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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:11

 

 

lesmoutonsenrages.fr

30 mai, 2013 Posté par Benji sous Argent et politique

 

 

La phrase tombe comme un couperet, la menace impensable de finir comme la Grèce avec des salaires au rabais peut encore devenir réalité, non seulement par ce que la France s’est enfoncée dans un miasme économique incommensurable, mais les « recommandations » de ces « messieurs qui ne nous veulent que du bien » se multiplient un peu plus chaque jour.

Francois-Hollande_pics_390 

Simplifier le système fiscal, abaisser le coût du travail, réformer les retraites dès cette année -ce n’est pas tout !-, réduire le déficit à 3,6% du PIB en 2014, ouvrir les professions « fermées » (médecins, notaires, taxis…)… Vaste programme ! La Commission européenne a fixé hier une dizaine de « recommandations » à la France pour qu’elle parvienne à tenir son objectif de réduction du déficit et pour qu’elle retrouve les chemins de la compétitivité.

Ces pistes de réforme ne sont pas nouvelles, certaines sont même déjà dans les tuyaux. Mais Bruxelles veut que la France tape plus fort et plus vite. Sous leurs faux airs de bons conseils, ces injonctions s’apparentent en réalité presque à des ordres puisque si elles sont validées fin juin lors d’un sommet, elles deviendront légalement contraignantes. La France pourrait être sanctionnée si les résultats budgétaires n’étaient pas au rendez-vous.
« L’heure des réformes courageuses a sonné » estime le commissaire européen Olli Rehn dans une interview au Figaro.

En somme, Bruxelles conseille à la France de réformer tous azimuts son économie. Et ce dans six domaines : le déficit, les retraites, le travail, les services, les entreprises et la fiscalité. Bref, il y a du boulot !

La Commission européenne voudrait par exemple voir la France ouvrir davantage à la concurrence européenne les héritiers des grands monopoles publics (EDF et SNCF), réduire le poids des contributions sociales des employeurs, simplifier la loi sur les heures d’ouverture des magasins, supprimer les tarifs réglementés sur le gaz et l’électricité ou encore introduire la concurrence sur le rail et l’énergie.

En somme, qu’elle libère les énergies, ouvre ses marchés, débloque son potentiel pour aller chercher la croissance.

Parmi les chantiers encore jamais ouverts depuis l’accession au pouvoir de François Hollande, mais que Bruxelles aimerait mettre sur la table : la question du salaire minimum, l’un des plus élevés d’Europe. Et les règles de licenciement, parmi les plus contraignantes, même si elles viennent d’être assouplies dans l’accord sur la flexisécurité.

François Hollande a déjà fait savoir hier qu’il mènerait les réformes nécessaires à sa guise et à son rythme. « La Commission n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire », a-t-il déclaré en marge d’un déplacement à Rodez. « Nous ferons les réformes à notre manière » a renchéri Jean-Marc Ayrault. Mais ont-ils réellement le pouvoir de balayer d’un revers de la main les injonctions de Bruxelles ? Pas sûr… Et il y a fort à parier qu’ile le savent pertinemment.

Source: economiematin.fr

Vous avez bien lu! Alors dans l’ordre, Bruxelles nous impose:

  • D’envoyer valdinguer ce qui reste de souveraineté dans les grandes entreprises franco-françaises
  • Alléger les charges des patrons, et surtout des grands patrons qui n’ont aucun souci réel pour ces « contributions »
  • Simplifier la loi sur les heures d’ouverture des magasins
  • supprimer les tarifs réglementés sur le gaz et l’électricité, attention à vos factures, là on va nous proposer du lourd…
  • introduire la concurrence sur le rail et l’énergie
  • la question du salaire minimum, et c’est là que le cela devient délicat…

Le salaire minimum, car en France nous sommes bien trop payés, trop grassement, et qu’il y a des coupes possibles dans le domaine. Vous comprendrez donc mieux la réaction de François Hollande lorsqu’il a vivement réagit:

« Nous nous avons à respecter les engagements européens par rapport à la réduction des déficits »

« En ce qui concerne les réformes structurelles, c’est à nous et à nous seuls de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l’objectif« 

Ne pensez pas qu’il devienne subitement patriote ou courageux face à Bruxelles, on peut surement plus parier sans vraiment se tromper sur la peur des conséquences d’une telle décision, déjà très bas dans les sondages, imposer une baisse des salaires dans le pays reviendrait à déclencher un gros mouvements de contestation et confirmerait ce qui se disait déjà bien avant son élection: « il ne finira pas son mandat! ».

Bien sur, on peut encore douter qu’une telle mesure puisse être appliquée, pourtant, les coups de semonces se sont multiplié ces derniers mois, et voici les deux principaux, ceux qui auraient dû faire trembler les murs de toutes les rédactions de presse et qui pourtant sont restés assez discrets:

  • Décembre 2012: le journal anglais The Economist expliquait dans ses colonnes que la France devait baisser le SMIC de 300 euros, précisant même que «un salaire minimum modéré fait probablement plus de bien que de mal », avant de préciser que la définition d’un salaire minimum modéré signifie entre 30 et 40% du salaire médian. »
  • Janvier 2013: la Goldman Sachs « conseille » à la France de baisser les salaires de 30%, décision qui bien sur ne faisait pas l’unanimité.

Bref, le gouvernement Hollande a maintenant les USA, l’Angleterre et Bruxelles sur le dos pour faire baisser le salaire des français! Et à votre avis? François Hollande a les épaules adéquates pour affronter tous ces requins ou bien allons-nous finir par subir un coup de cutter immense sur nos fiches de payes à la manière grecque?

 


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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:33

Antonis Samars, premier ministre grec, a signé le décret ce mardi

Monde - le 11 Juin 2013

Exclusivité: la télévision publique grecque fermée par décret

 

Les chaînes de la télévision publique grecque ont été fermées par décision du gouvernement ce mardi. Les Grecs sont appelés à manifester dès ce soir contre cette mesure dictée par l'austérité et cette attaque contre le pluralisme.

Cette loi signée par décret par le premier ministre grec et le conseil des ministres est extrêmement dangereux pour la démocratie. Selon des sources de l'Humanité, les ministres auraient la possibilité de supprimer n’importe quel organisme public sous sa tutelle s’ils considèrent nécessaire de le fermer. Objectif: baisser les dépenses publiques. Par ricochet, c'est le pluralisme qui se trouve attaqué.

Contrats individuels

Cette décision a dores et déjà des conséquences importantes sur ERT, le groupe public regroupant les chaînes de la télévision publique grecque. Selon des sources de l’Humanité, le Ministre de l’Information, Simos Kedikoglou a été soumis depuis plusieurs semaines à des pressions pour licencier des équipes. Environ 2000 salariés sont concernés selon nos sources. Cela pourrait passer par la fermeture, pour une période indéterminée, des chaines du groupe. Les salariés actuels travaillent sous un type de convention collective dont la disparition est programmée dans les programmes d’austérité développés par la troïka et les gouvernements grecs. La télévision publique serait ensuite réouverte et d’autres salariés embauchés, en contrat individuel.

Démocratie attaquée

Le ministre de l’information se trouverait actuellement dans le Palais Maximou, siège du Premier Ministre Antonis Samaras.

Du côté d’ERT, c’est l’inquiétude. Les salariés sont en train d’occuper les lieux. Ils ont été rejoints par des personnalités politiques dont Dimitris Stratoulis, de Syriza. Dans le fond, c’est aussi la pluralité de l’information qui est en danger. En Grèce, la démocratie semble attaquée sur tous les fronts. Les Grecs sont appelés à manifester ce mardi soir contre la fermeture de ces chaînes

  • A lire aussi:

Unis face au règne de l'austérité

Haris Alexis: "Nous vivons l'impossible en Grèce"

Fabien Perrier

Vous Souhaitez Éviter les Produits Monsanto ? Voici La Liste des Marques à Connaître. 1K 0 124 996 Impliqué dans des scandales sanitaires à répétition, Monsanto est plus que jamais montré du doigt. Si vous souhaitez boycotter Monsanto, voici la liste des sociétés qui utilisent leurs produits si controversés. En boycottant ces marques, vous choisissez d'éviter de donner de l'argent à Monsanto pour protéger la santé de votre famille, de vos enfants et des générations futures. Notre Source Nous avons obtenu la liste des sociétés utilisant les produits Monsanto sur le blog américain 57UN. Vous pouvez voir la liste complète en cliquant ici. Comme ces sociétés sont peu connues en France, nous avons répertorié pour vous les marques qu'elles possèdent et qui sont vendues sur le marché français et européen. Coup de chance, une grande partie des sociétés qui utilisent des produits Monsanto sont commercialisées aux États-Unis. Il reste quand même un grand nombre de marques de notre quotidien citées ci-dessous qui appartiennent à des sociétés utilisant les produits Monsanto. Ça fait peur ! Surtout que ces produits font vraiment partie de notre quotidien et, pire, de celui de nos enfants... boycott monsanto Liste des Sociétés Utilisant des Produits Monsanto Attention, les marques mentionnées dans cette liste ne contiennent pas forcément des produits Monsanto mais elles appartiennent à des sociétés qui, selon le blog américain 57UN, utilisent des produits Monsanto pour certaines de leurs productions. • Coca-Cola et ses sous-marques : Coke, Diet Coke, Cherry Coke, Minutes Maid, Burn (boisson énergisante), Dr Pepper, Fanta. • Cadbury qui possède les bonbons Carambar, Malabar, Régal'ad, ainsi que les chewing-gum Holloywood, La Vosgienne et les chocolats Poulain. • Campbell avec ses soupes Royco et Liebig. • Capri-Sun et ses boissons pour enfants du même nom. • Carnation, sous marque de Nestlé, qui produit le lait déshydraté de marque Gloria. • General Mills avec les conserves Géant Vert, les glaces Haagen Dazs, et les fajitas Old el Paso et les yaourts Yoplait. • Heinz et son fameux Ketchup. • Kellogg's avec les Céréal Kellogg's Cornflakes, Special K, Treso, Miel Pops, Coco Pop's, Frosties, Extra, All Bran. • Knorr avec leurs bouillons, leurs soupes et leurs sauces. • Kraft Philipp Morris avec un grand nombre de marques dont Côte d'Or, Carte Noir, Daim, le café Maxwell, la crème à tartiner Philadelphia, les gâteaux Lu, les chocolats Milka, Oreo, Suchard, Tang, Toblerone (vous trouverez la liste complète ici). • Lipton et les thés du même nom. • Ocean Spray et leurs boissons à la cranberry. • Les Cookies Pepperidge Farms. • Pepsico et ses marques Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Gatorade, Seven Up, Gatorade, Lipton Ice Tean, les chips Lay's, Doritos, Ruffles, Tostitos, les gâteaux Quakers et les gateaux apéritifs Benenuts. • Les chips Pringles. • Procter et Gamble et ses 300 marques à découvrir ici. • Schweppes et ses boissons gazeuses. • Uncle Ben's et son riz. Alors, toujours prêt à boycotter toutes ces marques de notre quotidien ?

Source : Comment-Economiser.fr | http://www.comment-economiser.fr/monsanto-marques-boycotter.html
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Source : Comment-Economiser.fr | http://www.comment-economiser.fr/monsanto-marques-boycotter.html
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:20

 

 

Médiapart

Lire aussi

La secrétaire générale de l’UMP Michèle Tabarot, députée et maire du Cannet (Alpes-Maritimes), pourrait être visée par l’enquête ouverte en 2008 contre son frère en Espagne. Mis en examen par les juges espagnols de l’Audiencia nacional pour une escroquerie immobilière estimée à 72 millions d’euros, Claude Roch Tabarot a notamment vendu des centaines de maisons à bâtir sur des terrains qui ne lui appartenaient pas. Selon les pièces de l’enquête consultées par Mediapart, son groupe immobilier, Riviera Invest, a aussi opéré des retraits massifs en espèces, à hauteur de 13,5 millions d’euros, et de nombreux virements vers le Maroc, les États-Unis et… la France. 

Des victimes françaises s’apprêtent à réclamer de nouveaux actes d’investigation: ils pourraient conduire la justice à vérifier le train de vie et les modalités de financement de l’activité politique de Michèle Tabarot et de son deuxième frère, Philippe, secrétaire national de l’UMP, conseiller général des Alpes-Maritimes et candidat à la mairie de Cannes en 2014.

 

Michèle Tabarot et ses frères Philippe et Roch Tabarot. 
Michèle Tabarot et ses frères Philippe et Roch Tabarot.© dr

« Il y a des preuves qu’une partie de l’argent des victimes espagnoles du groupe Riviera est allée en France et que cet argent a été détourné par un membre de la famille de responsables politiques, dans leur campagne électorale », déclare à Mediapart l’avocat de l’association des victimes, Me José Luis Escobar.

« L’argent parti vers le Maroc a provoqué l’intervention et le blocage des fonds par la justice marocaine, poursuit-il. Si les Français ne permettent pas l’utilisation d’argent de provenance douteuse par leurs candidats, ils doivent enquêter sur la destination de chaque euro détourné dans notre affaire, à partir des comptes sur lesquels les victimes ont déposé leur argent. Les Français doivent enquêter sur la destination de l’argent détourné vers la France par virements bancaires, et sur l’argent qui a pu être transporté en liquide. »

À ces soupçons s’ajoute le fait que le plus proche conseiller de la secrétaire générale de l’UMP, Frank Mezzasoma, trésorier adjoint de la fédération UMP des Alpes-Maritimes, a en effet été l’un des actionnaires de la holding de Roch Tabarot en Espagne, Riviera Coast invest. Questionné par Mediapart sur la fraude reprochée à Riviera, Frank Mezzasoma a répondu par mail qu'il nous invitait à nous « reporter aux déclarations du juge d'instruction ou du procureur, voire à celle de l'avocat espagnol de la société qui ont toujours été très claires » (sic).

Ce proche collaborateur de Michèle Tabarot assure qu'il a quitté la société en 2007, avant l'ouverture de l'enquête, mais il refuse de s'exprimer sur les malversations et les sorties en espèces, relevées dès 2005, par la police espagnole. En 2008, lorsque l'affaire a éclaté, il avait quitté quelque temps, « pour des raisons privées », le cabinet de la maire du Cannet.


L'article d'El Mundo du 2 juin. 
L'article d'El Mundo du 2 juin.

Selon le quotidien El Mundo (voir ci-contre son édition du 2 juin), les services de police espagnols vérifient l'hypothèse qu'une partie des fonds soit allée vers un financement politique de l'UMP, ou à un soutien « à la carrière politique de Michèle ».

« Je sais que des fonds, plus de trois millions d’euros, ont été emmenés en voiture dans les Alpes-Maritimes à l’occasion des élections municipales de 2008 », assure Robert Garcia, l’un des Français floués par le groupe Riviera. Naguère proche du clan familial, Garcia a perdu plus de 340 000 euros dans l’achat de dix studios dans une résidence universitaire du groupe Riviera à San Vicente del Raspeig, près d’Alicante.

Ce témoignage est à rapprocher des accusations portées par Jean Martinez, candidat malheureux aux municipales à Cannes en 2008. Le divers droite déclare devant les caméras de France 3 Côte d'Azur qu’il a fait l’objet d’une tentative de subornation par « l’entourage » de Philippe Tabarot, afin qu’il abandonne la course à la mairie. Voici les images (sur lesquelles on aperçoit d'ailleurs Frank Mezzasoma dans le public, derrière Philippe Tabarot) :

 

 

Ces accusations, mollement démenties par l’intéressé, n’ont donné lieu à aucune plainte malgré leur gravité, et l'allusion au « grand banditisme » par Martinez.

 

Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008. 
Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008.© Interviu

Selon les victimes, le groupe Riviera aurait eu recours à plusieurs sociétés off-shore. « Roch m’a dit qu’il avait mis une partie de l’argent aux îles Caïmans, poursuit Robert Garcia. Il m’a promis de me rembourser plus tard, en prétextant que la police le surveillait, et qu’il ne pouvait pas voyager. » Garcia attend toujours. « À San Vicente del Raspeig, l’un des vendeurs des terrains a été payé d’un pot-de-vin de 600 000 euros via une société aux îles Caïmans », témoigne Miguel Cancela, un agent immobilier français, victime lui aussi de l’escroquerie.

 

Des sorties en espèces d’un total de 13,5 millions d’euros

L’évaporation des fonds collectés auprès des acheteurs floués est l’une des questions posées en mars 2009 par l’un des rapports d’enquête de l’Unité de la délinquance économique et fiscale de la police judiciaire espagnole obtenu par Mediapart.

« Le groupe Riviera a disposé d’un volume très important de fonds entre les années 2005 et 2008, dont la destination a été différente de celle pour laquelle ils ont été confiés, notent les enquêteurs. Une somme supérieure à 8,3 millions d’euros (…) apparaît répartie entre différents pays, le Maroc pour 7 millions d’euros, suivi des États-Unis (772 000 euros) et France (607 043 euros). Ces montants sont suffisamment significatifs pour s’interroger sur l’usage de ces fonds et la logique de cette opération. »

Les sorties en espèces d’un total de 13,5 millions d’euros sur les différents comptes bancaires du groupe (Banco Popular, Deutsche bank, Banco Santander, Banco Valencia, BBVA…) sont analysées comme le moyen « de laisser le moins de traces de leur destination finale ».

L’analyse des comptes bancaires révèle, selon les policiers, « une gestion irrationnelle du grand patrimoine accumulé » : « Paiement par carte bleue pour plus de 700 000 euros au Banco Popular, école des enfants, clubs nautiques, leasing de véhicules de luxe, paiements de compagnie de jets privés, frais d’hôtel élevés, transferts à des proches de M. Tabarot. » Elle montre aussi « la volonté d’occulter la destination d'importantes quantités d’argent, comme le montrent les sorties en espèces (13,5 ME), ou les transferts de fonds à l’étranger (8,4 ME). »


La société Riviera Invest, à Alicante, en 2008. 
La société Riviera Invest, à Alicante, en 2008.© Google Maps

Le groupe de Roch Tabarot a vendu de nombreux appartements sur plans, pour des programmes de constructions non réalisées à Grenade et Murcie. Il remettait aussi des photocopies couleur de garanties bancaires aux acheteurs, de façon à annuler les originaux sans qu’ils le sachent. « Cette pratique montre que l’on a non seulement falsifié des documents commerciaux, en remettant des photocopies à la place d’originaux, mais qu’on a créé la sensation de sécurité chez les clients », signalent les policiers.

« Il y a des familles qui sont absolument ruinées, des retraités qui ont tout perdu, 60 ans de travail partis en fumée, commente Miguel Cancela. À Murcie, ils ont loué un terrain, mis une cabane en préfabriqué et vendu 2 000 appartements sans être propriétaires. Pour acheter, vous deviez verser 50 %, et vous aviez, soi-disant, votre appartement dans six mois. Mais ils n’ont rien construit des 2 000 appartements vendus ! »

Miguel Cancela détaille une « tactique bien rodée » : « Riviera les rappelait et leur disait : “En fait on ne va pas construire à Murcie, parce que les prévisions immobilières ne sont pas bonnes. Je ne vais pas vous rendre votre argent non plus, mais si vous ne voulez pas tout perdre, je peux vous bifurquer sur la promotion à Alicante, j’ai quelques studios, normalement ils valent 35 000 euros mais là ce sera 90 000 euros parce qu’ils sont en fonctionnement.” Les gens se disaient qu’il valait mieux signer à Alicante, du coup Riviera arrivait à soutirer 55 000 euros en plus ! Ils ont construit sans payer personne, à chaque fois ils changent de promoteur, ils calculent tout. Partout où ils vont, ils le font, ils s’en fichent, ils sont couverts par la justice. Je ne m’explique pas comment une personne qui a détourné autant d’argent à trois banques privées, qui a vendu 4 000 appartements, qui a arnaqué des milliers de familles, puisse sortir de prison comme ça. » En septembre 2008, Roch Tabarot a en effet été remis en liberté moyennant le paiement de 60 000 euros de caution.


Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008. 
Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008.© Diego fotógrafos

Son arrestation a été une séquence de film. Ayant appris que les dirigeants du groupe allaient partir au Maroc en jet privé, des victimes ont annoncé à la police qu’elles allaient les en empêcher manu militari, compte tenu du risque de fuite. Les policiers acceptent de tendre une souricière à l’aéroport. « Ils les ont laissés monter dans le fourgon qui les conduisait à l’avion et là cinq voitures sont apparues et des policiers sont sortis, armes aux poings », se souvient Miguel Cancela.

La remise en liberté, la faible caution, puis un premier non-lieu, cassé par l’Audiencia nacional en juillet 2011, laissent à penser que les appuis politiques de la famille Tabarot en Espagne n’ont pas été inactifs. Le tribunal de commerce d'Alicante a néanmoins déjà condamné, en première instance, Roch Tabarot à une interdiction de gérer de cinq ans.

 

La presse souligne l’amitié ancienne de Roch Tabarot et du futur ministre d’Aznar, Eduardo Zaplana

C’est en 1962, après – et à cause – de l’indépendance de l’Algérie, que le clan familial, alors incarné par Robert Tabarot, l’un des chefs de l’OAS à Oran, s’est mis à l’abri à Alicante. Michèle Tabarot est d’ailleurs la seule de la fratrie à être née dans cette ville refuge, avant son départ pour Cannes. Dans les années 1980, après la mise en liquidation judiciaire de sa première société en France, Roch Tabarot revient s’installer à Alicante, alors que le maire socialiste de Benidorm signe le jumelage de sa ville avec Le Cannet, sous l’impulsion de Michèle Tabarot, alors adjointe au maire. Robert, le patriarche du clan, inaugure alors Aqualandia, un parc aquatique à Benidorm.

 

L'immeuble de la résidence des parents Tabarot à Benidorm, où était domiciliée la société Riviera Invest à sa création. 
L'immeuble de la résidence des parents Tabarot à Benidorm, où était domiciliée la société Riviera Invest à sa création.© Google Maps

Les Tabarot se rapprochent de deux dirigeants du Parti populaire (PP) : Eduardo Zaplana, successivement maire de Benidorm (1991-94), dirigeant de la Région de Valence (1995-2002), puis ministre du travail et porte-parole du gouvernement Aznar (2003-2004), puis Luis Diaz Alperi, maire d’Alicante (1995-2008) et député régional de Valence, mis en examen à de multiples reprises dans les affaires du PP. La presse souligne l’amitié ancienne de Roch Tabarot et du futur ministre d’Aznar, invité de certaines fêtes familiales sur la Côte d’Azur. « La croissance du groupe Riviera est étroitement liée à l’ascension politique de Zaplana », analyse l’agent immobilier Cancela.

Dans les années 1990, Roch Tabarot investit dans la construction d’un complexe résidentiel de luxe, Golf Bahia, 150 000 m2 de terrains situés à proximité du parc d’attraction Terra Mitica. Il revend l’opération en cours de route. L’enquête judiciaire ouverte pour des malversations sur le parc – qui a coûté 400 millions d’euros – met en cause l’exécutif régional, et révèle que la famille de Zaplana a aussi spéculé sur des terrains voisins.

 

Le parc d'attraction Terra Mitica (à gauche). Le casino de Villajoyosa (à droite). 
Le parc d'attraction Terra Mitica (à gauche). Le casino de Villajoyosa (à droite).© DR

Roch Tabarot obtient aussi l’autorisation d’exploiter un casino, le Costa blanca, à Villajoyosa, avant que le fisc découvre des irrégularités de gestion, en particulier le non-paiement des taxes dues à la région, et remette en cause sa licence.

À Alicante, le maire (PP) Luis Diaz Alperi ménage lui aussi le promoteur français. Alors que l’administration communale conteste le projet du groupe Riviera d’installer son siège social dans les locaux de l’ancien lycée français de la ville, Diaz Alperi ferme opportunément les yeux. Les travaux sont réalisés sans permis de construire, ni autorisation d’activité par l’architecte de Tabarot qui n’est autre que celui de la mairie. Coïncidence : Diaz Alperi démissionne d’ailleurs de ses fonctions le jour de l’arrestation de Roch Tabarot.

Depuis, Diaz Alperi et la maire qui l’a remplacé, Sonia Castedo, ont été mis en examen en octobre 2012 pour « trafic d’influence » dans un des volets de l’affaire « Brugal », vaste réseau de corruption régionale impliquant le PP, pour avoir favorisé un promoteur. Mais l’ancien maire d’Alicante est aussi impliqué dans l’affaire « Gürtel », fameux dossier visant le PP retiré à l’ex-juge anticorruption Baltasar Garzón, et il vient d’être mis en cause pour avoir dissimulé deux millions d’euros de revenus au fisc, ainsi que l’achat d’un yacht de 15 mètres de long.

 

Roch Tabarot (2e en partant de la droite) avec l'ex-cycliste Miguel Indurain et la vedette télé espagnole Norma Duval, en 1991. 
Roch Tabarot (2e en partant de la droite) avec l'ex-cycliste Miguel Indurain et la vedette télé espagnole Norma Duval, en 1991.© dr

Malgré la communication d'une liste de questions précises, Roch Tabarot et sa sœur Michèle n'ont pas donné suite à nos demandes d'entretien. Me Philippe Amsellem, avocat de la secrétaire générale de l'UMP, nous a indiqué que les virements de Riviera vers la France étaient justifiés pour partie par des paiements de leur participation au Mipim (Marché international des professionnels de l'immobilier) de Cannes. Me Emilio Eiranova Encinas, l'avocat de Roch Tabarot, nous a indiqué, par mail, que nos informations relatives aux sorties en espèces étaient « radicalement fausses ».

Le rapport d'enquête de mars 2009 correspond à l'analyse des opérations bancaires opérées « exclusivement en Espagne », a-t-il souligné. On ne peut pas déduire bien sûr de ce seul document que les fonds décaissés soient partis en France. Mais l'avocat de Roch Tabarot n'a pas été en mesure de nous indiquer le pourquoi, ni la destination finale, de ces sorties de cash. Il n'a pas non plus commenté l'utilisation, par le groupe Riviera, de sociétés off-shore basées aux îles Caïmans.

Questionné sur ces soupçons de financement politique, Philippe Tabarot nous a indiqué par SMS qu'il a « financé (sa) campagne électorale de 2008 par un prêt personnel, une participation de (ses) colistiers et des dons de personnes physiques dans le cadre des montants autorisés par la loi » ; et que son compte de campagne a été « validé par la commission nationale des comptes de campagne ».

De l'affaire Riviera comme des liens de Frank Mezzasoma avec la société, Michèle Tabarot et son frère Philippe n'aiment pas parler. Lors de nos entretiens avec eux en janvier (lire notre boîte noire), les deux élus avaient réagi vivement à l'évocation des soucis judiciaires de leur frère. « Bon, mon frère vit en Espagne oui, vous faites quoi ? (...) C'est ahurissant ! On va arrêter l’entretien très vite, je ne vois pas où vous voulez aller », s'était énervée la secrétaire générale de l'UMP.

« Ce n’est pas votre boulot ça, avait rétorqué Philippe Tabarot. Il n’y a aucune condamnation là-dessus. Notre frère travaille depuis trente ans en Espagne, il n’y a aucune accointance possible avec nous, c’est gratuit. Je n’ai pas envie de parler de cela. Ce n’est pas correct », s'était agacé l'élu UMP, en expliquant l'affaire par la « crise immobilière »« Il y a des affaires qui ont pu bien fonctionner à une période, et moins bien à une autre période. Des centaines d’entreprises sont en difficulté en Espagne, il a été dans ce lot malheureusement. Cela n’a aucun lien avec la politique française. »

 


 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:05

 

Médiapart

 

 

 

Lire aussi

 

 

Un rapport d’inspection a révélé lundi que Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, a reçu « à partir de l’été 2002 et au plus tard jusqu’à l’été 2004 » quelque 10 000 euros en liquide par mois prélevés sur les frais d’enquête des policiers. Selon Le Figaro, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui répartissait cette somme « à au moins deux ou trois collaborateurs ».

Épinglé pour la découverte d’importants achats en liquide (20 000 à 25 000 euros) lors de perquisitions effectuées chez lui par le parquet de Paris en février 2013, l’ancien secrétaire général de l’Élysée et ex-ministre de l’intérieur de Sarkozy avait d’abord évoqué début mai des « primes de cabinet », puis des « frais de police » pour justifier l’origine de cet argent. Le ministre de l’intérieur Manuel Valls avait alors commandé une enquête aux inspections générales de l’administration (IGA) et de la police nationale (IGPN) « sur l’usage des frais d’enquête et de surveillance » rendue publique lundi 10 juin. Le rapport intégral (lire ci-dessous) été transmis dès lundi par Manuel Valls au procureur de la République de Paris.

Créés par un décret de 1926, les frais d’enquête et de surveillance sont censés couvrir des dépenses « que le fonctionnaire peut être appelé à engager pour l’exécution de la mission qui lui est confiée ». C’est-à-dire : le recueil de renseignements, la rémunération d’informateurs, et l’acquisition de matériels ou de moyens d’investigation dans certains cas (urgence ou nécessités de confidentialité), comme l’avait précisé dans une note en février 1998 le directeur général de la police nationale, un certain Claude Guéant. Il spécifiait dans cette même note qu’« en aucun cas, ces crédits ne doivent être considérés comme permettant d’alimenter un régime indemnitaire ».

C’est pourtant exactement ce qu’a fait le haut fonctionnaire à son arrivée à la tête du cabinet de Nicolas Sarkozy, à l’été 2002, après la réforme des primes de cabinets ministériels transformées par la gauche en indemnités déclarées et versées par virement. Selon le rapport d’inspection, le ministère de l’intérieur, qui avait perdu au change dans l’affaire, se serait rattrapé en détournant les frais d’enquête des policiers. La dotation de la place Beauvau « relativement sous-évaluée » a été, « pendant deux à trois ans, complétée par des versements en provenance des fonds d’enquête et de surveillance, à hauteur d’environ 10 000 € par mois remis au directeur de cabinet du ministre », indiquent les deux inspections.

Volant au secours du soldat Guéant, Le Figaro a indiqué lundi soir que cette somme était répartie entre « au moins deux ou trois collaborateurs », révélant au passage que c’est le ministre Nicolas Sarkozy lui-même qui se serait livré à ce petit partage. Une contrepartie, ajoute le quotidien à « l'implication hors norme des équipes du cabinet du suractif Nicolas Sarkozy, surnommé alors par ses troupes “Speedy Gonzales” ». Cette répartition est impossible à vérifier, les archives des frais d’enquête antérieures à 2007 semblant s’être mystérieusement volatilisées du cabinet de la direction générale de la police nationale… « Seules les archives relatives aux années 
2007 à 2012 ont été retrouvées et transmises à la mission », regrettent les auteurs du rapport d’inspection.

Mais selon Edmond Aichoun, du syndicat FO Centrale des personnels du ministère de l'intérieur, les petites mains du cabinet n’ont jamais vu la couleur de cet argent : « Les agents n’ont perçu aucune prime en espèces depuis 2002 », assure-t-il. Son syndicat ainsi que celui des cadres de la sécurité intérieur (SCSI) réclament le remboursement des sommes perçues personnellement par Claude Guéant. Début mai, une ancienne ministre UMP Chantal Jouanno, passée à la même période (2002-2004) par le cabinet du ministre de l'intérieur Sarkozy, avait également démenti dans Le Monde avoir touché des primes en espèces. Contacté par Mediapart, Claude Guéant n’a pas souhaité réagir. « Voici plusieurs semaines déjà que j'ai décidé de ne plus m'exprimer », nous a-t-il répondu.

 

Gratification

 

 
© DR

Au-delà du cas Guéant, la mission lève le voile sur l’utilisation largement dévoyée de ces frais d’enquête, passés de 12,9 millions d’euros en 2002 à 9,7 millions d’euros en 2013. Mis à part la somme de 1,8 million d’euros consacrée à la rémunération des informateurs judiciaires, ces frais d’enquête « sont majoritairement distribués comme gratifications individuelles ou collectives ». Et faute de « système de suivi formalisé » et de « règle de conservation et d’archivage », « les directions et services centraux n’ont dans la majorité des situations aucune visibilité sur les choix locaux de répartition des enveloppes et les bénéficiaires “ultimes” des fonds d'enquête et de surveillance », conclut la mission.

Ainsi en décembre 2012, les membres du cabinet du directeur général de la police nationale ont bénéficié d’une gratification de 32 550 euros puisés dans ces fonds d’enquête. De même qu’en juin 2012 (pour un montant inconnu). Ces fonds d’enquête servent également à verser une « prime de fin d’année » aux membres du cabinet du préfet de police de Paris.

Les services ne manquent pas non plus d’imagination : « frais de bouche » à la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur), « frais de représentation » lors de la réception des délégation étrangères et « dépenses de convivialité interne au service » au Raid« cadeaux souvenir lors de départs » à la DCRPN (direction des ressources et des compétences de la police nationale), etc. Dans les directions départementales de la sécurité publique, ces frais peuvent aussi servir à « récompenser des fonctionnaires méritants ou à faire face à des dépenses relatives à la cohésion des services (exemple : repas d’unité, cocktails lors des remises de gratifications, achat de matériels, etc. » 

Dans un communiqué, Manuel Valls a promis lundi que l’usage des frais d’enquête et de surveillance serait désormais « strictement limité aux seuls besoins opérationnels ». « Les indemnisations ou gratifications versées aux fonctionnaires de police ne pourront être versées qu’à partir des crédits prévus à cet effet », indique le ministre de l’intérieur. En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait instauré une prime de résultats exceptionnels (PRE) pour notamment tenter de régulariser les gratifications.

Manuel Valls annonce également la création d« un dispositif de traçabilité et de contrôle interne de l’usage des fonds » et un examen annuel, mené sous le contrôle de l’IGA et de l’IGPN. La police des polices est elle-même épinglée dans le rapport pour sa « comptabilité sommaire » de ses frais d'enquête qui « ne permettait néanmoins pas d’assurer une traçabilité suffisante »

 

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:00

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                   Les députés européens écologistes Jean-Paul Besset et Philippe Lamberts dénoncent le travail mené en secret par certains Etats contre la taxe présentée par la Commission et qui devrait être mise en œuvre en 2014. Résultat de ce lobbying: les opposants à la taxe gagnent du terrain, mettant en péril « la capacité de la démocratie à se faire entendre et à imposer l’intérêt général sur celui de l'industrie financière ».

 



La pression des lobbies financiers monte contre la Taxe sur les transactions financières (TTF) que la Commission européenne a présentée et qui devrait être mise en œuvre en janvier 2014. Nous le constatons tous les jours au Parlement européen. Au Conseil, où siègent les gouvernements européens, certains Etats, dont les liens avec l'industrie financière et bancaire ne sont plus à démontrer, sont entrés dans une opération minutieuse de destruction de la taxe. Ils agissent à huis clos, loin des caméras, loin de tout contrôle démocratique, loin de l'attention de la société. Comme l'ont montré les précédents épisodes de la régulation financière, ils excellent à ce petit jeu. La menace d’un dépeçage de la proposition ambitieuse de la Commission européenne est réelle.

On comprend que les lobbies financiers et les Etats qui leur sont dévoués se mobilisent. L’existence d’une taxe n’est plus un vœu pieu. Après des années de campagne, les mouvements citoyens et les ONG ont réussi à convaincre onze gouvernements européens d'introduire cette TTF à l'échelle européenne. L’engagement a été pris : les Etats voulant introduire une taxe le feront et ceux qui y sont opposés (le Royaume-Uni, la Suède, le Luxembourg) ne les en empêcheront pas.

La taxe devrait toucher la spéculation et fournir des ressources utiles pour les Etats membres concernés, qui pourraient être redirigées vers des investissements écologiques d’avenir, l'innovation créatrice d’emplois et la lutte contre la pauvreté. Grâce à l'application conjointe du principe d'émission, qui obligera les institutions financières situées en dehors de l'UE à payer la taxe si les titres sont émis au sein de l'UE, grâce encore à l'application du principe de résidence, selon lequel toutes les transactions financières dans l'UE sont taxées, une délocalisation massive de salariés du secteur ou de capitaux sera évitée. Avec un large périmètre (qui inclut les fonds de pension), la taxe couvrira tous les produits, tous les marchés et tous les acteurs financiers. Même limité à onze pays, son rendement devrait être chaque année de l’ordre de 30 à 40 milliards d’euros. Une jolie manne pour l’intérêt collectif !

La mise en cause de la TTF n'est que le dernier épisode d'une lutte entre la démocratie et l'industrie financière, à laquelle nous assistons au sein des parlements européens et américains depuis le début de la crise financière. Cette lutte est violente et chaque bataille est décisive : l'emprise des lobbies sur certains régulateurs financiers paralyse leur capacité à réglementer de manière efficace les marchés. C’est une des causes majeures de l'extension de la crise.

Nous sommes inquiets. En Europe, les opposants à la taxe gagnent du terrain, la pression politique s’effrite et les soutiens parmi les onze Etats européens qui s’y montraient favorables sont en train de se diviser. En Allemagne, la taxe est prise en otage des prochaines élections allemandes ; la Belgique et l'Autriche veulent exclure les fonds de pension du champ d'application ; la France et l'Italie poussent pour que la taxe européenne ressemble à leur propre taxe nationale (a minima) sur les transactions financières.

L'industrie financière s’est lancée dans une impressionnante opération de lobbying. Sa stratégie prend trois directions : diviser la coalition des onze Etats membres qui veulent mettre en place la TTF, retarder toute prise de décision en passant par les Etats qui ne veulent pas introduire la taxe, et pousser –de manière agressive– à de multiples exemptions qui priveraient la taxe de tout impact réel. Le gouvernement britannique, appuyé par son homologue luxembourgeois, a même décidé de poursuivre la Commission européenne devant la Cour de Justice à propos de cette taxe. 

Ceci soulève la question fondamentale de la Taxe sur les transactions financières : au-delà de la taxation d’un secteur traditionnellement surprotégé, il s'agit sur le fond de la capacité de la démocratie à se faire entendre et à imposer l’intérêt général sur celui de l'industrie financière ! La dernière décennie a été marquée par la crise financière que l’on sait. L'industrie financière a agi au nom des intérêts des 1% les plus riches de la population, imposant une dérégulation massive mise en œuvre par des gouvernements aveugles ou complices au détriment des 99% de la population. Aujourd'hui, il est temps de renverser cette tendance. En imposant une limitation des bonus et une transparence pays par pays des banques, la réglementation bancaire européenne (Bâle III, c'est-à-dire la directive Fonds Propres IV) a démontré que lorsque la volonté politique et les pressions populaires convergent, la démocratie peut reprendre la main. Si nous voulons que la politique regagne des lettres de noblesse et que l'Europe puisse être une force de régulation, la bataille pour imposer la Taxe sur les transactions financières proposée par la Commission européenne doit être gagnée. 

Jean-Paul Besset et Philippe Lamberts, députés écologistes européens

 

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:36

 

 

Le Monde.fr avec AFP 

 11.06.2013 à 10h28 • Mis à jour le 11.06.2013 à 13h17

 
 

Ce sont pas moins de huit millions de personnes en France qui ont du mal à régler leurs factures d'énergie. Dans son rapport annuel publié mardi 11 juin, le médiateur national de l'énergie confirme la montée de la précarité énergétique et relance l'idée de créer un "chèque énergie", afin de protéger les Français modestes de la hausse "inéluctable" du prix de l'électricité.

L'an dernier, "18 % des dossiers traités par ses services concernaient des personnes en difficulté de paiement, avec une dette moyenne supérieure à 1 900 euros", contre 15 % en 2011, indique le document. Et la situation s'est encore aggravée cet hiver : le quart des dossiers reçus depuis janvier concernaient des difficultés de paiement, avec un pic à 34 % en mars.

Lire (édition abonnés) : La précarité énergétique se propage

Parmi ses recommandations, le médiateur préconise des augmentations de l'électricité planifiées sur plusieurs années, pour aider les consommateurs à s'y préparer. Il estime qu'il faudrait augmenter les tarifs de l'électricité d'environ 5 % par an cette année et les deux suivantes, en s'appuyant notamment sur l'avertissement au début du mois de la Commission de la régulation de l'énergie (CRE) qui avait prédit de fortes augmentations.

Lire : Les tarifs progressifs de l'électricité, une solution inefficace

 

"FOURNISSEUR DE DERNIER RECOURS"

Mais, parallèlement, afin d'amoindrir l'impact pour les plus fragiles, l'organisme qui conseille et protège les consommateurs d'électricité et de gaz réclame la mise en place d'un dispositif "chèque énergie", doté de plus de 1 milliard d'euros et remplacerait des tarifs sociaux de l'électricité et du gaz.

Le médiateur juge les dispositifs existants très insuffisants car ils sont d'un montant faible (ils coûtent moins de 200 millions d'euros par an), ne couvrent pas toutes les énergies (fioul, bois, réseaux de chaleur sont exclus), ont des frais de gestion élevés et peinent à arriver jusqu'aux foyers éligibles. Comme les tarifs sociaux, le chèque énergie serait financé par les consommateurs. Il pourrait être couplé à l'APL (aide personnalisée au logement) pour plus de simplicité.

En outre, le médiateur demande l'instauration d'un "fournisseur de dernier recours" dans l'énergie, comme cela existe déjà dans la banque ou les télécoms, pour les ménages dont les contrats ont été résiliés et qui n'arrivent pas à trouver un nouvel opérateur.

Le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie a rappelé mardi, dans un communiqué, que "la mise en œuvre effective de l'élargissement des tarifs sociaux de l'énergie est une priorité absolue pour le gouvernement". Depuis le 14 mai, l'attribution des tarifs sociaux est automatique pour toutes les personnes bénéficiant de l'aide pour un complémentaire santé.

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:21

 

Marianne

 Mardi 11 Juin 2013 à 05:00

 

 

Au menu cette semaine : Guéant, Cahuzac, Copé, le FMI, Robert Ménard et le sport. Le mensonge serait-il un sport de haut niveau ?

 

Claude Guéant découvre les résultats des dernières législatives - ANTONIOL ANTOINE/SIPA
Claude Guéant découvre les résultats des dernières législatives - ANTONIOL ANTOINE/SIPA
Mensonge fiscal. Au terme d’une enquête administrative demandée le 2 mai dernier par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, on apprend que Claude Guéant a bien touché, de 2002 à 2004, quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, la coquette somme de 10.000 euros en liquide chaque mois.

Soit environ 250.000 euros sur lesquels le grand commis de l’Etat, Claude Guéant, n’a évidemment pas payé un centime d’impôts ! Pour le coup, Guéant n’a pas menti quand il expliquait pourquoi les enquêteurs avaient retrouvé à son domicile des factures réglées en liquide. En revanche, il a bel et bien menti… à l’administration des impôts. Et un délinquant fiscal de plus, un !

 

Mensonge affairiste. La droite a fait preuve d’une étonnante bienveillance à l’égard de Jérôme Cahuzac quand celui-ci s’est retrouvé accusé de fraude fiscale par Mediapart. Quand on demandait aux chapeaux de plume de l’UMP pourquoi ils étaient aussi magnanimes, voire indulgents, avec le ministre socialiste, ils répondaient : « présomption d’innocence ».

Manière de dire : nous, contrairement à ce que la gauche a fait endurer à Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, on sait se tenir ! Le vilain mensonge. On vient d’apprendre qu’en réalité Cahuzac s’était fait sortir tous les dossiers fiscaux gênants  pour la droite : affaire Wildenstein, affaire Bettencourt, affaire Takieddine, affaire Tapie, affaire Wendel… Bref, la morale politique n’avait rien à faire dans cette histoire. Tout le monde se tenait par la barbichette…

 

Mensonge politique. Election primaire UMP pour la mairie de Lyon : après avoir promis à Michel Havard qu’ils le soutiendraient au second tour, les trois battus du 1er tour (Nora Berra, Emmanuel Hamelin et Myriam Pleynard) ont finalement choisi – premier mensonge - d’apporter leur soutien au copéiste Georges Fenech – sans doute par peur de subir localement les représailles du parti.

Sauf que c’est Michel Havard qui l’a emporté  au second tour. Deuxième mensonge : Copé n’est qu’un président fantoche de l’UMP. Les électeurs lyonnais de droite lui en ont administré une preuve cinglante dimanche.

 

Mensonge économique. Le FMI vient d’admettre  que le plan de sauvetage de la Grèce du 11 mai 2010 était une catastrophe, que ce plan ajoutait de la crise à la crise, que le fameux fonds européen de stabilité financière n’était que foutaise. Problème : à l’époque, Nicolas Sarkozy avait convaincu tous les médias que c’était lui, l’initiateur de ce miracle économique. Copé publia même un communiqué pour vanter les mérites de notre cher président, sauveur de la Grèce, de l’euro, de l’Europe et du monde !

L’ensemble des médias avaient alors crié au génie. Quant aux socialistes et aux centristes bayrouistes, ils avaient applaudi le magicien. On attend donc que le « génie » vienne faire amende honorable, que les doctes analystes économiques esquissent un mea culpa et que socialistes et centristes du MoDem nous expliquent comment ils ont pu tomber dans un tel panneau. On a toujours le droit de rêver…

 

Mensonge pathétique. Après avoir écrit, avec sa compagne, un livre intitulé Vive Le Pen, Robert Ménard, l’ancien responsable de Reporters sans frontières (RSF), jurait la main sur le cœur qu’il n’avait pas viré sa cutie à l’extrême droite. Or, le voilà aujourd’hui candidat aux élections municipales à Béziers avec le soutien du… Front National.

Louis Alliot, le n°2 du parti, est même venu  sur place donner son imprimatur à un candidat officiellement apolitique, mais dont la liste ira de l’extrême droite à la gauche pour faire de Béziers « un laboratoire ». Le docteur Folamour de la politique est né. Il faut juste apprendre à ne pas croire un mot de ce que dit Ménard !

 

Mensonge sportif. Le fric gangrène le sport de haut niveau par tous les pores. Impossible de s’imposer dans les grands championnats sans un budget pharaonique. Or, voilà que l’équipe de basket de Nanterre, avant-dernier budget du championnat de Pro A (2,7 millions d’euros par an), devient championne de France  … Donc, c’est possible.

Oui, mais seulement en basket et en France où le niveau général n’est guère élevé. C’est hélas devenu impossible dans la plupart des autres sports collectifs. Il n’est qu’à voir les récentes performances du PSG en football, mais aussi en hand-ball.
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:01

 

Marianne

 

Mardi 11 Juin 2013 à 13:09
Clotilde Cadu et Emmanuel Lévy

 

Malgré les contraintes anti-tabac, les cigarettiers continuent à voir la France comme une vache à lait.

 

Illustration - Dave Martin/AP/SIPA
Illustration - Dave Martin/AP/SIPA
En l’espace de quelques jours, les fumeurs ont pris cher : outre l’interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics à venir, deux hausses successives de 20 centimes devraient frapper les paquets de cigarettes, en juillet et octobre.

Pas de quoi faire trembler l’industrie du tabac. Car depuis des années, les mesures anti-tabac qui s’accumulent et font hurler les cigarettiers ne sont qu’un vaste enfumage. L’interdiction de fumer dans les lieux publics - une idée soufflée  à l’oreille de la ministre de la Santé d’alors, Roselyne Bachelot, par le lobby du tabac, comme nous l’a confié l’un d’eux - , les photos choc sur les paquets, les hausses de prix successives… Rien de tout cela n’affole une industrie aux bénéfices toujours aussi florissants. Au contraire.

En focalisant l’attention médiatique sur des mesures saluées par les associations de lutte contre le tabac, les cigarettiers ont les mains libres pour préparer le coup d’après, ni vus ni connus. Ainsi, au moment où les projecteurs étaient-ils braquées sur l’interdiction des « cigarettes bonbons » aromatisées à la fraise ou à la vanille, interdites dans le cadre de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST), les géants du tabac faisaient passer sans entrave et dans l’indifférence médiatique leur nouveauté, la cigarette convertible qui change de goût et séduit les jeunes, leurs futurs abonnés.

Résultat : malgré les contraintes anti-tabac, les cigarettiers continuent à voir la France comme une vache à lait. Même s’il lorgne avec envie sur l’énorme marché chinois, le numéro un mondial Philip Morris considère la France comme l’une des « cinq filiales les plus profitables », selon un spécialiste du secteur.

Etrangement, les chiffres des cigarettiers dans l’Hexagone donnent pourtant à voir un secteur aphasique. Avec un chiffre d’affaires légèrement inferieur à 2 milliards d’euros hors taxes, leurs bénéfices culminent aux alentours de 50 millions d’euros, disent-ils. Soit une marge de 2,5%, à peine de quoi se payer un mégot. Du coup, leurs impôts sur les sociétés sont tout aussi rikiki.

 

Regardons de plus près le plus important d’entre eux : Philip Morris, 40% de part de marché en France. Au plan mondial, le géant, qui a élu domicile en Suisse, réalisait en 2011 un chiffre d’affaires (hors taxes) de 25 milliards d’euros pour un bénéfice net de 11,3 milliards, soit une marge nette de 45%,18 fois plus qu’en France !

Pour mieux percevoir ce grand écart, ramenons ces résultats à l’échelle d’un paquet. Avec un résultat de 15 millions d’euros, sur un milliard de paquets ciglés Marlboro ou Philip Morris vendus en France, chaque paquet rapporterait 1,5 centime… quand il en rapporte 24,3 en moyenne dans le monde, à en croire le rapport annuel du groupe.

 

On comprend mal dans ces conditions pourquoi le groupe persiste-t-il avec un tel rendement à employer 317 personnes dans l’Hexagone. Malgré la baisse des volumes constatés ces dernières années, la vente de cigarettes en France demeure un business florissant. Le chiffre d’affaire de Philip Morris y a cru de 18 % en 3 ans, tandis qu’il embauchait 53 personnes.

En réalité, à l’instar des grands groupes, les cigarettiers pratiquent en toute légalité l’optimisation fiscale. Il est ainsi fort probable que le résultat du secteur avant de faire jouer les artifices comptables et les paradis fiscaux flirte avec le milliard, de quoi générer près de 330 millions de recette fiscale au titre de l’impôt sur les sociétés, vingt fois la facture d’aujourd’hui…
 
Lire la suite dans le numéro de Marianne en kiosques actuellement.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:48

 

Rue89

 

  Document 11/06/2013 à 10h19
 Sophie Caillat | Journaliste Rue89

Mis à jour le lundi 10 juin 2013 à 11h26

 

 

Non, la compagnie Régional ne compte pas créer 200 emplois pour l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ; une « erreur » s’est glissée dans le rapport remis au Premier ministre.

Dans un courrier, que Rue89 s’est procuré, la compagnie demande que soit rétablie la vérité des chiffres. En vain.

Le 9 avril, la « commission du dialogue », formée par Jean-Marc Ayrault dans le but de calmer les esprits sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, rendait son rapport [PDF]. Sa conclusion ? Cet aéroport reste utile « en raison de la saturation inévitable de la plateforme de Nantes–Atlantique », même si ses modalités de réalisation doivent être revues.

Une sorte de « oui mais » qui permet à toutes les parties d’être satisfaites, aux contestataires de continuer à occuper la « zone à défendre » sans craindre la police, et au gouvernement de gagner du temps pour ne pas perturber les élections municipales.

 


Manifestation à Nantes contre le projet d’aéroport de NNDL, le 15 avril 2013 (SIPA)

 

Un gain à l’ouverture de 400 à 500 salariés

Parmi les arguments destinés à rendre désirable ce nouvel aéroport, la croissance économique espérée par le développement du trafic aérien et les emplois qui vont avec sont en première ligne. Les rapporteurs ont écouté les prévisions avancées par Vinci, titulaire de la concession, sans même s’en rendre compte.

Ainsi, page 52 du rapport, les trois auteurs écrivent :

« La croissance prévue du trafic lors de la mise en service de Notre-Dame-des-Landes pourrait entraîner la création de 200 à 300 emplois supplémentaires. »

De plus,

« L’installation d’une base de la compagnie Régional (filiale du groupe Air France) apporterait environ 200 emplois basés. »

Il y aurait donc « un gain total de 400 à 500 salariés à l’ouverture. »

 


Capture d’écran de la page 52 du rapport

 

Quand elle a pris connaissance de ce passage, le directrice générale de la compagnie Régionale, Martine Selezneff, est tombée des nues. Elle a pris sa plume et demandé au sous-préfet de Loire-Atlantique de supprimer ces informations erronées.

« De l’émoi chez nos collaborateurs »

 

Voir le document

(Fichier PDF)

Le courrier, que Rue89 publie, est ferme et sans ambiguïté. Par téléphone, la responsable de la communication de la compagnie estime que la création du nouvel aéroport signifierait simplement « le transfert d’activité d’un point A (Nantes-Atlantique) à un point B (Notre-Dame-des-Landes) ».

Et de préciser :

« Cette phrase a suscité de l’émoi chez nos collaborateurs, d’autant que nous sommes en plein plan de départs volontaires avec Transform 2015. Il n’est pas question de développer l’emploi et nous n’avons aucune idée d’où sortent ces chiffres. Nous espérons vivement que cette erreur sera corrigée. »

Régional est l’une des filiales d’Air France, installée à Nantes, et que la maison-mère vient de regrouper avec ses homologues au sein de HOP ! , sa compagnie low cost, dans le cadre de la réorganisation de ses court et moyen courriers.

La commission du dialogue n’a pas donné suite à la demande de correction. Elle estime que « maintenant que le rapport est remis, il n’est pas possible de le reprendre ». L’erreur restera donc en ligne, en l’état, au risque de jeter le discrédit sur l’ensemble du rapport.

« Pas certaine de la validité des données »

D’où provient cette information erronée ? Claude Brévan, architecte de profession et l’une des trois auteurs, nous explique :

« Cette information vient directement d’un e-mail adressé par le directeur du projet chez Vinci, M. Delobel, à qui je demandais, lors de l’ultime phase de rédaction du rapport, des précisions sur le nombre d’emplois prévus. Il semble s’être trop avancé en affirmant comme arrêté ce qui n’était peut-être que des pourparlers préliminaires. »

Le directeur général de Vinci conteste avoir fourni cette information. « Nous ne pouvons nous engager à la place d’autres acteurs et n’avons pu transmettre ces données », font savoir ses services.

Sur un point aussi important donc, la commission n’a pas pris le soin de aller chercher ses informations à la source.

Claude Brévan ne semble pas très gênée par cette approximation, même si cela biaise nécessairement la conclusion. Elle se justifie :

« La commission ne saurait être absolument certaine de la validité des données qu’elle a tenté de clarifier. Nous ne disposions pour l’essentiel que des déclarations des uns et des autres et de documents d’archives que nous avons essayé d’exploiter le mieux et le plus honnêtement possible, dans la limite du temps et des capacités d’expertise dont nous disposions. »

Heureusement que l’avenir de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en projet depuis quarante ans, ne se joue pas uniquement sur l’avis de cette commission

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:39

 

 

Rue89

  à lire sur Gezi Radyo 11/06/2013 à 12h24

 

 

Les manifestants de la place Taksim ont depuis ce week end leur radio : Gezi Radyo, du nom du parc où la contestation a débuté. La radio émet directement depuis le parc et diffuse deux journaux en turc et en anglais à 12h30 et 19h30 heure locale (11h30 et 18h30 heure française. Le collectif propose également de suivre les événements sur leur compte Twitter @GeziRadyo.

Nous nous sommes soulevés pour reprendre contrôle sur nos vies et nous nous sommes retrouvés au parc Gezi.

Chaque jours nous mettons à l’épreuve notre capacité a agir, s’auto-organiser et prendre des initiatives en commun.

Ceci est notre radio collective.

Nous sommes le son de notre résistance.

Comme nous le crions depuis des jours : Ce n’est qu’un début, la lutte continue !

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