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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:09

 

Rue89 - Douanes 21/02/2013 à 12h37
Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

 

L’or est une marchandise comme les autres en Europe. Les douaniers regrettent la situation, qui a permis à 1 800 kg d’or d’origine douteuse de passer par la France.

De janvier 2011 à avril 2012, 1 800 lingots d’or venus de Tunisie (72 millions d’euros) ont transité par quatre aéroports français (Nice, Marseille, Orly et Roissy) avant de repartir vers Dubaï et Istanbul, leurs destinations finales.

L’information révélée samedi par Nice-Matin ne manque pas de sel : sous les yeux impuissants des douaniers français, 150 passages ont eu lieu. Irréprochables, les « passeurs d’or » remplissaient parfaitement le formulaire de déclaration, restant ainsi dans le strict cadre du droit.

                                                                                                                                                                                                                             1 Est-ce l’or de Ben Ali ?

« Assez logique »

 


Un lingot d’or (BullionVault/Flickr/CC)

 

Même s’il est légal en Europe de se promener avec 30 ou 40 kilos d’or dans sa valise (à condition qu’ils soient déclarés), ce petit manège régulier a fini par inquiéter les douaniers. Ils ont prévenu la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) – l’équivalent de la DCRI pour les douanes. Selon un témoignage recueilli par Rue89, l’alerte serait partie de Roissy.

Après la fin du régime de Ben Ali, les services secrets français craignaient que le clan déchu ne se soit enfui avec 1,5 tonne d’or piqué dans les réserves de la banque centrale tunisienne. A l’époque, la Banque centrale a démenti toute perte. Mais ces déplacements massifs de lingots laissent penser qu’il s’agirait bien de l’or national tunisien.

« On ne sait pas à 100% si c’est l’argent de Ben Ali et on ne le saura peut-être jamais », explique un douanier. Mais cela semble « assez logique par rapport à la période et aux points d’entrée », dit Eric Beynel, porte-parole de Solidaires issu de l’inspection des douanes :

« Dans ma carrière j’ai croisé beaucoup de gens avec de fortes sommes en liquide, mais pas en lingots. Si c’est une grande quantité, on peut supposer que ça vient plutôt de réserves. »

                                                                                                                                                                                                                             2 Une enquête peut-elle avoir lieu ?

Les « biens mal acquis » tunisiens

 

Si ces faits sont avérés, ce ne serait pas la première fois que des dictateurs tapent dans l’or de leurs concitoyens. D’après un rapport du CCFD - Terre solidaire [PDF], plusieurs tyrans déchus se sont ainsi servis : Marcos (Philippines), Moussa Traoré (Mali), Pinochet (Chili) ou Milosevic (Serbie) auraient accumulé de l’or, notamment sur des comptes suisses.

En juin 2011, les associations Sherpa et Transparency international ont porté plainte à Paris. Elles voulaient que la lumière soit faite sur d’éventuels faits de blanchiment commis par le clan Ben Ali/Trabelsi.

L’affaire est instruite par le magistrat financier Roger Le Loire, qui enquêtait déjà sur les « biens mal acquis » des dictateurs africains. Jean Merckaert, de Sherpa, espère que le dossier s’élargira à cette histoire de lingots :

« On ne peut pas reprocher aux douanes d’avoir fermé les yeux : ils ont signalé les transferts d’or. Mais dire que ça n’a rien d’illégal, c’est aller un peu vite en besogne. Ou alors la législation antiblanchiment est défaillante. »

                                                                                                                                                                                                                             3 L’or, une marchandise comme les autres

« C’est comme transporter des boîtes de conserve »

 

Justement, la législation a changé. Depuis un règlement européen de 2005, entré en vigueur en 2007, l’or n’est plus considéré comme une devise, mais comme une marchandise.

Les « devises », ce sont les pièces, les billets, les chèques et d’autres titres financiers. Lorsqu’un voyageur se déplace avec plus de 10 000 euros en espèces, il doit se soumettre à une « obligation déclarative » à la douane. Il doit donner son identité, dire combien il a sur lui, expliquer la provenance et la destination de l’argent.

S’il ne le fait pas et que les douaniers le découvrent, « le premier réflexe est en général de lâcher les chiens renifleurs », explique l’administration. Si le chien « marque » (s’il s’arrête), cela signifie qu’il a senti des traces de stupéfiants sur les billets. La douane peut alors confisquer les devises pendant trois mois (renouvelables une fois), le temps d’interroger le porteur de l’argent et de mener une enquête.

Rien de tel pour l’or. Ne pas déclarer des lingots reste risqué, mais si la déclaration est faite, elle est moins précise que pour les devises. « C’est comme transporter des boîtes de conserve », affirme un douanier. Et les passeurs tunisiens étaient bien en règle.

Même si une enquête a posteriori est possible, le porteur d’or est déjà parti, ses lingots aussi. Les douaniers n’ont pas beaucoup d’informations à leur disposition.

                                                                                                                                                                                                                              4 Qui se promène avec des lingots dans ses bagages ?

Des épargnants et des trafiquants

 

Qui diable transporte de l’or à travers l’Europe ? Des gens parfaitement honnêtes, qui ont « converti leur épargne », expliquent plusieurs professionnels. Mais aussi, disent-ils, des malfaiteurs spécialisés dans la refonte de bijoux volés. Difficiles à intercepter donc, à moins qu’ils ne fassent un gros faux pas.

Le douanier cité plus haut raconte ainsi un épisode emblématique, selon lui, de l’hypocrisie législative :

« Il y a quelques mois, nous contrôlons un véhicule tout bête, venu d’Italie du Sud, qui se dirige vers la Belgique. On ouvre le coffre, c’est la caverne d’Ali Baba : presque 500 000 euros en lingots.

Légalement on ne peut rien faire, même si la provenance et la destination font planer un gros doute sur cet argent. L’Italie du Sud, bon... Et la Belgique pratique les taux les plus intéressants sur l’or.

On a guetté le véhicule au retour, ça s’appelle un “ciblage”. Il avait bien changé l’or en argent liquide. Qu’il n’avait pas déclaré.

On a consigné l’argent pour les trois mois d’enquête, demandé des infos à l’Italie dans le cadre de l’assistance administrative, et infligé une amende pour non-déclaration, comprise entre 0 et 25% de la somme totale. »

C’est tout. Et encore, les transporteurs avaient eu la mauvaise idée de ne pas déclarer leur argent. S’ils l’avaient fait, même avec un montant si élevé, ils n’auraient pas été inquiétés.

                                                                                                                                                                                                                             5 Pourquoi l’or a fini à Dubaï ?

« Une plaque tournante du marché de l’or »

 

Pour Charles Prats, magistrat spécialisé dans la lutte contre la fraude, membre du conseil scientifique du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégiques (CSFRS) et ancien inspecteur de la DNRED, « il y aurait beaucoup à dire sur le trafic d’or en Europe ».

Certes, des particuliers peuvent se déplacer avec de l’or en lingots, mais a priori « ils préfèrent l’or-papier, compte tenu des risques de vol ». Chaque lingot d’un kilo coûtant environ 40 000 euros, un braquage serait malvenu. Sur une aussi grosse somme que les prises tunisiennes :

« Si les douanes avaient des infos comme quoi les passeurs étaient liés à Ben Ali, ils avaient la possibilité d’intervenir grâce au gel des avoirs prononcé le 4 février 2011.

Aujourd’hui, si tout le monde dit que c’est Ben Ali, rien n’empêche d’enquêter a posteriori. Mais ils arrivent après la bataille. »

L’argent serait déjà à Dubaï, « une plaque tournante du marché de l’or », rappelle Charles Prats.

« Là-bas, il y a des banques, il est possible de transformer l’or en fonds. Et Dubaï est demandeur d’or pour les activités de bijouterie-joaillerie. »

« Les outils législatifs à la disposition des douaniers sont faibles », déplore le douanier :

« Jusque récemment, on ne voyait pas trop d’or physique circuler. Mais il y a une sorte de “ruée vers l’or”, un net regain. Avec la crise financière, c’est devenu une valeur refuge.

Dans le même temps, l’obligation déclarative a été affaiblie au nom de la libre circulation des capitaux. L’Union européenne et les Etats sont unanimes dans ce sens, à l’exception des professions répressives. »

                                                                                                                                                                                                                             6 Pourquoi Pierre Moscovici a-t-il écrit à la Commission européenne ?

Le ministre demande un changement dans la réglementation

 

Pour essayer de faire changer la réglementation, les douanes françaises ont écrit à la Commission européenne le 28 septembre 2012. S’appuyant sur les cas de figure problématiques, elles demandent à ce que l’or réintègre le champ des devises, pour qu’il soit mieux contrôlé.

Deux mois plus tard, le 21 novembre, les ministres de l’Economie (Pierre Moscovici) et du Budget (Jérôme Cahuzac) reprennent cette proposition dans une lettre. Ils l’envoient à deux commissaires européens, Michel Barnier et Algirdas Semeta.

Au cabinet de Michel Barnier, on explique que le Commissaire a répondu aux ministres français, et qu’il a proposé entre-temps de « durcir les règles européennes dans la lutte contre le blanchiment ».

La porte-parole de la Commission européenne, Emer Traynor, oppose quant à elle une fin de non-recevoir aux ministres français :

« Il n’est pas prévu d’étendre le règlement à l’or. »

Finalement, la responsabilité de tout cet or évaporé appartiendrait plutôt aux douaniers tunisiens, qui ont laissé sortir l’or illégalement du pays. Le système de corruption organisé par le régime de Ben Ali a laissé des traces. En juin dernier, vingt hauts responsables de la douane tunisienne ont d’ailleurs été traduits devant la justice.

MERCI RIVERAINS ! Tilô
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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:02

 

Rue89 - Exclu 22/02/2013 à 13h36
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

 

 

« Les Infiltrés » de France 2 ont planqué leurs caméras dans les coulisses pas très reluisantes de la commercialisation des médicaments. « Laboratoires pharmaceutiques : un lobby en pleine santé » est le nouvel épisode de la troisième saison de l’émission, diffusé ce vendredi soir.

La méthode reste la même : les images volées. Un choix délibérément polémique, certes, mais inévitable quand on veut en savoir plus sur les deals plus ou moins opaques proposés par les labos.

Le système décrit dans le film n’a rien à envier à celui de la grande distribution. « C’est comme si on vendait de la lessive », résume un visiteur médical dans le film.

   

A côté de l’enquête principale, consacrée aux visiteurs médicaux, un second film plus court se concentre sur les marges arrières des laboratoires fournissant les génériques, autrement dit les dessous de table qu’ils offrent aux pharmaciens.

Le sujet est particulièrement tabou pour les autorités, car les médicaments génériques, qui n’ont pas la cote chez les Français, font faire 1,5 milliard d’euros d’économies à la Sécurité sociale.

Les trois « modes de redescente »

Les astuces utilisées sont très bien montrées par la réalisatrice Sophie Bonnet, infiltrée dans un congrès de pharmaciens. Elle rencontre des représentants des labos, prétendant qu’elle compte reprendre une officine, et écoute leurs offres décomplexées.

Il faut savoir, pour bien comprendre le secteur, que les marges des pharmacies se sont réduites et que le secteur n’est plus aussi florissant qu’il l’a été, comme le racontait déjà Ludivine, pharmacienne, dans la rubrique Votre porte-monnaie au rayon X de Rue89. Les officines se voient donc proposer l’« aide » des labos, pour qui il est important d’être choisi comme fournisseur unique de toute la partie générique.

Depuis 2008 et la loi sur les marges arrières, tout cela est très encadré : le pharmacien peut obtenir jusqu’à 17% de remise légale. Or, affirme le film, les remises vont fréquemment jusqu’à 50%, grâce à des méthodes frauduleuses mais « juridiquement bordées ». Voici les trois techniques (des « modes de redescente » dans le jargon des commerciaux) proposées par les laboratoires à l’infiltrée :

  • la publicité : l’officine bénéficie d’un contrat d’achat d’espace publicitaire, c’est-à-dire qu’elle est rémunérée pour installer des panneaux. Le labo peut verser 1 000 euros par mois pour ce service, via une société-écran ;
  • les études : le laboratoire rémunère la pharmacie pour des enquêtes sans intérêt scientifique mais utilisables en cas de contrôle ;
  • les cadeaux : « pour dix boîtes achetées, une offerte... et remboursée », propose le labo. Une fraude à la Sécu.

« Personne ne nie le système, mais c’est une question de proportion », estime l’auteur de l’enquête, Sophie Bonnet, pour qui « il n’est pas choquant en soi que de l’argent public bénéficie aux pharmaciens, car ils sont en difficulté. Mais cette opacité est choquante ».

Difficile de savoir si le système est aussi généralisé que l’affirme le film, mais selon les pharmaciens, il semble que le fait que l’infiltrée se soit présentée comme étant sur le point de reprendre une officine ait rendu les labos encore plus agressifs commercialement.

« Ils voulaient l’appâter, mais dans la réalité jamais ils ne nous proposent de telles ristournes », disent des pharmaciens que j’ai interrogés.

« Sans cet argent, pas de marché du générique »

Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), n’a jamais entendu parler du système des boîtes gratuites et est « très étonné » par ce qu’il a vu dans le film. Il reconnaît que les remises vont au-delà de 17% « par le biais de contrats de coopération, des études par exemple, mais tout ce qui se fait avec les labos figure dans la comptabilité des entreprises ».

Et Lucien Bennatan, président du groupement de pharmacies PHR, de reconnaître des remises qui vont jusqu’à 20% au-delà de la limité autorisée, mais légalement. Il ajoute :

« Sans cet argent reversé par les labos, le marché du générique n’existerait pas, car les marges sont trop faibles. La Cnam est au courant mais laisse faire.

Il ne faudrait surtout pas jeter l’opprobre sur les génériques, et sur les pharmaciens dont les volumes et les marges ne cessent de baisser. »

Philippe Gaertner précise qu’« une officine met la clé sous la porte tous les deux jours en France ».

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:45

 

 

Le Monde.fr | 22.02.2013 à 12h43 • Mis à jour le 22.02.2013 à 13h14 Par Audrey Garric


 
Les poissons les plus péchés, le thon et le rouget, sont aussi les plus mal étiquetés.

Après le scandale de la viande de cheval, celui du poisson ? C'est la question qui se pose, après la publication, jeudi 21 février, d'une étude menée par l'ONG américaine Oceana révélant une fraude de grande ampleur portant sur les produits de la mer aux Etats-Unis, où un tiers des poissons  consommés n'appartiennent pas à l'espèce que les clients avaient cru acheter.

Pour son enquête, menée de 2010 à 2012, l'association a procédé à une analyse ADN de 1 215 échantillons de poisson collectés dans 674 points de vente - magasins d'alimentation et restaurants - dans 21 Etats américains.

 

 LE THON ET LES VIVANEAUX, LES PLUS MAL ÉTIQUETÉS 

Les résultats sont sans appel : 33 % des poissons étudiés ne correspondaient pas à l'espèce affichée et pâtissaient d'un étiquetage non conforme à la charte établie par l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA).

Les poissons les plus pêchés, le thon et le vivaneau ("snapper"), sont aussi les plus mal étiquetés : ainsi, le vivaneau enregistre un taux d'erreur de 87 % (161 des 186 poissons vendus comme des snappers et collectés dans l'ensemble du pays n'en étaient finalement pas) tandis que le thon est mal étiqueté dans 59 % des cas (84 % des échantillons de thon blanc prélevés étaient en réalité de l'escolar, une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs).

Entre 19 % et 38 % des morues, des flétans et des bars chiliens avaient aussi un étiquetage erroné, ajoute encore le rapport. Seul le saumon est mieux étiqueté, avec seulement 7 % de fraudes.

Cette vaste opération de substitution d'espèces prend plusieurs formes. On y retrouve des poissons d'élevage vendus comme des poissons sauvages, beaucoup plus coûteux (comme du pangasius vendu pour du mérou, de la sole ou de la morue). Des espèces surexploitées, vulnérables ou en péril vendues comme d'autres plus soutenables (par exemple du flétan de l'Atlantique à la place du flétan du Pacifique). Y figurent aussi des poissons déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants par la FDA en raison de leur teneur élevée en mercure, comme le bar, commercialisés sous d'autres noms.

 

RESTAURANTS DE SUSHI ÉPINGLÉS

Au total, 44 % de tous les lieux de vente visités vendaient des poissons mal étiquetés. Dans le détail : les restaurants de sushi avaient le taux d'erreurs le plus élevé sur leur carte (74 %), suivi par d'autres restaurants (38 %) et les magasins d'alimentation (18 %). "Les traductions du japonais à l'anglais peuvent expliquer une partie des mauvais étiquetages trouvés dans les restaurants de sushi. Mais comme ces enseignes se développent dans le pays, les dénominations légales devraient être adoptées uniformément à l'échelle du territoire", assurent les chercheurs.

"Parce que notre étude se limite aux poissons vendus dans des points de vente au détail, nous ne pouvons pas dire exactement où l'activité frauduleuse s'est produite, explique le rapport. La chaîne mondiale d'approvisionnement des produits de la mer est des plus complexes et obscures. Avec une supervision et des inspections minimales du gouvernement fédéral alors que les importations augmentent, et sans tests ADN tout au long de la chaîne d'approvisionnement, il est difficile de déterminer si la fraude s'est produite sur le bateau, pendant le traitement des poisons, au niveau du gros, lors de la vente au détail ou ailleurs."


"JEU DE DEVINETTE POUR LES CONSOMMATEURS"

"Acheter du poisson est devenu un jeu de devinette pour les consommateurs américains, a commenté Beth Lowell, une responsable de Oceana, citée par l'AFP. Que vous viviez en Floride ou au Kansas, personne n'est à l'abri de fraude en achetant du poisson." Et d'ajouter, fataliste : "Il faudrait traquer les poissons du bateau de pêche jusqu'à la table du consommateur pour pouvoir être sûrs qu'ils sont sans danger, légaux et portent une étiquette les décrivant de façon exacte."
 

"Outre le fait d'être trompés, un grand nombre de consommateurs se voient nier le droit de choisir un poisson basé sur un souci de santé ou de préservation" pour des espèces menacées, déplore le Dr Kimberly Warner, un scientifique d'Oceana, le principal auteur de cette recherche.

Audrey Garric

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:40

 

 

Classé dans Billet d'Humeur, Témoignages

Par Okeanos

22 février 2013 - 14:44
(dernière modification le 22/02/2013 - 14:44)

 

Puisque nous sommes tous grecs et puisque nos passeports français ne nous empêchent pas, à nous non plus, de subir la situation de chaque citoyen hellénique,  depuis que la troika et les divers gouvernements du pays ont décidé d'appliquer des cures d'austérité qui un jour, peut-être, ne feront plus la "une" comme la "solution unique pour s'en sortir" mais comme un "crime contre l'humanité".

Parce que parfois, c'en est Trop.

Parce que des nazis sont dans la rue, dans le parlement et ne sont toujours pas inquiétés. Parce que plus d'un tiers de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté. Parce que l'avenir devient impossible, déprimant et plus sombre que jamais. Parce que vivre ici offre la vision quotidienne d'une descente aux enfers qui ne semble inquiéter que modérément les hautes instances de l'Europe.  Parce que suivre la fascisation de l'Etat grec au jour le jour est non seulement épuisant mais aussi révélateur de l'ignorance crasse de l'histoire européenne des années 30.

Parce que les signes ne trompent pas sur la dérive incessante du pays vers l'autoritarisme.  Parce que des immigrés se font tabasser par des flics et par les nazis. Parce que des militants se font torturer par la police qui retouche aussi des photos pour masquer les violences. Parce que l'ancienne république de Grèce, le nouvel empire weimarisé du Bankistan fera défaut, un jour ou l'autre.

Parce que mon petit vendeur de légume a lui aussi fermé son magasin hier, comme beaucoup d'autres. Parce que chaque jour qui passe laisse derrière lui une nouvelle peine, un nouveau drame, une nouvelle perte d'emploi.

Parce que plus de 5000 manifestations et mouvements de protestation à travers le pays en 2012 n'auront pas suffit.

Parce que mois après mois ils font de notre Grèce un enfer. Parce que semaine après semaine, ils la dégradent et la violent. Parce que jour après jour, ils imposent leur loi et procèdent à un racket géant.

Parce que ces "ils" n'ont que faire de nos vies.

Car l'austérité tue. Chaque jour. D'une manière ou d'une autre, elle enlève des vies, des espoirs, des projets.

Pour ces raisons et toutes les autres, certains partent.

Et Marie Laure en fait désormais partie.

Son témoignage ci-dessous est publié avec son autorisation. Il a été mis en ligne le 17 février sur mediapart.


Exil du Chaos
Le 17 février 2013, par Marie Laure Veilhan

Nous avons pris la décision de partir.

Voilà une décision qui procède d’un non-choix, d’une nécessité que je ne qualifierai pas d’absolue, pour la simple raison que je sais qu’on n’est ni en Afghanistan, ni à Smyrne de 1922. Non, ç’aurait pu être un choix. Mais c’est tout juste une décision.

Décision d’exil, alors.

Il nous reste un été ici. Nous serons en France pour la rentrée 2013.

Nous laisserons derrière nous la maison de mon compagnon, Christos. La maison d’un autre exil, qui date de 90 ans : celui des grands-parents de Christos, venus de Constantinople (Kalloni, « la belle ») en 1922. J’écrirai un jour prochain ce que j’ai pu retenir de cette histoire-là. Elle est présente, curieusement parfois.

Nous laisserons des amis, Dina la rigolote, Angélique à la voix d’or, nous laisserons le père de mes enfants, la mer où Christos allait pêcher si souvent, sur les traces de son père, pêcheur, les orangers, le grenadier, les citronniers, l’oncle Adonis, tout tordu, tout pauvre, tout vieux, toujours si digne et souriant, sauf ces jours-ci, sa dame Anna s’en va à petit feu…

Je laisserai la terre que j’ai aimée pour la première fois il y a vingt-quatre ans, fille au pair d’un été, et que je croyais ne jamais quitter. Chaque jour qui passe, j’ai peine à croire à ce qui arrive à cette Grèce-là.

J’ai peine. Grand peine.

Nous sortons peu – le temps a l’air d’avoir pris la couleur de la vie : il pleut, sans arrêt, au point que le bois doit rester longtemps dans le poêle avant de s’embraser. Nous regardons distraitement les journaux télévisés, on connaît la rengaine. Deux dizaines d’impôts créés en 2012. Chômage. Misère. Enfants non vaccinés. Facultés qui ferment. Hôpitaux en panne de chauffage, de matériel de première nécessité (compresses, instruments chirurgicaux,…). Et de yaourts aussi. Néo-nazis au parlement. Grèves. Mobilisation décrétée dans deux secteurs (marine marchande et transports en commun), sous le contrôle direct de l’armée. La folie rivalise au quotidien avec le ridicule, le trivial, le presque rigolo. Non, on n’y croit pas, quand le secrétaire du Ministère de l’Economie annonce que « le smic à 560 euros -bruts- est encore trop haut »…

En chiffres, ça donne : 27 % de chômage global en novembre 2012 (derniers chiffres disponibles), soit une augmentation de 31% par rapport au mois de novembre 2011. 61,6% parmi les jeunes. Chiffres officiels, qui ne prennent pas en compte les multiples programmes de « formation » indemnisés à 250 euros pour deux mois, soit trois fois moins que l’allocation chômage, fixée à 360 euros mensuels. Pas d’allocation familiale, ni de logement bien sûr. 60 milliards de créances avérées vis-à-vis du Domaine Public (fisc et caisses d’assurance maladie et retraite). La récession en 2012 à 6,5%, pour la cinquième année. Le pain à 1,60, l’essence à 1,70. Le smic grec à 560 euros brut (480 euros nets), et 492 bruts (424 nets) pour les jeunes jusqu’à 25 ans. 300.000 compteurs coupés l’an dernier faute d’avoir pu payer la facture d’électricité, désormais couplée à l’impôt spécial (calculé sur la base de la surface du bâtiment alimenté), censé être exceptionnel, mais qui sera finalement intégré à un impôt global. Mon employeur (Union des Coopératives Agricoles), qui emploie 130 personnes (à l’usine et dans les bureaux, ne s’est toujours pas acquitté des salaires de novembre du personnel administratif. Je fais partie de ce dernier, mais ai eu droit à un « régime de faveur » qui m’a permis de recevoir les salaires de novembre et décembre, sous forme d’ « avance sur salaire » (c’est joli, comme formule : avance sur arriéré). J’étais allée faire remarquer que c’est ma seule source de revenus, et que nous vivons à quatre de ces presque 800 euros par mois. Nous avons longtemps été les moins riches de tous ceux que je connais.

Nous sommes désormais parmi les moins pauvres de ceux dont nous partageons le quotidien (travail exclu). Il n’y a plus de syndicat des ouvrières à mon boulot : il a été dissout, suite à des pressions exercées de façon ouverte sur l’intégralité des ouvrières, prises une à une. Ce mois-ci, le grand magasin Sprider (grande chaîne de vêtements bas prix), qui employait quinze personnes, a fermé. La deuxième boulangerie du quartier aussi. Pas résisté.

[Christos discute ce moment-même sur Skype avec un copain, parti en Allemagne en septembre. Il lui parle exactement de ça, à l’instant. C’est saisissant.]

Aighion accueillait depuis plusieurs années deux sections d’enseignement supérieur technique (optique et kiné). Au bord de la mer, dans un bâtiment industriel abandonné et rénové. Ces deux sections disparaîtront, comme une trentaine d’autres en Grèce, à partir de septembre. Les étudiants s’en iront, les bars, le cinéma qui avait rouvert depuis peu, la salle de musique… vont se vider un peu plus. Nous n’y allions quasiment plus, mais c’est réjouissant de voir ces étudiants qui venaient jouer gratuitement au « Polytechneio ». Triste, aujourd’hui, d’être presque sûr que cela ne durera pas.

Je voudrais être contredite par les faits.

Mais les médicaments de traitement du sida ont été désinscrits de la liste des médicaments remboursables. Pour les traitements anti-cancer, cardio, contre la tension artérielle… et pour une foule d’autres, la question n’est plus tant qu’ils soient ou non remboursables : il est de plus en plus difficile d’en dénicher. On crève de cette crise, et pas ceux qui sautent d’un balcon ou se tirent une balle dans la tête. On se laisse aller, aussi, tout simplement.

Je m’accroche à ceux que j’aime. Et à la première sonate de Beethoven, aussi. Qu’il me pardonne…

Je participerai du 1er au 3 mars à une rencontre organisée par l’aile « rouge » du Syriza sur la lutte contre le fascisme (en tant qu’interprète, ce qui nous paiera les billets de bus et une partie des frais de séjour à Athènes). Je vous conterai ce que j’aurai pu en retenir. Je sais désormais que cela pourra nous valoir des déboires plus ou moins importants. Les députés de l’Aube Dorée soufflent sur les braises de la haine, l’un deux a déclaré hier : « la prochaine fois que nous ferons une descente sur un marché pour contrôler les vendeurs étrangers, on ne fera pas que donner des coups de lattes dans les étalages. Il faut bien qu’on se fasse plaisir, aussi… Il est hors de question qu’on laisse les citoyens grecs sans protection ». Babakar Ndiaye est mort, il y a huit jours, jeté sur les rails de la station Thisseio, à Athènes, par l’un des dix agents de la police municipale qui l’avait pris en chasse parce qu’il vendait sur le trottoir des faux sacs Vuitton ou des parapluies chinois. Les paysans qui tentaient de bloquer symboliquement la route nationale ont été attaqués par les flics. Attaqués, non pas arrêtés. La violence institutionnelle s’installe chaque jour. Violence policière des brigades anti-terrorisme qui rouent de coups les quatre jeunes (qui se déclarent anarchistes), les défigurent, et se donnent tout juste la peine d’un maquillage électronique pour masquer les pires traces de torture sur les visages tuméfiés.

Le message est clair : « Tenez- vous tranquilles, ça pourrait arriver à tout le monde et à n’importe qui ».

Enfin, presque. Des militants de l’Aube Dorée, arrêtés la même semaine en possession d’armes lourdes, se sont fait photographier au poste. On en rigole : ils ont l’air de sortir du centre de soins esthétiques, tellement ça n’a pas l’air de les éprouver. On comprend, d’ailleurs : ils sont déjà dehors. Nous savons bien que ce qui nous attend en France n’est pas rose. Au-delà de l’adaptation à une vie que nous n’avions jamais prévue telle (ce qui suppose une adaptation forcée des enfants, par exemple, à un système scolaire en français, eux qui sont scolarisés en grec, bien sûr – mon fils, de bientôt onze ans, ne sait ni lire ni écrire en français, il a commencé l’anglais il y deux ans…), au-delà de tout ce qui nous fera ressentir ce mal du pays que les Grecs appellent si justement νοσταλγία (la nostalgie, douleur de la terre d’où l’on vient en traduction libre…), nous savons bien que la situation en France est dure, violente parfois, et que les choses vont mal pour beaucoup, là aussi.

D’ailleurs, le mal dont souffre la Grèce, c’est le même que celui qui étend son ombre sur l’Hexagone. Je le nomme « argent-dette », comme l’ont si bien fait les créateurs grecs de « Catastroïka », dont je ne saurais trop vous recommander la vision. Il a beau avoir été tourné il y a bientôt deux ans, tout y est.

Voyez.

Regardez.

Dites.

Faites.

Agissez.

C’est de notre vie à tous et à chacun qu’il s’agit.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:29

 

http://www.masavi.eu/

 

 

 

Carrefour des résistances


 

 

Acampada Sol

Vendredi 22 Février

Réalisation: Adriano Morán
Année: 2011
Pays: Espagne
Durée: 1h04

 

Un documentaire sur l’occupation de la Plaza del Sol de Madrid par les indignés commencée le 15 Mai 2011. Il montre un échantillon de ce qui s’y est dit et fait, notamment dans le cadre d’assemblées populaires tenues sur place.

 

 

De tout les luttes depuis bientôt deux ans, les indignés de Nîmes occupent tous les soirs, en été, la place de la maison carrée  et le mercredi soir et le samedi midi en hiver et en Automne. Contre la dette, l’austérité et l’oligarchie au service des banques qui  gouvernent réellement , ils participent aussi aux actions contre le nucléaire, et à la lutte de NDDL contre tous les grands projets inutiles . Autant dire que la porte du Carrefour des résistances leur est grande ouverte.

Ils seront au Carrefour des résistances pour la projection de Acampasol .

 

*C’est Vendredi 22 Février à 19h comme tous les Vendredi 272 Rue de la grande terre à Mus. Après un apéro  gourmand  si, ceux qui le peuvent, apportent un petit quelques chose à partager.


Nous essayons de mettre sur pied un co voiturage de Nîmes, rendez vous 18h30 Maison Carrée, contacter Marleen pour savoir qui a une voiture et qui veut une place. 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 22:03

 

france5.fr

 

La Maison-poison, quand nos intérieurs nous polluent

Documentaire
Censé être protecteur, notre intérieur est source d’émissions et de pollutions chimiques. Plus on nettoie sa maison, plus on libère de produits toxiques. Enquête, dans Le Doc du dimanche, sur un marché empoisonné de 22 milliards d’euros.

Contrairement à une idée reçue, l’air à l’intérieur de nos maisons serait cinq à dix fois plus pollué qu’à l’extérieur. En cause ? Nos meubles, les produits ménagers, les matériaux de construction ou encore certains jouets, qui dégagent des substances chimiques. Les médecins soupçonnent de plus en plus cette pollution domestique d’être à l’origine d’allergies qui touchent près de 18 millions de personnes en France. Plus grave encore : des cas de cancers sont désormais évoqués. Malgré ces risques, les industriels traînent les pieds pour modifier sérieusement leurs cocktails chimiques. Les autorités sanitaires françaises et européennes se « hâtent » lentement. « Comment peut-on produire des biens de consommation, les vanter dans des publicités, tout en sachant qu’ils ne sont pas neutres pour la santé ? » interroge Meriem Lay, la réalisatrice. « Je souhaitais démonter les mécanismes qui font que les décrets de protection des citoyens consommateurs tardent à exister, puis à être appliqués. Une lenteur qui arrange les pouvoirs économiques et qui est bien souvent couverte par les autorités. Comme pour l’amiante, les responsables auront peut-être un jour à répondre de leurs agissements. » D’autant que le documentaire démontre que, en matière de pollution domestique, il n’existe pas de fatalité : « Au-delà du constat des risques sanitaires et des mensonges des industriels, je voulais aussi montrer dans ce film qu’il existe des alternatives, des produits non toxiques aux recettes toutes simples », conclut Meriem Lay.
Jean-François Parouty
Documentaire
Durée
52’
Réalisation Meriem Lay
Production Ligne de Mire Production, en association avec France Télévisions
Année 2012

 

 

 

http://vimeo.com/59251758

Contrairement à une idée reçue, l'air des maisons est cinq à dix fois plus pollué que celui de l'extérieur. Les meubles dégagent des substances chimiques, lesquelles proviennent de produits d'entretien ou de matériaux de construction. Et plus on nettoie sa maison, plus des substances toxiques sont libérées. Les médecins soupçonnent cette pollution domestique d'être à l'origine d'allergies mais aussi de cancers. Malgré ces risques connus, les industriels traînent des pieds pour modifier sérieusement la composition des produits. Les autorités sanitaires françaises et européennes se «hâtent» lentement. Pourtant, il existe des produits sains aux recettes toutes simples. Ce documentaire propose une enquête sur un marché empoisonné de 22 milliards d'euros, et quelques astuces à utiliser pour ne pas respirer l'air vicié des intérieurs.

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:13

 

Libération - 21 février 2013 à 18:58


Dans une agence Pôle emploi de Nice, en août 2012.
Dans une agence Pôle emploi de Nice, en août 2012. (Photo Eric Gaillard / Reuters)

Au rapport Le médiateur du service public a publié ce jeudi un rapport sur les 41000 radiations mensuelles et formule des recommandations pour rendre le système plus juste.

Par MARIE PIQUEMAL

Radié du Pôle emploi ? Rien de plus facile. Tous ceux qui sont passés par la case chômage le savent bien. Il suffit de louper un coup de fil avec son conseiller, qu’un mail atterrisse dans les spams ou qu’un courrier se perde dans les méandres de La Poste, pour se voir couper les indemnités du jour au lendemain.

Le médiateur du Pôle emploi vient de rendre un rapport sur la gestion des listes des demandeurs d’emploi (en intégralité ci-dessous). En 2012, chaque mois 41 000 personnes, en moyenne, ont été radiées des listes dont 90% pour absence à une convocation. «Radier un chômeur est une décision grave, écrit en préambule le médiateur, Jean-Louis Walter. Factures et loyers impayés, problèmes bancaires, manger aujourd’hui, soigner les enfants demain — une épreuve que même un salarié socialement inséré ne saurait surmonter sans dommages.» La semaine dernière, deux drames à quelques jours d’intervalle sont venus rappeler l’urgence à agir. Deux chômeurs en fin de droit se sont immolés par le feu devant des agences du Pôle emploi à Nantes et Saint-Ouen. L’un est mort, l’autre a été sauvé.

Nourri d’exemples concrets, le rapport du médiateur pointe les anomalies du système et formule une série de recommandations.

Rendez-vous manqué = radiation

«J’ai raté l’appel, j’étais sous la douche. J’ai voulu rappeler mais le numéro était masqué. Quelques jours plus tard, j’ai reçu une lettre du Pôle emploi me disant que j’étais radié.» Des courriers comme celui là, le médiateur en reçoit en pagaille. Au 1er semestre 2012, 93% des réclamations reçues concernent des radiations. En majorité, elles sont motivées par une absence à un entretien (téléphonique ou à l’agence), considéré comme un refus de remplir les obligations qui conditionnent l’inscription sur la liste des demandeurs d’emploi1.

Si le médiateur répète qu’«il n’existe aucune politique délibérée de Pôle emploi en la matière», il recommande toutefois de mettre fin à la radiation systématique en cas d’absence à une convocation. «L’absence à un entretien ne constitue pas nécessairement un refus, au sens de la loi, de répondre à ses obligations et il n’est pas non plus le manquement le plus grave», écrit-il.

Jean-Louis Walter préconise l’instauration «d’un dispositif de graduation ou de sursis pour le premier manquement.» D’autant que nombre de demandeurs se plaignent de ne même pas avoir été informé de l’heure et la date du rendez-vous. Coups de fil manqués, courriers jamais reçus.... «Souvent, écrit le médiateur, les personnes n’habitent pas ou plus à l’adresse qu’elles ont indiquée, soit qu’elles n’en n’aient plus les moyens, qu’elles soient retournées chez leurs parents, voire qu’elles sont à l’étranger. Nombreux sont ceux qui veulent afficher une adresse à Paris, estimant que cela facilitera leur recrutement. Mais il suffit que le courrier ne suive pas comme prévu et c’est la radiation.» Avec des conséquences évidemment lourdes. Une radiation, c’est deux mois sans indemnité, le plus souvent. Pire, jusqu’au 31 décembre dernier, la radiation avait un effet rétroactif et du coup, les chômeurs se retrouvaient non seulement sans revenus mais avec des sommes indues à rembourser.

Concernant le téléphone, le médiateur recommande d’interdire les radiations pour absence à un rendez-vous téléphonique. Et de déclencher automatiquement dans ces cas là un entretien physique.

L’appréciation des «excuses légitimes», variable d’un conseiller à l’autre

Accident de la route? Mauvais temps? Problèmes de garde d’enfants? Quels motifs d’absence sont considérés comme recevables par Pôle emploi? Il existe bien une «base de connaissance» sur laquelle sont censés s'appuyer les conseillers Pôle emploi. Mais en pratique, comme le montre l’enquête interne menée par les services du médiateur, «les deux tiers des directeurs d’agence font une interprétation souple de la légitimité des motifs, en fonction de la situation spécifique de chaque demandeur d’emploi.» D’une région à l’autre, d’une agence à l’autre même, le traitement est différent. Certains directeurs de Pôle emploi sont plus sévères que d’autres. Ainsi, 17% d'entre eux affirment procéder à des radiations en cas de retard à un entretien.

Sur cette question des motifs légitimes, le médiateur reste plutôt prudent. «La définition de la légitimité d’une absence est un exercice délicat, qui relève davantage du bon sens et de l’opportunité que de la codification pure», se borne-t-il à dire. Sa proposition : «Plutôt qu’un catalogue de situations déjà qualifiées, ne vaudrait-il pas mieux lister des critères d’appréciation, plus universels et plus applicables à tous les cas de figures ?»

Courrier dématérialisé... les limites du mail

Toute dernière page du rapport, cette reproduction d’un mail envoyé par la directrice d’un Pole emploi:

 

 

Hormis ce problème récurrent du mail qui arrive dans les spams, le médiateur pointe une autre défaillance, d’information cette fois. Lors du premier entretien d’inscription, le demandeur d’emploi se voit proposer la dématérialisation de ses courriers pour «simplifier vos échanges avec Pôle emploi». Sauf que, subtilité souvent ignorée, un clic suffit à supprimer purement et simplement tous les courriers postaux... Le mail devient alors la seule source d’information. Dans ces conditions, le médiateur recommande «d’encadrer les conditions dans lesquelles les courriels produisent des contraintes pour les demandeurs d’emploi.»

1 Les radiations pour insuffisance de recherche d’emploi ou pour refus d’offre raisonnable d’emploi sont rares.

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:57

 

 

 

Par Okeanos

20 février 2013 - 10:35

(dernière modification le 20/02/2013 - 20:08)

 

 

HollandeSamaras

 

Le président français était à Athènes hier, en "ami", pour montrer sa "solidarité" devant les efforts fournis par la population et le gouvernement. Jugeant que le retour à la croissance était la solution pour la Grèce, il a indiqué que "le maintien de la Grèce dans la zone euro est un acquis". Vaste blague démontée dans le dernier billet de Jacques Sapir.

Il serait possible d'écrire plusieurs pages sur la venue du président, comme l'a d'ailleurs fait mediapart hier dans son article "A Athènes, Hollande devient champion des privatisations". Tout y est.

On pourrait rappeler qu'avec la grève des journalistes en Grèce, il n'y eu aucun commentaire sur les images de François Hollande arrivant à l'Aéroport. La vidéo de son arrivée a d'ailleurs tourné en boucle et les téléspectateurs ont donc eu l'occasion de voir l’atterrissage et la sortie du président français de son avion plus de 80 fois. Il semble aussi que la population grecque, à raison, n'était pas particulièrement excitée par cette visite. Il faut dire, dans un pays où les derniers chiffres du chômage montrent une hécatombe, dans un pays gouverné d'une main de fer par le premier ministre A. Samaras, le nouvel ami de F. hollande, la priorité est ailleurs.

Rappelons que F. Hollande avait conseillé à la population grecque à voter pour les partis pro-euro, c'est à dire ceux là même, pour les médias, la Nouvelle Démocratie et le PASOK, qui sont en grande partie à l'origine de tout ce que l'on peut reprocher à la société grecque. Inutile de rappeler ici que le Syriza souhaitait également rester dans la zone euro.  F. Hollande a donc apporté son soutien au premier ministre, qui, rappelons le, avait indiqué pendant la campagne électorale que "les immigrés sont les tyrans de la société grecque".

F. Hollande a donc apporté son soutien à un gouvernement qui torture ses détenus, procède à des raid dans des espaces autogérés, stigmatise les toxicomanes et les séropositifs et ferme les yeux sur les actions des néonazis : hier, le procès d'un des députés de l'Aube Dorée qui avait participé à la destruction des stands de vendeurs étrangers sur deux marchés devait commencer. Son avocat n'ayant "pas pu venir", le procès a été ajourné et reporté au mois d'octobre prochain. Classique en Grèce : E. Kasidiaris, qui avait frappé deux femmes politiques de gauche en direct à la télévision grecque en est au 4ème report d'un procès pour violence avec arme blanche. Autre exemple, le procès pour contrebande et contrefaçon de la société Aegean Oil a lui aussi été reporté dernièrement pour la 5ème fois, tandis que que son patron aurait menacé de mort un journaliste d'Unfollow. L'avocat du patron d'Aegean Oil, dans cette affaire de menaces de mort, n'est autre qu'un ami de longue date et conseiller officieux du nouvel ami de F. Hollande, le premier ministre A. Samaras. Cet avocat, M. Kranidiotis, est également un commentateur fréquent sur ​​les affaires publiques, et ses articles dans des journaux de droite et des sites web populistes sont connus pour leur nationalisme et leur xénophobie. Il est allé jusqu'à suggérer dans un article que l'armée doit intervenir pour maintenir «l'ordre» en Grèce.

F. Hollande aurait du lire le dernier classement 2013 de RSF et la chute vertigineuse de la Grèce concernant la liberté de la presse, ou le dernier rapport de l'ONU qui pointe du doigt les conditions de détentions dans le pays, ou encore l'alerte du conseil de l'Europe qui précise que "les attaques racistes sont une menace réelle pour la démocratie" ou enfin la dernière intervention de l'historien Mark Mazower qui "alerte la Grèce sur le danger sous estimé de l'Aube Dorée".

F. Hollande aurait pu lire le rapport édifiant d'Amnesty International sur les violences policières, contrairement au ministre grec de l'ordre public N. Dendias, le chef de la toute puissante police répressive grecque. DOit-on également rappeler à F. Hollande que la police nationale d'Athènes serait noyautée par l'Aube Dorée ?

Mais comme pour l'Elysée, la valeur commune entre la France et la Grèce, c'est la démocratie :

ElyseeTweet1

Que la crise de la zone euro est terminée :

ElyseeTweet2

Il faut juste rappeler le "soutien" et la "confiance" de la France envers la Grèce, utiliser le mot magique "croissance" :

ElyseeTweet3

Insister encore sur le fait que la situation va se stabiliser (OkeaNews d'or de la mauvaise foi) :

 

ElyseeTweet4

Promouvoir la présence des PME françaises en Grèce (Total, Suez etc ?) :

TweetElysee5

 

Et se préparer pour les soldes grecques (tweet validé "Tweet du jour" par okeanews) :

 

ElyseeTweet7

Sans compter l'aide que la France proposerait si des réserves de pétrole et de gaz étaient confirmées en mer Égée. Ou la location de quelques frégates pour "un bon prix" et éventuellement quelques avions. La Grèce reste toujours un très bon client pour l'armement français.

En 2012, plus de 5000 manifestations et mouvements de protestation ont eu lieu à travers le pays. Cela fait une moyenne de 14 par jour. Une nouvelle grève générale commence (à suivre en live-tweet sur Okeanews ici).

Mais pour la France, les affaires sont les affaires.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:51

 

scoop.it 

Scooped by Damoclès

 

Des manifestants anti-nucléaires  à Idinthakarai ont brûlé le drapeau national français hier,  condamnant la visite en Inde de la François Hollande, président de la France .

Un grand nombre d'hommes et de femmes, qui ont organisé une protestation prolongée contre la centrale nucléaire de Kudankulam, ont entrepris une marche jusqu'au village d' Idinthakarai dans le district de Tirunelveli quartier et brûlé le drapeau national français.

Un communiqué du Mouvement populaire contre l'énergie nucléaire [PMANE] a déclaré que le drapeau français a été brûlé pour condamner la visite de Hollande en Inde, et la signature d' un contrat portant sur Jaitapur projet nucléaire à un moment où des centaines de villageois ont été emprisonnés pour avoir organisé une manifestation contre le projet.

La centrale nucléaire de Jaitapur est construite avec l'assistance technologique de la France.

Il s'agit de la première visite de Hollande vers l'Inde. Sa visite de deux jours devrait se terminer à la signature de contrats d'une valeur de plusieurs milliards.

traduction : Philippe Ginet/ecolightnews.eu


INDIATIMES


Anti-nuclear-protesters-burn-French-national-flag.


Lire aussi:


FRANCE-INDE: Des réacteurs nucléaires hors de prix

Paris assume les transferts de technologie nucléaire et militaire en Inde

François Hollande en Inde pour vendre 2 EPR en zone sismique


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:48

 

http://zad.nadir.org

jeudi 21 février 2013, par zadist

 

 

Aujourd’hui 21 février l’occupation militaire dure depuis 89 jours (pour une opération débutée il y a 128 jours). Un camarade est emprisonné depuis 85 jours


INFO Chat Teigne : l’huissier est passé le 14/02 refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février !!


INFO Bellveue : rendu du procès est fixé pour le 28 février

Point Info Bellevue :

PDF - 133.7 ko

Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

Appel à témoins pour la défense de Cyril

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la Zad, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

( Klaxon n’est pas sur les sondes dans ce moment ! )

EXPOSITION itinérante de la ZAD

Un Territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp !


Action du jour

- Préfecture d’Ille-et-Vilaine : les sévices publics continuent pour les usager-e-s étranger-e-s

féliciter la société qui est derrière le blog de l’aéroport, http://leblogdelaeroportdugrandouest.eu, nouvel outil de propagande : http://www.image-strategie.com/ contact@image-strategie.com

Voici le propriétaire du blog pourri : David Vernejoul 30 rue fortuny 75017 Paris 0618979195 david.vernejoul@image-strategie.com

Whois result :

PDF - 62.1 ko

Infos du jour

- Article on aimerai bien de pouvoir lire : L’argent pas très vert de la fondation Hulot

- Camarades de la Zone À Défendre (ZAD)

Enric Duran est poursuivi au pénal par la fiscalité et 14 des établissements bancaires concernés. Il risque 8 ans de prison. Ses droits fondamentaux à se défendre, à appeler des témoins à la barre, à la présomption d’innocence, ne sont en rien respecté. C’est par le pur fruit du hasard qu’il a appris la date de son procès, et ce seulement 3 semaines avant l’échéance. Il ne se reconnait de toutes façons pas de ce système et de ses lois qui oppriment. Enric a déjà refusé par deux fois, communiqués de presse à l’appui, de répondre présent aux convocations. Les constructions d’alternatives en Catalogne ont tant et si bien évolué que la Coopérative Intégrale Catalane se substitue progressivement à l’Etat, offrant de nouveaux espaces de liberté. Enric s’adresse à présent aux camarades de la Zone A Défendre dans la lignée de l’appel du sous commandant insurgé Marcos, "El Tiempo del Si"

"El Tiempo del Si"

opendocument text - 50.7 ko

- reçu : Ben, organisons le "Festival INTERNATIONAL du film de poche fait sur la ZAD" Challenge : filmer discrètement avec son téléphone portable son passage aux "check Point" militaires de la ZAD. Butiné sur le net

- reçu : une réponse aux conseillers généraux d’Ille-et-Vilaine signataires de l’article de propagande pour l’aéroport dont vous nous parliez dans les Infos du 7 février.

Article :

PDF - 435.7 ko

Reponse :

PDF - 62.5 ko

- Activists claim police siding with power company EDF in lawsuit

- Notre-Dame-des-Landes : Bruxelles lance une procédure contre la France

et Ouest France dit : Bruxelles et Notre-Dame-des-Landes. Pour le préfet, « une procédure habituelle » Par contre, ouest France, Lapouze n’est pas le préfet mais seulement son adjudant...

- On remets encore en valeur cette belle article, a l’origine de canard enchainé : 900 000 euros pour la propagande de l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Ici, on se demande si Auxiette n’est pas un infiltré anti-aeroport ! Sinon, ça sera vraiment un peut grave pour lui : a chaque fois il essaye d’y être malin, ça se retourne contre lui...

- Les policiers ne veulent pas de tests d’alcoolémie

Police : les contrôles d’alcool et de stupéfiants déclenchent la colère des syndicats

- Notre Dame des Landes : foin de la Commission de dialogue, l’Etat lance déjà les marchés de travaux Une Commission de dialogue ? Très bien. Mais dans l’esprit du gouvernement, il ne s’agit que d’un dialogue cosmétique, puisqu’il engage, comme si de rien n’était, les marchés publics des travaux à sa charge.

Comme, par exemple, celui des plantations orneraient l’autoroute qui doit balafrer le bocage entre les voies rapides Vannes-Nantes et Rennes-Nante.

Cette autoroute, ou "barreau routier", reste à court terme la plus grande menace de début du chantier.

Voici le PDF de ce marché :

PDF - 164.8 ko

- La partie de roulette russe au commissariat atterrit à la barre

MDR :)

- 900 000 euros pour la propagande de l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes

- Analyser les conflits territoriaux par les représentations spatiales : une méthode cognitive par cartes mentales

Les conflits de territoire qu‟ils soient des conflits d’aménagement, des conflits environnementaux, ou des conflits d’usage, sont en augmentation constante ces dernières années, retardant ou annulant souvent de multiples projets. Plusieurs travaux ont mis en évidence les rapports complexes entre conflit et territoire, mais peu d‟entre eux ont tenté de remettre les différents acteurs à égalité dans la prise en compte de leur parole territoriale.Cette thèse cherche à comprendre la place réelle prise par le territoire dans les discours d’acteurs à l’occasion de conflits de territoire. Trois études de cas ont été mobilisées pour tenter d‟éclairer cet aspect. La première étude porte sur le conflit autour du projet d’aéroport international de Notre Dame des Landes, la seconde compare les conflits liés à l’implantation de centres d’enfouissement de déchets en Bretagne et la troisième analyse le conflit d’usage de l’hypercentre rennais à l‟occasion des soirées du jeudi...

- reçu : le projet de centrale à gaz à landivisiau dans le pays léonard en Bretagne se précise avec des réunions publiques prévues cette semaine sur le tracé du futur gazoduc (125km de long) qui permettra à la centrale d’être approvisionnée depuis le pays vannetais.

Illes imposent leurs merdes comme d’habitude, et organisent leur simulacre de démocratie en ayant déjà tout décidé. un lien vers l’entreprise porteuse du projet de gazoduc : http://www.grtgaz.com/grands-projet... on y voit les dates et lieux des réunions publiques de cette semaine. La plupart sont déjà passées malheureusement.

Si des bonnes âmes veulent aller à Pleyben demain à 10h30, ca pourrait être sympa de leur rappeler notre refus de leur centrale et du monde qui va avec (ou de leur monde et la centrale qui va avec plutôt ;) ) Si certainEs veulent saboter ce projet, illes sont prévenuEs. C’est pas trop loin de la ZAD et ca pue le même "aménagement" à la con.

Vive la révolte

- reçu :

- 10h15 : Le soleil nous gâté, que est ce que ça fait du bien :) Tout a l’air calme sur la zone. On est encore gâtés avec trois collectifs qui sont dans ce moment sur la zad nous proposent plein des choses a faire avec eux. Des belles rencontres et plein d’énergie :)

- APPEL aux esprits créatives :

On en a marre de barrages aux Ardillières et Fosses noires sur la D81. Pas une nouvelle, mais il faut le dire. Des fouilles, des contrôles et a chaque fois des réflexions a la con et la question plus débile qu’on peut poser : "Vous allez ou ?" et "Vous venez de ou ?" Bof, c’est vrai cette gestions sont plus que inutile car on peut répondre que est ce qu’on veut, finalement ils sont quand même obligés nous laisser passer. Par contre, l’effet de cette gestion est très désagréable, ça touche a nos vis privés et on aime pas la contrôle, du tout du tout du tout. Alors on se dit qu’on arrête s’énerver et risquer a chaque fois d’être embraquer pour avoir dit quelque choses qui les dérange, comme "j’y vais la bas" en pointent le doit dans la direction. "Non, mais vous allez ou ?" "Mais la bas !!", "OK, vous voulez jouer, sortez de véhicule et ouvrez le coffre, fouille" Alors on se dit qu’on va peut-être pas empêcher de se faire fouiller et contrôler, mais ou moins on se marre pas mal en attendant ! Et c’est la on a besoin les têtes créatives :

On cherche des réponses les plus débiles qui existent !!

Pour exemple...

"Vous allez ou ?"

"Au concert de Michael Jackson Monsieur !" ( avec une mine hyper sérieuse et très polit )

"...ehm...mais...il est mort madame !"

" serieux ?" ( en canon, bien appris avant ! )

"..?...." - il s’interpelle si on se fout de sa gueule - "...bah oui madame il est mort !" en se tournant vers un pote flic "ey Didier, Michael Jackson est bien mort, non ? Depuis quand déjà ?"

"Bah tant pis pour nous, on a acheter les tickets pour rien alors" en faisant semblent d’être déçu...

"Bah, vous êtes pas sérieuse la, non madame ?"

"Évidement, mais vous pourriez me renseigner si je peut me faire rembourser par un mort ?"

Donc, on cherche des idées pour mieux s’amuser sur le peau d’eux qui nous occupent et qui nous font chier, et qui nous oblige de passer sur des champs privées de paysans, et qui nous fouillent et contrôlent le longer de journée et la nuit.

envoi tes idées avec le sujet "jackson" a zad chez riseup point net !


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