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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:49

 

 

LE MONDE | 25.01.2013 à 10h25 • Mis à jour le 25.01.2013 à 13h41 Par Philippe Ridet - Rome correspondant

 

 

 
Le siège de Monte Dei Paschi à Sienne (Italie).

C'est plus qu'une banque, c'est une institution, un monument de l'histoire italienne, le poumon qui fait respirer toute une ville et une région jusque-là prospères. Monte dei Paschi di Siena (MPS), le plus vieil établissement bancaire du monde, avait déjà perdu une partie de sa bonne réputation établie depuis 1472, en quémandant, en 2012, sous forme d'obligations, un prêt de 3,9 milliards d'euros à l'Etat pour se renflouer. Il lui reste à sauver son avenir après le scandale de produits dérivés qui le frappe.

MPS, tout aussi vieille et respectable qu'elle soit – mais très exposée aux titres de dette italienne –, n'a pas boudé le recours à la "finance créative" : trois opérations sur produits dérivés vont ainsi alourdir ses pertes estimées déjà à plus de 2 milliards d'euros pour 2012, après 4,7 milliards en 2011.

L'opération menée, en 2009, avec la banque japonaise Nomura, devrait lui coûter 220 millions d'euros ; celle nouée, en 2008, avec la Deutsche Bank lui aurait permis de dissimuler 367 millions d'euros de pertes. Une autre, enfin, menée avec un établissement financier dont l'identité n'a pas été communiquée, porterait le total de l'addition à 760 millions d'euros.

Les investisseurs pressent la troisième banque d'Italie de sortir tous les "cadavres des placards". La révélation par le journal Il Fatto quotidiano d'une enquête de la justice sur ces maquillages a eu pour premier résultat la démission de l'ex-directeur de MPS – de 2006 à 2012 –, Giuseppe Mussari, de son poste de président de l'Association bancaire italienne. C'est aussi sous son mandat que MPS a acquis, fin 2007, Banca Antonveneta auprès de l'espagnole Santander pour 9 milliards d'euros, un prix jugé beaucoup trop élevé.

Dans la foulée de ce scoop, le titre MPS a chuté de 8,43 % à la Bourse de Milan mercredi et de 8,19 % jeudi, ce qui ramène la valeur du groupe à 2,725 milliards d'euros.

L'Etat devra-t-il remettre la main à la poche ? Alors qu'une assemblée générale d'actionnaires se tenait vendredi 25 janvier pour valider une augmentation de capital de 4,5 milliards d'euros, visant àaider la banque à rembourser ses emprunts et combler ses pertes, cette question empoisonne la campagne électorale en cours.

 

 "LÉGÈRETÉ"

Même si les actuels dirigeants de MPS écartent toute idée de nationalisation, Mario Monti, le président du conseil sortant et candidat à sa succession à la tête d'une coalition centriste, est dans le collimateur. Tout ce qu'il compte de concurrents, de la Ligue du Nord au Mouvement 5 Etoiles, lui reproche sa "légèreté" en permettant à l'Etat d'accorder à MPS un prêt "les yeux fermés".

Symbole assez encombrant : les 3,9 milliards de prêts à MPS de 2012 correspondent au montant de la taxe sur la résidence principale introduite par M. Monti et payée de mauvais gré par les Italiens.

Mario Draghi, le directeur de la Banque centrale européenne et autre défenseur de la "rigueur italienne", est aussi visé. N'était-il pas aux commandes de la banque d'Italie au moment de ces affaires ?

Mais c'est Pierluigi Bersani, candidat de la gauche et favori des sondages, qui pourrait pâtir le plus de ce scandale. La banque toscane a en effet pour principal actionnaire (à 35 %) une structure à but non lucratif nommée la Fondation. Son conseil d'administration est au trois quarts composé du gratin politique local. Or Sienne et la Toscane sont gérées depuis des lustres par la gauche dans la plus grande harmonie avec l'établissement.

Tous les maires de Sienne, à l'exception du dernier, ont été des dirigeants de MPS. La Fondation pouvait-elle ignorer les agissements de sa banque de référence et M. Bersani était-il ignorant de tout ? En attendant, les Siennois font les frais des errements de la banque. La Fondation MPS, qui a distribué 2 milliards de financements à la ville et à la région Toscane entre 1995 et 2008, doit limiter sa générosité. Les clubs de football et de basket verront leur dotation réduite. Même la célèbre course équestre du Palio fait les frais de la rigueur. Les contrade (quartiers) qui font courir chacune un cheval ne recevront plus les 15 000 euros que la Fondation leur octroyait jusqu'alors rubis sur l'ongle. 

Philippe Ridet - Rome correspondant

 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:37

 

Le Monde.fr avec AFP | 25.01.2013 à 18h35


 
L'ancien patron de Barclays, Bob Diamond, s'explique devant une commission du Trésor britannique, le 4 juillet.

Le nom de l'ancien dirigeant de Barclays, Bob Diamond, est apparu dans l'enquête des autorités britanniques sur les manipulations du taux interbancaire Libor, selon des documents juridiques rendus publics vendredi. En tout 25 noms d'anciens et actuels responsables de la banque, dont M. Diamond et l'ancien directeur des opérations Jerry del Missier, figurent sur des documents des régulateurs ayant enquêté sur ce scandale.

Barclays avait demandé que l'anonymat des employés cités dans cette affaire soit préservé mais un juge a repoussé cette requête jeudi et a ordonné la publication des noms. L'affaire du Libor avait éclaté fin juin, lorsque Barclays avait révélé qu'elle allait payer 290 millions de livres pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur la manipulation des taux interbancaires britannique Libor et européen Euribor entre 2005 et 2009. Le scandale avait conduit à la démission de MM. Diamond et del Missier.

Barclays a souligné vendredi que le fait que certaines personnes aient été citées dans le cadre du règlement de l'affaire ne signifiait pas nécessairement qu'elles étaient "impliquées dans des malversations". La banque est actuellement poursuivie en justice par un groupe de maison de retraite qui estime avoir perdu de l'argent à cause d'un produit financier indexé sur le Libor.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:33

 

Le Monde - Blog

, par Jean-Baptiste Chastand

 

 

Le nombre de demandeurs d'emploi a de nouveau augmenté en décembre, mais cette fois-ci très légèrement. Selon les chiffres publiés vendredi 25 janvier par le ministère du travail et Pôle emploi, le nombre de chômeurs en catégorie A (sans aucune activité au cours du mois) a augmenté de 3 700 personnes, DOM compris. Cette hausse, la 20e consécutive, est ainsi contenue à 0,1 %, ce qui en fait la plus faible de toute l'année

 

271 200 chômeurs supplémentaires. En comptant les chômeurs ayant eu une activité réduite (catégorie A, B et C), la hausse est de 12 600 personnes, soit 0,3 %. Là aussi, un chiffre inférieur aux mois précédents. Reste que malgré ce ralentissement de la hausse, 2012 a bien été une année catastrophique sur le front du chômage, la pire aussi loin que les statistiques remontent, excepté 2009.

En 2012, 271 200 personnes sont venues supplémentaires sont venues s'inscrire en catégorie A, 374 200 en catégories ABC.  En 2009, c'était 347 000 pour la catégorie A et 524 000 pour les catégories ABC.

Le nombre de demandeurs d'emploi a bondi de 10 % depuis décembre 2011, pour s'établir à 3 389 400 en catégorie A, DOM compris. Et 4 917 500 personnes en comptant les chômeurs en activité réduite.

Les principales victimes de cette année noire auront été les 50 ans et plus, dont le nombre a grimpé de 16,9 % en un an. Les hommes (+11,7 %) auront été touchés plus durement que les femmes (+8,2 %). Le chômage de longue durée a explosé de 12,5 %, et même de 18,6 % pour les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de trois ans.

 

Mystérieuse explosion des radiations. Le ralentissement de la hausse en décembre est d'abord dû à un mystérieux bond des radiations administratives de 24,5 % en un mois, soit 9 200 personnes radiées en plus qu'en novembre. Les cessations d'inscription pour défaut d'actualisation progressent aussi fortement (+5,9  %). Le nombre d'inscription à Pôle emploi recule lui légèrement, en raison notamment de la baisse des entrées après fin de CDD ou de missions d'interim. Les licenciements économiques progressent de près de 10 % mais restent extrêmement marginaux dans l'ensemble des inscriptions (à peine 2,7 %).

Ces surprenantes variations des radiations poussent quoi qu'il en soit à prendre avec grande prudence les chiffres de décembre. Il serait notamment bien trop hâtif d'en déduire que le chômage ralentit enfin sa hausse. "Cette stabilité en décembre est appréciable. Pour autant, elle ne marque pas une  inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008 et particulièrement marquée depuis  un an et demi. Ce n’est pas au mois le mois que les statistiques du chômage doivent être analysées, c’est la tendance qu’il faut regarder sur plusieurs mois", constate d'ailleurs à raison le ministère du travail et de l'emploi dans son communiqué.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:43

 

 

zad.nadir.org

jeudi 24 janvier 2013, par zadist

 

 

Aujourd’hui 24 janvier l’occupation militaire dure depuis 60 jours (pour une opération débutée il y a 102 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 59 jours pour l’un et 38 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir : Comité de soutien aux inculpé-e-s « Le Gué » 44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos couriers directement :

Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !

- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad : 06 38 17 36 19

- Marre des routes bloquées ? 27 janvier : Action Yes Chicanes sur la ZAD plus d’info ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


La proposition d’action du jour :

Visiblement, il faut occuper M. Notebaert, M. Grosvalet, M. Auxiette et aussi n’oublions pas M. Ayrault. Comme ils ont envie de faire joujou avec un nouvel aéroport flambant neuf et surtout dimensionné pour leur égo, je leur propose d’aller regarder le nouvel aéroport de Knuffingen... Là, il pourront rêver à volonté, et surtout sans emmerder le monde, et surtout sans le bétonner et le polluer sans vergogne ! A diffuser ! http://www.youtube.com/watch_popup?...


Fil d’INFO

SOLIDARITE : Paris : énième coup de pression contre le site Non-Fides.fr

- Souscription en faveur de l’ajout d’une troisième piste d’atterrissage au projet d’aéroport de NDDL

- et encore la presse :

Dialogue toujours difficile à Notre-Dame-des-Landes

Gardera-t-on deux aéroports à Nantes ?

Notre-Dame-des-Landes : la « commission du dialogue » ne convainc toujours pas
- reçu : Un message de soutien en cette fin janvier particulièrement froide, on pense à vous. Je vous envoie le lien d’une émission de radio qu’on a réalisée sur Marseille il y a deux semaines avec une pote : http://www.radiogalere.org/node/3630 . L’émission s’appelle ecoforum et elle est diffusée sur Radio Galère, une radio associative et militante. On a donc parlé pendant une heure du projet d’aéroport et de ce qui se passe sur la zad.

- reçu : voici les photos sur notre blog du marche Lille/NDDL (17 janvier) : http://zaddarouen.noblogs.org/march...

marche aux flambeaux Rouen > ferme des bouillons (18 janvier) http://zaddarouen.noblogs.org/march...

- Trouvé dans le Gend’Info de Décembre  : Le samedi 17 novembre, une journée dite de ré-occupation a été organisée. Celle-ci a rassemblé, de manière pacifique, une dizaine de milliers de sympathisants dont plusieurs personnalités et élus nationaux. La déconstruction des bâtis érigés à cette occasion par les militants altermondialistes et radicaux fera l’objet d’une intervention ultérieure, sous la protection des forces de l’ordre.

- reçu : Visiblement, il faut occuper M. Notebaert, M. Grosvalet, M. Auxiette et aussi n’oublions pas M. Ayrault. Comme ils ont envie de faire joujou avec un nouvel aéroport flambant neuf et surtout dimensionné pour leur égo, je leur propose d’aller regarder le nouvel aéroport de Knuffingen... Là, il pourront rêver à volonté, et surtout sans emmerder le monde, et surtout sans le bétonner et le polluer sans vergogne ! A diffuser ! http://www.youtube.com/watch_popup?...

 :)

reçu : Vous trouverez ci-dessous le reportage de Giv Anquetil diffusé dans l’émission ’Là-Bas Si J’y Suis’ (France Inter, Daniel Mermet) de mardi dernier : http://www.la-bas.org/article.php3?... (Il suffit de cliquer sur le lecteur audio en haut à droite) [ou] http://www.franceinter.fr/emission-...

- Notre-Dames-des-Landes : comment la lutte a fini par décoller

- 16h30  : Boh, on le dit pour l’avoir dit, même si ca change pas beaucoup - les flics aux Ardillières ou ils sont très désagréables, fouilles et contrôles assez pénibles, et ils sont au carrefour Fosses noires / chemin de suez ou ça se passe pas beaucoup différent. On aimerai bien de transmettre plus des infos, mais on en a pas ! Du coup, appel aux gens d’allentour : appelez nous ou envoyez une mail a zad chez riseup.net svp !!! :)

- Opération "Yes chicanes" dimanche à Notre-Dame-des-Landes

- Film à voirt : « Kashima paradise ». Notre Dame Des Landes, le précédent japonais (avec un extrait du film : la bataille de Narita)

-13h13 : Alors voila le magazine de la gendarmerie parle du beau boulot qu’ils ont fait a NDDL : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/content/download/3067/38653/file/all.pdf et pendant ce temps ils font du zèle au délit de sale gueule/voiture au carrefour de la Saulce et renvoyent des gens (un écho comme quoi ils se seraient pris un molotov ce matin tourne sur la zone, ca les a surement mis de mauvais poils ) et aussi un lien vers un exemple de collaboration entre une entreprise francaise qui fabrique des armes de maintien de l’ordre et qui les vends au royaume de Barhein qui réprime les manifs a coup dechevrotine et viole et torture les enfants qui refusent de devenir indic. ici

- 12h44 : on transmet l’infos des camarades de Lyon Vendredi 1er février Repas rencontre à l’Atelier des Canulars en soutien au « Vill’âge libre » de Décines ta Résistance opposé au projet OL Land Sacré vent sur le mont Biézin depuis le début de l’occupation, en avril dernier !! Alors le RDV est lancé, le vendredi 1er février à l’atelier des Canus un repas est organisé (atelier des Canulars - 91 rue Montesquieu Lyon 7ème Métro : Saxe-Gambetta) L’occasion de prendre le temps de nous rencontrer, parler et se partager. Nos luttes, nos projets peuvent se mélanger, radicalement engagé dans ce besoin d’humanité, dans le dépassement de nos personnalités, pour qu’enfin ensemble nous valorisions la vie en dehors de leur autorité !!

- -11h50 : On nous informe qu’a Limoges Contre la LGV et son monde. Manifestation le 9 février : http://notavfrance.noblogs.org/post/2013/01/22/limoges-contre-la-lgv-et-son-monde-manifestation-le-9-fevrier/ et pour infos : http://notavfrance.noblogs.org/post/2013/01/02/a-toute-vitesse-sur-le-projet-lgv-poitiers-limoges-et-son-monde/ Un appel a solidarité pour une action d’entartage qui tourne mal plus d’infos ici

- Et également des nouvelles de la lutte contre la ligne THT dans le Cotentin-Maine, un appel à action lors de la reprise des travaux au Chefresne ! http://notavfrance.noblogs.org/post/2013/01/21/rte-revient-au-chefresne-agissons-partout-ailleurs/

-11h30 Voici quelques photos de la grosse manifestation de solidarité envers les expulsions de squats et lieux autogérés à Athènes (+10 000 personnes ) Pour plus d’infos sur ce qu’il se passe làbas et les actions de solidarité à travers le monde : http://fr.contrainfo.espiv.net/

- Et nous relayons également un appel en lien :

Campagne de solidarité avec les espaces libérés et les compagnon-ne-s anarchistes dans le monde

 

Nous appelons à une campagne internationale d’action directe en solidarité avec les espaces libérés, du 2 au 12 février 2013. Cet appel ne doit pas s’arrêter à quelques actions, cela doit être beaucoup plus qu’une simple réponse à la répression. C’est un appel pour tous les anarchistes/anti-autoritaires à se battre maintenant.

Si c’est l’attaque frontale contre le milieu anti-autoritaire/anarchiste par l’État grec qui était à l’origine de cet appel, d’innombrables exemples dans le monde entier nous montrent que la police, les autorités municipales et les grandes entreprises coopèrent très bien ensemble, attaquant des structures de solidarité et pacifiant la société à un niveau transnational. Au cours des dernières semaines et mois, dans des parties du monde où les populations souffrent d’un appauvrissement systématique et de l’extension de projets de gentrifications, les attaques de l’État/Capital contre les mouvements radicaux ont augmenté, y compris la répression contre des formes concrètes de résistance telles que l’occupation de terres, projets autogérés, occupation de siège de compagnies, ou des actions de grève. Ainsi nous considérons important de connecter nos luttes à travers le monde, et de lutter ici et maintenant. Des actions en réponse aux attaques contre des lieux squattés pourraient être l’étincelle pour vous. Agir dans la rue et laisser courir son imagination pour propager le message de la résistance active.

Nos compagnon-ne-s sont toujours emprisonné-e-s partout dans le monde. Beaucoup de nos espaces autogérés sont attaqués ou expulsés, notre infrastructure est assiégée, et nos médias de contre-information sont censurés ou confisqués. Lorsque nous exprimons nos idées en public des robots armés en uniformes rodent partout. Des machines de surveillance suivent chacun de nos pas, et l’État compte sur le soutien d’une foule de fascistes armés… Mais notre combat existentiel va au delà de la simple défense d’espaces concrets.

Alors il est temps de dire assez au défaitisme permanent. La guerre sociale est menée indépendamment des expulsions ou des arrestations. Il n’y a pas de frontières dans nos cœurs. Pour chaque projets détruits deux nouveaux doivent apparaitre quelque part dans le monde. Pour chaque compagnon-ne en taule nos actions doivent parler d’elles-même.

Réveillez-vous, impliquez-vous, soyez sauvages. Guerre à la guerre des puissants ! POUR UN FÉVRIER NOIR !

-11h25 Il y a un rendez vous demain à la Chateigne pour préparer la journée de samedi de dénonciation des violences d’Etat A partir de 12h et il y aura un covoiturage a 12h samedi a Notre Dame Des Landes pour y aller.


- 10h55
on nous aprrend que des camarades ont vu deux géomètres ou trucs dans le genre accompagné d’une voiture de flics vers le Rosier. Sinon pas beaucoup d’infos peut etre rappeler que les flics sont toujours au 2 carrefour Ardillères/Saulce come tout le temps sauf que depuis quelques jours ils s’avancent a la sortie du champ ou l’on passait pour les éviter.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:33

 

 

Rue89 - Paroles de crise 24/01/2013 à 17h49
Kocila Makdeche | EDJ Sciences-Po
Emilie Tôn | EDJ Sciences Po

 

 

 

Ils s’enchaînent aux grilles de Matignon, envoient une délégation à l’Elysée : les syndicalistes d’ArcelorMittal n’ont pas lâché prise. Mais qu’en est-il des inquiétudes quotidiennes des ouvriers, premiers concernés par les turbulences que connaît actuellement le site de Florange ?

 

Alvaro Collebrusco, métallo chez ArcelorMittal depuis trente ans, est père de trois enfants. Il nous raconte son histoire, ses inquiétudes et ses perspectives pour l’avenir. Alvaro a grandit dans la vallée de la Fensch, ce bassin minier mosellan dont l’industrie du fer décore le paysage depuis la fin du XIXe siècle.

Il a signé en 1982 chez Sollac, l’ancien propriétaire du site de Florange, juste après son service militaire. Deux ans après son embauche, il participe déjà à ses premières grèves. Au fil des années, il voit se succéder les repreneurs. Des crises, il en a connues, mais jamais l’industrie sidérurgique lorraine n’a été aussi proche du déclin.

Soudeur de formation, Alvaro a multiplié les postes au cours de sa carrière : « J’étais en bout de chaîne, et maintenant je suis en début de chaîne ». Il a d’abord été employé dans la « filière froide », où l’acier brut est transformé, pour ensuite être muté dans la « filière chaude », celle des hauts-fourneaux. Jugée non rentable par le propriétaire indien Lakshmi Mittal, c’est cette dernière qui est menacée de fermeture.

 

 

Alvaro Collebrusco, métallo depuis 30 ans (1/3)

Ils sont actuellement 2 600 salariés, comme lui, à travailler à ArcelorMittal Florange. Les derniers hauts-fourneaux du groupe encore en activité en France sont à Dunkerque (Nord-Pas-de-Calais) et à Fos-sur-Mer (PACA), plus profitables du fait de leur proximité avec la mer ; ceux du site mosellan ont été arrêtés en décembre dernier.

« On ne sait pas où on va »

La menace d’un arrêt définitif de ces hauts-fourneaux hante les employés de Florange : « On ne sait pas où on va. Si la filière liquide ferme, il y aura à peu près 650 licenciements », dit Alvaro. Il espère que les emplois supprimés seront absorbés par les départs en retraite, comme l’a promis le gouvernement, mais rien n’est moins sûr.

 

 

Alvaro Collebrusco, métallo depuis 30 ans (2/3)

Après trente ans de boîte, ce n’est pas l’expérience qui manque à ce père de famille. Adepte du « do it yourself », Alvaro est bricoleur et autodidacte. Il n’a pas peur d’une éventuelle reconversion, loin de la chaleur ardente de l’acier en fusion :

« Si je dois finir ma carrière quelque part, même au Luxembourg ou à refaire les trois postes, je passerai par là. On a une famille à nourrir… »

L’expérience peut cependant être un handicap sur le marché de l’emploi. A 52 ans, il a tout de même conscience qu’il ne sera pas facile de signer un contrat dans une autre entreprise. Il espère pouvoir conserver son emploi jusqu’à la retraite : « Si ça tient encore quatre, cinq années, je serai peut-être un peu plus à l’abri ».

 

 

Alvaro Collebrusco, métallo depuis 30 ans (3/3)
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:20

 

 

Rue89 - Panique 23/01/2013 à 18h55
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

 

 

Des médecins mis en cause pour leur proximité avec les labos fabriquant les pilules de troisième génération annoncent une hausse des IVG. Mais rien n’est encore prouvé.

 


Plaquette de pilules (Blmurch/Flickr/CC)

 

La panique sur la pilule est-elle en train de déclencher une augmentation du nombre d’avortements ? Voulant aller plus vite que les statistiques, le Dr. Israël Nisand, célèbre chef du service de gynécologie-obstétrique à Strasbourg, dit avoir vu arriver, dans les deux centres d’IVG qu’il dirige, « des femmes qui ne savent pas bien si elles sont sous deuxième ou troisième génération, ont arrêté la pilule depuis l’annonce du déremboursement en septembre, et ont depuis peur de toutes les contraceptions orales ». Il ajoute :

« Quand on met la panique, il faut bien que quelqu’un paie l’addition. Et ce ne sont ni les médecins ni la ministre qui vont la payer, mais les femmes. »

Nous avons demandé au planning familial d’Alsace, en première ligne sur l’observation des IVG, s’il avait constaté une hausse ces dernières semaines. La réponse est négative.

Le Formindep, association pour une information médicale indépendante, fait remarquer que « ceux qui parlent d’une hausse des IVG ne font que se défendre après leur mise en cause ». Israël Nisand a ainsi été accusé de conflits d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques fabriquant ces pilules.

De même que Marie-Noëlle Laveissière, qui déclarait la semaine dernière sur France Inter : « Nous voyons les taux d’IVG monter dans mon service de façon faramineuse depuis un mois, c’est tragique. » Cette gynéco vantait, il y a dix ans, les mérites de Jasmine, pilule troisième génération qui allait « permettre aux femmes de moins grossir ».

Le « pill scare » anglais, pas totalement clair

Pour éviter de tomber dans la controverse des chiffres, le Dr. Israël Nisand nous prévient que la vérité n’existe pas : on a « cassé le thermomètre des IVG, car près de 10% sont faits en ville, avec des médicaments, dans les cabinets des médecins », et ne rentrent pas toujours dans les statistiques de l’Ined. Ce que dément le cabinet de la ministre de la Santé :

« Depuis leur autorisation en cabinet en 2004 et, en 2009, en centre de santé, de planification ou d’éducation familiale, le nombre de remboursements d’IVG médicamenteuses réalisées hors établissement hospitalier est disponible auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). »

Le meilleur argument du Dr. Nisand est l’exemple anglais : le « pill scare » (la panique autour de la pilule) provoqué par l’alerte sur les pilules de troisième génération en 1995. S’en est suivi une hausse des IVG de 13,7% sur trois ans. Mais la hausse s’est ensuite poursuivie (+8% entre 2000 et 2010), ce qui veut dire que la panique sur un type de pilule ne peut pas être, sur la durée, la seule explication.

La seule chose dont on soit sûr depuis le déferlement médiatique – provoqué par le dépôt de plainte par une jeune fille victime d’un AVC causé par sa pilule Méliane –, c’est que les femmes se réinterrogent sur leur contraception. Et réinterrogent leurs médecins.

Au global, pas de baisse des pilules

Le Dr. Philipe Nicot, généraliste près de Limoges, voit surtout des « demandes de changement de génération de pilule dans un premier temps, car changer de contraceptif, c’est compliqué. »

En général très peu prescrites, les pilules de première génération ont vu leurs ventes progresser de 25% sur les dix premiers jours de janvier par rapport à la même période en 2012. Et, selon les chiffres de l’Ordre national des pharmaciens, les ventes de pilules de troisième génération ont reculé de 6%. D’après les chiffres de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, le volume global des deux générations observées n’a pas diminué.

L’affolement sur les pilules n’aurait donc pas, au vu des chiffres actuellement disponibles, conduit à des arrêts intempestifs faisant peser le risque d’IVG. Pour savoir ce qu’il faut faire si on est angoissée, nous avons interrogé Françoise Tourmen, gynécologue et ancienne responsable d’un centre de planification. Elle conseille :

« Dans un premier temps, vérifiez la génération de la pilule que vous prenez, puis, si c’est une troisième génération [un numéro vert a été mis en place par l’agence du médicament, ndlr], depuis combien de temps vous la prenez, car on sait que le risque est surtout présent sur les trois ou quatre premiers mois et sur la première année de prise de la pilule.

Si elle est prise depuis un an, il faut attendre le renouvellement pour faire un bilan. Lors du bilan, un bon interrogatoire sur les antécédents familiaux et personnels est nécessaire, car il faut savoir s’il y a déjà eu des cas de phlébites. Enfin, lors du passage de la troisième à deuxième génération de pilule, peut-être il faudra-t-il faire des bilans sanguins pour vérifier si le changement est sans danger. »

La bonne nouvelle, estime cette praticienne, c’est que « cette alerte est l’occasion de se rendre compte que la pilule n’est pas un bonbon, et qu’un bon interrogatoire est nécessaire. Si les prescripteurs jouent le jeu, ce sera bénéfique pour les femmes. »

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:13

 

Rue89 - A la cheville 24/01/2013 à 12h55
Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

 

Le géant français de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité récupère un marché de 50 millions d’euros pour les quatre ans à venir.

Le bracelet électronique, autorisé en France depuis 1997, a de belles années devant lui. Devenu la première alternative à la prison, il concerne aujourd’hui plus de 10 000 personnes (il y a 67 000 détenus) et devrait prendre de plus en plus de place dans les aménagements de peine.

Le nombre de condamnés équipés d’un bracelet a été multiplié par quatre depuis 2007. Marotte du ministère de la Justice, le « placement sous surveillance électronique » (PSE, le terme officiel) constitue aussi un secteur économique porteur. Et le groupe Thales vient d’y mettre durablement le pied, dans une décision passée totalement inaperçue.

 

Le bracelet en chiffres
  • 9 497 placements sous surveillance électronique en aménagement de peine,
  • 607 dans le cadre d’une surveillance électronique de fin de peine (Sefip),
  • les personnes sous surveillance électronique représentent 17% de l’ensemble des condamnés sous écrou,
  • 47 personnes sous surveillance mobile (libération conditionnelle, mesure de sûreté),
  • 209 personnes assignées à résidence sous surveillance électronique (alternative à la détention provisoire).

Source : ministère de la Justice, chiffres du 1er août 2012.

Tous les quatre ans, une entreprise ou un groupement d’entreprises sont désignées pour louer les bracelets et logiciels à l’administration pénitentiaire, s’occuper de la maintenance, de la télésurveillance et de la formation des personnels.

Pour la période 2013-2017, c’est donc Thales, le géant français de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité, qui vient de reprendre le marché.

L’entreprise a remporté en décembre, face à quatre concurrents, l’appel d’offre lancé en mars. Même s’il s’agit d’un marché public, de nombreux aspects du contrat sont couverts par le secret-défense et le secret industriel. Rue89 a pu consulter les rares éléments mis à disposition du public au siège de l’administration pénitentiaire.

Pour mettre en place le bracelet électronique, Thales prend la tête d’un groupement composé de :

  • Thales services, sa filiale spécialisée dans l’informatique ;
  • Thales communication et sécurité ;
  • G4S, une entreprise britannique de sécurité, rendue célèbre par l’épisode malheureux des JO de Londres où elle s’est révélée incapable d’honorer son contrat. Pour le bracelet électronique français, G4S se charge des solutions logicielles ;
  • Telem, filiale du groupe Onet (propreté, services et sécurité) depuis 1996.

50 millions d’euros sur quatre ans

Le groupement conduit par Thales succède à Datacet, prestataire du bracelet électronique depuis 2009. La PME basée à Antony (Hauts-de-Seine), bénéficiait d’un marché de 60 millions d’euros sur quatre ans. Le bracelet électronique représentait 30% de son chiffre d’affaires.

Datacet aussi faisait appel aux logiciels de G4S. Les boîtiers étaient fabriqués en Pologne, dans une ville industrielle voisine de Gdansk, avant d’être fournis à l’administration pénitentiaire française.

Avant 2009, c’était une entreprise israélienne, Elmo-Tech, qui proposait ses outils. Les marchés étaient alors négociés au niveau de chaque région. Trop cher, trop disparate, a estimé la Cour des comptes : mieux vaut un seul marché national.

D’après les prévisions du ministère de la Justice, 13 500 personnes pourraient être placées sous surveillance électronique en 2015. Thales reprend donc un marché en pleine expansion, avec de fortes perspectives d’amélioration technique.

 


Un employé de l’administration pénitentiaire du pôle régional de surveillance d’Haubourdin (Nord), installe un bracelet électronique à la cheville d’un détenu, le 16 juin 2008 (Denis Charlet/AFP)

 

Le contrat 2009-2013 coûte moins cher que le précédent : 50 millions d’euros sur quatre ans. L’attribution du marché dépendait à 70% de critères techniques, et à 30% du critère de prix. Et Thales a déjà fait ses preuves en matière de solutions de surveillance.

L’entreprise semble se repositionner sur les marchés de la justice : elle a déjà obtenu en 2010 l’énorme chantier des écoutes judiciaires. Sollicité, Thales n’a pas souhaité commenter pour l’instant l’attribution du marché du bracelet électronique. Elle devrait communiquer sur le sujet quand elle recevra le feu vert du ministère de la Justice.

Le déploiement du nouveau bracelet électronique doit commencer au deuxième semestre 2013, d’abord dans une région pilote, pour tester « d’éventuelles fragilités », explique-t-on à l’Administration pénitentiaire, puis dans tout le pays.

Le contrat prévoit aussi que Thales prenne en charge le dispositif de protection antirapprochement (Depar), pour les conjoints violents. Mais selon nos informations, ce projet a été abandonné entretemps par le ministère de la Justice.

Le bracelet, solution miracle ?

Le bracelet électronique semble plus efficace que la prison en terme de récidive. D’après l’étude des démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, seuls 23% des placés sont à nouveau condamnés à de la prison ferme dans les cinq ans après la fin de leur peine. Contre 63% des ex-détenus.

Il est aussi moins cher. Une journée en prison coûte entre 60 et 80 euros par détenu ; le bracelet électronique, entre 12 et 14 euros.

Pour autant, est-il vraiment la solution miracle ? En raison de dysfonctionnements techniques ou de difficultés pour le condamné à le supporter, il peut dans certains cas être vu comme « pire que la prison ». Il est arrivé que des bracelets sonnent en permanence, montrant que cette solution est encore en rodage.

En 2010, répondant à une question du sénateur UMP Christian Vanneste, le ministère de la Justice soulignait « qu’aucune étude n’a pour l’instant été réalisée sur les impacts psychiques du placement sous surveillance électronique sur les personnes » :

« En 2010 (du 1er janvier au 13 octobre 2010), douze actes auto-agressifs concernant des personnes sous main de justice placées sous surveillance électronique ont été recensés par la direction de l’administration pénitentiaire. Ils ont été suivis d’une hospitalisation. »

Interrogée par Le Monde, une secrétaire nationale de la CGT pénitentiaire dénonçait quant à elle « le poids des lobbies de l’industrie du contrôle et de la punition » dans la politique carcérale française.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:08

 

Le Monde.fr avec AFP | 24.01.2013 à 10h43 • Mis à jour le 24.01.2013 à 11h30

 
A la fin du mois de décembre, l'Espagne comptait 5 965 400 chômeurs, soit 187 300 de plus qu'au trimestre précédent.

Alors que le pays reste plongé dans la récession et soumis à un effort de rigueur sans précédent, le chômage espagnol a continué de grimper. Il s'est établi à 26,02 % de la population active au dernier trimestre 2012 contre 25,02 % au troisième trimestre, selon les chiffres officiels publiés jeudi 24 janvier.

A la fin du mois de décembre, l'Espagne comptait 5 965 400 chômeurs, soit 187 300 de plus qu'au trimestre précédent, a annoncé l'Institut national de la statistique. Les prévisions du gouvernement, qui tablait sur un taux à à 24,6 % pour la fin 2012, sont ainsi largement dépassées.

 

 LOURD DÉFICIT PUBLIC

Cette nouvelle poussée du chômage s'ajoute à l'aggravation probable de la récession dans laquelle est plongée la quatrième économie de la zone euro depuis la fin 2011. Selon les prévisions de la Banque d'Espagne, le produit intérieur brut du pays pourrait se replier de 0,6 % entre octobre et décembre, soit le recul le plus marqué sur un trimestre depuis plus de trois ans.

Afin de réduire son lourd déficit public, l'Espagne a lancé un vaste programme de rigueur visant à récupérer 150 milliards d'euros entre 2012 et 2014, dont 39 milliards en 2013, qui complique le retour à la croissance et à l'emploi.

 

Pour aller plus loin : Bruxelles salue les efforts de Madrid, mais maintient sa surveillance

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:01

 

Le Monde.fr | 24.01.2013 à 08h56 • Mis à jour le 24.01.2013 à 14h58 Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme


 
La Cour de justice de la République (CJR) avait décidé, le 4 août, d'ouvrir une enquête sur Christine Lagarde, pour le rôle qu'elle a joué dans l'affaire Tapie-Crédit lyonnais.

L'affaire Lagarde-Tapie a connu une brutale accélération, jeudi 24 janvier au matin. Les policiers de la brigade financière ont mené, à Paris, deux spectaculaires perquisitions, aux domiciles de Bernard Tapie et de l'actuel PDG de France Télécom, Stéphane Richard. Les enquêteurs ont agi sur commission rogatoire de trois juges du pôle financier parisien, Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut, qui conduisent depuis septembre 2012 une information judiciaire ouverte initialement pour "usage abusif de pouvoirs sociaux et recel de ce délit" au préjudice du Consortium de réalisation (CDR), la structure créée en 1995 afin de gérer le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite.

Cette procédure vise les conditions dans lesquelles a été réglé l'arbitrage du conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, le CDR étant soupçonné d'avoir favorisé les intérêts de l'homme d'affaires dans le cadre de la procédure d'arbitrage mise en œuvre fin 2007 afin de mettre un terme au litige l'opposant à la banque publique dans le cadre de la cession d'Adidas. En juillet 2008, un tribunal arbitral avait accordé un total de 403 millions d'euros à M. Tapie.

La veille des deux perquisitions, mercredi, les juges de droit commun, qui travaillent en concertation avec les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR), ont obtenu du parquet de Paris l'extension de leur saisine aux faits de "détournement de fonds publics" et de "faux".

 

M. TAPIE REÇU À DE NOMBREUSES REPRISES PAR M. SARKOZY

L'enquête pourrait aussi éclabousser Nicolas Sarkozy, président de la République au moment des faits. Selon nos informations, le juge Jean-Michel Gentil, chargé à Bordeaux de l'affaire Bettencourt, dans laquelle l'ex-chef de l'Etat est témoin assisté, a récemment transmis aux magistrats de la Cour de justice une copie de certains agendas de M. Sarkozy susceptible d'éclairer leur enquête.

Il apparaît que sur la période-clé 2007-2008, M. Tapie a été reçu à de nombreuses reprises par M. Sarkozy, d'abord au ministère de l'intérieur, puis à l'Elysée, une fois ce dernier élu président de la République, en mai 2007. L'homme d'affaires, proche de M. Sarkozy, a appelé à voter pour lui lors des élections présidentielles de 2007 et 2012. Les agendas transmis par M. Gentil attestent également de rencontres entre M. Sarkozy et Pierre Mazeaud, l'un des trois arbitres (avec Pierre Estoup et Jean-Denis Bredin) choisis pour trancher le litige.

Entendu par les enquêteurs, M. Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, a assuré avoir cessé toute relation avec Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier annonça en janvier 2009 son projet de suppression des juges d'instruction.

Par ailleurs, les enquêteurs ont désormais entre les mains une lettre anonyme, expédiée dans une enveloppe à entête du ministère des finances. Ils aimeraient bien en connaître l'auteur. Ce courrier a été adressé à François Bayrou. Dans cette missive, dont le président du Modem a confirmé au Monde l'existence, le "corbeau" assure que Mme Lagarde ne saurait être tenue responsable d'une procédure qui lui aurait été imposée par l'ex-avocat de M. Tapie, Jean-Louis Borloo (éphémère ministre des finances entre mai et juin 2007) et Nicolas Sarkozy. "C'était une 'note blanche' que j'ai immédiatement transmise à la justice", explique M. Bayrou.

L'enquête des trois juges est le pendant de l'instruction ouverte, en août 2011, par la CJR pour "complicité de détournement de biens publics" et "complicité de faux", procédure qui vise explicitement l'actuelle patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui était à l'époque des faits ministre de l'économie et qui avait, via le directeur de son cabinet, Stéphane Richard, donné son feu vert à un arbitrage privé, puis refusé d'exercer un recours contre la sentence alors que plusieurs spécialistes l'y encourageaient.

 

CHRISTINE LAGARDE PROCHAINEMENT CONVOQUÉE

La pression devrait maintenant s'accroître sur les épaules de Mme Lagarde, qui sera prochainement convoquée par la CJR, sous un statut qui reste à déterminer (témoin assisté ou mise en examen). Dans son rapport de saisine de la CJR, en mai 2011, Jean-Louis Nadal, alors procureur général près la Cour de cassation, avait mis en avant "l'implication personnelle de la ministre" dans le dossier, l'accusant d'avoir "constamment exercé ses pouvoirs ministériels pour aboutir à la solution favorable à Bernard Tapie".


Bernard Tapie, lors de son audition à l'Assemblée nationale, dans le cadre de l'affaire Adidas, en septembre 2008.

 

Dans la plus grande discrétion, l'homme d'affaires a fait parvenir le 28 juillet 2012 aux magistrats de la CJR, par l'entremise de son avocat Me Maurice Lantourne, un mémorandum destiné à démontrer que "la saisine de la Cour de justice est irrégulière". Selon le conseil de M. Tapie, les neuf parlementaires socialistes – parmi lesquels figurait Jean-Marc Ayrault –, plutôt que s'adresser à M. Nadal, auraient dû saisir, en avril 2011, "la commission des requêtes, qui était seule compétente pour recevoir leur plainte".

Par ailleurs, selon Me Lantourne, "cette plainte était irrecevable puisque les plaignants n'ont subi aucun préjudice personnel". Enfin, l'avocat observait que, dès octobre 2009, M. Ayrault avait été débouté par le tribunal administratif de Paris de sa requête en contestation de la décision de Mme Lagarde. "En conséquence, M. Ayrault ne pouvait saisir une juridiction pénale des mêmes faits", selon Me Lantourne.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Un communiqué transmis au "Monde" par Bernard Tapie relatif à ces perquisitions

 

 

"Je confirme qu'une perquisition a eu lieu ce matin à mon domicile.
Les conditions de cette mesure ont été correctes et professionnelles. Elle a commencé à 7 h 30 et s'est terminée à 10 h 30, sans qu'aucun document n'ait été saisi. Je n'ai aucun autre commentaire à faire à l'instant. Je m'expliquerai sur cette affaire, si cela me paraît nécessaire.

Je rappelle que j'ai eu l'occasion de le faire de manière exhaustive, pendant près de quatre heures, devant la commission des finances à l'Assemblée nationale à l'automne 2008 et j'invite ceux qui sont intéressés aux détails de cette affaire de visionner cette intervention."

Bernard Tapie


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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:43

 

 

LE MONDE | 24.01.2013 à 12h38 • Mis à jour le 24.01.2013 à 12h57 Par Stéphane Foucart

 

Une grande tension s'est installée entre la presse scientifique française et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), suspecté de censurer ses chercheurs.

Sylvestre Huet, président de l'Association des journalistes scientifiques de la presse d'information (AJSPI)  , et journaliste à Libération, a adressé, mi-janvier, une protestation écrite à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, déplorant un "comportement inacceptable du BRGM dans ses relations avec les journalistes".

L'affaire a éclaté après que plusieurs membres de l'AJSPI se sont plaints de difficultés à interroger des scientifiques de l'"établissement public spécialiste des applications des sciences de la Terre" sur des sujets comme le gaz de schiste ou le stockage géologique du dioxyde de carbone (CO2).

 

QUESTIONS ÉCRITES

En particulier lorsque le projet européen de séquestration de CO2 Ulcos était censé permettre de maintenir en fonctionnement les hauts-fourneaux de Florange (Moselle), plusieurs journalistes demandant des informations techniques se sont vu interdire l'accès aux chercheurs du BRGM.

Chose inhabituelle pour un organisme de recherche, le service de presse de ce dernier est assuré par Hill + Knowlton, une agence de relations publiques. D'après des échanges de correspondance rendus publics par l'AJSPI, Hill + Knowlton demande aux journalistes d'envoyer des questions écrites, y compris sur des sujets purement techniques comme le stockage du CO2...

En 2011, l'AJSPI voulait organiser une rencontre avec des scientifiques du BRGM sur le thème du gaz de schiste : impossible. Une confirmation d'information sur les ressources aurifères en France ? Impossible. Une réaction de géologues après la condamnation de leurs confrères italiens dans le procès de L'Aquila ? Impossible. Un chercheur de l'institution est joint directement ? Il demande aussitôt au journaliste de passer par Hill + Knowlton, faute de quoi il ne peut s'exprimer, même sans être cité... "La plupart du temps, les relations avec les journalistes se passent bien", répond-on cependant à l'agence.

 

NON-COMMUNICATION

Pierre Vassal, directeur de la communication du BRGM, assure que "les chercheurs du BRGM sont libres de s'exprimer, dans le respect des partenariats qui existent avec d'autres structures".

Sur nombre de sujets, l'organisme travaille en effet avec des entreprises. Des courriels internes datés du 14 janvier cités par le président de l'AJSPI sur son blog, et que Le Monde a pu consulter, montrent pourtant que la présidence du BRGM assume pleinement sa politique de communication – ou de non-communication. "N'importe quel journaliste ne peut pas joindre n'importe quel chercheur comme cela", précise dans un message interne le président de l'organisme, qui ajoute : "Organisme public ne veut pas dire que l'on est obligé de communiquer au public."

Pourtant, selon l'entourage de la ministre Geneviève Fioraso, "le BRGM est soumis aux mêmes règles de communication que les autres organismes publics de recherche".

Stéphane Foucart

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