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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:59

 

LE MONDE | 22.01.2013 à 11h58 • Mis à jour le 22.01.2013 à 17h46 Par Denis Cosnard

 

 
Puits de gaz de schiste à Washington, en Pennsylvanie, en juillet 2011.

Pour remporter une bataille politique, il faut d'abord prendre l'avantage sur le terrain intellectuel. Gagner la guerre des mots. Les industriels du pétrole n'ont pas tous lu Gramsci. Mais ils mettent en pratique les analyses du théoricien communiste italien. Témoin, leurs réflexions actuelles autour du gaz de schiste. En France, l'exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel est aujourd'hui interdite par la loi. En changeant le vocabulaire utilisé dans ce débat, est-il possible de sortir à terme du blocage ? Notamment en ne parlant plus de la très controversée "fracturation hydraulique", seule technique disponible pour extraire cette source d'énergie.

Christophe de Margerie, le PDG de Total, se pose la question. "Je suis fasciné par la manière dont le terme de "fracturation" a cristallisé les clivages. Aux Etats-Unis, on parle de massaging de la roche. C'est peut-être une idée ?", s'interrogeait-il dans un entretien au Monde, le 11 janvier.

"Le mot fracturation ne suffit pas à décrire toutes les technologies possibles, ajoutait quelques jours plus tard son homologue de GDF-Suez, Gérard Mestrallet, devant la presse. Parler de "stimulation" de la roche, c'est déjà moins violent." Et de suggérer d'autres termes encore, comme "brumisation", dans l'espoir que le dossier soit réouvert...

En 2012, une étude publiée par l'université de Louisiane a effectivement montré que l'opposition à ces techniques était plus faible lorsque le mot "fracturation" était remplacé dans les sondages par des termes comme "injection à haute pression".

 

EUPHÉMISMES

Un casse-tête pour les hommes de communication chargés de promouvoir les gaz de schiste. Fracturation, cela fait peur. "On pense à une jambe cassée, et on a l'impression qu'on crée de profondes failles dans la roche", résume Yves-Marie Dalibard, le directeur de la communication de l'Union française des industries du pétrole. Or pour extraire le gaz piégé dans des roches imperméables, les pétroliers n'y créent que des fissures d'une largeur "équivalente à celle d'un grain de sable", plaide ExxonMobil.

""Fissuration" serait donc un mot plus adapté, juge Roland Vially, géologue à IFP Energies nouvelles. Mais c'est celui de "fracturation" qui est employé par tout le monde depuis plus de cinquante ans, notamment aux Etats-Unis. Changer le vocabulaire risque de compliquer les choses."

Quant aux autres mots proposés, ils ne paraissent guère adéquats. "Massage" et "stimulation" ont des connotations érotiques gênantes. Et "brumisation" semble un euphémisme vraiment trop "soft".

"Je comprends que les pétroliers tentent de rendre la fracturation acceptable, comme lorsqu'Areva a parlé de recyclage des déchets nucléaires au lieu de retraitement, pour donner l'illusion qu'une solution avait été trouvée au problème, commente Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts. Mais la réalité, c'est bien que cette technologie casse la roche !" Même tonalité chez Greenpeace : "N'entrons pas dans le débat sémantique, ni même dans celui sur la technique, recommande Anne Valette, chargée de campagne Climat pour l'organisation. Pour éviter le réchauffement du climat, il faut surtout ne pas exploiter de nouvelles réserves fossiles."

Pour les pétroliers, la bataille des mots n'est pas gagnée.

Denis Cosnard

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:47

 

LE MONDE | 22.01.2013 à 10h44 • Mis à jour le 22.01.2013 à 12h52 Par Jean-Baptiste Chastand


 
Entrée de la Cour des comptes à Paris en octobre 2010.

En matière d'assurance-chômage, la Cour des comptes dit tout haut ce que beaucoup craignent tout bas. Dans un rapport très critique sur l'efficacité des politiques de l'emploi, publié mardi 22 janvier, la Cour détaille la difficile équation que va devoir résoudre le régime d'indemnisation du chômage dans les prochains mois et les coupes auxquelles il va inévitablement falloir procéder. L'Unedic accumule en effet les déficits, aggravés par l'ampleur de l'explosion du chômage. L'organisme qui gère l'assurance-chômage devrait ainsi perdre 5 milliards d'euros en 2013, alors qu'il accumule déjà 13,7 milliards d'euros de dette fin 2012.

 

Lire aussi : L'assurance chômage prévoit 178 000 chômeurs en plus en 2013


"Une telle tendance apparaît insoutenable", résume Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, en demandant aux partenaires sociaux, qui doivent négocier une nouvelle convention d'assurance-chômage en 2013, de prendre des mesures correctrices. Il ne fait pas de doute pour la Cour que ces mesures doivent d'abord concerner des économies sur l'indemnisation. "Si le régime a bien joué son rôle de maintien du revenu des demandeurs d'emploi, il voit désormais son efficacité se dégrader et son équité se fragiliser", estiment les rapporteurs.

 

DES SEUILS PARMI LES PLUS GÉNÉREUX D'EUROPE

Dans la ligne de mire de la Cour des comptes, les règles d'indemnisation, jugées particulièrement généreuses en comparaison avec les autres Etats européens. "La France figure parmi les pays d'Europe offrant l'un des accès les plus ouverts à l'indemnisation du chômage", précise ainsi le rapport.

Il suffit, par exemple, d'avoir travaillé quatre mois sur une période de référence pouvant aller jusqu'à vingt-huit mois pour pouvoir être indemnisé. Et la durée d'indemnisation peut aller jusqu'à deux ans pour un chômeur de moins de 50 ans. Des seuils parmi les plus généreux d'Europe.

 

Infographie "Le Monde"

 

Le système français "couvre les salariés les plus précaires, mais réserve aussi le plus haut niveau de protection aux salariés les mieux insérés dans l'emploi", estime la Cour, qui pointe justement dans son rapport l'inéquité de l'ensemble des politiques de l'emploi en France, souvent plus favorables aux personnes les plus proches de l'emploi au détriment des jeunes et des précaires qui ont nettement plus pâti de la crise.

Selon la juridiction, les indemnités chômage sont, de surcroît, insuffisamment dégressives. Ainsi, un salarié français qui touche le salaire moyen, soit environ 2 000 euros, bénéficiera d'un taux de remplacement, toutes prestations sociales confondues, de 66,4 % de son salaire, un niveau inférieur à celui d'un salarié gagnant 4 000 euros (68,3 %) ! Or, dans la plupart des autres pays européens, le taux de remplacement est plus faible pour les salaires les plus élevés. De plus, en France, l'indemnité maximum peut aller jusqu'à 6 161,29 euros par mois, un record absolu en Europe, ce qui "pose question en terme d'équité".

Sans parler du régime des intermittents du spectacle, "sans équivalent à l'étranger", qui creuse le déficit de l'assurance-chômage d'un milliard chaque année. Ou de celui des travailleurs intérimaires (1,7 milliard d'euros de déficit en 2011) et dont les règles favorisent, selon le rapport, le dualisme du marché du travail entre CDI et précaires. La Cour demande des réformes d'urgence de ces deux régimes spécifiques et l'instauration de cotisations plus élevées pour les contrats précaires – une évolution prévue dans l'accord sur l'emploi conclu le 11 janvier, que la Cour n'a pas été en mesure d'évaluer.

Pour ne rien arranger, Pôle emploi, absorbé dans sa fusion, a été inefficace pour favoriser le retour à l'emploi, et donc faire baisser les indemnités à verser. "La crise est intervenue sans qu'une réflexion suffisante ait pu être entreprise sur les moyens propres à accélérer la vitesse de reclassement des demandeurs d'emploi", résume diplomatiquement la Cour en notant toutefois que l'organisme prévoit désormais de concentrer ses efforts sur l'accompagnement des chômeurs qui en ont le plus besoin.

 

PRÉVOIR UN SYSTÈME SIMPLIFIÉ

Le constat de la Cour est d'autant plus sévère qu'en parallèle elle estime que l'assurance-chômage n'a pas forcément bien réagi face à la crise. La part des chômeurs indemnisés est ainsi passée de 48,5 %, en 2009, à 44,8 % en 2011, même si le chiffre est contesté par l'Unedic dans sa réponse, qui s'appuie sur une autre définition. Le développement de l'activité réduite des chômeurs a pu également être favorisé par la possibilité de cumuler l'indemnité chômage avec un salaire, estime la Cour.

 

Lire aussi : Un tiers des chômeurs exercent une activité à temps réduit


Enfin, le système de minima sociaux (le RSA, revenu de solidarité active, et l'ASS, allocation spécifique de solidarité) est mal articulé avec l'assurance-chômage et trop complexe pour les chômeurs. "Ce système peut conduire à des ruptures de prise en charge des demandeurs d'emploi", relève le rapport, en notant que plus de 600 000 demandeurs d'emploi ne touchaient ni assurance-chômage ni minima sociaux en 2010.

La Cour se demande s'il ne serait pas possible de prévoir un système simplifié avec "un socle constitué de la prestation de solidarité auquel viendrait s'ajouter (...), pour une durée variable, une prestation d'assurance", versée par l'Unedic.

Une idée "séduisante en première analyse", estime le ministre du travail et de l'emploi, Michel Sapin, dans la réponse qu'il a adressée à la Cour. L'Unedic, jalouse de son indépendance, est nettement plus réservée, parlant de "dispositifs aux logiques différentes".

Jean-Baptiste Chastand

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:42

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 22.01.2013 à 17h09 • Mis à jour le 22.01.2013 à 17h47


 

En mai, Ikea France avait annoncé le départ de quatre dirigeants, dont son ancien patron Jean-Louis Baillot, soupçonnés d'être mêlés à ce scandale.

 

Selon une source judiciaire mentionnée par l'AFP, deux anciens responsables de la sécurité d'Ikea France ont été convoqués, mardi 22 janvier, par le parquet de Versailles, dans l'enquête portant sur des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients du groupe.

Jean-François Paris, responsable du département gestion du risque d'Ikea France de 1998 à 2012, était "en cours de mise en examen" en milieu d'après-midi, tandis que son ancienne adjointe avait été mise en examen dans la matinée et placée sous contrôle judiciaire, a précisé cette source.

 

Lire : Le 'M. Sécurité' d'Ikea France accuse


L'ancienne directrice adjointe est poursuivie pour des infractions à la législation sur les fichiers informatiques. L'avocat de cette salariée, Me Aurélien Hamelle a déclaré que sa cliente "conteste les faits qui lui sont reprochés".

 

 PLUSIEURS DÉPÔTS DE PLAINTE

L'affaire avait éclaté en février, à la suite de révélations du Canard enchaîné accusant la filiale française du groupe suédois d'avoir "fliqué" des salariés et des clients, en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers ou leurs comptes en banque.

Après plusieurs dépôts de plainte émanant notamment des syndicats FO et CGT, une information judiciaire avait été ouverte en avril. En mai, Ikea France avait annoncé le départ de quatre dirigeants, dont son patron d'alors, Jean-Louis Baillot, soupçonnés d'être mêlés à ce scandale.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:35

 

Le Monde.fr | 22.01.2013 à 18h07

 

 

 

22-01-2013

  Par lemondefr

Des militants en faveur des droits des homosexuels ont été passés à tabac, mardi 22 janvier devant le Parlement (Douma) à Moscou, alors qu'ils étaient rassemblés pour un "kiss-in". Au moins cinq assaillants auraient été arrêtés, rapporte Têtu.

Les organisateurs de la manifestation entendaient protester contre l'intention affichée par le Parlement russe d'interdire toute "propagande homosexuelle" en Russie, sur le modèle d'un loi déjà entrée en vigueur l'année dernière à Saint-Pétersbourg. Cette loi punirait au niveau national tout "acte public" faisant l'apologie de l'homosexualité avec des amendes allant jusqu'à 500 000 roubles (12 500 euros).

Images : Reuters
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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:28

 

Libération

21 janvier 2013 à 18:59 (Mis à jour: 22 janvier 2013 à 12:35)


Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, en février 2012.
Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, en février 2012. (Joël Saget. AFP)

Info Libé 36 800 étrangers en situation irrégulière ont été reconduits à la frontière l'an dernier, une hausse de 11,9% en 2012 par rapport à 2011. L'essentiel de l'augmentation s'est concentré sur le premier semestre.

Par FABRICE TASSEL

Les débuts d'années sont propices aux bilans chiffrés. Libération peut affirmer que 36 800 étrangers en situation irrégulière ont été expulsés en 2012, soit une hausse de 11,9% par rapport en 2011 (32 900). A titre de comparaison, le nombre d'expulsions était de 24 000 en 2006 et avait atteint 28 000 en 2010.

Le chiffre 2012 confirme les tendance pressenties à la fin de l'année dernière par le ministère de l'Intérieur, qui indiquait que le nombre des expulsions risquait d'être légèrement supérieur à celui de la dernière année où la droite était au pouvoir. A l'automne, devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, Manuel Valls avait expliqué que sa politique «ne se traduira pas par des évolutions sensibles en termes de chiffres, s'agissant tant des régularisations que des reconduites à la frontière».

Le décompte dans le détail permet de nuancer le bilan des six mois qui ont suivi l'arrivée de Manuel Valls place Beauvau. En effet, l'augmentation de 2012 s'est concentrée sur les six premiers mois précédant l'élection de François Hollande. Ce premier semestre suivait la tendance de la fin 2011, marquée par un rythme d'expulsions très élevé, s'expliquant par l'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy et sa volonté de séduire la frange dure de son électorat et de mordre sur les terres lepénistes. La loi sur l'immigration de mai 2011 avait permis aux préfets de mettre en musique cette volonté politique et de passer outre les freins souvent posés par les magistrats.

Une baisse au second semestre plus juridique que politique

Pendant le second semestre de 2012, le nombre d'expulsions a baissé mois après mois. Mais l'explication est plus juridique que politique. Même si la place Beauvau affiche toujours pour 2013 la ligne de «fermeté» édictée depuis le changement de majorité, même si officiellement les consignes chiffrées données aux préfets ont disparu. Si les expulsions ont diminué à partir de la mi-2012, c'est surtout en raison de l'application en droit français de la décision prise de la Cour de justice européenne de mettre un terme à la garde à vue des sans-papiers. La décision date de juillet dernier, mais avant son entrée en vigueur un certain nombre de procureurs et de juges des libertés et de la détention l'avaient anticipée dans la pratique, limitant le nombre de placements en garde à vue et, mécaniquement, celui des reconduites à la frontière. Depuis le 1er janvier est entré en vigueur le régime de la retenue des sans-papiers, qui limite à seize heures leur placement dans des locaux de police afin de vérifier leur identité.

Parmi les 36 800 expulsions de 2012, on note aussi une augmentation de 10% des retours aidés. Ceux-ci ont concerné en grande majorité des Roms roumains et bulgares. Ce dispositif, très critiqué en raison de son coût -y compris par les associations qui s'occupent des Roms- a été drastiquement limité par un arrêté pris samedi dernier. Parmi les dispositifs visés figure l’aide au retour humanitaire (ARH) : créée en 2006  pour les Européens en situation de détresse, elle a concerné plus de 10 600 personnes en 2011, en grande majorité des Roms. Selon cet arrêté, les aides seront désormais versées à des personnes d'un projet facilitant leur intégration dans leur pays d'origine. Jusqu'ici de trop nombreux demandeurs «encaissaient» l'aide avant de revenir quelques mois plus tard en France.

 

 

                                                                                    ***********************

 

36 822 sans-papiers expulsés en 2012, un record

Le Monde.fr avec AFP | 22.01.2013 à 17h43 • Mis à jour le 22.01.2013 à 18h02
 
 
Manuel Valls, le 12 janvier à l'Elysée.

La France a expulsé 36 822 étrangers en situation irrégulière en 2012, un record, a-t-on appris mardi auprès de l'entourage du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, confirmant une information de Libération.fr "36 822 sans-papiers ont été expulsés en 2012 contre 32 912 en 2011, soit une hausse de 11,9 %", a déclaré cette source, expliquant que les deux premiers mois de l'année "furent sans précédent".

Ce record historique est toutefois inférieur à l'objectif visé par le précédent ministre de l'intérieur, Claude Guéant, qui avait tablé sur 40 000 expulsions si Nicolas Sarkozy avait été réélu à l'Elysée. "Nous sommes en route vers 40 000 reconduites d'étrangers en situation irrégulière", avait déclaré M. Guéant entre les deux tours de la présidentielle.

L'entourage de M. Valls explique la hausse de 2012 par le fait que les juges ont prononcé davantage de reconduites à la frontière, en anticipant une décision de la Cour de cassation rendue en juillet qui stipulait que le séjour irrégulier d'un étranger ne peut plus suffire à son placement en garde à vue. Le ministère ne fixe pas d'objectif pour 2013, a-t-on indiqué de même source.

Selon Libération, l'augmentation en 2012 "s'est concentrée sur les six premiers mois précédant l'élection de François Hollande". "Pendant le second semestre de 2012, le nombre d'expulsions a baissé mois après mois", ajoute-t-il.

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:17

 

 

Rencontres citoyennes reprogramme le film Mains brunes sur la ville ce Vendredi 25 Janvier

Ouverture du local à 19H et projection à 19h30

Nous profiterons de la demi heure qui précède la projection pour définir un calendrier des films. Je pense qu'il faudra prévoir deux films par mois, chaque film étant programmé deux fois dans le mois compte tenu des 30 places disponibles à chaque projection.

Voici la liste des films disponibles :

  • Du Sel et des Nêfles : un petit reportage réalisé par rencontres citoyennes en 2008 sur le SEL d'aigues vives
  • Volem ouvrir notre gueule al pais : Reportage réalisé par RC sur l'urbanisme et la démocratie en pays garrigue vaunage 2008

 

  • Notre Dame des Luttes un documentaire de 52 minutes sur la lutte contre l'aéroport de notre dame des landes
  • Le Nouvel Ordre Local Notre Dame Des Landes reportage sur la ZAD (zone à défendre de Notre Dame des Landes)
  • Quand Les Arbres S'agitent reportage sur les ZADistes qui occupent les arbres de la forêt de Rohanne à NDDL
  • acampadasol Reportage sur le mouvement du 15M des indignés sur la Puerta del Sol à Madrid
  • Plats de Résistance, Pauline Mougenot, 2011, DVD, 42 minutes : Le rassemblement du Plateau des Glières : Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui. Selon le mot de Stéphane Hessel, c’est l’appel des résistants aux jeunes générations : résister c’est créer, créer, c’est résister.
  • Attention danger travail  film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIstes qui, notamment, tiennent une posture pour le moins non conventionnelle lors de leurs entretiens à l'ANPE en affirmant refuser de chercher un travail. Il est sorti au cinéma en France le 8 octobre 2003.
  • Volem rien foutre al païs fait suite à Attention danger travail qui comprenait en particulier les mêmes co-réalisateurs, et part en quête de propositions alternatives expérimentées par des personnes que l'on peut associer, pour la plupart, au mouvement décroissant1

 

  • Hollande, DSK, etc  réalisation : Julien Brygo, Pierre Carles,est une enquête sur les médias en campagne électorale tournée lors de la dernière élection présidentielle

Promotion de l'Art Libre

  • CROSSROADS » est un film musical basé sur les légendes du guitariste noir Robert Johnson, mort mystérieusement en 1938. Il y est question d’un PACTE AVEC LE DIABLE. Une nuit, à la croisée des chemins, un homme force le destin et vend son âme au Diable en échange de la gloire. La renommée arrive vite, mais elle comporte une malédiction. Robert Johnson meurt peu après l’enregistrement de 29 chansons. La légende dit qu’il existerait un trentième morceau. Celui qui le trouvera deviendra immensément riche et libèrera Johnson de son pacte.
  •  Hotel California  » c’est l’histoire d’une poignée d’américains abandonnes par leurs rêves a San Diego, Californie. Dernier rempart avant le carton et la rue, le Plaza Hotel est un lieu étrange. Il y défile une cohorte d’écorchés. Anciens du Vietnam, homos délaissés, femmes battues, mamies en fuite, fous gentils virés des asiles, noirs au passé gênant…
  • TRACKS est un mélange de chants Gospels, de Blues des origines et de belles images en Noir & Blanc. Vous y découvrirez une Amérique paisible et amicale, faite de chants, de vieux messieurs, de mamies raffinées et de guitares.
  • ÊTRE ET AVOIR ÉTÉ. Documentaire sur les Yéyés, Idoles des années 60. Version intégrale.Décembre 2006, une douzaine de rescapés des 60s finissent leur tournée marathon de 135 dates en France pour le spectacle Age Tendre et Tête de Bois. A l’affiche : Leny Escudero, François Deguelt, Gilles Dreu, Annie Philippe, Michel Orso, Jean-Jacques Debout, Les Matchucombos, Frank Alamo, Michèle Torr et Richard Anthony.
  • Sita chante le blues (Sita Sings the Blues) est un film d'animation américain réalisé en 2005 et sorti en 2009. Il assemble récits de légende indienne (le Râmâyana), interludes musicaux et scènes de la propre vie de l'auteur.

Un débat à la fin de chaque film, Nous essaierons de contacter et d'inviter les réalisateurs des films programmés .

et enfin :

Tout les mois un zapping original de l'actualité make in Carrefour des Résistances !


Voilà le programme!
N’hésitez pas à venir le Vendredi soir pour vous inscrire et donner vos suggestions de films !
L' Adhésion de 1 euro pour l'année à l' association Rencontres citoyennes vous ouvre les porte du Carrefour des Résistances. Une Buvette à prix libre et sans alcool vous attend avant le film à partir de 19h.

Inscription Tel 06 86 84 27 13

Christian MARTIN
272 rue de la grande terre
30121 MUS
https://vistrerhonyresistance.wordpress.com/about/

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 16:27

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 22.01.2013 à 17h58 • Mis à jour le 22.01.2013 à 18h21

 
 

 

La France a adopté une clause de sauvegarde pour interdire la culture des OGM sur son territoire.

 

La Commission européenne a décidé de geler le processus d'autorisation de mise en culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union européenne jusqu'à la fin de son mandat, en 2014, et de rechercher un règlement négocié avec les Etats membres.

Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la santé, Tonio Borg, chargé du dossier, a en effet assuré, mardi 22 janvier à l'AFP, que "la Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d'un soja et de six maïs OGM, dont le MON810. Mais elle ne le fera pas"."Les autorisations de culture sont gelées", a-t-il précisé.

 

"RELANCER LES NÉGOCIATIONS"

"La priorité du nouveau commissaire à la santé, Tonio Borg, est de relancer les négociations sur la base de la proposition de son prédécesseur", a expliqué son porte-parole. Ce sera sa priorité jusqu'au terme du mandat de la Commission, a-t-il souligné.

Les autorisations de mise en culture empoisonnent les relations entre la Commission européenne et les Etats membres. Huit pays – France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne depuis le début de l'année – ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire la culture des OGM autorisés sur leurs territoires.

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a cherché à faire lever ces clauses de sauvegarde, mais il a été désavoué par les gouvernements lors d'un vote et a abandonné cette idée.

 

 PATATE AMFLORA ET MAÏS MON810

Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l'UE en quatorze ans : la pomme de terre Amflora, développé par le groupe allemand BASF, qui s'est avérée un échec commercial, et le maïs OGM MON810, de la multinationale Monsanto. Le MON810, dont la demande de renouvellement d'autorisation a été déposée en 2007, pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu'à ce que l'UE prenne une décision.

 

Le MON 810, le symbole de la guerre des OGM

Qu'est-ce que le maïs NK603, soupçonné de toxicité ?

À ce jour, une cinquantaine d'autres OGM ont obtenu une autorisation pour être utilisés dans l'alimentation animale et humaine. Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps : consultation de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliment (EFSA) sur les risques pour la santé ; demande d'autorisation aux Etats sur base d'un avis favorable de l'EFSA ; procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats.

Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne. A ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 16:09

 

 

Pour ceux qui ne l'aurait pas encore vu et pour ne pas oublier.. (déjà édité sur le site le 23 septembre 2012 en 6 parties sous le titre)

 

"("Petite piqure" de rappel) : "Nos enfants nous accuseront"- vidéo "

 rubrique OGM


 

Affiche Nos Enfants Nous Accuseront
  • Documentaire
  • Date de sortie :
    05 novembre 2008
     
  • Réalisé par :
    Jean-Paul JAUD
  • Durée :
    1h47min
  • Pays de production :
    France
  • Titre original :Nos enfants nous accuseront
  • Distributeur :
    CTV International.

 

La tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas...

 

 

http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=OSA8C3CEC-g

TheGrandSoir

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:40

 

Et le vainqueur du concours des meilleurs placements financiers 2012 est… la dette souveraine de la République hellénique ! La banque d’affaires Exotix, spécialisée sur les « actifs non liquides », y voit « l’un des rallies les plus ahurissants dans l’histoire des bons d’État » (rallie : soit une reprise, au sens boursier du terme - ndlr). Entre le plus bas de juin de 2012, quand le « papier » grec valait en moyenne 12 centimes pour un euro « au pair » et le cours récent de 43, la hausse s’affiche à 274 %. En à peine plus de six mois. Qui dit mieux ?

Les marchés donneraient-ils raison à François Hollande qui affirme que le « pire de la crise de la zone euro est derrière nous ? ». Pas si simple, selon Exotix, qui estime d’ailleurs que la hausse a été bien trop loin, bien trop vite, et recommande à ses clients, amateurs de sensations fortes à coup sûr, de vendre la dette grecque. Cette flambée, écrit l’analyste Gabriel Sterne, « s’est appuyée principalement sur des données fondamentales, mais pas des données économiques fondamentales ; la probabilité d’une sortie (de la Grèce) de l’euro s’est réduite fortement, en dépit de perspectives plus dégradées pour la production et l’emploi en Grèce ». En fait, « les négociations marathons de novembre avec la Troïka (UE-BCE-FMI) ont donné à la Grèce de meilleures chances de parvenir à une situation d’endettement gérable en 2020… si le pays reste entier jusque-là », poursuit-il, en précisant qu’il réduit le risque d’un « Grexit » de 40 % à 33,3 %.

En fait, « le rallie est le résultat de politiques de crise dans la zone euro tellement mauvaises qu’elles ont marché, bien que ce soit de manière perverse », explique-t-il. En résumé, en refusant d’assumer formellement leur part des dettes pesant sur les pays du Sud de la zone, l’Allemagne et ses alliés du Nord ont provoqué une accélération de la fuite des capitaux de la périphérie vers le centre. « Résultat, ce sont les engagements informels qui ont augmenté », comme reflété dans les comptes du système européen de compensation Target 2 et les injections contraintes de liquidité dans les banques chancelantes par la Banque centrale européenne. Et ce sont ces dettes informelles, menaçant l’Allemagne de très lourdes pertes en cas de disparition de la monnaie unique, qui ont conduit la chancelière Angela Merkel à opérer un virage sur l’aile pour décréter que la Grèce et tout ce que la zone euro comptait de canards plus ou moins boiteux faisaient bien partie de la famille. D’où, très certainement, ses déplacements éclairs à Athènes et Lisbonne, où elle n’avait pas trouvé le temps de se rendre en cinq années de crise.

 

« Trop tôt pour crier victoire »

Autre caricature du traitement de la crise, l’opération de rachat d’une partie de sa propre dette par la Grèce. Une opération de bonneteau dans laquelle « la dette a changé de mains entre les deux bras du même gouvernement (le gouvernement central et les banques nationalisées ou en passe de l’être) et a pu être effacée parce qu’un des bras du gouvernement (les banques) évalue à la valeur de marché et l’autre non », rappelle Exotix.

Ces manipulations comptables n’apportent pas de réponse sur le fond aux trois questions posées par le maintien de la Grèce à moyen et long terme au sein de la zone euro : l’économie grecque a-t-elle touché le fond, le système bancaire y est-il capable d’apporter sa contribution indispensable à un rebond économique, le système politique et social du pays peut-il tenir encore longtemps ? Réponses : peut-être, non, peut-être.

L’environnement européen de la Grèce demeure globalement défavorable alors que son sort est intimement lié à ce qui se passera dans les autres pays de la périphérie de la zone euro. Des signes encourageants viennent d’Irlande et du Portugal, deux pays sous assistance financière qui doivent en principe retrouver un accès direct aux marchés financiers fin 2013 ou début 2014. Mais ils sont fragiles. « Il doit y avoir un plancher à toute récession, même en Grèce », écrit l’analyste, faute de mieux. Les banques grecques ont retrouvé l’accès aux guichets de la BCE, qui accepte de nouveau les titres de la dette publique en garantie collatérale mais leurs capacités à prêter restent sévèrement limitées par des contraintes de solvabilité (fonds propres insuffisants) et de liquidité. Même si l’exode des déposants semble stoppé. Enfin, gouverne à Athènes une coalition fragile dont une des composantes, le PASOK, est en voie de désintégration et dont le ciment principal est la crainte d’une sortie de la zone euro.

À noter que lors de sa première conférence de presse de l’année 2013, le président de la BCE, Mario Draghi, s’est refusé à évoquer un quelconque scénario de « sortie de crise » pour la zone euro. La détente sur les marchés de la dette publique est indéniable, pour tous les risques et sur toutes les échéances. Un autre signe de baisse des tensions est le commencement de dégonflement du bilan de la banque centrale, qui avait plus que triplé depuis le début de la crise. Les investisseurs ont décidé de croire à l’engagement de la BCE d’acheter cette dette, si nécessaire et sous conditions. Mais le test de la matérialisation de ces OMT (Outright Monetary Transactions) est à venir. « Il est trop tôt pour crier victoire », a estimé le patron de la banque centrale.

Fin d'année 2013 à haut risque en Grèce

Les économistes de banque (sérieux) ne sont pas tenus à la réserve des banquiers centraux ni à l’optimisme de commande de certains politiques (surtout en France parce que le ton est bien différent en Allemagne). C’est pourquoi ils travaillent sur des scénarios alternatifs entre lesquels les investisseurs doivent choisir, à leurs risques et péril.

Pour la Grèce, écrit l’analyste, « à notre avis, la période à haut risque interviendra au dernier trimestre de cette année, avec la confluence de plusieurs éléments : le budget (2014), les élections en Allemagne, de possibles demandes pour une nouvelle restructuration de la dette officielle (détenue par les entités publiques comme la BCE) si l’économie continue à décevoir, et les effets cumulatifs d’une autre année marquée par le gel du crédit bancaire et où le chômage des jeunes franchit la barre des 60 % ». Ce qui sonnerait le glas de la coalition autour de Nouvelle-Démocratie. « En résumé, nous évaluons à 50 % les chances d’un gouvernement de Syriza au début de 2014. Et nous évaluons à 60 % la possibilité d’une sortie (de la zone euro) sous un gouvernement Syriza (en partie parce que son arrivée au pouvoir suppose une situation économique encore plus désespérée) et il y a une petite probabilité d’une “sortie accidentelle” sous un gouvernement dirigé par Nouvelle-Démocratie. Ce qui donne une probabilité moyenne de 33,3 %. »

Le scénario optimiste verrait un retour de la croissance en Grèce à partir des petites radicules qui tentent de sortir de terre (déclin des « pessimistes » sur l’avenir économique du pays de 80 à 71 % des personnes interrogées en octobre, meilleures perspectives touristiques). Il dépend essentiellement d’un climat amélioré dans le reste de la périphérie de la zone euro qui aurait un effet contagieux positif pour la Grèce (retour du crédit bancaire notamment). Le nettoyage du bilan des banques grecques progresse et la fragmentation politique régresse, prolongeant l’horizon du gouvernement actuel. Ce qui fait beaucoup de « si ».

Le scénario « central » serait conforme à ce qu’a été la gestion de la crise jusqu’à présent par les institutions européennes, à l’exception notable de la BCE qui a fait l’essentiel du travail de pompier mais n’est pas chargée de reconstruire la maison. On repousse les problèmes comme la poussière sous le tapis, en évitant les choix douloureux. L’économie européenne claudique dans la stagnation, la Grèce reste sous la menace d’une sortie de la zone euro mais cette perspective même tétanise les dirigeants européens. Les taux d’intérêts ne baissent pas, le « credit crunch » perdure sans pourtant que l’incertitude politique à Athènes conduise à trancher la question du « Grexit ».

 

Qui paierait le plus cher un « Grexit » ?

Le troisième scénario, « catastrophe » si l’on en croit le consensus mou européen, est l’abandon de la monnaie unique par la Grèce. Même si l’analyste accorde une probabilité égale aux trois scénarios, ce qui les distingue, c’est l’impact sur la dette grecque. C’est évidemment ce qui intéresse avant tout les détenteurs ou acheteurs potentiels de ces titres. La valorisation est bien sûr très différente selon le cours des événements. Elle varie de 64,9 (par rapport au pair de 100) dans le scénario optimiste à seulement 14 en cas de « Grexit », le scénario central maintenant à peu près le cours actuel (40,3 contre 43,4). On comprend bien l’intérêt des détenteurs officiels de la dette grecque. Une sortie de la zone euro, en acceptant le postulat discutable que le niveau « supportable » d’endettement du pays serait de 140 % du PIB, l’objectif non avoué de « l’aide » actuelle au pays, conduirait à un « haircut » (abandon de créances) de 68 % pour les créanciers d’Athènes, secteur public européen et secteur privé, soit l’effacement de quelque 200 milliards d’euros supplémentaires, l'équivalent du PIB de la Grèce calculé en euro.

 

Trois scénarios pour la dette grecque  
Trois scénarios pour la dette grecque © Exotix

 

Mais quid de l’économie et surtout de la situation sociale du peuple grec ? En prenant comme hypothèse, comme le fait Exotix, une dévaluation de 40 % de la monnaie hellène après le divorce de l’euro, le PIB nominal de la Grèce serait ramené à 133 milliards d’euros. Ceci venant après une contraction de près d’un quart depuis 2007. Mais, estime Exotix, « nous serions relativement optimistes quant à une reprise robuste après une phase initiale de profonde dislocation ».

Avec une monnaie aussi fortement dépréciée et compte tenu de la substantielle « dévaluation sociale » imposée depuis quatre ans, l’économie grecque serait formidablement compétitive. Et aussi, pour moralement déplaisante que soit cette perspective, parce que l’exode massif des capitaux, étrangers mais aussi grecs, enregistré sur la même période se transformerait en puissant ressac, afin de profiter des opportunités offertes par la dévaluation. Tourisme, investissements, privatisations : la Grèce assoiffée serait inondée de liquidités. Immoral ? Absolument. Mais pas plus que le traitement infligé à la population grecque par des élites politiques qui ont pris soin de se protéger. Et qui a toutes les chances de se prolonger encore plusieurs années. Ou que la facture que les gouvernements européens ne veulent surtout pas présenter ouvertement à leurs contribuables.

 

La ruée vers l'or des banques centrales

Ce qui, dès l’origine, explique le déni puis la tétanisation des élites européennes face au problème grec, c’est que la Grèce n’est pas une aberration. Seulement la déclinaison extrême d’un état quasi général. La vraie différence, comme argumenté déjà ici-même, tient plutôt à la nature de l’État grec, qui est en Europe mais pas de l’Europe. Car c’est le monde entier qui est submergé dans un océan de dettes, publiques, privées et bancaires. Le stock global était estimé fin 2011 par Hayman Capital Management à plus de 200 trillions de dollars (deux cent mille millions), pour un PIB planétaire de 70 trillions. Surtout, ce stock a doublé depuis 2003, en moins de dix ans.

 

Un océan de dette 
Un océan de dette© Themes

 

L’autre constat, c’est que le débouclage de cet énorme effet de levier (deleveraging) est un processus long, complexe et douloureux. Même chez les exemplaires Scandinaves, qui ont géré au mieux les turbulences financières du début des années 1990, il aura fallu une décennie pour que la croissance du crédit retrouve le rythme antérieur à la crise. « Dans le contexte d’une crise budgétaire majeure, il y a des chances pour que cela demande encore plus de temps », explique l’économiste Kenneth Courtis, fondateur de Themes Investment Management (qui a produit ces graphiques).

 

La longue convalescence du crédit  
La longue convalescence du crédit © Themes

 

Comme pour la Grèce, il est évident qu’une partie substantielle du stock global de dettes devra être annulé, par défaut négocié ou imposé, inflation ou rééchelonnement sur un horizon de temps indéfini (dette perpétuelle). C’est bien le message que font passer certaines banques centrales (pas toutefois celles des pays avancés adeptes de la planche à billets) en achetant en 2012 un montant net de 536 tonnes d’or, un record depuis 1964. Quand le papier n’est plus que du…papier.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:25

 

 

 

 

En un spectaculaire pas de deux, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a reclassé « en activité » 47 réacteurs nucléaires japonais qu’elle venait d’inscrire dans la catégorie « en arrêt à long terme ». De ce fait, le nombre total de réacteurs répertoriés comme en activité dans la base de données PRIS de l’AIEA remonte d’un coup de 390 à 437, après être descendu de 437 à 390 le 16 janvier. Dans un communiqué, l’AIEA justifie ce jeu de yo-yo en indiquant « qu’à la demande du Japon, le statut des 47 réacteurs a été rétabli dans la catégorie “en activité” dans la base PRIS ».

Selon l’AIEA, le classement des réacteurs en arrêt à long terme avait été effectué par la JNES, l’organisation responsable de la sûreté nucléaire japonaise (Japan nuclear energy safety organisation). L’AIEA précise aussi que les autorités japonaises ont affirmé qu’il s’agissait d’une « erreur administrative » (« clerical error ») de la JNES. Il semble plutôt qu’il y ait un désaccord entre la JNES et le gouvernement de Tokyo, qui a clairement affiché son souhait de relancer l’électronucléaire. Le nouveau premier ministre, Shinzo Abe, a fait plusieurs déclarations en ce sens, en dépit d’une opinion publique majoritairement opposée à cette relance, et d’une situation objective d’arrêt virtuel du nucléaire japonais depuis un an.

Sur le fond, l’explication d’une erreur administrative de la JNES est peu crédible : dans les faits, 45 des 47 réacteurs concernés sont arrêtés depuis plus d’un an, et les deux autres ayant été déconnectés du réseau respectivement le 2 février et le 26 mars 2012 (pour plus de détails, voir le site World nuclear status report).

Actuellement, seuls deux réacteurs fonctionnent, et il n’existe aucun calendrier précis de redémarrage, malgré les déclarations volontaristes de Shinzo Abe. En résumé, le gouvernement japonais s’acharne à afficher sa volonté pronucléaire, en dépit d’une réalité factuelle qui s’y oppose. Il est toutefois étonnant que l’AIEA, agence supposée impartiale, se soit ainsi prêtée à ce qui semble être plus une manœuvre politique qu’un choix industriel.

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