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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 15:53

 

euronews.com

 

  Portugal : “le gouvernement nous vole”

17/02 05:36 CET

 

Lecture/Arrêt Vidéo

 

“Les sacrifices, ça suffit”, “Le gouvernement dehors”, “changement de cap, nouvelle politique”. Ce sont quelques messages qu’on pouvait lire sur les banderoles des manifestants au Portugal hier. Des milliers de personnes ont protesté contre l’austérité dans une vingtaine de villes. Rien qu‘à Lisbonne, ils étaient 5 000 à avoir répondu à l’appel de la CGTP, le principal syndicat portugais.

“Nous n’avons pas de gouvernement, on nous vole. C’est pour ça que je suis ici pour manifester mon mécontentement. Cela ne peut pas continuer”, indiquait Deolinda, un professeur.
“Ce qui est en jeu ici ce n’est pas seulement la situation dans laquelle nous sommes, mais aussi la démocratie. Je suis ici pour lutter contre ce gouvernement et sa politique”, ajoutait de son côté Manuel un retraité.

Ces Portugais protestaient notamment contre les hausses d’impôt sans précédent décrétées cette année par le gouvernement. Or, depuis l’année dernière, salaires et retraites ont été nettement réduits. Le gouvernement met en œuvre un vaste programme de rigueur en contrepartie d’un plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé en mai 2011 par l’Union européenne et le FMI.

Avec AFP

Plus d'actualités sur : Austérité, Crise économique, Manifestation, Portugal, Syndicats

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 15:44

 

 

                                                                                                                                                                                                                                     Lire aussi

                                                                                                                                                                                                                             Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans plusieurs villes du Portugal pour protester contre les mesures d'austérité (hausses d'impôt sans précédent, mais aussi réduction des pensions et des salaires) prises par le gouvernement de centre-droit.

A Lisbonne, environ 3 000 personnes ont défilé à l'appel de la CGTP, le principal syndicat portugais pour réclamer une « nouvelle politique ».

En contrepartie d'un plan de sauvetage de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, le gouvernement du premier ministre Pedro Passos Coelho mène un vaste programme de réformes et de rigueur, autant de mesures qui pèsent sur l'économie et ont provoqué une hausse du chômage (17 % de la population active, 40 % des jeunes). Selon la Banque du Portugal, le PIB accuserait en 2013 une contraction de 2 % par rapport à l'an dernier. Le premier ministre a récemment évoqué lui-même l'hypothèse d'une « spirale récessive ».

Le gouvernement prévoit d'ici 2014 une « réforme de l'Etat » qui devrait permettre des économies supplémentaires de 4 milliards d'euros. La “troïka” représentant les créanciers du Portugal (UE-FMI-BCE) est attendue à la fin du mois pour un nouvel examen des réformes mises en œuvre en échange du plan d'aide.

 

 

                                                                              ***********************************

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=fmvCSyZKAnw

 

 

Portugal: des milliers de manifestants contre l'austérité


Par fullactu


Publiée le 17 févr. 2013

Des milliers de personnes ont manifesté samedi 16 février du sud au nord du Portugal contre les mesures d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement de centre droit, sous la tutelle de ses créanciers internationaux.

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 15:31

 

Faut-il casser la finance pour mieux construire l’avenir ?

 

 Rue89 - Pierre Polard - Membre du Conseil National du Parti Socialiste - Motion 4

Publié le 17/02/2013 à 15h02

 

 

Le débat sur la réforme bancaire a relancé la question de la séparation des activités de dépôt et des activités de marché. Pour schématiser, les activités de dépôt constituent la banque « à l’ancienne », celle qui gère nos comptes, celle qui évalue notre solvabilité avant de nous prêter de l’argent. En revanche, avec les activités de marchés on entre dans le monde de l’innovation financière, le monde des traders qui négocient des produits financiers plus ou moins complexes pour le compte de leur banque ou de leurs clients.

Les banques dites « universelles », et notamment les banques françaises, combinent ces deux activités au sein d’une même entité. Dans la mesure où l’Etat garantit les dépôts des Français, une banque mise en difficulté par sa branche « marché » se verrait secourue. Cela revient à dire que l’Etat apporte une garantie implicite aux activités de marché.

C’est un des arguments de ceux (de Finance Watch à l’économiste Gaël Giraud [PDF], en passant par Roosevelt 2012) qui militent pour un renforcement du projet de loi présenté par le gouvernement. Il n’y a pas de raison pour que les contribuables payent une assurance « tous risques » aux as de la finance.

Même au Royaume-Uni il est question d’« électrifier la cloison » entre les activités bancaires. Pourtant, il est peu probable que la loi qui sera votée en France, même musclée par les députés, aille jusqu’à une séparation claire et nette. Mais le combat ne s’arrêtera pas au vote de cette loi et devra se poursuivre. Après tout, une loi peut évoluer…

Séparer les activités, c’est bien. Limiter les risques, c’est mieux

Si la séparation des activités de marché est nécessaire, elle n’est pas suffisante. En effet, après une séparation juridique et capitalistique, les activités de marché seront-elles devenues inoffensives ? Constitueront-elles un monde à part, déconnecté de l’économie réelle ? En d’autres termes, les risques pris par ces activités seront-ils sans conséquence sur le reste de l’économie ?

C’est la faillite d’une pure banque de marché (Lehman Brothers) qui a marqué le début de la crise financière. Au lieu de maîtriser le risque, les innovations financières (titrisation, CDS…) ont conduit à sa dissémination insidieuse. Au point que plus personne ne sait vraiment qui porte quel risque et à quelle hauteur.

Sur son blog, Christian Chavagneux évoque l’enquête diligentée par la banque JP Morgan, suite à une perte de 6 milliards de dollars sur des « paris risqués ». Le constat est sans appel : « L’enquête souligne d’abord que la banque n’a pas su développer des outils de contrôle à la mesure de la complexité croissante des activités et des risques pris ». En conclusion :

« On comprend à la lecture du rapport que c’est l’organisation même du contrôle des risques au sein des établissements qui pose problème et qu’une maîtrise des risques passe forcément par la nécessité d’imposer par la loi un renforcement des moyens et des méthodes des contrôleurs internes. Un sujet malheureusement oublié. »

Et pourquoi pas brider l’innovation financière, limiter la complexité des produits financiers, interdire certaines activités ? Puisque les apprentis sorciers n’arrivent pas à maîtriser leurs pouvoirs, pourquoi ne pas casser, par la loi, leur baguette magique avant qu’il ne soit trop tard ?

Islande : un laboratoire « grandeur nature »

Il y a un pays qui a expérimenté à outrance l’emprise du pouvoir de la finance sur son économie : c’est l’Islande. Au début des années 2000, ce petit pays de 300 000 habitants (l’équivalent du département de l’Ardèche) succombe aux charmes de la financiarisation et de la dérégulation.

Avant le début de la crise, la valeur des actifs des trois grandes banques du pays (Gilnir, Landsbanki, et Kaupthing) a représenté jusqu’à 900% du PIB. Contrairement au reste du monde, l’Islande a laissé ses banques faire faillite et leurs actionnaires éponger les pertes.

Les dépôts du public ont été transférés vers de nouvelles banques, les dettes des ménages ont été restructurées, et un moratoire sur les saisies immobilières mis en place. Enfin, l’ajustement budgétaire a été mené de façon progressive, sélective et concertée en préservant les dépenses sociales. Au Forum économique de Davos, le président islandais a déclaré :

« L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens.

Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire.

Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du XXIe siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle. »

Un secteur financier moins développé ferait non seulement courir moins de risques à l’économie, mais il « libérerait » des cerveaux pour travailler sur les enjeux de demain : les nouvelles technologies, mais aussi la transition écologique, un nouveau modèle de développement...

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 15:25

 

 

APPEL A UN GRAND CRI

par le Collectif du 25 Février

 

 

Le rituel du Grand Cri a été initié en 2003 à Avignon par le Collectif du 25 Février (des intermittents et précaires) comme action commune pour réunir toutes les personnes en lutte mais aussi tous les mécontent-e-s, les pas-satisfait-e-s, "d'en - bas, du milieu et d'en-haut. Aujourd'hui  le Collectif du 25 Février fête ses 10 ans !

 

La précarité est devenue aujourd’hui le modèle social. L’accord récent entre le Medef et certains syndicats aggrave la précarité de l’emploi en facilitant le licenciement. Quelques soient les secteurs d’activités, tous les salarié-e-s, avec des périodes de chômage, subissent cette précarité de la vie.

Les artistes et techniciens du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma sont à nouveau dans le collimateur de l’Unedic (l’assurance chômage). Une nouvelle négociation des annexes 8 et 10, qui régissent le régime de l’intermittence, aura lieu à l’automne 2013, et les rumeurs qui courent annoncent :

  • Un retour à la date anniversaire possible ;
  • Une augmentation du nombre d'heures ;
  • Un durcissement d'accès pour les nouveaux entrants.

 

Couplé à une baisse des subventions de la culture par les régions et l’Etat, et  d’une politique d’austérité menée à l’échelle européenne, la potion va être amère pour les salarié-e-s de la culture. Un chiffre : seulement 50% des 200 000 cotisants aux annexes 8 et 10 sont indemnisés !

 

Tout prête à croire que le serrage de ceinture sera de mise, notamment suite au rapport de la cour des comptes qui préconise une sortie des techniciens de l’annexe 8 vers l’annexe 4 (intérimaires). Toutes les propositions, études, enquêtes, initiatives, propositions politiques faites par les salarié-e-s concerné-e-s à travers les coordinations d’intermittents et précaires depuis 10 ans ont toujours été méprisées. Il est temps de relever la tête pour proposer un modèle de société humain, de partage, et de solidarité.

 

 

RDV le lundi 25 février 2013

 

18H00

 

Place de l’horloge à Avignon

 

POUR UN GRAND CRI D’UNE MINUTE

 

Un apéro sera partagé ensuite

 

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 15:20

 

 

[interne_cimade_l] Lettre ouverte au Premier ministre pour que cessent les refus de scolarisation et la création de classes « roms » [Action collective]

 

 

Action collective

Lettre ouverte au Premier ministre
Pour que cessent les refus de scolarisation et la création de classes « roms »

Monsieur le Premier ministre
Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne
75700 PARIS

Copie à Monsieur Vincent Peillon
Copie à Madame George Pau-Langevin

Paris, le 11 février 2013

Monsieur le Premier Ministre,

Selon le préambule de la Constitution de 1946 « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ».

Malgré la clarté de ce principe à valeur constitutionnelle, nous continuons de constater des refus de scolarisation opposés à des enfants d’origine rom, sous des prétextes divers : manque de pièces au dossier d’inscription, preuve insuffisante de leur résidence sur la commune concernée, ou encore en invoquant des raisons financières (la scolarisation de ces enfants constituerait une charge trop lourde pour la commune). Dans les quelques cas où l’inscription à l’école a finalement été obtenue, c’est toujours à l’issue d’un long parcours du combattant juridique et militant : interpellations des autorités, recours auprès des administrations compétentes (DASEN, Préfecture), saisine du Défenseur des droits…. Cela a été le cas à Champs-sur-Marne et c’est encore le cas actuellement pour la scolarisation de sept enfants roms de Noisy-le-Grand dont, en dépit du refus du maire justifié par « l’absence de domiciliation », le personnel enseignant et le Directeur académique ont décidé qu’ils devaient être accueillis dans une école de la ville. C’est aussi le cas dans quelques villes de l’Essonne comme Evry, Courcouronnes, Villebon-sur-Yvette. Sur cette question, le Défenseur des droits considère qu’« une telle différence de traitement fondée sur l’origine est susceptible de caractériser une discrimination prohibée notamment par l’article 2 de la loi du 27 mai 2008 » (Décision n° MLD/2012-33).

Plus récemment, nous avons eu connaissance d’une nouvelle pratique qui, si elle semble pour l’instant marginale, n’en est pas moins extrêmement préoccupante. Il s’agit de la création de classes composées uniquement d’enfants roms et fonctionnant en dehors de tout établissement scolaire. C’est le cas de la ville de Saint-Fons où la maire a décidé d’affecter des locaux – qui sont ceux d’une ancienne école mais qui abritent également les services de la police municipale – à l’« accueil » de 25 enfants, tous d’origine rom. Il s’agit là de l’instauration d’une véritable séparation ethnique, mais l’idée n’a pas manqué de faire des adeptes : le 21 janvier dernier, le maire de Ris-Orangis, en réponse aux demandes d’inscription scolaire déposées pour certaines depuis septembre 2012, a créé une classe ad hoc dans une salle attenante au complexe sportif « Émile Gagneux ». Aux yeux du maire, la classe qui « accueille » 12 enfants âgés de 5 à 10 ans, présente « l’avantage » de se trouver à 100 mètres seulement du terrain que les familles occupent. A 100 mètres aussi de l’école qui aurait dû les accueillir, si la loi était respectée…

L’article L. 131-1-1 du code de l’éducation rappelle en effet que « Le droit de l’enfant à l’instruction a pour objet de lui garantir, d’une part, l’acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d’autre part, l’éducation lui permettant de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle et d’exercer sa citoyenneté. Cette instruction obligatoire est assurée prioritairement dans les établissements d’enseignement. ».

Comment considérer que des classes créées à l’écart des établissements scolaires, où les enfants, maintenu.e.s dans un « entre-eux » par ailleurs dénoncé de toutes parts, offriraient ce cadre permettant « de s’insérer dans la vie sociale » et « d’exercer [leur] citoyenneté » ? Comment accepter qu’ils et elles se trouvent, en raison de leur origine, privé·e·s des relations avec les autres enfants, les autres enseignant·e·s, éducateurs et éducatrices, les services d’une véritable école ?

Le 2 octobre 2012, la ministre déléguée auprès du ministre de l’éducation, chargée de la réussite éducative, avait adressé trois circulaires concernant la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés [1]. Dans celles-ci, est réaffirmé le principe selon lequel « L’obligation d’accueil dans les écoles et établissements s’applique de la même façon pour les élèves allophones arrivants que pour les autres élèves ». Il a d’ailleurs été repris dans votre plan contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, le 22 janvier dernier. La réaffirmation de ces principes ne suffit pas ; elle doit être suivie d’effet, ce qui n’est pas le cas des classes « roms » de Saint Fons et Ris-Orangis ou plus généralement dans les communes qui, encore aujourd’hui, refusent aux enfants roms l’accès à un droit fondamental.

À ce propos, vous n’ignorez pas que la France vient, une fois de plus, d’être condamnée par le Comité européen des droits sociaux pour le traitement que notre pays réserve à la population rom, qu’il s’agisse d’évictions forcées des lieux d’habitation, du non accès aux droits fondamentaux comme le logement, la santé ou encore la scolarisation. Sur cette dernière question, le Comité a estimé que « le Gouvernement ne prend pas des mesures particulières, alors qu’il le devrait à l’égard des membres d‘un groupe vulnérable, pour assurer aux enfants roms d’origine roumaine ou bulgare une égalité d’accès à l’éducation » (point 132 de la décision du CEDS, 11 septembre 2012, réclamation MDMI n° 67/2011). Il y a par conséquent violation de l’article E combiné avec l’article 17§2 de la charte sociale européenne. Les « mesures particulières » que la France doit prendre selon le CEDS ne sauraient passer par la création de classes « roms » qui vont naturellement dans le sens de la ghettoïsation dénoncée et condamnée régulièrement par le CEDS, le Comité des Ministres, comme par le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe.

Au vu de tous ces éléments, nous souhaiterions être informés des mesures que vous comptez prendre d’urgence afin que cessent les refus de scolarisation et la création de classes « roms » et pour que le droit fondamental à l’instruction et à l’école soit pleinement reconnu à toutes et à tous sur le territoire de la République.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de toute notre considération,

Pour les signataires :

Michel FEVRE
Président du Collectif pour le droit
des enfants roms à l’éducation


Organisations signataires :

Le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation
AFEV (Association de la Fondation Etudiante pour la Ville) – CGT Educ’Action – CLIVE (Centre de Liaison et d’Information Voyage Ecole) – DEI-France (Défense des Enfants – International) – FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) – FERC-CGT (Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture) – ICEM-Pédagogie Freinet (Institut Coopératif d’Ecole Moderne) –Intermèdes –RESF (Réseau Education Sans Frontière) – Sud Education – SNUipp-FSU – Solidarité Laïque.

Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope est composé des organisations suivantes :
ABCR (Association Biterroise Contre le Racisme) – ALPIL (Action pour l’insertion sociale par le logement) – AMPIL (Action Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement) – ASAV (Association pour l’accueil des voyageurs) – ASEFRR(Association de Solidarité en Essonne avec les familles roumaines et rroms) – Association Solidarité Roms de Saint-Etienne – CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) – LA CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués) – CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squat) – FNASAT-Gens du voyage – Habitat-Cité – LDH (Ligue des Droits de l’Homme) – Mouvement catholique des gens du voyage – MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – PU-AMI (Première Urgence- Aide Médicale Internationale) - ROMAQUITAINE – Rencontres tsiganes – RomActions – Romeurope 94 – Secours catholique (Caritas France) – SICHEM (Service de Coopération Humanitaire pour les Etrangers et les Migrants) – Une famille un toit 44 – URAVIF (Union régionale des associations pour la promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et des Gens du voyage d’Ile-de-France)

Le Comité de soutien de Montreuil, le Comité de soutien 92 Sud, le Collectif nantais Romeurope, le Collectif de soutien aux familles rroms de Roumanie, le Collectif Rroms des associations de l’agglomération lyonnaise, le Collectif Romyvelines, le Collectif de soutien aux familles roms de l’agglomération orléanaise, le Collectif des sans-papiers de Melun, Collectif solidarité Roms Lille Métropole, le Collectif Solidarité Roms Toulouse, Collectif de soutien aux familles Rroms de Noisy le Grand.

Et les organisations suivantes : Amnesty International France, ATD Quart Monde, CGT Educ’Action 91, Collectif « Ceux de Roubelles », Collectif Local des Citoyens Solidaires, GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrées), FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s), FSU 91, FCPE 91, Plateforme 93 de soutien aux Rroms vivant aux bidonvilles, SNUipp-FSU 91, Syndicat des correcteurs CGT de Paris

 

[1] Circulaires du n° 2012-141, 2012-142 et 2012-143.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:42

 

http://zad.nadir.org

samedi 16 février 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 16 février l’occupation militaire dure depuis 84 jours (pour une opération débutée il y a 123 jours). Un camarade est emprisonné depuis 80 jours


INFO Chat Teigne : l’huissier est passé avant-hier (14/02) refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février !!


INFO Bellveue : La Ferme de Bellevue et ses ami-e-s paysan-e-s passent en tribunal le Mercredi 20 Février à 9 H à St. Nazaire

Point Info Bellevue :

PDF - 133.7 ko

Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Equipe legale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

Provocations policières sur la ZAD

Depuis quelques jours, les flics viennent souvent titiller les camarades autour de la D281 entre La Paquelais et les Ardillères. Avant-hier, ils ont saccagé une petite cabane qui a été montée sur le "Chemin des Dames" derrères les Noues Pourries. Cette nuit, ils ont fait plein de visites impromptues. Y’a besoin de renforts de ce côté là !

De plus, les fouilles archéologiques préventives ont repris sur le tracé du projet de barreau routier (l’autoroute censée permettre l’accès à l’aéroport).

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

http://stream.zad.nadir.org/klaxon


Infos du jour

19h 50 : Une dizaine de cars de CRS aperçu à Grigonais (Chateaubriand) direction Blain.

14h 20 : Une dizaine de camions de GM sortent de la 4 voise à Vigneux avec une véhicule à antennes (un eu commes celles qui détectent la provenance d’ondes)...

- Flash-ball… ? Usage non réglementaire ?

- reçu : un petit montage que je viens de réaliser à propos des scandales de la malbouffe produite par une industrie agro alimentaire sans ame ... en paralléle avec l’action de notre faux président de gauche !

- Manifeste des habitants non-humains de la ZAD

- Battons la campagne" - BLEU - En hommage à la Lutte à NDDL, la ZAD et à tous les Camille ! VIDÉO
- Humour : [CRS, les combattants de l’ordre [Entier - 52 minutes - 1997] ->https://www.youtube.com/watch?v=kHZ...]

haha, non, c’est triste en fait, mais ...attends, c’est incroyable...il faut rire ou mourir la....

- INFO : Beaucoup de ceux qui n’ont pu participer dénoncent la précarité et souhaitent que le geste désespéré de Djamal n’est pas servis à rien. Un nouveau rassemblement est ainsi organisé à Nantes ce samedi 16 février à 15h Place Royale.

- Notre-Dame-des-Landes : les pro s’invitent dans un débat d’opposants

"le but n’était pas de convaincre mais de montrer que des citoyens favorables au projet pouvaient aussi intervenir dans l’espace public"

Bravo les pros, c’est la grande classe que est ce que vous avez réussi, ca mérite carrément l’article ! Allez citoyen, montre ton rebelle.... Attention Valls, il y a la potentielle, prochaine étape sera de la tagterrorisme......!!!!

- Un "Notre-Dame-des-Landes" bis contre une scierie dans la Nièvre

...une zad bis plutôt....

- 10h05 : Bonjour, au retour ! Tout a l’air calme sur la zone, est ce qu’on besoin encore parler de keufs aux Ardillières et sur la D81 Fosses noires ? Non, je croix pas....pas la peine, ils sont la et on espère ils sont en train de se geler les pieds en attendant de faire chier les gens qui veulent simplement faire leur vie....


RDVs sur la ZAD

Projection : Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000, de Alain Tanner

selon l’évolution de là bas, ce serait peut être à la ferme de Bellevue, avec de toute façon un gros repas au sanglier

proposée depuis le plateau des Millevaches

et d’ailleurs

16 Février

- comités de soutien aveyronnais

Réunion de tous les comités de soutien aveyronnais a pont de salars a 14h

- suisse - lausanne

Soirée des bouzeureuses En soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et son monde, et en soutien aux luttes paysannes 18h Bourse aux graines et discussion puis Repas, projection du film "Notre dame des landes, notre dame des luttes" Concerts : Coverkill (metal) Kurtains (grunge) DJs inVINCIbles Crew sans oublier la barakafrite ! à l’espace autogéré de loz césar-roux 30 lausanne suisse squat.net/ea

- Hauteville : Concert de soutien dans l’Ain

Un message des camarades de l’AIN. Une date à noter : concert de soutien aux opposants à l’aéroport le 16 février à Hauteville.

Appel a motivés pour les aider.

Plus d’informations à venir sur http://www.rockagricole.fr/

- Augan : soirée débat publique et Festnoz

A Augan, morbihan, (entre Ploërmel et Plélan le grand) Organisé par le comité de soutien du pays de Ploërmel Prix Libre Galettes pas chères et buvettes assurés sur place

RDV : A 18h débat publique sur notre lutte A partir de 20h fest-noz Après 1h : chant dans la danse toute la nuit ! A bon entendeur : concours de pilé-menu militant !

Programmation : Capitaine/Faucheur/Le Mouël Dour/Le Pottier Quartet Giulia/Axel/Simon/Loïg Jan-Maï et Thomas Le Normand/Gargam Mike James et Yves Leblanc ROBERT Ronan An Tri Dipop Aranel

Notre petit texte qu’on a mis au dos du tract du fest-noz : " Nous vous invitons à une belle soirée où nous pourrons nous serrer les coudes au son des bombardes et du kan-ha-diskan. Mais aussi faire la fête, tout simplement ! Ce nous, ce sont des habitants du pays de Ploërmel (au sens large : de Concoret par Maure de Bretagne jusqu’à Carentoir). Nous venons tous d’horizons différents, avec chacun son propre parcours personnel et politique. Pourtant nous nous retrouvons tous autour d’une idée simple : nous ne voulons pas du projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes que les gouvernements successifs ont portés sans broncher depuis les années 70 et malgré une contestation populaire qui reprend du poil de la bête depuis quelque temps. Ces derniers mois, dans beaucoup de localités en France, se regroupent ainsi des personnes qui choisissent de s’organiser en comité pour soutenir cette lutte. Nul besoin d’aller jusqu’en Loire-Atlantique pour réfléchir et agir ; nous pouvons le faire là où nous vivons. Cette lutte en a plus que besoin ! Nous ne voulons pas de cet aéroport, mais au fond, ce qui est en train de se passer à Notre-Dame, et dans l’éclosion de ces comités locaux, c’est une façon de reprendre en main le politique face à des gouvernements qui n’ont de cesse de l’abandonner à la loi du profit. Et donc, par la même occasion, une façon de redécouvrir en nous ce qu’il faut bien appeler un certain « sens commun ». C’est-à-dire une manière de discuter, de réfléchir et de vivre-ensemble qui s’oppose clairement au libéralisme. Mais aussi, plus concrètement, aux projets du groupe Vinci et consorts, qui ne voient pas ce qu’il peut y avoir de problématique dans le fait de remplacer les bocages par du béton. Le temps de cette soirée, et d’autres on l’espère, retrouvons l’usage historique du fest-noz : toutes les occasions sont bonnes pour nous unir dans le chant et dans la danse ! Ne soyons pas des andouilles, ayons des tripes !

- Hauteville Lompnes : concert de soutien un concert de soutien à NDDL est organisé à Hauteville Lompnes par l’association"rock agricole"

- Avessac : soirée de soutien le CAPA 44 (collectif pour l’abandon du projet d’aeroport de NDDL 44), vous informe que nous ferons une soirée de soutien

- Mérindol (84) : concert de soutien et débat sur les GPII

à 20h30 à la salle des fêtes

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:09

 

 
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A63-Atlandes.fr

 

Les vacanciers qui se rendent en voiture en Espagne connaissent bien la Route Nationale 10, qui passe par le Poitou, la Charente, la Gironde, les Landes et le Pays-Basque.

Dans les Landes, la portion d'itinéraire  de 104 km qui relie Bordeaux à Bayonne va devenir payante, au mois de mai.  

.
En effet,  la route nationale à 2X2 voies va être remplacée par une autoroute, l'A63, à 2X3 voies, dont la concession a été confiée à la société Atlandes, filiale du groupe Bouygues.


 

Ceux qui vont de Bordeaux à Bayonne passeront par deux péages (Saugnac et  Muret, et Castets). Au lieu de voyager gratuitement, ils devront à chaque fois s'acquitter de la somme de 3,15 euros, soit 6,30 euros.

Problème: il n'existe pas d'itinéraire de substitution parallèle. De manière étonnante, aucun texte ne l'impose.

Pour échapper à l'autoroute, il faut faire un détour à l'Est, par Mont-de-Marsan. "Cela fait faire 80 km de plus !", proteste Alain Baché, conseiller régional (Front de gauche) de l'Aquitaine et secrétaire départemental du PCF.

En 1997, Alain Juppé, alors premier ministre, avait signé un décret autorisant la concession de ce tronçon. Les élus communistes s'y étaient vivement opposés. Jean-Claude Gayssot, devenu ministre de l'équipement  avait annulé le texte. Des travaux d'aménagement et de sécurisation ont été entrepris entre 1998 et 2005.

Mais la droite revenue au pouvoir, les choses ont changé. Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d'Etat en charge de l'écologie,  a autorisé la concession.

 

A63-Atlandes.fr

 

L'enjeu de cette transformation, selon la société Atlandes : diminuer le nombre des accidents, et surtout désengorger le trafic des poids lourds.

M. Baché regrette que ces files interminables de 35 tonnes n'aient pas plutôt été incitées à monter sur des trains.

"Les élus n'ont pas bougé, sauf ceux du PCF, qui ont fait un recours au Conseil d'Etat, et l'ont perdu", assure M. Baché. Henri Emmanuelli, le président (PS) du conseil général des Landes, a obtenu que les Landais ne paient pas l'autoroute, à condition qu'ils restent dans les frontières du département.

 

A63-Atlandes.fr

 

Quelques associations se sont constituées, pour réclamer des dérogations. Les habitants de la commune de Liposthey, (au nord), par exemple, assurent qu'ils ne paieront que 0,65 euro à chaque péage s'ils vont travailler à Bayonne.

Et vous, qu'en pensez-vous?

Lire aussi Après les lasagnes au cheval, les farines animales

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:05

 

 

LE MONDE | 16.02.2013 à 13h58 Par François Collart Dutilleul, professeur à l'université de Nantes


 

 

On nous a d'abord fait entendre un curieux concert de victimes à propos de lasagnes préparées avec de la viande de cheval plus ou moins mélangée avec de la viande de boeuf.

A présent, on pointe publiquement un acteur – l'entreprise Spanghero– accusée de tromperie. Fût-ce avec raison et fût-ce pour de bonnes raisons, on prend deux risques. Le premier consiste à jouer les Saint-Just en allant trop vite. Le second est de minimiser tous les autres intervenants de l'affaire en innocentant le "système" qui gouverne la sécurité alimentaire.

En réalité, ce sont avant tout les consommateurs qui sont victimes. Ils sont victimes de l'entreprise qui a fait préparer ses plats de lasagnes par un sous-traitant pour les revendre après leur avoir donné un emballage à son nom.

Cette entreprise est responsable de la non-conformité du produit, du seul fait qu'elle a vendu aux consommateurs de la viande de boeuf qui n'en était pas. Son fournisseur est également responsable pour lui avoir fourni, fût-ce involontairement, un produit qui n'était pas conforme à la commande.

Et il en va ainsi du fournisseur du fournisseur, jusqu'à l'origine, traders inclus. C'est un empilement de responsables dont il faudrait d'abord parler, face à des consommateurs victimes.

 

VIOLER LES RÈGLES EN TROMPANT SES CLIENTS

Au milieu de ce concert, on nous répète avec force qu'il n'y a pas de problème sanitaire. Il faut l'espérer. Mais il est sans doute prématuré de le dire. Si une entreprise est capable de violer les règles en trompant ses clients sur la nature de la viande vendue, ou même si cela résulte d'une "erreur" involontaire, alors rien ne permet d'affirmer que cette entreprise respecte toutes les règles sanitaires.

C'est ce qu'il faut vérifier en priorité. La violation de la loi ou du contrat pour s'enrichir ouvre la porte à tous les risques.

Pour autant, l'affaire du "cheval égaré" n'a rien à voir avec celle de la vache folle, qui a conduit l'Europe à jeter tout son droit de l'alimentation à la corbeille pour en concevoir un nouveau, complètement différent, centré sur les questions sanitaires et entré progressivement en vigueur à partir de 2005.

En réalité, cette affaire ne pose pas de problème de "traçabilité", sauf à s'écarter du sens que le droit européen donne à ce mot.

Dans la législation européenne, la traçabilité consiste pour chaque entreprise du secteur à garder la trace de ses fournisseurs et celle de ses clients. C'est une traçabilité des entreprises qui est organisée, pas une traçabilité des produits.

Si on a pu identifier très rapidement les entreprises successives intervenant dans l'affaire, c'est que le problème ne vient pas de la traçabilité. A un moment donné, quelqu'un a mis du cheval là où il fallait mettre du boeuf. C'est tout. La traçabilité n'y change rien.

On pourrait certes toujours mettre en place un filet à mailles plus fines. Mais, à supposer qu'on en ait les moyens, quel que soit le système de contrôle, il y aura toujours des contrevenants qui ne se feront pas prendre à temps. Il en va des règles commerciales ou sanitaires comme des excès de vitesse.

 

UN MÉLANGE DE CHUTE DE MUSCLES, GRAISSES, COLLAGÈNE

C'est pourquoi, dire qu'on ne se doutait de rien est pour le moins surprenant. Il y a autant de voyous, d'imprudents, de professionnels honnêtes et d'entrepreneurs de grande qualité dans la filière bovine qu'il y en a dans toute autre corporation professionnelle car, en dehors d'une crise sanitaire qui lui ferait suite, on est en présence ici d'une délinquance ordinaire.

Même réduite à cela, l'affaire du cheval égaré n'en met pas moins en lumière des fragilités du système. Tout d'abord, il n'y a aucune raison d'utilité objective à ce que, de l'étable à la table, il y ait autant d'intermédiaires pour proposer aux consommateurs des lasagnes industrielles préparées à base d'un mélange de chute de muscles, graisses, collagène qu'on a convenu de continuer d'appeler "viande".

Car peut-être est-ce là une première source de confusion pour le consommateur que d'utiliser le même mot qualifiant pour ce mélange et pour un pavé de rumsteck.

Par ailleurs, cette préparation n'est pas du tout l'oeuvre de l'entreprise qui la commercialise sous sa marque. Cette entreprise met son nom sur un emballage qui contient une préparation faite par quelqu'un d'autre.

Il serait intéressant de connaître la marge bénéficiaire que l'entreprise en question pense mériter pour cette "valeur auto-ajoutée" qui lui semble suffire à justifier de réaliser un profit sans avoir à supporter la moindre responsabilité correspondante.

Pour autant, cela ne signifie pas que les problèmes seront résolus, en supprimant les intermédiaires qui ne servent à rien, au profit de circuits courts. La tromperie ou l'inconséquence peuvent exister à tous les étages.

Mais il est certain que les circuits inutilement longs constituent un facteur aggravant. Plus il y a d'intermédiaires, plus les marges bénéficiaires rétrécissent et plus la tentation existe de recourir à des moyens réprouvés pour réaliser des gains de compétitivité et des profits.

Par ailleurs, la multiplication des intermédiaires est l'une des formes de la "spéculation en filière" qui, dans le meilleur des cas, transforme une pièce de bavette d'aloyau en un simple différentiel de prix.

 

UNE PETITE AFFAIRE PARMI DES DIZAINES D'AUTRES

C'est pire encore pour les marchandises entreposables comme les céréales. Car la phase de spéculation pure entre leur production et leur utilisation tend à s'étendre. Au bout du compte, l'acheteur-utilisateur final ne sait plus si le maïs ou le riz qu'il achète vient des Etats-Unis ou d'une région du Mali dans laquelle sévit une insécurité alimentaire et où des sociétés étrangères accaparent la terre fertile au détriment des paysans locaux.

Ensuite, plus les intermédiaires relèvent de pays différents, plus il y a de risques sanitaires, environnementaux et commerciaux. L'origine géographique des composés d'un aliment préparé industriellement est plus difficile à identifier lorsque les provenances sont diffuses ; les différences de niveau des règles ou des contrôles sanitaires d'un pays à l'autre multiplient les risques ; les dommages environnementaux liés à la multiplication des transports et à l'addition des distances deviennent inévitables ; les dommages commerciaux comme ceux identifiés dans l'affaire du cheval égaré propagent leurs effets sur tout un continent.

Et soyons sûrs qu'il ne s'agit là que d'une petite affaire parmi des dizaines d'autres dont on ne saura jamais rien.

En fait, on oublie que les matières premières agricoles et les aliments transformés sont nécessaires à la vie même de chaque personne. Ces produits ne devraient à aucun moment être traités comme des marchandises ordinaires. Et leur spécificité ne devrait pas se limiter aux questions sanitaires, même si ces questions sont évidemment déterminantes.

Précisément, le premier problème vient peut-être de ce que le système met en son centre les principes de libre réalisation des profits et de libre circulation des marchandises, sans donner en même temps aux consommateurs les moyens efficaces d'arbitrer la concurrence et de faire des choix nutritionnels, gustatifs, environnementaux, sociaux à leur convenance.

Pourquoi refuse-t-on d'indiquer l'origine géographique précise de la viande qui sert à la préparation des lasagnes ? Parce qu'on peut difficilement être précis ? Ce n'est pas parce que c'est difficile à organiser pour certains produits qu'il faut le rejeter pour tous. Quelqu'un sait-il d'où vient le blé qui a servi à faire la pâte des lasagnes ?

Pourrait-on au moins savoir si les céréales que nous consommons viennent de pays riches ou de pays en développement ? Certains consommateurs n'en feraient-ils pas un critère d'achat ?

 

METTRE LE CONSOMMATEUR AU CENTRE DU DISPOSITIF

De qui se moque-t-on lorsqu'on indique sur un pot de miel que celui-ci est issu d'un "mélange de miels originaires et non originaires de la Communauté européenne" ? ! Quelqu'un de sensé ou d'honnête peut-il imprimer cela sur un étiquetage sans mépriser les consommateurs ?

Imaginons un consommateur doté du pouvoir de choisir un circuit géographiquement court, donc une marchandise qui a peu voyagé, ou un circuit commercialement court, donc avec un minimum d'intermédiaires.

Imaginons que ce consommateur sache d'où viennent les ingrédients principaux de ce qu'il achète, en commençant par les produits de base tels que l'ONU les définit, à savoir les produits de l'agriculture, de la pêche, de la forêt et du sous-sol.

Imaginons que le consommateur ait accès à des informations simples sur le type d'élevage et sur la manière dont sont traités et nourris les animaux.

Imaginons qu'il ait le droit de savoir si la viande qu'il mange est ou non issue d'un animal cloné. Imaginons qu'il dispose d'informations réellement utilisables sur la composition nutritionnelle, sur le sel, le sucre, la graisse qu'il s'apprête à manger.

Imaginons que ces informations soient aussi claires que la simple flèche qui pointe une couleur du vert au rouge pour indiquer les caractères énergétiques d'une machine à laver ou d'un four à micro-ondes.

Commençons par mettre le consommateur au centre du dispositif concurrentiel en lui donnant les informations dont il a besoin et en lui redonnant ainsi du pouvoir. Le système actuel d'information et de publicité conduit à une concurrence des boniments dont le but est d'affaiblir la vigilance du consommateur sous le faux prétexte de l'informer en le divertissant. Le droit européen de l'alimentation a de grands progrès à réaliser sur cette question. Il n'y a pas que le cheval qu'on cherche à égarer.

François Collart Dutilleul, professeur à l'université de Nantes

 

François Collart Dutilleul, professeur à l'université de Nantes, membre de l'Institut universitaire de France, membre du Conseil national de l'alimentation ; directeur du programme européen de recherche "Lascaux" sur la sécurité alimentaire dans le monde (http://www.droit-aliments-terre.eu). Auteur : "De la terre aux aliments, des valeurs au droit", éd. Inida, 20François 012.

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:55

 

Le Monde.fr avec AP | 15.02.2013 à 14h44 • Mis à jour le 15.02.2013 à 15h40

 

 

 

Un tribunal allemand a donné raison à Facebook, ce vendredi, en confirmant que le premier réseau social au monde peut contraindre ses utilisateurs à utiliser leur véritable identité. L'autorité de protection de la vie privée du Schleswig-Holstein estimait que la politique de Facebook, qui interdit l'usage de pseudonymes, était contraire aux législations allemandes et européennes protégeant la liberté d'expression.

Le tribunal administratif du Schleswig-Holstein saisi par le régulateur a estimé que la loi allemande ne pouvait s'appliquer à Facebook, le siège européen du réseau social étant situé en Irlande, où les lois protégeant la vie privée et la liberté d'expression sont moins contraignantes. 

Les autorités de plusieurs Länder, compétents en matière de vie privée, ont intenté ces dernières années de nombreuses procédures contre Facebook, portant notamment sur les outils de reconnaissance faciale du réseau social.

 

Lire : Reconnaissance faciale : une enquête visant Facebook rouverte en Allemagne


Le "graph search" amendé

 

Le nouveau "moteur de recherche social" de Facebook, disponible en version de test aux Etats-Unis, intègre désormais un système pour filtrer les résultats, notamment en fonction de l'âge. Peu après son annonce, cette nouvelle fonctionnalité avait été critiquée par les combinaisons de recherche qu'elle propose.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:48

 

 

Rue89 - Le Yéti
voyageur à domicile

 

Publié le 16/02/2013 à 17h08
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Non, ça n’existe pas qu’ailleurs. L’association Oxfam France vient de publier un très intéressant rapport sur les banques françaises qui spéculent sur les produits alimentaires. Vous savez, cette pratique dégueulasse qui impacte sans vergogne la faim dans le monde. Quatre banques françaises au piquet !

Clara Jamart d’Oxfam France :

« Les banques françaises, au premier rang desquelles BNP Paribas, participent à l’insécurité alimentaire mondiale croissante en spéculant sur les marchés de matières premières agricoles.

Ces banques proposent à leurs clients des outils financiers destinés à parier sur la faim. Face aux conséquences des flambées des prix alimentaires à répétition, ces groupes doivent mettent fin à leurs activités de spéculation sur les matières premières agricoles. »

Selon ce rapport publié le 12 février 2013, elles étaient quatre à se partager en 2012 au moins dix-huit fonds permettant de spéculer sur les matières premières pour un montant d’au moins 2,5 milliards d’euros.

Si BNP Paribas se taille la part du lion avec dix fonds pour une valeur de 1,4 milliard d’euros, trois autres enseignes ne sont pas en reste :

  • Natixis ;
  • Société Générale ;
  • et Crédit Agricole.

Nombre de fonds indexés sur les matières premières par banque (Source Oxfam)

Un phénomène qui s’aggrave depuis 2008

Oxfam France rappelle les conséquences désastreuses de ces pratiques spéculatives sur les prix alimentaires mondiaux : une augmentation de 83% entre 2005 et 2008 avec un sinistre record pour le blé (+191%).

Mais Clara Jamart trouve des raisons encore plus graves de s’alarmer :

« L’évolution des pratiques est inquiétante : c’est depuis la crise alimentaire de 2008 que la majorité des fonds permettant de spéculer sur les matières premières agricoles ont été créés en France.

Au niveau mondial, la tendance est la même : le montant total de ces fonds représentait 90 milliards de dollars en 2011, contre moins de 10 milliards en 2004. »

Et Clara Jamart d’en appeler à inscrire d’urgence ce problème dans la réforme bancaire en cours. Las, vu l’insipide copie rédigée par les banquiers, reprise à son compte par leur ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici, et mise au vote des députés mardi prochain, c’est plutôt mal parti.

Mais ne désespérons pas. Après tout, reste toujours aux citoyens responsables qu’à réguler les banques eux-mêmes d’autorité, non ? Holà, quelqu’un ? ...

 

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