Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 16:02

 

 

http://consocollaborative.com

 

Bientôt les premiers départs en vacances ? TripnCo vous propose un deal : Vos amis vous soutiennent ? Partez en vacances gratuitement ! Rendez-vous en fin d’article pour découvrir Pimp my trip ! L’occasion pour Ouriel Darmon, co-fondateur de TripnCo, de nous présenter son service.


Image 24

 

TripnCo, qu’est-ce que c’est ?

 

TripnCo est une place de marché collaborative pour trouver des personnes avec qui partager des expériences (voyages et activités).

TripnCo permet de trouver  des personnes,  co-voyageurs, co-équipiers, compagnons de route, autres passionnés pour …

Partager une expérience, une passion, un bon moment

  • Avec ses amis, amis d’amis, … sur les réseaux sociaux
  • Avec les tribus affinitaires de TripnCo (Surfeurs, Célibs, …)

Partager les coûts de cette expérience ou accéder ensemble à des réductions

  • En mutualisant les coûts d’un voyage (bateau, logement, …) et ainsi permettre de réaliser un voyage, une excursion, une activité qui si elle n’était pas partagée, serait inaccessible financièrement (prendre un guide pour une excursion par exemple)
  • En bénéficiant des tarifs négociés par TripnCo et de prix dégressifs en fonction de la taille du groupe
  • En rentrant en contact avec des membres à travers le monde, qui organisent eux-mêmes des activités

Trouver des voyages / activités

  • Une place de marché pour les annonces de voyages postées librement par les membres
  • Une place de marché pour les offres de professionnels (Voyageurs du Monde, Look Voyages, Le Vélo Voyageur, Cheval d’Aventure … et de nombreux organisateurs d’activités au niveau local)

Simplifier l’organisation

  • En échangeant avec les autres membres et directement avec les organisateurs via les wall
  • En utilisant les outils de diffusion sur les réseaux sociaux et tribus affinitaires de TripnCo pour compléter le groupe
  • En accédant et en centralisant les outils incontournables d’organisation à plusieurs: Leetchi, Doodle, Picasa, Tricount, WeCab …

 

 D’où vient cette idée ?

 

Lorsque Damien est venu me rejoindre en Argentine, nous avions prévu de monter en haut du Volcan « Lascar » dans le nord du Chili. Nous pensions trouver des personnes pour compléter notre équipe, faire des rencontres, partager les coûts. Nous n’avons pas réussi à trouver d’autres voyageurs, nous avons laissé tomber notre projet. Cette expédition était prévue de longues dates, et, lorsque nous avons vu le guide que nous comptions prendre, attendre à l’arrivée des bus, avec une pancarte « cherche 3-4 personnes pour ascension du Lascar » nous nous sommes dits, qu’il nous fallait un site où nous aurions pu poster cette annonce quelques semaines auparavant !

 

Quelles sont les différences avec une agence de voyage ?

 

De la même manière qu’une agence de voyage, nous mettons en contact des individus avec des organisateurs de voyages.

En revanche, sur TripnCo on trouve aussi des voyages organisés par les membres eux-mêmes. Et, nous sommes l’une des seules plateformes sur laquelle le groupe en cours de constitution pour un voyage ou une activité peuvent discuter et s’organiser ensemble.

La réussite d’une expérience ne dépend pas seulement de l’activité choisie, de la destination, du temps, mais surtout des personnes avec qui l’on partage cette expérience. Nous avons donc décidé de mettre en avant l’aspect social lié à ces expériences !

 

Quel est votre rôle dans la mise en relation ?

 

Nous mettons à disposition :

  • une place de marché dans laquelle on peut chercher les activités / voyages, par destination, date, activité, prix …
  • des outils pour faciliter le suivi de la composition du groupe et son organisation
    1. e-réputation : avis des membres sur les activités réalisées et sur les membres TripnCo avec qui ils ont organisé ou partagé une activité
    2.  rewards : permettant de mettre en avant les membres les plus actifs
    3. partenariats : TripnCo négocie et met en place des partenariats avec des organisateurs de voyages et activités, pour donner accès à des prix négociés, et à des outils complémentaires à ceux de TripnCo

 

Travaillez-vous avec d’autres plate-formes de la consommation collaborative ?

 

Nous tentons, sur les thématiques du voyage et des activités, de mettre en avant l’écosystème collaboratif, et ainsi de donner un accès facilité, et souvent avec des tarifs préférentiels pour les groupes et les membres TripnCo, à des services incontournables. Nous avons à ce titre réalisé des partenariats avec AirBnB  (pour louer des appartements/maisons à plusieurs), Leetchi (pour partager une cagnotte pour réaliser la réservation ou gérer ses comptes entre amis), WeCab (pour partager le coût des taxis).

Nous envisageons de multiplier ce type de partenariats.

 

 Cette semaine c’est le lancement de PIMP MY TRIP !

Vos amis vous soutiennent ? Partez en vacances gratuitement ! C’est operation Pimp My Trip  !

Le principe est simple, le voyage créé sur TripnCo, qui collecte le plus de soutiens (personnes ayant rejoint le voyage) d’ici le 14 juillet, gagne une cagnotte Leetchi de 4000 € + 10 € par personne ayant soutenu le voyage. Un peu du crowdfounding de voyage, sponsorisé par TripnCo, Leetchi, Holiday Check , et Pack N Board .

Untitled

 

A propos de Edwin Mootoosamy

 

Je suis depuis toujours intéressé par les modèles culturels différents qui viennent bousculer l’idéologie dominante. Passionné par les nouveaux usages d’Internet et les mutations socio-économiques que cela induit, j'observe le développement de la consommation collaborative depuis 2008. OuiShare Co-Founder & France Connector, je m’intéresse plus généralement à la manière dont Internet reconditionne notre façon de faire société.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:53

 

 

bastamag

Par Ivan du Roy (1er juillet 2013)

 


L’Union européenne renoue avec ses vieux démons. La crise sociale et démocratique est un terreau fertile à la résurgence des droites extrêmes. En Grèce, elle est incarnée par Aube dorée, un parti aux références néo-nazies assumées, crédité de 13% dans les sondages. Agressions racistes et violences politiques perpétrées par ses militants et ses élus se multiplient. Et si le crépuscule brun d’Aube dorée recouvrait la Grèce ?

 

 

Vu de France, leur succès est une énigme. Leur logo ressemble à s’y méprendre à une croix gammée. Ils traquent, tabassent ou défigurent jeunes, vieux et femmes sous prétexte qu’ils sont immigrés, musulmans ou « rouges ». Africains, Albanais, Afghans ou Pakistanais ? « Des espèces de sous-hommes qui ont envahi notre patrie en nous ramenant toutes sortes de maladies », explique l’une de leur députée, Eleni Zaroulia, au Parlement grec. Leurs élus exhibent des armes à feu, intimident d’autres députés ou font le salut nazi en plein hémicycle. Mi-mai, l’un de leur député pénètre au sein du Parlement avec un revolver. Il aurait déclaré au policier en faction : « Je préfère avoir quelqu’un en premier, avant qu’ils me choppent. » Des lettres de menaces de mort, arborant leur logo, sont adressées à des journalistes ou à l’Association des musulmans de Grèce. Des images montrent leurs militants aux côtés de la police anti-émeute, participant à la répression des manifestations de gauche anti-austérité…

Aux élections législatives de 2009, Aube dorée [1] recueillait 0,29% des voix. Trois ans plus tard, le parti d’extrême droite envoie 18 députés au Parlement, avec 7% des suffrages. Aujourd’hui, les sondages le créditent d’environ 13% des intentions de votes, ce qui en ferait la 3ème force politique du pays, derrière Nouvelle démocratie (droite) et Syriza, la « coalition de la gauche radicale ». Pour obtenir ce résultat, nul besoin de « relooker » son image, comme l’a fait le Front national en France. « Nous ne sommes pas en train de parler d’un parti de droite extrême classique », résume Dimitris Psarras, journaliste grec dont « Le livre noir d’Aube dorée » est en cours de traduction aux éditions Syllepse. Loin de s’être assagie, au moins en apparence, « l’organisation, après son succès électoral, est devenue plus provocatrice et plus agressive ». « Pour eux, pas de distinction, toute la gauche doit aller dans des chambres à gaz », commente Moisis Litsis, l’un des fondateurs du Comité grec contre la dette et responsable syndical, lui-même est pointé du doigt par la presse d’extrême droite comme « trésorier [de son syndicat] et juif ».

 

La crise n’explique pas tout

Comment en est-on arrivé là ? Comment un parti clairement néo-nazi, qui multiplie les agressions de rue et les discours racistes assumés, est-il désormais en mesure de négocier une place au sein de la coalition gouvernementale d’un pays membre de l’Union européenne ? Pour les prochaines élections législatives, prévues en 2016, « nous ne pouvons pas exclure une alliance entre Nouvelle démocratie et Aube dorée, même si ce n’est pas le scénario le plus probable », estime Dimitris Psarras. Ailleurs en Europe, seul le parti hongrois Jobbik, ouvertement raciste, antisémite et négationniste, connaît un tel succès électoral (16,7% des voix aux élections législatives de 2010). D’autres formations similaires ont obtenu quelques résultats notables, en particulier en Allemagne ou au Royaume-Uni, mais toujours localement [2].

Il y a la crise, bien sûr, mais elle n’explique pas tout. « Nous n’enregistrons pas, pour l’instant, de poussée de l’extrême droite au Portugal ou en Espagne », rappelle le journaliste. En Grèce, les mesures d’austérité imposées par la Troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne (BCE) et FMI – se sont conjuguées à l’effondrement du système politique. Le panorama électoral a été totalement chamboulé : en trois ans, les deux grands partis qui ont gouverné la Grèce depuis la fin de la dictature en 1974, les sociaux-démocrates du Pasok et la droite classique de Nouvelle démocratie, ont perdu plus de la moitié de leurs électeurs, chutant de 77% à 32% en nombre de voix cumulées. Ce qui ne les empêche pas de continuer de gouverner ensemble.

 

Banquiers, extrême droite et Troïka

Surtout, la démocratie grecque semble avoir été mise entre parenthèse par la Troïka qui impose au pays ses mémorandums. « Il n’y a pas une seule mesure des lois préfabriquée par la Troïka qui ne soit pas passée. Alors les gens se demandent à quoi sert le Parlement ? A quoi sert d’avoir des élus ? », pointe Panagiotis Grigoriou, historien et ethnologue, auteur du blog Greek Crisis [3]. « La démocratie grecque était loin d’être parfaite, mais quand on l’annule, lorsque l’on bafoue constamment la Constitution, la porte est ouverte à un changement de régime… Dans ce contexte, l’arrivée d’Aube dorée n’est pas un hasard. » La précédente coalition au pouvoir, dirigée par Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE, s’était ouverte à un parti de droite extrême, l’« Alerte populaire orthodoxe » (LAOS). Une première depuis la dictature militaire. Autre signe de l’agonie de la démocratie : l’actuel gouvernement a envoyé la police prendre d’assaut les émetteurs de la radiotélévision publique, une fermeture arbitraire qu’a d’ailleurs soutenue Aube dorée. Comment combattre la montée du parti d’extrême droite, si le gouvernement adoubé par les dirigeants européens se comporte lui-même comme une junte de putschistes ?

 

 

Qui sont les électeurs de l’Aube dorée ? « La répartition des votes est à peu près égale dans toute la Grèce, y compris dans les petites villes et les villages où il n’y a pas de présence de migrants », explique Dimitris Psarras. Le parti a obtenu son premier succès électoral dans le centre d’Athènes, en faisant élire son chef Nikólaos Michaloliákos comme conseiller municipal. Une cartographie électorale de l’extrême droite différente de la France, où le vote FN s’est affaibli dans les agglomérations, y compris les banlieues populaires, pour se développer dans les zones « semi-urbaines » plus éloignées des grands centres.

 

Des néo-nazis ? « Cela n’a plus d’importance »

« Ceux qui ont encore un espoir votent pour Syriza (la nouvelle coalition de gauche, passée en 3 ans de 4,5% à 17% et créditée de 25% à 30% dans les sondages, ndlr). Ceux qui sont désespérés votent pour Aube Dorée », avance le spécialiste de l’extrême droite. L’électeur type du parti néo-nazi est « un homme plutôt jeune avec un niveau d’éducation plutôt bas ». Ses candidats remportent un certain succès chez les travailleurs non qualifiés, les chômeurs de longue durée – le taux de chômage est officiellement de 27% – et les petits patrons. Le parti à la croix gammée stylisée plaît aussi chez les policiers : 40% des agents des « forces spéciales » employées pour le maintien de l’ordre auraient voté Aube dorée aux dernières législatives. Un implantation beaucoup plus inquiétante que dans l’armée où l’organisation plafonne, pour l’instant, aux alentours de 10%. Rappelons que c’est la police qui est chargée de d’enquêter sur les crimes racistes et les agressions anti-immigrés. « Il y a aussi des gens qui ont bénéficié des réseaux clientélistes du Pasok (qui a gouverné la Grèce pendant quasiment deux décennies, ndlr), qui n’en profitent plus, se sentent trahis et veulent aujourd’hui prendre leur revanche sur les politiciens », complète Panagiotis Grigoriou.

La mémoire encore vive des années de dictatures (1967-1974) cantonnait jusqu’à présent l’extrême droite à des scores électoraux anecdotiques. La crise, l’effondrement soudain du système politique et clientéliste, les diktats comptables de la Troïka sans véritables réformes, le réveil du nationalisme depuis l’indépendance de la Macédoine (appellation revendiquée par la Grèce [4]), la résurgence de l’islamophobie avec l’arrivée de migrants du Moyen-Orient, ont balayé les réticences. « Les gens qui votent Aube dorée savent que c’est une organisation néo-nazie. Mais la situation politique et sociale est si terrible que cela n’a plus d’importance », soupire Dimitris Pasarras.

 

La dictature des colonels pour origine

Aube dorée, un parti « anti-système » ? « Aube dorée n’a jamais été en dehors de la société. Ils ont entretenu des liens avec quelques riches armateurs grecs et avec les anciens responsables de la dictature », répond le journaliste. Le leader d’Aube dorée, Nikólaos Michaloliákos (56 ans), est un pur produit de la dictature d’extrême droite. Il fait ses premiers pas en politique au début des années 70, au sein d’un mouvement ultranationaliste, le seul à être autorisé par le régime militaire [5]. A la fin de la dictature, Michaloliákos séjourne en prison, pour détention d’armes et d’explosifs, en lien avec l’organisation néofasciste italienne Ordre nouveau (Ordine Nuovo), dont des militants sont soupçonnés de plusieurs attentats et assassinats en Italie dans les année 70. Après un court passage au parti nationaliste créé par les anciens de la junte (dont l’avocat est d’ailleurs le frère de Nikólaos, Panagiotis Michaloliákos), il se concentre sur Aube dorée, qu’il a fondée en 1980.

 

 

Outre l’antisémitisme, le racisme et les références au nazisme, les influences des année 30 sont très présentes dans son programme. Il revendique une « Grande Grèce », s’étendant de l’Albanie à Chypre, en passant par des territoires bulgares ou turques. Si l’Allemagne impose une austérité drastique à l’Europe méditerranéenne, c’est la faute « des juifs qui ont persuadé Angela Merkel de mener cette politique », décrit Dimitris Psarras. Les théoriciens du parti rêvent d’un nouvel axe privilégié entre la Grèce et la Russie, le nouveau régime autoritaire à la mode chez l’extrême droite européenne, y compris pour Marine Le Pen [6].

 

La chasse aux « sous hommes »

Autre ressemblance avec les années 30 : les sympathisants du parti organise de très médiatiques distributions de produits alimentaires destinés aux seuls Grecs, sur présentation d’une pièce d’identité. Début mai, une telle initiative devant le Parlement a été interdite par le maire d’Athènes, la qualifiant de « soupe populaire de la haine ». « La machine du parti déploie ses forces comme une toile d’araignée partout dans le pays. L’heure est à l’activisme politique et social dans une société qui se paupérise de façon dramatique », écrit Filippa Chatzistavrou, avocate et enseignante à l’Université d’Athènes. « Les points de ressemblance avec les méthodes du parti nazi NSDAP (le parti national-socialiste des travailleurs allemands) à Weimar sont frappants. »

Y compris dans l’extrême brutalité vis-à-vis des non-Grecs, ces « sous-hommes » décrits par la députée Eleni Zaroulia. Le 6 mai, à Athènes, non loin du siège d’Aube dorée, un enfant de 14 ans se fait taillader le visage à coups de tessons de bouteilles par trois hommes habillés en noir et portant des t-shirts arborant le logo du parti. Son crime : être Afghan. « Le jeune Afghan, victime de cette agression terrifiante, s’est présenté au Bureau de traitements de violences racistes de la police grecque pour déposer plainte et il y a failli être arrêté et expulsé vers son pays par la police sous prétexte qu’il n’avait pas de papiers ; son expulsion n’a pu été évitée qu’in extremis grâce à l’intervention du Haut Commissariat aux réfugiés de l’Onu », raconte Le Journal des rédacteurs, un quotidien créé pendant la crise, et l’un des rares à survivre.

 

« Déloger Aube dorée va être compliqué »

La menace Aube dorée peut-elle être jugulée ? Pas par le gouvernement actuel qui se contente de mettre sur le même pied l’organisation néo-nazie et la gauche radicale de Syriza. Et reprend à son compte certaines propositions des sulfureux députés, comme le recensement des enfants d’immigrés inscrits en crèche, sous prétexte qu’il n’y aurait pas assez de places pour les Grecs, ou la multiplication des rafles contre les sans-papiers. Sur le terrain, des actions de solidarité dans les quartiers et de résistances face aux « patrouilles » d’Aube dorée se multiplient, à l’initiative notamment des mouvements anarchistes et antifascistes.

Sur l’échiquier électoral, la gauche demeure très divisée et éparpillée. Le très orthodoxe Parti communiste grec (KKE, 8,5% des voix en 2012) fait cavalier seul. Le centre-gauche (Dimar, 6%) a choisi de participer à la coalition gouvernementale, rendant difficile une future alliance avec Syriza (17%), elle-même de plus en plus critiquée par les formations d’extrême gauche pour son « institutionnalisation ». Si tant est que la gauche accède au pouvoir, encore faut-il qu’elle se donne les marges de manœuvres nécessaires pour sortir la Grèce de la spirale infernale. « Comparé à d’autres périodes difficiles, cette fois, on ne voit pas d’avenir, même lointain. C’est cela qui est grave. Dans cette situation, Aube dorée peut soit stagner, soit progresser, mais la déloger va être compliqué », estime Panagiotis Grigoriou. La nuit brune de l’Aube dorée recouvrira-t-elle la Grèce ?

Ivan du Roy

@IvanduRoy sur twitter

Photos : de une (source) / du leader d’Aube dorée Nikólaos Michaloliákos (source)

Notes

[1Chryssi Avghi, en grec.

[2Le NPD allemand (Parti national-démocrate) compte des élus régionaux dans deux Lands, en Saxe depuis 2004 et en Mecklembourg - Poméranie depuis 2006, ainsi que des conseillers municipaux dans plusieurs villes. Le « National Front » britannique a frôlé la barre des 5% dans le Comté de Rochdale (Manchester) en 2010.

[3Dont un livre, « La Grèce fantôme, voyage au bout de la crise », est à paraître aux Éditions Fayard en septembre.

[4En 1991, l’ancienne République yougoslave de Macédoine fait sécession et déclare son indépendance, mais la Grèce lui conteste le nom de Macédoine, nom que porte un ensemble de trois régions grecques.

[5Le « Parti du 4 août », dont le nom fait référence au coup d’état militaire qui porta le général Metaxas au pouvoir en 1936, un régime qui mena une politique plutôt pro Allemagne hitlérienne avant sa chute en 1941.

[6« Je ne cache pas que, dans une certaine mesure, j’admire Vladimir Poutine », avait-elle déclaré à un journal russe en octobre 2011.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:41

CADTM

 

 

cadtm.org

1er juillet par Andreas Sartzekis

 

 


Pour justifier le récent coup de force audiovisuel, un responsable du parti de la droite a benoîtement déclaré que c’était nécessaire, car les chaînes publiques ne soutenaient pas le gouvernement et qu’en plus, si la mesure avait été discutée au Parlement, celle-ci aurait pu être recalée... Aveu accablant qui indique l’urgence d’une bataille pour la démocratie, dans le pays qui en inventa le principe.

Le ministre Kedikoglou, celui-là même qui a annoncé la fermeture de ERT, qui a dénoncé la radio-télé publique comme un repaire de passe-droits, y fut lui-même engagé sans aucun concours, puis envoyé pendant deux ans en formation à CNN pour, à son retour, très vite négocier son passage vers la télé privée.

L’audiovisuel vraiment public

Alors que les menaces d’intervention des flics se renforcent contre les travailleurEs de ERT qui occupent et émettent par différents moyens, cette mobilisation continue d’agir en profondeur et laissera des traces, quoi qu’il arrive ! D’abord par la solidarité qui continue et s’intensifie : tous les soirs, des milliers de personnes passent par le siège d’Aghia Paraskevi, mais des milliers d’autres ont aussi manifesté la semaine passée à Salonique, 2 000 à Ioannina...

De plus, la poursuite « sauvage » des programmes (y compris la retransmission de la messe !) avec débats et initiatives culturelles diverses, préfigure ce que doit être un véritable service audiovisuel non pas d’État mais public, avec la parole laissée aux acteurs et actrices des différents secteurs de la vie locale et nationale. Un contraste absolu avec la nullité culturelle d’un gouvernement qui a aussi dissous l’orchestre national de ERT. Et les larmes d’une violoniste lors d’un concert de l’orchestre dissous, ce qu’elle a dit sur la tristesse de ses collègues, sur des salaires moyens de 650 euros, ont mis en avant l’urgence d’une réappropriation populaire de la culture, avec les moyens nécessaires, et en lien avec la mémoire de grands moments musicaux ou théâtraux de ERT. Coïncidence ? Au même moment, les nazis ouvrent une chaîne pour mieux faire passer leurs messages de haine et de propagande à la Goebbels...

De plus, le gouvernement prépare pour la suite la fermeture de 13 hôpitaux (5 pendant l’été ?), des fermetures et regroupements d’établissements scolaires, notamment dans les banlieues populaires...

Répondre à la crise politique

Dans ce contexte, deux questions se posent. D’une part, il faut prendre la mesure de la crise gouvernementale. Le départ du gouvernement de Dimar, une scission droitière de Syriza, est certes un épiphénomène… aux conséquences pourtant importantes. Le nouveau gouvernement Nouvelle Démocratie / Pasok est une caricature du bipartisme qui a produit tous les scandales (affairisme, favoritisme, pots de vins…) de ces dernières décennies. Le roi est donc nu, et risque de tomber lors d’un vote au Parlement. D’où des marchandages sans fin pour arriver à un nouveau gouvernement faisant de Venizelos (issu du Pasok) le numéro deux du gouvernement, gouvernement intégrant les différents courants de la Nouvelle Démocratie, et suscitant un enthousiasme... de façade dans la presse bourgeoise.

L’autre question est la capacité de la gauche à tracer des perspectives crédibles. Loin de traduire la lutte unitaire sur le terrain, le KKE et Syriza ont voulu organiser chacun de son côté un meeting la semaine dernière, des échecs dans les deux cas. De plus, la sortie du gouvernement de Dimar (qui annonce pourtant le soutenir !) amène des cadres de Syriza à vouloir reprendre langue avec ce courant droitier (et vice versa...). De son côté, la coalition Antarsya a appelé à une nouvelle grève générale cette semaine et exige un front de lutte pour chasser le gouvernement, ce qui pourrait être la proposition la plus concrète pouvant réunir les trois forces. L’actuelle mobilisation pourrait peut-être même accélérer les choses, dans la perspective d’un gouvernement qui rompe avec les mémorandums et prenne des mesures sociales d’urgence.

A. Sartzekis d’Athènes

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:24

 

 

Le Monde.fr avec AFP

03.07.2013 à 10h31 • Mis à jour le 03.07.2013 à 10h46

 

 


Human Rights Watch fait état de 91 cas d'agressions sexuelles au moins depuis le 28 juin sur la place Tahrir, certaines tournant au viol.

Près d'une centaine d'agressions sexuelles ont été commises sur la place Tahrir et ses environs au Caire en quelques jours, en marge des manifestations contre le président Mohamed Morsi, a rapporté l'ONG Human Rights Watch (HRW), mercredi 3 juillet.

L'organisation, située à New York, fait état de 91 cas d'agressions au moins, certaines tournant au viol, depuis le 28 juin, sur la base d'informations recueillies par des associations locales luttant contre ce phénomène, devenu récurrent en marge des manifestations en Egypte. Le communiqué de HRW fait état de cinq attaques contre des femmes le 28 juin, 46 le dimanche 30 juin – journée des plus fortes manifestations –, 17 le 1er juillet et 23 le 2.

 

Lire l'enquête Place Tahrir, le viol comme crime politique

 

Le scénario le plus souvent décrit par les victimes est celui d'un groupe de jeunes hommes "qui repère une femme, l'encercle, la sépare de ses amis", avant de l'agresser, de lui arracher ses vêtements ou de la violer. Dans certains cas, la victime est traînée au sol pour continuer d'être agressée dans un autre endroit. Dans plusieurs cas, ces attaques, dont certaines ont duré près d'une heure, ont conduit à des hospitalisations.

HRW rapporte que des femmes ont été "battues avec des chaînes métalliques, des bâtons, des chaises et attaquées avec des couteaux". Le communiqué déplore que "le désintérêt du gouvernement" pour ce problème se traduise par une culture "d'impunité".

 

 DISSUADER LES FEMMES DE MANIFESTER

Devant l'ampleur du phénomène, des groupes se sont mis en place au Caire depuis plusieurs mois pour recenser les agressions sexuelles et protéger les femmes lors des manifestations. Ces attaques ont dans plusieurs cas visé des journalistes étrangères. Faute d'arrestations, les responsables de ces actes sont mal identifiés. Certains mettent en cause des groupes de voyous profitant du fait que la police a renoncé à être présente sur Tahrir pour commettre des agressions.

Des groupes militant contre la violence estiment que ces actes visent à dissuader les femmes de participer aux rassemblements contre le pouvoir, et à ternir l'image des manifestations sur ce site emblématique pour le mouvement pro-démocratie.

 

Lire aussi : Le harcèlement sexuel, la onzième plaie d'Egypte


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Egypte
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:57

 

Marianne

Mercredi 3 Juillet 2013 à 05:00 | Lu 11744 fois
Victoria Belz

 

 

L’INSEE vient de publier un rapport complet sur les conditions de vie des sans-domiciles fixes en France. Les chiffres sont accablants et attestent d’une importante augmentation ces dernières années.

 

PRM/SIPA
PRM/SIPA

« Le nombre de SDF a fortement augmenté depuis 2001», telle est l’information importante à retenir des derniers chiffres publiés ce mardi. D’après l’analyse fournie, elles sont 141 500 en 2012 soit 50% de plus qu’en 2001. Parmi elles, 30 000 sont des enfants et deux sur cinq sont des femmes. Autre particularité, le nombre de SDF étrangers a nettement augmenté et représente 53% dont 35% sont des étrangers francophones, le reste parlant mal ou pas le français. Ces chiffres sont en augmentation du à la hausse du nombre de réfugiés et du nombre de « travailleurs pauvres » qui travaillent la journée dans des petites structures et dorment dehors la nuit.

 

Le rapport publié par l’INSEE s’appuie sur le nombre de fréquentations des services d’hébergement et de distribution des repas. Près de 80% des personnes utilisant ces aides sont sans-domicile. D’après l’INSEE, une personne est considérée SDF lorsque cette dernière a passé la nuit précédant l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation.  Il apparaît dans cette étude un phénomène plutôt récent : les SDF sont relativement jeunes, un quart d’entre aux ont entre 18 et 29 ans.
 

Dans un deuxième temps, l’étude se penche sur les 66 300 adultes francophones sans-domicile. Plus de la moitié d’entre eux étaient en centre d’hébergement collectif dont 35% peuvent rester la journée. Pour les autres soit 9%, ils ont préféré dormir dehors et ont refusé les aides des hébergements collectifs à cause du manque d’hygiène et de l’insécurité qui y règne.


Les femmes et les enfants dans la rue

L’état des lieux constate une présence importante d’enfants parmi ces SDF ; ils représentent 37% de cette population de démunis. Un phénomène qui alarme les associations et les services d’aides. Ces enfants ne sont pas là par hasard, la proportion de femmes a, elle aussi, largement augmenté représentant 38% dont 48% d’entre elles ont entre 18 et 29 ans.


Cette augmentation accrue des femmes et des enfants pose un véritable questionnement sur les sujets d’hygiène, d’insertion et d’éducation. De nouvelles problématiques vont se poser, si ce n’est pas déjà le cas. Un certain nombre d’association, comme notamment celle de l’Abbé Pierre, réfléchissent à de nouvelles alternatives pour une nouvelle forme population, dite plus précaire.

 

A la fin du rapport la question des conditions de vie au sein même d’un habitacle se pose également. Certains délégués parlent même de « bidonville ». D’autres problématiques se posent sur les conditions de certaines habitations précaires, qui sont parfois pires que celles de la rue pour les familles.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:11

 

 

Médiapart - Blog

Edward Snowden a présenté 21 demandes d’asile. A ce jour, il apparaît qu’il a retiré une requête (Russie) et que . Sont en suspens les positions de 11 pays :  Bolivie, Chine, Cuba, France, Allemagne,  Islande, Irlande, Pays-Bas, Nicaragua, et la Suisse. La France et la Chine ont nié avec reçu une telle demande d’asile.

La Suisse est donc l’un des Etats à devoir prendre position en cette matière éminemment politique.

Balthazar Glättli (Conseil national Verts), dans une question, a déjà interrogé le Conseil fédéral à ce sujet. La réponse de l’exécutif se savoure en langue allemande uniquement : « Der Bundesrat äussert sich nicht zu Erfolgschancen hypothetischer Asylgesuche. Sollte Herr Snowden die Schweiz um Aufnahme ersuchen, würde dies gemäss den geltenden Gesetzesbestimmungen von den zuständigen Stellen geprüft und entschieden. » Le Conseil fédéral dit en substance ne pas avoir à répondre à une question hypothétique et n’a donc pas à analyser les chances de succès d’une telle demande. La réponse du Conseil fédéral date du 17 juin 2013.

Oskar Freysinger (Conseil national UDC), que le Valais connaît si bien, a déposé dans le même sens le 12 juin 2013, une interpellation à l’attention du Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), dont le contenu, vu à l’aune des derniers événements, devrait préoccuper le gouvernement suisse dans son ensemble :

« Le Conseil fédéral aura-t-il le courage:

1. D’accorder l’asile politique immédiat à Edward Snowden et à toutes personnes également menacées par ses révélations courageuses en faveur des libertés civiles?

2. De communiquer cette décision irrévocable à l’administration Obama?

3. De doter les services secrets suisses de tous les moyens humains, financiers et techniques utiles, pour pouvoir efficacement lutter et contrer l’espionnage et le contrôle informatique grandissant de certains pays antidémocratiques?

DéveloppementLa Suisse est vulnérable, depuis des décennies, face à diverses formes d’espionnage politique, bancaire, financier, économique et industriel, notamment par le biais de vecteurs électroniques, dont Internet.

Le Conseil fédéral, malgré de nombreuses intrusions et manipulations des serveurs de ses Départements clés, dont le DFAE, ne prend pas la mesure exacte, ni les mesures adéquates pour contrer les activités illicites des Services secrets de pays qui se prétendent « amis de la Suisse », tout en y exerçant d’odieux chantages.

De la même manière, et malgré de nombreux avertissements de Parlementaires lucides et du préposé fédéral à la protection des données, le Conseil fédéral semble peu enclin, ni adéquatement soucieux de protéger la sphère privée des citoyennes et citoyens suisses, face à Google, Skype, youtube.com, Facebook, etc.

Edward Snowden, qui vient de dénoncer les agissements de la CIA dans le domaine de l’espionnage bancaire en Suisse est maintenant menacé d’extradition et d’une peine de prison à vie, sinon d’une exécution sommaire ou d’un enlèvement par les services secrets américains. »

La question de l’asile est sous la responsabilité de Simmonetta Sommaruga (Parti Socialiste).

La Suisse, par sa ministre socialiste, va donc devoir répondre à cette question simple : accepter – ou non - la demande d’asile de Edward Snowden et le qualifier ensuite de réfugié politique.

La question possède sa dose d’ironie. La Suisse court après Hervé Falciani, qualifié de criminel international et dont la requête d’extradition adressée à l’Espagne a été magistralement rejetée. Et dans le même temps, notre pays fait l’objet d’une demande d’asile qui nous est adressée par un autre lanceur d’alerte qui ne peut accepter ce que fait contre les citoyens, dans un cadre de surveillance massive, le gouvernement américain.

Nul doute que Madame Sommaruga – et le Conseil fédéral à tout le moins par ricochet – voudrait qu’un autre pays s’empresse de répondre favroablement à Edward Snowden. Peut-être la diplomatie suisse (on peut rêver sur ce coup), trop consciente de la dominance des USA dans le monde, voudra-t-elle dans les coulisses, et en catimini, convaincre Cuba ou le Nicaragua, en inimitié profonde avec le gendarme du monde depuis si longtemps, de jouer le rôle du vilain petit canard accueillant Edward Snowden.

Une fois encore, le droit ne sera qu’un vulgaire apparat et montrera son inutilité la plus infinie dès l’instant où il s’agit vraiment de rendre des décisions de principe de portée internationale. Pourtant si l’on croyait un peu à un Etat de droit on s’imposerait d’octroyer à Edward Snowden son statut de réfugié politique. Car personne en face de lui-même ne peut croire un instant que l’acte de « whistleblowing » voulu par Edward Snowden n’est autre chose qu’un vrai acte politique entraînant chez l’auteur des risques de poursuite dictée non pas pour des motifs criminels pour ses implications hautement politiques dans le monde entier.

Et peut-être est-ce précisément, au moment même où de graves accusations sont portées contre l’Amérique du fait de ses actes d’espionnage contre l’Europe, le rôle d’un état neutre, la Suisse, d’oser un tel acte politique de portée internationale.

Le gouvernement suisse actuel osera-t-il avec courage et lucidité accorder à Edward Snowden son droit à requérir l’asile et un statut de réfugié politique ?

La réponse intéressera le monde entier.

 

Post Scriptum I : déjà les juristes de la Confédération s’escriment à imaginer un refus de la Suisse par la création jurisprudentielle du caractère inapproprié d’une demande d’asile émise depuis une zone de transit international dans un aéroport russe à Moscou.

Post Scriptum II : l’Office fédéral de la migration dit ne pas avoir eu connaissance d’une demande d’asile faite à la Suisse par Edward Snowden

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:03

 

 

Médiapart

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

La France se range du côté du département américain dans l'affaire Snowden. Paris a provoqué une crise avec La Paz mardi soir, en refusant son territoire aérien au président bolivien, de retour de Moscou. Une rumeur affirmait que le fugitif Edward Snowden était à bord.

 

La France et le Portugal ont interdit le survol, mardi 2 juillet, de leur territoire à l'avion du président bolivien Evo Morales à son retour de Moscou. En cause : une rumeur selon laquelle Edward Snowden, le consultant américain à l'origine du scandale d'espionnage de la NSA, serait à bord. L'avion a été dérouté vers Vienne, provoquant l'ire des autorités boliviennes.

« La France et le Portugal ont prétexté des problèmes techniques mais après avoir eu des explications des autorités, nous avons découvert qu'il semblait y avoir une rumeur infondée sur la présence de M. Snowden à bord de l'avion, a expliqué le ministre des affaires étrangères bolivien David Choquehuanca. Nous ne savons pas qui a inventé ce mensonge. » Pour le ministre de la défense, Ruben Saavedra, « il s'agit d'un acte hostile des Etats-Unis qui ont manipulé divers gouvernements européens ».

Faute de pouvoir traverser le ciel français, l'avion a dû atterrir à Vienne, où les autorités autrichiennes n'ont pas trouvé trace d'Edward Snowden. Paris et Lisbonne ont finalement donné dans la nuit leur autorisation de survol.

Nicolas Maduro, le président vénézuélien et le ministre des affaires étrangères équatorien ont exprimé leur solidarité à l'égard d'Evo Morales et dénoncé la brutalité du comportement des autorités européennes. « Ils ont violé toutes les immunités internationales qui protègent les chefs d'Etat, tout ça pour l'obsession impériale », s'est ainsi emporté Nicolas Maduro, sur son compte Twitter. Edward Snowden a demandé l'asile politique à 21 pays. Parmi eux, la France.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:53

 

 

Rue89

 

Arrêt sur images 03/07/2013 à 09h50

Batho, Morales : les deux réprouvés de la nuit

 

Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

 

 

 

Cas d’école : deux nouvelles, de la veille et de la nuit, se disputent au réveil l’attention du matinaute :

  • la veille, le limogeage de la ministre de l’Ecologie française Dephine Batho, coupable d’avoir déclaré que son budget était « mauvais » ;
  • et dans la nuit, l’escale forcée à Vienne, en provenance de Moscou, du président bolivien Evo Morales, la France et le Portugal lui ayant interdit le survol de leur territoire – pensant (apparemment à tort) que Edward Snowden se trouvait à bord.

Deux tricards dans la nuit

Batho, Morales : deux réprouvés, deux tricards, sur lesquels s’excitent à égalité les Twittos de la nuit. Batho était-elle une bonne ministre ? Est-ce Hollande en personne qui a pris la décision d’interdire l’espace aérien à Morales ? A-t-elle été virée parce qu’elle était une femme, parce qu’elle était nulle, ou parce qu’elle avait eu le courage de l’ouvrir ?

Les Etats-Unis ont-ils fait pression sur la France et Portugal ? Et le réchauffement, tout le monde s’en fout, désormais, du réchauffement ? Les Etats-Unis jouissent-ils désormais d’une totale immunité ?

Bref, deux sujets en concurrence, deux sujets qui incitent au développement, aux éclairages, aux prolongements, aux indignations (et je ne parle pas du feuilleton égyptien, qui se poursuit, mais n’est pas une nouvelle de la veille, à proprement parler).

Silence radio sur Morales

Et dans les radios du matin ? Surprise : un de ces deux sujets a disparu des écrans radar, devinez lequel. Sur Batho, oui, on s’étripe, on s’interpelle, la grande machine Legrand-Aphatie-Cohen déploie toute ses talents, une ministre de l’Ecologie virée après un couac, c’est du bon, que du bonheur, du soleil dans la grisaille.

Mais sur Morales en transit forcé à Vienne, rien. Rien d’autre qu’une brève dans le journal de 8 heures de France Inter, sur « le voyage mouvementé du président bolivien ». Ah, ces Sud-Américains, ces Alcazar, ces Tapioca, irrésistibles, vraiment. Ils n’en feront jamais d’autres.

Rien sur la crise diplomatique qui se profile avec toute l’Amérique du Sud offensée (lire la remarquable couverture en direct du Guardian). Pas l’ombre d’une question sur cet alignement nocturne hollandien sur Obama, à peine trois jours après qu’on ait fait mine de s’offusquer sur les grandes oreilles américaines.

Pas de questions aux ministres qui passent devant les micros. Soyons justes : une responsable politique a réagi (au micro de RMC) :

« Si c’est vrai, la France est devenue un pays sous tutelle totale des Etats-Unis. »

Elle s’appelle Marine Le Pen. Rage. Rage de se sentir en accord avec Le Pen.

L’œuvre des « cabinets noirs »

Que nous dit cette disproportion ? Deux choses (et sans doute bien d’autres). D’abord, la confirmation de ce qu’écrivait ici notre nouveau chroniqueur Georges Marion, sur le sort peu enviable qui, aujourd’hui comme hier, guette les lanceurs d’alerte, et auquel l’ère radieuse d’Internet n’a pas changé grand chose.

Pendant que s’agite la Toile, pendant que se déploie la Finance – où on la laisse se déployer –, les Etats conservent dans l’ombre leurs ancestrales prérogatives, leurs cabinets noirs, leurs oubliettes, leurs lettres de cachet. Et leurs gazettes d’antichambre.

Car la surdité à l’affaire Snowden-Morales des radios du matin montre bien comme elles demeurent l’oreille collée à la serrure des palais des princes, plutôt qu’à la voix de la rue.

 

Publié initialement sur
Arretsurimages.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:42

 

 

http://parti-ouvrier-independant.fr

FLASH ♦ 

Le gouvernement grec "prêt à fermer les hôpitaux" pour satisfaire la Troïka

 

La troïka exige encore et toujours des « sacrifices » du peuple grec : après la fermeture de la radio-télévision, 15 000 postes de fonctionnaires supplémentaires devraient être supprimés avant la fin de l’année prochaine ; de plus 12 500 fonctionnaires seront soumis a un « programme de mobilité » ; les dépenses de l’organisme d’assurance-maladie seront réduites ; dimanche, le ministre de la Santé A. Georgiadis s’est déclaré « prêt à fermer des hôpitaux, s’il le faut ». Le gouvernement veut parvenir à un accord avec la troïka avant l’échéance de l’Eurogroupe () de lundi prochain afin d’obtenir un nouveau prêt de 8,1 milliards d’euros.

Le chef du gouvernement Antonis Samaras appuyé sur le parti conservateur (Nouvelle démocratie) et le parti socialiste (Pasok) ne dispose plus que de 3 voix de majorité depuis le départ du petit parti Dimar de la coalition suite à la fermeture de la radio-télévision publique. La survie de ce gouvernement, minoritaire dans le pays, ne tient plus qu’à la présence du Pasok dans ses rangs. Un Pasok, actuellement donné à 6 % dans les sondages, qui chaque jour passant voit sa représentativité réelle s’effondrer.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:29

 

 

http://marchechomeurs2013.org

 

 

 

Les marcheurs arrivent en région parisienne !

 

 

 

 

J-3 avant l’arrivée de la marche place de Stalingrad à Paris ! Découvrez le programme des derniers jours en région parisienne !

Depuis le 10 juin, plus de 300 marcheurs ont parcouru la France à la Réunion, au sud et à l’est pour porter la parole des chômeurs et précaires.  Ils seront à partir du 04 juillet en région parisienne. Samedi 06 juillet, la dernière étape se termine à Paris, place de Stalingrad, où un concert- rassemblement est organisé à partir de 14h.
 
Programme 
Jeudi 04 juillet

A Nanterre (marche sud) :

 15h : rencontre avec Jacqueline Fraysse, députée de Nanterre
 16h30 : rencontre avec Nadine Garcia, conseillère générale de Nanterre
 20h : débat à la maison des associations autour des revendications de la Marche
Dans le Val-de-Marne (marche est):
10h : action devant le Pôle Emploi de Villejuif
 12h : réception par le maire de Villejuif (station de métro Vaillant-Couturier, ligne 7)
 14h-16h : marche jusqu’au Pôle Emploi d’Ivry
 18h : accueil par le Maire d’Ivry
 
Vendredi 05 juillet
 
14h30-17h : marche et rencontres avec des collectifs DAL (Aubervilliers et La Courneuve) – marche du parc de la Villette à Aubervilliers
 18h : rassemblement station de métro « Croix de Chavaux », ligne 9
 18h30 : débat à « la Parole errante » à Montreuil autour de culture, loisirs et chômage
Samedi 06 juillet
10h30 – départ de la marche Porte de Clichy…pour la dernière étape jusque place de Stalingrad.
De 14h à 18h - rassemblement – concert place de Stalingrad.
(Avec : Guyom Touseul, Jolie Môme, Kash Leone, Tu Infierno…) mais aussi des prises de paroles des marcheurs et des représentants des organisations.


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22