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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 17:06

 

 
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Triste histoire, que celle de Rose H., une très vieille dame poursuivie par son bailleur alors qu'elle payait son loyer rubis sur l'ongle, depuis 65 ans. L'abjection d'une dénonciation et l'avidité d'un promoteur auront eu raison de sa santé.
Triste fin, à l'heure où les discours officiels prônent la solidarité envers les aînés. Voici les faits. 

Rose H. et sa famille ont loué, à partir de 1947, un appartement de 150 mètres carrés dans le 16e arrondissement de la capitale. Les enfants sont partis, le mari décédé, mais Mme H. n'a pas souhaité quitter les lieux où elle avait passé toute sa vie.

Même lorsque le loyer de 1620 francs, lié à un bail de 1948, a été ajusté en 1991, puis en 2005, et encore quelques années plus tard, pour passer de 1736 euros à 2576, sans les charges.

Il absorbait la totalité de sa pension de retraite, mais ses enfants étaient d'accord pour verser un complément, l'essentiel étant pour eux que leur mère, atteinte d'un cancer, finisse ses jours dans l'appartement où elle avait toujours vécu.

 

Licence CC

 

En 2010, la nonagénaire se casse le col du fémur, et ne peut plus marcher qu'avec un déambulateur.

Elle fait alors appel à l'association «  la Chambre aux étoiles », qui fournit à des étudiants des hébergements dans des familles juives : en échange d'une chambre meublée d'au moins neuf mètres carrés, ils consacrent à la personne âgée une ou deux soirées par semaine et deux week-end par mois.

En outre, Rose H. prend deux  locataires à titre payant. Ces dernières lui versent respectivement 470 et 500 euros par mois.

Ce petit monde cohabite sans se faire remarquer, jusqu'à ce que la concierge le dénonce au bailleur. On imagine ce que cette trahison a pu représenter, pour une dame juive, ayant traversé les horreurs de la deuxième guerre mondiale.

Le bailleur, Sas Madeleine-Opéra, est une filiale immobilière du groupe d'assurances

 

Allianz. Ironie de l'histoire, Allianz vend des « solutions dépendance » censées «  vous permettre de rester chez vous le plus longtemps possible sans dépendre financièrement de vos proches ».

Un huissier diligenté de manière irrégulière se présente au domicile de la dame, et procède à un véritable interrogatoire des occupantes. Deux d'entre elles admettent qu'elles versent un loyer.

 

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En janvier 2012, le bailleur adresse à Rose H. une assignation à comparaître devant le tribunal d'instance du 16e arrondissement, où il demande la résolution de son bail et son expulsion.

Il invoque un manquement au contrat . Celui-ci dit en effet que « le preneur devra occuper continuellement et personnellement les locaux avec les membres de sa famille et les personnes à son service  (…) Sauf autorisation expresse et par écrit du bailleur, le preneur ne pourra pas prêter les lieux, en totalité ou en partie, même pour un court délai et à titre gracieux, ni les échanger ni les sous-louer, soit nus soit meublés ou garnis, ni vendre ni céder son droit à la présente location. »

L'avocate de Rose H, Me Florence Diffre, répond que sa cliente n'a commis aucun manquement, les jeunes filles devant lui « assurer une compagnie et une présence nécessaires pour qu'elle puisse continuer à vivre de manière autonome ».

 

AFP

 

Elle ajoute que, même si les faits reprochés constituaient une illégalité, cette dernière ne serait pas « d'une gravité telle » qu'elle justifierait la résiliation du bail : en effet, les conditions d'occupations étaient paisibles, n'engendraient aucun trouble, et les loyers étaient parfaitement acquittés. Elle ajoute que la procédure, « abusive », est motivée par « le souci de réaliser une opération immobilière ».

Rose H., bien qu'âgée de 94 ans, vient à l'audience du tribunal, fixée le 29 mai 2012. Las, l'avocat de Madeleine-Opéra, Me Laurent Hay (prononcer è, et non aïe), ne se présente pas. La juge, agacée, radie l'affaire.

Néanmoins, les enfants de Rose H., ayant peur, demandent aux locataires de partir. L'état de santé de Rose H. se dégrade et ne lui permet plus de rester dans son appartement.

 

Licence CC Thomas Bjørkan

 

Elle intègre une maison de retraite médicalisée, au mois d'août 2012. Me Diffre propose alors un arrangement à son confère : Madeleine-Opéra  dispense Rose H. de loyer pendant quelque mois, le temps qu'elle vide le logement, et elle rend les clés. Il refuse.

Comme elle ne peut plus verser son loyer à partir du moment où elle doit payer la maison de retraite, Madeleine-Opéra lui envoie une nouvelle assignation, lui réclamant 18.244 euros, soit  sept mois de loyer, et l'expulsion. A l'audience, Me Diffre a fait valoir que, «  de fait, la procédure diligentée par Sas Madeleine-Opéra a atteint son objectif, à savoir la libération des locaux ». Devant la juge, elle a proposé à Me Hay de lui rendre les clés de l'appartement. Celui-ci les a refusées.

Le jugement sera rendu le 12 mars.

Souhaitons que la juge fasse preuve d'humanité. Certes, nul n'est censé ignorer la loi... Mais que le locataire qui n'a jamais péché en prêtant son appartement pour les vacances, ou en l'échangeant avec une famille américaine, jette la première pierre  à la malheureuse vieille dame!

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 17:00

 

LE MONDE | 04.02.2013 à 14h42 • Mis à jour le 05.02.2013 à 17h42 Par Philippe Mesmer - Tokyo, correspondance

 

 
Un homme, sans protection sérieuse contre les radiations, travaille à dégager les débris sur le site sinistré de la centrale de Fukushima, quatre jours seulement après la catastrophe, survenue le 11 mars 2011.

 

 Près de deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, dans le nord-est du Japon, et de multiples allégations sur l'implication de la pègre japonaise dans la reconstruction, la police a arrêté, jeudi 31 janvier, un yakuza soupçonné d'avoir illégalement envoyé des travailleurs dans les zones sinistrées. D'après la police, Yoshinori Arai dirige un gang basé dans le département de Yamagata (nord du pays) et affilié au syndicat du crime Sumiyoshi-kai, le deuxième plus puissant du Japon avec 12 600 membres.

M. Arai aurait envoyé à plusieurs reprises des journaliers à un sous-traitant de Yamagata engagé dans la décontamination radioactive de Date, ville du département de Fukushima. Ces travailleurs n'auraient touché que la moitié des 20 000 yens (158 euros) promis par journée de labeur. Le reste serait allé dans la poche du groupe de M. Arai.

Cette affaire montre que la reconstruction et les milliards de yens qu'elle draine, attirent la pègre. Le chantier est d'autant plus alléchant que le milieu nippon souffre depuis plusieurs années d'une perte de ses sources de revenus en raison d'une législation plus répressive et d'une police mobilisée contre ses membres. Un décret du 1er octobre 2011 sanctionne ainsi toute personne entretenant des liens ou faisant des affaires avec les membres du milieu.

Dans le Tohoku, la région sinistrée, les gangs seraient impliqués à des degrés divers dans la plupart des activités liées à la reconstruction, comme les travaux de démolition et le traitement des déchets. La police mènerait des enquêtes sur 37 affaires. En mai 2012, elle avait arrêté Makoto Owada, autre cadre de la Sumiyoshi-kai, pour avoir envoyé des travailleurs à la centrale nucléaire de Fukushima en passant par une société écran du département de Tochigi (nord-est).

 

INTER

Cette présence de la pègre notamment dans la gestion de la catastrophe nucléaire est avérée depuis longtemps. Le journaliste d'investigation Tomohiko Suzuki en a fait un livre en 2011 – Les Yakuzas et l'industrie nucléaire. Pour l'écrire, il a travaillé durant l'été 2011 pendant un mois et demi à la centrale en se faisant embaucher par une société locale, filiale de Toshiba, sans lien, précise-t-il, avec le milieu.

Selon lui, des yakuzas ont travaillé à Fukushima dès le début de la catastrophe, participant à la lutte pour limiter les dégâts. Ils "sont chargés de trouver des gens et de les envoyer sur le site". Ils cibleraient les personnes endettées, les sans-domicile et des personnes souffrant d'un handicap psychologique. Selon M. Suzuki, la pratique ne daterait pas de l'accident de Fukushima et concernerait l'ensemble de la filière nucléaire, qui aurait recours à ces services pour les travaux les plus dangereux.

Dans les premiers jours du drame, l'exploitant de la centrale, la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO), en manque de main-d'oeuvre, aurait demandé aux recruteurs de faire venir "ceux qui n'ont pas peur de mourir".

Autant d'éléments qui avaient incité TEPCO à annoncer, le 19 juillet 2011, son intention d'écarter les yakuzas des activités liées à la centrale. L'entreprise a décidé de faire signer un document à ses sous-traitants affirmant qu'ils n'avaient aucun lien avec la pègre. Mais le recours aux sociétés écrans complique les vérifications éventuelles.

L'annonce de l'arrestation de M. Arai coïncide avec l'affaire impliquant Tetsuo Nayuki, un membre éminent de l'agence de régulation du nucléaire (NRA) – mise en place en septembre 2012, notamment pour "restaurer la confiance au Japon et à l'étranger dans la régulation" du nucléaire dans l'Archipel. Le 22 janvier, M. Nayuki a transmis illégalement des informations à une entreprise du secteur nucléaire, la Japan Atomic Power Company (JAPC), concernant les failles passant sous la centrale de Tsuruga dans le département de Fukui (centre du pays).

Alors que la NRA inspecte toutes les centrales pour en évaluer les risques sismiques, la JAPC désirait prendre connaissance de ce rapport afin de préparer en amont un contre-argumentaire et être prêt à contrer la diffusion publique de ces informations.

L'entreprise se défend de toute action de lobbying et affirme ne pas avoir versé d'argent à M. Nayuki.

Philippe Mesmer - Tokyo, correspondance

La police entend un ancien patron de la sûreté nucléaire

Des cadres du nucléaire en poste au moment de la catastrophe de Fukushima viennent d'être entendus par la justice nippone.

Après plusieurs dirigeants (dont l'ancien président Tsunehisa Katsumata, de la compagnie d'électricité de Tokyo TEPCO, fin janvier), la police a convoqué Haruki Madarame, ancien responsable de la Commission de sûreté nucléaire (NSC). Il fut l'un des conseillers du gouvernement au moment du drame de mars 2011.

Des habitants du département de Fukushima ont déposé plainte contre lui. Ils lui reprochent d'avoir tardé à rendre publics les chiffres de la diffusion de substances radioactives et de ne pas avoir pris de mesures efficaces pour protéger la centrale contre le tsunami à l'origine de la catastrophe nucléaire. Le parquet devrait se prononcer en mars sur d'éventuelles mises en examen.

La police nippone entend un ancien patron de la sûreté nucléaire

 

Des cadres du nucléaire en poste au moment de la catastrophe de Fukushima viennent d'être entendus par la justice nippone.
Après plusieurs dirigeants (dont l'ancien président Tsunehisa Katsumata, de la compagnie d'électricité de Tokyo TEPCO, fin janvier), la police a convoqué Haruki Madarame, ancien responsable de la Commission de sûreté nucléaire (NSC). Il fut l'un des conseillers du gouvernement au moment du drame de mars2011.
Des habitants du département de Fukushima ont déposé plainte contre lui. Ils lui reprochent d'avoir tardé à rendre publics les chiffres de la diffusion de substances radioactives et de ne pas avoir pris de mesures efficaces pour protéger la centrale contre le tsunami à l'origine de la catastrophe nucléaire. Le parquet devrait se prononcer en mars sur d'éventuelles mises en examen.

 

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 16:48

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.02.2013 à 13h14 • Mis à jour le 05.02.2013 à 14h09


 

 

 
Un navire japonais capture une baleine dans l'Antarctique, en 2006.

Un secteur "mourant", c'est ainsi que le Fonds international pour le bien-être des animaux (IFRAW) qualifie l'industrie baleinière japonaise. Cette ONG basée à Londres affirme que le programme de pêche à la baleine nippon est dans "le rouge depuis plus de vingt ans" et est largement subventionné par l'Etat, à hauteur de 10 millions de dollars par an.

Selon IFAW, l'argent généré par la vente de viande de baleine est loin de couvrir les frais engendrés par l'entretien de la flotte baleinière et la campagne de pêche annuelle en Antarctique. "C'est l'argent du contribuable qui paye cette activité et qui permet de la maintenir à flot", ajoute Patrick Ramage, directeur du programme Baleines de l'IFAW. Selon l'organisation, au cours des vingt-cinq dernières années, les subventions directes du ministère japonais de l'agriculture à la chasse à la baleine ont atteint près de 400 millions de dollars. 

 

 TOLÉRANCE

Dans un rapport présenté mardi 5 février à Tokyo, l'IFAW estime que la consommation de viande de baleine a décliné constamment depuis les années 1960, et que le Japon en possède un stock de 5 000 tonnes environ. En juin 2012, l'Institut de recherche sur les cétacés (IRC), organisme japonais semi-public, a admis que 908,8 des 1 211 tonnes de viande issue de la campagne 2010-2011 et commercialisée entre novembre 2011 et mars 2012 n'avaient pas trouvé preneurs.

Un responsable de l'Agence de la pêche japonaise a refusé de commenter ce rapport dont il a dit ne pas avoir connaissance. Il a toutefois réaffirmé la position officielle japonaise, à savoir que cette pêche est à des fins scientifiques. Le Japon a tué 14 000 baleines depuis 1988, beaucoup plus que ne l'exigerait une chasse à des fins scientifiques, estime l'IFAW.

 

Lire : Le Japon accumule les stocks invendus de viande de baleine


Une flotte baleinière japonaise a largué les amarres le 28 décembre pour l'Antarctique pour sa campagne annuelle, malgré les menaces de l'organisation écologiste Sea Shepherd. L'Agence de la pêche japonaise a indiqué que l'objectif était de pêcher environ 935 petits rorquals et 50 rorquals communs d'ici au mois de mars. Le Japon pêche des baleines en vertu d'une tolérance de la Commission baleinière internationale pour la chasse à des fins de recherche, bien que la chair des animaux finisse sur les étals nippon. L'organisme international proscrit toute pêche commerciale.

 

 Lire : Les baleiniers japonais voguent vers l'Antarctique


L'IFAW invite le Japon à cesser de subventionner la chasse baleinière et à plutôt utiliser ces fonds publics pour développer l'observation des baleines, "une solution rentable qui profiterait aux baleines, à la population et aux communautés côtières du Japon et d'ailleurs." L'observation des baleines rapporte environ 2,1 milliards de dollars chaque année dans le monde, estime l'ONG. Au Japon, les excursions d'observation des cétacés ont généré 22 millions de dollars en 2008. 

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 16:28

 

Rue89 - Réactions en chaîne 05/02/2013 à 18h40
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

 

Infosignalée par un internaute


Seringue (Zaldylmg/Flickr/CC)

 

« Un drame » : « 50 enfants paralysés » suite à la vaccination contre la méningite dans la sous-préfecture de Gouro, dans l’Est du Tchad, « à qui la faute ? ». Quand l’opposant tchadien Abdelkrim Yacoub, en charge de la diplomatie au Conseil national pour le changement et la démocratie au Tchad (CNCD), nous a signalé l’affaire, on s’est d’abord demandé si les petits Africains n’avaient pas servi « de cobayes ».

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agit en fait d’un « syndrome collectif inexpliqué », également appelé « hystérie collective », sur lequel existe toute une littérature scientifique [PDF].

Une dépêche AFP confirme l’hospitalisation de 38 enfants suite à un incident vaccinal survenu fin décembre dans la province de Gouro. Le ministère de la Santé tchadien cité par l’agence a tardivement décrit « des réactions inhabituelles chez des dizaines d’enfants » et l’évacuation de « sept patients en Tunisie pour des examens complémentaires et pour une prise en charge encore plus spécialisée. »

Pourquoi ces convulsions ?

Les scènes décrites par la presse tchadienne sont impressionnantes : les enfants se seraient mis à gémir juste après la vaccination, à convulser, à faire des mouvements incontrôlables. Si bien que, selon un parent rencontré à l’hôpital par N’Djamena Matin :

« Rien que pour stabiliser les enfants, il fallait 3 à 4 personnes pour les maintenir. Paniquée par la tournure que prenaient les faits, l’équipe a pris la poudre d’escampette. »

Restent les nombreuses questions que la presse d’opposition posait le 12 janvier, toujours sans réponses. Le journal Al Wihda demandait ainsi :

« Pourquoi a-t-on vacciné 500 enfants dans une région qui ne dispose que d’un médecin, et qui n’a été capable de fournir des conseils ou de traiter les effets indésirables du vaccin qu’une semaine plus tard ? »

« Une manifestation théâtrale »

Voir le document

(Fichier PDF)

A la demande du ministère tchadien de la Santé, quatre experts de l’OMS ont remis un rapport (ci-dessous) le 21 janvier 2013. Notons que la même organisation onusienne prescrit les vaccins et analyse les incidents de vaccination, ce qui ne laisse pas présager d’une grande indépendance.

Les experts de l’OMS mettent hors de cause le vaccin MenAfriVac, dont le lot « ne présentait pas de défaut » et est « utilisé dans toute la région ». Les crises « sont déclenchées par le bruit, les visites de personnes étrangères et la survenue de crises chez d’autres patients ». Les victimes sont âgés de 8 à 25 ans, et 77% sont des filles.

Contacté par Rue89, le Dr. Patrick Zuber, responsable de l’équipe sécurité des vaccins à l’OMS, précise :

MenAfriVac

Quelque 100 millions de doses de ce vaccin contre la méningite ont été administrées dans la zone qui va du Sénégal à la Somalie, où cette épidémie sévit de manière saisonnière. Selon le Dr Zuber de l’OMS, ce vaccin a « un très bon profil de sécurité, des réactions fébriles occasionnelles et locales peuvent survenir mais il n’y a jamais rien eu de grave ».

« Il s’agit d’une réaction psychogène de masse. Par exemple, deux ou trois enfants vont décrire des crampes horribles, et ça va faire boule de neige.

Les analyses cliniques et biologiques n’ont pas permis de trouver de pathologie objective, la chaîne du froid a été revue, il n’y a pas de déviation des pratiques. C’est une manifestation théâtrale concernant une trentaine de personnes. »

« Epidémie »

Le phénomène a bien été décrit dans la littérature scientifique : par exemple en Iran en 1992, en Jordanie en 1998, où 122 enfants ont été hospitalisés après une vaccination antidiphtérique, en Australie en 2007 avec le Gardasil... des événements du même type peuvent sont rapportés avec différents vaccins dans différents pays.

Des « épidémies » de ce type ont aussi été rapportées en France par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) : des malaises dans un hôpital, au sein d’une chorale ou d’une mairie sont ainsi classifiés comme « syndrome collectif inexpliqué » ou « syndrome des bâtiments malsains ».

N’empêche, Abdelkrim Yacoub reste sceptique :

« Comment croire à ces conclusions ? Les institutions internationales n’avaient-elles pas intérêt à démontrer que la vaccination n’est pas en cause dans cette tragédie afin que le Tchad continue à recevoir des fonds, notamment de GAVI (l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination) qui finance l’introduction de nouveaux vaccins ?

La performance et l’efficience des programmes de vaccination nécessitent un renforcement des capacités humaines et techniques des pays en développement, notamment du Tchad, en vaccinologie et management sanitaire. »

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 19:34

 

 

Marianne - Lundi 4 Février 2013 à 16:52 |

 

Arnaud Bouillin - Marianne

 

La réforme du statut privilégié de ces officiers ministériels n'est toujours pas à l'ordre du jour. Elle est pourtant recommandée depuis plus d'un demi-siècle dans nombre de rapports.

 

GILE/SIPA
GILE/SIPA
Ils sont un peu plus de 9 300 à exercer en France, ils réalisent 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an et ils ne renonceraient pour rien au monde à leur mission de service public. On les comprend : d'après une étude sur les professions libérales publiée en novembre dernier par Bercy, le revenu d'activité d'un notaire s'est élevé en moyenne à 228 000 € en 2010. L'équivalent de 19 000 € par mois avant impôt. Une formidable sinécure dont Vincent Le Coq, maître de conférences en droit public, et Laurent Lèguevaque, ancien juge d'instruction, ont pointé les multiples travers dans leur Manifeste contre les notaires (Max Milo Editions, 2011). Facturation de documents inutiles ou de frais indus sur des expertises déjà payées à d'autres (les diagnostics plomb, amiante, termites, performance énergétique), silence assourdissant de la corporation sur l'obligation de gratuité des actes dans le cadre de l'aide juridictionnelle, contrôle en trompe l'œil de l'Etat qui le délègue en pratique aux intéressés...  

Depuis un demi-siècle, les rapports se succèdent, signés d'experts patentés, de l'économiste Jacques Rueff (1960) à l'avocat Jean-Michel Darrois (2009), pour réclamer une réforme du notariat. En vain : à ce jour, aucun gouvernement, de droite ou de gauche, n'a osé s'attaquer aux privilèges de ces officiers ministériels dont Jacques Attali, dans un autre rapport promptement enterré en 2008, préconisait de «supprimer les tarifs réglementés». Car c'est bien là que se situe le nerf de la guerre.

A entendre le Conseil supérieur du notariat, le fait pour les pouvoirs publics de fixer l'émolument d'acte, qui rémunère la rédaction proprement dite, et l'émolument de formalités, censé couvrir les frais des démarches administratives, ce barème officiel, donc, serait «un gage d'égalité des citoyens». Une égalité chère payée. Selon la comparaison internationale publiée en décembre 2007 par la Commission européenne, les honoraires perçus dans l'Hexagone en matière de transactions immobilières se situaient à l'époque parmi les plus élevés d'Europe : 2 949 € pour un bien de 250 000 € et 5 493 € pour un bien de 500 000 €, ce qui, sur les 20 pays étudiés, situait les notaires français au 4e et au 2e rang des intermédiaires les plus gourmands. Et encore, c'était avant la nouvelle hausse des tarifs décidée par décret en février 2011 ! La facture pour l'établissement d'un Pacs ou la mise en conformité d'un règlement de copropriété est ainsi passée de 218,27 € à 233 € (+ 6,7 %). Mais le vrai scandale, c'est qu'il en coûte désormais 82,50 € de plus, hors TVA, pour l'achat d'un bien supérieur à 60 000 €. Tout bénéfice quand le marché - et ceux qui alimentent en statistiques les suppléments immobilier des gazettes, à savoir... les notaires – tire depuis des années les prix à la hausse.

On aurait pu croire que la nouvelle garde des Sceaux, soucieuse d'équité et de justice sociale, se déciderait enfin à mettre un coup de pied dans la fourmilière. Erreur : comme Rachida Dati, Michèle Alliot-Marie ou Michel Mercier avant elle, Christiane Taubira a préféré célébrer «la grandeur, la hauteur, la noblesse» de la mission qui incombe aux notaires lors de leur 108e congrès en septembre dernier, à Montpellier. Une «noblesse» qui viendrait notamment de l'obligation qui leur est faite d'instrumenter, c'est-à-dire de prêter assistance au citoyen qui la réclame, et ce, y compris, a cru bon d'ajouter la ministre, «lorsque les actes paraissent faiblement rémunérés». Pourquoi nos dirigeants, toutes étiquettes confondues, manifestent-ils autant de mansuétude à l'égard d'une profession aussi peu menacée par la crise et les fins de mois difficiles ? Vincent Le Coq, notre empêcheur d'hypothéquer en rond, a sa petite idée sur la question. «Les notaires ont toujours rendu d'éminents services aux politiques, explique-t-il à Marianne. Ainsi, ils ne leur posent jamais de questions quand il s'agit d'avaliser de juteuses, et parfois contestables, opérations immobilières pour le compte de la commune, du département ou de la région. Quand ce n'est pas pour un proche ou pour eux-mêmes...»


CE QUE PROPOSE MARIANNE

Déréglementer les tarifs des notaires et ouvrir la profession à la concurrence, comme le demande avec insistance la Commission européenne.

  • Article publié dans le magazine Marianne (823), du 26 janvier au 1er février
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 19:15

 

 

Marianne - Lundi 4 Février 2013 à 12:30

 

Arnaud Bouillin - Marianne

 

Les «pompiers du business» n'ont aucun intérêt à sauver l'entreprise en difficulté dont ils ont la charge. S'ils la laissent s'éteindre, ils encaissent le même gros chèque.

 


Les liquidations judiciaires comme celle du pôle frais du volailler Doux, en août dernier, sont reparties à la hausse en 2012 - F.LEPAGE/SIPA
Les liquidations judiciaires comme celle du pôle frais du volailler Doux, en août dernier, sont reparties à la hausse en 2012 - F.LEPAGE/SIPA
C'est Arnaud Montebourg, alors député, qui le premier avait sonné la charge : après six mois d'enquête sur le fonctionnement des tribunaux de commerce, son rapport au lance-flamme, présenté en 1998 avec son collègue socialiste François Colcombet, réclamait «une profonde révision des modes de rémunération des auxiliaires de la justice commerciale». Le futur ministre du Redressement productif parlait déjà, à l'époque, de «redresser» deux professions. En clair, de les mettre à l'amende... Dans sa ligne de mire, les fortunes colossales empochées, sur fond de scandales, par les administrateurs judiciaires - qui étudient les offres de reprise des entreprises en difficulté – et les mandataires judiciaires – qui vendent les actifs en cas de liquidation pour payer les créanciers. Las ! Le projet de loi qu'il défendit en 2001 ne put être voté avant la législature suivante. Et la droite, de retour aux affaires, jeta un voile pudique sur le dossier.  

Ces professionnels du droit, qui sont moins de 500 en France, continuent donc de vivre grassement au gré des faillites, grosses ou petites (9 défaillances sur 10 concernent des entreprises de moins de 10 salariés), lesquelles, avec 59 780 procédures de redressement ou de liquidation prononcées l'an dernier en France, sont reparties à la hausse (+ 2,7 %). Ne relevant ni de la fonction publique – ils sont rémunérés par les sociétés qu'ils sont censés prendre en charge –, ni du statut des professions libérales – le tribunal de commerce les désigne et leur confie une «clientèle» –, ils se payent en honoraires puisés dans une trésorerie... dont ils sont les seuls à détenir la clé. La pêche est bonne : leurs revenus varient, en moyenne, entre 200 000 et 300 000 e par an. «Cette pratique pose problème : elle rend toute tentative de contrôle difficile, sinon impossible», note dans un rapport récent le think tank Droits, justice et sécurités.

Ce club de juristes, qui dispose de bons relais au gouvernement, propose d'établir un filtre, en consignant à la Caisse des dépôts les émoluments des administrateurs et des mandataires judiciaires, puis d'attendre la décision du tribunal avant de virer les fonds sur le compte de l'étude. Autre proposition : lier ces rémunérations à la survie des entreprises. Car, pour l'heure, ces «pompiers du business» n'ont aucun intérêt à sauver la maison - et ses occupants, les salariés - plutôt qu'à la laisser brûler : dans les deux cas, ils encaissent la même somme... Le 14 décembre dernier, le ministre du Redressement productif, assisté de Christiane Taubira, pour la Justice, et de Benoît Hamon, pour l'Economie solidaire, a annoncé son souhait d'améliorer «l'efficacité de la justice commerciale». Les premières mesures sont attendues pour mars.

Quinze ans après sa première salve, le soldat Montebourg osera-t-il repartir à l'assaut de cette citadelle ?

CE QUE PROPOSE MARIANNE

Indexer les honoraires des mandataires de justice sur le taux de survie des entreprises dont ils reçoivent la charge.
 
  • Article publié dans le magazine Marianne (823), du 26 janvier au 1er février
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 19:04

 

....toutes proportions gardées... cela se passe au Canada, à la "Ferme de la Grelinette", sur moins d'un hectare....

"Depuis maintenant plusieurs décennies, on s'est convaincu que la prospérité en agriculture était proportionnelle à la taille des fermes. Mais voilà qu'une tendance joyeusement contradictoire se répand et produit de remarquables réussites. Dans les cultures biologiques, des maraîchers démontrent la viabilité de l'exploitation commerciale de terres minuscules. Jean-Martin Fortier est non seulement un de ceux-là, il est devenu leur théoricien."

Voir la vidéo (environ 13 minutes) en cliquant ici !

 

Jean-Martin Fortier dans les Jardins de la Grelinette qu'il a créés à Saint-Armand avec sa compagne Maude-Hélène Desroches.

Jean-Martin Fortier dans les Jardins de la Grelinette qu'il a créés à Saint-Armand (Canada) avec sa compagne Maude-Hélène Desroches.

 

Leur site Internet avec plein d'autres infos en cliquant ici !

et là ! :o)

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:22

 

Ceux qui continuent à se goinfrer sous la gauche

 Marianne - Lundi 4 Février 2013 à 05:00

 

Arnaud Bouillin - Marianne

 

Quand elle était dans l'opposition, la gauche accusait Nicolas Sarkozy d'être le "président des riches". Au pouvoir, que fait-elle pour corriger les excès des profiteurs d'en haut et limiter la gloutonnerie de certaines professions ? Pas grand-chose, hélas ! Enquête sur ceux que ni la crise ni le gouvernement n'empêchent de dormir.

 

GILE MICHEL/SIPA
GILE MICHEL/SIPA
Ce fut l'un des thèmes fétiches du sarkozysme finissant : traquer les accros aux allocations chômage, les abuseurs de RSA, les biberonnés aux arrêts de travail, à la carte Vitale, à la CMU... Ces légions fantasmées de prébendiers brandis comme des épouvantails par un régime en fin de règne pour masquer sa propre incapacité à endiguer la montée du chômage et à colmater les trous béants ouverts par la crise dans le portefeuille des ménages. Dans ce concert d'outrances verbales, Laurent Wauquiez, pas encore porte-voix d'une motion UMP portée par La Droite sociale et qui prône, dans un magnifique oxymore, l'exact contraire de son intitulé, s'emporta contre «le cancer de l'assistanat». Son plagiaire de La Droite forte, Guillaume Peltier, jamais avare d'une surenchère, propose, lui, de «supprimer à vie les allocations pour tout fraudeur récidiviste».

Leurs deux motions sont arrivées en tête du dernier vote des militants UMP. On l'a peu relevé, tellement la bouffonnerie Copé-Fillon occupait les esprits. Mais c'est un fait : pour près de la moitié des cadres du principal parti d'opposition, les «profiteurs d'en bas» sont une menace majeure qu'il convient par tous les moyens d'éradiquer. Et ceux d'en haut, qui tous ont largement bénéficié de la mansuétude de l'ancienne majorité, si ce n'est de sa connivence, pour gonfler leur compte en banque déjà replet, qui s'en préoccupe ? Peu de monde à gauche. Encore moins au gouvernement.

Qu'est-il advenu de la volonté affichée du candidat François Hollande d'opérer une «redistribution en faveur des salariés et des familles au détriment des plus hauts revenus et des fortunes les plus importantes» ? Pas grand-chose. La chasse aux sorcières, façon UMP, n'honore pas ceux qui la pratiquent. Mais de là à rester inerte face à des rentes de situation pour lesquelles les mêmes qui sont aujourd'hui aux manettes criaient naguère au scandale, il y a tout de même un fossé... Ces atermoiements à corriger les excès manifestes de professions ou de castes, dont Marianne vous propose cette semaine quelques exemples édifiants, sont d'autant plus inquiétants qu'ils s'accompagnent d'un fatalisme déjà résigné... après huit mois seulement d'exercice du pouvoir.

Les péages, dont les prix poussent chaque année comme du chiendent sur le bas-côté et qui enrichissent toujours plus les concessionnaires privés ? «On ne peut rien faire», balaye Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports. Et l'on s'étonne après que Cofiroute ose franchir la barre symbolique du 1 € le kilomètre - tarif pratiqué les vendredis et veilles de jours fériés pour les non-abonnés - dans son tunnel reliant Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) à Vélizy (Yvelines).

Les bonus des grands patrons du privé ? «Depuis 2002, les dirigeants du CAC 40 ont vu leurs salaires augmenter de 400 % quand les salaires du secteur privé n'ont augmenté en moyenne que de 3,5 %. De tels écarts de rémunération sont aussi injustifiables qu'intolérables», affirmait le projet socialiste 2012, censé servir de «boîte à outils» au candidat Hollande. De boîte noire, plutôt : avec l'arrivée de la gauche aux responsabilités, le sujet a brusquement disparu de l'agenda. Tout juste Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, promet-il du bout des lèvres «vouloir encourager les entreprises à améliorer leurs codes de bonne conduite».

Banquiers, notaires, autoroutiers etc.

La parade, professe-t-on dans son entourage, ne peut venir que du renforcement de la fiscalité sur les plus hauts revenus. D'où la création d'un nouveau barème d'imposition à 45 % - contre 41 % auparavant - pour la tranche supérieure à 150 000 € par mois. Et d'une «contribution exceptionnelle de solidarité» à 75 % pour la tranche supérieure à 1 million d'euros. «La première mesure n'enthousiasme pas mes clients, mais elle n'est pas insupportable au point de les décider à quitter la France, explique un avocat parisien en vue, spécialisé dans les questions fiscales. La seconde posait plus problème. On sait comment elle a fini...» Rembarrée par le Conseil constitutionnel pendant la trêve des confiseurs ! Vu l'importance symbolique de cette «supertaxe» dans le succès électoral de François Hollande, on se disait benoîtement que le gouvernement avait un plan B. En fait, non...

Par un communiqué plan-plan, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s'est contenté d'annoncer un «dispositif nouveau» dans le cadre de la prochaine loi de finances. Un an de gagné pour les très riches, et 300 millions d'euros en moins - au bas mot - dans les caisses de l'Etat. Brillant.

En ne maniant que le bâton fiscal pour réduire la carotte des contribuables les plus aisés, l'exécutif privilégierait, nous dit-on, l'efficacité. Mais au prix d'inextricables contorsions. Et, plus inquiétant encore, d'un silence radio général sur les questions de fond que posent certaines corporations. Pourquoi les notaires, dont le statut ultraprotégé est jugé contraire au principe de la libre concurrence par un arrêt de mai 2011 de la Cour de justice de l'Union européenne, continuent-ils de bénéficier du soutien inconditionnel du ministère de la Justice ?

>> Lire : Notaire, on ne change pas une profession qui gagne autant

En septembre dernier, Christiane Taubira, la garde des Sceaux, a pris le chemin du Sud - vers Montpellier, pas Canossa - pour tenir un discours tout sucre, tout miel au 108e congrès du notariat et affirmer «la détermination du gouvernement [...] à préserver la profession de notaire», parce qu'elle est «d'une autorité particulière et d'une indiscutable nécessité». Tellement nécessaire que la plus haute autorité judiciaire de l'Europe, et avant elle une batterie de rapports officiels franco-français, réclame l'abolition de ses privilèges hérités de l'Ancien Régime...

Les banquiers, dont les acrobaties sans filet ont largement contribué à plonger les économies européennes dans la récession, n'ont pas non plus de mouron à se faire : leurs bénéfices, qui se chiffrent en milliards d'euros, affichent de beaux niveaux, de même que leur cours de Bourse (lire ci-contre). Quant au projet de loi présenté par Pierre Moscovici, il préserve l'essentiel de leur sacro-saint modèle de «banque universelle», une spécificité française qui fait cohabiter sous le même toit le Livret A de M. Tout-le-Monde et le trading à haute fréquence - des transactions à la microseconde - sur les marchés des matières premières. «Les dirigeants de ces banques passent leur temps à dire qu'il y a des barrières étanches entre les dépôts des clients et les activités d'investissement. Eh bien, s'il y a des barrières aussi étanches que cela, cela veut dire que l'on peut facilement scinder les banques», notait récemment Bernard Esambert sur l'excellent blog lescrises.fr.

Ce faux ingénu n'est pas n'importe qui : conseiller de Georges Pompidou à Matignon puis à l'Elysée, il a ensuite présidé de 1977 à 1993 la Compagnie financière Edmond de Rothschild. Difficile, donc, de considérer cet ancien banquier, promu grand officier de la Légion d'honneur sous Sarkozy, comme un dangereux gauchiste... «Je ne vois pas de raisons, poursuit notre homme, de faire prendre des risques à chaque catégorie visée par la banque universelle sur des opérations qui ne la concernent absolument pas et qui peuvent créer des désordres importants. On n'a pas été loin en 2008 et en 2009 de voir des queues s'installer devant les banques. Ce sont des spectacles que l'on ne veut pas revoir, que l'on a connus en 1929, et pour les éviter définitivement, il faut séparer, encore une fois, ces deux catégories.» Du bon sens. Qui n'a pas eu l'heur d'inspirer les services de Pierre Moscovici...

Un avenir rose... pour certains

Certes, la messe n'est pas tout à fait dite et les parlementaires, saisis du texte, vont pouvoir apporter leur contribution dans les jours qui viennent. L'UFC-Que choisir les presse déjà de renforcer les droits des consommateurs en matière de frais bancaires, une jungle à peine éclaircie par les précédentes réformes de la droite et dont le gouvernement ne dit rien, ou si peu. L'économiste Gaël Giraud, plutôt classé à gauche, chercheur au CNRS et à l'Ecole d'économie de Paris, déplore lui, dans une note critique qui fait hurler à Bercy, que «le projet de loi français ne résout aucun des problèmes» et que la France, «en légiférant la première, risque de préempter le débat européen». On souhaite bon courage aux députés et sénateurs socialistes... D'autant, et c'est un signe, que leurs collègues de l'UMP ne semblent pas franchement remontés contre ce texte, préférant réserver leurs diatribes au mariage pour tous ou au logement social.

Concessionnaires autoroutiers, notaires, banquiers, mais aussi liquidateurs et administrateurs judiciaires, promoteurs immobiliers ou rentiers de tout poil. Des «profiteurs» qui voient leur avenir en rose. La couleur, pas l'emblème faussement menaçant du PS. Quand Nicolas Sarkozy stigmatisait ceux qui «volent la Sécu» et qui trahissaient à ses yeux «la confiance des Français», toute la gauche faisait bloc contre ces propos. Quand François Hollande entend mettre au pas la finance, la droite se dit prête à lui apporter son soutien. Il y a comme un hic, non ?
 

Article publié dans le magazine Marianne (823), du 26 janvier au 1er février

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:13

 

http://zad.nadir.org

 

lundi 4 février 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 4 février l’occupation militaire dure depuis 72 jours (pour une opération débutée il y a 111 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 68 jours pour l’un et 47 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir : Comité de soutien aux inculpé-e-s « Le Gué » 44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad : 06 38 17 36 19

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


Pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL : pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi, voir leur blog

enfin des infos précises sur l’arrivée de la marche de Nice

Soyons nombreusEs à les accueillir, à Nantes le 9 février et le 10 février pour la dernière étape

Bonne marche à tou-te-s, on vous attend pour tout savoir de vos aventures, rencontres, ...

les dernières nouvelles reçues : Bonsoir à toutes et à tous,

Quelques nouvelles de la marche. Nous sommes arrivés à Varades après deux journées bien chargées. Nous nous dirigeons vers Oudon.

Nous sommes entre 10 et 12 à marcher chaque jours et le moral et le soutient de la population est excellent !!

Les comités d’accueil sont au rendez-vous chaque jour avec des opposants/opposantes ravi-e-s de notre venue et nous nous sommes enthousiastes à la vue de ces nombreux militantes/militants qui nous soutiennent !!

Nous comptons sur ceux/celles qui veulent nous rejoindre à Oudon, Sucé-sur Erdre ou Notre-Dame-Des-Landes !

Départs à 10h00 devant les Marie et arrivées entre 17 et 18h00 devant les mairie. 04/02 : Varades 05/02 : Oudon 06/02 : Sucé-sur-Erdre

Merci du soutient de toutes/tous. ZAD VAINCRA !!

En 2013, soufflons sur les braises !


l’action du jour


Infos du jour

- 14h38 : Samedi 2 février, c’était la journée des zones humides, ici un petit reportage photo de la ballade organisé sur la ZAD par l’Acipa, les naturalistes en lutte, Bretagne vivante, la LPO pour observé des mares, source et autres endroits spécifiques sur la commune de NDDL.

- des nouvelles du Nord : "Ce matin, les automobilistes circulant au croisement de la rocade minière et de l’A1 ont eu la surprise de découvrir, fichée sur le terril Sainte-Henriette, une banderole de 20 mètres sur 10 marquée « Vinci, dégage », suivi de l’emblématique avion barré des zadistes de Notre-Dame-des-Landes."

- 13h00 on nous a informez il y a 15 minutes que 6 camions provenant du temple allaient en direction du chenes des perrières. Si vous êtes pas au courant des suites de l’action de pick nikage chez Pinault

- 11h : précisions sur ce qu’il se passe du côté de Saint Jean du Tertre : des fouilles archéologiques sont en cours, sous bonne escorte gendarmières, les propriétaires des terrains n’ont pas du tout été prévenus en avance, et sont révoltés qu’on puisse débarquer comme ça sur ces terres où il y a des vaches. Si vous êtes dans le coin, ça leur fera certainement du bien d’avoir de la compagnie ( pas aux vaches, ...quoique...)

- des sons et des images du we qu’on nous envoie : http://kalzadud.fr/perche/index.php...

- 9h : 15 fourgons de CRS autour de machines type pelleteuse ou bulldozer sont signalés du côté de Saint Jean du Tertre : certainement pour des fouilles archéologiques sur le tracé du barreau

- 8h  : réveil par ici, flics aux Ardillières, flics au carrefour de la Saulce... rien de nouveau ... _vaches, moutons, poules commencent leurs nouvelles vies à Bellevue, une petite remarque de quelqu’un qui y est passé hier : "Nous avons dénombré ce matin une trentaine de nids d’hirondelles "vides" dans la ferme de Bellevue... Au printemps elles reviendront dans les fermes de NDDL et des alentours ;)

En France, les hirondelles et les martinets bénéficient d’un statut juridique qui fait d’eux des oiseaux intégralement protégés. Ce régime de protection est issu de la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature aujourd’hui codifiée aux articles L 411-1 et suivants du code de l’environnement et de l’arrêté ministériel du 17/04/1981 modifié le 5/03/1999, fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.
Pour ces oiseaux (poussins ou adultes), sont interdits : la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation.
et qu’ils soient vivants ou morts : le transport, le colportage, la détention, la mise en vente, la vente ou l’achat.
pour les oeufs ou les nids : l’enlèvement ou la destruction, ainsi que la destruction, l’altération ou la dégradation de leurs milieux. Tout responsable d’une infraction s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 9 146,94 euros et/ou une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois (art. L 415-1 du Code de l’environnement). En conclusion, il est interdit de porter atteinte aux hirondelles et aux martinets ainsi qu’à leurs nids et couvées.

Pour le moment elles sont en Afrique mais elle ne vont pas tarder à revenir…"


Les rendez-vous du jour ailleurs

tous les rendez-vous à venir dont on a connaissance sont ici

4 février

- Paris : projections-discussion à 20h aux Sept parnassiens, 98 bd Montparnasse 75014 Paris (métro Vavin).

"Sans les murs", un documentaire de Vincent Lapize sur ND des Landes

La projection de Sans les murs sera précédée de celle du court métrage +17 de Juliette Le Roux. Elle sera suivie d’une discussion avec le public en présence de Vincent Lapize, (réalisateur), Agnès Sinai (journaliste environnementale au Monde Diplomatique et Entropia) et Gilles Sabatier (Attac et Comité de soutien NDDL IDF).

- Paris : réu de préparation à des journées sur la résistance à la métropolisation et aux grands projets inutiles

à 20 heures au Transfo, 57 avenue de la République à Bagnolet Convergence de nos luttes : invitation à participer à l’organisation d’une journée d’ateliers et de débats sur la résistance à la métropolisation et aux grands projets inutiles et/ou imposés en région parisienne

Réunion de préparation d’une journée de rencontre

À l’image des 180 collectifs qui existent en France pour soutenir la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. le collectif francilien s’est constitué mi-octobre 2012 en réaction à l’opération César, opération de police qui visait à expulser les occupants de la « zone d’aménagement différé » (la ZAD, aussi « zone à défendre »). Or cette zone compte à la fois des terres cultivées, un écosystème précieux et rare ("zone humide") et des habitations individuelles et collectives. Si des destructions ont effectivement eu lieu, la ZAD est aujourd’hui plus que jamais habitée ; A côté des anciens agriculteurs, de nouveaux habitants se sont installés et ont édifié de nouveaux lieux de vie et d’organisation collectifs pour continuer la lutte. La solidarité dépasse toutes les attentes et n’a depuis cessé de s’exprimer, les résistants au projet ayant reçu des montagnes de vêtements, de bottes, de nourriture et de matériels divers (pharmacie, construction, informatique etc.).

De son côté, au fil de ses réunions hebdomadaires, le collectif francilien a constaté que l’opposition à ce projet pouvait rassembler tous ceux qui défendent, comme à Notre-Dame-Des-Landes, une autre vision de nos façons de vivre. C’est la question du combat contre une urbanisation et des infrastructures imposées qui est au cœur de cette lutte, ainsi que celle de la connivence entre pouvoirs publics et grosses entreprises de construction. Les raisons de combattre ce projet d’aéroport et son monde entrent en résonance avec les raisons pour lesquelles, en Île-de-France, des habitants ont engagé des combats contre divers projets d’aménagement en cours les concernant de près, projets notamment liés au « Grand Paris  », mais pas seulement. Paysans, citadins, nous sommes tous concernés par ces gigantesques projets d’aménagement du territoire qui bétonnent nos vies et gentrifient rues et quartiers.

Vous qui luttez contre tel ou tel aménagement de territoire autour de Paris, il est à parier que vous trouverez dans la liste suivante plusieurs problématiques susceptibles de nous réunir :
- déni de démocratie
- inutilité sociale et démesure de ces projets au profit des multinationales (bétonnage, partenariats public-privé, spéculation immobilière).
- processus de métropolisation et de concurrence entre pôles urbains, mise en concurrence des territoires à l’échelle nationale et internationale. - expulsions, exclusions, gentrification, privatisation et aménagement sécuritaire de l’espace public.
- destruction de terres agricoles
- accentuation du réchauffement climatique et des atteintes aux écosystèmes, greenwashing.

Nous invitons les collectifs, acteurs et actrices des luttes de résistance à ces projets qui dessinent un monde dont nous ne voulons pas, près de Nantes comme ici, à tenir ensemble une après-midi de débats publics et d’ateliers, sur des thèmes transversaux, théoriques ou pratiques (par exemple « comment s’organiser pour se battre ensemble » ).

Ces ateliers seraient introduits par une plénière où le collectif Nantes Nécropole qui présenterait son analyse et ce contre quoi il lutte, exposé dont beaucoup d’aspects rappellent les luttes franciliennes.

Nous vous proposons, pour préparer cette journée, qui pourrait avoir lieu le samedi 2 mars, de nous rencontrer le lundi 4 février à 20 heures au Transfo, 57 avenue de la République à Bagnolet , cf. plan ICI : http://ppfr.it/transfo

Le Collectif francilien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

PDF - 33.5 ko

- Saumur : réunion du comité de soutien dès 18h30 pour + d’infos, merci d’envoyer un mail à :* *non-nddl-saumur@laposte.net*

*Courage,ne lâchons rien !!!! On pense fort au peuple de boue....* *On vous aime, on lâche rien, on continue le combat !!!!!

- Varades : passage de la marche Angers-NDDL

départ 10h00 Place de la Mairie arrivée vers 17h00 à Oudon (20km)

- Blain : réunion du comité à partir de 19h à la Cour Mortier, salle n°5.

- Loches : rencontre du collectif de 20h30 à 22h30 au café Porte Picois chez Véro,à Loches ( à côté de la mairie) Prochaine rencontre du collectif de soutien à NDDL(sud Touraine) :

- Dijon : projection-diffusion

au Rézo’fèt’art (3 rue blairet à Dijon), Attac diffuse le film *“Notre Dame-des Landes, au coeur de la lutte”. Le rendez-vous est donné à 19h. Ce sera l’occasion de discuter une nouvelle fois des enjeux de cette lutte, dans une ambiance conviviale, faites de soupes chaudes et de bières fraiches.


RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

Localement

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Angers : Point information, tous les jours sauf weekend, de 17h30 à 19h30, Place du Ralliement
- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ;
- Grenoble : réunion du comité tous les mardi à 18h30 à Antigone. AG du comité, ateliers collectifs et préparation des actions
- Laval : tous les lundis à 18h30, réunion du collectif mayennais contre le projet d’aéroport à la maison de quartier des Pommeraies (rue des grands carrés).
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Marseille : Réunions régulières chaque mardi au "Tableau Noir" 60-64 rue Saint- Savournin 13004 Marseille à 19h. http://notrezaddelagarde.noblogs.org/
- Montpellier : Par ailleurs, le collectif se réunit tous les jeudi à 19h au squat Le kalaj.
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Tous les mardis, à 18h30 pour les commissions, à 20h pour l’assemblée, au Transfo, 57, avenue de la République, à Bagnolet (metro Gallieni ou Robespierre). Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de soutien du pays de Ploërmel réunion un jeudi sur deux à 20h30 à Augan dans une salle derrière la maire contact : cdsplo@riseup.net
- Poitiers : Un jeudi sur 2 à partit du 3 janvier 2013, réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Pontivy : à partir du samedi 26/01 rassemblement hebdomadaire chaque samedi 15h00 place du Martray.
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h, 21 rue Pen ar Steir. collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Rezé : le Collectif Rezéen Antiaéroport se réunit tous les mercredis de 18h à 20h au Canon à Pat, 51 rue Alsace Lorraine 44400 Rezé.
- Rouen : tous les mardis soir à 19h à FLVM 192 rue Eau de Robec, suivi d’un repas végétarien à prix libre rdv à 17h30 pour faire à manger. Le blog de zaddarouen ici
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Vannes  : changement de rdv : le rythme de réunions est devenu le suivant : RDV les 1ers et 3èmes lundis de chaque mois, à partir de 20h30 au café l’Eloge de la lenteur (16 rue Chateaubriand) à Vannes. Ce n’est plus tous les lundis. Le collectif a désormais un blog : http://collectif-pays-de-vannes-opp...
- Villefranche de Lauragais  : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)
- Villefranche de Rouergue : réunion tous les 4ème vendredi du mois à 18 H au bar associatif les Hauts Parleurs 34 rue Alibert à Villefranche de Rouergue et tous les jeudi matin sur le marché de Villefranche de Rouergue. Contact : nddl.villefranche @ laposte.net
- le comité nddl22 de Saint Brieuc se réunit chaque jeudi soir à partir de 20h30 au local de la confédération paysanne, 93 boulevard Edouard Prigen

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:08

 

Presse Océan
dimanche 03 février 2013 -- 15:54

 

 

Aéroport. Un agriculteur s'installe symboliquement à Notre-Dame-des-Landes

 

Des vaches, des poules, des moutons et un exploitant agricole en place: plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche midi au pique-nique fêtant l'installation d'un exploitant agricole sur la ferme de Bellevue, située sur l'emprise du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Tout un symbole. Cette ferme, propriété d'Aéroports du grand ouest (AGO), venait d'être laissée libre dimanche dernier par son occupant légitime.

Des vigiles avaient été dépêchés sur place pour sécuriser les lieux mais les opposants historiques ont repris possession des lieux, sans difficulté, quelques heures plus tard : "La ferme et les hangars auraient été sans doute démolis lundi dernier si on n'était pas intervenu."

L'exploitant agricole qui a investi les lieux s'est déclaré auprès de la préfecture et d'AGO, afin de profiter au minimum de la trêve hivernale. Il a souhaité rester dans l'anonymat aurpès des médias, invoquant une action collective.

L'action a été notamment initiée par le Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d'aéroport (Copain). 


Plus d'informations à lire ce lundi dans Presse Océan

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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