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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:27

 

zad.nadir.org

 

mercredi 6 février 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 6 février l’occupation militaire dure depuis 74 jours (pour une opération débutée il y a 113 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 70 jours pour l’un et 49 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir : Comité de soutien aux inculpé-e-s « Le Gué » 44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad : 06 38 17 36 19

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


Pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL, voir leur blog : http://marche.nicenantes.nddl.info/ Pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi.

Leurs derniers étapes :

06/02 depart à Montaigu 8h00, 07/02 Clisson - Rézé RDV : arrivée vers 16H-17H, départ à 8H00, place de la mairie

Enfin des infos précises sur leur arrivée à Nantes et sur la ZAD :

Soyons nombreusEs à les accueillir, à Nantes le 9 février et le 10 février pour la dernière étape !

Bonne marche à tou-te-s, on vous attend pour tout savoir de vos aventures, rencontres, ...

- - - - - - - Et voilà, les dernières nouvelles reçues des marcheurs d’Angers :

Bonsoir à toutes et à tous,

Quelques nouvelles de la marche. Nous sommes arrivés à Varades après deux journées bien chargées. Nous nous dirigeons vers Oudon.

Nous sommes entre 10 et 12 à marcher chaque jours et le moral et le soutient de la population est excellent !!

Les comités d’accueil sont au rendez-vous chaque jour avec des opposants/opposantes ravi-e-s de notre venue et nous nous sommes enthousiastes à la vue de ces nombreux militantes/militants qui nous soutiennent !!

Nous comptons sur ceux/celles qui veulent nous rejoindre à Oudon, Sucé-sur Erdre ou Notre-Dame-Des-Landes !

Départs à 10h00 devant les Marie et arrivées entre 17 et 18h00 devant les mairie. 04/02 : Varades, 05/02 : Oudon, 06/02 : Sucé-sur-Erdre.

Merci du soutient de toutes/tous. ZAD VAINCRA !!

En 2013, soufflons sur les braises !


l’action du jour

Répondre à l’appel à projet du département : "Maintenir ou restituer des terres agricoles pour installer/renforcer des exploitations ou Assurer la gestion durable d’ilôts forestiers" car "Le maintien et la restitution des terres pour l’agriculture sont des nécessités" .... on met seulement un extrait, parce que le reste de leur discours ne fait vraiment pas rêver,

"Vous verrez sur ce lien combien le conseil général est cohérent : il soutien évidemment le projet de NDDL et en parallèle il lance un appel à projet en direction de l’agriculture ...... ils sont fort ces hommes politiques." http://www.loire-atlantique.fr/jcms...


Infos du jour

19h :

autour de la question des provocations policières ces derniers temps, les copin-es qui défendent les barricades rappellent qu’il serait sympa de passer leur dire bonjour, de passer renforcer nos défenses. Que ce soit pour reconstruire ou pour permettre une meilleure rotation, vous êtes les bienvenuEs.

18h30 :

Les marcheurs de Nice quant à eux étaient en pause aujourd’hui. Ils en ont profiter pour faire une action "péage gratuit" à Montaigu avec le collectif de soutien local, entre 17 et 18h. L’action s’est déroulé sans problèmes, 5 à 6 voitures de gendarmes sont passées mais sans intervenir. Bravo à elles et eux !

17h49 :

Les marcheurs d’Angers viennent d’arriver après 5 jours de marche. Apparemment ça c’est bien passé. On leur souhaite de bien profiter d’être ici ce soir !

- demain, jeudi 7 février : sortie de prison d’un camarade arrếté il y a deux mois : appel à rassemblement à partir de 9h devant la prison de Carquefou pour l’accueillir

- des nouvelles d’ailleurs :
Oaxaca : pêcheurs contre multinationales de l’éolien http://nantes.indymedia.org/article...

Quand des multinationales de l’éolien tentent de s’imposer à feu et à sang... La résistance des villages ikoots et zapotèques face aux investisseurs

- l’information ne circule pas très vite, mais on apprend maintenant que les GM sont venus à plusieurs reprises cette nuit sur les chicanes de la D281 : à 3h et 4h du matin, des GM à pieds, ou en camions se sont approchés des chicanes, avec insultes et provocations, aussi dans les champs autour de la route. Vigilance dans ce coin-là !

on a appris aussi que des personnes ont sabotées une cabane construite au niveau de la barricade situé à côté du Port, des cordes ont été coupées. Des outils ont été volé. Des barbelés intégrées à la barricade ont été également coupés. Soyons vigilantEs !

- un peu de lecture envoyé par des assidu-e-s de ouest france : "Du low-low-low cost, et inutile comme tout. Même les "porteurs du projet" ne s’en cachent plus, non ils le disent haut et fort devant leur commission du monologue.

Dans http://www.entreprises.ouest-france... on lit notamment ceci :

« À ce stade, l’investissement dans une piste plus longue n’était pas nécessaire », a-t-on estimé chez Vinci. « À Nantes, aujourd’hui, il n’y a pas de marché pour les gros flux. Les longs courriers, Singapour, Dubaï, Tokyo, New York au quotidien, ce n’est pas réaliste. Même Lyon n’y arrive pas », explique le directeur de l’aéroport.

Nous quand on le dit on nous fait passer pour des ultras ;-) C’est pas qu’on souhaiterait en avoir de leurs "gros flux", même si c’était réaliste...
et une réflexion reçue sur les conséquences de la construction d’un aéroport à NDDL

Word - 24 ko

une revue de presse concernant les délais liés aux procédures d’expropriation

PDF - 33.6 ko

un article sur la répression de la lutte de NDDL, aussi à Paris, et un article sur la surveillance de toute contestation ou mouvement socialdans cette belle "démocratie"

et pour finir la session lecture : comment Vinci "gère" le stade de Mans

- une ZAD en Bourgogne : un nouveau projet mégalo (projet ERSCIA (incinérateur et scierie géante destinés à remplir des camions de bois énergie à expédier en Belgique... ) est entrain de raser une forêt pour une fois de plus faire du profit sur le dos des populations, de la faunes et la flores (en voix d’extinction pour certaines), locales. Ce nouveau pillage de notre environnement nous pousse a créer une nouvelle ZAD, cette fois si en Bourgogne. Venez avec vos bau-drillés, corde, matos d’escalade, matos de construction, outils, ect... Contact sur place : Régis au 06 81 41 68 56. Et contact@adretmorvan.org plus d’infos : ADRET Morvan (http://www.adretmorvan.org) et ici

courage et rage, belle lutte par chez vous !

- 9h10 : 4 fourgons et 1 voiture de police pour une pelleteuse du côté de Saint Jean du Tertre. _des paysan-ne-s et conducteur-trice-s de tracteurs les attendent du côté du Rosier, n’hésitez pas à les rejoindre

- 9 h : le jour se lève, pas de nouvelles inédites, flics au carrefour de la saulce, aux Ardillières....

- 8h30 : 16 fourgons signalés en direction du chêne des Perrières

- aujourd’hui au programme :
vers 16h : arrivée des marcheur-euse-s d’Angers à NDDL
AG paysanne "Sème ta zad"

20h à la Chataigne pour continuer à préparer les projets de cultures, d’installations, discuter agriculture, ... :

à l’odj ; retour des commissions "accueil et comm autour de l’appel à installation", " manif de réoccupation agricole", "cartographie"/ discussion autours des projets en cours, à venir ....

- Nous avons reçu hier quelques exemplaires du livre "détachez vos ceintures" des éditions du kyste,
ils sont venus s installer au hasard sur les étagères de notre info-kiosque. mais regardez bien, on dirait qu’ ils ont trouvé un copain :

merci à tous les auteurs et aux éditeurs indépendants qui ont donné de leur temps et de leur talent. Malgré quelques incompréhensions ces derniers jours, on voulait vous dire qu’on apprécie beaucoup.

http://www.detachezvosceintures.net/


Les rendez-vous du jour ailleurs

tous les rendez-vous à venir dont on a connaissance sont ici

6 février

- comité Lyonnais de soutien à la ZAD Réunion mercredi 6 fév - 19H nouveau lieu ! : "Ô château dans le Ciel !" Devant Tram T1 Einstein. 3 avenue Albert Einstein.

- Limoges : réunion du collectif ZAD87 à 20 heures, derrière la mairie. Rappel des précédentes actions organisées par le collectif :
- 16 décembre 2012, manifestation à Limoges avec action péage gratuit à un parking Vinci et occupation une demi-heure du hall de la mairie.
- 21 décembre 2012, intervention au conseil général de Haute-vienne, banderole, jet de tract sous forme d’avions en papier, suspension des débats.

On lâche rien.

- Sucé-Sur-Erdre : passage de la marche Angers-NDDL départ 10h00 Place de la Mairie arrivée vers 16h00 à NDDL et ensuite direction la ZAD !

- Prades : Création du Collectif Conflent de soutien
à 19h à la salle Jean Eyt 19h (sous le Pessèbre)
Projection du moyen métrage "Vainquons Vinci" (sous réserve).
Avec la participation de témoins de la lutte.
Petit buffet tiré du sac

- Grenoble : soirée projection Soirée projection/discussion autour du film “Notre Dame des Luttes”*

Animée par “le comité de lutte contre l’aéroport de NDDL et son monde”

mercredi 6 février à 20h à Antigone 22 rue des violettes, 38100 Grenoble Prix Libre

Descriptif du film : Construire un aéroport transatlantique taillé sur mesure pour le Concorde, à 27 kms au nord de la rocade de Nantes, à Notre-Dame-des-Landes ! Les paysans conduisent la « révolte » contre ce projet qui mangera 2 000 ha de terres, les militants nous racontent leur lutte au quotidien. _ [image : JPEG - 108.7 kb] http://grenoble.indymedia.org/2013-...

Et sinon Ayrault vient en visite à Grenoble ce vendredi, on lance un appel à rassemblement.


RDV des collectifs, quotidiens ou réguliers

Localement

- Notre Dame des Landes, à partir de 9h : permanence sur la place de la poste (local des Syndicats - angle opposé à la Mairie) pour déplacement sur la zone
- Nantes, à partir de 10h : vigie citoyenne au Pont Morand ; à 19h à présent un soir sur deux : rassemblement devant la préfecture

Partout ailleurs (par ordre alphabétique)

- Angers : Point information, tous les jours sauf weekend, de 17h30 à 19h30, Place du Ralliement
- Bordeaux Le comité se réunit tous les mardis à 19h30 à la flèche Saint-Michel (pour ensuite aller vers un lieu de réunion qui change tout le temps et est défini sur le moment).
- Brest AG du comité de soutien brestois tous les mercredis à 20h30, le lieu pouvant changer, voir sur le blog http://comitebrestoisdesoutienanotr...
- Blois de 18 à 19 h chaque mardi au Liber’thés, rue Wilson à Blois
- Clermond-Ferrand : tous les mardi à 18h à l’hotel des vil-e-s au 55 avenue de l’union soviétique 63000 Clermont Ferrand.
- Concarneau : Réunion chaque jeudi à 18h, à la maison des associations, derrière les Halles
- Cran-Gevrier :Réunion du comité de soutien zone à défendre 74 tous les lundis depuis le 12 Novembre à 18HOO à l’Alterlocal 3 chemin des grèves 74960 Cran-Gevrier
- Châteaubriant Rassemblement hebdomadaire du collectif de Châteaubriant contre le projet d’aéroport de Notre dame des Landes chaque vendredi à 18h30 devant la mairie ;
- Grenoble : réunion du comité tous les mardi à 18h30 à Antigone. AG du comité, ateliers collectifs et préparation des actions
- Laval : tous les lundis à 18h30, réunion du collectif mayennais contre le projet d’aéroport à la maison de quartier des Pommeraies (rue des grands carrés).
- Livradois-Forez : RDV les 1er jeudi du mois sur le marché
- Marseille : Réunions régulières chaque mardi au "Tableau Noir" 60-64 rue Saint- Savournin 13004 Marseille à 19h. http://notrezaddelagarde.noblogs.org/
- Montpellier : Par ailleurs, le collectif se réunit tous les jeudi à 19h au squat Le kalaj.
- Nice : RDV tous les samedis 10h à un des marchés niçois. Prochain samedi 1er décembre : la libération RDV devant le jardin de la villatiole
- Paris : rdv hebdomadaire du collectif. Tous les mardis, à 18h30 pour les commissions, à 20h pour l’assemblée, au Transfo, 57, avenue de la République, à Bagnolet (metro Gallieni ou Robespierre). Contact : collectifnddlparisidf@riseup.net ou là : http://nddl-paris.effraie.org
- Ploermel : comité de soutien du pays de Ploërmel réunion un jeudi sur deux à 20h30 à Augan dans une salle derrière la maire contact : cdsplo@riseup.net
- Poitiers : 1er et 3eme jeudi de chaque mois (et non "un jeudi sur deux"), réu à 18h à la maison de la solidarité (rue du pigeon blanc)
- Pontivy : à partir du samedi 26/01 rassemblement hebdomadaire chaque samedi 15h00 place du Martray.
- Quimper : réunion tous les jeudis soirs à 18 h, 21 rue Pen ar Steir. collecte de provisions pour les zadistes les vendredis soirs de 18 à 20 h au même local tous les samedis matins, construction de cabanes sur la place Terre aux Ducs, Quimper
- Rennes, tous les lundis à 19h30 une réunion aura lieu à la Maison de la Grève (37, rue legraverend) pour informer sur ce qui se passe à la zad et penser ensemble ce que nous pouvons faire depuis Rennes (ravitaillement, organisation des allers-et-venues, actions, etc.). Tous ceux qui sont intéressés, qu’ils soient organisés en collectif ou pas, sont les bienvenus ! et chaque Vendredi à 18H00 : dans tous les cas, rassemblement à 18h00 place de la Mairie.
- Rezé : le Collectif Rezéen Antiaéroport se réunit tous les mercredis de 18h à 20h au Canon à Pat, 51 rue Alsace Lorraine 44400 Rezé.
- Rouen : tous les mardis soir à 19h à FLVM 192 rue Eau de Robec, suivi d’un repas végétarien à prix libre rdv à 17h30 pour faire à manger. Le blog de zaddarouen ici
- Saint-Etienne : Réunion le mercredi à 19h00, au bar l’Excuse au 38 rue de la Résistance (mais cela peut changer).
- Toulouse : AG tous les Mercredi à 19H au SLOLI à Toulouse
- Vannes  : changement de rdv : le rythme de réunions est devenu le suivant : RDV les 1ers et 3èmes lundis de chaque mois, à partir de 20h30 au café l’Eloge de la lenteur (16 rue Chateaubriand) à Vannes. Ce n’est plus tous les lundis. Le collectif a désormais un blog : http://collectif-pays-de-vannes-opp...
- Villefranche de Lauragais  : Tout les vendredi 9h30-12h au marché Permanence collecte de matériel à destination de la ZAD (voir ci-joint)
- Villefranche de Rouergue : réunion tous les 4ème vendredi du mois à 18 H au bar associatif les Hauts Parleurs 34 rue Alibert à Villefranche de Rouergue et tous les jeudi matin sur le marché de Villefranche de Rouergue. Contact : nddl.villefranche @ laposte.net
- le comité nddl22 de Saint Brieuc se réunit chaque jeudi soir à partir de 20h30 au local de la confédération paysanne, 93 boulevard Edouard Prigen

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:09

 

 

Rue89 - Swing 05/02/2013 à 20h58
François Krug | Journaliste Rue89
Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

 

Malgré les graves difficultés de ses journaux, le groupe Hersant a investi massivement dans un golf somptueux. La police enquête.

 


Le golf Robert-Hersant (Capture d’&eacute ; cran)

 

Ce mardi, Le Monde révèle l’ouverture d’une enquête préliminaire pour abus de biens sociaux, visant le Groupe Hersant Média. L’ancien géant de la presse régionale vient de céder ses derniers quotidiens français (La Provence, Nice-Matin...) à Bernard Tapie.

La brigade financière s’intéresse notamment à des « flux financiers suspects entre le groupe de presse, au bord de la liquidation fin 2012, avant sa reprise, et le prestigieux golf Robert-Hersant de Nantilly (Eure-et-Loir) ».

Il s’agirait de retrouver d’où provenaient et où sont passés 14 millions d’euros « qui auraient permis d’abonder les comptes de la SCI Golf de Nantilly ».

Opération secrète des salariés

Le site internet du golf décrit un cadre idyllique :

« Dix-huit trous implantés sur une centaine d’hectares autour de pièces d’eau dominées par des collines boisées d’arbres majestueux, tels que séquoias, ginkgos biloba, tulipiers de Virginie, liquidambars... »

Pour en profiter, la cotisation est de 2 250 euros par personne et par an (1 450 euros pour les étudiants).

C’est justement ce grand parc verdoyant que les salariés du journal Paris-Normandie, alors détenu par Groupe Hersant Média, ont envahi le 4 avril 2012. Bien avant que la justice ne demande des comptes.

Ce jour-là, un comité de groupe se tient à Torcy (Seine-et-Marne), dans un contexte tendu. « C’était la grosse déconfiture », se souvient Benoît Marin-Curtoud, délégué du Syndicat national des journalistes (SNJ) à Paris-Normandie.

La police s’attend à un débarquement massif des salariés du journal, qui ont affrété des cars et annoncé une manifestation à Torcy.

Au dernier moment pourtant, les délégués syndicaux mettent les salariés dans la confidence : leur cible n’est pas la réunion, mais le golf Robert-Hersant. Le rendez-vous a été tenu secret, raconte Benoît Marin-Curtoud :

« Nous avons voulu une action spectaculaire, médiatique et pas destructrice. »

« Plus aucun lien » avec le groupe

Quel lien faisaient, à l’époque, les salariés de Paris-Normandie entre le golf et la situation de leur journal ? « C’était symbolique », se souvient Stéphane Rousseau, également délégué du Syndicat national des journalistes (SNJ).

« Pour nous, ce golf représentait l’argent de la famille Hersant, en dehors des activités médias du groupe. On s’est parfois demandé pourquoi ils ne le vendaient pas pour renflouer les journaux. »

Mais il y a presque un an, certains salariés sont allés plus loin. Comme ce représentant de la Silpac-CGT, filmé dans un reportage de France 3 Haute-Normandie :

« Les cotisations des adhérents ne permettent pas l’entretien du golf. Donc c’est bien le groupe, tous les ans, qui finance de l’argent supplémentaire pour l’entretien de ce golf-là.

Qui crée la richesse ? Les salariés du Groupe Hersant Média, toutes catégories confondues. »

L’invasion du golf par les salariés de Paris-Normandie

En réponse à l’action des salariés, le golf avait fait valoir qu’il n’avait « plus aucun lien » avec le groupe ou son patron, Philippe Hersant, fils du fondateur Robert. En janvier 2012, Philippe avait effectivement revendu le golf à... son neveu, Eric, pour 3,5 millions d’euros.

Une perte de 20,9 millions d’euros

Cette vente n’a pas mis fin aux interrogations sur la structure complexe du groupe, au contraire. Les documents retraçant l’opération, déposés au greffe du tribunal de commerce de Paris, révèlent ainsi l’existence d’une filiale méconnue, L’Ami des Jardins.

L’Ami des Jardins était l’un des magazines spécialisés sur lesquels Robert Hersant avait construit son empire. Il symbolise aussi la chute du « papivore », qui avait dû le revendre en 1995. Sans fermer pour autant la société éditrice éponyme. Celle-ci a survécu, avec une seule activité : la gestion du golf, via une société civile immobilière, la SCI du Golf Parc de Nantilly.



Extrait des comptes 2010 de L’Ami des Jardins (Capture d’écran)

 

Surprise : ce golf somptueux était un gouffre financier. En tout cas sur le papier. Selon les comptes de l’Ami des Jardins, en 2010, le golf avait réalisé un chiffre d’affaires d’un peu plus d’un million d’euros... et affichait une perte comptable de 20,9 millions d’euros ! Les années précédentes, il avait déjà enchaîné les déficits, mais sans atteindre un tel niveau.

Le golf n’a pourtant jamais manqué d’argent. Depuis la création de la SCI, en 1991, Robert Hersant puis ses enfants y ont investi massivement. En vingt ans, le capital de la SCI est passé de dix millions de francs (1,52 million d’euros) à 24,8 millions d’euros.

Le groupe a également prêté de l’argent à son golf. Et c’est ce qui intrigue les enquêteurs. Selon La Tribune, quinze millions d’euros ont été avancés. Sous la pression des banques, dix millions ont bien été remboursés.

Que sont devenus les cinq millions restants ? Selon le groupe, ils ont été encaissés par le golf, en contrepartie d’opérations de relations publiques organisées sur ses terrains.

« Il n’était question que des journaux »

Difficile de démêler les liens entre le golf, la famille et le groupe. Les salariés qui s’en inquiétaient n’ont jamais obtenu d’éclaircissements. Pour Steve Beneteau, de la Silpac-CGT, « le golf n’a pu se constituer que sur l’empire de presse de la famille Hersant ».

Stéphane Rousseau, le journaliste de Paris-Normandie, est plus prudent. « Nous n’avions aucune idée d’éventuelles malversations », rappelle-t-il. Et le golf « n’apparaissait pas dans les discussions au comité de groupe », auquel il siégeait.

« Il n’était question que des comptes des journaux, du pôle Sud (celui racheté par Bernard Tapie), du pôle Est (L’Union) et du pôle normand (Paris-Normandie). »

Certains salariés ont même été surpris, comme Benoît Marin-Curtoud :

« Je n’ai réellement appris l’existence de ce golf et des liens qui l’unissaient à GHM quand il a été racheté en nom propre par Eric Hersant fin 2011. »

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:56

 

Rue89 - Methodologie 06/02/2013 à 16h54
Elsa Fayner | Journaliste Rue89

 

 

Le titre du Monde est sans appel : « Le FN se banalise aux yeux des Français ». Sondage [PDF] à l’appui. Avec un chiffre clé : 47% des personnes interrogées estiment que le FN « ne représente pas un danger pour la démocratie ». Huit points de plus qu’en 2012.

Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Le Front national serait-il devenu un parti comme les autres pour « les Français » ? Tant les résultats que la méthodologie de ce type de sondage méritent questionnement.

« Longtemps, le FN a représenté la ligne rouge »

Si ce sondage présente un intérêt, c’est de reposer sur la durée. Un chiffre isolé ne dit pas grand-chose, d’autant que les réponses, sur le FN, varient avec l’actualité. Ici, l’image du parti est évaluée depuis 1984 par le Baromètre TNS-Sofres, réalisé pour France Info, Le Monde et Canal Plus.

Et elle a évolué : le parti d’extrême-droite aujourd’hui ne « représente un danger pour la démocratie » qu’aux yeux de 47% de sondés, passant pour la première fois depuis 1985 sous la barre des 50%. Ils étaient encore 53% à le penser il y a un an.

 


Baromètre d’image du Front national édition 2013, réalisé par TNS Sofres du 24 au 28 janvier, pour France Info, Le Monde et Canal Plus (TNS-Sofres)

 

De quel danger pourrait-il s’agir, en revanche, cela n’est pas précisé. On fait appel à un sentiment diffus, qui n’est sans doute pas le même pour tous les répondants. Un jugement « tripal », estime Nonna Mayer, chercheuse au Centre d’études européennes de Sciences Po-CNRS :

« Longtemps, le FN a représenté la ligne rouge à ne pas franchir, le marqueur politique numéro 1. Le danger pour la démocratie fait écho à la Seconde Guerre mondiale, à la Shoah. »

Or, Marine Le Pen n’y est pas associée, constate la chercheuse.

Une stratégie de com’ réussie

C’est ce que mesure ce sondage, poursuit Nonna Mayer :

« Le sondage porte sur l’image et montre la réussite de la stratégie de communication de Marine Le Pen. Elle fait moins peur que son père. Elle a désextrémisé le parti. »

La chercheuse mène des entretiens en Seine-Saint-Denis auprès de personnes en grande précarité, et constate que ses interlocuteurs parlent « très volontiers de Marine Le Pen, avec une certaines sympathie, même s’ils ne sont pas d’accord avec ses idées ». Ils la trouvent « moins raciste ».

D’ailleurs, elle est davantage considérée qu’avant comme représentant une « droite patriote aux valeurs traditionnelles » : c’est ce qu’estiment 44% des sondés, contre 36% il y a trois ans. Elle était auparavant davantage vue comme appartenant à une « extrême-droite nationaliste et xénophobe ».

Pas de « banalisation » du FN

A tempérer toutefois. Il continue à y avoir des limites :

  • 63% des personnes interrogées n’ont « jamais voté » FN et « n’envisagent pas » de le faire à l’avenir ;
  • 81% n’adhèrent pas aux solutions proposées par ce parti ;
  • 63% rejettent les idées du FN.

Il ne s’agit donc pas d’une banalisation du parti, analyse Nonna Mayer. Encore moins de ses idées : seuls 32% des sondés déclarent adhérer aux idées du FN. Un niveau atteint par Jean-Marie Le Pen en 1990, après la profanation du cimetière juif de Carpentras ; il avait déclaré que son parti avait injustement été accusé, et l’événement s’était finalement retourné en sa faveur. Le niveau est donc élevé, mais il reste stable par rapport à l’an dernier.

Les fragilités du sondage

Simplement, il est une manière de formuler les questions qui prête à confusion... L’étude commence par une liste d’ « opinions concernant la société actuelle », sans lien avec le FN. Comme :

  • « on ne défend pas assez les valeurs traditionnelles en France » ;
  • « il faut supprimer l’Euro et revenir au Franc » ;
  • « il faut donner beaucoup plus de pouvoir à la police ».

Les formulations sont présentées comme objectives et neutres. Pourtant, elles sonnent déjà très FN. Une spécialiste des sondages, qui travaille dans le secteur et tient à garder l’anonymat, le déplore :

« Ce qu’exprime le résultat du sondage à ces questions, c’est un malaise. Les sondés ne sont pas qualifiés pour savoir s’il faut supprimer l’euro, mais ils expriment une nostalgie par rapport à une époque plus faste. De la même manière, comment les citoyens peuvent-ils se prononcer sur l’augmentation des pouvoirs de la police ? On ne dit pas s’il s’agit de pouvoir financier, juridique ou autre. La réponse des personnes interrogées est une façon d’exprimer un sentiment d’impuissance. Et il faut bien sûr écouter ce que ça dit. »

Mais les personnes sondées n’ont pas la possibilité de dire leur malaise, elles ne peuvent que cautionner ou non des solutions présentées comme neutres, mais que propose le FN lui-même :

« Le FN est justement à l’écoute de ces plaintes et il y répond en faisant comme s’il proposait des solutions. Comme la suppression de l’euro ou l’augmentation des pouvoirs de police. Si les sondeurs font de même, en questionnant sur des solutions plutôt que sur des constats, et en les formulant comme le ferait le FN, bien sûr qu’ils vont trouver que les sondés sont favorables aux idées du FN ! »

Illusions d’optiques

L’enquête a été menée en face à face. C’est déjà mieux que par Internet, une méthode contestée. Ce type de travail reste toutefois à prendre avec des pincettes.

Le Monde avait déjà été critiqué, il y a quelques jours, pour une étude Ipsos d’où il resortait que 87% des sondés souhaitaient « un vrai chef pour remettre de l’ordre », 74% d’entre eux considéraient que l’islam est une religion intolérante, 70% jugeaient qu’il y avait « trop d’étrangers » en France, etc. Apocalyptique, le tableau qui en ressortait était une France qui se recroquevillait autour de thèmes d’extrême-droite.

Quelle crédibilité accorder à de telles conclusions ? L’ordre et la formulation des questions prêtent à questionnement. Comme s’était alors interrogé le chroniqueur de France Inter, Thomas Legrand :

« Pourquoi une France qui se refermerait à ce point continuerait de mettre Marine Le Pen au bas des classements de popularité ? Pourquoi François Hollande, qui sur l’échelle du populisme était sans doute le candidat le moins bien placé, a-t-il gagné la présidentielle ? »

Ces sondages sur le FN, pour de multiples raisons, sont très fragiles. Le problème, c’est que le parti d’extrême-droite n’hésite pas à les exploiter pour se rengorger. Et l’UMP pour passer des alliances avec lui.

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:45

 

 

Rue89 - Publié le 06/02/2013 à 18h38

Jean-François Julliard - Directeur de Greenpeace

 

 

La cour d’appel de Nanterre vient de relaxer EDF dans une affaire d’espionnage contre Greenpeace. Un verdict scandaleux et dangereux à plusieurs titres car il ouvre la voie au cyber-espionnage par l’industrie nucléaire.

Le message est clair pour les tenants du nucléaire : la loi n’est pas la même pour vous, vous avez les coudées franches pour préserver la perception positive de l’atome en France.

En 2009, lorsque Greenpeace apprend par la police qu’elle a été victime d’une intrusion informatique commanditée par EDF, personne n’est tout à fait surpris. « Je le savais ! » ou « enfin, des preuves ! » sont les réactions les plus entendues dans les couloirs du siège de l’organisation.

EDF se dit « victime »

EDF avait été condamné en première instance à une amende de 1,5 million d’euros. Le groupe a reconnu avoir chargé en 2006 la société d’intelligence économique Kargus Consultants d’une « veille » sur les actions menées par les écologistes. En appel, seul un ancien cadre d’EDF a été condamné. La société, plaidant la non-connaissance des pratiques délictueuses, se dit « victime » dans cette affaire.

Pourtant, être espionné par un électricien n’arrive pas tous les jours.

Mais quand on milite contre le nucléaire, on s’attend malheureusement à ce genre de pratique. Même si l’entreprise en question est détenue à 84% par l’Etat.

Ce n’est donc pas une surprise de voir un jour de 2006 un hacker d’une officine douteuse – Kargus – engagée par EDF, s’introduire dans l’ordinateur du directeur des campagnes de Greenpeace. Il accède à tout le contenu du disque dur et même à sa messagerie électronique, espérant y trouver les projets de l’association contre le nucléaire et ainsi les déjouer.

Ruse, mensonge, dissimulation

Comment pourrait-il en être autrement ? Pour exister dans une démocratie qui fonctionne bien, avec des contre-pouvoirs équilibrés, le nucléaire est obligé de ruser. De mentir. De dissimuler. Sinon comment se faire accepter par la population ?

Si la transparence était de mise dans le domaine du nucléaire, cela fait bien longtemps que nos centrales seraient rangées au rayon des antiquités. Personne n’accepterait de vivre à seulement quelques kilomètres d’un potentiel Fukushima, personne ne prendrait le risque de circuler sur les mêmes autoroutes que des matières hautement radioactives, personne ne voudrait financer des centrales dont le coût double au cours des travaux.

Ces quelques exemples montrent à quel point « l’acceptabilité sociale » du nucléaire est loin d’être acquise. Cela explique, mais n’excuse en rien, pourquoi EDF est prête à tout pour empêcher les opposants à l’atome de nuire à la belle image du nucléaire en France.

C’est bien d’image qu’il s’agit : lorsqu’en décembre 2011 Greenpeace fait la démonstration des lacunes de sécurité des centrales françaises, elle écorne une image bâtie à coups de budgets publicitaires faramineux.

L’impossible transparence

A l’heure où le gouvernement promeut un débat public et transparent sur la transition énergétique, cette affaire ne doit pas en rester là. Quelle autre filière énergétique peut se retrouver au tribunal face à une association de protection de l’environnement ?

La transparence doit s’appliquer à tous. Or, le nucléaire, de par sa nature même et son utilisation possible à des fins militaires, n’est pas compatible avec la démocratie. Il serait temps que nos gouvernants en tirent leçon et passent, une bonne fois pour toutes, à une autre ère.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:40

 

Le Monde.fr | 06.02.2013 à 15h37 • Mis à jour le 06.02.2013 à 15h45

 

 

 

EDF "souhaitait entrer dans les ordinateurs de Greenpeace pour anticiper ses actions liées au réacteur nucléaire EPR", à Flamanville, dans la Manche.

 

L'entreprise publique française EDF a été relaxée, mercredi 6 février, par la cour d'appel de Versailles, condamnée en première instance à une amende de 1,5 million d'euros en tant que personne morale pour l'espionnage informatique de Greenpeace en 2006. Un ancien cadre du groupe chargé de la sécurité a néanmoins été condamné à six mois de prison.

"EDF s'est toujours dite victime dans cette affaire d'espionnage", a souligné l'avocat du groupe énergétique, Me Alexis Gublin. La représentante de l'ancien responsable condamné une peine d'emprisonnement, Pierre-Paul François, a annoncé de son côté son intention de former un pourvoi en cassation. "Il fallait un fusible", a-t-elle déclaré, dénonçant la "désolidarisation" du groupe qui a "rejeté l'intégralité de la faute" sur son client.

EDF a toujours soutenu avoir commandé en 2006 à une société d'intelligence économique, Kargus Consultants, une "veille" des actions menées par les écologistes, notamment à proximité de la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (Manche). Kargus s'était alors introduit dans l'ordinateur du directeur des campagnes de Greenpeace de l'époque, Yannick Jadot, aujourd'hui député européen (EELV).

Pierre-Paul François avait été condamné en 2011 à Nanterre à 3 ans de prison, dont 30 mois avec sursis. Un second cadre d'EDF, condamné en première instance à 3 ans de prison, dont 2 ans avec sursis et à une amende de 10 000 euros, a bénéficié d'une relaxe.

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:29

 

Le Monde.fr avec AFP | 06.02.2013 à 17h49 • Mis à jour le 06.02.2013 à 18h59

 

 

Mercredi 2 mai, un militant de Greenpeace avait survolé en paramoteur la centrale nucléaire du Bugey, dans l'Ain, avant de s'y poser.

Le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse a requis, mercredi 6 février, six mois de prison à l'encontre d'un militant allemand de Greenpeace, poursuivi pour avoir survolé en paramoteur la centrale nucléaire du Bugey, dans l'Ain le 2 mai 2012. Le procès s'est déroulé en l'absence du principal accusé, Kai Emmanuel Von Stietencron, un médecin de 29 ans, retenu dans son pays pour des raisons professionnelles. Poursuivi pour "survol volontaire par le pilote d'un aéronef d'une zone interdite", il encourait un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Le jugement a été mis en délibéré au 27 mars.

Un autre militant de l'organisation écologiste, Jonathan Palais, a comparu également, poursuivi pour "complicité" du même délit. Ce Français de 33 ans encourait la même peine, mais la relaxe a été requise. "Il n'y a dans le dossier aucun indice matériel ou témoignage qui puisse permettre de lui attribuer un rôle actif d'aide ou d'assistance" a ainsi affirmé le représentant du parquet, François Blanc.

 

"LE SURVOL ÉTAIT INTERDIT"

M. Von Stietencron avait été interpellé dans l'enceinte de la centrale, où il avait dû se poser en urgence après qu'une des ailes de son parapente se fut brutalement repliée au passage d'une des cheminées d'extraction de vapeur d'eau de la centrale. Auparavant, il avait lancé un fumigène sur le toit d'un réacteur. Jonathan Palais avait lui été appréhendé lorsqu'il s'était présenté à la porte de la centrale pour "prévenir la sécurité".

En ce qui concerne les faits reprochés à M. Von Stietencron, le débat a surtout porté sur l'arrêté de 2002 interdisant le survol des centrales nucléaires, dont celle du Bugey. Aux arguments d'Alexandre Faro, avocat de la défense plaidant la nullité de ce décret temporaire qui ne comporte "aucune indication sur son terme ni sur ses motivations", a répondu une longue plaidoirie d'Emmanuel Tordjman, avocat d'EDF, partie civile, pour qui ce texte est "parfaitement légal" et fonde le délit. "Le survol était interdit", a pour sa part assuré le procureur Blanc, demandant au tribunal de déclarer M. Von Stietencron coupable et de le condamner à six mois de prison avec sursis.

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:12

 

 

Par Okeanos

6 février 2013 - 11:00
(dernière modification le 6/02/2013 - 16:22)

 

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Suite à la publication d'un article d'Unfollow sur la contrebande du pétrole en Grèce,  paru le 31 janvier dernier, la rédaction a reçu des menaces de mort d'un homme qui s'est présenté comme étant Dimitris Melissanidis, magnat du pétrole et patron de Aegean Oil.  L'article présentait en particulier la pratique de compagnies de transport qui achètent du pétrole à des taux d'imposition réduits et le redistribuent vers le marché au prix normal. 

Unfollow a également publié deux rapports des douanes du Pirée, avec les résultats détaillés sur la manière dont deux grandes compagnies pétrolières sont engagées dans ces pratiques. L'une est ELPE (Hellenic Petroleum), où les principaux actionnaires sont l'Etat grec et Spiros Latsis. L'autre est Aegean Oil, qui est gérée par Dimitris Melissanidis - mais sans une position officielle, bien que son frère, Iakovos, occupe un poste au conseil d'administration. Enfin, le rapport d'Unfollow a souligné que bien que les responsables de Agean Oil ont été inculpés de contrebande et de contrefaçon, leur procès a déjà été reporté à quatre reprises, alors que les avocats étaient absents ... à quatre reprises.

Aegean Oil est une entreprise colossale. Elle fournit, entre autres, la marine américaine, et l'une de ses sociétés associées est cotées à la bourse de New York. Un procès sur des accusations de contrebande et de contrefaçon est prévue pour le 12 février. L'attention des médias en Grèce -et ailleurs- a été, sans surprise, inexistante.

 

Dimitris Melissanidis

Dimitris Melissanidis

ELPE (Hellenic Petroleum) sera prochainement entièrement privatisée, selon le programme de privatisation imposée à la Grèce par la troïka. Il semble que les actions de l'Etat dans ELPE seraient rachetées par Spiros Latsis. Dans le même temps, Dimitris Melissanidis serait sur le point d'acheter l'OPAP, qui détient le monopole des jeux de hasard : une entreprise publique très rentable.

Le lendemain de la publication du numéro 14 d'Unfollow, le 1er février, il y a eu un appel téléphonique au bureau de la rédaction. L'appelant, qui s'est identifié comme étant Dimitris Melissanidis, a demandé à parler au journaliste Lefteris Charalampopoulos, qui avait écrit l'article.

Selon Unfollow :

-"Notre journaliste a parlé avec le haut-parleur, et deux autres journalistes d'Unfollow étaient présents. L'homme s'est identifié comme étant Dimitris Melissanidis et a menacé le magazine de poursuites judiciaires. Notre journaliste a répondu qu'il pouvait bien sûr procéder comme il l'entend.

Par la suite, malgré les efforts de notre reporter pour rester courtois, l'appelant l'a menacé de mort à plusieurs reprises. Sur une durée d'appel de 20 minutes, une dizaine de minutes ont été consacrées à des menaces envers notre journaliste.

Une partie de ce qui a été dit par l'homme qui s'est identifié comme étant Dimitris Melissanidis :

"J'aurai pu vous tuer sans vous avoir prévenu. Mais je suis un homme et je vais devoir vous exploser dans votre sommeil. Je vais vous tuer, vous, votre femme, vos enfants, tout ce que vous avez ".

Lorsque notre journaliste dit à l'interlocuteur qu'il alerterait les autorités, il a répondu:

"Vous et les autorités, je vais vous serrez la vis. Je ne comprends rien. Je suis Melissanidis. Vous ne serez pas capable de dormir. Vous ne serez pas en mesure de sortir, je serai votre cauchemar. La peur va vous hanter. Ils viendront chez vous et vous feront exploser dans votre sommeil. Je suis habitué à parler aux grands journalistes. Je vous regarderai dans les yeux et je vous abattrai ».

Lorsque notre journaliste a demandé si par "grands" journalistes, l'appelant entendait ceux qui jouent dans son propre jeu, l'appelant a répondu:

"Je veux que vous me disiez cela avec un pistolet sur la tête".

Une recherche en ligne sur le numéro de téléphone qui a appelé le bureau a retourné: AEGEAN OIL SA (Melissanidis Dimitrios) Industrie du pétrole et de l'approvisionnement - Bureau principal.

Suite à ces menaces, le magazine Unfollow a publié un communiqué de presse, qui indique :

-"Premièrement, unfollow ne changera pas sa trajectoire.

Deuxièmement, après les menaces sans précédent sur ​​la vie de notre journaliste, nous déclarons que tout ce qui pourrait désormais mettre en danger la vie de notre journaliste, l'un de nos autres journalistes, ou de leurs familles, nous tiendrons l'appelant auto-identifié comme Dimitris Melissanidis responsable .

Troisièmement, nous demandons aux autorités de faire leur devoir.

Quatrièmement, nous demandons l'appui de tout journaliste ayant une conscience.

Cinquièmement, nous demandons aux syndicats de presse de prendre une position publique sur l’évènement, et faire ce qui est nécessaire, pour que le journalisme en Grèce ne soit pas étouffé. "

A la suite de cette publication, un avocat a envoyé un courrier à Unfollow, le 4 février :

"Comme l'a ordonné mon client, M. Dimitris Melissanidis, je déclare ce qui suit:

Après l'article gravement diffamatoire publié dans votre numéro de Février 2013, vous avez aussi publié sur le site Internet de votre magazine, le samedi 2 février 2013, à 22:15, un article intitulé «Menaces contre Unfollow de l'homme qui s'est identifié comme D. Mellissanidis»

M. D. Melissanidis vous déclare qu'il n'a jamais contacté aucun de vos journalistes ou l'un de vos collaborateurs.

Vous êtes tenu de publier sa réponse sur votre site et de supprimer les commentaires insultants et diffamatoires qui suivent votre message.

Au-delà de cela, il se réserve tous les droits légaux.

Failos M. Kranidiotis

Avocat "

Unfollow a fait une courte déclaration indiquant  "nous avons reçu la lettre de M. Kranidiotis avec intérêt et nous attendons avec impatience ses actions".

Failos Kranidiotis

Failos Kranidiotis

M. Kranidiotis, en plus d'être l'avocat de M. Melissanidis, est un ami de longue date du premier ministre Antonis Samaras, dont il est aussi un proche conseiller, bien que non officiel. Il est également un commentateur fréquent sur ​​les affaires publiques, et ses articles dans des journaux de droite et des sites web populistes sont connus pour leur nationalisme et leur xénophobie sans honte. L'un des partisans les plus sévères du gouvernement autoritaire, M. Kranidiotis est allé jusqu'à suggérer dans un article que l'armée doit intervenir pour maintenir «l'ordre» en Grèce.

Et en prime, le gouvernement privatise ses actifs, l'un des hommes les plus riches de la Grèce est candidat pour une entreprise publique très rentable, et son avocat est un conseiller du Premier ministre.

Pas de conflit d'intérêts du tout ...

sources :  unfollow, borderlinereport,  urbandiaries

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source : OkeaNews

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:59

 

 

euronews.com

06/02 17:42 CET

 

 

 

Cette opération a été organisée par des fermiers grecs devant le ministère de l’Agriculture pour protester contre des coûts de production jugés trop élevés. Cette action, qui a attiré des centaines de personnes, a suscité de vives réactions concernant le désespoir croissant lié à la crise économique en Grèce.

 

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:53

 

 

Rue89 - Thierry Brésillon - Journaliste

Publié le 06/02/2013 à 12h43

Chokri Belaid, le 18 février 2012 (Thierry Brésillon)

 

Chokri Belaid, leader du Parti unifié des patriotes démocrates, un parti d’extrême gauche, a été assassiné ce mercredi matin devant son domicile. Cet assassinat intervient à un moment de tension et de vulnérabilité extrême du processus de transition.

Atteint d’au moins deux balles, l’une dans la tête, l’autre dans le cou, il a succombé rapidement à ses blessures.

D’après le porte parole du Ministère de l’Intérieur, un individu a tiré à bout portant et le deuxième l’attendait sur une moto pour s’enfuir.

 


La voiture de Chokri Belaid mercredi à Tunis (Al Pacino via Twitter)

 

Il était l’une des principales figures du Front populaire, une coalition de partis d’extrême gauche que son parti, bien implanté dans les structures syndicales de l’UGTT, a contribué à fonder en novembre dernier.

Avocat, ancien opposant au régime de Ben Ali dont il a été l’un des premiers à demander le départ en décembre 2010, il était surtout l’un des figures les plus virulentes de l’opposition au gouvernement dirigé par Ennahdha.

L’opposition accuse le parti islamiste d’être plus ou moins directement responsable de sa mort comme le clame son frère, rapporté dans ce « tweet » :

« J’emmerde tout le mouvement Ennahda et j’accuse Rached Ghannouchi d’avoir fait assassiner mon frère. »

Tandis que son père déclarait devant la clinique Ennasr où il a été transporté :

« Bourguiba n’a pas tué mon fils, Ben Ali n’a pas tué mon fils, Rached Ghannouchi la fait ! »

Depuis plusieurs semaines, le climat de violence politique monte et des réunions de partis d’opposition ont été perturbées par des partisans d’Ennadha. Hamma Hamami, autre leader du Front populaire, estime que

« L’assassinat a été organisé et perpétré par des spécialistes ».

Il met en cause

« l’indulgence coupable du gouvernement, et de certains hommes politiques à l’égard des appels à la violence ».

Pour l’instant aucun élément de preuve ne permet de désigner les responsables, mais le fait est que le gouvernement le considérait comme l’un des instigateurs de l’agitation sociale, comme lors des émeutes de Siliana en novembre dernier. Souvent pris à partie, il affirmait être l’objet de menaces.

D’ailleurs Chokri Belaid estimait hier que la montée de la violence était liée à la crise interne d’Ennahdha.

Manifestations à travers le pays

L’émotion et colère enflent rapidement. Des centaines de manifestants convergent vers la clinique et vers le ministère de l’Intérieur où la tension monte rapidement.

A travers le pays, plusieurs locaux d’Ennahdha sont attaqués et des tirs auraient été entendus à Sousse en fin de matinée.

 

 

Mercredi devant la clinique où a été transporté Chokri Belaid

La Révolution assassinée

De son côté le Premier ministre Hamadi Jebali appelle à ne pas tomber dans le piège de la provocation. Cet assassinat est « un acte terroriste, un acte criminel visant non seulement Chokri Belaïd mais aussi toute la Tunisie ».

Il a déclaré à la télévision nationale  :

« Attention à ne pas réagir violemment à chaud. Ce serait permettra aux comploteurs d’atteindre leur but : empêcher la démocratie en Tunisie. »

Tandis que Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, appelle à une journée de deuil national.

La recette du chaos

Cet assassinat, dont la dimension politique est flagrante, intervient en effet au pire moment d’une crise majeure, alors que le gouvernement est fragilisé par les tensions au sein de la coalition et par les divergences internes à Ennahdha.

Elle fait franchir à la tension palpable depuis des mois, un seuil rarement atteint dans le pays depuis la fin des années 50, dans les pires heures de la répression des nationalistes par la France, puis celle des opposants youssefistes par Habib Bourguiba.

  • D’un côté, l’opposition désigne Ennahdha et les Ligues de Protection de la Révolution, déjà mises en cause dans la mort dans des circonstances controversées de Lotfi Nagdh, un responsable de Nidaa Tounes, le 18 octobre. Le Majliss ech’choura d’Ennahdha avait demandé samedi, la libération des personnes détenues dans le cadre de cette affaire.
  • De l’autre, les soupçons vont se porter vers les partisans de l’ancien régime qui, juste après le départ de Ben Ali, n’avaient pas hésité à organiser une campagne de déstabilisation.

En tout état de cause, la rupture du dialogue semble consommée. On ne voit pas pour l’instant qui aura la force de le rétablir, alors que la rédaction de la Constitution, préalable à la tenue d’élections, nécessite encore plusieurs mois de débats.

Mis à jour : Réactions à l’étranger

A l’étranger, les réactions ont été rapides et vives. A Paris, l’Elysée a publié un communiqué de François Hollande condamnant « avec la plus grande fermeté » cet assassinat.

Et à Strasbourg, où se trouve le président tunisien Marzouki, le Parlement européen a observé une minute de silence à la mémoire de Chokri Belaïd.


Minute de silence mercredi au Parlement européen à Strasbourg (Parlement europ&eacute ; en via Flickr)

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:48

 

euronews.com

06/02 19:16 CET

 

 

 

 

L’assassinat ce mercredi matin du leader d’opposition Chokri Belaïd enflamme de nouveau la rue en Tunisie.

Des heurts ont éclaté entre policiers et manifestants devant le ministère de l’Intérieur à Tunis. Après avoir essuyé des jets de pierres et de bouteilles, les forces de l’ordre ont tenté, en vain, de disperser la foule.

Le cortège de 20.000 personnes s’est regroupé sur l’avenue Bourguiba autour de l’ambulance qui acheminait la dépouille du défunt à la morgue.

Les proches de la victime ont accusé le parti islamiste au pouvoir, Enahda, d‘être responsable de sa mort. Des locaux d’Enahda ont d’ailleurs été attaqués dans plusieurs villes du pays, où les manifestations se sont multipliées.
L’opposition laïque tunisienne a elle appelé à une grève générale ce jeudi pour les funérailles de Chokri Belaïd.

Critique acerbe du gouvernement, Chokri Belaïd, 48 ans, a été abattu de trois balles à bout portant alors qu’il sortait de chez lui. Il était un des chefs de la coalition de gauche, le Front populaire. Cet assassinat fait craindre un nouveau cycle de violences en Tunisie, déjà minée par une crise économique, sociale et politique.

Plus d'actualités sur : Elections en Tunisie, Manifestations en Tunisie, Tunisie

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