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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 19:07

 

lecho.be

 

19:57 - 15 février 2013  

Viande de cheval: perquisition aux Pays-Bas

    Aux Pays-Bas, une per­qui­si­tion a été menée dans une usine qui mé­lan­geait de la viande de che­val et de boeuf et qui la re­ven­dait en fai­sant croire qu'il s'agis­sait d'une viande pure boeuf. On a éga­le­ment re­trouvé du ha­chis par­men­tier censé être au boeuf mais conte­nant du che­val dans 47 écoles dans le Lan­ca­shire (nord-ouest de l'An­gle­terre) et des steaks ha­chés avec de la viande che­va­line ont été four­nis à des hô­pi­taux d'Ir­lande du Nord. L'Union eu­ro­péenne ré­agit face à ce scan­dale à grande échelle et ap­prouve un plan de crise.

    Une per­qui­si­tion a été menée ven­dredi dans une usine du sud des Pays-Bas qui mé­lan­geait viande de che­val et de boeuf avant de la re­vendre la­bel­li­sée "pur boeuf", a in­di­qué le Par­quet. Selon les élé­ments re­cueillis, "la so­ciété trans­for­mait des car­casses de che­vaux en pro­ve­nance des Pays-Bas et d'Ir­lande en mor­ceaux de viande et les mé­lan­geait à des mor­ceaux de viande de boeuf", a in­di­qué le Par­quet dans un com­mu­ni­qué.  L'en­tre­prise, dont le nom n'est pas cité dans le com­mu­ni­qué, re­ven­dait en­suite ces mé­langes comme étant de la viande "pur boeuf". 

     

    "Il n'est pas en­core clair s'il y a un lien avec les dé­cou­vertes ré­centes de viande de che­val dans les ham­bur­gers ir­lan­dais et les plats sur­ge­lés an­glais", a sou­li­gné le par­quet.  Selon les mé­dias néer­lan­dais, il s'agi­rait de l'usine de la so­ciété Willy Sel­ten, si­tuée dans la ville d'Oss.  Sur son site in­ter­net, la so­ciété se dé­crit comme étant une "en­tre­prise opé­rant au ni­veau in­ter­na­tio­nal, spé­cia­li­sée dans le désos­se­ment et la dé­coupe de viande de boeuf", em­ployant une cen­taine de per­sonnes.  Elle trans­forme de la viande im­por­tée de dif­fé­rents pays au sein de l'Union eu­ro­péenne et livre à des com­merces de dé­tail, aux gros­sistes en viande, aux bou­chers et à l'in­dus­trie de trans­for­ma­tion de viandes à tra­vers l'Eu­rope.  La per­qui­si­tion a été ef­fec­tuée dans le cadre d'une en­quête de grande am­pleur menée par le Par­quet, en col­la­bo­ra­tion avec l'or­ga­nisme de sur­veillance de l'ali­men­ta­tion et de la consom­ma­tion (NVWA) aux Pays-Bas.  La so­ciété pro­prié­taire de l'usine est soup­çon­née de fraude et blan­chi­ment d'ar­gent, et des do­cu­ments ad­mi­nis­tra­tifs ont été sai­sis lors de la per­qui­si­tion, selon la même source. 

    De la viande de che­val dans les can­tines

    Du ha­chis par­men­tier censé être au boeuf mais conte­nant du che­val a été livré à 47 écoles dans le Lan­ca­shire (nord-ouest de l'An­gle­terre) et des steaks ha­chés avec de la viande che­va­line ont été four­nis à des hô­pi­taux d'Ir­lande du Nord. L'Union eu­ro­péenne ré­agit face à ce scan­dale à grande échelle et ap­prouve un plan de crise.

    Un plat de "cot­tage pie" ou ha­chis par­men­tier, dis­tri­bué dans les écoles du comté de Lan­ca­shire, a été testé po­si­tif à l'ADN de che­val, a dé­claré Susie Charles, res­pon­sable des écoles au conseil local du comté de Lan­ca­shire. "Re­la­ti­ve­ment peu d'écoles dans le Lan­ca­shire pro­posent ce plat, mais notre prio­rité est d'ap­por­ter l'as­su­rance ab­so­lue que nos repas contiennent ce qui est écrit sur l'éti­quette. Le fait que ce plat ne res­pec­tait pas cette règle nous a conduits, sans hé­si­ta­tion, à le re­ti­rer de nos menus", a-t-elle en­core dit.


    Dans le même temps en Ir­lande du Nord, des steaks ha­chés avec du che­val ont été li­vrés à des hô­pi­taux en Ir­lande du Nord, a in­di­qué ven­dredi l'en­tre­prise char­gée de four­nir la viande aux éta­blis­se­ments de santé dans cette ré­gion bri­tan­nique. The Bu­si­ness Ser­vices Or­ga­ni­sa­tion (BSO) a in­di­qué qu'un lot fourni par une en­tre­prise nord-ir­lan­daise avait été re­tiré du cir­cuit, sans pré­ci­ser si une par­tie avait pu être consom­mée.


    "Nous avons réagi im­mé­dia­te­ment dès que nous avons eu l'in­for­ma­tion qu'il pou­vait y avoir un pro­blème de confiance, nous avons re­tiré les pro­duits", a in­di­qué David Bin­gham du ser­vice mé­di­cal du BSO. Enfin des pubs et hô­tels du groupe Whit­bread ont éga­le­ment reçu des plats pré­sen­tant de l'ADN de che­val. Le groupe qui pos­sède les chaînes Pre­mier Inn, Bee­fea­ter Grill et Bre­wers Fayre, a pré­cisé que les pro­duits concer­nés ont été re­ti­rés des menus et ne se­ront pas rem­pla­cés tant que de nou­veaux tests n'au­ront pas été ef­fec­tués.

    Le scan­dale eu­ro­péen de la viande de che­val faus­se­ment éti­que­tée concerne 750 tonnes de viande, 4,5 mil­lions de plats frau­du­leux ven­dus dans 13 pays eu­ro­péens. En Bel­gique, les contrôles sont élar­gis à tout pro­duit conte­nant de la viande ha­chée. Outre les su­per­mar­chés, les pe­tits com­merces et pro­duc­teurs sont vi­si­tés par des ins­pec­teurs. L'Union eu­ro­péenne a ap­prouvé le plan de lutte contre la crise de la viande de che­val qui pré­voit une série de tests ADN dans les plats cui­si­nés cen­sés conte­nir du boeuf. Ce plan va être mis en oeuvre "im­mé­dia­te­ment", pour une durée ini­tiale d'un mois, selon la Com­mis­sion.

    Les 27 Etats membres se sont mis d'ac­cord pour pro­cé­der à en­vi­ron 2.250 tests sur des plats pré­pa­rés à base de boeuf pour vé­ri­fier s'ils contiennent du che­val. De 10 à 150 tests sont pré­vus dans cha­cun des pays de l'UE, en fonc­tion de leur taille, "prin­ci­pa­le­ment au ni­veau des dis­tri­bu­teurs, sur des pro­duits ali­men­taires des­ti­nés au consom­ma­teurs final", in­dique la Com­mis­sion.
    Des tests se­ront aussi ef­fec­tués sur la viande de che­val pour dé­tec­ter la pré­sence éven­tuelle de phé­nyl­bu­ta­zone, un anti-in­flam­ma­toire nocif pour la santé. Un échan­tillon sera pré­levé par 50 tonnes de viande de che­val et chaque Etat ef­fec­tuera au moins cinq contrôles.
    L'opé­ra­tion sera co-fi­nan­cée à 75% par la Com­mis­sion eu­ro­péenne et pourra être pro­lon­gée de deux mois si né­ces­saire. La pu­bli­ca­tion des ré­sul­tats est pré­vue le 15 avril, a pré­cisé la pré­si­dence ir­lan­daise de l'UE.


    "Les consom­ma­teurs at­tendent de l'UE, des au­to­ri­tés na­tio­nales et de tous ceux qui sont im­pli­qués dans la chaîne ali­men­taire qu'ils leur re­donnent toute la confiance né­ces­saire concer­nant le contenu de leur as­siette", a dé­claré le com­mis­saire eu­ro­péen à la Santé, Tonio Borg, cité dans le com­mu­ni­qué.


    Le plan d'ac­tion avait été pro­posé mer­credi par la Com­mis­sion eu­ro­péenne à l'is­sue d'une réunion de crise avec huit pays concer­nés par le scan­dale, qui s'est ré­pandu en Eu­rope de­puis la dé­cou­verte le 8 fé­vrier de viande ha­chée che­va­line es­tam­pillé boeuf dans des la­sagnes de la marque Fin­dus ven­dues en Grande-Bre­tagne. Bruxelles avait alors re­com­mandé de pro­cé­der à par­tir du 1er mars à 2.500 tests ADN sur des plats cui­si­nés, ainsi qu'à 4.000 tests de dé­tec­tion du phé­nyl­bu­ta­zone sur des car­casses de che­val.


    "Selon les règles ac­tuelles, le nom des pro­duits qui sug­gé­raient la pré­sence de boeuf alors qu'ils conte­naient éga­le­ment d'autres es­pèces de viande, était trom­peur et contre­ve­nait à la lé­gis­la­tion", a in­sisté l'exé­cu­tif eu­ro­péen.
    Des traces de che­val dans des pro­duits au boeuf, no­tam­ment des la­sagnes, ont été ré­cem­ment dé­cou­vertes en Grande-Bre­tagne, France, Al­le­magne, Au­triche, Nor­vège et Suisse. M. Borg, en dé­pla­ce­ment à Athènes, a rap­pelé ven­dredi que le scan­dale re­le­vait d'un pro­blème d'éti­que­tage et ne re­pré­sen­tait pas pour le mo­ment une me­nace sa­ni­taire. L'of­fice eu­ro­péen de po­lice, Eu­ro­pol, a été chargé de co­or­don­ner les en­quêtes ju­di­ciaires me­nées dans plu­sieurs pays de l'UE.

     

     

    • Span­ghero cou­pable? Les au­to­ri­tés fran­çaises ont ac­cusé de "trom­pe­rie éco­no­mique" la so­ciété agroa­li­men­taire Span­ghero, four­nis­seur de viande des sur­ge­lés Fin­dus, au coeur du scan­dale et lui ont sup­primé son agré­ment sa­ni­taire, pre­mière sanc­tion d'im­por­tance dans ce scan­dale qui s'étend en Eu­rope. Span­ghero, basé dans le sud-ouest de la France, sa­vait qu'elle re­ven­dait comme viande de boeuf du che­val, moins cher, selon le mi­nistre fran­çais de la Consom­ma­tion, Be­noît Hamon.

    A sa­voir

    Le scan­dale eu­ro­péen de la viande de che­val faus­se­ment éti­que­tée concerne 750 tonnes de viande qui ont servi à la fa­bri­ca­tion de plus de 4,5 mil­lions de plats frau­du­leux ven­dus dans 13 pays eu­ro­péens. Selon les au­to­ri­tés fran­çaises, la so­ciété agroa­li­men­taire fran­çaise Span­ghero, four­nis­seur de viande des sur­ge­lés Fin­dus, a "ré­cep­tionné" du­rant six mois en pains de 25 kilos 750 tonnes de viande de che­val, "avec l'éti­quette doua­nière" cor­res­pon­dant à de la viande de che­val comme l'ont mon­tré les fac­tures sai­sies entre un tra­der chy­priote et la so­ciété fran­çaise basée dans le sud-ouest.  Sur ces 750 tonnes, 550 tonnes ont été li­vrées à l'usine luxem­bour­geoise de Co­mi­gel éti­que­tée "Viande boeuf ori­gine UE", mais munie d'un code doua­nier si­gna­lant le che­val.  Ces 550 tonnes ont alors servi à la fa­bri­ca­tion de plus de 4,5 mil­lions de pro­duits frau­du­leux ven­dus par Co­mi­gel à au moins 28 en­tre­prises dans 13 pays eu­ro­péens, selon la di­rec­tion de la ré­pres­sion des fraudes.



    "Ce tra­fic de viande du­rait de­puis plu­sieurs mois" et por­tait sur plus de 750 tonnes, dont 550 tonnes li­vrées à la so­ciété fran­çaise Co­mi­gel via la so­ciété Ta­vola, un sous-trai­tant qui fa­brique les plats pré­pa­rés et est situé au Luxem­bourg, a af­firmé Be­noît Hamon.

    Ces 550 tonnes, dont l'ori­gine reste en­core très floue, ont servi à la fa­bri­ca­tion de plus de 4,5 mil­lions de pro­duits frau­du­leux ven­dus par Co­mi­gel dans 13 pays eu­ro­péens à au moins 28 en­tre­prises, dont Fin­dus, selon l'agence fran­çaise de la ré­pres­sion des fraudes. Pour sa dé­fense, Co­mi­gel a af­firmé jeudi que la "trom­pe­rie" était dif­fi­ci­le­ment dé­tec­table.

    ♦ Span­ghero dé­ment: "Je ne sais pas qui" est à l'ori­gine de la fraude "mais c'est for­cé­ment pas nous", a dé­claré ven­dredi le pa­tron de Span­ghero, Bar­thé­lémy Aguerre, à la radio Eu­rope 1. "J'ai été si­déré" par les ac­cu­sa­tions des au­to­ri­tés fran­çaises, a-t-il dit.

    Le panel des contrôles a été élargi en Bel­gique
    Le panel des contrôles menés dans le cadre de l'af­faire de la viande de che­val a été élargi en Bel­gique, a in­di­qué ven­dredi le SPF Eco­no­mie. Les ré­sul­tats des contrôles vi­sant à dé­tec­ter la pré­sence ou non de viande de che­val dans des pro­duits cen­sés conte­nir du boeuf se­ront connus début de la se­maine pro­chaine.
    Des contrôles ont d'abord été menés sur des la­sagnes avant d'être éten­dus aux pro­duits de viande ha­chée. Les contrôles ne vi­saient dans un pre­mier temps que les grandes sur­faces avant de concer­ner aussi les pe­tits ma­ga­sins et les pro­duc­teurs. Les ré­sul­tats de ces contrôles de­vraient être connus début de la se­maine pro­chaine, a pré­cisé le SPF Eco­no­mie.

    Pour rap­pel, l'Union eu­ro­péenne a de­mandé à ses Etats membres de pro­cé­der à une cam­pagne de 2.500 tests ADN sur les plats de boeuf et a de­mandé de réa­li­ser quelque 4.000 contrôles pour dé­tec­ter la pré­sence éven­tuelle de phé­nyl­bu­ta­zone.

     


    Pre­mières ar­res­ta­tions

    Cet énorme scan­dale, qui ré­vèle la com­plexité com­mer­ciale du cir­cuit de la viande, a dé­bou­ché jeudi sur des pre­mières in­ter­pel­la­tions, au Royaume-Uni.

    Ex­press

    DANS LES TOR­TEL­LONI AUSSI
    Ce ven­dredi, c'est en Nor­vège que la pré­sence de viande de che­val dans des la­sagnes a été confir­mée. Et en Au­triche, des traces de viande de che­val non dé­cla­rée ont été trou­vées dans des "tor­tel­loni viande de boeuf" de l'in­dus­triel al­le­mand Gusto GmbH.

    Trois hommes soup­çon­nés de fraude ont été ar­rê­tés: deux dans l'usine gal­loise de Farm­box Meats et un dans l'abat­toir an­glais de Peter Boddy, des éta­blis­se­ments qui avaient été per­qui­si­tion­nés mardi.
    Selon l'Agence bri­tan­nique de sé­cu­rité ali­men­taire (FSA), l'abat­toir a fourni des car­casses de che­vaux à l'usine de Farm­box Meats. La po­lice n'a pas pré­cisé exac­te­ment les soup­çons qui pèsent sur les trois hommes.


    De l'anti-dou­leur nocif pour la santé

    Plus tôt jeudi, le scan­dale avait pris une di­men­sion sa­ni­taire, au vu de tests ef­fec­tués au Royaume-Uni. Six car­casses de che­vaux abat­tus dans le pays et conte­nant des traces de phe­nyl­bu­ta­zone, un anti-dou­leur pros­crit dans l'ali­men­ta­tion, ont été en­voyées en France et sont "peut-être en­trées dans la chaîne ali­men­taire", ont af­firmé les au­to­ri­tés bri­tan­niques.

    En bref

    En Bel­gique, c'est l'Agence fé­dé­rale pour la sé­cu­rité de la chaîne ali­men­taire (AFSCA)qui est char­gée de mener des contrôles vi­sant à dé­tec­ter la pré­sence ou non de phé­nyl­bu­ta­zone, qui ren­drait la viande im­propre à la consom­ma­tion.



    Le mi­nis­tère de la Santé s'est ce­pen­dant voulu ras­su­rant, es­ti­mant que la viande en ques­tion re­pré­sen­tait un "très faible risque pour la santé hu­maine". Aux ni­veaux aux­quels la phe­nyl­bu­ta­zone a été dé­ce­lée, "une per­sonne de­vrait man­ger 500 à 600 ham­bur­gers par jour, com­po­sés à 100% de viande de che­val, pour se rap­pro­cher de la dose quo­ti­dienne li­mite pour l'homme", a as­suré le mi­nis­tère.

    • L'anti-dou­leur n'a en re­vanche pas été dé­tecté dans les pro­duits Fin­dus.

     

    AFP

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    Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:02

     

    http://zad.nadir.org

    vendredi 15 février 2013, par zadist

     


    Aujourd’hui 15 février l’occupation militaire dure depuis 83 jours (pour une opération débutée il y a 122 jours). Un camarade est emprisonné depuis 79 jours


    INFO Chat Teigne : l’huissier est passé aujourd’hui (14/02) refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février !!


    Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

    Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

    - Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes


    Infos utiles pour venir ici

    Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

    attention : La permanence tenue au local de l’Acipa à Notre-Dame-des-Landes, est suspendue durant les jours à venir.

    - Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
    - Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
    - Equipe legale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
    - Equipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
    - Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

    Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

    Provocations policières sur la ZAD

    Depuis quelques jours, les flics viennent souvent titiller les camarades autour de la D281 entre La Paquelais et les Ardillères. Avant-hier, ils ont saccagé une petite cabane qui a été montée sur le "Chemin des Dames" derrères les Noues Pourries. Cette nuit, ils ont fait plein de visites impromptues. Y’a besoin de renforts de ce côté là !

    De plus, les fouilles archéologiques préventives ont repris sur le tracé du projet de barreau routier (l’autoroute censée permettre l’accès à l’aéroport).

    RADIO KLAXON :

    On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

    http://stream.zad.nadir.org/klaxon


    Infos du jour

    - APPEL : La Ferme a Bellevue a besoin des matos de bricolage, si quelqu’un-e trouve ces objects la chez eux et qu’ils ont pas besoin, Bellevue sera ravi d’avoir :

    - Tournevis
    - Tenaille
    - forge universelle
    - clé a mollet
    - caisse a outils
    - tableau noir
    - rappe a fromage

    - Manifestant mutilé par la police à Strasbourg : réaction d’un nantais blessé par le flashball

    - INFO : Il y aura un rassemblement pour Djamal Chab demain à 15h place du peuple en sa memoire. Il y a aussi un projet d’occuper tous les poles-emplois le 20 fevrier

    - reçu : Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde

    - reçu : Pétition RSA STOP aux suspensions

    - Le licenciement automatique bientôt inscrit dans la loi ?

    - Asterix and the Airport

    - reçu : ROMS - Les familles du terrain des Abattoirs de Rezé ont appris ce mercredi, par des policiers, que la préfecture a émis l’ordre d’expulsion qui devra avoir lieu lundi. Elles sont depuis plusieurs années à Rezé. Elles seront contraintes d’interrompre la scolarité de leurs enfants de la maternelle au collège. Elles doivent libérer un terrain non constructible. Elles ne bénéficient pas de la trêve hivernale. Il n’y a pas de mots pour dénoncer cela, juste du désarroi et de la colère

    c’est ça Hollande, "le changement c’est maintenant" mon cul !.

    - INFO : RDV aujourd’hui exterieure :

    Saint Brieuc : projection de "nddl au coeur de la lutte" 20h30 au club 6 Bd Clémenceau, SAINT BRIEUC Projection du film suivi d’un débat avec la participation d’un membre de l’ACIPA. Arrivez à l’heure précise sinon vous risquez d’avoir du mal à entrer

    [Montreuil] Concert de soutien à la ZAD / Notre-Dame-des-Landes

    Vendredi 15 février | La Parole Errante / 9, rue François Debergue / 93100 Montreuil | 18h - 02h | Entrée : prix libre

    /Initiation aux danses de Festnoz (18h-19h) /Repas en musique (avec La Fanfare Invisible) /Festnoz avec Eien & Yod de Bretagne /Les Chevals (fanfare dada funk) /Enfance Sauvage (chérubins énervés) /Boum Cumbia !

    - Le numéro 3 de l’Épine Noire, journal apériodique de contre-information sur Poitiers et des alentours vient de sortir. Il est disponible en téléchargement ici

    - Bahreïn : le savoir-faire français au service de la répression

    - 15h03 : tout est calme sur la zone, il fait beau : ) Pas de infos sur les fouilles, dommage !!

    - APPEL : On cherche de savoir si il y a encore des fouilles à St. Jean du Tertre ? Est ce que quelqu’un-e peut aller voir et nous tenir en courant ? Merci :)

    - Video : Saint-Nazaire : Procès pour outrage à Notre Dame des Landes

    - Notre-Dame-des-Landes. Des socialistes embarrassés !

    - Notre-Dame-des-Landes : La Région a voté un million d’euros pour « accompagner » la communauté de communes d’Erdre et Gesvres

    - reçu : on a pensé à vous aux défilé des gras de douarnenez... bon courage, on lache rien sauf les chiens.

    - Nantes : Premier rassemblement pour que Djamal Chaab, chômeur immolé ne soit pas mort pour rien

    - 10h15 : Bonjour tout le monde ! Il fait beau, ça change, qui se change pas c’est les flics aux Ardillières et Fosses noires sur la D81...


    RDVs sur la ZAD

    Apéro-Discussion-Rencontre

    Prendre le temps pour se formuler et se faire raconter ce qu’il se passe à la ZAD ces derniers temps, les nouveaux lieux, les questions qui traversent, ce vers quoi on avance. L’occasion de parler aussi de ce que nous faisons ici, de la semaine qui vient de passer, des résonances. suivi de vin (chaud s’il fait trop froid) et de fête si le cœur en dit...

    proposée depuis le plateau des Millevaches !

    et d’ailleurs

    15 février

    -  Saint Brieuc : projection de "nddl au coeur de la lutte"

    20h30 au club 6 Bd Clémenceau, SAINT BRIEUC

    Projection du film suivi d’un débat avec la participation d’un membre de l’ACIPA.

    Arrivez à l’heure précise sinon vous risquez d’avoir du mal à entrer

    - [Montreuil] Concert de soutien à la ZAD / Notre-Dame-des-Landes

    Vendredi 15 février | La Parole Errante / 9, rue François Debergue / 93100 Montreuil | 18h - 02h | Entrée : prix libre

    /Initiation aux danses de Festnoz (18h-19h) /Repas en musique (avec La Fanfare Invisible) /Festnoz avec Eien & Yod de Bretagne /Les Chevals (fanfare dada funk) /Enfance Sauvage (chérubins énervés) /Boum Cumbia ! * # Dansons, la lutte décolle !*

    "*If I can’t dance, I don’t want to be part of your revolution*" Emma Goldman,

    En octobre dernier, les premières expulsions des occupant.e.s de la ZAD - "Zone A Défendre" pour les personnes mobilisé.e.s contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et "Zone d’Aménagement Différé" pour les aménageurs du territoire - ont soulevé une vague de solidarité partout en France. Des milliers de personnes révolté.e.s par la violence des expulsions ont alors démontré leur solidarité et leur farouche opposition à ce projet d’aéroport vieux de 40 ans.

    Un mois plus tard, le 17 novembre, 40.000 personnes ont défilé dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes pour réoccuper les terres et construire ensemble des cabanes destinées à devenir des lieux de vie et d’organisation collectives. Cette mobilisation contre l’aéroport du groupe Vinci, que certain.e.s croyaient cloisonnée au Grand Ouest, a peu à peu pris une ampleur nationale réunissant paysan.n.e.s et habitant.e.s, organisations politiques et collectifs informels, militant.e.s associatifs et tout empêcheur-se-s de tourner en rond.

    Depuis, ce projet d’aéroport tant désiré par Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et actuel premier ministre, a pris du plomb dans l’aile et près d’une centaine de comités locaux de soutien ont essaimé dans tous les coins de l’Hexagone. De même, les nombreuses voix qui composent ce mouvement « contre l’aéroport et son monde » réinventent et dessinent de nouvelles perspectives bien plus réjouissantes que les ambitions mortifères que nous promettent les bétonneurs de tous poils.

    Car si l’ombre de Jean-Marc Ayrault et de Vinci planent toujours sur Notre-Dame-des-Landes, nous gardons en mémoire les victoires populaires passées comme au Carnet, à Plogoff ou au Larzac : nous savons désormais que leur projet peut être stoppé. Alors, parce que la lutte contre les grands projets imposées s’amplifie jour après jour, retrouvons-nous le vendredi 15 février prochain et dansons, la lutte décolle !

    # Le collectif de soutien à la lutte de Notre Dame des Landes Paris-Île de France

    AG tous les mardi au Transfo - 57 Av. de la Republique - Bagnolet (L3 Galieni ou L9 Robespierre)

    http://nddl-paris.effraie.org | http://zad.nadir.org

    - Alençon, Projection du film au coeur de la lutte

    information, débats, échanges, entrée gratuite à 20h30, salle Baudelaire, derrière la halle aux toiles, rue Porchaine

    collectif ornais contre l’aéroport aleconnddl@gmail.com

    - à 20h30 à Alençon (salle Baudelaire)

    Une soirée consacrée à l’opposition au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes Une autre information pour comprendre les enjeux de la lutte ! Une soirée conviviale autour de la projection du film : Notre Dame des Landes... Au coeur de la lutte Rencontres, échanges, débats en présence du collectif de citoyens ornais opposé à ce projet

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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:54

     

     

                                                                                                                                                                                                                             Depuis des décennies, et dans la plus totale confusion des genres, l’Etat et le syndicat majoritaire, la FNSEA, se partagent le lit de l’agriculture. Un rapport de la Cour des comptes de 1998 lève un coin de voile sur les dessous de la cogestion en s’intéressant à deux organismes de la filière céréales, Unigrains (1), société de droit privé, et une association, l’Institut technique des céréales et des fourrages (ITCF). Tous les deux sont sous le contrôle de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), riche et puissant syndicat de branche de la FNSEA. Les producteurs de céréales acquittent chaque année une taxe parafiscale destinée à financer des actions du secteur céréalier. En 1997, le produit de cette taxe s’élevait à 76 millions d’euros. La cour reproche à ces deux organismes d’avoir fait un usage illégal des fonds.

    Certains syndicats de branches ont ainsi perçu des sommes pour financer leur cotisation à la FNSEA. L’ITCF a versé plus de 25 millions d’euros à l’association des producteurs de maïs pour réaliser des études alors qu’elle est financée pour les réaliser elle même. Les deux organismes, une trésorerie florissante. Plus de 350 millions d’euros pour Unigrains, cinq années de cotisations. 90 millions d’euros pour l’ITCF. Placées pour l’essentiel au Crédit Agricole, ces sommes provenant de taxes rapportaient de coquets dividendes. Tous ces mouvements de fonds passaient par une nébuleuse de structures et d’organismes divers à la tête desquelles ont retrouve les mêmes dirigeants sous de multiples casquettes : syndicalistes, hommes d’affaires, administrateurs, président de caisse, etc etc

    Les deux notes reproduites ci dessous, internes à la direction du budget, sont tout à fait éclairantes du fonctionnement de la machine et on ne peut qu’en remercier leur auteur. Elles ont été saisies par la brigade financière au cours d'une perquisition, à la suite d'une plainte contre X pour abus de confiance, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, déposée en octobre 1999 par l’organisation des producteurs de grains, affiliée à un syndicat minoritaire, la Coordination Paysanne.

    Note d’information de Patrick Soulé, 7° sous direction,  bureau 7 à la direction du budget,  du 29 juin 1998 sur le rapport de la Cour des comptes sur Unigrains et ITCF.

             Face au constat que la cour estime que l’absence de comptabilité analytique exhaustive et la multiplication des filiales  et sociétés de services conduisent à des détournement de fonds publics au profit des organisations professionnelles agricoles en particulier de la FNSEA il n’est pas exclu comme le pense le chef de la mission de contrôle et financier que la justice soit saisie. les dirigeants d’Unigrains et le président de l’AGPB sont particulièrement visés.

             Sans se prononcer sur le caractère délictueux des pratiques relevées, quatre remarques complémentaires a celle adressées en retour à la cour s’impose.

    1° remettre en cause le système unigrains revient à s’attaquer au bastion céréalier et à ses quatre milliards de francs de trésorerie et placements accumulés depuis 1963. Relayé par le ministère de l’agriculture, le lobby céréalier fera probablement tout son possible pour s’opposer à une telle tentative dont les chances de réussite sont très minces. Comme le soulignait récemment le directeur général de l’Onic a propos des remarques du budget sur la comptabilisation de la taxe FASCE un tel conflit constituerait une occasion supplémentaire aux céréaliers pour durcir le ton et menacer de ne plus verser la dite taxe parafiscale qui assure 40% des ressources de l’Onic (office national interprofesionnel des céréales) (commentaire : avant de faire respecter la loi voyons ce que ça coûte au budget de l’état) . Il n’est pas évident que la direction du budget ait un intérêt au démantèlement du système Unigrains qui conduit à faire financer sur taxe parafiscale donc hors budget de l’agriculture des actions de développement de la filière voire de solidarité inter filière comme on l’a vu au moment de la crise de l’ESB. (Commentaire : Tout cela sent mauvais,  mais pour y mettre un terme il faudrait payer… du coup le paiement de la cotisation, illégal,  redevient de la solidarité interfilière…)

             Par ailleurs les aides publiques en haut de bilan des entreprises agro alimentaires demeurent probablement le meilleur moyen d’accélérer la nécessaire restructuration des  filières agro alimentaires. Il n’est pas contestable qu’Unigrains sert de financier des organismes relais du lobby céréalier de la FNSEA ce qui n’est évidemment pas prévu dans son statut officiel (commentaire : en clair Unigrains sert à faire du clientélisme  ce rôle de financier a été jusqu’à présent avalisé par les différents gouvernements . La direction du budget a à plusieurs reprises sollicité la position du cabinet du ministre sur des subvention « politiques » d’Unigrains sans que ce type de subventions n’aient jamais été bloquées.)

     La cour attaque sévèrement ces pratiques dont la mise en œuvre paraît de plus en plus critiquable. Une fois connu le rapport définitif de la cour et ses éventuelles suites le ministre du budget pourrait résumer dans une lettre au ministre de l’agriculture les éléments d’avenants de la convention état Unigrains qui rassemble l’ensemble des souhaits d’évolution de la mission de contrôle économique et financier et de la direction du budget . ces éléments pourraient être visée par le trésor co tutelle d’Unigrains et la DGCCRF en raison des observations sur l’activité concurrentielle d’Unigrains

     

    Note d’information du 6 avril 1999 rédigée par Patrick Soulé, 7° sous direction,  bureau 7 à la direction du budget. Objet relations entre l’état et Unigrains , proposition de réforme.

    Quelques jours après les résultats très favorables pour les céréaliers français de la réforme de la Pac, et trois après la publication du rapport de CC très critique sur la gestions de la société financière Unigrains par les syndicats professionnels agricoles en particulier la FNSEA, et l’AGPB, il est tant d’entamer la réforme de la tutelle exercée par le Ministère de l’économie et le ministère de l’agriculture sur cette société financière. Le fonctionnement d’Unigrains n’est pas satisfaisant et  cependant les céréaliers demandent l’assouplissement de l’exercice de la tutelle et le maintien des avantages acquis. Dans ces réponses à la cour le ministre faisait publiquement état de sa volonté de réviser la convention quinquennale Unigrains etat en vigueur depuis 1983 de réfléchir à l’ajustement des taux de la taxe parafiscale fasce, et d’en revenir aux règle de dépôt des fonds libre au trésor  fixé par un décret de 1980 pour l’ensemble des taxes parafiscales. De leur côté les dirigeants d’unigrains organisaient leur défense. Sans que les représentants du Meci ne puisse s’y opposer malgré des interventions orales  appuyées en comité de gestion, les responsables des professions agricoles ont littéralement « siphonné »  la trésorerie des fonds gérés. En multipliant les engagements individuels sur les entreprises et secteurs autorisés par la convention, (transformation de la viande ou des céréales stockage) et en proposant la constitution d’enveloppes globales pour le capital risque en agro alimentaire (avec la caisse des dépôts et consignation) pour la gestion qualitative du stockage des céréales et pour la recherche génétique sur les plantes ils ont réduit les fonds libres de 1,175 milliard à 530 millions de frs en six mois et doublé le rythme d’engagement qui avait été jugé comme insuffisant par la cour depuis dix ans. Par ailleurs, le président d’Unigrains a pris soin dés le 5 janvier 1999 de proposer au ministre de l’agriculture un projet de convention intégrant certaines simplifications souhaitées par les tutelles. Au passage il demande la suppression totale du véto institutionnel du ministre de l’agriculture et organise un transfert du pouvoir de décision des comités de gestion des fonds vers le CA d’unigrains où ne siège pas les tutelles. Enfin pour mieux préciser sa position, Mr de Benoist, vient d’adresser à Jean Glavany une lettre rappelant (courrier du 25 mars 99, transmis en copie au cab du minsitre) son opposition à toute réforme de la parafiscalité céréalière dans l’immédiat et laissant entendre que si le décret instaurant la taxe Fasce jusqu’en juillet 2000 et les arrêtés de campagne devaient être modifiés, le cofinancement du fonctionnement de l’Office national interprofessionnel des céréales serait réexaminé. Face à ce constat,  l’attente d’une véritable réforme initiée par le ministère de l’agriculture et les céréaliers semble vaine. Or le statut quo n’est pas satisfaisant et ferait inévitablement l’objet de sévères critiques de la part de la C/C lors de son prochain contrôle. Rien ne justifie aujourd’hui de laisser s’accumuler des fonds publics en franchise fiscale entre les mains de représentants professionnels qui y trouve un moyen de poursuivre à peu de frais le développement du secteur agricole. La distorsion de concurrence avec la place bancaire est réelle. L’accumulation sur ressource parafiscale de trésorerie ou réserves à Unigrains à l’Onic et à l’institut technique des céréales et fourrages pour un total d’environ 1,900 milliard de francs a fin 1998 semble bien excessif au regard des besoins identifiés ailleurs et de la volonté de rééquilibrage du soutien public à l’agriculture

     

    Commentaire : En français courant, on peut résumer la réaction des responsables syndicaux au rapport de la cour des comptes  : Un, on planque le pognon. 2° temps, on organise la fin des contrôles tout en réclamant le maintien des taxes parafiscales.  Trois ; on menace l’état d’arrêter de payer sa part à l’Onic s’il touche au

    grisbi.

     

     

    (1) Historique d’Unigrains 

    L’union financière pour le développement de l’économie céréalière a été crée sous forme de Sa au capital de 10 millions le 14 août 1963 à l’initiative des associations générales de producteur de blés et de mais de l’interprofession céréalière et du crédit agricole regroupées dans la société civile d’études uni céréales détenant 51% des parts. Une vingtaine de banque ont apporté les 49% de part restante à la société financière dont le capital  a ultérieurement été augmentée à 42 millions . Elle a été enregistrée comme établissement financier en 1964. Ces comptes sont en conséquence tenus selon la réglementation propre aux établissement de crédit . Unigrains dispose en outre de trois filiales privées, banque de l’ Alma, 65%, agrifigest, filiale à 95% de la banque de l’Alma et unifipar 90%

    Entre 1993 et 1996, Unigrains est le principal bénéficiaires de fonds ITCF  (institut technique des céréales et du fourrage) versés au titre des accords passés en 1993 avec les ministres de l’économie et des finances de l’agriculture, et du développement rural, et du budget. L’iTCF est un des principaux partenaires de l’AGPM ‘(Association générale des producteurs de maîs) de 93 à 97 , les versements ITCF ont représenté 37% des ressources de l’AGPM.les personnes spécialisées sur le mais sont salariés de l’AGPM et sous sa dépendance hiérarchique.

     

     

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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:40

     

    Une fraude à l’étiquetage portant sur plus de 750 tonnes de viande de cheval originaire de Roumanie, impliquant deux sociétés françaises et un courtier néerlandais dirigeant une société enregistrée à Chypre : tel est le tableau qui se dégage de l’enquête menée par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

     

    Lasagne au bœuf chevalin 
    Lasagne au bœuf chevalin© Reuters

     

    Benoît Hamon, ministre délégué à la consommation, a décortiqué le circuit frauduleux lors d’une conférence de presse tenue le 14 février. Les plats cuisinés litigieux commercialisés par Findus ont été fabriqués au Luxembourg par Tavola, filiale de la société française Comigel, établie à Metz ; la viande était vendue à Comigel par Spanghero, société sise à Castelnaudary, qui se l’est procurée auprès de Draap trading, société basée à Chypre et dirigée par Jan Fasen, un trader néerlandais.

    « La viande arrivée chez Spanghero a été livrée à l’usine Tavola, avec une étiquette “viande de bœuf origine européenne”, a expliqué Benoît Hamon. Mais Comigel aurait dû s’interroger, parce que lorsqu’il s’agit de viande bovine, l’étiquette doit mentionner le pays d’origine. Il y avait donc une anomalie qu’aurait dû relever Comigel. »

    Une anomalie encore plus flagrante s’est produite chez Spanghero, toujours selon Benoît Hamon « La DGCCRF a effectué des prélèvements et a trouvé 100 % de cheval dans certains pains de viande. Cette viande est arrivée avec une étiquette donnant la provenance de Roumanie, et accompagnée de factures indiquant qu’il s’agissait de cheval. D’après les constatations de la DGCCRF, le prix au kilo mentionné sur les factures était très inférieur au prix du marché. Il apparaît clairement que le premier acteur qui a estampillé cette viande comme bovine est Spanghero. »

    Il y a donc tromperie présumée de Spanghero, selon Benoît Hamon. Le président de la société, Barthélémy Aguerre, a réagi très vivement à cette mise en cause  : «Le ministre Benoît Hamon a été très léger et s'est montré extrêmement imprudent, a-t-il déclaré à l'AFP, au lendemain de la conférence de presse. Il met en danger 300 personnes qui travaillent chez Spanghero sans aucune preuve. » Barthélémy Aguerre plaide la bonne foi et maintient, formel : «Nous pensions que c'était du boeuf.»

    Cette déclaration est en phase avec un communiqué antérieur de la société, où elle affirme avoir acheté du « bœuf d’origine UE ». Les documents saisis par la DGCCRF montrent au contraire que Spanghero a ré-étiqueté « bœuf » de la viande chevaline. Les factures qui le prouvent, et qui ont été saisies dans les locaux de l’entreprise, émanent du trader chypriote, Draap trading. Laquelle n’a de chypriote que l’adresse d’enregistrement et un bureau. La société est dirigée par Jan Fasen, courtier néerlandais, et détenue par une société-écran aux îles Vierges britanniques, Hermes Guardian ltd, selon les informations du quotidien britannique The Guardian.

    Maillon supplémentaire dans ce circuit déjà complexe : Jan Fasen a sous-traité la commande à un autre courtier néerlandais, Hans Windmeijer, directeur de la société Meat trading. Ce dernier s’est adressé à deux abattoirs roumains, respectivement celui de Carmolimp en Transylvanie et celui de Doly Com en Moldavie. La viande a ensuite été stockée chez un prestataire disposant d’installations frigorifiques, Nemijtek, dans la ville de Breda aux Pays-Bas.

    Les deux sociétés roumaines ainsi que les autorités du pays ont assuré que la viande avait bien été vendue comme étant du cheval. « Nous n’avons aucun élément qui nous conduise à mettre en doute les déclarations des autorités roumaines », confirme Benoît Hamon.

    En revanche, le personnage de Jan Fasen inspire les plus expresses réserves. Ce monsieur a été condamné à une peine de prison, le 18 janvier 2012, par le tribunal de Breda, pour une fraude à l’étiquetage : entre 2007 et 2008, Fasen a vendu, à plusieurs sociétés françaises, de la viande de cheval importée d’Amérique du Sud faussement étiquetée comme bœuf halal…

    Bien que condamné, Fasen est toujours en activité. A-t-il fait appel ou a-t-il bénéficié d’un sursis ? Ce point n’est pas clair. Toujours est-il que début 2012, peu après sa condamnation, il négociait avec les deux entreprises roumaines. D’après les informations de la DGCCRF, les livraisons chez Spanghero ont commencé il y a au moins six mois. Une enquête est menée actuellement aux Pays-Bas par les autorités néerlandaises et elle permettra sans doute de préciser la chronologie. Autre indication : Comigel a adressé à Findus et à plusieurs distributeurs britanniques une lettre, datée du 2 février, indiquant que des plats cuisinés contenant du cheval pouvaient avoir été mis en circulation dès le 1er août 2012.

    Y a-t-il eu complicité entre les acteurs ?

    Quand exactement a commencé la fraude ? Depuis combien de temps Spanghero était-il en relation avec Jan Fasen ? Ces questions devront être éclaircies, car la longue durée pendant laquelle la falsification a été opérée sans être détectée est troublante. Il est vrai que les sanctions prévues ne sont guère dissuasives : 37 500 euros d’amende, alors que l’opération a pu rapporter à Spanghero plus de 500 000 euros…

    Sur les 750 tonnes de cheval roumain importées par la société de Castelnaudary, 500 tonnes ont été livrées à l’usine de Comigel, et 250 tonnes ont été intégrées dans des merguez et des plats cuisinés commercialisés par la marque « À la table de Spanghero ». Ils viennent de faire l’objet d’un rappel.

    L’intervention de la DGCCRF a permis d’identifier des lots représentant au total plus de 4,5 millions de produits, qui ont été dispersés dans treize pays européens. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, également présent à la conférence de presse, a indiqué que l’agrément de Spanghero serait suspendu et qu’une enquête de la brigade nationale vétérinaire allait être menée. De plus, les éléments rassemblés par la DGCCRF et le rapport qu’elle va établir seront transmis au procureur de la République de Paris, qui s’est saisi du dossier.

    Si l’enquête de la DGCCRF apporte plusieurs éléments importants, des interrogations subsistent. Benoît Hamon n’exclut pas des « hypothèses de complicité entre les acteurs », en particulier entre Spanghero et Draap trading. On ne peut même pas exclure une entente entre les acteurs qui inclue Comigel.

    Il existe un lien financier entre les deux sociétés françaises. Le principal actionnaire de Comigel est Céréa Gestion, filiale d’Unigrains (société financière qui est un très important investisseur dans l’agro-alimentaire). Or, Céréa Gestion et un fonds associé, Céréa Mezzanine, ont aidé Lur Berri à prendre le contrôle de Labeyrie (leader en foie gras et saumon fumé). Et Lur Berri n’est autre que le nouveau propriétaire de Spanghero. Cette dernière, fondée par deux frères de la célèbre famille de rugbymen, a été cédée en 2009 à Lur Berri, qui la détient à 90 %.

    Spanghero a-t-il trompé une société qui était son client régulier et qui était un partenaire financier indirect ? Comigel était-elle vraiment dupe ? Il est permis de s’interroger, d’autant que comme l’a souligné Benoît Hamon, l’étiquetage des lots fournis par Spanghero n’était pas conforme, ce qui n’a pu échapper à la société de Metz. La suite de l’enquête permettra peut-être d’en savoir plus.

    Un point a été laissé de côté lors de la conférence de presse du 14 février : les produits commercialisés frauduleusement comportent-ils un risque sanitaire ? La viande de cheval n’est bien sûr pas toxique en elle-même. Mais la traçabilité des chevaux en Roumanie n’obéit pas à des critères aussi sévères qu’en France. D’autre part, il existe depuis de longues années un foyer d’anémie infectieuse équine en Roumanie, ce qui avait amené à restreindre les exportations de chevaux roumains (vifs, non pas de viande) dans les autres pays d’Europe.

    L’anémie équine n’est pas dangereuse pour l’homme. Néanmoins, cette viande frauduleusement importée n’offre à l’évidence pas les mêmes garanties que de la viande de cheval réglementaire. On peut ajouter que la provenance roumaine contribue sans doute à expliquer que la viande de cheval litigieuse ait été vendue à un prix bas. Rappelons qu’en France, le cheval est plutôt légèrement plus cher que le bœuf.  Or, dans le cas présent, le cheval a été vendu par les deux sociétés roumaines en dessous des prix du marché. Il serait souhaitable que les raisons exactes de ce tarif avantageux (du moins, du point de vue des fraudeurs) soient élucidées.

     


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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:32

     

    Marianne -  Mercredi 13 Février 2013 à 05:00

     

    Laurence Dequay - Marianne

     

    Quelques semaines après le mea culpa du FMI, Didier Migaud, le Président de la Cour des Comptes tricolore somme les autorités européennes de préciser leurs objectifs en terme de déficits.

     

    La Cour des Comptes s’alarme de la récession programmée par l’Europe
    Quelques semaines après le mea culpa du FMI, Didier Migaud, le Président de la Cour des Comptes tricolore somme les autorités européennes de préciser leurs objectifs en terme de déficits. Car pour la première fois, cette institution gardienne de nos finances publiques redoute que les multiples efforts de redressement engagés par la France – 38 milliards d’euros en 2013- comme par ses voisins, ne tuent la croissance du Vieux Continent. 
     

    En dépit d’une diète des finances publiques et d’un choc fiscal sans précédent, le Président de la République François Hollande n’a que peu de chances de ramener le déficit de la France sous la barre des 3% comme il s’y était engagé avant son élection. « Cela bien que l’effort de redressement structurel considérable engagé en 2012 dans l’Hexagone, ait représenté plus d’1,4% de PIB » a souligné Didier Migaud en présentant mardi 12 février, le rapport annuel de la Cour des Comptes. Du jamais vu dans l’histoire récente de notre pays ! 

     
    En conséquence de quoi, ce expert de nos dépenses publiques appelle, indirectement, à relativiser cet impératif des 3%. «  Il doit y avoir une place, dans l’analyse, pour un raisonnement complémentaire, insiste-t-il.  Raisonnement que privilégient d’ailleurs le nouveau traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance et la nouvelle loi organique du 17 décembre 2012. »
     
    Concrètement, la Cour des Comptes exhorte donc les autorités européennes à préciser le poids respectif qu’il importe de donner aux déficits effectifs (constatés) et aux déficits structurels des différents états membres (corrigés de tout impact conjoncturel). Un enjeu crucial pour tous les Français puisque le FMI ne prévoit plus qu’une croissance de 0,3% en 2013 dans l’Hexagone, alors que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a bâti tout son budget sur une hypothèse de 0,8%. Ce qui sous-entend que pour atteindre l’objectif de 3%, le Premier ministre devrait encore prendre de nouvelles et importantes mesures d’ajustement. Au risque de provoquer une crise sociale. 

     
    Bref, Didier Migaud et c’est bienvenu, invite donc fort poliment nos partenaires et la chancelière allemande Angela Merkel au premier chef, à ne pas nous entraîner dans le mur pour des raisons purement idéologiques ou électorales…
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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:27

     

     

    Marianne - Jeudi 14 Février 2013 à 10:05

     

    Jean Dominique MERCHET

     

     

     

    Bruxelles veut traquer les trolls eurosceptiques
    Selon une information du quotidien britannique (conservateur), The Daily Telegraph, le Parlement européen se doterait d'un programme d' "analyse qualitative des médias" et d' 'outils de surveillance de l'opinion publique". Ce projet, qui n'est pas encore complètement validé, a été lancé en juillet dernier par l'administration du Parlement. Son cout serait d'environ 2 millions d'euros, dont la moitié proviendrait de nouveaux crédits.

    Il ne s'agit pas de créer un simple observatoire de l'opinion, mais bien une cellule riposte, puisque les documents internes et confidentiels  - dont le quotidien britannique a eu connaissance - précisent que "les communicants institutionnels du Parlement doivent avoir la capacité de réagir rapidement de manière pertinente et ciblée, en rejoignant et influançant les conversations" sur les réseaux sociaux. Les documents recommandent qu'une "attention particulière soit portée aux pays qui ont connu une forte progression de l'eurosceptiscisme".  La ligne de conduite de la cellule de risposte est décrite ainsi : "la réponse aux questions est "plus d'Europe" et pas "moins d'Europe".

    Que le Parlement européen communique sur ses travaux et son rôle est légitime, mais qu'il finance des programmes visant à influencer les électeurs sur les réseaux sociaux n'est pas sans poser de problèmes éthiques. D'autant que l'Europe est soumise à une cure d'austérité, avec pour la première fois la baisse de son budget. A laquelle échappent visiblement les communicants du Parlement...
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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:10

     

     

    LE MONDE | 14.02.2013 à 15h57 • Mis à jour le 15.02.2013 à 15h43 Par Marie Jégo (à Moscou) et Pierre Le Hir


     

    Vingt-sept ans après la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986, la plus grave de l'histoire du nucléaire, le réacteur numéro 4 de la centrale ukrainienne, située à 140 km de Kiev, fait naître de nouvelles inquiétudes.

    Mardi 12 février, en début d'après-midi, une partie du toit et des murs en béton d'un bâtiment jouxtant le réacteur s'est effondrée. Laissant craindre une extension des dégâts au sarcophage construit dans l'urgence, en 1986, pour recouvrir les installations sinistrées. Et entraînant l'évacuation, par mesure de précaution, d'environ 80 salariés du consortium Novarka formé par Bouygues et Vinci, qui travaillent sur place à la construction d'une nouvelle enceinte de confinement.

    Selon les informations et les photos fournies par l'autorité de régulation du nucléaire du pays (SNRIU), les structures sont éventrées sur environ 600 m2. D'après les autorités ukrainiennes, qui qualifient cet incident de "mineur", elles ont cédé sous le poids de la neige.

    Le bâtiment endommagé est une salle de machines abritant les turbines du réacteur, dont il est distant de 50 mètres, indique la porte-parole de la centrale nucléaire, Maïa Roudenko. "Nous savions qu'il y avait un risque d'effondrement des constructions anciennes", ajoute-t-elle. La direction de la centrale assure que "les constructions en question ne constituent pas une partie substantielle de l'enceinte de confinement". Des mesures de radioactivité sur le site ne révéleraient "aucun changement de la situation radiologique". Le député Valeri Kaltchenko, vice-président de la commission parlementaire chargée de la liquidation des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, affirme lui aussi que "le niveau de radioactivité est normal".

    Le bâtiment des turbines ne contient pas de matières radioactives, mais, comme l'ensemble des installations du site nucléaire, il est contaminé et des particules radioactives peuvent s'en échapper. Dans son rapport de 2011 sur "Tchernobyl, vingt-cinq ans après", l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN) soulignait : "Un écroulement du sarcophage aboutirait à la mise en suspension de poussières radioactives qui pourraient, de nouveau, contaminer le voisinage du site."

    Directeur général adjoint de l'IRSN chargé de la sûreté nucléaire, Thierry Charles estime qu'à ce stade le danger est "une pollution radioactive locale". Mais, poursuit-il, le sarcophage s'appuie en partie sur le bâtiment endommagé, si bien que "l'autorité de contrôle ukrainienne devra surveiller l'impact des dégâts sur le reste du sarcophage". Le risque étant un "effet domino" qui provoquerait l'affaissement général de cette couverture de béton coiffant le réacteur où subsiste une très grande partie des 190 tonnes de combustible présentes lors de l'explosion de 1986.

     

    "IMPOSSIBLE DE SAVOIR PRÉCISÉMENT CE QUI S'Y PASSE"

    C'est aussi la crainte de Vladimir Tchouprov, de Greenpeace-Russie. "Quand bien même la radioactivité n'a pas bougé, cet incident est préoccupant, estime-t-il. Si des pans de murs s'écroulent dans la salle des turbines, rien ne garantit que le sarcophage construit en 1986 ne s'écroulera pas prochainement. Le délai d'exploitation du vieux sarcophage est dépassé et c'est justement pour cette raison qu'un nouveau sarcophage est en train d'être construit." Selon l'écologiste, la poussière radioactive accumulée dans les murs représente un danger de contamination à des dizaines de kilomètres à la ronde.

    Un scénario qu'écarte la direction de la centrale. "Nous avons réalisé de 2004 à 2008 un gros projet de stabilisation du sarcophage existant, indique sa porte-parole. Tous les éléments instables ont été renforcés et, selon les conclusions d'experts, il tiendra au moins jusqu'en 2023."

    Le sarcophage actuel a été édifié à la va-vite, dans les six mois qui ont suivi l'accident de Tchernobyl. Erigé sur des murs ayant résisté à l'explosion et sur les débris du réacteur, il s'est depuis fortement dégradé. Ouvert à la pluie et aux quatre vents, avec des brèches de plusieurs centaines de mètres carrés, il n'assure aucune étanchéité.

    La construction d'une nouvelle chape de confinement, une arche de métal et de béton, de 257 mètres de longueur et de 108 mètres de hauteur, a commencé au printemps 2012. Elle devrait théoriquement être achevée fin 2015. C'est sur ce chantier, distant de 150 mètres du bâtiment des turbines effondré et sur lequel se relaient 2 000 employés, que les personnels de Bouygues et de Vinci ont été évacués.

    Les travaux, indique-t-on chez Bouygues, resteront suspendus "en attendant que les autorités ukrainiennes nous garantissent que le reste de la toiture ne risque pas de s'effondrer à son tour".

    Présidente de l'ONG Ligue écologique d'Ukraine, Tatiana Timochko estime que le dernier incident "prouve que la recherche de solutions aux problèmes de Tchernobyl ne fait pas partie des priorités". "Le gouvernement a décidé de créer un nouveau sarcophage, mais ça n'est pas encore fait, déplore-t-elle. L'effondrement du toit et des pans de murs secondaires montre que tout l'édifice est devenu fragile. Il faut renforcer la surveillance de la centrale et respecter strictement les règles techniques."

    La ligue écologique d'Ukraine s'est adressée au président Viktor Ianoukovitch à ce propos. "Nous ne nous attendons pas à une réponse rapide, explique Tatiana Timochko. Malheureusement, la communication entre les officiels et les ONG laisse à désirer. L'opinion publique n'a pas assez d'informations sur Tchernobyl, si bien qu'il est impossible de savoir précisément ce qui s'y passe."

    Marie Jégo (à Moscou) et Pierre Le Hir

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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:55

     

     

    franceinfo.fr

     

    le Jeudi 14 Février 2013 à 20:36 mis à jour à 22:23

     

    Dans le cadre de ses investigations sur une fraude à la viande de cheval, trois hommes ont été interpellés ce jour - deux au Pays de Galles, un dans le Yorkshire - qui travaillaient dans des abattoirs. La viande de cheval aurait servi pour des kebabs et des hamburgers. Par ailleurs, l'enseigne Asda annonce le retrait de quatre produits, dont une sauce bolognaise au cheval.

     

     

    Près de l'abattoir de Peter Boddy, à Todmorden, dans le West Yorkshire © Reuters - Phil Noble

     


    Rien à voir avec l'affaire Findus qui défraie - aussi - la chronique. A moins que, du coup, les autorités sanitaires soient devenues particulièrement sourcilleuses...
    En Grande-Bretagne, les scandales se suivent et se ressemblent. Il y a eu, à la mi-janvier, cette découverte, par les autorités sanitaires irlandaises, que des hamburgers, vendus entre autres dans les supermarchés Tesco en Grande-Bretagne et en Irlande, contenaient de la viande de cheval. On en avait aussi retrouvé dans les restaurants de la chaîne Burger King.

    Il y a désormais cette nouvelle affaire, révélée par l'enseigne de grande distribution Asda, filiale de l'américain Wal-Mart. "Nous avons un résultat préliminaire qui suggère la présence d'ADN de cheval dans notre sauce bolognaise au boeuf", explique une porte-parole.     "Nous adoptons une approche très prudente, aussi, par précaution, nous retirons en plus trois autres produits au boeuf fabriqués par le même fournisseur." 
    Ces produits proviennent d'une usine de la compagnie irlandaise Greencore, à Bristol.

    Trois arrestations dans des abattoirs

    L'enquête s'est donc poursuivie, dans un pays où la consommation de cheval est taboue. Jusqu'à l'interpellation, ce jeudi, de trois hommes travaillant dans des abattoirs. Les deux premiers ont été arrêtés à l'usine Farmbox Meats près d'Aberystywth, au Pays de Galles ; le troisième à l'abattoir de Peter Boddy, à Todmorden, dans le West Yorkshire, au nord de l'Angleterre.

    Les autorités sanitaires britanniques considèrent que l'abattoir Peter Boddy a fourni des carcasses de chevaux au fournisseur de viande Farmbox Meats. Elles cherchent à comprende comment de la viande, destinée aux kebabs et au hamburgers, s'est avérée être du cheval.

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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:49

     

    Le Monde.fr avec AFP | 15.02.2013 à 17h36 • Mis à jour le 15.02.2013 à 17h36

     

     
    La société Carcoop, propriété de Carrefour et de Coop Atlantique, a été condamnée vendredi 15 février à verser 15 000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral à une salariée qui avait tenté de se suicider dans son hypermarché.

     

    La société Carcoop, propriété de Carrefour et de Coop Atlantique, a été condamnée, vendredi 15 février, à verser 15 000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral à une salariée qui avait tenté de se suicider dans son hypermarché. 

    Le conseil des prud'hommes de Moulins, dans l'Allier, a estimé dans son jugement que "des relations tendues et conflictuelles avec la direction existaient au sein du magasin au moment des faits". Le tribunal a aussi fait état de lettres reçues par la salariée, représentante syndicale CGT, lui demandant de ne pas discuter avec ses collègues après avoir pointé, sans quoi elle serait sanctionnée.

     

    "CARACTÈRE PROFESSIONNEL DE LA TENTATIVE DE SUICIDE"

    "C'est à la suite de cette réception d'une de ces lettres et d'un nouvel entretien avec [sa supérieure] que la salariée tentera de mettre fin à ses jours" en juin 2010, en prenant des médicaments dans les toilettes du magasin. Ajoutant qu'il "n'est pas démontré qu'elle ait eu des soucis d'ordre personnel susceptible d'avoir influé sur son geste malheureux", et s'appuyant sur "la reconnaissance par la CPAM [caisse primaire d'assurance maladie] du caractère professionnel de la tentative de suicide", le tribunal juge que l'attitude de la responsable de caisse et du directeur était "incontestablement de nature (...) à constituer une dégradation des conditions de travail" de la salariée.

    Dans sa lettre d'adieu, citée par le tribunal, la caissière disait notamment ne plus supporter "la pression" : "les courriers, les insultes par la direction, ça suffit", écrivait-elle. La salariée a par contre été déboutée de sa demande de dommages et intérêts au chef d'atteinte à son statut de membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Le groupe Carrefour, qui ne fera pas appel, n'a pas souhaité commenter cette décision de justice.

     

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    15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:41

     

     

    liberation.fr

    15 février 2013 à 17:08

     

    Saint-Ouen - "Très seul" et sans emploi, il tente de s'immoler par le feu


    L'entrée d'un immeuble où un homme a tenté de s'immoler par le feu, le15 février 2013 à Saint-Ouen près de Paris
    L'entrée d'un immeuble où un homme a tenté de s'immoler par le feu, le15 février 2013 à Saint-Ouen près de Paris (Photo Pierre Verdy. AFP)
    Par AFP

    Un homme "très seul" et sans emploi a tenté de s'immoler par le feu en pleine rue vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), deux jours après la mort d'un chômeur en fin de droits qui s'était suicidé de cette manière devant un Pôle emploi à Nantes.

    Vendredi matin, un adolescent de 16 ans avait fait de même dans un collège de La Rochelle mais en a été empêché par d'autres élèves et ne s'est pas brûlé. Un homme d'une trentaine d'années a également menacé de s'immoler par le feu devant un supermarché à Beaune (Côte-d'Or) avant d'être maîtrisé par les secours.

    L'homme de 49 ans qui a tenté de se suicider à Saint-Ouen, a affirmé aux secours être lui aussi un chômeur en fin de droits. Transporté à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, il souffre de "quelques brûlures sérieuses mais ses jours ne sont pas en danger", a indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme se serait aspergé d'alcool à son domicile peu avant 11H00, avant de mettre le feu à ses vêtements à l'aide d'une allumette au pied de son immeuble en brique, situé en face d'une école primaire.

    "Des passants ont aussitôt appelé les secours", qui sont "rapidement intervenus afin de le prendre en charge", a raconté la préfecture.

    "Il a expliqué son geste par sa situation" de chômeur en fin de droits d'indemnisation, "mais cela doit être précisé" par l'enquête, a précisé la préfecture, qui fait également état de "problèmes de nature privée et familiaux".

    Interrogés par l'AFP, plusieurs témoins ont raconté avoir vu la victime sortir de chez lui, chancelante, avant de s'écrouler au sol.

    "Je pensais que c'était quelqu'un qui avait bu mais tout à coup, il est tombé. Il y avait de la fumée qui sortait de ses vêtements, comme quand quelqu'un sort de la douche", a raconté la cuisinière de l'école primaire Emile Zola, qui l'a aperçu depuis sa fenêtre avant d'accourir pour lui porter secours.

    "Il se sentait très très seul"

    "Il disait qu'il se sentait très très seul, qu'il n'avait pas sa famille", a précisé la directrice de l'école, Valérie Renault, arrivée rapidement sur place. "Il a parlé de sa petite fille qu'il ne voit plus, il dit qu'elle vit avec sa mère à Rouen", selon la cuisinière.

    "C'est horrible de voir ça, c'est extrêmement traumatisant", a ajouté Mme Renault, selon qui "fort heureusement, aucun des enfants de l'école n'a assisté à la scène".

    Selon le responsable d'une épicerie voisine de son immeuble, la victime était en situation de grande précarité. "On aurait dit qu'il n'avait pas de travail (...) Il venait souvent dans le magasin, toujours seul", a-t-il raconté.

    Ce drame intervient deux jours après le décès d'un chômeur en fin de droit à l'indemnisation, qui a mis fin à ses jours mercredi à Nantes en s'immolant par le feu devant l'agence Pôle Emploi de son domicile après s'être aspergé d'essence.

    Le président François Hollande avait exprimé après ce drame "une émotion toute particulière", tout en écartant toute responsabilité du service public de l'emploi.

    "Le service public de l'emploi a été, je crois, exemplaire, il n'est nul besoin d'aller chercher une responsabilité", a estimé M. Hollande tout en jugeant que "quand se produit un drame, qui est un drame personnel, c'est aussi un questionnement à l'égard de toute la société".

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