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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:33

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Big Brother Inc.

Surveiller les surveillants : la liste des boîtes qui nous espionnent

 

 

 

La France est au 3e rang en nombre d’entreprises vendant des technologies de surveillance, selon la base de données de Privacy International.

 

Ils vendent ces technologies qui permettent de surveiller les autres, mais qui sont-ils, eux  ? Pour faciliter la réponse à cette question, l’association Privacy International vient de mettre en ligne une base de données, Surveillance Industry Index (SII).

Elle répertorie un demi-millier d’entreprises (528) dans le monde et leurs produits (écoutes, Deep Packet Inspection – DPI, pour inspection des contenus sur un réseau –, Imsi-catchers etc.), en compilant les infos à partir de sources ouvertes (brochures, salons professionnels, sites web, données gouvernementales...) sur  :

 

  • leurs technologies ;
  • leurs exportations ;
  • leurs clients.

 

On peut faire une recherche par entreprise, ville, type de produit, salon commercial, etc. Edin Omanovic, responsable de la recherche de l’ONG, explique à Motherboard vouloir donner aux militants, chercheurs, journalistes et responsables politiques «  une meilleure compréhension de quels sortes de produits il y a, et à quoi ressemble réellement l’industrie  ». Notamment lorsqu’il s’agit de ventes d’équipements de surveillance à des régimes autoritaires.

 

Parcours laser au Spy Museum de Berlin

Parcours laser au Spy Museum de Berlin - Scontrofrontale/Wikimedia Commons/CC
 

Les entreprises listées, observe Privacy International, sont fortement installées dans les principaux pays exportateurs d’armes. Les cinq pays arrivant en tête dans SII sont  :

 

  • les Etats-Unis, 127 entreprises ;
  • la Grande-Bretagne, 104 entreprises ;
  • la France, 46 entreprises (on retrouve des chouchous du site Reflets, comme Amesyspiratée il y a un an –, accusée d’avoir vendu un système de surveillance à Kadhafi, Qosmos, qui vantait « l’interception pour tout un pays », etc.) ;
  • l’Allemagne, 42 entreprises ;
  • Israël, 27 entreprises ;
  • Italie, 18 entreprises.

 

87% de ces compagnies se trouvent dans des pays membres de l’OCDE et 75% dans des pays adhérant à l’Otan.

Une première version de cette base de données avait été publiée en 2013, mais en raison de bugs l’ONG avait préféré la retirer.

 

Beaucoup d’entreprises créées fin XXe-début XXIe siècle

Vers la fin des années 1990-début années 2000, on relève un pic dans les créations d’entreprises spécialisées dans les technologies de surveillance.

 

Créations par année d'entreprises de technologies de surveillance

Créations par année d’entreprises de technologies de surveillance - Privacy International
 

C’est un des points qui ressortent du rapport que vient également de publier Privacy International sur les industries de surveillance dans le monde («  The Global Surveillance Industry  »). Il analyse en particulier ce secteur aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Italie et en Israël, ainsi que 152 cas de technos de surveillance vendues au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

 

Des lois impuissantes

L’ONG présente le développement de cette industrie depuis les années 1970, quand du matériel d’écoute était vendu par des pays occidentaux et utilisés par des régimes autoritaires. En 1995, elle avait déjà publié un rapport sur le sujet, au titre éloquent  : «  Big Brother Incorporated  ».

Privacy International souligne cette fois que les technos de surveillance ne datent évidemment pas d’hier, mais que « la diffusion d’Internet et des nouveaux moyens de communication a cependant augmenté les niveaux d’intrusion de la surveillance et son pouvoir. La capacité de suivre des nations et des groupes entiers de façon massive pose des questions nouvelles et plus graves de droits de l’homme ».

Le rapport estime que les réformes des lois sur la surveillance, issues des révélations d’Edward Snowden, « montrent combien même dans des systèmes politiques avec des contrepouvoirs significatifs, les capacités de surveillance ont débordé la capacité des lois à les réguler effectivement ».

L’ONG note que la plupart de ces technos sont vendues par des pays développés, et appelle à développer d’urgence des restrictions à l’exportation, en imposant des critères de responsabilité sociale. Sous peine de continuer à miner les droits de l’homme et les possibilités de démocratisation des régimes autoritaires.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:23

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

La curieuse tambouille du gouvernement pour se débarrasser du domaine de Grignon

 
Un article glissé en douce dans le projet de loi Sapin 2 doit permettre à l'Etat de céder au plus vite le domaine de Grignon, dans les Yvelines. Une manœuvre qui pourrait faire le bonheur de l'émir du Qatar, Tamim al-Thani, déjà propriétaire du PSG.
 
 
Le château de Grignon, dans les Yvelines - AgroParisTech
 

On y élève des vaches et des brebis. Pas des chevaux. Qu’importe : pour se débarrasser du domaine de Grignon, dans les Yvelines, le gouvernement a sorti son arme secrète, le « cavalier » législatif. Autrement dit, un amendement qui n’a rien à voir avec la loi présentée devant les parlementaires mais que l’exécutif tente de faire voter en catimini, par pur opportunisme politique. Le 2 juin, a été glissé dans le projet de loi relatif à la lutte contre la corruption, dite "loi Sapin 2". Ce rajout de dernière minute, postérieur aux trois réunions de la Commission des lois et à l’audition du ministre Michel Sapin, accorde à l’école d’ingénieurs AgroParisTech et à l’INRA, l’Institut national de la recherche agronomique, plusieurs dérogations au code général de la propriété publique.

 

L’idée ? Permettre à ses deux institutions, qui occupent aujourd’hui le domaine de Grignon et qui veulent déménager, d’encaisser illico le produit de la vente. Le hic, c’est qu’on ne parle pas ici d’un champ de patates ou d’un bout de forêt dans lesquels quelques chercheurs se baladent éprouvettes en main. Avec son château du XVIIe siècle de style Louis XIII inscrit à l’inventaire des monuments historique, sa riche bibliothèque, son musée du Vivant, son exceptionnel arboretum (200 espèces différentes), ses jardins et ses prairies, ce site de 291 hectares est l’un des joyaux du patrimoine culturel et scientifique français.

 

"Selon nos experts, il y a un gros loup derrière cet amendement surgi de nulle part, explique à Marianne Frédéric Delaméa, membre actif du , qui crie depuis des mois au scandale. L’hypothèse est que l’Etat, qui n’avait pas les mains libres pour céder le domaine, chercherait à faire valider rétroactivement un accord qui n’aurait pas été conclu dans les règles." Ratifié en première lecture à l’Assemblée nationale, l’amendement incongru a été rejeté par le Sénat. Mais l'urgence est telle que l’exécutif a déjà prévu de revenir à la charge. "L’article pourra être revu lors d’une commission mixte paritaire", nous assure-t-on au cabinet du ministre des Finances. 

 

Convaincu que le gouvernement cache quelque chose, Jean Vincent, le président du collectif, a envoyé le 18 juillet une pétition aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat : "Malgré l’enjeu national que représente cette vente, le gouvernement se refuse à toute communication à son propos et agit dans l’opacité la plus complète", écrit-il.  Et ce dernier de demander à Claude Bartolone et Gérard Larcher qu’ils invitent "le Premier Ministre et les ministres concernés à informer sans délai l’Assemblée Nationale sur l’état d’avancement de la vente de ce domaine" 

 

>> Lire l’intégralité du courrier par .

 

Gérard Larcher a accusé récéption de la pétition, faisant savoir au président du collectif pour le futur du site de Grignon qu'il "ne manquerai[t] pas de [le] tenir informé des suites qui lui seront réservées".

 

A Grignon, depuis des mois, le nom d’un potentiel acquéreur est sur toutes les lèvres : l’émir du Qatar. Tamim al-Thani, 36 ans, s’est rendu sur place à plusieurs reprises. Le propriétaire du PSG a même envisagé d’y installer le futur centre d’entraînement du club. A grand frais : l’enveloppe totale du chantier, dévoilée par Le Parisien, s’élève à 300 millions d’euros ! Devant la bronca locale, appuyée par, la direction du PSG a annoncé mi-juillet qu’elle préférait se rabattre sur un site voisin, à Poissy. Mais la piste qatarie continue d’alimenter les conversations à Grignon, où il se dit que Tamim am-Thani pourrait transformer le domaine – estimé au bas mot à 35 millions d'euros – en résidence de luxe pour les joueurs, ou pour ses hôtes de marque. Une rumeur qu'aucun des acteurs contactés par Marianne n'a formellement démentie. "Je ne peux rien dire", nous a glissé un membre du cabinet de Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, qui supervise l'opération (...)

 

>>> Retrouvez le reste de notre sélection dans 

Il est également disponible dès maintenant au format numérique  ou au numéro via  et 

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:15

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Suppression de 5.000 postes chez SFR : les syndicats majoritaires donnent leur bénédiction à Drahi

 
 
La CFDT et l'Unsa, majoritaires, ont donné leur accord pour signer un accord avec la direction de SFR qui compte supprimer un tiers de ses effectif d'ici à 2019. Entre 600 et 800 millions d'euros vont être débloqués pour financer le plan de départs volontaires. La CFE-CGC, la CFTC et la CGT refusent de signer.
 
 
Patrick Drahi, le patron d'Altice, est à la tête de SFR depuis 2014 - CHAMUSSY/SIPA
 

La dernière version de l'accord aura été la bonne. Les syndicats majoritaires, CFDT et Unsa, ont accepté le 4 août de signer l'accord qui prévoit la suppression de 5.000 postes d'ici à 2019 chez SFR, sur la base de départs volontaires. Reste que le grand ménage va bel et bien concerner un tiers des effectifs de l'opérateur. 

L’accord, qui porte le doux nom de "New Deal" a été rejeté par la CFE-CGC, la CFTC et la CGT qui refusent de le signer. "C’est donner un chèque en blanc à [Patrick] Drahi [le propriétaire de SFR, ndlr] pour mettre 5.000 personnes dehors ", estime Sana Iffach, de la CFE-CGC. Avec la CGT, le syndicat a prévu d’appeler à la grève début septembre et un recours judiciaire est également envisagé. Le fait que la CFDT et l'Unsa soient majoritaires rend l'accord applicable.

 

 

Entre 600 et 800 millions d'euros pour payer les licenciements

Que prévoit l'accord ? Selon les informations des , entre 600 et 800 millions d'euros vont être provisionnés sur deux ans pour financer le plan de départs. Celui-ci doit se dérouler en deux temps et chaque salarié sur le départ pourra toucher 2,5 mois de salaire par année d'ancienneté. 

Ce sont les 4.600 salariés des boutiques qui sont les premiers concernés : mille d'entre eux sont poussés vers la sortie cette année. Puis, à partir du 1er juillet 2017, le plan de départ sera officiellement ouvert pour tous les autres, qui pourront choisir de se recaser dans la nouvelle organisation de l'entreprise, avec un potentiel changement de poste et une formation, ou de partir avec leur chèque. Ceux-là devront être 4.000 pour que les comptes de Patrick Drahi soient bons.

La CFDT et l'Unsa se satisfont d'avoir obtenu "une extension de la garantie de l'emploi jusqu'en 2019", c'est-à-dire qu'aucun licenciement sec ne pourra être décidé d'ici là. La CFE-CGC nuance cependant ce point en regrettant qu'une clause ait été introduite : si un "changement substantiel" se déroule dans le monde des télécoms, à l'image du rachat d'un opérateur par un autre, les conditions de l'accord seront levées et un nouveau plan social pourra être réalisé.

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:02

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

La loi sur le travail validée sans clore la bataille juridique

5 août 2016 | Par Mathilde Goanec

 

 

 

À trois semaines de la rentrée, le Conseil constitutionnel rend grâce au gouvernement sur la loi Travail. L'institution a retoqué seulement cinq articles mineurs, et renvoyé au placard les parlementaires qui contestaient la procédure et l’usage à trois reprises du 49-3. La bataille n'est pas terminée, disent pourtant les opposants au texte.

Jeudi soir, le conseil constitutionnel a fait un beau cadeau de vacances au gouvernement, en validant l'essentiel de la loi sur le travail. Première bataille perdue pour ses opposants, celle du 49-3. Ulcérés par le passage en force de l’exécutif, des députés “frondeurs” ont alerté le Conseil constitutionnel sur la validité de l’adoption de la loi sur le travail, dès la fin du mois de juillet. Son usage répété aurait « violé la Constitution à deux égards », selon la saisine déposée par 61 parlementaires de gauche, « puisque cette procédure d’engagement de la responsabilité du gouvernement a été mise en œuvre à trois reprises, mais que le Conseil des ministres n’a pu en délibérer qu’une seule fois ».

Son utilisation aurait ainsi dévoyée « l’usage historique et les objectifs qui ont fondé la mise en place d’une telle procédure ». Sans surprise, le Conseil constitutionnel a jugé qu'une seule délibération du Conseil des ministres suffisait pour engager, lors des lectures successives d'un même texte, « la responsabilité du gouvernement qui en a délibéré », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site du Conseil.

Les députés de droite, comme de gauche, se sont également plaints, lors des navettes entre l’Assemblée nationale et le Sénat, de voir remis en cause leur droit d’amendement. La loi n’a, de fait, presque jamais fait l’objet d’un réel examen en séance plénière pour cause de 49-3. « Le droit d’amendement, prévu par l’article 44 de notre loi fondamentale et enrichi par votre jurisprudence, a été essentiellement méconnu par les délais très ramassés dans lesquels a été contraint le débat parlementaire, soulignait alors le texte de la saisine (le détail de leur argumentation ici). Or, ce droit est fondamental pour que toute expression démocratique existe. » Mais là encore, le Conseil constitutionnel a jugé qu'il n'avait pas été « porté atteinte » à l'« exercice effectif » du droit d'amendement. « Plus de 1 000 amendements ont en effet été intégrés au projet de loi initial du gouvernement, lors de son examen par l’Assemblée nationale, parmi les 7 400 amendements déposés sur le projet par les députés, a d’ailleurs précisé Manuel Valls à la lecture de la décision du Conseil constitutionnel. La loi est donc le produit d’un travail très étroit du gouvernement et du parlement. » Fermez le ban.

Trois articles seulement ont fait tiquer les « sages », juges du Conseil constitutionnel. Comme l’article 27, prévoyant que les collectivités territoriales auraient la faculté de mettre des locaux à la disposition d'organisations syndicales, à titre gratuit ou onéreux. Une manière de répondre à la crise qui touche de nombreux syndicats, privés de local ou confrontés à la fermeture des bourses du travail (lire cet article du Parisien, ou encore la crise qui couve depuis longtemps à Châteauroux ou Chartres, résumée ici). L’article instituait également un droit à indemnisation de l'organisation syndicale, si la collectivité territoriale lui retirait la disposition de locaux. Le conseil a ainsi émis une réserve sur cette partie, et censuré son caractère rétroactif. Ce qui a fait vivement réagir la CGT, qui note que le texte se trompe tout simplement d’objet : « La CGT ne réclame pas d’indemnisation pour les maisons du peuple, elle rappelle qu’elles servent à accueillir et défendre les intérêts des salariés. Elles sont donc d’utilité publique et, bien souvent, nous ont été octroyées au regard de notre participation active à la libération et à la reconstruction du pays. Il est inadmissible qu’aujourd’hui cet intérêt collectif soit remis en cause. »...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 16:47

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Californie : le coût écologique des data centers inquiète les investisseurs

6 août 2016 | Par La rédaction de Mediapart
 
 

L'Etat héberge plus de 800 sites qui consomment pour certains plusieurs centaines de millions de litres d'eau chaque année.

Le coût écologique des data centers en Californie inquiète fortement les investisseurs américains, rapporte vendredi 5 août Bloomberg.

Berceau de la révolution numérique, l’Etat américain héberge en effet aujourd’hui sur son sol certains des plus grands data centers du monde et compte plus de 800 sites. Le principal impact écologique de ces gigantesques centres de stockage de données, composés de rangées de serveurs, vient de l’énorme quantité de chaleur qu'ils dégagent.

Selon un rapport de 2010, les data centers représenteraient déjà 0,2 % des émissions de dioxyde de carbone dans le monde entier. De plus, pour refroidir leurs installations, les entreprises utilisent d’énormes quantités d’eau, souvent plusieurs centaines de millions de litres par an pour un seul data center.

Alors que la Californie est confrontée à un épuisement de ses ressources naturelles et à des périodes de sécheresse récurrentes, de plus en plus d’investisseurs envisagent donc de réorienter leurs placements vers des entreprises plus respectueuses de l’environnement.

A lire sur le site de Bloomberg.

 

Lire aussi

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

                                                                               ************************

 

Source : http://www.bloomberg.com

 

Data Centers' Water Use Has Investors on High Alert

Can companies keep using hundreds of millions of gallons a year as California dries up?

 

Data centers, used by governments and large corporations to house their computer systems, have one big environmental problem: They get hot.

To keep them from overheating, large data centers can pump hundreds of millions of gallons of water a year through the facilities, according to company reports. That high demand for water has some investors concerned, especially in places where natural water resources are becoming ever more precious, like tech-heavy California.

"We definitely want our portfolio companies to be cognizant of their water use and take the appropriate steps to minimize their water use and recycle water," said Brian Rice, portfolio manager at the California State Teachers' Retirement System, which manages about $189 billion in assets as of June 30. He cited water usage as a concern at data centers as well as at other portfolio companies, such as those in agriculture.

 

Golden State

California—home to companies running some of the world's biggest data centers—houses more than 800 of the facilities, the most of any U.S. state, according to Dan Harrington, research director of 451 Research LLC, a technology consulting firm.

Water usage there is especially a concern as the state's drought pushes into its fifth year. California Governor Jerry Brown issued an executive order in May to extend statewide emergency water restrictions, establishing long-term measures to conserve water.

 

Sources: Graphic: Shaolei Ren, Department of Electrical and Computer Engineering, University of California, Riverside; Data compiled by Bloomberg: McKinsey & Co, IBM, Companies
 

The water risk to investors of California-based companies operating data centers will not affect them gradually, said Julie Gorte, senior vice president of sustainable investing at Pax World Management LLC. "It will probably come in one big splashy moment," she said....

 

 

Suite de l'article sur bloomberg

 

 

Source : http://www.bloomberg.com

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 21:14

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

Le plan miracle de Pôle Emploi pour inverser la courbe du chômage

 

 

 

Le plan miracle de Pôle Emploi pour inverser la courbe du chômage

Un Pôle Emploi à Gravelines, dans le nord de la France, lors d'un forum. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

Les cadres de Pôle emploi ont reçu un document détaillant le plan pour inverser la courbe du chômage. Objectif : formation.

 

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) a augmenté de 5.400 en juin. Mais le gouvernement ne se laisse pas abattre : François Hollande a posé une inversion de la courbe comme condition à une candidature pour 2017. Et Pôle Emploi a un plan pour y parvenir.

Il est détaillé dans un document distribué aux cadres de Pôle emploi que "Le Canard enchaîné" s'est procuré. Le projet, annoncé en janvier 2016 par le gouvernement, consiste à orienter 500.000 chômeurs supplémentaires vers des formations professionnelles. Ils glisseront ainsi de la catégorie A à la catégorie D, qui n'est pas comptabilisée dans les chiffres du chômage diffusés chaque mois par le gouvernement. L'objectif est d'atteindre le chiffre de 1 million de chômeurs en formation (500.000 de plus que les années précédentes donc).

Chômage : "Il y a une reprise mais elle reste molle"

 

2,2 millions de personnes à mobiliser

Le document obtenu par l'hebdomadaire détaille un savant calcul.

 

  • On part du principe que 19% des demandeurs d'emplois "[portent] leur propre projet", c'est à dire qu'ils trouvent eux-mêmes leur formation ;
  • Pôle Emploi doit encore parvenir à 705.000 "attestations d’entrée en stage nécessitant une intervention de type conseil en formation attestations d’entrée en stage nécessitant une intervention de type conseil en formation" ; 
  • Problème : si l'on propose une formation à trois chômeurs, un seul ira jusqu'au bout. Il faut donc solliciter trois fois plus de personnes que le nombre que l'on veut envoyer en formation ;
  • Ce qui fait donc "2,2 millions de demandeurs d'emploi à mobiliser".

Concrètement, indique "Le Canard enchaîné", chaque conseiller référent de Pôle emploi doit solliciter 15 demandeurs chaque mois pour les orienter vers des formations.

Formation pour tous

Pour mettre en place ce grand projet "inversion de la courbe", 1 milliard d'euros ont été débloqués en janvier pour les formations, ainsi qu'une rallonge de 80 millions de la part des partenaires sociaux qui gèrent le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, détaillait alors "Le Monde".

Un conseiller Pôle emploi interrogé par "Le Canard enchaîné", raconte : 

 
"L'an dernier, [...] on disait non à presque tout le monde, il n'y avait plus un rond pour financer les formations. Maintenant, c'est tapis rouge, on dit oui à tout et sans trop de précautions, la scrupuleuse procédure de validation des stages est abandonnée."

 

Pour mobiliser les demandeurs d'emplois, Pôle Emploi met à contribution depuis mai des centres d'appel privé, et n'hésite pas à couper sur les appels d'offres auprès des centres  de formation, "trop long, trop fastidieux", précise même l'hebdomadaire.

 

"Rien de caché"

"Ce basculement en catégorie D est transparent, il n'y a rien de caché", assurait la ministre du Travail Myriam El Khomri lors de la présentation du plan en janvier :

"Si nous avions voulu faire un traitement statistique comme nos prédécesseurs, nous aurions convoqué les demandeurs d'emplois pour les radier. Or les radiations sont à un niveau très bas."

En revanche, l'effet du plan sur la catégorie D lui se voit déjà : en juin, ses effectifs ont atteint le niveau record de plus de 300.000 inscrits, soit une augmentation de 11,3% sur le trimestre. Ainsi, près de 90.000 sont sorties des catégories A, B, et C pour entrer en formation, contre 40.000 à 50.000 avant l'entrée en vigueur du plan.

Permettent-elles au moins de trouver du travail, ces formations ? Pôle emploi assure que 57% des demandeurs d'emploi qui y ont accès trouvent un emploi dans les six mois qui suivent.

Agathe Ranc

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 17:08

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

2015 a été la pire année pour le climat

 

 

Gaz à effet de serre, température, montée des eaux : le rapport annuel de l'agence américaine NOAA met en avant une nouvelle pluie de records pour l'année 2015.

 
 

Le 21 juillet, il a fait 54 degrés à Mitribah, au Koweït. Une température si irréelle qu'on se sent obligé de préciser "Celsius"... Probablement un plus haut absolu, selon l'Organisation météorologique mondiale. En tout, ce sont près de 25 pays, dont l'Inde, la Chine, le Ghana, la Colombie ou l'Allemagne, qui ont battu leur record absolu de chaleur au cours des 18 derniers mois. 

 

chaleur historique ce 21/07 au Koweit, 54°C à Mitribah, record absolu national et record pr le continent asiatique !

 

Et 8 mois après la clôture de la COP21 à Paris, le rapport annuel de la NOAA dépeint de nouveau un portrait bien sombre de la situation climatique sur Terre. Les températures, la montée des eaux et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records l'an dernier, faisant de 2015 la pire année de l'histoire moderne.

Le phénomène météorologique El Niño, particulièrement vigoureux en 2015, a "exacerbé" la tendance au réchauffement l'an dernier, ajoutent les experts. Une évolution qui devrait se confirmer cette année, puisque les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds jamais recensés sur le globe. Juin 2016 a été le 14e mois consécutif lors duquel le record mensuel a été battu sur la planète, et le 40e mois consécutif avec des températures au-dessus de la moyenne du XXe siècle.

 

 

Voici les principales conclusions du rapport "State of the Climate" 2015 (voir en bas d'article), document de 300 pages auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier.

Gaz à effet de serre : record

Les concentrations de trois des principaux gaz à effet de serre - dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d'azote - ont "atteint de nouveaux sommets en 2015", indique le rapport, qui s'appuie sur des dizaines de milliers de relevés tirés de nombreuses bases de données indépendantes.

 

A Hawaï, sur le volcan de Mauna Loa, la concentration de dioxyde de carbone a enregistré en moyenne annuelle "la plus forte augmentation depuis le début des relevés il y a 58 ans".

Sur l'ensemble de la planète, le CO2 a frôlé la limite symbolique de 400 parties par million (ppm) en 2015, atteignant 399,4 parties par million (ppm), soit une hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014. Et "2016 va facilement surpasser cette marque", anticipe Jessica Blunden, de la NOAA.

Température : record

La température mondiale en 2015 était supérieure d'environ 0,45°C à la moyenne enregistrée entre 1980 et 2010, battant de 0,15°C le record de l'année précédente. Jamais un tel "saut" n'avait été observé entre deux années records.

14 des 15 années les plus chaudes jamais enregistrées ont eu lieu depuis... l'an 2000, rappelle la NOAA.

La carte ci-dessus montre la température moyenne en 2015, comparée à la moyenne des 3 dernières décennies. La Russie et le Pacifique nord ont connu une année exceptionnelle. Seules certaines zones, dont l'Atlantique Nord, ont connu des températures plus froides que la moyenne.

Niveau des mers : record

Le niveau des eaux a atteint son plus haut point, avec quelque 70 millimètres de plus que la moyenne enregistrée en 1993, au début des mesures par satellite.

Ce niveau monte graduellement autour de la Terre, avec une poussée d'environ 3,3 millimètres par an, selon le rapport, mais la hausse est plus rapide en certains points du Pacifique et de l'océan Indien.

La fonte de l’Arctique et des glaciers se poursuit

Zone particulièrement sensible au changement climatique, l'Arctique a continué de se réchauffer. "La température à la surface des terres de l'Arctique a retrouvé les niveaux enregistrés en 2007 et 2011, soit des records depuis le début des relevés au début du XXe siècle, avec une augmentation de 2,8°C depuis cette époque", selon les scientifiques.

Depuis le début de l'année, selon les climatologues de la Nasa, le phénomène El Niño ne contribue plus qu'à environ 40% de la hausse des températures" : les 60% restant sont essentiellement "dus au très fort réchauffement de l'Arctique", expliquait le Centre Goddard le mois dernier. En septembre 2015, l'étendue minimale de la banquise était 29% inférieure à la moyenne des 3 dernières décennies, écrit la NOAA, forçant notamment les populations de morses à migrer vers la terre ferme.

A l'inverse, les températures ont été plus froides dans l'Antarctique, seule exception. Mais partout dans le monde, le recul des glaciers dans les massifs de type alpin s'est poursuivi pour la 36e année de suite - et semble s'accélérer depuis 2000.

 

Sur ce graphique, la ligne rouge représente la déperdition de neige cumulée depuis 1980 pour 41 glaciers de référence : près de 20 mètres, à la fin 2015. A travers le monde, des millions de personnes comptent sur l'eau douce des glaciers pour leur consommation personnelle, l'irrigation des cultures et le fonctionnement des barrages hydroélectriques.

 

Phénomènes météorologiques extrêmes au-dessus des moyennes

La saison des ouragans dans l'Atlantique Nord a été particulièrement modérée pour la deuxième année de suite, là encore en grande partie affectée par El Niño. En revanche, le nombre global de cyclones tropicaux "a été bien au-dessus de la moyenne" : 101 au cours de l'année, contre une moyenne de 82 par an au cours des 3 dernières décennies (1981-2010).

 

Capricotta, Italy just got slammed with 100" of snow in 18 hours: http://www.cnn.com/2015/03/10/europe/italy-possible-snow-record/index.html 

 

Le 5 mars 2015, il est tombé 2,56 mètres de neige à Capracotta, au centre de l'Italie : un probable record mondial. L'année a aussi été marquée par une saison des pluies plus abondante que la moyenne, qui a provoqué de graves inondations comme au Mexique en mars.

 

San Diego, Californie, 8 avril 2015. (Sandy Huffaker/Getty Images/AFP)

 

Des sécheresses sévères ont également frappé, notamment en Californie, dans l'ouest du Canada et en Chine, affectant des superficies presque deux fois plus importantes en 2015 que l'année précédente (14%, contre 8% en 2014). L'Europe et l'Inde ont également connu des canicules, mortelles à grande échelle.

 

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Lien ici

 

Propagation d'algues

Les océans absorbent environ 90% du surplus de chaleur engendré par le réchauffement climatique, rappelle le rapport. Et la température moyenne à la surface des mers au niveau mondial a encore augmenté en 2015, battant le record de 2014, ce qui a contribué à perturber gravement la faune et la flore marine.

Les eaux plus chaudes ont ainsi aggravé la propagation d'algues, qui a affecté l'été dernier une importante zone du Pacifique nord, allant de la Californie jusqu'en Colombie-Britannique (Canada), avec des "effets significatifs sur la vie marine, les ressources côtières et les habitants qui dépendent de ces ressources".

Fanny Lesbros et Timothée Vilars

 

Le rapport 2015 de la NOAA :

 

 

 

 

L'Obs

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Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:46

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Eléphants blancs et GPNIS : Nous ne paierons pas pour leur folie !

2 août par Jérémie Cravatte

 
 

 

Au Nord comme au Sud, la mise en place de ces mégaprojets entraîne – presque systématiquement – des conséquences écologiques |1| catastrophiques, ce qui souligne leur caractère arriéré et teinté de folie au vu des enjeux climatiques et environnementaux actuels.

L’expression « éléphant blanc » désigne un mégaprojet, souvent d’infrastructure, qui amène plus de coûts que de bénéfices à la collectivité. Pour la petite histoire, la métaphore de l’éléphant blanc provient de la tradition des princes indiens qui s’offraient ce cadeau somptueux. Cadeau empoisonné, puisqu’il entraînait de nombreux coûts et qu’il était proscrit de le faire travailler. Ce terme est généralement utilisé pour désigner des mégaprojets développés dans les pays du Sud.

L’expression « grands projets nuisibles et imposés », qui fait suite à l’expression plus connue de « grands projets inutiles et imposés », désigne également des mégaprojets qui parfois n’ont même pas été terminés ou se sont avérés par la suite inutiles et coûteux. « Inutiles »... vraiment ? Ces projets servent en fait des intérêts bien particuliers, ceux des firmes grassement payées pour leur construction et / ou par l’usage qui en sera fait. Ils sont donc bien utiles pour une poignée de privilégiéEs, même s’ils sont nuisibles pour la majorité de la population et l’environnement. Cette expression est généralement utilisée pour désigner des mégaprojets développés dans les pays du Nord.

 

Dette écologique

Le cas d’Assouan en Égypte montre bien les désastres écologiques provoqués par les grands barrages. Inondations, inégalité d’accès à l’eau, élévation du niveau de la nappe phréatique, salinisation et érosion des sols, évaporation de l’eau (douze milliards de mètres cubes, soit 14 % du débit du Nil), destruction des fertilisants naturels et recours aux engrais chimiques, apparition d’espèces invasives et de nouvelles maladies. Et c’est sans parler de la catastrophe humanitaire qu’ont vécu les Nubiens dont les terres ont été noyées et qui ont été forcés à un exil catastrophique |2|.

Ces mégaprojets onéreux se multiplient dans les pays qui connaissent une crise financière et économique.

Plus proches de nous dans le temps et l’espace, les projets d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et de la LGV (TAV) Lyon-Turin en Italie entraîneraient également des destructions à grande échelle (voir encadré). Dans le premier cas, il est facile de penser à l’impact climatique qu’auraient les activités de ce nouvel aéroport. Mais c’est également la destruction de 2000 hectares d’une zone bocagère à la biodiversité et à la participation au cycle de l’eau exceptionnelles, et de terres cultivables – à l’heure où l’insécurité alimentaire en Europe atteint des sommets – qui mobilise les foules. Et le fait que le projet soit certifié « Haute Qualité Environnementale » n’y changera rien...

C’est souvent cette attaque contre les écosystèmes (au sens large, dans lequel vit la population) que ces projets impliquent qui provoque l’indignation et la résistance des habitants et des mouvements sociaux. Peut-être plus que leur impact financier, et pourtant…


Dette financière

Paradoxe (apparent du moins) : ces mégaprojets onéreux se multiplient dans les pays qui connaissent une crise financière et économique. Ces situations constituent en fait une occasion pour les multinationales de développer encore plus de tels projets. Il a fallu attendre 2010 et les plans d’ajustement structurel, incluant la destruction des codes environnementaux et du travail, pour voir apparaître en Grèce des projets tels que les grands complexes touristiques (aéroport d’Elliniko), le « Programme Soleil » (centrales solaires industrielles), les parcs éoliens d’EDF en Crète, les centrales hydroélectriques, la mine d’or dans la forêt de Skouries, etc |3|.

Au-delà de tous les coûts environnementaux et sociaux (impayables) qu’ils provoquent, ces mégaprojets grèvent les finances publiques et coûtent toujours beaucoup plus cher que prévu (et ce, bien sûr sans compter les coûts de la répression utilisée pour tenter de les imposer).

Les coûts pour la collectivité, et les bénéfices pour les multinationales, voilà pourquoi des projets nuisibles sont imposés un peu partout sur le globe.

Un des projets les plus tristement célèbres est celui des barrages INGA, lancés par l’ex-colonisateur belge, repris par le dictateur Mobutu et financés par la Banque mondiale. Les coûts des travaux ont été largement sous-estimés et ont plus que doublé. La moitié de l’augmentation de la dette de la RDC entre 1970 et 1982 lui est attribuable. Au final, INGA ne fournit que 11 % de la population en électricité et a surtout été utilisé pour l’extraction de minerais au Katanga, à 1 900 kilomètres de distance.

Aux Philippines, la centrale nucléaire de Bataan, construite sous le règne de Marcos, a coûté 2,3 Mds $. En 1986, le stock de la dette publique était principalement dû à ce projet (dont le paiement n’a pris fin qu’en 2007...).

Concernant la LGV (TAV) Lyon-Turin, les coûts annoncés de 26 Mds € (à se partager entre l’Italie et la France) seraient sous-estimés de 400 % selon l’association Habitat. Le coût de la seule partie française serait supérieur à 11 Mds €, soit l’équivalent du « trou » annuel de la sécurité sociale |4|. rappeler la logique derrière les sauvetages bancaires ou des mécanismes tels que l’ISDS prévu dans le traité transatlantique en cours de négociation et l’indemnisation pour perte de « bénéfices escomptés »). En Russie, pour un chantier évalué à 1,8 milliard d’euros (l’autoroute Khimki), le groupe Vinci prévoyait une rente annuelle de 700 millions d’euros |5|. Les coûts pour la collectivité, et les bénéfices pour les multinationales, voilà pourquoi des projets nuisibles sont imposés un peu partout sur le globe.

Tout ceci avec la complicité active des États qui s’empresseront d’utiliser le gonflement de la dette publique comme argument pour imposer une austérité et des réformes drastiques à la population. La même excuse est utilisée par ces États pour brader les biens communs et faciliter la privatisation de tout ce qui peut rapporter à la classe capitaliste. Comme cette forêt remplie d’or au Nord de la Grèce vendue à la société canadienne Eldorado Gold. Vendue, ou plutôt donnée, pour 1€ symbolique. Ce qui prouve que le but de la privatisation n’est pas de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État mais de faire des cadeaux aux petits amis |6|. Les pays de la « périphérie » sont évidemment les plus touchés, et spécifiquement les plus endettés. Vinci est là pour en profiter, il a racheté 10 aéroports portugais depuis le début de la crise, rien de moins.


Nous ne paierons pas pour leur folie

Ces folies ne sont donc pas inutiles pour tout le monde. Et si parfois ces projets ne sont que le fruit de mégalomanies, ils sont souvent présentés comme répondant à l’intérêt général. Pourtant, ils se moquent généralement de l’opinion publique. Le prétendu « développement » et la « croissance », au Sud comme au Nord, nous sont resservis sans cesse, ainsi que le respect de « l’État de droit » et de la « démocratie ». Mais cette fable convainc de moins en moins...

« Nous n’avons rien à négocier avec ceux qui nous construisent ce monde de merde » - Camille, zadiste

Les résistances face à ces méga-projets ont toujours existé mais, nous sommes aujourd’hui dans une autre échelle, autant du côté des projets que des résistances. Et une coordination de ces luttes devient nécessaire. Un des espaces où cette coordination s’organise en Europe est le Forum annuel contre les grands projets inutiles et imposés. Mais c’est bien sûr dans la lutte elle-même, sur le terrain, que les meilleures coordinations et renforcements mutuels se sont développés et se développent encore aujourd’hui.

Soulignons d’ailleurs qu’un nombre non négligeable de tous ces méga-projets ont été annulés, sabotés, suspendus ou abandonnés. Au-delà de la résistance, il faut poser la question de la lutte pour le contrôle des investissements faits avec l’argent de la collectivité et de l’audit des dettes liées à ces mégaprojets. Que leur folie soit illégale ou illégitime, nous n’allons pas payer pour elle. Il faut les faire revenir sur terre.

Les éléphants blancs et autres GPNIs doivent continuer à avoir la vie dure. Comme dirait Camille |7| : « Nous n’avons rien à négocier avec ceux qui nous construisent ce monde de merde ». Toutes ces luttes amènent précisément à d’autres possibles, à d’autres projets situés aux antipodes de l’accumulation d’une dette écologique et financière illégitimes. Ces luttes de territoires, qui concernent des infrastructures, s’attaquent au cœur même du pouvoir et de la démocratie.


Liste (minuscule) d’éléphants blancs et autres GPNIS :
- Le barrage de Belo Monte au Brésil : déplacement de populations / destruction de la nature et des écosystèmes
- Les parcs éoliens industriels de Tehuantepec au Mexique : accaparement de terres
- La centrale nucléaire de Bataan aux Philippines : n’a jamais produit d’électricité
- La ville fantôme de Kangbashi en Mongolie : construite pour ... booster la croissance
- Les barrages INGA I, II et III en RDC : fonctionnent à 20 % de leur capacité alors qu’ils étaient censés fournir de l’électricité à tout le pays
- Le monument de la renaissance africaine au Sénégal : gouffre financier
- La cathédrale de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire : plus grand édifice religieux du monde
- Les centraux téléphoniques en Ouganda : alors qu’il n’y avait pas de réseau électrique pour les faire fonctionner
- Le barrage d’Assouan en Egypte : désastre écologique
- La ligne ferroviaire TGV Tanger-Casablanca au Maroc : ligne de luxe pour une poignée de privilégiés : remplir les carnets de commande d’Alstom
- L’autoroute de Khimki en Russie : destruction du poumon vert de Moscou (1000ha de forêts à haut taux de biodiversité)
- Coupe d’Europe de 2012 en Pologne : a coûté 20 fois plus que le service de la dette du pays
- La centrale nucléaire de Zwentendorf en Autriche : n’a jamais été utilisée
- Les JO de 1976 à Montréal au Canada : ont terminé d’être remboursés en... 2006
- Les JO de 2004 en Grèce : ont coûté autour de 20 milliards d’euros
au lieu des 1,3 Mds € prévus initialement
- Les aéroports fantômes de Ciudad Real et de Castellon (Valence) en Espagne : corruption
- La ligne ferroviaire LGV Lyon-Turin en Italie : détruirait l’équivalent de 12 pyramides de Khéops pour creuser, à travers uranium et amiante, un tunnel de 52 km sous les Alpes
- La gare de Stuttgart 21 en Allemagne : ampleur disproportionnée
- L’aéroport du grand Ouest de Notre-Dame des Landes en France : projet totalement irrationnel qui patine depuis 1974 (et c’est tant mieux)
- La ferme des milles vaches en France : destruction de la paysannerie et maltraitance animale
- La mégaprison de Haren en Belgique : bétonnage de terres cultivables pour enfermer plus


Liste (non-exhaustive) de multinationales profitant de ces mégaprojets
- Alcatel (centrales téléphoniques d’Ouganda)
- Alstom (TGV Tanger-Casablanca, LGV Lyon-Turin)
- Bouygues (bâtiments somptuaires à Yamoussoukro)
- BHP Billiton (barrages INGA)
- Deutsche Bank (Desertec)
- EDF (parcs éoliens de Tehuantepec au Mexique et de Crète en Grèce)
- Eskom (barrages INGA)
- Vinci (autoroute de Khimki, aéroport de NDDL, LGV Lyon-Turin, spatioport de Kourou)
- Westinghouse Electric Company (centrale nucléaire de Bataan)
- Calatrava (architecte des JO de 2004 en Grèce, du TAV en Italie, de la Cité des Arts et des Sciences de Valence en Espagne, de la gare des Guillemins à Liège en Belgique, etc.)


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

Notes

|1| Au sens large, catastrophes humaines comprises.

|2| Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut_...’Assouan

|3| Voir : « Austérité et destruction de la nature : l’exemple grec » de Roxanne Mitralias, avril 2013.

|4| Voir : « Lyon-Turin : comment Hollande s’apprête à gaspiller 11 milliards d’euros » de Sophie Chapelle, janvier 2013.

|5| Voir : « Ces projets coûteux et polémiques qui bétonnent la France et l’Europe » de Rachel Knaebel, juillet 2012.

|6| Les cas de corruption sont d’ailleurs légion dans le développement d’éléphants blancs et autres GPNIs. Pour ne citer qu’un exemple : concernant le projet de Bataan, l’entrepreneur britannique Westinghouse a admis avoir payé 17 mds $ de commissions à un ami de Marcos. Voir : « Manuel pour des audits de la dette du tiers monde », page 15.

|7| Camille est un nom générique que tous les zadistes se donnent

Auteur.e

Jérémie Cravatte

Permanent au CADTM Belgique

Autres articles en français de Jérémie Cravatte (33)

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:30

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

La tourmente grecque II - Chronique d’un coup d’Etat

3 août par Philippe Menut

 

 

Un gros plan à la fois humain et financier sur les causes et les conséquences de la crise grecque. Une enquête précise et claire sur les mécanismes de l’austérité et de la dette publique, sur la capitulation du gouvernement Syriza vis à vis des institutions européennes. La Grèce est un laboratoire en Europe. Un film pour débattre sur les perspectives politiques et les alternatives démocratiques en France et en Europe. Un documentaire lanceur d’alerte.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire » (Philippe Menut).

Documentaire de Philippe Menut (75’), mise à jour juillet 2016 (HD). Copie de visionnage.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire » (Philippe Menut).
www.latourmentegrecque.fr

 

La tourmente grecque II - Chronique d’un coup d’Etat :

 

 

Auteur

Philippe Menut

Après 30 ans de carrière en tant que journaliste grand reporter à France 2 Paris et France 3 Montpellier, Philippe Menut se lance en toute liberté et indépendance dans le tournage du film La tourmente grecque avec l’appui de nombreux amis grecs.

 

Autres articles en français de Philippe Menut (1)

Grèce : pourquoi la capitulation ? Une autre voie est possible

23 août 2015, par Eric Toussaint , Philippe Menut

 

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:14

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/bruno-delannay/blog

 

 

"Le FMI avoue avoir immolé la Grèce pour le compte de l‘Eurogroupe" Yanis Varoufakis

 

 
 
Justice ou impunité déplorable? Corruption & toujours plus de corruption. Ici se joue l'avenir de nos démocraties, pouvons-nous influencer et empêcher cette corruption qui consume le monde? Seul point important pour la prochaine présidentielle en France...

Le texte tel que Yanis vient de le publier, il parle seul, il est édifiant et criant de vérité:

 

"Chers amis,


Cette semaine a débuté avec un débat au parlement grec, lancé par l’Opposition Officielle (le principal – mais pas le seul – supporter de la troïka à l‘intérieur de la Grèce), avec pour objectif final de me faire inculper pour avoir osé contrer la troïka lorsque je fus ministre des finances durant les six premiers mois de 2015. La troïka, qui avait organisé une panique bancaire avant même que je prenne pied dans mon ministère, qui m‘avait menacé de fermeture des banques trois jours après que j‘aie assumé ma charge ministérielle, et qui avait mis en œuvre la fermeture de nos banques, avait à présent décidé de m’accuser d’avoir...fermé les banques et imposé le contrôle des capitaux. Comme tout bon harceleur, la troïka s’est montrée plus que prompte à blâmer ses victimes, et à bafouer et vilipender tout qui oserait résister à ses violences.

Ma réaction aux accusations de la troïka et à la menace d’être entraîné dans une enquête judiciaire fut simple : « Allez-y ! » « Je vous affronterai, » les ai-je défiés, « dans l’arène que vous choisirez : dans un amphithéâtre, sur un plateau de télévision, même devant une cour de justice ! » Au final, ils se sont dégonflés, et la motion parlementaire a été rejetée lorsque quelques-uns d’entre eux (un petit parti qui est habituellement totalement inféodé à la troïka) ont fait le choix stratégique de voter contre elle.

Ensuite, pour parfaire la raclée essuyée par la troïka cette semaine, le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI (IEO en anglais) a été publié. C’est une évaluation brutale qui ne laisse aucune place au doute quant à la théorie économique triviale et à la diplomatie à la canonnière utilisée par la troïka. Ce rapport met en difficulté le FMI, la BCE et la Commission : soit ils restaurent un minimum de leur légitimité en admettant leurs erreurs et en se séparant de ceux qui portent le plus de responsabilité dans cette affaire, ou ils ne font rien, par la même décuplant le mécontentement des citoyens européens envers l’UE, accélérant ainsi la déconstruction de cette dernière.

Lorsque j’étais ministre, occupé à négocier avec ce genre d’individus, la presse pro-troïka (ou plutôt, la presse dépendant de la troïka) affirmait que j’étais indigne de conduire ces négociations parce que j’avais osé insinuer que, de 2010 à 2014, le FMI, la BCE et la Commission avaient soumis la Grèce à des simulations de noyade fiscale, provoquant une Grande Dépression inutile en raison de leur imposition violente de politiques macroéconomiques incompétentes. Les médias de l’establishment affirmaient que le ministre des finances d’une petite nation en faillite, soumise à des simulations de noyade fiscale par les fonctionnaires de la toute-puissante troïka, ne pouvait pas se permettre de dire, que ce soit en public ou même en privé, que l’on était en train de soumettre cette petite nation en faillite à des simulations de noyade fiscale.

Ma réponse fut que nous avions tenté le silence et l’obéissance de 2010 à 2014. Le résultat ? Une perte de 28 % du revenu national, et les raisins de la colère qui « ...s’étoffaient et se faisaient de plus en plus lourd pour la récolte. » Il était donc temps de donner à la troïka des contre-propositions modérées, rationnelles, tout en refusant de continuer à hocher la tête devant leur tactique visant à « faire comme si. » Jamais on ne m’a pardonné d’avoir adopté cette position.

Un an après que la troïka ait réussi à me faire éjecter du gouvernement grec, en convaincant Alexis Tsipras à capituler devant eux contre les souhaits de 62 % des électeurs grecs, le « bureau des affaires internes » du FMI confirme maintenant que ma position était totalement justifiée, et non erronée ou peu diplomate. Dans son article du 29 juillet au sein du Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritcher a dit ceci à propos du rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI :

Un sous-rapport sur la saga grecque révèle que le pays a été forcé de se soumettre à un resserrement écrasant, équivalent à 11 % du PIB sur les trois premières années. Ceci a déclenché une spirale négative auto-alimentée. Plus la situation se dégradait, plus la Grèce était forcée de sabrer – ce que l’ex-ministre des finances Yanis Varoufakis a appelé « simulation de noyade fiscale. » (Voir plus bas pour des citations pertinentes du texte d’Evans-Pritchard).

À présent, la question est : que va-t-il se passer ensuite ?

  • Quel intérêt y a-t-il à recevoir un mea culpa, si les politiques imposées au gouvernement grec sont les mêmes que celles pour lesquelles un mea culpa a été publié ?
  • Quel intérêt y a-t-il à avoir un mea culpa, si les officiels qui ont imposé des politiques aussi désastreuses et inhumaines restent en place et sont, en fait, promus en récompense de leur incompétence crasse ?

Pour résumer, il est urgent que des excuses soient adressées au peuple grec, pas seulement de la part du FMI, mais aussi de la part de la BCE et de la Commission, dont les officiels ont encouragé le FMI à procéder à la simulation de noyade fiscale de la Grèce. Mais des excuses et un mea culpa collectif de la part de la troïka seraient terriblement insuffisants. Cela doit être suivi du licenciement immédiat d’au moins trois fonctionnaires.

Le premier sur la liste est M. Poul Thomsen – le chef de la première mission du FMI en Grèce, dont l’échec retentissant (selon les propres rapport du FMI, jamais auparavant un chef de mission n’avait présidé à pire désastre macro-économique) a résulté en une promotion au poste de Responsable pour l’Europe au sein du FMI. Le second, fort proche du premier sur cette liste, est M. Thomas Wieser, le président de l’EuroWorkingGroup, qui a trempé dans toutes les politiques et tous les coups qui ont conduit à l’immolation de la Grèce et l’ignominie de l’Europe, qui sera, il faut l’espérer, rejoint dans sa retraite par M. Declan Costello, dont les empreintes se retrouvent partout au sein des instruments utilisés pour la simulation de noyade fiscale. Et, enfin, un gentleman que mes amis irlandais ne connaissent que trop bien : M. Klaus Masuch de la BCE.

Enfin, et c’est le plus important, ces excuses et ces licenciements ne serviront à rien s’ils ne sont pas suivi d’un revirement complet sur les politiques macro-économiques, fiscales et de réformes appliquées en Grèce et au-delà.

Est-ce que l’un au moins de ces éléments se produira ? Ou le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI ne fera qu’illuminer le ciel un instant, avant d’être vite oublié ? Les signes penchent pour la seconde voie. Dans ce cas, les chances de l’UE de regagner la confiance de ses citoyens, chances qui sont déjà trop minces, s’échapperont des mains de nos dirigeants comme du fin sable blanc.

Carpe DiEM!
Yanis Varoufakis

Citations supplémentaires du texte d’Evans-Pritchard
« Le rapport du Bureau d’Évaluation Indépendante du FMI (IEO en anglais) passe au-dessus de la tête de sa directrice, Christine Lagarde. Il ne répond qu’au conseil d’administration, et les administrateurs d’Asie et d’Amérique Latine sont clairement révoltés devant la manière avec laquelle des initiés de l’UE ont utilisé le Fonds pour sauver leur propre, riche union monétaire et leur système bancaire. »
« Si les actions du Fonds étaient compréhensibles au centre de la crise, la dure vérité est que le programme de sauvetage a sacrifié la Grèce au cours d’une            « mise en attente » destinée à sauver l’euro et les banques de l’Europe du nord. La Grèce a enduré le traditionnel choc d’austérité amené par le FMI, sans les remèdes de compensation du FMI que sont la réduction de la dette et la dévaluation monétaire pour rétablir la viabilité du pays. »
« Les plus hauts fonctionnaires du FMI ont trompé leur propre conseil d’administration, commis une série d’erreurs de jugement calamiteuses en Grèce, sont devenus des défenseurs enthousiastes du projet de l’euro, ont ignoré les signaux avertissant du déclenchement imminent d’une crise et, collectivement, ils ont échoué à maîtriser un concept élémentaire de la théorie monétaire. »
« De nombreux documents ont été préparés en dehors des canaux officiels connus ; la documentation écrite sur certains sujets sensibles n’a pas pu être localisée. »

« Le rapport de l’IEO décrit une ‘culture de la complaisance’, encline a produire des analyses ‘superficielles et mécaniques’, et retrace un effondrement de gouvernance choquant au sein du FMI, dressant un tableau trouble dans lequel on ne sait pas qui,..."

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/bruno-delannay/blog

 

 

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