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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:41

 

youtube

DocumentaryFrenchTV 

 

 

 

Publiée le 19 mars 2013

Une enquête inédite sur les dessous des plans de sauvetage des banques européennes. 50 milliards d'euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraints les uns après les autres -- moyennant des sommes astronomiques -- de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les véritables bénéficiaires de telles opérations ? C'est en posant cette question très simple que Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l'Europe à la rencontre des négociateurs politiques et financiers situés aux plus hauts niveaux de responsabilités. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été "sauvés" ne se trouvent pas -- comme on tend à vouloir nous le faire croire -- dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers des banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l'économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l'argent ?

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:30

 

vivre-apres-fukushima.fr

 

 

 

Manifestation ce 27 juin matin au port de Takahama , 200 citoyens japonais manifestent contre l’arrivee du carburant MOX au plutonium d’Areva.

 

 

Le pacific Egret à quai

Le Pacific Egret a quai devant la centrale
Au premier plan les manifestants
photo Asahi Shimbum

Les manifestants

 

 


Qu’est-ce que le MOX ?
Pourquoi son usage pose-t-il problème ?

Le problème, c’est que ce combustible nucléaire contient du Plutonium.
Le Plutonium est l’un des produits radioactifs les plus dangereux qui soient pour la santé et avec quelques kilos de plutonium on peut fabriquer une bombe atomique.

Le Mox est un combustible nucléaire constitué de environ 7% de plutonium et 93% d’uranium appauvri.

Le Plutonium est créé dans les réacteurs nucléaires; il peut être extrait des combustibles usés(usine de la Hague). On peut aussi utiliser le Plutonium militaire.
Au départ, il avait été prévu de l’extraire des combustibles usés pour l’utiliser dans les réacteurs dits « régénérateurs » du type Superphénix (Malville).
Cette filière « à neutrons rapides » ayant échoué, l’usine de retraitement construite pour elle devait trouver un débouché. L’industrie nucléaire a alors créé le combustible au plutonium: le MOX.

  • Le MOX est bien plus radioactif et radiotoxique (10.000 à 100.000 fois plus) que le combustible clasique à uranium enrichi.
  • La fabrication du MOX, son transport à travers le monde et son utilisation nécessitent de grosses précautions.
  • Du fait de la présence de Plutonium, le MOX pose des problèmes de sécurité nucléaire (forte radioactivité) et des risques de prolifération de l’armement nucléaire.
  • Les récteurs fonctionnant au MOX sont plus difficiles à maîtriser.
  • En cas d’accident il y a risque de dissémination de Plutonium dans l’environnement

Le Plutonium-239 a une demi-vie de 24.000 ans. Il lui faut 24.000 ans pour perdre la moitié de son activité. Il faut 10 demi-vies pour qu’il ne persiste plus que 1/1000 de son activité initiale; soit 240.000 ans. Je crois que l’homme n’est sur terre que depuis 40.000 ans…. Les centrales nucléaires en fabriquent des tonnes tous les ans; dont on ne sait que faire à part des bombes et du MOX.

Le plutonium est très dangereux pour la santé:

Le Plutonium 239 émet des rayons Alpha.Ces rayons Alpha sont difficiles à détecter. Les compteurs Geiger ne les voient pas.
Il est très dangereux surtout par inhalation de poussières: l’inhalation d’une poussière de 30 microgrammes est cause presque certaine d’un cancer du poumon.

Pour en savoir plus:

La notice Wikipedia sur le MOX
Pourquoi l’inhalation d’une poussière de Plutonium est si dangereuse
Un dossier technique sur le MOX
Une petite video qui montre comment agit la radioactivité sur le corps

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 19:52

 

 

Le Monde.fr

 28.06.2013 à 11h34 | Par Nicolas Bourcier

 

 

 

Rio de Janeiro (Brésil), correspondant. Il se passe quelque chose d'étrange au Brésil. Même la rencontre de football opposant l'Uruguay à la Seleçao en demi-finale de la Coupe des confédérations, mercredi 26 juin, n'a pas interrompu les travaux des députés et de leurs collaborateurs. Chose inhabituelle, la retransmission de leurs débats sur la chaîne parlementaire répondait au direct télévisé du match dans de nombreux lieux public. Deux écrans ouverts sur un même pays où la frénésie soudaine des acteurs politiques n'avait rien à envier à la jeunesse de l'équipe brésilienne. Au contraire.

Manifestation avant la demi-finale de la Coupe des confédérations de football, à Fortaleza, le 27 juin.

Poussés par un mouvement de contestation d'une ampleur inédite depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985), la présidente Dilma Rousseff, la coalition gouvernementale de centre gauche et les élus renvoient depuis trois jours l'image d'une folle course-poursuite pour répondre à la clameur de la rue. Comme si les manifestants, qui n'en finissent pas d'être mobilisés, avaient fait sortir de sa coupable léthargie le personnel politique et juridique tout entier, réveillant brutalement l'idée que leur survie est en jeu à un peu plus d'un an d'élections cruciales (présidentielle et législatives) pour le pays.

Les députés ont ainsi enterré en un temps record un projet d'amendement constitutionnel très critiqué, la PEC 37, un texte visant à restreindre le pouvoir des procureurs, les plus en pointe dans les affaires de corruption. Lorsque le texte avait été déposé en 2011, il avait obtenu 207 signatures de députés. Mardi, 430 élus (sur 513) ont voté contre, neuf pour et deux se sont abstenus. Le même jour, les députés ont décidé que 75 % des nouvelles recettes du pétrole seront destinées à l'éducation et 25 % à la santé. Une loi sur laquelle la présidente pourra encore mettre son veto : elle avait demandé un reversement intégral de 100 % pour le système éducatif.

 

 UN DÉPUTÉ INCARCÉRÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS 1974

Dans la foulée, le Congrès a commencé à voter en toute hâte une série de projets bloqués depuis des années. Parmi les plus importants, celui qui criminalise la corruption, la qualifiant de "crime odieux" au même titre qu'un meurtre, vient d'être approuvé au Sénat. Une commission de la Chambre des députés a également approuvé la fin du vote secret lors de l'examen de demandes de destitution de parlementaires, un texte qui traînait depuis six ans au fond d'une armoire.

Moins de 24 heures auront encore suffi pour que le Sénat suive le vote de la Chambre au sujet de la loi qui régule la distribution de fonds de participation aux Etats fédérés. La procédure avait été lancée en 1991. Même les juges de la Cour suprême ont pris part à cette incroyable accélération aux allures de catalogue à la Prévert.

Pour la première fois depuis l'adoption de la Constitution de 1988, la haute Cour a ordonné l'incarcération immédiate d'un député, Natan Donadon, du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre), membre de la coalition au pouvoir. Il avait été condamné en 2010 à plus de treize ans de prison pour corruption et association de malfaiteurs. D'après la police, l'homme ne s'est pas présenté jeudi à une convocation. Une alerte a été diffusée dans les aéroports. De mémoire de députés, le dernier parlementaire incarcéré remonte à 1974.

 

 DILMA ROUSSEFF VEUT CONSULTER LES BRÉSILIENS PAR RÉFÉRENDUM

De son côté, la présidente a reçu jeudi le soutien des partis de sa coalition à son projet de consulter les Brésiliens par référendum, lancé à Brasilia devant les gouverneurs et les principaux maires du pays. Dans l'espoir de stabiliser une situation qui lui échappe, elle souhaite très vite consulter les électeurs sur plusieurs grandes questions. Deux semblent avoir sa priorité : quel type de financement de campagnes électorales (public, privé ou mixte) et quel mode de scrutin (district, mixte ou proportionnel) les citoyens préfèrent-ils ?

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, s'adresse à la nation, le 24 juin, sur les dépenses dans les transports publics.

Le gouvernement souhaite voir cette réforme entrer en vigueur dès les élections présidentielle et législatives d'octobre 2014. La présidente, qui briguera un second mandat au nom du Parti des travailleurs (PT, gauche), devait rencontrer, vendredi 28 juin, les partis de l'opposition, qui ont déjà dénoncé une "manœuvre de diversion".

Dans la même veine, Eduardo Campos, gouverneur socialiste du Pernambouc, allié du PT et néanmoins possible rival de Dilma Rousseff, a prévenu qu'une partie seulement de ces règles pourraient être appliquée en 2014. En revanche, il s'est dit favorable au vote d'un amendement prévoyant la mise en place de transports gratuits dans le pays, comme le réclame depuis des années le Mouvement Passe livre (MPL, "libre passage"), à l'origine de la fronde sociale. Après plus de deux semaines de mobilisation, le Brésil se donne déjà des airs de campagne électorale.

Lire : Brésil, crise de croissance ou révolution?

Lire aussi (abonnés) : Brésil : J'ai mal à mon pays

 Nicolas Bourcier
Journaliste au Monde

 


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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 19:18

 

 

Médiapart

 

 

 

Lire aussi

Le scandale Tapie prend des proportions chaque jour plus considérables. D’abord parce que la liste des mises en examen pour « escroquerie en bande organisée » ne cesse de s’allonger : c'est le tour, ce vendredi, de Bernard Tapie. Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen sous cette même incrimination et placé sous contrôle judiciaire. Ensuite parce que de nouveaux indices graves et concordants viennent confirmer les juges d’instruction et la police judiciaire dans leur présomption qu’une véritable machination aurait pu être conçue non seulement pour organiser un arbitrage truqué mais aussi pour faire la fortune de Bernard Tapie en soumettant les indemnités de l'arbitrage à une fiscalité allégée.

Selon nos informations, la police judiciaire a mis la main, lors d'une perquisition, sur une pièce qui pourrait être décisive dans ce second volet du scandale, celui qui porte sur le traitement fiscal qui a été appliqué aux 403 millions d’euros d’indemnités alloués par les arbitres à Bernard Tapie. Il s’agit d’une lettre d’Eric Woerth, à l’époque ministre du budget, adressée aux avocats de Bernard Tapie.

De source judiciaire, il s’agirait d’une longue lettre, datée du mois d’avril 2009, soit neuf mois après que les arbitres eurent rendu leur sentence controversée. A l’époque, on sait donc que Bernard Tapie et ses avocats fiscalistes étaient entrés en concertation avec l’administration des impôts pour déterminer le solde net qui lui resterait, une fois payés ses arriérés de cotisations sociales et d’impôts, ainsi que les nouveaux impôts pesant sur ses indemnités. La fameuse –et si choquante- indemnité de 45 millions d’euros au titre du préjudice moral n’était pas concernée, car elle n’était pas soumise à l’impôt.

Cette lettre d’Eric Woerth intéresse au plus haut point la justice car elle vient confirmer que le dossier fiscal de Bernard Tapie n’a pas été géré, comme c’est l’usage, par l’ex-Direction générale des impôts (l’actuelle Direction générale des finances publiques) mais qu’il a été pris en main par Eric Woerth lui-même, et son directeur de cabinet, Jean-Luc Tavernier (qui, depuis, est devenu le patron de l’Insee).

Ce document intéresse d’autant plus la justice que s'il est émaillé de considérations techniques très compliquées, il n’en suggère pas moins que Bernard Tapie aurait pu profiter d’un traitement fiscal avantageux. Ce traitement fiscal est-il intervenu en violation de la loi? « A tout le moins, il a été exceptionnellement favorable », nous répond notre source judiciaire, n’excluant pas que la formule relève de l’euphémisme. Au total, Eric Woerth indiquerait en effet dans cette lettre que Bernard Tapie aurait à payer un total de 12 millions d'euros d’impôts, alors que d’autres modes de calcul auraient pu déboucher sur la somme de… 120 millions d’euros. Notre source nous précise que ces chiffres ne sont pas à l’euro près ceux qui figurent dans cette lettre mais qu’il s’agit du bon ordre de grandeur.

Les enquêteurs de la Brigade financière devraient donc demander aux services des impôts de Bercy – si ce n’est déjà fait-  de leur transmettre le dossier fiscal de Bernard Tapie, pour apprécier si des irrégularités ou des fraudes ont été commises.

Mis en examen en février 2012 pour « recel » et pour « trafic d’influence passif » dans l’un des volets de l’affaire Bettencourt (lire ici -le Parquet s'est prononcé vendredi pour un non lieu), et placé par la Cour de justice de la République sous le statut de témoin assisté dans l’affaire de l’hippodrome de Compiègne (lire là), Eric Woerth fait donc une entrée fracassante dans le scandale Tapie, où son nom n’avait été cité jusqu’à présent que de manière incidente. Mediapart a cherché à entrer en contact ce vendredi matin avec son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, mais ce dernier n'a pas donné suite à notre demande.

L'enregistrement qui implique Claude Guéant

La lettre de l’ancien ministre du budget prend d’autant plus de relief qu’elle intervient dans un calendrier très particulier. Comme Mediapart l’a révélé voici un peu plus de trois mois (Lire Affaire Tapie : l’enregistrement qui met en cause Claude Guéant), Claude Guéant, à l’époque secrétaire général de l’Elysée, a reçu Bernard Tapie en mai 2009, soit un mois après cette lettre d’Eric Woerth, pour s’impliquer à son tour dans le dossier fiscal de Bernard Tapie.

Un enregistrement de Bernard Tapie que Mediapart a obtenu voici plusieurs années et que nous avons accepté de remettre en février dernier aux juges d’instruction à la suite d'une réquisition judiciaire, tout en revendiquant le secret des sources (lire ici nos explications), confirme la tenue de cette réunion entre Bernard Tapie et Claude Guéant et la teneur des échanges entre les deux hommes. 

Dans ce document sonore, Bernard Tapie s’agace du schéma proposé par Bercy. Sans doute s’agit-il précisément de cette lettre d’Eric Woerth : « Donc, écoutez, s’ils ont pas les couilles de faire un tiers, qu’ils laissent tomber. C’est pas la peine de se faire chier, on va pas faire des calculs à la con, simplement parce que… » La formule est peu compréhensible car elle renvoie à un montage fiscal que l’on ne connaît pas mais ce qu’elle laisse entendre est très clair : le ministre du budget et son directeur de cabinet sont en sympathie avec Bernard Tapie mais n’ont pas « les couilles » d’aller jusqu’à accepter le schéma fiscal qu’il leur propose.

La suite des propos de Bernard Tapie confirme cette interprétation puisque ce dernier explique que Jean-Luc Tavernier lui a téléphoné quelques jours auparavant et qu’il lui a indiqué accepter la première partie du montage fiscal mais pas la seconde.

Mais surtout, Bernard Tapie suggère que du même coup, compte tenu des réticences du ministère du budget, il en a appelé à Claude Guéant. « Ce qui est hallucinant, c’est que hier, il a menti, Woerth, parce qu’il a dit à Claude Guéant avec qui j’étais hier : “oui, de toute façon, tu donnais l’accord sur la proposition de Tavernier”. » Là encore, la teneur de la conversation est difficile à suivre parce que les modalités du schéma fiscal ne sont pas connues, mais cela confirme que le ministère du budget traînait des pieds et que Bernard Tapie cherchait un moyen de contourner cette résistance. On comprend dans la foulée que Bernard Tapie a bel et bien eu une réunion avec Claude Guéant pour parler de ses affaires fiscales, lequel Claude Guéant s’en est par ailleurs entretenu au téléphone avec Éric Woerth.

Et Bernard Tapie poursuit sa conversation en usant d’une sorte de menace contre les responsables du ministère du budget, sans que l’on puisse comprendre si sa colère est tournée contre Éric Woerth ou contre Jean-Luc Tavernier : « Non, je crois que… il a les chocottes. Il ne veut rien faire. Je vais vous dire : un grand dangereux, il a peur qu’une chose (sic), c’est des dangers plus grands. Bon, comme il a pas compris, on va lui faire comprendre. Vous allez voir, ça va pas être très long. »

Là encore, la formule dont use Bernard Tapie – « Il a les chocottes » – suggère que le ministère serait disposé à accepter sa proposition fiscale mais qu’il est seulement arrêté par la peur. Le document soulève donc une question qui pourrait s’avérer de première importance : mais pour quelle raison le ministère du budget avait-il « les chocottes » ? Quels sont « les dangers encore plus grands » auxquels fait allusion Bernard Tapie pour inviter ses interlocuteurs de Bercy à surmonter leurs réticences ? Et le rendez-vous avec Claude Guéant avait-il précisément pour objet de sommer le ministre du budget et son directeur de cabinet de ne plus avoir « les chocottes » ?

Dépôt du recours en révision contre la sentence

Avec la lettre d’Eric Woerth puis l’enregistrement de Bernard Tapie, la police judiciaire est donc en passe de reconstituer le puzzle de la concertation fiscale. Et à chaque fois, on se rend compte que Bernard Tapie a sans doute profité d’un traitement fiscal très avantageux.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Comme Mediapart l’a aussi révélé (Lire Tapie: le fisc passe l'éponge sur 15 millions d'impôt), le Trésor public a renoncé à l’automne suivant de saisir la cour d’appel de Paris pour réclamer à Bernard Tapie le paiement de près de 15 millions d’euros d’arriérés d’impôt (pour être précis 14 814 157,69 euros), dont 12 millions au titre de ses impôts sur le revenu des années 1992 et 1993. La justice risque de s'intéresser à cette nouvelle affaire, pour déterminer notamment qui a pu donner des instructions en ce sens.

Depuis, l’administration fiscale a trouvé un autre biais pour réclamer à Bernard Tapie les créances qu’elle détenait sur lui. Mais il reste que la décision du Trésor public, en cet automne 2009, de ne pas faire appel pour récupérer dès cette époque les 15 millions d'euros constitue un nouvel indice d’un traitement de faveur dont aurait pu bénéficier Bernard Tapie.

C’est dire que la police judiciaire aura de nombreuses questions à poser à Claude Guéant quand elle le convoquera – car ce sera sans doute la prochaine personnalité qui devra s’expliquer sur son rôle dans le scandale Tapie, mais peut-être pas dans les prochains jours car les enquêteurs ont besoin précisément de mieux cerner cette question fiscale. Des questions sur son implication dans l’arbitrage puisque l’on sait maintenant que c’est dans le bureau même du secrétaire général de l’Elysée qu’a eu lieu, fin juillet 2007, la première réunion (en présence de Bernard Tapie) pour lancer l’arbitrage. Et puis des questions, donc, sur son implication dans le dossier fiscal de Bernard Tapie.

Pour tous les protagonistes du scandale Tapie, l’étau judiciaire se resserre. C’est vrai pour Claude Guéant, mais cela l’est plus encore pour Bernard Tapie après sa mise en examen, ce vendredi, pour «escroquerie en bande organisée».

A la menace pénale s’ajoute de plus la menace civile. Car, comme l’a révélé le professeur de droit Thomas Clay jeudi soir sur La Chaîne parlementaire (c'est à visionner ici), Me Pierre-Olivier Sur, le conseil du Consortium de réalisation (CDR), a déposé le même jour auprès de la cour d'appel de Paris un recours en révision de la sentence arbitrale ayant accordé, le 7 juillet 2008, la somme de 403 millions d'euros à Bernard Tapie. C’est cette procédure qui pourrait conduire à une annulation de l’arbitrage et contraindre à terme Bernard Tapie à rembourser les 403 millions d’euros qu’il a perçus indument.

 


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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 18:26

 

 

Médiapart

 

 

 

Mardi dernier, Hervé Lebreton a reçu un courrier électronique contenant un fichier "pdf" de 3 méga-octets. Expéditeur: le cabinet du ministère de l'intérieur, Manuel Valls. A l'intérieur, 1038 pages contenant l'intégralité des subventions versées en 2011 aux collectivités locales par les députés et sénateurs, au titre de la réserve parlementaire, via le ministère de l'intérieur. Au total: 137 millions d'euros, attribués depuis des années de façon discrétionnaire, dans une logique souvent clientéliste et sans que les citoyens n'en connaissent la répartition.

Hervé Lebreton 
Hervé Lebreton© DR

Il s'agit d'une première: jusqu'ici, les pouvoirs publics avaient toujours refusé la moindre transparence sur cette réserve, qui a longtemps constitué un des secrets les mieux gardés de la République (à Mediapart, Mathilde Mathieu et Michael Hajdenberg ont consacré ces dernières années plusieurs enquêtes à ce sujet, retrouvez-les sous l'onglet Prolonger).

Le document reçu par Hervé Lebreton ne concerne toutefois qu'une seule année, et ne comprend a priori que les subventions attribuées aux collectivités locales (versées par le ministère de l'intérieur). Mais pas les crédits versés aux associations. Hervé Lebreton a d'ailleurs aussi lancé des démarches pour obtenir ces informations auprès du ministère du budget. Pour l'instant sans succès.

Pour Hervé Lebreton, c'est l'aboutissement d'« un parcours du combattant » de deux ans et demi. Une longue bataille pour accéder à des informations auxquelles tout citoyen a droit, du moins en théorie.

En 2011, ce professeur de mathématiques du Lot-et-Garonne, fondateur de l'Association pour une démocratie directe, a d'abord saisi le ministère de l'intérieur, qui attribue les fameuses subventions (d'un montant de 500 à 200.000 euros). Sans succès. Il s'est ensuite tourné vers la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada) qui a rendu un avis positif, mais seulement consultatif. Le ministère de l'intérieur est resté muet.

De guerre lasse, Hervé Lebreton s'est alors tourné vers le tribunal administratif de Paris. Qui, le 23 avril, lui a enfin donné raison et a enjoint le ministère de l'intérieur de publier sous deux mois la fameuse liste. Une décision dont le ministère, grande première, a choisi de ne pas faire appel. Deux mois et quelques heures plus tard, le fichier "pdf" arrivait dans la boite électronique d'Hervé Lebreton.

Pour ce militant inlassable de l'accès des citoyens aux informations d'intérêt public, l'accès à la liste tant convoitée est une « victoire ». « Au début, tout le monde me disait que je perdais mon temps, que je n'y arriverais pas. Mais j'ai réussi. C'est la preuve qu'un simple citoyen est capable, grâce au droit, d'agir en démocratie, de faire la lumière là ou les parlementaires ne veulent pas la faire. J'aimerais que ma démarche en inspire d'autres », espère-t-il.

Il y a encore beaucoup à faire. Malgré le retour de la gauche au pouvoir en 2012, le système opaque et clientéliste de la réserve parlementaire perdure. A l'Assemblée, cet automne, les députés socialistes ont refusé de la supprimer. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a toutefois promis que la liste des subventions accordées par les députés serait publiée fin 2013.

Au Sénat, quelques règles ont été instaurées avec l'alternance: alors qu'un certain nombre de sénateurs disposaient de cassettes beaucoup plus fournies que leurs collègues, attribuées en vertu de règles non-écrites et connues des seuls initiés, chaque groupe politique se voit aujourd'hui attribuer une somme d'environ 140.000 euros par sénateur, et fixe ensuite ses propres régles de répartition. Mais il n'est pour l'instant pas question d'en publier la liste.

Le ministère de l'intérieur assure toutefois que la transparence sera faite dès l'an prochain sur ces fameuses dotations aux collectivités. « Le ministre communiquera annuellement », promet le ministère de l'intérieur. La publication des subventions attribuées en 2013 est ainsi promise pour « début 2014 ». Pour l'instant absente dans le texte sur la transparence, la réserve parlementaire pourrait d'ailleurs être abordée début juillet lors de l'examen de la loi au Sénat, à l'initiative de la sénatrice PS Laurence Rossignol. Un tel encadrement serait une première.

Bernard Accoyer: 12 millions d'euros

En tête du palmarès des dix plus gros bénéficiaires de la liste "Lebreton", on trouve des dignitaires de l'Assemblée nationale et du Sénat, de droite pour la plupart (on était alors sous Nicolas Sarkozy), mais aussi trois élus de gauche. A eux dix, ils ont "aspiré" 30 millions d'euros. Bien souvent pour leur propre circonscription ou leur département.

Plus gros bénéficiaire de la réserve en 2011, comme l'a révélé mercredi Le Canard Enchainé : le député UMP Bernard Accoyer, alors président de l'Assemblée nationale. Au total, Accoyer a bénéficié d'une très confortable réserve de 11,9 millions d'euros. « Des projets d'investissement public locaux ou de solidarité répartis sur l'ensemble du territoire national comme, par exemple, l'aide à la reconstruction des zones frappées par des catastrophes naturelles », a rétorqué Accoyer. Peut-être. Reste que la manne n'a pas été répartie de façon très égalitaire. Ce sont surtout des départements tenus par l'UMP qui en ont bénéficié. Et le seul département de Haute-Savoie, celui de Bernard Accoyer, a reçu à lui seul 4 millions d'euros.

 

Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale entre 2007 et 2012 
Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale entre 2007 et 2012© Reuters

Deuxième sur le podium: le député UMP du Val-de-Marne Gilles Carrez. En 2011, Carrez était rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale, un poste très en vue. Il s'est vu octroyer 3,85 millions de réserve parlementaire. Une somme entièrement destinée, à l'exception de 16.000 euros attribués à une collectivité de la Vienne, à subventionner des projets dans son département! Comme Sud-Ouest l'a précisé, Carrez a massivement arrosé la ville du Perreux-sur-Marne, dont il est maire.

Troisième sur la liste: Gérard Larcher. En 2011, cet ancien ministre UMP, alors président du Sénat a récolté 3,1 millions d'euros. Selon les documents que nous avons pu consulter, 500.000 euros sont allés directement à la commune de Rambouillet (Yvelines) dont il est maire, pour financer l'aménagement d'un parc, la voierie ou l'informatisation des écoles. Et 800.000 euros ont été distribués à des collectivités des Yvelines. De quoi donc s'assurer les bonnes grâces des édiles du département. Un cas typique de mélange des genres et de clientélisme, puisqu'au contraire des députés, les sénateurs sont élus au suffrage indirect par des maires et conseillers municipaux. La somme restante a été distribuée à 250 communes, un peu partout en France.

Numéro quatre: le sénateur UMP Philippe Marini. En 2011, il est alors rapporteur de puissante commission des finances du Sénat. Et se voit octroyer 2,8 millions d'euros. Peu partageur, Marini a exclusivement utilisé cette cagnotte pour subventionner des collectivités de son département, l'Oise. A commencer par la ville de Compiègne, dont il est maire, qui a bénéficié à elle seule de 1,2 million d'euros.

 

Philippe Marini, sénateur de l'Oise 
Philippe Marini, sénateur de l'Oise© Reuters

Compiègne a touché de très grosses subventions : 196.000 euros pour l'aménagement d'un rond-point, près de 200.000 euros pour la réfection de la voierie et des trottoirs, 67.000 euros pour le renouvellement du parc d'horodateurs de la ville, plusieurs programmes de rénovation de l'éclairage public etc. Récemment, Le Parisien a par ailleurs révélé que Philippe Marini avait financé sur sa dernière réserve parlementaire 340.000 euros de travaux au stade équestre de Compiègne équestre… alors que sa femme Monique préside une association équestre qui utilise régulièrement ce stade.

En réalité, le sénateur Marini (actuel président de la commission des finances du Sénat) soutient généreusement le maire Marini depuis des années: selon la chambre régionale des comptes, la ville de Compiègne a reçu en moyenne 2,5 millions d'euros provenant de la réserve parlementaire chaque année, soit « 14% des ressources de financement de la collectivité ». Une manne « précaire » qui, selon la Cour, masque artificiellement une situation financière difficile.

En-dehors de sa commune, Marini arrose plus de 200 communes du département, auxquelles il octroie quelques centaines ou milliers d'euros. Un véritable réseau qui lui assure de solides "clientèles" locales. Et lui garantit sans doute une longue carrière au Sénat tant que ce système perdurera.

Avec la réserve, Christian Jacob installe la vidéosurveillance dans sa ville

En cinquième position, le sénateur centriste de la Mayenne Jean Arthuis, alors président de la même commission des finances: un peu plus de 2 millions d'euros en 2011. Une somme intégralement reversée à des collectivités de son département, la Mayenne. La Mayenne faisait aussi partie des départements les plus arrosés en 2010 par la réserve parlementaire.

Sixième sur la liste: le député UMP Christian Jacob, alors président du groupe UMP à l'Assemblée, un poste qu'il occupe toujours depuis que la droite est dans l'opposition. En 2011, Jacob a touché 1,6 million d'euros. Des crédits intégralement saupoudrés dans son département de la Seine-et-Marne. A elle seule, la ville de Provins dont il est maire a bénéficié de 679.000 euros: 167.000 pour l'enfouissement des réseaux de la rue des Marais, 125.000 euros pour l'installation de caméras de vidéosurveillance, 250.000 euros pour la voirie ou encore 117.000 euros pour refaire les remparts.

 

Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée 
Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée© Reuters

Parmi les barons de la majorité sortante également très favorisés, on trouve en neuvième position le député d'Ille-et-Vilaine Pierre Méhaignerie, alors président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il obtient en 2011 957.000 euros. Des crédits intégralement reversés, là encore, à des collectivités locales de son département.

On trouve également dans ce top 10 plusieurs élus socialistes. En huitième place apparaît ainsi le nom de Jérôme Cahuzac. Guère surprenant: Cahuzac est alors président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Il bénéficie cette année-là d'1,2 million de réserve, qu'il destine en totalité à son département du Lot-et-Garonne.

Parmi les plus favorisés figure aussi le sénateur socialiste du Finistère, François Marc. En 2011, il occupe le poste de vice-président de la commission des finances. Et bénéficie à ce titre d'un droit de tirage de 1,3 millions d'euros. Dont il distribue cette année-là une bonne partie (505.500 euros) dans son département. Le reste est "dispatché" entre plusieurs sénateurs. « 2011 était une année de transition. Dans l'ancien système, moi et quelques collègues des finances avions en effet 400.000 euros de plus que les autres sénateurs », justifie François Marc.

 

François Marc, actuel rapporteur PS du budget au Sénat 
François Marc, actuel rapporteur PS du budget au Sénat© Reuters

Il assure toutefois que depuis l'alternance au Sénat, fin 2011, la répartition entre les sénateurs socialistes est beaucoup plus égalitaire. « Chacun bénéficie désormais de 140.000 euros en moyenne, avec des bonus-malus en fonction de la présence au Sénat et du caractère rural ou urbain de la circonscription », dit-il, désormais partisan d'une « transparence totale ».

Autre sénatrice bien dotée: Odette Herviaux (Morbihan). Alors vice-présidente de la commission des affaires économiques du Sénat, la plus fournie, elle dispose en 2011 de 948.000 euros. Une enveloppe répartie entre douze sénateurs socialistes. Pour le département du Morbihan, Odette Herviaux obtient la plus grosse part: 155.000 euros. « Ce n'est pas de l'argent volé, je finance des écoles et des projets de collectivité pour les handicapés », assure Herviaux. Elle reconnaît que le système reste assez opaque aux yeux du grand public. Voilà pourquoi elle a décidé de publier il y a quelques mois sa réserve parlementaire dans le journal Ouest-France. Ce que bien des parlementaires rechignent encore à faire.

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 18:00

 

Médiapart

 

 

 

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Des migrants continuent de mourir aux portes de l’Europe. C’est d’un homme prénommé Clément dont il s’agit ici. Il n’était pas français, mais camerounais et avait quitté son pays et sa famille en décembre 2012 en quête d’une vie meilleure. Il était parti vers le nord, en direction de l’Union européenne. Il avait traversé la zone sahélienne et était parvenu jusqu’au Maroc. Le 11 mars 2013, il a tenté de franchir les clôtures barbelées de trois à six mètres de haut qui encerclent l’enclave espagnole de Melilla située en bordure méditerranéenne du royaume de Mohammed VI.

 

Clément, un migrant camerounais, est décédé au Maroc des suites de ses blessures. 
Clément, un migrant camerounais, est décédé au Maroc des suites de ses blessures.

Selon les témoignages recueillis par plusieurs associations, il a été arrêté par les policiers, tabassé et transféré à l’hôpital de Nador, à quelques kilomètres de là. Blessé à la tête, il aurait eu le bras et la jambe fracturés. Toujours d’après les récits, il était encore très faible lorsque l’établissement dans lequel il avait été soigné l’a renvoyé. Il est retourné dans la forêt de Gourougou, zone à l’écart des regards, où les migrants se retrouvent et tentent de reprendre des forces avant d’essayer de nouveau d’escalader les barrières.

Une mission associative s’est rendue sur place le 16 mars pour rencontrer les blessés et témoigner des coups délivrés par les policiers espagnols de la Guardia civil et les forces auxiliaires marocaines constituées d’agents de sécurité sous statut militaire dépendant du ministère de l’intérieur. La petite équipe, accompagnée d’une réalisatrice italienne, Sara Creta, croise alors Clément en train de mourir des suites de ses blessures. La caméra filme.

Mediapart présente ce document vidéo inédit (à visionner dans son intégralité en bas de la page), intitulé «n°9» en référence au tee-shirt que portait le Camerounais, celui des avants-centres chargés de marquer les buts dans le football. Ce film d’une quinzaine de minutes, proposé avec deux extraits (ci-dessous), apporte la preuve des violences infligées aux migrants. Il est simultanément diffusé à Rabat ce 28 juin, lors d’une conférence de presse organisée pour le lancement d’une campagne initiée par les associations de défense des droits des étrangers au Maroc (lire le témoignage de Sara Creta sous l’onglet Prolonger). Officiellement, Clément est mort le 18 mars à l'hôpital, mais selon ses compagnons il avait perdu la vie avant.

Des milliers d’exilés subsahariens sont passés, un jour ou l’autre, par cette forêt, de laquelle un bout de l’Espagne est visible, en contre-bas entre les branchages. «C’est l’enfer», «c’est l’apocalypse», disent-ils. Ce jour de mars, un lundi, à 5 heures du matin, après la prière, ils sont nombreux à avoir essayé de franchir les clôtures, entre cent à cent-cinquante selon eux, des Gabonais, des Camerounais, des Maliens, des Burkinabés, des Guinéens, des Tchadiens et des Sénégalais. Plusieurs ont réussi. D’autres non. Comme Clément, vingt-cinq personnes auraient été gravement blessées, parfois interceptées entre l’une des trois barrières successives. Transportées à l’hôpital, elles ont échappé au refoulement à la frontière avec l’Algérie.

 

 

Le film de Sara Creta, «n°9», dans son intégralité.

 

«Là-bas c’était le vrai massacre»

Devant l’objectif, ces rescapés racontent ce qui leur est arrivé, hagards. Avant même le décès de leur ami, ils ont l’air en déroute, le regard inquiet, presque vide. Ils montrent leurs blessures à la tête, aux pieds, aux bras, aux mains, des bandages vite-faits, des écorchures, des balafres. Ils disent comment les policiers marocains les harcèlent chaque jour dans la forêt et comment ils les frappent à coup de barre de fer, de gourdins et de pierres quand ils se font attraper.

 

Ceuta et Melilla, enclaves espagnoles au Maroc. © Yves Zurlo 
Ceuta et Melilla, enclaves espagnoles au Maroc. © Yves Zurlo

Les entorses au droit les indignent par-dessus tout. Une fois posé le pied sur le sol espagnol, ils espèrent atteindre le «campo», c’est-à-dire le centre de séjour temporaire, à partir duquel ils sont ensuite transférés sur le continent européen, en attente d’une décision administrative. Mais depuis quelques mois les policiers espagnols, exhumant un accord de réadmission rarement appliqué, les remettent de plus en plus fréquemment à leurs collègues marocains, selon plusieurs témoignages en échange d’«enveloppes», sans même leur laisser le temps de demander l’asile, comme le prévoit la Convention de Genève.

Les migrants affirment que les policiers espagnols eux-aussi les tapent, avant de les renvoyer de l’autre côté de la frontière, où les forces de l’ordre marocaines recommencent. «Avant de nous mettre dehors, ils nous ont massacrés, là-bas c’était… Là-bas c’était le vrai massacre», dit l’un d’eux. «Les Marocains, franchement, ils nous torturent», résume un autre.

Avec ce film, les associations espèrent faire entendre le message qu’elles tentent en vain de faire passer depuis des mois. Au travers d’une campagne éponyme, «n°9 – Stop aux violences aux frontières», elles se donnent comme objectif de «dénoncer la répression quotidienne et systématique que subissent les migrants de la part des autorités marocaines et l’implication des autorités espagnoles dans les exactions commises à leur encontre aux frontières de Melilla». Lancée par l’Association lumière sur l’émigration clandestine au Maghreb (Alecma), qui est une association de migrants, le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), le Forum des alternatives Maroc (FMAS) et l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), cette mobilisation appelle les autorités marocaines «à mettre fin aux violations des droits humains dans le nord du Maroc» (violence physique et psychologique, destruction ou vol de biens personnels, confiscation de papiers d’identité).

Elle vise par ailleurs à obtenir l’ouverture d’une enquête officielle sur les circonstances de la mort de Clément ainsi que de celles des autres migrants décédés dans des conditions analogues. Il y a quelques semaines, un Camerounais baptisé Grand papy est lui-aussi mort lors d’une rafle des forces de sécurité marocaines, selon les associations. Pourchassé, il aurait été roué de coups et serait tombé dans un ravin d’une quarantaine de mètres.

Cette route migratoire est ancienne et ces drames rappellent la nuit du 28 au 29 septembre 2005 quand plusieurs centaines de migrants subsahariens avaient tenté d’entrer dans Ceuta, l’autre enclave espagnole au Maroc. Plusieurs d’entre eux avaient péri sous les balles des policiers sans qu’aucune enquête ne soit ouverte. Jugé trop dangereux, ce chemin a été abandonné. Mais il est de nouveau utilisé. Depuis la fin 2011, les associations de défense des droits des étrangers alertent l’opinion publique sur la recrudescence des violences «particulièrement lors des opérations d’interception aux frontières et de rafles de migrants dans le nord du Maroc, ainsi qu’au cours de mesures d’éloignement».

Le décès de Clément intervient au moment où l’Union européenne, après des années de négociations, vient de signer avec le Maroc une «déclaration commune sur un partenariat pour la mobilité»: un texte politique, en date du 7 juin 2013, qui constitue un pas en direction d’un accord formel qui permettrait à l’UE de renvoyer au Maroc des migrants d’abord passés par ce territoire. Les associations marocaines et européennes s’inquiètent de cette perspective, accusant Bruxelles de chercher à sous-traiter la gestion des flux migratoires à ses «voisins» du sud et de l’est.

Même la mort n’arrête pas les migrants, prêts à tout pour améliorer leurs conditions de vie. Le 26 juin, environ 300 d’entre eux ont tenté le passage. Comme à chaque fois, les éléments de langage des autorités espagnoles, usant d’un registre guerrier, ont retourné la violence du côté des migrants. Ils ont évoqué un «assaut massif», reprochant aux Subsahariens d’avoir «jeté des pierres» sur les forces de sécurité marocaines, selon un procédé classique consistant à transformer les victimes en auteurs d’infractions. D'après le dernier décompte de Fortress Europe, au moins 18.244 exilés sont morts aux frontières de l’UE depuis 1988.

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 17:57

 

Médiapart

 

 

 

La décision probable du conseil d’Etat de renvoyer la loi interdisant la fracturation hydraulique devant le Conseil constitutionnel, est-elle impartiale ? Le 26 juin, le rapporteur public du conseil d’Etat, Suzanne von Coester, a recommandé le renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par la compagnie pétrolière américaine Schuepbach (voir ici et ici nos articles).

Problème : Isabelle de Silva, la présidente de la 6e sous section, l’une des deux formations de jugement sur cette affaire, est l’ancienne directrice des affaires juridiques du ministère de l’écologie. Elle a dirigé ce service à partir d’octobre 2009 (voir ici l’annonce parue au journal officiel), et jusqu’au printemps 2011, c’est-à-dire au moment où le ministère accordait des permis de recherches pour les gaz et huiles de schiste. Présente lors de l’audience du 26 juin, Mme de Silva ne s’est pas déportée, alors qu’elle n’avait pas siégé dans une autre affaire qui concernait aussi sa période au ministère : le recours contre le refus du gouvernement et de l’autorité de sûreté (ASN) de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim.

Sur cette base, une demande de réouverture d’instruction est parvenue jeudi 27 juin au Conseil d’Etat. Ses auteurs demandent le renvoi de la décision à une autre formation de jugement pour incompatibilité de fonction. En clair, ils demandent au Conseil d’Etat de réexaminer la QPC en l’absence de l’ancienne responsable du ministère. Les juges ont 15 jours pour faire connaître leur décision à ce sujet.

Parmi les opposants au gaz de schiste, l’inquiétude est grande car si le conseil constitutionnel censurait la loi, aucun texte législatif ne pourrait plus interdire la fracturation hydraulique. L’Etat ne pourrait alors plus rejeter les demandes d’exploration des pétroliers. 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 17:28

 

 

Marianne

Vendredi 28 Juin 2013 à 14:24

 

Hugo Lemonier

 

La Banque du Vatican a bien du mal à rompre avec ses « mauvaises » habitudes : blanchiment, corruption, fraude fiscale. Connu pour son opacité, l’Institut des œuvres de religion (IOR) – la « Banque de Dieu » – s’est trouvé au cœur des plus grands scandales politico-financiers en Italie.

 

La messe est célébrée au Vatican - Riccardo De Luca/AP/SIPA
La messe est célébrée au Vatican - Riccardo De Luca/AP/SIPA
Un membre du contre-espionnage, un intermédiaire financier et un évêque ont été arrêtés vendredi par la police financière, sur ordre du parquet de Rome, dans le cadre de l’enquête sur l’Institut des œuvres de religion (IOR), la Banque du Vatican. La justice italienne soupçonne ces trois hommes de fraude et de corruption. D’après l’agence Ansa, le prélat arrêté, Mgr Nunzio Scarano, l’évêque de Salerne (sud du pays), est notamment suspecté d’avoir participé au rapatriement en Italie – par jet privé – de 20 millions d’euros en espèces depuis la Suisse.
 
Selon le quotidien La Repubblica, Mgr Scarano fait également l’objet d’une enquête du parquet de Salerne pour blanchiment d’argent. Les 20 millions d’euros en question appartiendraient à des amis du religieux, qui auraient bénéficié de l’aide d’un agent du contre-espionnage italien pour rapatrier la somme en Italie. Tous les chemins mènent à Rome, moyennant 400.000 euros de récompense.
 
Ces trois arrestations interviennent dans le cadre d’une vaste enquête visant le président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi, et de son directeur général de l’époque, Paolo Cipriani. Débutée en septembre 2010, l’affaire avait notamment conduit au limogeage de la direction de l’Institut.

 

La Banque du Vatican, connue pour son opacité, n’a cessé de défrayer la chronique depuis 1982, date de la première affaire : la faillite du Banco Ambrosiano, spécialiste de la spéculation frauduleuse. Ce scandale mêle de rocambolesques personnages : un prélat peu scrupuleux, une pseudo-loge maçonnique, la CIA, la Cosa Nostra… Bilan : un trou de 1200 milliards de lires, deux « banquiers de Dieu » assassinés, et certains associent même la mort prématurée de Jean-Paul Ier à cette affaire.

En 1993, durant l’opération « mains propres », le Parquet de Milan découvre que des pots-de-vin destinés aux partis politiques transitent par l’IOR et lève le voile sur l’influence considérable dont dispose le Saint-Siège sur le pouvoir politique et les banques.

 

En parallèle de la réforme de la Curie (le gouvernement de l’Eglise) – récemment entachée par les scandales de « Vatileaks » – le Pape François souhaite renforcer le contrôle Vatican sur cet établissement bancaire, et vient de créer pour ce faire une commission spéciale, sur laquelle il a tout pouvoir. Six transactions suspectes avaient notamment été signalées en 2012 par le conseiller de l’Autorité d’information financière (AIF), qui supervise l’IOR.
 
L’IOR gère 19.000 comptes appartenant en majorité aux membres du clergé catholique, soit environ 7 milliards d’euros. En 2007, le Saint Siège accusait un déficit d’environ neuf millions d’euros. Mais c’est sans compter divers placements. Selon un document secret, le Vatican disposait en 2008 de 340 millions d'euros en devises, 520 millions en obligations et une réserve d'or contenant une tonne de lingots, soit 19 millions.

Si de nombreux journalistes et spécialistes du Vatican ont souvent dénoncé l’opacité de la Banque du Vatican, d’autres comme Jean-François Colosimo, théologien et spécialiste du Saint Siège, soulignent que le secret est nécessaire pour soutenir les congrégations religieuses persécutées, tels que les Chrétiens de Chine ou Solidarnosc au temps de l’URSS.
 
Nommé quelques jours avant la démission du pape Benoit XVI, le nouveau président l’IOR, l’Allemand Ernst von Freyberg, a promis de faire vérifier un par un les comptes de l'IOR par l’Agence américaine de consultants financiers Promontory.
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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 16:46

 

 

Marianne

Vendredi 28 Juin 2013 à 17:18

 

Périco Légasse - Marianne

 

L'Assemblée nationale a décidé de remettre l'étiquetage de l'origine nationale des viandes. Motif : l'attente d'un avis de la Commission européenne !

 

Plats cuisinés contenant du boeuf certifié français - DURAND FLORENCE/SIPA
Plats cuisinés contenant du boeuf certifié français - DURAND FLORENCE/SIPA

Mais ils sont bêtes ou quoi ? Il n’y a pas huit jours, José-Manuel Barroso, président de la Commission européenne, stigmatisait la France pour son refus de sacrifier son exception culturelle en la traitant de « nation réactionnaire ».

Mercredi 26 juin, suivant les recommandations du ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, qui a déclaré que rien ne pouvait être entrepris sans l’accord de Bruxelles, l’Assemblée nationale renonçait à imposer un étiquetage indiquant la provenance des viandes utilisés dans les plats cuisinés. 
 

Voyons, cherchons bien, comment l’Europe pourrait-elle se rendre un peu plus détestable ? Alors que, après avoir secoué l’opinion avec l’une plus graves fraudes à l’étiquetage jamais constatées, le scandale de la viande de cheval roumain dans les lasagnes au bœuf Findus fume encore dans sa barquette, ce sont les députés de la République Française qui se couchent devant les oukases de l’équipe Barroso. 

 

Alors que le gouvernement, toutes voix confondues, de Stéphane Le Foll à Guillaume Barrot en passant par Benoît Hamon, s’était publiquement engagé à se dissocier des choix de la Commission si la situation l’exigeait, voici qu’il fait aujourd’hui volte face. Comme cela tombe mal. Vraiment mal. Il y avait pourtant consensus national sur la question. 
 

Des groupes PS, UMP, UDI et Front de gauche, des voix se sont élevées pour exiger que les ingrédients carnés entrant dans la composition des produits préparés fasse l’objet d’une indication précise de leur origine. Présenté par le député socialiste Germinal Peiro, un amendement a été déposé en ce sens  contre lequel s’est interposé Benoît Hamon avec le soutien du président de la Commission des affaires économiques, François Brottes.

 

« La France est en pointe sur ce dossier malgré la position frileuse de la présidence irlandaise de l'UE et de la Commission européenne. Toutefois, si le signal donné est de voter une disposition contraire aux textes européens, cela mettra le gouvernement français en difficulté » a ainsi justifié le ministre.
 

Les voyous de l’industrie agro alimentaire et les traders de minerais de viandes pourris pourront donc continuer à déverser impunément leur malbouffe sur les rayons de la grande distribution. Inutile d’aller chercher du carburant pour le Front National à Bruxelles, on peut désormais faire le plein à Paris.

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 16:35

 

Rue89

 

Reculade 28/06/2013 à 17h00
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

 

 

L’obligation d’indiquer le pays d’origine de la viande, fraîche ou transformée, était une belle idée, mais les députés viennent de l’enterrer.

Hanté par les mauvais souvenirs des lasagnes surgelées fourrées au cheval roumain, mon estomac ne peut qu’être noué devant les plats au bœuf du supermarché. Sauf exceptions, je vais devoir me contenter encore un moment de la mention « viande bovine » tout court sur le hachis parmentier du rayon surgelé.

VBF
Carrefour s’est engagé en février à remplacer la viande bovine et porcine de ses plats cuisinés surgelés par de la « viande exclusivement d’origine France », c’est-à-dire provenant de bétail né, élevé et abattu en France. Intermarché et Findus ont dit au ministre de l’Agriculture qu’ils feraient de même.

La promesse avait pourtant été faite au consommateur, après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, qu’au moins il pourrait connaître le pays d’origine de l’animal.

En plein Salon de l’agriculture, on s’était rendu compte, en interrogeant les représentants de la filière bovine, qu’il était bien difficile de savoir ce que mangeaient les animaux que nous mangeons.

Mangent-ils des OGM, comme 90% des bovins ? « Non puisque la culture OGM est interdite en France », a répété Dominique Langlois, le patron d’Interbev, l’interprofession du bétail et de la viande, dans un moment d’anthologie. Le même d’ajouter :

« On va sortir par le haut de cette crise, on va prendre les devants et dire qu’on n’a rien à cacher. »

Les députés reculent, la balle dans le camp de l’Europe

En visite sur ce même salon, François Hollande avait annoncé :

« Je veux que, à terme, il y ait un étiquetage obligatoire sur les viandes qui sont insérées, introduites dans les produits cuisinés [afin que] le consommateur puisse être informé de la provenance des produits qu’il consomme et notamment des viandes. »

Le président de la République n’ignorait pas que la décision devrait être européenne et avait dit qu’il soutiendrait toutes les « démarches volontaires d’étiquetage », en attendant.

Las, dans la nuit de mercredi à jeudi 27 juin, après un long débat sur le projet de loi sur la consommation du ministre Benoît Hamon, les députés ont rejeté les amendements concernant la mention obligatoire de l’origine nationale de la viande, qu’elle soit consommée fraîche ou dans le cadre de produits alimentaires transformés.

Le ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et à la Consommation a argué du fait que cela devait obligatoirement être décidée au niveau européen. Il a tenté de justifier sa reculade :

« La France est en pointe sur ce dossier, et a décroché des soutiens auprès de plusieurs pays, malgré la position frileuse de la présidence irlandaise de l’UE et de la Commission européenne.

Si le signal qui est donné est de voter une disposition contraire aux textes européens, cela mettra le gouvernement français en difficulté. »

1,98 euros le hachis parmentier Carrefour

Depuis l’affaire des lasagnes, à Rue89 comme ailleurs sans doute, tout le monde s’est mis à se soucier un peu plus qu’avant de la composition de son assiette, surtout lorsqu’il s’agit de viande.

 


Un hachis parmentier Carrefour à 1,98 euros (S.C.)

 

« Qu’est-ce qu’il y a dans un plat préparé à 2 euros ? », m’avait lancé Blandine Grosjean, comme un défi. Au Carrefour du coin, j’ai trouvé un plat encore moins cher que ça : 1,98 euros le hachis parmentier surgelé prêt en cinq minutes au micro-ondes. Le rêve de tout carnivore fauché et pressé !

Las, avec Colette Roos (qui tient le blog Les dessous de l’assiette), on a retourné l’étiquette dans tous les sens sans parvenir à savoir combien de vraie viande et de vraie pomme de terre il y avait dans ce plat, ni le coût de revient du plat. A 6,60 euros le kilo, c’était juste inquiétant.

 


Composition du hachis parmentier Carrefour (cliquer pour agrandir) (S.C.)

On a surtout remarqué une chose étrange :

  • en français, il est dit que le plat contient 31% de « viande bovine cuisinée “ dont 13% de ‘viande bovine cuite hachée , nom pudique pour dire minerai de viande’ ;
  • la version espagnole de la composition dit 32% de ‘viande bovine cuisinée’ dont 16% de ‘viande bovine cuite hachée’.

Intriguée par cette différence, qui ne peut être liée à la culture, puisque le même plat est disponible dans les deux pays à l’identique, j’ai téléphoné au service consommateur Carrefour, qui a noté m’a demande et m’a promis de revenir vers moi.

Carrefour m’écrit... et me ment

Un mois et demi plus tard, je reçois un courrier de Carrefour, m’indiquant :

‘Une mise à jour de l’emballage espagnol a été faite, le terme cocinado’ ne figure plus sur la liste des ingrédients. A titre commercial, nous vous adressons un bon d’achat d’une valeur unitaire de 3,50 euros à valoir lors de vos prochains achats dans votre magasin habituel.”

Ravie que m’a demande n’ait pas été perdue, je retourne au magasin et regarde plus précisément le changement d’étiquette. Là, quelle ne fut pas ma surprise ? L’étiquette indique toujours “carne de vacuno cocinada 32% ‘ (viande bovine cuisinée) puis entre parenthèses carne picada de vacuno cocida 16% (viande bovine cuite hachée) – donc les proportions sont différentes selon la version française ou espagnole. Rien n’a changé, malgré ce qui est dit dans le courrier.

Pire, quand je sors mon bon d’achat cadeau à 3.50 euros, la carte cadeau n’affiche à la caisse qu’un crédit de 3 euros...

Un goût acide au fond de la bouche

 


Le hachis parmentier (S.C.)

 

Après cette double déception, et parce que je n’aime pas jeter ce qui est comestible, je décide de goûter ce plat au prix défiant toute concurrence. Verdict :

  • le lait entier mélanger aux flocons de pomme de terre donne le goût de l’enfance ;
  • muscade, curcuma, ail, oignon, et sel relèvent un peut le goût ;
  • j’essaie de ne pas penser à ce qu’il y a dans la viande, mais parfois je sentais le hachis croquer sous la dent.

Une fois ce plat avalé, je garde un goût d’acide citrique au fond de la bouche, repense à ce témoignage, que je préfère oublier, d’un ancien salarié d’une usine de transformation de viande et me dis que je préfère retourner chez l’artisan boucher.

 

 

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