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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 14:54

 

Le Monde - sosconso.blog

 
in Share1

Au Salon de l'agriculture, François Hollande a déclaré, samedi 23 février: "Je veux que, à terme, il y ait un étiquetage obligatoire sur les viandes qui sont insérées, introduites dans les plats cuisinés."

Où en est la législation ? Pour l'heure, il est seulement obligatoire de mentionner l'espèce contenue dans le plat (bœuf, porc...), et non l'origine géographique, rappelle la Commission européenne.  

De 2008 à 2011, le Parlement européen et le Conseil ont voté un nouveau règlement (1169/2011) concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

LIcence CC Scott Bauer, USDA

Celui-ci prévoit que l’étiquetage de l’origine ne devienne obligatoire, en 2014, que pour la viande fraîche ovine, caprine, porcine et de volaille.

"Lorsque cette législation a été négociée, les eurodéputés socialistes français ont demandé que la viande introduite dans les plats cuisinés soit étiquetée, comme la viande fraîche", indique leur porte parole au Parlement européen. "La droite a bloqué nos ambitions, à la demande de l'industrie agro-alimentaire, qui a indiqué ne pas savoir faire."

Dans ce texte figure donc seulement l'obligation, pour la Commission, de présenter un rapport sur l’indication obligatoire du pays d’origine ou du lieu de provenance pour la viande utilisée en tant qu’ingrédient, au plus tard le 13 décembre 2013.

Le rapport doit comprendre "une analyse des coûts et des avantages de l’introduction de telles mesures, y compris les incidences juridiques sur le marché intérieur et l’impact sur le commerce international".

La France souhaite que la Commission aille plus vite, et qu'elle rende son rapport bien avant la fin 2013.

Si le rapport était positif – ce qui n'est pas assuré –, la Commission pourrait proposer une modification du règlement, qui devrait être votée par le Conseil et le Parlement : encore des mois d'attente.

La Commission rappelle que, dans l'affaire des lasagnes au cheval roumain, les plats cuisinés étaient étiquetés "viande de bœuf" : "S'il y a fraude, l'étiquetage ne change rien."

Dans l'immédiat, les distributeurs ou les

 

industriels peuvent étiqueter volontairement l'origine de leur viande.

Intermarché,  Findus et Carrefour se sont ainsi engagés à le faire et à n'utiliser que de la viande d'origine française dans leurs plats préparés.

Lire aussi : "Il neige : qui doit balayer devant ma porte ?"
ou "Ski : attention aux accidents"

 

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 14:10

 

 

 

LES INDIGNE/E/S - AG samedi à 13h Maison Carrée + mercredi 18h à la « Brasserie »21 bd Gambetta

Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)

Dates

Evènement

Lieu

heure

Mercredi 27/2

Rassemblement soutien aux Prisonniers Palestiniens avec l’AFPS ++

Carré d’Art

18 h

Mercredi 27/2

Film contre le mur de silence «5 caméras brisées»avecX.Renou Mouvement des Désobéissants et AFPS Nîmes

Ciné le Sémaphore

20h30

Jeudi 28/2

Réunion des Alternatifs

Ramblas

18h

Jeudi 28/2

Réunion contre l’Accord National Interprofessionnel

cheminots CGT16 rue B.Malon

18h30

Vendredi 1er /3

Rencontre-débat avec P.Stambul, Co-Président UJFP, pour son livre  Israel/Palestine « du refus d’être complice à l’engagement » AFPS et Libr

Librairie Diderot

18h30

Samedi 2/3

Contre le projet de golf inutile :balade champêtre , présentation du projet alternatif

St Hilaire de Brethmas

9h30++

Samedi 2/3

Actions NDDL collectif Nîmes +++

 

 

Samedi 2/3

Femmes en Noir pour la Palestine

Place de l’horloge

11 à 12h

Samedi 2/3

Tour de ville avec Croco Vélo

Palais de Justice

11h

Mardi 5/3

Manif anti Accord National Interprofessionnel

Carré d’Art

15h

Mardi 5/3

Réunion prépa journée SANTE du F de G

Bar le Palace

18h30

Mercredi 6/3

ATTAC Nîmes

Solidaires

19h

Jeudi 7/3

Soirée Débat avec Gérard Filoche,ancien Inspecteur du travail « Le Parlement n’est pas aux ordres du MEDEF »

S Verdier rue Guy de Maupassant

18h30

Jeudi 7/3

Réunion travail sur les ROMS

APTI

18h

Vendre 8 mars

Journée FEMMES

 

 

Samedi 9 mars

Marche anti nucléaire (0615336173)

Paris

 

Dimanche 10/3

Vide grenier Gambetta

Boul Gambetta ++

8 à 18h

Lundi 11 mars

« la Résistance c’est aussi une histoire de femmes »avec Nariman,Bouchra et Manal TAMIMI de Nabi Saleh par l’AFPS

Maison protestantisme

19h

Mardi 12/3

Réunion Assoc ARBRES

31 rue E.Jamais

18h30

Mardi 12/3

Collectif Nîmes anti schiste

Bar O TENKO

18h30

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 12:01

 

enviro2b.com

 

Publié par Rédaction le 25/02/13
© Enviro2B - Tous droits réservés

 

Sushi saumon

 

Vous avez aimé les lasagnes au cheval, vous aimerez le scandale américain de l’étiquetage des poissons. Un tiers des poissons consommés aux Etats-Unis seraient mal étiquetés, et l’objet d’une gigantesque fraude selon une étude publiée par l’ONG américaine Oceana.

Les consommateurs de poissons ont du « sushi » à se faire. Réalisée par une association écologiste de protection des océans, l’analyse ADN de 1 215 échantillons d’aliments collectés dans 674 magasins et restaurants outre-Atlantique est édifiante. Globalement, 33% des échantillons se révèlent mal étiquetés, ce pourcentage montant même à 52% en Californie.

L’étude met au jour une fraude généralisée et extrêmement rémunératrice permettant de vendre aux consommateurs des poissons bon marché pour des poissons plus nobles. Concrètement, 33% des échantillons se sont révélés non-conformes à l’espèce affichée sur l’étiquette. La palme revient aux échantillons contenant en principe du thon et du vivaneau, suivis par les morues, les flétans et les bars.

La fraude touche également les restaurants, et en premier lieu les établissements de sushis, dont les cartes se révèlent fausses dans 3/4 des cas. Ces fausses informations concernent les espèces, mais aussi l’origine des poissons. Sont ainsi commercialisés comme sauvages, des poissons d’élevage, ou encore des poissons en voie d’extinction comme des poissons non protégés.

L’Europe également touchée

Si aucune étude cette envergure n’a encore été réalisée en Europe, de nombreuses erreurs d’étiquetage ont été déjà été constatées souligne Oceana. En 2011, une étude en Irlande avait révélé que 28% des produits contenant en principe du cabillaud étaient mal étiquetés, et contenaient en fait une espèce moins durable, ou moins chère, du merlan de la goberge et encore du lieu noir. Dans les pays méditerranéens comme l'Espagne, l'Italie et Malte, l'espadon est ainsi souvent remplacé par du requin peau bleue, similaire en goût et en apparence, mais beaucoup moins cher.

« Certains des substitutions de poissons constatées sont vraiment inquiétantes. En plus d'être trompés, de nombreux consommateurs se voient refuser le droit de choisir de consommer les poissons en fonction de leur santé ou des préoccupations environnementales » affirme le Dr Kimberly Warner, auteur du rapport et chercheur à Oceana.

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 20:17

 

 

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:59

Lire aussi

Les ministres passent mais la direction générale du Trésor demeure : l’extinction programmée du Crédit immobilier de France (CIF), un scandale d’État, réalise une ambition très ancienne de la haute fonction publique de Bercy de voire disparaître cette institution financière atypique et de récupérer au passage tout ou partie de ses fonds propres pour alimenter le tonneau des Danaïdes des finances publiques. Dans ce dossier, la « ligne du parti », celle qu’on entend dans les milieux officiels, veut que le CIF, tout spécialement son ancienne direction générale, soit responsable de cette disparition, par refus systématique d’adosser l’établissement à une institution bancaire plus « classique ». Mais l’histoire contredit la propagande.

 

Claude Sadoun: qui veut noyer son chien...  
Claude Sadoun: qui veut noyer son chien... © CIF

La première tentative d’adossement du CIF remonte en fait à l’année 2001 – Claude Sadoun, le coupable désigné, étant déjà aux commandes. Il s’agit déjà de conforter le processus de refinancement du CIF qui, ne disposant pas de dépôts, lève des fonds sur les marchés obligataires en émettant des titres vendus à des investisseurs institutionnels français et étrangers. Le projet porte sur le rachat aux AGF de Entenial, l’ancien Comptoir des Entrepreneurs sévèrement secoué par la crise immobilière française du début des années 90 et fusionné avec la banque La Hénin. C'est le troisième « spécialiste » du financement immobilier derrière le Crédit foncier de France (CFF) et le CIF. Dans ce cadre, un protocole signé avec HypoVereinsbank, approuvé à l’unanimité par le conseil d’administration du CIF, prévoit la montée en puissance par étapes de la banque allemande au capital de l’ensemble issu de la fusion avec Entenial, jusqu’à une éventuelle prise de contrôle.

Mais le pouvoir politique, le gouvernement Jospin finissant, ne l’entend pas de cette oreille. En marge du congrès des HLM de Toulouse, la secrétaire d’État au logement, Marie-Noëlle Lienemann, s’oppose « violemment » au projet. Ce qui entraînera le désistement des Allemands en juin 2001, selon un dirigeant régional du CIF à l’époque. Aujourd’hui encore, la sénatrice socialiste assume son opposition, tout en distinguant ses propres motivations de celle du Trésor qui, dit-elle à Mediapart, « considérait que ce n’était pas une solution ». L’enjeu, déjà, ce sont les fonds propres appartenant aux Saci (sociétés anonymes de crédit immobilier), entités actionnaires du CIF liées au mouvement HLM. « Puisque c’était l’aide publique qui avait permis l’accumulation de cet argent, je ne voyais pas pourquoi il devrait filer vers une banque allemande », dit l'ancienne ministre.

 

Le raid Borloo-Copé sur les fonds propres du CIF

 

M.N. Lienemann, violemment contre le rapprochement avec HypoVereins  
M.N. Lienemann, violemment contre le rapprochement avec HypoVereins © PS

Militante de l’accession sociale à la propriété, Marie-Noëlle Lienemann souhaitait récupérer « une partie » des fonds propres des Saci afin de financer des « réserves foncières » au bénéfice du secteur HLM, un projet qui ne verra jamais le jour. Quant à la dimension proprement bancaire de l’opération, l’adossement à HypoVereins, elle reconnaît « avoir alerté » Laurent Fabius, ministre de l’économie et des finances. « HypoVereins, ajoute-t-elle cependant, nous avons toujours pensé que c’était un leurre, destiné à écarter une solution de rapprochement avec les Caisses d’Epargne. »

 

À vrai dire, on a du mal à saisir le sens d’un tel rapprochement, puisque le CFF avait été absorbé par les Caisses d’épargne. Mais c’est bien le genre de mécano financier dont se délecte la direction du Trésor, dont le directeur est alors Jean-Pierre Jouyet, « meilleur ami » de François Hollande et aujourd’hui directeur général de la Caisse des Dépôts. C’est d’ailleurs le CFF qui tirera du feu les marrons de l’échec imposé au CIF, en mettant la main sur Entenial en 2004. Ce qui lui permettra ensuite d’acquérir le statut de banque, une évolution toujours refusée au CIF qui devait rester cantonné dans sa « mission sociale ».

C’est un autre gouvernement, de droite celui-là, qui va faire échouer une seconde tentative de rapprochement du CIF avec BNP Paribas. Le projet, qui prévoit un adossement  complet du CIF à une BNPP apportant l’UCB à un grand pôle spécialisé dans le crédit immobilier, est validé fin 2005 par les instances du prêteur immobilier. Mais en janvier 2006, le tandem Jean-Louis Borloo (dont le ministère à tiroirs inclut le logement) et Jean-François Copé, ministre délégué au Budget, lance un nouveau raid sur les fonds propres appartenant aux actionnaires du CIF.

La manœuvre passe par un amendement du gouvernement, le n°277, au « projet de loi national pour le logement » porté par Borloo. Les 59 Saci se voient réduites de manière autoritaire à une stricte « mission d’intérêt général dans le domaine du logement ». L’amendement 277 donne au gouvernement le pouvoir de décider par ordonnance des nouvelles règles de fonctionnement de ces sociétés et impose la cession de leurs filiales concurrentielles. Cela fait, « les fonds qui ne sont pas nécessaires à l’accomplissement de leur objet reçoivent une affectation conforme à l’intérêt général », prévoit l’amendement. En fait, l’intérêt général à bon dos : il permet, selon les calculs du Trésor, de mettre la main sur 1,5 des 2,8 milliards qui figurent alors au capital des Saci.

S’engage alors un long bras de fer entre le CIF, ses actionnaires et le gouvernement Villepin, qui occupera toute l’année 2006 et aura comme premier résultat de faire échouer le rapprochement avec BNP Paribas. La banque de Michel Pébereau se résoudra à développer une activité comparable en interne sous la marque BNP Paribas Personal Finance. L’armistice entre les deux camps se traduit finalement, la loi étant votée en décembre 2006, par un « prélèvement exceptionnel » de 500 millions d’euros sur les fonds propres du groupe CIF, une « spoliation » qui traumatisera pour toujours les sociétés actionnaires.

 

Le "benign neglect" du Trésor

En avril 2007, avant donc le début des turbulences financières mondiales via la crise des subprimes aux États-Unis, nouvelle relance du projet d’adossement, avec un mandat confié à la banque d’affaires Oddo. C’est le nom des Banques populaires qui sort du chapeau. Mais là, les administrateurs ne suivent plus la direction générale du CIF. Pour deux raisons, selon une source proche du dossier. Comme le CIF, les Banques Populaires, dirigées à l’époque par Philippe Dupont, sont constituées d’entités régionales et les baronnies locales n’adhèrent pas au projet de rapprochement avec un concurrent. Autre motif, les grandes manœuvres de la fusion entre les Banques populaires et les Caisses d’Épargne, « qui ont déjà le CFF dans leur escarcelle », sont déjà lancées et vont entraîner de sérieuses turbulences pour les composantes du futur ensemble, culminant dans le désastre financier Natixis. C’est cette difficulté intrinsèque au rapprochement de structures décentralisées, qui condamnera également un adossement au Crédit agricole, également étudié. 

Après la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, qui fragilise l’ensemble du système bancaire européen, l’idée même de reprendre un bilan de 34 milliards d’euros pétrifie légitimement les candidats potentiels. Mais le système de refinancement du CIF sur les marchés, garanti de facto par la Banque centrale européenne comme pour l’ensemble du système financier européen, va pourtant fonctionner encore sans anicroche jusqu’en février 2012, quand l’agence de notation Moody’s, envisage sans crier gare, dans le cadre d’une mise sous revue générale des notes des établissements financiers européens, d’abaisser de quatre échelons celle des structures financières du CIF. À quelques mois d’intervalles, l’agence se contredit. Que s’est-il passé entre temps ? Rien. Le CIF gagne de l’argent, affiche un bilan sain, se refinance sans difficultés, peut même éviter le plus souvent de se présenter aux guichets de la BCE. La direction générale du CIF, prête à attaquer Moody’s en justice (ce que l’État américain vient enfin de faire avec sa concurrente Standard and Poor’s), en est fermement dissuadée par le Trésor, la Banque de France et l’ACP (Autorité de contrôle prudentiel).

L’attitude du Trésor, dans cette période marquée par un changement de pouvoir politique, est celle du « benign neglect » (désinvolture), selon des témoins directs. En mars 2012, le directeur Ramon Fernandez s’interroge dans un document écrit sur « l’opportunité d’aider le CIF ». Pour une administration qui a mobilisé des centaines de milliards d’euros en garanties publiques en faveur du système bancaire français en 2008-2009, la réponse ne va manifestement pas de soi. Hervé de Villeroché, chef du service du financement de l’économie, laisse échapper à un interlocuteur que « si le CIF dépose le bilan, ce n’est pas un problème ». Le Trésor croit pouvoir sortir de sa manche le recours à la Banque Postale. En mai 2012, Ramon Fernandez semble découvrir la lettre que le PDG de la Banque Postale, Philippe Wahl, avait envoyée au Trésor pour indiquer qu’il n’était pas intéressé par le dossier. Manifestement, elle s’était égarée dans les étages de Bercy.

 

« Les pauvres doivent rester locataires »

Quand on sait l’importance que les agences de notation accordent dans leur méthodologie au soutien implicite des Etats aux banques opérant sous leur juridiction, la désinvolture manifeste du Trésor français équivaut à un appel au meurtre. Lorsqu'en août 2012 tombe le verdict de Moody’s, une dégradation de trois échelons, Bercy, confronté brutalement au danger d’une contagion systémique qui pourrait atteindre l’ensemble du système bancaire français, doit en urgence étendre la garantie de l’État aux émissions obligataires des structures de financement du CIF. On connaît la suite.

Courageusement, le ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici, exécutant passif d’une orientation ancienne et « trans-partisane », imputera aux « exigences » de la Commission européenne l’engagement d’une procédure d’extinction du CIF en échange de la garantie de l’État. Ce qui lui vaudra un démenti public du commissaire à la Concurrence Joaquim Almunia. Bruxelles n’avait rien exigé du tout pour la bonne raison qu’aucune demande, même exploratoire, ne lui avait alors été transmise. Moscovici a donc menti. À noter qu'en accordant, le 21 février, à la garantie de l'État, la Commission européenne ne parle pas d'extinction du CIF et reconnaît que la chute de l'établissement présentait un risque de système en France. Elle donne six mois au gouvernement français pour trouver une issue. 

Par-delà la convoitise d’un État « en faillite » à l’égard de tout ce qui ressemble à une « cagnotte » bonne à prendre, les fonds propres du CIF et les revenus de la gestion en extinction représentant des milliards d’euros mis à l’encans, on ne peut que s’interroger sur les motifs de cette indifférence, pour ne pas dire hostilité, à l’égard d’un acteur important du financement social de l’accession à la propriété. Marie-Noëlle Lienemann en donne peut-être la clef : « Chez ces gens-là, à Bercy, on a toujours considéré que les pauvres devaient rester locataires. » Si c’est vrai, objectif atteint, le nombre des ménages modestes devenant chaque année propriétaire de leur logement, a été pratiquement divisé par deux en dix ans. Et ce n’est pas disparition du CIF qui va permettre d'inverser la tendance.

 


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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:53

 

Médiapart - Blog

  24 février 2013 Par Marielle Billy

 

 

Le 24 février 2012, François Hollande a mangé des merguez à Florange avec les Arcelor-Mittal, il a offert deux billets de cinquante euros pour la cagnotte de soutien à leur lutte et promettait une loi, s'il était élu, pour empêcher tout industriel de fermer un site rentable.

Médiapart donnait la parole à Edouard Martin pour les voeux 2013, celui-ci concluait l'article ainsi :

« Si d'ici là, celui qui est devenu président grâce à la voix des ouvriers ne revient pas sur les accords Matignon et ne reconsidère pas la voie de la nationalisation, il aura sa plaque mortuaire à Florange comme Nicolas Sarkozy à Gandrange ». Et si, en 2017, il doit revoter pour la gauche et Hollande, il demandera d'abord « qui sont les conseillers du candidat, car en réalité, c'est eux qui tranchent à sa place ».

http://www.mediapart.fr/journal/france/301212/edouard-martin-louvrier-qui-rappelle-jaures-aux-socialistes

                                                         stele_3.jpg

Nous sommes le 24 février 2013 !

Edouard Martin soulève la question terrible du pouvoir de tout ce vivier de "conseillers" qui traitent les dossiers, conseillers qui, pas plus que les ministres, ne sont venus voir, sentir, comprendre ce qu'il en est sur le terrain. Formidable image de ce qui se passe dans les affaires publiques : un mur de verre étanche qui protège bien les "décideurs" de tout ce qui viendrait faire effraction en ouvrant des horizons ignorés, en donnant voix aux citoyens, aux travailleurs.

Rappel :

Les ouvriers d'Arcelor-Mittal se sont enchaînés aux grilles d’une fenêtre de Matignon le 24 janvier aux aurores. Avant d’être délogés manu militari. Les salariés d’Arcelor-Mittal du site de Florange en Lorraine refusent de tirer leur révérence. Ils ont remis aux conseillers de François Hollande une pétition de 31 000 signatures pour la nationalisation du site industriel mosellan. Ils ne croient pas au projet d’accord signé le 30 novembre entre l’État français et Arcelor-Mittal, dans lequel le géant mondial de l’acier s’engage à réaliser un montant minimum d’investissements de 180 millions d’euros d’ici fin 2017. L’arrêt définitif des hauts-fourneaux est toujours prévu en mars 2013. Il entraînera la suppression de 1 500 emplois, sous-traitants compris. Mais tout ceci rapportera des millions d’euros à Arcelor-Mittal grâce aux miracles du « capitalisme vert ».

Lire ici l'explication de Sophie Chapelle sur le site "Basta" :

Des droits à polluer très rentables pour ArcelorMittal

Florange fait partie des quelques 10 000 sites industriels européens qui ont été intégrés au système d’échange de quotas d’émissions de CO2 mis en place en 2005. Comment cela fonctionne-t-il ? Les gouvernements allouent à chacun de ces sites un quota d’émissions de CO2. Pour le site de Florange, il est de 4 millions de tonnes de CO2 par an. En fin d’année, si le site industriel le dépasse, il doit acheter des « droits à polluer » sur le marché carbone pour compenser ses émissions. S’il n’utilise pas tout son quota, il peut engranger et accumuler ses permis d’émissions pour ensuite les revendre à des entreprises qui ont dépassé leurs propres quotas (lire également : les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution).


 

D’après un document que s’est procuré le magazine Terra Eco auprès du cabinet londonien Carbon Market Data, ArcelorMittal n’a pas dépassé son quota annuel en 2009, 2010 et 2011, économisant environ 4,7 millions de tonnes de CO2. Et ce, en partie grâce à la mise en sommeil de ses hauts-fourneaux de Florange. Même si le cours du CO2 s’est effondré sur les marchés, ce surplus de droits à polluer représente une belle aubaine. A environ 5 euros la tonne, ArcelorMittal pourrait empocher près de 24 millions d’euros s’il décidait de les vendre. Pendant ce temps, les salariés du site ont multiplié les périodes de chômage partiel, en partie indemnisées par l’État.

Au niveau mondial, ArcelorMittal est la compagnie qui a accumulé le plus grand excédent de quotas, selon l’ONG britannique Sandbag, avec près de 123,2 millions de tonnes. Alors que la multinationale de la sidérurgie est, par son activité, l’une des plus polluantes ! Chaque année, la multinationale valorise une part de ces surplus sur le marché du carbone et engrange des profits faciles : 140 millions en 2010 de dollars et 93 millions de dollars en 2011.

Un cadeau de 19 millions d’euros en 2013

ArcelorMittal a prévu de fermer les hauts-fourneaux de Florange en mars 2013. Mais la multinationale devrait percevoir ses quotas comme si de rien n’était. « Lorsqu’une installation a cessé ses activités, l’État membre concerné ne lui délivre plus de quotas d’émission à compter de l’année suivant la cessation des activités », précise la réglementation européenne Le nouveau plan d’allocation français sur la période 2013-2020 prévoit bien un quota gratuit de 3,8 millions de tonnes de CO2 de permis à polluer pour le site de Florange. Un cadeau de 19 millions d’euros au cours du marché carbone actuel.

Dès avril 2012, la CFDT interpellait les pouvoirs publics « pour qu’ils mettent un terme au "pillage" orchestré par Mittal. L’État français ne peut plus accepter de payer avec l’argent public le chômage partiel, ne pas broncher sur les quotas de CO2 non utilisés et vendus en bourse sans oublier les multiples exonérations d’impôts accordées à Mittal ».

Sophie Chapelle


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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:47

 

 

Le progrès de la civilisation, de l'hummanitė exigerait un Revenu Universel de Base. Mais la société ne se dirige pas dans ce sens, malheureusement elle régresse vers de plus en plus de précarité. Il faut donc défendre des mesures plus réalistes pour repartir dans la bonne direction. Je suis donc, pour une évolution progressive et réalisable. Je pense qu'il faut d'abord obtenir un REVENU GARANTI D'EXISTENCE plutôt qu'un revenu universel. 

Un RSA sans contre-parties et d'un montant "vivable", donné à tous les, chômeurs, retraités au minimum veillesse, handicapés et ainsi qu'aux étudiants boursiers, mais sous conditions de ressources annuelles. Pour pouvoir le mettre en place, il est indispensable de réfléchir à son financement par le partage des richesses. Notre société mondialisée ayant donné à la concurrence exacerbée entre les pays, les peuples, les entreprises, les salariés, le pouvoir de saborder toute mesure sociale, il faut d'abord limiter cette concurrence. L'Europe est l'échelle minimum, car tout pays qui supporterait, seul, une telle "charge" serait condamné à perdre toutes ses richesses, tous ses renenus. C'est au niveau de l'Europe que des mesures législatives sociales peuvent être imposées et nous protégées de cette concurence déloyale. C'est indispensable pour défendre aussi bien les travailleurs européens que ceux du monde entier. Pour un financement concret, lire la Taxation des Machines et des Polluants Extėrieure. http://blogs.mediapart.fr/mot-cle/taxation-des-machines

Pour que le travail reste attractif il doit être bien payé, pour cela une échelle des salaires limitée doit être imposée législativement. Dans toute entreprise les revenus du PDG ne doivent pas dépasser 20 ou 10 fois le salaire le plus bas de l'entreprise. Ainsi le patron sera obligé d'augmenter ses salariés s'il veut pouvoir avoir un renenu important.

D'autre part nous n'en sommes pas encore à ne plus avoir besoin de main d'oeuvre, en particulier pour les tâches les plus pénibles. Je pense donc qu'un minimum de travail est à demander à chacun, selon ses moyens, pour faire fonctionner la société. Ce minimum doit être mis à disposition comme chacun le souhaite. L'un choisira de travailler 20h par semaine pendant quarante ans, l'autre de travailler 40h par semaine pendant 1an puis de prendre un an de congé sabatique et ainsi de suite, l'autre encore, choisira de travailler beaucoup dans sa jeunesse et partira à la retraite à 45 ans. Mais chacun doit donner un certain nombre d'heure de travail, sur toute sa vie, pour le fonctionnement de la société. 

Pour que les métier les plus pénibles soit choisis, il faut leur donner des avantages qui compensent leur désagrément. Ainsi les métiers les plus durs doivent être très bien payės, un égoutier doit être payé autant qu'un prof d'université. De plus les métiers reconnus pénibles doivent bénéficiés d'un temps de travail total, sur toute la vie, deux fois moindre que pour les emplois normaux. Ainsi un maçon travaillera la moitié du temps d'un bureaucrate pour remplir ses obligations pour la sociétė. Voir la proposition : Réduire le chômage par le partage des emplois pénibles. http://blogs.mediapart.fr/blog/pourlavenir/310512/reduire-le-chomage-par-le-partage-des-emplois-penibles

Une telle société peut paraître utopique, surtout que pour bien fonctionner, elle doit être appliquer à toute l'humanité. Mais sans ce partage des richesses et du travail, l'hummanité est condamnėe, au terrorisme, aux guerres de survie et de civilisation. Au retour à la barbarie.

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:32

 

Rue89 - Décryptage 24/02/2013 à 10h34
Flora Zanichelli | Journaliste

 

 

L’Europe s’inquiète des conséquences du scrutin, dont l’issue reste incertaine compte tenu des forces en présence et du système électoral complexe.

 

 


Préparatifs dans un bureau de vote à Rome, samedi (Alberto Pizzoli/AFP)

 

Ces dimanche et lundi, les Italiens se rendent aux urnes pour élire leurs représentants aux deux chambres du Parlement.

Ces élections ont été déclenchées lorsque le parti de Silvio Berlusconi, il y a deux mois, a cessé de soutenir le gouvernement technocratique de Mario Monti, qui a imposé un programme de rigueur pour stopper la progression de la dette publique et restaurer la confiance des marchés.

  • La gauche de Pier Luigi Bersani (parti démocrate) était au départ donnée favorite. Bersani, un ancien communiste, s’est engagé à poursuivre les réformes, mais juge qu’il faut introduire plus de croissance dans la politique européenne. Il mise sur plus d’un tiers des voix.
  • La coalition de droite conduite par Silvio Berlusconi (Le peuple de la liberté, PDL) a progressé dans les sondages ces derniers mois. Elle critique l’austérité. Avec les voix de la Ligue du Nord, elle pourrait flirter avec les 30%.
  • Le Movimento 5 Stelle (M5S, Mouvement 5 étoiles), anti-establishment et eurosceptique, conduit par le comique Beppe Grillo, peut créer une surprise. Les derniers sondages le donnaient à plus de 15%.
  • La coalition conduite par Mario Monti, indépendant, pourrait se retrouver en position d’arbitre. Il pourrait obtenir, selon les derniers sondages autorisés, plus de 10% des voix.
  • Révolution civile, mouvement de gauche conduit par le juge antimafia, Antonio Ingroia, semble ne pas avoir réussi à décoller. Il n’a pas dépassé 5% dans les sondages.

                                                                                                                                                                                                                              1 Pourquoi cette élection est-elle capitale pour l’Europe ?

 

Les résultats de l’élection en Italie sont attendus avec crainte dans de nombreuses capitales européennes : ils risquent de réamorcer la spéculation contre les dettes souveraines des pays de la zone euro.

La crise financière risque de repartir si les investisseurs perdent confiance dans la capacité de l’Italie à rembourser son énorme dette (120% du PIB), soit parce que le gouvernement qui sera issu du scrutin ne leur convient pas, soit parce que le résultat de l’élection ne permet pas de dégager une majorité claire et conduit à un blocage du pouvoir.

L’Europe reste un sujet brûlant en Italie. Diabolisée en fin de mandat par Silvio Berlusconi, elle est mal perçue par une partie de la population. Celle qui, notamment, a souffert de la pression fiscale instaurée par le technocrate Mario Monti, candidat du « “spread” italo-allemand » – l’expression, qui fait référence à la différence des taux d’intérêts entre les deux pays, a envahi les écrans télévisés depuis sa nomination par le président de la République Giorgio Napolitano en décembre 2012.

Angela Merkel n’a pas les faveurs de l’opinion publique. La déclaration de l’ancien président du conseil Mario Monti, selon laquelle la chancelière allemande ne souhaitait pas voir le candidat de la gauche Pierluigi Bersani arriver au pouvoir, n’a pas du tout été appréciée.

La moitié des candidats ont fait de l’Europe leur principal argument de campagne... mais pas forcément de manière positive, surfant sur la nostalgie de la lire et cultivant l’euroscepticisme. Le comédien Beppe Grillo, leader du mouvement Cinq étoiles, a déclaré lors de la dernière étape de son « Tsunami Tour » qu’il souhaitait un référendum pour décider d’un éventuel retour à la monnaie nationale...

Enfin, si l’ancien président du conseil Silvio Berlusconi venait à être élu, ce qui n’est pas le scénario le plus probable, il s’ensuivrait probablement une grande instabilité dans la zone euro.

Le Cavaliere a promis de revenir sur des hausses d’impôts (taxe foncière par exemple), ce qui marquerait la fin des efforts pour redresser les comptes publics. Les sacrifices réalisés par les Italiens dans le cadre des réformes Monti auront été vains.

                                                                                                                                                                                                                             2 Pourquoi le résultat de l’élection est-il si difficile à prévoir ?

 

La difficulté de faire une prévision est liée à trois facteurs :

  • le nombre très important d’indécis : ils seraient 5 millions, selon un chiffre avancé par Le Corriere della Sera, soit 30% de l’électorat :

« Ce sont en majorité des femmes avec un faible niveau d’études, pas très jeunes, souvent résidentes dans le Sud, femmes au foyer ou à la retraite et très peu intéressées par la politique. »

  • l’interdiction des sondages : aucun d’eux ne peut être publié lors de la dernière semaine de campagne pour ne pas influencer le vote. Avant cette échéance, aucun institut de sondage de référence ne s’est risqué à donner des résultats tranchés.

Silvio Berlusconi n’a pas hésité à avancer les résultats d’instituts privés, mais sans grande crédibilité. « Je peux vous dire que nous les avons dépassés », déclarait ainsi le Cavaliere en début de semaine, laissant planer le doute sur qui, comment et quand.

Le « Tsunami Tour » du comique Beppe Grillo a obtenu des succès d’audience importants. Vendredi soir, la dernière étape à Rome aurait rassemblé 800 000 personnes, selon les organisateurs. Dans le public, de nombreux indécis, venus se faire une opinion à la dernière minute.

 


Evolution des partis dans les sondages pendant la caampagne (Wikimedia)

  • La rare complexité du système électoral. A la Chambre des députés, le parti qui arrive en tête obtient directement une prime de majorité, qui lui assure 55% des 630 sièges. Au Sénat en revanche, cette « prime de majorité » est calculée en fonction des résultats obtenus dans les différentes régions, proportionnellement à la taille de la région.

    Si vous êtes en tête en Sicile, vous obtenez des sièges supplémentaires pour la Sicile. Il est donc très difficile de prévoir le résultat du scrutin au Sénat. La Campanie, la Sicile, la Lombardie, les Pouilles et la Vénétie sont les régions les plus recherchées. C’es pourquoi Silvio Berlusconi a envoyé un courrier aux électeurs promettant le remboursement de la taxe foncière s’il est élu...

                                                                                                                                                                                                                             3 Berlusconi a-t-il une chance de l’emporter ?

 

« La victoire de Berlusconi serait une très très grosse surprise », juge Ilvo Diamanti, politologue, qui n’exclut pas totalement l’hypothèse pour autant.

Les derniers sondages autorisés le donnent à un peu moins de 30%, mais c’est en intégrant les scores des candidats de la Ligue du Nord, un allié précieux sans lequel le Cavaliere et son parti stagnent à hauteur de 20%. Même si elle arrivait devant le centre gauche, c’est une coalition qui resterait fragile.

Une situation possible : Silvio Berlusconi perdrait l’élection de la chambre basse, mais obtiendrait un rôle clé au Sénat, ce qui poserait problème pour conduire des réformes dans le pays. Il mise sur des victoires dans plusieurs régions, qui lui assureraient des primes de majorité. La Lombardie, dont le poids électoral est très important, est, par exemple, le fief de la Ligue du Nord, un avantage pour lui.

                                                                                                                                                                                                                             4 Est-il possible que l’élection ne débouche sur aucun gouvernement ?

 

Oui. Dans le cadre de la constitution italienne, c’est le président de la République qui désigne le chef du gouvernement, généralement issu de la majorité au Parlement. Le président de la République reçoit chaque parti et décide d’une personne en fonction des résultats et des alliances.

Une fois nommé, le président du Conseil constitue son gouvernement, soumis alors à un vote de confiance dans les deux chambres. Si les équilibres sont trop fragiles, les chambres divisées, le nouveau gouvernement pourrait ne pas obtenir la confiance requise. Les Italiens devraient alors retourner voter.

                                                                                                                                                                                                                             5 Le favori Bersani pourrait-il gouverner sans Monti ?

 

Oui, s’il obtient une majorité dans les deux chambres.

Trois scénarios sont possibles en s’appuyant sur l’hypothèse selon laquelle Pierluigi Bersani obtiendrait une majorité absolue à la Chambre en arrivant en tête des suffrages et en obtenant les bonus prévus au Sénat :

  • Une victoire absolue de Bersani dans les deux chambres.
  • Une victoire de Bersani à la Chambre des députés, mais pas au Sénat, ce qui le contraindrait à une ouverture vers Monti si celui-ci obtient les suffrages nécessaires. Celui-ci pourrait être par exemple devenir ministre de l’Economie.
  • Bersani l’emporte à la Chambre des députés mais ne peut pas faire une coalition avec Monti au Sénat car ce dernier n’obtient pas un pourcentage suffisant. Dans l’impossibilité de négocier avec Silvio Berlusconi et le mouvement de Beppe Grillo se refusant à toute coalition, la gauche ne pourrait pas mener sa politique. Les Italiens retourneraient alors voter.

                                                                                                                                                                                                                             6 Quel est le programme de la gauche ?

 

Le slogan de la gauche : « L’Italie juste ».

Parmi les mesures principales de son programme :

  • Augmenter le budget de l’Education et l’investissement dans la recherche et l’innovation.
  • Une loi anti-corruption
  • Une loi faisant primer le droit du sol (et non du sang) pour obtenir la citoyenneté italienne.
  • Parité et soutien de l’emploi des femmes en faisant bénéficier les entreprises d’un allègement fiscal.
  • Un impôt sur la fortune pour compenser une baisse de la TVA et de l’impôt sur le revenu.

                                                                                                                                                                                                                             7 Beppe Grillo peut-il tenir en otage le gouvernement ?

 

En raison d’une condamnation pénale pour homicide involontaire, Beppe Grillo ne peut pas lui-même être élu, les candidats du Mouvement 5 étoiles (M5S) devant présenter un casier judiciaire vierge. Le M5S a d’ores et déjà déclaré qu’il ne ferait partie d’aucune coalition.

En faisant entrer dans le jeu électoral des citoyens sans expérience politique, le Mouvement cinq étoiles ouvre la porte à l’inconnu. Leurs exigences sont centrées autour du salaire des politiques, des retraites, des petites et moyennes entreprises, d’une redistribution des richesses.

Son mouvement est arrivé en tête en Sicile, lors des élections régionales. Un sympathisant qui se veut rassurant constate que « le mouvement traite avec les autres forces en présence sans qu’il y ait de problèmes pour l’instant ».

Ces futurs élus se posent donc davantage comme des garde-fous contre les excès d’une politique italienne qui a auparavant trop abusé de son pouvoir.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:56

 

Le Monde - crise.blog

 

 

Dans sa valise bleu marine en skaï, un pull, un jean et une paire de chaussettes résument une vie sans superflu. Avec grand soin, il peigne ses cheveux humides, avant de les asperger d’une lotion. Il prend son temps, comme s’il était seul dans sa salle de bains. Pourtant, autour de lui, un ballet incessant ne cesse de pousser, depuis 8 heures du matin, la porte des bains-douches municipaux de la rue des Haies à Paris (20e).

 

(Photo Nicolas Krief pour Le Monde)

 

Comme la plupart des établissements parisiens, le bâtiment, situé à deux pas du métro Buzenval, affiche une façade de céramique de 1928, aujourd’hui classée. A l’intérieur, deux rangées de cabines se font face, sur deux étages. En tout, quelque 50 douches spartiates, mais très propres. Pour des raisons d’hygiène, tout est carrelé en blanc du sol au plafond. Rénové en 2008, l’établissement de la rue des Haies, comme les 16 autres établissements parisien de bains-douches, offre la possibilité, cinq jours et demi par semaine, à des milliers de personnes de se doucher gratuitement.

Seuls les produits d’hygiène et le linge de toilette ne sont pas fournis. Avec près de 90.000 douches prises chaque année, la rue des Haies est l’un des trois bains-douches les plus fréquentés de Paris. Aujourd’hui, avec la crise, dans les quelques villes qui les ont conservés, ces établissements retrouvent plus que jamais leur utilité sociale. Et, loin de vouloir s’en débarrasser, les municipalités cherchent à les adapter, pour répondre à une fréquentation en hausse et à l’arrivée de nouveaux publics.

 

(Photo Nicolas Krief pour Le Monde)

 

Karim, 37 ans, rasé de près, cheveux mouillés, fait une petite pause sur les banquettes elles aussi carrelées de la salle d’attente. Algérien, sans papier, il vit en France depuis huit ans de petits boulots non déclarés. Depuis deux mois, il fréquente la rue des Haies deux jours par semaine. "Mon ballon d’eau chaude est en panne. Mon propriétaire ne veut pas le réparer et il fait trop froid pour se laver à l’eau froide", explique-t-il.

Sans papier, il n’a aucun moyen de pression sur son bailleur indélicat et doit "se débrouiller". Un peu plus loin, deux compatriotes, plus âgés, retraités du bâtiment, papotent. "Je vis dans une petite chambre de bonne équipée seulement d’un minuscule lavabo, alors ici c’est pratique et c’est propre", explique ce grand-père. "Mais je ne viens pas tout le temps car je suis souvent au pays et là-bas, j’ai une salle de bains", ajoute-t-il comme pour se justifier. "Même histoire", acquiesce son compagnon de causette.

 

(Photo Nicolas Krief pour Le Monde)

 

Ici, on ne s’attarde pas. "Les conversations se limitent souvent à un bonjour et un au revoir", confirme Alain Nedelec, responsable adjoint de la rue des Haies depuis cinq ans, après avoir travaillé dans deux autres établissements du 20e. "Malgré tout, il y a un peu de gêne à venir ici. A part quelques habitués qui se confient un peu, les gens restent discrets", poursuit ce Breton d’origine, ancien photograveur, "tombé" dans les bains-douches il y a seize ans, à la suite d’une reconversion professionnelle.

Comme dans tous les bains-douches de la capitale, l’accueil est inconditionnel, aucun justificatif n’est demandé. Mais les employés, souvent de longue date, comme M. Nedelec, ont acquis une connaissance des us et coutumes de leurs bains-douches par la simple observation. Ils savent les jours d’affluence et les petites entorses au règlement, comme le fait de profiter de la douche pour faire la lessive.

 

(Photo Nicolas Krief pour Le Monde)

 

Pour éviter les abus, la durée des ablutions est limitée à vingt minutes, mais, quand il n’y a pas foule, le personnel accorde un petit délai. Car ici, la préoccupation numéro un n’est pas la chasse aux resquilleurs mais aux microbes.

Au fil du temps, M.Nedelec a vu la typologie des usagers changer. "Autrefois, les ouvriers, les familles nombreuses, les petits retraités constituaient le gros de la clientèle. Aujourd’hui, nous avons des personnes beaucoup plus précaires, notamment des sans-abri", explique le responsable adjoint de l’établissement. S’y ajoutent ceux qui viennent là pour économiser quelques mètres cubes d’eau ou simplement pour rompre leur solitude, mais aussi quelques touristes.

 

(Photo Nicolas Krief pour Le Monde)

 

Il est midi. Un homme s’escrime à sécher sa serviette de toilette sous le sèche-cheveux mural. Dans la file d’attente qui s’est formée, la silhouette d’une femme chargée d’un panier paraît presque incongrue dans cet univers jusque-là essentiellement masculin. Karim se décide enfin à quitter sa banquette carrelée. Sous la coupole de l’entrée, il respire un grand coup, avant de s’engouffrer dans la rue, dans un sillage d’eau de toilette.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 23:07

 

rfi.fr

 

Espagne / Diaporama - 
Article publié le : samedi 23 février 2013 - Dernière modification le : dimanche 24 février 2013

 

Manifestation contre l'austérité budgétaire près du Parlement espagnol à Madrid, le 23 février 2013.
Manifestation contre l'austérité budgétaire près du Parlement espagnol à Madrid, le 23 février 2013.
REUTERS/Juan Medina

Par RFI

                                                                                                                                                                                                                       Journée de forte protestation en Espagne contre la politique d'austérité et contre la corruption du pouvoir en place. Dans plusieurs villes, notamment Madrid, Valence, Bilbao ou Barcelone, des milliers de gens ont défilé, en colère contre les « coupes budgétaires » du gouvernement de Mariano Rajoy, de plus en plus impopulaire. Après la fin du rassemblement, quelques incidents ont éclaté. Douze personnes ont été interpellées.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

« Démission, démission du gouvernement ! » Tel est le mot qu'on a pu entendre le plus au cours de ces marches, notamment dans la capitale où cinq cortèges ont convergé vers le centre, autour de la fontaine de Cibeles.

Au-delà d'une marche massive en plein froid, Le plus impressionnant, c'est la diversité des secteurs de la population qui se disent écœurés par la violente politique d'austérité. Indignés, médecins, pompiers, professeurs, infirmières, associations qui défendent les gens expulsés... Au total, 300 collectifs étaient représentés.

Tous fustigent une « démocratie en danger », la « corruption omniprésente ». Poings levés, des milliers de manifestants ont scandé des mot d'ordre contre « le coup d'Etat financier », c'est-à-dire, selon eux, la mainmise des banques et de la Banque centrale européenne.

Coup d'Etat financier, c'est une référence au 23 février 1981, date de la tentative de coup d'Etat - finalement avortée - du lieutenant-colonel Tejero. Ce fut un moment critique de la jeune démocratie espagnole. Les motifs d'inquiétude ont changé, mais les manifestants pensent qu'aujourd'hui encore, l'heure est grave.

 

Près du Parlement espagnol à Madrid, on peut lire sur la pancarte d'un manifestant: «L'austérité ça suffit». A Madrid, le 23 février 2013.
REUTERS/Juan Medina

 

Des milliers d'Espagnols manifestaient dans le pays contre l'austérité, ici à Madrid. 23 février 2013.
REUTERS/Juan Medin

 

Puerta del Sol, Madrid, le 23 février 2013. REUTERS/Juan Medina

 

A Valence, un homme porte une enveloppe avec des euros, en référence au scandale de corruption qui entoure le gouvernement. 23 février 2013.
REUTERS/Heino Kalis

 

Une impressionnante foule sillonnait la capitale espagnole. Madrid, le 23 février 2013.
REUTERS/Juan Medina

A Barcelone, les Espagnols étaient rassembSur la pancarte d'un manifestant à Barcelone, on aperçoit le Premier ministre Mariano Rajoy, avec l’intitulé «Inutile et voleur». 23 février 2013.
REUTERS/Gustau Nacarino

 

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