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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:05

 

 

LE MONDE | 16.02.2013 à 13h58 Par François Collart Dutilleul, professeur à l'université de Nantes


 

 

On nous a d'abord fait entendre un curieux concert de victimes à propos de lasagnes préparées avec de la viande de cheval plus ou moins mélangée avec de la viande de boeuf.

A présent, on pointe publiquement un acteur – l'entreprise Spanghero– accusée de tromperie. Fût-ce avec raison et fût-ce pour de bonnes raisons, on prend deux risques. Le premier consiste à jouer les Saint-Just en allant trop vite. Le second est de minimiser tous les autres intervenants de l'affaire en innocentant le "système" qui gouverne la sécurité alimentaire.

En réalité, ce sont avant tout les consommateurs qui sont victimes. Ils sont victimes de l'entreprise qui a fait préparer ses plats de lasagnes par un sous-traitant pour les revendre après leur avoir donné un emballage à son nom.

Cette entreprise est responsable de la non-conformité du produit, du seul fait qu'elle a vendu aux consommateurs de la viande de boeuf qui n'en était pas. Son fournisseur est également responsable pour lui avoir fourni, fût-ce involontairement, un produit qui n'était pas conforme à la commande.

Et il en va ainsi du fournisseur du fournisseur, jusqu'à l'origine, traders inclus. C'est un empilement de responsables dont il faudrait d'abord parler, face à des consommateurs victimes.

 

VIOLER LES RÈGLES EN TROMPANT SES CLIENTS

Au milieu de ce concert, on nous répète avec force qu'il n'y a pas de problème sanitaire. Il faut l'espérer. Mais il est sans doute prématuré de le dire. Si une entreprise est capable de violer les règles en trompant ses clients sur la nature de la viande vendue, ou même si cela résulte d'une "erreur" involontaire, alors rien ne permet d'affirmer que cette entreprise respecte toutes les règles sanitaires.

C'est ce qu'il faut vérifier en priorité. La violation de la loi ou du contrat pour s'enrichir ouvre la porte à tous les risques.

Pour autant, l'affaire du "cheval égaré" n'a rien à voir avec celle de la vache folle, qui a conduit l'Europe à jeter tout son droit de l'alimentation à la corbeille pour en concevoir un nouveau, complètement différent, centré sur les questions sanitaires et entré progressivement en vigueur à partir de 2005.

En réalité, cette affaire ne pose pas de problème de "traçabilité", sauf à s'écarter du sens que le droit européen donne à ce mot.

Dans la législation européenne, la traçabilité consiste pour chaque entreprise du secteur à garder la trace de ses fournisseurs et celle de ses clients. C'est une traçabilité des entreprises qui est organisée, pas une traçabilité des produits.

Si on a pu identifier très rapidement les entreprises successives intervenant dans l'affaire, c'est que le problème ne vient pas de la traçabilité. A un moment donné, quelqu'un a mis du cheval là où il fallait mettre du boeuf. C'est tout. La traçabilité n'y change rien.

On pourrait certes toujours mettre en place un filet à mailles plus fines. Mais, à supposer qu'on en ait les moyens, quel que soit le système de contrôle, il y aura toujours des contrevenants qui ne se feront pas prendre à temps. Il en va des règles commerciales ou sanitaires comme des excès de vitesse.

 

UN MÉLANGE DE CHUTE DE MUSCLES, GRAISSES, COLLAGÈNE

C'est pourquoi, dire qu'on ne se doutait de rien est pour le moins surprenant. Il y a autant de voyous, d'imprudents, de professionnels honnêtes et d'entrepreneurs de grande qualité dans la filière bovine qu'il y en a dans toute autre corporation professionnelle car, en dehors d'une crise sanitaire qui lui ferait suite, on est en présence ici d'une délinquance ordinaire.

Même réduite à cela, l'affaire du cheval égaré n'en met pas moins en lumière des fragilités du système. Tout d'abord, il n'y a aucune raison d'utilité objective à ce que, de l'étable à la table, il y ait autant d'intermédiaires pour proposer aux consommateurs des lasagnes industrielles préparées à base d'un mélange de chute de muscles, graisses, collagène qu'on a convenu de continuer d'appeler "viande".

Car peut-être est-ce là une première source de confusion pour le consommateur que d'utiliser le même mot qualifiant pour ce mélange et pour un pavé de rumsteck.

Par ailleurs, cette préparation n'est pas du tout l'oeuvre de l'entreprise qui la commercialise sous sa marque. Cette entreprise met son nom sur un emballage qui contient une préparation faite par quelqu'un d'autre.

Il serait intéressant de connaître la marge bénéficiaire que l'entreprise en question pense mériter pour cette "valeur auto-ajoutée" qui lui semble suffire à justifier de réaliser un profit sans avoir à supporter la moindre responsabilité correspondante.

Pour autant, cela ne signifie pas que les problèmes seront résolus, en supprimant les intermédiaires qui ne servent à rien, au profit de circuits courts. La tromperie ou l'inconséquence peuvent exister à tous les étages.

Mais il est certain que les circuits inutilement longs constituent un facteur aggravant. Plus il y a d'intermédiaires, plus les marges bénéficiaires rétrécissent et plus la tentation existe de recourir à des moyens réprouvés pour réaliser des gains de compétitivité et des profits.

Par ailleurs, la multiplication des intermédiaires est l'une des formes de la "spéculation en filière" qui, dans le meilleur des cas, transforme une pièce de bavette d'aloyau en un simple différentiel de prix.

 

UNE PETITE AFFAIRE PARMI DES DIZAINES D'AUTRES

C'est pire encore pour les marchandises entreposables comme les céréales. Car la phase de spéculation pure entre leur production et leur utilisation tend à s'étendre. Au bout du compte, l'acheteur-utilisateur final ne sait plus si le maïs ou le riz qu'il achète vient des Etats-Unis ou d'une région du Mali dans laquelle sévit une insécurité alimentaire et où des sociétés étrangères accaparent la terre fertile au détriment des paysans locaux.

Ensuite, plus les intermédiaires relèvent de pays différents, plus il y a de risques sanitaires, environnementaux et commerciaux. L'origine géographique des composés d'un aliment préparé industriellement est plus difficile à identifier lorsque les provenances sont diffuses ; les différences de niveau des règles ou des contrôles sanitaires d'un pays à l'autre multiplient les risques ; les dommages environnementaux liés à la multiplication des transports et à l'addition des distances deviennent inévitables ; les dommages commerciaux comme ceux identifiés dans l'affaire du cheval égaré propagent leurs effets sur tout un continent.

Et soyons sûrs qu'il ne s'agit là que d'une petite affaire parmi des dizaines d'autres dont on ne saura jamais rien.

En fait, on oublie que les matières premières agricoles et les aliments transformés sont nécessaires à la vie même de chaque personne. Ces produits ne devraient à aucun moment être traités comme des marchandises ordinaires. Et leur spécificité ne devrait pas se limiter aux questions sanitaires, même si ces questions sont évidemment déterminantes.

Précisément, le premier problème vient peut-être de ce que le système met en son centre les principes de libre réalisation des profits et de libre circulation des marchandises, sans donner en même temps aux consommateurs les moyens efficaces d'arbitrer la concurrence et de faire des choix nutritionnels, gustatifs, environnementaux, sociaux à leur convenance.

Pourquoi refuse-t-on d'indiquer l'origine géographique précise de la viande qui sert à la préparation des lasagnes ? Parce qu'on peut difficilement être précis ? Ce n'est pas parce que c'est difficile à organiser pour certains produits qu'il faut le rejeter pour tous. Quelqu'un sait-il d'où vient le blé qui a servi à faire la pâte des lasagnes ?

Pourrait-on au moins savoir si les céréales que nous consommons viennent de pays riches ou de pays en développement ? Certains consommateurs n'en feraient-ils pas un critère d'achat ?

 

METTRE LE CONSOMMATEUR AU CENTRE DU DISPOSITIF

De qui se moque-t-on lorsqu'on indique sur un pot de miel que celui-ci est issu d'un "mélange de miels originaires et non originaires de la Communauté européenne" ? ! Quelqu'un de sensé ou d'honnête peut-il imprimer cela sur un étiquetage sans mépriser les consommateurs ?

Imaginons un consommateur doté du pouvoir de choisir un circuit géographiquement court, donc une marchandise qui a peu voyagé, ou un circuit commercialement court, donc avec un minimum d'intermédiaires.

Imaginons que ce consommateur sache d'où viennent les ingrédients principaux de ce qu'il achète, en commençant par les produits de base tels que l'ONU les définit, à savoir les produits de l'agriculture, de la pêche, de la forêt et du sous-sol.

Imaginons que le consommateur ait accès à des informations simples sur le type d'élevage et sur la manière dont sont traités et nourris les animaux.

Imaginons qu'il ait le droit de savoir si la viande qu'il mange est ou non issue d'un animal cloné. Imaginons qu'il dispose d'informations réellement utilisables sur la composition nutritionnelle, sur le sel, le sucre, la graisse qu'il s'apprête à manger.

Imaginons que ces informations soient aussi claires que la simple flèche qui pointe une couleur du vert au rouge pour indiquer les caractères énergétiques d'une machine à laver ou d'un four à micro-ondes.

Commençons par mettre le consommateur au centre du dispositif concurrentiel en lui donnant les informations dont il a besoin et en lui redonnant ainsi du pouvoir. Le système actuel d'information et de publicité conduit à une concurrence des boniments dont le but est d'affaiblir la vigilance du consommateur sous le faux prétexte de l'informer en le divertissant. Le droit européen de l'alimentation a de grands progrès à réaliser sur cette question. Il n'y a pas que le cheval qu'on cherche à égarer.

François Collart Dutilleul, professeur à l'université de Nantes

 

François Collart Dutilleul, professeur à l'université de Nantes, membre de l'Institut universitaire de France, membre du Conseil national de l'alimentation ; directeur du programme européen de recherche "Lascaux" sur la sécurité alimentaire dans le monde (http://www.droit-aliments-terre.eu). Auteur : "De la terre aux aliments, des valeurs au droit", éd. Inida, 20François 012.

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:55

 

Le Monde.fr avec AP | 15.02.2013 à 14h44 • Mis à jour le 15.02.2013 à 15h40

 

 

 

Un tribunal allemand a donné raison à Facebook, ce vendredi, en confirmant que le premier réseau social au monde peut contraindre ses utilisateurs à utiliser leur véritable identité. L'autorité de protection de la vie privée du Schleswig-Holstein estimait que la politique de Facebook, qui interdit l'usage de pseudonymes, était contraire aux législations allemandes et européennes protégeant la liberté d'expression.

Le tribunal administratif du Schleswig-Holstein saisi par le régulateur a estimé que la loi allemande ne pouvait s'appliquer à Facebook, le siège européen du réseau social étant situé en Irlande, où les lois protégeant la vie privée et la liberté d'expression sont moins contraignantes. 

Les autorités de plusieurs Länder, compétents en matière de vie privée, ont intenté ces dernières années de nombreuses procédures contre Facebook, portant notamment sur les outils de reconnaissance faciale du réseau social.

 

Lire : Reconnaissance faciale : une enquête visant Facebook rouverte en Allemagne


Le "graph search" amendé

 

Le nouveau "moteur de recherche social" de Facebook, disponible en version de test aux Etats-Unis, intègre désormais un système pour filtrer les résultats, notamment en fonction de l'âge. Peu après son annonce, cette nouvelle fonctionnalité avait été critiquée par les combinaisons de recherche qu'elle propose.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:48

 

 

Rue89 - Le Yéti
voyageur à domicile

 

Publié le 16/02/2013 à 17h08
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Non, ça n’existe pas qu’ailleurs. L’association Oxfam France vient de publier un très intéressant rapport sur les banques françaises qui spéculent sur les produits alimentaires. Vous savez, cette pratique dégueulasse qui impacte sans vergogne la faim dans le monde. Quatre banques françaises au piquet !

Clara Jamart d’Oxfam France :

« Les banques françaises, au premier rang desquelles BNP Paribas, participent à l’insécurité alimentaire mondiale croissante en spéculant sur les marchés de matières premières agricoles.

Ces banques proposent à leurs clients des outils financiers destinés à parier sur la faim. Face aux conséquences des flambées des prix alimentaires à répétition, ces groupes doivent mettent fin à leurs activités de spéculation sur les matières premières agricoles. »

Selon ce rapport publié le 12 février 2013, elles étaient quatre à se partager en 2012 au moins dix-huit fonds permettant de spéculer sur les matières premières pour un montant d’au moins 2,5 milliards d’euros.

Si BNP Paribas se taille la part du lion avec dix fonds pour une valeur de 1,4 milliard d’euros, trois autres enseignes ne sont pas en reste :

  • Natixis ;
  • Société Générale ;
  • et Crédit Agricole.

Nombre de fonds indexés sur les matières premières par banque (Source Oxfam)

Un phénomène qui s’aggrave depuis 2008

Oxfam France rappelle les conséquences désastreuses de ces pratiques spéculatives sur les prix alimentaires mondiaux : une augmentation de 83% entre 2005 et 2008 avec un sinistre record pour le blé (+191%).

Mais Clara Jamart trouve des raisons encore plus graves de s’alarmer :

« L’évolution des pratiques est inquiétante : c’est depuis la crise alimentaire de 2008 que la majorité des fonds permettant de spéculer sur les matières premières agricoles ont été créés en France.

Au niveau mondial, la tendance est la même : le montant total de ces fonds représentait 90 milliards de dollars en 2011, contre moins de 10 milliards en 2004. »

Et Clara Jamart d’en appeler à inscrire d’urgence ce problème dans la réforme bancaire en cours. Las, vu l’insipide copie rédigée par les banquiers, reprise à son compte par leur ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici, et mise au vote des députés mardi prochain, c’est plutôt mal parti.

Mais ne désespérons pas. Après tout, reste toujours aux citoyens responsables qu’à réguler les banques eux-mêmes d’autorité, non ? Holà, quelqu’un ? ...

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:45

 

 

Rue89 - Déjà-vu 16/02/2013 à 17h56
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

 

 

Et s’il n’était pas dangereux ? Plusieurs spécialistes continuent de soutenir qu’il n’existe pas de liens entre cholestérol et mortalité.

 

 


Couverture du Nouvel Obs du 14 février 2013 (DR)

 

En découvrant la couverture du Nouvel Observateur cette semaine, vous avez pu avoir une impression de déjà vu (à condition tout de même de ne pas être trop jeune et d’avoir une bonne mémoire).

Il y a plus de vingt ans, l’hebdomadaire L’Express titrait en effet : « Cholestérol : on vous ment », et publiait les bonnes feuilles du livre « Vivre avec du cholestérol », du Pr. Marian Apfelbaum, un grand ponte de la nutrition. Celui-ci y expliquait que la « croisade anticholestérol » était née aux Etats-Unis dans les années 60 sur un malentendu.

Au départ de la lutte contre le cholestérol, explique l’article de l’Express, cette « observation révolutionnaire » :

 


Couverture de L’Express du 3 décembre 1992 (Amazon)

« Les pompiers de [...] Minneapolis mangeaient plus gras que les Zoulous d’Afrique du Sud. Leur taux de cholestérol sanguin s’en trouvait augmenté. La fréquence des maladies des artères coronaires et du cœur, aussi. Que faire ? Chasser l’intrus de l’assiette. Bannir les graisses, particulièrement les acides gras saturés. »

Une conclusion déjà dénoncée à l’époque par le Pr. Apfelbaum :

« Les études épidémiologiques ne fournissent que des éléments d’hypothèse. En tirer des règles ressemble fort à ce syllogisme : le fait d’être riche entraînera, à la fois, une nourriture grasse et la possession d’un téléviseur couleur. Regarder celle-ci pourrait faire mal aux yeux. On pourrait conclure, à tort, qu’être riche fait mal aux yeux parce que les riches mangent gras. »

Pourquoi un tel écho maintenant ?

Celui qui me rappelle l’existence de ce précédent livre choc est l’un des plus grands spécialistes des lipides, le Pr. Philippe Legrand, directeur du laboratoire de nutrition humaine à Agrocampus-Ouest. C’est lui qui a présidé les recommandations sur les lipides à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Il s’attendait à ce qu’explose ce qu’il sait depuis longtemps :

« Quand on mange trop de tout, on a un taux de cholestérol élevé. Mais pour autant, le cholestérol n’est qu’un facteur de risque et, de plus, pas le seul, ni même la cause établie et unique des maladies cardio-vasculaires. Il a été choisi comme marqueur parce qu’il est simple à mesurer et à réduire. Le réduire par une alimentation équilibrée est sans doute une bonne chose. Mais réduire un marqueur ne réduit pas forcément la mortalité. »

Si le nouveau livre du Pr. Philippe Even, qui sort le 21 février, trouve son public aujourd’hui, il faut y voir une conséquence de l’affaire Mediator et de la défiance grandissante des Français vis-à-vis des médicaments et du lobby des laboratoires.

Dans « La vérité sur le cholestérol », l’ancien doyen de Necker, pneumologue et auteur d’un très remarqué « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », soutient qu’il n’y a pas de lien entre cholestérol et mortalité, et que la prescription de statines (médicaments faisant baisser le taux de cholesterol) à 5 millions de Français n’aurait d’autre explication que « la confiance quasi religieuse dans le dogme établi » et les manœuvres du lobby pharmaceutique.

Les médicaments plus faciles que le régime

Devant le tollé provoqué dans la communauté médicale, la Haute autorité de santé (HAS) s’est sentie obligée de réagir le jour-même de la sortie de l’hebdomadaire, en rappelant que « l’intérêt des statines est indiscutable après un accident cardio-vasculaire, infarctus, AVC ». Et de justifier ainsi les 2 milliards d’euros annuels que ce médicament coûte à la Sécu :

« Les statines ont une place dans la prise en charge de certains patients car elles sont associées à une baisse de la mortalité totale d’environ 10% et du risque de survenue d’un accident cardio-vasculaire (infarctus du myocarde notamment). »

Or, ce lien statistique ne signifie pas une relation de cause à effet. Les adeptes du régime méditerranéen le savent. Commentaire de Pierre Weill, agronome et auteur de « Tous gros demain ? » :

« La théorie de la “robinetterie”, celle qui consiste à dire que le mauvais cholestérol boucherait les artères et provoquerait l’infarctus, n’est plus défendue par grand-monde chez les scientifiques, mais c’était tellement génial pour vendre des médicaments brevetés... Et puis c’est tellement plus facile que le régime. »


Du beurre fondu (Tarale/Flickr/CC)

 

Des essais cliniques douteux

Thierry Souccar, éditeur et animateur du site LaNutrition.fr, est un virulent défenseur du régime méditerranéen. Il a publié notamment « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament » et « Cholestérol, mensonges et propagande », du cardiologue Michel de Lorgeril. Las, ce dernier a « été traîné dans la boue, traité de criminel » lors de la parution de ce livre en 2007, raconte l’éditeur.

Nous l’avons interviewé et constaté qu’il tient depuis des années le même discours que le Pr. Philippe Even, mais avec plus d’excès et moins de notoriété. Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS de Grenoble, nous explique que jusqu’en 2008 :

« Les essais cliniques sont faits entre copains de l’industrie : s’ils ne donnaient pas les résultats espérés, on arrêtait et on ne gardait que ce qui fonctionnait. »

Lui-même dit avoir participé à des essais cliniques aux Etats-Unis, « qui n’ont jamais été publiés car leurs résultats étaient négatifs ». L’affaire Enhance (dont nous publions ici un résumé extrait du livre), est emblématique de cette industrie pharmaceutique capable de dissimuler les résultats scientifiques qui ne l’arrangent pas.

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Depuis, la réglementation a évolué et tous les essais doivent être déclarés aux autorités. Et là, que constate-t-on ? Selon Michel de Lorgeril :

« Toutes les statines sont inefficaces sur la mortalité cardio-vasculaire, même le Crestor, la plus puissante des statines. »

Le Crestor est pourtant remboursé à 65% par la Sécu, et la HAS a estimé qu’il rendait un service médical important. Une chose est sûre : mieux vaut consulter avant d’arrêter son traitement sous le coup de la panique.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:33

 

 

Rue89 - La malbouffe est dans le pré 16/02/2013 à 09h45
Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

 

 

Spanghero, l’entreprise incriminée dans le scandale Findus, est détenue par une coopérative française qui soulève elle aussi des questions liées à la malbouffe. Cette coopérative, le groupe basque Lur Berri, appartient à 5 000 agriculteurs du sud-ouest et réalise un chiffre d’affaires de 1,12 milliard d’euros. Certains de ses partenariats dans le secteur du foie gras sont épinglés par des associations de défense des animaux.

La coopérative est l’actionnaire majoritaire et le fournisseur en palmipèdes de Labeyrie. Elle a une joint-venture avec le leader espagnol du foie gras et du saumon Martiko. Labeyrie et Martiko sont mises en cause par les associations...

Têtes d’oiseaux morts dans les abreuvoirs

Le site Caracierzos, deuxième producteur de foie gras en Espagne, qui fournit la marque Martiko, a été visité par l’organisation internationale à but non lucratif Igualdad Animal (« Animal Equality ») qui a publié un rapport, une vidéo et des photos de canards morts.

Le site espagnol Publico note :

« Canards morts dans des installations sans filtration de l’air et sans fenêtres, des têtes d’oiseaux morts dans les abreuvoirs, des canards à bec contraint de continuer à se nourrir, des animaux souffrant d’infections oculaires et incapables de bouger. »


Photo prise par l’association (Igualda Animal)

Martiko et Lur Berri ont monté ensemble l’entreprise Agropecuria Del Pato (ADP). Dans ce partenariat, Lur Berri fournit des canards prêts-à-gaver élevés en France. Et Labeyrie ? Dans une tribune de Rue89, publiée en décembre 2012 (il y a quelques semaines !), Sébastien Arsac de « L214 », association de protection animale, s’indigne.

Il écrit à propos d’un producteur de foie gras, qui fournit cette marque très présente dans les supermarchés :

« Entrée dans la salle… stupeur. Les canards sont enfermés à quatre dans des cages. S’ils peuvent tout de même bouger davantage qu’en cage individuelle, étendre les ailes reste un défi et le sol grillagé est nu… pas très réglementaire : où est la litière ? Peut-on sérieusement parler de bien-être animal dans ces conditions ? »

 

 

Scène de gavage chez un fournisseur de Labeyrie

Selon un article du Figaro datant de mai dernier, la marque Labeyrie essaye pourtant de monter en gamme et emprunte les codes du luxe. Elle souhaite devenir le « porte-drapeau de l’épicerie fine en grandes surfaces ».

Si ces accusations ne concernent pas Spanghero directement mais ses partenaires, elles soulignent un même état d’esprit que dans l’affaire de la viande de cheval autour de la production de plats au plus bas coût, quelles que soient les conditions et sans autre considération.

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:25

 

Rue89 - Entretien 16/02/2013 à 16h29
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

 

 

 


De la viande dans une boucherie (Олександр/Flickr/CC)

 

En 2009, dans son livre « Bidoche » (éditions Les liens qui libèrent), le journaliste Fabrice Nicolino s’était penché sur les ravages de l’industrialisation de la viande. Aujourd’hui qu’éclate le « Findusgate », ou le « horsegate », comme on préfère, son analyse radicale prend toute sa saveur.

 


« Bidoche » de Fabrice Nicolino

 

Le mal semble plus profond que cette histoire de fraude ne veut bien le faire penser : c’est tout notre rapport à la viande qui est à repenser. Pas seulement parce que l’excès de consommation de « produits carnés », comme on dit, nuit à l’environnement et à la santé, mais parce qu’on a perdu le contrôle du système.

Cette affaire en est la preuve et devrait logiquement déclencher une prise de conscience des consommateurs : qui peut se satisfaire de manger du minerai de viande, dont « avant, on n’osait pas faire de la bouffe pour chat » ?

Rue89. Qu’est-ce qui vous frappe dans la crise actuelle ?

Fabrice Nicolino. La crise n’est pas celle qu’on croit. Arrivant après tant d’autres, elle montre que le système de la viande industrielle est en bout de course. Plus personne n’a confiance, mais aucune autorité n’a et ni n’aura le courage de reconnaître enfin que le roi est nu.

La première chose qui m’a frappé, c’est d’entendre Stéphane Le Foll dire à la radio qu’il découvrait « la complexité des circuits et de ce système de jeux de trading entre grossistes à l’échelle européenne ». Mais quelle hypocrisie ! Ce ministre de l’Agriculture, petit-fils de paysan, titulaire d’un BTS d’agriculture, connaît très bien cet univers pour avoir notamment copiné avec Xavier Beulin, le patron de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)... alors quand il feint de découvrir la lune, il se moque du monde. Il sait très bien comment ça se passe.

 


Fabrice Nicolino (DR)

 

Pourquoi fait-il cela ?

Parce que comme tous les acteurs de l’industrie agroalimentaire, il a une trouille bleue de se retrouver face à une crise de l’ampleur de celle de la vache folle. Il a pris des cours de communication de crise, dans le but de calmer le jeu. Et la communication de crise, en cette circonstance, passe par deux trucs vieux comme le monde :

  • désigner un coupable ;
  • et annoncer qu’on va multiplier d’implacables contrôles.

Comme il fallait trouver un bouc émissaire, on a cherché d’abord du côté de la Roumanie, puis de la Hollande, et enfin en France avec Spanghero, au pays basque. Un truand a trahi la confiance, on lui retire l’agrément, et comme on est responsables et efficaces, ça ne se reproduira pas. Tout cela n’a qu’un seul but : calmer l’opinion pour éviter un scandale majeur, qui remettrait en cause des intérêts économiques et financiers gigantesques.

Ce n’est pas une erreur du système mais le cœur du système qui dysfonctionne ?

Bien sûr car on est passé d’une situation où la viande était issue d’un élevage plus ou moins artisanal, où il y avait un contrôle social étroit sur la manière dont les animaux étaient élevés, à une industrie de la viande, avec des abattoirs modernes, des traders, des Bourses, des régions comme la Bretagne devenues ateliers de viande et de lait...

Aujourd’hui, on peut dire que la viande a atteint la perfection industrielle, c’est une industrie mondialisée, qui appartient souvent à des fonds de pension ou des organismes financiers et qui pose les mêmes problèmes que l’économie financiarisée : la nécessité de dégager des taux de rentabilité de 8 à 10%...

Peut-être que Spanghero a été pris à la gorge par ce système. Se plaindre de cela c’est remettre en cause l’ensemble du système industriel.

On va en savoir plus sur cette viande grâce à des tests ADN.

Mais ce n’est pas le problème de savoir si c’est du bœuf ou du cheval ! Cette question-là est psychologique et non sanitaire. Le vrai scandale est de savoir ce que contient réellement la viande, d’où qu’elle provienne. Faire un test ADN est très facile, mais ce qui changerait tout, ce serait de faire des analyses chimiques complètes, et donc très coûteuses.

On se rendrait compte alors que dans l’univers mondialisé, la viande contient quantité de molécules chimiques toxiques, potentiellement dangereuses pour la santé humaine. Tout simplement parce qu’il faut « produire » de la viande le plus vite qu’il est possible, et que les techniques pour y parvenir sont connues : anabolisants, hormones de croissance, antibiotiques qui, dans certains cas, peuvent également doper la croissance des muscles.

Mais on ne fera pas ces analyses, car on serait sûr de trouver des résultats affolants. On produit de la viande comme on fabrique des bagnoles : il faut aller vite, à la chaîne, en réduisant les coûts intermédiaires.

Comment protéger le consommateur européen ?

On ne peut pas. On a créé une créature digne de Frankenstein, un système qui a échappé au contrôle social et moral des humains. Les crédits pour le contrôle ne cessent de régresser, les services vétérinaires sont insuffisants. Et puis on ne peut pas contrôler la viande qui circule dans le monde entier. C’est comme pour les billets de banque, on est obligés de faire confiance, or la confiance n’est plus là.

Je trouve très éclairant l’exemple du MRSA, le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM en français), qui prolifère de manière extraordinaire dans les élevages porcins. Des études aux Etats-Unis montrent que cette bactérie mutante est présente dans la moitié des porcheries.

Une enquête menée aux Pays-Bas prouve sa présence dans 57% des porcheries industrielles et chez 29% des salariés des porcheries. Un article du New York Times, basé sur des chiffres officiels, dit qu’elle a tué 19 000 personnes en 2005 aux Etats-Unis, soit plus que le sida ! C’est une bombe sanitaire autrement angoissante que la viande de cheval roumaine !

Or, on ne cherche pas sa présence de manière active en France aujourd’hui. Pourquoi ? A cause du système verrouillé de cogestion de l’agriculture industrielle, qui mêle depuis cinquante ans ministère de l’Agriculture, FNSEA et industriels ?

Il est nécessaire de sortir de l’élevage industriel, mais je ne connais pas un responsable capable de dire ça. Si Le Foll disait la vérité sur ce système, il sauterait demain matin, bien entendu.

Mais je n’oublie pas que les consommateurs réclament un prix extrêmement bas pour leur alimentation (rappelons que la part de l’alimentation dans le budget des familles n’a cessé de baisser depuis un siècle). Les gens préfèrent avoir trois téléphones portables plutôt que de payer le juste prix pour une nourriture qui les maintiendrait pourtant en bonne santé.

 


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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:20

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.02.2013 à 18h26 • Mis à jour le 16.02.2013 à 13h49


 

 

Pays concernés par la vente de viande de cheval estampillée "bœuf"

Le nombre de pays européens ayant trouvé des produits estampillés "pur bœuf" contenant en fait du cheval a augmenté en Europe, avec des découvertes révélées vendredi 15 février en Norvège et en Autriche. L'affaire, qui était jusque-là cantonnée à de la viande hachée vendue au Royaume-Uni et à l'Irlande, est devenue européenne avec la découverte de traces de cheval dans des produits au bœuf, notamment des lasagnes, vendus au Royaume-Uni, mais aussi en France, en Allemagne et en Suisse.

Selon la Direction générale de la répression des fraudes, le scandale concerne désormais 750 tonnes de viande, dont 550 tonnes ont servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans treize pays européens.

 

Voir l'infographie : Findus : des lasagnes, deux traders, quatre entreprises et cinq pays


  • En Angleterre, épicentre du scandale, des plats au cheval dans quarante-sept écoles

C'est au Royaume-Uni qu'a éclaté le scandale de la viande de cheval. A la mi-janvier, les autorités irlandaises découvrent que des hamburgers vendus en Grande-Bretagne et en Irlande contiennent de la viande de cheval. Point de départ d'un scandale qui va toucher plusieurs pays européens.

Vendredi, l'Agence de sécurité alimentaire anglaise (Food Standards Agency, FSA) a annoncé que de la viande de cheval avait été détectée dans vingt-neuf produits censés être au bœuf sur un échantillon de 2 501 produits testés jusqu'ici au Royaume-Uni par les industriels du secteur."L'écrasante majorité des produits au bœuf dans ce pays ne contient pas de cheval. Les exemples que nous avons eus sont totalement inacceptables, mais ils sont l'exception", a déclaré Catherine Brown, directrice de la FSA, au cours d'une conférence de presse à Londres.

En outre, du hachis parmentier censé être au bœuf mais contenant du cheval a été livré à quarante-sept écoles du comté de Lancashire (nord-ouest de l'Angleterre). Un plat de cottage pie ou hachis parmentier distribué dans les écoles du comté a été testé positif à l'ADN de cheval, a déclaré Susie Charles, responsable des écoles au conseil local du comté.
 

La société britannique de grande distribution Asda, filiale de l'américain Wal-Mart, a de son côté annoncé jeudi le retrait de quatre de ses produits dans lesquels de l'ADN de cheval a été découvert. Les produits en question proviennent d'une usine de la compagnie irlandaise Greencore à Bristol. En janvier, Asda avait déjà retiré quatre produits contenant des traces d'ADN de cheval. Ils provenaient de la compagnie Silvercrest, qui a également livré des plats commercialisés par Tesco et d'autres distributeurs et dans lesquels de la viande de cheval a aussi été découverte.

 

  • La France touchée à son tour

Après la découverte au Royaume-Uni, d'importantes quantités de viande de cheval sont détectées en France dans des recettes censées contenir du bœuf. Findus, fabriquant de plats surgelés, a annoncé le retrait temporaire des rayons français de trois de ses plats préparés, des lasagnes bolognaises, du hachis parmentier et de la moussaka.

Le sous-traitant français Comigel, qui a produit les plats surgelés pour Findus et plusieurs marques de distributeurs annonce ensuite le retrait de tous ses produits et met en cause un de ses fournisseurs, la société française Spanghero. Cette dernière indique alors que la viande provient de Roumanie.

Le 14 février, le ministre de la consommation français, Benoît Hamon, assure que la société Spanghero "savait qu'elle étiquetait 'bœuf' de la viande chevaline". Spanghero s'est rendu coupable d'une "tromperie économique" et sera poursuivi, ajoute-t-il, promettant "d'assainir la filière".

 

  • En Irlande du Nord, du steak de cheval dans les hôpitaux

En Irlande du Nord, des steaks hachés avec du cheval ont été livrés à des hôpitaux, a annoncé vendredi l'entreprise chargée de fournir la viande aux établissements de santé dans cette région. The Business Services Organisation (BSO) a indiqué qu'un lot fourni par une entreprise nord-irlandaise avait été retiré du circuit, sans préciser si une partie avait pu être consommée.

 Par ailleurs, des pubs et hôtels du groupe Whitbread ont également reçu des plats présentant de l'ADN de cheval. Le groupe, qui possède les chaînes Premier Inn, Beefeater Grill et Brewers Fayre, a précisé que les produits concernés avaient été retirés des menus et ne seraient pas remplacés tant que de nouveaux tests n'auront pas été effectués.

 

  • La Suède et Findus au cœur de la tourmente

Le 8 février, le géant suédois de l'agroalimentaire Findus rappelle ses plats individuels de lasagnes surgelées après que des tests ont révélé jusqu'à 100 % de viande de cheval. Les grandes chaînes de supermarchés ont également rappelé des produits provenant du même fournisseur, Comigel.

 

  • En Norvège, du cheval dans des lasagnes

Le groupe norvégien de grande distribution NorgesGruppen a annoncé vendredi avoir reçu confirmation que de la viande de cheval avait bien été retrouvée dans des lasagnes vendues dans ses magasins, puis retirées des rayons.

"NorgesGruppen a reçu une confirmation définitive aujourd'hui, vendredi 15 février, que des lasagnes (vendues sous la marque) First Price contenaient de la viande de cheval", a indiqué le groupe dans un communiqué, annonçant ainsi le premier cas confirmé dans le pays de tromperie sur la viande.

Contrôle de lasagnes surgelés dans un laboratoire du Canton de Berne, le 14 février.
  • En Autriche, de la viande de cheval non déclarée dans des tortelloni

Des traces de viande de cheval non déclarée ont été trouvées dans des "tortelloni viande de bœuf" de l'industriel allemand Gusto GMBH, distribués en Autriche par la chaîne allemande Lidl, qui a annoncé aussitôt le retrait du produit de ses rayons, a annoncé vendredi l'Agence autrichienne pour la santé et la sécurité alimentaire (AGES).
 

"L'AGES informe sur demande du ministère de la santé que dans le produit Tortelloni Rindfleisch, de l'industriel allemand Gusto GMBH, une part non déclarée de viande de cheval a été trouvée", selon un communiqué.

Cette viande a été étiquetée par une entreprise au Liechtenstein, a annoncé samedi un porte-parole de Lidl-Autriche. Il s'agit de l'entreprise Hilcona AG, dont la filiale Gusto GmbH, basée en Allemagne, à Stuttgart, commercialise les produits en Autriche et en Allemagne. 

 

Les autorités de sécurité alimentaire au Danemark enquêtent sur un abattoir qui pourrait avoir introduit du cheval dans de la viande présentée comme du bœuf et destinée à des fabricants de pizza, a annoncé vendredi la ministre de l'alimentation.

Mette Gjerskov a déclaré à la télévision publique DR qu'après le renforcement des contrôles sur la viande en réponse au scandale européen, les inspecteurs de l'autorité de l'alimentation avaient découvert une entreprise suspecte. "Il y a un abattoir en particulier où ils ne sont pas convaincus qu'on a gardé la viande bovine et la viande chevaline séparées", a-t-elle expliqué.

DR a indiqué que des prélèvements avaient par conséquent été effectués dans cet abattoir du Jutland (la péninsule continentale dans l'ouest du pays) dont le nom n'a pas été précisé, ainsi que chez certains de ses clients. Si la présence de viande de cheval dans les produits de cet abattoir se confirmait, ce serait la première tromperie de ce genre découverte au Danemark.

Des employés de l'abattoir roumain Doly-Com, le 12 février à Roma.
  • En Allemagne, de la viande de cheval dans des lasagnes surgelées

De la viande de cheval a été trouvée pour la première fois dans un lot de lasagnes surgelées vendues en Allemagne, a indiqué jeudi le distributeur concerné, la chaîne de supermarchés Real. Real avait déjà retiré de la vente par précaution des lots de lasagnes de sa marque à bas prix Tip, et les tests commandés à des laboratoires ont mis en évidence la présence de viande de cheval mercredi, a reconnu le groupe dans un communiqué publié sur son site Internet.

Le groupe de distribution, qui compte 316 magasins en Allemagne, a assuré travailler en collaboration avec les autorités, ses fournisseurs et le ministère de l'agriculture et de la consommation pour "prendre toutes les mesures qui seront nécessaires pour que les clients n'achètent que des produits irréprochables". "Les autorités doivent vérifier quelle quantité de viande de cheval se trouve dans ces produits", a déclaré la ministre de la consommation, Ilse Aigner, jeudi matin, sur la chaîne de télévision publique ZDF. Elle souligne toutefois que "les entreprises ont déjà réagi en retirant les produits suspects du marché".

La chaîne de supermarchés Edeka, le plus gros distributeur allemand de produits alimentaires, a lui aussi lancé une série de tests sur ses produits, de même que le vendeur de produits surgelés à domicile Eismann ou la chaîne de magasins Kaiser's-Tengelmann.

 

  • La Suisse retire des lasagnes surgelées de la vente

Le groupe de distribution suisse Coop a annoncé sur son site Internet que des analyses sur des lasagnes surgelées retirées mardi de la vente ont permis d'établir qu'elles contenaient de la viande de cheval.

Coop avait retiré de la vente "par précaution" des lasagnes fabriquées par la société française Comigel. Une analyse des produits avait été décidée pour savoir "si et dans quelle mesure les livraisons de Comigel sont concernées par une déclaration fautive", avait indiqué mardi un porte-parole.

 

Des contrôles ont été menés dans environ cent quarante boucheries et supermarchés. L'activité de l'une de ces entreprises a été suspendue. Les autorités enquêtent sur une éventuelle implication de sociétés néerlandaises, dont un trader qui aurait fait transiter la viande retrouvée dans les lasagnes Findus.

 

  • A Chypre, 16 tonnes de steaks hachés détruits

Les autorités chypriotes ont aussi annoncé jeudi qu'un supermarché local avait détruit par mesure de précaution 16 tonnes de steaks hachés. Mais elles ont affirmé qu'il n'y avait "aucune présence de viande de cheval dans la chaîne alimentaire à Chypre".

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:10

 

LE MONDE | 16.02.2013 à 14h39 • Mis à jour le 16.02.2013 à 15h08

 

 

souhaite autoriser ces farines dans le secteur de l'aquaculture dès le 1er juin, puis, "pas avant 2014", pour les porcs et les volailles.

Si la Commission européenne voulait donner des verges pour se faire battre, elle ne s'y prendrait pas autrement.

Depuis quelques jours, l'Europe entière se scandalise, à juste titre, d'une vaste fraude, aux ramifications toujours plus larges, qui a permis à des industriels de faire avaler aux consommateurs quelque 750 tonnes de viande de cheval maquillée en "pur boeuf".

Et que vient de décider la Commission ? Tout simplement de préconiser à nouveau, dans l'Union, le recours aux farines animales pour nourrir une partie des animaux d'élevage. Elle souhaite autoriser ces farines dans le secteur de l'aquaculture dès le 1er juin, puis, "pas avant 2014", pour les porcs et les volailles.

Cela revient, ni plus ni moins, à renouer avec une pratique d'élevage dont les dérives ont provoqué l'une des plus graves catastrophes sanitaires qu'ait connues le continent, il y a moins de vingt ans : la crise de la "vache folle".

C'est parce qu'elles étaient nourries avec des "farines de viandes et d'os", recyclant toutes sortes de carcasses et préparées sans précautions, que des dizaines de milliers de vaches ont été infectées par l'encéphalopathie spongiforme bovine, conduisant à l'abattage de troupeaux entiers. C'est à cause de ces farines que des centaines de consommateurs développent, parfois des années après avoir mangé des steaks infectés, la maladie mortelle de Creutzfeld-Jacob.

Les farines animales ont été interdites en Europe pour les ruminants en 1997, puis pour tous les animaux de consommation en 2001. Pourquoi les réintroduire aujourd'hui ? Elles permettraient de remplacer les farines de poisson, utilisées dans l'aquaculture, qui deviennent moins abordables quand les ressources halieutiques se raréfient. Et la mesure est attendue par les éleveurs de porcs et de volailles, qui y trouveraient une matière première bon marché pour nourrir leurs animaux, alors que le prix élevé des céréales et du soja pèse lourdement sur leurs comptes.

Réutiliser des protéines plutôt que les détruire, et soulager ainsi la pression sur des cultures végétales gourmandes en terre, en eau et en pesticides : l'idée est écologiquement et économiquement défendable. Mais elle suppose d'accorder beaucoup de crédit à une industrie agroalimentaire qui s'est plus illustrée dans la malbouffe que par son souci absolu de la qualité.

Selon la Commission, les "nouvelles" farines sont sans danger : elles seront issues uniquement de morceaux propres à la consommation humaine et, surtout, le "cannibalisme" sera désormais proscrit. Les porcs ne mangeront que des farines de volaille, et inversement. Sain principe et louable intention. A condition que les pouvoirs publics et les filières professionnelles soient capables de garantir un respect scrupuleux de ces normes sanitaires. Or, après bien d'autres, l'épisode des lasagnes au cheval roumain démontre que c'est tout sauf garanti.

En octobre 2011, c'est précisément ce doute qui a conduit l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail à émettre un avis négatif quant au retour des farines animales. Il serait regrettable que la France, que rien n'oblige à suivre le feu vert de Bruxelles, ne tienne pas compte de cet avertissement. En matière de santé publique, le doute doit toujours profiter aux consommateurs. Quoi qu'il en coûte.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 22:22

CADTM

 

15 février par CADTM


Éric Toussaint, président du CADTM, revient sur l’histoire de la crise de la dette dans les pays du sud puis sur les origines de la crise de la dette que nous connaissons aujourd’hui dans les pays du nord. Ce faisant, il nous présente l’audit de la dette, notamment par l’exemple de l’audit réalisé par le gouvernement équatorien à la fin des années 2000, et les alternatives aux mesures d’austérité que l’on nous impose.

 

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 19:15

 

http://vimeo.com/6793959

 

Ce film d'animation montre les conséquences et les risques liés aux principales cultures d’OGM.

 

 

 

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