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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 21:29

 

 

latribune.fr

     Michel Santi* | 08/07/2013, 12:04 


Alors que la BCE annonçait la semaine dernière souhaiter continuer sa politique de création monétaire massive aussi longtemps que nécessaire, l'économiste Michel Santi continue de s'opposer à ces programmes, qui profitent, selon lui, surtout aux banques, et sont sans conséquences sur l'économie réelle.

Les déboires de nos économies n’ont pas commencé avec la crise financière des années 2007 et 2008. Loin de là puisque, en réalité, une redistribution substantielle des richesses et des revenus s’est opérée depuis le début des années 2000, au détriment des salaires et en faveur des profits enregistrés par les entreprises, par le secteur financier et par leurs actionnaires.

Pour autant, n’est-il pas étrange et contradictoire de constater que les investissements dans l’outil de production (quel qu’il soit) se maintient à des niveaux anémiques, alors même que les profits atteignent des records et, ce, dans une conjoncture de coûts de financement au plus bas historique ? A cet égard, l’exemple d’Apple assis sur 170 milliards de dollars est révélateur de ces entreprises peu soucieuses de s’impliquer dans l’économie réelle si elles n’en tirent pas un bénéfice direct et immédiat.

Les programmes massifs de création monétaires ont engendré un monstre

Ne nous étonnons donc pas si nos économies subissent une déprime quasi-chronique, si la consommation est en berne et si les revenus des ménages se dégradent. En effet, la proportion de la rémunération allouée au travail dans le revenu national est graduellement réduite tandis que les profits des entreprises (financières et non financières) atteignent des sommets, sans pour autant qu’elles soient motivées à investir davantage dans l’économie. Bien au contraire en fait, puisque ces investissements en capitaux à destination des appareils de production sont aujourd’hui à leurs plus bas niveaux historiques.

Sinon, comment expliquer la somme phénoménale de 1.8 trillions de dollars détenue par les banques américaines auprès de leur Réserve fédérale ? Auprès de cette Fed – qui rémunère ses établissements financiers qui y conservent leurs dépôts – et qui s’est lancée dans des programmes massifs de création monétaire censés soulager l’économie. Et qui a en fait créé un monstre puisque les réserves bancaires stockées auprès d’elle ont été multipliées … par 1000, pour atteindre aujourd’hui 1.8 trillions de dollars par rapport à moins de 2 milliards en 2008 !

Une politique sans conséquences pour l'économie réelle

Loin d’accomplir leur mission d’intermédiation et de pourvoyeuses de liquidités en faveur de l’économie réelle, les banques ont opté de conserver les liquidités généreusement allouées par les baisses de taux quantitatives au sein même de leur banque centrale, tout en récoltant au passage une rémunération certes faible mais garantie. Comme, en finalité, c’est une proportion infime des ces liquidités fraichement imprimées par la Fed qui ont trouvé le chemin du système productif, on comprend mieux pourquoi cette création monétaire intense et sans précédent n’a pas dégénéré en hyper inflation.

Si d’une part l’économie est donc quasiment privée des liquidités mises par la Fed à disposition du secteur financier et si elle doit faire face d’autre part à des entreprises qui ne réinvestissent pas leurs profits, il est impératif de trouver un autre mécanisme de transmission.

Les banques centrales ont-elles pensé à arroser les populations de liquidités?

En effet, pourquoi nos banques centrales ne feraient-elles pas de leurs propres citoyens les ultimes bénéficiaires de sa politique monétaire ? Ne serait-il pas nettement plus productif (et autrement plus moral) pour les banques centrales qu’elles augmentent leur base monétaire en arrosant de liquidités, non les banques mais la population ? Chaque citoyen – riche ou pauvre, avec ou sans emploi- recevrait donc une certaine somme à dépenser, à investir, pour rembourser sa dette, ou tout simplement à déposer dans sa banque, qui l’utiliserait dès lors pour prêter de manière classique.

L’argent et le crédit étant à l’évidence des instruments et des leviers à connotation sociale aigüe, nos responsables (économiques, politiques, financiers) n’ont-ils pas l’obligation morale de procéder à une redistribution des ressources par temps de forte crise, au détriment du créancier et en faveur du débiteur, du chômeur et des bas revenus en général ? Cet ajustement de la valeur conférée à l’argent est même de salut public – et d’une incontestable efficacité économique – dans un contexte chargé de déficits comme le nôtre.

Assumer d'être irresponsables

Alors que la Fed est sur le point de ralentir, voire d’arrêter, sa création monétaire, la Banque centrale européenne n’aura pas d’autre choix que de lancer un programme similaire. En effet, dans notre monde globalisé, il importe peu quelle banque centrale imprime de la monnaie, pour peu que ce soit une institution majeure comme la BCE. Et l’opposition féroce de la Bundesbank ou du gouvernement allemand n’y changera rien car seule cette création monétaire empêchera l’escalade mortifère des frais de financement des dettes périphériques.

C’est la Réserve fédérale US qui a poussé cette logique de création monétaire vers des degrés inégalés. C’est également elle qui a délibérément augmenté de manière hyperbolique la taille de son bilan, dans le but avoué de promouvoir l’inflation. En réalité, les baisses de taux quantitatives furent un message subliminal adressé à l’économie : une sorte d’engagement de la part de la banque centrale qui promettait dorénavant d’être « irresponsable ».
En effet, quel cran pour une banque centrale – dont la mission est la stabilité des prix – que de poursuivre ouvertement l’objectif de relancer l’inflation afin de redémarrer son activité économique ! Alors que les « baisses de taux quantitatives européennes » semblent désormais d’actualité, la BCE sera-t-elle pionnière en en faisant bénéficier d’abord les citoyens européens ?

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

 


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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 21:21

 

 

Médiapart

|  Par Christophe Gueugneau

 

 

Nicolas Sarkozy occupe le terrain politique et revient ce lundi devant le bureau de l'UMP. Un retour à la Berlusconi qui tente de circonscrire les multiples incendies judiciaires qui le menacent lui et ses proches. Depuis plusieurs mois, tous ceux qu'il avait pris soin de placer à des postes clés, tombent les uns après les autres : perquisition, ouverture d'enquêtes, mises en examen, voire renvoi en correctionnelle.

 

Ventes d’armes sous Édouard Balladur et financement illicite de la campagne présidentielle de ce dernier en 1995 ; immense cadeau accordé sur fonds publics à Bernard Tapie dès le début du quinquennat en 2007 ; liens d’affaires et d’amitiés noués dès 2005 et poursuivis jusqu’en 2009 avec le dictateur libyen Kadhafi, son régime et son entourage ; persistance d’un premier cercle d’entremetteurs où l’intermédiaire en armements Ziad Takieddine croise l’obscur mais indispensable Thierry Gaubert, en compagnie du plus fidèle compagnon, Brice Hortefeux ; révélation en 2010 de sollicitations et d’assiduités auprès des Bettencourt dont la fortune cachée, notamment dans des comptes bancaires suisses, garantissait la générosité financière...

Alors que l'ancien président tente ce lundi un vrai-faux retour en politique en participant au bureau national de l'UMP après le rejet par le Conseil constitutionnel de ses comptes de campagne 2012, la véritable explication de cette soudaine agitation est sans doute plutôt à chercher du côté de la justice.

De fait, un an après la fin de son quinquennat, Nicolas Sarkozy, lui-même mis en examen dans l'affaire Bettencourt, comme ses proches, semblent cernés de toutes parts par la justice. La politique comme échappatoire ? Mediapart fait le point.

Édouard Balladur

© (DR)

Premier ministre quand fut signé en 1994 le contrat de vente de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite, Édouard Balladur continue de démentir tout financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 et les soupçons de rétrocommissions. Mais au vu de l'avancée de l'enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, il devrait logiquement être auditionné dans les mois à venir. D’autant que placé en garde, Ziad Takieddine a reconnu le 20 juin 2013 avoir financé la campagne de l’ancien premier ministre.

Peu auparavant, le juge Van Ruymbeke avait découvert un document permettant d’affirmer que l'intermédiaire Abdul Rahman El Assir a utilisé une partie des commissions perçues sur les contrats d'armement pour payer des sondages d'opinion, qui se sont révélés être en faveur de Balladur, lors de la campagne présidentielle de 1995.

Associé à l’époque au sulfureux homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, l’intermédiaire aurait ainsi fait appel au conseiller en communication Paul Manafort pour évaluer les chances de succès de l'ancien premier ministre, dont le directeur de campagne était à l'époque Nicolas Sarkozy.

Nicolas Bazire

Proche de Nicolas Sarkozy dont il a été témoin de mariage avec Carla Bruni, ancien directeur de cabinet d'Édouard Balladur et directeur de la campagne de ce dernier en 1995, Nicolas Bazire, 54 ans, a été mis en examen le 22 septembre 2011 pour « complicité d'abus de biens sociaux » dans le cadre de l'affaire Karachi. Il lui est notamment reproché d’avoir participé à la mise en place, depuis Matignon, du réseau Takieddine. Les agendas d’un intermédiaire saoudien, le cheik Ali Ben Moussalam, font d’ailleurs apparaître que Nicolas Bazire et Édouard Balladur ont personnellement rencontré les membres du réseau Takieddine avant la signature de juteux contrats avec l’Arabie saoudite, trois au total. Du jamais vu.

Philippe Courroye

© (DR)

Le procureur de Nanterre, proche notoire de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen le 17 janvier pour « atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique » et « collecte de données à caractère personnel par moyen frauduleux, déloyal ou illicite ». Une décision par la suite annulée par la chambre de l’instruction car au moment de la mise en examen du procureur, le caractère illégal de la procédure engagée contre les journalistes n’était pas établi (ce ne sera établi qu’en décembre 2011). L’instruction va donc pouvoir reprendre.

Le 1er septembre 2010, Philippe Courroye avait ouvert une enquête pour « violation du secret de l'enquête » après les révélations du Monde sur une perquisition chez Liliane Bettencourt. Le 24 février 2011, le quotidien portait plainte contre lui pour violation du secret des sources. L'avocat de M. Courroye, Me Jean-Yves Dupeux, a indiqué lundi 3 octobre que son client avait déposé plainte contre le quotidien pour dénonciation calomnieuse. L'avocat estime que la plainte déposée par Le Monde dans cette affaire pour violation du secret des sources l'a été « en toute connaissance de la fausseté des faits allégués ».

En charge de l'affaire Bettencourt, le procureur Courroye était nommément cité dans les enregistrements publiés par Mediapart, lorsque, le 21 juillet 2009, Patrice de Maistre, le gestionnaire de Liliane Bettencourt, expliquait à sa cliente que Patrick Ouart, à l'époque conseiller juridique de Nicolas Sarkozy, lui avait assuré que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre que la demande de sa fille était irrecevable, avant que le procureur rejette effectivement la plainte le 3 septembre 2009.

Renaud Donnedieu de Vabres

Renaud Donnedieu de Vabres a été mis en examen en décembre 2011 pour « complicité d'abus de biens sociaux » dans l'affaire des ventes d'armes au Pakistan et à l'Arabie saoudite. Il est soupçonné d'avoir participé à la mise en place, au sein du gouvernement Balladur, d'un système de détournement de fonds.

Thierry Gaubert

© (DR)

Affaire Karachi

Thierry Gaubert, 60 ans, proche de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui conseiller du président du groupe Banques populaires-Caisse d'épargne, est interpellé et placé en garde à vue en septembre 2011. Mis en examen deux jours plus tard pour « recel d'abus de biens sociaux », il est laissé en liberté.

M. Gaubert a été directement accusé par sa femme, Hélène de Yougoslavie, entendue le 10 septembre. Elle a indiqué aux enquêteurs que son mari avait, dans les années 1990, rapporté de l'étranger, avec Ziad Takieddine, des valises d'argent remises à Nicolas Bazire. Témoignage qu'elle a maintenu dans la presse.

Thierry Gaubert est également mis en examen pour « subornation de témoin » le 22 novembre 2011.

En mai 2012, Thierry Gaubert a annoncé lui-même avoir à nouveau été mis en examen, cette fois pour blanchiment aggravé.

– Affaire du 1 % logement

Reconnu coupable d’« abus de biens sociaux » et d’« abus de confiance » dans l’affaire du 1 % logement des Hauts-de-Seine, Thierry Gaubert a par ailleurs écopé d’une peine de dix mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, le 3 mai 2012, au tribunal correctionnel de Nanterre.

Claude Guéant

© (DR)

Affaire Tapie

L'ancien ministre de l'intérieur et ancien secrétaire général de l'Élysée a reçu Bernard Tapie en mai 2009 et interféré dans la négociation fiscale que l’ex-homme d’affaires avait avec le directeur de cabinet d’Éric Woerth et qui ne prenait pas la tournure qu’il souhaitait. Une négociation qui a joué un rôle majeur dans la constitution de la fortune de l'homme d'affaires, et qui vaut à l'ancien ministre d'avoir été perquisitionné. Avant, sans doute, une audition et peut-être une mise en examen.

– Affaire Kadhafi

Mis en cause par Ziad Takieddine, dans l’affaire du financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant est perquisitionné le 27 février 2013. Devant les juges, Ziad Takieddine avait déclaré : « Durant cette période, Bachir Saleh (ancien directeur de cabinet de Kadhafi – ndlr) est venu à plusieurs reprises voir M. Guéant au ministère de l’intérieur, quand il était directeur de cabinet du ministre, a-t-il précisé. Lors de ces rencontres, M. Guéant donnait à M. Saleh les indications bancaires nécessaires aux virements. »

– Primes de cabinet

Claude Guéant est également mis en cause pour avoir bénéficié de sommes d'argent en liquide pour environ 250 000 euros, provenant selon lui de « primes de cabinet », « non déclarées », versées d’après l’ancien ministre à « plusieurs milliers de fonctionnaires » du ministère de l'intérieur de 2002 à 2006. Cette défense est démentie par les anciens ministres Daniel Vaillant et Roselyne Bachelot mais sera confirmée par une enquête demandée par le ministère de l'intérieur. Le parquet de Paris a cependant ouvert, le 14 juin 2013, une enquête préliminaire pour de possibles « détournements de fonds publics » et « recel » visant les primes

Brice Hortefeux

© (DR)

– Affaire Karachi

Le vendredi 23 septembre, Le Monde dévoile le contenu d'une conversation téléphonique entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, datée du 14 septembre. L'ex-ministre de l'intérieur a appelé son ami pour le prévenir que sa femme, Hélène de Yougoslavie, « balançait beaucoup » au juge Van Ruymbeke. L'échange entre les deux hommes laisse penser que M. Hortefeux a eu accès au dossier d'instruction. D'autant que celui-ci a passé un deuxième appel à Thierry Gaubert, le 20 septembre, alors que ce dernier était placé en garde à vue.

L'ex-ministre de l'intérieur demande à « être entendu par la justice » et menace « de porter plainte contre toute allégation mensongère et diffamatoire ». Ses vœux sont exaucés dans la soirée du vendredi : le parquet de Paris annonce l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « violation du secret professionnel » et « recel de violation du secret professionnel ».

Entendu le vendredi 30 septembre par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), l'ex-ministre de l'intérieur a déclaré dans un communiqué avoir « pu préciser et démontrer, en toute transparence, qu'il ne disposait d'aucun élément provenant du dossier de la procédure judiciaire ».

Mais l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi n'entend pas en rester là. Le lundi 26 septembre, il annonce déposer plainte contre Brice Hortefeux pour « complicité de subornation de témoin »« violation du secret de l'enquête » et « entrave au déroulement des investigations ou à la manifestation de la vérité »

L'enquête pour violation du secret professionnel a été classée sans suite.

– Affaire Kadhafi

Selon un document révélé par Mediapart en mars 2012, le marchand d’armes Ziad Takieddine, organisateur en 2005 des visites du ministre de l’intérieur et de ses proches en Libye, puis en 2007 du président élu Nicolas Sarkozy, aurait mis en place les « modalités de financement » de sa campagne présidentielle par le régime de Kadhafi, en lien avec Brice Hortefeux, alors ministre des collectivités locales. Le 18 octobre 2011, les policiers ont versé au dossier d’instruction une note de synthèse sur laquelle figure une référence à un document baptisé « GEN/ NS V. MEMO DG », qui contient sans les expliciter les initiales du président de la République. Cette note de synthèse a été rédigée et remise aux enquêteurs par un témoin du dossier, Jean-Charles Brisard, ancien membre de l’équipe de campagne d’Édouard Balladur, en 1995, aujourd’hui dirigeant d’une société de renseignements privée. Le document contient aussi les références du compte suisse de la sœur de Jean-François Copé, le patron de l’UMP, dont M. Brisard est un proche.

Le premier volet du document est intitulé « CAMP07 » et concerne la campagne présidentielle de 2007. D’après la note, les « modalités de financement de la campagne » de « NS» ont été « réglées lors de la visite Libye NS + BH » le 6 octobre 2005. Cette visite officielle avait été activement préparée par Ziad Takieddine, comme en attestent ses notes à Claude Guéant, qui figurent au dossier d’instruction.

Christine Lagarde

L'actuelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) est mise en cause dans le cadre d'une enquête de la CJR, ouverte le 4 août, pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de fonds publics ». Le 25 mai 2013, elle a été placée sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République.

La Cour de justice de la République estime que l'ex-ministre de l'économie s'est impliquée « personnellement » dans un processus comportant « de nombreuses anomalies et irrégularités », qui a abouti à un dédommagement de Bernard Tapie de centaines de millions d'euros sur fonds publics.

François Léotard

© (DR)

Il est celui qui a signé les contrats de l’affaire de Karachi. L'ancien ministre de la défense, François Léotard, est au cœur de l'enquête du juge Van Ruymbeke sur les ventes d'armes du gouvernement Balladur avec le Pakistan et l'Arabie saoudite. Le magistrat a accumulé les preuves de son implication personnelle et de celle de son plus proche conseiller de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres, dans la mise en place du réseau Takieddine. À la clé : plus de 80 millions d'euros de commissions occultes. Avec les derniers rebondissements de l’affaire, une audition de François Léotard devrait intervenir prochainement. 

Stéphane Richard

© (DR)

Stéphane Richard, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, est convoqué le 10 juin 2013 devant la Cour de justice de la République (CJR) dans le cadre de l'arbitrage rendu en 2008, favorable à Bernard Tapie, qui avait touché 403 millions d'euros dans l'affaire l'opposant au Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas. Il met en cause Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation au moment de l'arbitrage. Le 10 juin 2013, il est placé en garde à vue et est mis en examen pour escroquerie en bande organisée en même temps que Jean-François Rocchi. Ancien directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo puis de Christine Lagarde au ministère de l’économie, Stéphane Richard est donc considéré par les trois juges d’instruction chargés du dossier comme l’un des protagonistes majeurs de l’arbitrage frauduleux qui a rapporté 403 millions d’argent public à Bernard Tapie, dont 45 millions au titre du préjudice moral.

Stéphane Richard a donné des versions différentes et parfois contradictoires de l’histoire de l’arbitrage et notamment de son origine : sur le rôle de Jean-Louis Borloo en particulier, sur celui de Jean-François Rocchi ou encore sur celui de Claude Guéant (lire Les protagonistes du scandale Tapie s’entre-déchirent). Ses déclarations étaient très attendues sur le rôle de Claude Guéant, qui pourrait avoir été décisif, comme le confirment les enquêtes de Mediapart (lire en particulier Affaire Tapie : l’enregistrement qui met en cause Claude Guéant).

Bernard Squarcini

© (DR)

Le 17 octobre 2011, alors qu'il est toujours directeur de la DCRI, Bernard Squarcini est mis en examen pour « atteinte au secret des correspondances », « collecte illicite de données » et « recel du secret professionnel », dans le cadre de l“affaire des fadettes” des journalistes du Monde en pleine affaire Bettencourt. Le 12 décembre 2012, la cour d'appel de Paris annule deux des trois chefs de mise en examen. Il reste mis en examen pour « collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite ». En juin 2013, il est renvoyé en correctionnelle pour ce dernier chef d'accusation.

Ziad Takieddine

© (DR)

Affaire du vrai-faux passeport

L'homme d'affaires franco-libanais, soupçonné d'avoir voulu prendre la fuite à l'étranger alors qu'il fait l'objet d'un contrôle judiciaire, a été mis en examen le 1er juin 2013 et écroué à la prison de la Santé. Les policiers le soupçonnent d'avoir envisagé de fuir la France en cherchant à se procurer un passeport diplomatique de la République dominicaine, moyennant 200 000 dollars (145 000 euros). C'est lors d'une perquisition le 11 avril à son domicile que les policiers ont découvert l'existence d'un courriel qui permettait de comprendre que M. Takieddine allait se faire délivrer ce document.

– Affaire Karachi

 Au cœur de l'affaire, Ziad Takieddine est mis en examen trois fois dans ce dossier : d'abord pour complicité et recel d'abus de biens sociaux et faux témoignage, puis pour blanchiment et recel d'abus de biens sociaux. 

– Affaire Kadhafi

De septembre à décembre 2005, Ziad Takieddine aura été l'organisateur des visites à Tripoli du ministre Sarkozy, de Claude Guéant, son directeur de cabinet, et même de Brice Hortefeux, ministre délégué... aux collectivités territoriales. Officiellement, il s’agit de parler d’immigration et de lutte contre le terrorisme. En coulisses, le cabinet Sarkozy et Ziad Takieddine négocient en secret des contrats commerciaux, plus ou moins avouables. 

Bernard Tapie

© (DR)

Le 28 juin 2013, Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne sont mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans l’affaire Tapie-Crédit lyonnais. Au centre des investigations des juges d’instruction : les multiples rencontres à l’Élysée avec Bernard Tapie, avant et après l’arbitrage ultra favorable qui lui a alloué plus de 400 millions d’euros, dont 45 de préjudice moral. Après moult circonlocutions, Bernard Tapie a fini par admettre avoir participé à une réunion à la présidence de la République, en juillet 2007, en vue de mettre en place le processus d’arbitrage qui, un an plus tard, lui accordera 403 millions de dommages et intérêts.

Éric Woerth

© (DR)

Affaire Bettencourt

Accusé par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, d'avoir reçu début 2007, alors qu'il était ministre du budget et trésorier de l'UMP, 150 000 euros de Patrice de Maistre, l'ex-gestionnaire de fortune de la milliardaire, Éric Woerth a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Le 31 août 2010, le site internet de L'Express annonce qu'une lettre adressée place Beauvau au début du mois de mars 2007 et signée de la main d'Éric Woerth, alors trésorier de l'UMP et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, a été retrouvée à la mi-août par les enquêteurs de la Brigade financière lors d'une perquisition. Dans ce courrier, Éric Woerth intervient auprès de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, afin de lui demander d'attribuer la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, donateur de l'UMP et gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, mais aussi employeur de sa femme. Le 8 février 2012, il est mis en examen pour trafic d'influence passif, et le lendemain pour recel de financement illicite de parti politique.

Le 4 juillet 2013, Éric Woerth est renvoyé en correctionnelle pour ce dernier volet du dossier.

– Affaire Tapie

La justice détient une lettre de l'ancien ministre du budget adressée aux avocats de Bernard Tapie. Datée d'avril 2009, elle fixerait le montant d'impôt dû par l'ex-homme d'affaires au terme de l'arbitrage à environ 12 millions d'euros alors que d'autres modes de calcul auraient pu aboutir à… 120 millions d'euros.

– Vente de l'hippodrome de Compiègne

Il est par ailleurs sous le coup d'une enquête de la Cour de justice de la République (CJR) pour « prise illégale d'intérêts » dans la vente de l'hippodrome de Compiègne. 

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 21:00

 

Rue89

Publié le 07.07.2013, 13h16

 

 

L'économie du partage, consistant pour les particuliers à échanger des services sans intermédiaires, viendra à bout de la société de consommation dans sa forme actuelle, estime Rachel Botsman, spécialiste du sujet.

L'économie du partage, consistant pour les particuliers à échanger des services sans intermédiaires, viendra à bout de la société de consommation dans sa forme actuelle, estime Rachel Botsman, spécialiste du sujet. | Mehdi Fedouach


L'économie du partage, consistant pour les particuliers à échanger des services sans intermédiaires, viendra à bout de la société de dans sa forme actuelle, une révolution se chiffrant déjà en milliards qui ne tuera cependant pas le capitalisme, estime Rachel Botsman, spécialiste du sujet.
L'économie "collaborative", dont les exemples les plus connus sont en les Amap, les sites d'échange d'appartements, la location de voitures entre particuliers, les prêts entre individus passant outre le système bancaire, "représente déjà des milliards de dollars" au niveau mondial, déclare Rachel Botsman, auteur de "What's mine is yours, How Collaborative Consumption Is Changing The Way We Live" (Ce qui est à moi est à toi, ou comment l'économie collaborative va changer notre mode de vie).

Ainsi, le de prêts représenterait déjà deux milliards. Airbnb, mettant en relation des particuliers pour louer leurs habitations pour quelques jours et ne prélevant que des frais de transaction, a permis la location de 4 millions de nuitées en 2013 contre 3 millions en 2012, au grand dam des hôteliers, note la spécialiste invitée jeudi à Bordeaux pour un forum sur ce sujet.
"C'est la fin du consommateur comme on l'entendait. D'ici dix ans il sera mort", assure-t-elle à l'AFP. Le consommateur ne se définira plus comme tel, mais comme "membre d'une communauté", ajoute cette anglaise issue du monde du marketing et de la publicité, fondatrice d'un cabinet de conseil spécialisé dans l'économie collaborative, qui considère que la crise de 2009 a entraîné un questionnement profond de la société de consommation.
La technologie a désormais permis de mettre en relation les individus sans intermédiaires et comme en matière de circulation de l'information, internet défie les "monopoles" et entraîne un changement profond des relations entre producteur et consommateur, avec une économie "plus distribuée, moins centralisée, des marchés de niche et de réseaux (...) permettant aux individus de se sentir plus "capables".
Elle permet en plus de "monétiser" des actifs qui jusque-là ne l'étaient pas: "Des voitures mais aussi de l'espace physique ou l'expertise qui étaient jusque-là sous-utilisés".

Une croissance à trois chiffres

Avant, "les maisons dans les arbres n'avaient pas de marché", maintenant on peut les louer sur Internet, plaisante-t-elle. De même, certains louent leur temps à d'autres pour faire des démarches administratives pour eux, un marché inexistant avant. Idem pour les "places vides dans des voitures", les minutes non utilisées des forfaits de téléphone portable, l'échange de savoirs en ligne.
Le secteur, insiste-t-elle, connaît une "croissance à trois chiffres", note-t-elle.
Cette économie-là entraînera-t-elle des pertes d'emploi dans l'industrie manufacturière, alors qu'elle encourage la ré-utilisation d'objets plutôt que la consommation à outrance?
Pas forcément, répond-t-elle en soulignant que l'échange de musique en ligne avait ainsi fait craindre l'effondrement de l'industrie musicale et s'est finalement traduit par "l'apparition de nouvelles sources de revenus". "On est bien passé de la télévision, à Youtube, des journaux aux blogs", dit-elle, sans cependant nier que dans un premier temps, "les industries manufacturières vont beaucoup souffrir" et devront évoluer vers un "modèle de service" et non de production.
Ainsi, certaines chaînes de magasins de bricolage offrent de plus en plus de services aux particuliers allant au-delà de la vente. "Ils vous apprennent à faire les choses vous-même plutôt que de juste vendre un produit décapant".
Pour autant, l'altruisme ne devrait pas l'emporter. "Nous irons au-delà de l'argent, avec des systèmes très sophistiqués de troc". Il y aura une "démocratisation" de la finance, avec des prêts entre particuliers, mais demeure par ailleurs une "tension entre l'individualisme et le bien collectif" et une résistance des acteurs en place, qui tenteront de récupérer ces business à leur profit.
"Vous aurez toujours les monopoles et les conglomérats mais la marge, la niche, le marché de réseau seront aussi dynamiques que ceux du +centre+", dit-elle. Pour les travailleurs, en revanche, à l'écouter, tout va changer: "Mes enfants auront cinq jobs par semaine et ne penseront plus en terme de travail, mais d'expertise".

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:45

 

 

Rue89

 

Appli 08/07/2013 à 16h49
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 

Lorsque les premières révélations sur Prism, le programme de surveillance de la NSA, sont tombées, le gouvernement américain et les services de renseignement se sont retranchés derrière un terme peu connu du grand public : la métadonnée.

Une métadonnée, c’est en quelque sorte une donnée sur une donnée. On peut trouver dans ce tiroir sémantique :

  • numéros de téléphone sortants et entrants ;
  • heure, date et localisation des appels (pas leur contenu) ;
  • émetteur, destinataire et date des courriels (pas leur contenu, encore une fois) ;
  • titre de l’e-mail ;
  • recherches internet ;
  • transactions bancaires ;
  • carnets d’adresses sur les réseaux sociaux.

Selon les autorités américaines, collecter les métadonnées des internautes ne signifie pas les espionner.

Un appli pour y voir plus clair

Pour permettre au public de visualiser ce concept, une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a développé une application qui permet à l’internaute de visualiser ses métadonnées Gmail, le service de messagerie de Google.

 


Les métadonnées du Gmail de Will Hunting : démo sur le site du MIT (Immersion.media.mit)

 

Le programme baptisé « Immersion » demande à l’utilisateur d’entrer son adresse et son mot de passe Gmail puis balaye l’ensemble des courriels échangés depuis la création du compte. En quelques secondes, l’application crée un graphique interactif et dynamique constitué de petites bulles pour chaque correspondant, plus ou moins grosses selon le volume d’échanges, et les liant entre elles.

Une expérience « émotionnelle »

Selon César Hidalgo, professeur au MIT Media Lab et créateur du projet, les metadonnées ont évolué ces dernières années pour concerner de plus en plus les individus et leurs habitudes. Il y voit une expérience « émotionnelle » plus que technique : à travers les métadonnées, c’est nous-mêmes que nous examinons.

Et il est vrai qu’on se surprend vite à jongler avec les outils et naviguer dans les sphères sociales à géométrie variable qui grossissent ou rapetissent au fil du temps, avec quelques surprises à la clef – comme réaliser qu’on a cessé de correspondre avec un ami il y a dix-huit mois, ou que la rédactrice en chef de Rue89 est en passe de détrôner sa propre mère du podium des échanges épistolaires.

L’appli « Immersion » en vidéo (en anglais) ici

Et si l’on ajoute Skype ? Et Facebook ?

Passé l’amusement et la musique d’ascenseur de la vidéo promotionnelle, reste un certain malaise face à la puissance d’un tel outil. On imagine tout ce qu’un œil étranger qui se poserait sur le graphique pourrait apprendre de la vie de la personne bien réelle qui se cache derrière ces bulles.

Poussons le concept plus loin : maintenant qu’on a vu ce que pouvait fournir comme informations les simples métadonnées de Gmail, imaginons que l’on y ajoute celles des conversations Skype et Facebook, des relations sur les réseaux sociaux, des correspondances téléphoniques, recherches sur le moteur Google, applis smartphones téléchargées, des journaux lus et privilégiés et de toutes les transactions passées en ligne...

Résultat : un profil de la vie numérique, sociale et intellectuelle de tout individu utilisant la Toile, avec en première ligne ceux dont l’activité est intense et insouciante.

L’or de la décennie

Se pose enfin la question de l’usage fait de ces métadonnées. Car comme le souligne César Hidalgo, « tout le monde les traque ». Les métadonnées sont l’or de cette décennie : elles sont collectées tout à fait légalement et revendues à des annonceurs qui calibrent leur publicité sur le profil ainsi établi.

Un commerce florissant dont les internautes, qui en sont l’origine et la cible, ne voient pas un dollar et ignorent totalement qui détient – et exploite – les fragments de leur vie numérique.

La métadonnée fait rapetisser la Toile

Autre problème : la métadonnée fait rapetisser la Toile. Le moteur de recherche Google ou les sites marchands vont orienter les recherches de l’internaute selon le profil qu’ils en auront dressé. Le but est de l’orienter vers ce qu’il est susceptible d’apprécier le plus, ce qui correspond le mieux à son cercle social ou son emplacement géographique.

Les résultats d’une recherche ne seront donc pas les mêmes selon les individus, chacun se heurtant à une bulle en verre bâtie par des algorithmes eux-mêmes bâtis sur les métadonnées. Un système assez éloigné des aspirations de liberté et d’universalité qui ont fondé Internet.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:32

 

 

 

La marche internationale  antinucléaire arrive près de chez vous !

Bonsoir,
nous sommes maintenant sur la route depuis une semaine après avoir quitté Sigean (11) lundi dernier et avoir bénéficié d'une journée de repos aujourd'hui à Montpellier.
Vous trouverez quelques témoignages et photos de la marche ici : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Marche-internationale-contre-le
 
Pour la semaine qui vient nous vous donnons rendez-vous tous les matin à 7h si vous voulez vous joindre à nous. Nous vous conseillons néanmoins de nous appeler la veille de votre arrivée, l'horaire pouvant bouger selon le nombre de kilomètres que nous aurons à effectuer.
 
Les rendez-vous de cette semaine :
- Lundi soir : Saussines (34)
- Mardi soir : Montpezat (30)
- Mercredi soir : Dions (30)
- Jeudi soir : St Siffret (30)
- Vendredi soir : Laudun (30)
- Samedi soir : Pont St Esprit (30)
- Dimanche : repos
 
Nous vous invitons également à nous rejoindre pour une action symbolique et pacifiste samedi 13 juillet à 8h30 devant le site nucléaire de Marcoule.
 
La semaine du 15 au 21 juillet nous serons dans la vallée du Rhône et nous vous inviterons à nous rejoindre devant la centrale du Tricastin (26) le lundi 15 juillet, devant Cruas (26) le mercredi 17 et devant la FBFC Areva à Romans (26) le samedi 20.
Un programme détaillé vous sera envoyé d'ici là, mais pensez dès à présent à réserver vos journées de marche et de soutien.
 
Antinucléairement
 
Les marcheurs
Consultez l'agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/
 
Vous pouvez également choisir de vous inscrire sur d'autres listes : http://www.sortirdunucleaire.org/listes

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:08

 

 

 

 

 

 LES INDIGNE/E/S -  AG  mercredi et  samedi à 19h Maison Carrée


Le mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanences personnes âgées mercredis 13h30 à 17h30 Association AZUR 0466238606


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

6/7/8/9/10 juillet

Université Occitane d’été :ateliers, conf,concerts ++

Thème : Femmes d’ici et d’ailleurs

Agora

 

9 et 10//7

Passage Marche anti nucléaire par le Gard

Montpezat/ Dions

 

9/7

Collectif soutien aux Roms

APTI

18h

Dès le 8/7

Festival d’Avignon

Du 15 au 21/7 :l’impossible procès (du nucléaire)

Grand Théâtre de Montfavet

16h30

15/7

Grand rassemblement anti nucléaire

Place Palais des Papes/ avignon

12h30

Du 17 au 21/7

Journées d’été des amis de la Confédération Paysanne :luttes paysannes et citoyennes pour la préservation des terres agricoles

CUN du LARZAC

 

26/27/28/29/7

Université d’été d’ATTAC « ruptures et transitions, le temps est revenu »

Nîmes Fac Vauban

Dès 9h

3 et 4 août

Grand rassemblement à Notre Dame des Landes

« Enterrons définitivement le projet de NDDL »

 

 

Du 6 au 9 août

Jeûne international contre les armes nucléaires

Paris ++

 

21/22/23/24 août

Université d’été des ALTERNATIFS

Beaulieu(près Grenoble)

 

Dès le 3/9

Ateliers du Front de Gauche nîmois  pour les élections Municipales de 2014

Divers lieux

 

5 septembre

Journée des convergences des luttes autour des SANOFI++

Sisteron/ Mourenx

De 8 à 14h

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 21:55

 

 

Lefigaro.fr

 

La viande est écoulée essentiellement dans des cantines scolaires ou les restaurants hospitaliers.

 

Des bovins testés positifs à la tuberculose sont abattus et mis dans le circuit alimentaire dans les collectivités en Grande-Bretagne ou exportés vers le continent.

 

Correspondant à Londres

C'est un rosbif au goût un peu amer que nos voisins Britanniques exportent chez nous. Selon le Sunday Times , des carcasses de viande bovine infectée par le germe de la tuberculose sont abattues dans un abattoir au Royaume-Uni et exportées vers la France, la Belgique et les Pays-Bas. Le journal avait révélé la semaine dernière que 28.000 bêtes testées positives à la tuberculose étaient offertes à la consommation chaque année.

De grandes enseignes comme les supermarchés Tesco, Sainsbury's, ou Waitrose, ainsi que les chaines McDonald's et Burger King ont refusé de vendre cette viande. Celle-ci serait écoulée essentiellement dans des cantines scolaires ou les restaurants hospitaliers. Les animaux testés positifs sont retirés des troupeaux afin d'éviter d'autres contaminations, moyennant une compensation de l'Etat à l'éleveur. Une agence vétérinaire publique (Animal Health and Veterinary Laboratories Agency) les revend ensuite, en toute connaissance de cause, à un abattoir du Sommerset, filiale du grossiste en viande irlandais ABP UK. Les carcasses sont exportées sans étiquetage particulier.

Risque de transmission faible

Les élevages français sont exempts de tuberculose. Le risque de transmission de l'animal à l'homme est jugé très faible mais pas nul. Le développement de la tuberculose peut prendre des années et il est difficile de remonter à la cause de contamination. Outre la viande, le lait peut être porteur de la bactérie. L'agence de santé du Royaume-Uni a lancé une nouvelle étude pour tenter d'établir l'origine des cas de contamination récente à la tuberculose.

«C'est surréaliste. Cette pratique devrait être immédiatement arrêtée. Il est bizarre qu'une agence publique soit impliquée là-dedans. Comme pour le scandale de la viande de cheval, le principe de précaution devrait s'appliquer lorsqu'il s'agit d'alimentation et de santé», a réagi Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Sunday Times. Le grossiste ABP reconnaît que «environ dix à vingt animaux sont traités chaque semaine» et «la viande est exportée sous forme de carcasses à divers clients en Europe continentale».


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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 21:47

 

 

Médiapart - Blog

 

 

Dominique Méda, membre du Collectif Roosevelt 2012 et professeure de sociologie à l'Université Paris Dauphine à donné une conférence intitulée : "Négocier un autre partage du travail. Utopie ou solution au chômage de masse"  à la librairie Résistances à Paris, dans le XVIIème arrondissement. Cette rencontre fut organisée par  un des groupes parisiens Roosevelt 2012.

Dominique Méda commence par un nécessaire rappel historique sur la place du travail  en Grèce. Ce qui unit une société ne se réduit pas à l’échange économique, à la production de biens et de services. En Grèce, ce n’était pas ce qui était favorisé (alors que pour nous c’est le cas !). Ce qui était valorisé, c’était l’implication de chaque citoyen dans la vie politique, familiale, associative…dans la délibération citoyenne sur les conditions de vie communes. 

La valeur travail. Qu’est-ce qu’elle représente aux yeux des français ? Pourquoi être attaché au travail ? Ambivalence du rapport au travail : aspects négatifs et positifs. Les femmes et les jeunes aujourd’hui, porteurs d’une nouvelle éthique du travail.

 

 

© (DR)

 

 Le partage du travail aujourd’hui. Quid de la fameuse croissance et du PIB comme indicateur absolu? Le partage du travail existe mais il est  subi, sauvage… Peut-il être discuté, organisé ? Faut-il plus de croissance pour partager ? Y a-t-l un lien entre croissance et emploi ? Et si ce n’était pas forcément bon que la croissance revienne ? Interrogation sur le PIB comme indicateur de richesses : il ne prend en compte que les activités de productions rémunérées, il ne tient pas compte des inégalités de la population, la comptabilité n’est pas patrimoniale (destruction par ex. du capital qu’est la nature, l’environnement, mais aussi l’humain : le salarié pressuré !) (« Le PIB est un indicateur pervers qui nous mène droit dans le mur » Joseph Stiglitz). Il faut donc mettre en place d’autres indicateurs que La Croissance !

 

 

© (DR)

 

 Quels indicateurs ?Des indicateurs braqués sur ce qui compte pour les gens  et qui prennent en compte :

1) Ne pas détruire ce qui nous fait exister et donc surveiller l’évolution du patrimoine naturel (l’air, l’eau, le climat…) ;

2) Conserver une société bien liée (problèmes d’inégalité, accès à l’emploi…)

Il faut donc oublier cette Croissance dont on nous parle tous les jours, et la repenser autrement. Par ex. en prenant en compte de l’amélioration thermique des bâtiments, le développement de transports en commun… Ce qui veut dire conversion écologique, synonyme de créations d’emplois.

 

 

© (DR)

 

Retour sur les 35 heures. Des lois Robien aux deux lois Aubry. La France serait devenue paresseuse ! Tous les grands pays, depuis 60 ans, ont réduit leur temps de travail, mais selon des modalités différentes. Aux Pays Bas, 47% des gens travaillent à temps partiels choisis ou subis. La France en a beaucoup moins, car on a réduit la norme de travail à temps complet en passant de 39h à 35h. Cà a permis de déprécariser des temps partiels, et donc c’était plus égalitaire, à la différence de l’Allemagne où l’écart va de 70h à quelques heures par semaine !

Malheureusement cette réduction du temps de travail a été arrêtée de deux façons. Il y a eu la loi Aubry 1 : les entreprises étaient aidées pour réduire le temps de travail (des ouvriers, pas des machines), à décompte du temps de travail identique (ne pas sucrer des pauses) avec obligation de créer des emplois (pour avoir la subvention de l’Etat). Dans la loi Aubry 2, on n’a pas été obligé d’avoir un décompte identique (donc pas vraiment de réduction), ni obligation de créations d’emplois. D’où arrivée de la flexibilité, annualisation du temps de travail, conditions plus mauvaises pour les salariés.

Aujourd’hui, 10,6% de la population active est au chômage ; en 1997 (Loi Aubry 1) on était à 10,8%. En 2001,  on arrive entre 350 et 400000 créations d’emplois liés à la croissance, coup de fouet à la négociation du temps de travail, mais on n’a pas su mettre en place une mécanique prenant en compte les économies faites par les budgets sociaux (indemnisation chômage, réduction des cotisations sociales…). Puis il y a eu le problème de la RTT à l’hôpital par manque de créations d’emplois.
Il n’y a pas eu un vrai bilan de tout cela.
Il faut remettre cette question sur la table, faire un bilan serein et montrer qu’on peut aller plus loin. Il faudrait un « choc du partage » en allant plus loin que les 35h et en prenant en compte la question de l’ingénierie/mécanique des budgets sociaux dont on a parlé, la question de la  formation des chômeurs au moment où on réduit le temps de travail des autres, la question de la participation des revenus du capital… Questions éminemment politiques !

Si on ne fait pas cela, risque de spirale extrêmement grave  (on sait comment le chômage attaque le moral des personnes)

 

 

© (DR)

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 21:25

 

Médiapart

Derrière la mobilisation pour Mediapart : « l'effet Streisand » et le « Datalove »

|  Par Jérôme Hourdeaux

 

 

Dans les minutes qui ont suivi la diffusion de l'arrêt de la cour d'appel de Versailles ordonnant à Mediapart de supprimer toute citation des enregistrements de l'affaire Bettencourt, des internautes ont téléchargé et rediffusé les fichiers correspondants. Les enquêtes de Mediapart sont hébergées sur toute une série de plateformes réparties dans plusieurs pays.

Partage  

Lorsque jeudi à 16 h 46, tombe «l’urgent» de l’AFP, « La justice ordonne à Mediapart et au Point le retrait des enregistrements Bettencourt de leurs sites », la réponse des internautes a été quasiment immédiate : « Effet Streisand » !

Pour les non-initiés, la formule désigne un phénomène de surexposition médiatique et de diffusion massive d’un contenu visé par une procédure de censure. Concrètement, plus un censeur demande le retrait d’un article, d’une photo ou une vidéo, plus ce document sera re-copié et re-posté, augmentant de manière exponentielle sa visibilité.

Le terme fait référence à une procédure engagée en 2003 par Barbara Streisand contre un photographe ayant pris des clichés de son domaine privé afin d’étudier l’érosion du littoral. Au bout du compte, non seulement l’actrice ne réussira pas à faire interdire la photo (encore visible à cette adresse), mais en plus, grâce à la mobilisation des internautes, celle-ci sera vue par 420 000 personnes en un mois.

 

Un tweet posté par le journaliste Alexandre Herveau le 4 juillet à 17h21 
Un tweet posté par le journaliste Alexandre Herveau le 4 juillet à 17h21© Twitter

Depuis, « l’effet Streisand » est devenu un des mécanismes de défense de prédilection des internautes, permettant de protéger les lanceurs d’alerte en garantissant une surexposition médiatique contre le censeur qui souhaiterait le faire taire. Et on a pu le voir à l’œuvre dans de nombreuses polémiques, comme lors des dépôts de plaintes en diffamation contre le site Copwatch, en 2010 et 2011, ou plus récemment lors des pressions exercées par la DCRI pour faire retirer de Wikipédia un article sur une station hertzienne militaire.

À l’annonce de la condamnation de Mediapart, « l’effet Streisand » est donc apparu comme une évidence à de nombreux internautes qui ont évoqué, dans les minutes qui ont suivi, la possibilité d’héberger les enregistrements de l’affaire Bettencourt ainsi que les articles les citant.

Les propositions d’hébergement ont tout d’abord été formulées sur Twitter par des journalistes et des responsables de sites, Arrêt sur images, Rue89, qui ont proposé, par solidarité, « l’asile politique » aux enregistrements de Mediapart. Puis, des particuliers se sont également manifestés, comme cet abonné à Mediapart, résidant en Suisse. Il nous propose « d'héberger la totalité du dossier Bettencourt sur un serveur hébergé ici en Suisse et donc accessible pour tous les abonnés de Mediapart. Ainsi vous seriez à l'abri d'éventuelles poursuites en France et contraindriez la justice française à de longues et coûteuses procédures ici pour faire interdire la publication, sans garantie que la justice suisse soit aussi liberticide que la vôtre », nous écrit-il.

 

 
© Twitter

En réalité, à peine quelques heures après la publication de la décision des magistrats versaillais, une bonne partie de Mediapart avait déjà été copiée et ré-hébergée. Dès la fin d’après-midi, apparaissait en effet sur le site de téléchargement de peer-to-peer The Pirate Bay un « torrent » intitulé « Mediapart – Dossier Bettencourt ». Grâce à ce petit fichier, l’internaute peut télécharger 95 articles au format HTML, 82 sons au format mp3, 79 images et 14 pages aux formats PDF et JPG, soit une bonne partie des contenus visés par l’arrêt de la cour d’appel de Versailles. 

À partir de ce moment, les enregistrements de l'affaire Bettencourt étaient déjà définitivement hors de portée de toute tentative de censure. Les enquêtes de Mediapart ont en effet été téléchargées, listées et hébergées sur toute une série de plateformes réparties dans plusieurs pays.

Un groupe de « citoyens passant dans le coin »

Concrètement, les articles, sons et vidéos ne sont pas directement diffusés par le site The Pirate Bay. L’internaute télécharge en fait un fichier compressé dans lequel il trouvera tous les contenus classés par type. Ainsi, aucun site ne les diffuse directement : chaque internaute téléchargeant le fichier héberge, en quelque sorte, une partie de Mediapart sur son propre ordinateur.

 

Le premier tweet appelant à l'organisation de "l'effet Streisand" 
Le premier tweet appelant à l'organisation de "l'effet Streisand"© Twitter

La mise en ligne de ce « pack Bettencourt » s’est faite à une vitesse impressionnante, grâce à une mobilisation d’une redoutable efficacité d’un groupe informel d’internautes. « Nous ne sommes pas une organisation, ni un collectif ou une association, nous sommes juste des citoyens passant dans le coin, chacun faisant ce qu'il peut », explique l’un deux. C’est un tweet, posté à 16 h 53, et appelant à organiser l’opération sur un document de travail collaboratif, qui a battu le rappel. « À partir de là, c'est de l'auto-organisation et de l'auto-gestion. Et à voir le résultat, ça marche toujours aussi bien », poursuit un autre des hacktivistes.

 

Une capture d'écran de la page collaborative 
Une capture d'écran de la page collaborative© (DR)

En effet, depuis la mise en ligne de la première version, le fichier « torrent » est régulièrement mis à jour, amélioré et enrichi. Sur la page collaborative, des internautes continuaient, samedi, à fignoler le « dossier Bettencourt ». On y trouve également différents liens vers des « sites miroirs », c’est-à-dire des copies en cas de suppression, ainsi que des liens directs pour télécharger les différents contenus. Toute l’affaire Bettencourt à une portée de clic en somme...

Pour réussir ce tour de force, ce groupe de « citoyens passant dans le coin » a utilisé différents moyens, et notamment Wget, un logiciel libre permettant de télécharger le contenu d’un site afin de le consulter hors ligne. « Certaines personnes ont récupéré des choses "à la main", d'autres en réalisant des scripts vite fait », explique l’un d’entre eux. Les différents fichiers ont ensuite été triés, listés et hébergés sur différents sites. « Il est toujours bon de le répéter, mais une fois que des informations sont sur Internet, il est très difficile, voire impossible d'empêcher leurs diffusion. »


© (DR)

Le site The Pirate Bay ne donnant pas les statistiques de téléchargements, il est difficile du juger du succès exact de l’opération. Mais le vendredi 5 juillet en fin d’après-midi, pas moins de deux cents personnes avaient « seedé » le fichier torrent, c’est-à-dire qu’elles l'avaient non seulement téléchargé mais également qu’elles s'étaient mises, elles aussi, à le partager. Et sur les différents sites « miroirs », les fichiers avaient été téléchargés plusieurs centaines de fois.

 

 
© (DR)

Concernant leurs motivations, ces hacktivistes évoquent la volonté de faire jouer une nouvelle fois « l’effet Streisand », la défense de la neutralité du net, et surtout le « datalove » (« l’amour des données »), un mouvement militant pour une libre circulation de toutes les données. « Les données sont essentielles », proclame ainsi le site « datalove.fr », elles « doivent circuler », elles « doivent être utilisées », elles « ne sont ni bonnes ni mauvaises ». En conséquence, « aucun homme, machine ou système ne doit interrompre le flux de données. Verrouiller les données est un crime contre la "datanité" ».

Autant qu'aider Mediapart, la motivation de ces militants est en effet d'assurer la libre circulation de données d'intérêt public, comme le résume l'un d'entre eux en clôture d'entretien : « Un dernier mot ? Oui : bisous avec plein de Datalove. »

 


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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 21:07

 

huffingtonpost.fr

  Publication: 07/07/2013 18h17

 

Le timing est malheureux pour Google, mais il nous permet de mettre en lumière une contradiction fondamentale qui n'a que trop duré.

En effet, alors qu'est projetée dans nos salles de cinéma la comédie "Les Stagiaires", la face cachée de Google est mise en lumière par l'ancien sous-traitant des services de sécurité américain Edward Snowden. Une face cachée qui devrait déranger ses utilisateurs aussi bien à titre individuel que professionnel. La confiance sans limite que nous accordons aux produits Google: recherche, agenda, emails, chats, visionnage de vidéos (Youtube) et j'en passe, ne serait pas forcément méritée. Nos données ne seraient pas seulement exploitées commercialement pour un ciblage publicitaire optimal, mais carrément livrées à des organismes étatiques ou para-étatiques étrangers comme la NSA et ses nombreux prestataires.

Je ne prends pas ici la posture juridico-philosophique d'organismes comme la CNIL, mais bien celle de l'utilisateur final, du client qui paie de plus en plus pour ces services et pas seulement avec la monnaie de singe des données personnelles. Aujourd'hui, de nombreuses entreprises font le choix du cloud au travers de la solution Google Apps et confient ainsi au géant de Mountain View l'ensemble de leurs documents et échanges électroniques. Ces entreprises ne seraient-elles pas en droit d'exiger une protection de leur big data face à des regards à la fois trop curieux et illégitimes?

 

"Les stagiaires": un film de propagande?

Alors oui bien sûr, il est possible de recourir au stratagème du soft power hollywoodien et de miser sur le sourire naïf d'Owen Wilson et le regard vide de Vince Vaughn pour faire passer la pilule. Mais comment un tel stratagème cousu de fil blanc pourrait-il fonctionner? En particulier sur un public européen qui lit depuis des semaines à quel point l'administration américaine et ses affidés de la Silicon Valley n'ont aucun respect pour leurs représentations diplomatiques, ambassades, méta-données de réseaux cellulaires ou échanges sur Skype?

Evidemment, le service de communication de Google a rassuré tout le monde en affirmant que rien n'avait été versé en échange de cette campagne de promotion pour la "culture Google", mais est-ce que cela change quoi que ce soit? Le film repose uniquement sur les dimensions flatteuses de cette "culture": l'embauche de petits génies, la cafétéria de toutes les couleurs ou la supposée pensée "out of the box". Nulle place n'est laissée aux ambiguïtés nombreuses de cette organisation dont le mantra don't be evil (ne soyez pas le diable) vient de prendre un nouveau coup de griffe.

 

Servir ses clients ou le gouvernement US: un choix à faire

Il est probablement temps que, devant leur puissance et les services qu'elles fournissent au monde entier, les grandes entreprises du Web US deviennent un peu plus résistantes aux demandes du gouvernement américain. Elles ont réussi en grande partie cet exploit dans le domaine fiscal, en mettant en place une optimisation de leur imposition à la fois planétaire et sans précédent. Elles doivent maintenant s'attacher à offrir une garantie plus forte pour les données de leurs usagers ; cette protection est un pré-supposé, elle devrait être le premier de leurs engagements contractuels.

Seul au milieu des géants, Twitter n'a jusque là jamais semblé céder aux gouvernements sans livrer réellement bataille. Des manifestants du mouvement Occupy Wall Street aux auteurs des tweets #UnBonJuif en France, Twitter résiste autant qu'il le peut aux pressions. Le réseau social de microbloging n'est d'ailleurs pas cité au nombre des sociétés ayant collaboré avec le programme de la NSA. Difficile cependant de savoir si le réseau a refusé de participé, s'il a participé sans qu'on le sache ou s'il n'a tout simplement pas été sollicité.

Il est capital de prendre conscience que le danger ne réside pas seulement dans le fait d'être espionné mais aussi dans le risque de voir ses données distribuées aux quatre vents. Le cas Snowden démontre qu'un pays qui accorde l'habilitation "Secret Défense" (ou son équivalent local) à des centaines de milliers de personnes ne peut plus protéger de secrets. Il existe probablement une multitude de petits Snowden dépourvus de toute propension au whistle-blowing (lancer l'alerte), mais qui pourraient faire le choix plus rémunérateur du chantage ou de l'espionnage économique pour un concurrent. Les sociétés américaines qui fournissent des services de cloud se doivent de nous en protéger.

Il est entendu que l'exemple Google a été choisi en raison de sa dimension emblématique et de sa volonté d'abuser d'un certain soft power, mais le raisonnement exprimé dans cet article pourrrait s'étendre à de nombreux autres acteurs de la Silicon Valley.


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