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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:17

 

 

Rencontres citoyennes reprogramme le film Mains brunes sur la ville ce Vendredi 25 Janvier

Ouverture du local à 19H et projection à 19h30

Nous profiterons de la demi heure qui précède la projection pour définir un calendrier des films. Je pense qu'il faudra prévoir deux films par mois, chaque film étant programmé deux fois dans le mois compte tenu des 30 places disponibles à chaque projection.

Voici la liste des films disponibles :

  • Du Sel et des Nêfles : un petit reportage réalisé par rencontres citoyennes en 2008 sur le SEL d'aigues vives
  • Volem ouvrir notre gueule al pais : Reportage réalisé par RC sur l'urbanisme et la démocratie en pays garrigue vaunage 2008

 

  • Notre Dame des Luttes un documentaire de 52 minutes sur la lutte contre l'aéroport de notre dame des landes
  • Le Nouvel Ordre Local Notre Dame Des Landes reportage sur la ZAD (zone à défendre de Notre Dame des Landes)
  • Quand Les Arbres S'agitent reportage sur les ZADistes qui occupent les arbres de la forêt de Rohanne à NDDL
  • acampadasol Reportage sur le mouvement du 15M des indignés sur la Puerta del Sol à Madrid
  • Plats de Résistance, Pauline Mougenot, 2011, DVD, 42 minutes : Le rassemblement du Plateau des Glières : Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui. Selon le mot de Stéphane Hessel, c’est l’appel des résistants aux jeunes générations : résister c’est créer, créer, c’est résister.
  • Attention danger travail  film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIstes qui, notamment, tiennent une posture pour le moins non conventionnelle lors de leurs entretiens à l'ANPE en affirmant refuser de chercher un travail. Il est sorti au cinéma en France le 8 octobre 2003.
  • Volem rien foutre al païs fait suite à Attention danger travail qui comprenait en particulier les mêmes co-réalisateurs, et part en quête de propositions alternatives expérimentées par des personnes que l'on peut associer, pour la plupart, au mouvement décroissant1

 

  • Hollande, DSK, etc  réalisation : Julien Brygo, Pierre Carles,est une enquête sur les médias en campagne électorale tournée lors de la dernière élection présidentielle

Promotion de l'Art Libre

  • CROSSROADS » est un film musical basé sur les légendes du guitariste noir Robert Johnson, mort mystérieusement en 1938. Il y est question d’un PACTE AVEC LE DIABLE. Une nuit, à la croisée des chemins, un homme force le destin et vend son âme au Diable en échange de la gloire. La renommée arrive vite, mais elle comporte une malédiction. Robert Johnson meurt peu après l’enregistrement de 29 chansons. La légende dit qu’il existerait un trentième morceau. Celui qui le trouvera deviendra immensément riche et libèrera Johnson de son pacte.
  •  Hotel California  » c’est l’histoire d’une poignée d’américains abandonnes par leurs rêves a San Diego, Californie. Dernier rempart avant le carton et la rue, le Plaza Hotel est un lieu étrange. Il y défile une cohorte d’écorchés. Anciens du Vietnam, homos délaissés, femmes battues, mamies en fuite, fous gentils virés des asiles, noirs au passé gênant…
  • TRACKS est un mélange de chants Gospels, de Blues des origines et de belles images en Noir & Blanc. Vous y découvrirez une Amérique paisible et amicale, faite de chants, de vieux messieurs, de mamies raffinées et de guitares.
  • ÊTRE ET AVOIR ÉTÉ. Documentaire sur les Yéyés, Idoles des années 60. Version intégrale.Décembre 2006, une douzaine de rescapés des 60s finissent leur tournée marathon de 135 dates en France pour le spectacle Age Tendre et Tête de Bois. A l’affiche : Leny Escudero, François Deguelt, Gilles Dreu, Annie Philippe, Michel Orso, Jean-Jacques Debout, Les Matchucombos, Frank Alamo, Michèle Torr et Richard Anthony.
  • Sita chante le blues (Sita Sings the Blues) est un film d'animation américain réalisé en 2005 et sorti en 2009. Il assemble récits de légende indienne (le Râmâyana), interludes musicaux et scènes de la propre vie de l'auteur.

Un débat à la fin de chaque film, Nous essaierons de contacter et d'inviter les réalisateurs des films programmés .

et enfin :

Tout les mois un zapping original de l'actualité make in Carrefour des Résistances !


Voilà le programme!
N’hésitez pas à venir le Vendredi soir pour vous inscrire et donner vos suggestions de films !
L' Adhésion de 1 euro pour l'année à l' association Rencontres citoyennes vous ouvre les porte du Carrefour des Résistances. Une Buvette à prix libre et sans alcool vous attend avant le film à partir de 19h.

Inscription Tel 06 86 84 27 13

Christian MARTIN
272 rue de la grande terre
30121 MUS
https://vistrerhonyresistance.wordpress.com/about/

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 16:27

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 22.01.2013 à 17h58 • Mis à jour le 22.01.2013 à 18h21

 
 

 

La France a adopté une clause de sauvegarde pour interdire la culture des OGM sur son territoire.

 

La Commission européenne a décidé de geler le processus d'autorisation de mise en culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union européenne jusqu'à la fin de son mandat, en 2014, et de rechercher un règlement négocié avec les Etats membres.

Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la santé, Tonio Borg, chargé du dossier, a en effet assuré, mardi 22 janvier à l'AFP, que "la Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d'un soja et de six maïs OGM, dont le MON810. Mais elle ne le fera pas"."Les autorisations de culture sont gelées", a-t-il précisé.

 

"RELANCER LES NÉGOCIATIONS"

"La priorité du nouveau commissaire à la santé, Tonio Borg, est de relancer les négociations sur la base de la proposition de son prédécesseur", a expliqué son porte-parole. Ce sera sa priorité jusqu'au terme du mandat de la Commission, a-t-il souligné.

Les autorisations de mise en culture empoisonnent les relations entre la Commission européenne et les Etats membres. Huit pays – France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne depuis le début de l'année – ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire la culture des OGM autorisés sur leurs territoires.

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a cherché à faire lever ces clauses de sauvegarde, mais il a été désavoué par les gouvernements lors d'un vote et a abandonné cette idée.

 

 PATATE AMFLORA ET MAÏS MON810

Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l'UE en quatorze ans : la pomme de terre Amflora, développé par le groupe allemand BASF, qui s'est avérée un échec commercial, et le maïs OGM MON810, de la multinationale Monsanto. Le MON810, dont la demande de renouvellement d'autorisation a été déposée en 2007, pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu'à ce que l'UE prenne une décision.

 

Le MON 810, le symbole de la guerre des OGM

Qu'est-ce que le maïs NK603, soupçonné de toxicité ?

À ce jour, une cinquantaine d'autres OGM ont obtenu une autorisation pour être utilisés dans l'alimentation animale et humaine. Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps : consultation de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliment (EFSA) sur les risques pour la santé ; demande d'autorisation aux Etats sur base d'un avis favorable de l'EFSA ; procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats.

Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne. A ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 16:09

 

 

Pour ceux qui ne l'aurait pas encore vu et pour ne pas oublier.. (déjà édité sur le site le 23 septembre 2012 en 6 parties sous le titre)

 

"("Petite piqure" de rappel) : "Nos enfants nous accuseront"- vidéo "

 rubrique OGM


 

Affiche Nos Enfants Nous Accuseront
  • Documentaire
  • Date de sortie :
    05 novembre 2008
     
  • Réalisé par :
    Jean-Paul JAUD
  • Durée :
    1h47min
  • Pays de production :
    France
  • Titre original :Nos enfants nous accuseront
  • Distributeur :
    CTV International.

 

La tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas...

 

 

http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=OSA8C3CEC-g

TheGrandSoir

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:40

 

Et le vainqueur du concours des meilleurs placements financiers 2012 est… la dette souveraine de la République hellénique ! La banque d’affaires Exotix, spécialisée sur les « actifs non liquides », y voit « l’un des rallies les plus ahurissants dans l’histoire des bons d’État » (rallie : soit une reprise, au sens boursier du terme - ndlr). Entre le plus bas de juin de 2012, quand le « papier » grec valait en moyenne 12 centimes pour un euro « au pair » et le cours récent de 43, la hausse s’affiche à 274 %. En à peine plus de six mois. Qui dit mieux ?

Les marchés donneraient-ils raison à François Hollande qui affirme que le « pire de la crise de la zone euro est derrière nous ? ». Pas si simple, selon Exotix, qui estime d’ailleurs que la hausse a été bien trop loin, bien trop vite, et recommande à ses clients, amateurs de sensations fortes à coup sûr, de vendre la dette grecque. Cette flambée, écrit l’analyste Gabriel Sterne, « s’est appuyée principalement sur des données fondamentales, mais pas des données économiques fondamentales ; la probabilité d’une sortie (de la Grèce) de l’euro s’est réduite fortement, en dépit de perspectives plus dégradées pour la production et l’emploi en Grèce ». En fait, « les négociations marathons de novembre avec la Troïka (UE-BCE-FMI) ont donné à la Grèce de meilleures chances de parvenir à une situation d’endettement gérable en 2020… si le pays reste entier jusque-là », poursuit-il, en précisant qu’il réduit le risque d’un « Grexit » de 40 % à 33,3 %.

En fait, « le rallie est le résultat de politiques de crise dans la zone euro tellement mauvaises qu’elles ont marché, bien que ce soit de manière perverse », explique-t-il. En résumé, en refusant d’assumer formellement leur part des dettes pesant sur les pays du Sud de la zone, l’Allemagne et ses alliés du Nord ont provoqué une accélération de la fuite des capitaux de la périphérie vers le centre. « Résultat, ce sont les engagements informels qui ont augmenté », comme reflété dans les comptes du système européen de compensation Target 2 et les injections contraintes de liquidité dans les banques chancelantes par la Banque centrale européenne. Et ce sont ces dettes informelles, menaçant l’Allemagne de très lourdes pertes en cas de disparition de la monnaie unique, qui ont conduit la chancelière Angela Merkel à opérer un virage sur l’aile pour décréter que la Grèce et tout ce que la zone euro comptait de canards plus ou moins boiteux faisaient bien partie de la famille. D’où, très certainement, ses déplacements éclairs à Athènes et Lisbonne, où elle n’avait pas trouvé le temps de se rendre en cinq années de crise.

 

« Trop tôt pour crier victoire »

Autre caricature du traitement de la crise, l’opération de rachat d’une partie de sa propre dette par la Grèce. Une opération de bonneteau dans laquelle « la dette a changé de mains entre les deux bras du même gouvernement (le gouvernement central et les banques nationalisées ou en passe de l’être) et a pu être effacée parce qu’un des bras du gouvernement (les banques) évalue à la valeur de marché et l’autre non », rappelle Exotix.

Ces manipulations comptables n’apportent pas de réponse sur le fond aux trois questions posées par le maintien de la Grèce à moyen et long terme au sein de la zone euro : l’économie grecque a-t-elle touché le fond, le système bancaire y est-il capable d’apporter sa contribution indispensable à un rebond économique, le système politique et social du pays peut-il tenir encore longtemps ? Réponses : peut-être, non, peut-être.

L’environnement européen de la Grèce demeure globalement défavorable alors que son sort est intimement lié à ce qui se passera dans les autres pays de la périphérie de la zone euro. Des signes encourageants viennent d’Irlande et du Portugal, deux pays sous assistance financière qui doivent en principe retrouver un accès direct aux marchés financiers fin 2013 ou début 2014. Mais ils sont fragiles. « Il doit y avoir un plancher à toute récession, même en Grèce », écrit l’analyste, faute de mieux. Les banques grecques ont retrouvé l’accès aux guichets de la BCE, qui accepte de nouveau les titres de la dette publique en garantie collatérale mais leurs capacités à prêter restent sévèrement limitées par des contraintes de solvabilité (fonds propres insuffisants) et de liquidité. Même si l’exode des déposants semble stoppé. Enfin, gouverne à Athènes une coalition fragile dont une des composantes, le PASOK, est en voie de désintégration et dont le ciment principal est la crainte d’une sortie de la zone euro.

À noter que lors de sa première conférence de presse de l’année 2013, le président de la BCE, Mario Draghi, s’est refusé à évoquer un quelconque scénario de « sortie de crise » pour la zone euro. La détente sur les marchés de la dette publique est indéniable, pour tous les risques et sur toutes les échéances. Un autre signe de baisse des tensions est le commencement de dégonflement du bilan de la banque centrale, qui avait plus que triplé depuis le début de la crise. Les investisseurs ont décidé de croire à l’engagement de la BCE d’acheter cette dette, si nécessaire et sous conditions. Mais le test de la matérialisation de ces OMT (Outright Monetary Transactions) est à venir. « Il est trop tôt pour crier victoire », a estimé le patron de la banque centrale.

Fin d'année 2013 à haut risque en Grèce

Les économistes de banque (sérieux) ne sont pas tenus à la réserve des banquiers centraux ni à l’optimisme de commande de certains politiques (surtout en France parce que le ton est bien différent en Allemagne). C’est pourquoi ils travaillent sur des scénarios alternatifs entre lesquels les investisseurs doivent choisir, à leurs risques et péril.

Pour la Grèce, écrit l’analyste, « à notre avis, la période à haut risque interviendra au dernier trimestre de cette année, avec la confluence de plusieurs éléments : le budget (2014), les élections en Allemagne, de possibles demandes pour une nouvelle restructuration de la dette officielle (détenue par les entités publiques comme la BCE) si l’économie continue à décevoir, et les effets cumulatifs d’une autre année marquée par le gel du crédit bancaire et où le chômage des jeunes franchit la barre des 60 % ». Ce qui sonnerait le glas de la coalition autour de Nouvelle-Démocratie. « En résumé, nous évaluons à 50 % les chances d’un gouvernement de Syriza au début de 2014. Et nous évaluons à 60 % la possibilité d’une sortie (de la zone euro) sous un gouvernement Syriza (en partie parce que son arrivée au pouvoir suppose une situation économique encore plus désespérée) et il y a une petite probabilité d’une “sortie accidentelle” sous un gouvernement dirigé par Nouvelle-Démocratie. Ce qui donne une probabilité moyenne de 33,3 %. »

Le scénario optimiste verrait un retour de la croissance en Grèce à partir des petites radicules qui tentent de sortir de terre (déclin des « pessimistes » sur l’avenir économique du pays de 80 à 71 % des personnes interrogées en octobre, meilleures perspectives touristiques). Il dépend essentiellement d’un climat amélioré dans le reste de la périphérie de la zone euro qui aurait un effet contagieux positif pour la Grèce (retour du crédit bancaire notamment). Le nettoyage du bilan des banques grecques progresse et la fragmentation politique régresse, prolongeant l’horizon du gouvernement actuel. Ce qui fait beaucoup de « si ».

Le scénario « central » serait conforme à ce qu’a été la gestion de la crise jusqu’à présent par les institutions européennes, à l’exception notable de la BCE qui a fait l’essentiel du travail de pompier mais n’est pas chargée de reconstruire la maison. On repousse les problèmes comme la poussière sous le tapis, en évitant les choix douloureux. L’économie européenne claudique dans la stagnation, la Grèce reste sous la menace d’une sortie de la zone euro mais cette perspective même tétanise les dirigeants européens. Les taux d’intérêts ne baissent pas, le « credit crunch » perdure sans pourtant que l’incertitude politique à Athènes conduise à trancher la question du « Grexit ».

 

Qui paierait le plus cher un « Grexit » ?

Le troisième scénario, « catastrophe » si l’on en croit le consensus mou européen, est l’abandon de la monnaie unique par la Grèce. Même si l’analyste accorde une probabilité égale aux trois scénarios, ce qui les distingue, c’est l’impact sur la dette grecque. C’est évidemment ce qui intéresse avant tout les détenteurs ou acheteurs potentiels de ces titres. La valorisation est bien sûr très différente selon le cours des événements. Elle varie de 64,9 (par rapport au pair de 100) dans le scénario optimiste à seulement 14 en cas de « Grexit », le scénario central maintenant à peu près le cours actuel (40,3 contre 43,4). On comprend bien l’intérêt des détenteurs officiels de la dette grecque. Une sortie de la zone euro, en acceptant le postulat discutable que le niveau « supportable » d’endettement du pays serait de 140 % du PIB, l’objectif non avoué de « l’aide » actuelle au pays, conduirait à un « haircut » (abandon de créances) de 68 % pour les créanciers d’Athènes, secteur public européen et secteur privé, soit l’effacement de quelque 200 milliards d’euros supplémentaires, l'équivalent du PIB de la Grèce calculé en euro.

 

Trois scénarios pour la dette grecque  
Trois scénarios pour la dette grecque © Exotix

 

Mais quid de l’économie et surtout de la situation sociale du peuple grec ? En prenant comme hypothèse, comme le fait Exotix, une dévaluation de 40 % de la monnaie hellène après le divorce de l’euro, le PIB nominal de la Grèce serait ramené à 133 milliards d’euros. Ceci venant après une contraction de près d’un quart depuis 2007. Mais, estime Exotix, « nous serions relativement optimistes quant à une reprise robuste après une phase initiale de profonde dislocation ».

Avec une monnaie aussi fortement dépréciée et compte tenu de la substantielle « dévaluation sociale » imposée depuis quatre ans, l’économie grecque serait formidablement compétitive. Et aussi, pour moralement déplaisante que soit cette perspective, parce que l’exode massif des capitaux, étrangers mais aussi grecs, enregistré sur la même période se transformerait en puissant ressac, afin de profiter des opportunités offertes par la dévaluation. Tourisme, investissements, privatisations : la Grèce assoiffée serait inondée de liquidités. Immoral ? Absolument. Mais pas plus que le traitement infligé à la population grecque par des élites politiques qui ont pris soin de se protéger. Et qui a toutes les chances de se prolonger encore plusieurs années. Ou que la facture que les gouvernements européens ne veulent surtout pas présenter ouvertement à leurs contribuables.

 

La ruée vers l'or des banques centrales

Ce qui, dès l’origine, explique le déni puis la tétanisation des élites européennes face au problème grec, c’est que la Grèce n’est pas une aberration. Seulement la déclinaison extrême d’un état quasi général. La vraie différence, comme argumenté déjà ici-même, tient plutôt à la nature de l’État grec, qui est en Europe mais pas de l’Europe. Car c’est le monde entier qui est submergé dans un océan de dettes, publiques, privées et bancaires. Le stock global était estimé fin 2011 par Hayman Capital Management à plus de 200 trillions de dollars (deux cent mille millions), pour un PIB planétaire de 70 trillions. Surtout, ce stock a doublé depuis 2003, en moins de dix ans.

 

Un océan de dette 
Un océan de dette© Themes

 

L’autre constat, c’est que le débouclage de cet énorme effet de levier (deleveraging) est un processus long, complexe et douloureux. Même chez les exemplaires Scandinaves, qui ont géré au mieux les turbulences financières du début des années 1990, il aura fallu une décennie pour que la croissance du crédit retrouve le rythme antérieur à la crise. « Dans le contexte d’une crise budgétaire majeure, il y a des chances pour que cela demande encore plus de temps », explique l’économiste Kenneth Courtis, fondateur de Themes Investment Management (qui a produit ces graphiques).

 

La longue convalescence du crédit  
La longue convalescence du crédit © Themes

 

Comme pour la Grèce, il est évident qu’une partie substantielle du stock global de dettes devra être annulé, par défaut négocié ou imposé, inflation ou rééchelonnement sur un horizon de temps indéfini (dette perpétuelle). C’est bien le message que font passer certaines banques centrales (pas toutefois celles des pays avancés adeptes de la planche à billets) en achetant en 2012 un montant net de 536 tonnes d’or, un record depuis 1964. Quand le papier n’est plus que du…papier.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:25

 

 

 

 

En un spectaculaire pas de deux, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a reclassé « en activité » 47 réacteurs nucléaires japonais qu’elle venait d’inscrire dans la catégorie « en arrêt à long terme ». De ce fait, le nombre total de réacteurs répertoriés comme en activité dans la base de données PRIS de l’AIEA remonte d’un coup de 390 à 437, après être descendu de 437 à 390 le 16 janvier. Dans un communiqué, l’AIEA justifie ce jeu de yo-yo en indiquant « qu’à la demande du Japon, le statut des 47 réacteurs a été rétabli dans la catégorie “en activité” dans la base PRIS ».

Selon l’AIEA, le classement des réacteurs en arrêt à long terme avait été effectué par la JNES, l’organisation responsable de la sûreté nucléaire japonaise (Japan nuclear energy safety organisation). L’AIEA précise aussi que les autorités japonaises ont affirmé qu’il s’agissait d’une « erreur administrative » (« clerical error ») de la JNES. Il semble plutôt qu’il y ait un désaccord entre la JNES et le gouvernement de Tokyo, qui a clairement affiché son souhait de relancer l’électronucléaire. Le nouveau premier ministre, Shinzo Abe, a fait plusieurs déclarations en ce sens, en dépit d’une opinion publique majoritairement opposée à cette relance, et d’une situation objective d’arrêt virtuel du nucléaire japonais depuis un an.

Sur le fond, l’explication d’une erreur administrative de la JNES est peu crédible : dans les faits, 45 des 47 réacteurs concernés sont arrêtés depuis plus d’un an, et les deux autres ayant été déconnectés du réseau respectivement le 2 février et le 26 mars 2012 (pour plus de détails, voir le site World nuclear status report).

Actuellement, seuls deux réacteurs fonctionnent, et il n’existe aucun calendrier précis de redémarrage, malgré les déclarations volontaristes de Shinzo Abe. En résumé, le gouvernement japonais s’acharne à afficher sa volonté pronucléaire, en dépit d’une réalité factuelle qui s’y oppose. Il est toutefois étonnant que l’AIEA, agence supposée impartiale, se soit ainsi prêtée à ce qui semble être plus une manœuvre politique qu’un choix industriel.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:21

 

http://zad.nadir.org

lundi 21 janvier 2013, par zadist

 

 

Des acteurs-trices engagés dans les luttes contre des grands chantiers (construction d’une LGV au Pays Basque sud, projet d’aéroport à notre Dame des Landes -NDDL, mise en place d’une ligne THT Cotentin-Mayenne) se sont retrouvés cet été, aux rencontres d’Eychenat (Ariège) organisées par l’OCL-OLS.

Il s’agissait d’échanger des informations et des analyses sur chacun de ces combats, d’analyser leurs forces et leurs faiblesses et de voir comment contribuer à renforcer les dynamiques engagées.

L’objet de cet article n’est pas de présenter les caractéristiques de ces différents chantiers ni les spécificités des luttes qui s’y opposent. De nombreux articles de Courant alternatif leur ont été, leur sont et leur seront consacrés et nous vous invitons à vous y référer [1].

Il s’agit ici plutôt de rendre compte de quelques questionnements et analyses que nous avons échangés au cours de ces rencontres.

Une politique de métropolisation

« Grands Travaux Inutiles Imposés » – GTII-, cette expression convient-elle pour désigner ces chantiers ? En fait, elle apparaît comme un label déposé que des mouvements institutionnels de gauche comme ATTAC, le Front de gauche ou certains Verts ont collé sur ces grands chantiers. Mais, inutiles à qui ? L’adjectif sans autre précision n’a pas beaucoup de sens. Il serait plus adéquat de dire que ces travaux sont socialement inutiles, pire, nuisibles et destructeurs, et imposés aux populations par le mensonge et par la force. Tous ces grands chantiers en projet ou en cours portent en commun un même modèle de développement. Ils s’inscrivent dans une dynamique de métropolisation, par l’accroissement de la densification de l’habitat, par la mise en place de plans de rénovation urbaine, par le développement des nouvelles Industries Culturelles et Créatives (ICC) ; ils relèvent d’une politique d’aménagement du territoire visant à la concentration des richesses, à l’intensification de leur circulation d’un grand pôle à un autre. Ces pôles urbains sont mis en concurrence entre eux. Les terres ne sont plus qu’un lieu de passage, un espace à détruire ou bien à transformer en ressource touristique et de récréation.

Pour tenter de se faire accepter, ces projets se parent parfois de l’image d’un capitalisme vert, d’un développement dit durable, alors qu’ils ont des conséquences désastreuses sur l’environnement, des impacts très néfastes et destructeurs sur les plans économiques, sociaux, culturels.

C’est ce que dénoncent ceux-celles qui s’y opposent en remettant en cause à la fois le modèle de société et de développement que ces grands chantiers impliquent et la façon dont ils sont décidés, leur gestion politique, puisqu’ils sont imposés aux populations contre leur gré.

Institutionnels légalistes et partisans de l’action directe

Les luttes contre ces chantiers ont des caractéristiques communes. En particulier, s’y côtoient, dans des relations plus ou moins conflictuelles, des acteurs très différents : des institutionnels (élus, partis, syndicats, associations, ONG) porteurs d’une vision citoyenniste [2] prônant seulement des actions légalistes ainsi que, parfois, des pseudo alternatives ; et des composantes favorables à des actions directes, qui replacent l’aménagement du territoire dans le contexte d’une contestation globale du système (critique du développementisme, défense de la terre, remise en cause du modèle économique et social, dénonciation de l’éco-capitalisme), cherchent à promouvoir des formes d’auto-organisation et de type assembléaire et prônent un type de société radicalement autre. Si la présence de ces deux composantes entraîne des clivages, il peut y avoir une certaine porosité entre elles.

La question du coût

Que signifient ces grands travaux à un moment où le capitalisme est confronté à une crise de rentabilité et de sa propre reproduction ? Seraient-ils une tentative de réponse d’une fraction du capital pour rebondir malgré l’impasse économique actuelle ?

Une des failles ou des contradictions dans la réalisation des grands chantiers semble être que, avec la crise des finances publiques et la réduction drastique des budgets, les Etats européens, les régions et l’UE ne peuvent pas se permettre de dépenser des tonnes de fric dans de nombreux gros projets mis en concurrence.

Beaucoup des grands chantiers ont été conçus il y a plusieurs années et reposaient sur une dynamique de croissance alors importante ; depuis quelque temps l’Europe est entrée dans une autre période. Tous les grands travaux prévus ne vont sans doute pas se faire, du moins dans les délais envisagés. Des hauts responsables eux-mêmes en arrivent à émettre des contre-arguments ; c’est par exemple le cas de Pépy, patron de la SNCF, qui expliquait récemment que le développement du TGV et des LGV plombait complètement les comptes et, à terme, la viabilité économique de l’entreprise. Quand on parle du TGV dans le Val di Susa ou de l’EPR à Flamanville, on entend dire que si cela coûte trop cher, peut-être que… En tout cas, si certains projets sont abandonnés par leurs promoteurs, ce n’est pas le modèle de développement dont ils sont porteurs qui sera mis en doute. Mais s’il est décidé que, pour l’impérialisme européen, la LGV Lyon-Turin doit se faire, le rapport critique de la Cour des comptes n’aura eu la valeur que d’une simple mise en garde…

Les logiques étatiques et même régionales pèsent fortement dans la compétition généralisée entre les zones et les pôles pour que la phase actuelle des grands travaux soit menée à bien. Ces logiques suivent celle de l’aménagement territorial voulu par le capitalisme européen qui, en guerre économique avec l’Asie, les Etats-Unis et des pays émergents, cherche à s’affirmer par ces projets d’infrastructures. La dimension prise par les grands chantiers est mondiale, c’est ce modèle de développement destructeur et nuisible qui est pensé et imposé partout sur la planète par l’élite dirigeante. La logique du capitalisme n’étant pas à 100% rationnelle, il est difficile de conclure sur la façon dont il évalue la rentabilité de ces grands travaux et de savoir si les difficultés des finances publiques d’aujourd’hui vont avoir des conséquences sur l’avenir proche des chantiers. En effet, si la philosophie des Etats et de l’UE est de mêler financements publics et privés (PPP), les financeurs privés ne mettront pas la main au porte-monnaie si cela ne leur rapporte pas et les financeurs publics coopéreront difficilement vu la crise du financement de l’Etat et des collectivités ; même aux yeux de Rousset, président PS de la région Aquitaine et fervent défenseur d’une LGV Bordeaux-Hendaye destinée à être financée par les partenariats public-privé, ceux-ci apparaissent à présent comme des « bombes à retardement » budgétaire qui font la part belle aux grands groupes du BTP et rendent « impotentes » les collectivités.

En tout cas, si le coût des grands travaux constitue un point faible capable peut-être de remettre en cause la réalisation de certains d’entre eux, il ne semble pas que l’argument des sommes faramineuses qui leur sont consacrées, alors que les coupes sociales sont de plus en plus importantes, aide à renforcer la mobilisation, du moins au Pays Basque sud pour ce qui est du TGV ; peut-être parce que, dans ce nouveau contexte des conséquences de la crise, ces thèmes des grands chantiers sont relégués derrière les autres questions sociales.

Un double enjeu pour le capitalisme

Au-delà de savoir si un projet est utile ou inutile en terme de bénéfice social ou même de rentabilité pour le capitalisme, ce qu’on voit à l’œuvre c’est une logique d’organisation de l’espace, de contrôle et de dépossession. ll y a en effet un double enjeu derrière ces grands travaux : structurer un grand espace européen offrant de nouvelles conditions pour la profitabilité du capitalisme, où le libre jeu de la rentabilité peut s’installer sans limite ; et domestiquer et homogénéiser les populations, détruire les résistances locales, diluer les particularismes culturels… La raison d’être de l’industrie et des grands travaux quels qu’ils soient, c’est certes de répondre à des besoins façonnés mais c’est aussi d’asseoir un rapport social de domination, qui n’est pas lié en totalité à la finalité économique et financière. La vie entière des gens est surdéterminée par ces infrastructures. Ils doivent vivre, penser, rêver de la même manière partout sur la planète. De ce point de vue, ces projets sont une attaque directe contre les gens, leur mode de vie, leur culture, tout ce qui les soude entre eux, et leur permet justement d’entreprendre des luttes collectives.

Face à cette agression, la logique de ceux-celles qui luttent, c’est celle de leurs vies : ils-elles n’acceptent pas que l’on dispose de leurs vies et modes de vie. Et par la lutte, ils-elles se réapproprient la décision sur ce qu’ils-elles veulent et ne veulent pas.

Si certaines luttes contre les grands chantiers ont gagné force et impact débordant largement le cadre local, dans des lieux comme Nantes, le Pays Basque, le Val di Susa, c’est qu’elles naissent et se renforcent sur le terreau local d’une culture politique et sociale riche et active, c’est qu’elles perçoivent l’écho d’autres luttes simultanées ou sont nourries des expériences et de la mémoire de luttes précédentes.

Ainsi, la force du combat du Val di Susa vient de ce que, au début, il s’est appuyé sur un sentiment d’appartenance des gens de la vallée, avec une culture de lutte et de résistance, et un degré d’affrontement qui s’est joué sur des bases très claires : « non au TGV, ce chantier ne se fera pas », avec des méthodes d’action diversifiées, dont des formes radicales prises en charges et assumées par l’ensemble de la communauté en lutte qui s’est auto-désignée comme le « peuple NoTAV ». Et ce combat s’est diffusé à Turin, à Milan, à Bologne, etc., et au-delà des frontières. En Italie, la lutte du Val di Susa est devenue au cours des dernières années, dans le contexte du berluscolisme et du reflux considérable des conflits ouvriers et sociaux en général, le symbole de la résistance collective, de la rébellion populaire et dans tout le pays, des centaines de milliers de personnes se reconnaissent et s’identifient à ce combat. De plus, des lieux de rassemblement, de rencontres et de débats régulièrement mis en place dans toute la Vallée ont permis à la lutte d’avoir ce caractère ouvert et solidaire.

Or, cette référence communautaire, ces repères collectifs, ces visions solidaires, ces projets en commun ont tendance à disparaître dans la société capitaliste. Une des conséquences du développement des flux pour les besoins du capital, c’est de nous séparer de notre passé, de nous couper de nos références, de nous individualiser et de nous isoler, ce qui rend plus difficile que les gens s’agrègent pour lutter ensemble. Nous sommes ainsi plus atomisés et plus fragilisés, et en particulier à la merci de toutes les répressions.

Faiblesses et difficultés

Les luttes contre les grands travaux s’opposent à des forces très puissantes, pouvoirs publics, multinationales, idéologie du progrès, car même si le développementisme et le productivisme sont de plus en plus remis en cause, les idées de progrès et de modernité, présentées comme porteuses d’emploi, d’activité et de richesses, restent malgré tout des signes d’adhésion à cette société….. Les chantiers sont multiples, cohérents entre eux, et sont menés de front, s’ajoutant les uns aux autres ; et comme nous ne pouvons pas faire face à tous, nous dirigeons nos forces contre celui qui nous semble important ou le plus scandaleux. Par exemple, nous disaient les camarades basques cet été, nous luttons contre le TGV, mais nous nous trouvons encerclés par d’autres projets, un super-port de commerce, des autoroutes, l’exploitation du gaz de schiste… et tout est fait pour que les choses semblent inéluctables. Dans tous les cas, il y aura quelques endroits avec des résistances et beaucoup d’autres sans aucune opposition : donc, les victoires que l’on peut obtenir ne peuvent être que partielles, ce qui peut expliquer cette impression un peu pessimiste d’être encerclés.

Un autre problème qui rend difficile la mobilisation est que ces luttes doivent commencer très en amont, à un moment où les projets sont au stade de la conception et apparaissent encore abstraits pour la population. Face au silence et aux mensonges des promoteurs de ces projets, il y a un énorme travail à faire pour chercher l’information, la diffuser, pour expliquer, analyser les causes, les conséquences …. Cela donne un côté un peu intellectuel à la lutte contre un projet qui est encore à l’état virtuel. Il n’empêche que l’action commence bien avant les travaux. Ce sur quoi il faut réfléchir, c’est comment intervenir à chaque étape du projet (que ce soit au cours de son élaboration, pendant les travaux préliminaires, lors de la phase d’acceptation sociale avec les enquêtes publiques… ) soit pour parvenir à l’empêcher à ce stade, soit pour préparer une mobilisation importante pour le moment où le chantier démarre effectivement.

Une difficulté encore, mentionnée par les militant-es contre le TGV au Pays Basque, c’est la tendance au ‟délégationnisme”, comme on dit de l’autre côté des Pyrénées. Même si l’opinion est très hostile au TGV et si les débats à propos des grands chantiers ont imprégné toute la société, passer à une implication active dans la lutte, à des actions de désobéissance, c’est une autre chose ; de même que maintenir une mobilisation dans la durée en évitant essoufflement voire découragement. Les luttes contre les grands chantiers sont en général très longues et les gens ont tendance à s’en remettre aux individus, groupes ou associations qui s’investissent dans l’opposition avec détermination et persévérance.

De plus, partout où ces projets rencontrent de la résistance, ils sont imposés par la force et par la violence, avec pour conséquences d’affaiblir les acteurs-trices de la lutte, de démobiliser, de diviser, de faire peur, de faire dépenser du temps et de l’énergie dans des procès et des mobilisations antirépressives et défensives. Quand la zone devient militarisée, que le chantier est défendu par des troupes armées, on ne peut plus agir sans un mouvement de masse qui s’impose par le nombre. Et quand des travaux ont commencé, que des tronçons du chantier sont en cours de réalisation, cela a un indéniable impact psychologique démobilisateur, y compris chez les plus militant-es. Aujourd’hui, pour le TGV basque (sud), il reste encore 70% du budget à dépenser pour les travaux, mais les dégâts sont déjà énormes.

En fait, la faiblesse principale est l’absence d’un mouvement massif et populaire. Se côtoient, en se tolérant plus ou moins bien, des groupes institutionnels, très organisés et puissants, d’autres personnes qui sont sur des bases antiautoritaires ou d’écologie radicale, et, comme à NDDL, le mouvement des occupants, mais la conjonction de ces forces ne débouche pas forcément sur une alchimie capable de susciter des mobilisations de masse comme au Val di Susa, pouvant rassembler 60 ou 80 000 personnes pour entraver les travaux… La difficulté est de créer et de maintenir une communauté d’action pertinente pour avancer, avec des acteurs différents mais qui partagent le même objectif, et qui se montrent solidaires parce que leurs modes d’action ne sont pas antagonistes mais complémentaires. Parfois, la diversité, l’hétérogénéité peuvent donner beaucoup de force au mouvement. C’était le cas à la manifestation du 24 mars, à Nantes, quand il y avait à la fois la force de frappe de la Confédération paysanne avec l’arrivée des tracteurs, plus le cortège des gens qui s’étaient organisés pour mener des actions, plus la masse des manifestants. La manifestation de réoccupation mobilisant 40 000 personnes le 17 novembre est à cet égard encore plus exemplaire. C’est aussi un signe de force du mouvement, au Val di Susa, quand les forces institutionnelles défilent en portant des flambeaux et des banderoles « Nous sommes tous des Black Blocs » pendant que d’autres s’affrontent avec la police.

Comment contribuer au renforcement des luttes ?

En fonction de ce que les acteurs sur le terrain décident et des appels qu’ils font, il est important de se rendre sur place, d’apporter son soutien pour renforcer une action, une manifestation, pour concentrer des forces sur une échéance importante, pour bloquer une étape précise d’un projet et pour peser, y compris politiquement… Quand une lutte est fortement engagée, qu’elle a une grande incidence sur la société, elle peut devenir un lieu de rencontres, d’échanges entre différents combats. Ceci aussi bien au niveau d’une même région qu’à celui d’un pays et de l’Europe. Ainsi, dans la mesure où l’opposition au TGV a été une référence importante au Pays Basque, des discussions, des liens et des campagnes communes ont pu se faire à l’échelle des provinces (Guipuzcoa, Biscaye, Navarre) avec les acteurs d’autres luttes : incinérateurs, super-port, autoroute, etc.. Mais, c’est difficile car chaque lutte a ses propres rythmes, ses propres exigences, sa propre dynamique… Des questions tactiques, de priorité par exemple, se posent, difficiles à trancher parfois : faut-il concentrer des forces à un moment donné sur une action un peu centrale ou continuer à multiplier les actions locales, par exemple ? La lutte de NDDL apparaît aujourd’hui très emblématique. Le fait que Jean-Marc Ayrault soit premier ministre n’y est pas étranger. Le grand aménageur de la métropole nantaise (projets culturels, aéroport, rénovation urbaine…) personnifie en partie l’enjeu et peut contribuer à porter l’écho de la lutte bien au-delà des 2000 hectares impactés par le projet.

La vaste opération militaire « César » contre les occupant-es de la ZAD, déclenchée le 16 octobre dernier, a suscité de nombreuses réactions, donnant une ampleur nouvelle à la lutte. Messages de soutien, rassemblements et actions de solidarité se multiplient en France et dans d’autres pays. Partout des comités de soutien se constituent. La manifestation de réoccupation du 17 novembre, pour reconstruire un lieu de lutte sur la zone, a représenté un test important. En dépassant largement les enjeux locaux, NDDL et la ZAD (rebaptisées respectivement Notre Dame des Colères et Zone à défendre) sont devenus des symboles et la lutte contre le projet d’aéroport apparaît gagnable, pour peu, comme il est dit dans l’article de Courant alternatif de novembre, que « la résistance s’élargisse durablement, se renforce en pertinence et ne se laisse pas instrumentaliser par les forces institutionnelles. »

On sait que la victoire sur un site peut être obtenue quand il y a à la fois le rapport de force et des failles dans ce que l’on combat. A NDDL, et sans doute aussi dans le Val di Susa, ces conditions semblent rassemblées. Ces contradictions internes au camp d’en face, ces failles, ces éléments conjoncturels, d’ordre ‟tactique”, ne sont pas à négliger dans le cadre d’une lutte et d’un rapport de force toujours très précaire et difficile, mais à condition que l’orientation générale de celle-ci, la richesse de ses pratiques et des éléments critiques qu’elle contient n’en dépendent pas ou ne se voient effacées car ce sont elles qui donnent un caractère ouvert et fédérateur à la lutte. Faire le lien entre les luttes contre les projets de TGV, d’aéroports, de tous les chantiers destructeurs, est essentiel : cela permet d’une part de rendre bien visibles les enjeux qui se situent au-delà de chaque projet spécifique et de chaque combat local et d’autre part de faire prendre conscience du modèle de planification territoriale et de société contre lequel il s’agit de lutter. Si nous ne voulons pas laisser les organisations institutionnelles, qui prennent le pouvoir aux dépens des luttes, monopoliser les liaisons entre les différents fronts de lutte en Europe et dans le monde, il est important que ceux-celles qui se battent radicalement contre ces grands chantiers destructeurs tissent eux-mêmes des liens entre eux-elles à une échelle intra et extra-européenne. Une tâche importante, c’est de faire un travail de coordination inter-luttes, ou au moins une circulation des informations. Cela pourrait prendre plusieurs formes.

Bulletin, modeste, de liaison inter-luttes qui parle des combats locaux contre ces grands (et moins grands) chantiers qui tous procèdent de la même logique de dépossession des gens de leur territoire et de leur vie. Bulletin qui ferait ressortir les traits et les axes communs, les différences aussi, qui permettrait d’échanger sur les questions qui nous préoccupent, de mieux comprendre la logique capitaliste à l’œuvre dans ces tentatives pour intensifier l’urbanisation du territoire, de se renforcer mutuellement, de s’organiser pour programmer les rencontres à venir…

Rencontres plus ou moins régulières, en profitant des échéances de mobilisation dans telle ou telle région pour organiser une coordination de collectifs. Cela se faisait dans d’autres luttes et mouvements, l’essentiel étant d’éviter la bureaucratisation en créant des « structures » détachées des rythmes et des besoins de la lutte, des mobilisations.

Outils Internet permettant de partager et diffuser rapidement informations et analyses sur diverses situations, les bilans des collectifs, les débats, les éventuelles divergences, etc. Ils ont généralement vocation à porter des informations et analyses et à relayer les appels à se mobiliser. Ils peuvent tout aussi bien être des supports d’échanges entre collectifs de lutte, avec synthèses de situations, bilans, analyses, propositions, comptes-rendus de réunions et d’assemblées décisionnelles ou de débat.

Mais les coordinations inter-luttes ne dépendent pas seulement des outils mis en place et d’aspects formels ou organisationnels : elles dépendent des luttes elles-mêmes, de leur intensité, de leur ouverture, de leur autonomie, de la richesse des contenus qu’elles portent et mettent en discussion, de leur capacité à tisser de nouveaux liens et modes de rencontres en fonction des besoins qu’elles expriment. Les luttes que l’on connaît comme celles du Val di Susa, de l’aéroport de NDDL, contre la ligne THT Cotentin-Maine, ont montré l’importance de la création d’espaces et de lieux ouverts (les « presidi » No TAV, les maisons et locaux occupés dans la ZAD, le château d’eau et le bois occupés sur le territoire de la commune du Chefresne, ou encore les week-ends de mobilisation et de débats, les camps d’été permettant moments de rencontre et d’échanges et journées de mobilisation et de dénonciation…) dans une continuité d’actions et de présence sur place. Ce qui permet d’en faire des moyens de soutien, d’agrégation, ouverts aux populations locales (afin de maintenir le lien, un contact, entre ceux-celles qui luttent au quotidien et ceux-celles qui ne peuvent que venir ponctuellement), mais aussi des lieux d’information, d’échanges et de coordination entre luttes se situant dans des perspectives proches (contre un projet de centrale à gaz en Bretagne, contre le projet de grand stade OL Land à Lyon, contre le doublement d’une ligne THT dans le Pas-de-Calais, contre le centre d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure…) et d’autres luttes de résistance urbaines et rurales autour de la réappropriation de terres, de lieux de vie, d’habitat et d’activités.

Le préalable à toute coordination, c’est finalement le sentiment que les luttes ne peuvent compter que sur elles-mêmes, leurs solidarités réciproques, leur capacité à additionner leurs forces et à se renforcer mutuellement, en particulier dans les moments critiques ou décisifs. Ces liaisons directes de luttes à luttes, ces coordinations horizontales, ces recherches de multiples points de connexion, définissent aussi une démarche politique, une manière de se positionner dans un contexte. Et là, cette démarche n’a pas que des amis et des supporters. Elle se heurte à tous ceux qui ont intérêt à la fragmentation des luttes, au saucissonnage des problématiques et des revendications parce qu’elle leur permet d’exister et de prospérer en occupant ces places et fonctions d’intermédiaires professionnels, de porte-paroles auto-proclamés, de représentants permanents, de direction politique, de médiateurs avec les instances du pouvoir politique. La richesse des contenus portés par les luttes et les manières de se battre et de tisser des liens sont eux-mêmes des enjeux et des éléments du combat.

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:15

 

http://zad.nadir.org

lundi 21 janvier 2013, par zadist

 

 

Aujourd’hui 21 janvier l’occupation militaire dure depuis 57 jours (pour une opération débutée il y a 99 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 56 jours pour l’un et 35 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir : Comité de soutien aux inculpé-e-s « Le Gué » 44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos couriers directement :

Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !

- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.

- Accueil "hors contrôle"  : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad  : 06 38 17 36 19 sur ces questions de circulation, on vous conseille de lire cet article : Communiqué contre les routes bloquées sur la Zad

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


La proposition d’action du jour :

ACTION : Blocage des standards téléphoniques du siège du PS à PARIS : 01 45 56 77 00 et du Conseil Général de Loire-Atlantique : 02 40 99 10 00 .

Il est possible de saturer ces 2 standards par la méthode suivante :
- Appeler sur les heures d’ouverture soit du Lundi au Vendredi de 9h à 18h.
- demander à parler à un responsable pour lui faire part de notre indignation sur les évènements qui se déroulent à Notre-Dame-des-Landes (répression policière face à des non-violents, destruction de 1000ha de terres agricoles, gâchis financier...etc...)


pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi, voir leur blog

Une marche est partie le 5 janvier de Lille pour rejoindre Notre Dame des Landes : http://marche.nddl.lillenantes.over...

Bonne marche à tou-te-s, on vous attend pour tout savoir de vos aventures, rencontres, ...


pas toutEs les auteur-e-s de Flash info sont francais-e-s ! On demande votre compréhension pour les fautes d’orthographe et syntaxe !

FLASH INFO

- reçu : non michel collon n’est pas d’extreme droite, ceux qui vous ont écrit on l’habitude d’attaquer les gens qui critique l’état d’israel de cette manière. extrait de l’observatoire de l’extreme droite en belgique : http://www.resistances.be/soral02.html Pour se donner un verni de gauche, E&R publie aussi sur son site des articles d’auteurs progressistes, altermondialistes, libertaires... comme le Belge Jean Bricqmont. Dans la liste des « liens » d’E&R figure encore le site de l’analyste médiatique belge Michel Collon, proche du Parti du Travail de Belgique. Seulement voilà, la « collaboration » de ces personnalités de gauche n’en est pas une. Le procédé des « Soraliens » est simple : pour faire croire que des gens de gauche sont parmi eux, ils repiquent tout simplement des textes sur le Net. Sans l’autorisation de leur auteur. A l’heure actuelle, aucun homme de gauche n’a rejoint le mouvement de Soral. Le dire est de l’intox. Les seuls appuis politiques qu’il reçoit viennent de sa droite. Comme cela peut être démontré en deux temps trois mouvements, l’entreprise politique de Soral est une manipulation. Aujourd’hui, seuls quelques gogos et autres zozos se sont faits prendre au piège.

- reçu : "Je vois que sur votre flash info du 21 janvier 2013, vous reprenez deux liens vers des vidéos de Michel Collon. Or, cet individu est connu pour ses liens avec l’extrême droite. Voici quelques liens : https://lille.indymedia.org/article... https://lille.indymedia.org/article... https://nantes.indymedia.org/articl... Voir aussi : https://conspishorsdenosvies.noblog..."

- A Bas l’intervention militaire française au Mali !

- [angers] grève de la faim dans la prison d’Angers

- reçu : Je viens d’appeler le PS : la standardiste m’a transféré sur un poste qui a sonné deux minutes environ, avant de me reprendre : « Vous n’avez pas réussi à avoir quelqu’un ? » (ben non, tu le sais bien !) « Bon ben ils ne doivent pas encore être là » (ou pas encore prêts à nous répondre). Donc d’ici 15 h 00 ils devraient avoir mis au point leur baratin zad partout, tav nulle part

- et Comment les Medias français nous manipule

- Mali : Michel Collon - La France au Mali : repérer les médiamensonges (1/2) et et Michel Collon - La France au Mali : repérer les médiamensonges (2/2)

- ENGLISH : PART 2 of RURAL REBELS AND USELESS AIRPORTS.

Part 1HERE

- 14h40 : 10 fourgon signalés a Vignuex direction Zad. Relève ?

APPEL pour le marche de nice : nous sommes à la recherche d’un deuxieme vehicule "suiveur" car le groupe s’est étoffé (25 personnes environ). le but étant de pouvoir transporter sacs et nourritures. le cortege est parti ce matin de bordeaux et chemine ce jour vers st andre de cubzac

si tu peut aider, mail a : zad chez riseup point net

- RTE REVIENT AU CHEFRESNE : AGISSONS PARTOUT AILLEURS !!

Merci a No TAV - No LGV :

- Réflexions sur les luttes contre les grands travaux - LGV Bordeaux-Toulouse : Notre-Dame-des-Landes comme comme épouvantail

- Tranhttp://notavfrance.noblogs.org/post...sporter la vallée en ville, et la ville dans la vallée

- 11h30 : Un retour de quelqu’un ayant appliqué l’idée d’action du jour, noyons les sous les appels !

"Je viens de contacter le siège du PS et le Conseil Général Loire-Atlantique pour leur faire part de mon indignation et mon dégoût face aux violences sur NDDL : j’ai eu au bout du fil des personnes très polies qui m’ont écoutées pendant au moins 10 minutes chacune... et m’ont promis que mon intervention serait prise en compte. J’espère que beaucoup d’autres feront cette démarche !"

- 11h25 : Solidarité active avec la lutte anti THT :

"L’appel à actions décentralisées (http://antitht.noblogs.org/497) de l’assemblée anti-THT et anti-nucléaire du Chefresne (Manche/Cotentin) a été entendu.

Aussi, dès l’annonce du bucheronnage d’arbres au bois (http://antitht.noblogs.org/618) auparavant occupé, nous nous sommes apprêté-e-s.

C’est par le biais de la scie à métaux que nous avons souhaité exprimé notre solidarité avec la lutte antinucléaire du Cotentin. C’est à une ligne THT, comme nos ami-e-s de l’ouest, que nous nous sommes attaqué-e-s ici, dans l’est.

Ainsi, nous avons mis à mal un de ces pantins métalliques reliant la centrale nucléaire de Fessenheim à la région parisienne en passant par Nogent-sur-Seine.

"Lequel ?" nous direz-vous. A RTE de découvrir LESquelS (avant qu’il ne tombe) !

Mettront-ils un jour un flic sous chaque pylône comme dans certains lieu du Cotentin ?

Scie-lodarité !"
- 11h10 :
La liste des actions de solidarité s’allonge,

https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

dernière en date une action déambulation à Besançon le 18/01

Quelques photos ici :

http://lechatnoiremeutier.wordpress...

- 11h05 : Ce soir à Chateaubourg : un ciné débat.

https://www.facebook.com/events/355...

au Cinéma Etoile de Chateaubourg diffusion du documentaire

NOTRE DAME DES LANDES, AU COEUR DE LA LUTTE

Un débat est organisé à l’issue de la diffusion. Seront présents :
- Membres de l’Acipa : Julien Durand et Marcel Thebault
- Vishnou, un opposant"zadiste"
- le réalisateur : Pierrick Morrin

Collectif de Chateaubourg contre le projet d’aeroport de Notre Dame des Landes http://ndllchateaubourg35.blogspot.fr

- 11h : On nous signale aussi que le 21 janvier est un jour faste où l’on peut fêter la mort de deux tyrans, Louis XVI et Lénine. L’année dernière cela avait valu une jolie fête à la Gaité.

- 10h50 : UnE lecteur/trice nous envoie ça :

"La lutte pour garder des zones naturelles et de diversités de faunes et flores se retrouve à travers le monde.

Je viens de découvrir la lutte pour sauver Wirikuta au Mexique contre une nouvelle concession minière :

http://frenteendefensadewirikuta.or...

Bien a vous, ZAD partout ! "

- 9h10 : Et hop, la police politique est dans la place :

on nous signale 2 clio bleues, en observation, après le pont de la 4 voies, au Temple de Bretagne, direction Fay"

Merci à toutes et tous de votre vigilance !

- 9h : Deux camarades ont été arrêtés pendant l’action anti Vinci samedi à Paris. Pourtant il ne s’agissait que d’affiches collées et de quelques graffitis sur un chantier. Il y a une tentative évidente de criminalisation du mouvement anti aéroport.

Quelques nouvelles des copains arrêtés samedi, ils étaient toujours en GAV hier soir :

S. et G. arrêtés samedi à 15h10 à la Porte Pont-Neuf des Halles lors de l’action dirigée sur le chantier des Halles, ont tout d’abord fait l’objet d’une première Garde à vue de 24h au Service d’Investigation Transversale (SIT), 3-5 rue Riquet dans le 19ème, et ont été renouvelés dimanche soir.

Sans nouvelles de G., nous supposons qu’il est détenu avec S. dont nous avons pu avoir des nouvelles grâce à un-e proche, prévenu-e par la police de la mise en garde à vue, samedi soir entre 19 et 20h. Nous ne savons pas s’ils sont encore actuellement dans le 19ème ou s’ils ont été transférés ailleurs, comme ç’avait été le cas pour Solen et Cédric.

Un-e des avocat-e-s de la Commission Juridique, appelé-e ce soir, confirme qu’ils pourraient être déférés au parquet dans la journée de demain, afin que le procureur détermine d’une comparution immédiate (dans la journée) ou différée (dans les 10 à 60 jours à venir, comme ce fut le cas pour Cédric et Solen) ; en cas de comparution immédiate, si les amis demandent un report et refusent donc la comparution immédiate, ils pourraient être maintenus en détention provisoire dans l’attente de leur procès reporté.

On aura plus d’infos bientôt probablement. En attendant, une pensée pour les amis détenus qui doivent trouver le temps long ...

- 8h30 : On a reçu Crasse Océan aujourd’hui :

- 8h : pas de mouvement de flics sur la zone. A croire que la guerre au Mali et le passage du plan Vigipirate en alerte rouge les a obligé à mobiliser ailleurs. On ne va pas pour autant féliciter d’une guerre lancée au nom de la sacro sainte alliance anti terrorisme. Hollande en visite dans une base aérienne déclarait aux pilotes que leurs objectifs étaient doubles, opérationnels et commercials. Il s’agit de vendre quelques avions aux pays du Golfe au passage. A oui, l’uranium français ; nécessaire au lobby nucléaire, provient du Mali. De là à se dire que c’est la raison principale de l’intervention française là bas il n’y a qu’un pas.

Allez, on vous met un petit bilan, celui que vous avez reçu si vous êtes abonnéE à notre liste de diffusion (ca se fait dans la rubrique accès et contact)

après une semaine finalement sans interventions policières, quelques nouvelles de ce qui s’est passé et se passera ici ou là !


- quelques échos d’un week-end d’actions

un week end bien rempli, plein de collectifs qui ont l’air de s’être bien amusés

https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

Vinci, t’es fini ... si vous avez d’autres histoires à raconter, n’hésitez pas à les envoyer !

============================

- Quelques dates à venir :

- 21 janvier – à 17h à la Rollandière : Réunion de préparation de l’action Yes Chicanes : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...
- 23 janvier 20h à la Chataigne : AG agricole : perspectives agricoles collectives
- 27 janvier : Action Yes Chicane sur la ZAD


- des procès en série :

- > 22 janvier – Rassemblement au tribunal de St Nazaire à 14h pour 3 procès : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > 24 janvier – 14h à Nantes, procès de Plop le clown : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > 30 janvier St Brieuc : procès suite à une manif de soutien comparution de Christian devant le Tribunal de St-Brieuc . Rendez vous à partir de 8h00 devant le tribunal pour le soutenir. procès de Christian suite à la manifestation de soutien aux opposants à l’aéroport NDDL à Guingamp le 10 novembre 2012.

- > 12 février – Procés de Erwan et Elise à St Nazaire : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...


- des grosses manifs à Nantes samedi 26 janvier :

- > 14h Place Royale : 7e manif mensuelle contre le projet d’aéroport à NDDL, la métropole et son monde  :https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > 15 h de la place de la Petite Hollande Journée internationale de dénonciation des violences d’état

=> Le 26 janvier : appel à une journée internationale contre les violences d’état : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...


- des semaines d’activités à la chataigne :

- > Du 27 janvier au 3 février : les habitant-e-s qui résistent contre l’aéroport et son monde vont jusqu’à la Chataigne ... : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > du 14 au 22/02 : semaine proposée depuis le plateau des Millevaches : La ZAD sur un plateau : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > du 25 février au 3 mars 2012 : semaine d’activités à la Chateigne proposée par un groupe non-mixte meufs, gouines, trans : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- > du 11 au 18 mars : Chat-teigne : semaine d’activités proposée par un collectif de lutte contre le monde et son aéroport https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

=> Si vous aussi vous voulez proposer une semaine ou quelques jours d’activités à la Chataigne : https://zad.nadir.org/spip.php?arti...

- des messages aux collectifs, groupe-uscule-s et autres qui auraient envie de participer à ces actions :


-> des nouvelles de l’arrivée des marches de Lille et Nice :

Ils arriveront à Rezé le 8 février en soirée où ils seront hébergés chez l’habitant. Le samedi matin un rassemblement est prévu à Pirmil à l’entrée Sud de Nantes vers 10h avec marche jusqu’au centre ville de Nantes. Une scène ouverte sera installée place Daviais avec concert et prises de paroles, pique-nique le midi. Le dimanche matin marche de Orvault ( ? ) ou la Paquelais ( ? ) vers Notre-Dame-Des-Landes et la ZAD où aura lieu un pique-nique le midi. Et l’après-midi du dimanche 10 février "visite" de la ZAD.

Les marcheurs espèrent vous rencontrer et passer du temps avec vous tout au long de ce WE. Si vous n’avez pas de moyen de locomotion, on peut s’organiser...ce serait bien que vous soyez au moins deux ou trois pour leur accueil à Rezé, et que vous puissiez aussi être présent le samedi et le dimanche.

Normalement les marcheurs de Lille arriveront ce même week-end et l’idée est qu’ils arrivent aussi sur Rezé mais pour le moment je n’ai pas de précision à ce sujet. La prochaine rencontre de préparation est le 29 janvier à Rezé au Canon à Pat à 20h...

comités de soutien du Sud-Loire : Rezé, Vertou, les Sorinières et le Pays de Retz.


-> des ateliers mensuels : " Se réunir pour agir" :

https://zad.nadir.org/spip.php?arti...


Pour celleux qui sont arrivé-e-s jusque là, bonne journée !


Les rdv d’aujourd’hui

- Sud Touraine

Prochaine rencontre du collectif de soutien à NDDL (Sud Touraine) : Le lundi 21 janvier de 20h30 à 22h30 au café Porte Picois chez Véro, à Loches. contact : zadnddl.loches37@gmail.com

- Saint Nazaire - Guérande

les membres des comités de la région nazairienne et de cap atlantique lancent un appel à rassemblement lundi matin 21 janvier à 8h 45 rond point de Gron au bas du pont de St Nazaire pour se trouver sur le chemin de Jean-Marc Ayrault et de ses 4 sinistres

- Saint Nazaire

réu de comité à Agora, réunion générale du Comité anti-aéro à 18h

Avessac

Prochain rdv CAPA : Avessac jeudi 7 février à 20h30

Chateaubourg :

un ciné débat.

https://www.facebook.com/events/355...

au Cinéma Etoile de Chateaubourg diffusion du documentaire voir détails dans le flash info (à 11h)


RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

Localement

- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Angers : Point information, tous les jours sauf weekend, de 17h30 à 19h30, Place du Ralliement
- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ;
- Grenoble : réunion du comité tous les mardi à 18h30 à Antigone. AG du comité, ateliers collectifs et préparation des actions
- Laval : tous les lundis à 18h30, réunion du collectif mayennais contre le projet d’aéroport à la maison de quartier des Pommeraies (rue des grands carrés).
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Marseille : Réunions régulières chaque mardi au "Tableau Noir" 60-64 rue Saint- Savournin 13004 Marseille à 19h. http://notrezaddelagarde.noblogs.org/
- Montpellier : Par ailleurs, le collectif se réunit tous les jeudi à 19h au squat Le kalaj.
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Tous les mardis, à 18h30 pour les commissions, à 20h pour l’assemblée, au Transfo, 57, avenue de la République, à Bagnolet (metro Gallieni ou Robespierre). Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de soutien du pays de Ploërmel réunion un jeudi sur deux à 20h30 à Augan dans une salle derrière la maire contact : cdsplo@riseup.net
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Pontivy : à partir du samedi 26/01 rassemblement hebdomadaire chaque samedi 15h00 place du Martray.
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h, 21 rue Pen ar Steir. collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Rouen : tous les mardis soir à 19h à FLVM 192 rue Eau de Robec, suivi d’un repas végétarien à prix libre rdv à 17h30 pour faire à manger. Le blog de zaddarouen ici
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Vannes  : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Lauragais  : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)
- le comité nddl22 de Saint Brieuc se réunit chaque jeudi soir à partir de 20h30 au local de la confédération paysanne, 93 boulevard Edouard Prigen

 

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:01

 

 

Rue89 - Minorités 21/01/2013 à 09h24
Minorités"
Laurent Chambon | Chercheur en sciences politiques

 

 


A la Gay Pride d’Amsterdam, le 3 août 2012 (MARGRIET FABER/AP/SIPA)

 

Voilà presque douze ans que deux hommes ou deux femmes peuvent aussi se marier aux Pays-Bas. L’ouverture du mariage était une première mondiale, les pays scandinaves ayant jusqu’alors inventé de nouvelles formes de contrats pour les couples du même sexe.

C’était un lundi matin, au lycée où j’enseigne le français, au lendemain de l’énorme cortège des opposants à l’égalité entre hétéros et homos (il faut bien appeler ça par son nom) avec des slogans haineux et des serre-tête bleu marine. La télévision néerlandaise avait ouvert le journal du dimanche soir sur des images spectaculaires et un commentaire ahuri de la correspondante à Paris, du style « des centaines de milliers de Français refusent l’égalité pour les homos ».

« Pourquoi les gens étaient dans la rue ? »

Ma classe de cinquième (première classe de collège ici) est un peu nerveuse et je leur demande ce qui ne va pas.

« Monsieur, pourquoi les gens étaient dans la rue en France pour refuser le mariage des gays ? »

Je leur explique donc que le gouvernement de gauche, formé après l’élection présidentielle de l’année dernière (tout le pays l’avait suivie et commentée), a lancé un débat sur l’ouverture du mariage aux couples du même sexe. J’essaye d’en profiter pour parler de l’opposition droite/gauche et du nom des différents partis. Mais je sens la classe fébrile.

« Mais monsieur, on ne comprend pas pourquoi ils sont contre. »

J’essaye de leur expliquer le poids de l’Eglise, les problèmes de l’opposition à se rassembler, tout ça. Ça n’arrange rien, ça bavarde, je sens que ça va finir par des punitions.

Finalement une fille un peu plus verbale que les autres se décide...

« Non mais monsieur, on ne comprend pas pourquoi ça les dérange que d’autres personnes se marient. Cela ne les concerne pas. On ne va pas les obliger à se marier avec un autre homme s’ils sont des hommes, ou avec une autre femme s’ils sont des femmes. »

« Oui, vous n’expliquez pas bien, on ne comprend toujours pas pourquoi ! »

Bref, le prof est nul.

L’office de tourisme était ravi

Et c’est vrai, j’avais du mal à trouver un seul bon argument en faveur des manifestants de la veille. Je pouvais essayer de les balader avec un truc sur l’Eglise ou l’UMP au bord de l’explosion, sous menace du FN, mais pas de vraie raison crédible à leurs yeux. Je ne sais pas si c’est pareil dans les collèges et les lycées français, mais ma collègue de français, dans la salle d’à côté, a eu le même genre de questions, et elle a eu le même embarras à expliquer pourquoi.

En 2013, ça fait douze ans que les couples de même sexe peuvent se marier. On est arrivés là grâce à un débat, à la fin des années 80, sur la question de l’égalité. Ce débat a débouché sur un changement constitutionnel en 1991 (l’article premier de la Constitution stipule que tout le monde doit être traité de façon égale), et sur la mise en place d’un partenariat civil ouvert à tous les couples en 1997.

Ce partenariat a été amélioré à tel point que ses conséquences juridiques étaient les mêmes que le mariage, ce qui a fait que le mariage a finalement été ouvert à tous les couples au début du XXIe siècle. Le maire d’Amsterdam s’est empressé de marier plusieurs couples de même sexe le 1er avril 2001 à 00h01, en présence des caméras du monde entier. Amsterdam, ville la plus tolérante du monde. L’office de tourisme était ravi.

Et depuis ? Rien.

Enfin si. Pas mal de choses, même. Mais pas comme on pourrait l’imaginer.

Eliminés de tous les concours de l’Eurovision

On a eu le 11 Septembre et l’assassinat de Pim Fortuyn, folle populiste amateur de jeunes prostitués marocains. Les Pays-Bas se sont déchirés sur la question de l’islam, Rita Verdonk a été la première à draguer les homos pour qu’ils votent pour elle, au nom de l’égalité homos-hétéros menacée par les méchants musulmans. Geert Wilders l’a remplacée, sans rien changer de ce côté.

Surtout, les Pays-Bas ont été systématiquement éliminés de tous les concours de l’Eurovision, même après avoir essayé les folles, les vieux, une Turque, des Noirs, des beaufs, d’autres folles, des grandes blondes. Rien à faire. Un vrai drame national.

Beaucoup de catholiques, pour la plupart hétérosexuels, ont quitté l’Eglise à cause de son attitude intransigeante et de sa haine des homos. Les gays et les lesbiennes de sont pas nombreux, mais entre leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs amis et leurs collègues, ça commence à faire du monde.

Pas mal d’Eglises protestantes ont beaucoup bougé sur la question. Les plus progressistes condamnent toute discrimination comme étant contraire à l’esprit du message de Jésus. Les autres ont beaucoup de mal à justifier le traitement différent entre les couples de même sexe et les autres, de la même façon qu’elles ont du mal à justifier la position inférieure des femmes dans la société, la famille et la communauté.

Des imams homophobes désavoués

Les partis politiques chrétiens-démocrates ont nommé des ministres ouvertement gays et lesbiennes. Le CDA a même nommé un homo laid, obèse et incompétent comme ministre du Budget dans l’avant-dernier gouvernement, preuve s’il en est que même les homos peuvent accéder à un poste où ils s’illustrent par leur nullité et leur laideur, comme les hétérosexuels.

Quand il a révélé s’être finalement marié avec son partenaire, les Hollandais ont applaudi poliment, se demandant discrètement quel homme voudrait bien d’un mari aussi moche. L’attrait du pouvoir peut-être ? Ou si ça se trouve il est vraiment gentil. Ou très doué au lit. Personne n’a de réponse à ce jour.

Du côté du judaïsme (micro-communauté essentiellement amstellodamoise) et de l’islam (même proportion qu’en France), rien.

Enfin si, j’exagère. Des imams homophobes ont été désavoués par leurs ouailles et pour certains renvoyés dans leur pays d’origine. Pour le reste, les musulmans bien en vue rappellent que faire preuve d’intolérance est inacceptable, et les mosquées organisent des cercles de discussion pour aider les vieux qui ne parlent pas bien néerlandais à dépasser leur homophobie culturelle. Et même, pour certains, à renouer le contact avec leurs enfants homos. Eh, la famille avant tout.

Les protestants ultra-fondamentalistes (rassemblés politiquement derrière le SGP : femmes interdites d’élection, la Bible est leur programme, 2% de l’électorat), quant à eux, s’enfoncent dans la talibanisation. Leurs dérives sectaires sont l’objet des moqueries dans la presse et sur Internet, et la mixité homme-femme leur a été imposée par les tribunaux. Les journaux protestants analysent régulièrement avec les spécialistes l’isolement du SGP et de leurs ouailles du reste de la société, et s’inquiètent du fait que pour la première fois les Néerlandais ne les trouvent plus mignons ou folkloriques, mais effrayants.

Les « cas de conscience » au chômage

Les deux sujets de discorde qui existent encore sont l’enseignement et les « weigerambtenaren » (de « weigeren », refuser, et d’« ambtenaar », fonctionnaire). Mais pour combien de temps ?

Dans l’enseignement religieux sous contrat, un trou dans la loi permettait aux écoles ultra-religieuses de licencier des enseignants qui sortaient du placard. Finalement, le seul cas qui a jamais eu lieu a été jugé illégal (surtout parce que l’école n’a pas suivi les protocoles en vigueur, en particulier un premier entretien avant licenciement). Et l’opinion est désormais quasiment unanimement défavorable à cette possibilité.

En tant que prof dans l’enseignement public, je n’ai jamais caché que j’étais marié avec un homme. Les seules questions qui torturent mes élèves sont pourquoi je n’ai pas encore adopté d’enfants (« Vos enfants auraient vraiment des bonnes notes en français ! ») et de savoir si mon mari est beau.

Dans les mairies, certains fonctionnaire d’état civil avaient la possibilité de refuser d’unir les couples de même sexe au nom de leur liberté religieuse. On les appelle donc les « weigerambtenaren ». Il s’agit en fait de quelques cas de chrétiens fondamentalistes dans quelques petites communes de province, qui n’ont jamais débouché sur l’impossibilité de se marier pour des couples de même sexe. En gros, personne n’en a encore vraiment souffert en vrai.

Les communes qui avaient licencié des « weigerambtenaren » ont été condamnées à réintégrer ces fonctionnaires, parce les juges ont estimé que c’était la commune qui avait obligation de marier les couples qui le désiraient, et pas les fonctionnaires. En gros, la commune devait s’assurer que ces fonctionnaires intolérants étaient remplacés par d’autres en cas de risque de discrimination.

Après d’âpres discussions, les chrétiens fondamentalistes jouant aux victimes, le gouvernement actuel (une alliance gauche-droite où ne figure aucun parti religieux) a décidé qu’après dix ans, ça suffisait les bêtises et que les fonctionnaires allaient devoir accepter de marier tous les couples, sinon le CWI (le Pôle emploi local) serait l’endroit idéal où aller raconter leurs malheurs de chrétiens opprimés. Et sans indemnités.

L’extrême droite pro-mariage gay

Enfin, détail piquant (même si je pense, et je l’ai dit dans mon dernier livre, que le Front national de Marine Le Pen va suivre la même voie), l’extrême droite néerlandaise a largement instrumentalisé l’égalité hommes-femmes et homos-hétéros pour mieux ostraciser les musulmans.

Une extrême droite homophobe ? Cela n’existe plus. Son public-cible (surtout les petits Blancs des classes moyennes inférieures des banlieues construites sur les polders) ne comprendrait pas pourquoi on discriminerait son voisin, son enfant, son frère, sa sœur ou soi-même.

Ah oui, j’oubliais. Dernière chose : la police est entraînée à s’enquérir de l’origine homophobe, sexiste ou raciste de violences, qu’elles soient verbales ou physiques. La conséquence est que les violences motivées par l’homophobie donnent lieu à des condamnations deux fois plus sévères. Sans exception.

Perspective terrifiante, pour les homophobes

Donc oui, les intégristes de tout poil qui se sont rassemblés par centaines de milliers à Paris ont des soucis à se faire. On voit bien, avec une décennie de recul, qu’aux Pays-Bas l’ouverture du mariage a eu des conséquences tangibles :

  • plus grande tolérance envers les homos ;
  • stigmatisation des violences homophobes, verbales comme physiques ;
  • énorme perte de crédibilité pour l’Eglise catholique ;
  • pressions pro-femmes et pro-homos au sein des Eglises protestantes ;
  • isolement/talibanisation de l’extrême droite chrétienne, coupée de l’extrême droite politique et de l’immense majorité des habitants...

Perspective terrifiante, donc.

Pour les homophobes.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 16:48

 

Le Monde.fr | 21.01.2013 à 16h23 • Mis à jour le 21.01.2013 à 16h38

 

Iraqi harbour workers unload sacs of food stuff received in line with the United Nations oil-for-food deal in the port of Umm Qasr, some 620 km south of Baghdad, 03 June 2001. Iraq has announced a halt in its oil exports as of 04 June in a row with the UN over the terms of its oil-for-food program implemented after the 1991 Gulf War. The timing coincides with the end of the current phase of the deal and will wipe around 2.2 million barrels per day (bpd) off the world oil market. AFP PHOTO/Karim SAHIB

 

Le procès du volet français des détournements du programme de l'ONU en Irak "pétrole contre nourriture" s'est ouvert lundi 21 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris. Pendant un mois vont comparaître 18 prévenus soupçonnés d'avoir tiré un bénéfice personnel de ce programme mis en place alors qu'un embargo avait été décrété contre le régime de Saddam Hussein après l'invasion irakienne du Koweït en 1990.

British non-governmental organisation Voices in the Wilderness members Andrea Neadham (R), Umberto Greco (C) and Milan Rai stage a sit-in 09 August in front of the United Nations weapons insepctions headquaters in Baghdad.

En 1995, l'ONU avait mis en place le programme "pétrole contre nourriture" ("oil for food") pour assouplir cet embargo. Ce système avait permis à Bagdad de vendre des quantités limitées de pétrole en échange de biens humanitaires et de consommation nécessaires à la population.

Après la chute de Saddam Hussein, en 2003, à la suite de l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, il s'avérera que le régime avait détourné massivement ce programme, par le biais de ventes parallèles et de surfacturations.

Le montant de ces détournements a été évalué au niveau mondial entre 10 et 40 milliards de dollars par la commission d'enquête indépendante mise en place en 2004 par l'ONU et menée par l'ancien chef de la réserve fédérale américaine, Paul Volcker.

Le contournement reposait sur un double mécanisme. Les dirigeants irakiens attribuaient des barils à des personnalités "amies", qui recevaient des commissions lors de la revente du pétrole en contrepartie de leur lobbying en faveur de la levée de l'embargo.

 

 

A Iraqi man walks 20 August 2002 between rows of flour sacks at a storehouse used, according to the Iraqi authorities, to store food imported within the UN-authorized oil-for-food programme in al-Taji some 30 kilometres (20 miles) north of Baghdad. Iraq denied that the former biological weapons facility was procuding such arms saying the site was used as a warehouse for foodstuffs. The Iraqi authorities organised a visit for journalists accredited in Baghdad to the facility, to see for themselves. The washington Times reported 14 August 2002 that a US spy satellite had photographed ome 60 trucks moving about the facility once called the al-Taji Single Cell Protein Plant, which Iraqis converted into a biological weapons facility that was bombed duing the 1991 Gulf War. AFP PHOTO/KARIM SAHIB

Le régime de Saddam Hussein exigeait d'autre part des compléments de prix par rapport aux tarifs déclarés à l'ONU et empochait la différence par le biais d'intermédiaires et de sociétés écrans. Le scandale a éclaboussé des centaines de sociétés et personnalités dans plusieurs dizaines de pays.

L'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, 85 ans, est soupçonné d'avoir perçu du régime irakien des bons pour 11 millions de barils de pétrole en 1999 et 2000, ce qu'il nie. Il est poursuivi pour "trafic d'influence passif" et "corruption d'agents publics étrangers".

A l'époque numéro 2 du groupe pétrolier, le PDG de Total Christophe de Margerie est poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux. Il est soupçonné d'avoir joué un rôle dans le contournement de l'embargo onusien contre l'Irak, ce qu'il conteste. Le groupe Total est également poursuivi en tant que personne morale, pour corruption, complicité et recel de trafic d'influence.

 Ambassadeur de France aux Nations unies de 1991 à 1995 puis conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU de 1998 à 2002, Jean-Bernard Mérimée est soupçonné d'avoir été allocataire de 6 millions de barils entre 2001 et 2003. Il est poursuivi pour trafic d'influence et corruption.

Homme d'affaires français qui militait pour la levée de l'embargo contre l'Irak, Claude Kaspereit est soupçonné de s'être vu allouer 9,5 millions de barils de 2001 à 2003 pour le compte de sa société EOTC. Il est renvoyé pour abus de biens sociaux et corruption.

Ancien diplomate spécialiste du Moyen-Orient, Serge Boidevaix, 84 ans, a présidé l'Association franco-irakienne de coopération économique. Il est soupçonné d'avoir bénéficié de 32,7 millions de barils entre 1998 et 2003 pour le compte de la société suisse Vitol. Il est jugé pour trafic d'influence et corruption.

Ancien conseiller diplomatique de Charles Pasqua de 1993 à 2001, Bernard Guillet a rencontré à plusieurs reprises à Bagdad l'ancien vice-premier ministre Tarek Aziz. Poursuivi pour trafic d'influence et corruption, il est soupçonné d'avoir bénéficié d'allocations pour 6 millions de barils entre 2001 et 2003.

 

 

 

LE MONDE | 21.01.2013 à 10h53 Par Pascale Robert-Diard


L'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, en juillet 2009.

Dix ans après le procès Elf, deux ans après celui des ventes d'armes à l'Angola, dit "Angolagate", l'affaire "pétrole contre nourriture" qui arrive à son tour devant le tribunal correctionnel de Paris, lundi 21 janvier, distille le même parfum de diplomatie parallèle et de corruption.

Comme dans les affaires précédentes, la justice intervient alors que le train de l'histoire est passé depuis longtemps. Celle qui va être jugée pendant quatre semaines naît... trente ans plus tôt...(*suite de l'article disponible aux abonnés du "Monde")

 

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 16:36

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.01.2013 à 07h19 • Mis à jour le 21.01.2013 à 17h25


 

 

Le procès du volet français des détournements du programme de l'ONU en Irak "pétrole contre nourriture" s'ouvre, lundi 21 janvier, à Paris, avec vingt personnes sur le banc des prévenus, dont Charles Pasqua, le groupe Total, son PDG et d'anciens diplomates.

L'audience débute à 13 h 30 devant la 11e chambre correctionnelle, spécialisée dans les affaires financières, qui va siéger pour l'occasion dans les locaux de la prestigieuse 1ère chambre civile, qui a abrité les procès Chirac ou Clearstream. Pendant un mois, le procès va devoir se plonger dans l'Irak de Saddam Hussein et décortiquer les mécanismes de contournement d'un embargo économique décrété contre son régime après l'invasion irakienne du Koweït en 1990.

En 1995, cet embargo avait été allégé par l'ONU, qui permettait alors à Bagdad de vendre des quantités limitées de pétrole en échange de biens humanitaires et de consommation nécessaires à la population. C'était le programme "pétrole contre nourriture" ("oil for food"). Or, il s'avérera après la chute du dictateur, en 2003, année de l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, que son régime avait détourné massivement ce programme, par le biais de ventes parallèles et surfacturations.

 

Lire (zone abonnés) Politique et affairisme sur fond de pétrole irakien

D'une part, les dirigeants irakiens attribuaient des barils à des personnalités "amies", qui recevaient des commissions lors de la revente du pétrole en contrepartie de leur lobbying en faveur de la levée de l'embargo. D'autre part, le régime de Bagdad exigeait des compléments de prix (surcharges) par rapport aux tarifs déclarés à l'ONU et empochait la différence par le biais d'intermédiaires et sociétés écrans. Le scandale avait éclaboussé des centaines de sociétés et personnalités dans plusieurs dizaines de pays, en France notamment.

 

 PASQUA SUR LE BANC DES PRÉVENUS

Se retrouvent ainsi lundi sur le banc des prévenus des responsables d'associations, hommes d'affaires, journalistes et anciens diplomates dont Jean-Bernard Mérimée, ex-ambassadeur de France à l'ONU, poursuivis pour avoir bénéficié d'allocations de pétrole. Il y a aussi avec eux l'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, qui nie avoir profité des largesses des Irakiens.

Le groupe Total, poursuivi comme personne morale, est quant à lui soupçonné d'avoir sciemment payé des surfacturations afin d'obtenir des contrats et acheté du brut provenant d'allocations illicites à des personnes privées. Mais il nie toute intention frauduleuse ou violation d'embargo. Plusieurs cadres de Total sont également poursuivis, de même que son PDG actuel, Christophe de Margerie, qui réfute lui aussi toute malversation.

Le dossier repose en outre largement sur des accusations de corruption, un chef que contestent les avocats des prévenus. Selon eux, il ne peut pas y avoir corruption puisque les surcharges étaient exigées par l'Etat irakien et versées dans ses caisses. Avant d'aborder le fond de l'affaire, le tribunal va examiner divers points de procédure. La défense prévoit en particulier de poser des "questions prioritaires de constitutionnalité" qui, si elles sont jugées valables, pourraient entraîner un report du procès.

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