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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 18:10

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=h-czHPK1_58

 

intégralité audition du banquier Qui Pourrait Faire Sauter La République

 

 

 

 

les-crises.fr

  23 juin 2013

Le 12 juin 2013, Pierre Condamin-Gerbier, ancien banquier de la banque suisse de Cahuzac, Reyl & Cnie, et ancien responsable de l’UMP en Suisse, a été auditionné par le Sénat.

Ses déclarations sont stupéfiantes…

“Il y a parfois des petits miracles au Sénat. Devant des bancs presque vides et dans l’indifférence de la presse, la Commission d’enquête sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale a auditionné, mercredi 12 juin, le banquier de Genève Pierre Condamin-Gerbier, qui en une petite heure, en aura dit plus que le retentissant Cash Investigation d’Elise Lucet diffusé la veille.”

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 17:53

 

 

 

 

Le Mouvement des Jeunes Communistes du Gard

et la Section du P.C.F. de Nîmes  vous invite à la

 


clip_image002

 

Le samedi 6 Juillet à partir de 18h30, dans la cour du Prolé, 20 rue Jean Reboul à Nîmes.

  

Soirée en deux temps :

Assemblée Citoyenne puis Concerts avec Street Diamond Crew et Skanda.

Présence d'associations / Restauration sur place

 

Les Jeunes Communistes Gardois vous attendent nombreux !

 

 


 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 16:26

 

les-crises.fr

 

23 juin 2013

Le 12 juin 2013, Pierre Condamin-Gerbier, ancien banquier de la banque suisse de Cahuzac, Reyl & Cnie, et ancien responsable de l’UMP en Suisse, a été auditionné par le Sénat.

Ses …

“Il y a parfois des petits miracles au Sénat. Devant des bancs presque vides et dans l’indifférence de la presse, la Commission d’enquête sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale a auditionné, mercredi 12 juin, le banquier de Genève Pierre Condamin-Gerbier, qui en une petite heure, en aura dit plus que le retentissant Cash Investigation d’Elise Lucet diffusé la veille.”

 

 

Pierre Condamin-Gerbier : le cauchemar des banquiers suisses

émoin principal dans l’affaire Cahuzac, ce Français et ex-employé de Reyl & Cie multiplie les révélations sur le système bancaire suisse. Une médiatisation qui crée le malaise à Genève.

Il assurait, la semaine dernière, avoir dans les mains une liste de quinze personnalités politiques françaises disposant de comptes en Suisse. Pierre Condamin-Gerbier, ancien collaborateur de Reyl & Cie, à Genève, est devenu le poil à gratter de la place financière suisse. Vendredi 14 juin, il était auditionné officiellement par l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi contre la fraude fiscale.

«Des Cahuzac, il y en a d’autres», lance-t-il, en dénonçant «l’hypocrisie de la classe politique française». D’abord anonyme, son témoignage est devenu public après les aveux de l’ancien ministre des Finances. «Je n’ai pour l’instant fourni aucun document à la justice, assure ce Français de 42 ans dans un café lausannois. J’ai juste renseigné sur des pratiques généralisées.» Il évoque les méthodes des commerciaux pour séduire les clients, les valises pleines de billets qui passent la frontière, les techniques complexes pour transférer de l’argent en Suisse en toute discrétion. Il n’aurait toutefois pas fait personnellement ce genre de transactions. Spécialisé dans le «family office» - la conciergerie de luxe -, l’homme affirme avoir passé, entre 2006 et 2010, des années «passionnantes» comme associé-gérant chez Reyl & Cie, qui fait désormais l’objet d’une enquête menée par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke pour blanchiment de fraude fiscale. «La réussite de l’entreprise était fantastique, se souvient-il, et mes rapports avec les Reyl très corrects, avant que nous nous séparions de manière certes peu élégante.» Il répète n’avoir rien su du compte caché de Jérôme Cahuzac. Sans entrer dans les détails, un ex-collègue confirme qu’il n’avait pas accès aux informations les plus sensibles. De son côté, la banque genevoise a déclaré dans un communiqué daté du 14 juin qu’elle «n’entretient aucune relation de compte avec des résidents français exerçant des charges politiques».

«Quand l’affaire Cahuzac a explosé, je me suis dit que je devais parler»

La politique, Pierre Condamin-Gerbier la connaît bien: ce natif de Saint-Étienne a été responsable de la délégation UMP en Suisse entre 2006 et 2009. «J’avais été approché par Thierry Mariani car nous n’avions que 23 adhérents, à l’époque. Avant de m’engager, j’avais bien sûr demandé l’autorisation de la famille Reyl, poursuit-il. Et j’ai toujours séparé les deux activités.» Claudine Schmid, députée UMP des Français de Suisse, dit ne pas bien le connaître. Agacée, elle lâche: «S’il a des noms, qu’il les donne! Ou qu’il se taise, plutôt que de jeter le discrédit sur notre communauté.»

Arrivé de Londres en 2004, Pierre Condamin-Gerbier a d’abord passé quelques mois chez UBS avant de rejoindre Reyl. Puis il crée son propre «family office» en 2010 et travaille quelques mois comme consultant pour la banque Bénédict Hentsch & Cie. Pourquoi a-t-il décidé de devenir un lanceur d’alerte? «Cela faisait plusieurs années que j’étais choqué par ce que je voyais, explique-t-il. Alors quand l’affaire Cahuzac a explosé, je me suis dit que je devais parler.»

Peu de soutiens en Suisse

En Suisse, ses révélations irritent un secteur bancaire habitué à la plus grande discrétion. Proche de Reyl & Cie, le quotidien économique L’Agefi ironisait fin avril: «Il parle, mais ne sait rien.» Isolé, Pierre Condamin-Gerbier n’a que peu de soutiens en Suisse. Ses liens avec l’UMP sont aussi rompus depuis quatre ans, après, notamment, un désaccord au sujet des comptes de la section. Ce libéral a aussi été très «déçu par Nicolas Sarkozy».

Aujourd’hui, son activité professionnelle est concentrée sur quelques clients. Toujours domicilié en Suisse, non loin du Léman, ce père de famille se dit «traqué» et craint pour sa vie. Par sécurité, il a remis ses documents à un tiers. Des cernes sous les yeux mais le sourire aux lèvres, il dit attendre la fin de la tornade, avant d’envisager une reconversion.

Source : Le Figaro

« L’ensemble des établissements qui se sont développés depuis 10, 20, 30, 40 ans et plus, sur la place de Genève se sont aussi développés grâce à l’accueil de clientèles non déclarées. C’est un secret de polichinelle. Jérôme Cahuzac est un cas qui fait beaucoup parler parce qu’il est très symbolique. Il était le ministre du budget, en charge de la lutte contre la fraude fiscale. De plus, il était en renégociation d’un certain nombre de conventions avec des pays comme la Suisse. C’est aussi le mensonge qui a fait que l’on a beaucoup parlé de ce cas. Mais il est évident, là aussi, c’est un secret de polichinelle que la clientèle française des hommes et des femmes politiques de tout bord est un segment de clientèle important de bon nombre d’établissements de la place suisse depuis très longtemps.

Pierre Condamin-Gerbier © Benoît Collombat/Radio France – 2013

− Jérôme Cahuzac n’est pas le seul homme politique à avoir déposé de l’argent non déclaré au fisc en Suisse ?

C’est certain.

− Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?

18 ans d’expérience ! Il y a des Cahuzac à droite, il y a d’autres Cahuzac à gauche. Il y a des Cahuzac sur l’ensemble de l’échiquier politique.
Il y a des Cahuzac qui sont liés non pas simplement à un « simple » enrichissement personnel, mais il y a aussi des Cahuzac qui ont été utilisés par des systèmes, par des partis, par des réseaux. À gauche comme à droite.

− Pour du financement politique ?

Incluant du financement politique.

− Ça vous paraît particulièrement choquant ?

Bien sûr que ça me parait choquant. On peut avoir un jugement moral sur les gens qui ne déclarent pas leur actifs et les cachent à l’étranger, mais dans la plupart des cas, ces gens là ont « l’honnêteté intellectuelle » de rester discret, en tous cas, de ne surtout pas donner des leçons et de rentrer dans le : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » Là où c’est scandaleux dans le cas de politiques, c’est que ce sont censés être des représentants de la nation, de la République, qui, encore une fois, demandent beaucoup d’efforts, donnent beaucoup de leçons, et quand évidemment ils font tout autre chose, à titre personnel ou au titre de leur parti, ça devient totalement insupportable. Tout établissements confondus il y a certainement plusieurs dizaines d’hommes et de femmes politiques de gauche et de droite français détenant, au ayant détenu, des actifs, ou ayant porté des actifs non déclarés pour d’autres, en Suisse et ailleurs, partout où on a pu trouver les mêmes avantages qu’en Suisse.

− Sur des places off-shore ?

Sur des places off-shore, oui.

− Pourquoi dites-vous que si les investigations progressent dans cette affaire, on peut découvrir « un vrai secret d’Etat », « un vrai scandale républicain » ?

Si effectivement les questions sont bien posées, et que l’on a des gens du côté français comme du côté suisse qui décident de travailler main dans la main sur ces questions, on s’apercevra qu’il n’y a pas qu’un Jérôme Cahuzac. Ce n’est pas juste le mensonge d’un homme. C’est le mensonge d’un système.

− Un système politique ?

Le groupe Reyl et Compagnie, devenu une banque en 2010 © Benoit Collombat
D’un système politique, oui. Maintenant pour qu’on soit aussi très clair, il ne faut pas, non plus, tomber dans l’autre extrême qui est celui du : « Tous pourris. » Il y a énormément d’hommes et de femmes politiques qui n’ont pas du tout recours à ces pratiques. Le but ce n’est pas de jeter l’opprobre général, mais d’être conscient que, néanmoins, à un très haut niveau, et surtout au sommet de la pyramide, ces pratiques ont existé et continuent d’une certaine façon d’exister. Il n’y a pas qu’une motivation fiscale, il y a d’autres motivations du secret qui sont tout à fait détestables.

Finalement, ce ne sont pas les affaires de Monsieur Cahuzac qui sont explosives, ce sont les réseaux communs à beaucoup de ces affaires que l’affaire Cahuzac est en train de soulever. Ce sont les pratiques, les techniques, l’hypocrisie. Ce sont des acteurs qui jouent « les vierges effarouchées » sur les ondes et les écrans de télévision en France, qu’on retrouve « les mains dans le pot de confiture. » C’est en cela que cette affaire Cahuzac est un scandale d’Etat. Non pas parce qu’il s’agit spécifiquement de Monsieur Cahuzac ou que derrière il y a tel ou tel établissement, mais parce qu’on a maintenant sur la table, à la lumière, une pratique dont on s’aperçoit que, contrairement à ce que tout le monde nous a dit, à gauche comme à droite, n’est pas la pratique d’un homme mais la pratique d’un système.

− Est-ce que certaines personnes vous on conseillé de vous taire ?

Beaucoup de gens m’ont conseillé de me taire, en me disant que ce n’est pas à moi de parler, que ça peut m’amener des problèmes et que ça peut interférer dans ma carrière. Mais à un moment donné, il faut choisir. J’ai aussi envie quand je me regarde dans la glace le matin, ou quand je regarde ma petite fille, d’être en paix avec ma conscience de citoyen.

− Vous avez été menacé ?

Bien sûr.

− C’est-à-dire ?

Vous avez des gens qui interrompent des conversations dans le cadre de projets personnels ou qui vous font passer des messages (jamais eux même directement, courageux mais pas téméraire !), par l’intermédiaire de journalistes, de connaissances communes…

−Quel genre de message ?

On vous fait savoir que vous pourriez avoir une ribambelle de poursuites judiciaires. On pourrait vous fermer beaucoup de portes. Il pourrait arriver des choses à vous-même ou à votre famille…

−C’est allé jusque là ?

C’est allé jusque là, absolument. Je dénonce surtout l’hypocrisie de la classe politique française. Encore une fois, je pense que c’est mon devoir de citoyen français de témoigner. Beaucoup de gens ont témoigné à la périphérie de toutes ces questions. Il était peut-être temps qu’un observateur de l’intérieur puisse témoigner, et dénonce une pratique en espérant que ce témoignage servira à ce que cette pratique cesse.

Si la justice va au bout, cette affaire peut aller très loin. Elle peut aller jusqu’à la révélation intégrale d’un système. On s’apercevra qu’il y a aujourd’hui un problème systémique, une pratique systémique de fraude impliquant des gens importants. Des politiques… et d’autres, parce qu’il n’y a pas que les hommes politiques qui sont donneurs de leçons. Il y a des hommes d’affaires, des sportifs. Ils vous expliquent à quel point c’est mal de faire certaines choses alors qu’eux-mêmes l’on fait pendant plusieurs années, et pour certains continuent de le faire.

Pierre Condamin-Gerbier connaît bien les rouages politiques puisqu’il a été responsable de la délégation UMP en Suisse en 2007-2008. Il a notamment été le témoin d’une visite en Suisse, en mars 2007, du trésorier de l’UMP Eric Woerth et de Patrick Devedjian, venus lever des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Pierre Condamin-Gerbier revient sur cet épisode et sur ce qu’il considère comme le « double discours » de sa propre famille politique, à partir du moment où Eric Woerth, alors ministre du budget, a annoncé qu’il partait en guerre contre la fraude fiscale…

« Ce qui m’a profondément choqué a été l’ostracisme complet d’Eric Woerth, Patrick Devedjian et d’autres à l’UMP, vis-à-vis de personnes dont ils serraient les mains, avaient de grands sourires et étaient très amicaux, tout en les traitant ensuite de « mauvais patriotes », ou de mauvais Français. Ils ont eu des discours et des doigts pointés extrêmement agressifs envers eux, alors que ces gens là étaient des amis quelques semaines auparavant…

Mon espoir était que, enfin, avec l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau président, Nicolas Sarkozy, on allait pouvoir faire table rase du passé. Et dire : ‘voilà, il y a eu des pratiques dans le passé. On ne peut pas revenir dessus, et l’effacer, mais on peut maintenant créer un système afin que tout cela s’arrête et que les choses soient faites de façon beaucoup plus transparente’. »

— Ces pratiques n’ont pas disparu ? 

Ces pratiques n’ont absolument pas disparu. Simplement, comme les législations se sont renforcées, les marges de manœuvre se sont resserrées. Ces pratiques ont simplement dû devenir beaucoup plus techniques, plus complexes, plus opaques. La forme a changée, mais le fond est toujours là. C’est le double discours de ma propre famille, de la plupart des familles politiques en France que je trouve considérablement scandaleux. Vous avez, d’un côté, des liens très forts qui existent entre des politiques et des gens qui pratiquent la fraude fiscale, y compris à l’UMP (comme partout), qui ne correspondaient pas au discours de lutte affichée de lutte contre ces pratiques. Sur le fond, comme sur la forme, les choses ne coïncidaient pas.

Source : France Inter

Slate a réalisé un best of :

Premier constat: le fisc ne peut rien face aux dernières innovations financières en matière de fraude. Comme dans le cyclisme, seul les dopés amateurs se font prendre.

 

Les valises de billet, c’était la préhistoire de l’évasion fiscale…

 

La mode aujourd’hui, c’est d’aller à Hong-Kong. Bien plus que Singapour, où Cahuzac avait rapatrié son compte.

 

Les banques recrutent tranquillement leurs clients à l’évasion fiscale à quelques centaines de mètres du Sénat.

 

Et maintenant, un tuto d’évasion fiscale… Première méthode: l’assurance-vie luxembourgeoise.

 

Deuxième méthode: les prêts Lombard, très pratique pour rapatrier de l’argent douteux en France.

 

Sinon, reste le monde de l’art. Avec une petite dédicace aux tableaux de Laurent Fabius. Fabius qui était le ministre du Budget en 1982 lorsque le gouvernement Mauroy fit le choix d’exclure les oeuvres d’art de l’impôt sur les grandes fortunes.

 

L’évasion de capitaux, ça peut aussi être un grand jeu selon Condamin-Gerbier, qui accuse directement la Société Générale.


Et on passe au volet politique, avec cette petite allusion…


Condamin-Gerbier laisse entendre que la fraude pourrait aussi concerner le financement des partis politiques.


Autre méthode pour que le fisc ferme les yeux: financer les campagnes politiques?


Et si l’État connaissait en fait très bien les circuits de la fraude fiscale?

Vincent Glad pour Slate

 


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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 16:07

 

Le Monde.fr avec AFP

25.06.2013 à 16h28 • Mis à jour le 25.06.2013 à 17h41

 

 

 

 
Prototype mis en service en 1967 et arrêté en 1985, la centrale de Brennilis est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, ensuite abandonnée au profit des centrales à eau pressurisée.

Les travaux de démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère), à l'arrêt depuis 1985, dureront encore cinq ans, a estimé mardi 25 juin l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), sans pouvoir se prononcer sur la durée d'un éventuel démantèlement total.

EDF avait déposé un dossier en 2011 pour entreposer les déchets de la centrale de Brennilis sur le site de Bugey, dans l'Ain, dont le permis de construire a été annulé par la justice. En 2012, l'ASN à Caen, dont dépend le site de l'ancienne centrale bretonne, a rejeté la proposition d'EDF en vue du démantèlement total de la centrale.

Lire : L'ASN rejette le dossier de démantèlement de la centrale de Brennilis

 "EDF est en train de corriger son dossier et déposera une proposition alternative", a déclaré Simon Huffeteau, chef de la division de l'ASN à Caen, qui ajoute : "Il faut qu'EDF précise bien le devenir de ces déchets", en proposant par exemple un entreposage provisoire ou en révisant le planning du démantèlement. M. Huffeteau n'a pas voulu évaluer la durée que pourrait prendre un démantèlement total de l'ancienne centrale, estimant qu'il appartient à EDF de se prononcer.

 

 BRENNILIS, UNIQUE EXEMPLE DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE À EAU LOURDE

Doyenne des centrales françaises, Brennilis doit servir de test pour les futures autres déconstructions de centrales. Prototype mis en service en 1967 et arrêté en 1985, la centrale est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, ensuite abandonnée au profit des centrales à eau pressurisée.

Les combustibles irradiés ont été évacués lors d'une première phase d'arrêt définitif de l'exploitation entre 1985 et 1992. Le démantèlement partiel, autorisé en juillet 2011, consiste à vider l'intérieur du bâtiment-réacteur mais pas le bâtiment lui-même ni le bloc-réacteur.

L'ASN, qui a effectué trois inspections du site en 2012, indique lors d'une conférence de presse qu'elle "considère qu'EDF prépare et réalise correctement les opérations de démantèlement".

Lire l'analyse (édition abonnés) : Nucléaire : que faire des déchets français de démantèlement ?

 


 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:14

 

 zad.nadir.org

lundi 24 juin 2013, par zadist

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel

Voici le programme de radio klaxon cette semaine. Le streaming est sur : http://stream.zad.nadir.org:8000/radio-klaxon.ogg.m3u (si c’est en panne, réessaie plus tard !)

Lundi 24

C’est enfin presque l’été, plein de monde est dehors. Sinon rien de spécial sur la ZAD.

Le site du week-end organisé les 3 et 4 aout par la coord est en ligne : www.notredamedeslandes2013.org

 

Réouverture de la D281

On a reçu pas mal de félcitations pour la réouverture de la D281 (qui avait été condamnée par la prefecture). Par exemple « Bravo ! Excellent ! La fermeture arbitraire de cette route n’a en effet aucun sens. Et ce ne sont pas les cancannements de volailles décérébrées étalés dans ce torchon de Presse Océan qui y changeront quelque chose. Résistance ! (et sabotage). »

La presse locale en parle : Presse Océan, Ouest France, Metro Nevs, Fance 3

La belle blague : [un news game sur Notre-Dame-des-Landes ->http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-un-news-game-sur-notre-dame-des-landes-remporte-la-medialabsession-16-06-2013-67271>

 

Infos générales

Infos utiles pour venir ici

- Accueil : le week-end, l’ACIPA ouvre un local à Notre Dame des Landes, de 10h à 17h où les informations sur la lutte sont disponibles
- Contact presse de la ZAD : 06 32 98 78 36
- Équipe légale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.

 

Radio Klaxon

La radio squatte à nouveau les ondes de Vinci sur 107,7 FM autour de la ZAD.

Le streaming de radio klaxon est revenu : http://stream.zad.nadir.org:8000/radio-klaxon.ogg.m3u

 

Blog en cas de panne

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:01

 

 

 

 


LES INDIGNE/E/S -  AG samedi  et  mercredi à 19h Maison Carrée


Le mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanences personnes âgées mercredis 13h30 à 17h30 Association AZUR 0466238606


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 

Des dates nationales

 

. dusamedi 15 juin au samedi 6 juillet 

MARCHE sur PARIS des chômeurs et précaires 

(MNCP, APEIS, AC!, DAL, FSU, Solidaires)

 

............... 

. dumercredi 17 au dimanche 21 juillet - Larzac 

les Amis de la Confédération paysanne organisent leurs 

Journées d'Eté

 sur le plateau du Larzac.
La thématique de ces rencontres portera sur LES LUTTES PAYSANNES ET CITOYENNES POUR LA PRÉSERVATION DES TERRES AGRICOLES.
Ce sera aussi l'occasion de nous retrouver pour fêter les 10 ans des Amis de la Conf', sur le lieu de leur création.
http://www.lesamisdelaconf.org/spip.php?article344

 

............... 

. samedi 3 et dimanche 4 août - Nantes 

NDDL - Dans la foulée de la réussite de la chaîne humaine du samedi 11 mai, maintenons la pression sur les décideurs !
    Suite à la remise des trois rapports de la commission du dialogue, le projet de déplacement de l'actuel aéroport international de Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes bat de l'aile. Mais les promoteurs du projet, dont Vinci concessionnaire désigné, vont chercher à poursuivre leur projet insensé de bétonnage, aidés des grosses collectivités locales de la région. 

La coordination des opposant-e-s au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes organise le week-end des 3 & 4 août son rassemblement annuel qui sera militant, familial et festif ; la musique y tiendra une place importante et les nombreux forums-débats aborderont les grands thèmes liés au projet d’aéroport : grands projets inutiles imposés partout en France et ailleurs, agriculture, énergie, transition écologique, urbanisation, métropolisation, aménagement du territoire, transports, eau, biodiversité, etc.
    Les enfants ne seront pas oubliés et une vraie programmation leur sera également proposée. Comme à l’habitude, un camping accueillera les participant-e-s qui voudront passer plusieurs jours à Notre-Dame-des-Landes. 
Vous trouverez l'affiche annonçant ce rassemblement à cette adresse : 
www.france.attac.org/evenement/notre-dame-des-landes-grand-rassemblement-de-lete-les-3-et-4-aout 

............... 

. mercredi 21 au samedi 24 août - Beaulieu (au pieds du Vercors, à mi-distance de Valence et Grenoble)) 

Université d'été des Alternatifs 

 

Dates

Evènement

Lieu

heure

24/6

Collectif Halte au nucléaire Nîmes

Ramblas Nîmes

18h30

25/6

Inauguration Biennale Art Contemporain

La Salamandre

18h30

26/6

Rassemblement pour l’Amnistie

Préfecture

17h30

26/6

Réunion collectif Contre le Golf

St Hilaire de Brethmas

20h

27/6

Réunion Collectif Vigilance anti faf

Solidaires

19h

28/6

Carrefour des Résistances autour des FRALIB ++

Gémenos(Aubagne)

12h

29/30 juin

Fête PCF avec débats, stands : pôle Rouge et Vert présent, Dimanche meeting suites mobilisations :16h30

Lézan

 

29/6

Marche Anti Méhadrin , entreprise Israélienne

Co-voiturage de Nîmes :11h Parking 7 Collines

Avignon /Chteaurenard

12h

3/7

Concertation déviation Nord

Auditorium Conseil Général

?

6 juillet

Rencontre assemblée Citoyenne Nîmes Centre

Place St Charles

10 à 12h

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:19

 

 

 

 

Bon, ben c'était une semaine comme une autre. Environ mille chômeurs de plus par jour, un Tapie en garde à vue ici, un week-end à préparer les futures vacances par là, une élection au choix ultra-cornélien entre un UMP et un FN à Villeneuve-sur-Lot, etc. Et pendant ce temps là...

Pendant ce temps là, les participants de la Marche des chômeurs, chômeuses et précaires pour leurs droits ont continué à marcher. Ils marchent depuis une semaine, certains même partis de Saint-Joseph à La Réunion dès le 10 juin, accueillis à Montpellier le 15 tandis que dans l'est ils sont partis d'Haguenau. Haguenau, un point sur la carte que vous avez sans doute du mal à situer si vous n'êtes pas Alsacien, comme d'ailleurs Saint-Joseph si vous n'êtes pas de La Réunion, mais enfin là comme ailleurs il y a beaucoup trop de personnes privées d'emploi, de précaires qui galèrent et de retraités qui désespèrent. De braves gens aussi - ah, les braves gens - qui s'en foutent de la situation des autres mais qui voudraient bien que ça pète parce que voyez-vous, on n'y arrive plus et c'est la faute à...

Alors samedi, par exemple, ceux de la Marche sud, étaient à Colomiers pour marcher onze kilomètres jusqu'à la place du Capitole, Toulouse. De 80 à 120 marcheurs et marcheuses, selon les moments, parce que hein, ce n'est pas un exploit sportif et qu'en plus on a ses propres difficultés, alors on fait parfois un bout de chemin ou on rejoint le cortège un peu avant l'arrivée, c'est pas grave. C'est pas de la triche. L'essentiel c'est vraiment de participer, il n'y a pas de dopage, sauf à l'espoir que ça sert un peu à quelque chose, cette Marche.

Et puis ça fait un immense plaisir de voir marcher ensemble des chômeurs du MNCP, des agents de Pôle emploi syndiqués du SNU / FSU ou de Sud / Solidaires, des militants de DAL et des adhérents d'ATTAC. Oui, ça fait chaud au coeur cette pratique du "tous ensemble" qui n'est pas seulement un slogan mais un moment où on paye de sa personne sans perspective de gain immédiat. C'est tellement décalé de l'actualité, du fric planqué dans les banques de Singapour, des ministres qui n'ont rien d'autre à proposer que des effets d'annonce pendant que le pays est au bord de basculer dans le désespoir vert-de-gris. C'est tellement évident quand on est dedans qu'il y avait même une délégation locale de la CGT chômeurs, qui ne fait pas partie des organisateurs.

Sur la route, entre Colomiers et la place du Capitole, il y en avait avec mal au genoux, d'autres qui n'avaient pas l'habitude de marcher et qui trainaient un peu sous le soleil de plomb, à prendre des coups de soleil. Et se dirent qu'ils ne faisaient pas ça que pour eux, pour leur petite personne mais pour tous ceux et celles qui n'en peuvent plus de ne croire en rien, qui ont peur, mais au fond qui voudraient bien que ça change mais qui n'y croient plus et ne savent pas comment faire. Il y avait des moments champêtres, l'impression d'être au milieu de nulle part, d'une zone industrielle déserte en ce samedi, où un parc ombragé avec un goûter pour reprendre des forces.

Et puis il y a eu ces rues piétonnières de centre ville avec son lot d'indifférents mais aussi celles qui venaient demander un tract : "Vous allez jusqu'à Paris ? Nooon ? Formidable ! Mon fils aussi est au chômage, j'aimerais qu'il se bouge comme vous." On en a entendu des vertes et des pas mûres. Des petits saluts amicaux aussi, souvent un petit coup de klaxon en guise d'encouragement. Un TER qui passe en actionnant sa trompe, ça ne trompe pas, c'est un conduteur de train syndicaliste qu'on salue en agitant les drapeaux plus fort.

Et pendant ce temps là... ils sont où ceux qui gouvernent, qui médiatisent, qui inversent la courbe du chômage ? Dans les grands médias complaisants qui ont pour eux antenne ouverte avec des "experts" autoproclamés et rémunérés et qui parlent pour surtout ne rien dire. Aux marcheurs qui marchent et qui ont des choses à dire, pas question de leur tendre un micro parce que ce serait - qui sait - l'étincelle qui pourrait provoquer une explosion sociale. Vous avez vu au Brésil ? en Turquie ? en Suède ? La sécheresse sociale engendrée par l'austérité pourrait s'embraser. Qu'on les cache, les chômeurs qui sont debout, leurs amis syndiqués qui n'attendent pas "vous allez voir ce que vous allez voir, à la rentrée on se mobilise sur les retraites". A la rentrée ? Pourquoi à la rentrée ? Ils partent en vacances ceux et celles qui n'en peuvent plus, ils attendent la rentrée eux ? l'inversion de la courbe du chômage à la Saint-Glinglin ? Il fait trop chaud pour manifester en cette saison ? Ah, faut être au chômage pour avoir une idée pareille, une marche en été. Ben oui, les chômeurs ils n'ont pas la grève, il faut bien qu'ils aient des idées.

Oui, ils sont plus de cinq millions, chômeurs et précaires. Ils ne sont pas tous dans la rue ? Mais vous êtes qui pour leur reprocher la fatigue, la peur, le découragement, l'absence de confiance dans l'action collective ? Vous avez des conseils à leur donner ? Ah, bien, alors vous êtes bienvenu dans les débats qu'organisent les marcheurs. Parce qu'en plus de marcher, ils participent à des actions ou des débats à l'étape. Celui de Toulouse, après les onze kilomètres depuis la gare de Colomiers était assez réussi. Le lendemain matin dimanche, une de leur délégation en avait un autre à 9 h 30, avec Démocratie & Socialisme, la revue du socialiste Gérard Filoche. Zalihata Mansoibou, porte-parole de la Marche et du MNCP, a eu droit à une standing ovation pour son intervention. Une satisfaction après la fatigue du périple, qu'on endure en pensant qu'il reste encore deux semaines avant l'arrivée à Paris.

D'ici le 6 juillet vous pouvez encore faire quelque chose pour que cette marche soit utile, fasse bouger les lignes, bousculent les habitudes et allègent les pesanteurs sociales. Nous serons bientôt à Arnage, à Saint-Dizier, à Montluçon, ou encore Nanterre, Morsang-sur-Orge, Montreuil, pour de nouveaux débats, d'autres actions auprès des Pôle emploi ou avec des sans-abris. Comme nous étions avec le cercle du silence pour les sans-papiers à Carcassonne ou au Creusot pour protester contre l'absence des chômeurs à la Conférence sociale. Une quinzaine de jours. On vous attend. Venez comme vous êtes ou ne venez pas. Les marcheurs sont patients, pas feignants et comme le dit un de leur slogan : "Même pas fatigués !".

 


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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:07

 

 

 

Médiapart - Blog

Le 21 juin, le son d’une fête de la musique bien particulière retentit dans la nuit stambouliote. Une pleine lune inonde de lumière les parcs d’Istanbul, qui accueillent les citoyens venus pour une fête de la démocratie directe et participative. Nous sommes à au parc Abbasaga, à Besiktas, l’un des plus grands centres névralgiques de la côte européenne de la ville. Au départ, nous allions rejoindre le groupe du parc d’un autre quartier, Yenikoy, agressé la veille par des fascistes-conservateurs. A 18h00, nous avons appris  que la réunion avait été annulée et que « l’équipe » de Yenikoy allait rejoindre le parc Abbasaga.

 

 

Juste avant 21h00, l’amphithéâtre de ce grand parc stambouliote est plein à craquer, les gens débordent de partout, sur les pelouses, sur les hauteurs, sur la scène. Ils sont là pour se faire entendre et continuer ainsi de  protester, malgré le refus violent de la part du pouvoir incarné par Erdogan. Les jeunes, eux, sont venus nombreux. A l’entrée, les gens saluent un jeune homme. C’est Erdem Gunduz, le danseur qui a lancé la vague des « hommes debout », devenu l’un des icônes de Gezi Park.

Sans slogans et sans applaudissements, le forum des citoyens commence. D’abord, une représentante de Yenikoy témoigne des événements de la veille. « Depuis les violences d’hier soir, on n’entend plus le concert des casseroles, de Emirgan jusqu’à Sariyer. C’est très grave. Les gens qui tambourinaient joyeusement pour montrer leur soutien au mouvement de contestation ont peur.  Leurs voisins, sympathisants de l’AKP, les ont ouvertement intimidés ».  Les CRS turcs et des policiers en civil « gardent » le parc depuis le matin. Elle confirme également les propos xénophobes lancés par le maire de la bourgade visant les Grecs d’Istanbul. La foule, mains levées, approuve et remercie la dame de Yenikoy.

 Un des jeunes qui mènent le débat annonce les règles du forum :

-Pas de revendication d’appartenance (politique, adhésion de tel ou tel parti, sociale etc.)

-Pas de propos discriminatoire

-C’est l’assemblée qui donne les consignes : quand il faut écourter la séance, quand il faut décider ce qu’on approuve et ce qu’on désapprouve, quand il faut s’arrêter…

-Les interventions doivent porter sur des sujets dans la lignée des revendications que les centaines de milliers de résistants ont exprimées,

-Le forum des citoyens rejette toute discrimination et toute appartenance à un groupe d’intérêt

-Le forum refuse toute hiérarchie, mais il élira des représentants. Il n’y aura pas de dirigeant, président etc.

-Le forum restera pacifique et condamne toute sorte de violence.

Le but est d’aboutir à une feuille de route pour changer la loi électorale. La loi actuelle impose aux partis d’obtenir un minimum de 10 pour cent des voix au niveau national. Le forum du parc est convaincu que s’ils réussissent à faire basculer les voix de l’AKP lors des prochaines élections municipales (mars 2014), cela pourrait se faire. Et cette nouvelle forme de démocratie directe en serait le moyen.

« Changeons le monde, mes amis ! » lance-t-il avant de lister les groupes de conseil (communication et médias, juridique, médical, éducation etc.), formés pour aider les « résistants ».

Ensuite, les propositions sont exprimées et votées dans la foulée. Presque toutes portent sur des nouvelles formes de désobéissance civile. Par exemple, faire le signe d’applaudissement muet (les deux mains en l’air et remuées) tous les jours à chaque passage de la carte orange dans les transports en commun. Proposition acceptée. Ou encore, l’envoi d’un paquet de pâtes à chaque élu de l’AKP, pour qu’il puissent ensuite les distribuer aux plus démunis—ce qu’il font déjà lors des élections. Avec les pâtes, envoyer à tous les commissariats de Turquie un poivron, pour parodier les gaz lacrymogènes (en turc, le gaz lacrymogène s’appelle « le gaz de piment »). Une femme d’un certain âge appelle à une prière improvisée pour la suite des contestations, un jeune nationaliste est invité à quitter le plateau, l’appel à participer massivement à la Gay Pride le 23 juin est unanimement accepté. (Voir notre article sur la Gay Pride)

Deux grands axes se dessinent : l’organisation d’un « Congrès de la démocratie », souhaitant réunir au moins un demi-million de personnes. La création par les jeunes d’un nouveau parti, qui représenterait leurs diverses couleurs, en redéfinissant les codes politiques usités. Le nom de « Çapulcu Parti » (Le parti des vandales, comme les a appelé M. Erdogan) a même été proposé !

Bref, les « résistants » sont décidés, ils continueront jusqu’au bout leurs manifestations pacifiques dans les parcs et investiront les rues.

Istanbul, 22 juin 2013

 


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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:48

 

 

Médiapart - Blog

Préserver l’autre exception culturelle :

le droit des entreprises en difficulté au service de l’activité et de l’emploi

 

Dans sa dernière édition en date de juin 2013, le Conseil d’analyse économique (CAE), sous la plume de MM. Plantin, Thesmar et Tirole, consacre une note sur « les enjeux économiques du droit des faillites » (à télécharger en bas de ce document). Il est toujours vivifiant que des spécialistes d’une matière s’immiscent dans une autre. Ils peuvent apporter une vision différente et renouvelée. Cette immixtion permet également de mettre en exergue la pensée sous-jacente du spécialiste qui empiète le domaine du voisin. Pour le dire simplement, l’analyse économique qui prévaut en la matière dénote une méconnaissance de la pratique et du droit des entreprises en difficulté.

Ce sera la première observation. En décidant de s’intéresser au « droit des faillites » et non au « droit des entreprises en difficulté », le CAE commet soit un anachronisme, soit révèle ses véritables intentions. Anachronisme car depuis le Code de commerce de 1810, le droit a connu une lente évolution qui a consisté à distinguer l’homme de l’entreprise, limiter les intrusions des créanciers qui se comportaient trop souvent comme des charognards et permettre le redressement de l’entreprise par le maintien de l’activité et de l’emploi. En 1985, la loi Badinter a achevé cette évolution. Depuis lors, on constate une remise en cause de ces principes pour revenir par touches successives à une procédure collective au service des créanciers[1]. Et c’est bien l’objectif avancé par la note du CAE : sous prétexte d’un « rééquilibrage des procédures » c’est un grand retour en arrière qui est proposé en faveur exclusivement des créanciers. En effet, la note préconise que les créanciers «  puissent contrôler la durée des procédures, qu’ils aient la faculté de rejeter rapidement les plans de réorganisation du débiteur et de formuler des contre-propositions qui forcent éventuellement la dilution des actionnaires (par exemple par la conversion de dettes en actions) ».

Appelons un chat un chat. Derrière le vocabulaire aimable de « créanciers » se cache en réalité l’identité des banquiers qui deviennent, encore un peu plus, maitres de la vie et de la mort des entreprises et seraient susceptibles, pour les dossiers importants, de jouer au mécano industriel dans le seul intérêt de défendre leurs droits.

Là, les auteurs introduisent une information qui, loin de justifier leur présupposé, vient le priver de toute efficacité. En effet, ils constatent que « les crédits portés par les entreprises ayant été défaillantes en 2012 ne représentent que 0,5 % de l’encours total de crédit aux entreprises (1,4 % pour les PME). Ce montant est stable, à peine supérieur à son niveau antérieur à la crise de 2007. La faible fréquence des événements de crédit, pour les entreprises françaises, ne doit cependant pas conduire à sous-estimer l’importance des règles de gestion de la défaillance dans l’équilibre du contrat de dette ». Certes, mais cet « équilibre » (le mot fait sourire tant le rapport de force joue en faveur des prêteurs) n’est il pas couvert par les intérêts versés par l’emprunteur qui rémunèrent le risque pris par la banque ? Autrement dit, en plus d’une position de force économique, on souhaite établir un déséquilibre juridique pour limiter non seulement la volonté des débiteurs mais également le pouvoir d’appréciation des juges.

 

            Car c’est là une rupture significative avec la tradition française. En effet, le rapport du CAE propose que  « le juge ne puisse approuver un plan sans un soutien suffisant des classes de créanciers pivots – celles dont les créances sont partiellement, mais pas intégralement couvertes par l’actif disponible selon le plan ». Dit plus simplement, le pouvoir du juge se trouve encadré par la volonté des créanciers réunis en comité. La rupture vient aussi dans le choix des juges consulaires. Le rapport prend parti sur la réforme annoncée de la juridiction commerciale : « l’introduction de juges professionnels en première instance n’est pas le remède adapté aux dysfonctionnements relevés dans les Tribunaux de commerce compte tenu de leur distance vis-à-vis du monde de l’entreprise. Nous privilégions une réforme du statut des juges élus, de leurs obligations en matière de formation juridique, ainsi que du traitement des conflits d’intérêts ». Suis-je un esprit mal intentionné si je comprends en filigrane que les juridictions des faillites devraient être réservées … à d’anciens juristes de banques ?

 

            Parmi les autres ruptures avancées, le rapport du CAE propose « d’adapter le droit des faillites du XXIème siècle et redéfinir les « super-privilèges ». Derrière les formules euphémistiques se cache une nouvelle remise en cause des dernières protections des salariés dans un mouvement évidemment moderne, fluide et où le rêve de certains est en passe de se réaliser : produire de la richesse sans mains d’œuvre, les fameuses usines sans ouvrier !

 

            Enfin, la conclusion du rapport pourrait être presque prêtée à sourire. Le grand retour de la toute puissance des créanciers dans les procédures collectives de paiement, au détriment du redressement des entreprises et de la sauvegarde des emplois, se trouve justifier par le « contexte post-crise de réduction de la taille des bilans des institutions financières ». Il appartient donc aux entreprises en difficulté de supporter les errements et les gaspillages de la finance. Ce n’est pas sérieux !

 

            Ce document doit se comprendre comme une nouvelle offensive idéologique tendant à remettre en cause des pans entiers de notre droit au nom d’une modernité qui est le masque souriant d’une réaction et au nom d’un isolement supposé de notre droit qu’il reste à démontrer, tant l’influence de la loi Badinter de 1985 a été grande dans de nombreux pays.

 

Il faut ici réaffirmer la conception rhénane du capitalisme qui s’oppose au capitalisme anglo-saxon : le droit de la propriété n’est pas l’alpha et l’oméga de la pensée juridique. De même, l’intérêt social d’une société englobe non seulement l’intérêt de propriétaires (associés, actionnaires et/ou créanciers) mais aussi celui de ses parties prenantes, à savoir notamment ses salariés et ses cocontractants habituels. Dans la recherche du juste équilibre des intérêts en présence, le juge doit veiller à n’en privilégier aucun exclusivement et à trouver toute mesure afin de préserver (notamment en période de difficultés) l’emploi, l’activité et la pérennité de l’entreprise.

 

Christophe Lèguevaques est avocat au Barreau de Paris.

 


 

6 PROPOSITIONS POUR UNE REFORME DU DROIT DES FAILLITES

 

Proposition 1. Faire de la maximisation de la valeur totale de l’entreprise l’objectif privilégié des procédures collectives.

 

Proposition 2. Dans le cadre des procédures de redressement judiciaire et de sauvegarde, classer les créanciers en fonction de leur rang et mettre la décision finale entre les mains de la classe pivot.

 

 

 

Proposition 3. Réduire le pouvoir de négociation des actionnaires dans les procédures en amont de la liquidation judiciaire.

 

Proposition 4. Créer la possibilié d’opter, au moment où le crédit est accordé, pour un régime dérogatoire d’administration séquestre.

 

Proposition 5. Préférer une réforme de la justice consulaire à un rôle accru des magistrats professionnels dans le droit des faillites

 

Proposition 6. Adapter le droit des faillites aux défis du XXIe siècle : redéfinir les « super-privilèges », infléchir le droit des groupes, poursuivre la suppression des stigmates des faillites et favoriser une convergence européenne pour limiter l’arbitrage réglementaire.

 Notes du CAE, n° 7, Juin 2013

 

 


[1] Christophe Lèguevaques,Le sort des créanciers après la loi de sauvegarde des entreprises : entre renforcement des droits et allègements des devoirs ? Petites affiches, N° Spécial, « Regards croisés de praticiens sur la loi de sauvegarde », 17 février 2006 - No 35, p. 63 et s.

Fichier attachéTaille Conseil_dAnalyse_Economique__Les_enjeux_economiques_du_droit_des_faillites_Note_du_CAE_ndeg7_juin_2013.pdf 80.21 Ko Note_CAE-note007_droit_des_faillites.pdf

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:39

 

Marianne

 Lundi 24 Juin 2013 à 18:30

 

Alexandre Coste
Journaliste à Marianne chargé de l'animation de la communauté des Mariannautes En savoir plus sur cet auteur

 

Une étude Médiamétrie constate que la frage de la population qui utilise le plus massivement les réseaux sociaux est celle des… plus de 50 ans !

 

SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
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Si les scandales se multiplient, à l’image de l’affaire PRISM ou du bug de facebook qui a affiché pendant un certain laps de temps les coordonnées de 6 millions de ses utilisateurs, cela ne freine en rien l’adoption massive des réseaux sociaux par les internautes français. Un terrain de choix  pour les marques qui peuvent lancer des campagnes promotionnelles peu onéreuses et efficaces, grâce à l’effet de viralité. 

80% des internautes nationaux sont aujourd’hui inscrit à un réseau social, ce qui représente un total de 32 millions d’adeptes de Facebook, Twitter, Instagram, Linkedln et consorts. Soit plus de deux millions d’utilisateurs que l’année précédente. Les applications mobiles ont largement participé à cette croissance, avec un accès toujours plus immédiat et simplifié aux différents réseaux sociaux. C’est ce qui explique en partie une addiction accrue à ces sites, car deux tiers des inscrits avouent s’y connecter quotidiennement.
 
Ce qui est amusant dans l’étude Médiamétrie qui fournit ces chiffres, c’est de constater que la frange de la population qui utilise le plus massivement les réseaux sociaux est celle des… plus de 50 ans ! Une tranche qui représente 30,4% de l’audience globale, soit tout de même presque un tiers. Les seniors sont donc loin d’être en reste lorsqu’il s’agit de partager des photos, des vidéos, des articles et des commentaires. Ou tout simplement garder un œil sur les activités de la petite famille…
 
Il semble que chaque réseau social ait trouvé  sa spécificité chez les internautes : si Facebook est principalement réservé à un usage familial et amical, Twitter a l’avantage sur l’information et l’on y suit volontiers les personnalités qui correspondent à nos affinités. Linkedln sera quant à lui réservé à un usage pro, à l’instar de Viadeo. Google+, enfin, est un mélange de toutes les spécificités des réseaux suscités. Une formule hybride qui peine à convaincre aujourd’hui mais qui pourrait bientôt s’avérer payante dans un futur proche: selon une étude réalisée par SearchMetrics, les partages via Google + devraient dépasser ceux fait en passant par Facebook dès 2016.
 
L’aspect social de ces sites dépasse aujourd’hui le simple cadre de la famille et des connaissances. Les marques ont investi les plateformes d’échanges 2.0 et, par l’intermédiaire de leurs community managers, fédèrent des communautés qui avouent consommer en plus grande quantité les produits d’une marque lorsqu’elles sont abonnées aux flux d’information émises par celle-ci : 20% des internautes qui « likent » ou « followent » une marque dépensent d’avantage de deniers pour cette même marque que le cas échéant, s’ils ne s’étaient pas tenus informés.
 
Des clients qui vont d’eux-mêmes chercher de la publicité, n’est-ce pas le monde à l’envers ? C’est pourtant le tour de force réalisé par des campagnes de marketing imposant de « suivre » telle marque sur tel réseau social, afin de bénéficier de tel bonus en exclusivité. Ainsi aujourd’hui, sur Twitter, quasiment un inscrit sur trois suit plus de 11 marques. Sur Facebook, Twitter et Google +, les utilisateurs suivent une marque de plus qu’en 2012. Seraient privilégiés la mode, les cosmétiques, l’alimentaire et les boissons… Obsolètes, les prospectus dans la boîte aux lettres ?

 

 

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