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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:33

 

Mediapart

|  Par Jérôme Hourdeaux

 

 

Le fondateur de WikiLeaks est intervenu en duplex mercredi à OHM 2013, l'un des plus grands rassemblements de hackers, qui se tient tous les quatre ans aux Pays-Bas. L'occasion de venir en défense des lanceurs d'alerte – Manning mais aussi Edward Snowden –, qui ont permis de former « un nouveau consensus autour de ce qui est juste ». De fait, les whistleblowers sont au cœur de nombreux ateliers cette année. De notre envoyé spécial à OHM 2013.

 

 De notre envoyé spécial.

Julian Assange a réagi à la condamnation de Bradley Manning, le soldat condamné pour avoir transmis à son site WikiLeaks quelque 700 000 documents diplomatiques et militaires, à l'occasion de l'ouverture, mercredi 31 juillet à 30 kilomètres au nord d'Amsterdam, du camp “OHM 2013”, l'un des plus importants rassemblements de hackers au monde.

 

La cérémonie d'ouverture de OHM 2013 

La cérémonie d'ouverture de OHM 2013© JH



Le fondateur de WikiLeaks s'exprimait en duplex depuis l'ambassade de l'Équateur à Londres où il est toujours réfugié, devant une salle où toute photo et tout enregistrement avaient été interdits. « Le traitement de Bradley Manning résulte d'une stratégie de terreur visant tout le monde », a-t-il lancé. « Pourquoi? Parce que les agences de renseignement se sentent mises en danger. C'est un signal important. »

Pour le fondateur de WikiLeaks, le gouvernement américain se serait lancé dans ce qu'il compare à une guerre sainte. « Il existe aujourd'hui un État dans l'État, une culture dans la culture », a-t-il affirmé. Et cette culture serait « une nouvelle religion ». « Il y a un héritage religieux dans la classification. » Ainsi, il y aurait « des documents saints et des documents désacralisés ». Seules les agences habilitées auraient le droit de décider les informations sanctifiées de celles pouvant être diffusées au grand public. Et ceux qui violent ce dogme doivent être châtiés.

Mais, selon Julian Assange, la condamnation de Bradley Manning n'est pas totalement une défaite. Le jeune homme est en effet devenu « un symbole », tout comme Edward Snowden, l'ex-employé de la NSA à l'origine de la révélation du système d'écoute PRISM et actuellement réfugié dans un aéroport de Moscou. Or, poursuit Julian Assange, « il est important de défendre les symboles » pour remporter la bataille de l'opinion publique. Par leur action, ces whistleblowers ont permis de former « un nouveau consensus autour de ce qui est juste ».

Le fondateur de WikiLeaks s'exprimait devant environ 2 000 participants massés dans le “Hall Turing”, de OHM, un événement rassemblant, tous les quatre ans aux Pays-Bas, la communauté informatique mondiale pour cinq jours de conférences, d'ateliers et de travail collaboratif. Marquée par une actualité particulièrement chargée, avec la condamnation de Bradley Manning et les révélations de Richard Snowden, cette édition 2013 a été baptisée Observe Hack Make (Observer Détourner Faire), en abrégé OHM, également l'unité de mesure de la résistance électrique. Car autant que de puces, de routeurs ou de fibres optiques, ici, on parle de politique, d'engagement, d'hacktivisme et des moyens de changer le monde.

 

 
© JH

La première édition, le “Galactic Hacker Party”, avait été organisée en 1989, un an après la révélation, par le journaliste écossais Duncan Campbell, dans un article intitulé « Somebody's listening », de l'existence du système d'écoute mondial des communications Échelon. « À l'époque nous n'avons rien fait », a regretté le Néerlandais Koen Martens lors de la cérémonie d'ouverture, avant d'appeler à la résistance en commençant par cesser d'offrir ses données personnelles aux grandes entreprises et agences américaines. Et, joignant le geste à la parole, de supprimer en direct son compte Twitter.

Lors de la précédente édition, le “Hacking in Random” (HAR) de 2009, un hacker australien encore inconnu du grand public présentait un projet de site de whistleblowing. Son nom : WikiLeaks. Ci-dessous la vidéo de cette intervention :

 

 

Depuis, Julian Assange est devenu l'une des personnalités les plus influentes au monde. Et les whistleblowers semblent être devenus les ennemis numéro 1 des plus grandes démocraties occidentales.

Mardi 30 juillet, à la veille de l'ouverture du camp, Bradley Manning, le soldat à l'origine de la publication des documents classés ayant fait la célébrité de WikiLeaks, a été reconnu coupable de plusieurs violations de la loi sur l'espionnage et de vol de documents. Sa peine sera fixée lors d'une audience ultérieure, mais le jeune homme sait déjà qu'il encourt jusqu'à 136 années de prison pour avoir contribué à révéler des exactions de l'armée américaine en Irak (lire ici).

 

 
© JH

Le whistleblowing et les dérives des agences de renseignement sont donc logiquement au cœur de cette édition 2013 avec, chaque jour, plusieurs conférences et ateliers donnés par cinq éminents lanceurs d'alerte et anciens employés d'agences : Ray McGovern (CIA), Coleen Rowley (FBI), Thomes Drake (NSA), Jesselyn Drake (NSA) et la Britannique Annie Machon (MI5). 

« Vous êtes aussi puissants que n'importe quelle puissance »

C'est Ray McGovern qui a ouvert le bal, avec une conférence intitulée « L'intégrité dans le renseignement, quand en avons-nous le plus besoin ? ». « Il y a quelques choses que l'on m'a appris à l'école, comme le fait que l'esclavage est une mauvaise chose, que la torture est une mauvaise chose. Et quand une chose est mauvaise, elle est toujours mauvaise », a notamment affirmé cet ancien employé de la CIA devenu un des officiers de renseignement en charge des briefings quotidiens du président Ronald Reagan et du vice-président George H. W. Bush. Mais, depuis la fin des années 1990, il est devenu l'un des principaux critiques de la politique étrangère américaine, notamment en Irak, et un grand défenseur des whistleblowers qu'il qualifie de « héros ». « Vous, avec vos cyber-capacités, vous êtes aussi puissants que n'importe quelle puissance. Je suis fier de passer quelques jours avec vous », a-t-il lancé à l'assemblée.

 

Ray McGovern 

Ray McGovern© JH


Lors de sa conférence intutilée « Le secret tue »,  l'ex-agent du FBI Coleen Rowley a, de son côté, diffusé quelques extraits du mémo qu'elle avait transmis en juin 2001 à sa hiérarchie alertant sur une menace terroriste potentielle, et évoquant notamment un certain Zacarias Moussaoui. Mais ses avertissements sont restés lettre morte et, quelques mois plus tard, les deux avions détournés par les hommes d'Oussama Ben Laden se sont écrasés sur les deux tours.

Depuis, Coleen Rowley se bat contre l'opacité des agences gouvernementales qui, loin de protéger le citoyen, mettrait sa vie en danger. « Ils nous disent que le secret nous protège. Mais c'est faux. » Pour expliquer ce besoin du secret, malgré son inefficacité, l'ex-agent du FBI a recours à la criminologie en se lançant dans une comparaison entre les responsables du renseignement et le profil typique de psychopathe : dans les deux cas, une forme de charisme, la confiance en soi, une capacité de manipulation ou encore l'absence d'émotion ou de peur.

 

Coleen Rowley 

Coleen Rowley© JH


De son côté, la chercheuse australienne Suelette Deyfus a présenté les résultats des premières études mondiales sur la perception par la société des whistleblowers. Confirmant les propos de Julian Assange, ceux-ci montrent un impressionnant soutien du grand public pour les lanceurs d'alertes. Dans les pays étudiés (Australie, Royaume-Uni et Irlande), plus de 80 % des personnes interrogées estiment en effet qu'un whistleblower doit être protégé lorsqu'il révèle un scandale.

La question du whistleblowing et du renseignement seront encore au cœur de nombreux événements d'ici la fin du camp, avec d'autres témoignages, conférences, ateliers et présentations de solutions techniques pour lanceurs d'alerte et dissidents. Un des points culminants devrait être la discussion prévue, vendredi, avec les cinq ex-agents. Les principales conférences du programme (cliquer ici) sont visionnables en direct à cette adresse.

 

 

© JH


Voir également :

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:21

 

Mediapart.fr - blog attac-france

 

Malgré un débat national sur la transition énergétique, des commissions de « dialogue », une commission censée évaluer le « bien fondé » des projets d’infrastructure, un plan d’investissement d’avenir présenté comme écolo-compatible, le projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes demeure, pour le gouvernement, une priorité.

A tel point qu’en plein débat national sur la transition énergétique, le préfet de Loire-Atlantique a évoqué l’hypothèse d’une reprise des travaux dès septembre. Les commissions passent mais le projet ne trépasse pas !

Et la mobilisation citoyenne est à la hauteur de l’entêtement du premier ministre. Les 3&4 août prochains, des milliers de citoyen-ne-s seront à Notre-Dame des Landes pour contester ce projet d’aéroport ainsi que le bien-fondé des grands projets inutiles qui demeurent d’actualité (voir www.notredamedeslandes2013.org/).

 

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Afin de stimuler une activité économiques atone, les décideurs usent et abusent des mêmes recettes appliqués depuis plus de 50 ans faisant ainsi fi des contraintes écologiques, climatiques, sanitaires et énergétiques.

La France n'a plus tant besoin de nouvelles infrastructures inutiles que de penser et d'organiser la transition écologique. Alors que la France devrait accueillir la Conférence onusienne sur le climat (COP 21) en 2015, les décideurs politiques optent parallèlement pour des grands projets climaticides et énergivores.

Associations et syndicats appellent les responsables politiques à sortir de la duplicité climatique. La transition écologique réclame cohérence, ténacité et ambition. Comme des milliers de citoyennes et citoyens mobilisé-e-s, nos associations et syndicats appellent à participer au grand rassemblement des 3&4 août prochain à Notre-Dame des Landes pour enterrer définitivement ce projet.


Agir pour l’Environnement - Attac – Les Amis de la Terre - Générations futures – Union syndicale Solidaires – France Nature Environnement – Confédération paysanne – Réseau Action Climat France

 

 


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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 14:59

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 

01.08.2013 à 14h49 • Mis à jour le 01.08.2013 à 16h47

 
 
Un champ de maïs à Godewaersvelde, nord de la France, le 22 août 2012. Monsanto, le géant a déclaré le 18 juillet 2013, qu'il laisserait tomber toutes les demandes d'autorisation à développer de nouveaux aliments modifiés génétiquement dans l'Union européenne.

Début juillet, le rapporteur public du Conseil d'Etat avait jugé "excessif" le moratoire interdisant la culture du maïs transgénique MON810, de la firme Monsanto, en France. Le rapporteur public de la plus haute juridiction administrative française avait conclu que si des mesures étaient prises – comme l'encerclement du MON810 par des cultures conventionnelles et l'éloignement de toute ruche –, la cohabitation de ce maïs avec le reste de l'environnement était possible.

Une conclusion confirmée, jeudi 1er août, par sa décision de lever ce moratoire français. "Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l'UE qu'une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre qu'en cas d'urgence et en présence d'une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement", souligne le Conseil d'Etat.

Lire : "Le maïs transgénique de Monsanto pourrait faire son retour en France"

 LE GOUVERNEMENT "PAS FAVORABLE AUX OGM"

Les ministres de l'environnement et de l'agriculture, Philippe Martin et Stéphane Le Foll, ont immédiatement réagi après cette décision du Conseil d'Etat – qui suspend pour la deuxième fois une interdiction du MON810 décidée par le gouvernement – en rappelant leur engagement de "maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM, afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l'apiculture". Ils promettent une nouvelle décision avant les prochains semis du printemps 2014.

Jeudi matin, sur Europe 1, M. Le Foll avait déjà souligné que le gouvernement n'était "pas favorable aux OGM", ajoutant que "le Conseil d'Etat n'est pas le décideur, ce n'est pas lui qui dit si on peut ou pas interdire les OGM, il ne s'appuie que sur la base juridique pour dire si elle est valide ou pas".

 

 TOXICITÉ ET BIODIVERSITÉ

Europe écologie-Les Verts s'est dit "consterné et scandalisé", tandis que plusieurs organisations écologistes, paysannes, apicoles et d'agriculture biologique ont appelé jeudi à "des mesures d'interdiction définitive des cultures d'OGM, à l'instar de huit pays européens", arguant que "80 % des Français refusent toujours les OGM". "Les productions OGM contaminent les chaînes alimentaires, par les pollens et les graines transgéniques, mais aussi par les pesticides très liés à ces OGM, pesticides nuisibles à la biodiversité et à la santé", expliquent ces associations.

Comme les autres cultures génétiquement modifiées le maïs MON810 est en effet suspecté de toxicité, mais aussi de porter atteinte à la biodiversité. Cette culture, qui disperse autour d'elle une toxine Bt (pour Bacillus thuringiensis) destinée à éliminer les insectes ravageurs, pourrait jouer avec d'autres pesticides un rôle dans la forte diminution du nombre d'abeilles.

 

Lire aussi :  "La coccinelle, victime collatérale du MON810"


 UNE INTERDICTION DEUX FOIS LEVÉE

La France, comme d'autres pays européens (Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg), avait interdit depuis 2008 la culture du MON810 sur son sol, avant que le Cour de justice de l'Union européenne ne soit saisie, notamment par Monsanto. En 2011, la justice avait déjà suspendu cette interdicion, pour carence de fondement juridique. Le gouvernement Fillon avait alors décidé un nouveau moratoire en mars 2012, en s'appuyant sur des conclusions de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire, plutôt floues.

L'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), l'Union française des semenciers (UFS) et la Fédération interprofessionnelle de la production de maïs et de sorgho (FNPSMS) avaient alors déposé un recours au Conseil d'Etat, arguant que cette interdiction "ne repose sur aucun élément scientifique sérieux" et que "les producteurs de maïs impactés par la pyrale et la sésamie [deux insectes ravageurs du maïs] subissent un réel préjudice économique".

 

 LE SEUL OGM CULTIVÉ EN EUROPE

Le maïs MON810 a été l'un des tout premiers autorisés en Europe, dès 1998. Le premier à susciter, aussi, une vive opposition des écologistes. Jusqu'à aujourd'hui, il a été peu cultivé en France : 5 000 hectares en 2006, 22 000 hectares l'année suivante. Lassé des attaques dont il fait l'objet, Monsanto avait annoncé, début 2012, qu'il ne le commercialiserait plus "tant que la France n'aura pas de contexte politique favorable et d'approche réglementaire fondée sur la science".

Mi-juillet, Monsanto, déçu par l'absence de perspectives commerciales dans un continent globalement hostile aux biotechnologies, a aussi décidé de retirer toutes ses demandes d'homologation en cours pour de nouvelles cultures transgéniques dans l'Union européenne. Toutes, sauf sa demande de renouvellement de l'autorisation pour son maïs MON810 – le seul organisme génétiquement modifié actuellement cultivé à des fins commerciales en Europe.

La France ne cultive pas d'OGM, mais importe néanmoins des produits génétiquement modifiés pour l'alimentation animale ou l'industrie agroalimentaire.

 

Lire : "Monsanto recule sur les OGM en Europe"


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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 14:52

 

midilibre.fr

 

LUDOVIC TRABUCHET
01/08/2013, 06 h 00
Michel et Jacques sont fiers de leur invention. Le coût ? "Même pas 900 €", assurent-ils.
Michel et Jacques sont fiers de leur invention. Le coût ? "Même pas 900 €", assurent-ils. (© D.R)

                                                                                                                                                                                                                       Jacques et Michel, deux amis un peu "Géo Trouvetout" dans l'âme ont bricolé un système ingénieux qui permet de recharger un scooter électrique sans se brancher sur le courant. 

Rouler à la seule énergie solaire, "gratuitement", des millions de personnes en rêvent, Jacques Calvet le fait. Depuis quelques jours, il arpente les rues de Valras et les petites routes de la campagne biterroise, juché sur un scooter électrique dopé aux rayons du soleil.

 

Face au précieux astre

Au quotidien, cet architecte de métier est sensibilisé aux questions environnementales. Il conçoit régulièrement des maisons à basse consommation. Avec son ami Michel Goussopoulos, qui s’est aménagé au milieu des vignes une maison entièrement alimentée par les énergies naturelles, soleil et vent, Jacques Calvet s’est décidé à concevoir un système qui lui permettrait de réduire sa consommation électrique, pour recharger le scooter qu’il venait d’acquérir quelques semaines plus tôt. "Et voilà", montre-t-il, présentant... deux panneaux solaires posés dans le jardin face au précieux astre.

 

Les explications en vidéo : 

 

 

Ce système permet notamment de profiter du soleil de la journée pour remplir la batterie de cette énergie propre et gratuite, puis de recharger le scooter dans la nuit. "Même si une heure suffit pour avoir une autonomie de 35 km environ. Ce système est surtout conçu pour rouler en ville", reprend Jacques Calvet.

Prendre le relais sous les nuages

Lui, imagine même améliorer cet ingénieux bricolage en concevant une mini-remorque, "pour transporter les panneaux solaires et être ainsi relié en permanence avec notre source". La batterie restera connectée, pour prendre le relais sous les nuages ou les rangées de platanes. Ingénieux, non ?

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:30

 

Médiapart - Blog

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:23

 

Médiapart

|  Par La rédaction d'infoLibre et Yolanda González

 


Manifestation à Madrid, pétitions demandant sa démission : le chef du gouvernement espagnol doit s'expliquer jeudi devant les députés sur… la situation du pays. Mais c'est sur son rôle dans le scandale Bárcenas qu'il est attendu : l’ex-trésorier du Parti populaire, aujourd'hui incarcéré, a raconté les circuits d’argent sale et impliqué Rajoy.

Voici l’affaire Bárcenas racontée par Mariano Rajoy : il a déjà « largement et publiquement » expliqué, le 2 février, la position du Parti populaire (PP, droite, au pouvoir) et, trois semaines plus tard, l’a de nouveau « longuement » évoquée avec tous les groupes parlementaires durant le débat sur l’état de la nation. Et il confirme toutes ses déclarations faites voilà cinq mois. C’est ce que le président du gouvernement espagnol a dit lundi 15 juillet, au moment où Luis Bárcenas avouait toute une série de délits devant l’Audience nationale, l’une des plus hautes juridictions du pays.

Voici maintenant l’affaire Bárcenas racontée par une grande partie de la presse nationale et internationale : Rajoy n’a fourni aucune explication sur la plupart des accusations qui le visent, lui ou le PP. Son déni va jusqu’à ne pas prononcer le nom de Luis Bárcenas, celui qu’il a nommé trésorier du parti en 2008, lorsqu’il en était le président. Lors de ses apparitions du mois de février, il s’est borné à dire qu'il « n’avait jamais reçu ni distribué d’argent sale » et a demandé de ne pas tomber dans la démagogie avec la corruption parce que c’est un sujet « qui affecte l’estime de soi et nous fait du tort en tant qu’Espagnols ».

L’attitude de Mariano Rajoy met une dernière touche à la stratégie défendue par le groupe parlementaire PP et qui consiste à faire croire qu’il n’y a rien de nouveau dans l’affaire Bárcenas qui exigerait du chef du gouvernement de rendre des comptes devant le Congrès des députés. Ni en séance extraordinaire. Ni au cours d’une session de contrôle. De plus, aux yeux du PP et de l’exécutif, les explications ont déjà été données.

L'opposition, elle, exige de Mariano Rajoy qu’il s’explique sur les révélations de Luis Bárcenas et ne se cache par derrière des considérations économiques et politiques pour éluder les questions jeudi 1er août. Par ailleurs, la plateforme Avaaz a remis à des députés une pétition signée par 210 564 personnes et posant un ultimatum à Mariano Rajoy : la vérité ou la démission. Pour maintenir la pression, le parti Izquierda Unida et plusieurs associations ont appelé à une nouvelle manifestation contre la corruption sur la Puerta del Sol de Madrid mardi 30 juillet au soir et une autre pétition appelant à la démission de Mariano Rajoy a rassemblé plus de 1,25 million de signatures (ici, en espagnol).

infoLibre a fait une sélection des questions auxquelles le président du gouvernement n’a toujours pas répondu sur cette affaire. Les voici.

1. Quand Rajoy a-t-il su que Bárcenas avait de l’argent sale en Suisse ?

Au PP comme au gouvernement, on dit que la relation entre Mariano Rajoy et l’ex-trésorier est marquée par un avant et un après le moment où a été rendu public le fait que Bárcenas avait des comptes en Suisse.

Les dirigeants conservateurs martèlent qu’ils l’ont appris par les médias. C’était le 16 janvier 2013 et, à ce moment-là, on a dit que Bárcenas avait 22 millions d’euros en Suisse, somme qui s’est élevée, depuis, à 48 millions. Mais la commission rogatoire de l’Audience nationale est revenue de Suisse en novembre 2012. Le ministère de la justice n’était pas au courant du contenu de cette commission demandée par le juge Pablo Ruz ? Personne n’a informé Rajoy en novembre de l’existence d’argent caché en Suisse ? 

C’est précisément pour obtenir une réponse qu’UPyD (Unión Progreso y Democracia, centre-gauche) a transmis à l’Assemblée une question écrite au gouvernement.

2. Pourquoi Rajoy est-il resté en contact avec Bárcenas après avoir appris qu’il avait de l’argent en Suisse, comme en attestent les SMS qu'ils ont échangés ?

La thèse de la direction nationale du PP selon laquelle tous les ponts avec l’ancien trésorier ont été coupés quand l’information sur les comptes en Suisse est sortie a été battue en brèche le 14 juillet, quand le quotidien El Mundo a publié l’échange de SMS entre Mariano Rajoy et Luis Bárcenas.

Le gouvernement n’a pu nier l’évidence et a reconnu le jour même que les SMS étaient vrais. Rajoy lui-même l’a confirmé le lendemain au cours d’une conférence de presse au palais de la Moncloa : « Les SMS qui ont été publiés ne font que répéter ce que j’ai déjà dit auparavant : que l’État de droit ne cède pas au chantage et que les institutions ont joué, jouent et continueront à jouer leur rôle en toute indépendance. »

Ce qu’il n’a pas dit, c’est pour quelle raison il a continué à échanger des messages avec Luis Bárcenas jusqu’au mois de mars alors qu’il était censé avoir coupé tout contact depuis janvier, quand l’existence de comptes cachés dans le pays helvétique a été révélée. Et c’est l’une des questions que les journalistes accrédités à la Moncloa n’ont pu poser à Rajoy puisque le tour de questions préalablement établi n’a pas été respecté. 

3. Pourquoi a-t-il dit ne pas se souvenir de la dernière fois qu’il avait parlé à Bárcenas alors qu’ils continuaient à échanger des messages ?

Le 25 janvier, dans une interview à ABC Punto Radio, le président du gouvernement a affirmé ne pas se souvenir quand il avait parlé à l’ancien trésorier pour la dernière fois. À cette date, tout le monde savait déjà que Luis Bárcenas amassait une fortune en Suisse.

La publication des échanges de SMS entre Rajoy et Bárcenas y répond : seulement sept jours auparavant, le 18 janvier, Rajoy a envoyé un message d’encouragement à Bárcenas : « Luis. Je comprends. Tiens bon. »

4. Pourquoi le PP a-t-il laissé salaire, bureau et secrétaire à Bárcenas alors qu’il était mis en cause ?

Le PP fixe au 8 avril 2010, quand Bárcenas demande de quitter le parti, la fin des relations avec l’ancien trésorier. Le 22 juillet 2013, la secrétaire générale du PP a de nouveau nié toute relation de travail avec Bárcenas au-delà de cette date. C’est pourtant un secret de Polichinelle au PP que l’ancien trésorier avait bien un bureau et une place de parking au numéro 13 de la rue Génova, siège du parti à Madrid, jusqu’à ce que le quotidien El País publie lesdits « carnets » de Bárcenas (la comptabilité parallèle du PP), le 31 janvier 2013.

De plus, les registres de la Sécurité sociale montrent que les conservateurs n’ont pas licencié l’homme qui durant des années avait la clé de la caisse, même après la révélation des comptes cachés du parti.

L’unique explication donnée à ce sujet, et de manière confuse, l’a été par María Dolores de Cospedal, secrétaire générale du PP, le 25 février : « L’indemnisation négociée était une indemnisation différée, et comme c’était une indemnisation différée en forme, effectivement, de simulation ou de ce qu’elle aurait été en différé, de ce qui était avant une rétribution, elle devait porter les cotisations de Sécurité sociale, sinon ça aurait été… »

Le salaire de Bárcenas dépassait les 20 000 euros par mois. Et cette rémunération très élevée, comme les autres privilèges propres aux hauts responsables du parti, a été maintenue alors que Bárcenas était mis en cause pour de graves délits commis en grande partie ces quatre dernières années.

5. Quels accords a obtenus Rajoy au cours de la réunion avec le vice-secrétaire national Javier Arenas, Bárcenas et sa femme au siège national du PP ?

Il y a deux semaines, El Mundo a relaté, à partir du récit de Bárcenas, une réunion au siège national du PP au cours de laquelle les conditions de son départ ont été négociées. Quatre personnes étaient présentes : l’ancien trésorier, sa femme, Rosalía Iglesias, Javier Arenas et Mariano Rajoy.

C’est au cours de cette réunion, et toujours selon ses propres dires, que Bárcenas a raconté à Rajoy qu’il avait encaissé une commission à la demande du PP de Castille-La Manche, région présidée par Cospedal. La commission s’élevait à 200 000 euros, en échange d’un contrat de la mairie de Tolède accordé à l’entreprise Sufi, du groupe Sacyr. « Mon dieu, Luis, comment peux-tu garder ces carnets ! », aurait répondu Rajoy après que Bárcenas lui a montré les documents attestant de l’opération.

Dans un premier temps, Cospedal a assuré qu’il s’agissait d’une contribution à la campagne électorale. Le lendemain, son porte-parole au Parlement a assuré que l’argent était destiné à la précampagne, et ce afin d’expliquer pourquoi il n’apparaissait pas dans les comptes de la région. Le gros problème est que cette rentrée d’argent, comme l’ont révélé infoLibre et El Mundo, ne figure pas non plus dans la comptabilité officielle du PP de Castille-La Manche de 2007, année où le directeur régional a signé un reçu à Bárcenas pour 200 000 euros. L’ex-trésorier a remis ce document à l’Audience nationale.

6. Depuis quand Rajoy se sent victime de chantage de la part de son ex-trésorier et comment s’est-il manifesté ?

Le 11 juillet, le porte-parole du groupe parlementaire populaire du Congrès des députés, Alfonso Alonso, a accusé les autres groupes de se faire les « avocats d’un délinquant » et de « parrainer » Bárcenas. Depuis, l’ancien trésorier est sans cesse accusé d’être un maître chanteur. Cela a marqué un virage à 180° dans une stratégie qui consistait jusque-là à faire profil bas avec l’ancien responsable des finances du parti. « Nous ne nous sentons pas victimes de chantage », a clairement répondu Javier Arenas en janvier. Et c’est l’argument qui était chaque fois servi à la question de savoir si Bárcenas ne faisait pas du chantage au PP pour obtenir quelques avantages dans le processus judiciaire.

Ni le parti ni Rajoy n’ont expliqué à quoi ce changement de stratégie est dû. Mais ce qui est sûr, c’est que le président du gouvernement l’a lui aussi adoptée. Il l’a fait ce 22 juillet quand il a assuré que si ses échanges de SMS avec Bárcenas montrent quelque chose, c’est que « l’État de droit ne cède pas au chantage ». Mais il a oublié d’expliquer depuis quand il se sent victime de chantage et, surtout, comment ce supposé chantage se manifestait.

7. Rajoy a-t-il offert à Bárcenas la tête du ministre de la justice Gallardón en échange de son silence ?

Le président du gouvernement ne s'est pas non plus expliqué sur l’information de El Mundo selon laquelle deux avocats, Miguel Durán et Javier Iglesias, avaient chacun leur tour rencontré Bárcenas en prison en se prétendant émissaires du PP. Dans les deux cas, le message était le même : s’il gardait le silence, le gouvernement démettrait de ses fonctions le ministre de la justice, Alberto Ruiz-Gallardón, et le procès serait annulé.

L’ancien trésorier déteste Gallardón car il considère que les deux procureures de l’affaire ont été dures avec lui et, vu que le parquet a un lien de dépendance avec le ministère de la justice, il prétendait avoir droit à des procureurs plus conciliants.

Interrogé au cours d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres du 19 juillet, Gallardón a répondu que « l’État de droit ne cède pas au chantage ».


8. Pourquoi ont-ils commencé à traiter Bárcenas de délinquant quand il a dénoncé le financement illégal du parti et non quand on a su qu’il amassait une fortune en Suisse ?

Jusqu’à l’incarcération de Luis Bárcenas, le 27 juin, les conservateurs, en particulier la direction du parti et les membres du gouvernement, sont restés très prudents lorsqu’ils devaient évoquer l’homme qui s’est pendant des années occupé des affaires les plus délicates de la formation, d’abord à la direction, ensuite aux finances. C’est à partir de son arrivée à la prison de Soto del Real et de ses menaces de révéler le financement illégal du parti et l'existence d'enveloppes en compléments de salaires que le ton s’est fait accusateur. Depuis, les qualificatifs de « délinquant »« délinquant présumé » et « maître chanteur » émaillent les déclarations des dirigeants du PP. Et ce six mois après les révélations sur la fortune de Bárcenas cachée en Suisse.

9. Comment Rajoy explique-t-il que le principal percepteur du PP dans les années 1990 soit son camarade d’école Angel Piñeiro ?

Rajoy doit éclaircir ce point. Comme l’a expliqué infoLibre, l’ancien trésorier a désigné Angel Piñeiro, ex-directeur du PP de Galice et pendant des années proche collaborateur de Rajoy, comme le responsable des transferts au siège de Madrid d’une bonne partie de l’argent sale récupéré en Galice.

La comptabilité de Bárcenas montre des rentrées d’argent liquide de la part de Piñeiro pour un montant de presque 200 millions de pesetas entre 1990 et 1995. Cela en fait le principal percepteur d’argent sale du PP jusqu’en 1995.

10. Rajoy savait-il que Piñeiro avait perçu 200 millions de pesetas d’argent sale quand il l’a nommé conseiller au ministère en 1996 ?

À partir de 1996 disparaissent les rentrées d’argent de la part de Piñeiro. C’est l’année où le PP gagne ses premières élections générales et Piñeiro devient conseiller de Rajoy quand celui-ci est nommé ministre des administrations publiques.

Piñeiro, qui faisait partie du cercle intime du président du gouvernement dans ses jeunes années, a suivi Rajoy à Madrid après la victoire électorale du PP aux élections générales de 1996. Il a travaillé sous les ordres d’un autre proche collaborateur de Rajoy, Francisco Marhuenda, aujourd’hui directeur du quotidien La Razón, qui était alors chef de cabinet du ministre (de 1996 à 2000).

Jusqu’à ce jour, Rajoy n’a donné aucune explication sur le rôle joué par son ami Angel Piñeiro durant ces années-là. Bárcenas ment-il ? Rajoy ne savait rien ? Comment se fait-il que Piñeiro a cessé de faire rentrer de l’argent dans les caisses du PP juste quand il est devenu conseiller du ministre ?

11. Les trésoriers Lapuerta puis Bárcenas ont-ils informé Rajoy que des hommes d'affaires remettaient de l’argent sale au parti ?

Le président du gouvernement n’a pas dit s’il était au courant des dons que les entrepreneurs faisaient au parti. Bárcenas en a identifié 23 devant le juge Ruz. Ces rentrées d’argent étaient mentionnées dans la comptabilité parallèle, lesdits carnets de l’ancien trésorier. Dans sa déclaration, il a précisé que ces paiements dépassaient en général les plafonds autorisés. Jusqu’en 2007, ce plafond était de 60 000 euros, puis il est passé à 100 000 après la réforme sur le financement des partis politiques.

Toujours selon les déclarations de Bárcenas, les entreprises avaient trois moyens de réaliser ces paiements occultes. Le premier en s’adressant directement au chef du PP, en l’occurrence Mariano Rajoy, ou à son secrétaire général. Le deuxième en remettant l’argent au trésorier, qui jusqu’en 2008 était Alvaro Lapuerta. Le troisième en remettant l’argent à une organisation régionale qui l’envoyait au siège national, qui à son tour le blanchissait comme don avant de le renvoyer aux sièges régionaux. C’est ainsi, par exemple, qu’a été financé le siège du PP de La Rioja.

Pour ne pas être accusé de corruption, Bárcenas a affirmé au juge que ces dons n’étaient pas liés à l’attribution de marchés publics. Sauf dans un cas : la remise de 200 000 euros au PP de María Dolores de Cospedal en échange de l’adjudication d’un marché à Tolède.

12. Rajoy a-t-il détruit des documents de la comptabilité parallèle de Bárcenas ?

L’ancien trésorier a indiqué au juge Ruz que le chef du gouvernement a détruit des documents prouvant l’existence de versements illégaux. Il a impliqué Mariano Rajoy et sa numéro deux, Maria Dolores de Cospedal, dans le financement illégal du parti. Selon son témoignage, le président a non seulement touché des milliers d’euros sur la comptabilité parallèle, alimentée par les versements d’entreprises, mais il savait aussi que de hauts responsables du PP touchaient des enveloppes en complément de salaire.

Bárcenas a déclaré avoir remis au président 25 000 euros en 2010, cachés dans des enveloppes marron. Au moment de quitter le parti, il est allé voir Rajoy : « Quand j’ai donné le reliquat de 4 000 euros au président, je lui ai aussi remis une photocopie des livres de comptes. Mais il l’a détruite. »


Maria Dolores de Cospedal et Mariano Rajoy, accusés d'avoir touché des enveloppes par Luis Barcenas.Maria Dolores de Cospedal et Mariano Rajoy, accusés d'avoir touché des enveloppes par Luis Barcenas.© Sergio Perez/Reuters

 

13. Le PP a-t-il caché les documents de cette comptabilité parallèle lorsqu’il craignait un ordre de perquisition de Baltasar Garzón ?

Selon les déclarations à la justice de Bárcenas, le parti a mis au point un dispositif pour cacher les carnets du trésorier en février 2009, craignant que Baltasar Garzón, le juge instruisant l’affaire de corruption Gürtel, demande la perquisition du siège national.

Bárcenas a rappelé que ce système de versements d’argent sale a commencé quand Rosendo Naseiro était le trésorier du parti, dans la seconde moitié des années 1980, et que parmi les personnes au courant des compléments de salaires en 2009 figurait son numéro deux, Cristóbal Páez. Il a ajouté qu’il avait retiré les documents du coffre du parti en février 2009, quand le scandale a éclaté, pour les remettre à Páez, qui les lui a rendus en juin 2009.

Les dates sont essentielles. Le juge Garzón a dû se dessaisir au profit des tribunaux supérieurs de Madrid et de Valence le 5 mars 2009, un mois après avoir ordonné la détention préventive de Francisco Correa, l’homme d’affaires soupçonné d’être le principal responsable du réseau de trafic d’influence Gürtel, lié au PP. Le parti a donc caché les preuves quand il craignait une perquisition ordonnée par Garzón et a considéré qu’il n’y avait plus de risque quand le tribunal de Madrid a repris l’affaire.

Cette opération a-t-elle pu être réalisée sans l’assentiment ou sans en informer Mariano Rajoy, plus haut responsable du parti ? Le chef du gouvernement n’a toujours pas éclairci ce point.

14. Pourquoi Rajoy n’a-t-il pas exigé que les ordinateurs ou les documents de Bárcenas soient remis à la justice ?

Selon nos informations, le PP a toujours deux ordinateurs de l’ancien trésorier, les deux portables qu’il a essayé de récupérer après le classement de sa plainte pour vol contre un avocat du PP, qu’il a accusé d’avoir forcé l’entrée du bureau mis à sa disposition après son départ. Le juge a considéré que ces ordinateurs appartenaient au PP et non à Bárcenas.

En quatre ans, personne n’a demandé la saisie de ces ordinateurs qui, selon l’entourage de l’ancien trésorier, pourraient contenir une copie de la comptabilité parallèle du parti. À aucun moment Rajoy n’a exigé qu’ils soient remis à la justice.

15. Est-il vrai que Rajoy a toujours payé sa garde-robe ou faut-il croire Bárcenas quand il affirme que le parti lui a acheté des vêtements avec l’argent sale pour éviter un contrôle de la cour des comptes ?

Bárcenas a déclaré que la comptabilité parallèle du PP avait servi à payer des costumes à Rajoy le 18 avril 2011. Il a expliqué que les conseillers en image du parti n'aimaient pas le style vestimentaire de Rajoy : les costumes lui allaient mal, les lunettes aussi et les cravates « n’étaient pas les bonnes ». Raison pour laquelle il a été décidé de le relooker sur les « frais de représentation ».

Pour expliquer pourquoi les frais sont passés sur la comptabilité parallèle, l’ancien trésorier a dit que « cela n’aurait sans doute pas été du meilleur effet de présenter des factures de costumes à la cour des comptes ». Les frais de garde-robe du président du gouvernement figurent dans le rapport de l’Unité de délinquance économique et fiscale de la police nationale dans le cadre de l’affaire Gürtel.

16. Pourquoi n’exige-t-il pas que les déclarations de patrimoine des dirigeants soient publiées, comme il l’avait promis en février ?

En février, après la publication des carnets de Bárcenas, Rajoy a assuré que le site web de la Moncloa publierait ses déclarations sous une semaine. Cela a été fait. Mais le parti a aussi promis de faire de même pour tous les dirigeants du parti. Six mois plus tard, cette promesse n’a toujours pas été tenue.

Le 22 juillet, la secrétaire générale Cospedal a de nouveau été interrogée sur le non-respect de cette promesse faite volontairement par son parti. Et elle a resservi le même discours : ces déclarations seront rendues publiques quand ils se seront mis d’accord avec le PSOE (parti socialiste). Pourtant, quand la promesse a été faite, le PP ne l’a pas fait dépendre d’un accord avec l’opposition.

Les socialistes, de leur côté, lient cette question de la publication des déclarations de patrimoine à la future loi sur la transparence.

17. Pourquoi Bárcenas a-t-il occupé des postes à responsabilité pendant deux décennies et pourquoi Rajoy l’a-t-il nommé trésorier ?

C’est l’une des questions que les journalistes n’ont pu poser à Rajoy au cours de la conférence de presse du 22 juillet. Le PP et le gouvernement sont préoccupés de l’effet que peut avoir ce scandale sur leur électorat, même s’il s’est toujours montré fidèle.

Maintenant que les dirigeants conservateurs affirment que Bárcenas est un « délinquant » qui veut « faire du chantage au parti », il semble logique d’attendre de Rajoy qu’il explique pour quelle raison le PP l’a gardé comme dirigeant pendant deux décennies et pourquoi il a lui-même décidé de le promouvoir au poste de trésorier en 2008.

Rajoy et le PP ne se sont pas non plus excusés de cet énorme scandale. La question a été posée à Cospedal. Elle a évité de présenter des excuses au nom du PP.

Yolanda González, de la rédaction d’infoLibre

Version française actualisée: Laurence Rizet

Article original : Las 17 preguntas sobre el caso Bárcenas que Rajoy no ha contestado

 

 

 


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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:17

 

 

Médiapart

|  Par lorraine kihl

 

 

Prism, le programme mis en place par les renseignements américains pour surveiller leurs alliés européens, vire à l'affaire d'État en Allemagne. Angela Merkel essuie les critiques de la presse, de l'opposition et, de plus en plus, des citoyens pour sa gestion du dossier.

Lorsque l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé le programme d’écoutes à grande échelle mené par la National Security Agency américaine (NSA) en Europe, l’attention s’est vite focalisée en France sur le sort d'Edward Snowden, le « whistleblower » coincé dans l’aéroport de Moscou depuis la fin du mois de juin et qu’aucun pays ne veut accueillir par peur des représailles américaines. De l’autre côté du Rhin, en revanche, l’affaire ne cesse, après sept semaines, de tourmenter la vie politique. Qu'un pays allié aussi important pour l'Allemagne que les États-Unis espionne les citoyens à la barbe des services allemands et du gouvernement a provoqué un scandale.

Mais la gestion dilettante de l’affaire par le gouvernement et les successives révélations de la presse sur l’implication des services de renseignement allemands tendent à en faire une affaire d’État. À moins de deux mois des élections législatives, l’opposition s’engouffre dans la brèche, trouvant pour la première fois une prise contre une Angela Merkel dont le parti plane dans les sondages.

Depuis sept semaines, la presse allemande multiplie les révélations sur l’affaire PRISM. Non seulement le pays aurait été une des principales cibles du programme d’espionnage de son pourtant proche allié américain mais, d’après le Bild Zeitung, l’armée aurait pris connaissance de l’existence de PRISM il y a deux ans à l’occasion d’opérations conjointes en Afghanistan. Mieux, le service de renseignement extérieur (Bundesnachrichtendienst, BND) collaborait étroitement avec la NSA. À tel point que l’agence américaine a mis à disposition du service de renseignement intérieur allemand un logiciel de surveillance, XKeyscore, a révélé Der Spiegel. Le logiciel permet notamment de collecter les recherches effectuées par un internaute ciblé et d'enregistrer une partie de ses communications. Il s'agit d'un des principaux outils permettant à la NSA d'intercepter quelque 500 millions de communications en Allemagne.

Depuis le début de l’affaire, le gouvernement a choisi la politique de l’esquive. Le PRISM évoqué par le Bild Zeitung ? « Un homonyme ». XKeyscore ? Les services se contentent « de tester » le logiciel pour le compte de la NSA mais n’utilisent pas les informations récupérées. Quant à une réaction ferme du gouvernement sur les agissements de l'agence américaine, Angela Merkel affirme avoir envoyé « une liste de questions » au gouvernement américain mais « attend encore les réponses ». Faute de retour, un journaliste allemand a donc directement interrogé le chef de la NSA, Keith Alexander, qui a froidement répondu : « Nous ne vous disons pas tout ce que nous faisons, ni comment nous le faisons. Maintenant vous le savez. »


Angela Merkel lors de sa conférence de presse « était surtout là pour les appareils photo ». 
Angela Merkel lors de sa conférence de presse « était surtout là pour les appareils photo ».© Reuters

Très attendue sur le sujet, la chancelière a pris soin de reléguer la question PRISM à la fin de sa traditionnelle conférence de presse qui précède son départ en vacances. Diserte sur l'excellence de son gouvernement à gérer la crise de la zone euro, elle a ainsi laissé mijoter quelque 250 journalistes, dont beaucoup ne s’étaient déplacés que pour avoir un début d’explication sur les retournements de l'affaire d'espionnage. Peine perdue. « Il ne relève pas de ma fonction de m’occuper des détails de PRISM », a finalement balayé Angela Merkel.

« La petite Merkel », titrait du coup l’éditorialiste du Spiegel, pour qui l’affaire PRISM révèle toutes les faiblesses de la dirigeante : un manque de conviction et de leadership. Là où Kohl était capable d'une volonté de fer pour parvenir à une Europe unie, Merkel déploie une énergie similaire à la préservation de son poste, tacle Jakob Augstein, préférant abandonner « sa responsabilité pour conserver le pouvoir ».

« Merkel était surtout venue pour les photographes », ironise la chaîne publique ZDF sur la prestation de la chancelière. « Le gouvernement fait preuve d’une effroyable incompétence », s’emporte le Sueddeutsche Zeitung, qui s’interroge sur la part de calcul politique derrière cette supposée ignorance. À moins de dix semaines des élections législatives, la stratégie de l'esquive d'Angela Merkel ne paie pas : au mieux, le gouvernement admet la situation de quasi-vassalité de l'Allemagne vis-à-vis des États-Unis, au pire il cherche à dissimuler les pratiques anti-démocratiques de ses services secrets.

Avec le souvenir des pratiques de la Stasi ancrées dans les mémoires, les Allemands sont particulièrement vigilants aux atteintes à la Loi fondamentale (l’équivalent de la Constitution), et à plus forte raison en matière de surveillance.

Au-delà de la sphère politique, les intellectuels s’emparent du sujet. Une soixantaine d’écrivains allemands ont publié le 25 juillet une lettre ouverte à Angela Merkel. Intitulée « L’Allemagne est un État policier », la missive demande des comptes à la chancelière : « Pendant que notre vie privée est rendue transparente, les services secrets prétendent à un droit à l’opacité sur leurs méthodes. En d’autres termes : nous vivons une attaque historique sur notre État de droit démocratique, en l’occurrence le retournement du principe de présomption d’innocence en un soupçon généralisé. (…) C’est pourquoi nous vous demandons : la surveillance des citoyens allemands par la NSA, qui est interdite par la loi fondamentale et la Cour constitutionnelle aux autorités allemandes, répond-elle à une volonté politique ? » Lundi 29 juillet, la pétition avait déjà recueilli plus de 11 000 signatures.

Les deux principaux partis de l’opposition, le SPD (sociaux-démocrates) et die Grünen (les Verts) n’ont pas tardé à s’emparer du sujet. Pour le président du groupe socialiste au Bundestag, Thomas Oppermann, « le dossier dévoile que Mme Merkel a complètement perdu le contrôle sur le BND, qui est pourtant sous sa responsabilité ». Tandis que le chef de file de son parti, Peer Steinbrück, qualifiait le discours d’Angela Merkel en conférence de presse d’« effrayant d’inconscience et d’impuissance. » Avec respectivement 25 et 13 % d'intention de vote, les sociaux-démocrates et les Verts tiennent leur première prise sérieuse contre l'inamovible chancelière.


La Une du Spiegel du 22 juillet 
La Une du Spiegel du 22 juillet© dr

La commission de contrôle parlementaire de l’exécutif, tenue par les députés de l’opposition, a convoqué jeudi 25 juillet le ministre en charge de la chancellerie, Ronald Pofalla. Responsable des services de renseignement, il est aussi le bras droit de Merkel. Deux jours seulement avant sa convocation (contre le délai habituel de deux semaines), les députés ont adressé pas moins de 110 questions au ministre de la chancellerie. Lui laissant à peine le temps de préparer sa copie. La manœuvre est double : montrer que l’opposition a conscience de la gravité des enjeux et prendre de court Pofalla pour prouver la volonté du gouvernement de faire de la rétention d’information.

Celui-ci a semblé avoir pris la mesure de son erreur et a corrigé le tir en envoyant en renfort du ministre cinq dirigeants des services de renseignement (intérieur, extérieur, militaire). Le ministre a défendu le travail de ses services pendant plus de trois heures d’audition.

« J’ai assumé ma responsabilité à 100 % en ce qui concerne le contrôle des services de renseignement allemands », a déclaré Ronald Pofalla à l’issue de la réunion, se disant « fier » du travail accompli pas ses services. Mais la presse reste sceptique. « Ses louanges des services de renseignement allemands ne peuvent pas dissimuler le fait que les principaux reproches n’ont pas été éclaircis, martèle le Spiegel. Que fabrique la NSA sur le sol allemand ? Le gouvernement ignore-t-il ses agissements comme il le prétend – et si oui, pourquoi ? » Une cinquième réunion extraordinaire est prévue dans le courant du mois d’août en vue de poursuivre l’audition.

D’après la chaîne publique ARD, plus des deux tiers des Allemands seraient insatisfaits des explications fournies par le gouvernement sur le dossier Prism. Un quart affirment que cela pourrait influencer leur vote en septembre. Mais la popularité d’Angela Merkel n’est pour l’heure pas entachée. D’après un récent sondage, la chancelière se maintient à bonne distance de ses concurrents pour les élections législatives à venir, avec 40 % d’intention de vote pour son parti. 

À huit semaines des élections, l’affaire ne profite ni au SPD ni aux Verts mais aux petits partis : die Linke (extrême gauche) et le parti Pirate, chantre de la transparence. Si la tendance se maintient, la situation pourrait se révéler très inconfortable pour Angela Merkel qui, malgré sa popularité, pourrait voir sa coalition avec le FDP devenir minoritaire face à une alliance Die Linke-SPD-Grüne.

 

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:10

 

Marianne

Mardi 30 Juillet 2013 à 18:00

 

Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

 

La Troïka a rendu son verdict. En contrepartie d’un prêt de 10 milliards d’euros, les détenteurs chypriotes d’un compte épargne d’un montant supérieur à 100.000 euros se verront ponctionner de 47,5% de leurs économies. Une première en eurozone.

 

Petros Karadjias/AP/SIPA
Petros Karadjias/AP/SIPA

La Troïka a rendu son verdict. En contrepartie d’un prêt de 10 milliards d’euros, les détenteurs chypriotes d’un compte épargne d’un montant supérieur à 100.000 euros se verront ponctionner de 47,5% de leurs économies. Une première en eurozone. 


La Troïka a grand cœur, une ponction de 60% avait été envisagée, mais les experts de l’Eurogroupe et du FMI estiment que l’économie chypriote montre « des signes de stabilisation encourageants ».


Une stabilisation relative selon le Centre d’Etudes Economiques de l‘Université de Chypre qui n’exclut pas une détérioration à court terme de l’économie chypriote du fait de l’impact de la purge en cours. La récession pourrait ainsi se poursuivre jusqu’au premier trimestre 2014 au rythme de -5 à -6% par trimestre. 


Les chypriotes titulaires d’un compte dans la Bank of Cyprus pourront toujours se consoler en se disant que la seconde  banque du pays, Laiki, a été purement et simplement liquidée. Une mesure autrement plus radicale. 


Les activités de Laiki (Banque populaire de Chypre) ont été restructurées entre « mauvaise banque » et « bonne banque ». La première a été désagrégée, et la seconde absorbée par Bank of Cyprus,. Tous les comptes supérieurs à 100.000 euros ont été prélevés et ramenés à ce montant. 


Pourquoi avoir sauvé une banque pour sacrifier l’autre. Un journal chypriote avance une hypothèse. Selon un cabinet d’avocat indépendant, le président chyriote Nikos Anastasiadis serait le sixième actionnaire de la Banque de Chypre et possèderait 1,5% des parts de l’établissement. « Le gouvernement est en négociation avec la Troïka et les actionnaires doivent entériner les décisions du gouvernement. Un conflit d’intérêt évident quand on sait que le président doit prendre des décisions dans l’intérêt du peuple chypriote et sur l’avenir de la banque de Chypre » écrit le journal. 


Dans un reportage, le journal portugais El Publico précise que « dans les deux banques, se trouvait aussi une grande partie du fonds de prévoyance des travailleurs. A Chypre, où l'allocation chômage n'est versée que durant 6 mois, de nombreux employeurs incitent leur personnel à cotiser sur ce fonds commun. Quand l'employé quitte l'entreprise, il perçoit le montant correspondant à ses cotisations : c'est une forme d'indemnisation ».


Démonstration que les travailleurs non détenteurs d’un compte supérieur à 100.000 pourraient bien eux aussi faire indirectement les frais de la ponction, même si le sort réservé à cette assurance chômage n’est pas encore connu.

 

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 14:50

 

Midilibre.fr

AFP
31/07/2013, 08 h 32 | Mis à jour le 31/07/2013, 08 h 43
La facture énergétique des Français atteint 3 200 euros par ménage.
La facture énergétique des Français atteint 3 200 euros par ménage. (AFP DENIS CHARLET)

                                                                                                                                                                                                                          La facture d'électricité des Français a connu une hausse de 6% en 2012, se traduisant par une augmentation de 200 euros dans le budget des ménages. 

La facture énergétique des Français a bondi de 200 euros en 2012 pour atteindre 3 200 euros par ménage, soit une hausse de plus de 6%, selon un baromètre annuel du ministère de l'Écologie et de l'Énergie.  

 

Hausse du prix de l'énergie

Une envolée due à une nouvelle hausse des prix de l'énergie (+5,2%), deux fois et demie plus forte que l'inflation, ainsi qu'à une année 2012 légèrement plus froide, qui a pesé sur les factures de chauffage, selon le "Bilan énergétique de la France pour 2012" publié mardi par le Commissariat général au développement durable (CGDD). La facture des seuls carburants avoisine en moyenne les 1 500 euros annuels par ménage. "Au total, les ménages français consacrent ainsi 91 milliards d'euros courants à leurs achats d'énergie en 2012, soit plus de 8% de leurs dépenses totales", note le ministère.

Croissance nulle

Dans le même temps, l'an passé, la consommation d'énergie finale en France a reculé de 0,7% en 2012, du fait principalement de l'industrie, tombée à son plus bas niveau de consommation depuis les années 70. Dans un contexte de croissance nulle, la consommation finale corrigée des variations climatiques a reculé à 166,4 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), selon le CGDD. Cette consommation correspond à 2,56 tonnes équivalent pétrole par habitant. Quant aux émissions de CO2 liées à la combustion d'énergie, elles ont reculé de 3,1% en France l'an passé (corrigé des variations climatiques), à 340 millions de tonnes, contre 351 millions en 2011, selon un chiffrage préliminaire.

Le pétrole toujours en tête

Depuis 2007, les émissions déclinent en moyenne de 2,2% par an, rappelle le ministère. Quand on se rapporte à la consommation primaire (avant toute transformation), l'électricité reste la principale énergie en France, passant de 43,9% en 2011 à 44,0% en 2012. Le pétrole représente 30,3% (contre 31,1%) du "bouquet énergétique" français, tandis que le gaz recule à 14,8% (contre 15,1%). Les énergies renouvelables thermiques progressent de 6,1% à 6,6%, tandis que le charbon monte à 4,2% (contre 3,7%). En énergie finale, qui prend en compte les importantes pertes de rendement de l'électricité, le pétrole reste de loin la principale énergie (41,8%), devant l'électricité (24,4%), le gaz (20,8%), les énergies renouvelables hors électricité (9,7%) et le charbon (3,4%).

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 14:46

 

 

Midilibre.fr

E. L.
31/07/2013, 06 h 00
Les opposants au golf maintiennent la pression.
Les opposants au golf maintiennent la pression. (Photo J.-F. GALLIER)

 

 

Line et Michel sont de Limoges et leur combat, c’est la ligne LGV qui va coûter cher et oublier des territoires entiers comme la Creuse.

Hier soir, après avoir passé cinq jours à l’université d’été d’Attac à Nîmes, ils ont planté leur tente dans le jardin de Sylviane Roux, à Saint-Hilaire-de-Brethmas, juste en face de la parcelle où l’association Saint-Hilaire durable, opposée au projet de golf, a semé des courges en mai dernier. Des graines qui ont bien poussé puisqu’il s’agissait hier soir, en plus d’accueillir cette dizaine de campeurs, d’offrir symboliquement ces plants de courges et les fruits qui en découleront aux associations caritatives locales.

Honnêtement, Line et Michel ne connaissent rien au projet de cette zad golfique, portée par l’agglo d’Alès et contestée ici. "On veut dénoncer ces grands projets inutiles qui, sous prétexte de développement et d’emplois, gaspillent de l’argent, des terres agricoles et sont sans commune mesure avec les besoins des gens."

Michel et Line seront demain à Montredon, sur le Larzac, puis ce week-end à Notre-Dame-des-Landes. En attendant, ils ont écouté les militants de Saint-Hilaire durable faire le point sur le projet (on attend l’avis du préfet) et quelques agriculteurs comme Louis Julian, expliquer son "plan B" qui permettrait de développer le golf existant à Ribautes, et créer un GIE autour de la production agricole sur les terres de Saint-Hilaire. Ils n’ont pas été difficiles à convaincre.

 

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