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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 16:58

 

Médiapart - Blog

Dans la série "Le tour de France des alternatives", aujourd'hui : "Et si vous embauchiez un « fermier de famille » ? "

 

Auteur : Emmanuel Daniel
Cet article est libre de droit. Merci cependant de préciser le nom de l’auteur et un lien vers l’article d’origine, cliquer donc ici ! :o)

 

Afin de ne pas être esclaves de leur travail et de s'assurer un salaire minimum, des paysans ont opté pour la vente directe. 100% de la production est prépayée par les consommateurs, sur le modèle des fermiers de famille québecois.


Qui dit agriculteur pense souvent vie de sacrifices. Semaines de travail interminables pour une rémunération misérable, une vie sociale réduite à la portion congrue et un endettement colossal menant parfois jusqu’au suicide. « 40% des paysans gagnent moins que le smic et c’est la catégorie socio-professionnelle qui travaille le plus », explique Mathieu.

 

Mais, cet agriculteur de 32 ans installé depuis 2006 a trouvé un système lui permettant de ne pas passer sa vie dans les champs. Il travaille « seulement » une quarantaine d’heures par semaine réparties sur 4 jours et prend 6 semaines de vacances par an. Il gagne un peu plus que le Smic et n’a pas d’emprunt sur le dos. Son secret pour ne pas être « esclave de son travail » ? Le système des « fermiers de famille », venu du Canada. Le principe est simple : plusieurs familles se regroupent et commandent à l’avance la production d’un ou plusieurs paysans.

 

* 100% Amap

Avec ses deux associés du GAEC La pensé sauvage, ils écoulent 100% de leurs récoltes maraîchères directement auprès du consommateur final grâce à une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Les cent adhérents déboursent 1 000 € par an pour leurs paniers de légumes bios distribués 48 semaines dans l’année (soit 21 € par semaine). Grâce à cette rentrée d’argent, les agriculteurs sont assurés de pouvoir se verser deux salaires au Smic horaire et de couvrir l’ensemble de leurs charges (loyer des terrains qu’ils louent, amortissement des machines, semences…). La troisième paie est financée par les ventes de tisanes, de condiments ou de liqueurs fabriquées à partir de plantes séchées qu’ils récoltent dans leurs champs ou en montagne.

Ce système garantit aux producteurs un revenu et des conditions de travail décents et permet aux membres d’économiser entre 1 et 3 € par panier par rapport aux prix pratiqués sur les marchés. « Nous ne sommes pas payés par rapport au contenu du panier mais par rapport à notre temps de travail », explique Mathieu. En effet, si la composition du panier fluctue en fonction des aléas météorologiques, son prix, lui, reste le même.

 

* Amap : banque et assurance des agriculteurs

Motteuse.

Une chance que ne connaissent pas les agriculteurs classiques. « Cette année, nous n’avons pas pu livrer de paniers pendant 3 semaines à cause du mauvais temps. Quelqu’un qui fait les marchés n’aurait pas eu de revenus pendant cette période, nous si », explique Jérôme, un des associés.

« L’Amap est à la fois notre assurance et notre banque », indique Mathieu. Car, en plus de les protéger des intempéries, l’abonnement versé chaque année par les amapiens les prémunit également des problèmes de trésorerie. Quand, au début de l’année, leurs confrères doivent acheter leurs semences à une période où ils n’ont pas de rentrées d’argent, leurs comptes sont souvent dans le rouge. Eux ne connaissent pas ce problème. « Notre banquier nous dit que nous n’avons pas besoin de lui », s’amuse Mathieu, entre deux coups de binette.

Surtout qu’ils n’ont pas d’emprunt sur le dos. Ils sont locataires des terres qu’ils exploitent et leur matériel a été principalement financé par la dotation jeunes agriculteurs (aide à l’installation) et quelques fonds propres. Quant à leurs semences, elles sont en partie autoproduites. Une situation qui leur permet de ne pas recourir aux subventions de la Politique agricole commune (PAC).

 

* Briser les idées reçues

Mais si ce système permet de réduire le temps de travail et l’incertitude financière, principaux freins à l’installation des agriculteurs, il implique également des contreparties. Les associés doivent rendre des comptes à ces particuliers qui les financent. « Nous sommes 100% dépendants de nos adhérents. C’est un peu comme si nous étions salariés de l’Amap », reconnaît Mathieu. Ils sont toujours maîtres sur leur exploitation, mais  justifient néanmoins leurs choix devant l’assemblée générale de l’association. Et pour cause, « chacune de nos actions aura une conséquence sur leurs paniers », explique Jérôme.

Alors, pour éviter qu’ils ne les laissent tomber, les 3 paysans jouent la carte de la transparence. Quand le temps n’est pas à la fête et que les paniers ne sont pas aussi pleins qu’à l’accoutumée, les agriculteurs envoient des photos et invitent les membres à passer pour constater les dégâts. Des soirées-débats sont également organisées tous les trois mois afin que les adhérents comprennent mieux le quotidien des paysans. Un travail pédagogique qui permet, selon Gwen, le 3ème associé, de « briser quelques idées reçues » :

« On les met face à notre réalité et on leur explique pourquoi il n’y a pas de légumes. L’Amap met en contact deux milieux, les consommateurs comprennent les problématiques des producteurs et inversement. Ça permet de leur faire prendre conscience que ce n’est pas au producteur d’assumer tous les risques », insiste Gwen. Une responsabilisation bien vécue par les adhérents de l’Amap : « ça leur fait plaisir de savoir qu’ils permettent à des paysans du coin de vivre décemment de leur travail », assure Jérôme.

La prise de conscience des contraintes agricoles a également permis de changer les habitudes alimentaires des adhérents. « Nous avons introduits la saisonnalité dans leur consommation. Certains membres aiment tellement nos tomates qu’ils ont arrêté d’en acheter ailleurs pendant l’hiver », se réjouit Mathieu.

 

* Agriculture participative

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Et ce travail pédagogique ne se résume pas à des paroles. Plusieurs fois par an, les Amapiens sont invités à venir donner un coup de main à la ferme, notamment lors de la récolte de pommes de terre. Au delà de l’économie de main d’œuvre réalisée, ces journées favorisent la rencontre entre les membres. « Les gens viennent pour le panier mais aussi pour le lien », pense Mathieu.

Et les échanges se poursuivent pendant les distributions qui sont totalement autogérées. Les paysans déposent dans des caisses le contenu de leur récolte du jour et inscrivent sur un tableau la composition de chaque panier. Ensuite, c’est aux membres de se servir. « Ils pèsent eux-mêmes les légumes, ça leur permet de discuter et d’échanger des recettes », raconte Mathieu.

En hiver, lorsque la quantité de légumes est trop importante et pas assez variée pour permettre aux adhérents de consommer toute leur part, les paysans proposent des ateliers de mise en conserve. Grâce à ces temps d’échange, les membres ne sont plus seulement des consommateurs, ils deviennent des acteurs de leur alimentation.

Convaincus de la viabilité de leur mode de fonctionnement, les 3 paysans comprennent néanmoins qu’il ne séduise pas tout le monde. « Certains agriculteurs ne veulent pas avoir de comptes à rendre », estime Mathieu. En outre, si les associés sont assurés de toucher le Smic, ce système ne leur permet pas de gagner plus. Un détail qui peut freiner les paysans soucieux de réaliser des « gros coups » pendant les années fastes.

Pour autant, pas question pour eux de recommencer à vendre sur les marchés comme ils le faisaient au début de leur activité :


« Quand tu fais les marchés tu grilles tes week-end et ça te prend deux fois plus de temps que pour une distribution en Amap. En plus, s’il pleut, tu ne vois personne et tu es obligé de jeter. Les maraîchers jettent en moyenne 30 à 40% de leur production. Nous on ne jette rien. S’il n’y avait pas l’Amap, j’arrêterai », tranche Mathieu.

 

Mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Au contraire, les 3 associés pensent déjà au moyen de perfectionner leur système, notamment en permettant aux adhérents de payer une partie de leur panier en temps de travail. En attendant, Gwen se satisfait d’avoir réussi à « proposer une alternative au système de consommation actuel » tout en « produisant de la bonne bouffe vendue localement ».

 

* La mutualisation, exemple du bon sens paysan

 

Afin de réduire leurs coûts, les agriculteurs de La pensée sauvage ont décidé de jouer la carte du collectif. Avec d’autres paysans de la région, ils mettent en commun machines, astuces et même leurs terres. Ainsi, ils cultivent leur patates dans le champ de leurs confrères et, en échange, ils en produisent pour eux et leur mettent à disposition un tracteur et un chauffeur lors de la récolte. Les 3 associés prêtent également un de leurs terrains à un éleveur qui leur fournit du fumier en retour. Enfin, pour la préparation de leurs plants, ils travaillent en bonne intelligence avec d’autres exploitants afin de limiter les investissements superflus. L’un d’eux a acheté la serre, un autre la machine à planter et le troisième le véhicule pour les transporter. Mathieu qualifie cet échange de bons procédés de « mutualisation souterraine » car aucun contrat ni échange monétaire ne vient graver dans le marbre cette manifestation du bon sens paysan.

 


Emmanuel Daniel
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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 15:01

 

 

Marianne

Vendredi 9 Août 2013 à 16:15
Olivier Philippe

 

L'état de la centrale nucléaire de Fukushima inquiète le gouvernement japonais comme les organisations écologistes. Problème : la communication nébuleuse de Tepco empêche de savoir ce qu'il en est vraiment.

 

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Le gouvernement va prendre des mesures. Les mots sont du Premier ministre japonais Shinzo Abe, contraint à l'action devant l'ampleur des dégâts post-catastrophe de Fukushima. L'exécutif a avoué publiquement que 300 tonnes d'eau contaminée aux radiations se déversaient chaque jour dans l'océan Pacifique. Les éléments de langage empreints d'anxiété se sont multipliés ces derniers jours : l'Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA) a parlé d'une «situation d'urgence», provoquant l'inquiétude de la population. Et les louvoiements de la Tokyo Electric Power Company (Tepco), en charge de la centrale, n'arrangent rien à l'affaire. Car la firme tente de noyer le poisson (irradié) depuis deux ans.

Tepco n'est revenu que fin juillet sur ses affirmations mensongères, selon lesquelles l'eau radioactive était stockée dans le sol. Devant l'incapacité du groupe à décontaminer sa centrale, le gouvernement japonais veut se réapproprier le cas Fukushima. Dont acte. «Sauf que l'Etat possède la totalité de Tepco, ils ne font qu'un, rappelle Yannick Rousselet, spécialiste de la question nucléaire chez Greenpeace. Quand le Premier ministre dit vouloir reprendre les choses en main, c'est uniquement de la communication.» Difficile, en effet, de croire que l'exécutif découvre aujourd'hui les tenants et aboutissants d'un dossier ouvert le 11 mars 2011, jour de la catastrophe.

«D'ailleurs, il n'y a rien de vraiment nouveau, poursuit Yannick Rousselet. On sait que l'intérieur d'au moins trois des quatre réacteurs est complètement détruit. De fait, il n'y a plus d'étanchéité, ce sont des paniers percés de partout qu'il faut arroser en permanence pour les refroidir.» Cette eau de refroidissement, contaminée, est censée être placée dans des cuves. Problème : elle prend aussi le chemin des nappes phréatiques. Et ces nappes ayant une contenance limitée, elles finissent par déborder dans la mer. Or, cette eau, chargée de césium 137, un produit radioactif issu de la fission de l'uranium, est entrée en contact direct avec la matière nucléaire, le coeur des réacteurs. On imagine sa nocivité...

Il faut une expertise internationale

Le sentiment que personne ne contrôle la situation est plus inquiétant encore. «La principale leçon, c'est que personne ne sait s'il y a une solution technique», déplore le représentant de Greenpeace France. Selon Tepco, il faudra dix ans avant d'espérer approcher les réacteurs et quarante ans pour nettoyer le site. Au moins 20 000 milliards de becquerels ont déjà fui de la centrale. A titre de comparaison, une décontamination est jugée impérative au-delà de 400 becquerels par mètre carré. Le chiffre annoncé, bien que théorique, est astronomique. D'autant que les fuites vont continuer, avec une tendance à la hausse. «La catastrophe de Fukushima n'a fait que commencer le 11 mars 2011», s'alarme Yannick Rousselet.

N'est-il pas dangereux de laisser le Japon gérer seul la situation? C'est une question essentielle. Face un problème qui semble insoluble, Greenpeace réclame depuis le début une expertise internationale et pluraliste. Le gouvernement japonais n'en veut pas, par fierté nationale. La défiance grandissante de ses citoyens vis-à-vis du nucléaire aura-t-elle raison de ses réticences ? 

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 14:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 

09.08.2013 à 02h49 • Mis à jour le 09.08.2013 à 11h42

 

 

 

 

Surveillance d'Internet : fermeture subite de deux services de mails sécurisés

 
Manifestation en soutien à Edward Snwoden, le 27 juillet.

Le service de messagerie chiffrée Lavabit, qu'Edward Snowden aurait utilisé pendant sa fugue à Moscou, a été brusquement fermé jeudi 8 août par son propriétaire, Ladar Levison, qui dit vouloir éviter d'être "complice de crimes contre le peuple américain".

 

"J'ai été contraint de prendre une décision difficile : devenir complice de crimes contre le peuple américain ou abandonner près de dix ans de dur labeur en fermant Lavabit. Après mûre réflexion, j'ai décidé de suspendre les opérations. En l'état actuel des choses, je ne peux pas raconter ce qui m'est arrivé ces six dernières semaines, même si j'ai par deux fois fait les demandes nécessaires".

La loi américaine autorise les services de renseignement à faire des demandes d'information auprès d'entreprises, qui sont ensuite tenues de ne pas en parler.

L'Electronic Frontier Foundation, une ONG défendant la liberté d'expression en ligne, souligne qu'il est "rare qu'un service de courriels décide de mettre la clé sous la porte plutôt que d'aller à l'encontre de ses valeurs". "L'étrange message de Lavabit et le manque d'informations sur ce cas est d'autant plus inquiétant pour les utilisateurs de services bien plus importants comme Google et Facebook, qui ont dû faire face à des pressions similaires", poursuit-elle.

Lire nos explications : "Prism, Snowden, surveillance de la NSA : 7 questions pour tout comprendre"

 

SILENT CIRCLE FERME AUSSI

Dans la foulée, l'entreprise Silent Circle a annoncé qu'elle fermait son service de courriels sécurisés, Silent Mail. "Mieux vaut être en sécurité que désolé", écrit l'entreprise sur son blog. A la différence de Lavabit, elle explique qu'elle n'a pas reçu de demande de la part des autorités et qu'elle envisageait cette mesure depuis plusieurs semaines.

Lavabit, un service de courriels sécurisés lancé au Texas il y a près d'une dizaine d'années, dit compter près de 350 000 utilisateurs. C'est notamment d'un compte enregistré sur ce site qu'Edward Snowden aurait contacté plusieurs journalistes pour les inviter à une conférence de presse à l'aéroport de Moscou, à la mi-juillet.

Silent Circle, fondée par un ancien des Navy Seals et qui compte parmi ses employés le fondateur de PGP, une technologie permettant le chiffrement des courriels, se vantait récemment d'une croissance de 400 % de son nombre d'utilisateurs, dans la foulée des révélations sur la surveillance de la NSA.

 

Lire aussi : "Le cryptage pour tous"

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 14:03

 

 

Médiapart - Blog

La sortie d'un numéro de plus de la revue lancée en septembre 2011 par Paul Ariès sous le nom « Z’Indigné.e.s » est l'occasion de rappeler à travers son historique quelques évidences trop ignorées autour de ce terme si banalisé dans les conversations qu'il empêche toute prise réelle des actes par l'expression de nos pensées, ou, dit autrement, tout réel recul intellectuel. Nous sommes en effet quelques-uns tout de même à vouloir rappeler depuis l'utilisation de ce vocable que le succès de ce mot à la sonorité de clochette est moins un effet de mode qu'un vulgaire raccourci linguistique de plus, dans la panoplie du prêt-à-penser, aussi bêtement réducteur (et pour cause !) que tous les autres qualificatifs utilisés en langue quand ils ont la prétention de vouloir dire les concepts et les événements politiques.


Des « Indignés »

Ariès n'est heureusement et bien évidemment pas le pire qui pouvait récupérer le nom, mais (ne désespérons pas de l'habileté de nos adversaires politiques) cela peut aussi attirer d'autres mouches autour de ce miel lexical qui rapporte beaucoup beaucoup beaucoup d'argent en même temps qu'il abuse les esprits qui y mettent, eux, comme toujours, d'ailleurs, à l'instar de l'auberge espagnole, tout ce qu'ils veulent, sauf, le plus souvent, ce qui est la réalité du terrain, car s'il est un adage bien répandu en politique, c'est que les idées n'engagent que ceux qui y croient.

La presse française lance la connotation politique du mot

D'abord timidement lancé avec les manifestations place Syntagma d'Athènes, le mot « Indigné » s'est plus fermement imposé à propos des événements de Tunis en décembre 2010 après l'immolation de Mohamed Bouazizi. Il s'agissait alors, pour le NouvelObs, pour Libé, pour le Monde, vite suivis par Le Figaro (sauf erreur pas trouvé d'occurrence « Indigné » dans L'Humanité de cette période), de plaquer sur cette situation de colère insurrectionnelle inédite une formule rapide, qui fasse sens et image à la fois, et à la portée de leurs lectorats, qui en France et dans le monde francophone, avaient alors tous en tête le fameux succès en librairie de l'opuscule homonyme de Stéphane Hessel.

La concurrence du printemps arabe (sic !)

Cette présentation des faits (cette qualification, pourrait-on dire, par le terme "Indigné" comme action politique) s'est aussitôt accélérée avec les événements de janvier 2011 en Égypte, et de février 2011 au Maroc, sans compter mars 2011 avec la Libye, la Syrie et la Jordanie... mais l'expression « printemps arabe » venait alors supplanter la première formulation en rivalisant dans les unes des journaux... Reste qu'en coulisses, le mot "indigné" continuait de servir dans les discussions et qu'il n'aura pas manqué d'être très vite repris par les grands communicateurs du propre parti de Hessel, le PS, en se transformant en argument de pression pré-électoraliste, notamment chez les ségolinistes qui ont vu là le moyen de s'appuyer sur la spontanéité des colères populaires légitimes comme d'une image à portée symbolique forte (cf, il leur fallait, à l'époque, donner une dimension plus acceptable de la fameuse "saine colère" de Ségolène Royal lors de son débat télévisé pour les présidentielles, en avril 2007, le terme était décidément bienvenu, et, pour tout dire, inespéré !...)

15 mai 2011 !... le manifeste espagnol !

Un élan formidable au discours irrécusable !... Le monde entier apprend, du moins en Occident, cette forme de protestation qui prépare de nouvelles formes de vie en société à partir des envies, des colères et des intérêts des personnes qui se retrouvent pour répondre à leurs propres interrogations. Le phénomène est perçu comme nouveau par la petite bourgeoisie française, même si depuis plus d'un demi-siècle les Sans-Terre du Brésil (MST), et depuis vingt ans les zapatistes du Chiapas  (EZLN) opèrent de la sorte. Il n'est pas de petit déni, il n'y a que de grandes omissions à vocation idéologique. Et donc, la presse espagnole (El País, en tête) reprend le flambeau de la terminologie française qui commençait à s'assoupir. Los Indignados deviennent une référence proprement journalistique, car, sur place, les manifestants se disent essentiellement, du nom de l'appel, « quincemayistas ». Ensuite, les marches sans frontières, vers Bruxelles ou vers Athènes, ne cesseront de vulgariser progressivement le mot comme une sorte de bannière, pour entrer en relation avec les gens sur la place et dans la rue, c'est, dans l'esprit du public, l'étendard des luttes pacifiques modernes contre les systèmes institués de l'idéologie dominante. Le film de Tony Gatliff, largement soutenu par la presse de bonne gôche n'a pas non plus été pour rien dans cette débauche de la pensée.

« Ils ne nous représentent pas ! »

Que des mouvements de ras-le-bol populaires qui ont spontanément réussi à renverser des dictatures en dépit de toutes les prévisions passent sous la coupe de l'impératif « Indignez-vous ! », c'est une pirouette elliptique parmi les plus sournoises et perversement odieuses qui puissent s'imaginer, car il y avait alors pour l'équipe ségoliniste la perspective des primaires de l'automne 2011 insufflée par la prodgieuse ascension d'Arnaud Montebourg soutenu par les analyses des conseillers du think tank Terra nova, et ce qui a fait dès lors de ce mot "Indigné" dans la bouche du PS l'une des cache-sexe vertueux les plus efficaces de la propagande politique par son imprégnation dans les esprits, mais dont les effets n'ont pas fini de se faire sentir, y compris par la négative, en retournant comme un boomerang contre leurs propres auteurs, mais c'est anticiper ici sur les enjeux franco-français de basse politique politicienne. Pour dénoncer cette forme insidieuse de récupération électoraliste, les Indignés français, qui ont très douloureusement vécu les expulsions injustes et injustifiées de la Bastille en mai 2011, vont plus que jamais reprendre le slogan né en Espagne « Ils ne nous représentent pas ! » et se démarquer de tout clientélisme.

Le caractère apartidaire du mouvement en fRance à l'approche des élections présidentielles

Un débat mine les acteurs du terrain : va-t-on participer d'une abstention active revendiquée ?... ou bien va-t-on créer un parti indigné ?... Une troisième hypothèse, voulant rejoindre le candidat le plus proche de ce que chacun pourrait concevoir du mouvement "Indigné" se déchire entre FdG et NPA, c'est de toute façon une piste inacceptable. Les geeks, les hackeurs, les blogueurs et tous ceux qui maîtrisent l'outil informatique se sentent suffisamment proches du Parti Pirate pour s'en rapprocher, mais le mouvement des Indignés se reconnaît mal dans les attendus de discours maîtrisés par une direction, si collégiale soit-elle. Sans s'organiser pour autant en mots d'ordre, c'est donc la première voie qui sera adoptée, et la suite montrera que chacun restant isolé devant l'inévitable vague de mécontentement que représentent les très forts taux d'abstentions, ce sera donc une formidable force d'inertie qui n'aura pas su s'imposer au printemps 2012 face aux forces centripètes des partis en lice. Les militants réclament le respect du terme initial du manifeste 15M : la réelle démocratie maintenant, faite par tout groupe petit ou grand, se donnant les règles de fonctionnement pour décider les positions à prendre pour l'intérêt général.

Sans frontières

Juillet 2011, les « Indignés » de Tel Aviv réclamaient des droits sociaux, mais leurs revendications ignoraient la situation de leurs voisins palestiniens, ce deux-poids deux-mesures permet de comprendre alors, mais à retardement, qu'on ne peut plus se réclamer d'un mouvement de fond aussi large que celui du 15M espagnol sans penser les peuples frères. Il ne s'agit pas de lutter par nationalités ou par catégories, mais de lutter ensemble, gens du peuple, contre les oligarchies gouvernantes. Les Espagnols de Madrid soulignent en décembre 2011 cette position nécessaire de la fraternité solidaire inconditionnelle des révoltes populaires, notamment en Syrie. Mais même un an après, le 14-15 juillet 2012, la coordination des « Indignés » (sic) de France n'aura toujours pas pris la mesure de cette nécessité de transfrontalité en dépit de l'idée même de nation (et, par conséquent d'internationalité ou de transnationalité, car après tout, ce sont bel et bien les Nations Unies elles-mêmes qui, depuis l'après-guerre, décident unilatéralement du sort et des droits accordés ou non aux peuples du monde chassés de leurs terres, comme les Palestiniens, les Sahraouis, et, des siècles encore longtemps avant eux, les peuples autochtones, d'Inde, d'Australie, de Taïwan, d'Amérique du sud...).

Attaquer le monde de la grande finance d'affaires

À l'automne 2011, l'occupation surprise de la bourse new-yorkaise par Occupy (W)all street visait davantage le cotage économique que les comptes bancaires, et de ce point de vue, les objectifs premiers sont non atteints, mais l'idée s'installe trè vite dans les cercles militants et de réflexion d'un autre rapport à l'argent : l'emploi et la richesse n'ont pas à être liés. Les idées sur le revenu universel de base prennent un nouvel essor grâce au mouvement Occupy, bien sûr, les solutions divergent, certes, et le débat reste entier, mais les monnaies complémentaires se répandent progressivement dans les villes, notamment le Sol-Violette, à Toulouse, devient un réel mode de rapport à l'économie, grâce à la circulation des richesses par cercles géographiques. L'autonomie (étymologiquement : « la loi de soi ») se réfléchit de plus en plus comme la libération de toute loi externe, religieuse, politique, scientifique, technologique, financière ou morale ; l'indépendance comme une loi qui part de soi, et non plus qui tombe sur soi : le manger local et la souveraineté agro-alimentaire entrent dans les habitudes de consommation.

L'appel de Stéphane Hessel sur Mediapart

La parution le 6 avril 2012 sur Mediapart d'un appel de Stephane Hessel à voter utilement dès le premier tour pour François Hollande, candidat de son propre parti, fait prendre conscience à ceux qui l'ignoraient encore que la propagande est un jeu de masques, un jeu de dupes, où tous les dés sont pipés, tous les coups permis. Les Invités de Médiapart ont beau jeu alors de présenter Hessel comme « le Père des Indignés » (sic !) ; avec tout ce jeu de majuscules, ce paternalisme en trompera pourtant encore quelques autres, et pas des moins avertis, qui iront jusqu'à confondre les intérêts objectifs de la population à leurs propres sympathies pour la personne du vieux résistant !... Les Indignés se retrouvent consensuellement autour d'une transformation de la Constitution, mais les positions vont diverger entre les diverses formes d'assemblées constituantes et de modes de scrutin... Le tirage au sort est évoqué en prenant l'exemple de l'Islande, qui, pourtant, ne procède pas selon le principe d'une personne une voix, ce qui est ignoré de presque tous, et laisse dans l'illusion d'un modèle encore jamais appliqué de manière véritablement démocratique.

Le temps des confusions

La confusion ne s'arrête pas là. Les gauches, toujours aussi divisées qu'en 1930, se rallient à des haines autour de leurs crispations communes contre l'argent et les richesses. Confondant le besoin de justice sociale avec la lutte contre l'ennemi capitaliste que ne représenterait à leurs yeux que le seul épouvantail américain, les partis politiques acceptent d'ignorer les rebelles syriens parce qu'Hugo Chavez, le président du Vénézuela à l'époque, est l'ami du chef de l'Iran Ahmadinnejad, pourtant indirectement impliqué dans le conflit, non tant par son alliance avec le parti baassiste au pouvoir en Syrie depuis 40 ans sous la férule du clan mafieu qu'est la famille Hassad, mais par réflexe anti-sémite, ce qui est autrement plus grave et que ceux qui se déclarent « Indignés » (sic) n'ont pas davantage compris que le reste de la population française. L'intellectuel d'extrême droite Alain Soral, son équipe Égalité & Réconciliation, Alain Dieudonné vont soutenir les politiques anti-américaines trop soumises à leurs yeux à ce qu'ils appellent "le lobby juif" (sic) terme pourtant manifestement antisémite, mais que chacun utilise complaisamment, y compris chez les Indignés, eux-mêmes malgré la prudence des comptes rendus de réunion. La participation au forum de la réelle démocratie mais maintenant du Teil sera mise en cause par la présence d'Étienne Chouard, qui dénonce le système monétaire sans solution de rechange, et qui parle de garantie constituante à travers le tirage au sort. Autant d'aberrations qui sont peu et mal questionnées dans le mouvement.

L'objection de croissance...

Que dès la première année, Paul Ariès ait pensé à changer le nom de sa revue Le Sarkophage en prévoyant la fin du règle de Nicolas Ier, c'est plutôt une bonne chose que ce soit en pensant au nom des Indignés. Ce serait presque la pudibonde insertion du « .e. » et le Z d'autodérision qui seraient à discuter à propos des mentalités qu'elles contiennent, mais l'occasion viendra d'y revenir en substance, car le débat serait trop long ici.

... mise à mal par un néo-fascisme pas toujours évident à déceler

Le parcours historique doit surtout mentionner le renforcement de forces d'extrême-droite qui ne sont pas tant, pour le moment, du moins, en France, dans l'extrême violence de groupuscules para-militaires comme on aura pu voir avec l'Aube dorée, en Grèce, que dans l'insidieuse ingestion des propos repris autour de nous. Il y a un néo-fascisme xénophobe et raciste derrière les discours protectionnistes et sécuritaires du prétendu “bon sens économique” véhiculé par les notions d'obéissance aux autorités, y compris quand leurs polices ne servent ni la loi, comme à la ZAD de NDDL, ni les droits humains, comme avec les Rroms, les porteurs du voile islamique et les sans-papiers.

La mort violente, au mois de mai 2013, d'un militant antifasciste aura permis de déceler les divisions entre ceux qui stigmatisent toute expression d'idéologies néo-fascisantes, et ceux qui refusent toute expression de quelque parti qui soit et qui se déclarent Indignés contre n'importe quelle manifestation de pouvoir.

Enfin, les manifestations du printemps dernier des familles contre le mariage pour tous se sont prétendues « Indignées », et les protestations de militants de la réelle démocratie maintenant n'ont servi de rien quand ils se sont vus renvoyer au mouvement espagnol lui-même. La propagande fait hélas son chemin, et les réactions ne sont pas toujours à la hauteur des menaces qui pèsent sur nous.

Les indécis ?...

La mort de Stéphane Hessel n'aura pas clarifié les données de la question. Se référer à la résistance et à la déclaration universelle des droits humains, c'est un incontournable. Mais le culte de la personnalité perturbe le travail de réflexion.


Jean-Jacques M’µ

 


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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:57

 

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3 juillet 2013 04:52

 

 

 

 

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lefigaro.fr


  • Par Ruben Curiel
  • Mis à jour le 08/08/2013 à 18:39 Publié le 08/08/2013 à 14:37

 

 

Le partenariat signé entre Kellogg's et Wilmar fait débat: l'entreprise indonésienne est accusée de détruire des forêts en Indonésie. <i>Crédits photo: Flickr.com</i>

Le spécialiste américain des céréales a signé un partenariat avec Wilmar, entreprise indonésienne accusée de détruire des forêts en Indonésie et de menacer l'environnement de centaines de tigres de Sumatra.

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En signant ce partenariat avec Wilmar, John Bryant, patron du géant de l'agroalimentaire Kellogg's, ne s'imaginait certainement pas s'attirer les foudres des associations environnementales. L'accord prévoit que Kellogg's utilise l'huile de Wilmar pour ses snacks bon marché. Mais cette entreprise indonésienne est accusée de déforestation en Indonésie: en effet, Wilmar plante ses palmiers sur des milliers d'hectares de forêts tropicales, l'habitat des quelques centaines de tigres de Sumatra, espèce en voie d'extinction. Le Huffington Post ironise en évoquant «une destruction massive des forêts tropicale au nom des Pringles».

Ce partenariat fait polémique outre-Atlantique. Wilmar, fournisseur d'huile de palme, s'est hissé au dernier rang d'un classement - publié par Newsweek - des entreprises les moins «vertes», derrière des groupes comme Monsanto ou ExxonMobil.

Le PDG de Kellogg's interpellé par un écologiste

Campagne lancé par SumOfUs pour arrêter la déforestation. <i>Capture d'écran du site de SumOfUs.</i>

 

Wilmar se défend en assurant au Washington Post que plus de 60% des plantations sont certifiées durables, avec un objectif de 100% en 2016. Le journal - détenu depuis le début de la semaine par Jeff Bezos - ajoute que «Kellogg's est la dernière cible des groupes environnementaux qui cherchent à arrêter la destruction des forêts tropicales en Asie du Sud-Est». Le président et directeur général de Kellog's a été interpellé par une militante écologiste lui reprochant cette collaboration avec l'entreprise indonésienne: «En tant qu'entreprise engagée publiquement pour le développement durable, comment est-ce que Kellogg's peut assurer ne pas être lié à la déforestation illégale, puisque son partenaire Wilmar en est accusé?» a demandé la femme, qui travaille pour le groupe Green Century Capital Management Inc. «Comment allez-vous prouver que la marque demeure durable?» a-t-elle ajouté. John Bryant lui a répondu qu'il «ne (savait) rien des pratiques de Wilmar en Indonésie». Et d'ajouter: «C'est une chose que les activistes doivent aborder avec Wilmar pour déterminer le meilleur chemin à prendre.» Une façon osée de lever le discrédit qui pèse sur son entreprise.

SumOfUs, mouvement citoyen américain, a lancé une pétition utilisant l'image du fameux tigre de Kellogg's.

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:37

 

 

france24.com

05/07/2013

 

 

Dans l’ouest de l’Inde, l’État du Maharashtra a interdit à Mahyco, la filiale indienne du géant Monsanto, de vendre les graines de son coton OGM. Cette décision est un revers pour la multinationale américaine et pourrait avoir des conséquences importantes en Inde. Ici, plus de 90% des cotonniers recourent aux semences OGM. Plus grave, le ministre de l’Agriculture a dressé un lien entre les suicides de fermiers ruinés et l’usage de semences génétiquement modifiées.

Par Constantin SIMON / Mandakini Ghalot

Nous sommes partis dans le cœur agricole de l’Inde. L’état du Maharashtra est depuis dix ans le laboratoire de Monsanto en Inde. Au moment de la récolte du coton, les champs brillent de fleurs blanches, les usines croulent sous une neige de coton. Mais derrière cette abondance, nous avons été frappés par le désespoir des paysans. Surendettés par l’achat d'engrais et de pesticides, certains ne voient d’autre issue que le suicide. Ces dernières années, plus de 10 000 paysans ont mis fin à leur vie, en général en avalant les pesticides qui devaient les sortir de la misère.

Si les graines de Monsanto-Mahyco ont permis les premières années d’augmenter les rendements, les parasites ont fini par développer des résistances. Surtout, les petits cotonniers indiens n’étaient pas préparés à la transition OGM : 80% des champs du Maharashtra sont touchés par la sécheresse alors que le coton OGM requiert des systèmes d’irrigation complexes.

Notre reportage raconte l’histoire d’un échec, d’une deuxième "révolution verte" qui n’est jamais arrivée. C’est aussi l’histoire d’un pays, deuxième producteur mondial de coton après la Chine, d’abord acquis à la cause OGM, mais qui commence aujourd’hui à contester le rêve Monsanto.

 

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:21

 

 

raquel-garrido.net

Posté par le 07/08/2013 dans A la Une, Actus 

 

 

J'apprends dans les DNA que l'UMP et le PS ont voté en toute discrétion la suppression du référendum en cas regroupement de départements, de changement de limites d’une région, de regroupement de régions et de fusion d’une région et des départements qui la composent.

Dans les quatre cas, la loi impose un vote au suffrage universel, et pour une fois l'exigeance démocratique est forte puisqu'il faut l’accord de la majorité absolue des suffrages exprimés représentant au moins le quart des électeurs inscrits, ce qui détonne à une époque où la majorité des édiles se satisfait, sans mot piper, d'être élu dans un océan d'abstention.

Au creux de l'été, comme sont faites les meilleures réformes anti-démocratiques, Hervé Gaymard (UMP) et Olivier Dussopt (PS) ont ainsi fait voter un amendement au Code Général des Collectivités Territoriales.

Cela pourrait avoir pour conséquence de refaire voter les alsaciens qui avaient voté NON à la création d'une Collectivité Territoriale d'Alsace. Procès d'intention? Pas du tout.

Rappellons-nous du précédent européen, où l'habitude a été prise de refaire le suffrage lorsque les peuples ne votent pas selon les desideratas oligarchiques. En France, c'est le vote NON de 2005 qui a été contourné sans vergogne.

Pour une fois que le peuple avait le dernier mot.. on lui supprime! La réforme doit maintenant être étudiée au Sénat. Je m'attends au pire. Dans cette 5ème République où la souveraineté est concentrée entre les seules mains du Président de la République, la suppression d'un référendum populaire c'est une broutille. En fait, ces fous rêvent de supprimer le peuple!

LA VIDEO de la forfaiture! Il n’aura pas fallu plus de 3 minutes à Hervé Gaymard et Olivier Dussopt pour retirer le pouvoir aux citoyens.

 

 


Amendement 745 – 348827 par Sebastien_Brant

 

 


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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:09

 

 

wedemain.fr

 

wedemain
Côme Bastin | Vendredi 2 Août 2013

 

Félix, Kelvin, Cassandra, Richard, Cris et Severn sont six enfants qui ont fait bouger les choses là ou les plus grands avaient baissé les bras. Du Kenya au Brésil, ces néo-entrepreneurs sont aujourd'hui des stars planétaires.

 

Quand les enfants changent le monde
Pourquoi se lamenter sur le changement climatique alors que nous pouvons planter des arbres ? Pourquoi jeter des huiles usagées qui peuvent servir à chauffer les plus pauvres, ou tuer des animaux avec lesquels nous pouvons cohabiter ? C’est en posant ces questions, candides parfois, qu’ils ont trouvé des réponses, lancé des alertes ou menées des ininitiatives. 

Ils n’ont pas de diplôme d’ingénieur, pas de pouvoir politique, pas forcément d’argent ni d’expérience non plus. Et pourtant, avec leur regard neuf sur les choses et leur énergie débordante, les enfants savent innover lorsque les adultes n'y arrivent plus. Telle pourrait être la leçon, des bidonvilles de Manille au Sommet de Rio, de ces jeunes qui prennent en main l’avenir de leur communauté et réussissent parfois à changer le monde là ou les grands échouent. Parce qu’ils ne se satisfont pas de l’ordre établi, parce qu’on ne leur a pas encore appris à arrêter de rêver.

Découvrez l'histoire de...

 

 

 

 

 

 

Quand les enfants changent le monde
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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:05

 

rtbf.be

SOCIETE | jeudi 20 septembre 2012 à 22h21

 


Pauline Marois, le 4 septembre 2012 à Montréal

Pauline Marois, le 4 septembre 2012 à Montréal

Le nouveau gouvernement québécois, entré en fonction mercredi, a annoncé jeudi la fermeture de l'unique centrale nucléaire de la province ainsi que le maintien du moratoire sur l'exploration et l'exploitation des controversés gaz de schiste.

La Première ministre Pauline Marois a déclaré à l'issue de son premier conseil des ministres qu'elle mettait en oeuvre "l'engagement pris lors de la campagne de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2".

Ouverte en 1983 et arrêtée depuis fin juillet en raison d'une panne, cette centrale devait être rénovée pour poursuivre son activité. Le remplacement de son réacteur avait été évalué en 2008 à 1,9 milliard de dollars.

"Je veux que ce geste devienne un symbole pour le Québec, pour l'environnement et le bien-être des générations futures", a dit Mme Marois lors d'une conférence de presse, précisant avoir demandé un rapport devant permettre à la fermeture de se faire "correctement".

La majeure partie de l'électricité du Québec provient des immenses barrages hydro-électriques du nord de la province, Gentilly-2 ne contribuant que pour environ 2% de la production totale.

Par ailleurs, la ministre québécoise des Ressources naturelles Martine Ouellet a affirmé que le gouvernement indépendantiste souhaitait "un moratoire complet, tant sur l'exploration que sur l'exploitation du gaz de schiste".

Face à l'indignation d'une partie de la population québécoise, le gouvernement sortant avait rendu quasi-impossible en mars 2011 de forer pour extraire ou chercher ce gaz naturel, et ce, le temps qu'un comité d'évaluation environnementale et stratégique sur le gaz de schiste enquête sur l'impact de cette industrie naissante sur le milieu naturel. Son rapport est attendu en octobre 2013.

Mais pour la ministre Ouellet, il n'y a guère de doute: "Je ne vois pas le jour où il y aura des technologies qui permettront une exploitation sécuritaire", a-t-elle affirmé aux journalistes.


AFP

 

 

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