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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 19:13

 

 

 

Rouen, de notre envoyée spéciale

Les oreilles des policiers anti-terroristes français ont dû siffler ce 6 février 2013. Charles Torres, 28 ans, comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Rouen pour avoir refusé un prélèvement ADN lors de sa garde à vue dans les locaux de la police anti-terroriste. Le 23 février 2012, à 7 h 45, le jeune homme, forgeron de son état, avait été interpellé, dans le cadre de l’affaire de Tarnac, par une vingtaine de policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat) accompagnés du juge Fragnoli, alors en charge du dossier.

Colocataire à Rouen d’une maison où habitent deux des dix mis en examen dans l’affaire de Tarnac, l’ancien étudiant en histoire était soupçonné d’avoir fabriqué les fameux fers à béton posés sur une ligne TGV en Seine-et-Marne, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.

Des milliers d'heures d’écoutes téléphoniques, une perquisition en règle du domicile de ses parents et une garde à vue de 34 heures plus tard, Charles Torres quittait les locaux de la Sdat à Levallois-Perret sans aucune charge et sans même avoir été entendu par le juge d’instruction. À un détail près : un refus de prélèvement de ses empreintes digitales et génétiques qui lui vaut d’être jugé ce 6 février. Une capitaine de police de la Sdat a pris soin, dans un procès-verbal daté du 24 février 2012 transmis aux magistrats rouennais, de déplorer ce refus en précisant combien ce prélèvement ADN « aurait utilement permis de déterminer le profil génétique de l'intéressé aux fins de comparaison avec les empreintes génétiques à ce jour non identifiées ».

Comme l’a révélé mercredi Le Monde, cette même enquêtrice de la Sdat a cependant omis de préciser un petit détail aux magistrats : ses subordonnés ont réussi à prélever l’ADN de Charles Torres à son insu, le deuxième jour de sa garde à vue. Anticipant son refus, « un usage chez les mis en cause successifs dans la présente procédure », note un enquêteur, les policiers ont procédé, à l'aide d'une solution hydro-alcoolique, à « un nettoyage intégral du bureau » où le jeune homme devait être entendu pour la quatrième fois. Il ne leur restait plus, après l'audition, qu’à récupérer « les prélèvements de traces de contact sur la surface du bureau » où il « a apposé ses mains », ainsi que les cheveux jonchant le sol « à l'aplomb du siège où Charles Torres s'est assis ».

Selon ses avocats, la comparaison des empreintes génétiques réalisées ensuite n’a rien donné. Et pour cause : « Sur les fameux crochets, il n’y a aucun ADN, si ce n’est celui de deux gendarmes, et je ne pense pas qu’on me soupçonne d’être gendarme », a raillé Charles Torres devant le tribunal. 

Les policiers de la Sdat se sont bien gardés de mentionner ou de transmettre ce PV de recueil de traces génétiques au procureur ainsi qu’aux magistrats rouennais qui jugeaient Charles Torres jeudi. Les avocats du jeune homme, Me Marie Dosé et Me William Bourdon, ont donc eu beau jeu de crier mercredi à « l’escroquerie au jugement ». « On vous fait croire que ce refus (de prélèvement - ndlr) a causé un préjudice terrible pour l’affaire de Tarnac, et on apprend à travers la presse que ce prélèvement a été fait ! De qui se moque-t-on ? » s’est indignée Me Marie Dosé.

« Les policiers, noir sur blanc, mentent au tribunal de Rouen », a repris son confrère Me William Bourdon, brandissant d’une main le procès-verbal de la policière de la Sdat regrettant l’absence de prélèvement, et de l’autre celui de recueil d’ADN effectué par le même service, le même jour. Procès-verbal qui n’a jamais été transmis aux magistrats rouennais, tout comme les quatre auditions sur les faits du jeune homme. Pour l’avocat, ce nouvel épisode de l’affaire de Tarnac n’est qu’une preuve de plus de « la déloyauté au cœur de la stratégie de la Sdat » et du « mépris de ce qui devrait être la fine fleur de la police française envers les juges ».

« Un innocent peut être fiché sans le savoir »

Face au tribunal, le jeune forgeron, à la plume mordante, s’excuse de ne pas être aussi à l’aise à l’oral et retrace le contexte « kafkaïen » il a cherché un autre mot « moins café du commerce », il n'a pas trouvé – de son interpellation. Dès sa première audition, les policiers l'ont bombardé de questions sur ses convictions politiques et ses fréquentations : est-il militant d'un mouvement ou d'un parti politique ? Membre d'une association quelconque ? Que peut-il exprimer de la nature de ses idées politiques ? Quelles sont les causes qui méritent d'être défendues selon lui ? Est-il satisfait du système politique et social auquel il appartient ? Que pense-t-il de l'ordre économique en place, à savoir l'économie de marché ? Se sent-il proche des thèses défendues par l'extrême gauche française? À son avis, le recours à la violence est-il justifiable quand il permet de lutter pour des idées ? Connaît-il le mouvement anarcho-autonome français ou son histoire ? Etc.

Autant de questions auxquelles Charles Torres a refusé de répondre ou qu'il a mouchées de son ironie. À un enquêteur qui lui décrit avec force détails l'effet de fers à béton sur des caténaires, il conseille : « Je pense que vous devriez éviter de donner autant de détails à des gens qui sont des criminels potentiels. » Au même qui lui demande, en lui présentant une photo de crochets, s'il saurait les fabriquer, il répond de lui amener les pièces en question pour qu'il fasse un devis. 

Le souffle court, Charles Torres souligne devant le tribunal l’absurdité de la loi sur l’ADN. « Le juge me libère de la garde à vue sans même m’interroger, j’en déduis que ses soupçons ont disparu, et au même moment, on me remet en garde à vue pour refus de prélèvement, s’étonne-t-il. Ce qui justifiait la demande de mon ADN a disparu, mon ADN a déjà été prélevé, et pourtant je suis devant cette salle ! » Prenant plusieurs fois à partie le policier de la DCRI « en blouson de motard » qu’il affirme avoir repéré dans la salle, Charles Torres provoque les rires et applaudissements du public, où se pressent amis et militants rouennais.

Selon la loi, les officiers de police judiciaire doivent, a minima, disposer « d’une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner » qu’une personne a commis une infraction pour pouvoir prélever son ADN. Or, pour Me Marie Dosé, au vu du peu d’éléments transmis par la Sdat au tribunal de Rouen, « au moment où Charles Torres refuse le prélèvement ADN, vous ne pouvez pas savoir s’il y avait des éléments contre lui ». 

Le procès aurait pu être l’occasion d’un toilettage de la loi sur le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), uniquement destiné aux violeurs lors de sa création en 2008 et aujourd’hui étendu à la quasi-intégralité des délits. « C’est devenu le fichier des voleurs de tranche de jambon plutôt que celui des violeurs, lance Charles Torres. Ils ont transformé l’adage populaire “qui vole un œuf vole un bœuf” en “qui vole un œuf viole un bœuf”. »

Mais la question prioritaire de constitutionnalité déposée par ses avocats a été écartée par le tribunal au motif que l'article visé avait déjà été examiné par le Conseil constitutionnel.
La loi prévoit qu’en cas d’impossibilité de procéder à un prélèvement biologique, l’identification ADN puisse être réalisée à partir « d’un matériel biologique qui se serait naturellement détaché du corps de l’intéressé ». 

Pour Me William Bourdon, cette disposition contrevient au principe de libre disposition du corps ainsi qu’au droit de ne pas s’auto-incriminer. En effet, les officiers de police judiciaire peuvent effectuer un prélèvement à l’insu de la personne sans même l’avertir de cette possibilité, et ensuite sans lui notifier ce prélèvement. « Un innocent peut donc être fiché sans qu’il le sache », relève Me Marie Dosé. De plus, l’officier peut effectuer ce prélèvement sans vérifier que la personne n’est pas déjà fichée, ce qui risque de conduire à des prélèvements inutiles en série.

Le procureur, Isabelle Poidevin, a requis un mois d’emprisonnement avec sursis, la décision a été mise en délibéré au 6 mars 2013. De leur côté, les avocats envisagent de déposer une plainte pour faux en écriture publique et tentative d'escroquerie au jugement, visant les enquêteurs de la Sdat. « On a une capitaine de la Sdat qui suit l’enquête, qui sait que le prélèvement génétique a eu lieu, et qui signe un procès-verbal non daté expliquant combien le refus de prélèvement est préjudiciable pour son enquête ! » relève Me Marie Dosé.

Une pierre de plus dans le jardin des policiers de la Sdat déjà visés par une information judiciaire ouverte à Nanterre, après une plainte pour « faux en écritures publiques ». Cette dernière remet en cause leur compte rendu de filature de la nuit du 7 au 8 novembre 2008, truffé d'incohérences. Une autre information judiciaire a également été ouverte le 3 janvier 2012 à Brive-la-Gaillarde, à la suite d'une plainte de Benjamin Rosoux, l'épicier de Tarnac, pour « interception de correspondances » et « atteinte à l'intimité de la vie privée ».


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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:50

 

http://zad.nadir.org

jeudi 7 février 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 7 février l’occupation militaire dure depuis 75 jours (pour une opération débutée il y a 114 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 71 jours pour l’un et 50 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir : Comité de soutien aux inculpé-e-s « Le Gué » 44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info permanent sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- équipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici
- Contact Presse de la Zad : 06 38 17 36 19

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


Pour suivre les infos de la marche de Nice à NDDL, voir leur blog : http://marche.nicenantes.nddl.info/ Pour les rejoindre, illes partent tous les jours à 8h de la mairie de la ville où illes ont dormi.

Leurs derniers étapes :

08/02 Clisson - Rézé RDV : arrivée vers 16H-17H, départ à 8H00, place de la mairie

Enfin des infos précises sur leur arrivée à Nantes et sur la ZAD :

Soyons nombreusEs à les accueillir, à Nantes le 9 février et le 10 février pour la dernière étape !

Bonne marche à tou-te-s, on vous attend pour tout savoir de vos aventures, rencontres, ...

- - - - - - -

Et voilà, les dernières nouvelles reçues des marcheurs d’Angers :

Bonsoir à toutes et à tous,

Quelques nouvelles de la marche. Nous sommes arrivés à Varades après deux journées bien chargées. Nous nous dirigeons vers Oudon.

Nous sommes entre 10 et 12 à marcher chaque jours et le moral et le soutient de la population est excellent !!

Les comités d’accueil sont au rendez-vous chaque jour avec des opposants/opposantes ravi-e-s de notre venue et nous nous sommes enthousiastes à la vue de ces nombreux militantes/militants qui nous soutiennent !!

Nous comptons sur ceux/celles qui veulent nous rejoindre à Oudon, Sucé-sur Erdre ou Notre-Dame-Des-Landes !

Départs à 10h00 devant les Marie et arrivées entre 17 et 18h00 devant les mairie. 04/02 : Varades, 05/02 : Oudon, 06/02 : Sucé-sur-Erdre.

Merci du soutient de toutes/tous. ZAD VAINCRA !!

En 2013, soufflons sur les braises !


Infos du jour

- 19h31 : une voiture chargée de coktail molotov serait venue incendier les chicanes de la D281, l’incendie semble maitrisé.

- On apprends que le diocèse de nantes organise un débat pour (contre ?) le mariage pour tous à Héric, tout près d’ici le 11 février à 20h en salle municipale annonce

- Le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a lancé mardi une offensive contre les OGM avec l’ouverture d’une consultation pour demander aux Européens s’ils veulent le développement d’une agriculture biologique.
Les 500 millions de consommateurs de l’UE sont invités à se prononcer sur un questionnaire mis en ligne ici

- 15h33 : des camions de déminages ont été apperçus en trombe sur la route de nantes en direction de la ZAD, peut-être que les fouilleurs illégaux (bien escortés par des dizaines de gendarmes) ont trouvé des trucs ? Parce que oui, les fouilles actuelles sont illégales et dénoncées entre autres sur l’article de mediapart même si la référence est le site des fachos de breizh journal...

- Peu de Camilles étaient présent-e-s mardi soir à la rencontre avec les compagnons de l’Arche, leur absence a été regrettée voici un retour sur ce qui y a été dit

- « L’étalement urbain est la première source de conflits en milieu rural »

- reçu : Un article de la "majorité", avec les contacts pour leur demander ce qu’ils entendent par création d’emploi, d’investissement pris en charge par les privés, de remboursement intégral du public par le privé, de plate-forme multimodale dont les autres modes que l’avion devront attendre quelques années (ou siècles !), de limitation de l’impact automobile, d’opposition violente inacceptable dans une démocratie (sous-entendue "qui respecte la loi, elle"

ne lâchons rien !)

l’Article :

il y a déjà quelqu’un-e qui nous a envoyé leur lettre en réponse a cette article, on attends son d’accord pour publier et partager ses réflexions !

- INFO : Une scierie géante menace la forêt du Morvan

- de Leparisienne : ND-des-Landes : divergences entre "pro" et "anti" aéroport sur un arrêt de la Cour de cassation

- de Ouest France : Notre-Dame-des-Landes. Procédure d’expulsion à la ferme de Bellevue

c’est bien plus ridicule qu’on pourrai imaginer : "’occupant est convoqué en référé (procédure d’urgence), mercredi prochain, devant le tribunal d’instance de Saint-Nazaire. Il devra répondre de voies de fait, violation de propriété, risque de dégradation, trouble de voisinage et impossibilité pour Vinci de disposer de l’immeuble."

- risque de dégradation ? - La Ferme est plus belle que jamais et en top forme !
- trouble de voisinage ? Quelle voisins pourrai se déranger a une ferme vivante ( comme elle à été jusqu’au mi Janvier ) ?
- disposer l’immeuble - veut dire détruire l’immeuble, mais que est ce qu’ils ont pas compris c’est que c’est fini de détruire des belles fermes sur la Zad !

- INFO : le collectif Quimper organise une vidéo projection ainsi qu’un débat le jeudi 7 février a 20h30 a la MPT de Kerfeunteun MERCI

- reçu : Bonjour la ZAD,Je viens de trouver cet article du Maine Libre datant du lundi 4 février 2013 concernant le nouveau stade de foot du Mans (propriété de Vinci) : Ce qui ce passe actuellement avec le nouveau stade de foot du Mans rappel étroitement ce que nous dénonçons depuis fort longtemps si le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes venait à aboutir.

- 11h28 : Aujourd’hui sur la ZAD : Rencontre avec une personne accusée d’outrage pour s’être misEs nuEs devant les gendarmes

- Bonjour, il est 11h20 et tout a l’air calme sur la zone. Une Hélicoptère survolé la zone Ouest, notamment très bas autour de Maison Rose. On aimerai savoir que est ce qui se passe dans cette zone la par rapport des fouilles et également ça sera bien de savoir que est ce qui se passe dans la zone est La Bossière direction Grandchamps, il aura un chantier de agrandissement de la route pour faire passer les machines...

chaque info peut être donné a zad@riseup.net !!

merci les ami-e-s contre l’aéroport et son monde !!


Les rendez-vous du jour ailleurs

tous les rendez-vous à venir dont on a connaissance sont ici

7 février

Aujourd’hui sur la ZAD : Rencontre avec une personne accusée d’outrage pour s’être misEs nuEs devant les gendarmes

et d’ailleurs

- Lyon : Réunion de préparation pour la semaine des lyonnais à la Chateigne

Bonjour à tout le monde,

suite à la proposition émanant de la Zad et à l’enthousiasme que cela a suscité chez certains d’entre nous, plusieurs collectifs de Lyon ont déjà annoncé qu’ils se préparaient à monter à Notre-dame-des-Landes, organiser des initiatives et prendre en charge la logistique de la Châtaigne. Cette semaine aura lieu du 5 au 10 mars (Sachant qu’on peut arriver sur place dès le lundi 4 mars).

Il s’agit pour nous de répondre à cet appel de sorte à renforcer ce qui se passe sur la Zad (y amener nos questionnements, nos luttes, nos savoirs faire, une capacité matérielle), d’y aller ensemble afin de partager les enjeux qui rendent cette lutte victorieuse, mais également de stimuler ce qui se fait concrêtement sur Lyon. Faire fonctionner des lieux, faire tourner des savoirs-faire, commencer à fabriquer et construire ce qui serait utile là-bas ou ici. Dans cet esprit certains ont déjà penser à des rendez-vous (ateliers, moments de rencontres etc...) donnés sur Lyon, la semaine précédant le départ.

Nous invitons donc tous les collectifs, groupes, comités ou autres, de lyon, à se coordonner pour organiser ensemble cette semaine à la ZAD ainsi que d’autres activités sur Lyon dans ce but, le Jeudi 7 Février à 19h à la Luttine, 91 rue Montesquieu dans le 7ème. On copie/colle l’appel lancé par la Châtaigne car il nous semble important de saisir l’esprit dans lequel cet aller-retour se fait, entre le front qui vient de s’ouvrir près de Notre-dames-des-Landes, et nos propres situations, où on vit et lutte quotidiennement : À lire ici

- Nantes : soirée concert

- Quimper : soirée ciné-débat

Notre Dame des Landes 20h30 MPT de Kerfeunteun 2 documentaires + débat en présence de personnes de la ZAD

Quimper :

Le collectif de Quimper organise une projection-débat autour de la lutte anti-aéroport le 7 février à 20h30 à la MPT de Kerfeuteun à Quimper. Les films projetés seront les deux documentaires produits par l’équipe automédia de la ZAD :
- Laisse béton
- Quand les arbres bougent

collectifquimper@riseup.net

- Ambert : présence sur le marché
- RV sur le marché vers 9h15 (à la mairie)
- A 12h il y une cantine collective pas loin...

Comité Livradois Forez (63),nous assurons notre présence mensuel sur le marché d’Ambert (63).Nous profiterons aussi de l’occasion pour un appel à dons en vue de notre montée à la zad prévue du 20 au 27 février. Par ailleurs, nous avons eu déjà quelques légers soucis avec la maréchaussée locale lors du dernier marché (tentative d’intimidation avec contrôle d’identité - c’est restée "light" mais quand même !!). Récemment nous avons eu de source sûre l’info que la nouvelle sous préfette d ’Ambert s’intéresse à nous...). Une élue PDG a même été convoquée par les pandores à propos de nos activités dans un local associatif auquel certains d’entre nous participent. Donc on a très envie d’être le plus nombreux possible sur le marché !!! Tranquillement mais ferme sur notre droit à assurer notre présence.

Si certains d’entre vous peuvent venir, voilà le programme.
- RV sur le marché vers 9h15 (à la mairie)
- A 12h il y une cantine collective pas loin... Après, on peut discuter de la montée à la zad, de la cabane auvergnate etc... RIEN n’est prévu pour le restant de la journée... Par contre le lendemain 8/02 on fait aussi un soirée NDDL à Saint Amand Roche Savine (on peut loger).

Merci d’avance Salutation bougnates comite63livradoisforez@gmail.com

- clisson : passage de la marche Nice-NDDL

Retrouvez les marcheurs JEUDI 07 FEVRIER à 8h00 place de la mairie à MONTAIGU pour les accompagner jusqu’à CLISSON et le VENDREDI 08 devant la mairie de CLISSON à la meme heure direction REZE

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:46

 

Marianne - Jeudi 7 Février 2013 à 05:00 | Lu 4961 fois I 7 commentaire(s)

 

 Laurence Dequay - Marianne

 


FRED SCHEIBER/20 MINUTES/SIPA
FRED SCHEIBER/20 MINUTES/SIPA
Pôle emploi a beau avoir radié de ses listes, en décembre dernier, 10 000 chômeurs de plus qu’en décembre 2011 – un bond qui relativise la stabilisation officielle des demandeurs d’emplois de catégorie A (+300) ! – ces directeurs d’agences ne biffent pas leurs inscrits, sur instruction politique, pour faire baisser opportunément le chômage dans l’Hexagone comme le soupçonnent d’aucuns.

En revanche, révèle son chaleureux médiateur Jean-Louis Walter, ces cadres outrepassent largement leurs droits en considérant à 81% que l’absence d’un demandeur d’emploi à un entretien physique constitue un refus de ce dernier de remplir ses obligations. Alors que la loi n’édicte pas formellement cette appréciation. Voilà ce qui s’appelle mettre les pieds dans le plat !

 
En effet, ces chômeurs ont pu ne pas recevoir leur convocation, notamment  lorsqu’ils se font héberger administrativement chez un tiers afin de maximiser leurs chances de décrocher un job ( à Paris notamment plutôt qu’en banlieue); être en retard suite à un problème de transport, voiture ou train, ou même de bonne foi avoir tout bonnement oublié ce rendez vous.

Or quelques soient les circonstances de leur absence à leur convocation, ils encourent deux mois de suppression d’indemnités, c'est-à-dire deux mois sans revenus ! Une sanction bien trop lourde qui contredit toute la jurisprudence du Conseil d’Etat selon laquelle les sanctions doivent être proportionnées. « Un dispositif de radiation qui réponde aux réalités de terrain et laisse aux demandeurs d’emploi une première chance ou le bénéfice d’un avertissement avec sursis est donc encore à inventer. » prêche avec raison Jean-Louis Walter, ancien président de la CFE-CGC. Car pour l’heure, les chômeurs ne peuvent que s’en remettre, en la matièr,  qu’à la bienveillance de leur directeur d’agence Pôle Emploi…
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:39

 

SPECIAL ARGENT

Marianne - Jeudi 7 Février 2013 à 05:00

 

Laurent Neumann - Marianne

 

 

Richard Drew/AP/SIPA
Richard Drew/AP/SIPA

Il aura donc fallu cinq ans. Cinq ans pour que la justice américaine se décide enfin à porter plainte contre la plus grosse agence de notation financière au monde, Standard & Poor’s (S&P).
Cette agence, propriété du groupe Mc Graw-Hill, est accusée d’avoir manipulé les notes qu’elle a attribuées aux produits financiers toxiques les plus fous, de 2004 à 2007, juste avant l’explosion de la crise des subprimes, ces prêts hypothécaires à risque qui sont à l’origine de la Grande Crise qui, depuis cinq ans, secoue la planète. Standard & Poors a « conçu et exécuté un système pour tromper les investisseurs », dit la plainte.

En clair, ce baromètre de l’économie de marché, cet oracle de la finance folle, aurait sciemment truqué, maquillé, falsifié ses analyses. En un mot : elle aurait donc abusé le monde entier ! Une tricherie dont les conséquences économiques, sociales, humaines surtout, sont incalculables.

Cinq ans, donc. Cinq ans pendant lesquels il fut quasiment interdit, par les tenants de la pensée économique dominante, de critiquer ces mêmes agences de notation qui, pourtant, n’ont cessé de se tromper et de tromper leur monde. Cinq ans pendant lesquels à la moindre objection, au moindre reproche adressé à ces pythies de l’ultralibéralisme, l’on était accusé de vouloir casser le thermomètre plutôt que d’affronter courageusement la crise. Cinq ans pendant lesquelles, surtout, ces agences ont servi de boussole aux Etats pour imposer la cure d’austérité réclamée par les fameux marchés financiers omnipotents.

Marianne, comme tant d’économistes, d’élus, de Prix Nobel, eut beau crier, hurler, vociférer, contre ces boussoles qui indiquaient systématiquement le sud, rien n’y faisait. Nous n’avions rien compris aux subtilités du marché, disaient-ils. Nous étions d’indécrottables ringards, sourds à la modernité du capitalisme financier, incapables de comprendre les vraies règles d’airain de la mondialisation heureuse.

Il ne faisait pourtant aucun doute que ces agences de notation s’étaient constamment fourvoyées, et pas seulement dans la crise des subprimes ou dans l’évaluation de ces produits financiers pourris – les fameux CDO, collateralized debt obligations – qui ont déclenché le séisme financier que l’on sait. Elles avaient déjà tout faux lorsqu’en 2001, elles gratifiaient le courtier en énergie Enron d’un triple A vérolé. Tout faux quand, en 2008, jusqu’au jour même de sa faillite, elles attribuaient la meilleure note possible à la banque Lehman Brothers.

Tout faux lorsqu’elles refusèrent de dégrader la note de l’assureur AIG dont le renflouement coûta plus de 180 milliards de dollars aux contribuables américains. Tout faux encore lorsqu’elles omirent de dégrader la note de la Grèce dont les comptes avaient été falsifiés par la banque Goldman Sachs… Comment d’ailleurs pouvaient-elles noter en toute impartialité des entreprises et des Etats qui étaient aussi leurs clients ? Un conflit d’intérêt patent qui n’a pourtant jamais défrisé les adeptes du néolibéralisme le plus échevelé. Mais de ces critiques, fondées, ils ne voulaient rien entendre.

Plus que la crise elle-même, cette nouvelle affaire signe en réalité le fiasco intellectuel et moral du néolibéralisme. Les défenseurs de l’économie dérégulée et de la financiarisation sans limite vont-ils pour autant faire amende honorable, reconnaître leurs torts, avouer leur faute ? Nous sommes prêts à parier que non. Les agences de notation vont continuer de noter en rond, tout en étant juge et partie ; le cercle de la raison économique persistera invariablement à faire confiance à leurs horoscopes vérolés et les Etats ne tireront aucune leçon de ce énième scandale.

L’on apprend d’ailleurs incidemment que Standard & Poors a engagé avec Washington une négociation financière pour échapper à toute poursuite. Une amende de 1 milliard de dollars contre le retrait de la plainte ! C’est à cela que l’on reconnaît l’argent fou : il ose tout, il achète tout.

Un milliard de dollars pour s’acheter une (bonne) conscience ? Une peccadille au regard de ce que l’incurie des agences de notation aura coûté aux Etats surendettés, aux salariés licenciés, aux familles étranglées par les dettes, aux entreprises qui ferment, aux peuples surtout. Trop cher payé, ont pourtant jugé les dirigeants de Standard & Poors. Qu’on se le dise : aux yeux des dirigeants de ces agences de notation, la vie de ces millions de citoyens plongés dans la crise ne vaut pas un milliard, elle ne vaut rien !

Il n’empêche : si Standard & Poors venait à être condamné – l’Etat américain lui réclame 5 milliards de dollars –, il y a fort à parier que tous les investisseurs, privés ou institutionnels, qui ont perdu leur chemise dans la crise de 2008, pourraient se retourner contre l’agence. Et, au-delà, contre toutes les agences – puisqu’elles notent toutes de la même manière, avec les mêmes critères, les mêmes raisonnements, pour aboutir aux mêmes errements. Mais ce serait encore une bien trop faible sentence.

Et si ces centaines de milliers d’Américains, virés de leur logement, portaient plainte à leur tour ? Et si les millions d’Européens - Grecs, Portugais, Espagnols, Italiens… - saisissaient aussi la justice pour faire reconnaître le préjudice que la faillite éthique de ces agences leur a fait subir depuis cinq ans ? Chômage de masse, restrictions budgétaires, baisse des salaires des fonctionnaires et des pensions de retraite, suppressions de postes de profs, de flics, d’infirmières…

C’est cela, l’argent fou. Voilà pourquoi il est urgent de le remettre à sa place. Et voilà pourquoi Marianne a décidé d’y consacrer un dossier spécial de 40 pages et même un colloque, baptisé «l’Assemblée», qui sera tiendra à Nice les 14, 15 et 16 février.

Venez nombreux à Nice et, surtout, faites circuler ce numéro spécial auprès de vos amis, de vos proches. Pour que la véritable agence de notation, ce soit vous…

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:30

 

  • Rue89 - Publié le :
    07/02/2013 à 11h24

 

 

 

Un ouvrier, la cigarette aux lèvres, en tenue de travail, dans son usine, se passe une corde autour du cou. En fond sonore de la vidéo, une respiration angoissante. L’homme regarde fixement la caméra, jette son mégot. Fond noir, bruit de clapet. Non, bruit de sonnerie téléphonique.

C’est la sonnerie qui retentit sur la table autour de laquelle se sont réunis les membres du comité d’entreprise. « Reconstitution » est-il précisé dans un coin de l’écran. Les salariés rejouent la scène pour le film, non sans humour. Au l’autre bout de la ligne, la direction de leur groupe, en Belgique, leur annonce que leur usine est placée en cessation de paiement.

Quand la réalité ressemble à de la fiction

En fait, ça s’est vraiment passé comme ça, sur un simple coup de fil, le 25 janvier dernier, raconte L’Union l’Ardennais. Les 162 employés de cette unité de production de papier-peint, Grandeco France, ex-Grantil, se retrouvent désormais suspendus au travail de l’administrateur chargé de faire le point sur les ressources potentielles de l’entreprise.

Tous les salariés n’ont cependant pas perdu espoir et ils déposent jeudi 7 février « un business plan sur deux ans » au tribunal de commerce. Et, pour faire connaître leur situation, ils ont décidé de tourner un court-métrage rythmé, bien fait, et mis en ligne sur Youtube.

Rap chez PSA Aulnay

Utiliser les ressources du net, sa force de frappe, sa viralité, les salariés en lutte dans l’industrie le font rarement – peu accès à internet sur le lieu de travail, moins grande familiarité avec les réseaux sociaux –, mais les initiatives commencent à se multiplier. Il suffit de savoir lancer le buzz.

Dans l’usine PSA d’Aulnay, Franck était musicien. Ça se savait. Alors, lorsque la fermeture du site a été officiellement annoncée, le 12 juillet dernier, quelques collègues lui ont demandé s’il pouvait faire « une musique, parlant de tout ce qui se passe aujourd’hui », raconte le jeune homme sur le blog Aulnay Story. Ils les a pris au mot, et leur a demandé de participer. Une cinquantaine de salariés a accepté de se faire filmer.

Façon lipdub, chacun reprend une phrase de la chanson, « Ça ne peut plus durer », un rap entêtant, dans le clip mis en ligne sur Youtube le 30 janvier. Là encore, les ouvriers chantent en tenue de travail et dans l’usine. Là encore la voix patronale est utilisée, comme celle des médias, et le montage travaillé.

La vidéo a été vue 46 000 fois en huit jours, celle de Grantil 6 400 fois en trois jours.

 

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:51

 

 

Rue89 - Le Yéti voyageur à domicile

 Publié le 07/02/2013 à 15h51

 

 

Eh non, la grande guerre, menée désormais aux quatre coins de la planète pour la maîtrise des ressources naturelles et la conquête de positions géostratégiques considérées comme cruciales, ne saurait faire oublier que la crise de la « Grande perdition » continue aussi ses ravages. En première ligne à nouveau, comme en 2008, les banques.

Voyez un peu, braves gens (et innocents épargnants), ce petit état des lieux européens façon « destroy ».

                                                                                                                                                                                                                             1 Des pertes historiques pour le Crédit agricole

 

En France, celle qui déguste un max, après les déroutes de Dexia et du Crédit immobilier de France, c’est le Crédit agricole. La banque « verte » cumulait déjà une perte de 2,48 milliards d’euros sur les trois premiers trimestres 2012.

Or, sans attendre la publication de ses résultats définitifs, sa direction annonce déjà une dépréciation record de 2,64 milliards rien que pour le dernier trimestre. Autant dire qu’il y a du roussi dans l’air.

                                                                                                                                                                                                                              2 Deux banques européennes nationalisées en urgence

 

En Europe, pas mieux. Deux banques viennent d’être nationalisées en urgence pour échapper à la déroute.

  • La première, BPN, est portugaise. Salement mouillée dans un scandale éclaboussant le pouvoir socialiste et à deux doigts d’une faillite frauduleuse qui coûtera la bagatelle de 7 milliards d’euros aux contribuables lusitaniens ;
  • La seconde, SNS Reaal, est néerlandaise. Victime de la crise immobilière qui frappe le pays et dans l’incapacité de se refinancer. Coût de l’opération pour éviter un risque systémique jugé majeur : 10 milliards d’euros.

                                                                                                                                                                                                                                3 De quelques autres fleurons à la dérive

 

L’Allemagne et la Suisse, pays présentés comme des fleurons de la bonne santé économique ou financière, n’échappent pas au séisme.

  • La banque suisse UBS se mange une perte chiffrée à 2,5 milliards de francs suisses (2 milliards d’euros), avec une dégradation accélérée au quatrième trimestre 2012. En cause, les amendes résultant du scandale du Libor qui n’en finit pas de faire tomber des têtes ;
  • Les allemandes Commerzbank et Deutsche Bank prennent aussi un sacré bouillon. Avec des pertes évaluées respectivement à 720 millions d’euros pour la première, 2,6 milliards d’euros pour la seconde. Rien que pour le quatrième trimestre 2012.

Le « scud » du président islandais

 

Bon allez, je ne vous assomme plus avec ces chiffres pourtant plus réjouissants qu’il n’y paraît, sachant que la « Grande mutation », appelée à prendre le relais de la « Grande perdition », passe inévitablement par la chute de ces officines prédatrices.

Notre ministre Moscovici, « le partenaire des banquiers » (c’est lui qui le dit) gagnerait à méditer les phrases que prononça dernièrement à Davos, dans un silence médiatique assourdissant, le président islandais Olafur Ragnar Grimmson :

« Il faut penser davantage aux peuples qu’aux banques. Nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché.

Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l’économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable ? »

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:47
 
Formation participative par l'Alliance citoyenne à Grenoble (DR)

Formation participative par l'Alliance citoyenne à Grenoble (DR)

 

Ils sont apparus tels des ovnis au pied des tours grenobloises de la Villeneuve, de Mistral ou celles d’Echirolles. Débarqués de la région parisienne ou de Marseille, ils ont joué les démarcheurs au pied des immeubles, s’enquérant de l’ambiance dans la cité, annonçant leur envie de lui redonner vie et d’aider ses habitants à s’organiser pour se faire entendre.

Huit trentenaires –travailleur social, technicien de la politique de la ville, éducateur spécialisé, directeur de centre social– qui n’en pouvaient plus de servir les pansements sociaux sans espoir de changer les choses, ont décidé de tout plaquer et de lancer leur projet d’empowerment: espace pour des communautés et habitants organisés (ECHO) fut lancé en septembre 2010.

 

"Tisseurs de colère"

Leur idée est de s’immerger au milieu des habitants de plusieurs cités populaires grenobloises, un peu à l’image des prêtres-ouvriers des années 1960. Mais avec un objectif plus politique, celui de construire un réseau militant capable de mener des campagnes et de constituer un contre-pouvoir face à la municipalité, aux bailleurs sociaux et autres institutions intervenant dans les quartiers.

Ces jeunes nouveaux militants, non encartés, juste énervés par ce potentiel d’initiatives non utilisé dans les quartiers populaires, veulent faire jaillir ce «pouvoir d’agir» théorisé par le sociologue américain Saul Alinsky et testé dans des cités noires de Chicago dans les années 1930. Ils s’appellent entre eux des «tisseurs de colère», créateurs d’une toile de solidarités latentes qui ne demandaient qu’à être réveillées.

Les trois salariés de l’association – financée, entre autres, parla Fondation Abbé-Pierre,la Fondation pour le progrès de l’homme et la Fondation de France – sont partis à la pêche aux leaders potentiels, repérant les grandes gueules, les responsables d’associations, d’amicales de locataires ou les têtes de réseau informels. Ils les ont ensuite formés, organisant des petits séminaires destinés à leur apprendre les méthodes d’organisation, de stratégie d’actions collectives et de négociation.

 

« A plusieurs, on se sent entendus»

Shéhérazade milite à l’association des résidents des Castelles et s’échinait depuis trop longtemps à se faire entendre du bailleur social. Houda et Joëlle sont déléguées de parents d’élèves dans l’école des Buttes qui a brûlé en juin 2012 et se battaient pour sa reconstruction. Mathieu, président de l’Association des Congolais de France tentait en vain de faire changer les pratiques de l’université à l’égard des étudiants non communautaires. Tous trop isolés ou trop impuissants ont été «réveillés» par les jeunes d’ECHO.

 

Mathieu, administrateur de l'alliance citoyenne de Grenoble, prŽésident de l'association des Congolais de France.

 

«Je n’aurais jamais pensé que je pouvais éplucher des comptes d’une société, repérer les abus et exiger une baisse des charges au bailleur», assure Shéhérazade, jeune femme ronde au visage voilé. «Interpeller le maire, je n’aurais jamais osé. Mais à plusieurs, avec une demande précise, on se sent entendus», remarque Houda. «Avec les délégués des autres écoles, on se sent plus fort, la mairie nous écoute plus et les travaux de réfection de l’école ont été accélérés», renchérit Joëlle, aide-soignante de 50 ans.

"Formidable confiance"

 

Nacera, trésorière de l'association des habitants du sud-ouest d'Echirolles, fait partie du projet d'empowerment lancé dans l'agglomération grenobloise.

 

Nacera était déjà une figure dans son quartier d’Echirolles mais elle s’épuisait à «gueuler seule» dans les réunions du comité de quartier. Avec l’aide d’ECHO, elle sait maintenant comment se coordonner avec d’autres associations et forcer la mairie à ouvrir des négociations: «On y va à cinquante et ça change tout! Les élus ne réagissent pas pareil», assure cette chef d’entreprise de nettoyage.

Au cours d’un dîner de gala où se pressaient tous les officiels, Mathieu a monté une action symbolique, organisant une file d’attente pour accéder au buffet, expliquant que c’est ainsi que les étudiants étrangers sont accueillis pour faire valoir leurs droits. «Ça m’a donné une formidable confiance. Je sais maintenant comment mettre des bâtons dans les roues pour ensuite pouvoir ouvrir une négociation», claironne cet étudiant en droit de la République du Congo.

Le projet a donné naissance début janvier à un nouveau réseau associatif, l’Alliance citoyenne, qui regroupe plus de 300 adhérents. Une réussite qui vaut aux jeunes d’ECHO d’être les premiers à être visités par Mohamed Mechmache et Marie-Hélène Bacqué pour leur mission sur la participation citoyenne.

Sylvia Zappi

 

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:31

 

Les Pussy Riot saisissent la CEDH

  lefigaro.fr - AFP Publié le 07/02/2013 à 09:51  

 

 

Les membres du groupe russe Pussy Riot ont déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme, dénonçant la violation de leurs droits fondamentaux au cours de leur procès en Russie, a indiqué à l'AFP leur avocate. "La plainte a été envoyée à la Cour européenne des droits de l'homme concernant la violation de la Convention européenne des droits de l'homme", a déclaré l'avocate Irina Khrounova.

Selon les trois plaignantes, plusieurs dispositions de la Convention européenne garantissant la liberté personnelle, la liberté d'expression, le droit au procès équitable et interdisant les tortures, ont été violées lors de leur procès.

En février 2012, trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina, étaient montées sur l'autel de la cathédrale orthodoxe du Christ-Sauveur à Moscou pour une "prière punk" invitant la Vierge Marie à "chasser" du pouvoir le président Vladimir Poutine.

Les trois jeunes femmes ont été condamnées en août par un tribunal de Moscou à deux ans de camp pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". A l'issue du procès en appel en octobre, Ekaterina Samoutsevitch a vu sa peine commuée en sursis et a été libérée.

Selon les avocats, la "prière punk" était une manifestation artistique et politique, dont l'objectif n'était pas d'offenser les sentiments des croyants. Elle ne devait donc pas être prise en compte en dehors du contexte politique. Aucun des experts commis pour examiner la vidéo de la prestation n'a été entendu lors du procès, soulignent les avocats dans la plainte. Ils dénoncent aussi des conditions "humiliantes" imposées aux jeunes femmes pendant les audiences au cours lesquelles elles étaient assises dans une cage en verre.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:07

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 07.02.2013 à 10h53 • Mis à jour le 07.02.2013 à 12h21


 
Le NHS, qui fournit des soins gratuits aux Britanniques les plus défavorisés, est une institution qui faisait encore il y a peu la fierté de la Grande-Bretagne.

La mort dans des conditions sordides de centaines de patients d'un hôpital anglais, privés d'eau, de nourriture et d'hygiène élémentaire, met en évidence l'urgence d'une remise en question du système de santé publique (NHS) en Grande-Bretagne, souligne un rapport publié mercredi.

Le scandale de l'hôpital de Stafford, dans le centre de l'Angleterre, où de 400 à 1 200 patients ont succombé à diverses privations entre janvier 2005 et mars 2009, est l'un des plus graves qui a affecté le NHS depuis sa création en 1948. "Certains patients étaient tellement assoiffés qu'ils buvaient l'eau sale des vases", a déclaré le premier ministre britannique devant le Parlement. Qualifiant les événements de Stafford de "catalogue ignoble de défaillances médicales et d'encadrement", David Cameron a présenté au nom du gouvernement et du pays tout entier ses excuses aux familles des victimes.

L'auteur du rapport de 3 000 pages, l'avocat Robert Francis, a de son côté déclaré que son enquête avait mis en lumière "les souffrances écœurantes et inutiles de centaines de personnes". Le NHS, qui fournit des soins gratuits aux Britanniques les plus défavorisés, est une institution qui faisait encore il y a peu la fierté de la Grande-Bretagne, au point d'avoir été placé au cœur de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres l'été dernier. Plus grand service public de santé au monde, le NHS, qui emploie 1,7 million de personnes, gère huit patients à la seconde et les Britanniques sont très attachés à ce système mêlant financement par l'impôt et gratuité des soins. Le gouvernement a entrepris une refonte très contestée de ses structures, allant de pair avec un recours accru au privé.
 

L'auteur du rapport a raconté que certains patients reposaient sur des draps souillés ou encore que les médicaments prescrits n'étaient pas administrés. "Il est difficile de croire que tout cela est arrivé dans un hôpital du NHS, a conclu Robert Francis. Les patients âgés et vulnérables n'étaient ni lavés, ni nourris, ni désaltérés. Ils étaient privés de dignité et de respect. Certains patients devaient se soulager dans leur lit quand personne ne les aidait à aller à la salle de bain."


CRÉATION D'UN POSTE DE CONTRÔLEUR DES HÔPITAUX

Robert Francis dénonce plus largement dans son rapport la culture du secret du système de santé et sa capacité à ignorer voire à faire taire tous ceux qui ont lancé des mises en garde ou ont posé des questions. Il décrit des directeurs hospitaliers tellement obsédés par les objectifs bureaucratiques et l'équilibre des comptes requis pour que leur établissement bénéficie du label "NHS Foundation Trust" qu'ils en négligeaient totalement la qualité des soins. Selon lui, c'est donc d'un changement de culture, et non de système d'organisation, que le NHS a besoin.

Robert Francis avait publié en 2010 un premier rapport édifiant sur l'hôpital de Stafford, où il décrivait des malades assis sur des pots de chambre pendant des heures ou qui n'avaient pas leur toilette faite pendant un mois. Les repas étaient souvent laissés hors d'atteinte des patients et beaucoup devaient se reposer sur l'aide de leur famille pour manger. Les proches étaient parfois obligés de jeter eux-mêmes les pansements usagés ou de nettoyer les toilettes. Quant aux médicaments pour soulager la douleur, ils étaient donnés avec retard, dans le meilleur des cas.

Parmi les 290 recommandations du rapport figure notamment l'adoption d'un "devoir de franchise" qui contraindrait médecins et infirmières a reconnaître quand une erreur a été commise et les exposerait à des poursuites pénales en cas de non-respect de cette règle.

David Cameron a annoncé la création d'un poste de contrôleur des hôpitaux et indiqué que des investigations allaient être menées pour comprendre pourquoi cette affaire n'avait donné lieu à aucune poursuite. Les familles des ex-patients de l'hôpital se sont félicitées d'un changement de culture au NHS, mais certaines réclament la démission des autorités de contrôle locales d'alors, qui occupent aujourd'hui d'autres fonctions.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:51

 

Rue89 -

 Thierry Brésillon - Journaliste

 

Publié le 07/02/2013 à 12h23

 

Au lendemain de l’assassinat du leader de gauche laique Chokri Belaïd, la Tunisie vit des heures intenses, jeudi et vendredi. Sur trois « fronts » :

  • Les funérailles de Chokra Belaïd sont prévues vendredi après-midi ;
  • La proposition du premier ministre de former un gouvernement de technocrates fait des vagues, notamment dans son propre camp, celui du parti islamiste Ennahdha ;
  • Les avocats et magistrats sont en grève ce jeudi à la mémoire de leur collègue assassiné, suivis vendredi par une grève générale en Tunisie.

Les événements en chronologie inversée (pensez à rafraichir cet article qui sera enrichi en permanence).

17h50

Ça dégénère grave à Kélibia, vile côtière du nord-est de la Tunisie. Un poste de police brûlé. Des magasins saccagés et volés. Renfort militaire. (Essabah News)

17h30

Amira Yahyaoui, blogueuse et activiste de la société civile, tweete :

« Je sors de la maison de Chokri Belaid le cœur déchiré, sa femme me dit “tu as vu, les exécutions continuent” en parlant de Zouhair... »

« Zouhair » fait référence à Zouhair Yahyaoui, cyberdissident tunisien arrêté à l’époque de Ben Ali, en 2002, et mort d’une crise cardiaque en 2005.

17h05

« Pour avoir une idée sur l’escalade qu’a vécu Gafsa, regardez cette photo », écrit sur son compte Twitter @Azyyoz, un des activistes de la révolution tunisienne. A noter que le policier en civil tient apparemment une arme tirant des balles en plastique.

C’est à Gafsa, bastion ouvrier du sud de la Tunisie, que se sont ptoduits les principaux heurts entre manifestants et forces de l’ordre au lendemain de l’assassinat à Tunis du leader de gauche Chokri Belaïd.


Forces de l’ordre à Gafsa, dans le sud de la Tunisie, jeudi (Ali Garboussi via Facebook)

16h40

Selon Amira Yahyaoui, membre de la société civile, jeudi au siège de la centrale syndicale UGTT, des SMS, mails et appels au standard avec des menaces de mort.

16h30

Les députés démocrates se sont retirés de la constituante : ils estiment indécent de siéger avant les funérailles de Chokri Belaïd prévues vendredi après-midi.

16h20

Prière a la Constituante pour Chokri Belaid. Les députés divisés sur la tenue d’une plénière.

16h15

Le site indépendant tunisien Nawaat.org s’est livré à un exercice délicat en posant la question « à qui profite le crime », l’assassinat de Chokri Belaïd. La réponse est nuancée :

« Les bénéficiaires sont nombreux et variés, allant des barbouzes de l’ancien régime à ses nostalgiques en passant par les dictateurs en puissance, quelle que soit leur couleur idéologique, rêvant d’un nouvel ordre liberticide en Tunisie, bâillonnant à nouveau le peuple, remettant le pays dans la cage de laquelle il est sorti tout seul avec sa Volonté de vivre et son désir de s’émanciper.

Le but premier des criminels est de faire avorter l’expérience démocratique naissante en Tunisie, et il peut être donc celui d’aventuriers de la politicaillerie, n’appartenant pas nécessairement à un même camp ni à une même sensibilité idéologique ou politique.

C’est cet aspect des choses qui fait l’extrême gravité du drame qui vient d’endeuiller le pays. Mais ne soyons pas dogmatiques, ne nous laissons pas aller à nos sentiments basiques, quoique légitimes, en ne manquant pas d’analyser sereinement les choses sans amalgame ni manichéisme. »

La suite sur Nawaat.

15h35

Mohamed Abbou secrétaire général du Congrès pour la République (CPR), membre de la coalition gouvernementale tunisienne : « nous ne sommes pas contre la proposition » du premier ministre Hamadi Jebali de former un cabinet de technocrates. Mais il ajoute : « mais nous voulons voir la liste d’abord. Pas d’ex pro Ben Ali ».

15h30

Pourquoi les Tunisiens n’aiment toujours pas leur police... (vidéo à voir jusqu’au bout...).

 

Tunis, mercredi 6 février

14h55

Bilan de la réunion de la « troïka » au pouvoir : contrer le discours de « BCE » (Béji Caïd Essebsi), le président du parti d’opposition Nidaa Tounes, sur la dissolution de l’ANC (l’assemblée constituante). Divergence entre les partis CPR et Ennahdha sur la proposition du premier ministre Hamadi Jebali de former un gouvernement de technocrates.

14h00

Heurts entre policiers et manifestants dans la ville de Gafsa, bastion ouvrier dans le sud de la Tunisie.

13h50

C’est la photo qui résume cette journée de deuil : un homme au visage fermé, entièrement vêtu du drapeau tunisien, brassard noir au bras, passe des policiers anti-émeutes prêts à tout dans le centre de Tunis. Photo via Facebook, sur la page de Yahyaoui Chokri.


La Tunisie est en deuil (Yahyaoui Chokri via Facebook)

13h47

L’UGTT, la principale centrale syndicale tunisienne, décrète la grève générale vendredi, jour des funérailles de Chokri Belaïd. L’UGTT co-organisera ces funérailles avec le parti du leader de gauche assassiné.

13h45

Les larmes d’une enfant. La petite fille de Chokri Belaïd pleure sur le cercueil de son grand-père, jeudi matin à Tunis.

13h42

Principe de précaution : les dix écoles françaises de Tunisie seront fermées vendredi, jour des funérailles de Chokri Belaïd.

13h20

Réunion informelle des partis de la « Troika » qui forment le gouvernement actuel, y compris les Islamistes d’Ennahdha. Habib Ellouz, l’un des hommes forts d’Ennahdha, appelle à calmer le discours contre l’opposition.

Amel Azzouz, une députée islamiste, s’exclame :

« Que toutes les idéologies politiques aillent au diable, il faut s’unir ».

13h15

Matinée de conclaves à tunis : UGTT, groupes parlementaires, Ennahdha. Le jour où tout peut arriver.

13h10

Beaucoup d’émotion au siège du watad, le parti de Chokri Belaïd.

13h05

Manif en cours Ave Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis. Déploiement d’un service d’ordre musclé, la charge est imminente.

13h00

Devant le ministère de l’intérieur à Tunis : « degage » crie la foule. Face a eux, des policiers protègent leur ministère.

12h15


La une du Temps

Le quotidien tunisien Le Temps titre en manchette : « Un tournant grave ».

Et, relève Courrier International, il rapporte que « la famille de Chokri Belaïd accuse directement Ennahda ».

Le Temps se demande si le pays est face à un « début d’une série de meurtres planifiés ».

 

 

11h49

Un bon portrait de Chokri Belaïd dans African Manager.


Le portrait de Chokri Belaïd par le site African Manager (capture d’écran)

10h54

Certains cadres dirigeants du parti islamiste au pouvoir Ennahdha refusent la proposition du premier ministre, Hamadi Jabali, de former un gouvernement de technocrates. C’est le cas d’Abdelhamid Jelassi, membre du bureau exécutif du parti islamiste.

10h38

L’UGTT, le syndicat tunisien qui joue un rôle politique clé, tient une conférence de presse à Tunis au lendemain de l’assassinat de Chokri Belaïd.

10h09

Grève générale des avocats et magistrats tunisiens, ce jeudi, par solidarité avec leur collègue Chokri Belaïd.

9h44

La dépouille mortelle de Chokra Belaïd a quitté jeudi matin l’immeuble où il habitait dans le quartier de Menzah 6, direction Jebel Jelloud, le lieu de son enfance.

 

  • Paco Picopiedra
    Paco Picopiedra
    Ami de Crackity Jones
     

    Ce syndicat qui incarne l’opposition tunisienne

    « Dix mois après l’arrivée au pouvoir d’Ennahda (1), Sidi Bouzid, la ville d’où est partie la “ révolution de la dignité ”, a été à nouveau le théâtre de plusieurs mouvements revendicatifs incluant aussi bien des agriculteurs que des ouvriers du bâtiment ou des chômeurs. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a soutenu ces actions. Le 14 août 2012, elle a appelé à la grève générale pour réclamer des mesures de développement régional et exiger la libération des jeunes chômeurs arrêtés lors de manifestations violemment réprimées par la police. Le bureau local d’Ennahda, lui, a invité la base et les structures du syndicat à s’abstenir de tout engagement politique et à préserver leur indépendance.
    Ce face-à-face Ennahda-UGTT a débuté le 25 février 2012, avec une manifestation qui a rassemblé environ cinq mille personnes à Tunis à l’appel de la centrale. Les protestataires dénonçaient les déversements d’ordures perpétrés, selon eux, par des militants d’Ennahda devant plusieurs locaux syndicaux à la suite du mouvement social des employés municipaux, l’une des catégories les plus démunies en Tunisie. »

    Les défenseurs des peuples génent c’est un fait sur cette planète d’oligarques...

  • Visiteur89
    Visiteur89
    Indépendant
     

    Il faut absolument qu’ils se calment, sinon notre Chef de Guerre tricolore va envoyer l’armée pour éliminer tous ces terroristes !
    Nous les bombarderons après avoir survolé l’Algérie, de surcroit, pour ajouter une petite touche personnelle à la Libération.
    Et le monde entier nous remerciera.
    Surtout la presse française !

  • Fantomiald
    Fantomiald
    Entrepreneur
     

    Habib Ellouze qui demande au calme après deux ans à appeler, pardon, à hurler au meurtre des « ennemis de la révolution » ? On parle bien de la même personne qui propose de couper des mains et des pieds aux délinquants ? Lui ? Qui demande de calmer les discours « contre » l’opposition ?

    Il leur aura fallu le pire des braconniers pour leur rappeler combien ils sont, tout au moins, d’une maladresse politique dangereuse !

  • Le tunisien
    Le tunisien
    ingénieur

     

     

     

    voici une interview du témoin du meurtre et qui est elle et sa famille des amis et des voisins de Chokri Belaïd, elle est journaliste et elle s’appelle Nadia Daoud.
    Elle dit qu’elle a vu un homme parler au chauffeur de M. Belaïd quelque minute avant le drame, et que lorsque M. Belaïd entre dans la voiture un homme arrive à vive allure et tire une balle dans la vitre du véhicule, puis 3 coups de feu sur M. Belaïd très rapidement. Puis le meurtrier monte sur une vespa bleu foncé ou noir avec un complice qui s’enfuit à vive allure.

    Elle dénonce le calme complice du chauffeur qui n’a pas réagit au premier coup de feu mais qui était impassible comme s’il n’en avait rien à faire, elle a été très choqué par sa réaction. elle déclare aussi que le chauffeur est en ce moment en détention, et que pendant sa détention, il a menti plusieurs fois aux enquêteurs.
    Exemple :
    - il dit qu’il n’a pas parlé à un homme quelque minute avant le meurtre, alors qu’il attendait M. Belaïd dans la voiture de location.
    - il a menti sur ces derniers contacts téléphonique, alors que la police connaissaient ces derniers appels.

    Son chauffeur est membre du parti al watad de M. Belaïd.

    témoignage du témoin du meurtre

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                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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