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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:33

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François Hollande l'a déclaré le 10 décembre lors d'un déplacement à Oslo : « La crise de la zone euro, je l'ai déjà dit, elle est derrière nous. (…) Et donc tout ce que nous avons à faire, ce n'est plus simplement de sortir de la crise de la zone euro : c'est fait. » Le président français a-t-il pêché par optimisme, sous le coup du prix Nobel de la paix que les dirigeants européens venaient de recevoir ?

Dans un entretien publié en début de semaine sur Mediapart, qui tranche avec l'analyse de l'exécutif français, l'économiste André Orléan rappelait à quel point les incertitudes pesant sur l'avenir de la zone euro restaient vives, en cette année 2013. Au même moment, Eurostat a publié des chiffres une fois de plus alarmants, avec un taux de chômage historique, à 11,8 % dans la zone euro, pour le mois de novembre dernier.

Même le commissaire européen à l'emploi et aux affaires sociales, le socialiste Laszlo Andor, y est allé de son analyse sinistre, le 8 janvier : « Vous n’avez pas besoin de me dire que 2012 était une autre très mauvaise année. Après cinq ans de crise, la récession est de retour et le chômage a atteint des niveaux inconnus depuis deux décennies». Avant de prévenir: «Il est peu probable que l’Europe voie sa situation s’améliorer en 2013. »

Pour faire le point sur le marasme social qui plombe l'Europe, et les pistes pour en sortir, nous nous sommes entretenus avec Raymond Torres, qui dirige l'Institut international d'études sociales, le centre de recherche de l'Organisation internationale du travail (OIT), à Genève. Adversaire de l'austérité, il dresse un tableau critique des remèdes proposés par la commission européenne, pour contrer la flambée du chômage, et estime que les pays du Nord de l'Europe, contrairement à ce qu'il est souvent dit, ne sont pas épargnés.

Quelle est la situation de l'emploi en Europe, cinq ans après l'éclatement de la crise aux États-Unis ?

 

 
© OIT

 

Elle est préoccupante dans l'ensemble de l'Union européenne, et plus particulièrement dans la zone euro. Les pays sont touchés à des degrés divers, avec une situation particulièrement difficile dans l'Europe du Sud. Le taux de chômage au troisième trimestre de 2012 a atteint 24,6 % en Grèce et 25 % en Espagne, soit plus de 16 points de plus qu’avant la crise.

Mais la tendance est à la détérioration même dans les pays jusqu’ici peu touchés. Depuis octobre dernier, le taux de chômage est reparti à la hausse en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Il est faux de dire que la crise est un problème réservé à certains pays dans le Sud de l'Europe et que par conséquent seuls ces pays-là devraient adopter des mesures : la crise fait tache d’huile.

Etes-vous tout de même d'accord pour dire que le fossé entre pays du Nord de l'Europe et pays du Sud est en train de s'aggraver ?
Les trois pays les plus frappés sont effectivement au Sud : Espagne, Portugal et Grèce. L'Italie connaît une augmentation plus lente de son taux de chômage. La France elle aussi enregistre une détérioration régulière. En Irlande, la situation est très difficile, même si elle tend à se stabiliser depuis peu. Au Royaume-Uni, la situation est contrastée : le taux de chômage a légèrement diminué ces derniers mois, mais c'est surtout grâce à un développement du temps partiel non choisi, et à la baisse du taux de participation (c'est-à-dire que de plus en plus de personnes quittent le marché du travail – ndlr).

 

Qu'en est-il du chômage de longue durée ?
La caractéristique de cette crise, ce ne sont pas tant les vagues de licenciements, qui existent, mais qui sont relativement peu nombreuses, par rapport à d'autres périodes de crise. A l'exception de cas très particuliers – par exemple le secteur immobilier en Espagne, ou le secteur bancaire au Royaume-Uni. Cette crise est d'abord marquée par l'absence de créations d'emplois. Conséquence: c'est particulièrement difficile pour ceux qui cherchent un premier emploi (les jeunes), et bien sûr pour ceux qui étaient déjà chômeurs avant que la crise n'éclate. Ils deviennent alors massivement des chômeurs de longue durée.

À Bruxelles, la commission européenne propose, pour lutter contre l'envolée du chômage, de réformer le marché du travail. De ce point de vue, l'Espagne, avec ses réformes à répétition du droit du travail, fait figure de modèle. Qu'en pensez-vous ?
Il est désormais établi qu'une politique d'austérité, combinée à la réforme du marché du travail, ne permet pas de sortir de la crise. En tout cas, cela ne s'est pas vérifié une seule fois depuis deux ans. Dans un contexte de récession tel que nous le connaissons, une réforme du marché du travail ne peut pas marcher.

 

Pire, en facilitant les licenciements, les réformes du marché du travail en Espagne, en Grèce ou au Portugal ont accéléré les pertes d’emplois sans pour autant stimuler les embauches. Ces réformes s’inspirent de théories selon lesquelles les employeurs seront moins réticents à embaucher, parce qu'il leur sera plus simple de licencier par la suite. Mais ces théories ne fonctionnent pas dans un contexte récessif. Elles ne permettent pas de créer des emplois et se traduisent par moins de sécurité pour ceux qui en ont un.    

Je signale au passage que l'Autriche a mené, en 2003, l'une des réformes du marché du travail les plus novatrices. Cette réforme, conclue avec l’assentiment des partenaires sociaux, combine des éléments de sécurité pour les travailleurs, et de prévisibilité, pour les employeurs, en ce qui concerne les coûts des licenciements. Aujourd'hui en Autriche, le taux de chômage est faible et on trouve peu de contrats précaires.

La commission européenne milite également pour alléger le coût du travail pour les entreprises. Est-ce une piste sérieuse ?
C'est vrai que la fiscalité qui pèse sur le travail est trop élevée dans certains pays. Je pense à certains pays d'Europe de l'Est, comme la Hongrie, à la France ou, dans une certaine mesure, à l'Allemagne et l'Italie. Je peux comprendre que l'on décide de s'attaquer à ce déséquilibre structurel, pour faire davantage peser la fiscalité sur les revenus de la rente. Mais à court terme, pour l'emploi, cela ne produit que peu d’effet, pour autant que la croissance et donc la création d’emplois restent anémique.  

Que propose le BIT ?

Il faut sortir de cette logique d'austérité. Bien sûr qu'il est nécessaire, à moyen terme, de réduire les déficits publics. Mais tout dépend du rythme et du type de mesures adoptées pour réduire ces déficits. Nous proposons de maintenir, et même renforcer, les dépenses publiques pour l'emploi. Face au chômage des jeunes par exemple, nous défendons des “garanties d'activation”. Cela recouvre une batterie de solutions : de l'aide renforcée pour rechercher un travail, l'accès à un emploi aidé pour les jeunes les plus en difficulté, proposer de combiner la sortie d'école avec une expérience en entreprise, et même, pour certains qui ne seraient pas assez formés, le retour vers le système éducatif.

 

Vous avez budgété ces « garanties »?
Nous les chiffrons à 21 milliards d'euros pour l'ensemble de la zone euro. C'est un coût, mais on peut par exemple le financer par un redéploiement des fonds structurels européens, qui ne sont pas tous correctement utilisés. J'insiste : ce n'est pas une utopie. C'est ce que la Suède a fait après avoir subi une grave crise financière du début des années 90, et cela a marché.

Et pour les chômeurs longue durée ?
Beaucoup de ces chômeurs arrivent en fin de droits. Il faut absolument prolonger les droits de ces chômeurs, tout en s’assurant bien entendu qu'ils cherchent effectivement du travail. En Italie par exemple, il n'y a plus aucune aide financière, passés 12 mois au chômage. Or, dans un contexte de crise caractérisé par une faible création d’emplois, le fait de maintenir la prestation ne dissuadera par les chômeurs de prendre un emploi pour autant qu’ils le trouvent.

En d’autres termes, il y a peu de chances que, comme certains le pensent, les chômeurs profitent abusivement du système d'aides publiques. Là encore, cela a un coût budgétaire, mais qui sera toujours très inférieur, par exemple, à celui d'une baisse ciblée de la TVA. Par ailleurs, il y va de la cohésion sociale.

 

Le commissaire Laszlo Andor à Bruxelles le 8 janvier. 
Le commissaire Laszlo Andor à Bruxelles le 8 janvier.


D'autres pistes?
Il faut également une politique de relance salariale. Actuellement, une pression à la baisse se fait sentir dans beaucoup de pays européens, au nom de la compétitivité, pour doper les exportations. Mais si tous les pays vont dans ce sens, il n'y a plus personne pour importer… On va dans l'impasse. Il faut donc que les pays qui ont connu une situation confortable de leurs comptes extérieurs réfléchissent à relever leurs salaires en parallèle avec les gains de productivité. Cela s'est déjà vu ces derniers mois dans certains secteurs, en Allemagne. Et c’est un pas dans la bonne direction.

Par ailleurs, pour que la création d’emploi reprenne, il est fondamental d’assainir le système financier et de s’assurer qu’il joue son rôle d’intermédiation entre épargne et investissement productif. La situation actuelle est moins grave pour les grandes entreprises, qui peuvent se financer directement sur les marchés de capitaux, que pour les petites. Celles-ci dépendent du crédit bancaire et les banques sont frileuses ou, dans certains cas, elles font davantage de profits en plaçant les dépôts sur des actifs financiers.

Une idée est de créer des banques publiques d'investissement pour aider les PME à développer des projets et créer de l’emploi. A mon avis, l'une des raisons pour lesquelles l'économie allemande va bien, et dont on parle peu, c'est son système de garanties des prêts aux petites entreprises. L'État se porte en partie garant des prêts aux petites entreprises, et donc les banques s’engagent davantage vis-à-vis de celles-ci. D’où aussi leur succès à l’exportation.

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:17

 

 

Rue89 - Cité judiciaire de Paris 11/01/2013 à 16h38
Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

C’est confirmé : la cité judiciaire de Paris doit ouvrir ses portes en 2017 dans le quartier des Batignolles, au nord-ouest de Paris.

 

 

 

Le déménagement du palais de Justice historique dans une tour confiée à l’architecte Renzo Piano a été décidé en 2009. Il doit être financé par un partenariat public-privé (PPP) signé avec Bouygues par le gouvernement précédent en février 2012.

Malgré les réserves de Christiane Taubira sur ce grand projet coûteux, le gouvernement préfère maintenir le chantier plutôt que de verser des indemnités à Bouygues.

« Ce serait facile, mais irresponsable »

Ce n’était pas gagné. Lors du débat d’orientation ntre lesquelles elle ne tranche pas :

  • Poursuivre

Première possibilité : faire ce qui était prévu. C’est-à-dire que l’Etat investisse 671 millions d’euros dans le projet, puis verse à Bouygues un loyer de 90 millions d’euros par an en moyenne.

La ministre calcule alors qu’en 2043, « l’Etat aura payé 2,7 milliards d’euros ». Elle lance aux parlementaires :

« Comme démonstration de bonne gestion, je crois qu’on a déjà fait mieux ! [...] Il serait facile, pour moi, de conserver les choses en l’état. Les travaux seraient livrés en 2016, j’aurais le plaisir d’inaugurer en 2017… et je laisserais à mes successeurs la lourde ardoise de 90 millions d’euros de loyer annuel.Ce serait facile, mais irresponsable. »

  • Renégocier avec Bouygues

Aucune clause du contrat ne permet de l’envisager, constate Christiane Taubira.

  • Renoncer

Si la ministre présente cette possibilité, elle souligne que « les magistrats et les greffiers travaillent dans des conditions extrêmement difficiles et que ce projet de cité judiciaire qui a dix ans d’âge répond à un réel besoin ».

La ministre n’en parle pas cette fois-ci, mais un obstacle de taille s’ajoute : Bouygues a assuré ses arrières. En cas de renoncement au projet, l’Etat doit lui verser 80 millions d’euros. Et se retrouverait ainsi délesté à la fois d’un palais de Justice et d’une belle somme.

« Compte tenu des lourdes conséquences des trois options », explique Christiane Taubira, le Premier ministre droit trancher. C’est lui qui a eu le dernier mot, et choisi de maintenir le projet. En parallèle, deux inspections ont été lancées en juillet, par le ministère de la Justice et le ministère des Finances.

Plaidoyer de Bouygues

Fin novembre, Le Canard enchaîné révèle que Bouygues a défendu son projet directement auprès de Matignon, lui faisant parvenir une note de sept pages. L’entreprise promet que le projet ne sera pas trop coûteux, rapporte l’hebdomadaire. Et surtout :

« Bouygues s’inquiète du silence de plomb observé par le nouveau pouvoir face à une requête en annulation déposée au tribunal administratif. L’association La justice dans la cité conteste le contrat et le déménagement du palais de Justice dans le quartier des Batignolles.

Alors que les gêneurs ont déposé un premier recours, le 13 avril, et remis depuis plusieurs mémoires pour développer leurs arguments, la chancellerie s’est contentée d’une vague réponse de principe et a laissé le bétonneur monter seul au filet. »

L’association en question conteste aussi le montant de l’indemnisation à verser à Bouygues en cas d’annulation du projet, bien précisée dans le contrat, mais selon elle illégale.

Des partenariats critiqués

La formule du partenariat public-privé, retenue pour la cité judiciaire comme pour le projet de « Pentagone à la française », fait décidément des insatisfaits. L’une de ses plus grandes pourfendeuses, c’est, triste coïncidence, Christiane Taubira.

S’adressant aux députés de droite lors de la même séance parlementaire, la ministre sermonne :

« Ces partenariats public-privé, dont votre majorité a fait un usage assez débridé, entraînent une fragilisation des finances publiques sur le long terme, une trentaine d’années en moyenne, ce qui est extrêmement déloyal vis-à-vis des deux générations à venir. C’est donc avec la plus grande précaution que nous les étudions. »

La ministre a exprimé les mêmes réserves sur les PPP conclus pour les établissements pénitentiaires. Pourtant, là aussi, ils ont été maintenus.

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:09

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Hq9k17srnmU#!

 

 

 

forprod

Mise en ligne le 3 août 2011

Adriano DD, Romain Joutard, Vincent Bidal et Munir Hossn

SAYÉ

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:23

 

 

Rue89 -Publié le : 12/01/2013 à 18h11

 

 

En Espagne, le chômage touche 25% de la population active... Ce flash mob a été réalisé par Carne Cruda 2.0, un programme de radio
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:53

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.01.2013 à 17h29 • Mis à jour le 11.01.2013 à 17h34

 

 Le plus gros fonds souverain du monde fait le tri dans ses investissements

 

 

Le fonds de pension public norvégien a exclu deux nouvelles sociétés pour des raisons d'éthique.

Le fonds de pension public de la Norvège, le plus gros fonds souverain au monde devant celui des Emirats arabes unis, a fait le ménage dans ses investissements en excluant deux nouvelles sociétés pour des raisons d'éthique et en en réintégrant trois autres, a annoncé vendredi 11 janvier le gouvernement norvégien.

Plaçant ses avoirs hors de Norvège, le fonds est régi par des règles d'éthique qui l'empêchent d'investir dans des industries d'armes "particulièrement inhumaines", l'industrie du tabac et les groupes coupables de violation des droits de l'homme, de corruption ou de graves dégradations de l'environnement.

Le fonds, qui pèse environ 3 870 milliards de couronnes (525 milliards d'euros), a vendu les parts de 0,67 % et 1,1 % qu'il détenait dans les compagnies américaines Jacobs Engineering et Babcock & Wilcox, leur reprochant d'être impliquées dans la fabrication d'armes nucléaires.

 

 54 GROUPES SUR SA LISTE NOIRE

A l'inverse, il a réintégré dans sa sphère d'investissement les sociétés britannique BAE Systems et italienne Finmeccanica car leur joint-venture, le missilier MBDA, a cessé de produire des missiles à tête nucléaire ASMP-A pour l'armée française.

En revanche, le troisième actionnaire de MBDA, l'européen EADS, qui possède d'autres activités dans le nucléaire militaire, reste sur la liste noire des sociétés dans lesquelles le fonds refuse d'investir.

Exclu en 2011, le groupe chimique américain FMC Corporation est aussi rentré en grâce auprès du fonds après avoir cessé ses achats de phosphate au Sahara occidental, un territoire annexé en 1975 par le Maroc. Le ministère des finances norvégien a par ailleurs décidé de mettre fin à sa surveillance de l'allemand Siemens, mis sous observation en 2009 après plusieurs scandales de corruption.

Après les décisions de vendredi, 54 groupes figurent sur sa liste noire, dont des poids lourds comme Boeing, Lockheed Martin, Safran, Philip Morris, British American Tobacco, Wal-Mart ou encore Rio Tinto.

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:43

 

 


Licence CC Julien Haler

 

Passer le permis coûte cher : 1.500 euros en moyenne.
Et la facture s'alourdit encore si vous le ratez et que vous devez attendre plusieurs mois avant de le repasser - cinq mois environ en Ile-de-France.
Si vous vous apprêtez à souffler vos 16 bougies, il existe une formule avantageuse, pour limiter les coûts : l’apprentissage accompagné de la conduite (AAC). 

 Le taux de réussite dès le premier passage à l’épreuve de conduite est de 70% pour les élèves ayant suivi l’AAC, contre 52 % de ceux qui ont suivi la filière classique, selon les chiffres de la Délégation à la sécurité et la circulation routière.

 

Licence CC badkleinkirchheim

 

 Les conditions sont les suivantes : obtenir le code, suivre 20 heures de leçons de conduite en auto-école, et réussir l’évaluation de la formation initiale. L'accompagnateur ne doit pas avoir commis de délit routier.

La période de conduite accompagnée dure un an, et l’élève doit parcourir 3000 km. Il n'y a pas besoin de voiture à double commande. Si le jeune  rate le permis, il peut recommencer à conduire tout de suite, dans l'attente d'un nouvel examen.

Il existe une formule équivalente pour les jeunes âgés de 18 ans, qui s’appelle la "conduite supervisée". La période de conduite supervisée dure au moins trois mois, et l’élève doit parcourir au mois 1000 km.  Vous pouvez vous renseigner sur le site de la Prévention routière ou de la Sécurité routière. 

 

Capture d'écran Permis-radin.fr

 

Autre solution, lorsqu'on doit faire plus d'heures de conduite que prévu : s'adresser à une société de location de voitures à double commande. Certaines d'entre elles proposent des heures à 20 euros. 

On peut aussi passer le permis à l'étranger, formule qui attire les apprentis-conducteurs, tels les élèves des lycées français à l'étranger ou les étudiants Erasmus, mais aussi les expatriés ou ceux qui reviennent au pays pour les vacances.
En 2010, 79 500 permis étrangers, dont 17 500 européens, ont été échangés en France, ce qui représentait à peu près 10 % du nombre total de permis délivrés.

 

Licence CC m^3

 

  C'est souvent moins cher, mais, en-dehors de l'Union européenne, il faut fournir la preuve que l'on a résidé six mois dans le pays. Il faut vérifier aussi que le pays concerné (hors Union européenne et espace économique européen) a conclu un accord de réciprocité avec la France, permettant d'échanger le document au retour.
C'est le cas de 154 pays dont la liste est disponible sur le site de la Maison des Français de l'étranger. En Amérique, par exemple, seuls certains Etats l'ont fait.
Les pays d'Afrique du Nord sont désormais connus pour leurs épreuves pas très difficiles et leurs prix défiant toute concurrence.

Ceux qui doivent impérativement passer le permis en France ont intérêt à comparer les tarifs des auto-écoles, qui sont libres. Demandez si l’apprentissage du code se fait avec un animateur ou seul, devant un DVD.

N'hésitez pas à consulter les sites d’achats groupés, comme Automodeal.fr ou Groupon.fr, qui proposent périodiquement des forfaits à prix cassés.

 

Capture d'écran de Groupon.fr

 

Les jeunes gens de 16 à 25 ans qui ne disposent pas des fonds nécessaires peuvent demander "le permis à un euro". Ils vont contracter auprès de leur banque un emprunt à taux zéro, de 1200 euros maximum, dont les intérêts sont pris en charge par l'Etat. Ils pourront le rembourser à hauteur de un euro par jour, soit 30 euros par mois. Quelque 80 000 jeunes ont bénéficié du dispositif, lancé en 2005.

Et vous, connaissez-vous d'autres "bons plans"? Seriez-vous favorable à un enseignement du code dans les lycées ?

 

 

Gaspard Koenig, l'auteur de Leçons de conduite (Grasset, 2011), est un vrai intello: agrégé de philosophie, plume de Christine Lagarde et aujourd'hui banquier à la City. Mais il a mis dix ans à décrocher le permis. Il a fini par l'obtenir  en Angleterre, "où on le paie deux fois moins cher qu'en France". On savourera ses portraits des "monos" franchouillards.
GaspardKoenig dénonce le "scandaleux monopole des auto-écoles" dans l'Hexagone.  Il préconise son remplacement par un système de moniteurs privés, permettant, comme outre-manche, de faire baisser les prix et d'améliorer le service

.

 

Mise à jour le 14/12/12: Le site Kadodrive.com nous signale qu'il est possible d'offrir des chèques-cadeaux censés financer le permis de conduire des jeunes. A partir de 25 euros. Ils sont utilisables dans toutes les auto-écoles de France - et seulement là! Ils ne pourront pas être utilisé pour d'autres achats.

Et vous, qu'en pensez-vous?
Voulez-vous savoir pourquoi les auto-écoles refusent les redoublants? cliquez ici

Lire aussi Mme H ou quand l’installation de la fibre optique vire au cauchemar ou Achats en vue ? Gare aux cartes de fidélité-révolving

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:37

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.01.2013 à 08h56 • Mis à jour le 12.01.2013 à 09h49


 

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a lancé une mise en garde contre le tétrazépam, un médicament utilisé dans le traitement des contractures musculaires douloureuses, en raison d'effets indésirables cutanés potentiellement graves.

L'ANSM précise, dans un communiqué, avoir saisi l'Agence européenne du médicament (EMA) pour lui "recommander la réévaluation du rapport bénéfice-risque de ce médicament et la suspension de son autorisation de mise sur le marché (AMM)".

Le tétrazépam qui fait partie de la classe pharmaceutique des benzodiazépines, est utilisé France pour ses propriétés myorelaxantes (relaxation des muscles), notamment en rhumatologie. Commercialisés depuis 1969, les médicaments qui contiennent du tétrazépam par voie orale sont essentiellement le Myolastan et diverses spécialités génériques.

Une enquête de pharmacovigilance effectuée sur toute la période allant du début de la commercialisation à juin 2012 a mis en évidence "une fréquence élevée d'effets indésirables cutanés (..) tels que des syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson [qui se traduisent par des destructions brutales de la couche superficielle de la peau et des muqueuses] et des syndromes d'hypersensibilité médicamenteuses (DRESS)".

 

648 EFFETS INDÉSIRABLES GRAVES

Au cours de la période, 1 616 effets indésirables ont été répertoriés dont 648 sont considérés comme "graves" et 805 sont des effets cutanés. Onze décès ont été recensés au total. Parmi les effets graves autres que cutanés, l'ANSM signale des effets neurologiques et des effets psychiatriques.

 Lire en édition abonnés : Benzodiazépines : un risque de démence accru ?

En attendant que l'EMA statue sur la demande française de réévaluation du tétrazépam, l'agence du médicament rappelle qu'il existe des alternatives therapeutiques au tétrazépam dont des prises en charge non médicamenteuses. Quand les spécialités à base de tétrazépam doivent être utilisées, l'ANSM recommande de "limiter leur durée d'utilisation au strict minimum". Le tétrazépam n'est plus remboursé par la Sécurité sociale depuis décembre 2011.

L'EMA a pour sa part indiqué vendredi dans un communiqué que son comité de pharmacovigilance avait entrepris une réévaluation du tétrazépam à la demande de la France.

Lire en édition abonnés l'enquête du cahier Sciences & Techno du Monde : Benzodiazépines : les pièges d'un opium du peuple

Les Benzodiazépines en France

 

 

Consommation 110,9 millions de boîtes de benzodiazépines ont été vendues en 2011 (hypnotiques + anxiolytiques), contre 110,3 millions en 2010 et 107,7 millions en 2009. Soit un montant de 210,6 millions d'euros de remboursements de l'assurance-maladie en 2011.

 

Indications En France, 50,2 % des benzodiazépines (ou molécules apparentées) prescrites sont des anxiolytiques, 37,8 % sont des hypnotiques, 7,3 % sont des myorelaxants et 4,8 % des anti-épileptiques.

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:34

 

LE MONDE | 12.01.2013 à 14h43 • Mis à jour le 12.01.2013 à 14h55 Par Danièle Hervieu-Léger


 
Les opposants au projet de mariage homosexuel espèrent mobiliser dimanche à Paris des centaines de milliers de personnes pour dire non à cette promesse de François Hollande, contestée par les églises, l'UMP et le FN, dont certains cadres défileront.

Dans le débat sur le mariage pour tous, il n'est pas étonnant que l'Eglise catholique fasse entendre sa voix. Le soin qu'elle prend d'éviter toute référence à un interdit religieux l'est davantage. Pour récuser l'idée du mariage homosexuel, l'Eglise invoque en effet une "anthropologie" que son "expertise en humanité" lui donne titre à adresser à tous les hommes, et non à ses seuls fidèles. Le noyau de ce message universel est l'affirmation selon laquelle la famille conjugale - constituée d'un père (mâle), d'une mère (femelle) et des enfants qu'ils procréent ensemble - est la seule institution naturelle susceptible de fournir au lien entre conjoints, parents et enfants, les conditions de son accomplissement.

En dotant cette définition de la famille d'une validité "anthropologique" invariante, l'Eglise défend en réalité un modèle de la famille qu'elle a elle-même produit. Elle a commencé de mettre en forme ce modèle dès les premiers temps du christianisme, en combattant le modèle romain de la famille qui s'opposait au développement de ses entreprises spirituelles et matérielles, et en faisant du consentement des deux époux le fondement même du mariage.

Dans ce modèle chrétien du mariage - stabilisé au tournant des XIIe-XIIIe siècles -, le vouloir divin est supposé s'exprimer dans un ordre de la nature assignant l'union à la procréation et préservant le principe de la soumission de la femme à l'homme. Ce serait faire un mauvais procès à l'Eglise que d'occulter l'importance qu'a eue ce modèle dans la protection des droits des personnes et la montée d'un idéal du couple fondé sur la qualité affective de la relation entre les conjoints. Mais la torsion opérée en en faisant la référence indépassable de toute conjugalité humaine n'en est rendue que plus palpable.

Car cette anthropologie produite par l'Eglise entre en conflit avec tout ce que les anthropologues décrivent au contraire de la variabilité des modèles d'organisation de la famille et de la parenté dans le temps et l'espace. Dans son effort pour tenir à distance la relativisation du modèle familial européen induit par ce constat, l'Eglise ne recourt pas seulement à l'adjuvant d'un savoir psychanalytique lui-même constitué en référence à ce modèle.

Elle trouve aussi, dans l'hommage appuyé rendu au code civil, un moyen d'apporter un surplus de légitimation séculière à son opposition à toute évolution de la définition juridique du mariage. La chose est inattendue si l'on se souvient de l'hostilité qu'elle manifesta en son temps à l'établissement du mariage civil. Mais ce grand ralliement s'explique si l'on se souvient que le code Napoléon, qui a éliminé la référence directe à Dieu, n'en a pas moins arrêté la sécularisation au seuil de la famille : en substituant à l'ordre fondé en Dieu l'ordre non moins sacré de la "nature", le droit s'est fait lui-même le garant de l'ordre immuable assignant aux hommes et aux femmes des rôles différents et inégaux par nature.

La référence préservée à l'ordre non institué de la nature a permis d'affirmer le caractère "perpétuel par destination" du mariage et d'interdire le divorce. Cette reconduction séculière du mariage chrétien opérée par le droit a contribué à préserver, par-delà la laïcisation des institutions et la sécularisation des consciences, l'ancrage culturel de l'Eglise dans une société dans laquelle elle était déboutée de sa prétention à dire la loi au nom de Dieu sur le terrain du politique : le terrain de la famille demeurait en effet le seul sur lequel elle pouvait continuer de combattre la problématique moderne de l'autonomie de l'individu-sujet.

Si la question du mariage homosexuel peut être considérée comme le lieu géométrique de l'exculturation de l'Eglise catholique dans la société française, c'est que trois mouvements convergent en ce point pour dissoudre ce qui restait d'affinité élective entre les problématiques catholique et séculière du mariage et de la famille.

Le premier de ces mouvements est l'extension de la revendication démocratique hors de la seule sphère politique : une revendication qui atteint la sphère de l'intimité conjugale et familiale, fait valoir les droits imprescriptibles de l'individu par rapport à toute loi donnée d'en haut (celle de Dieu ou celle de la nature) et récuse toutes les inégalités fondées en nature entre les sexes. De ce point de vue, la reconnaissance juridique du couple homosexuel s'inscrit dans le mouvement qui - de la réforme du divorce à la libéralisation de la contraception et de l'avortement, de la redéfinition de l'autorité parentale à l'ouverture de l'adoption aux célibataires - a fait entrer la problématique de l'autonomie et de l'égalité des individus dans la sphère privée.

Cette expulsion progressive de la nature hors de la sphère du droit est elle-même rendue irréversible par un second mouvement, qui est la remise en question de l'assimilation, acquise au XIXe siècle, entre l'ordre de la nature et l'ordre biologique. Cette assimilation de la "famille naturelle" à la "famille biologique" s'est inscrite dans la pratique administrative et dans le droit.

Du côté de l'Eglise, le même processus de biologisation a abouti, en fonction de l'équivalence établie entre ordre de la nature et vouloir divin, à faire coïncider de la façon la plus surprenante la problématique théologique ancienne de la "loi naturelle" avec l'ordre des "lois de la nature" découvertes par la science. Ce télescopage demeure au principe de la sacralisation de la physiologie qui marque les argumentaires pontificaux en matière d'interdit de la contraception ou de la procréation médicalement assistée. Mais, au début du XXIe siècle, c'est la science elle-même qui conteste l'objectivité de ces "lois de la nature".

La nature n'est plus un "ordre" : elle est un système complexe qui conjugue actions et rétroactions, régularités et aléas. Cette nouvelle approche fait voler en éclats les jeux d'équivalence entre naturalité et sacralité dont l'Eglise a armé son discours normatif sur toutes les questions touchant à la sexualité et à la procréation. Lui reste donc, comme seule légitimation exogène et "scientifique" d'un système d'interdits qui fait de moins en moins sens dans la culture contemporaine, le recours intensif et désespéré à la science des psychanalystes, recours plus précaire et sujet à contradiction, on s'en rend compte, que les "lois" de l'ancienne biologie.

La fragilité des nouveaux montages sous caution psychanalytique par lesquels l'Eglise fonde en absoluité sa discipline des corps est mise en lumière par les évolutions de la famille conjugale elle-même. Car l'avènement de la "famille relationnelle" a, en un peu plus d'un demi-siècle, fait prévaloir le primat de la relation entre les individus sur le système des positions sociales gagées sur les différences "naturelles" entre les sexes et les âges.

Le coeur de cette révolution, dans laquelle la maîtrise de la fécondité a une part immense, est le découplage entre le mariage et la filiation, et la pluralisation corrélative des modèles familiaux composés et recomposés. Le droit de la famille a homologué ce fait majeur et incontournable : ce n'est plus désormais le mariage qui fait le couple, c'est le couple qui fait le mariage.

Ces trois mouvements - égalité des droits jusque dans l'intime, déconstruction de l'ordre supposé de la nature, légitimité de l'institution désormais fondée dans la relation des individus - cristallisent ensemble en une exigence irrépressible : celle de la reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe, et de leur droit, en adoptant, de fonder une famille. Face à cette exigence, les argumentaires mobilisés par l'Eglise - fin de la civilisation, perte des repères fondateurs de l'humain, menace de dissolution de la cellule familiale, indifférenciation des sexes, etc. - sont les mêmes que ceux qui furent mobilisés, en leur temps, pour critiquer l'engagement professionnel des femmes hors du foyer domestique ou combattre l'instauration du divorce par consentement mutuel.

Il est peu probable que l'Eglise puisse, avec ce type d'armes, endiguer le cours des évolutions. Aujourd'hui, ou demain, l'évidence du mariage homosexuel finira par s'imposer, en France comme dans toutes les sociétés démocratiques. Le problème n'est pas de savoir si l'Eglise "perdra" : elle a - beaucoup en son sein, et jusque dans sa hiérarchie, le savent - déjà perdu.

Le problème le plus crucial qu'elle doit affronter est celui de sa propre capacité à produire un discours susceptible d'être entendu sur le terrain même des interrogations qui travaillent la scène révolutionnée de la relation conjugale, de la parentalité et du lien familial. Celui, par exemple, de la reconnaissance due à la singularité irréductible de chaque individu, par-delà la configuration amoureuse - hétérosexuelle ou homosexuelle - dans laquelle il est engagé.

Celui, encore, de l'adoption, qui, de parent pauvre de la filiation qu'elle était, pourrait bien devenir au contraire le paradigme de toute parentalité, dans une société, où quelle que soit la façon dont on le fait, le choix d'"adopter son enfant", et donc de s'engager à son endroit, constitue le seul rempart contre les perversions possibles du "droit à avoir un enfant", qui ne guettent pas moins les couples hétérosexuels que les couples homosexuels.

Sur ces différents terrains, une parole adressée à des libertés est attendue. Le mariage homosexuel n'est certainement pas la fin de la civilisation. Le fait qu'il puisse constituer, si l'Eglise n'a pas d'autre propos que celui de l'interdit, un jalon aussi dramatique que le fut l'encyclique Humanae Vitae en 1968 sur le chemin de la fin du catholicisme en France n'est pas une hypothèse d'école.

Danièle Hervieu-Léger

Danièle Hervieu-Léger

 

Directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), sociologue, elle a dirigé, de 1993 à 2004, le Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CNRS/EHESS) et a présidé l'EHESS de 2004 à 2009.

 

Danièle Hervieu-Léger a publié de nombreux ouvrages, dont "Vers un nouveau christianisme" (éd. Cerf, 2008), "Le Retour à la nature" (éd. de l'Aube, 2005) et "Catholicisme, la fin d'un monde" (Bayard, 2003)

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:28

 

LE MONDE | 12.01.2013 à 10h15 • Mis à jour le 12.01.2013 à 16h16 Par Bertrand Bissuel

 

 
Les représentants des syndicats et du patronat, lors de la dernière journée des négociations sur le marché du travail, vendredi 11 janvier au siège du Medef à Paris.

L'accord modifie en profondeur des pans entiers du code du travail. Certaines mesures donnent une plus grande liberté d'action aux entreprises qui veulent se restructurer. D'autres renforcent la protection des salariés.

Lire aussi Flexibilité : le pari de la CFDT et du patronat, Les principaux acteurs de la négociation et l'analyse Une bouffée d'oxygène pour Hollande

  • Licenciements

Les règles de contestation des licenciements économiques collectifs sont bouleversées. Le but est de limiter le contrôle des tribunaux, qui débouche parfois sur l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE, plan social) ou sur le versement de dommages et intérêts aux salariés. Désormais, la procédure et le contenu du PSE feront l'objet soit d'un accord majoritaire, soit d'une procédure d'homologation par l'administration. Des recours devant le juge sont possibles, contre la procédure elle-même ou contre la teneur du PSE. Le salarié peut également saisir la justice si le motif du plan social ne lui paraît pas valable – mais dans des délais plus courts qu'avant. Pour fixer l'ordre dans lequel les salariés sont licenciés, le chef d'entreprise aura la possibilité de "privilégier la compétence professionnelle".

  • Conciliation

  L'objectif est d'accélérer la résolution des litiges liés à un licenciement. Lors de l'audience de conciliation, qui se tient au début de la procédure devant les prud'hommes, le patron et son salarié peuvent mettre fin à leur différend, moyennant le versement à ce dernier d'une indemnité forfaitaire, qui varie en fonction de son ancienneté.

  • Accords de maintien dans l'emploi

  Ils consistent à permettre aux entreprises confrontées "à de graves difficultés conjoncturelles" de baisser les rémunérations et/ou le temps de travail ; en contrepartie, elles s'engagent à ne pas licencier. L'accord, qui nécessite le feu vert du ou des syndicat(s) représentant au moins 50 % du personnel, est conclu pour une durée maximale de deux ans. Les salariés qui refusent de se plier à ces nouvelles conditions de travail sont licenciés. L'employeur doit leur proposer "des mesures d'accompagnement" mais il n'est pas soumis aux obligations liées à un licenciement économique collectif (offre de reclassement, etc.).

  • Mobilité interne

Les entreprises peuvent mettre en place une organisation qui contraigne, en cas de besoin, les salariés à changer de poste ou de lieu de travail. Celui qui refuse cette nouvelle affectation est licencié "pour motif personnel" ; il a droit à des "mesures de reclassement" mais les obligations pesant sur l'employeur sont moins fortes que celles liées à un licenciement économique.

  • Droits rechargeables

Cette mesure cherche à encourager le retour sur le marché du travail des chômeurs. Elle leur permet, quand ils reprennent une activité, de garder les droits à l'assurance-chômage non utilisés. Toutefois, ce dispositif ne doit pas "aggraver le déséquilibre financier" de l'Unedic. A cet effet, des études d'impact seront conduites et suivies de mesures correctrices en cas de dérapage. La construction du dispositif sera aussi tributaire de négociations sur la convention d'assurance-chômage, qui doivent s'ouvrir cette année.

  • Généralisation de la complémentaire santé

Les entreprises devront souscrire un contrat auprès d'un organisme (mutuelle, assurance, institution paritaire...) pour proposer à leur personnel une couverture collective complémentaire des frais de santé. Le financement de ce mécanisme sera partagé par moitié entre les salariés et les employeurs. Les salariés qui perdent leur emploi bénéficieront de la couverture santé et prévoyance pour une durée portée à un an (contre neuf mois jusqu'à maintenant).

  • Temps partiel

Pour mieux encadrer l'exercice du temps partiel, des négociations s'ouvriront, notamment dans les branches très concernées par le phénomène (au moins un tiers des effectifs). Les salariés ne pourront pas travailler moins de vingt-quatre heures par semaine (excepté ceux qui sont employés par des particuliers et les étudiants de moins de 26 ans). Toutefois, une durée d'activité inférieure est possible si le salarié le demande pour être au service de plusieurs employeurs.

  • Compte personnel de formation

Dès son entrée sur le marché du travail et jusqu'à son départ à la retraite, toute personne aura un compte individuel de formation, quel que soit son parcours professionnel.

  • Information et représentation des salariés

L'accord instaure une "base de données unique" sur l'entreprise, consultable par les représentants du personnel et par les délégués syndicaux. Ces informations visent à donner "une présentation pédagogique (...) des options stratégiques" de la société. Dans les entreprises employant au moins 10 000 personnes dans le monde ou au moins 5 000 en France, il est prévu d'accorder un ou deux postes d'administrateur aux salariés (avec voix délibérative).

Bertrand Bissuel

L'enjeu-clé de la taxation des contrats courts

 

La taxation des contrats courts constitue l'une des dispositions emblématiques de l'accord. Les cotisations d'assurance-chômage de certaines catégories de contrats à durée déterminée (CDD) seront majorées: le prélèvement passe à 7 % pour les CDD de moins d'un mois (+3 points) et à 5,5 % pour les CDD de un à trois mois (+1,5 point). Les CDD d'usage (propres à certains secteurs) sont soumis au même traitement (0,5 point en plus, à 4,5 %). Echappent à ces ponctions l'intérim et les CDD liés à des remplacements ou à des activités saisonnières.
Le but est de museler la très forte croissance des contrats courts depuis une dizaine d'années, tout en encourageant le développement de postes durables en faveur des jeunes. Les CDI signés pour embaucher une personne de moins de 26 ans seront ainsi exonérés de cotisations patronales d'assurance-chômage pendant trois mois (quatre mois dans les plus petites entreprises).
Mais le dispositif est loin de faire l'unanimité. "Je le trouve logique, sur le plan du financement de l'assurance-chômage. Mais il n'est pas du tout certain que cela soit bénéfique en termes de création d'emplois, surtout dans une période où la conjoncture est très dégradée", observe Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques. L'économiste se demande même si le renchérissement des charges sur les contrats courts ne va pas entraîner une hausse du chômage : les patrons, au lieu de faire appel à des CDD plus coûteux, pourraient choisir d'augmenter le temps du travail des salariés en place. Ou, comme le pointe Stéphane Lardy (FO), être tentés d'accroître le recoursaux intérimaires – puisque ceux-ci sont exclus des mécanismes de surcotisation.

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 22:26

9 personnes présentes


- CR de W. concernant la réunion  du collectif anti-nucléaire du 08/01
A retenir : réunion le 31/01 à 18h30 au Ramblas pour préparer une action le 09/02 à la Maison Carrée à 13h commençant avec un repas partagé
Rappel : chaine humaine à Paris le 09/03 - 13h30 (endroit proposé : place de la Concorde)

- Réunion collectif NDDL le 10/01 à 18h 31 rue E. Jamais (perso j'y serai)

- Réunion d'info sur le golf prévu à St Hilaire de B. (et une ZAD à commencer ?) 18h30 salle Louis Benoit à St Hilaire, amener casse croute
(PS : j'y vais en co voiturage)

- Action contre Vinci le 18 et 19 janvier : plusieurs pistes, à discuter en assemblée (et sans les grandes oreilles du net)
Quelques auto-collants seront faits.

- Vide grenier : toujours pas de confirmation de la mairie, ni pour le 13/01 ni pour le 30/01. De toute façon pour le13/01 il n'y aura pas assez de personnes disponibles. A retenter pour le 30/01 si confirmé.

- discussion sur l'évolution du mouvement des indigné-e-s et les évènements en relation avec la ZAD (zone à défendre) de Notre Dame des Landes. Nous sommes plutôt d'accord sur le fait que le mouvement contre l'Ayrault port à NDDL fédère car exprime plein de problèmes de la société actuelle.

- Discussion dehors en fumant nos clopes et en petit comité mais très intense sur l'évolution de la société et les mentalités de '68 via les années '80 jusque maintenant

- Rappel : samedi notre rendez vous est Place de l'Horloge à 13h

Voilà, encore un condensé de compte rendu car tapé sur smartphone.

Marleen
  
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