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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 15:27

 

 

Médiapart - Blog

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:01

 

Marianne - Lundi 7 Janvier 2013 à 05:00

 

Grand reporter au journal Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

Après des semaines de négociations houleuses, on saura ce vendredi 11 janvier si les partenaires sociaux, s'entendent pour flexibiliser le travail dans l'hexagone, tout en sécurisant nombre de droits des salariés. Mais une chose est sûre : si ce big bang social a lieu sans que les chefs d'entreprise ne concrétisent leurs promesses d'embauches, alors la gauche sera pour de longs mois fâchée avec les classes populaires. Voici pourquoi.


Jae C. Hong/AP/SIPA
Jae C. Hong/AP/SIPA
C'est une négociation sociale à haut risque dont la technicité, redoutable, a jusqu'ici masqué les enjeux. Vendredi 11 janvier, on saura pourtant si à la demande du président François Hollande, patronat et syndicats paraphent à 6 ou 7  un  compromis « historique » susceptible de favoriser les embauches dans l'hexagone tout en « sécurisant » les parcours professionnels de salariés, trop fréquemment recrutés en CDD. Rien n'est encore joué. « La balle est dans le camp du patronat », a d'ailleurs prudemment martelé, vendredi 4 janvier, Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT.

Échaudé par les déchirements de sa centrale sur la réforme des retraites en 2003 et les réticences de ses fédérations, le successeur de François Chérèque, n'entend pas, en effet, engager  la signature de son syndicat sans nouvelles concessions du Medef. Et pour cause...
 
Comme l'attestent un document de travail, si le projet d'accord rédigé par les employeurs était validé en l'état, des centaines de milliers de salariés pourraient être rapidement confrontés, après consultation de leurs élus, à des mutations forcées dans un rayon de 50 kilomètres ou supporter des baisses de salaires sur deux ans, dans le cadre d'accords majoritaires de maintien dans l'emploi.  Le tout sous la menace d'un licenciement, alors qu'ils ne bénéficieront éventuellement de leurs nouveaux droits - complémentaire maladie pour tous, formation étendue et accès accru aux indemnités de chômage - au mieux en 2014, voir 2015. Un décalage dans le temps difficilement supportable dans le contexte de crise !


Et d'autant plus pénalisant que le Medef persiste à vouloir imposer une nouvelle  possibilité d'embauche en CDI... de projet : curieux oxymore qui reviendrait de fait à créer un CDD... à durée indéterminée permettant aux chefs d'entreprise de se séparer sans formalités de leurs  recrues, y compris leurs cadres, une fois leur tâche accomplies.  « Le salarié était dans un rapport de subordination vis à vis de son employeur, il sera désormais dans un rapport de complète soumission. » critique vertement Maurad Rabhi de la CGT, syndicat qui   curieusement n'est guère entré de plein pied dans la négociation pour mobiliser, le moment venu, les parlementaires de gauche.
 
De fait, alors même que les Français se sont enflammés pour le combat des sidérurgistes de Florange, ces batailles qui voient salariés et syndicats défendre face à des multinationales, le tissus économique hexagonal, pourraient bientôt n'avoir plus cours. Puisque selon les nouvelles modalités de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposées par le Medef, en cas de désaccord avec les représentants de salariés, une direction pourrait se contenter de faire «  homologuer » son PSE par l'administration du travail sous 15 jours.

« Or je ne vois pas pourquoi un employeur s'enquiquinerait encore à négocier un PSE avec ses instances représentatives, s'alarme Astrid Toussaint, inspectrice du travail et militante à Sud Travail. Contrainte par ce délai, l'administration ne pourra plus confronter les informations qu'il lui transmet aux témoignages des salariés. Elle se contentera donc, comme pour les ruptures conventionnelles,  de donner des coups de tampons formels sur les documents reçus. » ainsi les délégués mécontents devront alors se tourner vers les tribunaux administratifs dont la compétence est exclusivement nationale et dont les délais d'audiencement peuvent avoisiner...trois ans !

Autant de sujets brûlants qui d'ici vendredi feront l'objet de tractations acharnées. Mais qui devraient passionner l'ensemble des salariés, avant que leur sort ne soit scellé !

 

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:52

 

Rue89 - Arrêt sur images 07/01/2013 à 10h14

Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

 

 

Désolé d’interrompre la conversation nationale sur Depardieu, nouvelle idole des jeunes en Mordovie, mais je voudrais juste vous signaler une petite nouvelle, qui vous a peut-être échappé : l’austérité, c’était une erreur. Oui, je sais, rien de neuf, on n’arrête pas de le répéter ici, notamment dans les chroniques de l’éconaute. Mais cette fois, ce n’est pas seulement nous qui le disons.

Ce sont deux types nommés Olivier Blanchard et Daniel Leigh. Vous ne les connaissez pas, je sais bien. Et vous avez des excuses : ils n’ont jamais revêtu la blouse nationale de Mordovie, et ne se sont pas prononcés, à ma connaissance, sur l’euthanasie des éléphantes. Ils n’ont donc aucune raison de passer au 20 Heures. Mais l’un (Leigh) est économiste au FMI, et l’autre (Blanchard), chef économiste dans la même estimable institution.

Et donc, dans un colloque économique en fin de semaine dernière, ils ont admis un léger bug dans les calculs. En fait, voyez comme c’est ballot, au FMI, dans un moment de distraction, ils ont mal réglé leurs ordinateurs. Et ils avaient juste sous-estimé l’impact négatif des politiques d’austérité sur la croissance.

Faux coefficient de calcul

En gros, ils ne pensaient pas que l’austérité assécherait à ce point la demande, et donc l’économie. Si si, je vous jure que c’est vrai, leur coefficient de calcul était faux, la reconnaissance de la grosse boulette est attestée sur des sites sérieux, ici ou .

Ils ne savaient pas, comme le rappelle Paul Krugman dans le New York Times, qu’en économie, mes dépenses sont tes revenus, et mes revenus sont tes dépenses. Ça doit être une question de formation continue. Il faudrait accorder quelques jours par an de formation continue aux chefs économistes du FMI.

Evidemment, ce n’est pas le FMI, en tant qu’institution, qui reconnaît qu’elle s’est trompée. Ces choses-là ne se font pas. Blanchard et Leigh, ils ont bien pris soin de le préciser, s’expriment à titre personnel. Bien sûr, bien sûr. Et c’est forcément pour cette raison qu’à l’heure où j’écris, cette nouvelle a totalement échappé aux médias français, et accessoirement au gouvernement français (comment l’ai-je apprise moi-même ? Parce que je suis abonné au compte Twitter d’un spécialiste des petits Mickeys, voyez le sérieux de mes sources !).

Sinon, on imagine bien qu’on ne s’écharperait pas sur le nombre de demandes de naturalisations belges, sur le régime fiscal en Russie et sur l’euthanasie des éléphantes. Franchement, je ne vois aucune autre raison.

Publié initialement sur
Arretsurimages.net
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:22

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.01.2013 à 10h34 • Mis à jour le 07.01.2013 à 10h51

 

 

Trente personnes se sont réunies à Berlin pour ce dîner de sensibilisation au gaspillage alimentaire.

Rien de tel que la preuve par l'exemple. Pour éveiller les consciences sur le gaspillage alimentaire, deux Berlinoises ont choisi de réaliser un dîner de gala uniquement à l'aide de produits invendus et récupérés sur les marchés. Trente personnes, préalablement inscrites sur un site Internet, ont été conviées à déguster ce repas végétarien – des crêpes aux pêches et quatre différentes salades copieuses. Elles toutes fait un don de 10 à 15 euros reversé à des projets d'aide alimentaire. "J'essaie de ne pas gaspiller. Je cuisine toujours les restes et je congèle pour ne pas jeter", a expliqué l'une des participants.

S'inspirant d'une idée née à Londres, Sandra Teitge, galeriste de 30 ans, et Sarah Mewes, journaliste financière de 29 ans, à l'origine de ce projet, se sont connues au lycée. Les deux jeunes femmes ont pourtant vécu une jeunesse bien différente de part et d'autre du Rideau de fer. L'éducation de Sandra Teitge, dans l'ex-Allemagne de l'Est communiste, où certains produits étaient rares, lui a laissé une aversion tenace pour le gaspillage des aliments. "Il y avait assez de nourriture mais on n'avait pas beaucoup de choix, on mangeait ce qu'il y avait. Mes parents ont toujours essayé de tout manger et de ne rien jeter. Nous étions toujours censés finir nos assiettes", raconte la trentenaire. "Aujourd'hui il faut des bouquins, des groupes politiques et du militantisme pour remettre au goût du jour des concepts de base, qui étaient mis en œuvre naturellement dans le passé", explique sa comparse Sarah Mewes.

 

Lire aussi le portrait de Tristram Stuart : L'homme qui n'a rien à gâcher


ÉTENDRE LEUR PROJET

Partageant une passion pour la cuisine, les deux jeunes femmes se lancent dans l'aventure à l'automne 2011 peu après la sortie du documentaire Taste the Waste ("Goûtez les déchets") en Allemagne, qui a soulevé un débat sur les quantités astronomiques d'aliments jetés. Du champ à l'assiette, plus de la moitié des aliments atterrit à la poubelle, affirme ce documentaire de Valentin Thurn, qui a contribué à lancer le site Foodsharing.de, qui met en relation des gens disposant de surplus de nourriture avec ceux qui peuvent les utiliser. Une étude récente a montré que les Allemands jettent environ 235 euros de nourriture par an.

 

Lire aussi : Grande (sur-)bouffe : comment agir contre le gaspillage alimentaire ?


Après avoir organisé leur premier dîner à l'automne 2011 dans l'appartement de Sandra, les deux jeunes femmes concluent des accords avec plusieurs maraîchers berlinois qui acceptent de leur donner les produits qu'ils n'ont pas vendus. Elles récupèrent fruits, légumes et autres produits la veille de ces dîners, désormais organisés une fois par mois. Il leur reste à improviser les plats à partir du contenu des cagettes. Un défi qu'elles aiment relever. "C'est la meilleure partie" du travail, sourit Sarah Mewes. Les deux associées projettent maintenant d'étendre leur projet en organisant fin février le premier dîner du genre à Tel-Aviv, où elles s'attendent à trouver un public réceptif.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:43

 

Le Monde.fr avec Reuters | 07.01.2013 à 12h26 • Mis à jour le 07.01.2013 à 12h32


 Rare manifestation contre la censure en Chine

 

 

 

 
Manifestants devant le "Southern Weekend", à Canton, le 7 janvier.

Une manifestation s'est tenue, lundi 7 janvier à Canton, devant le siège d'un des rares journaux chinois réputé pour sa liberté de ton, afin de soutenir une grève des journalistes contre la censure.

L'affaire, qui fait grand bruit en Chine, et notamment sur les réseaux sociaux, a commencé la semaine dernière quand des journalistes de l'influent hebdomadaire Nanfang Zhoumo (Southern Weekend) ont révélé que les services de la censure avaient fait remplacer l'éditorial du nouvel an appelant à la mise en place d'un régime conforme à la Constitution par un commentaire à la gloire des réalisations du Parti communiste chinois (PCC).

 

Lire le post de blog :  Des journalistes chinois se rebellent après la censure d'un éditorial


La manifestation devant les locaux du groupe de presse propriétaire du journal a été autorisée par la police, signe que le gouvernement de la province du Guangdong, dirigé depuis peu par l'étoile montante du PCC Hu Chunhua, se veut très prudent face à la colère suscitée dans la population par les questions de censure.

Les manifestants, jeunes pour la plupart, avaient posé devant eux des pancartes sur lesquelles étaient inscrits : "La liberté d'expression n'est pas un crime" et "Le peuple chinois veut la liberté". Ils étaient nombreux à brandir des chrysanthèmes jaunes symbolisant le deuil de la liberté de la presse.

"Le groupe de médias Nanfang est relativement prêt à dire la vérité en Chine. Aussi devons-nous saluer son courage et le soutenir maintenant", a déclaré Ao Jiayang, un jeune homme qui travaille pour une organisation non gouvernementale. "La participation aujourd'hui montre qu'en Chine, de plus en plus de gens ont une conscience civique", a-t-il ajouté.

 

LE CHEF DE LA PROPAGANDE DANS LE COLLIMATEUR

La province du Guangdong, la plus riche de Chine, est le berceau du programme d'ouverture politique et de réforme que semble vouloir mettre en place le nouveau numéro un chinoi,s Xi Jinping. Le secrétaire général du Parti communiste avait d'ailleurs choisi de se rendre à Canton pour son premier déplacement après sa nomination à la tête du PCC, en novembre.

Dimanche soir, le microblog de l'hebdomadaire a démenti que la suppression de l'éditorial du nouvel an ait été due à la censure, mais des journalistes se sont désolidarisés de cette déclaration et ont annoncé qu'ils se mettraient en grève lundi.

Sur Internet, plusieurs lettres ouvertes accusent le chef de la propagande de la région, Tuo Zhen, de museler la presse et demandent sa démission. Selon Xiao Shu, ancien éditorialiste du Nanfang, Tuo Zhen demande aux journalistes de lui soumettre les sujets qu'ils veulent traiter et interdit les thèmes qui ne lui plaisent pas, ce qui revient à établir, souligne le journaliste, un système de censure préalable.

En Chine, la censure est très développée sur Internet, pour les sujets politiquement sensibles comme les droits de l'homme et les affaires qui concernent la classe politique. Les réseaux sociaux et sites de partages américains comme Facebook, Twitter et YouTube y sont bloqués. Vendredi, les autorités chinoises ont fermé le site Internet de la revue réformiste Yanhuang Chunqiu ("La Chine à travers les âges"), apparemment en raison de la publication d'un article prônant une transformation du modèle politique de la Chine.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:39

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.01.2013 à 06h40 • Mis à jour le 07.01.2013 à 07h31

 

  
L'immeuble occupé, qui abritait jusqu'en 2010 les bureaux de la chaîne d'horlogerie et de bijouterie Histoire d'or, est vide depuis deux ans, selon un membre du DAL. L'immeuble occupé, qui abritait jusqu'en 2010 les bureaux de la chaîne d'horlogerie et de bijouterie Histoire d'or, est vide depuis deux ans, selon un membre du DAL. | AFP/FRED DUFOUR

Un immeuble désaffecté du 10e arrondissement de Paris a été "réquisitionné" par les associations Droit au logement (DAL) et Jeudi noir, qui demandent que le bâtiment retrouve un usage d'habitation. Une soixantaine de militants et de familles sans logement occupent depuis le 30 décembre les 2 000 m2 d'un bâtiment ancien de trois étages, situé entre la gare du Nord et la gare de l'Est, selon le DAL et Jeudi noir.

"L'immeuble est vide depuis deux ans, il appartient à une société hollandaise basée au Luxembourg", selon un membre du DAL. Jusqu'en 2010, il abritait les bureaux de la chaîne d'horlogerie et de bijouterie Histoire d'or.

 

Lire : Le DAL et Jeudi noir cessent d'occuper une maternité désaffectée à Paris


A la différence de la maternité désaffectée du 12e arrondissement occupée la semaine dernière par les deux associations, cet immeuble est "utilisable immédiatement" comme lieu hébergement, affirment le DAL et Jeudi noir, qui souhaitent obtenir pour le bâtiment un projet de conversion rapide en logements.

Les familles qui se sont installées dans les lieux ont déjà anticipé cette transformation en installant matelas et affaires personnelles dans les différentes pièces bien chauffées, équipées de moquette, situées près de sanitaires et d'une cuisine commune. Vingt-quatre enfants comptent parmi les occupants de l'immeuble.

Une procédure de réquisition de logements vides pour accueillir des sans-abri a été lancée avant Noël, mais ne pourra aboutir avant la fin de l'hiver, selon le gouvernement, confronté aux critiques des associations et des mal-logés.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:32

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.01.2013 à 13h07 • Mis à jour le 07.01.2013 à 13h24

 

 
Le mouvement, qui comptait lundi 27 765 membres sur le réseau social, et ayant ouvert un compte Twitter, a été initié au mois d'octobre par une infirmière parisienne souhaitant garder l'anonymat, a expliqué sa vice-présidente, Sarah Guerlais.

Un collectif d'infirmiers et aides-soignants baptisé "Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes" lancé sur Facebook pour dénoncer les conditions de travail de ces professions appelle à des rassemblements lundi 7 janvier dans plusieurs villes de France.

Le mouvement, qui comptait lundi 27 765 membres sur le réseau social, et ayant ouvert un compte Twitter, a été initié au mois d'octobre par une infirmière parisienne souhaitant garder l'anonymat, a expliqué sa vice-présidente, Sarah Guerlais. Il regroupe "des infirmières, du privé comme du public, libérales ou non, mais aussi des aides-soignantes et des auxiliaires de puériculture" dénonçant des conditions de travail qui "mettent en danger le patient" et réclamant "une revalorisation des statuts et des salaires", selon elle. "Nous refusons de contribuer à un système qui privilégie la rentabilité au détriment de la qualité des soins", a souligné Mme Guerlais.

Pour faire entendre ces revendications, le collectif appelle à des rassemblements lundi dans plusieurs villes : Caen, Clermont-Ferrand, Rennes, Bordeaux, Lyon, Nice, Nantes, Orléans, etc. A Paris, une "pause-café" est prévue devant le ministère de la santé à 14 h 30.

En outre, une pétition ayant recueilli près de 5 000 signatures a été mise en ligne. Ses auteurs dénoncent "l'insécurité et la dégradation constantes des soins (...) prodigués à cause d'un système qui sacrifie la qualité à la rentabilité". Ils appellent les soignants à les rejoindre et les patients à les soutenir afin de défendre leurs "statuts de soignant et la qualité des soins, et forcer le gouvernement à une réforme".

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:28

 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG samedi  à 13h Maison Carrée + mercredi  à 18h à la « Brasserie »21 bd Gambetta

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

Dates

Evènement

Lieu

heure

Mardi 8/1

Collectif Nîmes anti nucléaire

Les Ramblas

18h30

Mardi 8/1

Collectif Nîmes anti schiste

La Brasserie

18h

Mercredi 9/1

Réunion des Indigné/e/s

La Brasserie

18h

Mercredi 9/1

Réunion mensuelle ATTAC

Local Solidaires

19h

Jeudi 10/1

Collectif Nîmois Notre Dame des Landes

31 rue Becdelièvre

18h

Vendredi 11/1

Réunion d’ Info sur Golf St Hilaire

St Hilaire de Brethmas

18h30

Vendredi 11/1

Réunion Intercommunalité grand Alès avec le Front de Gauche /assemblée Citoyenne

Le Prolé

18h30

Samedi 12/1

AG des Indigné/e/s

Place Horloge

13h

Sam 12/1

Café Repère hors les murs :film « Hollande, DSK, etc.. »en présence de P.Carles et N.Faures

Ciné Le Forum Vergèze

20h

Dimanche 13/1

Dévernissage Expo galerie 4 Barbiers

Rue Maubet

15 à 19h

Vendredi 18/1

Rencontre avec B.Friot (prof sociologie) « l’enjeu du salaire, tremplin pour sortir du capitalisme »par les Amis de la Libr Diderot

Salle CGT Cheminots, 15 rue B.Malon

18h30

Vendredi 18/sam 19/

Lectures-spectacle :J.Prévert,B.Vian,J.Tardieu, JP.Siméon par M. BoyCom Quartier La Placette

26 rue Becdelièvre

19h

Dimanche 20/

Rencontre conviviale sur zone golfique

St HilaireBrethmas

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:21

 

 http://zad.nadir.org

 lundi 7 janvier 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 7 janvier l’occupation militaire dure depuis 43 jours (pour une opération débutée il y a 85 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 42 jours pour l’un et 21 jours pour l’autre.

On peut envoyer des courriers aux personnes incarcérées et/ou au collectif anti rep ainsi que des sous à l’adresse suivante, le chèque libellé à cet ordre : Comité de soutien des inculpées, Le Gué, 44220 Coueron.

pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi, voir leur blog

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. et à Notre-Dame-des-Landes, mobilhome face à la mairie : tous les jours de 10h à 17h


Infos utiles pour venir ici :

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- équipe médicale : 07 60 26 42 14 !! ATTENTION changé le 4/12
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01)
- Contact Presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Contact mail pour le FestiZad : festizad at riseup.net
- Contact Presse FestiZad : 06 43 28 23 90

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

Et une info pratique pour celleux qui viennent sur la zone, pensez à vous brancher sur Radio Kaxon, 107.7 pour avoir des infos fraîches.



Flash infos :

Film Documentaire "Bulb Fiction" : Depuis 2009, l’Union européenne bannit progressivement les lampes à incandescence. Mais les lampes à fluorescence sont-elles aussi bonnes pour l’environnement, peu chères et peu consommatrices d’énergie, que tous le prétendent ? Pour résumer : on en sait bien peu ! Un film à propos de la lumière comme source de vie, mais aussi des questions financières et commerciales qui l’accompagnent. Et une démonstration de la résistance des individus face au pouvoir : c’est l’histoire de David contre Goliath.

ZAD Up !  : ManiFesti-Zad à Notre-Dame-des-Landes 4/5/6 janvier sur CitizenNantes

Solidarité : Combe Haven Defenders - Stop Osborne’s Roads to Nowhere : Stop the Bexhill-Hastings Link Road One of East Sussex’s most tranquil places, Combe Haven Valley is an area of water meadow between St Leonards and Bexhill. Within walking or cycling distance of Hastings Town Centre, it is home to a Site of Special Scientitic Interest.The heart of the valley is just South of Crowhurst. It is one of our area’s greatest natural treasures.

 

 

The government wants to build a link road in this area between hastings and bexhill. its not far from brighton in england. local people have been taking direct action to stop the tree cutting which is the first phase of the destruction. after making a callout for help building treehouses and climbing, they have now started defending the trees with treehouses also.

Traduction : Solidarité : Les défenseurs de Combe Haven - Arrêtez les routes d’Osborne vers nulle part : Arrêtez la route de liaison Bexhill-Hastings.L’un des endroits les plus tranquilles du Sussex de l’Est, la vallée de Combe Haven, est une région de prairies humides entre St Leonards et Bexhill. A proximité du centre-ville de Hastings en vélo ou à pied, il s’agit d’un site d’intérêt scientifique spécial. Le cœur de la vallée est juste au sud de Crowhurst. C’est l’un des plus grands trésors naturels de notre région.

Le gouvernement veut construire une route de liaison dans cette région entre Hastings et Bexhill. Ce n’est pas loin de Brighton en Angleterre. Les populations locales ont fait des actions directes pour arrêter l’abattage des arbres qui est la première phase de la destruction. Après avoir lancé un appel à l’aide pour la construction de cabanes dans les arbreset l’escalade, ils ont maintenant commencé à défendre les arbres avec les cabanes.

Notre Drame des Landes…Notre Espoir des Landes

Par rapport de l’expulsion de squat a Rennes : Communiqué de un toit c’est un droit et un Article qui montre que les Préfs ailleurs ne sont pas mieux qu’içi

Temoignages de l’expulsion a Rennes :

RTF - 7 ko

- 10h45  : Les flics sont au carrefours Ardillières et Fosses noires / chemin de suez. A l’entré de Liminbout. Surement aussi d’ailleurs. l’occupation militaire continue....

Fugueuse du Puy : la plainte des parents de Camille - décidé ou dévidé ? de notre côté certaines peuvent constater d’avoir vu de la violence, c’est vrai. Notamment quand la famille a embarqué Camille avec force dans la voiture. Les coups au thorax viennent d’elle qui se battit. On s’est Tone quand même sur le traitement médiatique de cette "affaire". On a l’impression que les parents se ne responsabilisent pas mal sur notre dos. On aurait imaginé que des parents qui ont récupéré leur enfant "perdu" ont des autres choses à faire que porte plainte...triste. C’est très simple de déloger les problèmes inter-familiaire sur d’autres. si elle ne voulait pas rentré et vu comment ça se passer, ça ettone personne pourquoi elle ne voulait pas, on devrait quand même s’interpeller et espèrer qu’elle va bien....

- Nantes, capitale verte européenne : L’imposture écologique

reçu : Tout le FestiZad s’est déroulé dans une ambiance très bon enfant ! Comment pouvait-il en être autrement : il n’y avait que des gens empreints de gentillesse... et à s’entraider dans la gadoue ! Tout n’a pu exactement avoir lieu comme prévu à cause des interdictions de ceci ou de cela, mais les d’jeun’s ou moins d’jeun’s (zadistes ou pas/) ont été épatants pour organiser (tout mettre en place, avec retard à cause de qui vous savez, le vendredi soir ) un évènement dans des conditions bien difficiles et rassembler 20.000 personnes...ravies . UN NOUVEAU SLOGAN DEPUIS CE WEEK-END / ON EST LE PEUPLE DE BOUE * !) * On ne compte plus parait-il les chaussures restées enfouies dans le terrain !



- 9h15 : deux fourgons decomplexés de GMs se baladent tranquilles sur la D81 Fosses noires direction Ardillières en faisent des enregistrements Video...

- Et si on prenait le temps de sécuriser nos ordinateurs ?

A Lire : Réflexions collectives sur les luttes contre les grands travaux

reçu : Erwan, que vous pu voir dans la forêt de Notre Dame des Landes, nous raconte ce qui s’est passé et ce qu’il risque d’un point de vue judiciaire (il est convoqué au Tribunal de St Nazaire le 12 Février...)

INFO : [Rennes] La préfecture expulse illégalement les migrants qu’elle devrait loger

- 7h56 : Bonjour !! Appel aux ami-e-s autour de signaler, si vous pouvez, ou ils sont les flics aujourd’hui...merci :)

 


 

RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

Lorient AG du collectif lorientais à 20h à la cité Allende de Lorient.

- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ; collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h ; au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Ce sera désormais tous les mardi, 19h, BOURSE DU TRAVAIL, 3 rue du chateau d’eau, 75010 paris, métro république NOTE : les prochains mardis seront "le jour de noël" et "le jour de l’an", en conséquence la prochaine réunion "hebdomadaire" tous ensemble aura lieu le mercredi 02 janvier à 18h30 au CICP (si la salle est disponible) 21 ter rue voltaire 75011 métro rue des boulets ou Alexandre Dumas on peut certainement trouver des informations ici, Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de Ploërmel à Augan, tous les jeudis à 20h30,
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h au local cyberacteurs, 6 rue Aristide Briand, Quimper
- Vannes  : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Lauragais  : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:15

 

http://zad.nadir.org

lundi 7 janvier 2013, par zadist

 


Texte reçu :

Ce texte est l’œuvre de quelques personnes présentes lors de moments d’affrontements avec la police sur la ZAD. C’est un retour d’expériences qui a pour vocation d’informer toutes celles et tous ceux qui sont prêts à venir en renfort pour défendre des lieux, des expériences grandeur nature au moment des opérations policières lorsqu’on est nombreu-ses-x à résister sur un secteur précis. Il aidera notamment toutes celles et tous ceux qui n’ont pas suffisamment d’expérience de ce genre de chose à mieux se préparer pour faire face à la violence des « forces de l’ordre » et surtout à pouvoir les ralentir efficacement. Il a pour but d’enrichir le savoir collectif en matière d’auto-défense face à la police afin d’éviter de prendre des risques inutiles et d’être victime des brutalités policières. Ce n’est pas un manuel de guérilla ni un guide légal, d’autres que nous ont déjà fait ce travail mieux que nous ne pourrions le faire. Nous avons donc essayé d’éviter de répéter ce que nous avons lu dans la documentation déjà accessible sur le sujet, à laquelle nous renvoyons expressément le lecteur désireux d’en savoir plus. On n’y trouvera donc pas de conseils du type « ayez toujours du sérum physiologique et le numéro d’un avocat sur vous » ni de recettes pour cocktails Molotov. C’est plutôt une somme de réflexions diverses, de conseils sur les bons réflexes et les erreurs à éviter, individuellement et collectivement lors d’une confrontation avec la police à émeutes (et non pas anti-émeute, conception orwellienne s’il en est) sur la ZAD. Nous avons tou(te)s choisi des moyens divers de résistance face au monopole de la violence d’état et tous ces moyens sont les bienvenus, étant donné qu’ils garantissent notre imprévisibilité et qu’ils constituent donc notre plus grande force face aux troupes trop disciplinés de l’Empire. Il est clair que celui-ci tolère de moins en moins les expériences alternatives et les mouvements d’opposition active à ses projets technocratiques, et qu’il n’a toujours que la violence comme seule forme de dialogue à nous proposer dès lors qu’il n’est pas possible de nous acheter ou de nous convaincre. La guerre est la continuation de la diplomatie par d’autres moyens, disait Clausevitz. Voilà pourquoi le débat entre violence et non-violence est et demeurera stérile dès lors que nous sommes confrontés aux robocops, au gaz et aux matraques. Il y a un temps pour s’asseoir à une table et discuter, mais il viendra toujours un moment où nous devrons défendre nos lieux, nos combats face aux chiens de garde du capital et où toutes les tactiques, dès lors qu’elle n’augmentent pas le degré d’une violence déjà présente à cause de la police et ne mettent pas directement en danger les camarades seront les bienvenues, comme en ce moment sur la ZAD. Voilà pourquoi il importe de faire face et d’éviter les erreurs et les divisions qui nous ont trop souvent causées du tort. Sortons-là du débat comme nous y sommes rentrés, et passons au côté pratique des choses, quand elles dégénèrent...

La route ne nous appartient pas. Il faut s’en méfier dès qu’une opération policière est en cours, l’éviter le plus possible si on est seul ou en petit groupe, se considérer en terrain ennemi dès qu’on y met les pieds, d’autant plus que sur la ZAD elles constituent un véritable piège puisqu’on ne peut souvent pas s’en échapper sur les côtés à cause des haies, des fossés et des barbelés. Si vous devez emprunter la route, regardez autour de vous au fur et à mesure que vous avancez pour repérer les « sorties de secours » en cas de rencontre avec la police. Ayez également une bonne connaissance préalable du terrain, car c’est la clé du succès dans toute guérilla. Si vous ne connaissez que les routes sur la ZAD, le jour de l’opération vous serez complètement perdu puisque contraint de les éviter, et vous perdrez un maximum de temps à contourner les innombrables obstacles du bocage et à vous orienter. La route permet une charge rapide des fantassins et une mobilité maximale des véhicules, ce qui constitue le pré-requis obligatoire à une intervention efficace de l’ infanterie mécanisée, c’est à dire transportée par camions. Celle-ci est tributaire des routes, d’où l’utilité des barricades pour ralentir les troupes ennemies, mais sûrement pas pour les stopper durablement dans leur offensive. De là le précepte souvent entendu : « on ne peut pas tenir une barricade face aux flics ». Ce n’est pas une raison pour se barrer en courant dès qu’ils arrivent, puisqu’on a généralement un délai de plusieurs minutes entre le moment ou une section se place devant la barricade et la charge proprement dite. Il faut mettre ce temps à profit, ce temps gagné grâce à la présence d’une barricade pour préparer la défense et impressionner l’adversaire en lui montrant notre détermination, pour l’obliger à combattre là où nous avons choisi de le combattre, c’est à dire le plus loin possible du lieu à défendre sur un chemin qu’il sera forcé d’emprunter. Cette défense doit se faire dans l’esprit d’un recul inéluctable face à l’ennemi, étant donné que l’esprit n’est pas au corps à corps, puisque la plupart d’entre nous en a peur et n’a pas un profil de guerrier, et que les flics feront tout pour l’éviter, employant pour ce faire leurs fameuses grenades lacrymogènes qui vous forceront à reculer. Certain(e)s, il s’agit souvent des éléments les plus « chauds » du groupe ont tendance à l’oublier par bravade. Il faut donc un point de repli hors de la route, suffisamment large pour permettre le passage rapide de dizaines de personnes en quelques secondes. Les larges fossés suivis de talus bordés de barbelés sont donc à proscrire. Ils permettront votre passage, mais pas celui de tou(te)s les camarades en même temps lors de la fuite face à la charge. Un champ facilement accessible par une large ouverture pour le passage des tracteurs sera idéal pour ça. Il faut garder à l’esprit que ce qui nous importe est la défense du terrain hors de la route, car c’est la seule que nous pouvons réussir efficacement. En l’état actuel du rapport de force, nous sommes condamné(e)s à perdre les routes lors d’une opération policière, mais nous pouvons non seulement stopper mais même faire reculer l’ennemi dans les champs, les forêts et les chemins. Les flics s’éloignent rarement de leurs véhicules, donc des routes. C’est quand ils sont forcés de le faire qu’ils sont les plus vulnérables. Il ne faut donc pas chercher à s’interposer passivement trop longtemps face aux flics sur une route, surtout si elle est dégagée. Mieux vaut profiter du terrain autour, se disperser un peu pour ne pas constituer de cible trop compacte, sinon les flics n’ont plus qu’à charger dans le tas. On ne peut tenir une barricade sans trop de risques que si on est sûr de pouvoir s’échapper hors d’atteinte des flics dès qu’ils chargeront. Il est arrivé que des dizaines de personnes massées entre deux barricades sur la route se retrouvent pris en tenaille par les forces de l’ordre, le chemin qui constituait l’issue de secours ayant été lui aussi barricadé. Des personnes ont été arrêtées à cette occasion et ont écopées de peines de prison ferme. Cela n’avait rien d’une fatalité. Les camarades avaient eu plus d’une demi-heure pour se préparer à l’assaut et n’ont strictement rien fait pour y faire face. Il aurait même pu y avoir des gens piétinés. La seule issue de secours lors de l’assaut était un fossé suivi d’un talus sur lequel avaient été posé une ou deux palettes en guise de pont. Ça ne suffisait manifestement pas à permettre le passage de la cinquantaine de personnes présentes. Nous aurions pu être plus efficaces si les gens s’était positionnés dans les champs alentours, ne laissant que le nombre de personnes nécessaires pour faire face et pouvant s’échapper rapidement ensuite, en l’occurrence moins de 20 personnes. Des projectiles volant de part et d’autres sur la route auraient obligés les flics à regarder sur les côtés et à parer avec leur bouclier, les ralentissant efficacement. Il aurait pu ne pas y avoir d’arrestations, seuls les « traînard(e)s » ayant été interpellé(e)s, victimes du sauve-qui-peut général. Autre souvenir qui jette une lumière un peu particulière sur l’opportunité du dialogue avec les flics, les sit-ins et autres tentations de faire baisser la pression : les seules arrestations dont nous avons été témoins sur la ZAD, outre celles racontées précédemment ont eu lieu à l’occasion d’un autre face à face, toujours sur une route. Cette fois-ci, une trentaine de personnes s’étaient laissées progressivement endormir par l’apparente décontraction et le comportement passif des gardes mobiles assez peu nombreux qui leur faisaient face. Certain(e)s se sont assis(e-s) sur la route, d’autres se sont mis à haranguer longuement les flics, façon moraliste, d’autres encore à jouer de la musique. Seule issue pour tous ces gens, dont bon nombre avaient dépassé la cinquantaine d’années : un petit trou dans la haie, de l’autre côté du fossé qui séparait la route du champ adjacent. Une seule personne pouvait passer à la fois, et non sans difficulté. Après analyse de la situation, nous y retrouvons la même absence de sortie de secours adaptée que la fois précédente. Nous avons décidé de ne pas rester là, et de revenir dans le champ d’à côté. Ça n’a pas raté, les flics ont chargé brusquement et ont maîtrisé 3-4 personnes. On a pu obtenir leur libération une heure plus tard, mais de nombreuses personnes ont été gazées, ont fait des chutes, ont pris des coups... Encore une fois, pas de fatalité ; il suffisait de jauger la situation calmement comme nous l’avons fait pour réaliser qu’elle n’était pas à notre avantage. Notre grand regret est, dans les deux cas cités de n’avoir pas osé(e)s élever la voix pour prévenir les camarades d’un danger qui malheureusement n’était pas immédiatement perceptible pour toutes/tous. La route est un terrain où nous n’avons jamais l’avantage. Par contre, des flics ont été légèrement blessé par des pavés ou des bouteilles jetés depuis le champ ou le bois d’à côté, sur lesquels ils n’avaient pas de visibilité. Cela les a forcé à s’arrêter et à envoyer de petits détachements pour reconnaître le terrain. Ceux-ci étaient vite forcés de rebrousser chemin à cause de la résistance active qu’ils y ont rencontré, retardant leur décision de charger pour prendre pied dans le champ de plusieurs heures (oui, plusieurs heures de face à face et ça n’a rien d’exceptionnel). Nous avons donc constaté l’efficacité d’une résistance à la fois passive et active venue de plusieurs côtés à la fois, provoquant constamment les flics pour les empêcher de se sentir en terrain conquis. Également notable est le fait que la résistance passive, pacifique et frontale est toujours la plus dangereuse pour celles et ceux qui y prennent part, puisqu’ils/elles s’exposent directement à la répression, souvent sans y être préparé(e)s. Il est clair que bien plus de personnes « non-violentes » se font arrêter sur la ZAD lors des affrontements avec la police que de personnes ayant eu des gestes offensifs envers elle, tout simplement parce que croyant n’avoir rien à se reprocher, elles ne réalisent pas le danger, ou alors trop tard. Ça ne changera pourtant rien, les flics les accuseront souvent de violences, d’outrage ou de rébellion, faux témoignages des leurs à l’appui. Au risque d’énoncer des évidences, rappelons tout de même que la police n’est pas là pour maintenir l’ordre mais pour provoquer l’affrontement avec ceux qu’elle juge dangereux pour la sécurité de l’état. Elle n’est pas là pour attraper les criminels, mais pour faire du chiffre à l’aide de toute personne s’étant trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, comme le type assis devant eux par exemple. Il n’ y a pas de dialogue possible autre que celui du rapport de force, et donc de l’intimidation face à des gens lourdement armés, astreints au silence et se considérant en terrain ennemi à reconquérir y compris « en faisant usage de la force ». S’ils doutent de notre détermination, ils feront un carton et pas de quartiers. S’ils croient avoir affaire à une véritable opposition qui n’hésitera devant rien pour les repousser, ils avanceront en prenant plus de précautions, car malgré l’impunité dont ils jouissent ils chercheront à éviter les bavures qui pourraient rendre la situation incontrôlable. Nous pensons qu’il n’y a donc pas d’utilité à vouloir faire baisser la pression par des manifestations de bonne volonté si nous voulons conserver nos acquis, cela ne sert qu’à se faire endormir. La demi-heure de préparation que n’ont pas mis à profit les gens dont il a été question dans le premier exemple pour se préparer à l’assaut avait été obtenue par une brève négociation avec les flics afin de faire partir ceux qui ne voulait pas assister à l’affrontement. Le seul résultat visible a été l’endormissement des gens présents, qui n’ont pas su faire face à l’assaut dans les bonnes conditions, occasionnant la retraite en désordre que souhaitait la police à ce moment-là afin de faire des arrestations. Nous pensons que le dialogue courtois avec la police n’a qu’une seule utilité : instaurer le doute et calmer les éléments trop bouillants des deux côtés. Il est important que le troufion de base sache qu’il n’a pas affaire à des « ultras » terroristes, mais à des gens réfléchis en situation de légitime défense face à l’arbitraire de l’état dont lui, troufion est le représentant légal. Ce dialogue n’en est en fait pas un, étant donné le devoir de réserve et la pression des officiers sur leurs troupes pour ne pas qu’ils parlent avec les opposants. Parlez donc aux flics si vous le voulez, mais ne prenez pas de risques inutiles et restez vigilant(e)s. Lorsque vous voyez un officier faire le tour de ses petits gars en leur glissant quelques mots à l’oreille à chaque fois, c’est probablement les ordres pour la charge qui va suivre. Celle-ci ne devrait donc pas trop tarder, et ne sera pas toujours précédée des sommations d’usage. Cependant, il y a souvent des tirs de grenades lacrymogènes avant. En effet, la procédure veut que 1) les sommations soit effectuées, 2) on dispersent les opposants à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes, puis 3) on prend possession du terrain ainsi dégagé à l’aide d’une bonne charge. C’est ce qui se produit dans peu ou prou 90% des cas, du moment que les flics ont l’initiative. Dès que celle-ci change de camp, attendez-vous à beaucoup moins de précautions et de savoir-vivre de leur part. Le bluff, l’intimidation est une tactique toujours payante, quelque soit la situation. Peu de lanceur(euse)s de pavés sont des gens « violents ». Peu d’entre elles/eux espèrent blesser un flic, mais toutes et tous veulent faire peur. A tel point qu’il font parfois peur, à tort, à ceux qui se revendiquent de la « non-violence ». Ceux-là doivent comprendre que cette tactique là aussi est nécessaire, car rien ne ralentit mieux une escouade qu’une bonne pluie de projectiles, et celle-ci les obligent à s’arrêter à distance respectueuse avant de charger, plutôt qu’à jouer le rouleau compresseur imperturbable. C’est aussi un bon moyen de prendre conscience de notre force et de ses limites. Il est peu probable que vous mettiez hors de combat un flic avec un pavé. Dans la plupart des cas, celui-ci n’atteint pas sa cible, ou bien il est paré, ou bien il ne fait pas grand dégât à ces gaillards cuirassés de la tête au pied. On ne peut cependant pas écarter la possibilité d’un coup au but occasionnant une blessure grave, même si à notre connaissance cela ne s’est jamais produit sur la ZAD. Voilà pourquoi la boue, la peinture et le fumier sont à privilégier, car ils rajoutent l’humiliation au tableau et indisposent moins les « pacifistes », tout en aveuglant le flic qui le reçoit sur la visière. Le cocktail molotov, lui, est un véritable joker. Dans chaque intervention policière, il y a un avant et un après cocktail. Dès lors qu’un molotov atterrit devant eux, les flics changent d’attitude et deviennent beaucoup plus prudent, voir lâches. Il ne faut jamais oublier de quel côté est le courage. Le courage est de notre côté. Sans armure et pratiquement sans armes, sans discipline et sans la protection de la loi et de l’état nous affrontons une armée ayant toute latitude pour agir de manière violente, y compris lors d’une « bavure », vu que celle-ci n’est jamais sanctionné par la hiérarchie ou les tribunaux. Si vous en doutez, nous vous conseillons la lecture de l’excellent rapport d’Amnesty International dont voici le lien : http://www.amnesty.fr/sites/default.... Ce rapport examine entre autres des cas de décès en garde à vue. Avis aux amateur(ice)s... Bref, soyez conscient(e) de la lâcheté de l’adversaire et de son manque de motivation préalable pour mieux l’impressionner. La guerre que nous menons face à lui est avant tout psychologique. Le simple fait de hurler fonctionne, soyez donc vous aussi une grande gueule face aux flics, en évitant bien entendu les insultes qui pourraient heurter les camarades, tel que « cassez-vous bandes de pédales » ou autres « ta femme eh ben moi je la suce, t’entends, j’l’encule bien profond » qu’on a parfois entendu. Ce genre de propos a déjà occasionné des prises de becs entre camarades devant les flics, ce qui est bien entendu contre-productif. Montez sur les barricades, faites croire au flics que vous êtes bien plus nombreu(ses)x que vous ne l’êtes, par exemple en allant les harceler par petit groupe si vous pouvez le faire depuis la forêt ou derrière des buissons, ça marche très bien et permet en plus d’écouter ce qui se dit de leur côté moyennant un peu plus de discrétion. Faites un maximum de bruit en tapant sur tout ce qui traîne. Soyez déroutant(e)s. Imaginez que ces braves policiers qui se lèvent de bon matin pour aller faire ce qu’ils appellent leur travail font face à une foule bigarrée, d’où sortent tour à tour des gens venus s’asseoir devant eux, leur offrir des fleurs, se mettre à poil, les haranguer longuement ou bien les insulter, leur jeter des pierres, des engins incendiaires ou de la merde au visage. De quoi être sacrément perturbé. César en perdrait son latin. L’humour est une arme redoutable, et souvent absent de ces moments de tension. Il est pourtant très important afin d’alléger l’atmosphère et de redonner le moral aux camarades. On ne saurait en abuser tant ses vertus sont grandes. Moquez-vous des flics dès que c’est possible. Quant au matériel (cailloux, nourriture, eau, boucliers, etc...), il est souvent oublié lors des charges et saisi par la police. Prenez-donc le temps de le mettre en sécurité plus en arrière lorsque vous sentez que la charge est proche, il est indispensable car la confrontation peut durer toute la journée, voire plus. Si vous vous en sentez le courage, n’hésitez pas à venir apporter des projectiles en première ligne s’il y a du monde pour s’en servir, vous rendrez ainsi un grand service. Transmettez alentour toutes les informations utiles dont vous prenez connaissance, par rapport à ce qu’il se passe plus loin, à la répartition des effectifs de police, les actions de soutien, qui sont les R.G, flics en civil ou indics présents, etc... si vous êtes en recherche d’infos fiables pour confirmer une rumeur, allez voir le porteur ou la porteuse de talkie-walkie ou de radio le/la plus proche. La circulation de l’information est un facteur crucial dans ces moments-là, elle aide à la cohésion du groupe et à la prise de décisions informelle et collective. Côté flics, ils agissent toujours sur ordre et il y a des choses à savoir : autorisation ou non d’employer les gaz, objectifs de l’opération, quota d’arrestations, démonstration de force ou bien ordre de "calmer le jeu", etc... Si vous apercevez un blessé, réconfortez-le et appelez tout de suite un « médic », il y en a toujours un dans le coin. Ne prenez pas en charge vous-même les soins si ce n’est pas immédiatement nécessaire, comme dans le cas d’une hémorragie importante que vous pouvez tenter d’arrêter en comprimant la plaie, événement peu probable quand-même. Criez "flashball" si vous voyez un flic en épauler un avec l’intention de tirer sur quelqu’un. Surveillez les gens inconscients qui se mettraient à pique-niquer alors que la situation est précaire, et avertissez-les calmement du danger s’il existe. Soyez toujours extrêmement attentif aux autres, ils sont votre principale protection, et vous êtes la leur. Si vous sentez que certains se mettent en danger, ou bien font courir des risques aux autres de par leur inconscience, ne soyez pas timide et dites-leur franchement. Il arrive que des provocateurs cherchent à mettre les gens en situation de se faire attraper par les flics, soyez attentif à cela sans tomber pour autant dans la parano. Un type très motivé qui veut "casser du flic" n’en est pas forcément un, ni plus que celui qui joue au chef. Tout deux sont par contre nuisibles à l’esprit de groupe, il faut les remettre à leur place ou s’en inquiéter auprès des autres. Ne cédez jamais à la panique, c’est extrêmement contagieux et crée facilement un effet de troupeau qui peut faire prendre des décisions stupides, ou n’en faire prendre aucune lorsque cela s’avérerait pourtant nécessaire. Lorsque les lacrymos sont de sortie, passez-donc entre les gens leur proposer du sérum physiologique, beaucoup n’y pensent pas à temps. A titre individuel, restez sur les bords du groupe, sur les côtés et non pas à l’avant ou au milieu, vous avez de meilleure chance de pouvoir vous échapper rapidement en cas d’assaut, et vous aurez une meilleure vue d’ensemble sur ce qu’il se passe. Ayez toujours une sortie de secours en tête, vous éviterez d’hésiter au moment critique. De manière générale, éloignez-vous à l’arrière dès que vous ne comprenez plus la situation ou dès que vous êtes inquiet(e). Si vous êtes du genre à lancer des trucs pour toucher votre cible, lancez-les prioritairement lors des charges sous réserve que vous soyez bon(ne) coureur(euse), vous aurez de meilleures chances de succès, l’ennemi étant moins attentif, moins couvert par son bouclier et en train de foncer vers vous. Le top est d’être embusqué sur les côtés si le terrain le permet. Ne vous isolez jamais entre les flics et le groupe, ni à fortiori derrière les lignes ennemies. Vous pouvez tenter des actions de ce type à plusieurs, c’est risqué mais ça peut en valoir la peine. Ayez un(e) binôme, un groupe de potes qui va veiller sur vous et savoir qui vous êtes en cas d’arrestation. Autrement, ce n’est pas grave mais ne prenez pas de risques. Sachez que si vous n’avez pas ni cheveux longs ni vêtements trop cool et que vous êtes un homme seul, vous risquez d’être pris pour un flic, ce qui n’est jamais très agréable. Pensez à vous munir de miroirs, vous pouvez aveugler les flics avec lorsque le soleil est de la partie ou mieux lorsque ils utilisent des projecteurs la nuit. Dans ce dernier cas de figure ce n’est vraiment pas un extra, ceux-ci vous aveuglant complètement, rendant toute action difficile à mener alors que le contexte y est très favorable. Les flics lâchés de nuit sur la ZAD ont peur, ils ne voient pas forcément venir la menace et elle peut toujours leur tomber dessus. Pour en revenir aux projectiles, n’oubliez pas que les flics ne peuvent pas parer de tous les côtés à la fois. Ce qui fait que si en même temps il en prennent par devant depuis la barricade et depuis les côtés ils vont être obligés de se replier s’ils n’arrivent pas à chasser les assaillant(e)s plus loin. Lorsqu’on en arrive à un cas de figure semblable, où les charges policières alternent avec les contre-charges et les lancers de projectiles, n’oubliez pas de ne jamais vous approcher trop près des flics, à moins d’avoir une excellente raison de le faire, car vous pouvez être victime du « friendly fire », c’est à dire d’un tir venu de votre propre camp et aussi parce qu’en cas d’arrestation vous allez prendre pour tous les autres, y compris si vous êtes « pacifique ». Après tout, pour eux vous aurez pris part à un attroupement armé et masqué ayant refusé de se disperser après sommation. Les robocops sont lourds et bardés d’équipement divers, ce sont donc de piètres coureurs. Surveillez les quelques flics non cuirassés du coin de l’œil, soyez toujours prêt(e) à courir et vous n’avez pas de raison de vous affoler. En règle générale, une charge policière ne parcoure pas plus d’une trentaine de mètres avant de s’arrêter. Regardez donc derrière vous et ne courez pas trop loin, au risque de laisser des camarades seuls et d’inciter les flics à avancer pour venir les choper. Un bon moyen pour ne pas trop se fatiguer, sans se faire arrêter ni laisser trop de camarades derrière est de faire un bon sprint dès le début de la charge sans attendre que les flics se rapprochent mais sur une courte distance, puis de continuer à courir normalement en se retournant à ce moment-là. Lorsque vous voyez les flics s’arrêter après leur charge, retournez immédiatement vers eux, en restant à la distance qui vous semblera bonne, jamais moins de 15 ou 20 mètres, en tout cas dans un premier temps. Pensez à prendre un bouclier quelconque dans votre avancée si vous en trouvez un afin de vous protéger vous-même ainsi que les autres. Cela redonne du courage à ceux qui vous entoure de vous voir avancer et envoie un signal fort au flic, tout en les ralentissant. En effet, comme c’est généralement ce que font les gens après une charge, les flics gagnent peu de terrain au pris d’une dépense physique considérable et réalisent qu’ils ne font pas très peur à leurs adversaires. Toujours essayer de regagner du terrain sur les flics, sans prendre de risques inconsidérés mais avec obstination, sinon autant rentrer à la maison. Vous observerez de toute façon qu’ils ont un rituel bien rodé et facilement prévisible, et qu’ils ne prennent jamais le risque de s’isoler délibérément de leurs collègues pour frapper ou bien procéder à une arrestation. Le moment précis de la charge est quant à lui plus difficile à prévoir, ce qui fait que si vous êtes à moins de 50 mètres des flics soyez très vigilant(e) par rapport à leurs manœuvres, et restez éloigné(e) si vous n’êtes pas bien réveillé(e). Cependant, il faut remarquer que les flics procèdent généralement à peu d’arrestations, en tout cas dans le cadre d’une lutte hors zones urbaines, car la présence d’un véhicule est nécessaire pour évacuer au plus vite le ou les interpellés, sans quoi ceux-ci constituent un facteur d’emmerdement maximal pour les flics, qui ont d’autres chats à fouetter dans ces moments-là. Il arrive régulièrement que des personnes maîtrisées par les flics soient relâchés peu de temps après à cause de ça. Vous avez donc mathématiquement beaucoup plus de chance d’être arrêté(e) si vous êtes sur une route ou à proximité d’une route. En tout cas, ne perdez pas de temps et profitez du premier moment de calme relatif pour gueuler franchement et plusieurs fois « libérez nos camarades » avec motivation si vous apprenez que des arrestations ont eut lieu. A tous les coups, les gens autour de vous reprendront le slogan et foutrons la pression aux flics tout en se rappelant immédiatement ce pourquoi ils sont là. Ce simple « libérez nos camarades » est une telle manifestation de solidarité que tous les cœurs en sont immédiatement réchauffés.

Hors des charges, il y a un endroit dangereux et un moment dangereux. L’endroit dangereux, c’est juste derrière la première ligne, c’est-à-dire les quelques braves qui provoquent les flics, s’abritent derrière des boucliers improvisés et jettent des pavés ou autres. Juste là, à 10 ou 15 mètres derrière elles/eux, c’est le spot précis que vont viser les flics s’ils balancent des grenades assourdissantes, des grenades lacrymos ou s’ils tirent au flashball sans intention de faire mouche, ce qui arrive lorsqu’on à affaire à des humains, après tout. Soyez d’autant plus prudent(e) lorsque vous vous aventurez dans cette zone. Si vous remarquez un flic en train de vous pointer avec une arme, c’est un flashball, et dans ce cas-là si vous voyez qu’il ne vous lâche pas avec son canon, ne faites pas le héros/l’héroïne, reculez à plus de trente mètres (c’est à peu près la distance ou le flashball cesse d’être efficace et précis) et faites vous oublier quelques minutes. Si vous entendez les lacrymos (pop-pschiiiiiiit), levez la tête et éloignez vous du point de chute, ça peut brûler. Mieux vaut être bien couvert et avoir le visage propre, cela diminuera l’effet des gaz. Sachez également que ceux-ci peuvent occasionner des dommages irréversibles à l’appareil respiratoire et digestif, bien que ce soit rarement le cas dans des espaces ouverts. Évitez-les donc un maximum. Si une grenade tombée à proximité n’explose pas tout de suite, courrez, c’est peut-être une grenade assourdissante. Vous pouvez essayer de renvoyer les grenades, mais utilisez de préférence une raquette pour ça et ne vous précipitez pas trop : il est possible de prendre une grenade à éclats pour une grenade lacrymo dans le feu de l’action, et votre main ou votre pied s’en souviendrait, vos oreilles aussi. Dans tous les cas, ne paniquez pas : même à moins de 5 mètres du point de chute d’une lacrymo, du moment que le vent ne pousse pas le nuage dans votre direction et n’est pas trop changeant ni trop faible, vous êtes tranquille pendant un moment avant de commencer à sentir les gaz, le temps qu’ils se dispersent. Cependant, restez proche du groupe car c’est au moment où ces foutues grenades tombent ou que les flics chargent que vous êtes le plus susceptible d’être lâché(e) par les autres. N’ayez jamais une trop grande confiance dans le courage de vos camarades, c’est le meilleur moyen d’être arrêté bêtement. C’est triste à dire, mais réaliste. Jaugez tout le temps l’état d’esprit et des flics et des vôtres, et modelez votre conduite là-dessus. Méfiez-vous de l’esprit de troupeau qui fait parfois rester groupés à des endroits dangereux pour tout le monde, sachez prendre du recul sur les événements. Pour en revenir aux gaz, leur effet semble être cumulatif, c’est à dire qu’on peut en prendre une bonne grosse bouffée et ne pas trop en sentir les effets, et être vraiment indisposé un peu plus tard par seulement de petites quantités résiduelles, bien après la chute des grenades. Ce qui fait qu’il est important dès le départ de contourner le gros du nuage, pour pouvoir ensuite supporter des quantités plus faibles pendant plus longtemps. Il ne sert à rien de supporter stoïquement le gaz pendant que tout le monde fuit, pour ensuite être hors-combat à la moindre approche d’un nuage. Lorsque les gaz sont utilisés massivement, c’est quelque chose qu’il faut garder à l’esprit, en même temps qu’il faut toujours se placer par rapport au sens du vent, lorsque c’est possible. Le moment le plus dangereux, c’est lorsque les flics se replient, car c’est dans ces instants qu’ils sont les plus vulnérables, et ils le savent. C’est le temps pour eux d’envoyer le bouquet final, de vider les chargeurs et la peur peut alors les rendre plus agressifs et moins disciplinés. Ils auront alors la gâchette facile et auront plus souvent recours aux tirs tendus. C’est aussi le moment ou le courage renaît dans nos rangs, incitant bon nombre de gens à prendre des risques supplémentaires. C’est souvent un moment très marrant, voire grisant, mais évitez tout de même d’être la dernière victime du peloton. N’oubliez pas : il y a toujours un moyen approprié selon le moment d’être efficace contre les flics sans prendre beaucoup de risques, à vous de le trouver. Soyez toujours conscient que si vous avez peu de chance de sympathiser avec l’ennemi, peu de flics souhaitent faire autre chose que leur boulot et aller au delà des ordres directs en faisant du zèle. C’est avec leur trop grande discipline la grande faiblesse des forces de l’ordre, celle qui devrait vous inciter à ne pas vous laisser intimider. Au contraire, intimidez-les à votre tour, ça mange pas de pain comme on dit. C’est frappant de constater leur peu d’efficacité vu tous les moyens dont ils disposent. On a vu lors d’une énième opération de dégagement de route, lorsque la lutte s’est déplacée dans les champs autour un guerrier viking défier avec courage, que dis-je, avec une témérité insensée les flics qui venaient de nous repousser plus loin dans le champ. Avec son casque à cornes et son épée en plastique il a carrément chargé tout seul 2-3 flics un peu isolés, et les à fait reculer (!). La vidéo a été publiée sur le web. Le guerrier en question ne devait même pas mesurer 1m70, et n’avait rien d’un monstre... C’est une belle leçon d’audace et d’humour qu’il nous a donné, en tout cas. Sortez de votre tête l’image des guerriers invincibles et surentraînés ayant tout prévu que beaucoup associent aux gardes mobiles. Lorsqu’on leur laisse l’initiative, leurs tactiques sont excellentes, mais dès qu’ils font face à une résistance déterminée ils temporisent immédiatement, car eux non plus ne souhaitent pas le corps à corps ni faire de martyrs. Ils ne faut ni les sous-estimer ni les surestimer ; la légitimité, le courage sont de notre côté, et eux le savent, quoiqu’ils en disent, ce qui abaisse considérablement leur moral. Ainsi avons-nous souvent affaire à de simples pions que déplacent les officiers à grand peine sur un terrain qui ne leur est pas favorable, face à des camarades qui prennent toutes sortes d’initiatives personnelles et imprévisibles, ce qui je le répète constitue notre grande force. En conséquence, la police est souvent dépassée par les événements si vous restez mobiles et réactif(ve)s. Nous ne devrions pas chercher à nous discipliner, ou adopter de tactiques communes trop prévisibles, hors celles que dicte le bon sens tel que se masquer le plus souvent possible, ne serait-ce que pour atténuer l’effet des gaz. Les flics aiment beaucoup les photos-souvenirs et les films de vacances, ils sont très souvent en train de nous filmer lorsqu’ils interviennent. Se masquer permet d’éviter à certaines personnes un peu trop motivées de se faire identifier et cibler, ou d’être reconnues comme ayant déjà participé à des actions semblables. Si vous êtes là, c’est que vous êtes solidaires avec eux, quoi qu’ils fassent et même si vous n’approuvez pas leurs méthodes. Alors masquez-vous, même et surtout si vous n’avez rien à vous reprocher. Vous pourrez toujours discuter avec les camarades ensuite si certaines choses ne vous conviennent pas.  Définition de guérilla (source : toupie.org) :

Étymologie : de l’espagnol guerrilla, petite guerre, qui est un diminutif de guerra, guerre. Son utilisation remonte aux tactiques utilisées par les Espagnols pour lutter contre le régime imposé par Napoléon Bonaparte au début du XIXe siècle.

Le terme "guérilla" est employé pour désigner des combats réalisés par de petits groupes menant une guerre de harcèlement, de coups de main, d’embuscades et de sabotages contre une armée régulière. Contrairement au terrorisme, elle ne vise pas les civils. Elle a pour objectif de renverser une autorité en place en la déstabilisant par des confrontations peu intense mais de longue durée. Le terme "guérilla" est plutôt réservé à des combats politiques menés par des groupes de partisans qu’à des missions militaires de commandos conduites par des corps francs (détachement d’une armée chargé d’opérations de sabotage ou de la réalisation de coups de main). Par extension, "guérilla" désigne aussi les groupes qui mettent en œuvre ce type de combats. Caractéristiques de la guérilla :
- asymétrie des forces en présence (nombre, armement, organisation),
- effet de surprise des attaques,
- terrain d’action étendu et difficile d’accès,
- mobilité, dispersion et flexibilité des guérilleros,
- absence de ligne de front,
- un lien fort avec la la population locale.

 

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