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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 16:07

 

Dans l’atelier de ferrage 
Dans l’atelier de ferrage© Thomas Haley

Vendredi, 18 janvier, j’entre dans l’usine PSA d'Aulnay, « libérée », du moins pour la presse. Depuis mercredi, 16 janvier, quelques centaines d’ouvriers sont en greve et l’usine est occupée. Ils protestent contre le plan de restructuration de PSA Peugeot-Citroën qui prévoit la suppression de 8 000 empois, dont la fermeture du site d’Aulnay en 2014 avec ses 3 000 postes.

J'y suis venu prendre des photos. Yvon me montre l’énorme usine, silencieuse, pratiquement vide. Il n'y a qu'une ligne de montage, à l'arrêt. 

 

Ligne de montage à l’arrêt. 
Ligne de montage à l’arrêt.© Thomas Haley

« C’est une vraie casse industrielle… j’ai honte, j’ai honte pour mon pays, parce que je suis français, breton d’origine, quand je vois la casse et comment elle est faite, c’est un scandale, un vrai scandale. »

 

Un café avant l’AG des grévistes 
Un café avant l’AG des grévistes© Thomas Haley

07h00 : Une vingtaine d’ouvriers se retrouvent autour de la machine à café, ils commencent leur troisième jour de grève et l’occupation de l’usine. La fraternité entre grévistes et leur détermination face à la direction est manifeste. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, les informe des dernières nouvelles. Nous partons à travers les ateliers, de gigantesques espaces, obscurs, silencieux, sans activité, pour rejoindre les autres ouvriers pour l’AG du matin.

 

Les grévistes traversent les ateliers à l'arrêt pour rejoindre l’AG du matin 
Les grévistes traversent les ateliers à l'arrêt pour rejoindre l’AG du matin© Thomas Haley

Lors de l’AG où ils sont une centaine, Philippe Julien, délégué CGT, les informe des négociations en cours, il leur parlent de la lutte qu’ils entament, les quelques gains qu’ils ont obtenus depuis qu’ils ont redémarré la grève et les raisons qui poussent à continuer. Les discours de syndicalistes et ouvriers se succèdent ; ceux qui ne font pas la grève sont vivement encouragés à s’y joindre. Ils votent pour reconduire la grève jusqu’à lundi matin, où ils se retrouveront.

 

Philippe Julien, délégué CGT, fait le point sur les négociations 
Philippe Julien, délégué CGT, fait le point sur les négociations© Thomas Haley

Les grévistes écoutent leurs délégués 
Les grévistes écoutent leurs délégués© Thomas Haley

Durant l'assemblée générale du matin 
Durant l'assemblée générale du matin© Thomas Haley

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, parle de la nécessité d'un nouveau Mai 68 
Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, parle de la nécessité d'un nouveau Mai 68© Thomas Haley

Jean-Pierre Mercier (main sur la tête) et Philippe Julien, délégués CGT 
Jean-Pierre Mercier (main sur la tête) et Philippe Julien, délégués CGT© Thomas Haley

Jean-Pierre Mercier parle aux ouvriers 
Jean-Pierre Mercier parle aux ouvriers© Thomas Haley

Le lundi 21 janvier, en arrivant à l’usine, les ouvriers ont trouvé portes closes. Pour Jean-Pierre Mercier, ce « lock out » visait à  empêcher l’organisation d'une grève. Ce que dément une porte-parole du groupe PSA Peugeot-Citroën.
Voitures en finition 
Voitures en finition© Thomas Haley

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 15:50

 

 

Un joli coup Avec "Les Infiltrés", on ressent toujours un peu les mêmes sentiments ambivalents. L'émission sur Pôle emploi qui devrait être diffusée  vendredi soir 1er février sur France 2 ne déroge pas à la règle. A  grand renfort d'images floutées et sous-titrées, les journalistes de l'agence Capa, qui produit le film, réalisent d'abord un joli coup.

Incapacité des agents à faire leur métier Ils montrent de manière éloquente ce que  nombre de rapports écrivent depuis longtemps, mais qu'on n'a jamais vu aussi concrètement : l'incapacité des agents de Pôle emploi à faire leur métier, l'accompagnement des chômeurs. En cela, leur reportage est particulièrement efficace.

Les journalistes, qui ont infiltré deux agences en mai et mi-novembre, montrent des agents écrasés par l'explosion du chômage et par les rigidités administratives de l'organisme. Ceux-ci n'arrivent pas à suivre les chômeurs au moins une fois par mois, contrairement à l'objectif officiel tel qu'il était formulé jusqu'à peu.

Une demi-journée pour recevoir certains des 160 chômeurs de son "porte-feuilles" Il faut voir comment lors de l'entretien d'embauche de la conseillère-journaliste, le responsable RH explique crûment que son job sera notamment "d'écraser" les projets de formation des chômeurs qui souhaiteraient s'orienter vers des secteurs peu porteurs. Il faut voir comment la journaliste découvre que dans son planning, elle n'aura qu'une demi-journée par semaine pour recevoir certains des 160 chômeurs de son "porte-feuilles". Pour remplir les objectifs, on essaye de multiplier les contacts par téléphone, qui seront décomptés même si le chômeur ne répond pas.

Un gâchis Dans une des agences filmées, 600 chômeurs n'ont même pas de conseiller attitré et atterrissent dans un mystérieux "porte-feuilles tampon", celui du responsable, qui n'a bien sûr jamais le temps de les recevoir. Et cela tombe plutôt bien, car il s'agit des chômeurs souvent "incasables", plaisante le responsable. "Je ne pensais pas que Pôle emploi était dans cet état", confie la réalisatrice du reportage, avec qui on ne peut tomber que d'accord, face au gâchis qui transparaît de son film.

Une bonne image des conseillers Dans ce contexte, les conseillers des agences "infiltrées" (dont une à Marseille, à en croire la CGT, qui a écrit à la direction de France 2 pour dénoncer "un piège journalistique" et demandé de ne pas diffuser le reportage) semblent faire tout ce qu'ils peuvent. Contrairement aux craintes du syndicat, le reportage les montre plutôt sous une bonne image. Malgré le manque de moyens, ceux-ci semblent en effet toujours prendre le temps de chercher une solution de garde pour les enfants d'une chômeuse en larmes ou de réinscrire un chômeur qui dit n'avoir pas reçu sa convocation à un entretien. Et ce même si certains enchaînent les CDD depuis deux ans. Reste que la CGT estime que les salariés de l'agence pourraient être "mis en danger" par le reportage.

  Refus du service de presse de laisser Capa filmer Capa a pris le soin de multiplier les plans où l'on voit le service de presse refuser à la réalisatrice de venir faire un reportage dans une agence. Refus qui constitue la condition que Capa dit s'imposer pour justifier une infiltration. "S'ils avaient accepté de nous laisser filmer librement dans une agence, nous n'aurions pas fait une émission infiltrée", promet le rédacteur en chef de l'émission, Jean-Paul Billault.

"Nous n'avons pas pu recevoir la journaliste parce qu'elle avait des demandes trop fluctuantes et parce que Capa a toujours une histoire préécrite en tête avant de faire son reportage", assure-t-on en réponse à la direction de Pôle emploi."Les salariés des agences infiltrées sont morts d'inquiétude", glisse-t-on pour critiquer la méthode.  Ce à quoi répond, M. Billault, cinglant, "je ne vois aucune raison qui justifie qu'un service public ne permette pas à la presse de suivre son travail".

Fin du suivi mensuel personnalisé pour tous Les invités en plateau devraient permettre de prolonger utilement le reportage avec notamment la réaction de Michel Sapin, ministre du travail, ou de Jean Bassères, directeur de Pôle emploi, s'ils acceptent toutefois de venir s'exprimer. Les deux infiltrations ont en effet eu lieu en pleine période de transition pour le suivi des chômeurs. A partir de cet hiver, Pôle emploi a mis fin au suivi mensuel personnalisé pour tous, remplacé par un "suivi différencié" (lire à ce propos : "Les conseillers de Pôle emploi pourront suivre jusqu'à 350 chômeurs"), qui devrait permettre de concentrer les moyens sur les chômeurs qui en ont le plus besoin. Réalisé bien avant cette transition, le reportage de France 2 ne permet pas de savoir si cette réforme soulage un peu les agents.

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 15:40

 

 
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Licence CC

 

Tout le monde sait que, pour obtenir un billet de train pas cher, il faut s'y prendre à l'avance. Mais beaucoup d'internautes nous font part de leur surprise, lorsqu'ils voient les prix augmenter d'une minute à l'autre.
Claire ouvre ainsi son ordinateur pour acheter un billet de train, sur le site Voyages-sncf.com. La machine a un bug, et Claire doit tout recommencer à zéro.  
« Entre-temps, le prix de mon train avait augmenté de 10 % ! », proteste-t-elle. Nombre d'internautes font la même remarque à propos des billets d'avion, suspectant le logiciel d'avoir augmenté le tarif à dessein. Que s'est-il passé ?

Ni magie noire, ni mauvaises ondes, seulement du « yield management », nous explique la SNCF. Plus le train se remplit, plus les prix montent. Par exemple, un Paris-Marseille, dont le prix de référence, fixé par l'Etat, s'élève à 88 euros, va être proposé, trois mois avant le départ, à 25 euros, sur un nombre de places limité. Une fois ces places vendues, la SNCF propose des billets un peu plus chers, au tarif loisir, qui commence à 57 euros, soit 35 % de moins que le plein tarif. Mais ce prix augmente à l'approche du départ du train. Les derniers sièges sont les plus chers. C'est d'ailleurs écrit en toutes lettres sur son site.

 

Licence CC Jean-Pierre Bazard Jpbazard

 

Si Claire découvre que le montant de son billet a augmenté pendant sa déconnexion, c'est sans doute que, durant ce laps de temps, d'autres voyageurs ont fait des réservations, et qu'un « palier » tarifaire a été franchi. C'est possible, surtout s'il s'agissait d'un horaire très demandé, comme un vendredi soir ou une veille de pont.

Sur les trains moins demandés, la SNCF propose plus de places à petit prix, afin de garantir le remplissage. Sur le Paris-Marseille, elle propose par exemple des billets Prem's « du début jusqu'à la fin ».

En plus des déductions prévues pour les porteurs de cartes, le « yield management » (ou optimisation de la recette tarifaire) explique que, dans le train, deux voyageurs aient rarement payé leur billet au même prix. (Pour retrouver les repères tarifaires, cliquer ici)

 

Licence CC Andy Mitchell

 

Le "yield management" vient de l'aérien. Notre confrère Jean-Michel Normand a fort bien expliqué (Le Monde du 9 avril 2011) comment cela se passe chez Air France :

« Des catégories de prix, il y en a autant que de lettres dans l'alphabet : jusqu'à vingt en économique et six en business. Sans compter la première classe. Tout l'art des experts d'Air France consiste à anticiper la demande en scrutant le rythme de remplissage des vols. Il s'agit d'allonger ou d'abréger la durée de vie de telle ou telle catégorie de prix.

«Lorsque la demande augmente fortement, nous limitons le nombre des places les moins chères, explique Nathalie Stubler, directrice du département revenue management chez Air France. Mais si la période se révèle plus creuse que prévu, les catégories à prix bas seront prolongées.»

Pour se guider, les services d'Air France se fient à l'historique des vols précédents et ils intègrent aussi certains événements (salons professionnels, compétitions sportives, enneigement des stations de ski) et, à plus court terme, la météo du week-end.


Licence CC G36


Pour «sentir» le marché, les spécialistes -dont les plus compétents peuvent être débauchés à prix d'or par la concurrence- gardent également un oeœil sur la politique commerciale des concurrents (promotions des compagnies à bas coûts mais aussi de la SNCF) et sur les sites de réservation par Internet. "

Sur Air France, le prix d'un aller-retour Paris-Madrid en classe économique peut donc aller de 50 à 450 euros, selon sa date de réservation.

Un seul conseil : prenez-y vous de bonne heure pour réserver - trois mois à la SNCF. Si votre billet était non échangeable et non remboursable et que vous ne pouvez pas l'utiliser au dernier moment,  essayez de le revendre sur des sites comme Kelbillet.com, Trocdestrains.com ou Zepass.com.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 18:47

 

 

 

 

Pendant que les Espagnols se serrent la ceinture, la polémique autour du financement illégal présumé du Parti populaire (PP) enfle, provoquant de vives réactions dans une Espagne durement frappée par la crise. Signe de ce malaise, l’affaire Barcenas, du nom de l’ancien trésorier du PP entre 2008 et 2009, a contraint le chef du gouvernement et président du PP, Mariano Rajoy, à annoncer, lundi 21 janvier l’ouverture de deux audits, interne et externe, afin d’examiner en profondeur les comptes du parti conservateur depuis sa création.

M. Rajoy n’a pas eu d'autres choix, pour calmer la polémique, que de répondre aux appels de ceux qui au sein de l'opposition et du PP lui-même, demandent plus de transparence, dans un moment où la corruption politique est la troisième source de préocupations des Espagnols, selon un récent sondage du Centre de recherche sociologique (CIS).

La polémique a éclaté la semaine dernière avec la publication dans les médias des résultats de la commission rogatoire envoyée à la Suisse dans le cadre de "l’affaire Gurtel", un vaste réseau de corruption présumé qui aurait impliqué les élus conservateurs de Valence et Madrid, et pour laquelle est mis en examen Luis Barcenas depuis 2009. Le juge de l’Audience nationale, Pablo Ruz, a découvert que l'ancien trésorier y détenait un compte sur lequel ont transité jusqu’à 22 millions d’euros.

A cette information, qui témoigne de l’ampleur de l’argent qui pourrait avoir été déviés par le biais d’appels d’offre attribués aux entreprises du présumé réseau de corruption "Gurtel", se sont ajoutées les révélations du journal El Mundo, selon lesquelles des enveloppes d’argent en liquide étaient distribuées tous les mois à des cadres du parti afin de compléter leur salaire. Des révélations confirmées dans une lettre de l’ancien député conservateur, Jorge Trias, dans le quotidien El Pais, qui a précisé que ces « salaires » complémentaires pouvaient atteindre les 10 000 euros mensuels.

M. Rajoy a affirmé que "sa main ne tremblerait pas s'il voyait des irrégularités".

Sandrine Morel

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 18:37

 

http://zad.nadir.org

mardi 22 janvier 2013, par zadist


Aujourd’hui 22 janvier l’occupation militaire dure depuis 58 jours (pour une opération débutée il y a 100 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 57 jours pour l’un et 36 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir : Comité de soutien aux inculpé-e-s « Le Gué » 44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos couriers directement :

Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !

- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.

- Accueil "hors contrôle"  : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad  : 06 38 17 36 19

- Marre des routes bloquées ? 27 janvier : Action Yes Chicanes sur la ZAD plus d’info ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


La proposition d’action du jour :

Votre élu est favorable à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes ?

Il le croit économiquement viable ? Demandez-lui alors d’assumer publiquement s’il est prêt à se porter caution personnelle sur les risques financiers de ce projet délirant. C’est une démarche facile et à la portée de tous. Toutes les infos et les lettres type à envoyer sur le blog de caution aéroport


pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi, voir leur blog

Une marche est partie le 5 janvier de Lille pour rejoindre Notre Dame des Landes : http://marche.nddl.lillenantes.over...

Bonne marche à tou-te-s, on vous attend pour tout savoir de vos aventures, rencontres, ...


pas toutEs les auteur-e-s de Flash info sont francais-e-s ! On demande votre compréhension pour les fautes d’orthographe et syntaxe !

FLASH INFO

- « Un état de guerre sans fin » - pas lu l’Article, si vous avez des avis ..... zad chez riseup point net

- de Poitiers :

- RTE revient au Chefresne : AGISSONS PARTOUT AILLEURS !

- APPEL : Urgent expulsion Villeurbanne : La première université populaire est sur le point de se faire expulser ; venez les soutenir, face à l’arrêt du T1 INSA-Einstein ! Et faites passer...Merci ! http://unipoplyon.fr/

- EUX ET NOUS : Les (sans) raisons du dessus (Sous-commandant Marcos, Chiapas, Mexique)

- INFO et reçu : Quelqu’un-e demandé, il y a quelques jours, le décret de Delphine Bartho. Voila, une amie l’a trouvé : "Je l’ai enfin trouvé !!!!! Voici le lien, ça peut servir à d’autres et je vous copie le texte aussi des fois que le lien ne fonctionnerait pas."

- A Porto on parle de la ZAD (expo photos, film, concert, débat…), dans un lieu où se passent beaucoup de choses, animées par un collectif, Casa Viva. C’est une gande maison de 4 étages avec jardin et terrasse et on nous invite Praça do Marquês de Pombal, 167, 4000-391 Porto.

- Suite a notre relais sur la lutte contre le décathon de saint jean de bray on nous fait parvenir des infos sur le groupe et enseigne ici

- ACE Hendaye et le CADE participent à une enquête publique sur le projet de super port extérieur de Pasaia qui fait partie comme la LGV et l’aéroport de Notre Dame des Landes des grands projets Inutiles Imposés (GPII). Pour tenter de bloquer ce projet vous pouvez envoyer une allégation jusqu’au lundi 28 janvier, soit 7 jours, à la sous préfecture de Bayonne 4 Allées Marines 64100 Bayonne cedex et à l’ordre de Madame Marie-Thérése Arrieta , Commissaire Enquêtrice.

Word - 138.5 ko

- Faire des totems "I’m watching u" pour protéger les arbres

- Pendant ce temps là le Collectif des Citoyens Conscients et Populaires réclament un nouvel aéroport international à Blois, pourquoi pas partout ?

PDF - 47.1 ko
un aéroport international à blois

- On a reçu le mail de demande d’adhésion de l’acipran, l’asso pour le projet piloté par la mafia des entrepreneurs nantais regroupés à la CCI : "Nous sommes rentrés dans la phase des travaux du nouvel aéroport de Nantes, sur lequel il n’y a jamais eu de contestation, ni politique, ni citoyenne depuis le début du dossier et des premières acquisitions foncières, au début des années 60. Dans le développement de la Métropole, c’est une pièce maitresse et c’est sans doute une des raisons pour laquelle une opposition minoritaire, qui recrute jusqu’à l’étranger, a été catapultée au dernier moment sur le site, pour essayer d’enrayer le processus final. L’ACIPRAN qui a porté le dossier jusqu’à ce jour veut faire entendre sa voix, forte des adhésions de ses membres. C’est pourquoi, si vous pensez que rien ne doit être épargné, qui puisse aller dans le sens du développement de notre pays, je me permets de solliciter votre adhésion, en vous demandant d’envoyer votre inscription à l’association. Il faut savoir que toutes les forces vives de la région sont parties prenantes de l’aéroport, pour les raisons exposées dans le document de présentation (CCI / MAIRIE/ CONSEIL GENERAL / REGIONAL / CESER / etc.). Plus l’ACIPRAN réunira de signatures, plus elle confortera les élus, toutes tendances confondues, devant l’urgence de l’exécution des travaux. Merci de ce que vous pourrez faire, pour l’avenir du Grand Ouest Jean-Philippe Decré"

Vous pouvez lui répondre sur son mail : jiphil@wanadoo.fr et n’oubliez pas de mettre en copie le Webmaster de l’Acipran : contact.acipran@gmail.com

- Des infos de la lutte anti nucléaire, concernant le bloquage du train castor en 2010 – Procès en appel des 7 du Ganva aura lieu le lundi 4 mars 2013 plus d’info sur leur site

- 10h20 : radio pouêt-pouêt est de retour sur le 107.7

- Un nouveau projet à faire capoter : bétonnage de terre prés d’orléans par décathlon des infos sur le site reporterre

- ici un article sur la zad dans la presse independante catalane.

- 9h14 : on dirait que c’est la tempête ici, mais c’est juste le ciel venté, bien gris et pluvieux

- 8h45 : pas de mouvement de flics sur la zone ? On entends pas radio Klaxon, un problème technique ?

On a appris qu’un gite de 40 places aux alentours de nantes et réservé pour le GIGN depuis mercredi dernier

après une semaine finalement sans interventions policières, quelques nouvelles de ce qui s’est passé et se passera ici ou là !


- quelques échos d’un week-end d’actions

un week end bien rempli, plein de collectifs qui ont l’air de s’être bien amusés

https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

Vinci, t’es fini ... si vous avez d’autres histoires à raconter, n’hésitez pas à les envoyer !

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- Quelques dates à venir :

- 23 janvier 20h à la Chataigne : AG agricole : perspectives agricoles collectives

Marre des routes bloquées ?
- 27 janvier : Action Yes Chicanes sur la ZAD plus d’info ici


- des procès en série :

- > 22 janvier – Rassemblement au tribunal de St Nazaire à 14h pour 3 procès : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > 24 janvier – 14h à Nantes, procès de Plop le clown : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > 30 janvier St Brieuc : procès suite à une manif de soutien comparution de Christian devant le Tribunal de St-Brieuc . Rendez vous à partir de 8h00 devant le tribunal pour le soutenir. procès de Christian suite à la manifestation de soutien aux opposants à l’aéroport NDDL à Guingamp le 10 novembre 2012.

- > 12 février – Procés de Erwan et Elise à St Nazaire : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...


- des grosses manifs à Nantes samedi 26 janvier :

- > 14h Place Royale : 7e manif mensuelle contre le projet d’aéroport à NDDL, la métropole et son monde  :https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > 15 h de la place de la Petite Hollande Journée internationale de dénonciation des violences d’état

=> Le 26 janvier : appel à une journée internationale contre les violences d’état : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...


- des semaines d’activités à la chataigne :

- > Du 27 janvier au 3 février : les habitant-e-s qui résistent contre l’aéroport et son monde vont jusqu’à la Chataigne ... : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > du 14 au 22/02 : semaine proposée depuis le plateau des Millevaches : La ZAD sur un plateau : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > du 25 février au 3 mars 2012 : semaine d’activités à la Chateigne proposée par un groupe non-mixte meufs, gouines, trans : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > du 11 au 18 mars : Chat-teigne : semaine d’activités proposée par un collectif de lutte contre le monde et son aéroport https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

=> Si vous aussi vous voulez proposer une semaine ou quelques jours d’activités à la Chataigne : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- des messages aux collectifs, groupe-uscule-s et autres qui auraient envie de participer à ces actions :


-> des nouvelles de l’arrivée des marches de Lille et Nice :

Ils arriveront à Rezé le 8 février en soirée où ils seront hébergés chez l’habitant. Le samedi matin un rassemblement est prévu à Pirmil à l’entrée Sud de Nantes vers 10h avec marche jusqu’au centre ville de Nantes. Une scène ouverte sera installée place Daviais avec concert et prises de paroles, pique-nique le midi. Le dimanche matin marche de Orvault ( ? ) ou la Paquelais ( ? ) vers Notre-Dame-Des-Landes et la ZAD où aura lieu un pique-nique le midi. Et l’après-midi du dimanche 10 février "visite" de la ZAD.

Les marcheurs espèrent vous rencontrer et passer du temps avec vous tout au long de ce WE. Si vous n’avez pas de moyen de locomotion, on peut s’organiser...ce serait bien que vous soyez au moins deux ou trois pour leur accueil à Rezé, et que vous puissiez aussi être présent le samedi et le dimanche.

Normalement les marcheurs de Lille arriveront ce même week-end et l’idée est qu’ils arrivent aussi sur Rezé mais pour le moment je n’ai pas de précision à ce sujet. La prochaine rencontre de préparation est le 29 janvier à Rezé au Canon à Pat à 20h...

comités de soutien du Sud-Loire : Rezé, Vertou, les Sorinières et le Pays de Retz.


-> des ateliers mensuels : " Se réunir pour agir" :

https://zad.nadir.org/spip.php?arti...


Pour celleux qui sont arrivé-e-s jusque là, bonne journée !


Les rdv d’aujourd’hui

mardi 22 janvier

- Saint Herblain : réunion du comité de soutien
19h : salle de la Solvardière (près de l’école F Giroud) Saint Herblain

réunion pour l’annonce officielle près de la presse locale du comité de soutien

- Nantes : voeux du comité nantais contre l’aéroport

Alors que le maire va encore nous servir sa mascarade à l’occasion de ses vœux, le Collectif Nantais Contre l’Aéroport vous invite aux siens !

Ce sera l’occasion de discuter de l’urbanisation, des destructions/transformations de nos quartiers, des expulsions, des relogements imposés, du déplacement de l’aéroport, du contrôle social, etc.

Amenez de quoi boire un verre et grignoter ensemble.

RDV le mardi 22 janvier à 17h30 devant la maison de quartier de Haubans 1 Bis rue de Berlin - Nantes

- Porto : concert de soutien


RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

Localement

- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Angers : Point information, tous les jours sauf weekend, de 17h30 à 19h30, Place du Ralliement
- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ;
- Grenoble : réunion du comité tous les mardi à 18h30 à Antigone. AG du comité, ateliers collectifs et préparation des actions
- Laval : tous les lundis à 18h30, réunion du collectif mayennais contre le projet d’aéroport à la maison de quartier des Pommeraies (rue des grands carrés).
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Marseille : Réunions régulières chaque mardi au "Tableau Noir" 60-64 rue Saint- Savournin 13004 Marseille à 19h. http://notrezaddelagarde.noblogs.org/
- Montpellier : Par ailleurs, le collectif se réunit tous les jeudi à 19h au squat Le kalaj.
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Tous les mardis, à 18h30 pour les commissions, à 20h pour l’assemblée, au Transfo, 57, avenue de la République, à Bagnolet (metro Gallieni ou Robespierre). Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de soutien du pays de Ploërmel réunion un jeudi sur deux à 20h30 à Augan dans une salle derrière la maire contact : cdsplo@riseup.net
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Pontivy : à partir du samedi 26/01 rassemblement hebdomadaire chaque samedi 15h00 place du Martray.
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h, 21 rue Pen ar Steir. collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Rezé : le Collectif Rezéen Antiaéroport se réunit tous les mercredis de 18h à 20h au Canon à Pat, 51 rue Alsace Lorraine 44400 Rezé.
- Rouen : tous les mardis soir à 19h à FLVM 192 rue Eau de Robec, suivi d’un repas végétarien à prix libre rdv à 17h30 pour faire à manger. Le blog de zaddarouen ici
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Vannes  : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Lauragais  : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)
- Villefranche de Rouergue : réunion tous les 4ème vendredi du mois à 18 H au bar associatif les Hauts Parleurs 34 rue Alibert à Villefranche de Rouergue et tous les jeudi matin sur le marché de Villefranche de Rouergue. Contact : nddl.villefranche @ laposte.net
- le comité nddl22 de Saint Brieuc se réunit chaque jeudi soir à partir de 20h30 au local de la confédération paysanne, 93 boulevard Edouard Prigen

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 18:22

 

LE MONDE | 19.01.2013 à 10h43 • Mis à jour le 22.01.2013 à 10h22 Par Rémi Barroux - Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial


 
Dans le bocage nantais, le face-à-face continue entre gendarmes et opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

 

REPORTAGE. Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont sortis du bocage nantais, samedi 19 janvier, pour s'attaquer aux "intérêts de Vinci", la filiale Aéroport du Grand-Ouest (AGO) chargée de construire et de gérer la future plateforme aéroportuaire.

Des actions, notamment sur des péages, sont programmées pendant tout le week-end à l'appel de la coordination nationale des 200 comités de soutien du mouvement. "Faites gaffe à vous ! Cela ne veut pas dire de respecter la loi, mais attention aux caméras et à vos téléphones (...) pensez à assurer vos arrières juridiques", préviennent, sur leur site Internet, les "zadistes", occupants de la zone d'aménagement différé (ZAD) de l'aéroport devenue "zone à défendre" ou encore "zone autonome déterminée". Sur le terrain de Notre-Dame-des-Landes, ils sont depuis longtemps rompus au jeu du chat et de la souris avec les forces de l'ordre.

Ce mercredi 16 janvier, en fin de journée, il fait -1 °C. La nuit, le thermomètre va descendre jusqu'à -4 °C. Sur la petite route départementale 81 qui relie Notre-Dame-des-Landes à Vigneux-de-Bretagne, et qui traverse le site du projet de nouvel aéroport, vingt kilomètres au nord de Nantes, deux jeunes filles, dont les parkas sont couvertes de terre, la tête enfoncée dans un bonnet andin et les pieds chaussés de grandes bottes de caoutchouc, traînent des branchages destinés à alimenter un feu. Elles se dépêchent avant que l'obscurité glaciale ne rende quasiment impossible leur marche dans les chemins boueux. Leur camp, dissimulé dans les sous-bois, est encore loin.

A quelques centaines de mètres de là, au carrefour de la Saulce, les cinq fourgonnettes d'un escadron de gendarmes mobiles attestent de la présence permanente des forces de l'ordre. L'un des gendarmes surveille avec ses jumelles les piétons, les cyclistes, nombreux, et les voitures qui s'aventurent sur cette route. Les jeunes filles préfèrent alors s'engager dans un champ gorgé d'eau et couper à travers bois. Pour éviter le contact, un éventuel contrôle d'identité ou des réflexions. Ici, dans la ZAD, le face-à-face est permanent, tendu, avec son lot quotidien de provocations réciproques.

Si les affrontements, parfois violents, qui ont marqué la fin de l'année 2012 ont cessé, sur le terrain, la trêve censée accompagner le "dialogue" décrété par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault semble fragile.

 

UNE COMMISSION DU DIALOGUE "BIDON"

La commission du dialogue, le comité d'experts scientifiques ou encore celui chargé des questions agricoles, installés par le gouvernement le 24 novembre 2012, une semaine après la manifestation qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes à Notre-Dame-des-Landes, peuvent bien recevoir les protagonistes du dossier à Nantes, ou expertiser sur le terrain les différentes données du dossier, les "zadistes", eux, n'en ont que faire. Ils le jugent "bidon". "La preuve, Ayrault a assuré que l'aéroport ne serait de toutes façons pas remis en cause", disent-ils.

Un peu plus tôt, dans l'après-midi de ce mercredi, deux fourgons de gendarmes qui rejoignaient l'escadron stationné au "carrefour bleu" – couleur de leurs véhicules –, ont traversé le lieu-dit de la Rolandière, où se situe la base d'accueil de la ZAD.

Dans le vieux bus qui abrite quelques ordinateurs et où sont accueillis les journalistes, une jeune Allemande, piercing au nez et le cheveu ras, spécialiste d'Internet, bondit et jure en allemand. "C'est la première fois qu'ils s'aventurent jusque-là, ils nous provoquent et veulent nous montrer qu'ils sont chez eux", s'indigne un rouquin d'une trentaine d'années.

La veille, le survol de la zone par un hélicoptère a fait craindre une intervention. "Ils font cela pour nous compter et voir si nous sommes moins nombreux pour intervenir ", avance la jeune femme en charge de l'accueil presse. Elle s'appelle "Camille", comme toutes les personnes qui jouent un rôle public dans la ZAD. Si aucune intervention n'est prévue, assure-t-on à la préfecture, tout en précisant "pour le moment", la tension est bien permanente.

Quelques jours plus tôt, ce sont les zadistes qui ont jeté du purin et des oeufs remplis de peinture sur l'escadron du carrefour. "Nous aussi, on leur montre qu'on peut les attaquer quand on veut", dit Camille. Sur les petites routes qui traversent ces quelques centaines d'hectares d'où décolleront peut-être des avions, fin 2017, les opposants préparent la reprise des hostilités qui pourrait intervenir, selon eux, dès la remise du rapport de la commission du dialogue au premier ministre, attendue pour le 31 mars.

Combien sont-ils ? Deux cents, trois cents ? Une trentaine de campements sont recensés, allant de la simple cabane, parfois perchée dans un arbre, à de petites maisons en bois formant des hameaux. Dans les sous-bois, les petits chemins boueux et impraticables, des baraques faites de bric et de broc, des camping-cars, antiques souvent, des camionnettes, des camions aux dimensions respectables ou des voitures, enfoncées dans la terre, témoignent du peuplement insolite de ce bout de terre où paissent encore quelques vaches.

Les immatriculations des voitures ? Gard, Savoie, Ardèche, Côtes-d'Armor... mais aussi Suisse ou Allemagne, témoignent de la migration de ces militants, sans parti mais contre le système capitaliste, écologistes et guerriers si nécessaire, jeunes pour la plupart. Chaque campement a sa propre vie.

 

"ILS NE VEULENT PLUS VOIR PERSONNE DE L'EXTÉRIEUR"

Les plus durs sont regroupés au Far West, un lieu où les journalistes ne sont pas bienvenus. La présence de policiers infiltrés, qui a permis l'arrestation de certains manifestants lors d'affrontement sur une barricade en novembre, a renforcé la paranoïa. "Ils ne veulent plus voir personne de l'extérieur", prévient un zadiste. "Faites bien attention à vous", dit Camille au journaliste qui s'aventure seul dans le bocage.

Au lieu-dit les Fosses noires, véritable centre de la ZAD, où se fait le pain, les mardis et jeudis, où l'on prend un café chaud, où un atelier de réparation très bien équipé attend les vélos malmenés par la boue... de nombreux militants viennent échanger des informations. Ici, il n'y a pas de direction, pas de responsable ou de porte-parole. Liberté est laissée à chacun de faire ce qu'il veut. D'où les dérapages toujours possibles. Et les problèmes qui en découlent.

Lors de l'assemblée générale de jeudi soir, réunissant zadistes et associations de soutien, des désaccords se sont à nouveau exprimés. "Nous pensons que les chicanes installées sur certaines routes ne servent à rien et indisposent les riverains, mais ils veulent les garder", avance Julien Durand, créateur de l'Acipa, l'Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

L'alliance entre zadistes et agriculteurs tient bon. "Nous avons mis en place un groupe de réflexion sur l'occupation des terres agricoles, pour les remettre en culture au printemps", raconte encore Julien Durand. Au printemps, quand la commission du dialogue rendra ses conclusions. Avec l'espoir ténu pour certains qu'un vrai moratoire soit alors annoncé par le gouvernement.

Rémi Barroux - Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:59

 

LE MONDE | 22.01.2013 à 11h58 • Mis à jour le 22.01.2013 à 17h46 Par Denis Cosnard

 

 
Puits de gaz de schiste à Washington, en Pennsylvanie, en juillet 2011.

Pour remporter une bataille politique, il faut d'abord prendre l'avantage sur le terrain intellectuel. Gagner la guerre des mots. Les industriels du pétrole n'ont pas tous lu Gramsci. Mais ils mettent en pratique les analyses du théoricien communiste italien. Témoin, leurs réflexions actuelles autour du gaz de schiste. En France, l'exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel est aujourd'hui interdite par la loi. En changeant le vocabulaire utilisé dans ce débat, est-il possible de sortir à terme du blocage ? Notamment en ne parlant plus de la très controversée "fracturation hydraulique", seule technique disponible pour extraire cette source d'énergie.

Christophe de Margerie, le PDG de Total, se pose la question. "Je suis fasciné par la manière dont le terme de "fracturation" a cristallisé les clivages. Aux Etats-Unis, on parle de massaging de la roche. C'est peut-être une idée ?", s'interrogeait-il dans un entretien au Monde, le 11 janvier.

"Le mot fracturation ne suffit pas à décrire toutes les technologies possibles, ajoutait quelques jours plus tard son homologue de GDF-Suez, Gérard Mestrallet, devant la presse. Parler de "stimulation" de la roche, c'est déjà moins violent." Et de suggérer d'autres termes encore, comme "brumisation", dans l'espoir que le dossier soit réouvert...

En 2012, une étude publiée par l'université de Louisiane a effectivement montré que l'opposition à ces techniques était plus faible lorsque le mot "fracturation" était remplacé dans les sondages par des termes comme "injection à haute pression".

 

EUPHÉMISMES

Un casse-tête pour les hommes de communication chargés de promouvoir les gaz de schiste. Fracturation, cela fait peur. "On pense à une jambe cassée, et on a l'impression qu'on crée de profondes failles dans la roche", résume Yves-Marie Dalibard, le directeur de la communication de l'Union française des industries du pétrole. Or pour extraire le gaz piégé dans des roches imperméables, les pétroliers n'y créent que des fissures d'une largeur "équivalente à celle d'un grain de sable", plaide ExxonMobil.

""Fissuration" serait donc un mot plus adapté, juge Roland Vially, géologue à IFP Energies nouvelles. Mais c'est celui de "fracturation" qui est employé par tout le monde depuis plus de cinquante ans, notamment aux Etats-Unis. Changer le vocabulaire risque de compliquer les choses."

Quant aux autres mots proposés, ils ne paraissent guère adéquats. "Massage" et "stimulation" ont des connotations érotiques gênantes. Et "brumisation" semble un euphémisme vraiment trop "soft".

"Je comprends que les pétroliers tentent de rendre la fracturation acceptable, comme lorsqu'Areva a parlé de recyclage des déchets nucléaires au lieu de retraitement, pour donner l'illusion qu'une solution avait été trouvée au problème, commente Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts. Mais la réalité, c'est bien que cette technologie casse la roche !" Même tonalité chez Greenpeace : "N'entrons pas dans le débat sémantique, ni même dans celui sur la technique, recommande Anne Valette, chargée de campagne Climat pour l'organisation. Pour éviter le réchauffement du climat, il faut surtout ne pas exploiter de nouvelles réserves fossiles."

Pour les pétroliers, la bataille des mots n'est pas gagnée.

Denis Cosnard

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:47

 

LE MONDE | 22.01.2013 à 10h44 • Mis à jour le 22.01.2013 à 12h52 Par Jean-Baptiste Chastand


 
Entrée de la Cour des comptes à Paris en octobre 2010.

En matière d'assurance-chômage, la Cour des comptes dit tout haut ce que beaucoup craignent tout bas. Dans un rapport très critique sur l'efficacité des politiques de l'emploi, publié mardi 22 janvier, la Cour détaille la difficile équation que va devoir résoudre le régime d'indemnisation du chômage dans les prochains mois et les coupes auxquelles il va inévitablement falloir procéder. L'Unedic accumule en effet les déficits, aggravés par l'ampleur de l'explosion du chômage. L'organisme qui gère l'assurance-chômage devrait ainsi perdre 5 milliards d'euros en 2013, alors qu'il accumule déjà 13,7 milliards d'euros de dette fin 2012.

 

Lire aussi : L'assurance chômage prévoit 178 000 chômeurs en plus en 2013


"Une telle tendance apparaît insoutenable", résume Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, en demandant aux partenaires sociaux, qui doivent négocier une nouvelle convention d'assurance-chômage en 2013, de prendre des mesures correctrices. Il ne fait pas de doute pour la Cour que ces mesures doivent d'abord concerner des économies sur l'indemnisation. "Si le régime a bien joué son rôle de maintien du revenu des demandeurs d'emploi, il voit désormais son efficacité se dégrader et son équité se fragiliser", estiment les rapporteurs.

 

DES SEUILS PARMI LES PLUS GÉNÉREUX D'EUROPE

Dans la ligne de mire de la Cour des comptes, les règles d'indemnisation, jugées particulièrement généreuses en comparaison avec les autres Etats européens. "La France figure parmi les pays d'Europe offrant l'un des accès les plus ouverts à l'indemnisation du chômage", précise ainsi le rapport.

Il suffit, par exemple, d'avoir travaillé quatre mois sur une période de référence pouvant aller jusqu'à vingt-huit mois pour pouvoir être indemnisé. Et la durée d'indemnisation peut aller jusqu'à deux ans pour un chômeur de moins de 50 ans. Des seuils parmi les plus généreux d'Europe.

 

Infographie "Le Monde"

 

Le système français "couvre les salariés les plus précaires, mais réserve aussi le plus haut niveau de protection aux salariés les mieux insérés dans l'emploi", estime la Cour, qui pointe justement dans son rapport l'inéquité de l'ensemble des politiques de l'emploi en France, souvent plus favorables aux personnes les plus proches de l'emploi au détriment des jeunes et des précaires qui ont nettement plus pâti de la crise.

Selon la juridiction, les indemnités chômage sont, de surcroît, insuffisamment dégressives. Ainsi, un salarié français qui touche le salaire moyen, soit environ 2 000 euros, bénéficiera d'un taux de remplacement, toutes prestations sociales confondues, de 66,4 % de son salaire, un niveau inférieur à celui d'un salarié gagnant 4 000 euros (68,3 %) ! Or, dans la plupart des autres pays européens, le taux de remplacement est plus faible pour les salaires les plus élevés. De plus, en France, l'indemnité maximum peut aller jusqu'à 6 161,29 euros par mois, un record absolu en Europe, ce qui "pose question en terme d'équité".

Sans parler du régime des intermittents du spectacle, "sans équivalent à l'étranger", qui creuse le déficit de l'assurance-chômage d'un milliard chaque année. Ou de celui des travailleurs intérimaires (1,7 milliard d'euros de déficit en 2011) et dont les règles favorisent, selon le rapport, le dualisme du marché du travail entre CDI et précaires. La Cour demande des réformes d'urgence de ces deux régimes spécifiques et l'instauration de cotisations plus élevées pour les contrats précaires – une évolution prévue dans l'accord sur l'emploi conclu le 11 janvier, que la Cour n'a pas été en mesure d'évaluer.

Pour ne rien arranger, Pôle emploi, absorbé dans sa fusion, a été inefficace pour favoriser le retour à l'emploi, et donc faire baisser les indemnités à verser. "La crise est intervenue sans qu'une réflexion suffisante ait pu être entreprise sur les moyens propres à accélérer la vitesse de reclassement des demandeurs d'emploi", résume diplomatiquement la Cour en notant toutefois que l'organisme prévoit désormais de concentrer ses efforts sur l'accompagnement des chômeurs qui en ont le plus besoin.

 

PRÉVOIR UN SYSTÈME SIMPLIFIÉ

Le constat de la Cour est d'autant plus sévère qu'en parallèle elle estime que l'assurance-chômage n'a pas forcément bien réagi face à la crise. La part des chômeurs indemnisés est ainsi passée de 48,5 %, en 2009, à 44,8 % en 2011, même si le chiffre est contesté par l'Unedic dans sa réponse, qui s'appuie sur une autre définition. Le développement de l'activité réduite des chômeurs a pu également être favorisé par la possibilité de cumuler l'indemnité chômage avec un salaire, estime la Cour.

 

Lire aussi : Un tiers des chômeurs exercent une activité à temps réduit


Enfin, le système de minima sociaux (le RSA, revenu de solidarité active, et l'ASS, allocation spécifique de solidarité) est mal articulé avec l'assurance-chômage et trop complexe pour les chômeurs. "Ce système peut conduire à des ruptures de prise en charge des demandeurs d'emploi", relève le rapport, en notant que plus de 600 000 demandeurs d'emploi ne touchaient ni assurance-chômage ni minima sociaux en 2010.

La Cour se demande s'il ne serait pas possible de prévoir un système simplifié avec "un socle constitué de la prestation de solidarité auquel viendrait s'ajouter (...), pour une durée variable, une prestation d'assurance", versée par l'Unedic.

Une idée "séduisante en première analyse", estime le ministre du travail et de l'emploi, Michel Sapin, dans la réponse qu'il a adressée à la Cour. L'Unedic, jalouse de son indépendance, est nettement plus réservée, parlant de "dispositifs aux logiques différentes".

Jean-Baptiste Chastand

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:42

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 22.01.2013 à 17h09 • Mis à jour le 22.01.2013 à 17h47


 

En mai, Ikea France avait annoncé le départ de quatre dirigeants, dont son ancien patron Jean-Louis Baillot, soupçonnés d'être mêlés à ce scandale.

 

Selon une source judiciaire mentionnée par l'AFP, deux anciens responsables de la sécurité d'Ikea France ont été convoqués, mardi 22 janvier, par le parquet de Versailles, dans l'enquête portant sur des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients du groupe.

Jean-François Paris, responsable du département gestion du risque d'Ikea France de 1998 à 2012, était "en cours de mise en examen" en milieu d'après-midi, tandis que son ancienne adjointe avait été mise en examen dans la matinée et placée sous contrôle judiciaire, a précisé cette source.

 

Lire : Le 'M. Sécurité' d'Ikea France accuse


L'ancienne directrice adjointe est poursuivie pour des infractions à la législation sur les fichiers informatiques. L'avocat de cette salariée, Me Aurélien Hamelle a déclaré que sa cliente "conteste les faits qui lui sont reprochés".

 

 PLUSIEURS DÉPÔTS DE PLAINTE

L'affaire avait éclaté en février, à la suite de révélations du Canard enchaîné accusant la filiale française du groupe suédois d'avoir "fliqué" des salariés et des clients, en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers ou leurs comptes en banque.

Après plusieurs dépôts de plainte émanant notamment des syndicats FO et CGT, une information judiciaire avait été ouverte en avril. En mai, Ikea France avait annoncé le départ de quatre dirigeants, dont son patron d'alors, Jean-Louis Baillot, soupçonnés d'être mêlés à ce scandale.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:35

 

Le Monde.fr | 22.01.2013 à 18h07

 

 

 

22-01-2013

  Par lemondefr

Des militants en faveur des droits des homosexuels ont été passés à tabac, mardi 22 janvier devant le Parlement (Douma) à Moscou, alors qu'ils étaient rassemblés pour un "kiss-in". Au moins cinq assaillants auraient été arrêtés, rapporte Têtu.

Les organisateurs de la manifestation entendaient protester contre l'intention affichée par le Parlement russe d'interdire toute "propagande homosexuelle" en Russie, sur le modèle d'un loi déjà entrée en vigueur l'année dernière à Saint-Pétersbourg. Cette loi punirait au niveau national tout "acte public" faisant l'apologie de l'homosexualité avec des amendes allant jusqu'à 500 000 roubles (12 500 euros).

Images : Reuters
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