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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 21:56

 

zad.nadir.org

mardi 2 juillet 2013, par zadist



Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel


2 juillet

- l’association Koad Liv organise durant l’été une expo itinérante, terminant par une vente aux enchères des oeuvres le 21 Septembre à Cavan (22) afin de soutenir financièrement les personnes ayant été inculpées à de lourdes amendes dans le cadre des manifestations contre l’aéroport de notre dame des landes et lance un appel aux créateur-trice-s

- un rdv pour le we, proposé par la CNT de Nantes autour de la répression : Week end anti-répression et pour l’amnistie sociale à Nantes

Journée tranquille sur la ZAD, ça sent les vacances pour certain-e-s, le jardinage ou la construction pour d’autres ...

- Et pendant ce temps là ...
_le ministre des transports répète qu’il fait bien son travail dans tous les journaux : les études seront étudiées, les rapports rapportés....voir un article dans le Monde ici
_ le préfet fait bien son travail aussi : un escadron de gendarmes est prêt à sauver des sauvages dixit Presse Océan ici
_l’ex ministre de l’écologie ne le faisait manifestement pas assez bien, mais on n’y est pour rien
_ les patrons bretons veulent un aéroport bref, rien de nouveau ...

- en Pologne, des agriculteurs en lutte contre les gaz de schiste sont menacés d’expulsion

- à Nantes, risque d’expulsion du Radisson, squat de sans-papiers : appel à un rassemblement de soutien devant la préfecture aujourd’hui à 17h (en gros c’est maintenant). Ils sont sous couvert d’une ordonnance d’expulsion, un procès en appel aura lieu jeudi à 9h au tribunal de Nantes. Le directeur du cabinet du préfet, notre bien connu Lapouze, les a appelé pour dire qu’il n’y aurait pas d’expulsion avant le rendu de l’audience de jeudi, mais toute mobilisation d’ici là est importante. Il est possible également de se rendre au squat demain matin pour les soutenir.

Plus d’info sera donné sur le lieu et l’heure du rassemblement de jeudi.

1er juillet

- Quelques articles de presse : > Selon le préfet de Loire-Atlantique, les études complémentaires sont très avancées... vue du terrain, on a du mal à voir comment alors que tout les forages nécessaires ont été sabotés et sont inutilisables. Peux-être qu’ils font tout par sattelite ? parce qu’on a pas vu non plus beaucoup de scientifique en tenue et matériel au poing sur la zone.

> Et pendant ce temps Hollande s’exprime brièvement sur l’aéroport, la commission de dialogue et les études complémentaires qu’ils s’engagent à faire effectuer... alors lequel ment ?

- Agir pour l’environnement lance un appel à souscription en ligne pour aider au lancement du "petit livre noir des grands projets inutiles". C’est par ici

- Ici une carte de 100 grands projets "inutiles" et imposés


Infos générales

Infos utiles pour venir ici

- Accueil : le week-end, l’ACIPA ouvre un local à Notre Dame des Landes, de 10h à 17h où les informations sur la lutte sont disponibles
- Contact presse de la ZAD : 06 32 98 78 36
- Équipe légale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.

Radio Klaxon

La radio squatte à nouveau les ondes de Vinci sur 107,7 FM autour de la ZAD.

Le streaming de radio klaxon est revenu : http://stream.zad.nadir.org:8000/radio-klaxon.ogg.m3u

Blog en cas de panne

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 17:35

 

 

Rue89

 

Soulagement ? 02/07/2013 à 17h19

 

 

Il sera bientôt possible d’ouvrir un compte en banque low cost chez le buraliste, ce qui simplifiera notamment la vie des cinq millions d’exclus bancaires en France.

 

 


Un vieux portefeuille (Austin White/Flickr/CC)

Ils sont près de deux millions en France. Les « interdits bancaires », écartés du système et souvent aux abois, n’achètent pas leurs billets de train en ligne, ils n’ont pas de chéquier et, la plupart du temps, ne savent plus ce que c’est que retirer de l’argent à un distributeur. Ils sont fichés à la Banque de France, et cela peut durer cinq ans. Selon les associations, il existe en France au total près de cinq millions d’exclus du système bancaire.

C’est un peu pour eux qu’a été pensé le nouveau concept du compte en banques low-cost Nickel, que l’on pourra ouvrir dès cet automne dans les bureaux de tabac. Une « immense première » selon l’un des initiateurs du projet – futur président du conseil de surveillance – Hugues le Bret, ancien patron de Boursorama. La « Logan des comptes en banque » ajoute-t-il, en référence à la voiture low-cost de Renault.

Serge Maître, porte-parole de l’Afub (Association française des usagers des banques), est dubitatif sur la « révolution » que représenterait une telle innovation :

« La plupart des services proposés existent déjà au sein des banques classiques. »

A peu de choses près, cela semble être le cas (le « droit au compte » impose des obligations aux établissements bancaires). Mais différence non négligeable : cette carte devrait permettre de régler des achats sur Internet, ce qui n’est pas le cas des autres, dépourvues du code de sécurité exigé lors d’un paiement en ligne.

Un conseiller bancaire bienveillant

Pour Nicolas Bousquet, 35 ans (rencontré grâce à notre appel à témoins, comme les autres interdits bancaires de cet article), la vie d’« interdit » s’est étalée sur dix ans, de 1999 à 2009. A la suite de chèques sans provision de quelques centaines d’euros, Nicolas a été fiché à la Banque de France et privé de tout moyen de paiement. Il parvenait tout de même a gagner un peu d’argent et à garnir son compte. Mais pour le dépenser, il était contraint de se rendre au guichet.

Le compte Nickel : mode d’emploi
  • L’ouverture d’un compte prend quelques minutes, le temps de scanner une pièce d’identité et de récupérer un numéro d’activation de la carte par SMS ;
  • le coût, pour le client, de la carte et la gestion globale du compte n’excèdera pas les 50 euros, soit trois fois moins qu’un compte en banque classique ;
  • la carte ne permet qu’un débit immédiat : elle n’autorise ni découvert, ni crédit, et empêche ainsi de dépenser plus que l’on a. De plus, pour les prélèvements automatiques (les factures notamment), le compte Nickel prévoit de prévenir le client en cas de solde insuffisant, afin qu’il puisse alimenter son compte et éviter une déconvenue ;
  • se voulant le « compte du pauvre », et c’est le point essentiel, le compte Nickel est accessible à tout le monde, y compris les personnes fichées à la Banque de France et interdites bancaires.

Rapidement, un conseiller bancaire « bienveillant » du Crédit Mutuel lui a proposé une MasterCard Maestro. Cette carte de débit, qui interroge la banque à chaque paiement, lui a permis de gérer son quotidien pendant toute une décennie. Il explique :

« J’avais le droit de dépenser 300 euros par semaine. Avec beaucoup d’anticipation et une gestion rigoureuse des dépenses, il est possible de vivre sans trop sentir peser les contraintes. »

Lorsqu’il faisait ses courses, la carte interrogeait longuement sa banque avant chaque débit. Mais comme son compte était créditeur, tout se passait bien.

Dans certaines situations, les choses se compliquaient :

« Les péages et les stations-service nocturnes ne prennent pas la Maestro. Je devais dans le premier cas calculer l’argent liquide nécessaire pour tout le trajet, dans le second faire le plein avant que les derniers vendeurs ne quittent la station d’essence. »

Mais globalement, Nicolas a traversé cette décennie sans anicroche majeure. Sa banque, compréhensive, a même un jour repoussé son plafond de paiement lorsque cela s’est avéré indispensable.

« Une expérience humiliante »

Tout le monde ne vit pas une telle période avec autant de sérénité. Emilie (prénom d’emprunt), 23 ans, remonte doucement la pente.

Déstabilisée par une formation professionnelle harassante, elle a plongé dans une spirale de dépenses incontrôlées. Conséquences : fichage à la Banque de France et exclusion totale du système bancaire il y a un an.

De cette expérience « humiliante », dont elle n’est pas encore sortie, l’étudiante retient une chose principale : le manque total d’aide fournie par son banquier. A aucun moment celui-ci ne l’a informé de son droit à disposer d’un moyen de paiement, comme cela a été le cas pour Nicolas :

« Si je n’avais pas fini par la demander, je n’aurai jamais obtenu cette carte, et j’en serais toujours galérer à faire des retraits au guichet. »

La banque refuse de régulariser sa situation avant cinq ans, alors que l’étudiante est créditrice et aura bientôt un contrat de travail et sera correctement rémunérée.

Des coupons alimentaires

Alice (prénom d’emprunt), jeune Lorraine de 29 ans, subit de plein fouet la violence de sa situation. Il y a cinq mois, la CAF cesse de lui verser son RSA sans autre forme d’explication. Son compte se creuse jusqu’à atteindre un découvert abyssal (pour elle) de plus de 1 000 euros. Sa banque – le Crédit Mutuel, encore – lui signifie son fichage à la Banque de France, et lui retire carte et chéquier.

Ceci n’est pas une banque

Le compte Nickel est un compte de paiement porté par une société qui s’appelle la Financière des paiements électroniques. Il ne s’agit pas d’une banque mais d’une société agréée comme établissement de paiement par l’Autorité de contrôle prudentiel. Cela veut dire que le client du compte Nickel ne pourront obtenir ni crédit, ni vendre de l’épargne.

Ce statut est permis par la directive européenne de 2007 sur les services de paiement. Transposée en 2009 en France, elle vise à garantir un accès équitable et ouvert aux marchés des paiements et à renforcer la protection des consommateurs. Cela a pour but de stimuler la concurrence au sein du secteur bancaire européen.

La jeune femme bénéficie de la bienveillance de sa propriétaire qui accepte que le paiement des loyers soit différé. Au bout d’un temps, elle rencontre une assistante sociale, qui lui obtient des coupons alimentaires. 36 euros, l’essentiel de son budget nourriture mensuel :

« J’achète la nourriture dans les supermarchés discount, je ne prends que du riz et des pâtes premier prix, et ne mange qu’une fois par jour. Bien sûr, je ne suis plus en mesure de payer la moindre de mes factures. »

Son RSA est revenu, et elle a pu rembourser son découvert, et payer près de 2 000 euros d’agio. Si aujourd’hui, son compte est créditeur de 400 euros, sa banque lui refuse tout accès à son compte, que ce soit au guichet ou via une carte type Maestro :

« Ils me disent qu’il attendent que j’aie un salaire régulier, que je retrouve un emploi. Mais comment faire ces longues et fastidieuses démarches lorsqu’on n’a pas un rond ? »

Elle a récemment trouvé un CDD de deux ou trois mois, non loin de sa ville de résidence. Mais même cela ne semble pas contenter un banquier plus que tatillon.

Alice dit ne pouvoir compter sur personne dans son entourage. Elle vit dans la grande pauvreté, contrainte de vendre des livres et des CD pour payer des billets de bus.

Comme Emilie, elle ressent une certaine honte. Le regard des gens notamment, souvent réprobateur, voire inquisiteur :

« Les gens pensent que l’on se retrouve dans cette situation parce qu’on l’a cherché, qu’on est un panier percé pas fichu de gérer un budget. Cette vision est aux antipodes de mon cas ! »

Défiance envers les banques « traditionnelles »

Bien que seuls 40 buralistes fassent partie du projet de départ autour du compte Nickel (lancé en octobre), ils devraient atteindre les 400 en janvier 2014, et progresser de manière exponentielle, espère son concepteur Hugues Le Bret. Certaines personnes, disposant pourtant d’une agence non loin de chez elles, pourraient opter pour un compte Nickel par défiance envers les banques. Commentaire de Serge Maître :

« Cela pourra permettre aux gens qui le désirent de s’affranchir du harcèlement commercial des banques, qui poussent à la consommation de produits pas toujours très utiles. »

Se libérer de l’emprise des banques, c’est l’idée sous-jacente. Que l’on soit contraint (interdit bancaire) ou désireux de ne disposer que du service minimum (carte de débit), le compte Nickel permettrait de ne plus jamais voir son banquier – un soulagement pour certains.

Emilie explique :

« Si cela avait existé il y a quelques mois, j’aurais certainement été rapidement au courant, et je m’en serais équipée. Le fait d’aller dans un bureau de tabac et de pouvoir se passer des banquiers, c’est un plus. »

Pas de temps à perdre avec « ces » clients

« Ce système permet d’éviter la peur du banquier », confirme Pierre Roche, un ancien conseiller financier qui a travaillé pour plusieurs grandes banques. Il convient également que les services offerts par Nickel existent déjà pour l’essentiel. Ils existent, mais ne sont pas forcément proposés par les professionnels :

« Il y a un important défaut d’information chez les conseillers. On préfère ne pas en parler, le sujet n’est pas clairement abordé. »

C’est que les banques n’ont pas de temps à perdre avec « ces » clients :

« Nous devons respecter un quota de rendez-vous, et n’avons pas le temps de nous occuper de ceux qui ne rapportent pas. C’est la politique de toutes les banques. »

Jean Beaujouan, directeur de l’association Crésus Ile-de-France, qui accompagne les personnes en grande difficulté financière, abonde dans ce sens :

« Quand on se penche sur ce genre de situation, on découvre à quel point il y a une maltraitance, une violence financière exercée à l’encontre des personnes en difficulté financière. »

Lutter contre la désertification bancaire

Cette différence décisive avec les banques, Hugues Le Bret s’en félicite. Car l’un de ses objectifs principaux est bien d’attirer les déçus du système bancaire :

« Au-delà des deux millions d’interdits bancaires, plus de six millions de Français sont aujourd’hui à la marge du système. Cela veut dire que l’offre n’est pas adaptée. C’est ce public auquel nous prétendons apporter des solutions. »

Malgré ses réticences, Serge Maître voit tout de même des avantages à ce nouveau produit : sa distribution.

« Dans les villages, nombre d’agences bancaires ont fermé. La mise à disposition d’un service financier dans les bureaux de tabac serait une manière de lutter contre la désertification bancaire. »

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 17:16

CADTM

 

 

Et si on arrêtait de payer ? 10 questions/10 réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l’austérité

 

21 août 2012

 

 

 

Et si on arrêtait de payer ?
10 questions/10 réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l’austérité


"Les dettes qui ont été contractées par un gouvernement, dans un cadre démocratique et pour servir l’intérêt général, peuvent être considérées comme légitimes et doivent être remboursées normalement, pour autant que leur remboursement n’implique pas la dégradation des conditions de vie des populations. Mais lorsqu’une dette est le résultat soit d’une socialisation de dettes de la finance privée qui a pratiqué des politiques de spéculation, soit d’énormes cadeaux fiscaux non justifiés et inefficaces, elle doit être considérée comme illégitime et ne devrait pas être mise à la charge des peuples."

Structuré en 10 questions/10 réponses, ce livre témoigne d’une double urgence citoyenne : d’une part, comprendre les origines et les enjeux de la dette et , d’autre part, ouvrir un débat public sur la légitimité de la dette publique belge.
En proposant des alternatives concrètes à l’austérité, l’auteur nous invite à rompre avec une logique mortifère et à nous mobiliser pour construire un monde socialement juste et respectueux de la nature.

Olivier Bonfond est économiste et auteur de nombreux articles sur les relations Nord-Sud et les alternatives à la mondialisation capitaliste. Il a travaillé au CADTM (Comité pour l’annulaton de la dette du tiers monde) de 2005 à 2010, et est aujourd’hui conseiller au CEPAG (Centre d’éducation populaire André Genot). Membre du Conseil international du Forum social mondial (FSM), il participe activement depuis de nombreuses années au mouvement altermondialiste.

Coéditions ADEN/CEPAG/CADTM

Commandez le livre dès maintenant !

Prix de vente : 12€ + 2,5€ de frais de port si envoi postal (rajouter 1€ par livre supplémentaire)

Passez commande soit par courrier électronique auprès de info@cadtm.org, soit en ligne sur le site du CADTM, soit par courrier en renvoyant le bon de commande ci-dessous au CADTM.

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Belgique : CADTM, 345 Avenue de l’Observatoire, 4000 Liège. Tél : 32 (0)4 226 62 85.
France : CADTM, 21 rue de la Feularde, 45800 St Jean de Braye
Autres pays : CADTM (secrétariat international), 345 Avenue de l’Observatoire, 4000 Liège, Belgique. Tél : 32 (0)4 226 62 85.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 16:16

 

 

Le Monde.fr

30.06.2013 à 21h06 • Mis à jour le 02.07.2013 à 14h40 | Par Angela Bolis

 


 

 

Les variétés paysannes de blé en voie de disparition

 
Jean-François Berthellot devant sa variété Japhabelle, dans sa ferme du Lot-et-Garonne.

 

"Qu'est-ce que ça veut dire, une variété, quand on réfléchit au mot ?", interroge Jean-François Berthellot, les pieds enfoncés dans la terre collante de ses champs de blé. Dans sa ferme du Roc, dans le Lot-et-Garonne, l'agriculteur, membre du réseau Semences paysannes, en manie une conception quelque peu tombée en désuétude, mais qui a le mérite de donner un sens à l'adjectif "varié" qui s'y cache.

Il en est ainsi de sa Japhabelle, dont il est particulièrement fier. Une variété paysanne – qu'il nomme aussi "population" – haute, robuste, qui mêle des épis plus ou moins barbus, plus ou moins épais, et dont le vert tendre tire, selon les plants, sur le blond, le roux ou le noir bleuté. Elle associe en fait vingt familles de blés différents.

 

 

La banque de graines de Jean-François Berthellot. Dans les parcelles expérimentales de Jean-François Berthellot.

 

Entre sa banque de graines et ses champs, Jean-François Berthellot a amassé quelque 200 variétés de blé – en plus de ses autres cultures de légumineuses et de céréales. Une collection qu'il tient à conserver de manière vivante aussi, dans une mosaïque de petites parcelles cultivées, pour que les plantes puissent continuer à évoluer et s'adapter à leur environnement. Il y pousse des blés d'Andalousie ou des montagnes de Turquie, de l'amidonnier, ancêtre du blé dur, et même, dans un coin, un nouveau graminé en phase de domestication. 

 

Lire aussi le reportage sur la réserve mondiale de semences de Spitzberg (Norvège) : "Graines en stock"


Partant de quelques graines – collectées au gré des échanges avec d'autres agriculteurs ou dans les banques de semences d'Europe et d'ailleurs –, le paysan les sème, puis sélectionne les meilleurs plants, les multiplie d'année en année, et observe, pendant cinq ou six ans : leur croissance, leur résistance aux maladies, aux parasites, au climat, leur capacité à ne pas ployer sous les pluies d'orage, leur brillance et les nuances colorées de leurs épis mûrs, qui le renseignent sur la qualité de leur gluten.

Petit épeautre dans les parcelles expérimentales de Jean-François Berthellot.

 UNE VARIÉTÉ VARIÉE, MAIS NON RECONNUE

La diversité génétique de ces variétés leur permet de mieux résister aux maladies – qui contamineront moins facilement l'ensemble de la parcelle, sans ajout de pesticides –,  .

Mais la différence, avec une monoculture ou une variété homogène, se fait aussi ressentir dans le produit fini du blé. Le pain par exemple. Le paysan peut en attester : il est aussi meunier et boulanger et a, de fait, la main sur toute la chaîne de production, "du grain au pain". Ce qui lui permet de tester directement les résultats de sa récolte, selon ses propres critères de sélection : "une palette gustative plus colorée, des produits moins uniformisés, de meilleures qualités nutritionnelles, et un gluten plus digestif – avec toutes ces allergies et ces intolérances au gluten causées par la sélection ultrapoussée des blés nains utilisés en agriculture intensive", explique-t-il. 

 

Production de la farine dans la ferme de Jean-François Berthellot.

 

Jean-François Berthellot enfourne son pain.

Juridiquement toutefois, la Japhabelle, comme chacune des 90 "variétés-populations" que Jean-François Berthellot a créées, n'est pas reconnue comme une variété. Ce type d'obtention paysanne, devenue rarissime en France, n'entre en fait dans aucune règlementation sur le commerce des semences, dans aucun catalogue officiel.

 

 ÉROSION DE LA BIODIVERSITÉ CULTIVÉE

"Pour moi, il y a un raté historique, estime l'agriculteur. Pendant des milliers d'années, les cultivateurs ont fait de la création variétale. Et au début du XXe siècle, ces savoirs et ces méthodes ont été accaparés par l'industrie semencière, qui n'ont pas les mêmes critères de sélection que nous : la productivité, la conservation dans les circuits longs de la grande distribution... Aujourd'hui encore, on fait tout pour déposséder le paysan de ce travail d'obtention de variétés."   

La filière semencière française est aujourd'hui la troisième plus importante au monde, et, selon l'interprofession (le GNIS), 72 sélectionneurs créent chaque année "plus de 600 nouvelles variétés qui viennent renouveler les 6 000 variétés de toutes les espèces proposées aux agriculteurs dans le catalogue français". En parallèle toutefois, la FAO (branche de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture) estime que trois quarts de la biodiversité cultivée s'est perdue au XXe siècle.

Dans le cas du blé tendre, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité note une "homogénéisation génétique très importante sur le territoire français", "surtout due à la baisse de la diversité génétique à l'intérieur des variétés cultivées" : les "variétés de pays", plus locales et hétérogènes, ont peu à peu été remplacées par des "lignées pures modernes", qui deviennent, à partir de 1964, "le seul type de variétés cultivées et autorisées à la commercialisation".

Conservation d'épis de blés dans la banque de graines de Jean-François Berthellot.

C'est à cette époque que les plantes ne correspondant pas aux critères qui définissent désormais toute nouvelle variété sont exclues du catalogue officiel – catalogue déterminant l'autorisation de leur commercialisation. Toute variété légale se définit alors par : sa distinction (différente des variétés existantes), son homogénéité (plantes identiques les unes aux autres), et sa stabilité (elles conservent les mêmes caractéristiques d'une génération à l'autre). L'objectif étant de protéger les obtenteurs de ces variétés grâce à un titre de propriété intellectuelle, et de garantir au consommateur des variétés pures et bien identifiées.

 

 UNE RÉFORME EUROPÉENNE AMBIGUË

Si ces règles commerciales ne s'appliquent pas à quelques variétés dites "de niche", dont la vente est limitée aux amateurs et en quantité, elles excluent en tout cas les variétés paysannes comme la Japhabelle. "Sur le terrain, on ne cultive pas un truc conceptuel, qui correspond aux critères de l'industrie, on cultive une variété qui évolue, qui est composée d'individus différents...", explique Jean-François Berthellot.

Toutefois, une vaste réforme européenne du marché des semences en cours paraît entrouvrir une porte, en créant un nouveau catalogue destiné aux variétés hétérogènes. En pratique cependant, des contraintes règlementaires – comme l'obligation de définir les parents qui ont engendré une nouvelle variété – leur barreraient la route, selon le réseau Semences paysannes. En revanche, il ouvrirait la voie aux variétés OGM, qui ne sont pas assez stables génétiquement pour entrer dans le catalogue officiel. 

 

Lire le décryptage :  "Des Etats-Unis à l'Europe, à qui appartiennent les plantes cultivées ?"


Ce vaste paquet législatif européen prévoit aussi un contrôle accru des agriculteurs qui travaillent avec leurs propres graines : d'une part en imposant des "auto-contrôles" sur ces semences qui, "pour les petites exploitations comme nous, vont être insurmontables financièrement", et d'autre part en enregistrant sur un fichier tous ces agriculteurs-semenciers. "Un fichage inadmissible", selon le paysan.

Jean-François Berthellot écoule toutes ses céréales et légumineuses en produits finis (pain, pâtes, paquets de lentilles, farine, etc.) et en vente directe à sa ferme, au marché ou aux magasins bio du coin.

Angela Bolis

Mobilisation contre le contrôle de maraîchers sur un marché en Ariège

 

 

Début juin, des paysans se sont rassemblés devant le siège régional de la DGCCRF (répression des fraudes) à Toulouse, munis de pancartes "légumes clandestins", pour manifester leur inquiétude et lancer une action de désobéissance civique, à la suite du contrôle de petits maraîchers dans l'Ariège. Ceux-ci vendaient, sur le marché de Lavelanet, des plants de légumes (tomates, poivrons, courgettes, aubergines...) – une "activité saisonnière annexe" jusqu'ici tolérée, expliquent la Confédération paysanne et le réseau Semences paysannes. Les agents, salariés par le GNIS (interprofession des semenciers) pour le compte de la DGCCRF, leur ont signifié l'obligation de détenir une carte du GNIS et l'interdiction de vendre des plants de variétés non-inscrites au catalogue officiel, sous peine d'une amende de 450 euros.

 

Lors de cette journée de mobilisation, la répression des fraudes a expliqué à une délégation d'agriculteurs qu'un "plan annuel de contrôles" avait en effet été décidé au siège central de la répression des fraudes, dans un but "pédagogique", rapportent les associations paysannes. Considérant "qu'il s'agit là d'un abus s'inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de (...) toutes les activités qui échappent au contrôle des multinationales de la semence", elles ont notamment exprimé leur refus d'adhérer de manière obligatoire au GNIS – qui "s'oppose à [nos] droits élémentaires de reproduire, d'échanger et de vendre les semences et les plants issus de [nos] propres récoltes" –, et revendiqué le droit de vendre et cultiver "toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue". Des élus EELV ont aussi réagi à ce contrôle, dénonçant "une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle".

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 16:01

 

 

Le Monde.fr

02.07.2013 à 14h59 • Mis à jour le 02.07.2013 à 16h10 | Par Michaël Szadkowski et Damien Leloup

 
 

Les services de renseignement américains espionnent l'ambassade de France à Washington, mais aussi les institutions européennes, et ont même mis en place un système de surveillance des utilisateurs de Google, Facebook ou Skype. Pendant ce temps là, Edward Snowden est en cavale, mis en examen pour espionnage et vol d'informations confidentielles.

Vous n'avez pas tout suivi ? Le Monde.fr vous explique les principaux points de cette affaire :

  1. C'est quoi la NSA ?
  2. Que reproche-t-on à la NSA aujourd'hui ?
  3. C'est quoi Prism ?
  4. La NSA a-t-elle le droit de mettre en place un programme de surveillance d'Internet tel que Prism ?
  5. Qui est Edward Snowden ?
  6. Pourquoi Edward Snowden est-il à Moscou ?

 

 1. C'est quoi la NSA ?

La NSA, pour National Security Agency (agence nationale de sécurité américaine), est l'une des quinze agences de renseignement des Etats-Unis. Elle est dédiée à la surveillance et à la protection des communications. Ses agents sont chargés du cryptage et de la sécurité des informations de nature confidentielle échangées par les Américains dans le monde, mais aussi d'intercepter et de décrypter tous types de messages émanant des puissances étrangères.

Les effectifs et les moyens de la NSA ne sont pas connus précisément. Mais ils sont colossaux : les dernières évaluations évoquent des dizaines de milliers d'employés, et un budget de 10 milliards de dollars pour la seule année 2013. En plus de son siège à Fort Meade, près de Washington, l'agence doit inaugurer un nouveau centre géant en septembre dans l'Utah, dont la construction est évaluée à 2 milliards de dollars, ce qui donne une idée des moyens qu'elle consacre à l'interception et à l'analyse des communications passées dans le monde.

Le siège de la NSA à Fort Meade, dans le Maryland.

Historiquement, les objectifs de la NSA ont toujours été de nature militaire. L'agence a été créée en 1952 sur la base de l'AFSA (Armed Secret Forces Service) dans le but d'en étendre et d'en améliorer les pouvoirs après d'importants dysfonctionnements pendant la guerre de Corée. Le général Keith B. Alexander, actuellement le directeur de la NSA, est également à la tête du Central Security Service (CSS), créé en 1972 afin d'encadrer la coopération des agents de la NSA et des différentes branches du renseignement de l'armée américaine (Navy, Air Force, etc.).

Mais les activités de la NSA sont suspectées d'avoir régulièrement dépassé ce cadre. L'un des programmes les plus connus impliquant l'agence, le programme Echelon (un large système de surveillance internationale dédié, entre autres, aux télécommunications par satellite) a, par exemple, été suspecté – jusque dans l'enceinte du Parlement européen en 1999 – d'être utilisé par les Américains pour des raisons économiques.

 

2. Que reproche-t-on à la NSA aujourd'hui ?

 Le 6 et 7 juin, le Guardian et le Washington Post ont révélé l'existence d'une surveillance très poussée des moyens de communication numériques (liés à Internet ou aux réseaux de téléphonie mobile). Ces informations, issues d'une fuite à la NSA, lèvent une partie du voile sur les nouvelles méthodes de l'agence de renseignement.

Selon les articles publiées par les deux journaux, la NSA, de même que le FBI, collecte et analyse depuis des années les données laissées en ligne par des millions de personnes aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Les révélations portent plus précisément sur les utilisateurs de l'opérateur téléphonique Verizon, mais aussi d'AOL, Apple, Facebook, Google, YouTube, Microsoft, Skype, Paltank et Yahoo!.

Ces premières révélations ont été suivies d'autres mises en causes dans des affaires plus classiques. Le 17 juin, le Guardian a décrit comment les services secrets britanniques ont également mis en place leur propre système de surveillance numérique, en collaboration avec le renseignement américain.

Le 30 juin, le Spiegel et le Guardian ont affirmé que la NSA s'était livrée à des opérations d'espionnage sur leurs alliés, et notamment les Européens. Les ambassades de France ou d'Italie à Washington, ainsi que plusieurs sites protégés de l'Union européenne, ont ainsi été mis sur écoute, selon des documents que se sont procurés les deux quotidiens.

Lire : Espionnage américain, le point sur les dernières révélations

 

3. C'est quoi Prism ?

Prism est le nom du programme informatique mis en place par la NSA pour scanner les communications numériques échangées sur plusieurs services en ligne très appréciés du grand public (AOL, Apple, Facebook, Google, YouTube, Microsoft, Skype, Paltank et Yahoo!). Son existence a été révélée par le Washington Post et le Guardian, puis confirmée par l'administration américaine, qui a cherché à en minimiser la portée.

Le fonctionnement précis de Prism, créé en 2007, n'est pas complètement connu, le Washington Post et le Guardian ne publiant qu'au compte-gouttes les documents sur le sujet en leur possession (la dernière mise à jour sur le site du quotidien américain date du 29 juin).

Capture écran de la présentation Powerpoint de Prism diffusée par le "Washington Post".

Malgré tout, les premières informations suffisent pour définir Prism comme un moteur de recherche très performant, permettant à la NSA d'interroger des masses de données très importantes issues de ces services, et ce, quasiment en temps réel, afin de rechercher un nom, un lieu, une date, etc., dans les mails, messages instantanés, communications vidéos ou autres documents. Selon le Washington Post, ce sont plus de 117 000 "cibles" qui étaient visées par le programme dans la journée du 5 avril.

  Lire notre infographie : Comprendre le programme Prism

Les premiers articles sur Prism faisaient état d'un "accès direct"  de la NSA aux serveurs des entreprises concernées, qui aurait permis à ses agents de pouvoir y rechercher ce qu'ils voulaient quand ils voulaient. Google, Facebook et les autres ont immédiatement démenti en bloc – sans toutefois nier leur collaboration avec la NSA en cas de demande de renseignements ou d'accès aux données accompagnées d'un mandat.

Lire : Bataille d'informations autour de l'outil de surveillance Prism

L'enjeu est de taille pour ces services, qui ont toujours communiqué sur leur "transparence" et le droit à la liberté numérique. En réponse à ces révélations, le débat s'engage pour leurs millions d'utilisateurs, tant sur la portée réelle du programme que pour savoir à quel point leurs activités sont surveillées.

Lire : Pourquoi la NSA espionne aussi votre papa

Lire : Se faire espionner sur Facebook et Google est-il si grave ?

Lire : "Pourquoi stocker toutes nos vies sur des serveurs aux Etats-Unis ?"

 

4. La NSA a-t-elle le droit de mettre en place un programme de surveillance d'Internet tel que Prism ?

Selon le cadre législatif actuellement en vigueur aux Etats-Unis, oui. Le gouvernement américain a décrit Prism comme un programme de "collecte autorisée statutairement d'informations des renseignements étrangers" sur des personnes "raisonnablement considérées comme vivant hors des Etats-Unis" et "à partir de fournisseurs de services électroniques sous supervision judiciaire, comme autorisé par la section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act". 

De telles dispositions légales ont pu voir le jour après le 11 septembre 2001, alors que les attentats du World Trade Center ont symbolisé l'échec des services de renseignement à prévoir et empêcher une telle opération terroriste sur le sol américain (voir sur ce sujet le documentaire NSA, l'agence de l'ombre, diffusé sur Arte en 2008).

La section 215 du Patriot Act, un texte voté le 26 octobre 2001 pour définir les cadres législatifs de la guerre contre le terrorisme, a pour un temps établi que la collecte et la surveillance des communications pouvaient se faire sans mandat ou ordonnance judiciaire. Ces dispositions ont été votées sous la forme d'un amendement à la loi FISA, initialement adoptée en 1978 pour encadrer l'espionnage des communications privées.

Elles ont ouvert la voie à l'actuelle surveillance à grande échelle des communications mondiales par les Etats-Unis, dont les objectifs initiaux de "lutte contre le terrorisme" ont été ensuite dépassés. En 2005, le New York Times a révélé que des opérations de surveillance qui devaient se concentrer sur les agents liés à Al-Qaida en dehors des Etats-Unis ont conduit à la surveillance de communications passées sur le sol américain. En 2008, un ancien employé d'AT&T évoquait une surveillance directe des serveurs de l'opérateur téléphonique par la NSA.

En 2012, le prolongement de la loi FISA dans sa forme actuelle (après des modifications en 2007 et en 2008) a été voté à 73 voix contre 23. Il permet toujours aux services de renseignement de pouvoir surveiller les Américains qui communiquent avec des étrangers soupçonnés de terrorisme ou d'espionnage. La plupart des mandats judiciaires fournis en guise de justification ont été acceptés par la cour juridique de la FISA, qui supervise l'application des règles juridiques de surveillance aux agences de renseignement.

 

5. Qui est Edward Snowden ?

 Edward Snowden est un citoyen américain de 30 ans, à l'origine de toutes les révélations sur les pratiques d'espionnage numérique de la NSA (voir ci-dessus). Il s'est exposé au grand jour dans une vidéo et une interview publiées sur le site du Guardian – un entretien filmé à Hongkong, région administrative de Chine où il s'est réfugié après avoir quitté, le 20 mai, sa compagne et sa vie à Hawaï.

Avant cela, cet informaticien avait travaillé pour l'Agence centrale du renseignement (CIA), et collaboré pendant quatre ans avec la NSA en tant qu'employé de divers sous-traitants, dont Dell ou Booz Allen Hamilton. Parmi les postes qu'il a occupés, celui d'administrateur système lui a permis d'avoir un accès privilégié aux serveurs et aux réseaux de la NSA, dont il a extrait (grâce à une simple clé USB) les documents et les informations publiées ensuite par les médias américains et britanniques. 

  "Mon unique objectif est d'informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux", a-t-il expliqué au Guardian. "Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde avec ce système énorme de surveillance qu'il est en train de bâtir secrètement."  

 


 

Ce faisant, il a rejoint le Panthéon des défenseurs des libertés numériques, aux côtés de Bradley Manning, Aaron Schwartz ou Julian Assange. Le Web se mobilise en faveur de celui que Kim Doctor, Michael Moore, Daniel Ellsberg et les Anonymous célèbrent en nouveau "héros" (lire sur le  sujet : "Pourquoi Edward Snowden est un héros", sur le site du New Yorker, ou le dossier du Time sur la génération des "geeks lanceurs d'alertes"). Edward Snowden serait aujourd'hui réfugié dans la zone internationale de l'aéroport de Moscou, après avoir fui Hongkong.

 

6. Pourquoi Edward Snowden s'est-il réfugié à Moscou ?

Sitôt son identité connue, le 9 juin, Edward Snowden devient l'objet de toutes les attentions. Les internautes se lancent à la recherche de toutes les traces de sa vie privée qu'il a pu laisser en ligne, tandis que la diplomatie américaine étudie les pistes pour obtenir son extradition. Le 22 juin, l'étau se resserre : la justice américaine le met formellement en examen, pour espionnage et vol.

Le 23 juin, il s'envole à bord d'un avion de la compagnie russe Aeroflot. Il est censé se rendre à Cuba, après une escale à Moscou. Des dizaines de journalistes de la presse internationale s'empressent de réserver des places à bord du premier vol Moscou-La Havane, mais lorsque les portes de l'avion se referment, ils doivent se rendre à l'évidence : Snowden n'est pas à bord. Il n'aurait en réalité jamais quitté la zone internationale de l'aéroport Cheremetievo, où il aurait brièvement rencontré un diplomate équatorien.

 

Le siège vide du vol Moscou-Havana qui aurait été réservé au nom d'Edward Snowden, le 24 juin.

Edward Snowden effectue alors une demande d'asile politique auprès du gouvernement équatorien : "Face au risque de persécution de la part du gouvernement américain et de ses agents en relation avec ma décision de rendre publiques de graves violations de la part du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique de leur Constitution (...), je crois qu'il est improbable que je reçoive un traitement humain avant le procès, et je cours en plus le risque d'une condamnation à perpétuité ou la mort", écrit-il dans sa lettre de demande. 

Après plusieurs jours d'attente, le gouvernement équatorien, qui a déjà offert l'accueil au cofondateur de WikiLeaks Julian Assange, a indirectement rejeté sa demande d'asile. Dans l'intervalle, Edward Snowden serait resté confiné dans la zone internationale de l'aéroport de Moscou. A la suite des révélations du Guardian faisant état de la mise sur écoute de plusieurs ambassades européennes aux Etats-Unis, des voix se sont faites entendre, en Europe et en France, pour demander que l'Union européenne offre l'asile politique à M. Snowden. Ce dernier a affirmé avoir déposé une vingtaine de demandes d'asile politique, dont une auprès de la France.

Michaël Szadkowski et Damien Leloup

 

 

 
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:43

 

 

Rue89

 

Arrêt sur images 02/07/2013 à 10h01
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

 

Alléluia, la transparence est en marche : il y a une déontologue à l’Assemblée nationale. Une vraie, avec tout plein de principes déontologiques. Si vous avez suivi le vote récent de la loi sur la transparence, vous le savez déjà : à ce poste délicat, elle avait un prédécesseur, dont la collaboration a cessé dans des conditions peu claires (vous avez peut-être vu la passe d’armes sur le plateau, entre deux députés, dans une de nos dernières émissions).

 


Noëlle Lenoir en 2011 (Nlenoir/Wikimedia Commons/CC)

 

L’actuelle titulaire du poste s’appelle donc Noëlle Lenoir, elle a un CV long comme le bras, et elle dispose « d’un petit bureau au bout d’un couloir, dans une annexe de l’Assemblée » raconte Libé (abonnés), qui est allé la rencontrer.

Elle n’est pas surchargée de travail : elle vient un jour par semaine. Comment utilise-t-elle cette journée hebdomadaire ? Elle n’inspecte pas, elle n’enquête pas, elle ne publie pas de rapport. Sa mission : « Etre à l’écoute des chatouillements de conscience des députés inquiets. » Bref, on lui demande rendez-vous, elle reçoit, elle conseille, en toute discrétion.

« Nul ne réclame son départ »

Mais le meilleur de l’article est à la fin. L’un des points du projet de loi sur la transparence portait sur les conflits d’intérêts des députés. Et plus précisément autour de cette question, pendante depuis le cas Copé : un député peut-il être en même temps avocat d’affaires ?

On ne sait pas ce qu’ en pense, sur le fond, Noëlle Lenoir. La journaliste de Libé, Charlotte Rotman, ne le lui a pas demandé. En revanche, le portrait livre une information importante : que fait Noëlle Lenoir, les quatre jours de la semaine où elle n’est pas déontologue de l’Assemblée ? Elle est avocate d’affaires, dans un cabinet parisien, Kramer Levin Naftalis & Frankel. Ce n’est pas une blague. « Son profil, qui mêle service public et exercice dans le privé, est jugé comme un atout par l’équipe de Claude Bartolone, encore aujourd’hui », écrit Rotman, qui ajoute immédiatement :

« Noëlle Lenoir en est moins sûre, de son propre aveu. Mais nul ne réclame son départ. »

On relit la phrase. On pense qu’on l’a mal lue. Mais non. Noëlle Lenoir n’est « pas sûre » de pouvoir concilier son cinquième de temps à l’Assemblée, et son métier d’avocate d’affaires. Vivement qu’elle aille consulter une spécialiste des conflits d’intérêts. Il paraît qu’il en existe une, au bout d’un couloir...

 

Publié initialement sur
Arretsurimages.net
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:24

 

terresacree.org

 

  • EDITEUR de l'actualité (sans http://www.) : 2012un-nouveau-paradigme.com

 

Boycotter Monsanto en famille cet été ? Un jeu d'enfant : voici les marques...

 

Note de TS :

Sachez, veinards héritiers d'un jeu gratos, que ceci n'est pas de la pub !!! Mais une bête information au sujet des marques, complices de Mon$anto, qui asservissent l'Homme au niveau mondial. Votre mission ? Ecraser au plus vite la nuée de tiques qui vous suce le sang !!! Une seule éthique, une logique unique : ne plus acheter le moindre produit arborant ces marques dévastatrices et mortelles, pour le Vivant dans son ensemble. A moins d'être maso, complètement préhistorique, absolument stupide et carrément -malgré toutes tentatives !- indélobotomisable ;o)

 

 

Titre initial :
Vous Souhaitez Éviter les Produits Monsanto ? Voici La Liste des Marques à Connaître

 

Source : les indignés du monde entier

 

Nous avons obtenu la liste des sociétés utilisant les produits Monsanto sur le blog américain 57UN.

Comme ces sociétés sont peu connues en France, nous avons répertorié pour vous les marques qu'elles possèdent et qui sont vendues sur le marché français et européen. Coup de chance, une grande partie des sociétés qui utilisent des produits Monsanto sont commercialisées aux États-Unis.

Il reste quand même un grand nombre de marques de notre quotidien citées ci-dessous qui appartiennent à des sociétés utilisant les produits Monsanto. Ça fait peur ! Surtout que ces produits font vraiment partie de notre quotidien et, pire, de celui de nos enfants...

Liste des Sociétés utilisant des Produits Monsanto

Attention, les marques mentionnées dans cette liste ne contiennent pas forcément des produits Monsanto, mais elles appartiennent à des sociétés qui, selon le blog américain 57UN, utilisent des produits Monsanto pour certaines de leurs productions.

• Coca-Cola et ses sous-marques : Coca-cola, Coca-Cola Light, Cherry Coke, Minute Maid, Burn (boisson énergisante), Dr Pepper, Fanta.

• Cadbury qui possède les bonbons Carambar, Malabar, Régal'ad, ainsi que les chewing-gum Hollywood, La Vosgienne et les chocolats Poulain.

 

 

• Campbell avec ses soupes Royco et Liebig.

 

 

• Capri-Sun et ses boissons pour enfants du même nom.

• Carnation, sous marque de Nestlé, qui produit le lait déshydraté de marque Gloria.

• General Mills avec les conserves Géant Vert, les glaces Haagen Dazs, et les fajitas Old el Paso et les yaourts Yoplait.

• Heinz et son fameux Ketchup.

• Kellogg's avec les Céréal Kellogg's Cornflakes, Special K, Treso, Miel Pops, Coco Pop's, Frosties, Extra, All Bran.

 

 

• Knorr avec leurs bouillons, leurs soupes et leurs sauces.

• Kraft Philipp Morris avec un grand nombre de marques dont Côte d'Or, Carte Noir, Daim, le café Maxwell, la crème à tartiner Philadelphia, les gâteaux Lu, les chocolats Milka, Oreo, Suchard, Tang, Toblerone... Liste complète ICI

• Lipton et les thés du même nom.

• Ocean Spray et leurs boissons à la cranberry.

• Les Cookies Pepperidge Farms.

• Pepsico et ses marques Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Gatorade, Seven Up, Gatorade, Lipton Ice Tean, les chips Lay's, Doritos, Ruffles, Tostitos, les gâteaux Quakers et les gateaux apéritifs Benenuts.

 

 

• Les chips Pringles.

• Procter et Gamble et ses 300 marques comme Pampers. Découvrez la liste complète ICI

• Schweppes et ses boissons gazeuses.

 

 

• Uncle Ben's et son riz.

 

Alors, toujours prêt à boycotter toutes ces marques de notre quotidien ?

 

Un article de 2012un-nouveau-paradigme.com, relayé par SOS-planete

 

Le saviez-vous ? Si nous boycottons Coca et Pepsi Cola, nous boycottons Mon$anto

Boycott MONSANTO : enfin la liste des marques complices assassines !!!

 

 

En Inde, Monsanto et Unilever ont recours au travail des enfants

Pétition pour le démantèlement de Monsanto

 

 

Bientôt les vacances sacrées, la plage, le test géant des nanoparticules d'oxyde de zinc sur nous, cobayes !!!

Cet été, retrouvez toute l'actualité de SOS-planete sur votre mobile

"Il n'y a pas à chercher à convaincre une poubelle pleine. Il faut la vider"

Le site étrange qui dérange même les anges !

Mercredi, 10 135 visiteurs !!!

 

Auteur : 2012un-nouveau-paradigme.com

Source : www.2012un-nouveau-paradigme.com

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:18

 

Rue89

 

Tribune 01/07/2013 à 18h51

 Collectif

 

 

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » (Benjamin Franklin)

 

Les auteurs
Sandrine Belier (députée européenne EELV), Julien Bayou (conseiller régional EELV, la nouvelle école écologiste), Frederic Neau (animateur de la commission partage2.0 d’eelv et du groupe militant ’les ecologeeks)

Edward Snowden est un citoyen ordinaire... qui a fait preuve d’un courage extraordinaire. Ses révélations et sa cavale mondiale ont mis à nu l’empire américain, eldorado supposé des libertés individuelles et de la protection des citoyens.

Il a révélé que les Etats-Unis étaient en fait les porteurs d’atteintes aux libertés. L’œil de Washington semble avoir remplacé l’œil de Moscou. Pire, les Américains fournissent là aux Russes et Chinois l’opportunité de se dédouaner des violences dont ils savent aussi bien abuser contre leurs peuples. Voilà des relents de guerre froide qui traduisent en réalité un chaos toujours plus fluctuant, entre des démocraties libérales qui réalisent l’œuvre d’Orwell et des dictatures qui défendent la liberté des individus...

Et maintenant ? Toute initiative américaine visant à l’accroissement des échanges sera désormais entachée de suspicions. Comment croire qu’après avoir tenté de nous faire avaler l’Accord commercial anti-contrefaçon ACTA (Anti-Counterfeiting Agreement), les Etats-Unis parviendront à préserver la confiance et nous faire adopter l’Accord de libre-échange transatlantique (TAFTA), nouveau front de l’accès aux données et de la surveillance mondialisée ?

Il aura fallu attendre l’annonce d’écoutes des ambassades et du personnel diplomatique de la France et de l’Union européenne pour que des voix s’élèvent enfin pour demander l’asile pour Edward Snowden. Pourtant, celui-ci a dévoilé un système de surveillance généralisé des données personnelles de plusieurs millions de citoyens du monde.

 


Edward Snowden à la télévision, dans un café de l’aéroport de Moscou, le 26 juin 2013 (Sergei Grits/AP/SIPA)

 

Il nous a alerté sur un système de renseignement et de la manipulation des informations. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis surveillent donc tout le monde et partout, des Indignés d’Occupy Wall Street aux fers de lance du Printemps arabe en passant par... les parlementaires européens !

« Vous risquez la mort et nous ne lèverons le petit doigt »

Nous sommes entrés dans l’ère de la société de surveillance consentie et du techno-totalitarisme. Nous ne pourrons désormais plus dire que nous ne savions pas. L’Europe est désormais prévenue, les négociations en cours avec les Etats-Unis sur le traité de libre-échange devront en tenir compte, nous y veillerons.

Edward Snowden est un citoyen ordinaire, comme le sont d’autres lanceurs d’alerte tels que Daniel Ellsberg, Bradley Manning, Julian Assange, Irène Frachon ou Paul Watson. Aux Etats-Unis, l’ancien employé de la NSA, le soldat et le fondateur de Wikileaks risquent tous trois la peine de mort. Les abandonner, c’est aussi envoyer ce terrible signal aux futurs lanceurs d’alerte : « Vous risquez la mort et nous ne lèverons pas le petit doigt. »

Le capitaine Paul Watson, fondateur et président de l’ONG internationale de défense des océans Sea Sheperd est lui poursuivi par le Costa Rica, qui agit en tant que proxy pour le compte des baleiniers japonais. Défenseur de la biodiversité des océans, et plus particulièrement des baleines, il fait partie de ces visionnaires que l’avenir encensera mais que ses contemporains laissent se faire étriller par les intérêts à court-terme qu’ils importunent. Comme Snowden et Assange, sa liberté de mouvement est affectée : il ne peut sortir des eaux internationales sur lesquelles il s’est réfugié. Sa tête est mise à prix au Costa Rica et un séjour en prison signifierait vraisemblablement la mort.

Le Parlement français a adopté le 16 avril dernier une loi de protection des lanceurs d’alerte sanitaires et environnementaux qui s’inscrit dans la lignée de la résolution adoptée au Parlement européen en 2010. L’Assemblée nationale vient d’adopter une disposition renforçant la protection des lanceurs d’alerte en matière de fraude fiscale. L’esprit de ces mesures doit être étendu au-delà de nos frontières.

Faisons preuve du courage contagieux

Europe Ecologie-Les Verts a appelé la France à accorder l’asile à Edward Snowden. Depuis septembre 2012, un comité de soutien formé par les responsables des principales ONG écologistes françaises demande que la France donne l’asile politique à Paul Watson et en fasse le premier réfugié politique écologiste.

Nous faisons nôtre cette démarche et demandons au président de la République, François Hollande, de faire perdurer la tradition de terre d’asile de la France et d’accueillir ceux et celles qui subissent des persécutions en raison des révélations salvatrices qu’ils ont faites dans le cadre leur engagement pour la justice sociale et environnementale et la protection des libertés individuelles.

Soyons cohérents et faisons preuve du courage contagieux tel que le défend Wikileaks : offrons l’asile aux lanceurs d’alerte, et refusons le traité TAFTA.

 

MERCI RIVERAINS ! Corrado DeLuca
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 11:31

 

 

 

Possibiltés de modifications à la marge dans les jours qui viennent

 
Intitulé des filères :
ECO : Les sociétés humaines dans les écosystèmes
EUR : Sortir des crises de l'Union européenne
CAP : Rompre avec le capitalisme financier et les politiques néo-libérales
GEO : Géostratégie dans un monde en mouvement
LOC : Quelle relocalisation ?
IPM : Interrogeons nos pratiques militantes
 
vendredi 26 juillet
9h00-9h30
Accueil
 
vendredi 26 juillet
9h30-10h30
Ouverture de l'Université citoyenne
 
vendredi 26 juillet
10h45-12h45
Ateliers
 
EUR2 - Que serait une PAC écologiquement et socialement satisfaisante ?
Gilles Lemaire, Christian Roqueirol (Animation : Claude Girod)
 
ECO2 - De Notre-Dame-des-Landes aux GPII : des luttes systémiques contre le productivisme
Geneviève Coiffard-Grosdoy, Anahita Grisoni, Michel Lepesant (Animation : Geneviève Azam)
 
ECO5 - L'extractivisme au cœur des traités de libre-échange
Maxime Combes, Juliette Renaud, Frédéric Viale (Animation : Hélène Cabioc'h)
 
GEO2- L'affirmation des BRICS : contre-hégémonie ou alternative ?
Gus Massiah (Animation : Isabelle Bourboulon)
 
LOC3 Relocalisation, protection, protectionnisme
El Mouhoub Mouhoud, François Ruffin, Jean Tosti (Animation : Jean-Marie Harribey)
 
LOC5 Transition énergétique : initiatives citoyennes, service public de l'énergie, créations d'emplois
Guillaume Marcenac, Christian Mercier (Animation : Colette Boudou)
 
CAP8 Sortir du piège de la dette
Frédéric Lemaire, Eric Toussaint (Animation : Wilfried Maurin)
 
CAP9 - Partenariats Public-Privé
Denis Dessus (Animation : Rozenn Perrot)
 
 
vendredi 26 juillet
14h00-16h30
Plénière
 
Relocaliser les économies et équilibrer les territoires pour penser le long terme
Isabelle Bourboulon (journaliste, membre du CA d'Attac France), El Mouhoub Mouhoud (Professeur d'économie à l'université Paris Dauphine, Directeur du Groupement de recherches international du CNRS), René Passet (Professeur d'économie émérite, premier président et président d'honneur du Conseil scientifique d'Attac) , François Ruffin (journaliste, créateur du journal Fakir), Aurélie Trouvé (co-présidente du Conseil scientifique d'Attac, ingénieure agronome, maître de conférences à l'Établissement national d'enseignement supérieur agronomique de Dijon), un représentant des Fralib
 
 
 
vendredi 26 juillet
17h00-19h00
Ateliers
 
CAP7- En finir avec l'évasion fiscale et les paradis fiscaux
Mathilde Dupré, Florence Toquet (Animation: Dominique Plihon)
 
ECO8 - Le gaz de schiste, manne financière très improbable pour les pétroliers, mais désastre inévitable pour les populations et les écosystèmes
Jacques Ambroise, Juliette Renaud, Gabriella Zanzanaini (Animation : Jacqueline Balvet)
 
ECO9 - Richesse, valeur et inestimable ; quel sens donner à la valeur de la nature ?
Jean-Marie Harribey, René Passet, Daniel Tanuro
 
EUR3 - La contribution du féminisme au changement de la société
Catherine Bloch-London, Huayra Llanque, Sandra Rigoni
 
EUR9 - Question foncière et logement
Gérard Leras, Annie Pourre (Animation : Jean-Michel Dupont)
 
GEO7 - Mobilisations et luttes locales et globales : FSM, Occupy, NDDL, mobilisations en Europe de l'est et dans les Balkans
Geneviève Coiffard-Grosdoy, Gus Massiah, Catherine Samary (Animation Nicolas Haeringer)
 
GEO10 - Les institutions internationales
Adda Bekkouche, Mireille Fanon Mendès-France (Animation : Thierry Brugvin)
 
LOC1 - Les coopératives comme pratiques concrètes de relocalisation
Josette Combes, Florence Palpacuer, Fralib (Animation : Abdessalam Kleiche)
 
 
 
samedi 27 juillet
10h00-12h00
Ateliers
 
CAP5 - Pour lutter contre nos adversaires, mieux les connaître : lobbies, multinationales, etc.
Verveine Angeli, Anouchka Nicolet, Eric Wesselius (Animation : Susan George)
 
ECO6 - Quelles alternatives à la financiarisation de la nature ?
Christophe Bonneuil, Maxime Combes, Jean-Marie Harribey
 
EUR1 - Politique de l'eau de l'Union européenne
Christiane Hansen, Thierry Uso, Gabriella Zanzanaini (Animation : Hervé Thomas)
 
EUR4 - Résistances sociales face à l'austérité, mobilisations syndicales, féminisme
Catherine Bloch-London, Catherine Samary, Annick Coupé ou Bernadette Groison
 
GEO4 - Nouvelles formes de domination sur le continent africain
Mireille Fanon Mendès-France, Annie Pourre
 
GEO5 - Crise de civilisation et modèles de développement
Emilie Hache, (Animation : Amélie Canonne)
 
IPM3 -  Éducation populaire : approches théorique et pratique
Acteurs de l'éducation populaire, (Animation : Nikolaz Berthomeau)
 
LOC2 - La nécessaire reconversion industrielle et agricole
Claude Girod, El Mouhoub Mouhoud (Animation : Aurélie Trouvé)
 
 
samedi 27 juillet
14h00-16h30
Plénière
 
Une réforme bancaire pour se réapproprier collectivement la monnaie
Denis Durand (syndicaliste CGT Banques), Elsa Costanzo (Nef, Terre de Liens, Energie Partagée), Anouchka Nicolet (membre de Finance Watch), Dominique Plihon (porte-parole d'Attac, professeur d'économie à l'université Paris XIII), Peter Wahl (représentant de World Economy, Ecology & Development (WEED)
 
 
samedi 27 juillet
17h-19h
Ateliers
 
CAP1 - Monnaies complémentaires, monnaies locales, monnaies uniques, monnaies parallèles
Colette Boudou, Michel Lepesant, (Animation : Dominique Plihon)
 
CAP2 Les réformes bancaires et financières
Denis Durand, Anouchka Nicolet, Peter Wahl, (Animation : Guillaume Pastureau)
 
CAP6 - Traite et prostitution
Huayra Llanque, Sandra Rigoni, Judith Trinquart
 
ECO3 - Histoire du climat et imaginaires liés au changement climatique
Christophe Bonneuil, Émilie Hache, Jade Lindgaard (Animation : Isabelle Frémeaux)
 
ECO 4 - La géoingénierie en marche face au chaos climatique : de l'humanisme au post-humanisme
Geneviève Azam, Silvia Ribeiro (Animation : Jacqueline Balvet)
 
EUR7 - Les Accords de libre échange et leur déclinaison néolibérale comme réponse européenne aux « révolutions arabes
Anders Lustgarten, Abdessalam Kleiche, Gilbert Achcar, El Mouhoub Mouhoud, (Animation Adda Bekkouche)
 
EUR8 - Austérité, précarité, chômage
Évelyne Perrin, MNCP, Noel Daucé Snu-fsu pôle emploi) (Animation : Verveine Angeli)
 
GEO11 - Une histoire des mouvements sociaux
Danièlle Tartakowsky (Animation Aurélie Trouvé)
 
 
 
dimanche 28 juillet
10h00-12h00
Ateliers
 
CAP3 Les bases de la théorie monétaire
Jean-Marie Harribey, Dominique Plihon
 
EUR 6 - L'Union européenne, stratégies de rupture : que faire de l'euro ?
Cédric Durand, Wojtek Kalinowski, Peter Wahl (Animation Verveine Angeli)
 
EUR11 - Travail
Julien Lusson, Florence Palpacuer (Eric Beynel ou Patrick Ackermann Solidaires)
 
GEO1 - Figures du bolivarisme et contradictions internes et externes dans la région
Fabrice Andréani, Franck Gaudichaud, Janette Habel (Animation : Isabelle Bourboulon)
 
GEO6 - Conflits et guerres pour les ressources naturelles, enjeux géostratégiques de l'énergie
Maxime Combes, Silvia Ribeiro, (Animation: Geneviève Azam)
 
LOC6 - Partenariat transatlantique : la libéralisation des échanges à très grande échelle entre Union européenne et Etats-Unis
Hélène Cabioc'h, Amélie Canonnne, Susan George, Aurélie Trouvé, Frédéric Viale
 
 
 
dimanche 28 juillet
14h00-16h30
Plénière
 
Un monde en bouleversements
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dimanche 28 juillet
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 21:49

 

 

 

LE MONDE

30.06.2013 à 18h14 • Mis à jour le 01.07.2013 à 13h45 | Par Alain Euzéby (Economiste)

 


 
Un point de PIB représente aujourd'hui un montant de richesses bien supérieur à ce qu'il était dans les années 1960.

Tout le monde est d'accord pour considérer le chômage comme une calamité. Et les quadragénaires, par exemple, en entendent parler depuis leur plus tendre enfance !

Et pourtant, en France, de nombreuses mesures ont déjà été prises par les gouvernements de droite comme de gauche. La fameuse phrase prononcée par le président François Mitterrand le 14 juillet 1993 – "Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé" – en portait déjà témoignage il y a près de vingt ans.

Hélas, non seulement le chômage n'a pas reculé dans des proportions satisfaisantes (son taux n'est presque jamais descendu en dessous des 9 % de la population active depuis 1990), mais encore il atteint aujourd'hui des records particulièrement alarmants.

Il n'est donc sans doute donc pas excessif d'utiliser les termes d'impuissance et de désarroi pour caractériser la politique actuelle de lutte contre le chômage en France. Car on sait bien que, même s'ils ne sont pas inutiles, les emplois d'avenir, les contrats de génération et le pacte de compétitivité déployés par l'actuel exécutif seront loin d'être suffisants pour permettre un succès décisif en la matière.

Lire (édition abonnés) : L'envolée des petits boulots 


CROISSANCE, ESPOIR ET DÉSILLUSIONS

Pour le reste, le président de la République, François Hollande, et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault se sont ralliés au principe, répété de toutes parts tel un refrain, selon lequel il faut tabler sur le retour de la croissance économique pour triompher du mal.

Mais, à moins d'être accompagné d'options vigoureuses en faveur, par exemple, d'une reconversion écologique ou d'une agriculture moins productiviste, cet espoir a tout lieu d'être cruellement déçu, et cela pour au moins deux raisons.

La première tient au fait que si la France et ses voisins européens ont pu enregistrer des taux de croissance de l'ordre de 5 % à 6 % par an au cours des fameuses "trente glorieuses", c'est parce qu'à la suite des destructions de la seconde guerre mondiale et sous la pression du baby-boom, l'ampleur des besoins à satisfaire par les populations européennes était considérable et les marges de progression, par conséquent, très larges.

Mais aujourd'hui, est-il vraiment possible, et même souhaitable du point de vue de la qualité de l'environnement, de maintenir durablement des taux de croissance supérieurs à 2 % ou 3 % par an, alors que la natalité est beaucoup plus faible et que la production atteint des niveaux très élevés ?

Dans les pays riches, la pauvreté est en fait aujourd'hui due essentiellement au chômage, et pas à une insuffisance de production de richesses. N'est-il pas alors plus que temps de réaliser que plus le niveau du produit intérieur brut (PIB) est élevé, plus faible est le taux de croissance nécessaire pour obtenir une augmentation du volume de celui-ci ?

Un point de PIB représente en effet aujourd'hui un montant de richesses bien supérieur à ce qu'il était dans les années 1960. Par ailleurs, se rend-on bien compte qu'avec un taux de croissance de 2 % par an, le niveau de la production double en trente-cinq ans, soit une durée nettement inférieure à la moitié de la durée moyenne de la vie humaine en Europe de l'Ouest !

Deuxième raison : les liens entre l'accélération de la croissance économique et la baisse du chômage sont de plus en plus faibles. Il est certes tentant de considérer que l'accroissement de la production nécessite davantage de travail, donc de travailleurs et que l'augmentation de l'emploi fait baisser le chômage.

 

 EMPLOI ET BABY-BOOM

Mais, en réalité, les gains de productivité liés à l'investissement et à la modernisation des entreprises rendent la production de biens et de services de plus en plus économe en main-d'oeuvre.

De plus, les mesures d'allongement de la vie active, destinées à faire face au problème du financement des retraites, font que les générations qui atteignent l'âge de travailler vont continuer à être plus nombreuses que celles qui partent à la retraite.

Selon les projections de l'Institut national de la statistique et des études économiques, la population active hexagonale devrait encore progresser d'au moins 130 000 personnes par an d'ici 2020 et d'au moins 80 000 entre 2020 et 2040. Le papy-boom, contrairement à ce qui est régulièrement affirmé, ne nous sauvera donc pas du chômage.

Bref, les créations d'emplois seront loin de se traduire par des diminutions équivalentes du nombre de demandeurs d'emploi. Et, par conséquent, il ne faut pas raisonner d'une manière symétrique : même s'il est vrai qu'une croissance économique faible provoque du chômage, il est peu probable qu'une croissance de l'ordre de 2 % à 3 % par an suffise à le faire reculer dans des proportions satisfaisantes.

En France, le droit au travail figure en toutes lettres dans l'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Le seul objectif vraiment souhaitable en matière de lutte contre le chômage ne devrait-il pas être le plein-emploi ? Or, il est symptomatique d'observer que ce terme a aujourd'hui disparu du vocabulaire économique !

Même en continuant à ignorer cette référence devenue utopique, une politique de l'emploi efficace implique des réflexions et des décisions d'une autre ampleur que celles qui se succèdent dans les sphères gouvernementales depuis des décennies.

Car il n'est pas vrai que l'on a tout essayé. Il reste encore à envisager des transformations axées, notamment, sur le respect de l'environnement, sur le fait que la croissance de la production exige de moins en moins de travail, sur la prise en considération des liens entre le libre-échange et la désindustrialisation, ou sur le manque de protection des pays les plus avancés sur le plan social face à une concurrence internationale de plus en plus féroce et déloyale.

Lire (édition abonnés) : Une autre vision du marché du travail

Alain Euzéby (Economiste)

 

Alain Euzéby est professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Grenoble

 

 

 

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