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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:36

 

COMMUNIQUE DE SUD - SOLIDAIRES 30

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX OUVRIER-ES DE PSA PEUGEOT



Depuis le 16 janvier 2013, une majorité des salarié-es de l'usine d'Aulnay du groupe Peugeot - PSA sont en grève reconductible à l'initiative des sections syndicales CGT et SUD-Solidaires.


Ce mouvement fait suite, à l'annonce, en juillet dernier, par le groupe PSA Peugeot de 8300 suppressions d'emplois au plan national, avec entre autre la fermeture de son site historique d'Aulnay-sous-bois (3000 emplois) ainsi que le licenciement d'une partie importante des ouvrier-es du site de Rennes (1300 postes).


Si les salarié-es du site d'Aulnay ont décidé de mener une action dure c'est que la fermeture du site aura des conséquences dramatiques. En effet, dans un département comme le 93, déjà fortement touché par le chômage et la précarité sociale, PSA Aulnay, outre le fait d'employer des ouvrier-es issus de ce bassin, fait vivre une multitude d'emplois dans différentes entreprises sous traitantes et que les emplois de ces dernières sont eux aussi, dès lors, menacés.

Le cynisme patronal est grand au regard de ces suppressions de postes qui ne fait qu'alourdir un contexte social déjà morose en soi avec l'explosion du chômage.


CLIMAT DÉTESTABLE ET RESPONSABILITÉ GOUVERNEMENTALE 



La grève se déroule dans des conditions de plus en plus difficiles. La direction ne cesse de multiplier les provocations à l'égard des grévistes : emploi de vigiles privés afin d'empêcher les salarié-es en lutte de pénétrer sur le site, accusations de prétendues dégradations des postes de travail par les grévistes, intimidations diverses et menaces de poursuites judiciaires, recours à des cadres venus des différents sites du groupe PSA (Rennes, Sochaux entre autre) pour casser la grève et remettre les chaînes de montage en état de marche.



Le gouvernement Hollande qui nous promettait, au printemps dernier, un "changement" est aussi montré du doigt. "Le syndicat SUD-PSA Aulnay, avec le soutien de Solidaires Industrie, n'a cessé de pointer les responsabilités du gouvernement, qui au mieux est resté totalement passif face à PSA, et au pire, a donné un soutien implicite en n'agissant pas clairement pour défendre les salarié-e-s." comme le note Mohamed Khenniche , délégué SUD à Aulnay.



SOLIDARITÉ ET CAISSE DE GRÈVE


Au mouvement de grève des PSA contre l'arbitraire patronal, la réponse des travailleurs et des travailleuses se doit d'être à la hauteur en termes de ce qui a toujours fait notre force : la solidarité de classe.

C'est le sens de l'action de Solidaires 30 qui appellera le mardi 12 février à 12h, place de l'Horloge à Nîmes, à un rassemblement en soutien aux salarié-es de PSA.

Cette action, plus généralement, au delà de notre appui naturel aux revendications des ouvrier-es de ce groupe, s'inscrit dans notre volonté de rappeler notre ferme opposition à tous ces "patrons-voyous" qui ferment leurs usines alors qu'elles sont à flot voire florissantes.



"Patrons-voyous" dont les salarié-es gardois ont aussi été victimes il y a un an quand le groupe Fayat, après avoir racheté l'entreprise Richard Ducros à Alès, licenciait sec ses 350 ouvrier-es.


«Patrons-voyous», encore, qui n'hésitent pas à  mettre à pied sous des prétextes fallacieux des délégués syndicaux comme ce fut le cas il y a peu de Jean Christophe Jolbert à Haribo (Uzès).

SUD-Solidaires 30 poursuivra dans les semaines et mois à venir cette campagne de soutien aux ouvrier-es de PSA, notamment en ouvrant une souscription afin de consolider la caisse de grève.


Plus largement, l'Union syndicale Solidaires multipliera dans d'autres départements des actions de ce type afin d'imposer, à PSA comme ailleurs, contre les licenciements économiques, de nouveaux droits pour les salarié-es comme le droit de véto aux Conseils d'Entreprise.

Solidarité interprofessionnelle !


Un coup contre l'un-e d'entre nous est un coup contre nous tous et toutes !


Le changement, le vrai, c'est nous qui le ferons !

SUD-Solidaires 30 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:30

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 20:05

 

http://zad.nadir.org

dimanche 10 février 2013, par zadist


Aujourd’hui 10 février l’occupation militaire dure depuis 78 jours (pour une opération débutée il y a 117 jours). Un camarade est emprisonné depuis 74 jours

Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Equipe legale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Equipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

Provocations policières sur la ZAD

Depuis quelques jours, les flics viennent souvent titiller les camarades autour de la D281 entre La Paquelais et les Ardillères. Avant-hier, ils ont saccagé une petite cabane qui a été montée sur le "Chemin des Dames" derrères les Noues Pourries. Cette nuit, ils ont fait plein de visites impromptues. Y’a besoin de renforts de ce côté là !

De plus, les fouilles archéologiques préventives ont repris sur le tracé du projet de barreau routier (l’autoroute censée permettre l’accès à l’aéroport).

Les marches arrivent

Bienvenue les marcheurs de Nice sur la Zad !!!!! Actuellement a la Vache rit sur la D81


Infos du jour

- reçu : http://kalzadud.fr/perche Bonsoir à toutes et à tous L’arrivée de la marche de Nice La matinée depuis Pirmil au square Davais voilà c’est monté et en ligne sur le lien dessus

- Il est 19h26 et on a la forte impression de se nouer très bientôt sous tout cette flotte qui nous tombe dessus...quelques cabanes vont surement se transformer en bateau....L’occupation militaire par la gendermerderie va finir se faire remplacer par la marine.....

- reçu : une nouvelles luttes a rajouter sur la liste des légumes pas du graviers à malemort (13) a tres bientot sur la zad la zad est partout !!!! http://youtu.be/4AA_Fg5s3ek

Bon courage les ami-e-s !

- Quelques paroles et regards zapatistes contre les eaux glacées du calcul égoïste :

Eux et nous VI. Les regards (I)

- reçu : Voici une réponse que je viens de laisser dans un commentaire concernant l’intervention de Thierry Ardisson pour une soirée contre le projet GDE dans l’Orne. Regardez les vidéos avant : http://basse-normandie.france3.fr/2...

- Réforme Peillon : « La violence de trop, celle qui fait sauter le couvercle »

- Notre-Dame-des-Landes : déjà trop d’aéroports en France

- A LIRE : Notre-Dame-des-Landes : enrôlé malgré moi

- Il est 17h38 et on profite de cet dimanche avec plein des gens qui sont venu sur la zad pendant le weekend pour rencontrer les marcheurs et faire plein d’autres choses. C’est bien sympa, par contre, moins de temps de rester coller derrière l’écran, qui est pas si mal que ça :) Surement au retour et plus active dés que demain. Pour l’instant, on a pas l’impression qu’il se passe des choses inhabituelle sur la zone non plus, mais on cherche quand même a savoir l’état des hôtels autour de la zad a partir de ce soir....comme toujours, si tu vois quelque choses comme plein des fourgons par ci ou par la, mail a zad@riseup.net , merci bien :)

Bonjour, i:l est 14h17 et les marcheurs de Nice sont arrivées sur la ZAD. Tout le monde se trouve a la Vache rit dans ce moment....

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 19:31

 

 

Marianne - Dimanche 10 Février 2013 à 16:00

Comment peut-on être allemand ?

 

BERTRAND ROTHÉ

 

Rédacteur en chef d'"Alternatives économiques", Guillaume Duval pulvérise les idées reçues sur la réussite d'un modèle très prôné, dont les failles sont pourtant peu enviables.

 

David Hecker/AP/SIPA
David Hecker/AP/SIPA

Si vous avez des doutes sur les discours des éditocrates à propos de la réussite de nos voisins d'outre-Rhin, vous devez lire cet essai. Le rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques nous y raconte le «modèle allemand au-delà des mythes».

Une vraie claque pour Dominique Seux, le chroniqueur matinal de France Inter : oui, il y a une alternative au marché, et d'ailleurs la réussite industrielle allemande en est la preuve. Son succès est dû à de «fortes traditions de coopération entre entreprises au sein des branches professionnelles... alors que ce qui plombe l'industrie française aujourd'hui», c'est «un libéralisme trop poussé». Il fallait oser l'écrire. C'est fait. L'Allemagne a aussi la chance d'être «aujourd'hui parmi tous les pays capitalistes celui où l'on considère le moins les actionnaires comme les seuls propriétaires légitimes de l'entreprise». Deuxième mandale.

Même choc pour le patron de l'Express, Christophe Barbier, surpris par «la sensiblerie face à la contrainte des ouvriers» à propos de Florange. Pour l'auteur de Made in Germany, la force de l'industrie allemande tient moins au «savoir-faire de ses ingénieurs qu'à la fierté des ouvriers et au respect que la société marque à leur égard».

Il y a aussi des revers à ce modèle. La réussite industrielle tient aux «services bon marché produits par des femmes mal payées». Car les Allemandes sont en effet bien moins rémunérées que nos salariées et dans des proportions très importantes. Il n'y a pas de salaire minimum chez nos voisins, les employées des entreprises de services peuvent être payées 7 € l'heure, voire moins. Seule contrepartie, le prix des logements est moins élevé qu'en France.

L'économiste passe aussi un chapitre à détricoter le discours sur Gerhard Schröder, ancien chancelier et nouveau héros du Medef. Dans «Anatomie d'une mystification», il explique ainsi que «l'effet principal de sa politique a été le développement de la pauvreté et des inégalités en Allemagne, ainsi qu'une hausse sensible de l'endettement public». La première des lois Hartz a permis de «favoriser le recours à l'intérim, jusque-là très peu développé en Allemagne, ou encore de libéraliser davantage les petits boulots rapportant moins de 400 € par mois». La quatrième loi Hartz a «ramené l'indemnisation du chômage de trente-deux à douze mois» et elle «impose également d'accepter n'importe quel type de poste même sans rapport avec [l']ancienne qualification ou [la] rémunération passée».

Les conséquences macroéconomiques de ces lois furent évidemment désastreuses pour l'Allemagne : «Entre 1998 et 2005, le PIB par tête ne s'est accru que de 7,6 %, contre 11 % en moyenne pour la zone euro et 10,6 % en France.» En sept ans seulement, le social-démocrate Schröder a donc réussi «l'exploit de faire de l'Allemagne, qui était nettement moins inégalitaire que la France au moment où le démocrate-chrétien Helmut Kohl l'avait laissée, un pays nettement plus inégalitaire encore. Chapeau, l'artiste !» Voilà quelques-unes des informations effarantes que l'on peut glaner dans ce livre très bien documenté, écrit par un amoureux de l'Allemagne.

Made in Germany, le modèle allemand au-delà des mythes, de Guillaume Duval, Seuil, 240 p., 17 €.

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 19:14

 

Marianne - Dimanche 10 Février 2013 à 05:00

 

Nicolas Domenach - Marianne

 

Impossible de dissiper ce sentiment de honte. Poisseux. Ecoeurant. Les ministres ont beau se succéder aux micros pour tenter d’expliquer, après François Hollande, que l’accord sur le budget européen est « un bon compromis » et qu’au fond « c’est moins pire que si c’était pire », ça ne passe pas

 

MONASSE/CHINE NOUVELLE/SIPA
MONASSE/CHINE NOUVELLE/SIPA
Impossible de dissiper ce sentiment de honte. Poisseux. Ecoeurant. Les ministres ont beau se succéder aux micros pour tenter d’expliquer, après François Hollande, que l’accord sur le budget européen est « un bon compromis » et qu’au fond « c’est moins pire que si c’était pire », ça ne passe pas. Ce lâche soulagement des dirigeants politiques trop heureux de ne pas avoir ajouté une crise de la Communauté à la Crise économique, c’est le triomphe de la myopie et du « court-termisme ». Sans compter la faute morale qui consiste à accepter une diminution de l’aide alimentaire pour les plus pauvres, il y a dans cette réduction –une première !- des moyens accordés à l’Europe une erreur économique et une démission insupportable de ceux qui ont en charge le destinée de la Communauté, à commencer par la France. Même contrainte, celle-ci n’en a pas moins accepté, enfin son Président, que triomphent les égoïsmes nationaux plutôt que l’intérêt et le rêve européen.  Et sans même qu’on s’autorise un éclat, une divergence symbolique, une charge au panache…

Le commandant en chef de la Nation tout auréolé du succès de sa geste guerrière,  avait pourtant l’opportunité de faire claquer les mots et le drapeau. « Papa hollande », le libérateur de Bamako pouvait parler fort au nom du peuple africain mais aussi français de l’impérieuse nécessité de faire croître une Europe puissante dont le besoin se fait si cruellement sentir non seulement dans le Monde mais sur notre territoire national. Il en avait d’ailleurs pris l’engagement pendant sa campagne électorale, puis après sa victoire électorale, lorsqu’il assurait que la rigueur en France serait compensée par une relance européenne à laquelle il accrochait son destin et le nôtre. Son silence ensuite face aux tergiversations de Merkell, puis aux provocations libérales de Cameron ne pouvait être qu’une promesse de fermeté future dont il ferait démonstration à Bruxelles. Le mâle du Mali serait celui de l’Europe qui n’attend qu’un projet ferme et une voix forte pour se ressaisir et stopper sa dégringolade aux abîmes de l’impopularité. La défense des seuls intérêts particulier mine toujours plus le collectif dont le principe même est atteint par des dirigeants qui devraient en être les garants et les pédagogues aup^rès des peuples déboussolés.
 Car la Communauté réduite aux aguets et aux acquis du seul marché n’est plus qu’un machin techno monstrueux dont on voudrait qu’il fut protecteur mais qui ne cesse d’inquiéter chaque jour davantage. Or ce recul budgétaire fait passer de l’inquiétude à l’angoisse. En s’avouant sans projet, sans dessein, en se repliant au lieu de se déployer, les européens creusent leur propre tombe. Et que celui qui s’est toujours présenté comme le fils spirituel de Delors et quasi comme un fédéraliste européen consente à cette mise en bière anglo-allemande est plus cruel encore. Car cela montre que face aux antieuropéens nationalistes d’un côté qui ne cessent de se renforcer et de l’autre face aux euro-libéraux stricts il n’y a plus rien. Ou plus grand chose hélas : les références à une Europe sociale solidaire, à une civilisation humaniste commune ne semblent plus que des vieilles lunes célébrées par quelques boy scouts attardés le soir à la veillée. Sans même qu’ils puissent espérer qu’une croissance commune un jour ravive les couleurs de leurs chants et de leurs feux de camp !

Le grand « Splach » il est là, le plongeon de la mort dans la double austérité. Ceux qui la voulaient déjà pour les pays en difficulté l’ont désormais imposée aussi pour l’Europe toute entière. C’est le ratiboisage à deux lames pour les peuples. Ceux qui n’auraient pas été complètement fauchés par la première seront rasés par la seconde. La recherche, l’innovation, les travaux d’infrastructures qui auraient pu, qui auraient du constituer la base d’une relance de croissance, sont, éventuellement, renvoyés à réexamen dans deux ans. Le temps qu’il faudra pour constater, comme l’esquisse le FMI, qu’on est allé trop loin dans la politique « austéritaire de fer ». Et ça ne méritait pas un clash ? Ou le coup de la chaise vide si on craignait de la leur mettre en pleine tête ? Au moins l’esquisse d’une épreuve de force ? Les anglais l’avaient bien tentée et réussie avec Thatcher autrefois. Mais de quoi donc a-t-on peur ? De Merkell ? De Cameron ? De notre ombre, Que le ciel financier nous tombe sur la tête ?...
L’esprit français, rebelle, généreux, d’Artagnan et Fan Fan la Tulipe ne serait-il désormais que par éclipses ? Ah certes, nous avons sauvegardé l’essentiel de la Politique Agricole Commune, ce qui pour les céréaliers, les gros et les petits aussi, est notamment une bonne chose. Mais ça n’enlève pas cette honte de ne pas être à la hauteur du défi, de l’histoire, de l’avenir, de nous-mêmes…
 
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 19:08

 

 Marianne - Dimanche 10 Février 2013 à 13:53

 

Périco Légasse - Marianne

 

Après avoir appris qu’il vendait à son insu des tronçons de cheval dans ses lasagnes au bœuf, Matthieu Lambeaux, directeur de Findus, est en morceaux. Étendu depuis à d’autres enseignes, le scandale montre comment l’industrie de la malbouffe profite de l’Europe néolibérale pour faire ses choux gras.

 

Lasagnes au cheval : c’est ça, l’Europe libre et non faussée ?

Findus vend sans le savoir des lasagnes à la viande de cheval à des clients pensant acheter des lasagnes à la viande de bœuf.
Tavola, filiale de Comigel, fabrique sans le savoir des lasagnes à la viande de cheval qui devraient être au bœuf pour Findus.
Spanghero vend pour du bœuf de la viande de cheval à Comigel sans le savoir.
Spanghero, filiale de Pujol, propriété de la coopérative agricole Lur-Berri, achète sans le savoir de la viande de cheval à un trader alimentaire néerlandais ayant sous traité sans le savoir de la viande de cheval à un trader chypriote qui achète sans le savoir de la viande de cheval à des abattoirs roumains.

Dans le monde de la finance, ce genre de trafic s’appelle de la cavalerie… Très étonné par l’étonnement de l’importateur français, Sorin Minea, président de l’union patronale roumaine de l’industrie agroalimentaire, assure que « Spanghero savait que ce n’était pas du bœuf, car le cheval a un goût, une couleur et une texture spécifiques ». Outre le scénario précis de cette fraude plutôt inquiétante, dont les différentes enquêtes officielles révéleront la teneur, c’est le processus commercial qui donne froid dans le dos, ainsi que le circuit suivi par cette viande avant d’arriver dans l’assiette du consommateur. Ce qui nous hérisse le plus la crinière, c’est que, selon les premières infos fournies par Benoît Hamon, ministre de la Consommation, cette fraude est datée du mois d’août 2012.

Faut-il comprendre que cela dure depuis le mois d’août 2012 ou que la viande de cheval trouvée dans les lasagnes Findus a été promenée de Roumanie en France au mois d’août et commercialisée en 2013 ? Naguère filiale de Nestlé avant d’être revendu à Lion Capital, Findus, auquel il faut d’ailleurs reconnaître la révélation du scandale, a plutôt bonne réputation chez les consommateurs. Spécialisé à l’origine dans le cassoulet, la société Spanghero, fondée il y a trente ans par un célèbre rugbyman, est aujourd’hui une filiale de Lur-Berri, méga coopérative devenue l’un des géants de l’agroalimentaire, avec, entre autres marques, Labeyrie et Martiko, mais aussi des industries agrochimiques comme Agridis ou des réseaux d’abattages et distribution de viande comme Arcadie Sud Ouest et des semenciers spécialisés dans « l’expérimentation céréalière » comme Pioneer... Autrement dit toute la filière de la malbouffe.

L’affaire de la viande de cheval dans les lasagnes Findus est donc parfaitement révélatrice des dérives mercantiles et immorales du marché néolibéral soutenu et encouragé par la Commission de Bruxelles. À notre niveau national, il va sans dire que, par décision de Fillon et Sarkozy, le démantèlement orchestré de la DGCCRF, cette célèbre « répression des fraudes » qui aujourd’hui n’est plus que l’ombre d’elle même, ne peut que favoriser davantage ce genre de forfaitures. Espérons que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault saura rétablir cette précieuse administration (divisée désormais en DDPP, Directions départementales de protection des populations, tu parles !) dans ses prérogatives anciennes. Entre ceux qui trichent, ceux qui mentent, ceux qui volent, ceux qui ferment les yeux et ceux qui n’ont plus les moyens de contrôler les premiers, il est grandiose le dogme de concurrence libre et non faussée qui fait les riches heures des voyous financiers de l’Union européenne.

Ils sont même parvenus à faire pousser des cornes au cheval…

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 18:30

 

arretsurimages.net

 

21h54 suivi
France / GB : réformes bancaires comparées
Par la rédaction le 05/02/2013

 


Mosco le tiède contre Osborne le dur? C’est en substance le message de la chronique de Philippe Lefébure ce matin sur France Inter. Le journaliste raconte qu’en plein débat à l’assemblée nationale sur le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires, tandis que notre ministre de l’économie Pierre Moscovici soutient sa réforme sur un mode défensif, George Osborne, son homologue anglais, hausse le ton contre les banques. En effet, hier, Osborne a déclaré, depuis la banque américaine JP Morgan où il était invité, vouloir carrément installer une "clôture électrique" entre banques de détail et banques d'investissement. Ce qui tranche, en effet, avec la filialisation prévue en France dont on sait aujourd’hui qu’elle ne concernera pas plus de 2% de l’activité des banques. Histoire de nuancer, Lefébure précise néanmoins "qu'il ne s'agit peut-être que d'une question de ton, de posture" de la part d'Osborne. N'empêche. Le ton est donné.

Excepté Les Echos et Challenges, la presse française a été relativement discrète sur le coup de sang – et la menace – du ministre des finances britannique. En revanche, l’info a fait la une des journaux outre-manche qui n'en attendaient pas moins de la part de leur ministre après la vague de scandales financiers qu'à connu la Grande-Bretagne.

 

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"Le ministre des Finances y va doucement sur la séparation des banques" constate The Independent ce mardi 5 février en estimant qu'Osborne n'a repris que les mesures les plus timides proposées par le rapport parlementaire présenté fin 2011.

Comme le reste de la presse britannique, le quotidien rappelle que le sauvetage du Lloyds Banking Group et de Royal Bank of Scotland (RBS) a coûté aux contribuables 75 milliards d'euros.

RBS a, depuis, été mêlée au scandale de la manipulation du Libor qui fixe le taux interbancaire. RBS va donc devoir payer une lourde amende d'environ 600 millions d'euros selon certaines rumeurs.

Mais comme RBS est contrôlé par l'Etat depuis ce sauvetage, reste à définir si c'est le contribuable qui va encore payer ou si on prélèvera cette amende soit sur les bénéfices soit sur les bonus de sa direction. Certains dirigeants pourraient payer cette condamnation en perdant leur poste.

"Osborne veut que les banques paient les amendes pour avoir manipulé le Libor" titre le Guardian de ce mardi.

Osborne sait donc qu'il a le soutien de l'opinion britannique, favorable à un durcissement du contrôle des banques. Le gouvernement n'a en fait pas le choix et les banques non plus, selon Osborne qui semble vouloir éviter que la colère de l'opinion ne dégénère.

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"Je chatierai les banques. l'avertissement d'Osborne" titre le tabloïd Daily Star d'aujourd'hui

nouveau media nouveau media

 

"Osborne prévient les banques : respectez les nouvelles règles ou bien vous serez démantelées" titre le Guardian en bas de page, lundi 4 février.

Cité par The Independent, Anthony Browne, responsable de la British Bankers' Association, s'insurge : "Cela va inquiéter les investisseurs, rendant plus difficile pour les banques de lever des capitaux, ce qui signifie finalement que les banques auront moins d'argent à prêter aux entreprises."

"Nous n'allons pas répéter les erreurs du passé. En Amérique et ailleurs, les banques ont trouvé les moyens de saper et de contourner les règles" a aussi ajouté Osborne, cité par leWall Street Journal. Le ministre espère que la nouvelle loi soumise au parlement entrera en vigueur en février 2014.

(Anne-Sophie Jacques et Gilles Klein)


Pour tout savoir sur la réforme bancaire, plongez dans le dossier consacré aux banques, ces mastodontes incontrôlés.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 18:25

 

arretsurimages.net

 

Réforme bancaire : l'Allemagne aussi
Par Gilles Klein le 07/02/2013

 


La réforme bancaire fait débat aussi en Allemagne. En effet, comme La France et la Grande Bretagne, l'Allemagne souhaite que les banques séparent leurs activités de détail d'un côté et d'investissement de l'autre.

 

Le Conseil des ministres allemand a adopté mercredi 6 février un projet de loi visant à séparer les activités d'une douzaine de banques allemandes. C'est ce qu'a annoncé Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances.

Mais comme en Grande-Bretagne ou en France, les banques expriment leur inquiétude devant une législation censée nuire à leur crédibilité face aux investisseurs. Par ailleurs, certains jugent les projets trop timides par rapport aux propositions émises par les commissions consultatives qui ont précédé ces réformes.

Les deux plus grandes banques allemandes, la Deutsche Bank et Commerzbank seront touchées, et le président de la fédération allemande des banques privées (BdB) Andreas Schmitz, estime que cela va affaiblir la place financière allemande.


Allemagne, banques

Burghauser Anzeiger jeudi 7 février 2013

Le SPD (sociaux-démorates, gauche allemande) est très critique et parle même de "placebo à des fins électorales" note Burghauser Anzeiger. La loi prévoit pourtant des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour les banquiers qui feraient prendre des risques excessifs à leur établissement. C'est à partir de janvier 2014 qu'elle devrait s'appliquer, avec un délai de mise en conformité jusqu'à juillet 2015.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:20

 

http://www.arte.tv/fr/water-makes-money/3760772.html

 

Water makes money

 

ARTE rediffuse le film de Leslie Franke et Herdolor Lorenz sur la situation actuelle en France et en Allemagne.


mardi, 12 février 2013 à 22:35  - Rediffusion jeudi 21 février à 13H55

 

(Allemagne, 2010, 75mn) ZDF

 

 

Comment les multinationales transforment l’eau en argent

 

 

Les groupes français Veolia et Suez sont les leaders incontestés du marché mondial de l’eau privatisée. Dès qu’une commune cherche à remanier sa gestion de l’eau, les deux plus importants groupes mondiaux se disputent le marché. Ils sont présents sur tous les continents et constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe. En France, ils approvisionnent près de 80 % de la population en eau.

  Water makes Money retrace le processus qui a conduit à l’abandon des régies publiques, encouragé par « le droit d’entrée » : une pratique consistant, pour les opérateurs privés, à mettre à disposition des communes une confortable somme d’argent afin de s’assurer la conversion au modèle du partenariat public-privé (PPP). Ces mariages d’intérêt ne sont pas restés sans conséquences pour les usagers : factures en constante augmentation, canalisations non entretenues... La longue liste de doléances a incité certaines municipalités, à l’instar de Paris et Grenoble, à choisir la « recommunalisation » pour protéger la ressource en amont et offrir aux habitants un service de qualité.

En France, mais aussi en Allemagne, au Kenya ou au Guatemala, par la voix d’experts tels que Maude Barlow, lauréate du prix Nobel alternatif, d’élus locaux dont Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris chargée de l’eau, et de représentants d’associations de consommateurs, Water makes Money alerte sur les dangers liés à l’hégémonie de Veolia et Suez, qui se traduit par une présence grandissante des multinationales dans les médias, les partis politiques, les ONG et les universités… En éclaircissant les pratiques obscures des grands groupes privés et en montrant l’importance des décisions publiques, le documentaire Water makes Money cherche à alimenter le nécessaire débat sur la gestion de l’eau, ressource vitale universelle et objet des prochains troubles mondiaux…

Documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz
Coproduction : Kernfilm, La Mare aux Canards, Achille du Genestoux, ZDF/ARTE

 

Pour ceux qui ne pourraient malheureusement pas le voir lors de sa diffusion sur ARTE, vidéo ci-dessous

 

http://www.youtube.com/watch?v=7wbXe5DQgZQ

 

 

Déposée sur Youtube par Thomas Mairey 

 

 


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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:05

 

latribune.fr

Romaric Godin | 07/02/2013, 19:00 -

 

Copyright Reuters
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Dublin a vécu une nuit folle pour régler son problème bancaire. Un mouvement qui a conduit le pays à contraindre la BCE à accepter ses conditions.
Il y a eu cette nuit un parfum de crise de la dette à Dublin. Le gouvernement irlandais a lancé une procédure accélérée pour liquider l'Irish Bank Resolution Corporation (IBRC), qui regroupe les reste des banques Anglo Irish Bank et Nationwide qui avait été nationalisées en 2009 et 2010.

                                                                                                                                                                                                                                   Une nuit pour agir

Vers 17 heures, mercredi, les agences Reuters et Bloomberg commencent à évoquer une possible liquidation de la banque. Michael Noonan, le ministre irlandais des Finances, prend alors peur. Si cette nouvelle se répand, les déposants à l'IRBC vont vider leurs comptes et les détenteurs des obligations émises par l'IRBC vont chercher à solder leurs positions. La valeur de la banque risque de s'effondrer et le projet de liquidation en douceur, prévue selon lui depuis septembre, risque d'échouer.

En début de soirée, Michael Noonan lance donc le processus. Il faut parvenir à achever le processus avant l'ouverture des guichets, et des marchés. En début de soirée, les dirigeants de l'IRBC sont remerciés et le contrôle de la banque est confié au cabinet KPMG. Vers 20h30, un projet de loi de 52 pages est présenté au conseil des ministres. Il prévoit le transfert de tous les actifs de l'IRBC à la banque publique NAMA et l'émission par cette dernière d'obligations pour payer les créanciers. Le projet est présenté en urgence au Seanad, le Sénat irlandais, qui l'adopte, puis, vers 3 heures du matin, au Dail, l'assemblée nationale, qui l'accepte aussi. Aucun amendement n'était toléré. Vers 6 heures du matin, le président irlandais, Michael Higgins, revenu précipitamment de Rome, promulgue la loi. L'IRBC a cessé d'exister.

 

Le règlement du différend avec la BCE

L'affaire ne s'arrête pas là. Cet après-midi, le gouvernement annonce avoir trouvé un accord avec la BCE sur le règlement de la « reconnaissance de dettes » (promissory notes) de 30 milliards d'euros signée par l'Etat irlandais à l'IRBC en 2010 afin que cette dernière puisse se refinancer auprès de la BCE. Cette reconnaissance de dettes obligeait Dublin à rembourser chaque année en mars 3 milliards d'euros à l'IRBC afin que cette dernière puisse ensuite rembourser les sommes levées à la BCE. Evidemment, une fois IRBC liquidée, la question de cette procédure se pose. En réalité, Dublin a clairement piégé la BCE en la contraignant à trouver un accord alors qu'elle rechignait depuis des mois à conclure.

L'accord avec la BCE met fin au paiement annuel de 3 milliards d'euros. La reconnaissance de dettes du gouvernement irlandais envers l'IRBC est remplacée par le versement direct à la BCE d'une obligation d'Etat irlandaise de 40 ans de maturité et portant intérêt à 3%. Ceci fera économiser, selon le Taoiseach (premier ministre irlandais) Enda Kenny, un milliard d'euros par an au budget. « Ce sera autant de taxes et de coupes budgétaires en moins », a conclu le Taoiseach.

 

Fin d'un dossier empoisonnant

Avec ce mouvement précipité, l'Irlande en finit avec un dossier qui empoisonnait son retour sur les marchés. Désormais, l'ex-«tigre celtique» peut envisager l'avenir avec plus de confiance. D'autant que le rapport de la troïka publié ce jeudi ne tarit pas d'éloges sur le pays. Reste cependant deux questions. D'abord, l'économie de l'Irlande reste fragile. Elle repose uniquement sur les exportations, la demande intérieure restant des plus faibles. Mardi, les constructions de maisons neuves ont atteint le plus bas niveau depuis 1970. Pas sûr, donc, que l'Irlande puisse être un modèle pour le reste de l'Europe. Ensuite, l'accord trouvé avec la BCE pose problème : la BCE ne doit pas acheter directement des dettes émises par les Etats de la zone euro. Certes, ici, il s'agit d'une conversion d'une dette bancaire. Mais ceci a furieusement le goût d'un renflouement direct. Il est vrai que les dirigeants européens et la BCE avaient déjà affirmé voici quelques semaines que « l'Irlande était un cas particulier. » Comme la Grèce. De plus en plus, donc, l'Europe devient donc une addition de « cas particuliers » qui permettent aux dirigeants européens d'éviter leurs propres engagements.le principal enseignement de cette "folle journée" restera cependant que, pour la première fois depuis le début de la crise, un pays a fait céder ses créanciers et la BCE dans un mouvement rapide et inédit. C'est peut-être la plus belle réussite irlandaise.

 

 

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