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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:44

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.02.2013 à 12h42

 

Certains manifestants ont lancé des fumigènes, des bouteilles et des œufs aux forces de police qui ont déployé des véhicules avec grille permettant de faire barrage et ont fait usage de gaz lacrymogènes.

De nombreux salariés – entre 800 et 1 000 selon la police – manifestaient mardi 12 février devant le siège de Goodyear France à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, où s'est ouvert dans la matinée un comité d'entreprise extraordinaire. Alors que l'usine Goodyear d'Amiens-Nord et ses 1 173 postes doit fermer, ce CCE, qualifié de "très important" par la direction, doit porter notamment sur "les mesures d'accompagnement dans le cadre de ce projet de fermeture" et sur "le contexte économique", selon un porte-parole. 

Les salariés d'entreprises touchées par des plans sociaux (Sanofi, ArcelorMittal, PSA) étaient appelés à se rassembler devant le siège de Goodyear pour dénoncer les licenciements boursiers. Les premiers manifestants venus dès l'aube par un temps gris et froid avaient été rejoints en début de matinée par quelque 750 salariés de l'usine Goodyear d'Amiens Nord, vêtus de tee-shirt noir ou rouge portant l'inscription "Goodyear patrons voyous".

 

 

De nombreux policiers ont été mobilisées aux abords du bâtiment. Certains manifestants ont lancé des fumigènes, des bouteilles et des œufs en direction des forces de police qui ont déployé des véhicules avec grille permettant de faire barrage et ont fait usage de grenades lacrymogènes. Des membres des forces de l'ordre ont été éclaboussés de peinture. Le délégué CGT de Goodyear, Mickaël Wamen, a accusé la direction d'avoir "fait venir des casseurs".

"Pousser des mecs à bout, ça c'est de la violence, les voyous ce n'est pas nous, ce sont les patrons de Goodyear, d'ArcelorMittal", a lancé Mickael Wamen avant le début du CCE. "On veut que notre action fasse boule de neige", a-t-il dit, avant de confier que les représentants syndicaux allaient rentrer "dans la salle du CCE avec la boule au ventre". Venu soutenir "la démarche de convergences des luttes", Olivier Besancenot (NPA) a observé que "la population relève la tête".

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:38

 

 

Le Monde.fr | 12.02.2013 à 19h53 Par Nicolas Richaud et Delphine Roucaute


 
Les ouvriers de Goodyear se sont déplacés d'Amiens dans treize cars.

"Cette usine, elle est à nous, c'est notre bien le plus précieux. La lutte des Goodyear devient une lutte nationale !" Perché sur un camion, Mickaël Wamen, leader de la CGT Goodyear d'Amiens-Nord, harangue la foule avant de rejoindre les dirigeants de l'entreprise.

Le tranquille quartier pavillonnaire où s'établit le siège social de Goodyear Dunlop Tires France, à Rueil-Malmaison, s'est réveillé au son des cornes de brume et des moteurs de cars. Près de 1 000 manifestants, et presque autant de CRS, se sont rassemblés, mardi 12 février, devant le bâtiment où la direction de la multinationale tenait son comité central d'entreprise (CCE). Les représentants syndicaux de plusieurs entreprises concernées par des plans de restructuration étaient là pour soutenir les quelque 700 ouvriers du site d'Amiens-Nord, menacé de fermeture. 

Attendu depuis une semaine, ce CCE a pris une importance d'autant plus grande qu'Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a annoncé mardi matin que l'éventuel repreneur américain Titan "ne reviendrait pas" et que "le gouvernement cherchait une alternative".

 "CONVERGENCE DES LUTTES"

Dans le public, les drapeaux rouges de la CGT se mêlent à ceux du NPA. Olivier Besancenot est là, il se fait discret.

"On est là pour soutenir les salariés qui résistent. On assiste aujourd'hui à une convergence des luttes, de ceux et celles qui se battent", répète-t-il aux journalistes. A ses côtés, Philippe Poutou, ouvrier de Ford à Blanquefort (Gironde) et candidat à la présidentielle, s'insurge de la présence de six cents CRS autour des ouvriers : "C'est lamentable, c'est du mépris social. Tout ça parce que ce sont des pauvres qui se battent."

Pendant que Mickaël Wamen part assister au CCE, on installe le barbecue, les langues commencent à se délier. Une vingtaine de représentants de l'entreprise pharmaceutique Sanofi ont répondu à l'appel de la CGT. "On est dans la même galère. C'est la même stratégie d'entreprise, celle qui consiste à privilégier l'actionnaire aux dépens des salariés, avance Thierry Bodin, délégué CGT à Sanofi. On participera à toutes les mobilisations en faveur de l'intérêt général, contre les intérêts particuliers."

Fralib, Sanofi, ArcelorMittal, PSA : ils ont répondu nombreux à l'appel de la CGT de Goodyear.

Arrivés un peu en retard au rassemblement, une soixantaine de salariés de l'usine PSA d'Aulnay investissent l'étroit parking, scandant : "Goodyear, PSA : même combat !" A son tour, Jean-Pierre Mercier, délégué syndical de la CGT du site d'Aulnay-sous-Bois, se juche sur une camionnette pour réaffirmer son "soutien chaleureux et fraternel" aux salariés de Goodyear. Le ton est ferme : "On nous a traités de délinquants, voyous, terroristes. Mais face à cette guerre du patronat, on n'a pas le choix, on se bat avec nos propres armes : grèves, blocages et manifestations !" A peine le temps de se faire applaudir, et il repart pour assister à une réunion décisive pour l'avenir des usines d'Aulnay-sous-Bois et de Rennes.

 "ON VA SORTIR L'ARTILLERIE LOURDE"

Profitant d'une pause du CCE, Mickaël Wamen lance aux salariés : "On va sortir l'artillerie lourde devant les tribunaux. On n'a pas encore sorti 10 % de notre attirail juridique." La menace est claire : la CGT est résolue à continuer le bras de fer juridique engagé depuis six ans avec la direction française du groupe.

"La bonne nouvelle, c'est que Goodyear prévoit pour 2013 1,5 milliards de dollars" de résultat d'exploitation, s'exclame-t-il d'un ton ironique. Pour lui, il n'y a donc aucune raison de fermer l'usine. Le groupe américain a en effet revu à la baisse mardi sa prévision de bénéfice d'exploitation pour 2013, et table désormais sur 1,4 à 1,5 milliard de dollars, contre 1,6 milliard visé précédemment. Le bénéfice net sur 2012 est, lui aussi, revu à la baisse.

 FUMIGÈNES CONTRE GAZ LACRYMOGÈNE

Quelques manifestants lancent des œufs et des bouteilles en verre au mur de CRS qui bloque l'accès au siège de Goodyear. Mickaël Wamen essaye de calmer l'atmosphère : "Ne tombez pas dans le piège, ils n'attendent que ça." La réplique des CRS est immédiate : jets de gaz lacrymogènes et coups de matraque sur les quelques têtes brûlées qui les défient avec des pétards. Les fumigènes enveloppent l'assemblée d'un coup.

Quelque six cents CRS ont essuyé les jets de projectiles des manifestants, mardi 12 février, devant le siège social de Goodyear Dunlop Tires France.

La majorité des manifestants s'est écartée du front de CRS, et regarde la scène avec désapprobation. "C'est une minorité qui fout la merde, commente Fernando Figueiredo, membre de la CGT à Goodyear. Le mot d'ordre, avant de venir, c'était d'être responsable et de se canaliser. Je peux comprendre les raisons qui les poussent à faire ça, mais je ne suis pas d'accord avec eux." Même dépit chez Yannick Hordé, qui travaille depuis onze ans à Amiens-Nord : "Cela fait six ans qu'on se bat pour notre travail sans qu'il y ait de dérapage. Le but de la direction, c'est de fermer l'usine. Ils veulent qu'on casse tout pour avoir une excuse pour le faire."

Le prochain rendez-vous est fixé au 7 mars pour le prochain CCE, au même endroit. Mickaël Wamen lance une dernière provocation : "Si le gouvernement tremble, il n'a pas fini de trembler."

Nicolas Richaud et Delphine Roucaute

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:21

 

Par Okeanos

12 février 2013 - 10:20

(dernière modification le 12/02/2013 - 10:21)

 

 

Les baisses des salaires et des retraites associées à une explosion du chômage, des charges, des taxes et des prix du fioul domestique rend l'hiver particulièrement dur cette année en Grèce.  Un constat : pour avoir un appartement chauffé normalement comme il y a 2 ans, il faudrait dépenser 200€ chacun par mois, m'a annoncé mon propriétaire. Alors 2h de chauffage par jour pour les plus chanceux, des pulls et des manteaux pour beaucoup d'autre deviennent la règle. Même les bâtiments de l'administration de l'université sont toujours sans chauffage.

Reportage à Athènes de Karolina Tagaris publié sur Reuters France.

par Karolina Tagaris

ATHENES, 8 février (Reuters) - Dans son salon, Eleni Daneel, une femme de ménage de 57 ans, ne quitte pas son manteau. L'hiver est là mais avec seulement 400 euros de salaire mensuel, elle ne peut plus payer le chauffage de son appartement d'Athènes.

En raison de la hausse de la taxe sur le fioul domestique décidée par le gouvernement, à la fois pour lutter contre le marché noir et remplir les caisses de l'Etat, chauffer sa maison ou son appartement est devenu un luxe pour de plus en plus de Grecs touchés de plein fouet par la crise.

Cette hausse de la taxe s'est traduite par une augmentation de 40% du prix du fioul domestique.

Avec des salaires, des retraites et des indemnités de chômage largement amputés pour répondre aux exigences des bailleurs de fonds internationaux, de nombreux Grecs ont tout simplement renoncé à se chauffer cet hiver. Au dernier trimestre 2012, la consommation a baissé de 70% par rapport à la même période de l'année précédente.

"Certains pleurnichent, d'autres grognent", dit Eleni Daneel. "Je n'ai jamais vécu ça - ne pas pouvoir me chauffer", ajoute cette femme volontaire qui a recueilli chez elle ses enfants au chômage et prend soin d'un mari grabataire. "Pourquoi n'avons-nous pas le droit de vivre normalement ?"

L'hiver en Grèce est évidemment plus doux qu'en Europe du Nord mais la température peut fréquemment tomber sous zéro dans certaines régions côtières et la neige recouvre les montagnes et le nord du pays. Quelques flocons sont même tombés à Athènes le mois dernier.

Depuis la hausse, la taxe sur le fioul domestique a rapporté 120 millions d'euros au dernier trimestre 2012, contre 73 millions sur la même période l'an dernier. Mais c'est loin des 277 millions d'euros attendus par le gouvernement, en raison de la forte chute de la consommation.

RETOUR DU 'SMOG'

Le ministre des Finances Yannis Stournaras refuse pourtant de faire machine arrière. Au-delà des rentrées d'argent dans les coffres de l'Etat, il souligne qu'aligner la taxation du fioul domestique sur celle du gazole permet de combattre efficacement le marché noir - certains fournisseurs indélicats n'hésitaient pas à mélanger les deux qualités pour vendre au prix fort aux automobilistes un carburant médiocre.

Une aide publique est prévue pour les plus défavorisés mais ceux-ci, dans les immeubles, ne parviennent pas toujours à convaincre leurs voisins qui ne bénéficient pas de cette aide d'acheter le fioul nécessaire au chauffage de l'immeuble.

Pour combattre le froid, les Grecs ont recours au système D. On garde des vêtements chauds à l'intérieur, on remet en service les cheminées ou les vieux poêles - ce qui veut dire qu'il faut se débrouiller pour avoir du bois de chauffage.

Le 'smog', qui avait disparu du ciel d'Athènes il y a une vingtaine d'années grâce notamment aux voitures équipées de pots catalytiques, a fait sa réapparition, ce qui inquiète les écologistes et les professionnels de santé.

Ce 'smog', qui contient du dioxyde de soufre, du monoxyde de carbone et d'autres particules cancérigènes, a atteint 241 mg/m3 le 9 janvier, alors que le seuil d'alerte est de 50 mg/m3.

Dans la capitale, même dans les quartiers chics, nombreux sont les immeubles où le chauffage central n'a pas été allumé cette année.

"Dans 95% des immeubles d'Athènes, on n'a pas acheté de fioul domestique cet hiver", dit Yorgos Giortas, qui dirige un cabinet de gestion immobilière. "Dans le bâtiment de huit étages où je travaille, où il y a des cabinets juridiques et des sociétés de comptabilité, le chauffage central n'a pas été allumé pour économiser 2.600 euros par mois", précise-t-il.

"C'est la première fois en trente-deux ans que cela se produit. On travaille avec son manteau sur le dos..."

"LE FAR-WEST"

Dans un faubourg résidentiel de la capitale, Apostolos Mastouropoulos reste près de sa grande et belle cheminée pour avoir un peu de chaleur. Mais le tirage laisse à désirer et son appartement, où il vit avec sa femme et ses deux grands enfants au chômage, se remplit vite de fumée.

"Je suis écoeuré. C'est difficile de s'adapter à ces nouvelles réalités, uniquement pour se plier au bon vouloir de quelques politiciens", dit-il. "Me chauffer au fioul me coûterait 200 euros par mois, avec le bois de chauffage je m'en tire pour seulement 40 euros."

Acheter du bois pour les trois mois d'hiver, pour un appartement ou une maison moyenne, peut coûter jusqu'à 260 euros.

Pour se procurer gratuitement ce bois de chauffage, certains n'hésitent pas à se munir d'une scie électrique et vont se servir dans les forêts de l'Attique, notamment sur le mont Aegaleo, à l'ouest de la capitale, où des défenseurs de l'environnement ont mis en place des patrouilles pour tenter de limiter les dégâts.

Portant des gilets orange, les membres de ces patrouilles, souvent des volontaires, sillonnent les pistes forestières à bord de véhicules tout-terrain. Ils n'ont aucun pouvoir de police mais tentent de raisonner les contrevenants et de prévenir les abattages illégaux.

"Dans 90% des cas, ce sont des gens qui souffrent terriblement de la crise économique, qui veulent simplement se chauffer chez eux... On ne peut pas laisser des vieux, des malades ou des enfants avoir froid", dit Grigoris Gourdomichalis, responsable d'une association de défense de l'environnement qui dépend des municipalités de la région.

Parfois, pourtant, les "coupeurs de bois" se montrent menaçants et n'hésitent pas à sortir les couteaux ou les fusils. "C'est un peu devenu le Far-West ici. Il y a tant de misère, de pauvreté et de chômage...", soupire Grigoris Gourdomichalis. (Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)

© Thomson Reuters 2013 Tous droits réservés.

Dans le cas ou vous souhaitez partager cet article, vous devez a minima copier également le texte ci-dessous (en conservant le lien) :
source : OkeaNews

Merci de votre compréhension.

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:07

 

 

Conférence : Tunisie - Forum Social Mondial et Révolution

Tunisie : Alors que se prépare le Forum Social Mondial, qui aura lieu à Tunis du 26 au 30 mars 2013,
la révolution tunisienne entame peut être son second épisode.

Jeudi 21 février 2013 à 20h

Auditorium du Conseil Général, 3 rue Guillemette à Nîmes

 

La Tunisie de la révolution vit des heures tragiques au lendemain du lâche assassinat le 6 février de l'une de ses grandes figures Chokri Belaïd, qui tenait une place essentielle dans le mouvement politique attaché à la réalisation des objectifs de la révolution.
Cet événement survient deux ans après la chute du régime Ben Ali et le déclenchement des « printemps arabes ». La conférence tentera dans un premier temps d'éclairer cette actualité brûlante par la présentation de quelques données clés sur la situation politique, économique et sociale de la Tunisie.
Les actions et les réponses politiques à cette situation sont très attendues et pourront être en partie débattues au cours d'un autre événement majeur qui doit se tenir àTunis, dans un mois, du 26 au 30 mars : le Forum Social Mondial.
Il s'agit d'un événement d'ampleur mondiale mais aussi d'un espace de rencontres et de convergences entre les mouvements sociaux et citoyens du pays et de la région d'accueil.
Ce Forum s'annonce donc comme l'une des premières possibilités offerte aux sociétés civiles de la région Maghreb-Mashreq de se rassembler, de rencontrer des partenaires nouveaux, d'envisager la construction de collaborations concrètes et de faire connaître largement leur situation et leurs actions au public et aux sociétés civiles des autres continents.
Diffusez largement

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:58

 

 

VENDREDI 15 FEVRIER à 9H  

 

NON A "ASTRID"

 

REACTEUR SURGENERATEUR DANS LE GARD !

 

Ce projet du CEA à MARCOULE relance la filière plutonium,

filière coûteuse et particulièrement dangereuse.

 

Après TCHERNOBYL et FUKUSHIMA

 

Nous refusons le risque d'une catastrophe nucléaire

 

 

 

Rassemblement

au CONSEIL GENERAL DU GARD VENDREDI 15 FEVRIER à 9H  

 

Pour une interpellation Publique
à l'appel de structures associatives, syndicales et politiques.

 

 

Interpellation publique du Conseil Général à la prochaine session du 15 février concernant le projet de construction du réacteur Astrid et la dangerosité du centre nucléaire de Marcoule.

C'est au cours de la dernière session du Forum Social du Gard, le 17 novembre, qu'a été décidé d'organiser une interpellation du Conseil Général du Gard au sujet de la construction du réacteur Astrid à Marcoule.

En P.J. la lettre qui sera envoyée sous peu aux Conseillers Généraux à quelques nuances près, elle comprend la liste des organisations qui à ce jour s'engagent dans cette démarche, liste en cours de constitution.

Interpellation publique du Conseil Général du Gard PDF:

 


covoiturage au départ d'Uzès pour être à 9h devant le conseil général le 15/ 02 : 7h45 à la Bruguière et 8h10 au stade de Rugby d'Uzès , vers le skate parc (parking gratuit pour laisser les voitures) où se tient le marché aux puces


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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:53

 

 

http://www.gnis.fr

 Communiqués généraux

08 février 2013

 

Semences anciennes: Gratuité pour l'inscription au catalogue officiel ! Le revirement du GNIS | RÉSISTANCES | Scoop.it

Depuis quelques années, les consommateurs et les jardiniers amateurs se passionnent de plus en plus pour les variétés anciennes. Dans les premiers temps, ils avaient des difficultés à retrouver ces variétés pour les cultiver, puisqu’elles avaient quasiment disparu des marchés. C’était sans compter sur les collections de ressources génétiques privées et publiques, qui ont toujours conservé ces variétés et permettent ainsi d’en relancer la production de semences.

Encore fallait-il ajuster les conditions de commercialisation et donc d’inscription au catalogue sur le marché français. En effet, préalablement à sa commercialisation, toute variété doit être inscrite au catalogue officiel afin de garantir son identité et éviter toute mauvaise surprise aux utilisateurs. Les modalités d’inscription de ces variétés anciennes ont fait l’objet d’ajustements successifs. Une première étape en 1997 a vu la création d’une liste de variétés pour amateurs. Ce dispositif a permis l’inscription au catalogue de plus de 200 variétés pour les amateurs. La deuxième étape, en 2009, a été l’application en France de directives européennes, qui ont créé deux nouvelles listes pour les variétés anciennes : une pour les variétés menacées d’érosion génétique, dites « variétés de conservation », et une pour les variétés sans valeur intrinsèque, uniquement en semences de légumes.

La France est à l’origine de la moitié de ces variétés de conservation ou sans valeur intrinsèque inscrites dans l’Union européenne, prouvant que le marché français est le plus diversifié et ouvert à tous types de variétés.

Les conditions financières restent cependant un obstacle à l’inscription pour certains établissements qui souhaitent commercialiser leurs variétés anciennes en toute légalité. Malgré une réduction conséquente du tarif, 274 € de frais administratifs restent dus pour chaque demande d’inscription de variété sur ces listes - le ministère de l’Agriculture prenant en charge l’intégralité des coûts pour les variétés de conservation. Soucieuse de faciliter l’accès de tous à ces variétés particulières, la section Potagères du Gnis vient de décider de compléter le dispositif en couvrant les frais pour les variétés sans valeur intrinsèque.

Assurant ainsi la gratuité des inscriptions de ces variétés anciennes, l’interprofession des semences potagères espère faciliter le travail des entreprises et organisations qui veulent les remettre en marché. Elle contribue à élargir le choix de tous les jardiniers, amateurs ou professionnels, intéressés par la culture de ces variétés.

François Burgaud
Directeur des Relations extérieures du GNIS
44, rue du Louvre - 75001 Paris
Tel : 01 42 33 76 94 - francois.burgaud@gnis.fr

Julie Schadt
Attachée de presse
Service Affaires Publiques et Relations Presse
44, rue du Louvre - 75001 Paris
Tel : 01 42 33 86 77 - julie.schadt@gnis.fr

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:38

 

http://lesmoutonsenrages.fr

11 février 2013 Posté par Benji

 

 

Un champ de blé dans le sud de la France avant la moisson

L’ONG Oxfam France dénonce la spéculation menée par quatre banques françaises sur le marché des matières premières agricoles par le biais de fonds de placement, dans un rapport à paraître mardi pour le début de l’examen du projet de réforme bancaire.

Au terme de recherches effectuées pour son compte par le cabinet néerlandais indépendant Profundo, Oxfam a déterminé que des banques françaises contrôlent 18 fonds dont les performances sont totalement ou partiellement liées à l’évolution du prix des matières premières agricoles.

Sont visées BNP Paribas (10 fonds), Société Générale et Crédit Agricole par le biais de leur filiale commune Amundi (7 fonds), ainsi que Natixis (1), filiale du groupe BPCE. Au total, ces fonds gèrent, selon l’étude, 2,58 milliards d’euros.

Interrogé par l’AFP, BNP Paribas fait valoir qu’il n’est pas un acteur majeur de ce marché et assure qu’il ne spécule pas sur les matières premières agricoles. Il rappelle que rien de ces activités n’est caché et que tous les fonds commercialisés ont été agréés par les autorités de marché. 

La banque annonce également qu’elle va suspendre « dès que possible » la souscription au seul de ses fonds entièrement investi dans l’agriculture, le BNP Paribas Agriculture Fund.

Selon l’étude, le fonds le plus important d’une banque française est géré par une filiale américaine de Natixis, AlphaSimplex Group. Il s’agit de l’ASG Managed Futures Strategy Fund, avec 619 millions d’euros d’encours. Il n’est commercialisé qu’aux Etats-Unis.

Oxfam France souligne que ces fonds ne sont pas concernés, en l’état, par le projet de réforme bancaire dont l’examen doit débuter mardi à l’Assemblée.

Dans le texte présenté par le gouvernement, les banques ne se verraient interdire la spéculation sur les produits financiers dérivés de matières premières agricoles que pour leur propre compte. Les produits proposés aux clients, comme les fonds visés par l’étude, échapperaient donc au champ de l’interdiction.

De ce fait, l’ONG estime que les mesures proposées par le gouvernement en la matière « semblent essentiellement symboliques ».

Source: Boursorama

 


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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:35

 

http://lesmoutonsenrages.fr

11 février 2013 Posté par Benji

 

 

On résume l’info légèrement développée sur le blog de Pierre Jovanovic qui est l’auteur de cette tragique compilation. C’est réellement abominable de voir cette liste s’allonger inlassablement chaque semaine, dans l’indifférence la plus totale…

– France Telecom tente de faire disparaître 6.000 postes en toute discrètion, cela déclenche une Grève spontanée à Toulouse lire ici La Dépêche , merci à Damien

- Fujitsu va se séparer de 5.000 salariés dans le monde, pour cause de crise lire ici Bloomberg

- Barclays Bank va virer 2.000 banquiers de plus, c’est tombé… dimanche, hier donc! lire ici le FT

- Thyssen Krup va sabrer 2.000 personnes lire ici Marketwatch qui vire aussi 8 journalistes.

- La dernière usine textile Guy Dormeuil de Cherbourg a fermé, 26 salariées virées, lire ici Ouest France, merci aux lecteurs.

- Axa, département « grandes fortunes« , ha ha ha, vire 30 personnes lire ici Money Marketing

- Ketchup Heinz sabre 80 personnes dans son usine de l’Idaho lire ici Job market monitor

- Hoover, les aspirateurs, expire 150 postes dans son usine au Texas, lire ici El Paso Times , mercà à Conchita.

- Le groupe Bertelsmann va fermer l’une de ses imprimeries en 2014 avec 750 personnes et 250 intérimaires lire ici le Point , merci à Mr Goosens

- La célèbre clinique du Rond Point des Champs-Elysées à Paris à été mise en redressement.

- Frontier Airlines sabre 700 personnes lire ici Denver Post

- Oubli: les jeans Levi-Strauss ferme leur usine en Hongrie, sabrent 549 personnes, et vont réorganiser leur siège européen avec 55 personnes virées du siège lire ici , entre autres, Rtbf, merci à Mr Billon.

- Dreamworks studios de cinéma vont virer 450 personnes lire ici Los Angeles Times 

- La chaîne canadienne Rona, 20.000 salariés, va se « restructurer », au moins 1.000 personnes seront sabrées lire ici , merci à Mr Bonneau

- Hutchinson Technology vire 150 personnes aux US pour délocaliser en Thaïlande lire ici WXER FM

- Les colonies de vacances licencient 8 personnes sur 11, ici le le Centre Cap Bretagne lire ici Ouest france , merci à Mr Hardouin

- Le naguère fameux Reader’s Digest licencie 120 personnes lire ici Canoe , merci à Domink

- Lyon Workplace se sépare de 450 personnes, lire ici Crains Chicago , merci à

- L’anglais British Aerospace vire 175 personnes aux US lire ici le York Daily

– Danger 1: l’une des galeries commerciales les plus riches du monde, celle de Dallas, la fameuse Galleria, perd son Saks Fifth Avenue et 123 personnes sont licenciées lire ici Dallas Journal

– Danger 2: le hedge fund Knight Capital vire 5% de son personnel soit 75 personnes, très très mauvais signe lire ici Reuters

– Danger 3: Lego licencie 380 personnes au Danemark et délocalise son emballage au tiers monde. Ou: Mon royaume pour un carton… lire ici, si, si, je ne l’ai pas inventé, Ice News.

– Danger 4: Les piles Energizer virent 190 personnes de plus (290 au total) lire ici St Louis Business

- Food Lion sabre 500 personnes aux US lire ici Charlotte Observer

- T-Systems se sépare de 700 personnes, BFM-TV va-t-il faire un direct ? lire ici Le point sur du Reuters , merci à Mr Goosens

- Nexans prépare un plan de restructuration lire ici les Echos , merci à Damien

- MetalTemple à Chambéry en dépôt de bilan avec 202 personnes. BFM va-t-il faire un direct? lire ici Usine Nouvelle , merci à Damien

- Carrier Refrigération va sabrer 50 personnes, lire ici UE , merci à Damien

- Soupletube avec 340 personnes risque de disparaître faute de repreneur après son dépôt de bilan lire ici UE , merci à Damien

- Mondi, papier cadeaux, à Saint-Jean d’Illeac avec 104 salariés va aussi dans le mur lire ici UN , merci à Damien

- Lana papeterie avec 90 salariés mis en redressement, lire ici UE , merci à Damien

- L’usine Freescale déménagée de Toulouse en Chine lire ici La Dépêche , merci à Damien

- Les Yachts Dufour de nouveau en chômage partiel lire ici la Dépêche , merci à Damien

- Une famille entière du côté de Niort s’est suicidée pour cause économique lire ici, merci aux lecteurs.

- Chrono Drive à Halluin, près de Lille, licencie 33 personnes lire ici Nord Eclair , merci à Cédric

- (Confirmation: Schneider Electric annonce la fermeture de sites, 600 emplois vont disparaître, dont 120 à Montpellier lire ici le Midi Libre , merci à Mr Boulanger)

- Plastique Technique Champenois en dépôt de bilan, 82 salariés touchés lire ici L’Union , merci à Mr Lepage

- JLG, immobilier, 50 salariés vont sauter lire ici , merci à Marcel

- Eon ferme la centrale à charbon d’Hornaing (Nord) le 31 mars, 86 salariés lire ici Romandie , merci à Mr Lepage

- Eco Habitat, (énergies renouvelables), vire 200 salariés lire ici , merci à Marcel

- SCA projette 49 suppressions de postes à Kunheim lire ici UN , merci à Mr Lepage

- L’allemand RWE envisage de supprimer 200 postes dans son siège lire ici , merci à Mr Lepage

- Le syndicat canadien demande à Cascades des « de meilleures conditions de licenciement « , authentique lire ici Lcn , merci à Mr Coderre

- Rbc-is à Belval, Luxembourg, sabre 288 salariés lire ici L’essentiel , merci à Mr Lepage

- Oubli: Samro vire 77 personnes lire ici le Progrès , merci à Christiane

- Beaufour-Ipsen pharmacie prépare son plan de licenciement de 160 personnes, le même que Usine Nouvelle, lire ici, a évoqué en août 2012, merci à Marc.

- BMS va supprimer 235 postes en France lire ici les Echos , merci à Mr Lepage

- Contralco supprime encore 76 emplois lire ici le Midi Libre (qui vire aussi), merci à Mr Lepage

- Le Figaro est obligé de donner une info sur le massacre des usines et des salariés en France, 266 en 2012, soit 42% de plus qu’en 2011, et 1.000 depuis 2009 lire ici le Figaro, ici Europe1, merci aux lecteurs

- Papeteries Alamigeon de Ruelle, 40 salariés touchés lire ici Charenton Libre , merci à Marcel

- Les experts judiciaires belges demandent le paiement de leurs arriérés lire ici Rtbf , merci à Mr Nichols

- Les 168 salariés licenciés de DMI menacent de faire sauter leur usine lire ici La Montagne , merci à Mr Sigaud

- Astrolabe, à La Rochelle, va être liquidé lire ici Sud Ouest , merci à Marcel

- Videl ( et ADE et Fabinov) 67 salariés lire ici Europe1 , merci à Marcel

- Siliken France, panneaux solaires, en redressement après la faillite de la maison mère, lire Green Univers.

* (j’en ai déjà parlé, mais cette fois Kerry à Grasse licencie bien 60 personnes sur 170 lire ici , tout comme le groupe Parisot vire 120 personnes de la Vosgienne des Meubles, lire ici UN merci à Damien)

* (Confirmation: le Midi Libre supprime 370 postes lire ici le Midi Libre)

* Oubli: Les couches culottes Huggies ferment 5 usines et quittent l’Europe lire ici Les Echos , merci à Anne Sophie

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2013

 


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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:31

 

http://lesmoutonsenrages.fr

10 février 2013 Posté par Benji  

 

Quelques mois seulement après qu’une étude aujourd’hui célèbre ait découvert que le maïs NK603 génétiquement modifié de Monsanto entraîne de sérieux dommages et des tumeurs sur les mammifères, un article publié par l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA) a mis au jour que la plupart des OGM d’usage commercial actuels contiennent un gène viral dissimulé qui semble dangereux à consommer par les humains.


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Cet important article met en lumière le fait que 54 caractères OGM sur 86 actuellement approuvés pour utilisation, ou en gros 63 %, contiennent un étrange gène viral nommé  »gène VI », qui, selon les recherches, altère la fonction normale des céréales.

Cette altération est présente dans une majorité d’OGM largement cultivés et commercialisés aujourd’hui, dont les maïs NK603 et MON810, ainsi que les graines de soja Roundup-Ready, tous produits par Monsanto. Et les chercheurs ont découvert que ce gène mutant peut induire des changements accidentels dans le phénotype, qui peut entraîner des mutations physiques et biochimiques graves dans les organismes.

»Au cours de l’analyse d’identification d’allergènes potentiels dans les céréales OGM, l’AESA a découvert tardivement que la séquence de régulation génétique habituelle des OGM commerciaux encode aussi un fragment important du gène viral », explique Independant Science News (ISN) à propos de la découverte. 

Basée sur une recherche antérieure impliquant un lien entre gènes viraux, plantes et santé humaine, la nouvelle découverte soulève de sérieuses inquiétudes sur la sécurité de nombreux OGM à production commerciale actuels. Comme le but inhérent des gènes viraux est de désactiver un hôte ce qui autorise une invasion pathogène, leur présence dans des aliments contenant des OGM représente une grave menace aussi bien pour les plantes que pour la santé humaine.

Le Gène VI, preuve tangible que les OGM sont impropres à la consommation humaine

Jusqu’à présent, l’industrie de la biotechnologie a maintenu que les OGM sont virtuellement identiques aux organismes naturels, et qu’il n’y a aucune différence structurelle ou fonctionnelle entre les OGM et les céréales cultivées naturellement pour leur devenir dans le corps humain. Mais la présence du gène VI dans une grande majorité d’OGM déboulonne complètement ce mythe. Comme les céréales naturelles ne possèdent pas le gène VI, elles ne risquent pas d’engendrer les mêmes infections virales que les OGM en contenant. Selon l’analyse sur la fonction du gène VI, le défaut génétique facilite non seulement l’assemblage de virus potentiellement tueurs dans le tissu de la plante, mais il supprime aussi les défenses naturelles contre les maladies, rendant les céréales et peut-être les humains qui les mangent, plus sensibles aux maladies.

La présence du gène VI laisse les céréales transgéniques fondamentalement sans défenses contre les maladies et les envahissement de virus et on pense qu’il cause une expression de gène aberrante dans les céréales qui le possèdent. Cela veut dire que la séquence génétique toute entière d’une plante peut muter à cause du gène VI, résultant en une production de protéines incohérentes dans les cellules de la plante, une expression à tort et à travers du gène dans l’organisme et même des malformations de croissance.

Les scientifiques connaissaient depuis des années la présence de gènes viraux semblables dans les OGM, mais ils n’ont jamais précisé exactement la manière dont ces gènes et les changements génétiques énormes qu’ils induisent affectent la santé humaine. Et aucun gouvernement ayant approuvé des OGM commerciaux contenant des gènes viraux n’a jamais exigé que des tests de sécurité corrects soit faits pour identifier toute menace potentielle sur la santé, ce qui veut dire que l’humanité sert de cobaye collectif à cette expérience scientifique de biotechnologie à grande échelle.

»Une information pertinente sur l’existence du gène VI était librement disponible dans la littérature scientifique bien avant la première approbation biotech, » ajoute l’ISN sur ce scandale.

Source: Natural News
Traduit par Hélios pour le BBB
Via Realinfos
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:23

 

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11 février par Charlotte Géhin

La question de la dette publique n’est pas enfouie sous en tas de poussière. Alors que la France emprunte à des taux d’intérêt exceptionnellement bas, répit accordé par les zinzins |1| aux dents longues, elle reste prête à resurgir.

 

Les prestations sociales sont sous le feu de la montée du chômage

Depuis 1945, nos prestations sociales sont financées à la fois par le versement des cotisations sociales et par les contributions de l’État. A l’œuvre : les retraites, les remboursements maladies, le chômage |2|. A l’heure des injonctions politiques et médiatiques concernant le déficit des institutions de protection sociale, l’urgence est de faire le point sur son mécanisme de financement. En effet, entre l’affirmation de Michel Sapin « qu’un système d’indemnisation chômage soit déficitaire dans une période de gros chômage, c’est la nature des choses » et de conclure qu’il faut « prendre des mesures sur le régime des indemnités » |3| ou encore, concernant « la réforme nécessaire du régime des retraites » |4|, les intentions du gouvernement de revoir le calcul de ses montants, la question se pose de la sauvegarde de nos acquis sociaux. Information cruciale : la sécurité sociale n’a pas de budget. Comment ses institutions peuvent-elles donc être déficitaires ? Parce qu’elles tiennent bien des comptes qui permettent de suivre leurs besoins de financement. Le lien entre la situation de l’emploi et le financement de la sécurité sociale est inéluctable. 1% de baisse de la masse salariale, c’est 2.5 Milliards d’euros perdus pour la Sécurité Sociale. D’après l’Acoss |5|, l’agence chargée de répartir les cotisations et les contributions aux différents services (URSSAF, collectivités, État), la gestion de la trésorerie va s’avérer difficile. Mais ce qu’il n’est pas opportun de préciser à l’heure des engagements de réduction des déficits de l’État (mais sans compter le paiement des intérêts de la dette), c’est qu’elle ne serait pas déficitaire si l’État faisait face à ses obligations de la financer |6|.

 

Et ce n’est pas le répit accordé par les créanciers de la France qui leur fait la part belle

Touché ! Le financement de la sécurité sociale ne repose donc pas seulement sur les cotisations sociales, mais aussi sur les contributions de l’État. Coulé ! Le gouvernement fait le choix entre ses obligations sociales, le remboursement des intérêts de la dette (83 milliards d’euros en 2010 : son premier poste de dépenses) et ses engagements pris à la signature du Pacte budgétaire de ramener son déficit à 0,5% du PIB. L’erreur dans le diagnostic plonge le malade dans le coma. Alors que les exonérations fiscales accordées aux entreprises, les allègements de cotisations patronales et sociales lui ont déjà coûté pas moins de 88 milliards d’euros |7|, assurer désormais qu’il incombe aux citoyens d’admettre une réduction des prestations sociales sous prétexte que la croissance est nulle est une position sévère. Relancer la croissance, c’est plutôt nous donner les conditions de consommer à nouveau.

 

Qui sauvera la vie de la Sécu ?

A ce jour, les orientations du gouvernement relatives à l’accord de « sécurisation de l’emploi » pour la réforme des retraites et ses déclarations sur le coût des prestations sociales ne montrent pas de perspectives honnêtes quant à ses obligations envers la sécurité sociale.

Les parlementaires et le gouvernement qui votent les budgets doivent être saisis de la volonté des citoyens de mettre à jour les finances publiques et de participer à leurs adoptions. Déjà, un audit citoyen de la dette est lancé. L’argent cotisé doit être attribué de manière démocratique et non plus au profit des créanciers de la dette publique qui ne participent en rien à la création de la richesse nationale et qui n’ont aucun droit à participer à la casse de notre sécurité sociale |8|.

Charlotte Géhin

 

Notes

|1| Institutions internationales

|2| Alors que les risques vieillesse représentent 46,3% des prestations sociales, le risque santé en représente 35,9%, le risque emploi (chômage), 7,1% et l’exclusion sociale, dont le RSA, n’en représente que 1,9%.

|3| Cf article Le Monde du 22 Janvier Sapin : "Il faudra prendre des mesures sur le régime chômage"

|4| Interview de Michel Sapin dur RTL. Les négociations devraient avoir lieu dès le mois d’Avril.

|5| l’ACOSS (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale)

|6| Selon CSS Article L131-7 et Article L131-8 La compensation financière des exonérations de cotisations sociales donne lieu à compensation intégrale aux régimes concernés par le budget de l’État

|7| Les allègements des cotisations patronales et sociales ont permis d’augmenter les revenus des capitaux et ont creusé la dette (barème de l’impôt sur le revenu : moins 15 milliards d’euros, niches fiscales, moins 73 milliards + 75 milliards qui ne seraient pas dans les listes, le régime des filiales moins 34 milliards, la loi TEPA (heures sup) moins 4 milliards, IS moins 28 milliards, IRPP moins 5 milliards.

|8| Les détenteurs des titres de la dette sont répartis comme suit : 71% de la dette français est détenue par des non-résidents, parmi les 29% résidents, 23% des titres est détenue par les sociétés d’assurance, 15% par les établissements financiers, 3% par des OPCVM. Ils Sont appelés les zinzins. Tous organismes privés qui bénéficient des avantages fiscaux sur le territoire.

 

 

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