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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:36

 

 

Le Monde.fr avec AFP

17.06.2013 à 21h50

 

 

 

Trois responsables u magasin Ikea de Thillois ont été placés en garde à vue, lundi 17 juin.

Trois responsables du magasin Ikea de Reims ont été placés en garde à vue, lundi 17 juin, dans l'enquête sur les soupçons de surveillance de salariés et de clients qui ébranle la filiale française du géant de l'ameublement, selon une source proche de l'enquête.
 

"Il y a eu une perquisition dans les locaux du magasin" Ikea de Thillois (ouest de Reims), a indiqué cette source, confirmant une information du site Mediapart. "A l'issue de cette opération, le directeur, le responsable administratif et financier ainsi que la directrice des ressources humaines du magasin ont été placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Reims", a-t-elle précisé.

Contacté, le parquet de Versailles, qui suit le dossier, n'était pas disponible pour commenter cette information. Le groupe Ikea n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet dans l'immédiat.

Lire :  Vols, flicage et ex-gendarmes... la vie chez Ikea (édition abonnés)

Cette vaste enquête a déjà donné lieu à des perquisitions dans des commerces franciliens, brestois et vauclusiens du groupe. Plusieurs personnes ont été mises en examen, notamment Jean-François Paris, responsable du département gestion du risque de 1998 à 2012, et son ancienne adjointe.

 

 DES "PRATIQUES REGRETTABLES"

En février 2012, des révélations du Canard enchaîné avaient ébranlé Ikea : la filiale française était soupçonnée d'avoir "fliqué" des salariés et des clients en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers ou leurs comptes en banque. Les syndicats FO et CGT avaient déposé plusieurs plaintes, amenant la justice à ouvrir une information judiciaire en avril 2012.

Condamnant des "pratiques regrettables, contraires aux valeurs et standards éthiques" de l'entreprise, la direction d'Ikea France s'était séparée, un mois plus tard, de quatre dirigeants, dont son ancien directeur général (de 1996 à 2009), Jean-Louis Baillot, et Jean-François Paris.

Le directeur général d'Ikea France, Stefan Vanoverbeke, avait annoncé en juillet une série de mesures éthiques visant à redorer le blason de l'entreprise et à tirer les leçons de ce scandale.

Lire aussi : Le M. Sécurité d'Ikea France accuse


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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:21

 

 
par djellil (son site) lundi 17 juin 2013

Encore une fois, la vache à lait française est sommée de contribuer au budget de l’Union Européenne avec son éternel budget en hausse.

Depuis des années, la France subie, silencieusement, le diktat des marchés financiers et des technocrates européens qui nous imposent en permanence de financer les privilèges de dizaine de milliers d’autres technocrates et d’obscurs conseillers gadgets.

Cette année, 340 fonctionnaires européens vont bénéficier d’une retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.

Une indécence au regard des grands mouvements sociaux qui luttent en France et en Europe pour des retraites décentes. La différence est devenue trop importante entre le peuple et les « dieux de l’Olympe ».

Plusieurs fonctionnaires européens vont donc s’offrir, grâce aux cotisations de la France, de véritables ponts d’or, quand d’autres essaieront d’arracher quelques euros supplémentaires pour leurs faibles retraites.

Giovanni BUTTARELLI, contrôleur adjoint de la protection des données, bénéficiera d’une retraite de 1515 euros/mois pour seulement 2 ans de service. En comparaison, un salarié français ou belge partira avec une retraite équivalente après une carrière complète de 40 ans.

Peter HUSTINX, fonctionnaire européen, bénéficiera pour 10 années de travail d’une retraite de 9000 euros/mois, Roger GRASS, greffier à la Cour de justice européenne, touchera 12.500 euros/mois, Pernilla LINDH, juge au Tribunal de première instance, bénéficiera de 12.900 euros/mois ou encore Ruiz-Jarabo COLOMER, avocat général, touchera une retraite de 14.000 euros/mois.

Une démesure à l’image de celle qui frappe le monde sportif et artistique et qui réveille en nous une âme d’eurosceptiques convaincus.

La France est au bord du précipice et l’Union Européenne est cette main malfaisante qui veut nous propulser dans le gouffre de l’austérité.

Il est évident que notre appartenance à la zone euro semble se résumer à banquer pour les autres, toutes ces banques qui ont désobéis aux règles.

Pourquoi, notre argent ne servirait pas nos concitoyens plutôt que de sauver les banques grecques, françaises, allemandes, néerlandaises qui sont à l’origine de nombreux dérapages budgétaires.

A quand le peuple comprendra que la dette publique est illégitime et ne doit pas être remboursée.

La France a aujourd’hui une dette de plus 1800 milliards d’euros, or elle a déjà payé plus de 1400 milliards d’euros d’intérêts à ses créanciers depuis 40 ans. Des créanciers qui sont à 65 % étrangers et en grande partie des banques privées et des marchés financiers.

Nos politiques doivent mettre rapidement un terme à ce racket organisée qui plonge notre pays vers un désastre social et plombe notre économie.

Il faut avoir le courage d’un De Gaulle résistant et la force de caractère bien trempée d’un Hugo Chavez pour permettre à notre pays de redevenir l’acteur de son propre destin.

Le gouvernement socialiste veut faire des économies sur le dos des petits gens du peuple, moi je plaide pour que l’on racket, à notre tour, tous les prédateurs spéculateurs des marchés financiers.

La France doit cesser de verser sa contribution à l’Union Européenne. Notre contribution est de 20 milliards d’euros pour 13 milliards d’euros reversés à la France. Une escroquerie de 7 milliards d’euros dont on peut largement se passer.

Nous pouvons déjà économiser 20 milliards d’euros et réinjecter cette somme dans les économies nationales et locales de notre pays.

Nous devons quitter l’Union Européenne et la zone Euro tout en permettant à la France de n’accorder aucun statut de monnaie officielle à l’Euro mais de lui accorder un statut commercial plutôt que légal comme en Suède.

Autre mesure d’importance, notre sortie de l’Union Européenne dont la faisabilité n’est possible qu’en invoquant l’article 50 du Traité sur l’Union Européenne.

Article 50
« Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union ».

Certains politiques et économistes inféodés aux lobbys financiers crient aux loups en menaçant la France des pires conséquences en cas d’éventuelle sortie de l’Union Européenne telles que l’isolement sur la scène européenne et la mise en quarantaine par les marchés financiers.

Pourtant l’article 50 permet de conclure un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union.

En clair, nous pourrions toujours profiter des avantages de l’Union Européenne tout en étant préservé de ses néfastes conséquences.

Ensuite, même si la France n’est plus dans l’Union Européenne, le monde est vaste et nombre de pays seront tentés de venir travailler avec nous pour bénéficier de la qualité de nos produits et le savoir-faire français.

La France deviendrait un pays de consommation pour les pays émergents et nous pourrions démultiplier les partenariats avec le monde entier.

De plus, notre retrait de l’Union Européenne nous permettrait de ne plus participer ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil économique. Nous retrouverions une complète souveraineté jusqu’ici bradée par les technocrates de Bruxelles.

Un avantage sur le plan des finances puisque nous serions libérés de nos obligations envers l’article 104 du Traité de Maastricht et envers l’article 123 du Traité de Lisbonne qui nous empêchent de recouvrir notre indépendance monétaire.

Un désengagement qui pourrait nous permettre surtout de revenir sur l’article 35 de la loi n°93-980 du 4 août 1993 relative au statut de la Banque de France et à l’activité et au contrôle des établissements de crédit.

Un retour souverain sur la loi scélérate et injuste de la Loi du 3 janvier 1973 dite « loi Pompidou, Giscard, Rothschild » qui dans son Article 25 stipule que le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France.

L’annulation de cet article mettrait un terme définitif à l’endettement public et faciliterait la création monétaire.

Faut-il rappeler que si la France n’avait pas empruntée aux marchés financiers privés sa dette serait aux alentours de 400 milliards au lieu des 1400 milliards actuellement.

Malheureusement la dette publique est une affaire rentable pour les agences de notation dont les notes influent sur les taux d’intérêts qui sont, elles-mêmes, soumises aux diktats des marchés financiers.

La Suède a décidée, unilatéralement, de ne plus payer les intérêts de la dette publique et prévoit une hausse considérable de sa croissance. Les finances publiques se portent bien, la dette publique nette étant parmi les moins élevées au monde.

Il est évident qu’un pays qui annule sa dette en profondeur ne représente plus de risque d’insolvabilité, ses finances publiques s’améliorent très rapidement et sa croissance économique reprend.

Dans le cas de la France, l’annulation de la dette publique représenterait un gain de 133 milliards d’euros par an pour les finances publiques soit 83 milliards d’euros de remboursement du capital de la dette et 50 milliards d’intérêt.

Le SMIC à 1500 euros tant chéri par Jean-Luc Mélenchon et ses potes de Gauche ne serait plus une utopie et la misère reculerait considérable dans notre pays. Il faut aussi diminuer les taxes et retirer les obstacles au commerce international.

Pour cela faut-il encore des hommes politiques qui en ont dans le pantalon et qui sont de véritables patriotes soucieux du bien-être des Français et qui aiment leurs pays.

Pour réussir dans la France de demain, le Peuple doit s’insurger et s’élever contre la France des apatrides financiers qui achèvent à petits feux ce qui nous reste de dignité.

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 18:03

 

Rue89

 

Lettre recommandée 17/06/2013 à 18h24
Hervé Berlant | Représentant du personnel

 

Non, ce n’est pas difficile de virer quelqu’un dont on veut se séparer : délégué du personnel dans un grand groupe, Hervé raconte comment ses patrons s’y prennent.

 

 


Des employés pointent à l’usine (IBM/CC)

 

Je suis l’Elu, un simple salarié et représentant du personnel, dans une grande société. Je ne suis pas un Obélix tombé à la naissance dans la marmite du syndicalisme, je suis devenu élu sur le tard, poussé par les événements.

En tant que citoyen et salarié, j’ai suivi avec grand intérêt les dernières négociations entre organisations patronales et syndicales sur la réforme du marché du travail. Au cœur des débats, un grand (gros) mot revenait souvent : « fléxisécurité ».

Making of

L’auteur de ce texte, Hervé Berlant (le nom a été changé) a 35 ans, il est représentant du personnel dans une grande entreprise médiatique française.

Il a assisté de nombreux collègues lors de leur licenciement, et en a tiré un petit guide du licenciement à l’usage des patrons. Rue89

 

 

Selon les défenseurs de ce dispositif, en France, il serait difficile pour les dirigeants de s’adapter à l’évolution du marché et d’alléger la masse salariale pour assurer la survie d’une entreprise. Traduction : « Il faut assouplir le code du travail pour faciliter d’avantage les licenciements, car ça coûte trop cher et c’est trop compliqué de virer un salarié. »

Je souris, m’étonne, m’étouffe presque, car selon mon expérience de représentant du personnel, cet argument ne reflète pas du tout la réalité.

Licencier un salarié : rien de plus facile

Fort de ces nombreuses années passées à défendre les collègues de toute ancienneté et de tout niveau hiérarchique, j’ai constaté qu’il n’y avait rien de plus facile pour un dirigeant que de licencier un salarié.

Vous me direz qu’un patron a forcément de bonnes raisons de se séparer d’un employé, que le salarié est mauvais, sinon, il le garderait. En voici pourtant quelques autres :

  • une salariée qui demande un 80% dans le cadre d’un congé parental. L’employeur n’est pas en droit de refuser, mais va décider que cette fainéante doit partir ;
  • une employée qui cumule les congés maternité ;
  • lors d’un changement de direction, le nouveau manager veut sa propre équipe ;
  • un salarié avec de l’ancienneté, qui coûte trop cher ;
  • une volonté de diminuer les coûts, mais sans les contraintes d’un licenciement économique ;
  • une incompatibilité d’humeur avec le supérieur direct ;
  • un salarié jugé « pas corporate »...

J’ai assisté bon nombre de salariés en entretien, et honnêtement il n’y a qu’une personne pour laquelle je peux retenir la faute. J’ai donc rédigé un petit guide pratique, en trois étapes, à l’usage des patrons.

                                                                                                                                                                                                                               1 La convocation

 

Tout d’abord, c’est pénible mais il faut tout de même respecter un minimum « syndical » en matière de procédure de licenciement.

Le patron doit adresser une lettre recommandée avec accusé de réception, convoquant le salarié à un entretien préalable à une « éventuelle » sanction, « pouvant » aller jusqu’au licenciement.

Attention au premier piège : vous devez utiliser le conditionnel, car même si votre décision est déjà prise, en théorie, vous êtes censé recueillir et étudier les arguments que le salarié vous présentera pour se défendre.

Petite astuce : pour économiser les frais liés à l’envoi d’un recommandé (eh oui, un sou est un sou), remettez à l’employé sa convocation directement en main propre, et signifiez lui sa mise à pied à titre conservatoire avec effet immédiat. En clair, il a cinq minutes pour récupérer ses affaires personnelles et quitter les lieux.

« Je ne fais qu’exécuter les ordres »

Pris dans la lumière des phares, le salarié ne réagira pas, ou peu, et quittera les locaux sans broncher ou presque. Prenez alors un air gêné, on doit pouvoir lire sur votre visage l’expression suivante :

« Je suis désolé(e), je n’aime pas faire ça mais j’y suis obligé(e) car c’est mon travail et je ne fais qu’exécuter les ordres. »

Cette attitude n’est certes pas indispensable mais cela peut aider à soulager votre conscience et à préserver votre capital sympathie auprès des salariés. En « off », à certaines personnes, vous pouvez laisser entendre que ce salarié n’était pas au-dessus de tout soupçon, qu’il y a des éléments accablants contre lui. Les mauvaises langues feront le reste.

Le second effet « kiss cool » de cette méthode expéditive sera de terroriser les collègues présents dans l’open space. Le message que vous ferez ainsi passer sera clair : taisez-vous ou bien vous serez le prochain !

                                                                                                                                                                                                                             2 L’entretien

 

Une fois encore, c’est embêtant mais c’est la loi, le salarié peut se faire assister par un autre salarié. C’est presque toujours un représentant du personnel qui s’y colle.

A titre liminaire, lisez ces quelques lignes :

« Nous avons constaté des difficultés, des dysfonctionnements et/ou des faits graves, qui vous ont été plusieurs fois signalés. Malgré ces avertissements, aucune amélioration n’a été constatée.

(Pause, respiration)

C’est la raison pour laquelle nous sommes amenés à prendre à votre encontre une sanction disciplinaire, pouvant aller jusqu’au licenciement. »

Enumérez ensuite une liste non exhaustive de fausses accusations, voire de ouï-dire. Le « must » en la matière : les témoignages d’autres salariés.

Ces employés modèles vous auront fourni au préalable des attestations faites sous la pression hiérarchique, par comportement moutonnier, ou tout simplement par méchanceté gratuite.

Bien entendu, ce salarié qui travaille consciencieusement depuis des années n’a jamais posé le moindre problème, mais peu importe, déstabilisez-le en jetant le discrédit sur son travail, remettez en question sa probité ou mettez en doute ses bonnes relations avec ses collègues et son responsable.

Tel un boxeur, il sera sonné

Surtout ne lui montrez aucune preuve pour étayer vos accusations. Puisqu’il ne sait pas trop bien de quoi on l’accuse, il cherchera dans sa mémoire quels faits vous évoquez. Tel un boxeur pris dans les cordes et assailli de coups, il sera sonné et sa défense fragilisée.

Il est à noter que plus les salariés sont attachés à leur travail, plus les faits reprochés sont fallacieux, et plus l’impact émotionnel sera fort. Ayez donc à bonne distance un paquet de mouchoirs ainsi que votre air empathique.

Groggy, le salarié tentera alors de répondre, mais qu’importe les arguments factuels qu’il vous présentera pour se défendre, rien ne vous oblige à en tenir compte.

Concentrez vous, faites juste semblant de l’écouter, prenez des notes tout en vous demandant si vous allez avoir la chance de croiser Nabilla dans les couloirs aujourd’hui.

Il ne vous reste plus qu’à attendre les deux jours ouvrables prévus par la loi avant de lui envoyer sa lettre de licenciement. Rien ne vous interdit plus de prononcer officiellement son licenciement.

                                                                                                                                                                                                                             3 Le licenciement et, au pire, le procès

 

Il a reçu sa lettre de licenciement, s’il est courageux et motivé, le salarié peut porter l’affaire en justice.

Mais il faut beaucoup de patience, de volonté et d’argent pour se payer un avocat et saisir les Prud’hommes, ce dont un salarié au chômage, sans revenu et au fond du trou psychologiquement, manque cruellement.

Malgré cela, il reste une minorité de salariés combatifs (certains diront « procéduriers »), que vous devrez peut-être affronter en justice.

Ne baissez pas les bras, car la lenteur de la justice et les possibilités de renvois et d’appels qu’elle vous offre vous permettront de gagner du temps. Pour vous donner du baume au cœur, n’oubliez pas non plus que chaque mois passé est un salaire de gagné pour vous, sans compter les charges inhérentes que vous n’aurez pas à verser.

Au final, même si le salarié remporte son procès au bout d’une longue période, cela vous coûtera toujours moins de le licencier que de le garder. Vous aurez allégé votre masse salariale et atteint les objectifs d’économies fixés par votre conseil d’administration : il y a de bonnes chances pour que vous décrochiez votre super bonus à la fin de l’année.

Pas plus de neuf licenciés en 30 jours

Prévoyant, vous penserez à provisionner une éventuelle défaite aux Prud’hommes et donc le versement d’une indemnité en fonction du dossier du salarié, de son salaire, de son ancienneté et du minimum prévu par sa convention collective (souvent dérisoire).

Professionnel, vous surveillerez aussi de près l’évolution salariale et l’ancienneté de vos employés, et vous favoriserez au maximum le turn-over. Attention, soyez vigilant, ne vous laissez pas emporter par l’enthousiasme, et évitez le dernier piège tendu par le code du travail : ne licenciez pas plus de neuf salariés sur une période de 30 jours.

Vous seriez alors obligé de mettre en place une contraignante procédure de licenciement économique : consultation des représentants du personnel, entretiens préalables, information de l’inspection du travail, mise en place de dispositifs de reclassement…

Futé, vous éviterez d’atteindre ce quota fatidique en proposant à un employé, de temps en temps, une rupture conventionnelle. Vous pourrez aussi « favoriser » les départs spontanés.

A l’issue de la lecture de ce petit guide, vous constaterez deux choses :

  • oui, il est facile de licencier des salariés en France ;
  • oui, cela peut vous coûter cher, mais uniquement « à cause » de cette minorité de salariés qui savent bien se défendre, qui ont les moyens de prendre un bon avocat et dont le salaire, l’ancienneté et/ou le dossier justifient des indemnités conséquentes.

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 17:42

 

 

 

Le Monde.fr

17.06.2013 à 15h32 • Mis à jour le 17.06.2013 à 15h33 | Par Anne Michel
 
 
Une coalition d'ONG anti-corruption a affrété deux drakkars au large du G8 de Lough Erne (Irlande du Nord) pour réclamer des actions fortes contre les paradis fiscaux.

Lough Erne (Irlande du Nord), envoyée spéciale.

Lundi matin, alors que s'ouvrait le sommet des chefs d'Etat du G8 à Lough Erne, dans le comté de Fermanagh en Irlande du Nord, le très paisible lac bordant le centre de presse international installé à une heure de route de là, a été le théâtre d'une drôle de manifestation nautique. Deux bateaux vikings affrétés par une coalition d'ONG internationales anti-corruption (One, Oxfam, Save the children...), avec à leur bord des militants affublés de "grosses têtes" grimaçantes à l'effigie de Barack Obama, d'Angela Merkel, de François Hollande, de Vladimir Poutine et des autres dirigeants du G8, ont longé les rives du lac, pour réclamer des actions fortes contre les paradis fiscaux.

Sur les voiles carrées des embarcations enserrés par une flottille de zodiacs et de hors-bord de la police d'Irlande du Nord, deux injonctions en grosses lettres : "mettez fin à l'évasion fiscale" ; "de la nourriture pour tout le monde"... Selon les estimations de l'ONG Oxfam, en effet, le manque à gagner lié à l'évasion et à la fraude fiscales internationale des particuliers atteindrait 156 milliards de dollars! Le double de la somme nécessaire pour éradiquer la pauvreté dans le monde, et donc la faim. Près de la moitié des richesses dissimulées offshore le sont dans des paradis fiscaux adossés dans des pays du G8.
 

 "INCLURE LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT"

"Les négociations ont été serrées, mais on a finalement obtenu les autorisations, les militants ont dû partir de la rivière en amont de la petite ville d'Enniskillen et ça fait trois heures qu'ils rament, déclare Sébastien Fourny d'Oxfam. On est là pour demander au G8 d'inclure les pays en voie de développement dans l'échange automatique de données fiscales et de ne pas s'organiser juste entre pays riches. Et on veut de vrais registres publics des sociétés offshore, pas des registres privés comme le propose Cameron !"

Sur les bords du lac, des journalistes de tous pays étaient descendus pour suivre les évolutions d'un ballet nautique pacifique et bon-enfant, ravis d'être ainsi divertis de la longue attente qui caractérise les sommets internationaux, ponctués par des départs au compte-goutte pour le complexe hôtelier de Lough Erne, pour des conférences de presse ou des "briefings" avec les chefs d'Etats. Les représentants des forces de police affectées au centre de presse esquissaient eux aussi des sourires amusés.

À la question (brûlante) sur le rapport entre les vikings et l'évasion fiscale - leur route serait-elle précisément passée par le petit village d'Enniskillen ? - la représentante d'une ONG répondait avec un certain détachement : "Ah, cela ? Rien... Juste pour le fun...plutôt sympa, n'est-ce-pas?"

Anne Michel

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 17:26

 

 

Le Monde - Blog

Comme souvent, une seule photo peut être plus parlante que de longs rapports. Dans une communication efficace, la chaîne de supermarchés américaine Whole Foods, spécialisée dans le bio et l’équitable, a imaginé à quoi ressembleraient nos étals si les abeilles venaient à s’éteindre. L'un de ses magasins, situé à Providence (Rhode Island), a temporairement enlevé tous les produits venant de plantes pollinisées par des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Résultat : 237 des 453 produits proposés à l'accoutumée, soit 52 % des récoltes, ont disparu. Parmi eux : les pommes, oignons, carottes, citrons, brocolis, avocats ou encore concombres.

 

En réalité, un tiers de notre nourriture fruits, – légumes et boissons (café, cacao) – dépend des abeilles, rappelle l'enseigne de distribution.

"Les pollinisateurs naturels sont un maillon essentiel de notre chaîne alimentaire. Plus de 85 % des espèces végétales de la terre, dont beaucoup composent les aliments les plus nutritionnels de notre alimentation, exigent des pollinisateurs pour exister. Pourtant, nous continuons à assister à un déclin alarmant de ces populations, regrette Eric Mader, directeur adjoint de la Xerces Society, une ONG qui protège les abeilles. Notre organisation travaille avec des agriculteurs pour les aider à recréer un habitat sauvage et adopter des pratiques moins intensives en pesticides. Ces stratégies simples peuvent faire pencher la balance en faveur de retour des abeilles."

Près d'un tiers des colonies d'abeilles aux Etats-Unis ont été décimées au cours de l'hiver 2012-2013, selon une étude réalisée par le ministère de l'agriculture américain et des associations professionnelles, publiée le 7 mai, qui souligne aussi les conséquences "désastreuses" pour une économie du miel qui pèse 30 millions de dollars outre-Atlantique.

Si les autorités américaines évoquent des raisons multiples, comme "les parasites, les maladies, les facteurs génétiques, une mauvaise nutrition et l'exposition aux pesticides", cette dernière est majoritairement citée par les scientifiques pour expliquer la surmortalité des pollinisateurs domestiques et sauvages (bourdons, papillons, abeilles sauvages, etc.).

L'Union européenne a ainsi annoncé, le 29 avril, la suspension pour deux ans, à compter du 1er décembre, de l'utilisation de trois insecticides impliqués dans ce déclin. Ces molécules, l'imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine appartiennent à la famille des néonicotinoïdes, insecticides parmi les plus utilisés au monde en agriculture et que l'on retrouve dans des dizaines de produits tels le Cruiser, le Gaucho, le Poncho ou le Cheyenne.

L'application de cette interdiction ne sera pas évidente tant ces substances persistent dans l'environnement, comme je l'avais expliqué dans un précédent papier. Mais elle est essentielle si l'on veut éviter de connaître la même réalité qu'en Chine, abordée par l'excellent documentaire Des abeilles et des hommes, où des milliers de paysans pollinisent les fleurs à la main, à partir de pollen qui leur est envoyé d'autres régions où les butineuses vivent encore.

Audrey Garric

Suivez-moi sur Twitter : @audreygarric et Facebook : Eco(lo)

Photo : PRNewsFoto/Whole Foods Market

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 17:15

 

 

Le Monde

 17.06.2013 à 10h42 • Mis à jour le 17.06.2013 à 16h50 | Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 
 
Bernard Tapie, en décembre 2012.

L'arbitrage Tapie a bien été faussé. C'est la conviction des enquêteurs, qui disposent de suffisamment d'éléments pour établir qu'une "escroquerie en bande organisée" a permis à l'homme d'affaires, le 7 juillet 2008, d'obtenir 403 millions d'euros à l'issue de l'arbitrage soldant son litige avec le Crédit lyonnais.

Le Monde a eu accès au dossier judiciaire de ce qui apparaît de plus en plus comme une affaire d'Etat. Les documents et témoignages recueillis par les juges semblent étayer l'existence d'une entente préalable à l'arbitrage. Comme l'a résumé, le 12 juillet 2012, l'ex-président du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, devant la Cour de justice de la République (CJR) : "J'ai une conviction : le succès de M.Tapie est le résultat d'une véritable conspiration."

L'Etat, qui s'apprête à déposer un recours en révision, après s'être constitué partie civile, va pouvoir s'appuyer sur la procédure établissant qu'il y a eu fraude. Pour cela, il fallait établir un lien entre l'arbitre Pierre Estoup et Me Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie.

C'est chose faite. L'enquête met en exergue le rôle moteur de ce tandem, aidé par le pouvoir sarkozyste. L'ex-patronne de Bercy, Christine Lagarde, entendue comme témoin assisté, a ainsi affirmé à la CJR, le 23 mai : "Au moment où j'ai pris mes décisions dans l'affaire Tapie, j'ai déjà indiqué que je n'avais aucune raison de douter de l'impartialité de M. Estoup. Aujourd'hui, avec le recul et au vu des éléments que vous me communiquez, il est évident que mon sentiment est différent..."


Lire (abonnés) : Arbitrage : Lagarde se défausse sur Richard, son ex-collaborateur et La lettre d'allégeance de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy


Bernard Tapie a l'affection démonstrative. En témoigne cette dédicace du 10 juin 1998, figurant en pages intérieures d'un exemplaire de son livre Librement adressé au magistrat Pierre Estoup : "Pour le président Pierre Estoup, en témoignage de mon infinie reconnaissance. Votre soutien a changé le cours de mon destin. Je vous remercie d'avoir eu l'intelligence et le cœur de chercher la vérité cachée derrière les clichés et les apparences. Avec toute mon affection."

Quel est donc ce mystérieux "soutien" qui a " changé le cours de on destin" ? Se peut-il que ce "soutien" se soit à nouveau manifesté dix ans plus tard, le 7 juillet 2008, sous la forme de la sentence arbitrale rédigée par ce même M. Estoup ? La police a identifié trois niveaux d'intervention : la décision est politique, initiée à l'Elysée par Claude Guéant et Nicolas Sarkozy. Deux architectes sont désignés, Stéphane Richard, directeur du cabinet de Mme Lagarde, et Jean-François Rocchi, patron du CDR, l'organisme chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, tous deux mis en examen. Et deux maîtres d'oeuvre gèrent l'arbitrage : Me Maurice Lantourne, le conseil de M. Tapie, et M. Estoup.

"ME LANTOURNE A SUGGÉRÉ M. ESTOUP"

Les policiers ont trouvé dans l'agenda de M. Tapie les numéros de téléphone de l'arbitre. Dans celui de M. Estoup, il y a la trace, en sus des coordonnées de l'homme d'affaires, d'un rendez-vous avec un certain... "Tapie ", le 30 août 2006. Les deux hommes assuraient ne pas se connaître.

Reste à imposer M. Estoup dans la procédure. Me Lantourne s'en charge : "J'ai effectivement proposé le nom du président Estoup", admet-il en garde à vue, le 28 mai, confirmant les déclarations de l'avocat du CDR, Me Gilles August, qui avait assuré aux enquêteurs, le 2 mai 2012 : "Me Lantourne a suggéré Pierre Estoup..."

Les deux hommes se connaissent. Et c'est un souci : les règles de l'arbitrage contraignent M. Estoup à déclarer son indépendance. Il aurait donc dû signaler à toutes les parties ses relations avec le camp Tapie, mais s'en est bien gardé. Il prend même soin de déchirer, au cas où, les pages de son agenda personnel, entre janvier et octobre 2008, période-clé de l'arbitrage.

Les policiers ont aussi découvert que, depuis 1997, M. Estoup facture des honoraires, en tant que consultant, à l'ex-avocat de M. Tapie, Me Francis Chouraqui. Les juges ont surtout la preuve, après avoir saisi deux courriers adressés en mars 2000 par Me Lantourne à M. Estoup, que l'arbitre est déjà intervenu, comme consultant, aux côtés de M. Tapie, dans le conflit qui l'oppose au Crédit lyonnais. Dans l'ordinateur de Me Lantourne figure aussi une note du 20 septembre 2008, relative à l'arbitrage, et destinée à Christine Lagarde. Aurait-il fourni des arguments à la ministre de l'économie ? L'avocat dit avoir écrit ce document pour sa propre gouverne. Mais la note est rédigée... au féminin.

Mais Me Lantourne ne fréquente pas que M. Estoup. Il s'est adressé, avant l'arbitrage, à Me Jean-Denis Bredin, le futur deuxième arbitre, dans des conditions troublantes. Cela se passe le 29 septembre 2006. A la demande de son client Bernard Tapie, Me Lantourne envoie ce jour-là un courrier lié au conflit avec le Crédit lyonnais à Me Bredin.

Le véritable axe reste l'axe Lantourne-Estoup. Les deux hommes se sont croisés, décomptent les enquêteurs, dans au moins dix procédures, depuis 2001, dont l'une en juin 2008, soit un mois avant la sentence finale. Les policiers trouvent même la trace d'un rendez-vous entre M. Estoup et M. Lantourne, le 9 octobre 2007. "Je ne pense pas que cela pose un problème...", répond aux policiers M. Estoup. Il a, tout comme Me Lantourne, ses entrées à l'Elysée – où il rencontre le secrétaire général Claude Guéant – ou à Bercy, et il donne, dans ses différentes missives, du "cher ami" à l'avocat de Bernard Tapie.

Encore faut-il mettre cela à profit. D'après les documents saisis, M. Estoup s'y active. D'abord, éviter tout recours de l'Etat. Dans un courrier adressé à Me Lantourne, et pas aux autres parties, l'arbitre écrit, le 14 novembre 2007 : "Je me suis attaché à assurer la sécurité juridique de ce document en supprimant tout ce qui pouvait dans le compromis ouvrir la voie à d'éventuels recours."


NEUTRALISER LES ARBITRES

Ensuite, dans ce scénario bien huilé, il faut neutraliser les deux autres arbitres, Me Jean-Denis Bredin et Pierre Mazeaud. Les honoraires sont confortables. Me Bredin touchera, au final, 398 000 euros. Pour une somme de travail réduite. Les échanges de courriers en attestent, c'est Me Estoup qui se charge de tout. Comme pour le " préjudice moral", cette somme de 45 millions d'euros allouée au couple Tapie. Le 23 juin 2008, Me Bredin écrit à ce sujet à M. Estoup : "Je vous adresse mon modeste brouillon, qui reprend pour l'essentiel vos excellentes observations..."

Le 30 juin 2008, nouveau courrier, cette fois rédigé par M. Estoup et adressé à ses collègues : "J'ai pratiquement terminé, non sans mal, la rédaction de la sentence..." C'est bien lui qui est à l'œuvre, ce que reconnaît Pierre Mazeaud, dans une missive : "Je tiens donc à vous remercier pour tout ce que vous faites, d'autant plus que j'en serais totalement incapable." M. Mazeaud n'est pas un expert en arbitrage, et paraît se désintéresser du dossier, au point qu'il a confié le soin aux collaborateurs de M. Estoup de rédiger ses propres courriers, avec son en-tête. Il s'agace quand les policiers le titillent : M. Tapie "est un voyou", lâche-t-il, "mais comme tout voyou, il a droit à la justice".


"J'ÉTAIS LE MÉCANICIEN"

Quant à Me Bredin, sa santé et sa mémoire sont chancelantes. Aux enquêteurs, il indique ne pas avoir connu M. Estoup avant l'arbitrage. C'est faux. M. Estoup possède deux de ses ouvrages, chaleureusement dédicacés. Dont l'un, dès 1991. Les deux hommes s'apprécient depuis longtemps : "Il a préfacé, confie M. Estoup aux policiers, un livre que j'ai écrit sur la justice française..." Me Bredin, de toute façon, a une conviction, exposée aux policiers : " M. Tapie a été déshonoré". Victime d'un AVC, il n'est pas en pleine possession de ses facultés. Le 4 mars 2009, il écrit à M. Estoup : "Pardonnez-moi, cher ami, de ne pouvoir vous écrire une lettre manuscrite mais mon état de santé m'en empêche complètement".

M. Estoup a donc le champ libre. "J'étais le mécanicien", admet-il. Le 15 juillet 2008, huit jours après la sentence, alors qu'un recours pourrait être envisagé, il a cette phrase, à l'intention des deux autres arbitres : "Selon les informations qui me sont parvenues, notre sentence est parue inattaquable." M. Estoup a des sources à Bercy. Le 28 novembre 2008, alors qu'il n'est plus question d'un recours, dernier courrier : "La tempête s'éloigne et les vents sont calmés."


Lire aussi (abonnés) : Affaire Tapie : l'implication de Nicolas Sarkozy est désormais au cœur de l'enquête


Gérard Davet et Fabrice Lhomme

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 17:05

 

Le Monde.fr

 17.06.2013 à 11h06 • Mis à jour le 17.06.2013 à 16h00

 

 

 

 
Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde à l'Elysée, le 25 août 2009.

L'ancienne ministre de l'économie, Christine Lagarde, a été auditionnée le 23 mai par la Cour de justice de la République dans l'affaire Tapie-Lagarde. Lors de la perquisition que les enquêteurs ont effectuée à son domicile parisien, le 20 mars, ils ont trouvé une lettre manuscrite, non datée, destinée à Nicolas Sarkozy, en forme de serment d'allégeance.

"Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement", écrit la patronne du FMI.

"1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.

2) J'ai fait de mon mieux et j'ai pu échouer périodiquement. Je t'en demande pardon.

3) Je n'ai pas d'ambitions politiques personnelles et je n'ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t'entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.

4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.

5) Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L. "

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 16:49

 

Le Monde - Blog

Depuis plusieurs mois, de multiples retours m'ont été faits sur l'inégale répartition territoriale des agents de Pôle emploi. Pour étayer ce sujet, je demande depuis le début de l'année à Pôle emploi de me fournir les chiffres détaillés de la taille des "portefeuilles" de chômeurs par conseiller et par agence.

Ces données sont facilement accessibles sur le logiciel interne de Pôle emploi. Le 26 juin 2012, Pôle emploi a d'ailleurs publié la taille moyenne sur l'ensemble du territoire. En moyenne un conseiller suit 161 chômeurs à Pôle emploi. Mais dans certaines agences, ce chiffre monte jusqu'à 500. Depuis le 26 juin 2012, Pôle emploi n'a jamais publié de mise à jour de ce chiffre.

 

>> Lire : Pôle emploi en grève à Saint-Denis : « On suit jusqu’à 500 chômeurs chacun »


Il suffirait à la direction de faire une extraction de ces données sur les mille agences françaises et de me fournir un tableau. Pôle emploi est un organisme public et est soumis à l'obligation de communiquer ses données à n'importe quel citoyen qui le demande.

Après de nombreuses demandes faites de manière formelles et informelles, la direction de Pôle emploi m'a régulièrement répété qu'elle me fournirait ces données, en repoussant systématiquement l'échéance. Mercredi 12 juin, lors d'un colloque organisé à Sciences Po, j'ai à nouveau demandé, notamment au directeur de Pôle emploi, s'il pouvait s'engager dans une démarche de publication de ses données. La réponse qui m'a été faite est visible en ligne sur cette vidéo. (voir ici)


Jean Bassères n'a donc visiblement aucune intention de me fournir ces données. A ma demande, formulée juste après la conférence, de me fournir également les indicateurs de performance de Pôle emploi calculés régulièrement pour être fournis à l'Unedic, M. Bassères m'a affirmé "qu'il verrait, mais que ces chiffres sont compliqués à lire". Le refus de publier ces données (qui sont calculées régulièrement par le service statistique de Pôle emploi), ne semble reposer sur aucun cadre légal.

C'est pourquoi Le Monde a décidé de saisir la commission d'accès aux documents administratifs (CADA). La CADA est une institution indépendante chargée de faire appliquer la loi du 17 juillet 1978 qui "reconnaît à toute personne le droit d'obtenir communication des documents détenus dans le cadre de sa mission de service public par une administration".  A l'heure où le chômage explose, refuser de publier des données aussi cruciales pour les chômeurs et plus largement pour les citoyens français, nous semble en effet inexplicable. Je tâcherai de rendre compte sur ce blog des suites de cette démarche.

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:22

 

 

autonomiste.com

 Autonomie alimentaire: une ferme dans votre fenêtre

Voici un exemple de 1er pas que vous pouvez faire faire l’autonomie: faire pousser votre nourriture dans une fenêtre. En effet, je vous présente ici une façon facile de faire pousser votre nourriture vous-même pour 3 fois rien en termes de coûts.

Voici le seule vidéo que j’ai trouvé sur le net qui a du sous-titrage en français: Elle vous décrit le système et la motivation derrière la communauté de développement du produit.

 

 

Voilà l’idée: vous utiliser des articles que vous trouvez majoritairement déjà dans votre maison ainsi que quelques uns que vous achetez pour l’occasion et vous créez votre propre jardin dans une fenêtre. Fini les insectes et/ou les insecticides. Et il s’agit d’un projet du type DIY (Do It Yourself – Faîtes le vous-même) pour lequel vous allez trouver tous les plans et toutes les informations sur ce site.

Si vous ne désirez pas construire votre système vous-même, alors vous pouvez en acheter tout fait ici.

Voici quelques exemples de fermes-fenêtres:

windows farming 639x1024 Autonomie alimentaire: une ferme dans votre fenêtre

exemple de ferme fenêtre Autonomie alimentaire: une ferme dans votre fenêtre

cityscape green 300x187 Autonomie alimentaire: une ferme dans votre fenêtre

Voici donc une façon originale et économique de pouvoir faire pousser plusieurs trucs à l’intérieur même de votre maison.

Pensez à toutes ces herbes et épices que vous pourriez avoir sous la main. Toujours frais et sans jamais avoir à sortir pour les cultiver…

Est-ce que vous avez ce qu’il faut pour faire votre premier pas vers l’autonomie alimentaire?

 

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:53

 

Marianne

 Dimanche 16 Juin 2013 à 11:00
Laurent Mauduit*

 

 

 

Et pourquoi les dirigeants socialistes multiplient-ils les cadeaux de ce type en faveur du patronat ? C'est, au fond, le vrai mystère.

 

DUPUY FLORENT/SIPA
DUPUY FLORENT/SIPA

A défaut d'être conforme à ses engagements de campagne, la politique économique de François Hollande est frappée d'une incontestable - et désespérante - cohérence. Après que la réforme fiscale eut été enterrée, la promesse aux ouvriers de Florange, trahie, la loi de séparation des activités bancaires, torpillée, l'austérité budgétaire et salariale, prolongée, que croyait-on en effet qu'il puisse advenir d'une autre promesse emblématique, celle d'un encadrement des rémunérations patronales ? Eh bien, oui ! Elle aussi a été oubliée. Triste mais presque prévisible...

Triste parce que, si les années récentes ont apporté une leçon, c'est assurément celle-ci : les grands chefs d'entreprise français sont radicalement incapables de pratiquer l'autorégulation. Mille fois, les deux grandes associations du monde patronal que sont le Medef et l'Afep l'ont pourtant répété : nul besoin de légiférer en ce domaine, l'autodiscipline finira par produire ses effets ! Et longtemps les gouvernements les ont crues, ou ont fait mine de les croire, les félicitant périodiquement pour les codes de bonne conduite qu'elles adoptaient.

Pourtant, ces codes de bonne conduite Afep-Medef n'ont jamais produit d'effets ou se sont révélés beaucoup trop laxistes. Avec, au bout du compte, le résultat que l'on sait : même quand la grande crise a commencé, à partir de 2007, même quand elle a poussé le pouvoir d'achat vers le bas et le chômage vers le haut, les rémunérations des grands patrons sont restées, elles, outrageusement élevées. Pis que cela, elles n'ont cessé de s'envoler.

Les chiffres sont sur la table et nul ne les conteste. Le montant annuel moyen des rémunérations des dirigeants du CAC 40 n'a ainsi cessé de progresser tout au long des années 2000, pour atteindre 1,91 million d'euros en 2008, puis 1,98 million en 2009. En 2010, alors que la crise redouble, c'est un nouveau record qui est atteint, à 2,46 millions d'euros, avant 2,42 millions en 2011 et 2,32 millions en 2012.

Et encore, ces chiffres ne prennent-ils en compte que les rémunérations fixes et variables, et pas les revenus liés aux stock-options, aux retraites chapeau et autres compléments de revenus. Car, dans ce cas, selon le cabinet Proxinvest, le revenu moyen des mêmes PDG a atteint 4,2 millions d'euros en 2011, en hausse de 4 % sur l'année précédente.

Chiffres mirobolants qui attestent que l'autorégulation ne fonctionne pas et qu'il n'y a en vérité qu'une seule limite à l'appétit des «goinfres», comme les avait appelés un jour un chroniqueur économique : celle que la loi peut fixer. Durant la campagne présidentielle, la proposition de François Hollande - il s'agissait de la 26e, dans sa plate-forme - avait donc été bien accueillie, puisqu'elle visait à fixer «un écart maximal de rémunérations de 1 à 20» dans les entreprises publiques. Et pour les entreprises privées, si le candidat socialiste n'avait pas chiffré son engagement, il avait plaidé aussi pour que l'Etat fixe de nouvelles règles du jeu, plus contraignantes.

Présentant le décret qui limite à 450 000 $ la rémunération annuelle des patrons des entreprises publiques, Pierre Moscovici avait donc annoncé, dès le 26 juillet 2012, que les patrons du privé seraient, eux aussi, mis au pas. «Une loi régulera, voire prohibera certaines pratiques qui nous semblent excessives», avait-il prévenu. Et Jean-Marc Ayrault lui avait emboîté le pas, citant la Suisse en exemple pour ses pratiques d'encadrement.

Las ! On sait donc ce qu'il en est advenu : comme tant d'autres promesses de François Hollande, elle a été bafouée. D'abord, la règle fixée pour les entreprises publiques n'est pas respectée partout - et notamment pas à EDF. Ensuite, dans des entreprises où l'Etat est l'actionnaire principal, l'appétit patronal continue d'être presque sans limites : c'est, par exemple, le cas chez Renault, avec Carlos Ghosn, le patron boulimique.

Mais, surtout, pour le privé, l'histoire vient de s'achever par une pantalonnade puisque Pierre Moscovici vient d'annoncer dans les Echos qu'il «n'y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises» et qu'il s'en remettra aux grands patrons pour qu'ils adoptent - ben, voyons ! - une «autorégulation exigeante». L'histoire est d'autant plus consternante que, dans le même temps, la réforme de la taxe à 75 % est partie aussi en quenouille. Le prélèvement exceptionnel sera donc payé non plus par les PDG mais par leurs entreprises.

Voilà donc l'épilogue : adieu, le plafonnement des rémunérations ! Adieu aussi, la taxe à la charge des chefs d'entreprise ! Les grands patrons peuvent donc dire un grand merci aux socialistes : avec eux, c'est le beurre et l'argent du beurre. Inespéré !

Et pourquoi les dirigeants socialistes multiplient-ils les cadeaux de ce type en faveur du patronat ? C'est, au fond, le vrai mystère. Car, depuis un an, du maintien de la «niche Copé» jusqu'au «choc de compétitivité», en passant par l'abandon de la réforme de la taxation des plus-values de cession et maintenant le non-plafonnement des rémunérations patronales, le gouvernement sait qu'il n'obtiendra rien en retour. Il désespère son propre camp mais ne bénéficiera d'aucune sollicitude du camp d'en face. Les ingrats...

* laurent.mauduit@mediapart.fr

 

 

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