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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:45

 

Agoravox - par Denis Thomas samedi 23 février 2013

 

 

 Elle a 110 ans, elle est californienne, travaille dans la caserne de pompiers de Livermore et ne dort jamais. Elle aurait du être la grande chance de survie de notre planète. Mais voilà, la société de consommation a fait en sorte qu’elle ne puisse ni se multiplier ni donner d’idée à personne.

C’est une ampoule de 60 Watts à incandescence améliorée fonctionnant à quatre Watts pour fournir un éclairage nocturne à des pompes à incendie. Elle a été conçue par Adolphe A. Chaillet et fabriquée par la firme américaine Shelby Electric Co.

Son filament, constitué de carbone, est huit fois plus épais que celui d’une ampoule traditionnelle. Du coup, elle semble éternelle. Durable. Inusable. Gênante. 

Elle ne fut pas la seule dans son genre immortel. Des articles furent également conçus au vingtième siècle, conçus pour durer. Des bas nylon qui ne filent jamais. Sauf entre les doigts des industriels qui voient alors le renouvellement des stocks et donc de la ressource financière repoussée aux calendes grecques.

Il est facile, plus de cent ans plus tard, de comprendre à quel point cette situation était économiquement insupportable. Donc, le Profit s’organisa pour ne pas mourir ou ne pas stopper sa croissance, ce qui revient, pour ses grands prêtres, à la même chose.

 

Naquit alors un courant, celui de « l’obsolescence programmée ». Une bande de joyeux drilles, issue de ce que l’Amérique comptait de petits malins avides, nommée le « Cartel de Phébus » fît des pieds et des mains pour que la durée de vie maximum des ampoules soit techniquement limitées à 1.000 heures.

DRILLES

Cette doctrine s’appliqua bien entendu à la gamme sans fin - elle - des produits sortis de l’imagination, également infinie, des ingénieurs dopés par les génies du marketing.

Un passionnant reportage diffusé il y a quelques temps sur la chaîne de télévision franco-allemande Arte, intitulé « prêt à jeter » met en évidence que le système a cru en force et en beauté et qu’il est devenu implacable. Pire : totalement accepté par l’immense majorité de la population des consommateurs. Ou presque. 

Ainsi, nous pénétrons dans l’intimité d’une imprimante qui ne veut plus rien faire. Morte ? Non blessée seulement ! L’appareil détient en son sein une petite puce qui, comme les "répliquants" de Blade Runner, programme sans état d’âme le trépas de son fonctionnement.

Son propriétaire, un forcené jusqu’auboutiste, n’abdique pas et fini par trouver auprès d’un ingénieur russe un logiciel qui neutralise la puce et hop ! L’imprimante se remet à galoper. Magique. Sauf pour le fabricant…

L’obsolescence programmée ne remplit pas, alors, les poubelles. Ce qui est providentiel. L’imprimante est donc prête à fêter ses anniversaires. Comme la sainte ampoule de Livermore.

 

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 17:08

 

http://www.youtube.com/watch?v=j_7NjO0Enus

 

 

 

Les Incroyables Comestibles dans l'émission "Silence ça pousse"

IncredibleEdibleFr IncredibleEdibleFr

 

Publiée le 23 févr. 2013

Stéphane Marie et Noëlle Bréham ont invité François Rouillay à présenter les Incroyables Comestibles dans le beau jardin potager de l'émission Silence ça pousse.

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 16:43

 

 

 

 

 

Un abîme est devant nous, où nous entraîne une politique sans hauteur qui, depuis mai 2012, n’a cessé de plier devant les obstacles – européens, financiers, institutionnels. Cet étrange renoncement ne sauvera rien, pas même la gauche au pouvoir dont l’impuissance face au désastre social de 2013 appellera une sanction électorale en 2014. Contre cette triste pédagogie de la fatalité et de la résignation, personne ne nous sauvera, sauf nous-mêmes : il nous revient à tous, entre audaces individuelles et défis collectifs, d’ouvrir l’avenir en inventant l’inconnu.

« Ils gouvernaient comme ils avaient vécu, par adaptations successives » : cette ancienne citation m’est revenue comme une évidence depuis que François Hollande est devenu président de la République et que se succèdent, sur les fronts essentiels, reculs et faiblesses, concessions et conformismes, présidentialisme continué, Europe inchangée et finance confortée, urgences prises pour l’essentiel tandis que l’urgence ne va pas à l’essentiel, et tout ce temps perdu qui ne se regagnera jamais…

Ma mémoire l’ayant quelque peu transformée, la voici, rendue à son exactitude : « Dans l’impossibilité d’asseoir leur autorité sur la force d’un symbole (…), ils gouvernèrent comme ils avaient vécu, à coup d’imperceptibles adaptations. » C’est de François Mitterrand, aux premières pages du Coup d’État permanent (1964), ce réquisitoire contre cette Cinquième République bonapartiste dont il sera le premier président socialiste, inaugurant une conversion institutionnelle fatale à l’altérité démocratique et sociale de la gauche française.

Mitterrand y décrit son propre monde, la classe politique dont il fut avec zèle et dont il s’efforce alors de réchapper, celle de l’après-guerre qui, échouant à sauver la République du désastre colonial, finira dans les bras d’un militaire sauveur, comme trop souvent en France depuis Napoléon. « Parvenus au premier rang, écrit-il d’une plume acérée, mais incapables de trouver en eux-mêmes la force de créer un ordre nouveau, tournés vers le passé, ses usages et ses rites, ils se dépêchèrent d’imiter l’ordre ancien… » Et de conclure que « ce n’est pas par excès de démocratie que la Quatrième République a dépéri mais par peur de la démocratie, par timidité à l’égard du peuple ».

Si je convoque cette référence, c’est pour tenter de cerner cette énigme : ce fait que la présidence Hollande a réussi, en une moitié d’année, cette prouesse de décevoir même ceux qui, avertis des limites du Parti socialiste, ne se faisaient aucune illusion. Mais qui pariaient, au moins, sur la dynamique d’un vote dont les exigences ne seraient pas aussitôt remisées ou dévaluées. Loin d’un chèque en blanc, se débarrasser du sarkozysme, de son hystérie politicienne et de sa droitisation extrême, c’était en effet, par la force du suffrage, mettre à l’ordre du jour tout ce que la présidence sortante avait incarné et qu’il fallait absolument défaire. Non pas le style, mais la ligne. Non pas l’apparence, mais la consistance.

Le candidat le savait pertinemment qui, une fois sorti vainqueur des primaires socialistes par habile prudence plutôt que par forte conviction, finit par accélérer sa campagne, la positionner et la construire sur les trois questions centrales de l’heure. Celles du bilan de Nicolas Sarkozy tout autant que celles de la crise de civilisation qui nous saisit : les questions de l’Europe, de la finance et de la démocratie. Car que promettait François Hollande ? De réorienter l’Europe, de combattre la finance, d’instaurer une présidence normale. Or que reste-t-il de ces trois engagements ? Presque rien ou l’exact contraire, dans tous les cas pas grand-chose.

Les derniers rendez-vous européens ont montré une France isolée face à un tandem germano-britannique donnant le la d’une Europe plus indifférente que jamais à ses peuples, utilisant la récession pour forcer l’austérité tandis que le pacte de croissance dont se targuait François Hollande est déjà oublié. L’avorton de réforme bancaire obtenu par les lobbys financiers marque le deuil de la grande mise en ordre promise afin d’enrayer les ravages de la spéculation, repartie de plus belle malgré sa responsabilité avérée dans la crise actuelle. Quant à la démocratisation de la vie publique dont le seul coût est de volonté politique, elle est en panne, la réforme constitutionnelle bel et bien encalminée, le cumul des mandats reporté aux calendes, la refondation de la liberté de l’information pas à l’ordre du jour.

 

Cet étrange renoncement

Voici donc la gauche socialiste au pouvoir repartie pour cette dissociation des engagements électoraux et des choix gestionnaires qui, dans le passé, lui fut toujours fatale. Témoin ou acteur des sévères défaites législatives de 1986 et de 1993 ainsi que du stupéfiant échec présidentiel de 2002 et de l’inattendu « non » au référendum de 2005, la génération aujourd’hui au pouvoir sait pourtant d’expérience combien est douloureux, entre désolation et division, le prix à payer pour ces renoncements essentiels, sur les terrains européen, économique et démocratique. Sans parler de celles et ceux qui, parmi les actuels ministres, se sont affirmés et construits dans le bilan critique de ces échecs.

Tel fut le cas, par exemple, de Christiane Taubira, de Vincent Peillon et d’Arnaud Montebourg. Or les trois noms qui, spontanément, viennent à l’esprit pour incarner un rapport critique de la gauche à sa propre histoire sont aussi les trois ministres les plus remarquablement atypiques du gouvernement Ayrault – et qui, par leur bilan personnel, font déjà entendre une différence. Mais que pèsent, à la vérité, la hauteur poétique de la ministre de la justice, le volontarisme social du ministre du redressement productif et l’exigence intellectuelle du ministre de l’éducation face à des choix économiques, sociaux, sécuritaires, voire internationaux, qui ne marquent pas de différence évidente avec une politique de droite modérée et, encore moins, avec celle qu’aurait incarnée Dominique Strauss-Kahn ?

Tandis que les écologistes sont devenus inaudibles, piégés par leur participation gouvernementale qui, en les neutralisant, confirme l’allergie foncière de la Cinquième République au pluralisme, et que le Front de gauche est, à l’inverse, légitimement conforté dans sa contestation radicale, il nous reste à comprendre la rapidité de ce retournement. Car ce triple renoncement, commencé dès l’été 2012 (lire ici, , aussi et encore, les articles où nous prenions date), s’est produit sans événement extérieur, sans conjoncture nouvelle, sans contrainte imprévue. Sans combat ni débat, comme une sorte d’affaissement naturel. Comme si lassitude et fatigue avaient d’emblée saisi ce nouveau pouvoir devant l’ampleur des obstacles que ses promesses de changement avaient forcément placés devant sa route.

C’est ici que l’évocation par François Mitterrand de ces politiques qui glissent sans forcément l’avoir choisi ou voulu, par habitudes, conforts et pesanteurs, s’adaptant toujours sans jamais rompre, n’est pas inutile. Car, loin d’un déterminisme simpliste, cette image laisse place à l’autonomie des individus, selon qu’ils se conforment aux milieux et aux intérêts qui les entourent ou qu’ils savent s’en échapper, leur résister et les distancier. Point d’équilibre d’un pouvoir constitué à la façon d’une direction socialiste, dans une homogénéité de circonstance plutôt que de cohérence politique, le tandem Hollande-Ayrault a pris la première voie, autant par conformité à sa nature foncière que par conviction solide.

Sans doute se pensent-ils sincèrement raisonnables et responsables, équilibrés et attentifs, patients et précautionneux – et, de ce point de vue, on ne saurait regretter un heureux contraste avec la brutalité et la virulence sarkozystes. Mais, en persévérant ainsi dans leur être, par adaptations successives, ils ne se montrent guère à la hauteur de l’histoire qui les emporte et les bouscule. Conjugaison d’une révolution industrielle – la troisième de notre modernité, avec le numérique pour moteur, succédant à la machine à vapeur et à l’électricité des deux premières –, d’une durable crise du capitalisme – la troisième de cette ampleur après celles de 1857 et de 1929 –, et d’une fin de la domination de l’Europe sur le monde – clôturant le cycle ouvert, il y a plus de cinq siècles, par le « Nouveau Monde » de Christophe Colomb –, notre époque incertaine et obscure appelle des audaces, des inventions, des créations – et non plus seulement des prudences, des répétitions et des continuations.

Dans son désastre européen, enfantant guerres mondiales et guerres coloniales, le siècle passé nous a enseigné que l’histoire n’est jamais écrite – et qu’elle peut aussi bien tourner en catastrophe par la faute d’une humanité imprévoyante ou inconsciente, aveuglée ou dépossédée. L’avertissement vaut pour nos temps inquiets où l’incertitude nourrit la peur qui, elle-même, produit la haine. Aussi le triple renoncement socialiste fait-il irrésistiblement penser au constat désolé de l’historien – et futur résistant – Marc Bloch devant L’Étrange défaite de 1940. Celle-ci, comme souvent les désastres, n’est pas survenue à la façon d’une surprise inattendue, mais en résultant d’une addition de conformismes et de suivismes, de résignations et de soumissions.

« Cette faiblesse collective n’a peut-être été, souvent, que la somme de beaucoup de faiblesses individuelles », écrivait-il, visant ces « classes dirigeantes » à qui « quelque chose a manqué de l’implacable héroïsme de la patrie en danger ». Sans vision ni ambition, endormies par « toute une littérature du renoncement », ne pensant qu’au court terme et qu’à leur intérêt égoïste, elles étaient saisies d’un « funeste rétrécissement d’horizon », foncièrement incapables de « voir plus loin, plus haut et plus large ». Et Marc Bloch de recommander que le peuple « se remette à l’école de la vraie liberté d’esprit », résumée, selon lui, par « cette maxime de sagesse » : « Il est bon qu’il y ait des hérétiques. »

 

Le piège de la Cinquième République

Aussi dissemblables soient-elles, de François Mitterrand à Marc Bloch, du coup d’État de 1958 à la capitulation de 1940, ces résonances dessinent une histoire toujours ouverte et parfois tragique, qui nous requiert et nous oblige, bref qui devrait nous élever alors même que nos actuels gouvernants privilégient une pédagogie de contrainte et de fatalité, où la comptabilité tient lieu de politique. Comme le furent leurs prédécesseurs de gauche, ils sont présomptueux, pensant dominer des usages et des rites, ceux de la Cinquième République, qui, en vérité, s’imposent à eux pour réduire ce qui leur restait d’altérité, les isoler de la société et les confondre avec l’État.

Or, loin d’être neutre, au-dessus des classes et des partis, cet État, en ses sommets, est plus que jamais sous la pression ou sous la dépendance d’intérêts oligarchiques, au croisement de l’avoir et du pouvoir, de l’argent et de la politique, de la finance et de l’administration. Survivant aux alternances et s’accommodant d’allers et retours du public au privé, une élite gestionnaire impose ses vues hors de toute publicité et de tout contrôle, avec la conviction de savoir mieux que le peuple ce qui est bon pour lui. Spécificité française, le poids maintenu des cabinets ministériels et élyséen, dont la composition n’obéit qu’au bon vouloir des Princes du moment, illustre cette secrète mainmise au détriment d’une responsabilisation transparente des administrations et de leurs directions.

Pensée pour affirmer la prééminence de l’État sur les coteries, la Cinquième République a réussi cette prouesse de transformer l’État en relais partisan ou complaisant, dans un entre-soi confortable où le renouvellement des cercles dirigeants ne laisse guère entrer la contradiction, la dissonance et la différence. À cette aune, la plupart des nominations faites par le nouveau pouvoir, notamment celles dévolues au large périmètre présidentiel, ont confirmé ces pesanteurs. Ainsi, plutôt que de précipiter une véritable refondation démocratique de l’audiovisuel public (et, au-delà, de la liberté de l’information), on se contentera de choisir – en vérité, d’imposer, selon des règles inchangées – à la tête de l’autorité qui le contrôle une figure déjà éprouvée des cabinets de la gauche gouvernante. Autrement dit, de faire confiance à la fidélité plutôt qu’à la réforme.

Et que dire, dans des domaines, ceux de la relation au monde et aux autres, à la diversité et aux ailleurs, où l’audace était à peu de prix, des choix faits pour l’Institut du monde arabe ou pour la Cité nationale de l’immigration, nomination d’un vieux cacique socialiste dans un cas, renouvellement d’un aussi vieux cacique chiraquien dans l’autre ? Exemples sans doute secondaires au regard des choix, plus lourds de conséquences, faits dans le domaine économique, par exemple pour la Caisse des dépôts et la Banque publique d’investissement, confiées à un ancien haut fonctionnaire ami, hier compatible avec Nicolas Sarkozy et, donc, témoin d’une sorte d’interchangeabilité des politiques sous la droite et sous la gauche.

Mais, le diable se nichant toujours dans les détails, l’anecdotique dit souvent l’essentiel, tout comme les efforts pathétiques d’une journaliste pour jouer un rôle politique qui n’existe pas, celui d’une supposée « Première Dame », illustrent l’anormalité maintenue d’un présidentialisme délétère. Chronique à répétition de conflits d’intérêts manifestes, l’affaire soulevée par Mediapart à propos du ministre délégué au budget, patron de l’administration fiscale tout en étant soupçonné de fraude fiscale, montre de même que les principes invoqués hier contre la droite peuvent être soudain mis en veilleuse, dans un sorte d’asthénie morale liée à l’exercice du pouvoir.

C’est la plus évidente surprise de ce début de présidence : sa tiédeur sur le terrain des réformes et des exigences démocratiques quand, dans le même temps, rigueur économique et austérité sociale sont imposées à grands pas. L’heureuse audace du mariage pour tous reste une exception solitaire, tandis qu’au quotidien, les classes populaires se sentent toujours dépossédées de toute emprise sur leur avenir, subissant les conséquences de décisions économiques et de choix financiers qui ne leur appartiennent pas. L’éventuelle bonne volonté des protagonistes, ministres et entourages, n’est pas en cause mais, plutôt, leur croyance qu’elle suffit alors même qu’il leur faudrait bousculer et mobiliser, susciter l’adhésion et entraîner la confiance.

Suffisante, sinon prétentieuse, cette croyance est insupportable pour tous ceux qui subissent les conséquences des renoncements qu’elle est supposée absoudre. Car une politique se juge toujours dans cette relation à la vérité que dessine l’écart entre ses paroles et ses actes. Un an après la visite symbolique, le 24 février 2012, du candidat Hollande aux ouvriers sidérurgistes d’Arcelor-Mittal à Florange, la contradiction est flagrante entre le volontarisme électoral et la passivité gouvernementale. Qu’il faille la crise du Mali, l’un des pays les plus pauvres du monde – 175e à l’indice du développement humain qui recense 177 nations –, et cette nouvelle guerre au terrorisme, aux accents trop facilement dominateurs, pour redonner un semblant d’ardeur politique au nouveau pouvoir ne fait que souligner ce décalage, et l’impuissance dont il témoigne

 

Le pouvoir des sans pouvoirs

Manquant de vision et d’audace, cette politique à pas et à temps comptés accompagne une générale perte de hauteur du débat public. Sans que l’on sache ce qu’annonce ce climat délétère, nous vivons un semblant de décadence typique d’un ancien régime épuisé. Tandis que l’édition marchande impose la confession intime et le voyeurisme salace, au détriment d’une littérature de la découverte et du dépassement, l’inépuisable feuilleton strauss-kahnien met en scène l’accouplement de la prédation sexuelle et de la domination sociale.

Tandis que l’ancienne droite républicaine se vautre dans le racisme antimusulman et dans l’essentialisme identitaire, le ministre de l’intérieur en place désigne un ennemi intérieur qui accouple les mots fascisme et islam, tout en assimilant la colère ouvrière aux casseurs délinquants. Tandis qu’un affairiste notoire, repris de justice avéré, fait main basse sur des journaux avec la complicité des banques, l’information ne cesse d’être malmenée par le divertissement, le rire ayant détrôné la conscience et le doute désabusé tenant lieu de conviction enracinée.

Qui donc nous redonnera de l’air et de la hauteur ? Une envie d’horizon, d’ailleurs et de lendemains ? Un goût d’élévation qui ne soit pas de domination ? Un souci des autres et du monde où se réinvente un chemin d’espérance ? Qui d’autre sinon nous-mêmes ? Car, sauf à déchanter rapidement, il n’est pas, en cette matière par essence démocratique, de César, de tribun ou de sauveur suprême qui vaille, selon l’ancienne lucidité du premier chant international du monde ouvrier. Nous-mêmes, c’est-à-dire cette radicalité pragmatique, réaliste et concrète, qui s’invente au plus près des expériences et des résistances, des luttes et des refus.

Dans un livre trop peu commenté, paru une année avant qu’il ne devienne ministre du gouvernement Ayrault, Vincent Peillon défendait « le pouvoir des sans pouvoirs ». Philosophe de profession, il s’efforçait d’y renouer les liens du politique à l’action et à la vérité dans le moment même où ils semblent les plus distendus, voire, trop souvent, rompus. Imbriquant solidairement la démocratie politique à la démocratie économique et sociale, cet Éloge du politique (Éditions du Seuil) peut être lu, aujourd’hui, comme le propos absent du nouveau pouvoir. Comme son silence en quelque sorte.

Mais un silence logique, à en croire le philosophe-ministre qui, congédiant soudain une classe épuisée de professionnels de la politique, nous renvoie à tous l’exigence d’audace et de vision et, par conséquent, d’engagement. « Dans les grandes mutations historiques et politiques, dans les grands bouleversements et les grandes tragédies, les politiques sont absents, ou faibles, écrit-il. D’autres hommes surgissent. Ce n’est pas un hasard, et ce n’est pas circonstanciel. Cela se reproduit toujours. L’idée d’une politique “antipolitique” signifie cela, que le politique n’est pas la politique, n’est pas la question du pouvoir mais celle de la vie dans la vérité. Un syndicaliste, un militaire, un homme de théâtre, un journaliste, un philosophe ébranlent alors le monde, beaucoup plus que ne le feront jamais les politiciens. »

Et de conclure par cette injonction : « Ne laissons pas les hommes du pouvoir, de l’argent et de la flatterie juger une seconde fois Socrate. Ne les laissons pas une seconde fois le condamner à mort. » Nous voici donc requis, sommés d’agir et de découvrir. De ne plus seulement commenter ou contempler, en spectateurs passifs, mais de chercher à tâtons, là où nous sommes, où nous vivons et travaillons, les lueurs qui perceront le brouillard où l’on nous égare. Peut-être alors croiserons-nous en chemin ces grands voyants que sont les poètes qui, à l’instar du Rimbaud communard et de tant d’autres, devinent l’inconnu où s’invente l’humanité.

Dans des notes posthumes, publiées en 1901 sous l’intitulé Post-scriptum de ma vie, on trouve cette fulgurance de Victor Hugo où s’exprime notre attente, et, peut-être, notre destin, entre risque et pari : « Un abîme est là tout près de nous. Nous poètes, nous rêvons au bord. Vous, hommes d’État, vous y dormez. »


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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 16:29

 

Rue89 - Vie de bureau 25/02/2013 à 11h45
Rozenn Le Saint | Journaliste

 

 

Cheminots, intermittents, enseignants… Souvent attaqués et enviés pour leurs privilèges professionnels, ils ont développé une défense rodée.

Les grandes vacances des enseignants que Vincent Peillon envisage de raccourcir, les agents EDF qui ne payent pas l’électricité, ceux de la SNCF qui voyagent gratis et les intermittents qui glandent aux frais de Pôle emploi… Entre clichés et véritables avantages professionnels, ces travailleurs sont souvent pris à partie, dans la sphère privée.

A commencer par les professeurs des écoles, notamment quand ils clament leur refus de passer d’une semaine de 4 à 4,5 jours. François Dubet, sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), s’est étonné de ce mouvement de contestation. « Comment se débrouillent les autres ? » nous demande-t-il quand nous l’appelons pour avoir des explications :

« Les enseignants sont loin d’être des nantis, et je ne crois pas en la légende auto-entretenue par les professeurs qu’ils auraient une image de fainéants. Les Français reconnaissent la difficulté de leur métier. En revanche, les enseignants ne se rendent pas compte des contraintes professionnelles des autres, qui ont des horaires fixes et un chef sur le dos tous les jours. »

Chez les profs : « Si c’est si facile... »

Entre deux « Peillon, démission », criés devant le ministère le 12 janvier, Jacques Borensztejn, directeur d’une école primaire parisienne, regrette les reproches perpétuels liés au prétendu temps libre des enseignants, bien souvent occupés à préparer les cours ou à corriger les copies. A chaque attaque, il dégaine une invitation :

« Quand on m’interpelle, je réponds : “Tente ta chance, on recrute beaucoup cette année !” Si c’est si facile et avantageux d’être enseignant, pourquoi en manque-t-on ?

Quand je suis entré dans l’Education nationale en 1975, je gagnais deux fois le smic. A présent, un jeune prof touche 1,3 fois le salaire minimum. »

Les professeurs utiliseraient aussi leur connaissance du système éducatif pour placer leurs enfants dans les meilleures classes. François Dubet se souvient que lors d’un entretien, une enseignante lui avait répondu qu’après tout, les agents EDF ne payaient pas leur électricité. Pour le sociologue :

« Ces comparaisons d’avantages professionnels, qui ne sont pas mirobolants, sont révélateurs d’un climat qui se noircit. Les pauvres finissent par se détester.

Cela me rappelle l’atmosphère de mon enfance, juste après la Seconde Guerre mondiale. La croissance des Trente Glorieuses avait effacé tout cela mais les ressentiments reviennent d’une manière pas très sympathique. »

Chez les cheminots : « Des problèmes de santé »

Crise ou pas, entre le fromage et le dessert, à chaque repas de famille, ce contrôleur SNCF y a droit depuis plus de 30 ans. Toujours les mêmes griefs à l’encontre des congés des cheminots que les proches de Serge Bellamy lui servent sur un plateau.

Si le joyeux quinquagénaire admet que ses 116 jours de repos annuels, auxquels s’ajoutent 28 jours de congés et 10 RTT constituent un véritable avantage, il regrette que les inconvénients, eux, soient si peu remarqués des envieux, généralement « des vieux de [son] âge travaillant dans le privé ». Alors pour les faire taire, sa technique à lui, c’est de rappeler les difficultés du métier :

« Mon quotidien, c’est des problèmes avec la clientèle, des nuits découchées et des kilomètres avalés. Rien à voir avec une vie pépère derrière un bureau. Les horaires décalés m’ont aussi valu des problèmes de santé, j’ai dû me faire opérer des intestins. »

Après les interminables anecdotes de chacun sur les retards de train, il entend toujours la même rengaine : les trajets gratuits pour toute la famille (huit voyages par an tous frais payés puis, maximum, 20% du prix d’un billet). Un avantage que certains utilisent peu finalement, comme Bruno Volier, conducteur de TGV :

« Quand je prends des vacances en famille, ce qui m’arrive un été sur trois seulement, compte tenu de la forte activité estivale, j’évite de prendre le train histoire de me sortir le travail de la tête. »

Chez les intermittents : « Travailler au pied levé »



La une du Point : « La France des enfants gâtés », le 25 octobre 2012 

 

Les intermittents aussi occupent une place de choix dans les rapports de la Cour des comptes et pour nourrir les unes sur « La France des enfants gâtés »… qui bien souvent, font l’impasse sur la précarité engendrée par le statut, selon Marie Kaiser, chef maquilleuse :

« Pendant un an, je n’ai pas trouvé de logement. Comment voulez-vous que je constitue un dossier avec des contrats irréguliers, à la journée ? Une fois, une employée d’une agence immobilière parisienne me l’a même jeté à la figure. Pourtant, j’avais deux garants…

Je suis allée chez mon ami de l’époque, mais c’était trop tôt, cela a cassé notre relation. J’ai passé un an avec mes deux valises dans ma voiture, c’est tout ce que j’avais ! »

De quoi clouer le bec des mauvaises langues en ces temps de « chasse aux sorcières », assure la quadragénaire.

« J’ai annulé assez de soirées pour travailler au pied levé pour que mes proches aient compris que mon univers est hyperconcurrentiel et que je ne peut pas me permettre de refuser une journée de travail ou de planifier des vacances... Je ne reste pas chez moi à attendre de toucher les Assedic ! En revanche, j’en suis tributaire. A la place, je préfèrerais avoir un salaire qui me permette de vivre. »

Agent EDF : « Ils ne paieraient pas un centime de moins »

Autre statut épinglé par la Cour des comptes, le 12 février, celui des salariés d’EDF aux revenus « trop généreux », au riche CE et au tarif agent avantageux (ils paient 10% de la facture). Un tiercé gagnant que Vincent Rodier, 26 ans au compteur, doit perpétuellement justifier :

« Le jour où les collègues de ma femme reçoivent leur facture d’électricité, elle a droit à des remarques. Je leur explique que le tarif agent fait partie du “package” salarial proposé à l’embauche et qu’il ne coûte pas tant que cela : 222 millions d’euros par an à l’échelle d’EDF, ce n’est pas grand-chose.

S’il disparaissait, ils ne paieraient pas un centime de moins l’électricité : l’augmentation est due à la hausse du coût de l’énergie et des frais de maintenance des centrales post-Fukushima. »

Pour se déculpabiliser, il y a deux ans, Vincent Rodier a équipé sa maison lyonnaise d’un poêle à bois, qu’il allume en période de pic de froid, pour soulager les lignes. Soucieux d’enseigner l’économie d’énergie, ce père de deux filles affirme :

« Psychologiquement, je suis content de m’effacer quand les réseaux sont très tendus. »

Un sentiment de culpabilité loin d’être généralisé, selon Jean-Paul Guillot, économiste :

« Plus les Français voient leur budget se restreindre, plus ils s’accrochent à leurs avantages spécifiques. Mais le vrai problème, c’est que depuis quinze ans, 1% de la population confisque la totalité des gains de la croissance dans le monde. Ce petit groupe a intérêt à ce qu’on se focalise sur les petits “privilèges” des électriciens ou des cheminots, plutôt que sur son enrichissement excessif à l’instar du jeune ingénieur qui gagne 100 000 euros par mois dans une banque ! »

Le sociologue François Dubet l’assure, « le système de jalousie est infini ».

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 16:22

 

zad.nadir.org

lundi 25 février 2013

 

 

Aujourd’hui 25 février l’occupation militaire dure depuis 93 jours (pour une opération débutée il y a 132 jours). Un camarade est emprisonné depuis 89 jours


INFO Chat Teigne : l’huissier est passé le 14/02 refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février. Le procès est finalement reporté au 12 mars, à Saint Nazaire.


INFO Bellveue : rendu du procès est fixé pour le 28 février

Point Info Bellevue :


Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

Appel à témoins pour la défense de Cyril

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la Zad, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

( Klaxon n’est pas sur les sondes dans ce moment ! )

EXPOSITION itinérante de la ZAD

Un Territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp !


Infos du jour

- Halte aux mensonges !

- CyberAction contre la pub payée par les contribuables

cyberaction N° 526 : Notre Dame des Landes : Non à la pub payée par les contribuables.

- Ayrault s’emploie à rassurer les éleveurs

...de Twitter de Jean-Marc : "En route pour le Salon de l’agriculture ! C’est l’occasion pour moi de redire ma confiance et mon soutien à notre filière agricole."

Tu sait jean-marc, les gens que t’es en train de exproprier a notre dame des landes sont des éleveurs aussi....confiance et soutien de ta part ? Ah oui, on a oublier, tu n’a rien a foutre des gens en vrai, ca correspond pas a ton poste, n’est pas. Drôle de vérité quand même.

- 16h38 : apparemment il y a des fouilles archéologiques vers St. Jean du Tertre, mais sur une nouvelle champ. Qui peut aller voir et nous tenir en courant, prendre des photos, interpeller etc etc...ça pourrait être utile !

- [Tours] Première, deuxième, troisième interdiction… Nous sommes toutes des pédales noires !

- Notre-Dame-des-Landes. Un clip en légumes contre le bitume

Les partisans du projet d’aéroport viennent de lancer une campagne de communication à destination du grand public, dont le budget (300.000 euros) a fait grincer des dents. Pendant ce temps, c’est à l’aide de brocolis, de pommes de terre et de radis que le Collectif du pays de Morlaix contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes réaffirme son opposition au projet.

Dans un film d’animation, mis en ligne la semaine dernière, les auteurs mettent en scène la lutte dans le bocage nantais, avec un décor et des personnages confectionnés entièrement avec des légumes. Un travail de longue haleine, très certainement.

La chanson qui accompagne les images est l’oeuvre des musiciens douarnenistes du groupe 4 pistes, et le clip, véritable ode au système D, a déjà été vu plus de 5.000 fois durant le week-end

( Hi5 les Morlaix, on vous kiffe :) )

- Reporterre publie les notes de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) sur les bénéfices attendus du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Ces notes visent à répondre à la polémique qui avait été engagée en décembre par Le Monde, Reporterre et Rue 89 sur les 911 millions d’euros d’avantages que doit générer l’aéroport, selon le Dossier d’enquête publique de 2006.

Mais, selon l’analyse de Reporterre, qui a consulté le CéDPA (Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport), les explications de la DGAC ne résolvent pas le mystère des 911 millions...

-  présence des flics de ce matin  : on nous a signalé un regroupement au Temple de Bretagne à 7h et ils étaient aussi manifestement à 9h au croisement de la Boissière et de la Paquelais : depuis, pas de nouvelles, si vous avez infos, faites nous signe !

- des nouvelles d’ailleurs :
le local d’expression populaire de Montpellier a été expulsé dés son ouverture
du 15 au 26 avril : une marche antinucléaire pour la vie et l’arrêt immédiat/inconditionnel/définitif du nucléaire dans le Sud Est
ouverture d’une bibliothèque/lieu d’activités à Alès
Grow Heathrow, lieu occupé lors de la lutte contre la 3ème piste de l’aéroport de Londres fête ses 3 ans ! -> ]

- Le collectif "Face aux armes de la Police" a fait une discussion ce week-end pour parler entre autres d’une procédure juridique devant le tribunal administratif suite aux nombreux blessés de la ZAD, : plus d’infos ici

- 8h30 : quelques flocons de neige tombent sur la ZAD. Cette semaine, il y a pas mal de chantiers prévus : par exemple, une cuisine collective du côté de chez Gourbi, des constructions diverses du côté de la Bellish, la préparation du carnaval : n’hésitez pas à les rejoindre !


Les RVD sur la ZAD

- projection "les temps des grâces" paroles de paysannes Soirée Projection/débat/échanges sur les questions agricoles à 20h à la Chataigne

- Ce soir :fête de la pleine lune sur la D281 pour lancer le chantier préparation de chars pour le carnaval

Oyez oyez, c’est bientôt le carnaval !

Ça va être l’heure de commencer à fabriquer petits chars mobiles, masques et costumes. Pour ça, il y a des lieux à disposition, vous trouverez l’info à Bison Futé (sur la D281).

Une semaine de chantier collectif est proposée du 25/02 au 02/03, et commencera par la fête de la Pleine lune le lundi soir sur la D281. Amenez à boire, à manger et vos idées les plus folles !

Pour les gens qui voudraient apporter du matos de l’extérieur, il y a un espace pour à Montjean, sous le hangar.

Peinture, tissu, bois, freaille, déguisements... Bref, de quoi faire des chars et se déguiser !

à bientôt !

Les RDV ailleurs :

pour les jours suivants : lire ici

25 février

- Paris 10eme : réu du collectif NDDL paris 10ème

réunion publique du collectif Nddl paris 10e qui aura lieu le 25 février à Paris 10

- marcillac

reunion du comiter desoutien a nddl au guingois a marcillac/ 19H auberge espagnole 20H reunion

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 15:35

 

Rue89 - à lire sur Reporterre.net 25/02/2013 à 15h54

Notre-Dame-des-Landes : Reporterre s’est replongé dans les chiffres. Le mystère demeure

 

Signalé par Sophie Caillat

 

En décembre, nous avons publié l’analyse d’Hervé Kempf, du site Reporterre, sur la rentabilité supposée du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. A force d’insister auprès des autorités, il a obtenu de la Direction générale de l’aviation civile(DGAC) deux notes censées expliquer comment est produit le chiffre de 911 millions d’euros d’avantages supposés apportés par l’aéroport.

Or, en décortiquant les tableaux d’évolutions, année par année, le journaliste a découvert des points assez étonnants. Comme par exemple le fait de passer, d’une année sur l’autre, de moins d’un million à 27 millions de gains supposés. « Ça, c’est de la culbute ! », remarque-t-il.

Lire sur Reporterre.net (*voir ci-dessous)

 

 

reporterre.net

 

Hervé Kempf (Reporterre)

dimanche 24 février 2013

 

 

L’administration a enfin communiqué des notes expliquant comment l’aéroport de Notre Dame des Landes est censé générer 911 millions d’euros d’avantages. Reporterre les publie en exclusivité.

Problème : les explications ne résolvent pas le mystère.


En décembre dernier, nous avions montré que le chiffre de 911 millions d’euros d’avantages supposés être dégagés par l’aéroport de Notre Dame des Landes était très suspect.

En nous appuyant sur l’analyse du rapport d’experts indépendants CE Delft, nous soulignions que ce chiffre paraissait le fruit d’une manipulation.

C’est seulement le 19 février que la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) nous a communiqué deux notes censées expliquer comment est produit ce chiffre.

Les deux notes sont datées du... 4 novembre et du 4 décembre 2012. Quel dommage qu’elles ne soient publiées que maintenant ! Nous les avons communiqué, avec l’accord de la DGAC, au CéDPA (Collectif d’élus Doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes), qui ne les avait pas reçues.

Voici la première note :

PDF - 78.4 ko

Accompagnée d’une seconde, présentant un tableau précis :

PDF - 185.7 ko

Ah, au fait... Ces documents ne sont pas publiés largement ! Autrement dit, Reporterre a l’honneur de vous les présenter en exclusivité.

La DGAC a du retard à l’allumage. Disons qu’elle a fait confiance à la presse pour contribuer à l’édification du public et au débat démocratique.

On peut donc maintenant étudier la version officielle des fameux 911 millions.

Rappelons que ces notes cherchent à expliquer le raisonnement tenu en 2006 permettant de parvenir au chiffre de 911 millions d’euros présenté dans la pièce F du dossier d’enquête d’utilité publique.

Pour mémoire, le voici :

Tout le raisonnement repose sur le fait que le futur aéroport ferait gagner du temps aux voyageurs, et que ce temps peut être valorisé.

Ainsi, le tableau de la pièce F de 2006 signifie Qu’en 2025 (deuxième colonne), l’aéroport fait gagner 312 000 heures ce qui génère des "avantages" de 30,6 millions d’euros par an, soit 911 millions sur la période 2012-2042.

La première note de la DGAC nous explique aujourd’hui qu’il faut prendre en compte différents modes de transport pour se rendre à l’aéroport. Et qu’en allant à Notre Dame des Landes, on va globalement gagner du temps par rapport au trajet passant par l’aéroport existant de Nantes Atlantique.

"A titre d’exemple, écrit la DGAC, un voyageur nantais qui aurait effectué une correspondance aérienne par Paris depuis Nantes-Atlantique pourra, avec l’enrichissement de l’offre aérienne sur le nouvel aéroport, s’y rendre en voiture pour prendre directement l’avion vers sa destination finale, comptabilisant ainsi une économie de temps sur le mode aérien en évitant une correspondance, et une augmentation du temps passé en voiture compte tenu du fait que le nouvel aéroport n’est plus situé à proximité immédiate du centre de l’agglomération.

Les ’plus’ et les ’moins’ sur chacun des modes de transport conduisent ainsi au résultat final présenté dans le dossier d’enquête publique, qui ne peut être repris directement par une simple division comme le fait le cabinet Delft."

Le détail du calcul est ensuite présenté dans un tableau de la deuxième note. Le voici :

Oh, il y a du bleu, il y a du jaune, c’est très joli.

Et regardez en bas à droite :

30 626 951 €, 30,6 millions d’euros, voici le fameux chiffre, le même que dans le tableau de la pièce F de 2006 :

On retombe sur nos pieds, les experts de CE Delft n’avaient rien compris, le CéDPA est nul, et les journalistes qui creusaient la question des sapajous !

Ah, bon, très bien. Réfléchissons, et délibérons.

D’abord, remarquent les membres du CéDPA, on nous parle maintenant de temps de transport aérien, mais celui-ci n’est pas du tout évoqué dans la pièce F : pages 96 et 97, le texte cite le transport par route, par train, par tram-train, mais jamais le transport aérien, alors que c’est en avion qu’on gagne le plus de temps. Bizarre, non ?

Deuxième observation, plus importante : puisque le temps gagné dépend aussi des itinéraires empruntés par les voyageurs prenant l’avion à Nantes (ou à Notre Dame des Landes), l’analyse de ces itinéraires est très importante.

Or, indique la pièce F, p. 96, le consultant qui a mené les calculs (JLR Conseil) a recouru à une enquête datant de 2000-2001 :

Or, depuis 2000, il y a eu des évolutions très importantes : le trafic a augmenté sur Nantes-Atlantique, des compagnies low cost s’y sont installées, des lignes ont été ouvertes, d’autres fermées, etc.

Il est donc nécessaire de connaître la matrice des itinéraires utilisée pour voir si elle correspond à la situation actuelle, d’une part, et quelles hypothèses elle adopte pour le futur.

Dans l’avenir, deux éléments paraissent en effet importants : d’une part, l’arrivée de la LGV Paris-Rennes, et un barreau LGV dans l’Essonne, qui facilitera l’accès aux aéroports parisiens ; d’autre part, une incertitude sur la pérennité des vols low cost, en général et sur leur implantation à Notre Dame des Landes.

"Allo, la DGAC, la matrice des itinéraires, s’il vous plait ?"

Troisième observation, carrément troublante  :

Les notes de la DGAC reconstituent le chiffre de 30,6 millions d’euros en 2025. Mais comment est-on passer de 30,6 millions cette année-là à 911 millions sur 2012-2042 ?

Comme on a un point de départ en 2012, on peut reconstituer une évolution sur 2012-2025.

On peut faire de même jusque 2042, puisque l’on a le chiffre global de 911 millions, qui en fait est le résutat du cumul des gains annuels sur toute la période. La logique voudrait que l’on observe une évolution assez régulière.

Or, regardez ce qu’un calcul sommaire en fonction des résultats indiqués par la pièce F et par la note de la DGAC indique :

Vous ne voyez pas ? Attendez, on va préciser :

Ah, vous comprenez. On passe d’une année sur l’autre de moins d’un million à 27 millions ! Fortiche ! Cà, c’est de la culbute !

Un tour de passe-passe. A moins qu’il y ait une meilleure explication... Mais il faut l’indiquer.

Alors, si on mettait tout sur la place publique ?

"Allo, la DGAC, la série année par année sur 2012-2042, s’il vous plait ?"



Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Consulter par ailleurs : Dossier Notre Dame des Landes


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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 15:25

 

Libération

  25 février 2013 à 13:01 (Mis à jour: 14:47)
Olivier Besancenot le 31 août 2012 à Paris.
Olivier Besancenot le 31 août 2012 à Paris. (Photo Bertrand Guay. AFP)

 

 

Article + vidéo L'ex-candidat trotskiste à la présidentielle proteste contre la menace de fermeture d'une usine de la marque dans la Sarthe. Candia dénonce une sortie «irresponsable».

Par AFP

Olivier Besancenot (Nouveau Parti anticapitaliste) a appelé lundi à boycotter le lait Candia dont des salariés luttent contre une menace de fermeture d’usine dans la Sarthe. Sur France 2, l’ex-candidat trotskiste à l’Elysée a brandi une brique de lait de cette marque, en évoquant les employés de l’usine du Lude, près du Mans, «qui m’ont demandé d’appeler au boycott».


 


 

«Ceux qui s’apprêtent à boire du lait, vous pouvez faire un geste tout simple, militant à sa façon, arrêter de boire du Candia en ce moment parce qu’ils sont 190 à voir leur usine fermer, à lutter contre leur plan social», a fait valoir le responsable d’extrême gauche. «Chacun peut le faire, et chacun peut être un peu plus efficace que le gouvernement en la matière», selon Olivier Besancenot.

Jean-Baptiste Froville, porte-parole de Candia, a jugé «irresponsable» cet appel au boycott. «Candia est une entreprise française. 100% de ses produits sont fabriqués grâce à du lait français», a-t-il affirmé, précisant que 12 400 producteurs de lait français environ travaillaient pour Candia.

Selon lui, «la restructuration de l’entreprise est liée à des difficultés et le groupe joue sa survie, ce qui nécessite un plan de restructuration». Dans ces conditions, «l’appel au boycott d'Olivier Besancenot est irresponsable», a-t-il affirmé.

Olivier Besancenot avait auparavant estimé que le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, «s’il croit à ce qu’il raconte, il faut qu’il assume qu’il n’a pas les moyens d’agir dans ce gouvernement et qu’il parte».

Interrogé sur l'échange épistolaire entre Arnaud Montebourg et le PDG américain de Titan, il a jugé la lettre de ce dernier «grotesque, ordurière, mais la réponse de Montebourg c’est "on joue à savoir qui pisse le plus loin", qui est le plus compétitif».

«Sauf que la possibilité d’un repreneur Titan» pour l’usine Goodyear d’Amiens, «c’est le gouvernement qui l’a mise sur la table, les travailleurs n’y ont jamais cru», a fait valoir Olivier Besancenot.

L’usine du Lude est, avec celles de Villefranche-sur-Saône (Rhône) et Saint-Yorre (Allier), l’un des trois sites que le groupe coopératif Sodiaal - maison-mère de Candia - compte fermer dans le cadre de sa restructuration.

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 15:15

 

 

 

Par Okeanos

25 février 2013 - 11:25
(dernière modification le 25/02/2013 - 15:20)

 

Les révélations explosives d'un ancien diplomate grec.

Un ancien diplomate grec, Leonidas Chrysanthopoulos, s'est confié depuis qu'il a démissionné de son poste aux ministère grec des affaires étrangères. Notamment en parlant avec les journalistes Leigh Phillips de Newstatesman et Barbara Van Haute de Millstonenews. Il prédit une insurrection sociale et des manifestations violentes en Grèce et indique que le gouvernement aurait engagé BlackWater, l'entreprise américaine militaire privée  tristement célèbre pour ses activités en Irak, pour protéger le parlement. S'il semble être rassuré sur les forces armées grecques et un éventuel coup d'Etat, il ne mâche pas ses mots sur le gouvernement, l'UE et le futur sombre qui attend le pays.

Emeutes en février 2012

Emeutes en février 2012

Leonidas Chrysanthopoulos était un diplomate du ministère grec des affaires étrangères. En tant que jeune officier en service dans les années 1970, il a contribué à assurer l'adhésion de la nation alors fraîchement démocratique à l'Union Européenne (à l'époque la CEE). Il a été ambassadeur d'Athènes en Pologne, en Albanie et au Canada, et, enfin, le directeur général des affaires européennes au sein du ministère.

L'an dernier, il a finalement démissionné en tant que secrétaire général de l'organisation de coopération de la mer Noire, est parti dans le secteur privé, et se sent désormais libre de parler ouvertement de sa fureur sur ce que font l'Europe et les prêteurs internationaux à son pays.

"A un certain moment, très bientôt, il y aura une explosion des troubles sociaux. Cela sera très désagréable" dit-il. Dans les dernières semaines, les bureaux des partis au pouvoir ont été incendiés, ainsi que les maisons de journalistes pro-gouvernementaux. Le siège du parti de la Nouvelle Démocratie au pouvoir a été mitraillé et quelques jours plus tard, une bombe a explosé dans un centre commercial appartenant au 2ème citoyen le plus riche du pays. Personne n'a été gravement blessé par les attaques.

"Il s'agit d'une escalade des actions", s'inquiète-t-il, ajoutant qu'il s'attend à ce que "l'explosion" se produise tôt ou tard. Il prédit que l'étincelle arrivera quand les nouveaux impôts et les nouvelles taxes avec effet rétroactif viendront à échéance dans les prochains mois et que les gens ne pourront tout simplement pas payer. "Il y aura de nouvelles hausses des actions armées. Il y aura des manifestations sanglantes."

"Ces actions sont condamnables, bien sûr, mais je pense que ce genre d'activité armée augmentera aussi longtemps que le gouvernement continuera d'imposer des mesures oppressives contre le peuple grec."

Le Premier ministre belge Elio di Rupo a dit à Davos que l'Europe doit changer la course de l'austérité dans les six mois s'il n'y a aucun signe de reprise. Ce sont des paroles d'espoir pour Chrysanthopoulos, mais il craint que cela ne soit déjà trop tard pour son pays.

"Nous n'avons pas six mois. Si l'UE veut changer quelque chose, ils doivent le changer hier. Nous avons même des problèmes à enterrer les morts parce que les gens ne peuvent plus payer les frais d'obsèques. Nous nous dirigeons sur la voie de la destruction. (...) La situation en Grèce est dramatique. Si nous poursuivons la voie de l'austérité, nous finirons par un désastre. Si la Grèce d'abandonne l'euro et revient à la drachme, la situation serait difficile, mais plus facile à gérer. Si nous devions revenir à la drachme, cela se ferait progressivement avec les deux monnaies en coexistence pour une période d'un an, ce que nous avons fait lorsque nous avons adopté l'euro. Mais avec une monnaie nationale, la Grèce sera en mesure de la dévaloriser et de rendre son économie plus compétitive."

L'été dernier, la coalition dirigée par Antonis Samaras a lancé une répression majeure (l'opération "Xenius Zeus", le nom de l'ancien dieu de l'hospitalité) sur les migrants irréguliers, détenant jusqu'à 60.000 personnes dont 4.200 seulement ont été arrêtées pour des infractions - une décision qui a été critiquée par Amnesty International et d'autres organisations de défense des droits de l'homme.

Chrysanthopoulos a indiqué que le gouvernement a engagé Blackwater, l'entreprise américaine militaire privée  tristement célèbre pour ses activités en Irak, qui porte désormais le nom de "Academi". Il en explique la raison sans ambages : "Le gouvernement grec n'a pas confiance en sa police, dont les salaires ont également été réduits."

Dans une interview fin 2012, il a indiqué :

"La démocratie n'existe plus en Grèce. Les mesures d'austérité récemment adoptées étaient inconstitutionnelles selon les plus hauts tribunaux de la Grèce. Un membre du Parlement et ancien ministre a indiqué à la télévision que les mesures sont inconstitutionnelles, mais qu'ils doivent les voter. De cette façon, il ouvertement violé le serment qu'il a pris quand il a prêté serment de protéger la Constitution.

Le gouvernement grec a récemment conclu un accord avec la société remplaçante de Blackwater pour engager des mercenaires pour la protection du Parlement. Cependant, le Parlement, dans les démocraties, ne requiert aucune protection. Des directives ont été données aux médias sur ce qui peut être dit et toléré et ce qui ne peut être toléré [voir ici]. Les journalistes qui ne se conforment pas sont harcelés par des agents du gouvernement ou arrêtés. Un autre journaliste a été sommairement congédié de la télévision d'Etat, car il a montré le premier ministre qui était hué lors des célébrations de la fête nationale. Et l'UE se fout de la démocratie en Grèce comme elle le fait à propos de la démocratie dans d'autres pays, comme la Turquie."

Cependant il précise que via ce qu'il entend par les contacts qu'il entretient parmi ses anciens collègues et des politiciens, il est convaincu qu'il n'y aura pas de coup d'Etat militaire, contrairement à 1967.

"Il y a des contacts de certains hommes politiques avec des éléments des forces armées afin de garantir que, dans le cas d'une agitation sociale importante, l'armée n'interviendra pas."

"Je ne veux pas aller trop dans les détails ici car il s'agit d'une question délicate", poursuit-il. "Mais à la suite de ces contacts, je pense que cela va être un succès."

Il déplore ce qui s'est passé à l'UE dans laquelle il a passé une grande partie de sa carrière: "Je faisais partie de l'équipe de négociation en tant que jeune diplomate qui a amené la Grèce à l'UE. L'UE que nous avons rejoint en 1981 n'existe plus."

"Nous avons besoin d'un changement de cap."

Une étude de la fédération grecque des PME a récemment estimé que plus de la moitié des foyers grecs était menacée d'insolvabilité en 2013. Plus d'un tiers de la population grecque vit désormais sous le seuil de pauvreté.

2013, l'année du printemps grec ?

 

Dans le cas ou vous souhaitez partager cet article, vous devez a minima copier également le texte ci-dessous (en conservant le lien) :
source : OkeaNews

Merci de votre compréhension.

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 15:03

 

 

Viande de cheval : Ikea retire ses boulettes de viande dans 15 pays européens

Le Monde.fr avec Reuters | 25.02.2013 à 12h36 • Mis à jour le 25.02.2013 à 15h01


 

 

Un magasin Ikea.

 

Le géant du meuble, Ikea, qui vend et sert également des spécialités culinaires, a annoncé lundi qu'il retirait de la vente dans 15 pays européens des boulettes de viande surgelées, vendues par paquet de un kilo, car elles contiendraient du cheval selon les résultats d'un test réalisé en République tchèque.

"Nous prenons cette affaire très sérieusement et retirons de la vente les paquets d'un kilo de boulettes de viande surgelées en Slovaquie, République tchèque, Hongrie, France, Grande-Bretagne, Portugal, Italie, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Chypre, Grèce et Irlande", ainsi que la Suède et le Danemark, a indiqué une porte-parole du groupe, Ylva Magnusson. Ikea a précisé que ses "propres contrôles n'ont pas révélé de traces de viande chevaline", mais qu'il allait "naturellement approfondir ses recherches".

 

Lire la note de blog : Plats cuisinés : comment savoir ce qu'il y a dedans


VIANDE DE CHEVAL DANS DES CANNELLONIS EN ESPAGNE

En outre, de la viande de cheval a été trouvée en Espagne dans des cannellonis soi-disant farcis avec du bœuf, a annoncé lundi le ministre espagnol de l'agriculture, Miguel Arias Canete, en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.
 

"Nous avons trouvé des traces d'ADN de cheval dans des cannellonis avec une farce de viande dans la péninsule Ibérique", a affirmé M. Canete en marge d'une réunion avec ses homologues européens consacrée notamment à l'examen de ce scandale, qui affecte une quinzaine de pays européens. "Nous avons déjà informé les autorités régionales, les associations de consommateurs et les entreprises concernées", a-t-il ajouté sans plus de précisions

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 14:54

 

Le Monde - sosconso.blog

 
in Share1

Au Salon de l'agriculture, François Hollande a déclaré, samedi 23 février: "Je veux que, à terme, il y ait un étiquetage obligatoire sur les viandes qui sont insérées, introduites dans les plats cuisinés."

Où en est la législation ? Pour l'heure, il est seulement obligatoire de mentionner l'espèce contenue dans le plat (bœuf, porc...), et non l'origine géographique, rappelle la Commission européenne.  

De 2008 à 2011, le Parlement européen et le Conseil ont voté un nouveau règlement (1169/2011) concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

LIcence CC Scott Bauer, USDA

Celui-ci prévoit que l’étiquetage de l’origine ne devienne obligatoire, en 2014, que pour la viande fraîche ovine, caprine, porcine et de volaille.

"Lorsque cette législation a été négociée, les eurodéputés socialistes français ont demandé que la viande introduite dans les plats cuisinés soit étiquetée, comme la viande fraîche", indique leur porte parole au Parlement européen. "La droite a bloqué nos ambitions, à la demande de l'industrie agro-alimentaire, qui a indiqué ne pas savoir faire."

Dans ce texte figure donc seulement l'obligation, pour la Commission, de présenter un rapport sur l’indication obligatoire du pays d’origine ou du lieu de provenance pour la viande utilisée en tant qu’ingrédient, au plus tard le 13 décembre 2013.

Le rapport doit comprendre "une analyse des coûts et des avantages de l’introduction de telles mesures, y compris les incidences juridiques sur le marché intérieur et l’impact sur le commerce international".

La France souhaite que la Commission aille plus vite, et qu'elle rende son rapport bien avant la fin 2013.

Si le rapport était positif – ce qui n'est pas assuré –, la Commission pourrait proposer une modification du règlement, qui devrait être votée par le Conseil et le Parlement : encore des mois d'attente.

La Commission rappelle que, dans l'affaire des lasagnes au cheval roumain, les plats cuisinés étaient étiquetés "viande de bœuf" : "S'il y a fraude, l'étiquetage ne change rien."

Dans l'immédiat, les distributeurs ou les

 

industriels peuvent étiqueter volontairement l'origine de leur viande.

Intermarché,  Findus et Carrefour se sont ainsi engagés à le faire et à n'utiliser que de la viande d'origine française dans leurs plats préparés.

Lire aussi : "Il neige : qui doit balayer devant ma porte ?"
ou "Ski : attention aux accidents"

 

 

 

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