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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 22:44

 

A la Brasserie (angle Place St Charles - Boulevard Gambetta)

6 personnes présentes

 

 

Point non abordé (car personne n'y a pensé) mais important :

Samedi 9 février le collectif anti nucléaire vient partager le repas avec nous à 13h (Maison Carrée) pour ensuite parler de la chaine humaine le 09/03 à Paris. 

Ce serait sympa de venir nombreux !!!

Points abordés :

 

- Concernant le vide grenier à Lunel programmé le 02/02, Marleen a une urgence ce jour là. 

Vu le peu de gens prêts à participer (Lunel étant trop loin pour celles et ceux n'ayant pas de véhicules et voulant aider) c'est encore annulé ...

Proposition faite pour le samedi 16/02 toujours à Lunel sous condition de participation suffisante. C'est à dire : des véhicules et des participants. Ou carrément attendre le premier vide grenier à St Charles le dimanche 14 avril ?

 

- Organiser une gratiferia : suite aux messages envoyés par mail, les opinions sont partagées et discutées. Finalement le pour l'emporte : les gratiferias sont sporadiques et n'empêcheront pas les gens d'agir comme d'habitude (mettre les choses qu'ils ne veulent plus dans la rue ou donner aux associations). Si nous pouvons l'organiser en ville, la plupart des gens peuvent venir sans véhicule. Néanmoins aucune décision définitive est prise ni de date prévue. 

 

- Le collectif "Notre Dame des Landes" a l'intention de tenir un stand à la Place de l'Horloge tous les samedis à 15h et commenceront ce samedi 02/02. Proposition est faite d'aller les soutenir. 

 

- Un appel est lancée pour manifester au Conseil du Gard vendredi 15/02 à 9h contre la construction d'un réacteur Astrid à Marcoule  

 

- Problème de "motivation" :  il semblerait que partout (ou presque) les assemblées d'indigné-e-s périclitent. Les personnes présentent ce mercredi peuvent et veulent continuer de se rassembler le mercredi à 18h (à la Brasserie pour le moment et à la Maison Carrée dès que le temps et la luminosité le permettent). La question se pose pour le samedi.... Qui peut/veut continuer de se rassembler en dehors des actions (p. ex. le 09/02) ? Partager un repas à 13h ? Et là votre réponse est attendu pour prendre une décision tou-te-s ensemble. 

Nous avons aussi discuter de plusieurs sujets d'actualités mais sans prise de note ou prise de position. 

 

A bientôt

Marleen

 

PS Si nécessaire je pourrai être présente ce samedi de 13h à 13h30 mais ça me semble un peu dérisoire...

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 18:06

 

 

Rue89 - Rétorsion 30/01/2013 à 12h12

Docu sur ses dangers : Coca-Cola va-t-il retirer sa pub de France Télé ?

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

 

 

 

D’après Le Canard enchaîné de ce mercredi, Coca-Cola n’aurait pas du tout apprécié le documentaire « Coca-Cola et la formule secrète » diffusé sur France 2 le 8 janvier dernier.

Au point d’écrire à Rémy Pflimlin, le patron de France Télévisions, une lettre pour se plaindre du contenu du documentaire et pour annoncer que Coca-Cola « sucre sa pub en 2013 sur les chaîne du groupe public ». L’hebdomadaire affirme qu’il s’agit de « quelque 2 millions d’euros de manque à gagner, selon des sources internes ».

Des nouvelles de Coca-Cola dans la journée

Contacté par Rue89, Bruno Belliat, directeur de la communication de France Télévisions publicité, est resté évasif :

« S’il y a une lettre, elle n’a pas dû arriver chez France Télévisions publicité. Nous sommes le 30 janvier, je ne sais donc pas ce que Coca-Cola a prévu pour son budget publicitaire. Par ailleurs, je ne peux pas me prononcer sur les décisions internes et stratégiques de Coca-Cola.

La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’en 2012, ils ont été fortement présents pour les Jeux olympiques. »

La chaîne nous a rappelé pour préciser que « France Télé ne ferait aucun commentaire sur ce sujet ». Du côté de Coca-Cola, on n’est pas plus disert :

« On ne souhaite pas communiquer sur notre relation avec France 2. Cela reste entre nous et France Télévisions. »

Les ingrédients (secrets) de la boisson

Dans le documentaire mis en cause, Olivia Mokiejewski alerte contre les dangers de la boisson à la recette secrète. Grande consommatrice de Coca-Cola, elle explique, dans sa note d’intention, que son objectif est de comprendre comment l’eau a presque disparu de sa consommation :

« Est-ce vraiment normal de ne pas connaître les ingrédients du soda le plus consommé au monde ?

Mon but avec ce film n’était pas de partir en croisade contre la marque la plus puissante du monde mais juste d’obtenir des réponses à des questions légitimes.

Quand nous fumons ou quand nous buvons de l’alcool, nous en connaissons tous les risques. Avec Coca, le seul danger identifié est le surpoids puisque nous ne connaissons pas sa formule… »

 

 

 

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 17:53

 

http://zad.nadir.org

jeudi 31 janvier 2013, par zadist


Aujourd’hui 31 janvier l’occupation militaire dure depuis 68 jours (pour une opération débutée il y a 107 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 64 jours pour l’un et 43 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir :
Comité de soutien aux inculpé-e-s
« Le Gué »
44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement :
Centre Pénitentiaire
Quartier Maison d’Arrêt
Cyril n° d’écrou 57360
rue de la Mainguais
44300 nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Accueil "hors contrôle"  : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad  : 06 38 17 36 19
- Marre des routes bloquées ? Dimanche 27 janvier : Action Yes Chicanes sur la ZAD plus d’info ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi, voir leur blog

Une marche est partie le 5 janvier de Lille pour rejoindre Notre Dame des Landes. Il y a manifestement des problèmes avec leur blog et une des personnes qui y participait : on relaie les communiqués des collectifs du Nord Pas de Calais et de Rouen :

"Le collectif Nord-Pas-de-Calais de soutien à la lutte contre l’aéroport de NDDL a pris la décision, le plus rapidement possible et par le biais de sa liste de discussion interne, de se désolidariser de l’une des personnes qui a activement participé à la marche Lille-NDDL (qu’elle a quitté à Rouen). En effet cette dernière a tenu sur twitter avec le compt@MarcheLillenddl des propos antisémites qui sont totalement contraires aux idées de solidarités et de tolérances défendues par le collectif. Par exemple : @MarcheLillenddl - le 24 janvier : "Twitter est plus fort que facebook mais la justice française est aussi pourrie que le gouvernement français : les juifs nous tiennent au cou." https://twitter.com/MarcheLillenddl...

Nous condamnons fermement ces propos, qui sont à l’opposé du monde que nous voulons construire ensemble. Nous contactons autant que possible toutes les personnes qui ont participé à cette marche et qui y participent encore pour les informer de la situation."

"Le collectif solidarité ZAD Rouen/NDDL se désolidarise complètement des tweets antisémites visibles sur le blog de la marche de Lille-Nantes. Les théories conspirationnistes antisémites en plus d’être nauséabondes comme le mercaptan sont aussi un détournement dangereux de notre objectif : lutter contre l’aéroport et son monde. Identitaires, racistes de tous poils, conspirationnistes, hors de nos vies ! Votre place n’est ni à la ZAD ni ailleurs ! Ex marcheur de Lille vers NDDL, nous ne voulons pas de ton soutien dans la lutte contre l’aéroport et son monde !"

Les marcheur-euse-s sont attendues pour le samedi 9 février à Nantes, et le dimanche 10 à Notre Dame des Landes : bientôt plus d’infos sur l’accueil de ces marches, mais réservez les dates !

Bonne marche à tou-te-s, on vous attend pour tout savoir de vos aventures, rencontres, ...


Proposition d’action du jour

Jeux : Ou sont les géomètres ? Ou ils se sont cachées ? Qui les trouve au première a gagné !!

Sinon :

J’ai été géomètre Il y a divers moyen de rendre leur travail inefficace a) une fois qu’ils sont partis ils sont obligés de laisser des repères, ces repères doivent être enlevés b) pendant qu’ils font leur mesure au théodolite, même en se mettant assez loin avec un miroir vous pouvez diriger le reflet sur le théodolite ce qui va décaler leurs mesures ça s’ils laissent leur matos sans surveillance une minute SANS LE DÉGRADER, il suffit de dérégler la visée, par exemple dévisser légèrement un des pieds du théodolite, cela ne se voit pas et les résultats trouvés (des coordonnées Lambert) seront incohérentes c) on peut également agir au niveau de l’entreprise de géomètres dont le matériel (leurs véhicules par exemple) sont moins bien protégés surtout lorsqu’ils sortent de la zad pour renter à leur bureau : crevaison ou simple dégonflement (ce qui n’est pas un délit car pas de dégradation du matériel), pâte voir argile dans le tuyau d’échappement. Il ne s’agit pas de saccager pour le plaisir mais de protéger ceux qui sont déjà et vont pétré encore plus saccagés, ces petits dégâts ne sont rien par rapport à ce qu’ils font aux population, et les géomètres sont les collabos de ces exactions


pas toutEs les auteur-e-s de Flash info sont francais-e-s ! On demande votre compréhension pour les fautes d’orthographe et syntaxe !


Fil d’Info

- Reçu : Bonjour à Vous !

Pour info, le Conseil Général envoie des messages de Voeux... La Bonne Blague !

Je leur fait également part de me Voeux en réponse !

Nous pourrions Tous-tes envoyer un message à leur adresse voeux.jacques-auxiette@paysdelaloire.fr ?!

"Bonjour, Je n’accepte pas les Voeux d’un Conseil Général ayant emprunté une démarche d’oppression, de saccages et de mensonges vis à vis la Situation à Notre Dame des Landes. Je ne vous souhaite pas mes Voeux, si tenté que cela vous intéresse. La Lutte Continue ! Zadistement Jim-D-V"

Bonne Fin de Journée à Vous

Zadistement

-  INFOS LEGALES RECUES : Concernant Jérome, enfermé depuis 43 jours : Salut a toutes et tous. Nous venons apprendre que Jérôme sort de prison le 7 février entre 9h et 12h. Sa compagne N.. et le comité de soutien aux inculpées appellent a être nombreux et nombreuses ce jour.

Jérôme a passe 2 mois de prison et il est interdit de séjour sur 6 communes périphériques a notre dames des landes.

Concernant Cyril, enfermé depuis 64 jours : Salut a toutes et tous. Nous venons d’apprendre par sa compagne, que Cyril emprisonné à Nantes est convoqué le Mercredi 6 mars a 14h à la cour d’appel de rennes.

Sa compagne A. et le comité de soutien aux inculpés appellent à un rassemblement devant le tribunal.

Salutations militantes.

Soyons nombreux à ces deux RDV en solidarité avec tout les inculpés.

- 15h56 : Quelques infos sur Bellevue, ça s’organise là-bas, des envies voient le jour comme de réinstaller des animaux et de poursuivre l’activité de la ferme.

- Encore de la lecture de presse  : Selon Hulot, François Hollande est "embarrassé" par le dossier de Notre-Dame-des-Landes

- A LIRE  : Le PDG d’une entreprise de Loire-Atlantique juge que Notre Dame des Landes ne sera pas rentable

C’est pas qu’on partage vraiment les arguments économiques et le toujours plus vite et plus loin mais ça démonte encore les arguments économiques pro-aéroport.

- 15h00 : Ce soir, Eric DELOBEL, directeur du projet de construction de l’aéroport sera à Chateaubriand à 18h30 pour une soirée de présentation du projet. Ça a lieu à la maison de l’innovation, de l’habitat et du développement durable.

Un appel à rassemblement est lancé pour 18h : En arrivant à Châteaubriant de Nantes/Nozay/NDDL, au rond-point de l’Intermarché, prendre à droite la route d’Issé, D35. 300m plus loin, vous croiserez la rue Lincoln. Et vous aperçeverez la banderole du Collectif de Châto !

Si vous avez envie d’aller lui dire ce que vous pensez du projet c’est le moment !

- 13h26 - Reçu : Article sur les notions d’utilité publique, de biens communs et de démocratie participative et la mascarade participative qui anime le débat de NDDL depuis des années : http://www.telerama.fr/idees/d-mocr...

- RAPPEL PROGRAMMATION SEMAINE DES HABITANTS : Aujourd’hui  : 15h - Atelier savon à la Chateigne 17h : Atelier Anti-répression à Bellevue

Vendredi  : 15h - Présentation et discussion autour de la lutte contre l’aéroport et son inscription da,s le co,texte de développement de la métropole nantaise.

A partir de 19h on vous invite à une soirée conviviale autour de la lutte d’ici à saint Antoine (hangar vide depuis quelques jours sur le début du chemin de Suez)
- Exposition photos et projection : Un territoire se défend avec tou-te-s ses habitant-e-s . Notre mémoire commune nous nous l’approprions , nous la faisons vivre, c’est notre résistance que l’on vous invite à partager.
- 19h30 : Bouffe Q de plomb. Lutter contre le système de consommation intensif, faire la promotion de l’autonomie alimentaire, en faisant des échanges ou de la vente de produits cultivés, élevés, transformés dans le respect de la nature et de l’animal. Avoir la possibilité de pouvoir vivre de son travail sans pour cela exercer.
- 21h : Projection de “Quand les arbres s’agitent” et “Quand les arbres fulminent”

Ce week-end : Ballade sur le barreau routier, bal trad’ (mazurka, scottish, cercle etc...) suivi d’une boum, après-midi d’échanges et de témoignages. Plus de précision sur le programme ici

N’hésitez à venir nous rejoindre.

- APPEL A COUP DE MAIN : Si des camarades viennent de Paris demain merci de nous contacter on a besoin de faire venir du matériel de là-bas. Sinon, si des personnes sont prêtes à faire un bout de trajet pour qu’on organise un système de livraison en plusieurs bout de route. C’est pour l’exposition de ce week-end.

- 12h50  : On nous signale qu’ErDF est actuellement en train de travailler entre la Noé Verte et Montjean (tout à l’est de la zone) et que ces travaux sont liés à l’agrandissement de la route. Bétonnage encore et encore !!!

- 7h50 : : les dernières infos de l’occupation dans les arbres contre un projet d’autoroute en Angleterre datent d’hier 13h15, où le dernier opposant dans un arbre à été délogé et arrêté, et des arbres ont commencé à être abattus. Plus d’infos : https://combehavendefenders.wordpre...

- 7h32 :La ZAD semble dormir paisiblement... Mais Radio Klaxon veille et d’autres aussi plus discrètement !


RDV d’aujourd’hui

31 janvier

- Saint Brieuc : réunion du comité NDDL22 20 h 30 Lieu : Confédération Paysanne 93 Bd Edouard Prigent, Saint-Brieuc

odj :Les collectes du samedi, Projection du film notre dame des landes au coeur de la lutte

-  Rambouillet : soirée informative et festive

Salle Antoinette Vernes (derrière l’hôpital) - Rambouillet

Du Larzac à Notre-Dame-des-Landes, en passant par Flins : Quel futur pour les terres sauvées du béton ?

Le comité de soutien Sud Yvelines à la ZAD (Zone A Défendre) de Notre Dame des Landes organise une soirée informative jeudi 31 / 01 à Rambouillet. Le thème est " Quel avenir pour les terres libérées du béton ?"

En plus des militants locaux solidaires de la lutte contre ce projet d’aéroport d’un autre temps, inutile, coûteux et destructeur, seront présents des membre de l’ACIPA (association locale contre le projet ) et Jean Mallet, conseiller régional Ile de France, maire de Mezy sur Seine qui s’est battu contre le circuit de F1 à Flins / les Mureaux (le projet a été abandonné au profit de cultures maraîchères).

Le film "Au coeur de la lutte " sera projeté pour comprendre d’historique du projet. Des témoins nous parleront des évènements récents : Violences policières, réoccupations citoyennes, commission de dialogue ...


RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

Localement

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Angers : Point information, tous les jours sauf weekend, de 17h30 à 19h30, Place du Ralliement
- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ;
- Grenoble : réunion du comité tous les mardi à 18h30 à Antigone. AG du comité, ateliers collectifs et préparation des actions
- Laval : tous les lundis à 18h30, réunion du collectif mayennais contre le projet d’aéroport à la maison de quartier des Pommeraies (rue des grands carrés).
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Marseille : Réunions régulières chaque mardi au "Tableau Noir" 60-64 rue Saint- Savournin 13004 Marseille à 19h. http://notrezaddelagarde.noblogs.org/
- Montpellier : Par ailleurs, le collectif se réunit tous les jeudi à 19h au squat Le kalaj.
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Tous les mardis, à 18h30 pour les commissions, à 20h pour l’assemblée, au Transfo, 57, avenue de la République, à Bagnolet (metro Gallieni ou Robespierre). Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de soutien du pays de Ploërmel réunion un jeudi sur deux à 20h30 à Augan dans une salle derrière la maire contact : cdsplo@riseup.net
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Pontivy : à partir du samedi 26/01 rassemblement hebdomadaire chaque samedi 15h00 place du Martray.
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h, 21 rue Pen ar Steir. collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Rezé : le Collectif Rezéen Antiaéroport se réunit tous les mercredis de 18h à 20h au Canon à Pat, 51 rue Alsace Lorraine 44400 Rezé.
- Rouen : tous les mardis soir à 19h à FLVM 192 rue Eau de Robec, suivi d’un repas végétarien à prix libre rdv à 17h30 pour faire à manger. Le blog de zaddarouen ici
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Vannes  : Le collectif de Vannes se réunit tous les lundi soir à 20h30 au café "l’éloge de la lenteur" pour discuter des actions contre le projet d’aéroport.
- Villefranche de Lauragais  : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)
- Villefranche de Rouergue : réunion tous les 4ème vendredi du mois à 18 H au bar associatif les Hauts Parleurs 34 rue Alibert à Villefranche de Rouergue et tous les jeudi matin sur le marché de Villefranche de Rouergue. Contact : nddl.villefranche @ laposte.net
- le comité nddl22 de Saint Brieuc se réunit chaque jeudi soir à partir de 20h30 au local de la confédération paysanne, 93 boulevard Edouard Prigen

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 17:47

 

 

Nouvel Observateur - Créé le 31-01-2013 à 14h29 - Mis à jour à 17h57

Antoine Di Zazzo, l'ex-distributeur de Taser, écope de 15 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende.

 

Antoine Di Zazzo, le 29 novembre 2012, au palais de justice de Paris, lors de son procès dans l'affaire de l'espionnage présumé de l'ancien porte-parole du NPA Olivier Besancenot. Le jugement a été rendu le 31 janvier. (AFP PHOTO JOEL SAGET)

Antoine Di Zazzo, le 29 novembre 2012, au palais de justice de Paris, lors de son procès dans l'affaire de l'espionnage présumé de l'ancien porte-parole du NPA Olivier Besancenot. Le jugement a été rendu le 31 janvier. (AFP PHOTO JOEL SAGET)
Sur le même sujet

L'ancien distributeur du Taser en France, Antoine Di Zazzo, directeur de SMP Technologies, a été condamné jeudi 31 janvier à 15 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour avoir fait espionner l'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot et sa compagne entre 2007 et 2008.

Des peines allant de deux mois avec sursis à un an avec sursis ont été prononcés à l'encontre des neuf autres prévenus, détectives, policiers à la retraite ou en activité, dont l'un en détachement dans une banque, agents des douanes ou des impôts, poursuivis pour avoir notamment consulté des fichiers confidentiels.

Antoine Di Zazzo était poursuivi pour complicité de violation du secret professionnel, d'accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données et de détournement de finalité de données.

La rumeur de la Porsche Cayenne de Besancenot

Pour la représentante du parquet, le patron de la société SMP Technologies, qui rapportait que le dirigeant roulait en Porsche Cayenne alors qu'il ne possède qu'une modeste Peugeot 106, voulait recueillir des éléments sur son train de vie afin de le discréditer.

Antoine Di Zazzo était en conflit ouvert avec l'ex-porte-parole du NPA, en raison des déclarations du dirigeant trotskiste remettant en cause le caractère non létal du pistolet à impulsions électriques.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2007 avait affirmé, rapport d'Amnesty international à l'appui, que le Taser avait fait des morts aux Etats-Unis.


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 17:34

 

 

Marianne - Jeudi 31 Janvier 2013 à 14:32

 

 

Auditionnés mercredi 30 janvier par la commission des finances de l’Assemblée nationale, les patrons des plus grands établissements bancaires continuent d'exercer une pression sans précédent sur le gouvernement pour que la réforme bancaire soit la plus indolore possible.


La défense, Ile de France - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
La défense, Ile de France - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
Décidément, les banquiers français - comme leurs homologues anglo-saxons - n’ont pas froid aux yeux ! Depuis des mois, ils exercent une pression sans précédent sur le gouvernement pour que la réforme bancaire sur la séparation entre leurs activités de banque de dépôt et de banque d’investissement soit la plus indolore possible.

Un lobbying d’enfer qui, même si le gouvernement s’en défend, a conduit Bercy à vider littéralement de sa substance le contenu de son projet de loi - comme Marianne l’a d’ailleurs raconté depuis plusieurs semaines.

Auditionnés mercredi 30 janvier par la commission des finances de l’Assemblée nationale, les patrons des plus grands établissements bancaires (Société Générale, BNP-Paribas, Crédit Agricole…) ont d’ailleurs joué un sketch qui prêterait volontiers à rire s’il n’était pas aussi indécent.

Jean-Louis Chifflet, le président de la Fédération bancaire française (FBF), est arrivé devant les parlementaires en leur disant : « Nous ne sommes pas venus vous parler de mariage, mais de séparation » ! Comme le faisait dire Michel Audiard à l’un des personnages du film de Georges Lautner, « Ne nous fâchons pas » : « Je ne critique pas le côté farce, mais question fair play, il y aurait quand même un peu à redire ! »

Au nom de ses adhérents, il a solennellement demandé au gouvernement et à sa majorité de repousser la réforme bancaire à… 2017. Motif : les banques affronteraient une crise sans précédent qui rendrait inopportune une telle réforme. Quelle blague !

D’ici quelques semaines, les grandes banques françaises – comme l’ont fait les banques américaines la semaine dernière - vont annoncer des profits 2012 absolument colossaux. Sans doute, plusieurs dizaines de milliards d’euros de bénéfices cumulés dont l’essentiel sera redistribué sous forme de dividendes aux actionnaires. La crise ? Quelle crise ?

Mais surtout, cette « crise sans précédent », tous les Français, jeunes ou vieux, salariés du public ou du privé, au travail ou sans emploi, la subissent au quotidien. Chômage de masse, fermetures d’usines, baisse du pouvoir d’achat, augmentation des impôts et des taxes…

Or, que l’on sache, pas un de ces banquiers n’a suggéré que l’on repousse à 2017 les mesures d’austérité décidées par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et destinées à réduire les déficits publics himalayens accumulés depuis 30 ans ! Au contraire, ils réclament avec insistance une baisse drastique des dépenses publiques pour satisfaire les marchés financiers et leur bras armé, les agences de notation…

Mais le clou du spectacle offert par nos amis banquiers à l’Assemblée restait à venir. Après avoir pieusement écouté leurs habituels pleurnichages, les députés les ont passés – gentiment – à la question. C’est le moment choisi par Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes et rapporteuse du projet de loi, pour mettre les pieds dans les plats : « je suis un peu étonnée, leur dit-elle, j’ai l’impression que vous n’êtes pas spécialement gênés par cette loi ».

Elle leur demande alors de chiffrer précisément la part de leurs activités spéculatives qui serait touchée de plein fouet par cette fameuse réforme bancaire promise par le candidat François Hollande lors de sa campagne présidentielle. Question piège. Sujet tabou.

Les banquiers piquent alors du nez dans leurs dossiers ; le président de la FBF reste muet – il a refusé jusqu’ici de communiquer ces chiffres à la représentation parlementaire. Mais Karine Berger, visiblement agacée, insiste. C’est alors que Frédéric Oudéa, le Pdg de la Société Générale, plus décomplexé sans doute que ses collègues, lâche l’aveu qui tue : « Cela représente entre 3 et 5% de nos activités de BFI (banque de financement et d’investissement, NDLA), qui représentent elles-mêmes 15% des revenus totaux de la banque ».

Autrement dit, 0,75% des revenus annuels de sa banque (5% de 15%). C’est-à-dire rien. Karine Berger pousse alors les feux : « alors cela veut dire que 99% de vos activités ne seront pas concernés par la loi ? » Réponse embarrassée de Frédéric Oudéa: « Ce sera au superviseur d’en décider, moi je n’en sais rien ».

Voilà l’aveu : la loi bancaire préparée par Bercy aura l’effet du mercurochrome sur une jambe de bois. Elle impactera moins de 1% de l’activité bancaire. Une goutte d’eau dans l’océan des profits bancaires.

Chute du sketch qui ne nous fait pas rire, mais alors pas du tout : pourquoi, dès lors, les banquiers jugeraient-ils urgent de repousser cette réforme si elle a aussi peu d’effet sur leur compte de résultat ? En réalité, les masques viennent de tomber. Depuis mercredi 13h15, la comédie est finie : la finance n’est plus « l’ennemie » !
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:44

 

 

Rue89 - Arrêt sur images 31/01/2013 à 10h45
Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

C’est la schizophrénie ordinaire du matinaute. Chaque matin, ce sentiment d’être écartelé entre deux continents informatifs.

Côté médias officiels, l’information institutionnelle. Le journal de France Inter s’ouvre sur la journée d’action des fonctionnaires. Protestations contre les suppressions de postes, demandes d’augmentation, refus du gouvernement. Du classique. Bernard Guetta espère que nos partenaires européens mettront enfin la main à la poche au Mali. Thomas Legrand déplore que l’on ne discute pas plus sereinement du mariage gay. Invité, le ministre de la Défense s’excuse courtoisement de ne pas pouvoir donner à l’antenne les plans des offensives militaires pour les prochains jours. L’ordinaire.

Mais en contrepoint, sur le site qui fait cui-cui, gazouillent les buzz qui feront l’actualité des prochains jours.

C’est tout pour Sarkozy ? Non

Ainsi, une vidéo démontre la mauvaise foi des députés UMP reprochant à Taubira d’avoir élaboré « en catimini » une circulaire sur la gestation pour autrui : tellement « en catimini », cette circulaire, que Taubira l’avait brandie (une vidéo du Huffington Post en fait foi) devant la commission des Lois de l’Assemblée le 16 janvier dernier.

 

 

Et tiens, saviez-vous que Sarkozy avait donné une conférence à huis clos devant une fondation sioniste à Genève ? Il s’y serait fait huer, pour une phrase trop critique sur Israël. A propos, combien a touché le conférencier ? On parle de 150 000 euros. Mais il dément.

C’est tout pour Sarkozy ? Non. Encore ceci. Il aurait organisé à l’Elysée une réunion entre Platini et le prince du Qatar. Objectif ? Echanger le rachat du PSG par les Qataris contre le vote de Platini en faveur de la Coupe du monde au Qatar en 2022. C’est notamment ici.

Ministres et pouvoirs contre fuites et scoops

Bref, l’information officielle contre l’info percutante. Les ministres et les pouvoirs contre les fuites et les scoops. L’estampillé officiel contre le « ça reste à vérifier ». Le raffiné contre le brut. Deux visions du monde si éloignées l’une de l’autre, que l’on se demande parfois si les deux univers communiquent.

Thomas Legrand a-t-il vu la vidéo du Huffington Post ? Et sa consœur Françoise Fressoz, éditocrate officielle du Monde, qui brode elle aussi sur « la bourde de Taubira », a-t-elle elle-même vu cette vidéo, pourtant mise en ligne sur un site qui appartient au même groupe que son journal ?

Sur un tout autre sujet, le journaliste de l’AFP qui assistait mercredi à la rencontre entre des banquiers et les députés PS, a-t-il bien vu la même réunion que notre éconaute Anne-Sophie Jacques, qui y assistait aussi ?

Accessoirement, se repose chaque matin la question de la compatibilité des deux systèmes. L’offre d’une information de révélation ne cessant de s’étendre, notamment sur le Web (mais pas seulement : le scoop sur Platini est paru dans le média traditionnel France Football), quel est l’avenir de l’information de ratification ? Y survivra-t-elle ? Vaste question, qui ne cesse de tarauder le schizonaute.

MERCI RIVERAINS ! Tilô, Pierrestrato
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:31

 

http://www.rue89lyon.fr/2013/01/30/une-manif-de-brebis-contre-le-pucage-electronique/

  • Rue89 - 30 janvier 2013
  • par Laurent Burlet

 

 

Parti lundi de Mornans (dans la Drôme), un troupeau de 200 moutons mettra cinq jours pour gagner Valence. A la tête de cette manif-transhumance de 50 kilomètres, une cinquantaine d’éleveurs et bergers qui dénoncent l’industrialisation de leur métier de paysan, qui passe notamment par l’obligation de mettre une puce électronique à leurs bêtes.


manif-Transhumance-puce-moutons

La manif-transhumance entre Mornans et Saoû, dans la Drôme. Crédit : Jean-Baptiste Mouttet

« Hier, on nous a imposé une vaccination inutile. Aujourd’hui, il faut mettre des puces électroniques aux moutons. Et demain, nous devrons acheter des béliers dans des centres d’insémination ».

L’éleveuse Laure Charoin s’active autour des clôtures en plastique qui retient encore pour quelques minutes les quelque 200 moutons qui vont s’élancer et marcher jusqu’à Valence.

Ce lundi après-midi, accompagnées d’un bélier, les brebis partent de Mornans, minuscule village niché dans l’un des plus beaux coins de la Drôme.

En huit kilomètres, elles rejoindront Saoû, à quelques encablures de Die, entre la Provence et le Vercors. Là où les touristes les plus fortunés achètent des ruines pour en faire des résidences secondaires. En mode transhumance, les bêtes devraient atteindre vendredi la préfecture de la Drôme.

Le troupeau est conduit par une cinquantaine d’éleveurs venus de tout le département. Les visages sont tendus. Peut-être à cause de la bise qui vous glace le sang.

« Cela me rappelle le Larzac », glisse une des voisines venue en soutien. Comme pour la mobilisation dans les années 1970 contre l’extension du camp militaire, un vent libertaire pousserait ces paysans drômois, réfractaires aux nouvelles normes de traçabilité. Comme pour le plateau aride de l’Aveyron, la Drôme fait figure de terre de résistance contre cette obligation de mettre une puce électronique aux moutons.

 

« No puçaran »

Depuis janvier 2010, un règlement de l’Union européenne impose pour tous les ovins un système d’identification électronique au moyen d’un « transpondeur », plus communément appelé puce RFID que l’on peut retrouver sur les cartes de transport en commun ou dans les passeports. Pour les brebis, cette puce est placée sur une boucle d’oreille en plastique et comprend le numéro de l’élevage et le numéro de la bête.

 

boucle-electronique-Moutons-RFIDBien que plusieurs syndicats agricoles, dont la Confédération paysanne, soutiennent ce mouvement, le cortège n’a ni banderole, ni drapeau. Tout juste peut-on trouver un carton avec l’amusant message « no puçaran » -en référence au « no pasaran » des antifascistes espagnols. On remarque surtout des t-shirts que portent certains éleveurs, avec inscrit « No Futur, ni pucés, ni soumis ».
Un slogan qui résume la posture de ces éleveurs : défendre une certaine idée de l’agriculture en opposition avec une agriculture plus industrielle et productiviste.

 

« Un marché juteux pour les nanotechnologies »

Pour ces paysans, les puces sont un des éléments de cette dérive redoutée vers l’industrialisation. Car, pour l’instant, rien ne change :
il y a les mêmes informations que celles écrites sur les deux boucles plastiques déjà obligatoires pour la traçabilité.

Sébastien Pelurson, l’un des principaux organisateurs de la transhumance, mène le troupeau de son village de Mornans jusqu’à Saoû. Il possède 230 brebis et 25 chèvres qu’il n’a pas faites « pucer » :

« Comme d’habitude, ce sont les gros exploitants agricoles qui ont poussé pour que les puces électroniques deviennent obligatoires. Avec plusieurs milliers de têtes de moutons, ils peuvent gérer leurs troupeaux avec des scanners que les petits exploitants ne possèdent pas. »

Les chambres d’agriculture subventionnent jusqu’en juillet 2013 l’achat de puces électroniques à hauteur de 70 centimes sur un euro d’achat. « Une manière d’aider davantage les gros exploitants », précise l’éleveur qui pointe également un potentiel marché juteux :

« L’industrie des micro et nanotechnologies fait du lobbying pour qu’on s’équipe. Sans les aides actuelles, il en coûtera cinq fois plus cher au paysan qu’avec de simples boucles plastiques ».

 

« De simples exécutants de l’agro-alimentaire »

Le discours est rodé. Car derrière l’apparence désordonnée de la manif-transhumance, l’organisation est minutieuse : site Internet, équipe vidéo, contacts presse. Ce collectif s’est structuré il y a deux ans autour d’une première mobilisation contre l’obligation de vacciner les brebis contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Pour les éleveurs, ce fut la première tentative de leur imposer une façon « inutile et dangereuse » de travailler. Depuis, cette obligation a été levée.

Après les puces, c’est le bélier que les éleveurs seront contraints d’aller acheter dans un centre d’insémination. Date prévue de cette nouvelle obligation : 2015. Elle est au coeur des revendications, explique l’éleveuse Laure Charoin :

« Sous prétexte de lutter contre la tremblante du mouton, ils vont sélectionner génétiquement des béliers. Nous ne pourrons plus échanger nos béliers, en fonction de nos propres critères. Comme pour les OGM, on va perdre en diversité génétique ».

Sans badge, ni drapeau, le porte-parole de la Confédération paysanne de la Drôme, Vincent Delmas, est présent au premier jour de cette transhumance :

« Comme pour le puçage, ce sera une grande perte de liberté pour les éleveurs. »

Cette perte a un nom : « l’intégration ».

« Les éleveurs de brebis deviendront comme nos collègues qui font du porc ou de la volaille, qui sont de simples exécutants de l’agro-alimentaire. Ils nous amèneront un bélier et, puis ils nous imposeront une manière de manger et de les soigner ».

Le « ils » revient toujours dans la bouche des éleveurs. « Ils », ce sont les « technocrates » de Bruxelles ou du ministère de l’agriculture mais aussi les grands exploitants agricoles, qui « travaillent » main dans la main avec les premiers.

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Laure Charoin parée du t-shirt officiel de la transhumance. Crédit : Jean-Baptiste Mouttet

 

« On ne veut pas être des cobayes »

Etienne Mabille et sa femme Irène sont également aux avant-postes de cette transhumance. Le bonnet enfoncé jusqu’à sa barbe de père Noël, Etienne marche. Quant à Irène, elle conduit un des camions qui sert de voiture-balais. C’est à la suite de leurs aventures qu’a été décidée cette manif de brebis. Car ils font partie des premiers éleveurs à être sanctionnés pour avoir refusé de mettre des puces à leur soixante brebis.

Après un contrôle, la Direction départementale du Territoire (DDT, ex-direction de l’agriculture) leur a signifié au mois d’août dernier la perte des primes liées à la Politique Agricole Commune (PAC) de l’Union européenne. Etienne Mabille a évalué la perte totale à environ 8 000 euros.

Heureusement pour les Mabille, leur exploitation des Baronnies, dans la Drôme, est diversifiée. Plantes aromatiques, épeautre… Tout en bio. Et puis, à 55 ans, ils arrivent en fin de carrière. Mais ils ont promis de se battre contre « cette absurde diarrhée législative » :

« Nous voulons seulement qu’on nous laisse le choix de nos outils. Nous ne sommes pas des cobayes. Aujourd’hui, ce sont les brebis. Demain, est-ce que ce seront les enfants qui porteront une puce pour ne pas qu’on les perde ? »

Le combat, Etienne en a l’habitude :

« Quand nous nous sommes installés en bio il y a 26 ans, on nous prenait pour des illuminés. Il a fallu se battre pour obtenir les mêmes soutiens que les autres agriculteurs. »

Puce-Electronique-Moutons-Etienne-Mabille

Etienne Mabille va perdre près de 8 000 euros d’aides pour s’être opposé au puçage de ses brebis Crédit : Jean-Baptiste Mouttet

 

Sans puce, plus d’accès à l’abattoir

A la différence d’Etienne Mabille, la grande majorité des éleveurs dépendent fortement des aides de la PAC. Entre un tiers et la moitié des revenus des éleveurs de brebis destinées à la viande sont des subventions.

Les aides étant conditionnées par le respect de la réglementation européenne, certains, contraints, ont mis des puces à leur brebis. Comme cet éleveur de la plaine de la Drôme, qui est, malgré tout, venu à la transhumance. « Résistant passif » comme il se définit lui-même, il est venu soutenir les éleveurs qui sont en pointe, ceux qui n’hésitent pas à donner leur nom aux journalistes en toute connaissance de cause. Yvan Delage, du Haut-Diois, assume :

« Tous les paysans se plaignent de ces contraintes. Mais ils ont peur qu’on leur coupe les aides. On aurait peut-être dû bouger avant. Maintenant, on est obligés. »

Ce ne sont plus seulement les aides de la PAC qui dépendent du puçage mais aussi l’accès aux abattoirs et les autorisations de transhumance. Laure Charoin témoigne :

« Dernièrement, j’ai amené une dizaine d’agneaux de lait à l’abattoir. Sans puce. La vétérinaire m’a appelée pour me dire que c’était la dernière fois. Si je ne peux plus accéder à l’abattoir, comme je vais faire ? »

« La motivée », comme on la surnomme, reste malgré tout optimiste. « On se fera entendre ». Ce ne sera en tout cas pas sous les fenêtres du préfet de la Drôme, qui leur a signifié que les brebis ne pourraient pas accéder jusqu’à la préfecture.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:23

 

Rue89 - Paroles de crise 31/01/2013 à 15h07
Patrick Reevell | EDJ Sciences Po
Florencia Rovira Torres | Étudiante à l'École de journalisme de Sciences Po

 

 

Corinne Vautrin, 48 ans, est auxiliaire de vie sociale à Grigny, dans l’Essonne. Son métier, c’est de faire la toilette des personnes âgées, le ménage ou encore les courses. Mais pendant trois mois, elle a aussi dû étudier des dossiers, plaider et défendre les intérêts de salariés devant le tribunal de grande instance d’Evry.

A l’automne 2011, elle et ses 184 collègues ont appris que leur employeur, l’Association de services d’aides à la personne (ADSA), était au bord de la faillite. Face à la menace de la disparition de leurs emplois, cette déléguée syndicale CGT n’a pas voulu jeter l’éponge.

Avec les autres délégués du personnel, Corinne a impulsé l’élaboration d’un plan de reprise, qu’elle a ensuite défendu devant la juge. Les salariés ont pris en main leur propre destin en créant l’association 3ASM, qui s’est présentée comme candidat à la reprise.

« Il fallait inventer quelque chose ! »

La longue bataille des intervenants à domicile de l’Essonne s’est conclue le 8 mars 2012 par un appel téléphonique : le tribunal avait donné le feu vert à 3ASM pour reprendre l’activité.

 

 

Corinne Vautrin, sur l’appel téléphonique au tribunal

Tandis que des passants, à Grigny dans une résidence où elle intervient souvent, s’arrêtent sans cesse pour lui faire la bise, Corinne raconte :

« Face au désarroi qui attendait le personnel, il fallait inventer quelque chose ! A la base on devait créer une coopérative. Mais nous avons décidé de créer une association. [...]

3ASM est une association que nous avons créée nous, pour nous sauver. C’était la seule échappatoire que nous avions pour sauver les 170 emplois. Ceux de tous les salariés qui souhaitaient rester dans l’association. »

Des travailleurs pauvres, menacés

L’alternative à cette reprise était la dissolution de l’association et le licenciement de tous les salariés, dont beaucoup sont des travailleurs pauvres. Corinne :

« Si on avait dissous ADSA et licencié tout le monde, cela aurait été un coup très dur pour nous. J’ai de la chance de vivre avec quelqu’un qui travaille, mais on a beaucoup de mères seules avec des enfants parmi nos salariés. Et il y en a parmi nous qui ne sont pas toutes jeunes non plus ! »

La liquidation d’ADSA aurait non seulement mis en péril les revenus des salariés, mais aussi des liens sociaux, pour Corinne.

« Il y a des collègues avec lesquelles je travaille depuis 1997. De perdre tout ça, cela aurait cassé quelque chose dans nos vies familiales aussi. Ça aurait été une partie de la vie qui éclate. »

« Je ne dormais pas la nuit »

Corinne s’est engagée de tout cœur, sacrifiant ses week-ends et accordant très peu de temps à sa famille.

« Je ne dormais pas la nuit. Si on n’était pas passés devant le tribunal et si on n’avait pas eu un bon projet à proposer, je m’en serais voulu en me disant que je n’avais pas fait assez. »

 

 

Corinne Vautrin, sur le premier jour au tribunal

Les inquiétudes de Corinne étaient bien fondées : 3ASM n’était pas le seul candidat à la reprise. La fédération ADMR, géant de l’assistance à la personne, se disputait la reprise au tribunal.

« Ils voulaient licencier 29 personnes. Mais à aucun moment ADMR n’est venue parler avec nous, les salariés. On a consulté des salariés d’ADMR et on a compris qu’on risquait d’avoir une baisse de salaire s’ils nous reprenaient.

Tandis que si 3ASM reprenait, aucun intervenant à domicile n’était licencié et on gardait nos salaires et nos heures de travail. »

La « manche », sauf auprès des bénéficiaires

L’association des salariés était un premier pas vers la reprise, mais c’était loin d’être suffisant. Pour convaincre la juge, il fallait prouver que 3ASM avait des fonds.

« Nous avons reçu un don de 40 000 euros de l’association Les Amis du mutualisme et encore 40 000 de la Fondation secours d’urgence. Mais cela ne suffisait pas.

Nous avons créé une association pour récolter de l’argent et nous nous sommes organisés dans des groupes. On demandait à tout le monde de verser de l’argent sur notre compte : des entreprises, des associations et des particuliers. »

Entre prêts et dons, 3ASM a pu proposer 190 000 euros en fonds de roulement.

« On a fait la manche. Il y a des gens qui nous ont donné 3 euros, mais nous avons récupéré pas mal d’argent comme ça. Ça marchait de bouche à l’oreille. Les seules personnes qu’on n’a pas sollicitées étaient nos bénéficiaires. »

Pas de salaires pendant un mois

La décision de la juge d’accorder la reprise à 3ASM avait suscité l’euphorie parmi les salariés. Finalement, 3ASM était le seul repreneur à détenir assez de fonds.

Mais la reprise a été plus difficile que prévu. Pendant le premier mois d’activité, avril 2012, les salaires n’ont pas pu être versés. Pourtant, il fallait toujours remplir les frigos. C’est à ce moment-là que Corinne Vautrin a hésité.

« Au mois d’avril j’ai eu un doute. Je me suis dit : “Corinne, est-ce que tu fais la bonne chose ?” »

Grâce à une association de bénévoles, les salariés de 3ASM ont eu de quoi manger.

« On est allés chercher des colis alimentaires pour nourrir neuf familles. [...]

Ça a été un moment difficile, mais un moment de partage. On est devenus une équipe plus soudée. »

Corinne Vautrin, sur le doute

Les salaires d’avril ont été versés un mois plus tard. Aujourd’hui, près d’un an après la reprise, 3ASM a réussi à pérenniser l’activité. En dehors des charges exceptionnelles liées à la reprise, les comptes de l’association approchent l’équilibre et la direction reste optimiste sur le financement.

Entendre parler « des petits fantômes »

3ASM emploie aujourd’hui 160 salariés, selon la direction. Faute de financement, on a réduit le personnel administratif d’une dizaine de personnes, En revanche, tous les intervenants à domicile continuent à travailler pour les 800 bénéficiaires de l’association.

« J’ai dit à mes collègues : “Vous savez les filles ? Dans nos emplois, on est des petits fantômes de l’ombre. On n’entend jamais parler des auxiliaires de vie sociale.” Mais, on va encore entendre parler de nous. »

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:51

 

 

Le Monde - Blog

 
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Colibri chinchinlny http://www.lnylnylny.com/

Colibri, par lnylnylny.com

 

 

Hier soir, il y avait deux événements à ne pas manquer dans le petit monde de l’écologie et du développement durable. Le premier était lié à l’inauguration du centre de réflexion (think tank) de la Fondation Nicolas Hulot. Le second au lancement de la "révolution des colibris" (mouvement initié par Pierre Rabhi).

Ces deux initiatives partagent une volonté commune : accélérer la transition écologique et engager de vraies propositions politiques. Avec des approches sensiblement différentes.

 

Une approche institutionnelle

En créant un "Think tank de la transition écologique", la Fondation Nicolas Hulot souhaite mobiliser sur les solutions. Elle estime en effet que "la prise de conscience de la crise écologique ne s’est pas retranscrite en nouveau modèle de société" et que les raisons de cet immobilisme sont liées à la perception des alternatives possibles, vues comme n'étant pas suffisamment crédibles et désirables. Il s’agira donc, dans un premier temps, "de les mettre en cohérence et de les rendre audibles, de les développer et de les porter au sein du débat public".

La Fondation entend aussi assurer une production intellectuelle indépendante, apolitique, écologique et transdisciplinaire. Objectif : produire un cadre intellectuel adapté à la réplication à grande échelle des initiatives "porteuses d'avenir" d'ores et déjà repérées sur le terrain. Il s'agit aussi de montrer que l'écologie ne concerne pas que la nature et les petits oiseaux, mais soulève aussi de profondes questions sur les urgences sociales et les inégalités de notre monde. Pour cela, ses productions et ses événements engloberont donc l’ensemble des politiques publiques, de l'agriculture à la mobilité en passant par la gouvernance et la fiscalité, l'éducation ou la sécurité.

Avec cet organisme, et selon les mots employés par Nicolas Hulot lui-même dans un entretien accordé à L'Express, la fondation estime être "le chaînon manquant entre le diagnostic scientifique et la production de solutions politiques. Si l'on ne donne pas aux citoyens une vision de ce que peut être le monde de demain, et si l'on ne fournit pas aux politiques des grilles de lecture, des clefs, des pistes, des chemins à la hauteur des enjeux de ce défi, on ne s'en sortira pas. Il faut passer à une autre échelle maintenant, entrer dans le dur, chacun à son niveau". Vous pouvez aussi l'écouter présenter le projet dans la vidéo suivante:

 

 

Une approche citoyenne, pour contrer les points de rupture

Chacun à son niveau : telle est l'approche choisie depuis longtemps par les deux milliers de "colibris" qui s'étaient déplacés à l'Espace Reuilly hier soir pour activer leur (R)évolution. Suite à la campagne Tous Candidats lancée lors des présidentielles 2012, le mouvement a organisé 27 forums en régions qui ont réuni 2000 participants dans 700 ateliers pour aboutir à 240 plans d'action.

Résultat de cette démarche participative : une feuille de route élaborée par des citoyens convaincus et enrichie par des avis d'experts afin de proposer des mesures concrètes sur cinq grands thème (agriculture, énergie, économie, politique et éducation). Amélioré et mis à jour tous les six mois via un wiki, ce programme s'accompagne aussi de plusieurs événements qui seront organisés partout en France dès le printemps.

Pour Cyril Dion, l'état de crispation dans lequel se situe la France est tel que nous avons atteint un point de rupture : comme il l'explique dans la pastille sonore suivante, il est nécessaire de relocaliser l'économie, d'organiser des référendums populaires et surtout de revoir nos institutions aujourd'hui...

 

 

Raphaël Souchier, référent des colibris sur les questions économiques estime pour sa part que "nous vivons une période passionnante. Ce temps évoque pour moi l’étale de basse mer: tout paraît immobile... Pourtant, l’océan se prépare. Rien n’est encore perceptible, mais chacun sait qu’il va bientôt s’ébranler et courir de nouveau à la rencontre du continent. Rien n’arrête la marée".

Espérons que les coefficients soient très hauts alors, et que ces troupes de convaincus arriveront à faire cause commune avec ceux qui s'ont d'ores et déjà investis en politique... Car "la défiance actuelle envers les dirigeants politiques n'enlève rien à l'appétence politique des citoyens, estime le directeur des Colibris, ce programme en est la preuve et montre à quel point c'est notre affaire".

Alors, prêt pour votre envol ?

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

Pour étudier les programmes :

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:36

 

huffingtonpost.fr

 

Le 13h de Guy Birenbaum - Une seule race, l'Humanité !

Publication: 31/01/2013 12:29 CET

Guy Birenbaum Race

 

Comme il l'avait promis pendant la campagne présidentielle, François Hollande veut supprimer le mot "race" qui figure dans l'article 1er de la Constitution : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales."
C'est dans le cadre de la réforme constitutionnelle qui s'annonce que cette suppression est envisagée. Le Figaro explique que la " suppression du terme race 'figure dans le projet de texte qui fait l'objet des consultations que le premier ministre va engager' avec les présidents des groupes parlementaires", selon un conseiller du président de la République.

Je vous demande quelques instants de lecture et de réflexion, avant de plonger dans le débat comme on se jette dans une rixe.

J'entends déjà le cortège de ceux qui diront que le gouvernement continue à "diviser" les Français et à les "enfumer" sur des enjeux "sociétaux" qui ne les intéressent pas; loin, en tous cas, de leurs difficultés quotidiennes. Et cela dans le but de "cacher" les problèmes de fond; son incapacité à régler, notamment, le problème du chômage et la crise économique.
Bientôt les mots "chiffon rouge" seront brandis. Les uns diront que François Hollande "dresse" les Français les uns contre les autres au lieu de les unir. Les autres affirmeront que "la gauche met à terre les valeurs", abat les principes essentiels de notre constitution, dès son article 1, après avoir fracassé la famille.
Je sais bien surtout, comment les extrémistes de droite vont trouver là un terrain idéal pour propager leur haine et leurs saloperies.
Le club des décomplexés va se lâcher comme jamais. Je sais bien tout ça...
Et je sais que dans les commentaires, sous ce papier certains se défouleront déjà.

Et pourtant...

Imaginer que la disparition de la race de notre constitution est un cache-misère, un alibi ou un artifice pour cacher ce qui ne va pas par ailleurs et qu'on ne sait pas résoudre, me semble une interprétation inepte.

Nous sommes, au contraire, au cœur même de l'essentiel de ce qui devrait tous nous rassembler au lieu de nous diviser... Oui, bien sûr, il y a des graves problèmes sociaux et économiques qui tous les jours massacrent des existences. Oui! Et il faut les empoigner et les résoudre. Le quotidien des plus en difficultés d'entre nous est la priorité. Mais les valeurs, celles avec lesquelles il ne faut jamais ni transiger, ni finasser, sont toujours centrales, jamais secondaires, quelles que soient les autres priorités.

Et puis, au passage, lorsque Nicolas Sarkozy a lancé le "débat sur l'identité nationale", en octobre 2009, n'était-ce pas la crise? N'y avait-t-il pas des problèmes bien plus fondamentaux à régler? Le chômage était-il oublié? Les Français n'avaient-ils pas alors des problèmes quotidiens qui les prenaient à la gorge? Comme aujourd'hui? Je pense qu'il n'est pas nécessaire que j'argumente longuement, vous connaissez les réponses. Les mêmes qui ont soutenu l'importance cruciale de ce "débat" vont avoir du mal à expliquer qu'une discussion de fond sur la suppression du mot "race" de la Constitution n'est pas légitime. J'attends leurs arguments et je leur souhaite bien du courage.

Enfin, pour en venir vraiment au fond, la disparition du mot "race" de la constitution s'impose de manière évidente, tant le mot est détourné, mal utilisé, galvaudé et surtout systématiquement instrumentalisé politiquement (de part et d'autres)!

Oh, je ne suis pas naïf. Cette suppression ne va pas faire disparaître le racisme et les racistes d'un coup de gomme magique.
Mais symboliquement, cette mesure est essentielle pour parvenir à faire comprendre à tous, aux plus jeunes qui ne savent pas encore, comme aux salauds (car un raciste est toujours un salaud), que le concept de race est absolument inopérant concernant l'espèce humaine.
Comme l'avait si bien dit Jaurès, "C'est qu'au fond, il n'y a qu'une seule race : l’humanité".

Celui qui probablement l'explique le plus clairement se nomme Albert Jacquard.
Je me souviens d'étudiants en médecine qui eurent le privilège d'avoir un cours avec lui, pendant lequel cet incroyable pédagogue leur fit comprendre, en quelques mots simples, pourquoi il n'y a pas des races humaines.
Ces quelques mots ne devaient pas être beaucoup plus compliqués que ce passage essentiel de son livre L'équation du nénuphar que je vous demande de lire, de lire, de lire et de relire...

"Une race est un ensemble de populations dont les patrimoines génétiques ont des structures semblables et nettement différentes des structures des populations considérées comme appartenant à d'autres races.
Il se révèle impossible de classer les différentes populations humaines en races. Selon le niveau de précision que l'on cherche à respecter, on peut finalement énoncer soit qu'il n'y a pas de races dans notre espèce, soit qu'il n'y en a qu'une: l'Humanité, soit qu'il y en a autant que d'humains, soit que le 'concept de race n'est pas opérationnel pour notre espèce'. La conséquence la plus claire est que tout raisonnement faisant référence à des races humaines est dépourvu de base scientifique. Il se trouve qu'aucun des groupes formant aujourd'hui l'humanité n'a connu un isolement suffisamment long et rigoureux pour représenter une véritable race
."

De la même manière Arnold Munnich, professeur de génétique à l'Université Paris V-Descartes a expliqué clairement que "la carte des gènes est la même chez tous les hommes d'hier et d'aujourd'hui, quelles que soient leur ethnie, religion, couleur de peau, d'yeux ou de cheveux. Le décryptage du génôme prive les idéologies racistes de tout fondement scientifique.

Vous n'êtes pas convaincus par ces arguments scientifiques?

Alors regardez et écoutez Jacquard (source)

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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