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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:00

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Chez Air France, une semaine de grève salue l’arrivée du nouveau PDG

1 août 2016 | Par Dan Israel
 
 
 

La semaine de grève qui s'achève ce mardi a touché plus de 200 000 passagers, et les syndicats menacent de recommencer. Les hôtesses et les stewards n’acceptent pas que la direction s’engage sur leurs conditions de travail pour 17 mois seulement. C’est le baptême du feu pour Jean-Marc Janaillac, le nouveau patron arrivé le 4 juillet.

La grève qui s’achèvera chez Air France ce mardi 2 août au soir montre une fois de plus que le terrain social est brûlant dans la compagnie aérienne française. Lundi, plus de 150 vols ont encore été annulés à Roissy et à Orly suite au mouvement lancé le 27 juillet par deux des trois syndicats regroupant les stewards et les hôtesses, le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, qui représentent à eux deux 45 % du personnel. Selon la direction, environ 10 % des vols devraient être annulés dans la journée de mardi, dernier jour du préavis, où encore au moins un quart des PNC (personnels navigants commerciaux) devraient être en grève.

Le SNPNC estime que durant la semaine de mouvement, un pic de 70 % des personnels concernés en grève a été atteint dans les premiers jours, avant de se stabiliser à environ 50 % pendant le week-end, puis de descendre doucement. En tout, selon le syndicat, entre 210 000 et 280 000 passagers auront été touchés par la grève, en pleine période de départs et de retours de vacances. Pour la compagnie, le coût devrait être de l’ordre de 100  millions d’euros (contre 400 millions environ pour la grève de 14 jours menée par les pilotes à l’automne 2014).

 

Jean-Marc Janaillac et Frédéric Gagey, respectivement dirigeant d'Air France-KLM et d'Air France, en juillet 2016. © Reuters - John Schults Jean-Marc Janaillac et Frédéric Gagey, respectivement dirigeant d'Air France-KLM et d'Air France, en juillet 2016. © Reuters - John Schults

 

Au cœur du conflit, un sujet brûlant pour les quelque 13 600 hôtesses et stewards d’Air France : l’accord collectif fixant leurs conditions de travail. Celui qui est actuellement en vigueur arrive à son terme le 31 octobre prochain. Suite à des négociations tendues, où la direction a proposé des modifications des règles contestées par les syndicats, l’entreprise avait finalement proposé de reconduire l’accord existant, avec quelques modifications mineures, mais seulement pour 17 mois. Inadmissible pour les syndicats, qui rappellent que leurs deux précédents accords avaient été conclus pour cinq ans (en 2008), puis pour trois ans et demi. Ils craignent qu’Air France cherche simplement à gagner du temps, et à repousser les décisions douloureuses après l’élection présidentielle de mai 2017. Ils demandent que l’accord soit valable pour cinq ans, mais seraient prêts à descendre à trois ans.

« Nous rappelons que les PNC sont la seule catégorie de personnel chez Air France où les accords d’entreprise sont négociés pour une durée déterminée. Pour les personnels au sol et pour les pilotes, les conditions sont fixées par accord une fois pour toutes », explique à Mediapart Christelle Auster, secrétaire générale adjointe du SNPNC-FO. « Les salariés, et les PNC en particulier, sont devenus la seule variable d’ajustement chez Air France », se plaint la syndicaliste, qui rappelle que suite aux divers plans de réduction des coûts de la compagnie, 2 000 postes de PNC ont été supprimés en trois ans, et qui dénonce « une entreprise où la casse sociale est constante ». Un quatrième plan de départs volontaires vient d’être ouvert par la direction.

Dans ce contexte, les navigants veulent conserver, « sur le long terme », les garanties autour de leur métier, « un boulot très fatigant, qui désociabilise, où il faut travailler de nuit, accepter le décalage horaire et trouver des solutions pour faire garder ses enfants, ce qui coûte très cher », énumère Christelle Auster. Les PNC refusent aussi les projets de réduction du nombre d’hôtesses et de stewards sur certaines lignes, prévu sur quelques vols moyen-courriers.

Une grève d’une semaine en plein cœur de l’été, jamais l’entreprise n’avait connu cela. Et pourtant, durant ces journées sous forte tension, la direction n’a pas contacté les syndicats à l’origine du mouvement. « C’est malheureusement le reflet des négociations telles qu’elles se déroulent chez nous », regrette la syndicaliste. En fait, cinq jours avant le début de la grève, les discussions entre direction et syndicats ont capoté, et chacun campe depuis sur ses positions.

Samedi sur France Info, le directeur des ressources humaines Gilles Gateau a estimé que « ce mouvement n'a pas lieu d'être, à cette période en particulier ». Quelques jours auparavant, Frédéric Gagey, le dirigeant d’Air France (branche française du groupe Air France-KLM), assurait dans Le Parisien qu’il n’y avait aucune raison « de nous soupçonner de vouloir prendre nos salariés en traître ». « On ne se met pas en grève dans une telle période, au risque de compromettre le redressement d'Air France », avertissait-il alors. Mais ce lundi dans Les Échos, le directeur général adjoint, Pierre-Olivier Bandet, donnait pourtant du grain à moudre aux syndicats, en sous-entendant qu’il souhaitait réduire les avantages accordés aux PNC : « L'enjeu est la santé du transport aérien français, donc l'emploi de navigants français. Les passagers veulent des prix à la baisse. On ne peut se décaler par rapport à d'autres compagnies qui ont fait de gros efforts de compétitivité. »

 

En interne, des salariés plutôt compréhensifs

Dans ce bras de fer, les PNC ont plutôt pu compter sur le soutien des autres salariés de l’entreprise. Le troisième syndicat représentatif, l’Unac (environ 22 % des hôtesses et stewards), a certes décidé début juillet de repousser son préavis de grève à la mi-octobre, les grévistes ont tout de même reçu le soutien de trois syndicats de pilotes d'Air France (SNPL, SPAF et Alter).

Quant aux salariés du « sol », ils ne semblent pas trop hostiles au mouvement si l’on en croit Marc Saladin, secrétaire général de l’Unsa pour cette catégorie de personnel ...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:10

Source : https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/

 

 

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Substances toxiques dans les cosmétiques

Publié le : 04/05/2016 

 

Substances toxiques dans les cosmétiques
 

Test portant sur 237 produits

Retrouvez dans notre tableau la liste des produits cosmétiques dans lesquels nous avons repéré un ou plusieurs ingrédients indésirables. Irritants, allergènes, perturbateurs endocriniens… les substances toxiques ne sont pas rares dans les produits d’hygiène et de beauté, qu’il s’agisse de gels douche, dentifrices, shampoings ou déodorants. Cette liste est amenée à évoluer car les fabricants reformulent leurs produits, les retirant régulièrement des rayons pour en mettre d’autres sur le marché.
 
 
 
 
 
Produit Ingrédients indésirables Présence d'allergènes
A-derma - Gel lavant douceur Bébé Primalba, bébé
A-derma
Gel lavant douceur Bébé Primalba, bébé
Toilette tout-petit - Produit acheté en mars 2016
 
Phenoxyethanol  Non
Arthrodont - Protect, gel dentifrice fluoré, acide glycyrrhétinique, fluorinol
Arthrodont
Protect, gel dentifrice fluoré, acide glycyrrhétinique, fluorinol
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate, Sodium Propylparaben  Oui
Avène  - TriXéra+ selectiose, baume émollient visage et corps
Avène
TriXéra+ selectiose, baume émollient visage et corps
Hydratant corporel - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane, Phenoxyethanol  Non
Axe - Dry Provocation, 48h anti-transpirant spray
Axe
Dry Provocation, 48h anti-transpirant spray
Déodorant ou anti-transpirant - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Bioderma - Atoderm Crème
Bioderma
Atoderm Crème
Hydratant corporel - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane, Phenoxyethanol  Non
Biolane - Shampooing douceur, usage fréquent pour toute la famille
Biolane
Shampooing douceur, usage fréquent pour toute la famille
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone  Non
Carrefour - Lingettes intimes x 20, fraîcheur au quotidien
Carrefour
Lingettes intimes x 20, fraîcheur au quotidien
Toilette intime - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate, Butylparaben, Propylparaben, Sodium Propylparaben  Non
Colgate - Défi zéro Carie avec neutraliseur d'acides de sucre
Colgate
Défi zéro Carie avec neutraliseur d'acides de sucre
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate  Oui
Colgate - Max white for men menthe explosive
Colgate
Max white for men menthe explosive
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate  Non
Colgate - Max White one, menthe sensation
Colgate
Max White one, menthe sensation
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate  Oui
Corine de Farme - Lingettes fraîcheur, nettoient, rafraîchissent, tous types de peaux
Corine de Farme
Lingettes fraîcheur, nettoient, rafraîchissent, tous types de peaux
Toilette intime - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone  Non
Dove - Go fresh 48H format compressé parfum grenade et verveine citronnée
Dove
Go fresh 48H format compressé parfum grenade et verveine citronnée
Déodorant ou anti-transpirant - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Ducray - Argéal, shampooing traitant sébo-absorbant, usage fréquent pour cheveux gras
Ducray
Argéal, shampooing traitant sébo-absorbant, usage fréquent pour cheveux gras
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone, Sodium Lauryl Sulfate  Non
Emoform - Dents sensibles, au fluor
Emoform
Dents sensibles, au fluor
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate  Non
Femfresh - Déodorant fraîcheur intime
Femfresh
Déodorant fraîcheur intime
Soin hygiène intime - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Non
Femfresh - Soin d'intimité, 10 lingettes intimes, rafraîchissantes et hydratantes
Femfresh
Soin d'intimité, 10 lingettes intimes, rafraîchissantes et hydratantes
Toilette intime - Produit acheté en mars 2016
 
Butylparaben, Propylparaben  Non
Garancia - Abracadabaume Perfect Illusion
Garancia
Abracadabaume Perfect Illusion
Crème anti rides - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Non
Garnier Ultra Doux - Shampooing purifiant sans silicone à l'argile douce et cédrat
Garnier Ultra Doux
Shampooing purifiant sans silicone à l'argile douce et cédrat
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Ammonium Lauryl Sulfate  Oui
Head&Shoulders - Shampooing antipelliculaire, classic
Head&Shoulders
Shampooing antipelliculaire, classic
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate, Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone  Oui
Intima - Gel apaisant de toilette intime, confort extrême
Intima
Gel apaisant de toilette intime, confort extrême
Toilette intime - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone  Non
Klorane - Bébé, nutrition crème au cold cream, peaux sèches, très sèches (sans paraben, sans alcool)
Klorane
Bébé, nutrition crème au cold cream, peaux sèches, très sèches (sans paraben, sans alcool)
Hydratant corporel tout-petit - Produit acheté en mars 2016
 
Phenoxyethanol  Non
Klorane - Cible Homme baume après-rasage
Klorane
Cible Homme baume après-rasage
Après-rasage - Produit acheté en mars 2016
 
Propylparaben  Non
Klorane - Lait corporel hydratant, peaux sèches et sensibles
Klorane
Lait corporel hydratant, peaux sèches et sensibles
Hydratant corporel - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Non
Klorane - Shampooing à la pivoine apaisant et anti irritant, cuirs chevelus irrités, démangeaisons
Klorane
Shampooing à la pivoine apaisant et anti irritant, cuirs chevelus irrités, démangeaisons
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone  Non
Klorane - Shampooing à la quinine et aux vitamines B
Klorane
Shampooing à la quinine et aux vitamines B
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone, Propylparaben  Non
L'Oréal - BB anti-cernes universel Nude magique BB concealer
L'Oréal
BB anti-cernes universel Nude magique BB concealer
BB crème - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane, Ethylhexyl Methoxycinnamate  Non
L'Oréal - Crayon confort longue durée, Color riche Le Khôl
L'Oréal
Crayon confort longue durée, Color riche Le Khôl
Eye-liner - Produit acheté en mars 2016
 
Propylparaben  Non
L'Oréal - Elsève Color-Vive, shampooing soin
L'Oréal
Elsève Color-Vive, shampooing soin
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
L'Oréal - Elsève Fibralogy, shampooing créateur de matière
L'Oréal
Elsève Fibralogy, shampooing créateur de matière
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate, Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone  Oui
L'Oréal - Men Expert, pure power, gel nettoyant au charbon multi-purifiant
L'Oréal
Men Expert, pure power, gel nettoyant au charbon multi-purifiant
Nettoyant visage - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone  Oui
La Roche-Posay - Anthelios dermo-pediatrics 50+, lait, peau sensible de l'enfant
La Roche-Posay
Anthelios dermo-pediatrics 50+, lait, peau sensible de l'enfant
Crème solaire enfant - Produit acheté en mars 2016
 
Phenoxyethanol  Non
Laino - Crème pour les mains sèches à gercées cire d'abeille
Laino
Crème pour les mains sèches à gercées cire d'abeille
Crème mains - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane, Methylisothiazolinone  Non
Le Petit Marseillais - Douceur & réparation au lait d'amande douce & graine de lin, cheveux longs, pointes fragiles
Le Petit Marseillais
Douceur & réparation au lait d'amande douce & graine de lin, cheveux longs, pointes fragiles
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Ammonium Lauryl Sulfate  Non
Le Petit Marseillais - Shampooing force et éclat cheveux normaux, aux extraits de pomme & feuilles d'olivier
Le Petit Marseillais
Shampooing force et éclat cheveux normaux, aux extraits de pomme & feuilles d'olivier
Shampooing - Produit acheté en mars 2016
 
Ammonium Lauryl Sulfate  Non
Le Petit Olivier - Crème corps hydratante, huile d'olive, peaux sèches et sensibles
Le Petit Olivier
Crème corps hydratante, huile d'olive, peaux sèches et sensibles
Hydratant corporel - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Non
Le Petit Olivier - Démêlant soin sans rinçage aux huiles d'olive karité argan
Le Petit Olivier
Démêlant soin sans rinçage aux huiles d'olive karité argan
Soin capillaire - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane, Methylisothiazolinone  Oui
Lovea (Laboratoires Biocos) - Nature, Lait corps tonifiant papaye
Lovea (Laboratoires Biocos)
Nature, Lait corps tonifiant papaye
Hydratant corporel - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Mixa - Intensif peaux sèches, lait corps antidessèchement
Mixa
Intensif peaux sèches, lait corps antidessèchement
Hydratant corporel - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane, Propylparaben  Oui
Monoprix - Lait démaquillant douceur, hydrate et adoucit
Monoprix
Lait démaquillant douceur, hydrate et adoucit
Démaquillant - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone  Non
Narta  - Anti-transpirant Homme nord extrême
Narta
Anti-transpirant Homme nord extrême
Déodorant ou anti-transpirant - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Nuxe - Rêve de miel Baume lèvres ultra-nourrissant
Nuxe
Rêve de miel Baume lèvres ultra-nourrissant
Soin des lèvres - Produit acheté en mars 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
Oral-B - 3D White luxe perfection
Oral-B
3D White luxe perfection
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate  Oui
Oral-B - Pro-expert, premium, protection des gencives
Oral-B
Pro-expert, premium, protection des gencives
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate  Non
Parogencyl - Sensibilité gencives
Parogencyl
Sensibilité gencives
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate, Propylparaben  Oui
Saforelle - Bébé gel lavant doux, hypoallergénique, sans savon, à la bardane
Saforelle
Bébé gel lavant doux, hypoallergénique, sans savon, à la bardane
Toilette intime enfant - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone  Non
Saforelle - Crème apaisante, soin intime et corporel, usage quotidien
Saforelle
Crème apaisante, soin intime et corporel, usage quotidien
Soin hygiène intime - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane, Propylparaben  Oui
Saforelle - Lingettes intimes fraîcheur & douceur à tout moment, à la bardane
Saforelle
Lingettes intimes fraîcheur & douceur à tout moment, à la bardane
Toilette intime - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Saugella - Girl, émulsion lavante douce pour l'hygiène intime
Saugella
Girl, émulsion lavante douce pour l'hygiène intime
Toilette intime enfant - Produit acheté en mars 2016
 
Phenoxyethanol  Non
Schwarzkopf - Got2b coup de tête gel fibre décoiffant
Schwarzkopf
Got2b coup de tête gel fibre décoiffant
Gel coiffant - Produit acheté en mars 2016
 
Methylisothiazolinone  Oui
Signal - Interdentaire, Intégral 8 actions
Signal
Interdentaire, Intégral 8 actions
Dentifrice - Produit acheté en mars 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate  Oui
SVR - Chronolys crème, besoin d'hydratation et d'énergie
SVR
Chronolys crème, besoin d'hydratation et d'énergie
Crème visage - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Non
SVR - Xérial 10, lait corps
SVR
Xérial 10, lait corps
Hydratant corporel - Produit acheté en mars 2016
 
Cyclopentasiloxane  Non
Activilong - Junior, spray magique ultra-lissant, amande douce
Activilong
Junior, spray magique ultra-lissant, amande douce
Lissant capillaire - Produit acheté en janvier 2016
 
Cyclopentasiloxane, Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
Activilong - Junior, système défrisant conditionneur sans soude
Activilong
Junior, système défrisant conditionneur sans soude
Lissant capillaire - Produit acheté en janvier 2016
 
Propylparaben, Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone  Oui
Adidas - Anti-transpirant 48h, Climacool
Adidas
Anti-transpirant 48h, Climacool
Déodorant ou anti-transpirant - Produit acheté en janvier 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Adidas - Fresh Cool & Dry 48h anti-transpirant spray
Adidas
Fresh Cool & Dry 48h anti-transpirant spray
Déodorant ou anti-transpirant - Produit acheté en janvier 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Axe - Dry Dark Temptation, 48h anti-transpirant spray
Axe
Dry Dark Temptation, 48h anti-transpirant spray
Déodorant ou anti-transpirant - Produit acheté en janvier 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Baumes de Provence - Lait corps nourissant, miel & jasmin
Baumes de Provence
Lait corps nourissant, miel & jasmin
Hydratant corporel - Produit acheté en janvier 2016
 
Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone  Oui
Bébé Cadum - Baume hydratant apaisant, bonne nuit
Bébé Cadum
Baume hydratant apaisant, bonne nuit
Hydratant corporel tout-petits - Produit acheté en janvier 2016
 
Phenoxyethanol  Non
Biancoril - Dentifrice protection caries
Biancoril
Dentifrice protection caries
Dentifrice - Produit acheté en janvier 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate, Sodium Propylparaben  Oui
bien-être - Eau de lavande naturelle 70°
bien-être
Eau de lavande naturelle 70°
Eau de Cologne - Produit acheté en janvier 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
Biolane - Biolane, lait de toilette douceur
Biolane
Biolane, lait de toilette douceur
Lait de toilette - Produit acheté en janvier 2016 mais reformulé en septembre 2015 : suppression de l’ingrédient pointé ici. Les deux versions sont encore en vente. Scrutez les étiquettes.
 
Methylisothiazolinone  Oui
Biolane - Lingettes pocket visage et mains
Biolane
Lingettes pocket visage et mains
Lingettes tout-petits - Produit acheté en janvier 2016. Le fabricant nous a signalé la suppression de l’ingrédient indésirable. Vérification en cours par nos soins.
 
Methylisothiazolinone  Non
Biolane - Solution micellaire, nettoyant sans rinçage, peaux sèches et sensibles
 
Biolane
Solution micellaire, nettoyant sans rinçage, peaux sèches et sensibles
Lotion de toilette - Produit acheté en janvier 2016. Le fabricant nous a signalé la suppression de l’ingrédient indésirable. Vérification en cours par nos soins.
 
Methylisothiazolinone  Non
Biotherm - Aquasource BB cream
Biotherm
Aquasource BB cream
BB crème - Produit acheté en janvier 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Non
Biotherm - Eau pure, eau de toilette vaporisateur
Biotherm
Eau pure, eau de toilette vaporisateur
Eau de toilette ou de parfum - Produit acheté en janvier 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
Bourjois - BB bronzing cream 8 en 1
Bourjois
BB bronzing cream 8 en 1
BB crème - Produit acheté en janvier 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
Bourjois - Beauty' full volume mascara
Bourjois
Beauty' full volume mascara
Mascara - Produit acheté en janvier 2016
 
Cyclopentasiloxane  Non
Bourjois - Déshabillez moi!, gel douche aphrodisiaque, extrait de gingembre
Bourjois
Déshabillez moi!, gel douche aphrodisiaque, extrait de gingembre
Gel douche - Produit acheté en janvier 2016
 
Methylisothiazolinone  Oui
Bourjois - Glamour Lovely, eau de parfum
Bourjois
Glamour Lovely, eau de parfum
Eau de toilette ou de parfum - Produit acheté en janvier 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
Brut - Après-rasage Original
Brut
Après-rasage Original
Après-rasage - Produit acheté en janvier 2016
 
Ethylhexyl Methoxycinnamate  Oui
Caramel et huile d'argan - Cheveux secs, L'ensoleiilé, masque nutrition sans rinçage
Caramel et huile d'argan
Cheveux secs, L'ensoleiilé, masque nutrition sans rinçage
Soin capillaire - Produit acheté en janvier 2016
 
Cyclopentasiloxane  Oui
Carré homme (marque repère, Leclerc) - Baume après-rasage hydratant
Carré homme (marque repère, Leclerc)
Baume après-rasage hydratant
Après-rasage - Produit acheté en janvier 2016
 
Cyclopentasiloxane, Propylparaben, Methylisothiazolinone  Non
Carrefour - Dentifrice 4 en 1
Carrefour
Dentifrice 4 en 1
Dentifrice - Produit acheté en janvier 2016
 
Sodium Lauryl Sulfate, Sodium Propylparaben  Non
Carrefour kids - Bubble gum, 3-6 ans, dentifrice Tom & Jerry
Carrefour kids
Bubble gum, 3-6 ans, dentifrice Tom & Jerry
Dentifrice - Produ

 

Source : http://www.linternaute.com/actualite/societe/1281954-cosmetiques-dangereux-185-produits-pointes-la-liste-complete-de-l-ufc-que-choisir/

 

 

Cosmétiques dangereux : la liste complète des 185 produits pointés par UFC-Que Choisir

UFC-Que Choisir vient de publier une liste de 185 produits cosmétiques courants qu'elle juge préoccupants du fait de substances potentiellement dangereuses...

 

 

[Mis à jour le 3 mars 2016 à 9h25] La liste a de quoi faire peur. Par son ampleur d'abord, mais aussi par le type de produits, extrêmement courants quelle contient. L'association UFC-Que Choisir vient a publié le 23 février 2016 une liste de 185 produits cosmétiques qu'elle juge "préoccupants" du fait de la présence dans leur composition de substances potentiellement dangereuses... Après que les produits cosmétiques destinés aux nourrissons ont été pointés, c'est donc désormais le monde des adultes qui est concerné. Mais la liste des substances dangereuses reste sensiblement la même : on parle ici d'allergènes, de composés toxiques ou de perturbateurs endocriniens qui peuvent jouer sur la santé des consommateurs.

Dans le détail, l'association de défense des consommateurs a ainsi listé 62 allergènes. 55 d'entre eux comportent une substance suffisamment inquiétante pour que la ministre de l'Environnement Ségolène Royal demande son interdiction auprès de l'UE : la methylisothiazolinone (MIT), un conservateur. Ce dernier est particulièrement utilisé dans les produits de toilette sans rinçage. Dans la liste d'UFC-Que Choisir, on trouve par ailleurs 101 produits contenant des perturbateurs endocriniens ou encore 26 contenant des "parabènes à longue chaîne".

 

Voici la liste complète publiée sur le site de l'Association UFC-Que Choisir :

 

Dans son communiqué, UFC-Que Choisir pointe la responsabilité des grandes marques et des distributeurs dans cette situation, assurant que ces derniers continuent à utiliser des produits préoccupants malgré les "alertes répétées" des médecins et des dermatologues. L'association frappe donc un grands coup en recommandant de ne plus acheter les produits contenant ces composés. Les professionnels du secteur ont rapidement réagi, la fédération des entreprises de la beauté (Febea) tentant de nuancer le constat de l'association : selon Anne Dux, directrice des affaires scientifiques et réglementaires, "il n'y a aucune inquiétude à avoir concernant l'usage des produits cosmétiques présents sur le marché français". Et la Febea de rappeler le cadre réglementaire auquel ces produits sont soumis. La réglementation européenne en la matière est "la plus exigeante" au monde selon le communiqué.

Des universitaires ont aussi pris la défense de ces cosmétiques, à l'instar de Céline Couteau, maître de conférences en pharmacie industrielle et cosmétologie et Laurence Coiffard, professeur en galénique et cosmétologie à l'Université de Nantes, qui ont signé le 25 février une tribune sur le site The Conversation. Pour elles, "les cosmétiques ne sont pas si dangereux !" "Si nous aimons, toutes deux, épingler les petits et gros travers de l'industrie cosmétique et tirer certaines sonnettes d'alarme à bon escient, il n'est pas raisonnable de créer une psychose vis-à-vis des produits dont nous avons tous le plus grand besoin", indiquent les deux scientifiques qui dénoncent "une information beaucoup trop alarmiste". Sur le fond, elles répondent point par point à l'enquête de l'UFC-Que Choisir : la méthylisothiazolinone reconnu comme étant allergisant ? Il faut certes le faire savoir, mais elle remplace le paraben. Les perturbateurs endocriniens ? Des molécules "des millions de fois moins oestrogéniques" que certains éléments de notre organisme et qui seront filtrés par notre "barrière cutanée". Le phénoxyéthanol ? Il a fait l'objet d'une recommandation des autorités françaises et non d'une interdiction... Le tout agrémenté d'une salve contre les produits bio, qui seraient eux aussi bourrés d'allergènes ou d'alcool.

 

 

Source : http://www.linternaute.com/actualite/societe/1281954-cosmetiques-dangereux-185-produits-pointes-la-liste-complete-de-l-ufc-que-choisir/

 

 

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 21:18

 

Source : http://www.courrierinternational.com

 

 

économie. Ces 147 sociétés qui dominent le monde

Publié le

 

 

Les 1 318 entreprises transnationales qui forment le noyau de l'économie.
Les compagnies en superconnection sont rouge,
les compagnies très reliées sont jaunes.
La taille du point représente le revenu. - PloS One Image: PLoS One

 

L’économie mondiale est hyperconcentrée, selon une équipe de chercheurs de Zurich. Leur étude souligne la fragilité d’un système financier contrôlé par un petit groupe de multinationales, liées entre elles par des participations croisées.

La science a peut-être bien confirmé les pires craintes des indignés qui ont manifesté contre le pouvoir financier. L’étude des relations entre 43 000 multinationales a en effet mis en évidence l’existence d’un groupe relativement restreint de sociétés – pour la plupart des banques – jouissant d’une influence disproportionnée sur l’économie mondiale.

Selon les spécialistes des systèmes complexes que nous avons interrogés, ces travaux, qui
fournissent une remarquable tentative d’analyse du pouvoir économique mondial,
pourraient servir de base de travail pour définir les moyens de renforcer la stabilité du capitalisme.

L’idée qu’une poignée de banquiers contrôle de vastes secteurs de l’économie mondiale n’est
pas nouvelle pour les militants d’Occupy Wall Street. Mais cette étude, menée par trois théoriciens des systèmes complexes de l’Institut fédéral suisse de technologie de Zurich, est la première à dépasser le cadre idéologique pour démontrer de manière empirique l’existence d’un tel réseau de pouvoir. Pour ce faire, Stefania Vitali, James Glattfelder et Stefano Battiston ont combiné les formules mathématiques utilisées depuis longtemps pour modéliser les systèmes
naturels avec des données relatives aux entreprises afin de cartographier les liens capitalistiques entre multinationales. “ La réalité est tellementcomplexe qu’il faut s’éloigner des dogmes, que ce soient ceux du libéralisme ou ceux des tenants de la théorie du complot, explique James Glattfelder. Notre analyse est fondée sur la réalité.”

Exploitant la base de données Orbis 2007, qui enregistre 37 millions d’entreprises et d’investisseurs à travers le monde, les chercheurs en ont extrait les multinationales (43 060 au total) ainsi que les participations en capital qui les relient. Ils ont ensuite observé quelles sociétés en contrôlaient d’autres par l’intermédiaire des réseaux d’actionnariat et ont associé ces données au chiffre d’affaires de chacune d’entre elles afin de définir la structure du pouvoir économique.

Ces travaux, publiés par la revue scientifique en ligne PloS One, mettent en évidence un noyau
de 1 318 entreprises liées par des participations croisées. Chacune a des liens avec deux autres ou plus, avec une moyenne de 20 connections. De surcroît, ces 1 318 sociétés, qui représentent 20 % du chiffre d’affaires mondial, possèdent collectivement la majorité des plus grandes entreprises et sociétés ,de production du monde – celles qui constituent “l’économie réelle” – , soit 60 % du chiffre d’affaires mondial.

En poussant plus loin ses recherches, le trio a fait apparaître l’existence d’une “superentité” de 147 sociétés encore plus interconnectées (la totalité du capital de chacune d’elles est détenue par d’autres membres de l’entité) qui contrôle 40 % de la richesse totale du réseau. “Dans les faits, moins de 1 % des sociétés contrôlent 40 % du réseau”, résume Glattfelder. La plupart sont des institutions financières. Parmi les vingt premières figurent Barclays, JPMorgan Chase et Goldman Sachs.

La concentration du pouvoir n’est ni bonne ni mauvaise en elle-même, explique l’équipe de Zurich. Ce qui peut poser problème, ce sont les interconnexions. Ainsi que le monde l’a appris en 2008, ce genre de réseaux est en effet instable. “ Quand une [société] a des problèmes, il y a un risque de contagion ”, explique Glattfelder.

Yaneer Bar-Yam, responsable du New England Complex Systems Institute (Necsi) à Cambridge, dans le Massachusetts, fait toutefois observer que les chercheurs de Zurich présument que la propriété signifie le contrôle, ce qui n’est pas toujours vrai. La plupart des actions sont entre les mains de gestionnaires de fonds qui ne contrôlent pas forcément ce que font réellement les entreprises qu’ils possèdent partiellement. Savoir quel effet cela peut avoir sur le comportement du système nécessiterait des analyses supplémentaires.

En mettant ainsi à jour l’architecture du pouvoir économique mondial, cette étude pourrait contribuer à le rendre plus stable. Une fois les vulnérabilités du système identifiées, les économistes pourraient imaginer des mesures visant à éviter des effondrements en cascade. Pour Glattfelder, il faudrait peut-être étendre les règles nationales antitrust au niveau international afin de limiter les interconnexions excessives. George Sugihara, un spécialiste des systèmes complexes à la Scripps Institution of Oceanography à La Jolla, en Californie,
qui a conseillé la Deutsche Bank, propose une autre solution : taxer les sociétés trop interconnectées afin de les inciter à limiter le risque.

Reste un point qui ne fera pas l’unanimité auprès des indignés : il est peu probable que ce noyau d’entreprises soit le résultat d’un complot. “Ce genre de structure est très répandu dans la nature”, assure Sugihara. Dans n’importe quel réseau, les nouveaux arrivants cherchent de préférence à créer des liens avec les membres les mieux connectés. Les multinationales entrent au capital des autres multinationales pour des raisons commerciales, pas pour devenir les maîtres du monde. Et les participants les plus connectés attirent également le plus de capitaux, explique Dan Braha, chercheur au Necsi. “Le fait, dénoncé par les militants d’Occupy Wall Street, que 1 % de la population possède l’essentiel des richesses est le résultat logique de l’économie auto-organisée.”

Pour l’équipe de Zurich, la véritable question est de savoir si la superentité peut exercer un
pouvoir politique. Selon John Driffill, spécialiste en macroéconomie à l’université de Londres, ces 147 entreprises sont trop nombreuses pour former une collusion. Braha, lui, estime qu’elles se concurrencent sur le marché mais agissent ensemble pour protéger des intérêts communs. Résister à tout changement dans la structure du réseau fait peut-être partie de ces intérêts.

Andy Coghlan et Debora Mackenzie
 

Le top 10 des sociétés superconnectées

Parmi la “superentité” de 147 sociétés identifiée par Stefania Vitali,
James B. Glattfelder et Stefano Battiston,
voici les dix qui comptent le plus de participations croisées :

■ 1 - Barclays PLC (banque, Royaume-Uni)
■ 2 - Capital Group Companies Inc. (fonds de pension, Etats-Unis)
■ 3 - FMR Corporation (services financiers, Etats-Unis)
■ 4 - AXA (banque et assurance, France)
■ 5 - State Street Corporation (services financiers, Etats-Unis)
■ 6 - JPMorgan Chase & Co (banque, Etats-Unis)
■ 7 - Legal & General Group PLC (gestion d’épargne, Royaume-Uni)
■ 8 - Vanguard Group Inc (gestionnaire de placements, Etats-Unis)
■ 9 - UBS AG (banque, Suisse)
■ 10 - Merrill Lynch & Co Inc (banque, Etats-Unis)

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 20:57

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

Bure : les travaux du bois Lejuc suspendus par la justice

Par Angeline Demuynck, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine lundi 1 août

2016 à 18:39

 

 

L'Andra a fait installer un mur autour de la zone de travaux

L'Andra a fait installer un mur autour de la zone de travaux © Radio France - Sandy Dauphin

Les anti-Cigéo jubilent : ils viennent de décrocher leur première victoire juridique. L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs va devoir suspendre ses travaux de défrichement dans le bois de Mandres-en-Barrois.

Ils ont occupé les lieux pendant plus de 2 semaines avant de s'en faire déloger par la gendarmerie. Quelques semaines plus tard, les militants anti-nucléaire ont le sourire. Ils viennent de remporter une première bataille contre l'Andra, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Le tribunal de Bar-le-Duc a ordonné, ce lundi 1er août, l'arrêt des travaux de défrichement initiés dans le bois de Mandres-en-Barrois dans le cadre du projet de centre d'enfouissement des déchets, et la remise en état du site de 8 hectares.

Des travaux illégaux selon les opposants

Huit associations et 4 habitants de la commune avaient assigné l'Andra en justice, dénonçant des travaux illégaux. Le tribunal leur a donné gain de cause, estimant qu'une autorisation préfectorale était nécessaire. "_Ça montre le bien-fondé de toute l'opposition qu'il y a pu avoir cette dernière semaine_s, se réjouit Laura, membre du réseau Sortir du nucléaire. Et symboliquement c'est très fort, ça porte atteinte à la crédibilité de l'Andra. En cela c'est une vraie victoire."

En revanche, la justice ne s'est pas prononcée sur le mur de 3 kilomètres que l'Andra est en train de construire autour de la zone de travaux. L'agence devrait pouvoir continuer à le construire, "dans la mesure où elle a obtenu l'autorisation du maire pour la clôture".

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

 

                                                                   **************************************

 

 

 

Source : http://vmc.camp/2016/08/01/landra-est-condamnee-par-le-tgi-de-bar-le-duc/

 

L’ANDRA est condamnée par le TGI de Bar-le-Duc !

Communiqué de presse commun du Réseau “Sortir du nucléaire, MIRABEL – Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, ASODEDRA, CEDRA 52, Les Habitants vigilants de Gondrecourt, BureStop55, Bure Zone Libre et des opposant-e-s et habitant-e-s en lutte contre CIGÉO de Bure et d’ailleurs – 1er août 2016

L’ANDRA est condamnée par le TGI de Bar-le-Duc ! Les travaux de CIGÉO sont stoppés !

Un rappel à l’ordre cinglant et historique pour l’ANDRA, faisant suite à deux mois de mobilisation sur le terrain

Le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc vient de donner raison aux huit associations et aux quatre habitants de Mandres-en-Barrois qui, dans un référé déposé le 25 juillet, exigeaient l’arrêt des travaux effectués par l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) dans le Bois Lejuc, en vue de la construction de CIGÉO, ce projet de centre de stockage en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux. Ces travaux sont bien illégaux : l’ANDRA doit les suspendre et est condamnée à la remise en état du site.

Pour rappel, 7 hectares de feuillus avaient déjà été détruits, dont des chênes quasi centenaires, le sol avait été arraché et recouvert de gravier et l’édification d’un mur de 2m de haut et 3 km de long avait commencé, alors même que l’ANDRA ne disposait pas des autorisations nécessaires auprès des autorités compétentes et n’avait même pas envisagé qu’une étude d’impact puisse être nécessaire !

Lors de l’audience, qui s’était tenue le jeudi 28 juillet, l’ANDRA s’était surpassée dans la mauvaise foi et les contradictions : tout en reconnaissant effectuer ces travaux dans la perspective de la construction de CIGÉO, elle prétendait n’effectuer que des travaux destinés à une gestion durable de la ressource forestière du Bois Lejuc ! Par ailleurs, arrivée en cours d’audience, l’ANDRA a sorti un pitoyable lapin de son chapeau, un arrêté municipal daté du jour même, signé du maire de Mandres-en-Barrois et autorisant les travaux de construction du mur commencés illégalement depuis plusieurs semaines ! Rendu le 1er août à 14h, le délibéré du tribunal est formel : il ordonne la suspension des travaux de défrichement jusqu’à ce que l’ANDRA obtienne une autorisation (sous astreinte provisoire de 10 000 euros par are nouvellement défriché). Il enjoint de même à la remise en état des lieux sauf autorisation obtenue par l’ANDRA dans un délai de 6 mois. D’après la décision du tribunal cette remise en état des lieux doit être entendue comme “une restitution de l’état boisé de l’ensemble des parcelles défrichées, nécessitant la suppression du géotextile, de l’empierrement et de la clôture en murs de béton – au vue de l’importance de son emprise – et la replantation dans le respect du plan d’aménagement forestier du bois Lejuc arrêté par l’Office National des Forêts pour 2007-2018”.

Travaux illégaux, embauche de mercenaires pour « protéger » le mur : les manoeuvres et manipulations de l’Andra pour imposer CIGÉO sont maintenant exposées au grand jour. Cette décision marque également le bien-fondé et la légitimité de la mobilisation de plusieurs centaines de personnes et des habitants qui s’opposaient depuis plusieurs semaines aux travaux de l’ANDRA.

Les associations, habitants et opposant-e-s à CIGÉO se réjouissent de cette décision historique du tribunal et ne comptent pas en rester là. D’autres recours et actions sont en préparation pour enfin rendre le Bois Lejuc aux habitants de Mandres-en-Barrois et donner un coup d’arrêt au projet CIGÉO.

Un nouveau temps fort de manifestation est prévu du 13 au 15 août 2016 !

Contacts presse :

Avocat Étienne Ambroseli : 06 09 30 80 67

Pour les opposants et associations : 06 88 27 16 06 / 06 73 49 33 84 / 06 85 23 05 11/ 07.58.65.48.89 (Collectif sauvons la forêt)

Chargée de communication : 06 64 66 01 23

 L’Ordonnance du TGI

 

Portes-ouvertes-Andra-detournement

Détournement de l’affiche des portes ouvertes de l’ANDRA de septembre, parue dans le dernier journal de l’ANDRA

 

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 16:40

 

Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/noam-chomsky-qu-est-ce-que-le-bien-commun

 

 

Un nouvel essai de Noam Chomsky, Qu’est-ce que le bien commun ?

Le , par L’équipe de Là-bas

 

 

 

En France, les attentats sont une aubaine pour les vieux renards de la politique. L’appel à la guerre et à la peur leur permet de faire passer leur politique anti sociale, pourtant unanimement rejetée. Au printemps, la France s’est dressée contre la loi travail « et son monde ». Durant quatre mois, tous les sondages ont indiqué un rejet très net d’une loi finalement imposée par la force. Face à un pouvoir sans légitimité qui ne se maintient que par la force policière et politique, nous savons ce que nous ne voulons plus, c’est ce monde là, nous voulons sortir de ce cadre. L ’étonnant succès de Bernie Sanders dans la campagne pour la présidentielle aux Etats-Unis confirme l’échec massif du néo-libéralisme de droite comme de gauche. Sortir, mais par où ? Pour l’instant c’est l’extrême droite qui s’engraisse sur la souffrance et la colère. Il faut tailler une autre route. Vers où , pour quoi faire ? Et d’ailleurs que voulons nous ? Depuis des années, nous montrons les souffrances, les injustices et les dégâts, aujourd’hui la majorité a compris. Mais comment sortir de là ? Comment retrouver les grands souffles, les grands horizons, et se remettre en chemin ? Là, nous rejoignons la question posée par Noam Chomsky, « Que nous est-il permis d’espérer ? » L’été est propice pour échapper à l’hystérie médiatique qui nous empêche de refléchir. Merci aux éditions LUX qui nous permettent de vous proposer un chapitre de cet ouvrage," Qu’est-ce que le bien commun"

« Nous sommes bien évidemment des êtres sociaux, et la sorte d’animal que nous devenons découle essentiellement du contexte social, culturel et institutionnel dans lequel nous vivons. Ce qui m’amène à m’intéresser aux formes d’organisation sociale propices à la reconnaissance des droits, au bien-être et à la satisfaction des aspirations légitimes des gens. Bref, au bien commun.

Je m’en suis aussi tenu pour l’essentiel à ce qui m’apparaît comme des évidences – évidences qui, pourtant, sont généralement considérées comme des invraisemblances. J’aimerais en présenter quelques autres, dont les attributs sont tout aussi singuliers. Ces évidences présumées se rapportent à une catégorie particulière de principes éthiques : des principes qui sont universels non seulement parce qu’à peu près tout le monde les défend, mais aussi parce qu’ils sont presque universellement rejetés dans les faits. Certains d’entre eux sont très généraux, comme ce lieu commun selon lequel on devrait s’imposer les mêmes normes qu’on applique à autrui, voire des normes plus élevées ; d’autres sont plus spécifiques, comme la justice et les droits de la personne, défendus quasi universellement, y compris par les monstres les plus sanguinaires, mais dont la situation réelle est plutôt critique.

De la liberté, le grand classique de John Stuart Mill, constitue un bon point de départ. En exergue de cet ouvrage, on lit ceci : « Le grand principe, le principe dominant auquel aboutissent tous les arguments exposés dans ces pages, est l’importance essentielle et absolue du développement humain dans sa plus riche diversité. » [1] Ces mots sont ceux de Wilhelm von Humboldt, qui fut entre autres philosophe, linguiste et pionnier du libéralisme classique. On peut en conclure que les institutions qui entravent le développement humain sont illégitimes si elles se montrent incapables de justifier leur existence d’une manière ou d’une autre.
Humboldt exprimait ainsi une opinion répandue au siècle des Lumières, opinion également illustrée par la critique sévère de la division du travail formulée par Adam Smith, en particulier par les raisons sur lesquelles elle s’appuyait.
« [L]’intelligence de la plus grande partie des hommes est nécessairement façonnée par leurs emplois ordinaires », écrivait-il. Par conséquent : L’homme qui passe toute sa vie à accomplir un petit nombre d’opérations simples, dont les effets sont peut-être aussi toujours les mêmes ou presque, n’a point d’occasion d’employer son intelligence [...] et devient généralement aussi bête et ignorant qu’une créature humaine peut le devenir. [...] Mais dans toute société améliorée et policée, c’est là l’état dans lequel tomberont nécessairement les pauvres laborieux, c’est-à-dire
la grande masse du peuple, à moins que le gouvernement ne s’efforce de le prévenir [2]

L’attachement au bien commun devrait nous inciter à trouver les moyens de venir à bout des conséquences funestes de politiques désastreuses qui touchent tant le système d’éducation que les conditions de travail, afin d’offrir à l’être humain des occasions d’« employer son intelligence » et de se développer dans toute sa diversité.
Le point de vue critique de Smith sur la division du travail n’a pas acquis la notoriété de son apologie dithyrambique de ses bienfaits. L’édition savante de son ouvrage phare, publiée par les presses de l’université de Chicago à l’occasion de son bicentenaire, n’en fait d’ailleurs même pas mention dans son index. Il n’en constitue pas moins une illustration éclairante des idéaux des Lumières sur lesquels repose le libéralisme classique.

Smith considérait sans doute que de telles politiques humanistes ne seraient pas trop difficiles à mettre en oeuvre. Sa Théorie des sentiments moraux s’ouvre par ce constat : « Aussi égoïste que l’homme puisse être supposé, il y a évidemment
certains principes dans sa nature qui le conduisent à s’intéresser à la fortune des autres et qui lui rendent nécessaire leur bonheur, quoi qu’il n’en retire rien d’autre que le plaisir de les voir heureux »
. La puissance morbide de la « vile maxime
[...] des maîtres de l’espèce humaine » (« Tout pour nous, rien pour les autres ») peut sans doute être compensée par « toutes les autres passions originelles de la nature humaine ». [3]

Le libéralisme classique s’est échoué sur les hauts-fonds du capitalisme, mais l’humanisme dont il était porteur n’est pas mort pour autant...

 

*Suite de l'article sur la-bas.org

 

 

Source : http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/noam-chomsky-qu-est-ce-que-le-bien-commun

 

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 15:57

 

Source : http://www.inegalites.fr


Qui va partir en vacances ?

 

28 juillet 2016

 

 

 

28 juillet 2016 - 80 % des cadres supérieurs partent en congés chaque année, contre 50 % des ouvriers. Et encore, entre catégories, on ne part ni aussi souvent, ni aussi longtemps, ni dans les mêmes conditions.


Près des deux tiers des Français déclaraient partir en vacances [1] au milieu des années 1990, selon le Crédoc. Le taux de départ en vacances a ensuite diminué petit à petit jusqu’à tomber à quasiment 50 % en 2008. Depuis 2011, il repart à la hausse et a atteint 60 % en 2014 (dernières données disponibles) [2].

Qui sont les chanceux qui vont faire leurs valises ? Pour partir, il faut en avoir les moyens. 40 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 200 euros mensuels ont quitté leur domicile pour des congés en 2014, contre 86 % de celles qui disposent de plus de 3 000 euros. Un « budget vacances » pour une famille peut représenter plusieurs milliers d’euros : impossible pour la majorité des bas salaires. Les plus pauvres ne sont pas les plus aidés et les plus aisés ont davantage l’occasion de bénéficier d’hébergements gratuits dans la famille ou chez des amis.

Partir dépend plus largement du milieu social. 82 % des cadres supérieurs partent en congés contre 47 % des ouvriers. Plus on monte dans l’échelle sociale, plus on a de chances de partir en vacances. Parce que l’on gagne davantage, mais aussi parce que cela fait partie de son mode de vie. Par exemple parce qu’on a eu l’habitude de voyager avec ses parents (on y a pris goût, on se sent rassuré hors de chez soi), parce qu’on parle une langue étrangère (pour les voyages lointains). Mais aussi parce que ses amis voyagent et que raconter ses vacances lointaines (et les mettre en scène sur différents supports) fait partie de la sociabilité, de l’image qu’on renvoie de sa famille notamment.

 
Les départs en vacancesSelon les revenus mensuels pour une personneTaux de départ Moins de 1 200 €De 1 200 à 1 900 €De 1 900 à 3 000 €Supérieurs à 3 000 €Ensemble de lapopulation020406080100Unité : %Source : Crédoc - Données juin 2014 - © Observatoire des inégalités
 
Les départs en vacancesSelon la catégorie socialeTaux de départ Indep.Cadres, prof. intel. sup.Prof. interm.Employ.Ouvriers020406080100Unité : %Source : Crédoc - Données juin 2014 - © Observatoire des inégalités
 
 

Des inégalités qui se creusent

Le taux de départ en vacances a eu tendance à augmenter pour toutes les catégories sociales au cours des dernières années, ce qui peut paraître paradoxal en temps de crise. Mais si l’on remonte davantage dans le temps, on observe que les plus modestes [3] n’ont pas encore rattrapé leur niveau de départ en vacances de la fin des années 1990 (44 % en 1998, contre 40 % aujourd’hui). Tandis que le taux de départ des plus aisés [4] est passé de 83 % en 1998 à 86 % en 2014. Par ailleurs, les taux de départ progressent beaucoup plus fortement chez les retraités qui ne subissent pas l’impact de la montée du chômage [5].

 
 
Taux de départ en vacancesSelon le niveau de vie par personne et par moisMoins de 1 200 € De 1 200 à 1 900 € De 1 900 à 3 000 € Supérieurs à 3 000 € Ensemble 19981999200020012002200320042005200620072008*2009201020112012201320142030405060708090Unité : %Source : Crédoc - Enquêtes « Conditions de vie et Aspirations » - © Observatoire des inégalités
Graphe plein écranGraphe plein écran       Plus de donnéesPlus de données
* Rupture de série : à partir de 2008, les données sont mesurées en juin et non plus en janvier de chaque année.

Les raisons de ceux qui ne partent pas
En 2014, près de la moitié des personnes déclaraient ne pas envisager de partir en vacances dans les prochains mois pour des raisons financières. Il faut dire qu’une semaine de location pour un couple avec deux enfants équivaut souvent au minimum à un demi-Smic. D’autres ne prévoyaient pas de partir pour des raisons de santé (16 %), professionnelles (9 %) ou familiales (8 %). Un peu plus d’une personne sur dix n’est pas partie par choix (13 %).

 
Les raisons du non départ en vacancesFinancières: 46.00 %Santé: 16.00 %Professionnelles: 9.00 %Familiales: 8.00 %Par choix personnel: 13.00 %Autres: 8.00 %FinancièresSantéProfessionnellesFamilialesPar choix personnelAutresSource : Crédoc - Données juin 2014 - © Observatoire des inégalités

Rares sont ceux qui partent plusieurs fois dans l’année
Partir est une chose, mais seule une minorité privilégiée peut le faire plusieurs fois par an. C’est le cas pour 22 % de la population (données Crédoc 2009). Les cadres sont 43 % à être dans ce cas, mais les ouvriers sont quatre fois moins nombreux. Pouvoir partir en vacances hors de l’été reste un luxe.

 
Ceux qui partent plusieurs fois par anSelon la catégorie socialePart de ceux qui partent plusieurs fois par an IndépendantsCadres supérieursProfessionsintermédiairesEmployésOuvriers01020304050Unité : %Source : Crédoc - Données 2009 - © Observatoire des inégalités


Graphe plein écranGraphe plein écran       Plus de donnéesPlus de données

 

 

Prendre l’avion, un privilège
Prendre l’avion pour ses déplacements personnels ou professionnels est loin d’être une pratique démocratisée. La moitié des voyages sont réalisés par les 2 % des personnes les plus riches. En 2008, les 10 % des habitants les plus riches ont fait en moyenne 1,3 voyage aérien, alors que jusqu’aux 50 % les plus pauvres, le nombre moyen de vols est proche de zéro (moins de 0,2, soit un voyage tous les 5 ans) [6]. Pour la grande majorité des personnes, prendre l’avion est impossible financièrement, en dépit du développement des compagnies à bas prix.

Photo / © lamax - Fotolia.com

Notes

[1Les vacances regroupent les séjours hors du domicile d’au moins quatre nuits consécutives pour des raisons non-professionnelles. Le même mot regroupe des congés très différents : une semaine à la campagne = quatre semaines aux Seychelles...

[2« Vacances 2014 : l’éclaircie », enquête « Conditions de vie et Aspirations des Français », Crédoc, janvier 2015.

[3Qui vivent avec moins de 1 200 euros par mois pour une personne seule, et avec moins de 3 000 euros pour un couple avec deux enfants.

[4Qui déclarent des revenus supérieurs à 3 000 euros par mois pour une personne seule.

[5Voir les données du Centre d’observation de la société.

 

Date de rédaction le 15 juillet 2012

 

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Source : http://www.inegalites.fr

 

 

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 15:43

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Information indépendante

« mMiaou ! » : un quizz pour savoir quel média libre est fait pour vous

par

 

 

 

« Mon Média indépendant, alternatif ou utopiste » – mMiaou – est un site réalisé par un petit groupe d’amis bénévoles attachés à la pluralité et l’indépendance des médias. Si vous suivez l’actualité mais que vous saturez d’une certaine uniformisation éditoriale, si vous êtes en quête d’articles en accès libre ou payants visant à donner davantage de sens à l’information, alors mMiaou peut vous aider à trouver un média indépendant, alternatif ou utopiste qui colle à vos envies. Amusez-vous avec son quizz.

C’est un site ludique en forme de quizz lancé fin mai par trois amis qui vise à faire découvrir des médias indépendants, alternatifs ou utopistes, les « mMiaou ». Yacine, Julien et Clément travaillent dans le numérique. Mais dans leur temps libre, il lisent la presse, et sont attachés au pluralisme des médias. Dans leur entreprise, ils constatent que beaucoup de leurs collègues discutent plus volontiers de faits divers ou des petites phrases qui « font le buzz », tout en étant curieux des questions d’actualité et se disant insatisfaits de son traitement par les médias traditionnels.

Les trois ont donc eu l’idée d’un jeu permettant à chacun de trouver le média indépendant, alternatif ou utopiste qui lui correspond. Parce qu’il leur apparait d’utilité publique qu’un maximum de personnes puissent s’informer via des médias qui n’appartiennent pas à de grands groupes industriels ou financiers et qui ne recherchent pas à rentabiliser des articles, mais simplement à informer librement.

Le résultat ? Un site ludique qui fait découvrir une quarantaine de médias qui répondent aux critères d’indépendance, de traitement alternatif de l’information ou d’un parti-pris utopiste. La sélection des médias disponibles sur mMiaou n’est bien entendue pas exhaustive et a vocation à s’enrichir.

 

Le site : www.mmiaou.fr
Pour tout contact : mail, twitter ou facebook

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 15:33

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

Un salarié peut-il refuser d’être géolocalisé ?

En 2015, 125 plaintes adressées à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) concernaient la géolocalisation.

 
 
 
 

Un employeur peut-il installer un dispositif de géolocalisation sur la voiture d’un employé ? Ce dernier peut-il le refuser ?

Au cours de l’année 2015, 6 852 dispositifs de géolocalisation ont été déclarés à la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), principalement dans le secteur du transport et de la livraison. Un chiffre en augmentation.

En parallèle, sur les 7 908 plaintes enregistrées par la Cnil en 2015, 16 % sont liées au monde du travail (ressources humaines). Si la moitié de ces plaintes visent des dispositifs de vidéosurveillance, la géolocalisation des véhicules ou des téléphones constitue une nouvelle tendance (125 plaintes comptabilisées en 2015). Danièla Parrot, chef du service des plaintes de la Cnil, explique à Rue89 ce qu’il s’y dégage.

 

Rue89 : Quels types de plaintes portant sur la géolocalisation recevez-vous  ?

Danièla Parrot : Les principaux sujets de plaintes sont le « flicage » – le mot revient souvent – pendant les temps de pause. La position de la Cnil là-dessus est claire : si le salarié n’est pas payé pendant les temps de pause, il ne doit pas être géolocalisé.

Il y a aussi des plaintes liées à la géolocalisation des représentants syndicaux : quand ils sont en mandat de représentation, le dispositif doit pouvoir être désactivé.

On a parfois des cas de demande de droit d’accès de salariés qui espèrent faire valoir des heures supplémentaires... On a aussi des cas de suspicion de géolocalisation : des salariés qui ont peur qu’on les géolocalise via leur portable ou leur tablette.

Autre sujet important qui revient souvent : l’installation dans les véhicules de dispositifs de géolocalisation sans information préalable des personnes concernées : « On m’a installé la géolocalisation sans me prévenir. »

On a très régulièrement des plaintes à ce sujet alors qu’au sein des organismes, il doit y avoir une information collective sur la mise en place de ces dispositifs, via les représentants du personnel. L’employeur doit informer les salariés qu’ils ont un droit d’accès à ces données et leur expliquer les modalités de traitement.

 

Comment ces salariés découvrent qu’ils sont géolocalisés ?

Des salariés nous expliquent avoir découvert dans leur véhicule professionnel que des dispositifs de géolocalisation avaient été installés à leur insu. Il arrive aussi que l’employeur, dans le cadre de procédures prud’homales, va s’appuyer sur des données de géolocalisation pour pouvoir sanctionner la personne. Rappelons que si le dispositif de géolocalisation n’est pas déclaré, ces données ne valent rien aux prud’hommes.

Des gens nous écrivent aussi pour savoir si un dispositif a été déclaré auprès de la Cnil et si ce n’est pas le cas, le dénoncer. A noter qu’avec l’adoption du règlement européen sur la protection des données, il n’y aura plus de déclarations de ce type de dispositifs d’ici deux ans.

 

Comment la Cnil traite-t-elle ces plaintes ?

Notre rôle est de trouver un équilibre, une forme de proportionnalité, entre deux notions. D’un côté, le respect de la vie privée du salarié au sein de l’entreprise et, de l’autre côté, le fait que l’employeur a le droit de surveiller et de contrôler l’activité des salariés.

Ce sont majoritairement des salariés qui nous saisissent. Quand on est saisi d’une plainte, on va d’abord faire un courrier ou un e-mail à l’organisme incriminé pour porter à sa connaissance les faits qui ont été dénoncés et rappeler les règles applicables.

On leur présente aussi les mesures de mise en conformité avec la loi. Soit l’organisme reconnaît le problème et le traite, soit il va y avoir un échange pour ajuster ce que l’entreprise peut faire. A la suite de quoi on va revenir vers le plaignant pour lui expliquer ce qui a été mis en place.

On a eu le cas, une fois, d’un salarié qui pensait que son téléphone était géolocalisé alors que ce n’était pas le cas. Dans ce cas précis, on a eu un échange de questions/réponses avec l’employeur et on est allés vérifier sur place.

 

 

Google Maps sur un iPhone

Google Maps sur un iPhone - Alex Segre/Rex Featur/REX/SIPA
 

Il arrive qu’on se déplace lors d’une mission de contrôle pour voir concrètement ce qu’il en est. S’il y a des manquements à la loi informatique et libertés, on va mettre en demeure l’organisme. S’il ne se met pas en conformité avec la loi, on peut engager des procédures de sanctions.

L’employeur met en place un dispositif de géolocalisation pour poursuivre un objectif (qu’on appelle finalité). Dans l’appréciation de ce type de dispositifs, on se pose la question : n’est-il pas possible de mettre en place un dispositif plus simple et moins intrusif dans la vie privée pour remplir la même finalité ?

Un exemple : si une entreprise veut vérifier qu’il n’y a pas une utilisation déviante d’un de ses véhicules pendant le week-end, ce n’est sans doute pas la peine de le géolocaliser. Peut-être qu’en relevant simplement le compteur avant et après le week-end on peut être en capacité de dire si le véhicule a été utilisé ?

 

Quels échanges avez-vous alors avec l’entreprise ?

Il arrive qu’on se retrouve à dire à un organisme : « vous avez mis en place un dispositif de géolocalisation, mais vous avez d’autres moyens pour obtenir le même résultat ». Généralement, l’entreprise va se mettre en conformité, ou va revenir vers nous, en nous expliquant que ce dispositif de géolocalisation a en fait d’autres finalités... Peut-être peut-on alors envisager de limiter la remontée d’informations ?

Souvent, il y a à la base un problème d’information : si l’employeur avait effectivement informé les salariés avant la mise en place d’un dispositif, il aurait eu une remontée d’inquiétudes et il se serait peut-être posé les bonnes questions.

 

Dans son dernier rapport d’activité [PDF], la Cnil pointe justement des lacunes d’information...

Oui, on a un vrai problème avec cette phase d’information qui est trop souvent négligée alors qu’elle pourrait permettre des relations de travail plus saines et, pour le salarié, de connaitre les limites. Tout le monde y gagne.

 

Un salarié peut-il refuser d’être géolocalisé ?

D’une manière générale, la loi permet de s’opposer à un dispositif de géolocalisation pour des motifs légitimes. Encore faut il en avoir un... A travers les différentes plaintes, je n’ai pas vu de personnes qui ont réussi à le faire valoir, en dehors des représentants du personnel, sur leur mandat de représentation.

Ce qu’on a considéré comme n’étant pas proportionnel, c’est le fait de contrôler en temps réel la vitesse d’un véhicule, parce que des infractions au code de la route pouvaient être constatées (les données d’infractions ne peuvent être traitées que par des personnes habilitées).

Les employés ayant une réelle autonomie dans l’organisation de leur travail ne peuvent pas être géolocalisées, sauf dans quelques cas particuliers. Pas de géolocalisation non plus si on peut trouver un dispositif équivalent moins intrusif.

Les employeurs peuvent mettre en place des dispositifs de géolocalisation. En revanche, ils ne peuvent pas fliquer toute la journée des personnes en dehors du temps de travail et il doit y avoir un cadre et une utilité. On ne peut pas géolocaliser des personnes pour les géolocaliser...

Norme simplifiée
« La norme simplifiée est un standard mis en place par la Cnil pour faciliter les démarches des organismes. Ce standard définit des utilisations (finalités), des destinataires des données (ceux qui ont le droit d’avoir accès), des durées de conservations (qui restent pertinentes par rapport à la finalité), etc. »
 

Qu’a changé pour le salarié la nouvelle norme simplifiée n°51, mise en œuvre début juin 2016 ?

Ce qui a changé principalement avec la norme simplifiée, c’est que la Cnil a réaffirmé clairement que les temps de trajet domicile-travail et les temps de pause ne devaient pas être géolocalisés, sauf si le salarié est payé pendant cette période-là (temps de travail effectif).

L’organisme peut récolter les données du compteur kilométrique du véhicule afin de pouvoir calculer s’il n’y a pas eu de kilométrage important lors de la désactivation du dispositif pendant les temps de pause. L’organisme a aussi la possibilité d’enregistrer les connexions/reconnexions.

Les dispositifs n’entrant pas dans le cadre de cette norme simplifiée doivent apporter des justifications. Exemple : un organisme explique ne pas avoir mis en place la désactivation du dispositif de géolocalisation de ses véhicules parce que l’heure de pause est comprise dans le temps de travail des salariés.

La norme simplifiée introduit également une nouvelle finalité à la mise en place de dispositifs de géolocalisation : le fait d’assurer la sécurité des employés (géolocaliser les véhicules pour pouvoir intervenir en cas de problèmes). Cela concerne par exemple les ambulanciers.

A été ajoutée aussi la possibilité de géolocaliser un véhicule dans le cadre de la lutte contre le vol. Attention, cela ne signifie pas la géolocalisation 24/24 heures : c’est un dispositif inerte, activable à distance.

Dans la norme simplifiée, en matière d’information du salarié, il a été acté que le salarié devait être informé de l’identité du responsable de traitement au sein de l’entreprise. Avant, les salariés ne savaient pas forcément qui avait accès à leurs données. Au sein de l’entreprise, ce sont uniquement ceux dont les fonctions nécessitent le traitement des données qui ont accès à ces informations.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 17:04

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

L’arroseur arrosé : comment l’austérité budgétaire tue nos écoles de commerce

 

Politologue et enseignant à Sciences Po.

 

 

Après plus de trente ans de domination monétariste et néoclassique sur la pensée économique enseignée à HEC Paris, à l’ESSEC et ailleurs, les politiques d'austérité budgétaire se répandent par contagion dans nos écoles de commerce. Un retour de bâton particulièrement rude.
 
Cours à l'école de commerce et de management de l'EMLyon - Illustration/ FAYOLLE PASCAL/SIPA
 

À partir du milieu des années 1970, nos écoles de commerce se sont converties aux doctrines de pensée économique en vogue à cette époque. Souvent appelées par leurs détracteurs le « néolibéralisme », elles ne sont en réalité ni neuves, ni libérales. Il s’agit simplement de deux courants académiques : lemonétarisme et le néoclassicisme. Ils affirment que les politiques keynésiennes ne fonctionnent pas. Ils soutiennent que les pouvoirs économiques – « le marché » – sont toujours de meilleurs gestionnaires que l’Etat. Pour eux, puisque l’Etat est un acteur défaillant dans la vie économique, mieux vaut qu’il s’en retire au maximum. Par extension, puisque la relance par la dette ne marche pas, l’Etat doit se désendetter. Accessoirement, cela doit permettre que les investisseurs se tournent vers le secteur strictement privé, au lieu d’acheter de la dette publique.

 

Du fait de cette grande conversion de nos écoles de commerce, la teneur de leurs cours magistraux, le choix des manuels utilisés, et les politiques publiques présentées comme bonnes en salle de classe, s’en sont trouvées transformées. Il ne faut pas chercher plus loin la profonde unanimité sur ces sujets de leurs anciens élèves et des personnes qui y ont enseigné ces trente-cinq dernières années. Elle relève de la récitation ou, comme l’aurait formulé le regretté Bernard Maris, du catéchisme. Auparavant, des années 1940 jusqu’au premier choc pétrolier, le même phénomène avait d’ailleurs profité au keynésianisme, révéré comme parole d’évangile dans ces mêmes écoles.

 

Le retour de bâton s’avère particulièrement rude

 

Après plus de trente ans de domination monétariste et néoclassique sur la pensée économique enseignée à HEC Paris, à l’ESSEC et ailleurs, le retour de bâton s’avère particulièrement rude. En effet, le Grand Krach de 2007-2008 ayant provoqué un effondrement économique doublé de l’envolée des dettes des Etats, nos élites dirigeantes en sont revenues, après une très brève parenthèse keynésienne pour sauver le système bancaire, aux fondamentaux du dogme. Elles ont donc accumulé et elles accumulent encore, après après année, des coupes dans les dépenses publiques pour faire baisser la dette. Parmi les structures touchées, se trouvent notamment nos chambres de commerce et d’industrie. Le ministère du Budget leur a ainsi infligé pour la seule année 2015 une baisse d’un demi-milliard d’euros de leur financement public. Or, ces mêmes chambres sont par ailleurs les propriétaires respectifs de la plupart de nos grandes écoles de commerce : HEC Paris est la propriété de la CCI Paris Ile-de-France, EM Lyon a pour possesseur la CCI de Lyon, Toulouse Business School appartient à la CCI de Toulouse, et ainsi de suite.

 

Les investissements d’avenir grippés par la pénurie de financements

 

Par contagion, les politiques d’austérité budgétaire se répandent donc dans nos écoles de commerce. Alors que par définition cela dégrade la qualité du service quotidien fourni à l’étudiant, la proportion de personnel administratif en CDI baisse, tandis que celle de leurs équivalents plus jeunes et en contrats précaires augmente. Alors que c’est le seul vrai gage d’un enseignement supérieur de qualité, la proportion d’enseignants titulaires et à temps plein stagne ou baisse. Ils sont eux aussi de plus en plus remplacés par des équivalents plus jeunes et en contrats précaires. Alors que presque toutes ces écoles affichent des stratégies très ambitieuses de déploiement mondial et de rayonnement académique, leurs investissements d’avenir sont grippés par la pénurie de financements. Le reste est à l’avenant. Il ne faut d’ailleurs pas chercher plus loin la multiplication des projets de regroupement d’écoles de commerce. En apparence, ils ont pour but d’atteindre la dimension d’un très grand établissement international. En réalité, c’est fait pour compenser l’assèchement budgétaire grâce à la mutualisation des structures.

 

En d’autres termes, c’est une belle variante de l’arroseur arrosé. La suite de l’engrenage est d’ailleurs prévisible. À force de financement public manquant, ces écoles vont être de plus en plus réduites à mendier le mécénat des grandes multinationales et des très fortunés ; et donc, à devenir « la danseuse » de tel ou tel grand oligarque. L’on peut leur souhaiter meilleur sort. Encore faudrait-il que dans leur propre intérêt, elles rompent avec le dogme monétariste et néoclassique, pour revenir à un enseignement résolument pro-keynésien.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 16:52

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Caf : des milliers de foyers privés d’APL en août… et la plupart ne le savent pas

 
 
Ce mois d'août 2016, 80.000 foyers vont être privés de toute ou partie de leur aide au logement (APL). Et la plupart n'ont pas été prévenus correctement.
 
Le paiement des APL étant différé d'un mois, la mesure de la Caf sera concrète en août pour de nombreux foyers. - Sipa
 

Esther, 85 ans, a reçu la lettre couperet courant juin. "Vos droits changent à compter du 1er juillet", lui indique la Caisse d’allocations familiales (CAF). L’aide au logement de quelques centaines d’euros dont elle bénéficiait jusqu’ici est purement et simplement supprimée. Esther vit à Nice et, pour la CAF, son loyer est jugé trop élevé. Esther habite le même logement depuis trente ans. Elle vient de perdre son mari. Sa retraite, désormais de 800 euros, ne suffit plus à payer son loyer de 940 euros, mais ses enfants ont choisi de l’aider plutôt que lui imposer un déménagement. "Qui accepterait de me louer un appartement, à mon âge ?", s’interroge-t-elle. Pour la vieille dame, la sanction est rude : sans APL (aide personnalisée au logement), ses revenus mensuels chutent d’un mois sur l’autre de près de 300 euros, sans recours possible !

 

Les villes chères sont les plus concernées

Esther n’est pas la seule dans ce cas. Depuis le 1er juillet – les locataires ne s’en rendront compte qu’en août, les aides au logement étant perçues avec un mois de retard –, près de 80 000 foyers vont subir une baisse, voire la suppression, de leur APL si leur loyer est manifestement trop élevé par rapport à la taille du ménage. Un rabotage qui concerne surtout les personnes vivant dans des villes chères comme Paris, Nice, Lyon… "Plus précisément 1,2% des allocataires percevant les aides au logement. Pour 98,8% des allocataires, il ne se passera rien !" , se défend-on au ministère du Logement. Il n’empêche : pour près de 80% des foyers concernés, l’aide diminuera de 70€ en moyenne. Pour les 20% restants, elle va disparaître.

La mesure ne vise pas les ménages aisésL’affaire a été rondement menée : la CAF de Nice a informé ses allocataires le 28 mai dernier. A Paris, la communication a été plus succincte : pas de courrier, juste un coup de fil ou un SMS… Et pour cause, le décret d’application de la réforme n’a été publié que le 6 juillet ! "Les gens ont été prévenus", assure la CAF de Paris, qui redoute l’afflux de mécontents… La mesure d’aujourd’hui ne vise pas les ménages aisés. "On fait porter sur les familles la responsabilité de payer des loyers élevés, parce qu’ils habitent dans des zones tendues, en leur supprimant leurs aides", explique-t-on à la Confédération nationale du logement.

Les APL représentent près de 18 milliards d’euros, distribués à 6,5 millions de bénéficiaires. En les limitant, le gouvernement cherche à briser la hausse des loyers, qui serait encouragée par ces aides qui ne cessent d’augmenter (+ 2% par an environ depuis cinq ans). Ce que contestent les associations de locataires, favorables à l’encadrement des loyers. Paradoxe : des dizaines de milliers de locataires risquent de se retrouver dès le mois prochain dans l’incapacité de faire face à leurs prochaines échéances, alors que l’Etat n’a jamais consacré autant d’argent à l’aide au logement… 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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