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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:22

 

Midilibre.fr

 07/06/2013, 08 h 50 | Mis à jour le 07/06/2013, 08 h 57
Jeudi soir, une centaine de personnes réunies après la mort de Clément Méric.
Jeudi soir, une centaine de personnes réunies après la mort de Clément Méric. (WILLIAM TRUFFY)

                                                                                                                                                                                                                       Hier, les forces de gauche se sont réunies devant Carré d'Art. Une nouvelle action est prévue ce vendredi midi, place de l'Horloge.

 

PC, Parti de Gauche, Gauche anticapitaliste, Alternatifs, formations composant le Front de Gauche, mais aussi plusieurs syndicats, CGT, FSU, Solidaires..., des formations d’extrême gauche, comme le NPA ou Alternative libertaire, et encore le Mouvement des jeunes socialistes, au total une centaine de personnes se sont rassemblées hier soir sur le parvis de Carré d’art. Une mobilisation spontanée, en réaction à la mort du jeune militant d’extrème gauche, Clément Méric, frappé jeudi soir à Paris par des "skinheads" suspectés d’appartenir à des groupuscules d’extrême droite. Les intervenants ont dénoncé un "assassinat politique" et appelé à une mobilisation "contre le fascisme". La mobilisation se poursuivra ce vendredi à midi, place de l’Horloge, à l’appel des syndicats et demain matin devant la sous-préfecture d’Alès.

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 18:38

 

Le Monde.fr avec AFP

 06.06.2013 à 09h43 • Mis à jour le 06.06.2013 à 11h06

 

 

Si l'augmentation de la fiscalité relève d'une décision gouvernementale, celle du prix des paquets de cigarettes provient d'une décision des fabricants.

Le gouvernement pousse à une augmentation des prix des cigarettes de 40 centimes en deux temps, 20 centimes en juillet et 20 centimes en octobre, indique le quotidien le Figaro jeudi 6 juin.

Alors que les cigarettiers voulaient éviter une hausse des tarifs en juillet, préférant diminuer leurs marges pour ne pas faire baisser leur volume de ventes, Bercy leur a demandé d'accepter de répercuter cette hausse en deux temps, agitant même la menace d'une hausse de 40 centimes dès juillet, indique le journal qui ne précise pas ses sources.

Si le ministère de l'économie et des finances avait initialement validé le statu quo en mai, il a dû se raviser après un arbitrage de l'Elysée en faveur de la position de la ministre de la santé, Marisol Touraine, qui souhaite une hausse marquée du prix des cigarettes afin de faire baisser la consommation de tabac, explique le journal.

Si l'augmentation de la fiscalité relève d'une décision gouvernementale, celle du prix des paquets de cigarettes provient d'une décision des fabricants qui décident ou non de répercuter le montant du relèvement des taxes sur leurs prix de vente, pour conserver leurs marges. Ces répercussions doivent ensuite être homologuées par le ministère pour devenir effectives.

Lire le décryptage : Tabac : une hausse pour rien ?

Les cigarettiers craignent que les hausses brutales de prix ne fassent baisser leur volume de ventes et privilégient des augmentations modérées et régulières.

 

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:46

 

 

Médiapart

 

 

 

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C’est une véritable bombe que vient de lâcher la Commission de régulation de l’énergie (CRE), en plein débat national sur la transition énergétique : s’il veut couvrir ses coûts de production pour la seule année 2013, le groupe EDF devrait augmenter les tarifs de l’électricité de 9,6 % d’ici cet été. Déjà très importante, cette hausse atteindrait un niveau astronomique si l’électricien cherchait à rattraper ses coûts non couverts de 2012 : pour les particuliers (tarif bleu) il faudrait l'augmenter de 7,6 % supplémentaire, soit 17,2 % au total dans les mois à venir.

 

Pour la seule année 2012, l’écart entre les coûts constatés et les tarifs s’élève à 1,47 milliard d’euros, selon le calcul de la CRE. Cette flambée tarifaire serait moindre pour les entreprises (tarifs jaune et vert). Elle s’atténuerait dans l’hypothèse d’un allongement de dix ans de la durée de vie des centrales nucléaires – ce qui permettrait à l’entreprise de lisser la hausse des prix dans le temps.

Une telle augmentation des prix de l’électricité semble difficilement acceptable pour le gouvernement, en pleine explosion du chômage et des inégalités sociales. Le gouvernement « n'envisage pas de procéder au rattrapage du retard accumulé depuis plusieurs années immédiatement, compte tenu de la situation du pouvoir d'achat », a aussitôt réagi la ministre de l’écologie et de l’énergie Delphine Batho. Ce n’est d’ailleurs pas la CRE qui fixe les tarifs de l’énergie, mais bien l’État. Autorité administrative indépendante, créée à l’occasion de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie, la commission ne dispose que d’un pouvoir consultatif sur les tarifs.

Mais dans le cadre de sa mission de contrôle des coûts de production et commerciaux d’EDF, elle jette un gros pavé dans la mare : les tarifs régulés de l’électricité actuellement en vigueur ne couvrent pas les coûts de production et de commercialisation d’EDF. Philippe de Ladoucette, le président de la CRE, devrait s’en expliquer jeudi 6 juin, lors de son audition par le conseil national du débat sur la transition énergétique.

 

Qui va payer ?

 

Evolution des coûts de production et de commercialisation, 2007-2012 (©Cre). 
Evolution des coûts de production et de commercialisation, 2007-2012 (©Cre).

La perspective d’une explosion des prix de l’électricité n’est pas une nouveauté : la CRE l’avait déjà noté dans un rapport de février dernier sur le fonctionnement du marché de détail (voir ici). À l’époque, elle considérait qu’une hausse d’environ 30 % était à prévoir sur la période courant de 2012 à 2017. Soit une augmentation annuelle d’environ 6 % du prix de l’électricité pour les consommateurs. Henri Proglio, le PDG d'EDF, avait aussitôt endossé cette prévision de hausse, transformée en requête publiquement formulée à de multiples reprises.

Mais l’autorité régulatrice livre aujourd’hui une analyse plus précise et plus alarmiste du système tarifaire en vigueur. Car les tarifs réglementés de vente de l’électricité « doivent a minima couvrir les coûts de production comptable des opérateurs historiques ». C’est un principe fondateur, confirmé par la jurisprudence du Conseil d’État, selon laquelle il incombe au gouvernement « de répercuter dans les tarifs qu’ils fixent, de façon périodique, les variations à la hausse ou à la baisse, des coûts moyens complets de l’électricité distribuée par EDF et les entreprises locales de distribution ».

C’est pour sanctionner le non-respect de cette règle que les juges ont annulé, en janvier dernier, trois arrêtés tarifaires sur une autre source d’énergie, elle aussi encadrée par un tarif régulé : le gaz naturel (voir ici). À la suite de ce jugement, qui promettait une forte augmentation des tarifs du gaz pour les ménages, les ministères de l’économie et de l’écologie ont établi une nouvelle formule de calcul, moins dépendante des cours du pétrole, afin de réduire les prix pour les particuliers.

Mais le gouvernement n’annonce pas pour l’instant de refonte des tarifs de l’électricité, chantier assuré de devenir un champ de mines tant la question est complexe et lourde d’impacts sociaux. Le ministère Batho se contente pour le moment d’annoncer une décision tarifaire en juillet, « après une analyse précise des facteurs d’évolution et des mesures de correction envisageables ». « L'augmentation structurelle des coûts de l'électricité confirme la nécessité d'accélérer la mobilisation pour les travaux d'efficacité énergétique, pour réduire la dépense énergétique », insiste la ministre, qui demande par ailleurs à EDF de « renforcer son programme de maîtrise des coûts ».

L'endettement financier net d'EDF atteignait 39,2 milliards d'euros fin 2012, en hausse de 5,9 milliards par rapport à l’année précédente. Or cette dette a un coût, y compris pour le contribuable, alors que l’État possède toujours 84 % du capital de l’électricien. En 2012, il a émis 7,6 milliards de plus d’emprunts qu’il n’est parvenu à en rembourser. L’année précédente, l’écart n’était que de 1,8 milliard d’euros. 

D’où vient l’explosion des coûts d’EDF ? D’un peu partout, nous apprend le rapport de la CRE : coûts commerciaux, qui ont crû de 6,3 % par an depuis 2007 ; coûts fixes – où le poids des investissements « s’accroît considérablement depuis quelques années », qui ont augmenté de 5,1 % chaque  année ; charges variables d’exploitation. Contrairement à une idée reçue bien ancrée, les énergies renouvelables ne représentent qu’une infime part de ce dérapage : il est donc erroné de vouloir bloquer l’essor des éoliennes et du photovoltaïque au nom de la préservation du pouvoir d’achat.

En revanche, la CRE met le doigt sur la hausse de coûts en général passés sous silence : achats de combustibles (+7 % par an), et surtout, le déploiement des certificats d’économie d’énergie (CEE), un dispositif incitatif à l’amélioration de l’efficacité énergétique, dont le coût explose de 40 % par an. Il est à remarquer que ces estimations ne prennent pas en compte les coûts de construction de l’EPR de Flamanville (voir à ce sujet l’analyse de l’économiste Benjamin Dessus).

Tous les indicateurs convergent donc vers une hausse prochaine et importante des prix de l’électricité pour les ménages et les professionnels. Au regard de l’état des comptes d’EDF, on voit mal comment l’exécutif pourrait y échapper, à moins d’entamer une vaste et ardue réforme du système tarifaire. En attendant cette échéance aujourd’hui hypothétique, l’État devra livrer un arbitrage lourd de sens politique et de conséquences sociales sur la répartition de la charge entre clients, contribuables et actionnaires d’EDF.

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:25

 

 

Médiapart

 

 

Lire aussi

 

 

Tout faux ou presque. C’est le constat qui s’impose après la lecture du rapport interne du FMI, publié le 5 juin, sur la politique imposée à la Grèce depuis le début de la crise euro. Rarement, une institution internationale se livre à un exercice d’autocritique aussi décapant. Le seul vrai résultat que le FMI reconnaît dans la gestion des trois années de crise, c’est que la Grèce est restée dans la zone euro.

Pour le reste, aucun objectif n’est atteint, à en croire le rapport. « Il y a eu des échecs notables. La confiance des marchés n’est pas revenue, le système bancaire a perdu 30 % de ses dépôts, et l’économie subit une récession bien plus profonde que prévu avec un taux de chômage exceptionnellement élevé. La dette publique reste trop haute et devra éventuellement être restructurée », écrit le rapport en préambule. « La crise et la récession ont eu de terribles conséquences pour la Grèce en terme de chômage et ont provoqué un malaise grandissant dans la société, les partis extrêmes gagnant de plus en plus d’influence », conclut-il.

Ce constat est bien éloigné de celui dressé par Christine Lagarde elle-même, directrice générale du FMI, ou par les autorités européennes qui ne cessent de répéter en boucle depuis quelques semaines que la Grèce est sur la voie du redressement, et que le pire est passé. Une façon de se persuader et surtout de persuader les Européens qu’ils ne se sont pas trompés.  

 

Evolution du PIB de la Grèce avec les différentes révisions des prévisions 
Evolution du PIB de la Grèce avec les différentes révisions des prévisions© FMI

D’où leur vient une telle assurance ? À lire les chiffres du rapport, une évidence s’impose : l’Europe et le FMI ont constamment été dans l’erreur depuis le début. La Grèce signe une déroute intellectuelle, politique, économique européenne sans précédent. Elle a été le cobaye des dogmes et des a priori de l’Europe, de la Banque centrale européenne et du FMI, qui ont piloté les différents plans de sauvetage du pays par le biais de la Troïka. Elle en paie un prix social et économique exorbitant. Le pays va en avoir pour des années pour se remettre de cette destruction menée au nom de l’euro, et qui avait été prédite par nombre d’économistes, atterrés ou non.

Les programmes d’austérité et d’ajustement fiscal et budgétaire s’imposaient, compte tenu de la situation financière et économique de la Grèce, insiste le rapport. « Une profonde récession était inévitable », ajoute-t-il. Pourtant, tout en s’accrochant à leurs analyses et leurs dogmes, les rapporteurs sont bien obligés de reconnaître que la réalité ne s’est pas conformée à leur théorie. 

Ils rappellent leurs prévisions du début et les comparent aux résultats actuels. L’effet est dévastateur. « Les révisions des données compliquent les comparaisons, mais le PIB réel en 2012 était inférieur de 17 % à celui de 2009, alors qu’il était prévu seulement une baisse de 5,5 % dans le premier programme. » La troïka a manifestement eu du mal à admettre le dérapage par rapport à la trajectoire prévue : « Les prévisions de croissance de départ ont été maintenues jusqu’à la cinquième révision (en décembre 2011) et ont été alors révisées, la reprise étant reportée à 2014. » Mais faut-il croire à cette nouvelle prévision ?

 

L'échec des théories

 

Evolution du chômage en Grèce avec les différentes révisions 
Evolution du chômage en Grèce avec les différentes révisions© FMI

Conséquence de cette sous-estimation massive des programmes d’austérité : le chômage est bien plus élevé que prévu, « en ligne avec la sévérité de la récession ». « Le taux de chômage en 2012 était de 25 %, alors que les premières projections prévoyaient un taux de 15 % . L’importante hausse du chômage a dépassé les prévisions calculées sur les estimations du coefficient Okun (loi économique qui prévoit une relation linéaire entre le taux de croissance et celui du chômage - ndlr) pour la Grèce. »

Mais la théorie ne suit pas non plus sur les questions budgétaires et financières. La réduction des dépenses publiques a été menée à la hache. Les emplois publics ont été abaissés, les dépenses de santé, d’éducation ont été taillées en pièces, les retraites et les salaires abaissés, les impôts et toutes les taxes augmentés. Et pourtant, là non plus les résultats ne correspondent pas aux attentes. Si le déficit budgétaire a considérablement diminué, l’endettement quant à lui explose. Là encore, les prévisions tablaient sur un retour autour de 140 % du PIB aux alentours de 2020. Les nouvelles projections sont plutôt autour de 225 % du PIB à la même date.

 

Evolution des coûts salariaux en Grèce 
Evolution des coûts salariaux en Grèce

De même, les experts de la Troïka étaient persuadés du bien-fondé de la théorie libérale sur la dévaluation interne et les effets de la baisse des salaires sur le retour de la compétitivité. « Les coûts salariaux ont baissé de façon significative pendant la période », note le rapport, sans que cela ait quelque effet sur le chômage et pas davantage sur la compétitivité. Car les effets de la baisse des coûts salariaux n’ont été répercutés ni sur les prix à la consommation, ni dans les exportations. De plus, la récession a entraîné une baisse des investissements productifs. Conséquence : « L’essentiel de l’amélioration de la productivité tient à la réduction des salaires. Les gains de productivité ont été très limités. »

« Les projections montrent que seulement 3 % sur les 20-30 % d’amélioration nécessaires pour retrouver une compétitivité seront réalisées en 2013 », note le rapport. Le FMI semble tout à coup se rendre compte que la compétitivité de l’économie ne se résume pas aux coûts salariaux mais doit aussi intégrer d’autres critères, comme la base productive, la recherche, le savoir-faire, les infrastructures. Un tout petit oubli.

Le fiasco est tel que le FMI ne peut éviter de se poser quelques questions sur le programme d’austérité imposé par la Troïka à la Grèce. Pourquoi cela a-t-il tourné si mal ? Le rapport reconnaît avoir fait quelques erreurs théoriques, dont le fameux coefficient budgétaire (liant les effets de la réduction des dépenses publiques sur l’ensemble de l’économie - ndlr) qui donne lieu à un vaste débat entre le FMI et l’Europe depuis neuf mois. (voir le double langage du FMI). « Le programme initial reposait sur un multiplicateur de seulement 0,5, en dépit de la relative fermeture de l’économie grecque et du manque d’outil de change (en raison de l’euro). De récentes études sur le programme grec montrent en fait un multiplicateur du double de la taille. ». En termes clairs, alors que le FMI prévoyait que pour un euro économisé dans les dépenses publiques, les répercussions sur l’économie grecque ne serait que de 50 centimes, il s’avère que pour un euro économisé par le public, le contrecoup estimé sur l’économie grecque est une réduction de 2 euros. La différence d’évaluation est de 1 à 4. Une petite erreur.

De même, le FMI avoue avoir été trop confiant dans le secteur privé, censé prendre le relais du public. Mais les espoirs placés dans le privé, toujours paré de toutes les vertus, n’ont pas été récompensés. La confiance n’est pas revenue. Pire, les capitaux ont fui.

 

Circonstances atténuantes

 

Mais l’institution internationale plaide les circonstances atténuantes. D’abord, un plan de sauvetage en Europe avait un caractère totalement expérimental. Le FMI n’était jamais intervenu dans une situation aussi compliquée que la zone euro, qui interdit toute dévaluation pour accompagner les mesures d’austérité imposée, rappelle-t-il. Il lui a fallu aussi apprendre à travailler avec l’Union européenne et la BCE, autres membres de la Troïka, collaboration qui, finalement, se félicite-t-il, a bien fonctionné.

Le rapport pointe naturellement les responsabilités des différents gouvernements grecs, qui, insiste-t-il, ont tergiversé dans l'application des mesures prônées. Mise en place trop lente des réductions d’effectifs dans le secteur public, contrôle insuffisant, programme de privatisation trop lent, recouvrement de l’impôt insuffisant, rigidités de l’économie avec des secteurs protégés qui bloquent l’adaptation, lois inadaptées aux attentes des investisseurs étrangers… tout y passe.

Si c’était à refaire, le FMI reconnaît qu’il ne s’y prendrait plus comme cela. D’abord, il ferait moins confiance dans les promesses successives du gouvernement. Après, il imposerait d’emblée un programme massif de privatisation. Tout juste reconnaît-il qu’il prêterait un peu plus d’attention à la question de l’évasion fiscale,  qu’il avait sous-estimée.

Mais les vraies responsabilités du fiasco grec, le FMI les impute à l’Europe. Les louvoiements incessants des dirigeants européens, la menace sans cesse agitée de sortir la Grèce de l’euro, les refus de payer ont pesé sur les trois années de gestion de la crise grecque. L’Europe s’employant avec constance à miner toute confiance envers à Athènes, poussant le pays jusqu’à l’explosion. Chaque différend, chaque petite phrase d’un responsable européen a été payé chèrement par les Grecs, par le biais de l’explosion de ses taux puis par le renforcement des mesures d’austérité.

Au-delà des différences politiques, l’institution internationale reproche à l’Europe sa rigidité doctrinale, et surtout la volonté de donner une leçon à la Grèce, la vertu étant érigée comme mode de gouvernement contre les fauteurs endettés. Le rapport rappelle combien la notion d’aléa moral a pesé dans les discussions. Tout cela a été une erreur, infligeant des peines injustifiées à la Grèce, insiste aujourd’hui le rapport. « Une autre voie  pour rendre la dette plus supportable aurait été de la restructurer dès le début », écrit-il en citant l’exemple islandais ou des programmes menés dans le reste du monde sous l’égide du seul FMI. « Mais en Grèce, à la veille du programme, les autorités ont considéré la restructuration de la dette comme une fausse piste, qui ne pouvait être mise sur la table des discussions par le gouvernement grec, et qui n’a pas été proposée au fond », martèle le rapport.

 

Le transfert caché

 

Les détenteurs de la dette grecque 
Les détenteurs de la dette grecque© FMI

En 2012, l’Europe a bien dû se plier au principe de réalité et admettre qu’une restructuration de la dette grecque était inévitable. Mais entre-temps, comme le note le rapport, la dette a changé de main. « Une restructuration plus rapide de la dette aurait diminué le fardeau de l’ajustement en Grèce et permis de diminuer les effets dramatiques de la récession. Le report a donné une fenêtre aux créanciers privés pour réduire leurs expositions et placer la dette dans des mains publiques. Ce transfert a été réalisé à une échelle impressionnante (voir graphique) et a laissé le secteur public en risque », assume le FMI.

 

L'exposition des banques européennes aux dettes de l'Europe du Sud en 2009 
L'exposition des banques européennes aux dettes de l'Europe du Sud en 2009© FMI

Mais il ne dit rien des raisons qui ont poussé l’Europe à faire ce choix contraire aux intérêts tant des Grecs que des Européens. Cependant, un petit graphique opportunément publié dans le rapport rappelle ce qui était en jeu : l’énorme exposition des banques européennes, en premier lieu françaises, en Grèce et dans les pays de l’Europe du Sud. Ce que de nombreux économistes avaient souligné dès le départ de la crise grecque fin 2009 se trouve implicitement confirmé par le FMI : la gestion de la crise grecque et plus largement de la zone euro par les dirigeants européens a essentiellement veillé au seul intérêt du système bancaire et financier.

Lors de sa conférence de presse mensuelle, le président de la BCE, Mario Draghi, a refusé de reconnaître la moindre erreur dans la gestion de la crise grecque. « La Grèce s'est attelée à un ajustement formidable. Il faut reconnaître les efforts entrepris et les résultats obtenus », a insisté le président de la BCE avant de mettre en garde contre toute révision de l'histoire avec les lunettes du présent.

De son côté, la commission européenne a vivement réagi jeudi à la publication du rapport du FMI. Elle en conteste vivement l’analyse. Le principal point d’achoppement : la restructuration de la dette. « Même en reconnaissant que la restructuration était inévitable, les risques liés à une restructuration précoce de la dette grecque étaient immenses. La bourrasque sur les marchés financiers au début de 2010 était seulement en train de se calmer, le système bancaire était extrêmement fragile et il n’était pas possible d’évaluer les effets financiers et psychologiques de la plus importante restructuration obligataire dans l’histoire européenne et de ses potentiels contrecoups sur l’économie réelle dans la zone euro. Compte tenu de cet environnement, une restructuration plus tardive a donné du temps pour bâtir un système de sécurité. Une restructuration plus rapide aurait aussi entraîné des risques de contagion systémique. »

À ce stade, la querelle ouverte entre le FMI et la Commission européenne n’est plus du tout théorique. La nervosité qui a saisi les membres de la Troïka montre que l’expérience grecque est en train de tourner au désastre.

 

Evolution de la dette grecque selon différents scénarios 
Evolution de la dette grecque selon différents scénarios© FMI

Les discussions se mènent dans la plus grande discrétion. Tout le monde espère pouvoir temporiser jusqu’aux élections allemandes en septembre, afin de ne pas polluer le débat politique en Allemagne et de ne pas compromettre la réélection probable d’Angela Merkel. Mais une nouvelle restructuration de la dette grecque semble inévitable compte tenu de la spirale déflationniste dans laquelle est entraînée la Grèce, et qui menace de précipiter le pays dans un effondrement total. 

Mais cette fois, ce ne seront plus les créanciers privés qui seront mis à contribution, mais les pays européens. En un mot, les peuples européens à qui l’Europe reproche de vivre au-dessus de leurs moyens, à qui elle demande des réformes structurelles, réductions dans les dépenses de santé, d’éducation, de retraites, suppression des services publics, vont devoir assumer l’effacement des dettes de la Grèce.

Qui assumera alors la responsabilité de leur expliquer que les nouvelles charges qui vont être imputées découlent d’un choix politique de sauver les banques plutôt que les peuples ? En publiant ce rapport dans lequel il reconnaît des erreurs mais impute les choix politiques aux dirigeants européens, le FMI anticipe déjà la crise à venir. Il se dédouane par avance et renvoie la patate chaude aux dirigeants européens. À un moment ou à un autre, ceux-ci ne pourront plus faire l’économie de s’expliquer sur le désastre de leur politique en Grèce comme dans toute l’Europe.

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:09

 

 

GRATIFERIA AVIGNON

 

Vide grenier gratuit / Zone de gratuité + ateliers échanges de savoir-faire (venez participer aux ateliers proposés et osez proposer le votre !)

Le Samedi 8 juin de 10h à 18h (pique-nique partagé le midi)

buvette sur place

En ceinture verte d´AVIGNON Chemin de la transhumance/chemin de la digue par le rond-point CAPSUD ou le Moulin Notre Dame (suivre le fléchage "LEOPART" et "GRATIFERIA")


 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:23

 

Marianne

 Jeudi 6 Juin 2013 à 05:00

 

Directeur adjoint de la rédaction de Marianne et grand amateur de théâtre En savoir plus sur cet auteur

 

Aux États-Unis s’est ouvert le procès du soldat Bradley Manning, qui a fourni les documents accusateurs au site WikiLeaks. Son crime ? Avoir fait connaître la vérité.

 

Patrick Semansky/AP/SIPA
Patrick Semansky/AP/SIPA

C’est un procès politique de la pire espèce qui se tient actuellement à Fort Meade, dans le Maryland (Etats-Unis). L’accusé est le soldat Bradley Manning, 25 ans. Accusé entre autres de « collusion avec l’ennemi » (sic) pour avoir organisé la fuite des 700.000 documents classifiés révélés par WikiLeaks, il encourt la prison à vie. 

Étonnant retournement. Tout le monde, ou presque, a salué la publication de ces documents qui ont mis à nu certains des aspects les plus sordides de la pratique impériale des États-Unis, notamment en Irak. En revanche, personne ne s’émeut outre mesure de voir celui qui  a permis de dévoiler la vérité traité comme un traître, à la manière des victimes expiatoires mises en scène lors des procès staliniens d’antan.

On n’ose imaginer ce qui se serait dit ou écrit si une telle mascarade judicaire avait eu lieu à Cuba, ou dans le Vénézuéla de Chavez. Mais là, on est aux États-Unis, au royaume de la liberté d’expression. On est donc prié de laisser sa conscience au vestiaire du tribunal et d’écouter sans broncher le réquisitoire du procureur militaire, Joe Morrow, qui parle comme au temps du sénateur Mc Carthy de la guerre froide.

Pour Joe Morrow, taillé dans le marbre des certitudes, le soldat Manning est un agent de « l’ennemi », rien de moins. Quel « ennemi » ? Al-Qaïda , tout simplement. Et d’exhiber des documents qui prouverait que dans sa tanière pakistanaise, Ben Laden avait demandé et reçu les rapports de WikiLeaks sur l’Afghanistan. Pour un peu, on reprocherait au soldat Manning d’être responsable a posteriori de l’attentat contre les sœurs jumelles de New York.     
         
La réalité est celle d’un jeune militaire débarquant à 22 ans en Irak, imprégné de certains des idéaux de la démocratie américaine, au point d’avoir fait graver le mot « humaniste » sur sa médaille d’identification. Cela peut faire sourire, mais c’est plus respectable que d’avoir envahi un pays sous des prétextes mensongers, d’y avoir semé la mort, et de s’y être livré à des exactions dignes des grandes horreurs de l’histoire.

Ce n’est pas Bradley Manning qui devrait rendre des comptes à la justice mais l’ancien président Georges W.Bush, ou encore Colin Powell, son ex secrétaire d’Etat. On se souvient de ce dernier agitant à l’ONU ses petites fioles. Il entendait ainsi prouver l’existence des armes de destruction massive attribuées à Saddam Hussein, qui n’ont jamais existé que dans l’imagination des docteurs Folamour de l’administration américaine.

Le soldat Manning, lui, a vu les GI’s à l’œuvre, à Bagdad et ailleurs. Il a vu les bouchers trancher dans le vif, couverts par des gradés se lavant la conscience en même temps que les mains. Il a vu les assassins commettre leurs forfaits. Il a vu la guerre transformer ses collègues de chambrée en monstres à visage humain.

Il a voulu faire éclater le scandale en disant la vérité, aussi gênante soit-elle. D’ailleurs, il ne s’en cache pas puisqu’il a plaidé coupable de 10 chefs d’accusation sur les 22 qui pèsent contre lui. Mais il récuse toute idée de « collusion avec l’ennemi », et il a raison.

C’est ce qui fonde Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres pour échapper aux poursuites de  la justice américaine, à dire que Bradley Manning est « le prisonnier politique le plus important de l’histoire moderne des États-Unis ».

Depuis quand peut-on assimiler la diffusion de faits avérés à une trahison? Le droit à l’information inscrit dans la Constitution des États-Unis relève-t-il des tribunaux ? Vouloir « faire de ce monde un monde meilleur », comme le disait le soldat Manning, est-ce un crime contre l’État ? Plutôt que le traiter comme un terroriste, ne serait-il pas temps de fermer le goulag tropical de Guantanamo, comme s’y était engagé Barack Obama ?

Le 21 janvier 2010, Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, avait prononcé un important discours sur la liberté d’Internet. A cette occasion, elle avait repris à son compte le credo de l’actuel président : « Plus l’information circule librement, plus les sociétés deviennent fortes ».

Si, par hypothèse funeste, le soldat Manning est condamné, la société américaine en ressortira encore plus ébranlée.   

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:10

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 06.06.2013 à 13h33 • Mis à jour le 06.06.2013 à 14h22
 
 
C'est en Grèce que le taux de chômage est le plus important au sein de la zone euro, avec 27 % de la population active.

Le taux de chômage s'est aggravé, mais à un rythme ralenti en mars en Grèce, affectant 26,8 % de la population active, contre 26,7 % en février (taux révisé) et 22,2 % un an auparavant, a annoncé jeudi 6 juin l'autorité des statistiques grecques (Elstat).

Plus de la moitié des jeunes de 15-24 ans non scolarisés sont à la recherche d'un emploi (58,4 %), tout comme plus du tiers des 25-34 ans, contre des taux respectifs de 53,1 % et 30,3 % en mars 2012. Le nombre de chômeurs a crû de 19,7 % sur un an, et de 0,4 % sur un mois, à 1,3 million tandis que la population non active se chiffrait à 3,3 millions.

Dans un pays qui traverse sa sixième année de récession en raison de son surendettement et de la rigoureuse cure d'austérité imposée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, les personnes disposant d'un emploi étaient minoritaires, à 3,5 millions, en baisse de 6,4 % sur un an et de 0,2 % par rapport à février. Elstat avait annoncé en janvier et février des taux de 27,2 % puis de 27 %, mais les a révisés à la baisse en mars en application des règles statistiques.

 

 "ÉCHEC NOTABLE" DU PREMIER PLAN DE SOUTIEN

Cela ne préjuge en rien d'une inversion de tendance, alors que la Grèce entame sa saison touristique estivale, a-t-on relevé à Elstat. Principale victime du chômage de masse en Europe, la Grèce vient d'adresser une lettre à la Commission européenne demandant d'utiliser des fonds des programmes européens pour réduire cette casse sociale.

Dans un rapport rendu public mercredi, le FMI a par ailleurs reconnu que le premier plan de soutien UE-FMI au pays s'était soldé par des "échecs notables", engluant notamment le pays dans une récession dont l'ampleur avait été sous-estimée. "Pour notre part nous avions tout à fait prévu la catastrophe à venir en matière d'emploi, et si l'actuelle politique ne change pas, les choses vont encore empirer avec un taux de chômage à 29-30 % pour 2013", a commenté Savvas Robolis, qui dirige l'Institut du travail de la confédération syndicale grecque GSEE.

 

Lire : Aide à la Grèce : le FMI reconnaît des 'échecs notables'


La Commission européenne s'est dite jeudi en "désaccord fondamental" avec le FMI sur plusieurs aspects de son rapport évaluant les résultats du premier plan d'aide à la Grèce en 2010. Le FMI estime notamment que la restructuration de la dette grecque, menée au printemps 2012, aurait dû l'être dès 2010, mais "nous sommes en désaccord fondamental" avec cette position, a déclaré Simon O'Connor, un porte-parole de la Commission, soulignant que cela aurait risqué de déstabiliser l'ensemble de la zone euro.

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:02

 

 

Le Monde.fr

 

 

Actuellement au passage du Havre RT @raphaelproust Minute de silence en hommage à Clément Méric rue Caumartin pic.twitter.com/ESy5AVNK4Y
RT @raphaelproust Des fleurs et des messages à l'endroit où Clément Méric à été agressé hier pic.twitter.com/PICix0CT7n
Actuellement au passage du Havre RT @raphaelproust Parmi les messages en hommage à Clément Méric, un texte en turc pic.twitter.com/3xdnLQE3KF
Thierry Baud:  
Rassemblement GAP (05), esplanade de la Paix ce soir à 18h00
jeudi 6 juin 2013 16h49 

La déclaration de Jean-Marc Ayrault cet après-midi :

jeudi 6 juin 2013 16h48 
Claire:  
Rendez-vous au Peyrou à Montpellier à 19h, habillé en noir.
jeudi 6 juin 2013 16h44 
Notre journaliste Mathilde Gérard était ce midi à Sciences Po Paris, où un rassemblement en hommage à Clément Méric a eu lieu. Pour lire son reportage :  http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/06/l-effroi-a-sciences-po-au-lendemain-de-l-agression-de-clement-meric_3425541_3224.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
jeudi 6 juin 2013 16h42 
RT @b_masfraissinet Hommage à Clément Méric dans les jardins du 27 rue saint guillaume #sciencespo pic.twitter.com/mmnLrQ99gh
Nalh:  
La liste des rassemblements a été mise à jour par le site Politis : http://www.politis.fr/Les-rassemblements-en-memoire-de,22476.html
jeudi 6 juin 2013 16h19 
A lire sur Le Télégramme : le témoignage du proviseur du lycée de l'Harteloire, à Brest, où Clément Méric était élève jusqu'en juin 2012.  "Clément était un élève brillant. Je dirais même un élève modèle. On ne décroche pas un bac S avec mention "bien", pour ensuite intégrer Sciences Po Paris, par hasard...  C'était quelqu'un avec qui il était toujours agréable de discuter et qui était à des kilomètres de ce que j'entends parfois dire de lui depuis ce matin... Il était pleinement engagé dans les instances du lycée, en tant que délégué ou représentant des élèves dans certains conseils. Il était particulièrement éloquent et on sentait en lui l'âme d'un jeune homme capable d'endosser des responsabilités... Je suis effaré par ce qui vient de lui arriver."
jeudi 6 juin 2013 16h18 
Un appel au rassemblement en hommage à Clément Méric a été lancé à Rennes pour demain, vendredi, 18h30.
jeudi 6 juin 2013 16h14 
L'intégralité de la déclaration de  Jean-Marc Ayrault  au Sénat cet après-midi, qui dit vouloir "tailler en pièces les mouvements néonazis", est à voir sur le site de Public Sénat.
jeudi 6 juin 2013 16h04 

A l'Assemblée nationale, les députés ont observé cet après-midi une minute de silence à la demande du président Claude Bartolone :  "Nous avons appris avec horreur l'abominable agression dont a été victime hier soir à Paris un jeune militant politique. Au moment où je m'adresse à vous, il est en état de mort cérébrale. L'Assemblée nationale condamne tout acte de haine et de violence et adresse son soutien à sa famille. Je vous invite en hommage à Clément Méric et par solidarité, compte tenu de son état, à respecter un temps d'indignation et de recueillement."  

Les députés présents (par exemple Sergio Coronado) se sont levés et recueillis à la suite de ces déclarations.

jeudi 6 juin 2013 16h02 

Autres réactions tombée cet après-midi : celles des UMP Valérie Debord et Rachia Dati, qui  dénoncent une "tentative de récupération politique" par la gauche de l'agression de Clément Méric.



"Dans ces conditions et en dehors de toute éthique certains se croient autorisés, tels Harlem Désir, Jean Vincent Placé (EELV) ou d'autres élus socialistes à pointer du doigt l'UMP ou à faire un parallèle entre les agresseurs et les familles qui étaient pacifiquement dans la rue contre le projet de loi sur le mariage homosexuel", déplorent-elles.



Dans le même temps, Frigide Barjot, figure de la contestation contre le mariage pour tous, estime sur le site d'information Newsring  que "cette bagarre des extrêmes est le résultat de neuf mois d’un pouvoir qui a refusé d’écouter le peuple français."

jeudi 6 juin 2013 15h50 
La déclaration complète de Jean-Marc Ayrault, citée par Reuters :  "j'ai demandé au ministre de l'intérieur, j'ai demandé à la Garde des sceaux d'étudier toutes les possibilités qui permettront de tailler en pièces, en quelque sorte, de façon démocratique, sur la base du droit, ces mouvements d'inspiration fasciste et néo-nazie et qui font tort à la République".
jeudi 6 juin 2013 15h39 
Jean Priol:  
Rassemblement Place de l'Horloge Avignon 18h
jeudi 6 juin 2013 15h30 
Déclarations de Jean-Marc Ayrault jeudi après-midi, postées sur le compte Twitter @Matignon : "la mort de Clément Méric, victime d'un crime odieux, a profondément troublé les Français. Je ne doute pas que la justice fera preuve de la plus grande sévérité. [Il faut] trouver les réponses politiques, juridiques, pour que tous ces mouvements soient combattus [et]  tailler en pièces, de façon démocratique, ces mouvements."
jeudi 6 juin 2013 15h26 
Un appel pour une "grande marche blanche en mémoire de Clément Méric", samedi 8 juin à Paris, a été lancé par la page Facebook en hommage à Clément Méric, vraisemblablement tenue par des sympathisants antifascistes.
jeudi 6 juin 2013 15h23 
Antifa:  
Rassemblement 18h30 à la croisée des trams (commerce), à Nantes.
jeudi 6 juin 2013 15h09 
@Visiteur : il s'agit d'informations du Point.fr, selon lesquelles deux policiers de la brigade anti-criminalité étaient présents sur place juste avant l'agression. A lire dans cet article.
jeudi 6 juin 2013 15h09 
Visiteur:  
Bonjour, je travaille juste à côté du lieu d'agression, une rue pietonne qui hier était encore bondée, je ne comprends pas comment personne n'est intervenu dans un lieu où de nombreux vigiles sont présents car c'est un lieu touristique, j'ai par ailleurs cru comprendre que 2 agents de la BAC étaient sur les lieux aussi
jeudi 6 juin 2013 15h06 
@Djamel : une liste des rassemblements prévus aujourd'hui en hommage à Clément Méric est disponible à cette adresse :  https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151973101158989&set=a.485707488988.270802.217973083988&type=1
jeudi 6 juin 2013 15h06 
Djamel:  
Peut-on avoir la liste des rasemblements ? Merci
jeudi 6 juin 2013 15h05 
Gwen:  
Rassemblement à 18h30, place du ralliement à Angers ce jeudi
jeudi 6 juin 2013 15h05 
jabellik:  
rassemblement à Quimper 18h30 place St Corentin
jeudi 6 juin 2013 15h05 
pilaf:  
rassemblement 18h place Kléber à Strasbourf
jeudi 6 juin 2013 15h05 
F.:  
Si ça n'a pas déjà été dit : rassemblement à Lyon à 18h30 place de la Comédie (Opéra).
jeudi 6 juin 2013 15h05 
Matthias:  
Rassemblement ce jeudi à 18h30 devant la Préfecture à Toulouse
jeudi 6 juin 2013 15h04 
Robin:  
Rassemblement ce jeudi à 18h place de la préfecture au Mans
jeudi 6 juin 2013 15h02 
Arthur:  
Rassemblement à Brest : 18h30 - Place de la Liberté ! Clément était le fils de ma prof de droit civil. Ici, tous les étudiants, politisés ou non, se sentent concernés !
jeudi 6 juin 2013 15h00 
Une page Facebook "RIP Clément Méric", créée dans la nuit de mercredi à jeudi, a déjà plus de 15 000 fans et comporte de nombreux messages de soutien :  https://www.facebook.com/RipClementMeric
jeudi 6 juin 2013 14h47 
Plusieurs personnes, "dont l'auteur probable" du coup porté mercredi soir à Clément Méric, ont été interpellées jeudi, selon les déclarations de Manuel Valls.

Six personnes ont été interpellées au total, a ajouté une source policière. La victime se trouve toujours dans un état jugé désespéré. (AFP)
jeudi 6 juin 2013 14h40 
@Zoé : Sur appel de syndicats, partis politiques, et associations, un premier rassemblement doit avoir lieu à 17 heures sur les lieux de l'agression passage du Havre. Un autre est prévu à 18 h 30 place Saint-Michel.
jeudi 6 juin 2013 14h33 
Zoé:  
Bonjour, pourriez-vous rappeler l'heure et le lieu de rendez-vous pour le rassemblement de paris s'il-vous-plaît ?
jeudi 6 juin 2013 14h30 
NI:  
Rassemblement 18h des syndicats, 18h30 des associations au vieux-port Marseille : http://www.millebabords.org/spip.php?article23763
jeudi 6 juin 2013 14h30 
@Julie : à ce stade, rien ne permet de l'affirmer. Pour avoir les dernières informations confirmées sur les circonstances de l'agression,  voici notre article.
jeudi 6 juin 2013 14h29 
Julie:  
Savons-nous s'il y avait une intention de meurtre pendant la bagarre?
jeudi 6 juin 2013 14h27 
Valentin:  
Rassemblement à 18 h Place Jean Jaurès à Tours
jeudi 6 juin 2013 14h27 
 
 
 
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 14:47

 

 

[Via22] Call for International Solidarity with #OccupyGezi

 


 

Camarades de toutes les villes du Monde ! Nous lançons un appel pour que vous occupiez les espaces publics ce week-end et montrez notre solidarité avec #Occupygezi et les nombreuses manifestations en Turquie.

Ce qui a débuté comme une petite occupation pour protéger le parc Gezi à Istanbul s'est transformé en quelques jours en une protestation massive qui a embrasé toute la Turquie. L'utilisation disproportionnée de la force par la police est responsable de cet enchainement. Alors que le Parc Gezi cristallise les luttes pour défendre l'espace public, menacé par l'autoritarisme néolibéral, le gaz lacrymogène que les forces de sécurité ont inondé Istanbul est devenue une méthaphore de notre manque d'air respirable. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour soutenir l'occupation du Parc Gezi, malgré la brutalité policière et le silence des médias. Désormais nous réclamons non seulement le Parque Gezi mais également la Place Taksim, le coeur de sphère publique de Turquie, où les expressions de mécontentement des multitudes ont été réprimé dans l'histoire du pays. Même si chaque nuit, des milliers de personnes se réunissent à Taksim et Gezi pour célébrer leur solidarité, la force et la victoire, notre résistance dans d'autres parties d'Istanbul et dans d'autres villes de Turquie continue. Nous pouvons être sur d'une chose : rien de redeviendra comme avant.

Montre ton soutien et ta solidarité ce week-end, 8 et 9 Juin et la réapproprie toi Tahrir, Syntagma, Sol, Zuccotti, la Bastille, les rues, les places et les parcs de ta ville et de ton quartier ! Croies nous, ils t'appartiennent !

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 14:06

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 06.06.2013 à 14h37 • Mis à jour le 06.06.2013 à 15h37
 
 
Clément Méric, sur une image diffusée par le compte Facebook d'Action antifasciste le 6 juin.

Selon le ministre de l'interieur, Manuel Valls, plusieurs interpellations, dont celle de l'auteur "probable" de l'agression du jeune militant anti-fasciste Clément Méric, ont eu lieu jeudi 6 juin. Le jeune homme de 18 ans est toujours en état de mort cérébrale. Selon des sources policières citées par les agences de presse, il s'agit de trois hommes et d'une femme agés de 20 à 30 ans. 

Les enquêteurs ont "rapidement disposé" de signalements précis et de photos des agresseurs présumés, qui "graviteraient pour certains" autour du "noyau dur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires" (JNR), selon ces sources policières. Serge Ayoub, leader des JNR, a démenti toute implication de son groupe.

Suivre les derniers événements suite à l'agression

 

 "VIOLENT COUP DE POING"

La victime et trois de ses amis se trouvaient dans un appartement de la rue de Caumartin, dans le 9e arrondissement de Paris, en fin d'après-midi, pour participer à une vente privée de vêtements de plusieurs marques appréciées par les jeunes militants issus à la fois de l'extrême gauche et de l'extrême droite.

Vers 18 heures, deux hommes et une femme arrivent dans l'appartement. Selon les premiers témoignages recueillis par les policiers, ils appartiennent visiblement à la mouvance skinhead : tatouages de croix gammées, sweat-shirt "Blood and honour", un groupe néo-nazi britannique, etc. Entre les deux groupes, les invectives fusent rapidement. Les militants d'extrême gauche moquent la tenue des nouveaux arrivants.

Lire le récit : Un jeune frappé à mort à Paris : la 'marque de l'extrême droite'

Dans la rue de Caumartin, une voie piétonne très commerçante située derrière les Grands Magasins du boulevard Haussmann, les deux groupes se retrouvent ainsi à quatre contre quatre. Mais la rixe ne dure pas longtemps. Clément Méric, qui n'a pas encore commencé à se battre, reçoit un "violent coup de poing", selon les témoins. Le jeune homme, qui est loin d'avoir la carrure de ses adversaires – il est même plutôt frêle –, chute et sa tête heurte un poteau. Il perd connaissance. Rapidement transféré à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris 13e), il ne se réveillera pas.

Entre-temps, les agresseurs se sont enfuis. Les investigations ont été confiées à la police judiciaire parisienne. Les enquêteurs disposent de la vidéosurveillance, très présente dans la rue, et de nombreux témoignages – le mercredi après-midi, il y a foule. Jeudi matin, les trois amis de la victime n'avaient pas souhaité déposer plainte.

Lire les réactions :  'Barbare', 'lâche agression' : droite et gauche condamnent


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