Si le Père Noël existe
Il est socialiste !


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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:43

 

 

Rue89 - 24/12/2012 à 17h24
Julie Gonnet | Journaliste

 


 

Cérémonie en hommage à la victime du viol collectif de New Delhi, à Ahmadabad, en Inde (Ajit Solanki/AP/Sipa)

(De New Delhi) Des slogans les plus criés (« Nous voulons être libérées de la peur ») aux plus radicaux (« Pendons les violeurs »), la capitale indienne New Delhi s’est enflammée après le viol collectif particulièrement brutal d’une étudiante en médecine. Manifestations et répression d’une particulière violence agite le pays depuis près d’une semaine.

Les autorités indiennes ont annoncé mardi 25 décembre la mort d’un policier bl lors de ces manifestations.

Le policier, âgé de 47 ans, a été attaqué et battu par un groupe lors d’un rassemblement le 23 décembre. Les autorités ont depuis interdit à la circulation une bonne partie du centre de la capitale. Plusieurs stations de métro étaient également fermées mardi.

Violée par six hommes

Le 16 décembre, en début de soirée, Ragini a été agressée dans un bus privé par six hommes, alors qu’elle revenait du cinéma avec un ami. Ils l’auraient violée chacun leur tour avant de la blesser avec une barre de fer, lui infligeant des dommages irréversibles aux intestins. Il l’aurait ensuite jetée sur le bord de la route.

Comme souvent en Inde, les médias s’emballent autour du fait divers, s’indignent et s’érigent en justiciers. Mais cette fois, les citoyens ont pris le relais, et les manifestations qui se succèdent dans la capitale se font de plus en plus violentes.

Dimanche, les manifestants et la police se sont affrontés. Lundi, le Premier ministre Manmohan Singh a été contraint de prendre la parole à la télévision pour appeler au calme.

Peine perdue selon Neha, 28 ans, journaliste à Outlook India : « En essayant de stopper le mouvement, le gouvernement met de l’huile sur le feu. »

En 2012, plusieurs cas de viol à Gurgaon, dans la banlieue de Delhi, avaient déjà été suivis de manifestations contre l’inaction du gouvernement.

« J’ai peur de sortir après 21 heures »

Les détails de l’agression de Ragini ont beaucoup choqué. Et réveillé les peurs. Neha confie :

« Je suis vraiment horrifiée. Qu’une telle agression puisse survenir dans la capitale de l’Inde, qu’un être humain puisse faire cela à un autre. En tant qu’habitante de Delhi, je ne me sens pas du tout en sécurité.

Notre liberté de mouvement est sévèrement restreinte et j’ai peur de sortir après 21 heures toute seule. »

Priyadarshini, Delhiite de 24 ans, partage la même crainte :

« Je n’ai jamais été agressée mais étant donné la situation, on se dit que l’on pourrait être la prochaine cible. Ça fait peur. »

« Je m’excuse au nom des hommes »

Sur les réseaux sociaux aussi, on ne parle que de ça. Bodhisatwa Dasgupta, un internaute de Gurgaon, a écrit une lettre à Ragini pour lui demander pardon, au nom de la gent masculine :

« Je m’excuse au nom de tous ces hommes qui déshabillent les femmes des yeux […].

Je m’excuse pour les hommes qui justifient leurs actes en pointant du doigt les vêtements que les femmes portent.

Je m’excuse pour les officiers de police dont les yeux avides vous font réfléchir à deux fois avant d’enregistrer une plainte. »

Quand elles osent rapporter les faits, les femmes sont souvent mal perçues, cibles de moqueries et de pressions de la police, comme en témoigne T.S. Sudhir, journaliste de Firstpost :

« La sensibilité, la confidentialité, ce ne sont pas des choses dont on est censé se préoccuper en Inde, en particulier quand on vient porter plainte pour un viol. »

Un viol toutes les dix-huit heures à Delhi

Difficile de dresser un tableau précis des violences faites aux femmes, dans une société où l’on se tait (ou l’on est contraint de se taire) pour sauvegarder une réputation. Un viol est rapporté toutes les dix-huit heures à Delhi, ville surnommée la capitale du viol. Et ailleurs ? Aayush, 26 ans, ingénieur à Bangalore :

« On ne connait que les cas qui font sensation dans les médias. Mais qu’est-ce qu’il se passe dans les villages et les zones reculées ? »

Pourtant, même si les victimes des grandes villes attirent plus l’attention, le jeune homme ne doute pas qu’elles seront vite oubliées :

« Les gens ne voient pas très loin. La moitié des personnes qui parlaient du viol hier parlent aujourd’hui de la retraite de Sachin Tendulkar [un joueur de cricket, ndlr]. »

Les six agresseurs présumés ont été arrêtés et trois d’entre eux ont déjà avoué leur crime devant la justice le 19 décembre et ont affirmé qu’ils souhaitaient être pendus. Mais la colère continue de gronder contre les autorités policières et judiciaires. Neha martèle : « La sécurité des femmes n’est pas prise au sérieux. »

Le quotidien The Hindu renchérit dans un éditorial :

« Des enquêtes bâclées, une médecine légale de mauvaise qualité et des comportements misogynes dans la police et même la justice : voilà pourquoi les victimes de viols en Inde n’obtiennent pas justice. »

« Même la mort serait trop douce »

Suivant la théorie selon laquelle la victime serait quand même un peu coupable de ce qui lui arrive, les autorités de Gurgaon, au sud de Delhi, ont simplement recommandé aux femmes de ne pas sortir passé 20 heures. C’était en mars, après le viol d’une jeune fille à la sortie de son travail.

D’une manière générale, le gouvernement est accusé de se montrer trop indulgent avec les violeurs. Aayush, tout comme Neha et Priyadarshini, n’hésite pas à parler de peine capitale :

« Il n’y a rien dans le comportement de ces hommes qui soit humain, pourquoi mériteraient-ils un procès ? Même la peine de mort serait trop douce pour ce qu’ils ont fait. Mais nous avons besoin de lois qui font peur aux gens. »

En réponse à ce discours, le ministre de l’Intérieur Sushil Kumar Shinde a annoncé samedi que la peine de mort pourrait être envisagée dans certains cas de viol.

« Elle ne devrait pas porter cette jupe »

Mais dans les conversations courantes, c’est la victime qui endosse trop souvent le costume du coupable. « Elle ne devrait pas porter cette jupe, elle n’aurait pas du sortir à cette heure », peut-on régulièrement entendre.

Un leader du parti du Congrès, actuellement au pouvoir, a déclaré ce lundi qu’une jeune femme ne devrait pas « errer » dans les rues la nuit. Certains blâment une forme de libéralisation voire d’occidentalisation de la société, avec son lot de valeurs décadentes.

Aayush en fait partie :

« Il est vrai que dans notre société, on ne les traite pas les femmes comme égales aux hommes, comme des personnes qui ont des idées aussi importantes que les nôtres.

Mais la situation a empiré. Par exemple, on traite de plus en plus les femmes comme des objets à la télé. Ce sont des faits que l’on choisit d’ignorer et cela finit par encourager le harcèlement sexuel et provoquer des agressions. »

Même les Indiens les plus « libéraux » pensent qu’une femme se doit de respecter certaines règles avant de se risquer au dehors. Ce qui révolte Neha :

« Pourquoi les femmes devraient penser à ce qu’elles devraient faire ou ne pas faire ? N’est ce pas au gouvernement de penser à ce que ces hommes dangereux ne devraient pas faire ? »

Pour la journaliste du site d’informations Firstpost, Akshaya Mishra, on a trop laissé faire. On tolère que les femmes soient mal considérées, malmenées avant d’être maltraitées :

« Pourquoi nous concentrons-nous autant sur le viol ? C’est seulement une des différentes formes de harcèlement auxquelles les femmes sont exposées dans leur vie quotidienne.

Le viol pourrait être le sommet d’une hiérarchie de crimes contre les femmes que nous avons tendance à traiter de façon banale ou que nous dédaignons ».

Un quartier d’affaires chasse des hameaux

Pour Neha, cette affaire de viol soulève bien d’autres questions sur l’évolution de la société indienne dans son ensemble :

« La différence entre les classes supérieures et inférieures s’accroît, ce qui fait naître beaucoup de colère parmi les plus défavorisés. »

Certains observateurs expliquent d’ailleurs les agressions à Gurgaon par cette confrontation entre deux mondes si différents. Le nouveau quartier d’affaires de la capitale, en pleine expansion, a pris la place de hameaux ruraux.

Frustation et violences seraient nés de cette soudaine cohabitation entre les villageois, nouveaux riches sans éducation, et les entrepreneurs qui ont racheté leurs terres.

Un premier clash des cultures, doublé d’une deuxième fracture au sein même des foyers indiens, comme l’explique Neha :

« Traditionnellement, la femme est supposée obéir à son mari mais la femme indienne moderne ne l’accepte pas. Cela a entraîné des agressions violentes de la part d’hommes qui ne peuvent pas accepter le fait qu’une femme puisse lui répondre, être indépendante.

Alors que notre structure sociale change, avec de plus en plus de femmes sortant de chez elle, travaillant, et devenant indépendantes, cette mentalité profondément patriarcale n’a pas évolué.

Ce n’est pas seulement le gouvernement qui est en cause. J’ai le sentiment que nous avons échoué en tant qu’êtres humains. »

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:13

 

Lire aussi

C’est décidément un séisme social que connaît la France. Avec chaque mois, une nouvelle vague, de plus en plus formidable, de demandeurs d’emplois, nourrie par des plans sociaux à n'en plus finir, des charrettes interminables de licenciements ou de ruptures conventionnelles. Un séisme social, qui va porter le chômage dans le courant de l’année 2013 à un niveau historique et que François Hollande s’applique à minimiser, en promettant que la tendance va s’inverser dans le courant de l’année prochaine. Et pourtant, plus les mois passent et plus l’engagement apparaît fragile. Et surtout, moins le chef de l’Etat peut alléguer de l’héritage pour expliquer cette hausse dramatique. Car la politique d’austérité qu’il conduit commence à peser sur l’activité. Et la politique sociale, en outre, est notoirement sous-calibrée pour répondre à l’état d’urgence. En bref, cette vague sans précédent de chômage, François Hollande commence à en être lui-même partiellement responsable.

De fait, les chiffres sont catastrophiques. Pour le 19ème mois consécutif, le nombre des demandeurs d’emplois a en effet de nouveau progressé en novembre dernier. La hausse a touché précisément 29.300 personnes (+0,9%), ce qui porte le nombre des demandeurs d’emplois de la catégorie A, c’est-à-dire la catégorie la plus restreinte, à 3.132.600 en France métropolitaine. Sur an, la hausse est gigantesque : le nombre des demandeurs d’emplois a progressée de 304.600, soit une hausse de 10,8%.

Mais si on prend en compte le décompte le plus large, c’est-à-dire les catégories A, B, C, D et E, on parvient à un décompte encore plus vertigineux. Le nombre des demandeurs d’emplois est dans ce cas passé de 4.819.300 en novembre 2011 à 5.241.900 en novembre 2012, ce qui correspond à une hausse annuelle de 422.600 personnes. Ce qui laisse sous-entendre que la pauvreté doit, elle-même, gagner actuellement beaucoup de terrain et pourrait franchir la barre des 10 millions de personnes dans le courant de l’année 2013.

La version intégrale du bilan de Pôle emploi à fin novembre peut être téléchargée ici. Voici ci-dessous le tableau qui présente les chiffres principaux:

 

« La débâcle de l’austérité »

Le plus préoccupant, c’est que, selon toute vraisemblance, les prochains mois seront aussi sombres. C’est ce que suggère la dernière « Note de conjoncture » publiée le 20 décembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) (Lire L’alarmante radiographie de l’échec économique). L’Insee fait en effet valoir que la France devrait rester enlisée dans une situation de croissance zéro. Et, de ce fait, la France est en passe de battre le record historique du taux chômage de 11,2 % de la population active qu’elle avait atteint dans le courant de l’année 1997, comme le met en évidence le graphique ci-dessous. Après avoir atteint un point bas à 7,7 % au deuxième trimestre de 2008, ce taux de chômage (y compris Dom-Tom) est reparti vertigineusement à la hausse. Et selon l’Insee, il pourrait culminer à 10,5 % fin décembre 2012 avant d’atteindre 10,9 % à fin juin 2013. 

 

 

Toujours selon l’Insee, le nombre des chômeurs (au sens du BIT), après avoir augmenté de 226.000 en 2012, devrait continuer de progresser à une vitesse presque aussi rapide au premier semestre de 2013, soit sans doute +109.000 personnes.

Compte tenu de ces tendances très défavorables, la plupart des experts estiment très improbable que François Hollande puisse honorer son engagement d’une inversion de la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année.

Certes, il ne ménage pas sa peine pour tenter de convaincre l’opinion du contraire. Ce jeudi matin, il était ainsi au marché de Rungis (Val-de-Marne), de bonne heure, pour rappeler son credo : « «A la fin de l’année 2013, nous devons inverser la courbe du chômage (…) Je devais dans cette période de fêtes dire aux Français que nous devons être tous sur le pont pour le travail et la lutte contre le chômage. (...) L’année c’est 365 jours, donc ceux qui ont la responsabilité à la tête du pays se doivent d'être présents 365 jours (…) Ca ne veut pas dire qu’il n’y a pas de droit aux vacances et aux congés, mais le président doit être là pour faire comprendre aux Français que le pays est dirigé». On peut l’écouter ci-dessous, au micro de France Info:

 

 

 

Et voici une semaine, vendredi 21 décembre, sur Europe 1, le président avait déjà dit à peu près la même chose. «Le chômage ne va cesser d’augmenter pendant un an», mais «la volonté qui est la mienne, c’est qu'à la fin de l’année 2013, et ça va être long, il y ait une inversion» de la courbe, c’est-à-dire que le chômage «à ce moment-là régressera».

Pourtant, le message présidentiel relève de la méthode Coué. Et dans tous les cas de figure, par-delà l’aspect aléatoire d’une telle prévision, la seule question qui compte est de savoir si la politique économique et sociale du gouvernement contribue, peu ou prou, à la réalisation de l’objectif. Or, plusieurs raisons permettent malheureusement d’en douter.

D’abord, il y a la politique économique d’ensemble du gouvernement qui est marquée par une forte austérité. Afin de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut (PIB) dès 2013, le gouvernement a décidé de couper de manière énergique dans les dépenses publiques. Et la décision de mettre en chantier un « choc de compétitivité » en faveur des entreprises, pour un montant de 20 milliards d’euros, a renforcé encore davantage le caractère restrictif de la politique économique française puisqu’il faut, de ce fait, que le gouvernement trouve au total, près de 12 milliards d’euros d’économies par an pour atteindre son objectif d’équilibre des finances publiques d’ici la fin du quinquennat.

Or, chacun comprend bien les conséquences d’une telle politique : appliquer de l’austérité à une économie au bord de la récession ne peut que la fragiliser encore plus. Sous le titre « La débâcle de l’austérité », c’est ce qu’explique de manière remarquable une récente étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), que l’on peut consulter ci-dessous :

OFCE: la debacle de l'austérite (*Visible sur le site de Médiapart)

 

Le stupide théorème de Schmidt

Du même coup, on comprend la fragilité des prévisions économiques du gouvernement. Le scénario de l’Insee aboutit à ce que « l’acquis de croissance » (ici la définition) ne dépasse pas 0,1 % à la fin du mois de juin 2013. Or, le gouvernement a construit tout son budget de 2013 sur une hypothèse de croissance de 0,8 %. Pour que cet objectif soit tenu, il faudrait donc que la croissance accélère brutalement et atteigne des chiffres de l’ordre de 0,8 % au troisième trimestre et de 1,2 % au quatrième trimestre. Ce qui est proprement impensable. Conséquence implacable : sur le front du chômage, la prévision présidentielle pêche, elle aussi, par optimisme. En bref, la politique d’austérité va forcément conduire à plus de chômage que prévu.

Mais à cela s’ajoutent encore d’autres raisons. En particulier, il est apparu de plus en plus nettement au fil de ces derniers mois que le gouvernement a fait le choix de conduire une politique néo-libérale, dite de l’offre. En clair, tout a été fait pour favoriser les entreprises, avec l’arrière-pensée que ces aides conduiraient à une amélioration sur le front de l’emploi et du chômage. C’est la logique supposée du « choc de compétitivité » voulu par le gouvernement au terme duquel les entreprises vont percevoir 20 milliards d’euros sous forme de crédit d’impôt.

Or, ce choix-là risque de rater sa cible pour deux raisons. La première, c’est qu’aucune étude économique n’atteste que l’amélioration de la situation économique des entreprises conduise à une baisse du chômage. C’est la faille bien connue du fameux « théorème de Schmidt ». On se souvient que le chancelier allemand Helmut Schmidt avait pris en son temps pour cap ce principe : « Les profits d’aujourd’hui, font les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». A l'époque, son allié et ami français, Valéry Giscard d'Estaing, avait repris cette maxime à son compte, ce dont se moquaient les socialistes français, non sans raison. Car dans le capitalisme d’actionnaires auquel la France s’est convertie, cela ne fonctionne jamais comme cela : les profits d’aujourd’hui font simplement d'abord... les dividendes de demain.

Et c’est donc le très grand risque pris par le gouvernement : en accordant 20 milliards d’euros de crédits d’impôt aux entreprises, sans leur demander en contrepartie le moindre engagement, il va alimenter le plus souvent des comportements d’aubaine. Cela va tout bonnement venir gonfler les dividendes d’entreprises qui sont déjà très généreuses avec leurs actionnaires, et d’abord les entreprises du CAC 40.

Ce choix d’une politique économique néo-libérale est confirmée par un autre chantier ouvert par le gouvernement, celui de la réforme du marché du travail. Encore une fois, l’arrière-pensée est transparente : l’Elysée veut faire croire qu’une plus grande flexibilité peut conduire à davantage de créations d’emplois. Mais en vérité, beaucoup d’études attestent que l’effet est n’est pas exactement celui-là : une plus grande flexibilité peut accroître la rapidité des embauche en période de croissance et accroître celle des licenciements en période de stagnation, mais sans que le stock total d’emplois n’en soit modifié sur longue période. En clair, la flexibilité crée d'abord... de la flexibilité! Mais elle ne créée pas plus d’emploi. Ou si elle en crée, ce sont seulement des emplois… précaires !

Mais ces choix sont révélateurs aussi d’une autre arrière-pensée : si le gouvernement considère que le pays est en situation d’urgence économique, il n’a jamais semblé penser qu’il était aussi en situation d’urgence sociale. Car après tout, il aurait tout aussi bien pu considérer que l’envolée dramatique du chômage exigeait une mobilisation exceptionnelle de tout le pays. Et des moyens financiers tout aussi exceptionnels. En somme, il aurait pu considérer que la baisse du chômage ne serait pas la résultante ultime de la politique économique, mais sa première priorité. Et qu’il convenait, à cette fin, de lancer une sorte de New Deal à la Française. Ou une sorte de réunification à l’Allemande. Avec un objectif majeur : faire tomber le Mur… du chômage !

Mais cette volonté-là, le gouvernement ne l’a visiblement pas. Car si le retour à l’équilibre des finances publiques et le « choc de compétitivité » mobilisent toutes ses marges de manœuvre, il n’en a, par ricochet, plus aucune pour la politique sociale. Pas de « choc anti-chômage » : François Hollande a, de toute évidence, fait le choix de mettre en œuvre des moyens très limités pour faire refluer le chômage.

Les risques de l'effet d'aubaine

Parmi ces moyens, il y a d’abord les emplois d’avenir – nouvelle variante de ce qu’étaient autrefois les « emplois jeunes ». Dans la panoplie infinie des mesures relevant du traitement social du chômage, ces mesures-là sont assurément utiles, puisqu’elles offrent une première expérience professionnelle pour les jeunes de 16 à 25 ans, même si elles sont financièrement coûteuses, l’Etat assurant le financement du dispositif à hauteur de 75% du salaire brut pour une rémunération à hauteur du Smic. Encore faut-il que l’Etat décide de mettre de gros moyens pour que l’effet sur les chiffres du chômage soient sensibles.

Or, dans le cas présent, la politique d’austérité choisie par le gouvernement fait peser sur ces contrats d’avenir une très forte contrainte. D’abord, leur nombre sera limité : violant les engagements de son propre parti qui, dans son projet élaboré au printemps 2011, prévoyait 300.000 contrats d’avenir, François Hollande n’en a promis que 150.000 lors de sa campagne présidentielle, soit moitié moins, dont 100.000 dès 2013 et 50.000 en 2014. Il s’en était expliqué par exemple dans une émission de la radio Le Mouv’, le 23 janvier dernier (à écouter à partir de 3’45’’) :

 

 

L’explication avancée pour justifier ce choix retient l’attention. François Hollande faisait en effet valoir que la conjoncture ne permettait pas d'aller au-delà de ces 150.000 contrats: « Dans un premier temps, c’est ce que la croissance nous autorise à financer ». Et quand on y pense, l’argument est terrible. Il peut s’énoncer d’une manière plus directe : plus la croissance est faible, plus le chômage s’emballe mais plus les moyens financiers dédiés à le faire refluer seront faibles. Le principe énoncé alors par le candidat entérinait donc une sorte de fatalisme ou de résignation : en vérité, on ne peut pas faire grand chose contre le chômage.

Il ponctuait, certes, son propos d’une formule à peine plus optimiste : « Si la croissance nous offre des libertés nouvelles, nous en ferons davantage. Mais moi, mon devoir, c’est de dire la vérité ». Mais, avec le recul, en cette fin d'année 2012, dans la conjoncture présente, on en mesure bien les limites : puisque la politique d’austérité conduit durablement à une situation de croissance zéro, il n’y aura pas de « libertés nouvelles » pour créer davantage de contrat d’avenir. C’est l’histoire du chat qui se mort la queue….

Accessoirement, le gouvernement a prévu des crédits budgétaires très limités pour financer le dispositif. Le coût de la mesure ne sera en effet que de 2,3 milliards d'euros pour les trois ans à venir, à savoir 500.000 millions d'euros pour 2013, puis 1,5 milliard par an lorsque les emplois d'avenir seront installés. Et le financement sera assuré par le simple redéploiement des exonérations sur les heures supplémentaires. Or que vaut une politique sociale qui ne coûte rien ? La réponse est induite par la réponse : pas grand-chose !

Et puis, selon le gouvernement, il existe un second grand levier dans le traitement social du chômage, ce sont les contrats de génération, qui constituaient l’engagement phare de François Hollande et qui font l’objet d’un projet de loi qui sera examiné par le Parlement dans le courant du mois de janvier.

A la différence des emplois d’avenir, qui est ouvert en priorité aux jeunes sans qualification, ces contrats de génération bénéficieront à tous les jeunes, quelle que soit leur qualification, et les entreprises privées pourront aussi en profiter. Le gouvernement prévoit ainsi un peu plus de 100.000 contrats signés dès 2013, puis environ 130.000 en 2014 et les années suivantes. Soit 500.000 jeunes sur la durée quinquennat.

Mais les critiques dont ce contrat de génération peut faire l’objet sont encore plus sévères que pour le contrat d’avenir. D’abord, parce que le gouvernement a choisi d’y affecter des moyens financiers encore plus limités : pas plus de 180 millions d’euros en 2013, somme qui sera portée à 540 millions en 2014, puis 790 millions en 2015 et près de 1 milliard en 2016.

Mais surtout, ce contrat de génération risque de susciter un « effet d’aubaine » massif. Lors des primaires socialistes, c’est Martine Aubry qui, la première, avait usé de cette formule cinglante. Et tout le monde y avait vu la manifestation d’une aigreur socialo-socialiste. Pourtant, beaucoup d’experts, même de sensibilité de gauche, donnent raison à l’ex-première secrétaire socialiste. C’est le cas par exemple de l’économiste Philippe Askenazy (ici sa biographie), qui est chercheur à l’Ecole d’économie de Paris et qui est l’un des meilleurs spécialistes français de l’emploi. « Dans leur grande majorité, même sans exonérations de charges, ces jeunes seraient embauchés par les entreprises. L'effet d'aubaine sera majeur », répète-t-il à longueur d’entretien. C’est ce qu’il disait avant même l’élection présidentielle, par exemple ici dans L’Express; et c’est ce qu’il ne cesse de répéter depuis, et notamment ce jeudi dans un reportage (non mis en ligne) sur France Info.

Alors, paraphrasant la formule malheureuse mais révélatrice de François Mitterrand, François Hollande pourra dire qu’il aura « tout essayé contre le chômage ». Tout… ce qu’autorise la doxa néo-libérale. Et on sait qu'elle autorise peu de choses. Un peu de traitement social du chômage, et pour le reste, il faut laisser faire la main invisible du marché. Car, c'est cela, au fond la politique de François Hollande: la dangereuse politique du laisser-faire...


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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:04
Marianne - Jeudi 27 Décembre 2012 à 06:00
Jean-Claude Jaillette avec Périco Légasse - Marianne

 

Panique devant l'assiette ! Pas trop de sucre, attention au sel, gare aux résidus de pesticides, danger sur l'aspartame, haro sur l'huile de palme, mangez cinq fruits et légumes par jour... Tiraillés entre des injonctions parfois contradictoires, on ose à peine se mettre à table à la veille des fêtes. Alors, comment savoir exactement ce qu'il y a dans nos assiettes ?


CHAUVEAU/SIPA
CHAUVEAU/SIPA
J'aime savoir ce que je mange, comme n'importe quel être humain. Je pensais tout connaître de la tomate, jusqu'à ce que je tombe sur le documentaire d'Andréa Bergala, Les tomates voient rouge, produit par Arte. A force de fréquenter les marchés, j'avais appris à faire la différence entre une tomate standard et une tomate de maraîchers qui me rappelait celles que cultivait une voisine quand j'étais enfant. Avant d'acheter, j'avais appris à les sentir comme on le fait avec un melon.


Je traquais les maraîchers qui cachent un panier de cœurs-de- bœuf derrière leurs produits standards pour mieux les réserver aux connaisseurs ; ou qui, au milieu de leur étal, disposent quelques noires de Crimée. J'avais compris que, pour enchanter mes salades estivales, il fallait que je fouine chez des petits producteurs qui, en amoureux du goût et de la biodiversité, avaient sélectionné les meilleurs plants parmi la cinquantaine existant. Les tomates voient rouge a balayé tout cela.  

Premier choc, il existe 7 459 variétés de tomates dans le monde, dont les semences sont conservées à Saint-Pétersbourg, en Russie, à l'institut Nicolai-Vavilov. Tant de richesses gastronomiques en sommeil quand les rayons des primeurs ne proposent qu'un nombre si limité de variétés ? Quel gâchis ! Mais ce n'est pas tout. Andréa Bergala a rendu visite à un semencier aux Pays-Bas, leader mondial du secteur, capable de fabriquer par hybridation des tomates dotées de n'importe quels aspect, saveur, parfum ou couleur. C'est ainsi qu'est sortie de ses laboratoires la tomate-grappe, dont la tige a l'odeur de la tomate, mais dont la chair n'a aucun goût, et que l'on s'arrache néanmoins tant elle paraît sortir tout droit du potager.


Ou la tomate de grand-mère, joliment striée sur le dessus. Et une tomate-pêche à la chair jaune, sucrée et qui s'épluche au couteau. Bref, quand le désir d'authenticité se fait sentir aux étals des commerçants, les semenciers ont la réponse au fond de leurs éprouvettes. J'avais en fait oublié que les tomates anciennes ont disparu pour une bonne raison : très fragiles, elles ne supportent pas le transport et se conservent mal. La science est donc entrée en scène pour les ressusciter. Mais, malgré leur robe rustique, elles n'ont pas de goût (bien que vendues au prix de l'authentique). Je croyais savoir ce que je mangeais, et j'avalais une sauce marketing.

Voilà donc où en est l'alimentation. Et qu'on ne dise pas que la tomate est une exception. La même évolution a touché le vin. François Morel est rédacteur en chef d'une revue d'amateurs particulièrement éclairés, le Rouge et le blanc. Bénévole, comme toute son équipe, il ne dépend que de ses abonnés, ce qui lui garantit la liberté de parole. «Aujourd'hui, on dispose de tous les moyens de faire du bon vin, dit-il. Mais, lorsqu'on en boit, on risque de mourir d'ennui avant même de risquer de succomber d'alcoolisme.» Au premier rang des causes de l'uniformisation figurent les changements climatiques.


«De 1950 à 1985, trois quarts des vendanges eurent lieu en octobre et un quart en septembre. Depuis 1985, c'est exactement le contraire», lâche un vigneron de Morgon, dans le Beaujolais. En vingt ans, la faute au climat plus clément, la puissance a remplacé peu à peu la finesse dans certains terroirs. Au point que les amateurs commencent à ne plus supporter ces vins lourds et capiteux dont le degré d'alcool atteint parfois les 14°. «Et il se trouve même des vignerons qui en rajoutent encore, en concentrant la matière et la robe, fulmine un sommelier lassé de vendre des bouteilles que ses clients renoncent à finir. On a parfois l'impression de boire de l'encre.»


Il suffit de se promener dans les allées du Salon international de l'agroalimentaire (Sial) qui se tient tous les deux ans à Villepinte, près de Paris, pour bien comprendre ce que François Morel veut dire quand il parle d'ennui. Les quatre grandes entreprises fabricant des arômes plastronnent. Vous voulez obtenir une touche de fruit rouge ? De mûre ou de cassis ? Un goût boisé ? Pas de problème, ils ont la solution, une sorte de «kit goût universel» où piochent les vignerons. «C'est évidemment interdit dans les vins d'appellation, poursuit l'amateur passionné, mais qui contrôle vraiment ?» Pour un vigneron qui se fait pincer pour avoir ajouté du copeau de bois dans ses cuves, combien ont versé discrètement une fiole d'arôme ? Seul le palais exercé d'un dégustateur pourrait le détecter. «Les Allemands sont les meilleurs clients de ces chimistes», lâche François Morel.


Quand tant d'éléments se liguent pour brouiller les pistes, il s'agit alors d'une confusion organisée. Les industriels ont commencé par appeler leur confiture industrielle Bonne Maman, puis ont poursuivi en utilisant l'image d'une belle grand-mère sur leurs pots de yaourts standardisés, pour enfin appeler la biologie et la chimie à la rescousse afin de flatter l'aspiration au terroir d'origine qu'exigent les consommateurs. La règle appliquée par tous les cuisiniers, du plus humble au plus étoilé, qui veut que le plaisir des papilles commence par celui des yeux, a été intégrée par l'agroalimentaire. A ce jeu-là, il n'y a pas d'un côté le méchant industriel et de l'autre le consommateur victime. Chacun joue son rôle, en toute complicité, dans l'opération d'enfumage.


Jérôme Banctel est un grand cuisinier, le bras droit d'Alain Senderens, chef à la renommée mondiale installé place de la Madeleine, à Paris. Il a créé l'événement il y a près de dix ans en rendant ses trois étoiles au Michelin pour se libérer des contraintes que la distinction apportait. Parlez-lui de l'évolution de la qualité de la viande, et il vous répond dans un soupir : «bœuf d'Angus», cette vache d'origine écossaise particulièrement prisée pour sa tendreté et désormais élevée partout sur la planète. «Tout le monde, et même nos clients, réclame de l'Angus parce que son "mâcher" est plus souple, constate-t-il, amer. Du coup, il y en a partout sur le marché, alors que c'est une viande assez rare et chère. Et on ne sait plus bien ce qu'on achète, de l'authentique angus ou de la viande attendrie comme au bon vieux temps, du bœuf américain nourri à l'herbe ou un animal élevé en stabulation de ce côté-ci de l'Atlantique. Le pire, c'est que cette viande n'a pas de goût.»


L'uniformisation a-t-elle tué le goût et les bons produits ? «Non, bien sûr, répond le chef. Pour mon restaurant, je sais comment les sélectionner. Je fais venir les producteurs jusqu'ici et je choisis, au cul du camion. Les cèpes, par exemple. Je sais où trouver de bonnes volailles, de bons canards, de bons foies gras. Mais un bon produit est cher, et nous avons de plus en plus de mal à en répercuter le prix au client. Et, surtout, ils sont devenus rares.» Fini le temps où on pouvait trouver un turbo de 8 kg, poids qui garantit son goût. La surpêche est passée par là. Pour les mêmes raisons, adieu, les grosses coquilles Saint-Jacques. Bye-bye les figues de Solliès venues de Provence, remplacées par des importation, plus grosses mais moins bonnes. Même sort pour les coings français, petits, tachetés mais mûrs, remplacés par ceux de Turquie, gros et fades. La mondialisation rend la nourriture plus disponible, tant pis pour le goût.


Pourtant, de l'avis des nutritionnistes comme des cuisiniers, on mange de mieux en mieux. Les injonctions nutritionnelles incitant à manger moins gras, moins sucré, moins salé, à réduire la quantité de viande et à lui préférer le poisson commencent à produire leurs effets. «En dix ans, j'ai diminué de façon spectaculaire la quantité de beurre et de crème utilisée dans mes plats, précise Jérôme Banctel. Je mets moins d'œufs dans ma sauce suprême, j'enlève la peau des volailles.» Les légumes ont désormais une place de choix : 10 fois par jour, les clients lui commandent un plat végétarien.


Mieux, la technique est venue au secours de la diététique. La cuisson à l'induction, par exemple, grâce à sa souplesse et à l'absence d'inertie de la chaleur produite, permet de diminuer drastiquement les quantités de matières grasses. A cette évolution élitiste de la cuisine, il faut néanmoins apporter une nuance : l'alimentation industrielle ne s'est pas encore mise au diapason. La dernière enquête de l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (Oqali) en témoigne. Si le sucre et le gras ont significativement baissé dans les sodas et la charcuterie, le sel est en revanche toujours consommé en excès - la recherche d'un goût soutenu et d'une meilleure conservation en étant la cause.


A y regarder de plus près, l'alimentation est le lieu de tous les paradoxes. Les bons produits, au caractère affirmé, sont devenus rares, alors que la nourriture n'a jamais été aussi abondante. Mieux, de toute l'histoire de l'humanité, elle n'a jamais été aussi sûre, alors que des professionnels du marketing de la peur persistent à clamer que «l'assiette tue» (Télérama) ou que nous engloutissons «notre poison quotidien» (Marie-Monique Robin, aux éditions La Découverte). «Tout cela est faux, et surfe sur l'angoisse naturelle de l'humain quant à ce qu'il mange, explique le directeur de l'évaluation des risques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), Dominique Gombert. D'ailleurs, je ne lis plus ce genre de livre ni ne regarde les émissions faites sur le même modèle, tout cela me fait trop peur !»


Il a dirigé une étude (Etude de l'alimentation totale) durant cinq ans portant sur 20 000 produits tels qu'ils sont consommés dans les foyers, réalisée selon un protocole qui fait l'unanimité. Résultat : sur 283 substances recherchées, de la plus anodine à la plus toxique utilisée par l'agriculture, 212 n'ont pas été trouvées. On est donc bien loin de l'assiette empoisonnée. Mais il arrive que la machine agroalimentaire, tournant habituellement comme une montre suisse, dérape. L'impact des accidents sanitaires n'en est que plus fort. Le dernier épisode d'Escherichia coli, en juin dernier, à Bordeaux, a montré comment, à force de faire tourner des abattoirs tout juste aux normes de sécurité, un accident majeur pouvait se produire.


Le même paradoxe se retrouve dans les légumes et les fruits, souvent présentés comme des bombes bourrées de pesticides. Une information publiée en juin dernier aurait mérité qu'on s'y attarde. Selon l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP), en 2011, les ventes d'herbicides ont augmenté de 17 %, celles des insecticides de 11 %, alors que celles des fongicides ont diminué de 10 % - moyennant quoi la vente de l'ensemble de ces produits a augmenté de 8 %. «Scandale !» s'est immédiatement indigné François Veillerette, le président de Générations futures, qui fait des pesticides sa bête noire et la cause principale de l'augmentation des cancers (ce que ne confirme pas l'Institut national du cancer)... «La France s'est pourtant engagée à réduire l'utilisation de pesticides de 50 % d'ici à 2018», poursuit le président écolo. «La météo a été exécrable», répond l'UIPP, qui insiste sur l'engagement des paysans à maîtriser le recours aux produits phytosanitaires. De fait, la courbe d'évolution des ventes de ces produits parle d'elle-même : 108 700 t en 1998, 62 700 en 2011, une baisse de 42 %.


La question des résidus se cache derrière la polémique, évidemment. D'un côté, des professionnels convaincus que, sans traitements, l'agriculture ne produirait pas de quoi nourrir l'humanité. De l'autre, des militants du zéro résidu s'appuyant sur l'opinion des Français : deux tiers redoutent la présence de pesticides dans leur alimentation (1). Et pourtant, aucune relation n'a jamais été établie entre la consommation de fruits et légumes et l'apparition de cancers. «Rechercher l'exposition minimale en réduisant les résidus le plus possible est une évidence, remarque le toxicologue Jean-François Narbonne. Mais vouloir tout interdire n'est que pure gesticulation !» C'est la raison pour laquelle ont été créées les valeurs toxiques de référence (VTR) qui font consensus internationalement. «Elles sont réévaluées en permanence, précise Dominique Gombert. Une VTR peut être divisée par 10 si des études scientifiques récurrentes l'imposent : ce fut le cas du plomb, par exemple.»


A cet égard, les études nationales comme européennes qui se succèdent sont encourageantes. «D'énormes progrès ont été faits depuis vingt ans, analyse le directeur du risque de l'Anses. Ceux qui refusent de l'admettre aujourd'hui communiquent sur les molécules, et non sur les doses.» Il rappelle que, au cours des 146 000 analyses réalisées pour mener à bien la vaste Etude de l'alimentation totale, 73 des substances trouvées sur les 283 cherchées l'ont été dans moins de 1 % des produits consommés. Quelques mois auparavant, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) publiait une enquête réalisée à travers l'Europe sur 70 000 échantillons : 96,5 % se sont révélés conformes aux limites maximales autorisées. En 2006, 62,1 % des aliments étaient conformes. Sur 2 062 échantillons d'aliments pour bébés analysés, 76 contenaient des traces de pesticides et la limite autorisée était dépassée dans seulement 4 échantillons (0,2 %).


On peut donc se gaver de fruits et de légumes, respecter - voire dépasser - les recommandations d'en consommer cinq portions par jour sans risquer un cancer du tube digestif ou du côlon. Bonne nouvelle ! Mais à condition de suivre quelques règles, notamment celle qui consiste à se méfier des produits importés de l'extérieur de l'Union européenne. Dans la même étude, l'Efsa indique en effet que ce sont les échantillons d'aliments hors Union européenne qui font déraper les statistiques (7,6 % non conformes hors UE, contre 2,4 % de l'UE).


Le lait contaminé au cadmium par la faute de compléments alimentaires importés de Chine, et le lait enrichi illégalement à la mélamine, en provenance de Chine également, sont des affaires qui datent de 2006 et de 2008. Marianne avait à l'époque mis en garde contre la perméabilité des frontières européennes. La situation ne s'est pas améliorée depuis, à en croire les statistiques hebdomadaires du Rapid Alert System For Food And Feed (Rasff), le système d'alerte rapide européen pour les produits destinés à l'alimentation humaine et animale.


D'année en année, ils rejettent de plus en plus de cargaisons : 90 rejets en 2006 pour cause de traces de pesticides interdits en Europe, 180 l'année suivante, 219 en 2011, la plupart des rejets provenant d'Asie, de Chine en particulier. Le plus inquiétant est que le Rasff procède par prélèvements aléatoires, et non systématiques. Certes, les volumes d'importations globales s'accroissent. Mais il n'en reste pas moins que les antibiotiques dans les crustacés, le cadmium dans les produits carnés, les moisissures pathogènes (mycotoxines) dans les fruits secs, les pesticides dans les fruits et légumes comme les mangues en provenance de République dominicaine, les oranges d'Egypte, les courgettes de Turquie inquiètent les autorités européennes.


Compte tenu de la faiblesse des effectifs douaniers, on peut s'interroger sur le nombre de cargaisons qui passent à travers les mailles du filet. L'Etude de l'alimentation totale apporte une réponse : entre 2004 et 2010, les céréales, le pain et les biscottes contenant des traces de cadmium ont augmenté de 400 % - la faute aux engrais importés -, tandis que le plomb, le nickel, l'aluminium et le mercure rôdent de plus en plus dans les tasses à café.


«Produisons français» a été un des slogans de la campagne présidentielle. «Consommez au plus près de chez vous» s'avère encore plus pertinent. Pro-xi-mi-té. Ce pourrait être en quatre syllabes la règle de base. Car ce principe réunit à lui seul toutes les exigences : préservation de l'environnement, critères sanitaires, goût et recherche d'une origine garantie.


Faut-il rappeler qu'en moyenne un produit parcourt 2 000 km avant d'arriver dans une assiette ? Certains, les locavores, ont fait de la proximité la règle absolue en s'astreignant à ne consommer que des aliments produits dans un rayon inférieur à 200 km. Les Parisiens peuvent dire adieu aux langoustines du Guilvinec, et l'ensemble des Français tirer un trait sur le sucre, à remplacer par du miel. Contraignant, avouons-le.


La proximité est aussi la règle des grands chefs. «Elle permet de bien connaître ses producteurs, assure Jérôme Banctel. Je préfère même un producteur dont je suis sûr à un autre qui s'affiche bio. Le bio a beau être un label porteur, je ne sais pas forcément d'où il vient. La demande est si forte qu'en France on ne peut pas suivre. Le bio roumain ou espagnol est-il vraiment bio ? Je n'en sais rien.» Un rapport de la Cour des comptes européenne (2) conforte le point de vue du cuisinier, et dénonce l'inefficacité du système de contrôle des produits bio. Les critiques visent en premier lieu la Commission européenne, jugée coupable de ne pas surveiller ce secteur en plein boom. Or, quand la demande est soutenue, il y a fort à parier que des idées de profits rapides germent dans l'esprit de quelques margoulins sans scrupule. Le dernier audit de la filière date de 2001. «Inacceptable», juge la Cour des comptes. Le consommateur qui accepte de payer jusqu'à 30 % plus cher un produit bio est donc en droit de s'interroger sur ce qui se cache derrière l'étiquette.


Manger bio est néanmoins l'une des façons de «manger éthique». Le label a beau ne pas être une garantie de qualité, il certifie que le produit qui l'affiche a été cultivé selon des règles agricoles précises. Se développerait-il autant si dans le même temps le refus des OGM et des pesticides ne montait aussi fortement dans l'opinion ? Certainement pas.


De l'assiette à la bouteille, même son de cloche. «Ce qui compte pour moi, c'est d'aller voir ce qui se passe dans les vignes, assure François Morel, notre expert ès vins. La mention "bio" sur une bouteille va dans le sens de la recherche de l'authentique, comme pour la tomate. Mais ce qui compte, c'est le goût, d'où l'importance de nos dégustations systématiques. A quoi sert de se prétendre bio si la terre est labourée trop en profondeur, détruisant la biologie du sol ? Reste qu'on assiste à un retour des pratiques culturales plus respectueuses de l'environnement. Avec tous leurs traitements, les vignerons se sont rendu compte qu'ils tuaient la terre et pour longtemps.»


Si la proximité doit être une règle de base au moment du choix, elle a néanmoins un coût. «Vous avez remarqué, vous pouvez maintenant payer votre maraîcher avec une carte bancaire, s'étonne Jérôme Banctel. C'est dire si les prix sont élevés.» Serge Michels, vice-président de l'agence Protéines, spécialisée dans le conseil aux entreprises de l'agroalimentaire, ne dit pas autre chose. Il a réalisé de nombreuses études ayant recours à des panels de consommateurs de toutes origines sociales. «Ce qui me frappe, dit-il, c'est à quel point les consommateurs pas très riches réagissent quand on leur présente des images de beaux melons ou de belles tomates. Ils nous disent : "Ces trucs-là, c'est pas pour nous, c'est trop cher."» La qualité est devenue un marqueur social. Marqueur qui n'est pourtant pas exempt de contradictions. Car les mêmes qui trouvent les belles carottes bio trop coûteuses n'hésitent pas à les acheter râpées en barquette. Pour trois fois moins cher, ils se seraient régalés d'un produit frais agrémenté de citron et d'huile d'olive. Quand on vous disait que l'alimentation était paradoxale ! 

(1) Sondage pour l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), réalisé en 2010.

(2) Rapport spécial n° 9, juin 2012.


L'HUILE DE PALME, LOBBY CONTRE LOBBY


Pourquoi les sénateurs écolo ont-ils proposé sans crier gare un amendement visant à taxer l'huile de palme à 300 % ? Pour rééquilibrer la fiscalité de cette matière grasse saturée favorisant le mauvais cholestérol alors que l'huile d'olive, bénéfique à la santé, est aujourd'hui deux fois plus taxée ? Sans doute. Pour réactiver un combat ancien des écolos qui estiment qu'en utilisant larga manu l'huile de palme, l'industrie contribue à la déforestation des pays producteurs ? Peut-être. Mais l'initiative aura été si maladroite, prenant même le gouvernement par surprise, qu'au bout du compte plus personne n'y comprend rien. D'autant que l'amendement a été retoqué par les députés. Alors ?


Baptisée «amendement Nutella» du nom de la célèbre pâte à tartiner qui tire son onctuosité de l'huile de palme, la proposition a déclenché une contre-offensive de l'industriel. Et c'est ainsi que des pleines pages de pub ont été achetées pour rappeler qu'il n'y a pas plus de graisses saturées dans une cuillerée de Nutella que dans le beurre d'une tartine. Sauf que l'industriel s'appuie sur une étude du Fonds français pour l'alimentation et la santé, financée... par les industriels de l'agroalimentaire. Et, cerise sur la tartine de Nutella, le vote de l'amendement a coïncidé pile poil avec le lancement d'une pâte à tartiner sans huile de palme fabriquée par Casino. Comme si les arguments nutritionnels n'étaient mis en avant que pour nourrir des argumentaires marketing !
 

À QUOI BON "CINQ FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR" ?


Manger cinq fruits et légumes par jour, comme le recommande le Plan national de nutrition et de santé (PNNS), est-ce bien utile ? «Le problème, c'est que les scientifiques ont toutes les peines du monde à le prouver, constate Jean Dallongeville, épidémiologiste et directeur de recherche à l'Institut Pasteur de Lille. Les tests sont en effet impossibles, tant la consommation de fruits et de légumes est un marqueur social de ceux qui ont par ailleurs une vie saine, font du sport, ne fument pas, etc., et sont donc moins exposés aux pathologies lourdes.» Et comme rien, à l'inverse, ne montre qu'une consommation de 400 g de fruits et de légumes par jour (poids de cinq portions) ne fait de mal...


En réalité, cette recommandation nutritionnelle est un vieux slogan de l'Organisation mondiale de la santé du temps où un consensus avait été établi sur les effets bénéfiques des vitamines. «Depuis que l'intérêt pour les vitamines est retombé, explique Luc Dauchet, épidémiologiste à Lille, il a été recyclé dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète.» Sans plus de preuves de son efficacité. «Aujourd'hui, cette recommandation nutritionnelle est la mieux acceptée parce qu'elle est associée aux basses calories, donc au désir de minceur.» Tant mieux pour les paysans.
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:57

 

Rue89 

  • Publié le :
    26/12/2012 à 18h07

 

 

 

Le PCF et le Front de Gauche ont réussi à obtenir par une vidéo ce qu’ils ne parvenaient pas à provoquer au parlement : faire sortir de ses gonds le PS.

Avec cette parodie des vœux du président François Hollande, construit à partir d’un montage de ses promesses de campagne, la guerre est déclarée.

Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, accuse le PCF de viser de « façon inacceptable le Président et le Gouvernement ». Dans un communiqué de presse diffusé ce jeudi 27 décembre, Harlem Désir évoque même une « faute contre la gauche » :

« Ce clip est de mauvaise foi, mensonger, et caricatural. [C’est] une honte pour ses auteurs. J’appelle le PCF à cesser de se tromper d’adversaire, à se garder d’une dérive contraire à sa tradition de responsabilité », ajoute-t-il encore.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:44

 

Le Monde.fr | 27.12.2012 à 17h30


 

 
Walmart a récemment dévoilé qu'il avait dépensé 25 millions de dollars pour tenter d'influencer des parlementaires américains ces quatre dernières années.

Le gouvernement indien a lancé une enquête sur les activités de lobbying du géant américain de la distribution Walmart, qui pourraient s'assimiler à de la corruption selon la loi indienne, affirme dans son édition du jeudi 27 décembre le Wall Street Journal. Le gouvernement indien devrait d'ici quelques jours nommer un juge pour mener l'enquête, a ajouté le quotidien financier, qui cite un ministre indien ayant souhaité garder l'anonymat.

Walmart a récemment dévoilé qu'il avait dépensé 25 millions de dollars pour tenter d'influencer des parlementaires américains ces quatre dernières années, "notamment sur des questions telles qu'un accès amélioré à des investissements en Inde". Le parti d'opposition indien Bharatiya Janata Party affirme que les activités de lobbying de Walmart dévoilées par le groupe s'apparentent à des pots-de-vin. Le groupe a nié à de multiples reprises toute malversation, et a assuré que le rapport ne décrivait pas des pots-de-vin mais seulement des activités de lobbying légales aux Etats-Unis.

 AFFAIRE DE CORRUPTION AU MEXIQUE

Le géant de la distribution a suspendu fin novembre plusieurs employés de sa filiale en Inde dans le cadre d'une affaire de corruption interne sur laquelle il enquête depuis plusieurs mois. L'affaire, révélée par le New York Times, porte essentiellement sur le Mexique mais le groupe a fait état de possibles pratiques illégales au Brésil, en Chine et en Inde.

Outre son enquête interne, Walmart fait aussi l'objet d'enquêtes du département de la justice et du gendarme boursier (SEC) américains, ainsi que des autorités mexicaines. Des actionnaires ont en outre déposé des plaintes contre le groupe et certains de ses dirigeants actuels ou passés. L'action reculait de 0,26 % à 67,82 dollars en milieu de matinée à Wall Street.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:41

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 27.12.2012 à 19h33


 
Un employé nettoie la façade de la Banque de Grèce, à Athènes, mardi 14 février.

Les quatre principales banques grecques, la Banque de Grèce (BG), Alpha, Eurobank et la Banque du Pirée, ont besoin de 27,5 milliards d'euros pour leur recapitalisation, a annoncé jeudi 27 décembre la Banque de Grèce. En vertu de l'accord passé en 2010 entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI, ces derniers avaient imposé un audit aux banques grecques, qui a été effectué par Blackrock Solutions.
 

"Les besoins des capitaux pour l'ensemble du secteur bancaire grec sont estimés à 40,5 milliards d'euros dont 27,5 milliards correspondent aux quatre 'banques systémiques'", a indiqué le rapport de la Banque de Grèce, en soulignant que l'opération de la recapitalisation "doit s'achever d'ici fin avril 2013".

 

UNE ENVELOPPE DE 50 MILLIARDS D'EUROS

Les quatre principales banques grecques seront soutenues "par l'Etat" tandis qu'une dizaine de banques plus petites, jugées "non systémiques", doivent être recapitalisées par le secteur privé d'ici également fin avril, a indiqué la BG. Elles auront besoin d'un total de 13 milliards d'euros.

Ces estimations de la BG sont basées sur "les pertes des banques après leur participation à l'opération de l'effacement de dette souveraine grecque en mars" et "des pertes attendues des créances douteuses" (credit loss projections), selon le rapport de la société des conseillers Blackrock Solutions.

Selon le versement d'une tranche du prêt de la zone euro versée la semaine dernière à la Grèce, les banques grecques doivent bénéficier de 16 milliards d'euros après avoir reçu en mai une première aide de 18 milliards d'euros destinée à leur recapitalisation. Ces sommes font partie d'une enveloppe de 50 milliards d'euros, versée sous forme d'obligations par le FESF au Fonds grec de stabilité financière pour la recapitalisation des banques grecques, prévue par le deuxième plan de soutien mis au point en faveur de la Grèce par l'UE et le FMI en printemps.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:32

 

zad.nadir.org

 

jeudi 27 décembre 2012, par zadist

 


La situation : un projet d’aéroport menace un territoire riche en biodiversité, mis en valeur par des générations de paysans, qui entament la lutte contre ce projet. Des paysans, des personnes continuent à vivre et s’installer sur la zone.

Sur invitation des précédents, des maisons abandonnées, des terres laissées en friche sont investies et mises en culture, des constructions sont réalisées, par des personnes jeunes et moins jeunes, avec des projets de vie (collectifs et individuels). Ces projets intégrent la volonté d’autonomie, posent les problèmes de la production alimentaire, du salariat, du rapport au progrès, aux institutions, ainsi que la volonté de lutte contre différentes formes de domination : sexisme, prise de pouvoir (en accaparant la parole...), contrôle flicard de la population, répression. Ce que certain-e-s résument dans la formule ’contre l’aéroport et son monde’ (ou ’le monde qui va avec’). Certains affirment être anticapitalistes, d’autres plutôt anarchistes... les personnes impliquées sont diverses, et revendiquent cette diversité.

Face au projet d’aéroport, l’objectif est clairement la défense d’un territoire menacé, tant ce territoire lui-même que les personnes qui ont choisi d’y vivre, de manière parfaitement légitime même si elle est ’illégale’. En avril-mai, une grève de la faim (28 jours pour le camarade qui l’a faite le plus longtemps) était, pour les grévistes, une extrême violence vis-à-vis d’eux-mêmes (sans violence vis-à-vis d’autrui), qui a obtenu un répit : que soient attendus certains des recours déposés avant les expulsions des occupants ’légaux’.

L’occupation est une autre réponse pertinente pour défendre ce territoire. La rébellion et la lutte s’imposent face à l’agression des forces du désordre, sous direction du préfet, pour ’karchériser’ la zone, c’est à dire expulser les habitant-e-s, détruire les maisons (en évacuant le moindre débris pouvant servir à la reconstruction) et vider la zone de tous ceux que le pouvoir qualifie d’accapareurs, de terroristes et autres vampires.

Il s’agit bien de mener une lutte, une lutte dure, une résistance, et non pas de se réfugier dans la passivité au nom d’une quelconque exigence du respect de la légalité, ou au nom d’une quelconque impuissance, ou même au nom de la ’non-violence’ ou du ’pacifisme’ (ce qui n’est pas la même chose !). Et je ne parle pas ici de l’infâme ’respect des personnes et des biens’ (je m’oppose systématiquement à l’utilisation de cette formule), comme s’il était possible de mettre sur le même pied les morts d’enfants suite aux crimes des multinationales et quelques dégâts matériels à certains de leurs chantiers, ici ou ailleurs.

Poser la question de la lutte, c’est poser celle du rapport de force à établir, et des moyens de l’établir.

Plusieurs réponses sont bien sûr possibles à ces questions, largement débattues entre zadistes, entre ’historiques’, ou les deux composantes ensemble. Des modes d’action dits ’non-violents’ peuvent être des moyens pour l’établissement de ce rapport de force : on peut rappeler que le succès de l’action non violente implique à la fois le choix de thèmes ou de revendications capables d’être largement repris par la population, et le choix de modes d’actions qui peuvent être aussi partagés ou au moins très largement soutenus. Les modes d’action doivent aussi éviter d’attiser la haine, non pas seulement ou principalement pour des raisons morales, mais aussi pour des raisons politiques : la haine aveugle, la haine affole, quand nous avons besoin de lucidité et de courage politique... Il n’en reste pas moins que ces modes d’action doivent être capables de concourir efficacement au but recherché : il s’agit de défendre un territoire et ses habitants, pas de ’tendre l’autre joue’ en se laissant écraser.

Sur la défense du territoire, la mise en place de barricades (y compris avec saignées sur les routes/chemins, devant et derrière), de barrages inflammables (bois, foin), ont eu (et ont toujours) pour objectif premier le blocage du passage des engins de démolition, car ils n’empêchent le passage par les champs ni des militants, ni des forces mobiles (je l’ai écrit sans démenti ni bulles sur zad.nadit.org ...). Les jets de motte de terre, de bouses de vaches (même si, non criblées, elles ont pu contenir quelques cailloux...), pommes de pin et autres renvois de grenades lacrymogènes à main nue sur des robocops sur- équipés m’ont aussi paru des réponses ne mettant pas en péril la survie de ces derniers, ni même capables de leur faire subir de graves préjudicies physiques ; le caillassage de véhicules de police (atteinte aux biens, horreur !!!) peut aussi être un moyen de concourir à l’objectif poursuivi. Une mention particulière aux courageux grimpeurs (sur les toits et/ou dans les arbres), ou habitants des arbres, qui ont mené pendant des jours une résistance exemplaire (selon des modalités peu connues par ici) et ce n’est pas fini...

Il n’y a pas eu à ma connaissance pose de pièges (il paraît que les mobiles, que je voyais le premier jour , quand nous attendions leur assaut, frapper en vain le maïs autour de la Gaitée, cherchaient des pièges à ours, à loup, des explosifs ou mines ... autour des maisons, avant de les investir...), pas eu non plus d’utilisation d’armes de chasse (avec balles pour sanglier par ex...) : j’avoue que çà m’aurait posé problème... J’ajoute que nous luttons contre l’envahissement d’un territoire que nous occupons, une situation d’occupation par des personnes extérieures (flics ou autres envahisseurs...) exigerait peut-être l’emploi d’autres moyens de lutte. Nos parents ont eu des choix redoutables à faire...

La violence que nous avons subie, assez inouïe tout de même, est venue uniquement des forces du désordre. Nous nous sommes exposés à ces violences, en jeans et blousons, sans protection, ou presque (souvent jus de citron sur masques en coton et sérum physiologique, c’est peu !). – Violences psychologiques : diffamation sur les personnes, destruction de maisons habitées, de potagers (gazage des légumes... écho au gazage des vaches de juin 2011... insupportable pour les personnes s’en occupant au quotidien...). – Violences physiques : acharnement à frapper des militants incapables de se protéger (dans les godets de machines), gazages non motivés, tirs tendus de grenades assourdissantes (provoquant des blessures parfois graves, voir témoignages du docteur Stéphanie L.). risques énormes que les GM et autres CRS ont fait prendre, pour les dégager, aux camarades se plaçant volontairement sur les toits et/ou dans les arbres, tout ceci était à mes yeux des actes, non de maintien de l’ordre, mais des actes de guerre civile, (je pèse mes mots). Ils devront faire (ou ont déjà fait) l’objet de plaintes. – Violences juridiques : gardes à vues, condamnations à amendes, et maintenant prison ferme (5 mois fermes pour Cyrille)...

Nous avons toutes les raisons de craindre cette violence. Après les deux arrêtés autorisant la destruction et l’expulsion de la Châtaigneraie, des journalistes ont demandé à l’un des camarades s’y étant domicilié s’il avait peur de ce qui pourrait advenir si les forces du désordre attaquaient ce lieu : « Oui, et comment voulez-vous qu’il en soit autrement, après ce que que nous avons vécu, les blessures que nous avons subies... a-t-il répondu.

L’énorme travail d’information mené tant par le biais du site zad.nadir.org que par d’autres outils internet éventuellement plus anciens (Acipa...) a montré et dénoncé cette violence, a popularisé la lutte. Les différentes équipes mises en place (accueil, radio, communication, auto-médias, équipe juridique, légale, médicale...) continuent à jouer pleinement leur rôle (des permanences quotidiennes assurent toujours entre autres les pansements des blessés des 24 et 25 novembre...).

Personnellement je considère comme plutôt miraculeux, et dû à la responsabilité des zadistes (pas à la responsabilité des flics !), que nous n’ayons pas eu plus de blessures, et de plus grande gravité : je tiens à saluer leur courage physique (je l’ai déjà fait par oral publiquement, devant des journalistes, par écrit) face à la répression. Je tiens aussi à souligner leurs réflexion et solidarité dans l’organisation de la lutte, et le rôle qu’ils ont tenu dans ce tsunami de violence déchaîné contre nous tous : leurs réponses et actions ont été pertinentes, adaptées aux objectifs poursuivis, dans un équilibre quasi impossible à tenir.

La population ne s’y est pas trompée d’ailleurs dans le soutien exceptionnel qu’elle a apporté très vite et spontanément à la résistance, depuis les vêtements chauds arrivant le premier soir des expulsions à la Vache Rit pour les expulsés n’ayant plus rien de sec, les légumes et autres nourritures en abondance, jusqu’aux matériaux et outils de la reconstruction, soutiens qui continuent à affluer sans mollir sur les lieux. Permanences d’orientation à Notre Dame organisées par l’Acipa. Soutien de toutes les personnes qui participent régulièrement à l’entretien du linge (trier, emmener, laver, sécher, ramener...). Soutien financier. Soutien aussi par l’énorme manifestation de réoccupation (manifestation qui n’était ni un baroud d’honneur, ni une quelconque déambulation dans la campagne, mais la participation à la réoccupation illégale, mais parfaitement légitime, de la Châtaigneraie, par des dizaines de milliers de personnes dont un grand nombre n’avait probablement jamais fait d’actions illégales...). Soutien de centaines de personnes face aux flics dans la forêt de Rohanne les 24 et 25 novembre ! Soutien qui lui-même participe à l’évolution du rapport de force en faveur de la résistance, la nourrit, la protège, lui donne une nouvelle dimension. Le cordon de tracteurs (des tracteurs, pas des tanks !) enchaînés les uns aux autres qui entoure et protège désormais les constructions de la Châtaigneraie est le symbole et le moyen concret de l’engagement du monde agricole bien au-delà des communes concernées par le projet (l’incrustration des tracteurs sur le site aussi longtemps que nécessaire, a été adoptée par ceux dont c’est l’outil de travail, et l’entr’aide s’est mise en place pour pallier les manques). Ce cordon semble d’ailleurs poser un fameux problème : tant politique (c’est plus difficile de taper sur les ’bons’ paysans, le pouvoir n’a pas encore compris que ses tentatives de division ne marchent pas !) que pratique : extirper les dits-tracteurs, apparemment, pour l’instant, ils ne savent pas vraiment comment faire... Soutien encore, et avec quel enthousiasme, des centaines (des milliers) de personnes venues de partout aider à la protection de ce territoire, à reconstruire. Soutien par la création des de tous ces Collectifs (ou comités) locaux Notre Dame, qui se sont rassemblés pour la première fois ce WE ici (à l’initiative de l’Acipa et d’occupants de la ZAD), avec l’enthousiasme des actions déjà menées et à venir, réfléchissant ensemble à la construction des futures mobilisations. Le soutien à la création de ces comités, les déplacements éventuels pour réunions de création (à leur demande) sont aussi des actions... non-violentes. Soutien, enfin, de tous ces collectifs, coordinations ..., en France, en Europe et dans le monde, qui continuent à tisser des liens contre les Grands Projets Inutiles Imposés, pour mettre en commun leurs analyses, réfléchir sur les victoires et échecs passés, sur les victoires à venir et les modes de lutte à mettre en place, sur le soutien mutuel qu’ils peuvent s’apporter.

La lutte de Notre Dame des landes a été active dans ce mouvement, et continuera à l’être, tant il est vrai que nous nous renforçons mutuellement de nos combats. Tous ces soutiens valident non seulement la pertinence de cette défense du territoire et des habitants de la ZAD, par eux mêmes et par leurs soutiens, mais aussi celle des modes d’actions pluriels de cette défense.

Au vu de tout ceci, peut-être, après l’abandon du projet d’aéroport (première étape vers d’autres victoires, car ce sera le début d’autres solutions à inventer au niveau foncier, remise en culture...) cette rébellion citoyenne gardera-t-elle l’image d’un combat véritablement non-violent : je ne le dis pas pour accaparer notre future ’victoire’ au nom ou au profit de la non violence, ni pour disqualifier l’engagement de ceux qui affirment d’autres choix philosophiques ou pratiques. Au delà de nos différences, nous partageons l’objectif d’arrêt du projet, nous nous battons ensemble, inventant collectivement des modes d’action. Si une expression d’un article (résistance toujours non- violente) a pu choquer certains, j’espère que ce texte précisera ma pensée, sur laquelle je n’ai pas d’ailleurs d’absolue certitude ; nous pouvons et devons continuer à discuter sur nos modes de luttes, sans que l’attente du résultat de ces échanges nous paralysent dans l’action commune.

Ce que nos ennemis n’ont pas réussi à faire, nous diviser, ne le réalisons pas nous-même !

Geneviève Coiffard-Grosdoy 17 décembre 2012

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:29

 

http://zad.nadir.org

jeudi 27 décembre 2012, par zadist

 

 

Les auteurs de cet article ne sont pas tout-e-s francophones à l’origine (les claviers d’ordinateur non plus). Merci de votre compréhension et tolérance !

Changement d’arrangement du Fil d’Info. Les Infos sont plus bas dans l’article Il y a encore une forte chance que le Site ne marche pas parfaitement. Si cette article ne se renouvelle pas au bout d’une demi heure, allez voir là : lazad.noblogs.org



pour suivre les infos
- de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi
- des féelées en vélo parti-e-s d’Ardèche : Ils feront escale : le 22 à Roanne :::le23 à Décize :::le24 à Bourges :::le 25 à Bléré :: : Le 26 à saumur :::le 27 à Ancenis :::le 28 à la Z.A.D. Notre Dame des Landes

Si vous êtes sur leurs trajets, n’hésitez pas à les inviter à une étape hébergement, discussion, ...

les félés en vélo, parti-e-s d’Ardèche pour rejoindre Notre Dame des Landes sont presque arrivé-e-s : http://lesfeelesenvelo.eklablog.com/

=> arrivée à NDDL vers 14h aujourd’hui  : apéro prévu par l’Acipa dans le bourg pour les accueillir


Fil d’infos

Aujourd’hui 27 décembre, l’occupation militaire de la zone dure depuis 74 jours. Nos camarades sont emprisonnés depuis 31 jours pour l’un et 10 jours pour l’autre On pense à elleux, à tou-te-s celleux qui sont en prison, en exil, en galère, en luttes... et à tou-te-s celleux qui nous envoient des messages de solidarité et d’amitié auxquels on ne répond pas toujours ...

On pense aussi à Vinci. Fêtons leur une bonne année. Ce cher Eric ne dit pas que des conneries, il en a aussi écrit. N’hésitez pas à lui passer un petit coup de fil ou à lui envoyer une carte de voeux !

M. Eric DELOBEL eric.delobel@vinci.com Directeur du projet du futur Aéroport du Grand Ouest 06 16 57 26 38 02 40 84 99 40

Nota bene, si vous souhaitez écrire tranquille pensez à anonymiser votre connexion. Nous vous conseillons pour cela d’installer un petit logiciel appelé Tor :

Le réseau Tor (pour The Onion Router) est un réseau ouvert et décentralisé de routeurs dont le principe est de permettre à chacun d’envoyer ses trames de manières anonymes. Tor vous permet donc de surfer sur une autre IP que votre IP « classique » et de contourner un éventuel proxy situé sur votre réseau. En gros votre ip (l"adresse unique liée à votre connexion qui permet normalement de vous identifier) est modifiée à chaque connexion ce qui rend votre connecion anonyme.

Un petit didacticiel :

http://www.scout123.net/comprendre-...


- 19h10 On a reçu ca : allez donc voir, " Nous, aka OL’DIRTY HANDS atelier de sérigraphie dans le Finistere, avons sérigraphié une soixantaine d’affiches pour vous soutenir de notre coté (comme on peut)... SAPIENS nous a fait un joli dessin et puis on a fait les couleurs et sérigraphié tout ça sur un beau papier !!! Il nous en reste la moitié environ... Elle sont donc disponible à Prix Libre (+port) à ce contact :

contact[a]oldirtyhands[point]org / http://www.oldirtyhands.org/wp/?p=132

- 19h On a actualisé la liste de besoins ici avec ces quelques précisions :

REMARQUE IMPORTANTE : l’afflux de matériel ici nous fait plaisir autant qu’il nous interroge sur nos pratiques. Nous fait plaisir parce que la solidarité exprimée ne peut que nous réchauffer le coeur. Nous interroge parce que la profusion de matériels que nous n’avons pas eu à nous procurer nous rend fainéants, consommateur-trices. On en oublie de faire de la récup, on en oublie les plans bidouille, on tombe dans la facilité, quoi. Alors pensez y avant de rapporter des choses ici et surtout n’achetez rien ! Et n’oubliez pas que d’autres ont surement plus de besoins que nous !

- 18h40 Aux habitantEs de la ZAD : on vous rappelle que des copinEs vont venir demain sculpter a la tronconneuse sur la zad donc pas de stress si vous entendez du bruit a partir de 9h00 9h30.

- 17h30 Les féelé-e-s en vélo sont arrivés vers 16h à NDDL. Sacré route accomplie depuis l’Ardèche. Chapeau ! Illes ont été accueilli par des comités à chaque étape et vont terminer par l’étape la plus facile, NDDL - la ZAD d’ici peu de temps. Rappel de leur parcours par ici

- 17h25 Nous transmettons un appel du collectif Alsace

APPEL A TOUS LES COMITES DE FRANCE :

Le Collectif Alsace souhaite organiser une grande manifestation devant le Parlement Européen à Strasbourg et souhaite avoir le renfort d’un maximum de collectifs et/ou comites ainsi que des représentant de l’ACIPA et de la ZAD afin de dénoncer la méthode utilisées par la France. Une plainte devant le tribunal européen pourrait être envisagé. Personnellement, j’ai des contacts avec l’Eurodéputée Sandrine Bélier et peux demander une coordination avec les eurodéputées qui soutiennent la cause, si vous souhaitez avoir leur présence. Une rencontre peut aussi s’envisager

Cette manifestation pourrait s’organiser courant février, par exemple

Ceux qui veulent laissez leur avis ou idée sur notre Boite mail : alsace.soutien.alsace@numericable.fr

Cordialement Collectif Alsace de soutien à NDDL Bruno Dalpra | 0688356077 contact-alsace.soutien.nddl@numericable.fr https://collectif-alsace-contre-ndd...

- 17h20 "les 7 camions de gardes mobiles garés au rond point de ragon sont en route vers la zad." Décidémment, la visite sur la ZAD pendant les fêtes est devenue très tendance chez les militaires !

- 16h40 "une quinzaine de fourgon de crs circulent vers NDDL (vus sur l’autoroute ancenis nantes il y a 30mn)"

- 14h30 La Secherie nous informe qu’ils n’ont plus besoin de chaux.

Sinon on voulait remercier, une nouvelle fois, les paysan-nes qui nous soutiennent et notamment celles et ceux sont qui ont accepté d’immobiliser leurs tracteurs pour assurer la défense de la Chat-teigne.

Rendez vous demain midi à la Chat-teigne pour partager avec elles et eux un ragoût !

- 13h35 O Rage, O désespoir. UnE inconscientE aurait déjà acheté la maison de Bel Air d’après un mail reçu à l’instant

"bonjour , bel air étai tà vendre chez foncia nantes st anne 0240690185j. ’avais vu qu’il était parti de leur site ce matin etj’ai donc appellé et ils m’ont dit que c’était vendu cette semaine . je pense que le site de logicimmo n’est pas à jour "

- 13h25 Un effet étrange de la lutte par ici : Notre dame des routes et des ponts : un Renouveau de la chanson bretonne engagée

http://blogs.mediapart.fr/edition/e...

- 13h20 On nous a, déjà, répondu, par rapport à Bel Air.

"Il est assez facile de savoir qui est le propriétaire de la maison : il faut se rendre au service urbanisme de la Mairie de Notre Dame des Landes et demander à consulter le cadastre. Une fois identifiée la parcelle, demander à l employé de Mairie présent à qui appartient cette maison. En revanche, peut etre que cette agence est mandatée de manière exclusive auquel cas on ne pourra pas la contourner, dans ce cas précis le prix net vendeur est de 50000 €, le reste sont les frais d agence auxquels on ajoutera les frais de notaire pour 5 000 €."

Merci à toi ! Si quelqu’un a le temps d’y passer avant nous, qu’il nous donne la réponse :)

- 13h10 ND-des-Landes : Arnaud, Françoise, Marina, Sylvain et les autres... Portraits croisés d’anti aéroport. A lire sur http://www.romandie.com/news/n/_ND_...

- 12h50 Merci à toutes celleux qui nous onr répondu par rapport à l’annonce immobilier pour Bel Air. elle est encore là : http://www.logic-immo.com/detail-ve.... Toujours pas clair par contre de savoir qui en est le vendeur.

- 12h Tiens, les condés laissent passer les gens à pied au carrefour de la Saulce. Les féelé-e-s en vélo arriveront à NDDL avec un peu de retard. On les attend (avec impatience) pour 15-16h au lieu de 14h.

- 11h30 nos projets d’immobiliers se compliquent ... l’annonce pour la maison de Bel Air n’est étrangement plus disponible .... (voir ici) : si quelqu’un-e a gardé l’annonce ou a un vieil exemplaire d’ouest-france immo de la semaine dernière avec des coordonnées ou un contact, ça nous intéresse ...

- 11h : on nous signale entre 10 et 20 fourgons de CRS sur la route de Rennes en direction de Nantes ( ou la ZAD...)

- des nouvelles d’ailleurs : Mobilisation et solidarité du 26 décembre au 1° janvier avec les personnes inculpées aux Pays Basques pour des peintures sur route contre le TGV

"Un peu d’histoire En avril 2010 la police municipale de Zizur a arrêté 4 personnes accusées d’avoir réalisé des peintures contre le TGV sur le bitume de la route de cette commune. Le 31 mai 2011 avait lieu le jugement avec une condanation démesurée : à répartir entre les 4 accusés, 7 ans de prison, 20 000 euros d’amendes d’indemnisation et 32 000 de caution. Lors du jugement, les inculpé-es adoptent un comportement “désobéissant”, en ne reconnaissant au juge aucune légitimité, en refusant la négociation qu’il leur propose et en refusant de payer, tout en sachant qu’ils-elles courent le risque d’aller en prison. Pour dénoncer ce jugement, le Mouvement Mugitu ! lance un appel à réaliser des peintures sur les routes du Pays basque les 18 et 19 avril 2011 et cette action marque le début d’une campagne d’autoinculpations en solidarité avec les personnes mises en cause. Au tribunal de Pampelune, sont enregistrées 352 autoinculpations qui concluent la campagne : “Moi aussi je l’ai fait”. Finalement la sentence ferme est de 6 jours de “localisation permanente” et le paiement de 2 600 euros à la mairie de Zizur, en guise d’indemnisation pour les frais de nettoyage. Il faut dénoncer la disproportion de cette peine alors qu’il s’est agi de 3 peintures réalisées au rouleau sur l’asphalte de la route, semblables aux centaines qui sont effectuées au passage des cyclistes et qui n’entraînent aucune condamnation." pour celleux qui comprennent, plus d’infos ici : http://mugitu.blogspot.com.es/

Rage et courage par là-bas, aménageurs hors de nos vies !

- Alors, pour tou-te-s celleux qui ne sont pas sur leur vélo pour faire la dernière étape des féélé-e-s en vélo, quelques rendez-vous de la journée
- aux environs de 14h à NDDL : arrivée des féelé-e-s en vélo
- 16h à la chataigne : présentation de la semaine concoctée par le groupe de constructeur-trice-s de la cabane Kulon Progo et présentation du PotColl de Dijon
- 20h : AG des opposant-e-s, à l’appel de la coord, avec à l’odj : l’avenir de l’occupation de la zad et plein d’autres choses, dans plein de coins différents : un chantier bière, un chantier construction à la sécherie ,...

- 10h : tout est calme sur la zone, pour cette dernière journée "légalement tolérée" de la Sécherie .... mais on entend bien la garder ensuite !

La Sécherie, dernière maison en pierres (parmi celles qui avaient été ouvertes pour l’occupation) de la ZAD devient expulsable à partir du 27 décembre, un appel pour défendre ce lieux de vie a été lancé ici et illes ont un besoin urgent de :
- 2 roundballer de paille
- plaques de parquet ou s’en rapprochant
- des baches
- une dizaine de chevrons de 7m de long


Les infos

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/ Contact mail pour le FestiZad : festizad at riseup.net

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. et à Notre Dame des Landes, mobilhome face à la mairie : tous les jours de 10h à 17h ( sauf 25décembre et 1er janvier)

Les trucs utiles à prendre en venant ici :

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte"en cas d’interpellation"

Et surtout, refusez les comparutions immédiates !

On peut envoyer des courriers aux personnes incarcérées et/ou au collectif anti rep ainsi que des sous à l’adresse suivante, le chèque libellé à cet ordre :

Comité de soutien des inculpées, 44220 Coueron.

- équipe médicale : 07 60 26 42 14 !! ATTENTION changé le 4/12
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 25/11)

Lieux expulsables : Il reste de nombreuses cabanes au sol et dans les arbres expulsables entre le Phare Ouest et la Gare de Vigneux.

A propos de la situation de la Chataigne : communiqué suite aux derniers éléments,, point sur la situation avant le procès , après et appel à occupations en cas de destruction.

trois nouveaux arrêtés préfectoraux, qui, sur le modèle des précédents pris le 30 novembre et le 7 décembre, puis prorogés d’une semaine le 17 décembre, continuent d’essayer d’établir une sorte de blocus légal de la zone prévue pour le projet aéroportuaire ; blocus qui est aisément contourné par les champs.

nouveaux arrêtés : Le 21 décembre, un recueil spécial a été édité par la préfecture pour Notre-Dame des Landes, avec trois arrêtés. Le transport des matériaux est donc interdit du 24 décembre 2012 au 7 janvier 2013 sur la RD81 des Ardilières à la commune de Vigneux, la voie communale 11 (NDDL) du Chêne des Perrières à la Boistière, et la voie communale 1 (NDDL) des Perrières aux Ardilières, la voie communale 5 (Vigneux) de la Boistière au bourg.

Le transport de « tout carburant » dans quelque récipient que ce soit est interdit du 24 décembre 2012 au 7 janvier 2013 sur les deux communes de Notre-Dame des Landes et de Vigneux Et un autre arrêté a été pris pour proscrire le transport de « tous explosifs, produit inflammable, feu d’artifice » entre les mêmes dates.


Les rendez-vous réguliers

- Notre Dame des Landes, nouveaux horaires : de 10h à 17 h tous les jours ( sauf le 25 décembre et le 1er janvier) : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ; collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h ; au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Ce sera désormais tous les mardi, 19h, BOURSE DU TRAVAIL, 3 rue du chateau d’eau, 75010 paris, métro république NOTE : les prochains mardis seront "le jour de noël" et "le jour de l’an", en conséquence la prochaine réunion "hebdomadaire" tous ensemble aura lieu le mercredi 02 janvier à 18h30 au CICP (si la salle est disponible) 21 ter rue voltaire 75011 métro rue des boulets ou Alexandre Dumas on peut certainement trouver des informations ici, Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploërmel : comité de Ploërmel à Augan, tous les jeudis à 20h30
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse  : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h au local cyberacteurs, 6 rue Aristide Briand, Quimper
- Vannes : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Rouergue : réunion du collectif tous les 4éme vendredi du mois à 18 H au bar associatif les Hauts Parleurs rue Alibert et la présence sur le marché tous les jeudi matin
- Villefranche de Lauragais : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)


Les rendez-vous du jour

Rouen : réunion du collectif

prochaine réunion du collectif à 19h à FLVM réunion du collectif suivi d’un repas végétarien à prix libre -
rdv à 17h30 pour faire à manger à Faites le Vous même 192 rue Eau de Robec 76000 Rouen c’est confirmé, plus d’info ici : http://rouen.demosphere.eu/node/535

- Attention changement du jour, le jeudi pendant les fêtes.

notre site web : http://zaddarouen.noblogs.org/

pour les rdv des prochains jours : voir ici

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:22

 

Le Monde.fr avec AFP | 27.12.2012 à 19h06

 

 
 
ANA gère la dizaine d'aéroports que compte le Portugal, avec un trafic de 286 000 vols et 29,57 millions de passagers en 2011.

Le groupe français de BTP et de concessions Vinci a remporté la course à la privatisation du gestionnaire des aéroports portugais ANA, a annoncé jeudi 27 décembre le gouvernement portugais. ANA gère la dizaine d'aéroports que compte le Portugal, avec un trafic de 286 000 vols et 29,57 millions de passagers en 2011.

Les détails de l'opération devaient être précisés lors d'une conférence de presse qui avait lieu après la réunion du gouvernement, mais la presse portugaise rapporte depuis plusieurs jours que Vinci a fait l'offre la plus élevée, de l'ordre de 3 milliards d'euros. Les trois autres concurrents encore en lice étaient le consortium emmené par le groupe allemand Fraport, celui de l'argentin Corporacion América et celui du gestionnaire de l'aéroport de Zurich.

En échange d'une aide financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, Lisbonne s'est engagé en mai 2011 à mettre en œuvre un vaste plan de rigueur et de réformes sur trois ans, qui prévoit la cession de quelque 5,5 milliards d'euros d'actifs publics. La vente de participations importantes dans les groupes électriciens EDP et REN à des investisseurs chinois et omanais a déjà rapporté 3,3 milliards d'euros aux caisses de l'Etat portugais.

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