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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:45

 

 

latribune.fr 

15/07/2013, 18:22 


Pour produire tous ses meubles, le géant suédois utilise plus de 16 millions de mètres cubes de bois par chaque année.
Copyright Reuters
IIkea vend plus de 100 millions de produits chaque année, dans 41 pays et 342 magasins. De quoi inciter le magazine Pacific Standard à réaliser une étude concluant que pour pouvoir fabriquer tous ses meubles, le géant suédois consomme chaque année 16,27 millions de mètres cubes de bois. Ce qui représente 1% des réserves mondiales. Ikea se procure tout cette matière, première par le biais de concessions forestières dispersées dans 46 endroits à travers le monde, notammenten Scandinavie et en Russie.

Une gigantesque quantité de bois nécessaire

Certaines ONG ont d'ailleurs Ikea dans leur ligne de mire. Il y a quelques mois, Sauvons la forêt dénonçait les arbres anciens détruits en chaîne pour la conception de meubles : « à la cadence de 800 arbres par jour, les abatteuses coupent, ébranchent et empilent les troncs d'arbres avant leurs transport vers l'usine de meubles. Du haut de leurs pneus gigantesques, les machines sillonnent les marais. Ils leurs faudra des décennies pour s'en remettre ».

 

L'Europe responsable d'un tiers de la déforestation liée au commerce international

Pour faire face à ces accusations, Ikea soigne son image et travaille avec The Forest Stewardship mais aussi avec WWF. Un code strict, pour le respect des forêts, a été adopté par la société qui communique sur l'origine du bois qu'elle utilise et sur la légalité de son abattage. Ainsi, Ikea déclare ne pas accepter « de bois abattu illégalement ou issu des forêts primaires, sauf si elles sont gérées de manière responsable et certifiées comme telles ».

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:32

 

Arte

 

Synopsis : Plus de 100 000 molécules chimiques ont envahi l'alimentation depuis une cinquantaine d'années. Comment sont évalués et règlementés ces produits, les pesticides, les additifs et plastiques alimentaires ? Existe-t-il un lien entre l'exposition à ces substances et l'augmentation des maladies dans les pays occidentaux, telles que le cancer, les maladies auto-immunes, les maladies neurologiques, les troubles de la reproduction ou le diabète ? La réalisatrice, déjà auteur d'un documentaire engagé sur la firme d'OGM Monsanto, «Le Monde selon Monsanto», en 2008, conclut que l'origine de ces maladies est avant tout environnementale.

 

  • Pesticide

    Comment savoir si un pesticide est toxique pour la santé ? La réponse devrait se trouver au Centre international de recherche contre le cancer qui coordonne toutes les études et recherches sur les produits chimiques. Mais qu'en est-il vraiment ?

  • Aspartame

    Son vrai nom est E951, et on le retrouve dans de nombreux aliments. Ce fameux E951, on le connaît mieux sous le nom d'aspartame. Un mot familier qui cache bien des doutes sur son impact sur la santé humaine. Retour sur une histoire étonnante.

  • Bisphenol A

    Le plastique est une matière beaucoup plus vivante qu'on ne le pense. Et peut-être plus dangereuse aussi. Le cas du Bisphénol A qu'on retrouve notamment dans la composition les biberons a provoqué une polémique d'ampleur internationale.

  • Inde

    L'Etat de l'Orissa en Inde possède une particularité : il y a moins de cas de cancers et moins de gens obèses que dans les sociétés occidentales. Or, ces Indiens vivent et se nourrissent de leur agriculture traditionnelle. Difficile de ne pas y voir un lien.

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:18

 

 

Médiapart

|  Par François Bonnet et Dan Israel

 

 

 

Plusieurs parlementaires, Antoine Peillon et Mediapart organisent mercredi à l'Assemblée nationale une conférence de presse commune. Thème : « En défense des lanceurs d'alerte », alors que le financier Condamin-Gerbier a été incarcéré par les autorités suisses après avoir témoigné devant le Parlement et la justice française sur la fraude à grande échelle de banques suisses.

 

Depuis le 19 juin 2012, Julian Assange campe à l’ambassade d’Équateur à Londres. Depuis le 24 juin, Edward Snowden bivouaque dans la zone de transit de l’aéroport de Cheremetievo, à Moscou. Depuis le 5 juillet, le financier français Pierre Condamin-Gerbier croupit – au secret – dans une prison suisse (on ne sait pas laquelle). Trois hommes, trois histoires et trois personnalités radicalement différentes mais qui ont un point commun : avoir fait vaciller par leurs déclarations publiques, leurs révélations de documents, des États ou d’immenses puissances économiques.

Un quatrième homme, Hervé Falciani, à l’origine du scandale HSBC, devrait lui aussi croupir au cachot s’il n’avait fui la Suisse pour trouver protection d’abord en Espagne, puis en France depuis trois semaines où il a décidé de collaborer avec la justice et le fisc français (lire ici notre entretien avec Hervé Falciani).

 

“PCG” 
“PCG”© dr

L’arrestation le 5 juillet de Pierre Condamin-Gerbier, seulement confirmée par le ministère public le 14 juillet, sa mise au secret, son inculpation pour « service de renseignements économiques » – plus simplement pour avoir donné des informations à l’étranger – vient rappeler combien la législation confédérale est d'abord adaptée à la puissance des établissements bancaires. Depuis des années, depuis la réforme de 2009, la Suisse faisait savoir qu'elle se rangeait progressivement aux normes communes, américaines ou européennes, pour limiter une hémorragie fiscale qui met en péril l'économie mondiale (une fraude évaluée pour la France seule entre 50 et 80 milliards d'euros par an).

Le mouvement est réel mais ne remet en rien en cause ces tabous structurants de la Confédération helvétique : le secret bancaire, le secret pour masquer ce que l'OCDE ou, très régulièrement, le G-20 ou le G-8 disent vouloir terrasser, c'est-à-dire la fraude, les paradis fiscaux, les détournements.

Pierre Condamin-Gerbier risque donc trois ans de prison. Interpellé et mis « en détention préventive », selon la formule du ministère public de la Confédération, il est sous le coup d'une plainte déposée le 17 juin par un de ses anciens employeurs, la banque Reyl & Cie et sa filiale Reyl Private Office, dont il a été l'associé-gérant de 2006 à 2010. La banque Reyl, c'est celle-là même qui s'est trouvée – avec UBS – au centre du scandale Cahuzac, pour avoir hébergé de 1998 à 2009 les avoirs cachés de l'ancien ministre socialiste du budget.

 

Siège de la banque Reyl, en Suisse.Siège de la banque Reyl, en Suisse.© Reuters

« Les nombreuses déclarations mensongères maintenues en dépit des démentis catégoriques de la Banque, la falsification d’un mémorandum interne de Reyl Private Office, et sa remise à un média français, n’ont laissé d’autre choix à la Banque que de sortir de sa réserve et d’agir à l’encontre de Pierre Condamin-Gerbier », dit aujourd'hui la banque. Elle ne précise pas qu'elle est elle-même l'objet en France d'une information judiciaire pour blanchiment, conduite par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire.

Mais cette arrestation a du mal à passer en France, tant Pierre Condamin-Gerbier avait ces derniers mois aidé à lever le voile sur l'opacité du système bancaire suisse en acceptant de témoigner.

De la mi-février à début juillet, le financier a été entendu plusieurs fois par la police judiciaire et les douanes judiciaires.

– Le 12 juin, il était auditionné par la commission d'enquête sénatoriale sur le rôle des banques dans l'évasion fiscale, dont le rapporteur est le sénateur Éric Bocquet (PCF).

– Le 13 juin, il était entendu à huis clos par Yann Galut et Sandrine Mazetier, députés PS. Yann Galut est rapporteur du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale et responsable du groupe de travail « Exil fiscal » au sein du groupe PS de l’Assemblée nationale.

– Le 2 juillet, il était longuement entendu par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire.

– Le 3 juillet, il témoignait devant la commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur d’éventuels dysfonctionnements de l'État dans l'affaire Cahuzac, commission présidée par le député centriste UDI Charles de Courson.

– Ces 2 et 3 juillet, Pierre Condamin-Gerbier s'expliquait également longuement dans Mediapart sur son parcours et ses découvertes : «Dans le secret des banques suisses» ; « Je suis au milieu d’une énorme machine à blanchir ».

Est-ce cette soudaine accélération, sur fond d'enquêtes judiciaires et parlementaires, qui a incité le monde bancaire suisse et les autorités à réagir au plus vite ? Fallait-il à tout prix faire taire cet insider devenu lanceur d'alerte ?

Des parlementaires français et des journalistes s'en inquiètent et veulent des explications. C'est pourquoi une conférence de presse commune se tiendra mercredi 17 juillet, à 11 heures, à l'Assemblée nationale : elle associera Yann Galut (PS), Charles de Courson (UDI), Éric Bocquet (PC), François de Rugy (coprésident du groupe EELV à l'Assemblée), Antoine Peillon, journaliste et auteur de Ces 600 milliards qui manquent à la France, et la rédaction de Mediapart. Son thème : « En défense des lanceurs d'alerte, après l'arrestation par les autorités suisses du financier Pierre Condamin-Gerbier ».

Seront également présents, pour soutenir l'initiative : Nathalie Goulet, sénatrice UDI, Nicolas Dupont-Aignan, député Debout la République, Eric Alauzet, député écologiste, et les députés socialistes Pascal Cherki, Barbara Romagnan, Michel Pouzol, et Cécile Untermaier.

« Je vais interroger le gouvernement français »

Interrogé par Mediapart, Yann Galut, rapporteur socialiste du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale, se déclare « extrêmement surpris par l'arrestation » de Pierre Condamin-Gerbier. « J’espère qu’elle n’est pas liée au travail de coopération de M. Condamin-Gerbier avec la justice française, dit-il. Sinon, il s’agirait d’une attitude inacceptable, et désobligeante, des autorités suisses à l’égard de la France. Je vais interroger le gouvernement français à ce sujet après avoir recoupé les informations disponibles. Bien sûr, il faut respecter l’indépendance de la justice, mais il pourrait s’agir d’un très mauvais signe. » Galut est à l’origine de l’adoption par l’Assemblée d’un amendement permettant la protection des lanceurs d’alerte en matière de fraude fiscale.

Dès samedi, Charles de Courson, président (UDI) de la commission Cahuzac, déclarait à Mediapart : « Les autorités suisses continuent à tout faire pour empêcher toute transparence en matière bancaire. Comme d’habitude, on met en prison des gens qui ont brisé leur carrière pour mettre fin à l’incroyable complicité des autorités suisses. » Il s’étonnait que Pierre Condamin-Gerbier ait décidé, après son audition du 3 juillet devant l’Assemblée nationale, de retourner en Suisse. « C’est complètement fou, étant donné ce qui était arrivé à Hervé Falciani. » Et d'ajouter : « Ceux de mes collègues qui ont des comptes en Suisse se porteraient mieux si M. Condamin-Gerbier pouvait être mis à l’ombre. »

Le rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale, le sénateur communiste Éric Bocquet, voit lui confirmée son intuition qu’« en Suisse, rien ne bouge, rien ne se fait sans l’accord des banques » : « Les choses que nous a racontées Pierre Condamin-Gerbier sont très sensibles, on est au cœur de la machine. Après ses déclarations répétées et fracassantes, la justice française s’est saisie de la question. On ne peut pas tolérer la moindre entrave à la recherche de la vérité. » Le sénateur indique que, « au sein de la commission, on se demandait quelle allait être la réaction de la Suisse ». La réponse ne s’est pas fait attendre. « Nous avions proposé à M. Condamin-Gerbier de le revoir, pour qu’il continue à nous exposer les mécanismes de fraude fiscale qu’il avait eu à connaître, et il avait accepté, rappelle Bocquet. Nous devions le recontacter prochainement, je crains que cela soit plus compliqué désormais. »

De son côté, la députée (UMP) des Français de Suisse et du Liechtenstein, Claudine Schmid, reste en revanche très calme : « La justice et la police suisse ont fait leur travail, explique-t-elle à Mediapart. Les actions de M. Condamin-Gerbier sont passibles du pénal en Suisse, et le pays a respecté son cadre légal. Il est même étonnant que ce monsieur ne l’ait pas vu venir. »

En effet, en avril, Condamin-Gerbier assurait à Libération être bien conscient des limites à ne pas franchir : « Je n’ai jamais évoqué un dossier protégé par le secret bancaire avec quiconque. Trahir ce secret est un délit réprimé par le droit pénal. »  Et il déclarait encore le 13 juin à l’AFP : « J'attends le bon moment pour le faire », notamment lorsque cela « aura le moins de répercussions pour moi et ma famille. »


 
© Reuters

Ce moment, il l'a trouvé devant le juge Van Ruymbeke, citant plusieurs noms d'hommes d'affaires et de responsables politiques français susceptibles de détenir des comptes cachés en Suisse. Il a en particulier détaillé les activités offshore de l’homme d’affaires Alexandre Allard en lien avec l’ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres (UMP). Il a également cité, mais avec plus de prudence, le nom de Laurent Fabius (PS), sa famille pouvant détenir des avoirs non déclarés en Suisse.

Depuis, de multiples contre-feux sont allumés, le principal étant de présenter le financier comme un escroc doublé d'un mythomane. C'est ce qu'affirment aujourd'hui quelques titres de presse. Mais le principal n'est-il pas plutôt à chercher dans ses déclarations, où il se dit prêt à collaborer avec la justice française ? N'est-ce pas cela qui lui vaut la lettre de cachet délivrée par Reyl, tandis qu'UBS, également sous le coup d'une enquête en France, et déjà sanctionnée par une amende, multiplie les contre-feux médiatiques ?

Comme tout témoin, comme tout lanceur d'alerte décidant de déchirer le voile de secret qui recouvre son monde, le financier français a sans doute ses intérêts, ses failles, ses inexactitudes. Mais le monde opaque qu'il a entrepris de révéler a été jugé suffisamment crédible pour que la justice française ainsi que les services fiscaux décident de l'entendre à plusieurs reprises. Il en a été de même pour deux commissions d'enquête parlementaires. Quant à son long récit publié par Mediapart, il n'a suscité ni démenti ni demande de droit de réponse. Chaque fois, le financier a décrit des mécanismes de fraude, des stratégies de dissimulation, des artifices comptables et financiers cohérents avec les nombreuses révélations faites par Hervé Falciani ou par les cadres dirigeants qui ont fait éclater l'affaire UBS-France.

Assange, Snowden, Falciani, Condamin-Gerbier, les cadres d'UBS-France... Outre les harcèlements, représailles professionnelles et traques judiciaires, une farouche guerre de communication visant à ruiner la crédibilité de tous ceux qui veulent témoigner, révéler, divulguer est à chaque fois engagée.

Ce fut le cas avec Julian Assange, qui traîne une trouble accusation de viol et d'agression sexuelle. Ça l’est aussi avec Snowden, décrit comme une sorte de pervers manipulateur froid. Ce le fut tout autant avec Falciani, accusé d’avoir voulu monnayer à grande échelle les listings du système interne du géant bancaire HSBC. Et ça l’est aujourd’hui encore avec Pierre Condamin-Gerbier, désormais décrit comme un imposteur, falsificateur, mythomane surendetté…

Neutraliser la source, l’arrêter ou à défaut la décrédibiliser. Après les États-Unis qui, par les scandales WikiLeaks et Snowden, ont vu exposés au grand jour leur stratégie mondiale, leur diplomatie, leurs guerres et leurs systèmes de surveillance généralisée, voilà la Suisse qui défend une fois de plus le noyau nucléaire de son économie : sa puissance bancaire et financière. Et pour cela, il est indispensable d'écraser les lanceurs d'alerte. Nous ne pouvons pas l'accepter et ce sera le sujet de cette conférence de presse exceptionnelle de mercredi, rassemblant parlementaires et journalistes.

Retrouvez ci-contre tout notre dossier dans l'encadré "Lire aussi" et voir sous l'onglet "Prolonger" nos débats vidéos sur la corruption, la fraude et les paradis fiscaux.

 


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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:40

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Nouvelle grève générale en Grèce

Créé le 16-07-2013 à 07h30 - Mis à jour à 07h44
Le Nouvel Observateur avec AFP

Pour obtenir l'aide de ses créanciers, Athènes doit supprimer 4.000 emplois publics et imposer la mutation de 12.500 fonctionnaires.

 

 

La fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'organisme de radiotélévision publique avait déjà provoqué un choc dans l'opinion. (Petros Giannakouris - Sipa)

La fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'organisme de radiotélévision publique avait déjà provoqué un choc dans l'opinion. (Petros Giannakouris - Sipa)

La plupart des services publics doivent rester fermés dans la matinée de mardi 16 juillet en Grèce en raison d'une grève générale décrétée par les deux principaux syndicats du pays contre les réformes en cours d'examen au parlement, notamment dans la fonction publique.

Au cœur de la contestation figure un projet de loi d'une centaine d'articles qui doit être voté mercredi pour respecter les exigences des bailleurs de fonds du pays, dont le cœur est constitué par un plan de départ et de redéploiement touchant une partie des 700.000 fonctionnaires du pays.

Mardi matin, les trains ne circulent pas. A Athènes, bus et trolleys resteront immobilisés entre 8h et 20h.

Le métro fonctionne, mais trois stations du centre-ville resteront fermées en raison des deux défilés de manifestations qui sont prévus, le premier en milieu de matinée à l'appel du syndicat communiste Pame, et le deuxième à l'appel du syndicat du secteur privé GSEE, et des fonctionnaires Adedy.

4.000 emplois publics supprimés

Pour rester sous perfusion de ses créanciers UE-BCE-FMI, la Grèce, d'ici la fin de l'année, doit supprimer 4.000 emplois publics et imposer des mutations à 12.500 fonctionnaires.

Après le choc dans l'opinion, créé par la fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'organisme de radiotélévision publique ERT, pourtant considéré comme une vache sacrée en Grèce, l'application quasi mathématique d'un schéma de mutation, qui intervient après des années d'embauche clientéliste et de laisser faire, suscite beaucoup d'angoisse, notamment dans le monde enseignant.

Le texte présenté au Parlement pose le cadre de la réorganisation de la fonction publique: d'ici fin juillet, 4.200 employés entreront dans une "réserve" de mobilité, pour huit mois, durant lesquels ils toucheront 75% de leur salaire. S'ils refusent d'être mutés dans une autre administration, ils seront licenciés.

Un refus de mobilité signifiera licenciement

Les premiers concernés par ce redéploiement sont des employés de l'Education nationale et les quelque 3.500 policiers municipaux du pays voués à être intégrés au corps de la police nationale.

Ces derniers se sont fait entendre cette semaine, au rythme de défilés de motos quasi-quotidiens dans les rues d'Athènes, toutes sirènes hurlantes.

Les deux syndicats ont appelé à la mobilisation sous le slogan "nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des travailleurs".

Dimanche, dans une interview au journal "Real News", le ministre de l'Intérieur Yannis Michelakis a prévenu que le refus de la mobilité signifiait le licenciement pour les fonctionnaires concernés.

Du vote de cette loi, prévu mercredi soir, qui comprend aussi des mesures libéralisant le secteur privé, comme un assouplissements des dates d'ouverture des magasins le dimanche, dépend le versement de la prochaine tranche d'aide internationale au pays.

 

 

                                                                                 *********************************

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 16.07.2013 à 08h10 • Mis à jour le 16.07.2013 à 16h16

 

Grèce : les fonctionnaires défilent à nouveau contre les réformes

 


L


 

  

 

 

 

 

La Grèce connaissait à nouveau une journée de grève générale, mardi 16 juillet, pour protester contre un plan de restructuration de la fonction publique exigé par les bailleurs de fonds internationaux du pays.

Au moins 16 000 personnes ont manifesté à Athènes et 7 000 à Thessalonique, selon la police, pour dire "non aux licenciements de fonctionnaires" ou appeler à "licencier le gouvernement". Ils répondaient à l'appel des deux principaux syndicats du pays, réunis sou le slogan "Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des travailleurs".

De nombreux services et transports sont restés fermés mardi. Les trains ne circulaient pas, pas plus que le métro reliant la capitale à l'aéroport. Les vols à l'arrivée et au départ de l'aéroport Vénizelos étaient perturbés.

 

 

SUPPRIMER 4 000 EMPLOIS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Pour rester sous perfusion de ses créanciers – Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – la Grèce doit d'ici à la fin de l'année supprimer près de 4 000 emplois dans la fonction publique et imposer des mutations à 12 500 autres fonctionnaires.

Après le choc dans l'opinion provoqué par la fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'ERT – l'organisme de radiotélévision publique pourtant considéré comme une vache sacrée en Grèce –, l'application quasi mathématique d'un schéma de mutation, qui intervient après des années d'embauche clientéliste et de laisser-faire, suscite beaucoup d'angoisse.

 

Les manifestants répondaient à l'appel des deux principaux syndicats du pays, réunis sous le slogan "Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des travailleurs".

 L'ÉDUCATION NATIONALE DANS LA LIGNE DE MIRE

Le texte présenté au Parlement prévoit d'ici à fin juillet que 4 200 employés entreront dans une "réserve" de mobilité pour huit mois, durant lesquels ils toucheront 75 % de leur salaire. S'ils refusent d'être mutés dans une autre administration, ils seront licenciés.

Lire notre reportage "La vie qui s'écroule" des fonctionnaires grecs

Les premiers concernés par ce redéploiement sont des employés de l'éducation nationale et les quelque 3 500 policiers municipaux du pays voués à être intégrés au corps de la police nationale. Ces derniers se sont fait entendre cette semaine au rythme de défilés de motos quasi quotidiens dans les rues d'Athènes, toutes sirènes hurlantes.

Du vote de cette loi, prévu mercredi soir, comprend également des mesures libéralisant le secteur privé, comme un assouplissement des dates d'ouverture des magasins le dimanche, dépend le versement de la prochaine tranche d'aide internationale au pays. Les 110 articles doivent être étudiés et validés avant le 19 juillet. A la clé, le versement d'ici à la fin du mois de 4 milliards d'euros. Le gouvernement ne peut donc pas se permettre un rejet de ce texte. 

Lire nos explications La Grèce à l'épreuve d'un nouveau plan de rigueur

 

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:28

 

 

 

 Le Monde.fr

16.07.2013 à 12h54 • Mis à jour le 16.07.2013 à 16h50 | Par Simon Piel

 


 
Selon Le Point, Thomas Fabius a acheté, en juin 2012, un appartement de 280 mètres carrés à Paris pour la modique somme de sept millions d'euros. Le parquet de Paris s'intéresse aux conditions d'achat du bien immobilier.

 

 

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire, le 27 juin, pour "faux", "escroquerie" et "blanchiment" qui a été confiée aux juges d'instruction René Cros et Roger Le Loire. Les magistrats du pôle financier s'intéressent notamment à différents flux financiers autour de Thomas Fabius, le fils aîné de l'actuel ministre des affaires étrangères.

 

On ignore pour l'instant avec précision les faits qui pourraient être reprochés à Thomas Fabius. Une plainte, déposée en octobre 2011, avait donné lieu en mai 2012, à l'ouverture d'une enquête préliminaire. S'en était suivis deux signalements Tracfin, dont l'un portait sur les mouvements d'argent ayant précédé l'acquisition d'un appartement.

 

 ORIGINE DE FONDS

Lors de cette curieuse opération immobilière, révélée par Le Point, Thomas Fabius avait acheté en 2012 un appartement dans le 7e arrondissement à Paris, pour plus de 7 millions d'euros. Les enquêteurs de l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s'interrogent notamment sur l'origine des fonds qui lui ont permis de réaliser cette opération alors que, selon Le Point, il n'est pas imposable.

 

Lire : L'étrange appartement à 7 millions d'euros de Thomas Fabius

 

Contacté, son avocat, Cyril Bonan a tenu à préciser que "si une information judiciaire a bien été ouverte, elle permettra de mettre un terme sur les spéculations autour de cet appartement" ajoutant que son client "qui n'a pas été entendu dans le cadre de l'enquête préliminaire se tient à disposition de la justice".

Dans un communiqué du 4 juillet, Me Bonan expliquait que l'acquisition s'était faite "dans des conditions normales" :

  "Elle a été financée pour partie par un apport personnel de M. Thomas Fabius et pour partie par un emprunt bancaire, lequel est assorti de garanties usuelles, en l'occurrence une hypothèque sur le bien immobilier, ainsi qu'un contrat d'assurance-vie souscrit par Thomas Fabius et donné en gage à la banque".

Les investigations portent toutefois sur des faits plus larges. Une demande d'entraide pénale avait notamment été faite au Maroc dans le cadre de l'enquête préliminaire.

Lire aussi : Thomas Fabius, l'héritier qui cherchait à exister

Simon Piel

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:19

 

Le Monde.fr

16.07.2013 à 18h21 • Mis à jour le 16.07.2013 à 18h39

 

 

 

 

 
L'autorité européenne de sécurité des aliments avait estimé en mai que le fipronil pouvait présenter un risque "élevé" pour les abeilles.

L'Union européenne a décidé mardi 16 juillet d'interdire l'usage à l'air libre du fipronil, un insecticide mortel pour les abeilles, produit par le groupe allemand BASF et déjà banni en France.

 

Le fipronil avait été identifié en mai comme présentant "un risque élevé" avéré pour les traitements du maïs par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). A compter du 31 décembre 2013, son usage sera banni pour deux ans pour le traitement des semences de maïs et tournesols. Il ne pourra plus être utilisé que pour certaines cultures sous serre, excluant les poireaux, oignons et brassicacées (choux, radis...).

La mesure a été adoptée par 23 Etats, ouvrant la voie à sa mise en œuvre par la Commission. Seules l'Espagne, première utilisatrice, et la Roumanie ont voté contre, selon une source européenne. Outre ces deux pays, seuls six Etats européens utilisent encore le fipronil pour le maïs (Hongrie, Bulgarie, République tchèque et Slovaquie) ou d'autres cultures (Belgique et Pays-Bas).

 

 GREENPEACE PAS ENCORE SATISFAIT

Le groupe BASF a contesté cette décision, jugeant que la Commission devrait s'engager "dans un plan d'action ambitieux pour identifier les réelles causes du déclin de la santé des abeilles" plutôt que de "continuer à limiter l'accès des agriculteurs à des technologies innovantes". L'ONG environnementale Greenpeace a pour sa part jugé le moratoire insuffisant, plaidant pour une interdiction durable, "seule susceptible d'aider à restaurer les populations d'abeilles".

Lire : Greenpeace réclame l'interdiction de 7 pesticides pour protéger les abeilles

La Commission européenne a déjà décidé en mai d'interdire pour deux ans l'utilisation de trois néonicotinoides (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) utilisés dans des pesticides fabriqués par les groupes Bayer et Syngenta.

Menaçante pour l'écosystème terrien, la baisse du nombre des abeilles est imputée, selon les experts, à une série de facteurs incluant, outre les pesticides, les parasites, le manque de médicaments vétérinaires ou parfois leur utilisation abusive, la gestion de l'apiculture, le manque d'habitats et de nourriture et le changement climatique.

Lire le post de blog : A quoi ressembleraient nos supermarchés sans les abeilles ?

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:01

 

Marianne

  Mardi 16 Juillet 2013 à 10:00

 

 

Avec la multiplication des instruments d'information et d'expression propres aux techniques modernes - médias, Internet -, la confiscation de la démocratie est désormais ressentie comme intolérable par la masse des citoyens.

 

Sarkozy au siège de l'UMP - WARTHNER VINCENT/20 MINUTES/SIPA
Sarkozy au siège de l'UMP - WARTHNER VINCENT/20 MINUTES/SIPA
« Rejet ! », c'était notre une il y a deux semaines. Rejet de la droite. Rejet de la gauche. Rejet de la politique. Mais pourquoi donc ? Parce que la masse des citoyens, toutes tendances confondues, ne veut plus de l'exercice du pouvoir en bandes organisées.

Ces bandes s'appellent les partis. Leur fonction est la collecte des suffrages au profit d'eux-mêmes et de leurs caciques. Alors que tout les oppose, ils sont au moins d'accord sur un point : la monopolisation du suffrage universel au profit du réseau qu'ils constituent ensemble. Quitte à accepter de revoir à chaque scrutin la clé de répartition des revenus - pardon, des suffrages ! - entre les bandes.

Ce n'est pas pour rien que la plupart des démocraties naissantes ont banni les partis comme des organes de corruption du suffrage populaire. Mieux, sous la Révolution, faire acte de candidature était considéré comme un délit, que certains voulaient même punir de la peine de mort...

Les propos que je viens de tenir pourraient facilement être taxés par un esprit malveillant de poujadisme, de populisme, voire de lepénisme. La situation qu'ils décrivent n'est pourtant que la conséquence directe de la démocratie représentative. La démocratie est en effet le seul système qui, à la faveur de scrutins réguliers, remet périodiquement en jeu le pouvoir lui-même. Il est donc naturel, il est donc inévitable, il est donc indispensable que se constituent à l'intérieur du corps politique des organismes qui se proposent de recueillir et de regrouper les suffrages à leur profit, pour accéder le plus légitimement du monde au pouvoir. Rien à redire à cela.

Sauf que, dans la pratique, ces organismes se constituent en monopoles pour confisquer à leur profit exclusif les volontés du suffrage universel. Les partis deviennent ainsi à la politique ce que les trusts, les ententes, les cartels sont à la vie économique : des organismes d'accaparement, qui font obstacle au libre-échange. Avec la multiplication des instruments d'information et d'expression propres aux techniques modernes - médias, Internet -, cette confiscation de la démocratie est désormais ressentie comme intolérable par la masse des citoyens.

D'où, partout à travers le monde, ces mouvements d'« indignés », ces révoltes populaires à l'écart des partis politiques qui surgissent hier en Espagne, aujourd'hui en Turquie, en Egypte, au Brésil. Qui aurait en effet imaginé ce soulèvement contre le football au pays de Pelé ?

En France, cette révolte a pris - pour le moment - la forme du vote de protestation en faveur du Front national. Eh oui ! c'est un peu dur à avaler et surtout à comprendre chez les démocrates les plus sincères, mais c'est ainsi : le vote pour le Front national n'a plus pour ressort principal l'immigration ou l'insécurité, mais la défiance à l'égard des formes traditionnelles de la démocratie et de son accaparement par la classe politique.

Les plus lucides commencent à le comprendre : ils savent que leur âge d'or est désormais révolu, et qu'il va falloir progressivement se résoudre à déprofessionnaliser la carrière politique. C'est à quoi correspondent les propositions actuellement en discussion au Parlement : limitation du cumul des mandats et du nombre de mandats successifs, réduction des avantages propres aux élus, qui visent presque tous à échapper à l'impôt. Car ceux-là mêmes dont la fonction principale est de voter l'impôt n'ont rien eu de plus pressé que de se mettre à l'abri des mesures qu'ils appliquent aux autres.

Qu'il s'agisse de leurs rémunérations, de leurs retraites et des divers avantages en nature dont ils bénéficient, le « hors impôt » est chez les parlementaires l'équivalent du « sans dot ! » de Harpagon dans l'Avare de Molière. Là où le citoyen ordinaire a recours à la fraude pour échapper à l'impôt, le député peut se permettre de recourir à une loi en sa propre faveur. Loi privée, autrement dit privilège, c'est-à-dire négation même de l'ordre démocratique.

Voilà des années, et même des décennies, que l'abolition du cumul des mandats, cette anomalie française, se heurte à la résistance acharnée de la classe politique prise dans son ensemble. On déploie depuis lors des trésors d'ingéniosité et même d'intelligence pour défendre l'indéfendable, c'est-à-dire le verrouillage du suffrage universel au profit d'un seul individu dans un « fief » donné. En refusant de « partager », cette classe politique est en train de se suicider.

La mesure la plus efficace contre l'accaparement serait la limitation du nombre des mandats successifs autorisés à un seul individu. La commission des Lois de l'Assemblée nationale s'est prononcée, sans aucune chance d'être suivie, pour un maximum de trois mandats successifs. La mesure ne serait efficace que si un tel maximum était réduit à deux. Faut-il rappeler que toutes les assemblées qui ont fait œuvre utile et fait progresser la démocratie étaient composées d'hommes nouveaux et « inexpérimentés » ? Ce fut le cas de la Constituante de 1789, de l'Assemblée de 1848, et à nouveau de la Constituante de 1945, à la faveur de circonstances exceptionnelles.

L'avantage d'une telle mesure est qu'elle interdirait de faire de la politique un métier, ou une «carrière», comme c'est le cas aujourd'hui. Les sociologues de la politique du début du XXe siècle appelés « machiavéliens », Robert Michels, Gaetano Mosca, ou Vilfredo Pareto, ont montré, à la suite des thèses fondamentales de Max Weber sur la professionnalisation de la politique à l'ère démocratique, que le jeu finit par opposer deux « élites»  rivales, en laissant de côté le peuple lui-même, réduit au rôle d'arbitre dérisoire et impuissant.

Ce qui se passe aujourd'hui ? Le peuple est en train de réclamer sa place en politique, c'est-à-dire dans le lieu même où se décident ses propres destinées. Il ne faut donc pas voir dans la critique actuelle de la profession politique par la population un déclin de la passion démocratique mais, au contraire, une nouvelle exigence de cette passion. Il serait grave pour l'avenir d'en laisser le monopole au Front national.

Après de Gaulle, qui avait justement vu dans le mouvement de 1968 une aspiration à la « participation » des citoyens à la vie politique, Ségolène Royal, lors de sa campagne de 2007, avait fait le même diagnostic. Ce que nous constatons jour après jour, c'est l'appel d'une « démocratie gouvernée » à une « démocratie gouvernante ». Permettez-moi de reprendre ici une formule qui m'est chère : pour que la politique devienne quelque chose pour tous, il faut qu'elle cesse d'être le tout de quelques-uns.
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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 16:17

 

l'independant.fr

 

 

 

Le 15 juillet à 17h30 | Mis à jour le 15 juillet

 

 

Le chantier devrait reprendre rapidement.

Le chantier devrait reprendre rapidement. PHOTO/Claude Boyer

 

La mairie de Trèbes a délivré ce lundi 15 juillet un nouveau permis de construire pour les travaux d'extension de l'usine Monsanto, qui avaient été stoppés le 11 juin dernier par un référé du tribunal administratif.

" Les travaux de ce projet important, d'un coût total de 65 millions d'euros, devraient redémarrer très rapidement" a commenté Yann Fichet, directeur de la communication de Monsanto France, qui a insisté sur les emplois créés par cette extension de l'activité, un peu moins de 200 en tout, dont les deux tiers en emplois saisonniers. 

De leur côté, les riverains du site, qui ont obtenu la suspension des travaux en démontrant que la taille des silos était supérieure à celle autorisée par le plan local d'urbanisme de la Ville de Trèbes, étudient actuellement ce nouveau permis par le biais de leur avocate, Me Hélène Bras. Ils pourraient décider de déposer un nouveau recours.

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 16:07

 

 

Rue89

Gros sous et petits calculs

15/07/2013 à 17h29
François Krug | Journaliste Rue89

 

 

Censées aider les communes nécessiteuses, les réserves parlementaire et ministérielle ont aussi permis à des députés de préparer les élections à coups de subventions, à des parlementaires de financer leurs grands projets d’élus locaux, et à des ministres de ne pas se faire oublier sur leur terre d’élection.

Ce sont quelques-unes des bizarreries repérées par les lecteurs de Rue89, grâce aux données obtenues par l’Association pour une démocratie directe. Continuez à nous faire part de vos découvertes dans les commentaires. Pour vos recherches, vous pouvez notamment utiliser :

Gilles Carrez, maire modèle

La commune ayant le plus bénéficié de la réserve parlementaire en 2011 ? Le Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), 32 000 habitants, avec plus de 3,8 millions d’euros de subventions. Le maire, Gilles Carrez, a pu financer ses grands projets grâce à la réserve du député local, un certain... Gilles Carrez.

Rapporteur général de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, il disposait d’une enveloppe plus garnie que les députés de base : 3,5 millions d’euros, moins que le président de l’Assemblée, mais plus que celui du Sénat.

Notre riverain Irfan, qui habite au Perreux, ironise :

« Sachant que M. Carrez se vante de faire en sorte de garder des impôts locaux plus bas, on voit donc comment il se permet ce tour de passe-passe. »

Pratique. Gilles Carrez (le maire) fait voter 1,2 million d’euros de travaux pour un parking ? Gilles Carrez (le député) fait débloquer par l’Etat, via la réserve parlementaire, 600 000 euros de subventions. Un système de cofinancement garanti, utilisé aussi pour l’amélioration de la voirie, l’extension d’un stade ou les travaux d’isolation du logement du gardien d’une école maternelle...

Gilles Carrez n’a pas été le seul à en profiter. Après Le Perreux, la deuxième ville ayant reçu le plus de subventions en 2011 est Compiègne (1,2 million d’euros). Son maire ? Philippe Marini, à l’époque rapporteur général de la commission des Finances du Sénat, et qui disposait à ce titre d’une réserve de 2,7 millions d’euros.

Bernard Accoyer aime la sculpture

Le président de l’Assemblée nationale était plus gâté que les députés de base : à lui seul, Bernard Accoyer a pu distribuer plus de 11,4 millions d’euros en 2011. Il ne s’est pas contenté de soutenir les communes de son département, la Haute-Savoie : celle-ci n’a bénéficié « que » de cinq millions d’euros.

Bernard Accoyer a donné un coup de pouce à de nombreux projets à travers la France – de préférence dans des communes détenues par l’UMP. Par exemple, Saint-Cyr-sur-Loire, à côté de Tours, une ville dont le député-maire est l’UMP Philippe Briand.

Philippe Briand rêvait d’offrir à un des ronds-points de sa ville une statue du général de Gaulle, réalisée par le sculpteur Michel Audiard (ne pas confondre avec l’autre Michel Audiard). Coût total du projet : 198 000 euros. Bernard Accoyer a débloqué une subvention de 99 257 euros, et s’est déplacé en personne pour inaugurer la statue, fin 2011.

A Saint-Cyr-sur-Loire, Bernard Accoyer a aussi financé des travaux de voirie ou la modernisation de l’éclairage public – au total, près de 350 000 euros de subventions pour la commune. Beaucoup plus que Philippe Briand, qui a pourtant utilisé sa réserve parlementaire pour financer ses projets municipaux (soit 150 000 euros de subventions).

L’Etat trop généreux avec la religion ?

Nos confrères de Mediapart l’avaient déjà noté : plus de 600 subventions ont été débloquées pour l’entretien ou la rénovation de bâtiments religieux. Soit sept millions d’euros, sur une réserve totale de 150 millions.

Plusieurs lecteurs s’en étonnent. Comme Ostia :

« Au pif, Perrex dans l’Ain, commune de 830 habitants, va dépenser 186 000 euros (dont 15 000 issus de la réserve) pour restaurer la nef et la galonnière de l’église... J’aimerais bien connaître l’affluence à la messe du dimanche dans ce bled... [...]

Petit-Auverné dans le 44 [Loire-Atlantique], 400 habitants, restauration de l’église, presque deux millions d’euros dont 60 000 euros de la réserve ministérielle... »

Ce n’est pourtant pas une violation de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Selon cette loi, l’Etat et les communes restent en effet propriétaires des édifices religieux construits avant 1905. Et c’est donc à eux que reviennent l’entretien et la rénovation des églises concernées.

Ceci explique aussi que la quasi-totalité des subventions concernent des églises catholiques. Dans la liste des réserves parlementaire et ministérielle, on ne repère qu’une poignée de temples protestants – et aucune mosquée ou synagogue.

La Sarthe peut dire merci à Fillon

Les députés et sénateurs ne sont pas les seuls à pouvoir distribuer des subventions : les documents rendus publics révèlent aussi les subventions versées au titre de la réserve « ministérielle », mais sans révéler l’identité des ministres ayant fait débloquer ces subventions.

Notre riverain faboubou49 vous propose donc une devinette :

  • en 2011, la Sarthe était le septième département ayant reçu le plus de subventions : 3 150 315 euros, dont l’essentiel provenait de la réserve ministérielle ;
  • voici les principaux bénéficiaires dans le département : la ville de Sablé-sur-Sarthe (12 500 habitants, 570 000 euros de subventions), la communauté de commune de Sablé (320 000 euros), et ex aequo, deux communes voisines de Sablé, Malicorne et Solesmes (100 000 euros chacune) ;
  • conclusion de notre riverain : « C’est décidément super généreux de la part de ce ministre inconnu. Va-t-il être difficile à identifier ? »

Nous cherchons donc un ministre du gouvernement Fillon ayant une affection particulière pour Sablé-sur-Sarthe – peut-être parce qu’il en était le député jusqu’en 2007. Un indice si vous n’avez pas trouvé : son nom pourrait figurer dans la phrase précédente.

Baroin finance ses projets à Troyes

La réserve ministérielle offre d’autres surprises – et autant d’occasions de jouer aux devinettes. Plusieurs lecteurs s’interrogent ainsi sur les 100 000 euros de subventions pour la construction d’une salle des sports au Mesnil-Saint-Loup, dans l’Aube, 556 habitants au dernier recensement.

Coïncidence : le village appartient à la circonscription de François Baroin, ministre du Budget puis de l’Economie en 2011, année où les subventions ont été débloquées. Discret jusqu’au bout, il n’a pas participé à l’inauguration de la salle, en mars dernier, mais il y a délégué son suppléant.

A une vingtaine de kilomètres de là, Troyes n’a pas eu à se plaindre non plus. L’Etat lui a accordé au total un million d’euros en un an, pour la création d’une maison du tourisme, des travaux de voirie ou la restauration de la façade de l’hôtel de ville. Un hôtel de ville occupé, nouvelle coïncidence, par François Baroin...

Le député soigne ses futurs électeurs

Bizarrerie repérée par notre riverain JeanJ : en 2011, Axel Poniatowski, député UMP de la deuxième circonscription du Val-d’Oise, a distribué 121 650 euros dans la circonscription voisine, la septième, celle de l’UMP Jérôme Chartier. Il y a tout de même consacré 35% de sa réserve parlementaire.

Alex Poniatowski a notamment gâté les communes de Viarmes (50 000 euros pour « la construction du nouvel espace “Action Jeunesse Viarmoise” »), de Baillet-en-France (15 000 euros pour « l’aménagement des allées du cimetière ») et de Monsoult (15 000 euros également, pour « la réfection des murs de l’église et la restauration des statues de la Vierge à l’Enfant et de Sainte Geneviève »).

Pourquoi ? Ces communes appartenaient alors à la septième circonscription de Jérôme Chartier, mais en vertu du redécoupage électoral, elles rejoindraient celle d’Axel Poniatowski lors des législatives de 2012. Le député a donc soigné ses futurs électeurs.


MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 21:39

 

 

 

Midi Libre

 15/07/2013, 06 h 00 | Mis à jour le 15/07/2013, 09 h 04

Deux mécanos sont d'ores et déjà à l'ouvrage dans le garage.
Deux mécanos sont d'ores et déjà à l'ouvrage dans le garage.

Destiné à une clientèle en situation de précarité, l'établissement offre la possibilité de sérieuses économies pour les réparations.

Philippe Blondino vient de voir concrétiser, après 9 mois de travail, un projet de garage associatif appelé aussi garage solidaire gardois. En effet, après consultation des autres garages vauverdois, il a présenté son projet en mairie et vient depuis une semaine d’ouvrir, dans les locaux des transports Munster, qu’il partage en zone industrielle, un garage pas tout à fait ordinaire.

Pour des clients en difficulté

En effet la clientèle de ces garages solidaires, en situation de précarité, n’a pas les moyens de se rendre dans un garage normal. Leur système économique repose en partie sur les aides des collectivités et de l’État.

Des prestations bien moins chères

Grâce également à leurs fournisseurs qui leur font bénéficier de pièces à moindre coût et le paiement qui peut être étalé, l’économie peut aller jusqu’à moins 40 %. Les personnes ont également la possibilité d'effectuer leurs réparations elles-mêmes, en louant le matériel du garage. "Les voitures qui sortent, sont tout de même contrôlées par notre chef d’atelier", dit le gérant.

Des mécanos en contrats aidés

C’est le premier établissement du Languedoc-Roussillon à avoir signé une convention avec les services sociaux, a pu ainsi embaucher deux mécanos Jean-Luc Pingot et Aldo Vadecard, grâce à des contrats aidés.

Ce n’est pas tout, puisque ce garage solidaire gardois vient de se voir décerner le 1er prix de la création d’entreprise de l’économie solidaire par les boutiques de gestion du Languedoc-Roussillon. Si cette formule s'avère pérenne, Philippe Blondino envisage de recruter plusieurs autres personnes, notamment pour l’accueil et le secrétariat.

# Plus d’infos sur le garage solidaire de Vauvert : 04 66 80 99 17.

 


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