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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:37

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.02.2013 à 06h37 • Mis à jour le 21.02.2013 à 10h02


 

 
Vingt-deux adolescents tibétains âgés de 18 ans ou moins se sont immolés ou ont tenté de le faire en Chine depuis 2009.

Deux adolescents tibétains de 17 et 18 ans se sont immolés ensemble par le feu dans une région tibétaine de la Chine. Rinchen, 17 ans, et Sonam Dargye, 18 ans, anciens camarades de classe à l'école primaire, ont mis le feu à leurs vêtements mardi dans la ville de Dzorge (Ruergai en chinois), dans la province du Sichuan, selon l'association de défense des Tibétains International Campaign for Tibet (ICT).

Les familles des deux adolescents ont pu récupérer leurs dépouilles, mais il n'est pas certain qu'elles soient en mesure de célébrer les rituels funéraires traditionnels, auxquels les autorités font en général obstacle pour les auteurs de tels actes de protestation, a précisé ICT, ONG basée à Washington.

Au pied de la région autonome chinoise du Tibet, le Sichuan (sud-ouest) a une importante population d'ethnie tibétaine. L'annonce de cette double mort a été confirmée par Free Tibet, une autre organisation de défense des Tibétains.

Cette double immolation porte à au moins 104 le nombre de Tibétains qui depuis 2009 se sont suicidés par le feu en Chine, ou ont tenté de le faire, pour protester contre la tutelle de Pékin et la répression de leur religion et de leur culture. Sur l'ensemble de ces immolations, 22 ont été accomplies par des adolescents âgés de 18 ans ou moins, a souligné ICT.

Dans la même ville de Dzorge (Ruergai), Lobsang Namgyal, moine tibétain âgé d'une trentaine d'années, s'était immolé par le feu le 3 février devant le bureau de la sécurité publique (police), après avoir lancé un ultime hommage au dalaï lama en lui criant "longue vie".

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture. Par ailleurs, le développement profite surtout aux Han.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:33

 

 

LE MONDE | 21.02.2013 à 10h47 • Mis à jour le 21.02.2013 à 11h20 Par Frédéric Saliba - Mexico Correspondance


 

Jose Miguel Vivanco, directeur de la division américaine de Human Rights Watch, le 20 février à Mexico.

 

"Le nouveau président du Mexique, Enrique Peña Nieto, doit mettre fin à l'impunité des forces de l'ordre", alerte José Miguel Vivanco, directeur pour les Amériques de Human Rights Watch (HRW). Mercredi 20 février, l'organisation a remis au gouvernement mexicain un rapport accusateur sur l'avalanche de disparitions forcées perpétrées par des policiers ou des militaires.

Cette enquête de 173 pages documente 249 cas de disparus dans cinq Etats, dont Coahuila (nord-est), Nuevo Leon (nord-est) et Zacatecas (nord), survenus durant le mandat de l'ancien président Felipe Calderon (2006-2012), du Parti d'action nationale (PAN, droite). Ce dernier avait déployé plus de 50 000 militaires sur le territoire pour combattre le crime organisé.

Aucune de ces disparitions n'a fait l'objet d'une arrestation. Pis, selon le rapport, intitulé "Les disparus du Mexique : le coût durable d'une crise ignorée", 149 cas comportent des "éléments de preuves sur l'implication des autorités", à partir de l'analyse d'images de vidéosurveillance et de témoignages de proches des victimes.

Pour M. Vivanco, "le nouveau président hérite d'une des pires crises de disparitions forcées de l'histoire de l'Amérique latine". Entré en fonction le 1er décembre 2012, M. Peña Nieto, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre), a promis de réduire la violence qui a fait plus de 60 000 morts et 25 000 disparus en six ans, selon le ministère de l'intérieur.

 

"NE DÉPOSEZ PAS PLAINTE"

L'un d'eux, Israël Torres, travailleur social de 21 ans, a été arrêté le 18 novembre 2009, sur une route de Coahuila, par la police municipale de Matamoros, qui a nié les faits. Ses proches ne l'ont jamais revu. Selon HRW, "ces arrestations abusives sont réalisées chez les victimes, sur leurs lieux de travail, à des barrages routiers ou dans des bars". Des agents municipaux sont les plus impliqués dans ces disparitions, suivis par des soldats et des policiers fédéraux.

Pourquoi de telles dérives ? "Certains membres des forces de l'ordre collaboreraient avec des groupes criminels qui extorquent ou intimident les familles", précise le rapport. En outre, "les procureurs tardent souvent pour rechercher les victimes et enquêter sur les coupables".

 

Sans compter que les fonctionnaires se déchargent parfois de la responsabilité de l'enquête en suggérant aux familles que les disparus sont membres d'un cartel de la drogue. Certaines sont mêmes menacées : "Ne déposez pas plainte car quelque chose pourrait arriver à vos autres enfants", s'est vu dire la famille de Roberto Ivan Hernandez, adolescent de 17 ans enlevé par la police fédérale, le 11 mars 2011 à Monterrey (Nuevo Leon), avec sa petite amie.

 

INEFFICACITÉ DE PROVICTIMA

Pis, la maison de l'épouse de José Fortino Martinez a été criblée de balles, après qu'elle eut exigé une enquête sur l'enlèvement de son mari, le 5 juin 2011 à son domicile à Nuevo Laredo (Tamaulipas), par des membres de la marine.

Le rapport souligne les impacts psychologiques et économiques sur les proches des victimes, qui "perdent souvent leurs droits aux services sociaux liés à l'emploi du disparu". HRW dénonce aussi l'inefficacité du ministère public chargé de l'attention aux victimes de délits (Provictima). Créée en septembre 2011, cette administration revendique l'assistance à 1 513 proches de victimes et 135 disparus retrouvés, dont 72 % vivants.

Toutefois, "la majorité des familles interviewées par HRW n'a eu aucun contact avec Provictima". Pourtant, l'Etat mexicain doit informer les proches de victimes, selon la Convention internationale des Nations unies pour la protection des personnes contre les disparitions forcées, ratifiée par le Mexique en mars 2008.

"M. Peña Nieto n'est pas responsable des erreurs de son prédécesseur, mais doit vite agir, sinon la crise va empirer", souligne M. Vivanco. HRW énumère 18 recommandations, dont la mise en place d'une base de données avec des informations ADN sur les disparus et les morts non identifiés.

 

"APPEL ENTENDU"

Autres consignes : le vote par le Congrès de la réforme du code de justice militaire, pour que les soldats qui violent les droits de l'homme soient jugés devant des tribunaux civils, la présentation immédiate des détenus devant le ministère public, ou la mise en place de protocoles nationaux de recherche des disparus.

"Notre appel semble avoir été entendu", se félicite M. Vivanco, après sa rencontre, mercredi 20 février, avec le ministre de l'intérieur, Miguel Angel Osorio Chong. La veille, le ministère public avait annoncé la prochaine publication d'un registre de plus de 25 000 disparitions. Une mesure prévue par la loi générale des victimes, promulguée par M. Peña Nieto, qui a appelé l'armée à respecter les droits de l'homme. Cette loi prévoit aussi des indemnités financières pour les proches des disparus. Pour M. Vivanco, "il faudra juger le nouveau gouvernement, non pas sur ses promesses, mais sur ses résultats".

Frédéric Saliba - Mexico Correspondance

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:24

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.02.2013 à 13h14 • Mis à jour le 21.02.2013 à 13h14

 

 

 

Le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

Deux femmes ont été interpellées jeudi 21 février dans la cathédrale de Moscou alors qu'elles voulaient marquer l'anniversaire de la "prière punk" contre Poutine chantée par le groupe contestataire Pussy Riot, dont deux femmes sont aujourd'hui emprisonnées.

Irina Katsouba et Elena Volkova, deux professeurs de l'Université de Moscou, ont été interpellées dans la matinée dans la cathédrale, alors qu'elles avaient revêtu des cagoules et tentaient de déposer des fleurs devant l'iconostase, rapporte le site d'informations en ligne Gazeta.ru. Mme Katsouba a raconté au site vouloir célébrer "l'anniversaire d'un événement qui a changé notre pays".

Le 21 février 2012, cinq jeunes femmes entrent dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, enfilent des cagoules colorées et interprètent une chanson punk dénonçant une collusion entre l'Eglise orthodoxe et le pouvoir politique. Elles prient la Sainte Vierge de "chasser Poutine". La scène, qui ne dure que 40 secondes, est filmée et aussitôt placée sur l'internet, ce qui fera la notoriété du groupe, quasi inconnu jusqu'alors.

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 SOCIÉTÉ RUSSE DIVISÉE

Face à des fidèles orthodoxes sous le choc, les jeunes femmes parviennent à s'enfuir ce matin-là, mais trois d'entre elles sont arrêtées quelques jours plus tard. Les autres n'ont jusqu'à présent pas été identifiées. Aujourd'hui, deux d'entre elles, Nadejda Tolokonnikova, 23 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, toutes deux mères d'enfants en bas âge, purgent une peine de deux ans dans des camps de l'Oural et de Mordovie.

La troisième, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, a vu en octobre sa peine commuée en sursis, ayant fait valoir qu'elle n'avait pas chanté avec les autres, ayant été interpellée une quinzaine de secondes après son arrivée dans l'église avec sa guitare.

L'affaire a profondément divisé la société en Russie, mais le groupe est devenu depuis un symbole à l'étranger de la protestation contre le régime russe. Selon un sondage de l'institut indépendant Levada effectué en octobre, 35 % des Russes estiment que la peine de deux ans de prison est inappropriée, tandis que 43 % pensent que ce n'est pas assez sévère. Seuls 13 % des personnes interrogées jugent qu'elle est beaucoup trop sévère.

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:16

 

 

ouest-france.fr

 

Belgique. Plus de 30 000 manifestants à Bruxelles contre l’austérité

Social jeudi 21 février 2013

Entre 30 000 (selon la police) et 40 000 (selon les organisateurs) personnes ont manifesté jeudi dans le centre de Bruxelles, à l’appel des trois grands syndicats belges, pour dénoncer les politiques d’austérité qui se traduisent notamment par un gel des salaires.

Une importante délégation de travailleurs des sites liégeois d’ArcelorMittal, frappés par une restructuration, et de l’usine Ford de Genk, qui fermera fin 2014, ouvrait le cortège qui a défilé entre les gares du Nord et du Midi.

Les syndicats dénoncent le gel des salaires

Avec 30 000 à 40 000 manifestants, les syndicats dépassent leur objectif, puisqu’ils avaient estimé qu’une présence de 10 000 à 15 000 personnes serait un « succès ».

« Des pensionnés, des chômeurs, des malades n’ont pas le petit minimum qui leur permet d’ajuster un peu leurs revenus », a déclaré Claude Rolin, secrétaire général de la CSC, un des syndicats appelant à cette manifestation.

Les syndicats dénoncent le gel des salaires, l’absence d’augmentation des allocations sociales ou du salaire minimum.

Les syndicats n’ont pas appelé à une grève générale, néanmoins les transports publics ont été perturbés jeudi matin dans la capitale belge, en Wallonie (sud) et en Flandre (nord). En revanche, les trains roulaient pratiquement normalement et les aéroports n’étaient pas perturbés.

Mettre la pression sur le gouvernement

La mobilisation a également eu des conséquences dans certaines grandes entreprises, notamment à la Fabrique Nationale (FN) d’armement, en région liégeoise (sud-est), où la grève était totale, ou encore à la Sonaca (construction aéronautique et aérospatiale), dans la région de Charleroi (sud-ouest).

Les syndicats entendaient mettre la pression sur le gouvernement dirigé par le socialiste Elio Di Rupo - mais qui compte également des libéraux et des démocrates chrétiens - qui a imposé un gel des salaires pour réduire les déficits et renforcer la compétitivité des entreprises.

« Le PS évite au gouvernement de changer de cap dans le mauvais sens. On a dit non à ceux qui voulaient reculer l’âge de la pension ou remettre en cause l’indexation automatique des salaires », a répliqué dans la presse le président du Parti socialiste francophone, Paul Magnette.

Bras de fer avec le patronat

Les représentants des travailleurs sont également engagés dans un bras de fer avec le patronat, avec lequel ils ne parviennent pas à conclure un accord permettant malgré les balises mises par le gouvernement d’améliorer les conditions de travail.

La Fédération des Employeurs de Belgique (FEB), qui plaide pour la modération salariale et des allégements de charges, a sans surprise condamné jeudi la manifestation. « Il est grand temps d’arrêter de mener des actions et d’opter résolument pour des solutions opérationnelles ! », a déclaré son directeur, Pieter Timmermans.

 

 

                                                                               *******************************

 

 

euronews.com

 

30 à 40000 manifestants contre l’austérité en Belgique

21/02 15:25 CET

 

Lecture/Arrêt Vidéo

Les syndicats espéraient voir au moins 15000 personnes, ce jeudi, dans la rue, en Belgique, ils sont finalement plus du double à défiler à Bruxelles. 30 à 40 000 manifestants venus dénoncer la politique d’austérité.

Les ouvriers d’Arcelor Mittal – qui craignent pour la pérennité de leur site de Liège – ont alimenté le cortège, tout comme ceux de Ford.

“Si nous sommes là, aujourd’hui, c’est pour dire au gouvernement que assez, c’est assez.!”, expliquait un manifestant.

“Les gens qui sont ici aujourd’hui veulent travailler honnêtement mais ils veulent être payés à leur juste valeur pour le travail qu’ils fournissent”, estimait une autre personne.

Les manifestants redoutent également le gel des salaires. Ils plaident pour le maintien de leur indexation sur les prix à la consommation.

La Belgique et le Luxembourg sont les deux seuls pays au monde où cette indexation automatique est toujours en vigueur.

Plus d'actualités sur : Austérité, Belgique, Manifestations en Belgique

Copyright © 2013 euronews

 


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 15:48

 

Conférence : Tunisie - Forum Social Mondial et Révolution

Tunisie : Alors que se prépare le Forum Social Mondial, qui aura lieu à Tunis du 26 au 30 mars 2013, la révolution tunisienne entame peut être son second épisode.

Jeudi 21 février 2013 à 20h

Auditorium du Conseil Général, 3 rue Guillemette à Nîmes


La Tunisie de la révolution vit des heures tragiques au lendemain du lâche assassinat le 6 février de l'une de ses grandes figures Chokri Belaïd, qui tenait une place essentielle dans le mouvement politique attaché à la réalisation des objectifs de la révolution.
Cet événement survient deux ans après la chute du régime Ben Ali et le déclenchement des « printemps arabes ». La conférence tentera dans un premier temps d'éclairer cette actualité brûlante par la présentation de quelques données clés sur la situation politique, économique et sociale de la Tunisie.
Les actions et les réponses politiques à cette situation sont très attendues et pourront être en partie débattues au cours d'un autre événement majeur qui doit se tenir à Tunis, dans un mois, du 26 au 30 mars : le Forum Social Mondial.
Il s'agit d'un événement d'ampleur mondiale mais aussi d'un espace de rencontres et de convergences entre les mouvements sociaux et citoyens du pays et de la région d'accueil.
Ce Forum s'annonce donc comme l'une des premières possibilités offerte aux sociétés civiles de la région Maghreb-Mashreq de se rassembler, de rencontrer des partenaires nouveaux, d'envisager la construction de collaborations concrètes et de faire connaître largement leur situation et leurs actions au public et aux sociétés civiles des autres continents.


A l'initiative de membres du FSL 30 : Forum Social Local 30

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:59

 

http://www.bioaddict.fr/article/produits-bio-comment-distinguer-le-vrai-du-faux-a2534p1.html

 


Sommaire
1 - Les dérives de la filière bio : faux bio et bio-industriel
2 - Comment sont contrôlés les produits bio ?
3 - Restons biovigilants !
Publié Le 6 Février 2012 à 14h13

 
Faux logos bio, bio-industriel, bio-énergivore, marges importantes des grandes surfaces... La dérive vers un "bio business" est de plus en plus décriée. Comment apprendre à distinguer le vrai du faux ?
Devenu le label référence de tous les consommateurs soucieux de l'environnement et de leur santé, le secteur du bio est en pleine croissance. Mais son succès est-il en train de lui monter à la tête ?  En effet, depuis quelques années, on assiste à la multiplication de cas frauduleux et de scandales autour du bio. On pense notamment à la commercialisation à venir de poulets plus industriels que bio, par la marque DUC, objet d'un précédent article et qui semblait annoncer l'arrivée d'un "bio" moins rigoureux.

Multiplication des fraudes au bio

La semaine dernière, le Tribunal correctionnel de Vevey, dans l'ouest de la Suisse, a condamné une agricultrice à 2 ans d'emprisonnement pour escroquerie. Celle-ci a vendu de faux légumes bio entre 2002 et 2006 après avoir modifié, avec l'aide de complices, les étiquettes de ses cageots. Si elle avait bien obtenu la labellisation pour certaines de ses cultures, l'agricultrice utilisait régulièrement du désherbant prohibé et grossissait ses stocks avec des produits issus de l'agriculture conventionnelle.

Si un tel acte de malhonnêté peut sembler anecdotique, une fraude bien grave a été mise à jour le 6 décembre dernier par la police véronaise, dans le nord-est de l'Italie. Celle-ci a intercepté quelque 2 500 tonnes de faux produits bio et démantelé la filière qui les écoulait en Europe. Les produits concernés étaient de la farine, du froment, du soja et des fruits secs avec de faux logos et de faux papiers de certification. Ce trafic, organisé entre la Roumanie et l'Italie, aurait ainsi porté sur plus de 700 000 tonnes, écoulées en plusieurs années. Les produits de base étaient achetés via des sociétés écran puis "transformés" discrètement en faux bio, avant d'être revendus aux consommateurs à un prix quatre fois plus élevés. Sept personnes ont été mises sous mandat d'arrêt, dont les dirigeants des sociétés Sunny Land, Sona et Bioecoitalia, ainsi que le directeur de l'organisme de certification pour la région des Marches.

Les importations rendent-elles les contrôles plus difficiles ?

L'organisation de l'agriculture biologique Italienne (AIAB) a réagi dès l'annonce de cette affaire : " L'éclatante fraude a mis en lumière la faiblesse du secteur que l'AIAB avait plusieurs fois souligné : le problème des matières premières importées, qui vont pour l'alimentation animale du soja à l'orge, et pour la boulangerie de la pâte au pain (...) Nous avions plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme sur un secteur en plein expansion, pouvant attirer la spéculation et la criminalité.(...) Nous encourageons donc à proposer des produits bio et italiens, provenant d'entreprises exclusivement bio, et si possibles garanties par la marque de l'AIAB, et construire des filières entièrement italiennes ."

Afin de lutter contre ces fraudes, les associations prônent la multiplication des contrôles inopinés mais aussi l'augmentation des surfaces et des variétés cultutivées issus de l'agriculture biologique sur le territoire européen. Car comme le souligne Christopher Stopes, président de l'IFOAM Europe (International Federation of Organic Agriculture Movements), la démarche du bio va bien au-delà de l'achat de produits labellisés. "Plutôt que d'importer pour combler une demande très supérieure à l'offre disponible, il est urgent et nécessaire de développer la bio " ici et maintenant ", sur les territoires français, en aidant les agriculteurs conventionnels à évoluer vers la bio et en soutenant les installations bio " explique-t-il dans un communiqué publié peu après le scandale italien. Ainsi, les associations écologistes rappellent que la bio doit s'inscrire dans un territoire donné, respecter les rythmes des saisons et favoriser les circuits courts pour rester fidèle à sa philosophie de départ.


Quelles sont les autorités compétentes pour contrôler les produits bio ?

 


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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:52

 

Agoravox - par rosemar (son site) mercredi 20 février 2013

 

 

 

 

Après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, nous sommes en droit de nous poser bien des questions sur toute la chaîne alimentaire et ses dérives : le consommateur est sans cesse abusé, trompé sur la marchandise, le but étant pour l’industrie agro-alimentaire de générer des profits toujours plus importants au détriment de la santé de chacun : les produits sont mal contrôlés, mal étiquetés, le consommateur est mal informé…

Une nouvelle inquiétude se profile à l’horizon : la Commission européenne a indiqué, jeudi 14 février, que les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volaille à compter du 1er juin. Ce mode d’alimentation avait été totalement interdit et banni dans l’Union européenne en 2001, après cinq années de crise de la "vache folle"…
 
" La commission prévoit d'autoriser le recours à des "protéines animales transformées" qui ne présenteraient pas les mêmes risques que les farines animales produites jusque dans les années 1990 pour nourrir poissons, poules ou mammifères d'élevage. Ainsi les PAT ne seraient fabriquées qu'à partir de produits d'abattage propres à la consommation humaine et prélevés sur des animaux sains, alors qu’on a longtemps utilisé dans ces farines toutes sortes de sous-produits de carcasses."
 
Le temps a passé et il semble qu’on n’ait pas vraiment tiré les leçons de ces erreurs graves, de leurs conséquences dramatiques : les technocrates de Bruxelles décident pour nous de notre alimentation…Qui pourra vraiment contrôler et vérifier le contenu de ces farines animales ?
 
D’ailleurs, quand on voit les conditions d’élevage des poissons dans les fermes d’aquaculture, on peut se demander qui a envie de manger du poisson d’élevage : pangas, saumons, tilapias, crevettes font, paraît-il, les délices des consommateurs chinois,la Chine étant le premier «  fabricant «  de ces poissons…
 
Plus gros producteur mondial de poissons d'élevage, la Chine en est également le principal client : 80,2 % des poissons consommés en Chine sont issus de la pisciculture, contre seulement 23,6 % en 1970. Dans le reste du monde, la proportion, bien que plus faible, est aussi en forte progression (26,6 % contre seulement 4,8 % en 1970).
 
Apparemment, les consommateurs chinois sont peu soucieux de leur alimentation et, aussi sans doute, fort mal informés…
 
Les conditions d’élevage de ces poissons sont le plus souvent indignes…Ainsi les pangas parqués dans des fermes d’élevage,au Vietnam sont des poissons omnivores capables de digérer tous les déchets, toutes les pollutions industrielles et le Mékong dans lequel ils vivent est un des fleuves les plus pollués du monde, un gigantesque égoût…
 
 De plus, ce poisson ne se reproduisant pas facilement à l’état naturel, il reçoit un traitement de choc pour faciliter la ponte des œufs : les femelles se voient donc injecter des hormones féminines qui servent à stimuler la reproduction…
 
En Norvège, les saumons d'élevage sont traités au diflubenzuron, pesticide destiné à lutter contre un parasite : les poux de mer...
 
Les problèmes sont multiples et la pisciculture elle-même semble générer de nouvelles maladies des poissons comme ces poux de mer, par exemple...
 
De plus, dans cette industrie du poisson, les producteurs se trouvaient devant une impasse car les poissons d'élevage étaient et sont nourris pour une grande partie de farine et d'huile de poissons issus... de la pêche.
 
La pisciculture, souvent présentée comme une solution idéale à la surpêche, pèse en fait lourdement sur les ressources halieutiques. Sur les 90 millions de tonnes de poissons pêchés chaque année, près du quart sert à nourrir d'autres poissons ou des animaux d'élevage. C'est ce qu'on appelle la pêche minotière. 
 
Dès lors, la seule solution serait de revenir aux farines animales…
 
Mais quand on voit tous les détournements, toutes les tromperies et toutes les fraudes qui pèsent sur l’industrie alimentaire, on se demande s’il ne serait pas plus judicieux de tempérer notre consommation de viandes et de poissons…
 
En Manche, en baie de Seine, les sardines et d'autres espèces comme les bars ou les maquereaux sont contaminées aux PCB....
 
Pour ma part, j'ai éliminé de mon alimentation la plupart des produits préparés et je me refuse à acheter du poisson d’élevage dans la mesure où les producteurs se permettent tous les abus... mais même les poissons pêchés en mer sont parfois pollués...
 
 
Source : Le Monde

 

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:44

 

 

Lire aussi

Les factures d’électricité des Français vont encore gonfler dans les années à venir : une hausse d’environ 30 % est à prévoir sur la période courant de 2012 à 2017, a annoncé la commission de régulation de l’énergie (CRE), lundi 18 février, dans son rapport sur le fonctionnement des marchés de détail (à lire en cliquant ici). Un tel bond représenterait une augmentation annuelle d’environ 6 % du prix de l’électricité pour les consommateurs, un rythme qui semble difficilement acceptable pour les autorités politiques, en pleine explosion du chômage et des inégalités sociales (voir ici et là les notes de l’Insee sur ces sujets).

Comment expliquer cette course folle des tarifs de l’énergie ? Selon la CRE, cette inflation « est due pour plus du tiers à l’augmentation de la CSPE », à savoir la contribution au service public de l’énergie, qui « s’explique pour l’essentiel par le développement des énergies renouvelables ». Les autres causes détaillées par les commissaires sont la hausse prévisible du prix de l’énergie et les investissements nécessaires dans les réseaux.

 

Rapport de la CRE sur le marché de l'électricité. 
Rapport de la CRE sur le marché de l'électricité.

Les prix de l’électricité vont-ils exploser à cause de l’éolien et du solaire ? En quelques heures, ce raccourci s’est propagé à la vitesse de la lumière dans les médias et sur les réseaux sociaux, occupant les grands titres des journaux du soir et du lendemain matin.

Il est pourtant faux : depuis sa création en 2003, la CSPE a majoritairement servi à financer les énergies fossiles, pas du tout renouvelables, indiquent les calculs du Comité de liaison énergies renouvelables (Cler), un réseau d’experts indépendants. Entre 2009 et 2012, la part des énergies renouvelables n’a représenté en moyenne que 43 % des charges totales de la CSPE. Tout le reste, soit près de 2,5 milliards d’euros, a servi à financer les énergies fossiles. Ce n’est qu’en 2012 que, pour la première fois, la part des renouvelables a dépassé la barrière des 50 % de charges de la CSPE (à 52 %). Il est donc erroné de leur attribuer en priorité la responsabilité de l’explosion des coûts.

 

Evolution des charges de la CSPE ©Cler 
Evolution des charges de la CSPE ©Cler

 

Prélevée sur la facture des consommateurs, personnes physiques et morales, la CSPE doit couvrir toute une série de charges : les surcoûts liés aux obligations d’achat des renouvelables et de la cogénération (produire de la chaleur et de l’électricité en même temps), ceux liés aux appels d’offres (du fait de l’ouverture du marché à la concurrence), la péréquation tarifaire, le tarif de première nécessité, le fonds solidarité logement. Ces charges ont progressé avec le temps, mais le montant de la contribution n’a pas été suffisamment réévalué, créant un méga déficit de 4,9 milliards d’euros, dus par l’État à EDF. En janvier dernier, un accord a été trouvé pour le résorber d’ici fin 2018. La CSPE s’établit à 13,5 euros par mégawattheure (Mwh) au 1er janvier 2013, soit trois fois plus que lors de sa création dix ans auparavant.

 

Tableau de l'évolution des charges de la CSPE (©Cler) 
Tableau de l'évolution des charges de la CSPE (©Cler)

 

Cette « dette CSPE » s’ajoute aujourd’hui aux charges annuelles de la contribution et en renchérit le coût. Or, sur la première période de la CSPE, entre 2003 et 2009, la part des renouvelables n’a même pas atteint 10 % des charges globales – et fut d’ailleurs négative en 2008, analyse le Cler. Elle coûtait alors entre 1,5 et 2 milliards d’euros par an.

 

« À 90 % de l'énergie fossile »

À quoi a servi tout cet argent ? À payer la péréquation tarifaire, c’est-à-dire la continuité des tarifs d’électricité où que l’on se trouve sur le territoire au nom de l’égalité républicaine, y compris dans les îles, et la cogénération. À ce titre, EDF s’est ainsi retrouvée à payer de l’électricité fossile plus de 200 euros le Mwh (par comparaison, elle vend son électricité à ses concurrents 42 euros le Mwh). Les zones concernées sont les départements d’outre-mer, la Corse et quelques rares îles métropolitaines.

Le montant de ce soutien est passé d’environ 300 millions d’euros par an en 2003 à plus d’un milliard d’euros ces dernières années, pour un coût cumulé d’environ 9 milliards d’euros sur dix ans, ajoutent les experts du Comité. « C’est donc de l’énergie à 90 % fossile qu’ont alors financé les consommateurs, sans que personne ne s’en émeuve », commente Raphaël Claustre, directeur du Cler, qui s’interroge ouvertement : « La CSPE vient-elle en accompagnement de la transition ou en financement de la stagnation ? » 


 Saint-Denis, près des anciens gazomètres (JL).
Saint-Denis, près des anciens gazomètres (JL).

Représentant des ONG écologistes dans le groupe de travail n°3 du débat sur la transition énergétique – dédié aux renouvelables et au développement des territoires –, Claustre reconnaît la justification du principe de péréquation tarifaire, mais constate : « Il est regrettable que depuis dix ans, le coût réel élevé de l’électricité dans ces zones n’ait pas été le déclencheur de politiques ambitieuses visant à mettre en œuvre une transition des énergies fossiles vers les renouvelables et la maîtrise de l’énergie. »

Quant à la cogénération, généralement considérée comme une technologie écologiquement valable puisqu’elle est récupère la chaleur produite par une centrale électrique, elle est souvent d’origine fossile (en général, le gaz). Le tarif moyen d’achat de la cogénération atteint 130 euros par MWh en 2012, pour un impact sur les charges de service public d’environ 800 millions d’euros par an, soit 8 milliards sur dix ans. « On peut s’interroger sur la pertinence de cet achat », ajoute Raphaël Claustre. 

 

Dans la Manche, en 2007 (©Terfili) 
Dans la Manche, en 2007 (©Terfili)

C’est dans ce contexte de coûts substantiels et pérennes des hydrocarbures que les charges liées aux énergies renouvelables ont, elles aussi, beaucoup augmenté depuis 2009, passant de 21 % de la CSPE à 52 % en 2012. C’est essentiellement le photovoltaïque qui a coûté cher à la collectivité, du fait de tarifs d’achat surestimés à la fin des années 2000, qui ont créé une véritable bulle spéculative. Ce mauvais calage de prix a conduit Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’écologie, à geler les tarifs avant de les revoir à la baisse, sous la précédente mandature. « Ces erreurs de pilotage ont eu des conséquences dramatiques pour de nombreuses PME, mais aussi pour les charges de service public », analyse Raphaël Claustre.  

Même si les coûts de production de l’éolien terrestre, en pleine baisse, deviennent aujourd’hui compétitifs de ceux de l’EPR de Flamanville (entre 90 et 110 euros le Mwh), les énergies renouvelables restent globalement beaucoup plus chères que l’énergie de l’atome. La part d’éolien, de photovoltaïque ou encore de biomasse à la charge de la CSPE est donc promise à grossir encore, au fur et à mesure que leur parc s’étendra. Ce coût ne sera supportable à terme que si, parallèlement, les charges des énergies fossiles baissent. C’est l’objectif de la transition énergétique que le gouvernement dit vouloir défendre. Il est pourtant contredit par un épisode récent : l’autorisation de la construction de la centrale à gaz de Landivisiau, dans le Finistère, que doit financer la CSPE (voir ici notre article) à hauteur de 40 millions d’euros par an pendant vingt ans. 

C’est encore au nom de leur coût supposé exorbitant que les sénateurs ont bataillé contre les éoliennes la semaine dernière, lors de la discussion sur les bonus malus énergétiques, et rétabli un seuil de trois mâts aux parcs éoliens autorisés à bénéficier du tarif d’achat (voir ici notre article). La bataille du juste prix est ainsi la première épreuve à réussir pour les participants au débat national sur la transition énergétique.

 


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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:36

 

Libération 

20 février 2013 à 20:54


Manifestation à Athènes contre les mesures d'austérité, le 20 février 2013
Manifestation à Athènes contre les mesures d'austérité, le 20 février 2013 (Photo Angelos Tzortzinis. AFP)
Par AFP

Au moins 50.000 manifestants sont descendus dans la rue mercredi en Grèce dans le cadre d'une grève générale perturbant notamment les transports, pour protester contre l'austérité dont les créanciers internationaux s'apprêtent à vérifier la mise en oeuvre.

A Athènes, la police, largement déployée, a estimé les manifestants à quelque 35.000, et à quelque 15.000 à Salonique, deuxième ville de Grèce, dans le nord.

Des incidents limités ont été signalés: dans la capitale, des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes pour repousser des manifestants qui leur lançaient des pierres, tandis qu'à Salonique et Héraklion (Crète), le véhicule d'une télévision et une voiture de patrouille ont été incendiés, et des vitrines de prêteurs sur gages endommagées.

La mobilisation visait, selon les centrales syndicales GSEE du privé et Adedy du public, à "répondre aux politiques anti-croissance qui ont paupérisé la société et enfoncent l'économie dans la crise". Elle était au niveau de celle de la dernière journée de protestation sociale en novembre.

"Stop, nous n'en pouvons plus", proclamait la banderole centrale du cortège syndical, grossi par les troupes du principal parti d'opposition, le Syriza, de gauche radicale, dont les tracts appelaient à "faire tomber le plus vite possible" le gouvernement.

Dans la foule, Panayotis Kolovos, jeune avocat de 25 ans "se considère comme chanceux avec au moins un emploi, même s'il n'est payé que 600 euros". "Nous ne survivons qu'à grand peine", lance-t-il à l'AFP.

"Tout le monde autour de moi est sans emploi", affirme Alexandra Papadatou, 28 ans, diplômée d'économie au chômage. Le chômage frappe 27% des actifs, plus de 60% chez les jeunes.

Comme de coutume, le Front syndical communiste Pame a manifesté à part, sous le slogan "Non aux bagnes modernes", pour dénoncer la dérégulation en cours du marché du travail qui fait baisser les salaires en cascade.

Quelques tracteurs figuraient dans son cortège, signal de la colère des agriculteurs, mobilisés dans le centre rural contre un durcissement de leur régime fiscal et le manque de crédit.

Comme en Espagne ou au Portugal, les contestataires grecs ne voient plus d'issue à une politique de rigueur et de réformes initiée en 2010, qui se traduit dans l'immédiat par plus d'asphyxie économique et met à bas la santé, l'éducation et la protection sociale.

"En aucun cas nous ne pouvons demander des efforts supplémentaires aux Grecs", a d'ailleurs affirmé mardi le président français François Hollande, en visite de "soutien" à Athènes, alors que son homologue, Carolos Papoulias, au rôle honorifique, soulignait le risque d'une "explosion sociale".

Dans l'immédiat, "il s'agit juste d'appliquer" les engagements pris en novembre pour arracher aux bailleurs de fonds UE et FMI la poursuite de leur soutien financier, "en particulier en matière de privatisations, de perception des impôts et de réduction du secteur public", a commenté pour l'AFP une source du ministère des Finances.

Selon elle, le gouvernement de coalition droite-gauche modérée attend en conséquence le retour, fin février-début mars, de la troïka des créanciers (UE-FMI-BCE). Les inspections de la troïka conditionnent le versement des prêts dont la Grèce doit bénéficier pour un total prévu de 240 milliards d'euros.

Mais pour les manifestants, c'est déjà trop, alors que selon une étude, plus de la moitié des foyers est menacé d'insolvabilité. "Toutes ces mesures ont apporté la misère", s'emporte Dimitris Balayannis, un technicien de presse de 51 ans, fraîchement licencié.

L'exécutif lui-même renâcle parfois: pour éviter de licencier des fonctionnaires, il tente de convaincre ses créditeurs que les départs en retraite suffiront à tenir l'objectif de 25.000 postes en moins dans le public pour 2013.

Mais le Premier ministre conservateur Antonis Samaras a aussi recouru à la manière forte -- intervention policière et réquisition -- pour casser deux récentes grèves des marins et des employés du métro d'Athènes.

Dans un pays à l'activité déjà passablement ralentie par six ans de récession, la grève générale, la première de l'année, a perturbé les dessertes aériennes domestiques, ferroviaires et urbaines, et maintenu à quai les bateaux desservant les îles, tandis qu'hôpitaux, écoles et administrations ont tourné au ralenti.

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 22:23

 

 

Par Okeanos

20 février 2013 - 21:33

(dernière modification le 20/02/2013 - 22:10)

 

 

Grece La Grande Braderie Oui Mais

A la suite de notre article "Grèce : la grande braderie", le grand bluff d'Alexia Kefalas pour Envoyé Spécial, la société Upside TV nous avait menacé de poursuite et contraint à publier son droit de réponse. Aujourd'hui, nous vous invitons à lire la réaction des Indignés du PAF (publiée sur le site mediapart).

 


France 2 et "La Grande Braderie de la Grèce": réaction à l'émission "Envoyé Spécial" du 20 Décembre 2012

Hier soir, Mardi 19 Février, dans son journal télévisé de 20 heures, France 2 a diffusé un reportage intitulé « Grèce, la grande braderie de l’Etat ». Décidément, ce thème plaît beaucoup à la chaîne! En effet, le 20 Décembre 2012, Envoyé Spécial, le magazine de la rédaction, diffusait un reportage intitulé « Grèce, la grande braderie » réalisé par Alexia Kefalas et produit par Upside Television.

Lien pour visionner « Envoyé Spécial » : http://www.youtube.com/watch?v=OyqtyKLSaN8

Un mois après, le 21 janvier 2013, ce reportage a provoqué la mise en ligne d’un article intitulé « Grèce, la grande braderie, le grand bluff d’Alexia Kefalas pour Envoyé Spécial » par le site OkeaNews. Cette contre-enquête a pour objectif de montrer comment « ce reportage est truffé d’inexactitudes et d’omissions » et donne « une image totalement faussée des privatisations en cours en Grèce ».

Lien pour lire l'article d'OkeaNews: http://www.okeanews.fr/grece-la-grande-braderie-le-grand-bluff-dalexia-kefalas-pour-envoye-special/

La société Upside a demandé la publication d’un droit de réponse et  menacé d’engager  des poursuites contre le site. Le médiateur de France 2, que nous avons contacté, nous a envoyé le texte de ce droit de réponse.

Après relecture de l’article d’OkeaNews, de la réponse d’Upside, nous avons revisionné les images. Le reportage d’Envoyé Spécial comporte effectivement des erreurs et pose un problème déontologique concernant l’utilisation du commentaire.

La promesse est très forte au début du sujet : «  Alors il faut vendre et vite : la compagnie des chemins a déjà trouvé preneur, reste à saisir un aéroport, un ancien palais royal, le port d’Athènes, et même des mines d’or ». Mais tout au long de ce 26 minutes, aucune preuve  de vente de ce qui est annoncé n’est apportée, y compris pour la compagnie des chemins de fer.

L’OFFICIEL ET L’OFFICIEUX

L’objectif selon la société Upside n’est pas de montrer ce qui est officiel mais de révéler ce qui se passe derrière, grâce à un travail d’enquête.

Comme le mentionne OkeaNews, les privatisations des biens de l’Etat sont gérées par le TAIPED. Une liste officielle des privatisations est disponible sur son site. Mais comment le téléspectateur peut-il distinguer l’officiel de l’officieux quand on ne l’informe pas de l’existence de la liste officielle du TAIPED ?

Au sujet d’un agent immobilier apparaissant à l’image, Upside, dans son droit de réponse, écrit :  Nikos Lagonikos confirme que « les ventes et les locations d’îles ne sont pas officielles mais qu’elles existent. » La société contredit ainsi le commentaire de son propre reportage qui affirme : «  l’Etat l’a mandaté OFFICIELLEMENT pour vendre ses îles ».

LES ILES A VENDRE

Le commentaire dit : « il n’y a pas une seule mais 47 îles à CEDER ». Dans son interview, Nikos Lagonikos montre le catalogue des îles « que l’Etat a décidé de LOUER pour 49 ans ». Le commentaire affirme « tous les jours de nouveaux biens sont MIS EN VENTE ». Mais l’instant suivant, il cite « l’appel du maire qui voudrait LOUER ».

Le commentaire dit « VENDRE » quand les personnes interviewées disent « LOUER ». Ce procédé de jeux sur les mots leurre le téléspectateur. Quand une parole donne le change ou leurre, cela s’appelle un « bluff ».

Pour en revenir aux faits, le reportage n’apporte aucune preuve de vente d’une île, mais montre un maire qui souhaite louer les installations touristiques présentes sur son île, « l’île des Rêves ».

LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER

Quand Upside écrit « notre reportage n’affirme pas que la compagnie grecque des chemins de fer a déjà trouvé preneur », encore une fois c’est comme si cette société n’avait pas écouté son propre reportage car le commentaire affirme au début du reportage: « la compagnie générale des chemins de fer a déjà trouvé preneur, reste à saisir… ».

Quand Upside précise dans son courrier « la société Cosco est intéressée par le réseau ferroviaire chemins de fer grecs », elle modère le commentaire du reportage qui dit : « un nouveau gros contrat ».  Dans l’interview, le représentant de Cosco ne parle pas d’acheter le réseau mais de relier le port à la voie ferré. Encore une fois, aucune preuve de vente.

OkeaNews indique que sur le site du TAIPED, la compagnie grecque des chemins de fer fait partie des privatisations qui auront lieu à long terme. C’est exact.

Le commentaire dit «  reste à saisir un aéroport, un ancien palais royal, le port d’Athènes, et même des mines d’or. » Le reportage développe ensuite trois exemples.

LE PORT D’ATHENES

Le commentaire dit «  Il y a MAINTENANT ce petit morceau de Chine ». La concession d’une partie du port du Pirée a été accordée en 2008 donc « ce petit morceau de Chine » a déjà quatre ans d’ancienneté. Ces mots comme « maintenant »  et « aujourd’hui » créent la confusion et amènent le téléspectateur à penser que la privatisation est récente.

LA MINE D’OR et de CUIVRE DE CHALCIDIQUE

C’est encore une fois l’absence de date qui entraîne la confusion dans la privatisation de cette mine, qui a eu lieu en 2003.

Upside répond que le reportage ne dit en aucun cas que l’achat de la mine d’or est une privatisation mais parle très clairement de la privatisation de la FORET qui entoure la mine d’or. Mais alors cette promesse en début de reportage « …et même des mines d’or » ?  Où sont donc ces fameuses mines d’or ?

LA BRADERIE DU PATRIMOINE HISTORIQUE

Même principe, un commentaire très affirmatif : «  les trésors de l’Antiquité comme l’Acropole ne sont pas à vendre, mais il y a des dizaines d’autres vestiges moins connus des touristes. » Concrètement, aucune preuve de vente d’un seul vestige sur « ces dizaines d’autres vestiges à vendre ». Le téléspectateur voit un ancien palais royal à l’abandon.  La polémique sur le détournement des fonds européens destinés à sa restauration est intéressante mais hors sujet.

Nous avons communiqué ces éléments au médiateur de France 2 le 14 Février dernier mais n’avons pas reçu de réponse à ce jour.

                                                                       Pour les Indignés du PAF, Sabine Chevrier, Mercredi 20 Février 2013

Contact: lesindignesdupaf@gmail.com

 

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