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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 19:03

 

 

Frontière sino-coréenne, envoyé spécial

« La nuit, toutes les lumières sont éteintes, on ne voit que les étoiles ! » Aux visiteurs de passage, madame Piao sert de la soupe de choux, des raviolis de porc et de céleri, arrosés d’une bière américaine. Dans sa pièce baignée de soleil, deux tables sont dressées sur une estrade de lino jaune, chauffée par le dessous. Le téléviseur est branché sur une chaîne chinoise d’informations en continu. Au-dessus du comptoir, la patronne a disposé des bouteilles d’alcool de riz, des cartouches de cigarettes Hongtashan et une statue du général Yu Fei, combattant glorieux sous la dynastie des Song, devenu un symbole de loyauté pour tous les Chinois.

 

 

Comme chaque midi, par la fenêtre de son petit restaurant qui borde le fleuve-frontière Tumen, madame Piao observe Sambonggok, une ville de Corée du Nord où les horloges ont une heure d’avance. Guère besoin de jumelles pour assister à la patrouille de soldats nord-coréens, fusil d'assaut en bandoulière, au pied d’une montagne sans arbres, rasée de près. Aujourd’hui, ils ruminent contre deux employés de China Telecom. De l’autre côté des barbelés, ces techniciens fluets installent quatre antennes relais pour le réseau 3G.

 

Soldats nord-coréens à la frontière avec la Chine  
Soldats nord-coréens à la frontière avec la Chine © Jordan Pouille

Aucune voiture sur le bitume de Sambonggok. Les gens se déplacent à pied, le long de la voix ferrée, ou à bicyclette. Derrière des ateliers abandonnés, des gamins se bagarrent autour d’une luge rafistolée. Chaque allée de maisons mène vers un étroit tunnel, peut-être un abri antiaérien, creusé dans la roche. Puis une locomotive diesel d’une autre époque pénètre dans une gare ornée du portrait de Kim Il Sung, le fondateur de la Corée du Nord. Le train ramène deux wagons chargés de sacs, peut-être des céréales. Ou du ciment. Deux écriteaux rouges et blancs rendent hommage au nouveau chef suprême, installé à la mort de son père Kim Jong Il, le 17 décembre 2011 : « Longue vie au grand leader Kim Jong Eun ! », « Nous remercions le grand général Kim Jong Eun ! »


Une gare en Corée du Nord, à la frontière avec la Chine  
Une gare en Corée du Nord, à la frontière avec la Chine © Jordan Pouille

« Vous voyez : de loin, ils ne sont pas plus tristes que chez nous », plaisante madame Piao. Il y a encore dix ans, une usine à papier – construite par les Japonais pendant l’occupation de la Mandchourie entre 1931 et 1945 – faisait vivre Kaishan, une petite ville chinoise, quelques kilomètres plus bas. En 1984, une société danoise a offert un système de traitement des rejets toxiques. Déversé dans la rivière, le chlore servant à blanchir la cellulose était devenu un objet de discorde avec les Nord-Coréens, qui leur livraient leurs billots de bois via un pont relié directement à l’usine. Quand les arbres ont disparu, l’usine a été plongée dans l’agonie. De 6 000 employés, ils ne sont plus que 400 à travailler dans cette unité de Chenming Group, le géant du papier en Chine.

 

Poste-frontière de Tumen  
Poste-frontière de Tumen © Jordan Pouille

 

Narguer les Nord-Coréens


Dans la ville de Yanji 
Dans la ville de Yanji© Jordan Pouille

 

Les rues de Kaishan sont donc abandonnées, les trottoirs envahis de mauvaises herbes, le pont de béton tout craquelant. Les habitants ont rejoint Yanji, le chef-lieu de la préfecture autonome coréenne de Yanbian (subdivision de la province chinoise du Jilin), pour trouver du travail. Mais madame Piao est restée. Il y a cinq ans, à la sortie de Kaishan, cette ouvrière a racheté l'infirmerie pour une poignée de yuans et l'a aménagée en restaurant routier.

Grâce aux nouvelles voies goudronnées qui desservent les villages frontaliers de Xiahe, Guangzhaocun, Xiaquanping, les commerçants de Yanji se déplacent en camionnette pour s’approvisionner directement chez les paysans. « Ils viennent négocier ici, autour d'une bouteille. Maintenant, il n'y a plus d'intermédiaire. Le maïs rapporte entre 30 000 et 70 000 yuans (8450 euros –ndlr) par an et par famille », se réjouit ce vieux fermier avant d'enfiler une parka et de quitter sa cantine en titubant, assommé par l'alcool de riz.

 

Une ferme rénovée  
Une ferme rénovée © Jordan Pouille

 

Par ici, les maisons rurales ont toutes été rénovées grâce à un « programme de développement scientifique » financé par le Parti local. L’été dernier, des toits métalliques rouges et bleus ont remplacé le chaume. Éclairées la nuit aux lampadaires photovoltaïques, les allées de ciment bordant les jardinets servent, le jour, à faire sécher les grains de maïs à l'air ambiant. S’ils avaient souhaité narguer les Nord-Coréens d’en face, avec leurs maisons aux murs décatis et leurs propagandes zélées, les officiels locaux ne s’y seraient pas pris autrement ! Côté chinois, on a gardé ce message de pierres blanches sur la colline, visible depuis les cimes nord-coréennes : « Longue Vie au Président Mao ! »

Le paysage est mirifique, presque enchanteur, pour des Nord-Coréens frappés par une économie exsangue, soumise à un embargo international bloquant leurs exportations. Certes, lors de son discours télévisé du 1er janvier, Kim Jong Eun a atténué sa rhétorique guerrière à l’égard de la Corée du Sud et même évoqué une réunification. Puis il a promis « un virage radical afin de construire un géant économique ». Et le naturel est revenu au galop : « Le pays ne peut se développer qu'à la condition de bâtir sa puissance militaire dans tous les domaines. » Kim Jong Eun n’entend donc pas interrompre ses essais nucléaires.

Dans ces conditions, la Chine est-elle toujours son meilleur allié ? En avril 2012, Dai Bingguo, le plus haut diplomate chinois, recevait son homologue Kim Yong et promettait « d’œuvrer à promouvoir à un stade supérieur les relations sino-nord-coréennes d’amitié et de coopération ». Aujourd'hui, le ton change et la Chine valide les nouvelles sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU contre Pyongyang : « Il semble que la Corée du Nord n'apprécie pas les efforts de la Chine. Si la Corée du Nord se livre à de nouveaux essais nucléaires, la Chine n'hésitera pas à réduire son aide », peut-on lire dans un éditorial du Global Times, le journal officiel.

 

Une femme se vend entre 600 et 1 200 euros

 

Sur la frontière entre la Chine et la Corée du Nord 
Sur la frontière entre la Chine et la Corée du Nord© Jordan Pouille

 

Après la mort de Kim Jong Il, les autorités chinoises ont craint un afflux de réfugiés et rendu plus difficile le franchissement de la frontière. « Ils ont refait tous les barbelés. Les poteaux de bois ont été remplacés par des pylônes de béton plantés à 1 mètre de profondeur », dit madame Piao, notre restauratrice. Des détecteurs de mouvements trônent au bord de la rivière gelée, des caméras de télésurveillance nocturne sont dissimulées dans la canopée. Contre une indemnité, des vieillards en chasuble jaune patrouillent au milieu des champs, une torche à la main, prêts à alerter la police en présence de transfuges affamés. Malgré la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, la Chine s’empresse de les rapatrier, leur offrant un place de choix dans les camps de travail ou le peloton d'exécution pour les récidivistes.

« Avant, les policiers nous terrorisaient en décrivant les Nord-Coréens comme des cannibales. Alors quand quelqu'un franchissait la rivière et arrivait chez nous, c'était la panique au village, les paysans s'enfermaient à double tour. Moi, j'allais me réfugier en ville », se souvient madame Piao. Et puis un jour, sans prévenir, l’un d’eux a déboulé dans son restaurant. Par son accent, sa maigreur, ses braies toute reprisées, il n’avait rien de ces Chinois d’ethnie coréenne formant 40 % de la population du Yanbian. Le jeune homme n'était pas agressif, il voulait simplement manger à sa faim, avant de pouvoir traverser la rivière à nouveau et rentrer chez lui. La cuisinière n’a pas bronché. « Il a bu et mangé pendant deux heures. Sans interruption et sans dire un mot. Et puis il est mort, en silence…, là où vous êtes assis. Les flics ont emporté le corps dans un grand sac et ont dit qu’ils ne toléreraient plus une telle hospitalité. Je suis triste quand j’y repense. »

Dehors, de nouveaux panneaux en inox et en quatre langues exhortent quiconque à ne pas photographier, ne pas pêcher dans la rivière, ne pas saluer les Nord-Coréens sur l’autre rive. Les sanctions sont redoutables : « 5 000 yuans pour non-délation, 15 000 yuans (1 800 euros – ndlr) pour assistance », chuchote un client assis à la table voisine. « Parfois, notre police les dépose à un poste-frontière. Et les militaires d’en face les réceptionnent en leur transperçant l'épaule ou le nez avec un crochet, Ils les tirent comme des vaches. Tout le monde hurle, c’est épouvantable », assure-t-il, en se tirant les narines avant de se pincer la clavicule.

 

Femme chinoise d'ethnie nord-coréenne  
Femme chinoise d'ethnie nord-coréenne © Jordan Pouille

 

En remontant vers Tumen, ville frontalière que traversait le train blindé de Kim Jong Il pour se rendre en Chine, nous faisons connaissance avec Hong, chauffeur de taxi. Après une heure de route à longer le fleuve clôturé, il nous explique fièrement comment son oncle s'est converti au trafic d'êtres humains, en vendant neuf femmes nord-coréennes à des paysans chinois esseulés. Tarif : entre 5 000 et 10 000 yuans (1 200 euros) par tête. Des réfugiées qu’il cueillait sans difficulté. « Je crois qu’elles ne demandaient pas mieux. Et puis, il en a gardé une qu’il n’arrivait pas à vendre parce qu’elle boitait depuis une chute par-dessus les barbelés. Quand ces deux-là venaient manger à la maison, elle ne parlait pas. Donc je ne connaissais rien de sa vie d'avant. Sauf le jour où elle a supplié mon oncle de la laisser retrouver sa sœur, cachée dans le Shanxi. Alors, il a pris sa camionnette et il l'a ramenée ici. Elle était très jolie. » Mais pas de ménage à trois : « Il a réussi à revendre la boiteuse… et il a gardé sa sœur. »

À Tumen, plusieurs centaines d'ouvrières nord-coréennes ont été embauchées l’an dernier par une usine de sous-vêtements, au terme d’un accord expérimental entre les deux pays. On apprend qu'elles vivent et travaillent dans des ateliers séparés, contre 75 euros par mois, heures supplémentaires comprises : un tiers du salaire local ouvrier.

 

30 yuans la passe : 3,7 euros

Les moins chanceuses deviennent des travailleuses du sexe et échouent dans des bordels de Tumen, Changchun ou Yanji. Comme au Pont de l’Arc-en-ciel, un karaoké poisseux aux néons roses, que nous fait découvrir Hong, notre chauffeur intrépide, également rabatteur à ses heures perdues. À chaque passe de 300 yuans (37 euros), il empoche 100 yuans… contre 30 yuans pour les filles, 15 si elles sont nord-coréennes. Comme l’établissement est modeste, c’est aux filles de gérer seules les clients ivres et violents. Mais que fait la police ? Hong sourit. « Le Pont de l’Arc-en-ciel est en concurrence frontale avec La Rivière dorée et Le Temple de jade… tenus par les flics. À Yanji, ils contrôlent la majorité des bordels ! »


Bordel clandestin à Yanji  
Bordel clandestin à Yanji © Jordan Pouille

 

Dans un autre bordel tout proche, camouflé en salon de massage, on n'emploie plus que des filles chinoises, souvent de jeunes paysannes, d’ethnie Han, qui rêvent de convoler en justes noces avec leurs clients. « L’an dernier, nous avions une Nord-Coréenne », se souvient Lili, la vingtaine, en chemisier vert et jupette tâchée. Elle est d’astreinte entre midi et 4 heures du matin, dans une cabine exiguë qui infuse le tabac et le déodorisant. « Elle parlait peu mais elle était très belle. Elle vivait enfermée ici. Et puis un jour, son propriétaire l’a reprise car la patronne du salon n’en voulait plus. Au départ, elle était maigre et ça plaisait aux clients. Mais elle mangeait tellement qu’on la croyait enceinte de neuf mois. »

Parfois, les Nord-Coréennes tentent l’exil vers Séoul via la Chine, pays de transit, puis la Mongolie ou l’Asie du Sud-Est, où elles sont prises en charge et envoyées vers la Corée du Sud. Dans leur épuisant périple, elles sont aidées par des associations protestantes sud-coréennes, elles-mêmes subventionnées par les États-Unis. Ces organisations gèrent, en amont, des refuges illégaux, dissimulés dans des immeubles anonymes tout près de la frontière sino-nord-coréenne. Les descentes policières chinoises sont leur hantise.

À Yanji, nous devions retourner voir un orphelinat, où sont accueillis les enfants mixtes de femmes renvoyées en Corée du Nord ou réfugiées à Séoul. Mais le matin du rendez-vous, l’email en anglais d’un pasteur sud-coréen annulait la rencontre : « Malheureusement, l’orphelinat a été fermé après le kidnapping de la journaliste américaine Laura Ling (libérée après une médiation de Bill Clinton en août 2009 – ndlr). Il est toujours périlleux de secourir les orphelins nord-coréens et les films de la journaliste constituaient des preuves de notre action aux mains des autorités nord-coréennes. Nous avons donc retiré notre équipe et fermé l’orphelinat. Heureusement, les enfants vont bien. Certains ont même rejoint la Corée du Sud. »

En juillet dernier, quatre pasteurs sud-coréens incarcérés en Chine pour « atteinte à la sûreté de l’État » furent échangés contre des prisonniers chinois. Si l’on ignore combien de Nord-Coréens vivent illégalement en Chine, ils sont 700 à avoir trouvé refuge en Corée du Sud en 2012, contre 1 400 en 2011.


Ce Chinois d'ethnie coréenne rejoindra Séoul après sa formation  
Ce Chinois d'ethnie coréenne rejoindra Séoul après sa formation © Jordan Pouille

 

Depuis 1992, la Corée du Sud ouvre aussi ses portes aux Chinois dont les ancêtres sont originaires de la péninsule. Et le Yanbian en profite : sur ses 2,2 millions d’habitants, 800 000 sont d’ethnie coréenne, répartis sur les 522 kilomètres de frontière nord-coréenne. Toutes ces familles ont au moins un membre expatrié. La plupart sont embauchés comme ouvriers, sur la chaîne de production des usines LG, Samsung, Kia ou Hyundai. Et envoient leurs salaires directement en Chine. Grâce à leurs économies, ces Joseonjok – terme employé pour désigner cette diaspora – participent à l’essor d’une nouvelle classe moyenne rêvant d’une berline, d’un appartement spacieux et de virées dominicales dans des centres commerciaux surchauffés.

À Yanji, les promoteurs immobiliers démolissent les anciens immeubles, des blocs sans âme rongés par le vent du Nord, et érigent des tours orange ou bleues de trente étages, aux toits de bardeaux leur offrant un parfum d'exotisme coréen. Les grues jaunes côtoient une voie ferrée suspendue qui, une fois terminée, accueillera le train rapide. À la fin de l'hiver, les maçons reprendront la construction de Baili (« 100 % profit »), une galerie marchande en centre-ville dont les palissades de chantier promettent, par de grossiers photomontages, une boulangerie sud-coréenne Paris Baguette, un Apple Store et une boutique de stylos Montblanc.


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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:56

 

 

zad.nadir.org

samedi 26 janvier 2013, par zadist

 


A propos de la marche de Lille, nous avons supprimé les liens vers le blog de la marche qui est clairement tenue par des personnes de tendance conspirationniste antisémite, nous sommes impressionnés de la facilité des fascistes à reprendre le ZAD Partout en tête de ce blog, comme quoi la récupération ça les connait et ne leur pose pas de problèmes. Nous ne voulons pas généraliser et dire que l’intégralité des participant-e-s sont des fachos mais nous rappelons que nous ne voulons aucun lien, ni solidarité avec ces individus/groupe néofascisant ou conspi au prétexte que l’on est tous et toutes unies contre l’aéroport, vous n’êtes clairement pas les bienvenues ici !

Aujourd’hui 25 janvier l’occupation militaire dure depuis 60 jours (pour une opération débutée il y a 104 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 61 jours pour l’un et 40 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir :
Comité de soutien aux inculpé-e-s
« Le Gué »
44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos couriers directement :
Centre Pénitentiaire
Quartier Maison d’Arrêt
Cyril n° d’écrou 57360
rue de la Mainguais
44300 nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Accueil "hors contrôle"  : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad  : 06 38 17 36 19
- Marre des routes bloquées ? Dimanche 27 janvier : Action Yes Chicanes sur la ZAD plus d’info ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


pas toutEs les auteur-e-s de Flash info sont francais-e-s ! On demande votre compréhension pour les fautes d’orthographe et syntaxe !

Fil d’Info

- reçu : En cette journée internationale des violences, une triste info, si vous pensez que cela à sa place sur votre site : http://istanbul.blog.lemonde.fr/201...

- Nantes. Futur aéroport : un élu écologiste quitte sa vice-présidence à la Région - merci pour cette acte conséquent et courageuse, c’est possible alors !

- 18h34  : Les gendarmes prennent plus en plus de territoire. Décomplexé et provocante. Les contrôles se passent aussi bien plus désagréable que par habitude. Ils sont dans les champs pour contrôler les gens qui passent a pied. Cons.

- 16h30 Les flics sont avancés a 3 ou 4 au bout des entrés des champs par lesquels on passe pour les esquiver au carrefour de la Saulce, alors si vous passez par là ouvrez l’oeil ! Toute la semaine il y a moyen de venir aider au champ hors controle pour isoler l’aceuil, du drainage, construire des allées sur pillotis...a partir de 12h tout les jours. De l’actualité chez les élus Nantais article de presse océan

- Saboter Vinci, c’est saboter... un peu tout ! Vinci, une bonne image du Capital qui a su se rendre nécessaire (du moins momentanément) en se mêlant absolument de tout ! "Courants forts et courants faibles pour un lycée Cegelec Loire Océans et Cegelec Rennes Projets (VINCI Energies France) ont remporté les lots courants forts et courants faibles du lycée de l’île de Nantes (Loire-Atlantique), qui ouvrira ses portes à la rentrée 2014. La construction est menée par un groupement comprenant notamment Sogea Atlantique (VINCI Construction France) pour un montant global de 50,2 M€. Montant du contrat pour Cegelec : 3,6 M€. (http://www.vinci.com/vinci.nsf/fr/n...)

- 12h15 : aux Ardillères, les flics essairaient aussi de contrôler les voitures qui vont en direction du Chêne des Perrières. Demandez leur arrêté si vous passez par là !

- On nous demande de relayer Déforestation : le scandale du saccage du Plateau d’Avron

- 11h45 : il y aurait des controles de gendarmerie à 3 endroits différents au bourg de Grandchamps.

- 11h30 : les flics aux Ardillères ont un arrêté préfectoral pour fouiller les véhicules et contrôler les passagers.

Ce samedi à 14h sur France Inter dans CO2 mon amour, il y aura Thierry Masson, du collectif de pilotes qui doutent de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

- 11h15 : à la barricadu du chemin de Suez, des camarades sont arrivés en renfort et les gendarmes ont reculé. Restons vigilants !

- 10h50 : les flics avancent vers la barricade est qui protège la Châtaigne sur le chemin de Suez. Besoin de renforts là bas !

Des géomètres ont été vus (et finalement sortis) dans les champs autour du Rosier jeudi 24, en train de marquer le tracé du barreau routier, il y a des chances pour qu’illes y soient encore : n’hésitez pas à leur dire ce que vous pensez d’elleux quand vous les croisez !

- 9h : des flics contrôlent et notent les noms (au moins des automobilistes) aux Ardillères. Ils sont aussi au carrefour du Moulin de Rohanne (Fosses Noires - D 81)


Les RDV d’aujourd’hui

Samedi 26 janvier

- Journée internationale de dénonciation des violences d’état à Nantes à 15h place de la Petite Hollande

- Nantes : manif mensuelle contre l’aéroport et son monde samedi 26 janvier, 14h, place Royale Contre l’aéroport, la métropole et son monde. Organisé par le Collectif Nantais Contre l’Aéroport

- Aix-en-Provence : créons des espaces d’expressions publiques festifs et artistiques là ou nous le voulons !Place du Palais de Justice, A 11 heures.

Victimes d’irréparables violences policières plus de 120 blessé(e)s en deux jours lors de la dernière opération policière et d’une forte répression politique (des centaines de procès et d’arrestations, et deux prisonniers politiques à ce jour), des occupant(e)s de la ZAD - Zone à Défendre contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes - auxquels s’associe l’ACIPA, lancent une invitation à dénoncer publiquement les violences d’Etat le 26 janvier, dans toutes les villes de France et d’ailleurs.

Ces violences ont été extraordinairement choquantes, mais les occupant(e)s politiques de la ZAD ne sont évidemment pas les seuls à subir des violences d’Etat. Violences symboliques, légales, judiciaires, policières, militaires, institutionnelles, présomption de culpabilité, discriminations, humiliations, déportation de sans-papiers, contrôle de nos vies... sont autant de formes de violences ordinairement subies par la population. Invitation est donc lancée à toute personne qui se sentirait concernée à dénoncer aussi ces autres formes de la violence d’Etat.

Cet appel porte au delà des frontières, en résonance avec d’autres luttes contre la dictature économique et les grands projets inutiles qui l’accompagnent, en Italie (No TAV), en Espagne, en Russie (Kimski), au Brésil (Mouvement des Sans-Terre)... et localement, contre tous les GPII Grands Projets Inutiles Imposés A Mallemort Lafarge agrandit ses carrières de 60Ha sur les terres agricoles très fertiles du bord de Durance

http://www.scoop.it/t/etika-mondo/p... A la violence d’Etat, nous avons décidé de répondre par des actions non-violentes, des marches festives, artistiques, conviviales et fédératrices. Il n’y aura pas d’organisateurs officiels, ni de programme prédéfini. Toute action artistique est donc la bienvenue (théâtre de l’opprimé, Chorales Républicaines de Sérénité (CRS), expos photos, projections vidéos, musique,...).

- Angers : action NDDL pendant les vœux du Maire, Centre Marcelle Menet, 10h30 précise !

- Bugey C Trip – Festival Soutien (Hauteville-Ain) Super festival avec débats , animations, concerts autour des projets inutiles !

http://www.bugeyctrip.com/

- Guingamp : fest-noz Le collectif de soutien de Guingamp aux inculpés NDDL organise un fest-noz le samedi 26 Janvier à Plougonver (22)

- Guéret : cabane d’info pour la journée internationale de dénonciation des violences publiques toute la matinée sur la place Bonnyaud le comité Zad 23 plante sa cabane d’information dans le cadre de la journée internationale de dénonciation publique des violences d’État.

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- Nîmes : journée internationale contre les violences policières le Collectif NDDL de Nîmes organise : de 15 h à 18 h place de l’Horloge à Nîmes : Stand du Collectif de Soutien à la Lutte de Notre-Dame-des-Landes. (S’il pleut, directement "chez Jany"...) à 18 h30 : Exposition photos et projection du film "Notre-Dame-des-Landes au cœur des luttes" « Chez Jany » 19, rue de l’Étoile à Nîmes. La projection sera suivie de témoignages et d’un pot style "Auberge Espagnole" Vos "choses à grignoter ou à boire" sont les bienvenues.

- Plougonver : Un fest noz de soutien à la lutte de NDDL et à leurs inculpés à partir de 21h, salle des fêtes ; 6€

E-LEIZH, RUELLAN/URVOY, LOUARN/THOMAS, IVONA/ENORA, BARBIER et Compère, LORHO-PASCO/LINTANF notamment par rapport au procés du 30 janvier, suite à une manif de soutien à Guingamp en novembre

- Quimper : cortège nuptial. Samedi 26 au matin, vous êtes conviés à vous retrouver place Terre au Duc à partir de 10 heures. Le cortège nuptial se rendra à la mairie, où nous retrouverons l’autre partie du Collectif NDDL Quimper. La cérémonie sera célébrée à 11 heures... En guise de riz... Des lancés de NAVIONS sur le parcours...

Des millions et des millions de Navions en papier,de toutes les couleurs... Aterrissage prévue fin de matinée.....

On apporte ce qu’il faut car nous attendons beaucoup de monde... Des Sans Papier, des Zadistes, des Sans Toit, des Mariés de Même Sexe avec leurs Enfants, des Indépendantistes Basques et Bretons, le premier gendarme mobile qui aura gazé son chef "pour qu’il voit ce que ça fait", qui aura brulé son uniforme et construit sa cabane sur la Zad, des Palestiniens, des Demandeurs d’Asile, des jeunes, des vieux, et bien d’autres surprises....!!!!!

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:42

 

 

Venez observer les oiseaux dans les jardins de France

Le Monde.fr | 25.01.2013 à 10h27 • Mis à jour le 25.01.2013 à 14h47 Par Catherine Vincent
 
 

La météo prévoit un temps pourri pour dimanche ? Raison de plus pour décider de consacrer un petit moment de votre samedi aux oiseaux de nos jardins. Sous l'effet du froid et du manque de nourriture, mésanges, pinsons, troglodytes mignons et autres passereaux se rapprochent des habitations durant l'hiver, ce qui rend leur inventaire plus facile. Une occasion dont s'est saisi l'Observatoire des oiseaux des jardins, qui organise pour la première fois, les 26 et 27 janvier, un week-end national de comptage de nos compagnons ailés.

Rouge-gorge.

Qui peut participer ? Tout le monde. En quel endroit ? Où cela vous chante. Jardin privé, lieu de travail, parc public ou balcon, l'essentiel est de vous y installer, et de noter une heure durant tous les oiseaux observés en ce lieu. Quelques conseils cependant, dispensés par les maîtres de l'art : afin d'éviter de compter deux fois le même individu, ne retenez que ceux qui sont posés. Et tâchez, pour une même espèce, de noter seulement le nombre maximal d'oiseaux vu en même temps.

Supposons par exemple que cinq moineaux sont venus picorer vos miettes de pain, qu'un cri perçant d'enfant les fait d'un coup s'envoler et qu'ils sont sept à revenir une minute plus tard : vous compterez sept oiseaux et non pas douze. Il ne vous restera plus qu'à saisir vos données sur le site de l'Observatoire, ainsi que quelques informations sur le lieu que vous aurez sélectionné. Et si vous ne parvenez pas à reconnaître les oiseaux que vous avez repérés, prenez- les en photo : envoyées par mail avant le 28 février à l'adresse oiseauxdesjardins@lpo.fr, celles-ci seront scrutées par un ornithologue confirmé.

 

 "AUX ETATS-UNIS, C'EST UNE TRADITION"

Lancé conjointement, en mars 2012, par la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et le Muséum national d'histoire naturelle de Paris, l'Observatoire des oiseaux des jardins n'est pas un espace pédagogique. Encore moins un lieu d'animation pour familles en mal d'activités ludiques. C'est un programme scientifique en bonne et due forme, intégré au réseau d'observatoires Vigie-Nature. Un projet national de sciences dites "participatives", qui permet aux chercheurs de collecter, grâce à la collaboration bénévole des citoyens, beaucoup plus d'informations que s'ils avaient dû travailler seuls.
 

"Aux Etats-Unis, le comptage hivernal des oiseaux est une tradition qui remonte à plus d'un siècle, sous le nom de Christmas Bird Count. Et des week-ends de ce type sont organisés depuis des années au Royaume-Uni ou en Belgique, ainsi que dans certaines régions françaises, comme la Bretagne et la Normandie", précise l'ornithologue Frédéric Jiguet, coordinateur scientifique du projet au Muséum. L'objet de ces observations : préciser l'impact du changement climatique sur les populations d'oiseaux migrateurs qui viennent passer l'hiver sous nos latitudes, tel le pinson du nord. Ou encore mieux cerner l'influence sur les populations d'oiseaux de l'urbanisation, ainsi que celle de l'agriculture intensive.

Une hirondelle rustique.

"Pinson des arbres, tarin, verdier, chardonneret ou bruant jaune, certains oiseaux sont très dépendants des graines tout au long de l'année", détaille M. Jiguet. "En bonne logique, l'agriculture intensive et la suppression des herbes sauvages devraient donc conduire ces espèces granivores à fréquenter plus assidument les zones d'habitation." L'hypothèse reste toutefois à vérifier. Ce que pourrait permettre, entre autres, la comparaison entre fréquentation des jardins et type d'agriculture avoisinante.

 

 "SCIENCE CITOYENNE"

Si les chercheurs espèrent ce week-end recevoir une belle volée de données, les ornithologues amateurs désirant les aider sont les bienvenus tout le long de l'année, de façon régulière ou ponctuelle. Ouvert il y a moins d'un an, le site de l'Observatoire des jardins a déjà recueilli près de 220 000 informations, sur 52 espèces d'oiseaux présentes régulièrement dans les jardins et près des maisons. Un début encourageant pour le Muséum, qui a inauguré la pratique des sciences participatives il y a plus de 20 ans, avec le Suivi temporel des oiseaux communs (STOC).

Animé par des associations et mis en œuvre grâce à des réseaux d'observateurs volontaires, le programme Vigie-Nature s'est renforcé depuis avec le suivi de nouveaux groupes : papillons, chauves-souris, escargots, insectes pollinisateurs, libellules, plantes sauvages des villes.

A l'heure où l'inventaire et la gestion du vivant deviennent de plus en plus nécessaires, sans que les budgets afférents soient toujours augmentés en conséquence, la contribution de cette "science citoyenne" est désormais prise très au sérieux par les pouvoirs publics. En janvier 2012, Gilles Bœuf, président du Muséum de Paris, rendait ainsi au ministère de l'écologie un rapport sur "l'apport des sciences participatives dans la connaissance de la biodiversité". Il y soulignait notamment la nécessité de labelliser d'une manière ou d'une autre cette collaboration bénévole, "éventuellement par voie réglementaire", afin d'en garantir l'intérêt "tant au plan scientifique que pour les applications que l'on peut en tirer".

Catherine Vincent

 

 
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:33

 

 

lefigaro.fr Par Anne Jouan Mis à jour le 26/01/2013 à 17:21 | publié le 26/01/2013 à 16:54  

NFO LE FIGARO - Dans un document confidentiel, l'Agence du médicament a analysé les cas d'effets indésirables graves liés à la pilule de Bayer.

 

 

Le Figaro s'est procuré un document confidentiel interne de l'Agence du médicament daté du 25 janvier, émanant de la direction de la surveillance. Cette étude concerne Diane 35 (laboratoire Bayer), un traitement contre l'acné en réalité très largement prescrit comme contraceptif. Il en ressort qu'au 21 janvier 2013, 7 cas de décès (toutes causes confondues) ont été enregistrés en France avec Diane 35 dans la base nationale de pharmacovigilance depuis 1987. Il s'agit d'une femme de 18 ans, deux de 24 ans, une de 26 ans, une de 28 ans et deux femmes de 42 ans. Sur ces 7 cas, 6 concernent Diane 35 et 1 cas, une spécialité générique (Holgyeme, laboratoire Effik). L'Agence estime que pour 4 cas sur 7, le médicament est clairement en cause.

Parmi ces 7 cas, la principale cause de décès par Diane 35 et ses génériques concerne des évènements thromboemboliques veineux. Trois cas de décès par embolie (ou suspicion d'embolie pulmonaire) et un cas de thrombose cérébrale ont été retrouvés.

Rappelons que Diane 35 a obtenu son autorisation de mise en France en juillet 1987 dans le traitement de l'acné chez la femme. Néanmoins, «l'efficacité est modérée et ne s'observe qu'après plusieurs mois de traitement».

Diane 35 est commercialisée dans 116 pays

Par ailleurs, ce document confidentiel relève également qu'à la date du 16 janvier 2013, 125 cas concernant les événements emboliques et thrombotiques pour Diane 35 et ses génériques sont enregistrés dans la base nationale. 113 cas concernaient des effets indésirables thromboemboliques veineux et artério-veineux, et 12 concernaient des effets indésirables thromboemboliques artériels. L'âge moyen des femmes ayant rencontré ces effets indésirables est de 25 ans. Pour les 113 cas, 68 femmes ont guéri sans séquelle, 7 ont guéri avec séquelle et 30 ne sont toujours pas rétablies.

Diane 35 est autorisée dans 135 pays et commercialisée dans 116 pays. La majorité des pays concernés ont l'indication «acné» ou «androgen dependent disease» mais certains d'entre eux ont l'indication «contraception orale» associée, notamment en Irlande. Les chiffres de vente de Diane 35 en France, depuis sa commercialisation en 1987, varient entre 4 et 5 millions de plaquettes par an.

En 2012, on peut estimer qu'environ 315.000 femmes étaient en France traitées par Diane 35 ou ses génériques.

Par ailleurs, Diane 35 est prescrit à 60 % par les médecins généralistes, à 37 % par les gynécologues, et à 3 % par les dermatologues. Si l'on regarde le motif de prescription en fonction de la spécialité médicale, les dermatologues prescrivent ce médicament à 95 % dans l'acné, tandis que les médecins généralistes ne prescrivent Diane 35 dans l'acné qu'à 40 % contre 54 % dans la contraception. Cet écart s'accentue pour les gynécologues pour lesquels la prescription dans l'acné représente 7 % contre 75 % pour la contraception. Il apparait donc très clairement que Diane 35 n'est pas commercialisée pour l'indication pour laquelle elle a obtenu son autorisation de mise sur le marché.

Lundi après-midi, une réunion extraordinaire doit se tenir à l'Agence à Saint-Denis près de Paris pour évoquer le cas des pilules contraceptives.

LIRE AUSSI:

» Pilule: 47 accidents graves dans une région française

» Un numéro vert pour s'informer sur la pilule

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:27

 

 

Le Monde.fr | 25.01.2013 à 21h51


 
Lors de la manifestation en faveur du mariage homosexuel du 16 décembre, à Paris.

Avant la manifestation de dimanche 27 janvier pour défendre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, nous avons demandé aux manifestants d'expliquer les raisons de leur mobilisation. Les réponses à notre appel à témoignages ont été très nombreuses et variées, et se répartissaient à parts égales entre homosexuels, pour la plupart non militants, et hétérosexuels. La quasi-totalité des réponses a souligné que la manifestation des "anti", le 13 janvier, les a convaincus de la nécessité de descendre dans la rue. La plupart des manifestants sont installés en région parisienne, mais certains "covoitureront" de plus loin, Lyon, Rennes ou Toulouse.


DES HOMOSEXUELS "BLESSÉS" PAR LA MANIF' DU 13 JANVIER
 

  • De Bruxelles à Paris, nous montrerons notre solidarité par Emilie

Le 22 septembre 2012, à la mairie de Bruxelles, je disais "oui" à ma femme. Nous avons eu la chance de naître dans un pays qui a légalisé le mariage homosexuel il y a dix ans. Nous serons présentes dimanche à Paris pour montrer notre solidarité à tous ces couples d'hommes ou de femmes qui n'ont pas la même chance que nous. A toutes les personnes qui sont descendues dans la rue pour que les "autres" qu'ils jugent différents aient moins de droits, j'aimerais dire que derrière chacun de leur slogan choc, il y avait des hommes et des femmes infiniment blessés. Nous nous sommes senties "salies" par tant de mépris.

  •   Une famille presque banale par Julien

Je suis membre des forces de l'ordre, en couple avec un homme et papa d'un petit garcon adopté a l'âge de 16 mois. Si demain je me fais tuer en mission, mon fils sera, à nouveau, orphelin. Je manifesterai pour montrer que nous existons et que nous sommes presque une famille banale... Presque, car nous n'avons pas les mêmes droits que les couples hétérosexuels. Nous sommes en train de réaliser une seconde adoption et espérons bien rapidement que les droits de mon conjoint seront reconnus et respectés.

  •   Ma première expérience du genre, toutes causes confondues par Hugo

J'ai 24 ans, suis étudiant, homosexuel et en couple depuis bientôt trois ans. Je ne pense pas encore au mariage mais je manifesterai dimanche parce que je pense que mon couple peut être la structure de l'épanouissement d'un ou plusieurs enfants dans les années à venir, et surtout, pour témoigner mon opposition au violent phénomène d'homophobie ravivé par le débat. Je ne suis pas pour la transposition aux couples homosexuels de l'ensemble des prérogatives liées au mariage (notamment celles qui touchent aux enfants), ainsi suis-je sceptique quant à l'opportunité de recourir à l'assistance médicale à la procréation.

  •   Je me radicalise malgré moi par Grégory

Homosexuel parisien de 36 ans, je ne suis pas militant actif, mais je participe chaque année à la marche des fiertés pour faire reculer l'homophobie. J'ai défilé le 16 décembre avec quelques amis. Même si le vote de la loi semble acquis, les tergiversations sur la PMA ou la clause de conscience des maires montrent qu'il faut rester mobilisé. Depuis décembre, le débat se crispe à tous les niveaux de la société – politique, réseaux sociaux, discussions en famille ou entre amis – et je me sens choqué et blessé par une homophobie de plus en plus assumée et exposée. Je me radicalise malgré moi, par réaction face à autant d'humiliations, comme nombre de mes amis gays jusqu'alors plutôt peu impliqués.

  • En Belgique, on nous a considérées comme un couple par Juliette

Habituellement, je ne milite pas, mais là, pour ce sujet qui me touche directement, je descends dans la rue. Je suis blessée par les propos que j'entends, par les amalgames. J'ai 38 ans, je suis en couple avec mon amie depuis quatre ans et justement en plein projet de bébé depuis quelques mois en Belgique. Ce projet de loi inespéré, qui donnerait des droits parentaux à ma compagne, peut changer nos vies. Quand nous sommes allées en Belgique, nous avons été considérées pour la première fois comme un couple à part entière, on nous a parlé avec respect de notre projet de bébé, on a reconnu notre amour. Nous nous posions plein de questions, notamment sur le bien-être de l'enfant, mais en Belgique, nous n'avons plus douté : notre enfant sera aimé et c'est ce qui compte le plus.

  • Je ne sais pas si j'aurai envie de me marier, mais j'aurai le choix par Hélène

J'ai 35 ans, je suis homosexuelle et sans en être fière j'en suis heureuse. Heureuse d'avoir grandi dans un pays libre, laïque et fort de son modèle démocratique. Quand je marche dans la rue, main dans la main avec mon amie, les regards qui se tournent vers nous sont le plus souvent amusés, étonnés ou parfois choqués, mais je n'ai jamais eu à souffrir de remarques déplacées ou belliqueuses. J'ai de la chance. Si je peux vivre mon homosexualité librement, c'est parce que d'autres avant moi se sont battus pour faire entendre leur voix et obtenir la dépénalisation, la déclassification des maladies mentales, mais aussi tout simplement une liberté d'exister et de vivre au grand jour. Ce que je vois et entends dans les médias ces derniers temps me donne le sentiment d'être stigmatisée, pointée du doigt. Un jour, j'aurai le droit de me marier avec la personne que j'aime. Je ne sais pas si j'en aurai l'envie. Une chose est sûre, j'aurai le choix.

  • Ma plus grande peur est de vivre dans l'inégalité par Clémentine

J'ai pris conscience de mon homosexualité à l'âge de 16 ans et j'avais la certitude qu'à 25 ans j'aurai les mêmes droits et devoirs que mes concitoyens. Ces questions ont beaucoup occupé mes dernières années d'adolescence. Aujourd'hui, j'ai 24 ans et alors que je suis sur le point de pouvoir sereinement penser à fonder une famille et protéger mon couple, certains Français se lèvent pour s'opposer à cette belle évolution sociétale. Ma plus grande peur est de vivre dans l'inégalité jusqu'à la fin de mes jours, dans un pays que j'aime. J'irai donc marcher dimanche, tout simplement pour être Française et pouvoir projeter mon avenir dans ce pays.

  •   Ma mère et ma sœur veulent aussi être "mamie" et "tata" par Vincent

Ce sera ma première manif, ce sera la première manif de ma mère, de ma sœur, de mon meilleur ami, de certains de mes collègues. Pour ma mère et ma sœur, il est impensable que je ne dispose pas des mêmes droits qu'elles, il leur est aussi inimaginable de ne pas être "mamie" ou "tata". Pour mon meilleur ami, gay lui aussi, c'est une question de principe. Il ne pense pas se marier, mais à l'heure actuelle on ne lui en laisse pas le choix de toute façon. Pour mes collègues et mes amis, je suis avant tout un être humain, qui travaille, paye ses impôts, partage leurs joies et leurs chagrins. Pour eux, avant d'être homo, je suis surtout un citoyen. Ils ne comprennent pas pourquoi ma sexualité devrait impacter négativement mes droits.

  • Je ne revendique pas un droit à l'enfant, mais je veux fonder une famille par Linem

Depuis des mois, je me sens rabaissée, insultée, diminuée. On méprise mon couple, ma femme, mes enfants, ma famille. J'aime ma compagne – mon épouse aux yeux de tous sauf de la loi francaise. Je veux m'engager civilement auprès d'elle avec les mêmes devoirs que tout le monde, et pas une pâle copie comme le pacs que je pourrais annuler d'une simple signature sans même la prévenir. Je manifesterai parce que j'aime mes deux garcons, aussi fort l'un que l'autre, peu importe s'il est sorti de moi ou pas. Je n'ai jamais revendiqué un droit à l'enfant, je veux juste fonder une famille, pleine d'amour et de respect. Surtout, ce n'est pas une guerre "contre", mais un combat "pour" : le droit de se marier, de divorcer, d'adopter.

  • De la conviction à la réaction par Olivier, 19 ans, Paris, étudiant

J'ai participé à la première manifestation du 16 décembre par conviction. Ma motivation, ce dimanche, est avant tout la réaction. Le succès de la manifestation du 13 janvier a, semble-t-il, provoqué un sursaut du militantisme homosexuel. Le défilé des "antis" ne m'a pas tant choqué par le nombre que par la virulence des propos.

  • Une nécessaire bouffée de chaleur humaine par Eric

Depuis le début des débats, les insultes et les humiliations fusent : je serai un mauvais père, je vais saper les fondements de la société. En réponse à cela, toute bouffée de chaleur humaine est bonne à prendre. J'ai manifesté le 16 décembre et manifesterai encore, parce que c'est une de ces rares occasions où des milliers de visages autour de moi crient avec joie leur tolérance. Ces manifestations me redonnent l'énergie nécessaire pour résister au quotidien à l'homophobie ordinaire.

 HÉTÉROSEXUELS, ILS VEULENT DONNER UNE AUTRE IMAGE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE

  • Je manifeste car croyante et pour l'égalité par Pauline

On dit s'inquiéter pour les enfants mais peu leur donnent la parole. On parle du besoin fondamental d'avoir un père et une mère, surtout biologiques. On oublie l'accouchement sous X, l'adoption possible pour un célibataire en France. Les pères et mères qui luttent avec succès pour élever seuls leurs enfants ne comptent donc pas. On simplifie en rentrant dans la confusion entre filiation et engendrement. On veut faire croire que la biologie est au-dessus de tout. On oublie toutes ces familles rendues possibles par le don d'un anonyme. Etre père ou mère est avant tout l'engagement d'accueillir, d'éduquer et d'aimer un enfant. Qui suis-je pour juger qui est digne de se marier ou d'avoir un enfant ? Je manifeste car croyante et pour l'égalité.

  • La liberté d'aimer peut-elle être restreinte ? par Dominique

Est-ce que la liberté d'aimer la personne de son choix et construire avec elle un projet de vie peut être restreinte ? Je ne suis pas homosexuel, et j'ai pu aimer qui je voulais sans que l'on me dénigre. Quand je me suis marié, nul n'a demandé qu'on organise pour cela un référendum. J'ai pu devenir le père de mes deux enfants sans que quiconque m'interroge sur la stabilité de mon couple. Et à moi, homme hétéro, personne n'a demandé de fonder l'éducation de mes enfants sur autre chose que l'amour que j'ai pour eux.

  • Pourquoi nous et pas eux ? par Annie

Je suis hétéro, mariée et mère de famille. Je n'avais jamais manifesté pour les droits des homosexuels. Mais là, il s'agit seulement de donner à ces femmes et hommes le droit de choisir leur mode de vie ; d'avoir, comme nous, le choix de se pacser, de se marier ou encore de vivre en couple sans lien officiel. Pourquoi nous et pas eux ?

  •   Reconnaissons cette nouvelle forme possible de famille par Mylène

Le 16 décembre, je manifestais pour la première fois pour défendre les droits des homosexuels. Je ne supporte pas l'idée qu'une partie de la population se voit reléguée au second plan du fait de son orientation sexuelle. Je ne comprends pas que l'on puisse dire à deux personnes qui s'aiment et qui veulent élever un enfant qu'elles n'ont pas accès à cette possibilité parce qu'elles ne sont pas dans la norme hétérosexuelle. Il est temps de reconnaître que les couples homosexuels sont une nouvelle combinaison familiale possible, tout comme l'ont été il y a quelques années les familles monoparentales ou recomposées.

  •   Pourquoi se battre contre une loi qui offre de nouveaux droits ? par Lucille

Je suis étudiante en droit et hétérosexuelle, je n'ai jamais participé à aucune manifestation et ne suis pas spécialement sensibilisée aux combats homosexuels, mais les arguments des "contre" me hérissent, au point d'aller manifester dimanche. Comment peut-on se battre contre une loi qui a pour but d'offrir de nouveaux droits à une catégorie de personnes sans supprimer le moindre droit existant ? Demain, chacun pourra toujours se marier, adopter ou faire jouer un droit ouvert par le mariage. Il existe, aujourd'hui en France, qu'on le veuille ou non, des milliers de familles homoparentales : les enfants de ces couples ont besoin de reconnaissance et de sécurité juridique. Il faut une loi pour cela.

  • L'égalité des droits nous concerne tous par Edith

Je suis hétérosexuelle, mais je trouve que l'égalité des droits dans notre société devrait être une évidence. Une des raisons de ma mobilisation dimanche est l'effroi provoqué par la manifestation du 13 janvier. J'ai du mal à accepter que mon pays recule devant l'égalité des droits. Dire "le mariage homosexuel oui, mais l'homoparentalité, non" est pour moi un signe patent d'homophobie : pourquoi ne pas faire confiance à quelqu'un simplement à cause de sa sexualité ? C'est discriminatoire. Je ne veux surtout pas assister à une guerre qui serait honteuse, entre homosexuels et le reste de la société.

  •   Je veux être la témoin du mariage de mon amie et de sa compagne par V. S.

Il s'agira de ma première participation à une manifestation. La raison ? Je veux être la témoin du mariage de ma meilleure amie. Je veux être sur la photo de famille, pouvoir raconter à toute l'assemblée les détails "croustillants" de sa vie passée, montrer les vieilles photos compromettantes (ou pas). Je veux partager avec elle et sa compagne leur bonheur ! Ma participation à cette manifestation a aussi un caractère collectif. Un homosexuel doit être aussi bien protégé par la loi qu'un hétérosexuel lorsqu'il souhaite fonder une vie de famille.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:17

 

 

www.droitdevote2014.org


 

Droit de vote pour les résidents étrangers dès 2014 !

 

Je signe l'appel ! Ont signé...



Le suffrage universel a été une longue conquête dans l’histoire de la République.

Si, en 1793, lors de la Révolution, la première République en adopta le principe, il fut réellement mis en oeuvre par la IIe République, après la Révolution de 1848. Mais le suffrage resta limité aux hommes jusqu’en 1944, lorsque fut enfin instauré, à la Libération, le droit de vote pour les femmes. Trente ans plus tard, en 1974, l’âge du droit de vote fut abaissé de 21 à 18 ans.

En 1998, les étranger(e)s citoyen(ne)s des pays de l’Union européenne résidant en France ont été admis(es) au vote et à l’éligibilité pour les élections municipales et au Parlement européen.

En mai 2000, l’Assemblée nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étranger(e)s extracommunautaires, qui résident légalement sur le territoire depuis cinq ans au moins. Le Sénat, à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en oeuvre la révision constitutionnelle nécessaire.

De nombreux(ses) responsables politiques de gauche, et aussi du centre et de droite, se sont exprimé(e)s en faveur de ce droit.

En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité a inscrit cette réforme dans son programme. Conformément à ses engagements dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, en juillet puis en septembre, a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013.

Près de deux millions et demi d’étranger(e)s extracommunautaires vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts. Nombre d’entre elles/eux sont responsables d’associations, délégué(e)s de parents d’élèves, délégué(e)s syndicaux(cales)...

La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.

Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs(trices) à au moins quatre reprises, depuis 1981, doivent maintenant être tenues.

Nous appelons à la mobilisation citoyenne pour que cette réforme, essentielle pour une République ouverte et fraternelle, soit mise en oeuvre dès les élections municipales de 2014.
Monsieur le président de la République,

Nous vous demandons d’engager le processus de révision constitutionnelle permettant d’instaurer le droit de vote et d’éligibilité pour nos concitoyen(ne)s résident(e)s étranger(e)s aux élections locales, dès les municipales de 2014.

Cet impératif d’égalité et de démocratie est urgent !

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:10

 

 



Lundi 28 janvier 2013 à 20h30
Au cinéma le Sémaphore à Nîmes
Projection du film Sharqiya, d’Ami Livne 

 
Images intégrées 2 
 
Habitant la région bien avant la création de l’Etat d’Israël, les bédoins du Neguev ont la nationalité israélienne, mais sont des « citoyens de seconde zone ». Les villages bédouins, quand ils sont reconnus, ne bénéficient pas des mêmes infrastructures que les autres (routes, eau, électricité, écoles, etc.) et quand ils sont considérés comme illégaux, ils subissent des destructions répétées de leurs maisons et de leurs cultures. Les Bédouins ne peuvent plus assurer la survie de leur bétail, ils sont ainsi peu à peu privés de toutes leurs ressources pour les obliger à abandonner leurs terres que convoitent les autorités ...
 
Le film sera suivi d'un débat avec la salle, animé par
Pierre Stambul
Militant syndical et co-président de l’Union Juive Française pour la Paix
 
Soirée à l'initiative de l'Association France Palestine Solidarité Nîmes
 
Pensez à réserver vos places au Sémaphore, 25 rue Porte de France, 30900 Nîmes
    Contact : 06 24 09 23 70




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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 22:58

 

 

Lire aussi

 

Mois après mois, à quelques heures de la publication des chiffres des entrées à Pôle emploi, le même plan de communication est déroulé. Le gouvernement prépare les esprits à l’annonce d’une nouvelle vague de demandeurs d’emplois, tout en insistant sur sa politique volontariste. Michel Sapin, le ministre du travail, rappelle l’héritage laissé par la droite, répète que « la bataille contre le chômage ne se gagne pas en un mois mais sur la durée ». Puis il égrène les outils activés pour inverser la courbe d’ici la fin de l’année 2013 : les contrats d’avenir, les contrats de génération, le crédit compétitivité emploi ou encore l’accord sur la sécurisation de l’emploi signé le 11 janvier.

C’est ce qu’il a fait ce vendredi 25 janvier au micro d’Europe 1 anticipant la mauvaise nouvelle du jour : la poursuite de la progression du chômage en décembre, soit le vingtième mois consécutif, selon les chiffres publiés par Pôle-Emploi (que vous pouvez télécharger ici). Cette hausse est néanmoins la plus faible de l’année 2012, contenue à 0,1 %. Le nombre de chômeurs en catégorie A (sans aucune activité au cours du mois) a augmenté de 3 700 personnes, DOM compris, au terme d’une année noire, marquée par une hausse de 10 % avec 270 000 demandeurs d’emplois. À noter également, le mois de décembre est marqué par une mystérieuse explosion des radiations administratives, en hausse de 24,5 % sur un mois, soit 9 200 personnes radiées de plus par rapport au mois de novembre.

En comptant les chômeurs ayant eu une activité réduite (catégorie A, B et C), la hausse est de 12 600 personnes en décembre, soit 0,3 %, des chiffres inférieurs aux mois précédents. Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d’emploi augmente ainsi de 0,2 % en décembre (+10 200 personnes), et de 8,8 % sur un an. Soit 4 627 600 inscrits au total (4 917 500 avec les DOM).

 

 

« Cette stabilité en décembre est appréciable, s’est félicité le gouvernement dans un communiqué. Pour autant, elle ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008 et particulièrement marquée depuis un an et demi. Ce n’est pas au mois le mois que les statistiques du chômage doivent être analysées, c’est la tendance sur plusieurs mois qu’il faut regarder. » Devant cette accalmie, la prudence est de rigueur, car le chômage va continuer à augmenter en 2013, qui pourrait être l'année de tous les records.

Selon les prévisions de l’Unedic, le nombre de chômeurs sans aucune activité (catégorie A) devrait ainsi augmenter de 185 500 cette année, après une hausse de 294 500 en 2012. Et Pôle emploi a d'ores et déjà prévenu qu'une importante correction statistique à la hausse serait opérée le mois prochain sur les chiffres de janvier.

En dépit des discours et des grandes envolées sur « la bataille du chômage », la situation ne s’améliore donc guère. Les plans sociaux continuent de se succéder dans tout le pays. Le Monde a annoncé ce vendredi la fermeture probable de la totalité de l’usine Goodyear Dunlop Tires France à Amiens (Somme) au plus tard fin 2014, où sont employés 1 250 salariés. Soit un séisme de plus dans une France sur le point d’égaler le record de janvier 1997 d’ici un à trois mois en matière de chômage (3,2 millions de chômeurs) et où plus d’un demi-million de personnes est au chômage depuis plus de trois ans.

Dans sa note de conjoncture publiée le 20 décembre (lire L’alarmante radiographie de l’échec économique), l’Insee fait valoir que la France devrait rester enlisée dans une situation de croissance zéro, fragilisant les prévisions économiques du gouvernement qui continue d’espérer atteindre les 0,8 %.

 

« Aller à la plage en attendant que la crise passe ? »

La politique menée par François Hollande est-elle crédible sachant que pour réduire le chômage, il faudrait entre 1,5 % et 2 % de croissance annuelle, rappellent les économistes ? La question fait bondir au sommet de l’Etat. « En dehors de l’économie, il n’y aurait point de salut ! Nous devrions tous aller à la plage en attendant que la crise passe ? » s’agace un proche du président.

« Nous avons les deux pieds appuyés sur le frein du camion engagé dans une pente vertigineuse. Il faut un mix des deux : une relance de l’investissement en Europe mais aussi une dynamique à l’échelle hexagonale en matière d’emploi », insiste-t-il. Et de louer chacun des outils mis en place : du contrat d’avenir calibré pour les jeunes les plus éloignés du marché du travail sans qualification, au compromis sur l’emploi signé par les partenaires sociaux, dont l’une des «vertus» sera de permettre aux entreprises de passer un cap difficile grâce à des dispositifs de chômage partiel, aux accords dits de maintien de l’emploi.

Cet optimisme n’est pas partagé par les économistes interrogés par Mediapart. L’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui a rendu à l’automne ses prévisions pour les deux ans à venir dans une étude intitulée « la débâcle de l’austérité » (que vous pouvez relire ici), est très critique. Mathieu Plane ne tient pas les mêmes statistiques que le gouvernement à propos des contrats d’avenir, variante des emplois jeunes, destinés uniquement aux jeunes sans qualification et au secteur non-marchand, et des contrats de génération pensés pour tous les jeunes, quelle que soit leur qualification, dans le public et le privé.

Quand le gouvernement table sur 100 000 signatures de contrat d’avenir et autant de contrats de génération en 2013, l’OFCE considère que les deux dispositifs ne permettront que 90 000 créations d’emplois réels, 70 000 pour les contrats d’avenir et 20 000 pour les contrats de génération. « Car nous avons anticipé les effets d’aubaine notamment sur le contrat de génération », explique Mathieu Plane. D’après lui, les différents dispositifs sont « insuffisants ». Du fait d’une austérité « surcalibrée » et d’une croissance zéro, « il n’y aura pas d’amélioration avant 2014 ». 

L’économiste Jérome Gautié partage la même analyse : « Les mesures mises en place par le gouvernement avec des calendriers très différents auront très peu d’effet à court terme. Le contrat d’avenir peut aider, car des jeunes vont pouvoir sortir du chômage, mais pas le contrat de génération. La demande en entreprise est faible. Même si l’état subventionne un peu l’emploi, cela ne veut pas dire que les employeurs vont embaucher. »

Quant au pacte de compétitivité prévoyant un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros aux entreprises et à l’accord sur l’emploi que le gouvernement veut transposer au plus vite, « ils ne vont pas bouleverser la tendance » : « Ces mesures peuvent soulager les entreprises mais difficilement inverser la dynamique. Il faut un retournement conjoncturel plus important au niveau européen. Avec une croissance de zéro, il n’y a pas de miracle. »

 

Les limites des contrats aidés

L’économiste Jacques Rigaudiat, ex-conseiller de Rocard et Jospin, qui a claqué la porte du Parti de gauche en juin dernier, membre de la fondation Copernic, est « catastrophé » devant cette politique de l’emploi qu’il juge « absurde, sans queue, ni tête ». « Ce n’est ni le lamentable accord sur l’emploi, ni les emplois d’avenir et de génération qui vont résoudre le chômage. Il manque une vraie politique volontariste de l’emploi comme le lancement de la transition énergétique, source d’emplois et d’indépendance énergétique. » Et il va plus loin : « sans réduction du temps de travail, pas de création d’emplois conséquente. »

Dans le rang des trois principaux syndicats de salariés, la CFDT, principal signataire de l’accord sur l’emploi du 11 janvier, est la plus nuancée. Patrick Pierron juge «positifs» la détermination du gouvernement pour inverser la courbe du chômage et les premiers outils mis en en place: « Les différentes mesures vont dans le bon sens. Mais je n’ai pas de boule de cristal et je ne saurai dire s’ils vont permettre de diminuer le chômage ».

Stéphane Lardy de Force-ouvrière qui a refusé de parapher l’accord sur l’emploi, ironise sur ce compromis qui « va faciliter le licenciement et la flexibilité, pas faire baisser le chômage ». Concernant les contrats d’avenir et de génération, il estime leurs effets insuffisants : « Tous les gouvernements utilisent les contrats aidés de manière prophétique, mais c’est du stop and go. Nous n’avons pas de réflexion structurelle sur ce que peut être un contrat aidé. »

Même vision à la CGT. Maurad Rabhi, chargé des questions d’emploi, estime la politique conduite par Hollande en matière de lutte contre le chômage « insuffisante, pas assez ambitieuse » : « Ce n’est pas avec des contrats aidés dans le public et le privé et avec un accord de flexibilité en pleine crise que l’on relance l’emploi. » Pour lui, « on a changé de gouvernement, mais les méthodes restent les mêmes » : « c’est la même doxa libérale qui prévaut, plus de rigueur, de flexibilité, soit plus de précarité, d’instabilité pour les salariés ».

Comme son homologue de FO, il craint que le gouvernement ne suive la Cour des comptes, qui épingle, dans un rapport très critique sur les politiques de l’emploi, publié mardi, la mauvaise gestion de l’Unedic. Les Sages estiment que le régime d'assurance-chômage, plongé dans un déficit « insoutenable » de près de 18 milliards d'euros, court à sa perte et préconise une baisses des indemnités de chômage. Au micro de RTL, mercredi, Michel Sapin a affirmé qu’il « faudrait prendre des mesures sur les indemnités chômage » et que « les partenaires sociaux doivent négocier pour trouver une solution raisonnable et responsable ».

Pour FO et la CGT, il est « impensable » de baisser les indemnités chômage. « C’est un rapport établi par des comptables qui mériteraient d’aller faire un tour dans une agence Pôle emploi du 93 (Seine-Saint-Denis). Quand la crise et le chômage augmente, vous ne baissez pas les indemnités, c’est anti-social, vous envoyez dans le mur, dans plus de pauvreté les chômeurs », dénonce Stéphane Lardy.

 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 22:45

 

 

Rarement un accord national interprofessionnel aura entériné autant de reculs pour les salarié-e-s que celui conclu le 11 janvier 2013 entre le patronat et trois syndicats. La Fondation Copernic met à la disposition de tous un décryptage complet du texte de l'accord et appelle à la mobilisation tous les acteurs du mouvement social et syndical et les partis de gauche et de l'écologie politique.

Les « nouveaux droits » y sont, en effet, de portée très limitée, tandis que des revendications patronales de grande portée sont satisfaites. Quels sont donc ces nouveaux « droits »? La fameuse majoration de cotisation (incorrectement nommée « taxation ») des contrats à durée déterminée (CDD) courts est limitée : + 0,5 à + 3 points en fonction des types ou des durées de contrat, de moins d’un mois à trois mois. Elle peut aisément être contournée : en allongeant la durée des contrats les plus courts au-delà des seuils de majoration ; en recourant au CDD plus fréquemment pour le remplacement d'un salarié absent (pas de majoration) que pour un accroissement temporaire d'activité (majoration) ou en remplaçant les CDD par des contrats d’intérim, qui peuvent être conclus pour les mêmes motifs que les CDD et qui ne feront pas l'objet de majoration. Difficile de croire, par conséquent, à l’efficacité de cette mesure. Le coût de ce dispositif est estimé à 110 millions d’euros pour le patronat, mais il obtient en compensation une réduction de cotisations sociales de 155 millions d’euros pour les embauches en CDI de jeunes de moins de 26 ans.

On pourrait faire la même démonstration sur la quasi-totalité des conquêtes de papier de l’accord. Les droits rechargeables pour les chômeurs ? La discussion concrète se fera avec la renégociation de la convention UNEDIC, sans « aggraver le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage ». Traduction : ce qui sera donné à certains chômeurs sera enlevé à d’autres. La couverture santé complémentaire généralisée ? Elle est renvoyée à la négociation de branche, et en cas d’échec, ce n’est qu’en 2016 que toutes les entreprises seraient tenues d’assurer la couverture d’un « panier de soins » limité, le tout financé à moitié par les salarié-e-s.

Le patronat, quant à lui, peut se féliciter de l’accord. Il gagne à la fois une plus grande flexibilité et une plus grande sécurité juridique. Tout d’abord la conclusion d’« accords de compétitivité-emploi » souhaités par Sarkozy, qualifiés d’« accords de maintien dans l’emploi », est rendue possible. Un accord pourrait, ainsi, prévoir une baisse de salaire en échange du maintien de l’emploi. Le salarié qui refuserait serait licencié pour motif économique. La « cause réelle et sérieuse » serait en fait l’accord lui-même et l’employeur serait exonéré de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles attachées au licenciement économique.

De fait, le contrat de travail ne pourra plus résister à l’accord collectif, même si ce dernier est moins favorable au salarié. L’inversion de la hiérarchie des normes et la destruction du principe de faveur se poursuivent. Il devient également possible de déroger par accord d’entreprise aux procédures de licenciement économique collectif. L’employeur aura d’ailleurs le choix de rechercher l’accord ou de soumettre directement ses souhaits en matière de procédure et de contenu du plan social à l’homologation de l’administration.

Les délais de contestation seraient drastiquement raccourcis : 3 mois pour contester l’accord ou l’homologation (12 mois actuellement), 12 mois pour un-e salarié-e contestant son licenciement (5 ans actuellement). Tout est fait pour éviter que le juge judiciaire s’en mêle pour « sécuriser les relations de travail », comme le souhaite le MEDEF. Cerise sur le gâteau, l’article 26 limite l’accès au juge prud’homal : instauration d’un délai de 2 ans maximum pour une réclamation portant sur l’exécution ou la rupture du contrat de travail (sauf discrimination) et de 3 ans pour une demande de salaire en cours d’exécution du contrat (contre 5 ans actuellement).

Enfin, les prérogatives des comités d’entreprises sont réduites par diverses dispositions et un délai de trois mois est accordé aux employeurs pour organiser l’élection des délégués du personnel et des membres du comité d’entreprise une fois atteint l’effectif déclenchant l’obligation, ainsi qu’un délai d’un an pour respecter la totalité des obligations liées au dépassement des seuils d'effectif de 11 et de 50 salarié-e-s : un comble !

Cet accord ne fera pas reculer la précarité, ni le chômage, ne créera pas d’emploi, mais fera régresser un peu plus les droits des salarié-e-s, à commencer par les plus précaires d’entre eux, les femmes en particulier. Il a été signé par trois organisations syndicales n’ayant rassemblé aux dernières élections prud’homales que 38,7% des voix (et 28,11 % au récent référendum de représentativité organisé dans les TPE-PME). Si les règles de validité permettent actuellement de considérer cet accord comme « majoritaire », il apparaît éminemment problématique qu’il puisse être repris dans la loi, alors même qu’il n’est signé que par des organisations ne représentant qu’une minorité de syndicats et de salarié-e-s. La majorité de gauche au Parlement n’a pas été élue pour mener une politique d’inspiration aussi nettement libérale.

 

Ce texte constitue la synthèse du document de décryptage disponible sur notre site et en fichier attaché à ce billet (ci-dessous). Il est une version remaniée de la tribune publiée par Lemonde.fr le 18 janvier 2013.

 

Les auteurs sont membres de la Fondation Copernic :

Denis Auribault, inspecteur du travail

Guillaume Etievant, expert auprès des comités d'entreprise

Laurent Garrouste, juriste en droit du travail

Pierre Khalfa, syndicaliste, membre du Conseil économique, social et environnemental

Patrick Le Moal, ancien inspecteur du travail

 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 22:32

 

 

Par Okeanos

25 janvier 2013 - 14:15
(dernière modification le 25/01/2013 - 14:19)

 

Si le rapport du FMI sur la Grèce publié vendredi 18 janvier prend acte des ravages de l’austérité sur la population et l’économie du pays, il appelle pourtant à poursuivre coûte que coûte le programme de coupes sociales et de privatisations, analyse Giorgos Delastik.

"Ne nous sauvez plus"

« Ne nous sauvez plus »

 Sur le plan économique, les gouvernements Papadreou, Papadimou et Samaras ont taillé en pièces les travailleurs et les retraités, et ont « désossé » avec une sauvagerie fiscale inédite le peuple grec. C’est ce que reconnaît le FMI lui-même (!) dans son rapport sur l’économie grecque qui a été rendu public. 

La comparaison effectuée par le FMI avec les autres pays de la zone euro sous tutelle de la Troïka est extrêmement révélatrice. Sur le programme global de coupes en Grèce, 80 pour cent proviennent des réductions faites dans les salaires et dans les retraites, et de la restriction ou de la suppression des dépenses sociales.  Dans les autres pays « troïkanisés », en revanche, le montant correspondant représente 60 pour cent de l’ensemble des coupes. En dépouillant les Grecs ces dernières années sur le plan fiscal, les impôts directs et les « rançonnements » successifs en sont venus à représenter 54 pour cent des recettes de l’Etat, tandis qu’ils constituent 46 pour cent chez les pays européens touchés par les mêmes maux.

Le tragicomique dans tout cela, c’est qu’une fois ces remarques formulées de façon critique, le FMI propose ensuite que la même politique soit poursuivie et que ces « rançonnements d’urgence » soient établis durablement, comme la mal nommée « contribution de solidarité », qui devait théoriquement cesser d’être perçue à partir de 2015, les taxes immobilières, etc. Cela ne suffit pas au FMI, il réclame également 25.000 « licenciements ciblés » dans la fonction publique rien que pour 2013. Désavouant indirectement le gouvernement, qui avait affirmé qu’il n’y aurait pas de coupes dans les salaires, les retraites et les allocations, le FMI demande que de nouvelles mesures soient définies pour engranger des recettes supplémentaires de quatre milliards d’euros pour la période 2015-2016.

Le FMI estime que notre pays ne liquide pas le patrimoine public aux rythmes souhaités et imposés par les créanciers étrangers. Ainsi, si le rythme des privatisations est toujours jugé insatisfaisant d’ici le mois de juin, il souligne la nécessité de limoger et d’éloigner les Grecs de la direction de l’organisme en charge de la vente des biens publics (TAIPED), et de les remplacer par des « experts étrangers » ! C’est-à-dire que des étrangers assument la responsabilité de vendre directement à d’autres étrangers des milliers de biens immobiliers appartenant à l’Etat grec ! De toute urgence ! Si l’UE et le FMI se montrent inflexibles sur la question des coupes dans les salaires et les retraites de millions de Grecs, ils se montrent en revanche étonnamment passifs devant les pertes de recettes liées soit aux fraudeurs fiscaux, soit aux privatisations. Au départ, ils disaient que la Grèce percevrait 50 milliards des privatisations jusqu’en 2015. Une estimation revue par la suite à 45 milliards, et ce jusqu’en 2020 plutôt que 2015. Aujourd’hui, le FMI estime que ce montant devrait chuter à  23,5 milliards, soit la moitié de l’objectif corrigé jusqu’en 2016.

Dans le même temps, l’objectif de recouvrement de 3,2 milliards d’euros en 2012 a totalement échoué – 100 millions seulement ont été perçus (trois pour cent de l’objectif !), comme le relève le rapport de la commission établie par le Parlement allemand, d’après le journal Westdeutsche Allgemeine Zeitung (WAZ) ». Dans tout ce capharnaüm, un formidable pillage du patrimoine public grec doit avoir lieu. Et cela, le FMI et l’UE le réclament et le promeuvent ardemment, ils n’essayent pas de l’éviter. Au contraire, leur mission, c’est que la Grèce ne se voit pas dotée d’un gouvernement anti-troïka. « Les élections ont généré un séisme politique, avec l’arrivée en deuxième position du parti de la gauche radicale, après une campagne électorale fortement opposée aux politiques du programme (de la troïka). Des partis extrémistes sont également devenus populaires.

C’est toutefois un gouvernement pro-mémorandum qui a été élu » relève le FMI dans son rapport. Loin d’être rassuré il prévient que « les sondages montrent un soutien accru au Syriza et aux autres partis anti-mémorandum. En plus d’engendrer des retards, cela provoquerait une crise politique, qui engendrerait une faillite et/ou la sortie du pays de l’euro. » Le FMI tente donc de présenter favorablement la coalition Samaras-Venizélos-Kouvélis, en jugeant qu’un gouvernement dominé par le Syriza reviendrait en gros à une sortie de la Grèce de la zone euro, avec le postulat d’une faillite du pays. Les nouvelles coupes dans les salaires et dans les retraites, par contre, ne semblent pas le déranger.

Article paru le 21 janvier dans le quotidien To Ethnos, traduit du grec par AR

Lien vers l’article original : Μαύρο το μέλλον των Ελλήνων προβλέπει το ΔΝΤ

source : http://roumelie.wordpress.com

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source : OkeaNews

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