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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:10

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 06.06.2013 à 13h33 • Mis à jour le 06.06.2013 à 14h22
 
 
C'est en Grèce que le taux de chômage est le plus important au sein de la zone euro, avec 27 % de la population active.

Le taux de chômage s'est aggravé, mais à un rythme ralenti en mars en Grèce, affectant 26,8 % de la population active, contre 26,7 % en février (taux révisé) et 22,2 % un an auparavant, a annoncé jeudi 6 juin l'autorité des statistiques grecques (Elstat).

Plus de la moitié des jeunes de 15-24 ans non scolarisés sont à la recherche d'un emploi (58,4 %), tout comme plus du tiers des 25-34 ans, contre des taux respectifs de 53,1 % et 30,3 % en mars 2012. Le nombre de chômeurs a crû de 19,7 % sur un an, et de 0,4 % sur un mois, à 1,3 million tandis que la population non active se chiffrait à 3,3 millions.

Dans un pays qui traverse sa sixième année de récession en raison de son surendettement et de la rigoureuse cure d'austérité imposée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, les personnes disposant d'un emploi étaient minoritaires, à 3,5 millions, en baisse de 6,4 % sur un an et de 0,2 % par rapport à février. Elstat avait annoncé en janvier et février des taux de 27,2 % puis de 27 %, mais les a révisés à la baisse en mars en application des règles statistiques.

 

 "ÉCHEC NOTABLE" DU PREMIER PLAN DE SOUTIEN

Cela ne préjuge en rien d'une inversion de tendance, alors que la Grèce entame sa saison touristique estivale, a-t-on relevé à Elstat. Principale victime du chômage de masse en Europe, la Grèce vient d'adresser une lettre à la Commission européenne demandant d'utiliser des fonds des programmes européens pour réduire cette casse sociale.

Dans un rapport rendu public mercredi, le FMI a par ailleurs reconnu que le premier plan de soutien UE-FMI au pays s'était soldé par des "échecs notables", engluant notamment le pays dans une récession dont l'ampleur avait été sous-estimée. "Pour notre part nous avions tout à fait prévu la catastrophe à venir en matière d'emploi, et si l'actuelle politique ne change pas, les choses vont encore empirer avec un taux de chômage à 29-30 % pour 2013", a commenté Savvas Robolis, qui dirige l'Institut du travail de la confédération syndicale grecque GSEE.

 

Lire : Aide à la Grèce : le FMI reconnaît des 'échecs notables'


La Commission européenne s'est dite jeudi en "désaccord fondamental" avec le FMI sur plusieurs aspects de son rapport évaluant les résultats du premier plan d'aide à la Grèce en 2010. Le FMI estime notamment que la restructuration de la dette grecque, menée au printemps 2012, aurait dû l'être dès 2010, mais "nous sommes en désaccord fondamental" avec cette position, a déclaré Simon O'Connor, un porte-parole de la Commission, soulignant que cela aurait risqué de déstabiliser l'ensemble de la zone euro.

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:02

 

 

Le Monde.fr

 

 

Actuellement au passage du Havre RT @raphaelproust Minute de silence en hommage à Clément Méric rue Caumartin pic.twitter.com/ESy5AVNK4Y
RT @raphaelproust Des fleurs et des messages à l'endroit où Clément Méric à été agressé hier pic.twitter.com/PICix0CT7n
Actuellement au passage du Havre RT @raphaelproust Parmi les messages en hommage à Clément Méric, un texte en turc pic.twitter.com/3xdnLQE3KF
Thierry Baud:  
Rassemblement GAP (05), esplanade de la Paix ce soir à 18h00
jeudi 6 juin 2013 16h49 

La déclaration de Jean-Marc Ayrault cet après-midi :

jeudi 6 juin 2013 16h48 
Claire:  
Rendez-vous au Peyrou à Montpellier à 19h, habillé en noir.
jeudi 6 juin 2013 16h44 
Notre journaliste Mathilde Gérard était ce midi à Sciences Po Paris, où un rassemblement en hommage à Clément Méric a eu lieu. Pour lire son reportage :  http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/06/l-effroi-a-sciences-po-au-lendemain-de-l-agression-de-clement-meric_3425541_3224.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
jeudi 6 juin 2013 16h42 
RT @b_masfraissinet Hommage à Clément Méric dans les jardins du 27 rue saint guillaume #sciencespo pic.twitter.com/mmnLrQ99gh
Nalh:  
La liste des rassemblements a été mise à jour par le site Politis : http://www.politis.fr/Les-rassemblements-en-memoire-de,22476.html
jeudi 6 juin 2013 16h19 
A lire sur Le Télégramme : le témoignage du proviseur du lycée de l'Harteloire, à Brest, où Clément Méric était élève jusqu'en juin 2012.  "Clément était un élève brillant. Je dirais même un élève modèle. On ne décroche pas un bac S avec mention "bien", pour ensuite intégrer Sciences Po Paris, par hasard...  C'était quelqu'un avec qui il était toujours agréable de discuter et qui était à des kilomètres de ce que j'entends parfois dire de lui depuis ce matin... Il était pleinement engagé dans les instances du lycée, en tant que délégué ou représentant des élèves dans certains conseils. Il était particulièrement éloquent et on sentait en lui l'âme d'un jeune homme capable d'endosser des responsabilités... Je suis effaré par ce qui vient de lui arriver."
jeudi 6 juin 2013 16h18 
Un appel au rassemblement en hommage à Clément Méric a été lancé à Rennes pour demain, vendredi, 18h30.
jeudi 6 juin 2013 16h14 
L'intégralité de la déclaration de  Jean-Marc Ayrault  au Sénat cet après-midi, qui dit vouloir "tailler en pièces les mouvements néonazis", est à voir sur le site de Public Sénat.
jeudi 6 juin 2013 16h04 

A l'Assemblée nationale, les députés ont observé cet après-midi une minute de silence à la demande du président Claude Bartolone :  "Nous avons appris avec horreur l'abominable agression dont a été victime hier soir à Paris un jeune militant politique. Au moment où je m'adresse à vous, il est en état de mort cérébrale. L'Assemblée nationale condamne tout acte de haine et de violence et adresse son soutien à sa famille. Je vous invite en hommage à Clément Méric et par solidarité, compte tenu de son état, à respecter un temps d'indignation et de recueillement."  

Les députés présents (par exemple Sergio Coronado) se sont levés et recueillis à la suite de ces déclarations.

jeudi 6 juin 2013 16h02 

Autres réactions tombée cet après-midi : celles des UMP Valérie Debord et Rachia Dati, qui  dénoncent une "tentative de récupération politique" par la gauche de l'agression de Clément Méric.



"Dans ces conditions et en dehors de toute éthique certains se croient autorisés, tels Harlem Désir, Jean Vincent Placé (EELV) ou d'autres élus socialistes à pointer du doigt l'UMP ou à faire un parallèle entre les agresseurs et les familles qui étaient pacifiquement dans la rue contre le projet de loi sur le mariage homosexuel", déplorent-elles.



Dans le même temps, Frigide Barjot, figure de la contestation contre le mariage pour tous, estime sur le site d'information Newsring  que "cette bagarre des extrêmes est le résultat de neuf mois d’un pouvoir qui a refusé d’écouter le peuple français."

jeudi 6 juin 2013 15h50 
La déclaration complète de Jean-Marc Ayrault, citée par Reuters :  "j'ai demandé au ministre de l'intérieur, j'ai demandé à la Garde des sceaux d'étudier toutes les possibilités qui permettront de tailler en pièces, en quelque sorte, de façon démocratique, sur la base du droit, ces mouvements d'inspiration fasciste et néo-nazie et qui font tort à la République".
jeudi 6 juin 2013 15h39 
Jean Priol:  
Rassemblement Place de l'Horloge Avignon 18h
jeudi 6 juin 2013 15h30 
Déclarations de Jean-Marc Ayrault jeudi après-midi, postées sur le compte Twitter @Matignon : "la mort de Clément Méric, victime d'un crime odieux, a profondément troublé les Français. Je ne doute pas que la justice fera preuve de la plus grande sévérité. [Il faut] trouver les réponses politiques, juridiques, pour que tous ces mouvements soient combattus [et]  tailler en pièces, de façon démocratique, ces mouvements."
jeudi 6 juin 2013 15h26 
Un appel pour une "grande marche blanche en mémoire de Clément Méric", samedi 8 juin à Paris, a été lancé par la page Facebook en hommage à Clément Méric, vraisemblablement tenue par des sympathisants antifascistes.
jeudi 6 juin 2013 15h23 
Antifa:  
Rassemblement 18h30 à la croisée des trams (commerce), à Nantes.
jeudi 6 juin 2013 15h09 
@Visiteur : il s'agit d'informations du Point.fr, selon lesquelles deux policiers de la brigade anti-criminalité étaient présents sur place juste avant l'agression. A lire dans cet article.
jeudi 6 juin 2013 15h09 
Visiteur:  
Bonjour, je travaille juste à côté du lieu d'agression, une rue pietonne qui hier était encore bondée, je ne comprends pas comment personne n'est intervenu dans un lieu où de nombreux vigiles sont présents car c'est un lieu touristique, j'ai par ailleurs cru comprendre que 2 agents de la BAC étaient sur les lieux aussi
jeudi 6 juin 2013 15h06 
@Djamel : une liste des rassemblements prévus aujourd'hui en hommage à Clément Méric est disponible à cette adresse :  https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151973101158989&set=a.485707488988.270802.217973083988&type=1
jeudi 6 juin 2013 15h06 
Djamel:  
Peut-on avoir la liste des rasemblements ? Merci
jeudi 6 juin 2013 15h05 
Gwen:  
Rassemblement à 18h30, place du ralliement à Angers ce jeudi
jeudi 6 juin 2013 15h05 
jabellik:  
rassemblement à Quimper 18h30 place St Corentin
jeudi 6 juin 2013 15h05 
pilaf:  
rassemblement 18h place Kléber à Strasbourf
jeudi 6 juin 2013 15h05 
F.:  
Si ça n'a pas déjà été dit : rassemblement à Lyon à 18h30 place de la Comédie (Opéra).
jeudi 6 juin 2013 15h05 
Matthias:  
Rassemblement ce jeudi à 18h30 devant la Préfecture à Toulouse
jeudi 6 juin 2013 15h04 
Robin:  
Rassemblement ce jeudi à 18h place de la préfecture au Mans
jeudi 6 juin 2013 15h02 
Arthur:  
Rassemblement à Brest : 18h30 - Place de la Liberté ! Clément était le fils de ma prof de droit civil. Ici, tous les étudiants, politisés ou non, se sentent concernés !
jeudi 6 juin 2013 15h00 
Une page Facebook "RIP Clément Méric", créée dans la nuit de mercredi à jeudi, a déjà plus de 15 000 fans et comporte de nombreux messages de soutien :  https://www.facebook.com/RipClementMeric
jeudi 6 juin 2013 14h47 
Plusieurs personnes, "dont l'auteur probable" du coup porté mercredi soir à Clément Méric, ont été interpellées jeudi, selon les déclarations de Manuel Valls.

Six personnes ont été interpellées au total, a ajouté une source policière. La victime se trouve toujours dans un état jugé désespéré. (AFP)
jeudi 6 juin 2013 14h40 
@Zoé : Sur appel de syndicats, partis politiques, et associations, un premier rassemblement doit avoir lieu à 17 heures sur les lieux de l'agression passage du Havre. Un autre est prévu à 18 h 30 place Saint-Michel.
jeudi 6 juin 2013 14h33 
Zoé:  
Bonjour, pourriez-vous rappeler l'heure et le lieu de rendez-vous pour le rassemblement de paris s'il-vous-plaît ?
jeudi 6 juin 2013 14h30 
NI:  
Rassemblement 18h des syndicats, 18h30 des associations au vieux-port Marseille : http://www.millebabords.org/spip.php?article23763
jeudi 6 juin 2013 14h30 
@Julie : à ce stade, rien ne permet de l'affirmer. Pour avoir les dernières informations confirmées sur les circonstances de l'agression,  voici notre article.
jeudi 6 juin 2013 14h29 
Julie:  
Savons-nous s'il y avait une intention de meurtre pendant la bagarre?
jeudi 6 juin 2013 14h27 
Valentin:  
Rassemblement à 18 h Place Jean Jaurès à Tours
jeudi 6 juin 2013 14h27 
 
 
 
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 14:47

 

 

[Via22] Call for International Solidarity with #OccupyGezi

 


 

Camarades de toutes les villes du Monde ! Nous lançons un appel pour que vous occupiez les espaces publics ce week-end et montrez notre solidarité avec #Occupygezi et les nombreuses manifestations en Turquie.

Ce qui a débuté comme une petite occupation pour protéger le parc Gezi à Istanbul s'est transformé en quelques jours en une protestation massive qui a embrasé toute la Turquie. L'utilisation disproportionnée de la force par la police est responsable de cet enchainement. Alors que le Parc Gezi cristallise les luttes pour défendre l'espace public, menacé par l'autoritarisme néolibéral, le gaz lacrymogène que les forces de sécurité ont inondé Istanbul est devenue une méthaphore de notre manque d'air respirable. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour soutenir l'occupation du Parc Gezi, malgré la brutalité policière et le silence des médias. Désormais nous réclamons non seulement le Parque Gezi mais également la Place Taksim, le coeur de sphère publique de Turquie, où les expressions de mécontentement des multitudes ont été réprimé dans l'histoire du pays. Même si chaque nuit, des milliers de personnes se réunissent à Taksim et Gezi pour célébrer leur solidarité, la force et la victoire, notre résistance dans d'autres parties d'Istanbul et dans d'autres villes de Turquie continue. Nous pouvons être sur d'une chose : rien de redeviendra comme avant.

Montre ton soutien et ta solidarité ce week-end, 8 et 9 Juin et la réapproprie toi Tahrir, Syntagma, Sol, Zuccotti, la Bastille, les rues, les places et les parcs de ta ville et de ton quartier ! Croies nous, ils t'appartiennent !

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 14:06

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 06.06.2013 à 14h37 • Mis à jour le 06.06.2013 à 15h37
 
 
Clément Méric, sur une image diffusée par le compte Facebook d'Action antifasciste le 6 juin.

Selon le ministre de l'interieur, Manuel Valls, plusieurs interpellations, dont celle de l'auteur "probable" de l'agression du jeune militant anti-fasciste Clément Méric, ont eu lieu jeudi 6 juin. Le jeune homme de 18 ans est toujours en état de mort cérébrale. Selon des sources policières citées par les agences de presse, il s'agit de trois hommes et d'une femme agés de 20 à 30 ans. 

Les enquêteurs ont "rapidement disposé" de signalements précis et de photos des agresseurs présumés, qui "graviteraient pour certains" autour du "noyau dur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires" (JNR), selon ces sources policières. Serge Ayoub, leader des JNR, a démenti toute implication de son groupe.

Suivre les derniers événements suite à l'agression

 

 "VIOLENT COUP DE POING"

La victime et trois de ses amis se trouvaient dans un appartement de la rue de Caumartin, dans le 9e arrondissement de Paris, en fin d'après-midi, pour participer à une vente privée de vêtements de plusieurs marques appréciées par les jeunes militants issus à la fois de l'extrême gauche et de l'extrême droite.

Vers 18 heures, deux hommes et une femme arrivent dans l'appartement. Selon les premiers témoignages recueillis par les policiers, ils appartiennent visiblement à la mouvance skinhead : tatouages de croix gammées, sweat-shirt "Blood and honour", un groupe néo-nazi britannique, etc. Entre les deux groupes, les invectives fusent rapidement. Les militants d'extrême gauche moquent la tenue des nouveaux arrivants.

Lire le récit : Un jeune frappé à mort à Paris : la 'marque de l'extrême droite'

Dans la rue de Caumartin, une voie piétonne très commerçante située derrière les Grands Magasins du boulevard Haussmann, les deux groupes se retrouvent ainsi à quatre contre quatre. Mais la rixe ne dure pas longtemps. Clément Méric, qui n'a pas encore commencé à se battre, reçoit un "violent coup de poing", selon les témoins. Le jeune homme, qui est loin d'avoir la carrure de ses adversaires – il est même plutôt frêle –, chute et sa tête heurte un poteau. Il perd connaissance. Rapidement transféré à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris 13e), il ne se réveillera pas.

Entre-temps, les agresseurs se sont enfuis. Les investigations ont été confiées à la police judiciaire parisienne. Les enquêteurs disposent de la vidéosurveillance, très présente dans la rue, et de nombreux témoignages – le mercredi après-midi, il y a foule. Jeudi matin, les trois amis de la victime n'avaient pas souhaité déposer plainte.

Lire les réactions :  'Barbare', 'lâche agression' : droite et gauche condamnent


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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 13:45

 

 

RASSEMBLEMENT  CE SOIR  18H CARRE D ART NIMES 

 

Suite à l'assassinat odieux de notre jeune camarade de solidaires étudiant-es , Clément, Solidaires-SUD  30 appelle à un rassemblement unitaire ce vendredi 7 juin, à 12h place de l'Horloge à Nîmes.
Pour le Conseil syndical de Solidaires 30, Jérémie Berthuin.

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Communiqué Union syndicale Solidaires 30

Un militant syndicaliste et antifasciste tué à Paris par l’extrême-droite !

 
Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, notre camarade Clément, syndicaliste à Solidaires Etudiant-e-s et militant à l’Action Antifasciste Paris-Banlieue a été battu à mort par des membres de l’extrême droite. La mort de notre camarade s’inscrit dans le contexte de la progression d’un mouvement fasciste violent en France et ailleurs en Europe. Clément est en état de mort cérébrale des suites de ses blessures à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. 

Sa perte nous accable. Notre douleur et notre colère sont encore aggravées par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes. 

Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches et à ses camarades de Solidaires Etudiant-e-s à qui nous exprimons toute notre solidarité. 

Cet acte odieux est inséparable de la multiplication des agressions racistes, homophobes par des militants d’extrême droite ces derniers mois et de l’installation d’un climat de haine entretenu par des discours politiques stigmatisant qui ne sont pas l’exclusivité du Front national et des groupuscules fascistes.. 

Au-delà des suites policières et judiciaires, l’heure est au renforcement de la mobilisation antifasciste. En lien avec Solidaires Etudiant-e-s, l’Union syndicale Solidaires-SUD 30  appelle toutes celles et ceux qui condamnent cet acte odieux et refusent de laisser s’installer la vermine d’extrême droite à participer  à un rassemblement à Nîmes, le vendredi 7 juin à 12h place de l'Horloge.

POUR CLEMENT, NI OUBLI NI PARDON ! 
NO PASARAN !

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 13:31

 

Médiapart

 

 

 

Il est venu chercher lui-même la lettre, mais son contenu ne devrait pas lui révéler une réalité qu’il ne connaît pas. Ce mercredi 5 juin, avant le début de l’assemblée générale de son groupe, Vincent Bolloré s’est vu remettre en main propre un message d’alerte signé par plusieurs collectifs africains, rassemblant les riverains des plantations détenues par Bolloré dans quatre pays : le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Liberia et le Sierra Leone. En parallèle, des actions symboliques ont été menées autour des plantations dans les trois premiers pays. Le groupe a indiqué à Mediapart qu'une réunion de travail s'était tenue dans l'après-midi avec les représentants des collectifs, et qu'un « plan d'action » avait été élaboré.

Les militants, coordonnés par l’association ReAct, qui soutient les populations en butte aux activités des multinationales, sont porteurs de revendications et d’accusations anciennes, que le groupe Bolloré connaît bien. Leur lettre dénonce les conditions de vie et de travail, au sein ou à proximité des immenses plantations d’hévéas et de palmiers à huile que détient le groupe, en général minoritaire dans les sociétés les exploitant. « L'impact du groupe que vous contrôlez sur nos vies est immense et pourtant, nous n'avons jamais eu de relations directes avec ses représentants », soulignent les collectifs, qui dénoncent « les pratiques dominantes » des entreprises contrôlées par Vincent Bolloré.

Le texte vise cinq plantations de palmiers à huile au Cameroun, une au Nigeria, une plantation d’hévéas et de palmiers en Côte d’Ivoire, et deux autres au Liberia. Au cœur de leurs doléances, l’« accaparement aveugle des terres ne laissant aux riverains aucun espace vital », même pas pour développer des cultures vivrières, la « faiblesse des compensations accordées aux populations riveraines », la « réduction forte des services et des contributions au développement social des villages », contrairement aux bonnes intentions affichées et parfois aux conventions signées, et enfin le « mauvais traitement des populations par des escouades de gendarmes commandités ou employés de sociétés de gardiennage privées ».

 

Vincet Bolloré et les militants, le 5 juin devant le siège de son groupe 
Vincet Bolloré et les militants, le 5 juin devant le siège de son groupe© ReAct

Voilà pour « quelques exemples d'une longue liste de problèmes, source de conflits récurrents ». L’association ReAct n’hésite pas à parler de « “Germinal” sous les tropiques ». Dans les quatre pays, les collectifs, qui revendiquent d’être reconnus comme des interlocuteurs valables localement, réclament que les plantations ne s’étendent plus sur « l’espace vital des villages riverains » et même des rétrocessions de terres, mais aussi le financement par les entreprises de services sociaux pour les habitants, et « l’appui au développement de plantations villageoises ». « Cette première action internationale n’est que le début. Nous sommes déterminés à faire respecter
nos droits et M. Bolloré devra finir par l’entendre. (…) Nous demandons maintenant que soit organisée une négociation transnationale, avec des représentants des de riverains de tous les pays concernés », a indiqué dans un communiqué Emmanuel Elong, le porte-parole du collectif camerounais.

 

Les plantations de Bolloré en Afrique 
Les plantations de Bolloré en Afrique© ReAct

Les griefs des activistes visent principalement les plantations appartenant à la société luxembourgeoise Socfin, dont le groupe Bolloré est actionnaire à hauteur de 38,7 %, selon les chiffres officiels du groupe. Socfin est l’un des premiers planteurs indépendants du monde, avec environ 150 000 hectares de plantations, principalement de palmiers à huile et d'hévéas, en Afrique et en Asie. Les surfaces plantées de ses plantations seraient passées de 87 303 à 99 683 hectares en 2 ans, selon les militants. Au Cameroun, Bolloré contrôle aussi directement 8 400 hectares de plantations, via la Safacam (contre 31 000 gérés par Socfin).

Même s’il en parle sur son site, le groupe explique généralement qu’il n’est qu’un actionnaire minoritaire de Socfin. C’est vrai, mais comme l’a raconté Mediapart dans son enquête sur la face cachée du groupe, Vincent Bolloré demeure très actif dans les choix stratégiques concernant l’entreprise. Il est présent au conseil d’administration de Socfin (qui s’appelait Socfinal jusqu’en 2011), aux côtés d’un autre représentant de son groupe. Le président est Hubert Fabri, à la tête de la société belge du même nom. Il connaît bien Bolloré, avec qui il s’est partagé les restes (considérables) de l’ex-groupe colonial Rivaud, dont l’homme d’affaires a pris le contrôle en septembre 1996 (lire notre récit détaillé de cette prise de pouvoir).

Selon son dernier rapport annuel, Socfin se porte plus que bien : 637,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 659,3 millions l’année précédente, et 249 millions d’euros de résultat opérationnel. Soit une marge de 39 %, un chiffre colossal que seules quelques marques de luxe peuvent oser concurrencer.

Des journalistes attaqués en justice

Le symbole des plantations aux pratiques décriées est bien connu du groupe : il s’agit de la Socapalm, au Cameroun. Constituée par l’État camerounais à partir des années 1960, cette gigantesque exploitation de plus de 25 000 hectares de palmiers et d’hévéas a été privatisée en 2000, sous l’impulsion du FMI, appelé au chevet d’un pays exsangue « économiquement ». Socfin en est aujourd’hui l’unique propriétaire. Lors de la privatisation, la convention de cession décrivait les devoirs de la société vis-à-vis des populations riveraines, avec notamment une responsabilité sociale, éducative et sanitaire. Ces textes n’ont pas été respectés, selon le collectif camerounais.

« L’arrivée et le développement de la plantation ont entraîné le défrichage d’hectares de forêt jusqu’alors utilisée par les populations locales pour les activités de chasse et de collecte, détaille-t-il. Des terres arables ont également été réquisitionnées pour la monoculture, privant les populations de terres utiles pour cultiver. » La perte de ces terres « n’a jamais fait l’objet de compensation de manière satisfaisante, malgré les multiples promesses qui ont été faites pendant 40 ans » (le problème existait donc déjà lorsque la plantation était publique).

Par ailleurs, les produits chimiques utilisés dans la monoculture, et les rejets d’une usine polluent les cours d’eau avoisinants. Dans la plantation, les conditions de vie et de travail sont très mauvaises.

On ne découvre pas aujourd’hui les conditions de travail très dures à la Socapalm, ni les revendications des populations locales. Elles ont déjà été décrites par des journalistes s’intéressant à l’empire camerounais de Bolloré, par exemple France Inter en mars 2009 et Le Monde diplomatique en juin de la même année. À cette occasion, le site du journal avait diffusé le travail d’une photoreporter, Isabelle Alexandra Ricq, qui avait passé de longs moments avec les travailleurs de la plantation.

Bolloré avait porté plainte contre le travail de la photographe, avant de se désister, à l’été 2010. Auparavant, il avait fait condamner le journaliste de France Inter, Benoît Collombat, en mai 2010. Pour « l’exemple », assurait à l’époque son communicant Michel Calzaroni. Rue89 avait suivi de près le procès, où avait notamment témoigné Martine Orange de Mediapart, sur l’organisation financière de Socfin. Collombat avait été condamné pour un passage jugé diffamatoire concernant l’exploitation du chemin de fer camerounais, mais pas pour son enquête sur la Socapalm.

Quelques mois après ce procès, quatre associations, dont la française Sherpa et deux camerounaises, avaient à leur tour livré le résultat d’une longue enquête autour de la plantation. Comme l’avait déjà conclu Mediapart, elles démontraient que les bénéfices de l’exploitation de l’huile de palme sont rapatriés vers des holdings luxembourgeoises, afin de payer moins d’impôts sur les sociétés, et que les autochtones, notamment les populations pygmées « bagyéli », bénéficiaient très peu de la présence de cette formidable machine à cash. Les associations avaient porté plainte auprès d'un pôle de l'OCDE. En retour, Bolloré avait assigné Sherpa en diffamation. Il y a quelques heures, les deux parties se sont accordées pour abandonner les poursuites, et Bolloré a « accepté de faire pression » sur Socapalm pour « entraîner ses opérateurs locaux dans un plan de progrès ».

 

 

 
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 14:55

 

 

Médiapart - Blog

 

 

 

 

Un débat explosif va s’ouvrir cette semaine à propos des retraites. Comme d’habitude, les décisions déjà prises dans le principe sont précédées du rapport d’une personne éminente, cette fois c’est la conseillère d’Etat Yannick Moreau qui s’y est collée, puis une concertation s’enclenchera. Son objet officiel est de réfléchir avec les partenaires sociaux, sa vocation réelle est de lubrifier le moteur. Techniquement le gouvernement est prêt, mais politiquement il va se retrouver dans la pire des impasses.

       Selon la tradition, la révélation du contenu du rapport a fuité avant sa sortie, en vertu de la technique du ballon d’essai. Mme Moreau a fait fort en préconisant à la fois l’allongement et la baisse des pensions. Il faudrait travailler plus longtemps, le calcul de la retraite pour les fonctionnaires s’établirait sur les dix dernières années et plus sur les six derniers mois, les retraités perdraient l’avantage de l’abattement fiscal de 10% et paieraient la même CSG que les actifs.

       La négociation, et le jeu des concessions, vont sans doute lisser un peu cet impressionnant paquet cadeau mais un fait parait acquis. Après que la droite a mis en place depuis vingt ans le principe d’un départ à la retraite plus tardif, le gouvernement socialiste poursuit ce travail et s’apprête à l’élargir à un domaine jusque là tabou : les retraites vont baisser.

       Les données de l’équation sont archi connues : nous vivons plus longtemps, il faut donc bien équilibrer le budget des caisses de retraite. A cela s’ajoutent des considérations de justice qui évoquent l’égalité entre les générations au travail et les générations à la retraite. Pourquoi ces dernières, qui ne vivent pas plus mal, paieraient-elles moins d’impôts ?

       On connaît aussi les objections, elles sont multiples. La santé se dégrade en moyenne au même âge qu’autrefois, et surtout le chômage empêche de travailler plus longtemps la moitié des séniors, et les jette parfois dans la misère en rendant la retraite inaccessible.

       Tout cela va nous replonger dans la fournaise de la réforme de 2010 et de son immense protestation.

       Et c’est là que commence, et que s’achève peut-être le problème politique de la majorité.

       Car François Hollande, et tous les socialistes, avaient manifesté il y a trois ans, à Paris et dans toute la France. Ils étaient vent debout contre François Fillon qui défendait ce qu’ils soutiennent aujourd’hui. L’allongement, les déficits, la crise, etc.

       Ce mouvement de société majeur, et qui a provoqué en partie la chute de Nicolas Sarkozy, est trop frais dans les esprits pour que son successeur, ancien manifestant, puisse entrer sans dommage dans le costume du gestionnaire.

       Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis dira peut-être le Président. Seuls les imbéciles ne changeront pas leur vote, lui répondra, sans doute, l’écho de la rue.    

 

        France Culture 7h36 

        France Musique 8h07 ; Twitter @huberthuertas

 


 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 14:15

 

 

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Ce devait être l'arme fatale post-Cahuzac. Un moyen de renouer la confiance avec les Français, trop souvent écœurés par leurs élus. Le 3 avril, au lendemain des aveux de Jérôme Cahuzac, un François Hollande sonné proposait en urgence une batterie de mesures censées éviter un nouveau scandale : « lutter de manière impitoyable contre les conflits entre intérêts publics et privés », l'inéligibilité des élus « condamnés pénalement pour fraude fiscale ou corruption »mais surtout « la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et de tous les parlementaires ».

Autant de mesures intégrées à toute vitesse dans un projet de loi présenté le 24 avril en conseil des ministres, alors que dès le 15 avril, les ministres publiaient leur patrimoine :


Inédite dans la culture politique française, l'annonce de la publication du patrimoine des élus a beaucoup fait parler. Cette mesure, à elle seule, n'aurait sans doute pas évité un nouveau scandale Cahuzac mais que François Hollande et Jean-Marc Ayrault le veuillent ou non, elle était devenue une sorte de symbole.

Sauf que l'élan de départ s'est estompé. Face à la fronde des parlementaires – à commencer par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a mené une véritable guérilla – la transparence a été édulcorée. Alors qu'il était question d'instaurer une incompatibilité de principe de tout mandat parlementaire avec une autre activité, l'idée s'est évaporée. Si bien que députés et sénateurs pourront continuer, dans une certaine limite (a priori, la moitié de leur indemnité parlementaire, qui s'élève à 5 500 euros brut) à exercer une activité professionnelle annexe.

Résultat : les textes de « transparence de la vie publique » qui seront examinés à l'Assemblée nationale entre le 17 et le 21 juin présentent de vraies avancées sur le contrôle des patrimoines et la prévention des conflits d'intérêts. Mais paradoxalement, c'est bien le renoncement sur la transparence du patrimoine que risque d'en retenir l'opinion.

Mardi soir, en commission, les députés ont acté le deal conclu ces derniers jours entre l'Élysée, Matignon, et l'Assemblée nationale. Un arrangement arraché au forceps. Car jusqu'au bout, Claude Bartolone a bataillé sec pour éviter toute publication du patrimoine des élus.

Depuis des semaines, l'ancien président du conseil général de Seine-Saint-Denis, député depuis 1981, fustige la « démocratie-paparazzi ». Bartolone en a fait une affaire personnelle. En avril, lors d'un petit-déjeuner de la majorité, certains l'ont entendu menacer de quitter la vie politique si une telle mesure était adoptée. Quand Le Canard enchaîné a publié la photo de sa belle maison d'architecte aux Lilas (évaluée à 1,2 million d'euros selon lui), Bartolone a vu rouge et voulu croire que la fuite venait de Matignon.

Son opposition personnelle est toutefois au diapason de celle de nombreux députés, vieux briscards ou plus jeunes, hostiles par principe à l'étalage de leurs patrimoines personnels et de celui de leurs proches. Tous l'assurent : s'il avait persisté, le gouvernement n'aurait d'ailleurs pas eu de majorité sur ce texte emblématique. Ce qui, après un tel scandale, aurait été déflagratoire.

L'exécutif a donc dû composer. Il y a une dizaine de jours, le député René Dosière, connu pour ses enquêtes sur les dépenses de l'Élysée, propose une solution : instaurer une obligation pour les élus de faire la lumière sur leur patrimoine… tout en limitant la possibilité pour le grand public d'y accéder. « C'est ce qui existe pour les déclarations fiscales depuis 40 ans ! » justifie Dosière. Personne ne le sait, mais un contribuable peut en effet accéder aux principaux éléments de la déclaration fiscale d'un autre contribuable (à condition de dépendre du même centre des impôts).

 

Combi Volkswagen

 

Claude BartoloneC
laude Bartolone© Reuters

De la même façon, la solution imaginée par Dosière consiste à rendre possible la communication du patrimoine, mais seulement aux citoyens du département de l'élu concerné. Tout en leur interdisant, restriction de taille, de publier les informations ainsi recueillies sous peine de sanctions pénales.

La semaine dernière, la proposition est tour à tour acceptée par Jean-Marc Ayrault et François Hollande. Mais l'accord avec Claude Bartolone ne sera conclu qu'au cours du week-end. Et encore ce dernier n'a-t-il pas formellement dit oui. « Son obstination est incompréhensible… », s'étonne un député.

Sur la publication du patrimoine, le compromis a tout du deal bancal, surtout au regard de l'objectif affiché de clarté et de transparence.

On résume (sur la base d'un texte interne au groupe PS que nous nous sommes procuré) :  

  • Tous les parlementaires seront tenus de transmettre leur patrimoine à une nouvelle Haute autorité de la transparence de la vie publique (HAT). En début et en fin de mandat, mais aussi en cas de « changement substantiel » de leur situation. Cette nouvelle autorité remplace l'actuelle Commission pour la transparence financière de la vie politique, qui n'a jamais été dotée de moyens et de pouvoir suffisants. Le patrimoine des proches, y compris du conjoint, ne sera pas publié.

 

  • Ces dispositions concernent aussi : les parlementaires européens, les responsables d'exécutifs locaux des maires de villes de plus de 30 000 habitants, les membres des cabinets ministériels, les ministres, les « membres des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques », toutes les personnalités nommées en conseil des ministres, les dirigeants d'entreprises publiques, et peut-être même les collaborateurs parlementaires. Au total, plusieurs milliers de personnes.

 

  • Ces déclarations seront transmises à l'administration fiscale. Qui, en retour, « fournira à la HAT tous les éléments lui permettant d'apprécier l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité  » des déclarations.

 

  • « En cas de déclaration incomplète ou d'absence de réponse à ses demandes d'explication », l'élu encourt des sanctions pénales.

 

  • Les déclarations ne pourront pas être consultables par tous : pour consulter (au hasard) le patrimoine d'un élu du Lot-et-Garonne, il faudra être électeur dans le Lot-et-Garonne. Les électeurs pourront saisir la HAT s'ils jugent que la déclaration contient des anomalies. Mais il leur est interdit d'en dévoiler le contenu, sous peine d'écoper d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende.

À droite, certains élus fustigent une « loi Cahuzac » (Guy Geoffroy). D'autres y voient « un parfum de robespierrisme, une dérive populiste au sommet de l'État » (Guillaume Larrivé). D'autres encore tiennent un discours un brin contradictoire, comme Philippe Houillon, qui s'inquiète de l'instauration du « contrôle fiscal pour tous » mais déplore aussi que le gouvernement « s'arrête au milieu du gué ».

« Ce n'est pas l'équivalent de l'idée d'origine, concède le ministre des relations avec le Parlement Alain Vidalies, qui aurait aimé aller plus loin. Mais c'est un point d'équilibre entre la protection de la vie privée et la création d'un droit d'alerte nouveau pour les citoyens. » De fait, François Hollande a exigé que dans le nouveau dispositif, les citoyens eux-mêmes puissent alerter la haute autorité (certains responsables du groupe PS, à commencer par le rapporteur du texte Jean-Jacques Urvoas, voulaient cantonner ce droit aux associations type Anticor).

« Aujourd'hui, tout le monde est content, c'est la bonne formule », applaudit René Dosière. « On atterrit avec raison et efficacité », se félicite l'entourage de Bartolone. « Il va y avoir un fort niveau de contrôle et la vie de nos proches ne sera pas mise sur la place publique », dit le député PS Philippe Doucet. Une fois n'est pas coutume, le Front de gauche se satisfait d'un « bon point d'équilibre qui évite la tendance au populisme et à l'exhibition ».

 

Amendement Sarkozy

Reste qu'au PS, certains (minoritaires) trouvent le résultat de la discussion fort timide. « C'est plus que prudent. L'opinion publique ne sera pas satisfaite : elle exige une transparence totale des élus », déplore Christophe Castaner, proche de Jean-Marc Ayrault, qui a publié son patrimoine il y a plusieurs semaines avec pour seul résultat un léger boom de consultations pendant quelques jours sur son site, puis plus rien.

Certains socialistes s'interrogent aussi sur les moyens qui seront réellement dévolus à la haute autorité. « Aura-t-elle les moyens d'enquête ? C'est la question centrale », s'interroge Castaner. « La publication du patrimoine, je m'en fous, explique Jérôme Guedj, de l'aile gauche du PS. Ce que je veux, ce sont des contrôles efficaces, de vrais pouvoirs d'investigation fiscale pour cette autorité. On pourrait imaginer des contrôles aléatoires de certains patrimoines, comme c'est le cas pour les allocataires du RSA. »

Les écologistes, partisans de la publication des patrimoines (ils ont publié les leurs sur Internet), sont très remontés. « Il ne faudrait pas qu'une loi sur la transparence finisse par le secret et l'opacité », craint François de Rugy, coprésident du groupe écolo à l'Assemblée. « La haute autorité risque d'être dans une situation intenable : elle sera au cœur de toutes les contestations possibles. Et à quoi rime ce pseudo-système de publication qu'on ne peut pas rendre public ? On aura des soupçons, des rumeurs, des gens qui diront d'un air entendu “ah moi je sais des choses…”. »

Les écologistes s'inquiètent aussi des possibles répercussions pénales pour les journalistes, dès lors que dévoiler le patrimoine d'un élu deviendra un délit. « Un journaliste qui parle du combi Volkswagen de Jean-Marc Ayrault risquera-t-il 45 000 euros d'amende ? » s'inquiète l'autre coprésidente écolo, Barbara Pompili. « C'est un souci », concède le socialiste René Dosière, qui pourrait déposer un amendement lors de l'examen du texte en séance. Interrogée mardi, la porte-parole du groupe PS, Annick Lepetit, a fait aux journalistes cette étrange réponse : « Si vous enquêtez sur quelqu'un, vous verrez avec lui ce que vous pourrez diffuser ». Incompréhensible.

Les écolos sont tombés de haut quand ils se sont aperçus que les dispositions encadrant les activités parallèles des parlementaires avaient disparu. Terminée l'idée, un temps évoquée et contenue dans le projet de loi initial, d'interdire a priori les députés d'exercer toute activité parallèle, en particulier les activités de “conseil”. Là encore, Claude Bartolone (mais aussi le ministre de l'intérieur Manuel Valls) a mis tout son poids dans la balance. Les avocats de l'Assemblée, parmi lesquels plusieurs radicaux de gauche, ont mené un lobbying efficace. « Seuls 92 députés sur 577 ont une activité professionnelle, plaide Annick Lepetit. La solution retenue est plus simple et plus consensuelle. »

Aucun métier ne sera donc exclu. En revanche les revenus de cette activité annexe seraient plafonnés à 50 % de l'indemnité parlementaire. Mais qui contrôlera ? Difficile de le savoir pour l'heure. Et a priori, le député UMP de l'Oise Olivier Dassault, président du holding du groupe d'armement du même nom qui vit en grande partie de la commande publique, pourra continuer à exercer son activité.

Ces gros reculs feraient presque oublier les avancées du texte : l'encadrement des conflits d'intérêts, la limitation du pantouflage, des peines d'inéligibilité pour les élus condamnés (même si l'inéligibilité à vie évoquée par l'exécutif dans la panique post-Cahuzac n'est pas constitutionnelle). Ou encore cet amendement interdisant aux membres du Conseil constitutionnel d'exercer la profession d'avocat, discuté mercredi matin : c'est évidemment Nicolas Sarkozy qui est visé.

Mais ils permettent aussi de passer sous silence de nombreux sujets, jugés trop sensibles ou carrément tabous, qui ne sont pas abordés dans ces textes : le contrôle de l'utilisation de l'IRFM des députés, cette indemnité parfois utilisée pour payer des permanences parlementaires ou des dépenses personnelles ; les emplois familiaux, une pratique courante au Parlement ; les avantages divers (retraites, prêts gracieux) octroyés aux députés ou aux sénateurs. Ou encore le toujours très opaque financement des campagnes électorales.

 


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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 14:02

 

Slate.fr

Publié le 30/05/2013
Mis à jour le 30/05/2013 à 16h41

 


Le journaliste Emmanuel Daniel va se lancer mi-juin dans un tour de France des alternatives et partir à la rencontre de ceux qui construisent aujourd'hui le monde de demain.

 

 

© Florian Le Bricon

- © Florian Le Bricon -

 

Révolution. La simple évocation de ce mot provoque des poussées d'urticaire chez de nombreux Français. Dans l'imaginaire collectif, il est étroitement associé aux têtes coupées, au sang versé, à la Terreur. La révolution fait peur au point que, pour beaucoup d'entre nous, elle n'est pas souhaitable.

Pourtant, l'explosion de la pauvreté et des inégalités, l'indécence des élites, les dérives oligarchiques de la République, la destruction de la planète et l'érosion du lien social la rendent nécessaire. Les dernières décennies nous ont en effet montré que les réformateurs ont échoué. Que les tentatives de moralisation du capitalisme et des pouvoirs publics ne sauraient suffire à remettre sur de bons rails un système capitaliste qui produit mécaniquement misère et exploitation.

Pour autant, il n'y a pas grand-chose à attendre d'un Grand Soir. D'abord parce que sa tenue est tout à fait hypothétique, mais surtout parce toutes les révolutions brutales ont été (au moins partiellement) vidées de leur substance par des contre-révolutions. En effet, si la révolution n'est le fait que de quelques individus politisés qui galvanisent la colère populaire, elle ne peut atteindre durablement son but.

De l'inutilité du coup de balai

Si elle n'est pas initiée et portée par le peuple, on reviendra bien vite au point de départ, car une fois le coup de balai passé et la colère populaire apaisée, nous retomberons progressivement dans l'apathie et accepterons à nouveau la domination de quelques-uns... jusqu'à l'insurrection suivante, et le remplacement de l'ancienne élite par une nouvelle.

C'est pourquoi la révolution est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls révolutionnaires. Elle doit être le fait de la majorité aujourd'hui silencieuse et résignée. Une majorité de révolutionnaires sans fusils, armés seulement d'un profond désir de changement. Pas d'un simple changement de majorité, mais de paradigme. La révolution de demain devra être celle des consciences. Elle ne devra pas être portée par un homme providentiel, mais s'appuyer sur une masse critique suffisante pour impulser un nouveau souffle à nos sociétés. Des femmes et des hommes qui ne seront plus guidés par le triptyque production, consommation, ostentation mais par le désir d'évoluer dans une société conviviale, libérée de la religion de la croissance et du travail contraint.

Décoloniser notre imaginaire

Parler d'une révolution n'est d'ailleurs pas tout à fait juste. En réalité, elles devront être multiples. Les Bastille à reconquérir sont intérieures et elles sont aussi nombreuses qu'il y a de citoyens en France. Et le caractère non-violent de ces révolutions ne les rend pas aisées pour autant. Le chemin sera long et fastidieux tant nous avons intériorisé le fonctionnement capitaliste, l'exploitation et «la guerre de tous contre tous» qui lui sont inhérents. «Décoloniser notre imaginaire», pour reprendre l'expression de Paul Ariès, prendra du temps. Car comme le disait Keynes, «la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes».

La bonne nouvelle est que le changement de paradigme est déjà en cours. De par le monde éclosent des milliers de «révolutions tranquilles», et la France n'est pas en reste. De part et d'autre du pays, de simples citoyens montrent non seulement qu’un autre monde est possible, mais aussi que celui-ci existe déjà. Ils créent des monnaies locales et des circuits courts, mettent en place des coopératives avec des écarts de salaire réduits, remettent au goût du jour les notions de partage et de don... La multiplication de ces utopies concrètes prouve que les alternatives sont nombreuses et réalisables.

Sur la route des utopies concrètes

En effet, crises aidant, la solidarité et le partage redeviennent d’actualité, tandis que se dessinent de nouveaux modes de consommation et de production, plus respectueux de l’homme et de la nature. Chaque jour, des femmes et des hommes s'engouffrent dans les brèches laissées ouvertes par les échecs du libéralisme comme de l’Etat providence. L'économie, la politique, l'environnement,  la santé, le logement, l'éducation, la culture... Aucun domaine n'échappe à ces révolutionnaires de l'ombre qui agissent par simple volonté d'améliorer leur vie et celle de leurs proches, souvent au-delà du clivage gauche/droite traditionnel. Les sociologues les appellent les «créatifs culturels» et, ils représentent déjà 17% de la population française.

Ces initiatives, bien que nombreuses et diverses, sont mal connues du grand public car encore trop peu médiatisées.

C'est pourquoi je vais me lancer mi-juin dans un tour de France des alternatives et partir à la rencontre de ceux qui construisent aujourd'hui le monde de demain. J'ai choisi de m'intéresser à cette lame de fond qui pourrait bien se transformer en tsunami. Pendant près de six mois, je publierai une cinquantaine d'articles présentant des initiatives concrètes et ancrées localement. Ce n'est pas un tour de France des bonnes nouvelles, mais une volonté de mettre en avant ces projets subversifs qui questionnent et fragilisent les piliers idéologiques du vieux monde, individualiste et utilitariste.

Donner l'envie d'agir

L'idée est de donner de la visibilité à ces projets, de les aider à germer afin qu'ils puissent polliniser l'ensemble du territoire. Faire que chacun s'inspire des expériences menées partout en France pour les mettre en pratique chez lui mais aussi réalise qu'il n'est pas seul sur le chemin de la transition. En m'engageant sur la route des utopies concrètes, je compte redonner espoir et envie d'agir à ceux qui me liront et qui se sentent impuissants face à l'étendue de la tâche à accomplir. Espoir d'autant plus réaliste que les solutions proposées sont ancrées dans le réel et n'impliquent pas qu'un quelconque parti politique s'en saisisse. Il suffit que les citoyens se convainquent eux-mêmes de la nécessité et de leur capacité d'agir et fassent leur cet adage de Gandhi: «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.»

Et le changement ne pourra venir que d'en bas. C'est cette conviction qui m'a poussé à prendre mon sac à dos et à rencontrer ces explorateurs de possible. Il serait en effet illusoire de croire que l'élection de tel ou tel représentant aboutira à l'établissement d'un monde nouveau.

Devenons des citoyens et non des électeurs

Déconnectée de notre réalité, prisonnière de logiciels de pensée partisans et obnubilée par la conquête ou la conservation du pouvoir, la classe dirigeante a largement prouvé son incapacité (ou son absence de volonté) à œuvrer pour le bien commun. L'élection ne suffit donc plus. Car se contenter de glisser un bulletin dans l'urne, c'est se déculpabiliser. Se convaincre que notre devoir de citoyen est accompli, alors qu'en réalité, nous n'avons fait que remplir notre tâche d'électeur. Notre conception du devoir ne devrait pas se limiter à attendre que d'autres décident et fassent le travail pour nous. En tant qu'individus responsables, il nous incombe de reprendre en main les problématiques qui nous concernent.

Et nous sommes en mesure de le faire. En nous approvisionnant auprès de producteurs locaux plutôt qu'auprès de multinationales, nous contribuons à relocaliser l'économie. En créant des coopératives, nous reprenons en main les outils de production et rendons l'entreprise démocratique. En finançant l'économie locale, via l’épargne solidaire, nous facilitons la création de richesses, d'activité économique et de lien social près de chez nous. Quand un village finance ses propres éoliennes, il retrouve son autonomie énergétique. Et quand un autre met en place des instances de démocratie directe, il revitalise la démocratie et participe à la repolitisation des habitants.

La révolution est en marche

Cette liste des actions concrètes à mener pour se réapproprier nos vies n'est bien sûr pas exhaustive. Des milliers de citoyens, regroupés en collectifs plus ou moins formels ou en associations (comme les Colibris de Pierre Rabhi et leurs 60.000 membres) en expérimentent de nouvelles chaque jour. Ces avant-gardistes ont bien compris que nous ne pouvons plus attendre, lâchement, que le monde change sans que nous ne fassions quoi que ce soit en ce sens.

Car «c'est quand chacun d'entre nous attend que l'autre commence que rien ne se passe», soulignait l'Abbé Pierre. De plus en plus de Français en sont conscients. C'est ce que je compte montrer grâce à ce tour de France des alternatives. Et je peux affirmer, sans avoir peur de me tromper, que la seule révolution possible, celle des consciences, est en marche. Et il ne tient qu'à nous de la faire aboutir.

Emmanuel Daniel


Plus d'informations sur mon tour de France des alternatives: le site et la page Facebook

 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 13:42

 

WikiStrike.com

Lundi 3 juin 2013

Ces français qui s’immolent dans le plus grand silence…

 

 

1839790132_B97164132Z.1_20130215160714_000_GEMHK760.1-0.jpgLe suicide est un acte tragique, désespéré et un des signes principaux de la santé d’une société, pourtant, très peu de données statistiques existent réellement sur le sujet, comme une honte ou un secret qui devrait être gardé… L’observatoire des suicides nous explique en quelques mots ce qu’il en est: on dénombre 200 000 tentatives de suicide par an ; et plus de 11 000 personnes ayant réussi à aller au bout de leur geste. sachant que le nombre de personnes ne trouvant aucune autre alternative que ce geste ultime est fortement sous-évalué en France « du fait d’un défaut de déclaration ou de l’existence de suicides « cachés », inscrits dans d’autres rubriques de décès comme les intoxications ou les accidents.« 

Sans statistiques fiables dans le domaine, difficile de chiffrer l’ampleur du problème, seule piste réelle, un article du journal Direct matin expliquant que durant l’année 2012, le nombre de suicides sur le réseau ferré a augmenté de 30% par rapport aux 3-4 années précédentes, nous pouvons donc en déduire qu’il y a eut une augmentation d’au moins 30% des actes désespérés.

S’il est parfois difficile de comprendre ce geste ultime qu’est le suicide, il est encore plus compliqué de comprendre l’immolation qui reste une des méthodes les plus terribles, et si on se réfère aux études et aux articles diffusés dans les médias, nous pouvons apprendre que l’immolation a pour but de signifier à son entourage et au monde son intention d ‘en finir de façon spectaculaire avec un message de souffrance indicible, mais est égalementvolontairement impressionnante, très revendiquante par la manière d’interpeller ses proches et la société toute entière. Suivant un article du Figaro, nous pouvons apprendre que « «La particularité fondamentale de l’immolation est de porter sa propre mort sur la scène publique, d’exposer au monde son désespoir, explique au Figaro Smaïn Laacher, sociologue au Centre d’études des mouvements sociaux du CNRS. À l’inverse, le suicide tel qu’on l’entend traditionnellement consiste à se supprimer pour des raisons personnelles dans un cadre privé.» » Bref, le but de l’immolation reste le même: faire passer un message fort et ne pas « partir » seul, dans le plus grand silence.

 

Ce qui est important ici, outre le fait que des personnes se sont immolées, c’est le nombre d’immolations qui ont eut lieues, les médias ne nous rapportent que peu ce genre d’informations, pourtant, rien que le mois de mai a été chargé. Voici une liste des derniers immolés de France:

 

N’oubliez pas une chose, le 17 décembre 2012, Mohammed Bouazizi s’est immolé par le feu en Tunisie, c’est ce qui a contribué à déclencher le printemps arabe. En France, les immolations se multiplient, et le silence perdure sans que rien ne bouge… Une manière de minimiser l’impact possible?

 

Source

 


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