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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 20:07
Rue89 - Tribune 11/02/2013 à 16h59

Corinne Lepage | Présidente de Cap21

 

 

Le nouveau scandale sanitaire que nous rencontrons avec la viande de cheval et Findus n’est que l’énième, après bien d’autres dont nous n’avons pas su tirer les conséquences. C’est du reste une question majeure et générale qui devient dramatique, comme l’a démontré le très récent rapport de l’Agence européenne de l’environnement. Dans le cas présent, il est clair qu’il s’agit d’une fraude dont il faudra déterminer l’ampleur réelle et les niveaux de responsabilité.

Néanmoins, les services vétérinaires ont été défaillants à constater cette fraude, et étant donné la longueur de la chaîne et le nombre d’opérateurs, les responsabilités de chacun des opérateurs seront difficiles à établir. Voici près de vingt ans, la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) avait été un tournant pour les questions sanitaires, et avait conduit à la création de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA).

Nous sommes aujourd’hui bien loin de la volonté exprimée à l’époque d’éviter toute nouvelle tragédie sanitaire aux citoyens européens quand on constate les dérives de l’EFSA, plus soucieuse de la sécurité des industriels que de celle des consommateurs, ou encore lorsque, sur la demande de la Commission européenne, une majorité du parlement européen vota pour la réintroduction des farines animales.

En France, le Conseil national de l’alimentation préconisait une réintroduction des farines avec une distinction des deux filières. Mais un tel système exige une capacité de contrôle strict que nous n’avons à l’évidence pas. L’affaire Findus prouve que nous ne sommes pas en capacité de garantir la traçabilité d’une viande destinée à la consommation humaine ; alors tracer une farine, il ne faut pas y penser.

En cause, le système de régulation, de contrôle et de sanction

Mais au-delà de l’affaire Findus, les scandales à répétition démontrent que la question de l’insécurité alimentaire est désormais posée, car la succession de fraudes et dysfonctionnements démontre que le système de régulation, de contrôle et de sanction est en cause.

Fin 2010-début 2011, l’Allemagne connaît un épisode de contamination d’œufs et de viande de porc par de la dioxine. Le 17 janvier 2011 à Strasbourg, devant le parlement européen, feu le commissaire à la santé John Dalli indiquait qu’il « a déjà commencé à réfléchir à l’instauration de mesures susceptibles de rendre plus efficace le système européen de sécurité pour les aliments pour animaux ». Il expliquait alors aux parlementaires qu’il étudiait :

« la possibilité d’imposer une séparation stricte entre les productions de graisses à usage industriel et de graisses utilisées pour la fabrication de composants alimentaires pour les animaux »,

et qu’il jugeait également « nécessaire de rendre obligatoires des contrôles renforcés aux différents stades de la chaîne alimentaire pour déceler une éventuelle contamination à la dioxine. »

Et depuis, évidemment plus rien ! La révision, en juillet 2011, du règlement sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires était largement insuffisante, en raison des réticences du Conseil à prendre les mesures parfaitement connues et identifiées qui auraient permis de réduire effectivement les risques.

Un match consommateurs/industriels déséquilibré

Certes, ce règlement imposait une mention obligatoire du pays d’origine, en particulier pour les viandes et volailles fraîches, les fruits et légumes frais et les poissons. Mais l’étiquetage d’origine des produits alimentaires transformés n’a été soumis qu’à une évaluation d’impact préalable par la Commission.

Nous fûmes minoritaires à souhaiter un autre système d’étiquetage que celui que l’industrie a voulu et su imposer. Le match consommateurs/industriels est bel et bien déséquilibré, y compris au sein du Parlement, où je me demande parfois par qui et pour qui certains de mes collègues ont été élus.

Les autorités françaises, fidèles à une position qui consiste à affirmer des principes et à se garder de mesures pratiques d’application, ont adopté la position d’un « maintien du principe actuel de l’indication de l’origine ou du lieu de provenance de la denrée alimentaire sur base volontaire, ou obligatoire en cas de risque de tromperie du consommateur. »

On attend toujours que les Etats réglementent cette information, à commencer par la France qui ne l’a pas fait. Depuis 2009, on a probablement connu avec l’épisode de la colle à viande les prémisses de l’affaire Findus. Je me suis battue pour que le Parlement s’oppose à un projet de la Commission européenne, qui souhaitait autoriser l’utilisation de la thrombine bovine et porcine comme additif, afin de lier des morceaux de viandes séparés et ainsi constituer un morceau unique.

D’autres cas concrets de relâchement

Et, pour une fois, nous avons gagné, à une voix près lors du vote final, face à une tentative de dissimuler la vraie nature du produit vendu. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un autre cas concret de relâchement en matière de sécurité sanitaire, avec l’autorisation récente du nettoyage de la viande à l’acide lactique.

Pourtant, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a montré dans une étude récente que la proposition de la Commission n’était pas compatible avec le règlement (CE) n° 2073/2005, relatif aux critères microbiologiques.

Nous avons échoué en commission parlementaire de l’Environnement à s’opposer à cette décision de la Commission européenne, essentiellement prise pour faciliter les relations commerciales de l’UE avec les Etats-Unis. Un autre bras de fer est en cours dans le dossier « Nouveaux aliments », avec notamment le risque de commercialisation d’aliments issus de descendants d’animaux clonés en provenance de pays comme les Etats-Unis.

Pour l’instant, le Parlement a tenu bon pour refuser de céder aux pressions, là encore motivées par les intérêts commerciaux. Mais, dans l’intervalle, et en l’absence de réglementation, tout ce qui n’est pas interdit étant autorisé, rien ne prouve que des descendants d’animaux clonés ne soient pas consommés en Europe.

Le sommet de l’iceberg

D’autres exemples pourraient être donnés. L’affaire Findus n’est que le sommet de l’iceberg auquel nous conduit un choix constamment fait en défaveur du consommateur et au bénéfice des intérêts industriels de court terme. Car, évidemment, le préjudice pour les sociétés qui, comme Findus, sont prises la main dans le sac, est immense.

La solution est simple :

  • mettre un terme au choix fait en faveur de l’insécurité alimentaire ;
  • cesser de mettre en place des réglementations multiples mais sans effet, comme le prétendu étiquetage de l’origine des produits, qui n’est que volontaire ;
  • cesser de prendre des risques sanitaires pour complaire aux pressions américaines dans le cadre de l’OMC, en oubliant que l’action de classe et les dommages punitifs au Etats-Unis sont des armes très dissuasives ;
  • arrêter de sacrifier sur l’autel de la diminution des dépenses de l’Etat, au demeurant nécessaire, les services de contrôle de la DGCCRF et des services vétérinaires, tout en prétendant fonder une réglementation laxiste au niveau communautaire sur les obligations de contrôle nationales ;
  • disposer d’une justice digne de ce nom, en cessant de priver de moyens le pôle santé environnement, en dessaisissant de fait les magistrats trop enclins à poursuivre et en faisant en sorte que les scandales sanitaires comme l’amiante ne soient jamais jugés, ce qui est un formidable espoir d’impunité pour tous les responsables des scandales sanitaires passés, présents et futurs.

Les solutions sont simples et connues. Il ne manque qu’un élément : la volonté politique. Mais la société civile ne restera pas éternellement passive devant une situation qui fait d’elle une victime physique et financière de choix indéfendables

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:50

 

 

LE MONDE | 11.02.2013 à 11h52 • Mis à jour le 11.02.2013 à 15h26 Par Editorial du "Monde"


 

L'Europe découvre avec stupéfaction qu'une viande de cheval roumain, vendue par des négociants chypriote et néerlandais, se change en boeuf entre Bucarest et les supermarchés de Londres, Oslo et Paris – qui croyaient naïvement vendre des lasagnes "pur boeuf". Elle avait découvert en 2008 avec la même horreur que les prêts hypothécaires américains à haut risque, les subprimes mitonnés par de petits génies de la finance, entraient dans la composition de produits financiers "toxiques" vendus par de respectables banques à des clients ignorant tout de leur dangerosité.

La complexité croissante des marchés sous l'effet de la mondialisation qui se rit des frontières, la concurrence exacerbée et l'entrelacs des systèmes de production créent de plus en plus d'incertitudes. Chaque pièce de chaque puzzle repose sur un savoir de plus en plus pointu et détenu par un nombre de plus en plus réduit d'individus. En dépit de l'accumulation des connaissances, la maîtrise des risques que nous créons apparaît de plus en plus hasardeuse.

Ce qui est vrai dans l'agroalimentaire ou la finance l'est aussi dans l'aéronautique, où une merveille technologique comme le Boeing 787 est cloué au sol parce que ses énormes batteries lithium-ion se révèlent défaillantes. Quelques mois avant sa certification, un directeur de recherche au CNRS alertait dans ces colonnes sur l'instabilité thermique de ce type d'accumulateurs : la connaissance du risque existait bel et bien. L'avionneur et son autorité de certification ont préféré nier l'incertitude.

Face à ces comportements dangereux, deux attitudes sont exclues. L'idéalisme, d'abord. Le protectionnisme réclamé par une députée conservatrice britannique souhaitant interdire toute importation de viandes en provenance du continent est impraticable. L'architecture de l'économie mondiale et la généralisation des chaînes de valeur rendent invivable la fermeture des frontières : l'interdépendance est si avancée qu'une telle mesure se retournerait contre son initiateur.

Mais le laisser faire ne serait pas moins redoutable. Les lasagnes mensongères, les produits financiers toxiques et les batteries aléatoires minent la confiance, sans laquelle il n'y a pas de croissance. Pas de croissance sans confiance, et pas de confiance sans réglementations et sans contrôles. On croyait ces codes de conduite en place et respectés. Il n'en est rien.

Le directeur France de Findus a déclaré qu'il ne pouvait "contrôler chaque ingrédient", et Benoît Hamon, ministre délégué à la consommation, qu'il ne pouvait "mettre un fonctionnaire derrière chaque pain de viande". Il leur faudra pourtant renforcer la traçabilité des produits, car la mondialisation des risques appelle une mondialisation des surveillances, pour éviter que malfrats, cupides et inconscients ne se défaussent de leurs responsabilités sur leurs contemporains.

Editorial du "Monde"

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:33

 

60millions-mag.com/

Alimentation - 11 février 2013

 

Avez-vous mangé de la viande de cheval sans le savoir ? Neuf marques de plats cuisinés sont pour le moment concernées par ce scandale… 60 Millions vous donne la liste complète des références retirées des rayons.

Venu du Royaume-Uni, le scandale des lasagnes à la viande de cheval provoque une onde de choc à travers l’Europe. L’Autorité britannique de sécurité alimentaire a en effet découvert, jeudi 7 février, que ces produits de la marque Findus contenaient plus de 60 % de viande de cheval alors qu’ils étaient étiquetés « viande de bœuf ».

Depuis, la liste des plats surgelés suspects s’est allongée avec les cannellonis, les spaghettis bolognaise, les moussakas et autres hachis parmentiers vendus sous la marque Findus ou celle de distributeurs.

Ils ont en commun d’avoir été préparés par l’entreprise française Comigel, elle-même fournie en viande par la société française Spanghero. Cette dernière a acquis la viande surgelée émanant de Roumanie.

Pour l’heure, tous les produits incriminés ont été retirés « du fait d’une non-conformité  d’étiquetage quant à la nature de la viande », selon la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

La liste des produits retirés des rayons
Findus

Moussaka 600 g – code-barres : 3599740007969
N° de lots : 2257 BN - 2258 BN - 2272 BN - 2354 BN - 2355 BN

Lasagnes à la bolognaise 600 g – code-barres : 3599740004517
N° de lots : 2252 BN - 2255 BN - 2282 BN - 2283 BN - 2293 BN - 2294 BN - 2299 BN - 2300 BN - 2319 BN - 2320 BN - 2327 BN

Hachis parmentier 600 g – code-barres : 3599740004500
N° de lots : 2220 BN - 2241 BN - 2242 BN - 2256 BN - 2278 BN - 2279 BN - 2280 BN

Lasagnes à la bolognaise 1,2 kg – code-barres : 3599740007983
N° de lots : 2240 BN - 2251 BN - 2252 BN - 2259 BN - 2261 BN - 2262 BN - 2283 BN - 2294 BN - 2300 BN - 2320 BN - 2327 BN - 2328 BN - 2339 BN - 2340 BN - 2346 BN - 2347 BN - 2356 BN - 3004 BN - 3005 BN - 3015 BN - 3016 BN - 3023 BN

Hachis parmentier 1,2 kg – code-barres : 3599740007990
N° de lots : 2249 BN - 2258 BN - 2259 BN - 2265 BN - 2266 BN - 2348 BN - 2349 BN

Les clients Findus peuvent obtenir plus d’informations au 0800 20 50 53. Findus s’engage à rembourser ceux qui rapporteraient ces produits.

Picard

Lasagnes à la bolognaise "Formule Express" 300 g
N° de lots : 14/12 et 315/12  (code 57376)

Les clients Picard peuvent obtenir plus d’informations au 0810 13 12 11. Picard s’engage à rembourser ceux qui rapporteraient ces produits.

Auchan

Lasagnes à la bolognaise surgelées
1 kg – code-barres : 3596710034307

Moussaka surgelée
300 g – code-barres : 3596710275236
850 g – code-barres : 3596710275618

Casino

Hachis parmentier surgelé
300 g – code-barres : 3222474411862
500 g – code-barres : 3222471975367
1 kg – code-barres : 3222471975336

Carrefour

Lasagnes à la bolognaise surgelées
600 g – code-barres : 3245411440176
1 kg – code-barres : 3270190020073

Cannellonis à la bolognaise surgelés
600 g – code-barres : 3560070398515

Cora

Lasagnes à la bolognaise surgelées
300 g – code-barres : 3257981314818
1 kg – code-barres : 3257980974440

Spaghettis à la bolognaise surgelés
300 g – code-barres : 3257981314832

Cannellonis à la bolognaise surgelés
900 g – code-barres : 3257983875997

Hachis parmentier surgelé
300 g – code-barres : 3257981314801
1 kg – code-barres : 3257980974433

Grand Jury (marque distribuée dans les magasins 8 à Huit, Proxi, Shopi)

Lasagnes à la bolognaise surgelées 600 g – code-barres : 3245390157911

Cannellonis à la bolognaise surgelés 600 g – code-barres : 3560070398522

Monoprix

Hachis parmentier surgelé
300 g – code-barres : 3350030180652
1 kg – code-barres : 3350030180669

Système U

Cannellonis à la bolognaise de la marque U
1 kg – code-barres : 3 256 221 660 876

Moussaka de la marque U
850 g – code-barres : 3 256 220 258 524

Cette liste est susceptible d’évoluer et nous vous tiendrons informé si de nouveaux retraits étaient décidés.


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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:30

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.02.2013 à 16h55

 

Confrontation entre Greenpeace et les thoniers, en juin 2010.

 

 

L'association écologiste Greenpeace a été condamnée lundi 11 février par le tribunal correctionnel de Montpellier à des amendes, dont une partie avec sursis, pour avoir dégradé en juin 2010 des filets de thoniers sétois au large de Malte.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République Patrick Desjardin, en infligeant 10 000 euros d'amende, dont 5 000 euros avec sursis, à Greenpeace en tant que personne morale, et 5 000 euros d'amende, dont 2 500 euros avec sursis, contre deux responsables britanniques de l'organisation, William James Mackenzie, 42 ans, et Adam Oliver Knowles, 38 ans.

Sur l'action civile, le tribunal, qui a réfuté la nullité de la procédure plaidée à l'audience le 14 janvier, a nommé un expert afin de déterminer le montant du préjudice subi par les pêcheurs, en l'occurrence l'armateur Avallone (qui estime sa perte totale entre 90 et 95 tonnes) et a demandé à la partie civile le paiement d'une provision de 2 500 euros.

 

 UN BLESSÉ DANS UNE ALTERCATION

Le 4 juin 2010, au premier jour de pêche (les bateaux avaient été bloqués quinze jours en raison des conditions météorologiques), à 62 milles (environ 115 km) au sud de Malte, les activistes de l'organisation non gouvernementale avaient coupé et fait couler les filets des pêcheurs travaillant sur trois bateaux. Une altercation avait opposé les deux camps, faisant un blessé, un caméraman, qui n'a pas porté plainte.

 

 

Selon Greenpeace, la réaction des pêcheurs avait été disproportionnée. Une plainte a d'ailleurs été déposée avec constitution de partie civile. Pour les pêcheurs, il s'agissait seulement de défendre leurs filets et deux camarades, qui se trouvaient dans l'eau au moment de l'attaque. L'action de Greenpeace avait permis à une soixantaine de tonnes de thons de recouvrer la liberté. Les dégâts causés aux filets avaient, ajoutent-ils, ensuite nécessité une journée de réparation pour l'un des bateaux.
 

"Il est nécessaire de distinguer ce qui est moralement juste et ce qui est juridiquement autorisé", avait remarqué le procureur Desjardin, rapporte le quotidien régional Midi libre. "Aviez-vous conscience que ces pêcheurs travaillaient dans la légalité ?", avait demandé le président du tribunal Philippe De Guardia. "Nous contestons la légitimité des règles de pêche qui ont failli conduire à la disparition du thon rouge", avaient rétorqué les prévenus, absents lors du rendu du jugement.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:22

 

Le Monde.fr | 11.02.2013 à 18h08 • Mis à jour le 11.02.2013 à 18h09 Par Catherine Vincent

 

 
Elevage de poules pondeuses en batterie.

C'est une première en France, et ce n'est pas un poisson d'avril. A dater du 1er avril, tous les œufs des marques Monoprix seront certifiés issus de poules élevées en sol, en plein air ou en agriculture biologique. "Les quatre références d'oeufs issus de poules élevées en cage à marque Monoprix disparaîtront donc des rayons de l'enseigne ", précise la chaîne de supermarchés française dans un communiqué datant du mardi 5 février. Soit dans les 300 magasins de l'enseigne en France, selon la volonté "de promouvoir une consommation responsable".

En Belgique, aux Pays-Bas ou en Allemagne, de nombreux distributeurs ont déjà fait une croix sur les oeufs de poules élevées en cage. Ailleurs, d'importantes chaînes de supermarché s'y mettent : Coop en Italie, Sainsbury's au Royaume-Uni. En France, rien jusqu'à présent.

"Monoprix sera donc la première chaîne de supermarchés française à exclure un produit de sa marque du fait des souffrances animales générées", souligne l'association L214, pour qui cet engagement "est un pavé dans la mare pour les autres enseignes et les grandes marques d'œufs". Une victoire qui est aussi la sienne, puisque cette association, spécialisée dans la protection des animaux utilisés pour l'alimentation, bataille depuis près de deux ans auprès de l'enseigne pour la convaincre de prendre cette décision.

 

 DÉGUISÉS EN POULETS GÉANTS

Militants déguisés en poulets géants, panneaux montrant des élevages de poules en cages, tracts et pétitions : ces quinze derniers mois, dans toutes les grandes villes de France, L214 a multiplié les actions à l'entrée des magasins Monoprix, et recueilli dans la rue plus de 27 000 signatures de clients demandant à la chaîne d'en finir avec les œufs de batterie.

Comme ailleurs dans le monde, il semble en effet qu'un nombre croissant de Français se sensibilisent à la condition animale et aux méthodes cruelles de l'élevage intensif. Selon un sondage Ifop réalisé en 2010 pour le compte de l'ONG Compassion in World Farming (CIWF), 75 % de nos concitoyens seraient prêts à payer leurs oeufs plus cher s'ils avaient la garantie qu'ils ne proviennent pas de poules élevées en cage.

Problème : ces œufs issus de poules "heureuses", comment les reconnaître ? Des paysages bucoliques figurant bien souvent sur les boîtes d'œufs de batterie, nombre de ces consommateurs de bonne volonté doivent cependant rester perplexes face aux offres de leur supermarché... Car 60 % d'entre eux, selon le même sondage, admettent ne pas savoir "lire" un œuf.

 

 LES CODES DU BIEN-ÊTRE

Selon les règles de marquage et d'étiquetage de l'Union européenne, sur chaque œuf mis en boîte doit en effet figurer un "code producteur", donnant des informations sur sa provenance. Dans le code 3FRWFB02, par exemple, FR indique que l'élevage est français et WFB02 permet d'identifier le producteur et le bâtiment de ponte. Mais le chiffre important à retenir, c'est le premier. Plus il est bas, plus la poule est élevée dans des conditions de bien-être : 0 signifie un élevage bio, 1 un élevage en plein air, 2 un élevage au sol, 3 un élevage en cage.

 

Action de l'association L214 devant un magasin Monoprix de Lyon, le 1er février 2013.

 

Pour soutenir les poules, le code 3 est donc à bannir... Ce qui est plus facile à dire qu'à faire, puisque, sur les 46 millions de poules qui constituent l'élevage français, 80 % pondent des œufs appartenant à cette catégorie. En attendant une éventuelle évolution de cet état de fait, L214 n'exclut pas de diriger ses actions vers d'autres chaînes de supermarchés. Et annonce qu'elle poursuivra sa campagne en direction de Monoprix.

Son objectif : que tous les œufs de batterie, y compris ceux des grandes marques nationales, soient définitivement retirés de ses rayons. "Parce que des milliers de poules continueront de souffrir en cages tant que des marques nationales écouleront des œufs de batterie, nous appelons Monoprix à s'engager pour un rayon 100% sans œufs de cage, en fixant par exemple une date-cible pour y parvenir", demande l'association. Pari à tenir ?

Catherine Vincent

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:05

 

http://zad.nadir.org

 

lundi 11 février 2013, par zadist


Aujourd’hui 11 février l’occupation militaire dure depuis 79 jours (pour une opération débutée il y a 118 jours). Un camarade est emprisonné depuis 75 jours

Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Equipe legale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

Provocations policières sur la ZAD

Depuis quelques jours, les flics viennent souvent titiller les camarades autour de la D281 entre La Paquelais et les Ardillères. Avant-hier, ils ont saccagé une petite cabane qui a été montée sur le "Chemin des Dames" derrères les Noues Pourries. Cette nuit, ils ont fait plein de visites impromptues. Y’a besoin de renforts de ce côté là !

De plus, les fouilles archéologiques préventives ont repris sur le tracé du projet de barreau routier (l’autoroute censée permettre l’accès à l’aéroport).

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

http://stream.zad.nadir.org/klaxon


Infos du jour

- 15h30 : On a pas de nouvelles de la Sécherie, est-ce que c’était une nouvelle fausse alerte ?

- ALERTE a la Sécherie : il nous semble qu’il y a une problème ver la sécherie qui se fait quasiment encerclé : les flics dans les routes autour et assez proche a pied. Appel a renfort vers la-bas ! ( C’est quoi leur délire en fait ? )

- Vidéo d’un réalisateur qui voudrais bien passer sur la ZaD pour sa prochaine documentaire sur le thème "Le temps d’après... ou l’urgence de ralentir ?"

- 13h21 : Il y a encore 3 fourgons sur la route de fosses noires en direction de la Sécherie, ils sont en train de provoquer les ami-e-s qui se trouve vers la-bas

- Ils marchèrent de Nice à la ZAD, émoi, émoi, émoi..


- n’oublions pas demain :

- reçu  : À EUX D’AVOIR LE DÉGOÛT

PDF - 1 Mo

- La raison cachée de l’intérêt de Vinci pour Notre Dame des Landes

- Voici les vraies raisons pour lesquelles l’Etat veut un aéroport à Notre Dame des Lande

- 10h22 : Il parait que les Gendmerdes ont détruit la première barricade Fosses noires / Sécherie...la jeu continue...

- reçu : Une Quinzaine de fourgons blancs + véhicules civils + 1 pelleteuse vus au Temple, direction Fay/NDDL Ils désorganisent la circulation à ce point précis tous les matins (même le lundi), les riverains râlent, les klaxonnent et les enfants leur font des grimaces

- paroles et regards zapatistes :

Eux et nous VI. Les regards (I)

Eux et nous VI. Les regards (II)

Eux et nous V. La Sexta

Eux et nous IV. Les douleurs d’en bas

Eux et nous III. Les contremaîtres

Eux et nous II. La machine en presque deux feuillets

Eux et nous I. Les (dé)raisons d’en haut

- 09h23 : Bonjour ! Il fait beau :)


RDVs sur la ZAD

Aux meufs gouines trans intéressées par les réunions non mixtes Depuis mi-novembre, un groupe non-mixte meufs gouines trans se réunit chaque semaine. Si la nécessité d’une dynamique féministe sur la ZAD se faisait ressentir depuis de nombreux mois déjà, elle s’est accentuée ces dernières semaines devant l’omniprésence des agressions, propos, comportements sexistes et homophobes (entre autres).

… organisons-nous !!!

et retrouvons-nous chaque lundi à 18h à la maison rose

et d’ailleurs

11 février

- Saint Nazaire : rassemblement pour la venue d’Auxiette

18h30 à 20h30 Devant la salle Jacques Brel

rassemblement à l’occasion de la venue de Jacques Auxiette, du préfet de région, de Joel Batteux (Etats généraux de l’énergie)

- Saint Nazaire : Débat Projection,

à partir de 20h30 à Agora salle René Guy Cadou, rue Albert de Mun

Projection du film « Notre Dame des luttes » de Jean Francois Castell en présence :de Jean François Castell,Elise et Erwan inculpés d’outrage à la force publique pour s’être dénudés à NDDL, Hervé Kempf, journaliste

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- comité du soutien nord aveyronnais

19H auberge espagnole

20H reunion pour preparer le procés des 2 copains qui passent a rodez le 5 mars

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:02

 

 

 

Par Okeanos

11 février 2013 - 16:29

(dernière modification le 11/02/2013 - 16:34)

 

 

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Athènes, fin 2011 : Etienne Haug commence son reportage radiophonique "Chronique d'un Hiver Européen" en Grèce. De ses rencontres, il en termine une première série de 3 documentaires radiophoniques sur la crise en Grèce courant 2012. Cette nouvelle version  du deuxième épisode est issue d'une collaboration engagée au printemps 2012 avec les photographes grecs Stefania Mizara et Achilleas Zavallis, la commissaire d'exposition française Camille Pillias et le monteur/metteur en son Sébastien Lecordier.

Un résultat remarquable.

Sous licence  Creative Commons, il est permis - et même vivement conseillé - de le partager, de l’utiliser et de le diffuser gratuitement à la seule condition de citer les auteurs et le site internet hivereuropeen.wordpress.com

 

 

Chroniques d'un hiver européen - Episode 2 : Athènes, l'engrenage de l'austérité from Radiofonies Europe on Vimeo.

Le premier épisode en version audio/photo est disponible ici

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:57

 

 

Par Okeanos

11 février 2013 - 18:34
(dernière modification le 11/02/2013 - 18:40)

 

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La Grèce fait-elle face à une crise humanitaire ? Pour Alex Politaki, journaliste pour The Guardian, aucun doute, la Grèce est bien confrontée à un désastre honteux pour l'Europe et le gouvernement grec . 

Les normes de l'Union Européenne concernant la pauvreté montrent que la Grèce est en crise. Mais les Etats membres ne veulent pas admettre que c'est leur «plan de sauvetage» qui est à  blâmer.

 

Le nombre de personnes sans-abri a atteint des niveaux sans précédent pour un pays européen: des estimations non officielles seraient 40.000. Photographe: Oli Scarff / Getty Images

Le nombre de sans-abri a atteint des niveaux sans précédent pour un pays européen.      Photo: Oli Scarff / Getty Images

Les sociétés européennes supposent généralement que les crises humanitaires n'ont lieu qu'à la suite de catastrophes naturelles, d'épidémies, de guerres ou de conflicts. Qu'une telle crise puisse se produire dans un pays européen, en particulier dans un des pays membre de l'Union européenne, semble être hors de question pour beaucoup d'entre nous.

Et pourtant, un certain nombre d'experts soutiennent que la Grèce est actuellement au centre d'une crise humanitaire. Le directeur de Médecins du Monde , Nikitas Kanakis, la plus grande ONG et la plus importante en Grèce, a été parmi les premiers à le déclarer ouvertement. La zone portuaire de Perama, près d'Athènes, en particulier, est au milieu d'une catastrophe humanitaire. La Société médicale d'Athènes, la plus grande organisation professionnelle du genre, a même envoyé une lettre officielle à l'ONU demandant une intervention.

Si cette crise humanitaire a été jusqu'à présent peu évoquée, il y a des raisons politiques. En reconnaissant la gravité de la situation, le gouvernement grec et l'Union Européenne devraient également admettre  que l'état actuel des choses a été provoqué par le soi-disant «sauvetage» économique de la Grèce. Ainsi, les autorités ont choisi de garder le silence.

Il est vrai qu'il n'y a pas de consensus sur ce qui constitue une crise humanitaire. Mais la définition utilisée par ceux ayant une expérience dans le domaine est pratique et simple. Une crise humanitaire est généralement marquée par une pauvreté croissante, l'inégalité accrue dans l'éducation et la protection sociale, et le manque d'accès aux services sociaux. Des indicateurs particulièrement importants sont la perte de l'accès aux services de santé de base, aux examens médicaux, à l'hospitalisation et aux médicaments. En d'autres termes: quand vous voyez une crise, vous ne pouvez pas la confondre avec autre chose.

La Grèce n'aurait jamais imaginé qu'elle aurait du faire face à une crise humanitaire. Selon l' indice de développement humain des Nations Unies, en 2008, la Grèce était classée au 18ème rang dans le monde. Personne dans le pays n'a vraiment pensé que cela pourrait changer de façon si spectaculaire.

C'était une fausse sécurité offerte par les institutions et les mécanismes de l'UE. Les États membres devaient payer pour cette sécurité imaginaire en répondant à des critères économiques et politiques. Le paradoxe est que même l'Union Européenne, garante supposée de la sécurité et de la prospérité des Etats membres, dispose de moyens bien définis pour mesurer la pauvreté, à la fois en valeur absolue et relative, qui montrent que la crise humanitaire existe en Grèce.

Sur la base des critères et des données de l'Union Européenne, la Grèce est un pays en situation de pauvreté grave. En 2011, 31,4% de la population, soit 3,4 millions de personnes, vivaientt avec un revenu inférieur à 60% du revenu national moyen disponible . Dans le même temps, 27,3% de la population, soit 1,3 millions de personnes, étaient menacés de pauvreté. Il n'y a pas encore de données pour 2012, mais les choses ont certainement empiré.

En utilisant d'autres indicateurs de l'UE, une grande proportion des ménages grecs vit actuellement dans des conditions de «privation matérielle». Un peu plus de 11% vivent dans une «privation matérielle extrême», ce qui signifie sans chauffage suffisant, sans électricité, ni soit d'une voiture ou d'un téléphone. Cela signifie aussi avoir une alimentation pauvre, dépourvu de viande ou de poisson sur une base hebdomadaire, ainsi que l'incapacité totale ou partielle de faire face aux dépenses d'urgence ou des paiements pour le loyer et les factures.

L'inefficacité des programmes européens pour la réinsertion des chômeurs sur le marché du travail et l'absence de programmes nationaux de protection sociale ont poussé la Grèce encore plus loin dans les rangs de la pauvreté. Le taux de chômage des adultes était de 26,8% en Octobre 2012 . Et ce niveau, même si il est énorme par rapport à un passé récent, n'est représentatif de toute la réalité.

Il manque, par exemple, le chômage résultant de la défaillance des milliers de petites entreprises. Aux chômeurs devraient être ajoutés les travailleurs pauvres, à savoir les travailleurs avec des salaires si bas qu'ils ne peuvent pas satisfaire les besoins fondamentaux. Correspondants à  13% de la main-d'œuvre, ils représentent la plus forte proportion de travailleurs pauvres dans la zone euro.

Il y a trois autres indicateurs qui pointent vers une crise humanitaire. Tout d'abord, le nombre de personnes sans-abri a atteint des niveaux sans précédent pour un pays européen: des estimations non officielles indiquent un nombre de 40.000. Deuxièmement, la proportion de bénéficiaires grecs des services médicaux des ONG dans certains centres urbains a enregistré 60% du total en 2012. Cela aurait été impensable il y a trois ans, puisque ces services sont généralement fournis aux immigrants, et pas aux Grecs.

Troisièmement, il y a eu une croissance explosive dans les soupes populaires et la distribution générale de vivres. Même si rien n'est officiellement enregistré, l'Eglise de Grèce distribue environ 250 000 rations quotidiennes, alors qu'il y a un nombre inconnu de rations distribuées par les autorités municipales et les ONG. Par un ordre récent du gouvernement, les rations municipales sera encore élargies en raison de l'incidence croissante de l'évanouissement des enfants à l'école en raison de l'apport calorique trop faible. Il y aura également des repas légers offerts aux jeunes étudiants.

La preuve de la pauvreté, l'inégalité et l'impossibilité d'accéder aux services primaires confirme les déclarations de plus en plus désespérées des personnes en première ligne de la crise. Le pays est devenu un champ de l'action humanitaire, et devrait être traité comme tel. Il est honteux pour le gouvernement grec et l'Union Européenne de fermer les yeux. La communauté humanitaire internationale doit réagir de toute urgence.

Article par Alex Politaki, pour le Guardian, publié le 11 février 2013.

Traduction : OkeaNews

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:43

 

 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG samedi  à 13h Maison Carrée + mercredi 18h à la « Brasserie » 21 bd Gambetta

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199

Permanence Assoc Rencontre Citoyenne Vendredis soirs de 19 à 22h au Carrefour des Résistances.

272 Rue de la Grande Terre. 30121 MUS

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Mardi 12/2

Réunion NDDL Nîmes

Rue E.Jamais

18h30

Mardi 12/2

Café Repaire du PG sur L’Economie sociale et Solidaire, les coop, une solution 

Fournès Bar resto Lou Fournesan

18h30

Mardi 12/2

UCCN«Jean-Pierre Chabrol :un écrivain rebelle en Cévennes » par M.Boissard

IUFM

19 à 21h

Mercredi 13/2

RESF Nîmes

APTI

18h

Jeudi 14/2

Conf/débat  avec J.Salingue « le moment Sud africain des Palestiniens est arrivé »avec l’AFPS

Auditorium Pablo Neruda

19h30

Vendredi 15/2

Interpellation élus CG : contre construction Réacteur ASTRID à Marcoule 

Conseil Général

9h

Vendredi 15/2

Repas Assoc AZUR

CSCS Valdegour

12h ++

Vendredi 15 et samedi 16/2

Concerts Danielle Moralès

St Gilles et Médiat Marc Bernard

19h

17h

Vendredi 15/2

Réunion sur les ROMS

APTI

18H

Samedi 16/2

Femmes en Noir pour la Palestine

Place horloge

11 à 12h

Samedi 16/2

Conf débat avec Rhaba Attaf,journaliste

«Place Tahrir, une révolution inachevée »

Librairie Diderot

15h30

Samedi 16/2

Maram Al Masri lit ses poèmes Syriens

 Mairie Comps

19h

Sam 16/dim17

Concerts Ensemble vocal Lucien BASS

Musée Beaux Arts

20h30/16

Dimanche 17/2

Concert musique Baroque RESF Alès Soutien aux sans papiers

Temple d’Alès

 

Lundi 18/2

Réunion de COPOLNIM –Projet écopôle

Pablo Neruda

18h

Lundi 18/2

Réunion Concertation Mas Lombard

Centre A.Malraux

18h30

Mardi 19/2

Par l’OIP : Jean Launay, syndicat Magistrature « Quels nouveaux projets pour la justice ? »

Petit subito

18h30

Mardi 19/2

Réunion collectif Résistances

Solidaires

19h

Mardi 19/2

Café Citoyen « l’Ecosocialisme, un projet pour le 21ème siècle »avec Martine Billard PG

Bar le 34

19h

Mercredi 20/2

Conf Eau etGaz deschiste par prof Séverin

Audit Conseil Gén

18h30

Jeudi 21/2

Assemblée Citoyenne Front de Gauche

S.ChaletLa Gazelle

18h30

Jeudi 21/2

AvecBelgacem B.Abdallah :Le FSM de Tunis :un moment attendu pour la démocratie

Audit Conseil Général

20h

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:36

 

COMMUNIQUE DE SUD - SOLIDAIRES 30

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX OUVRIER-ES DE PSA PEUGEOT



Depuis le 16 janvier 2013, une majorité des salarié-es de l'usine d'Aulnay du groupe Peugeot - PSA sont en grève reconductible à l'initiative des sections syndicales CGT et SUD-Solidaires.


Ce mouvement fait suite, à l'annonce, en juillet dernier, par le groupe PSA Peugeot de 8300 suppressions d'emplois au plan national, avec entre autre la fermeture de son site historique d'Aulnay-sous-bois (3000 emplois) ainsi que le licenciement d'une partie importante des ouvrier-es du site de Rennes (1300 postes).


Si les salarié-es du site d'Aulnay ont décidé de mener une action dure c'est que la fermeture du site aura des conséquences dramatiques. En effet, dans un département comme le 93, déjà fortement touché par le chômage et la précarité sociale, PSA Aulnay, outre le fait d'employer des ouvrier-es issus de ce bassin, fait vivre une multitude d'emplois dans différentes entreprises sous traitantes et que les emplois de ces dernières sont eux aussi, dès lors, menacés.

Le cynisme patronal est grand au regard de ces suppressions de postes qui ne fait qu'alourdir un contexte social déjà morose en soi avec l'explosion du chômage.


CLIMAT DÉTESTABLE ET RESPONSABILITÉ GOUVERNEMENTALE 



La grève se déroule dans des conditions de plus en plus difficiles. La direction ne cesse de multiplier les provocations à l'égard des grévistes : emploi de vigiles privés afin d'empêcher les salarié-es en lutte de pénétrer sur le site, accusations de prétendues dégradations des postes de travail par les grévistes, intimidations diverses et menaces de poursuites judiciaires, recours à des cadres venus des différents sites du groupe PSA (Rennes, Sochaux entre autre) pour casser la grève et remettre les chaînes de montage en état de marche.



Le gouvernement Hollande qui nous promettait, au printemps dernier, un "changement" est aussi montré du doigt. "Le syndicat SUD-PSA Aulnay, avec le soutien de Solidaires Industrie, n'a cessé de pointer les responsabilités du gouvernement, qui au mieux est resté totalement passif face à PSA, et au pire, a donné un soutien implicite en n'agissant pas clairement pour défendre les salarié-e-s." comme le note Mohamed Khenniche , délégué SUD à Aulnay.



SOLIDARITÉ ET CAISSE DE GRÈVE


Au mouvement de grève des PSA contre l'arbitraire patronal, la réponse des travailleurs et des travailleuses se doit d'être à la hauteur en termes de ce qui a toujours fait notre force : la solidarité de classe.

C'est le sens de l'action de Solidaires 30 qui appellera le mardi 12 février à 12h, place de l'Horloge à Nîmes, à un rassemblement en soutien aux salarié-es de PSA.

Cette action, plus généralement, au delà de notre appui naturel aux revendications des ouvrier-es de ce groupe, s'inscrit dans notre volonté de rappeler notre ferme opposition à tous ces "patrons-voyous" qui ferment leurs usines alors qu'elles sont à flot voire florissantes.



"Patrons-voyous" dont les salarié-es gardois ont aussi été victimes il y a un an quand le groupe Fayat, après avoir racheté l'entreprise Richard Ducros à Alès, licenciait sec ses 350 ouvrier-es.


«Patrons-voyous», encore, qui n'hésitent pas à  mettre à pied sous des prétextes fallacieux des délégués syndicaux comme ce fut le cas il y a peu de Jean Christophe Jolbert à Haribo (Uzès).

SUD-Solidaires 30 poursuivra dans les semaines et mois à venir cette campagne de soutien aux ouvrier-es de PSA, notamment en ouvrant une souscription afin de consolider la caisse de grève.


Plus largement, l'Union syndicale Solidaires multipliera dans d'autres départements des actions de ce type afin d'imposer, à PSA comme ailleurs, contre les licenciements économiques, de nouveaux droits pour les salarié-es comme le droit de véto aux Conseils d'Entreprise.

Solidarité interprofessionnelle !


Un coup contre l'un-e d'entre nous est un coup contre nous tous et toutes !


Le changement, le vrai, c'est nous qui le ferons !

SUD-Solidaires 30 

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