Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 15:25

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Privatisation

Les multinationales de l’eau tentent de faire payer les collectivités pour l’interdiction des coupures

 

par

 

En France, les coupures d’eau pour impayés dans les résidences principales sont interdites par la loi depuis 2013. Un usager devra régler sa facture mais ne peut se voir priver de la ressource fondamentale que constitue l’eau. Cette réglementation n’a jamais été acceptée par Veolia, Suez et la Saur, qui se partagent le marché de la gestion privée de l’eau. Elles ont d’abord tenté de faire modifier la loi, puis de ne pas l’appliquer. Rappelées à l’ordre par plusieurs décisions de justice [1], elles ont trouvé un autre parade : faire payer d’avance les collectivités locales pour d’éventuelles factures en souffrance !

Voici donc la dernière invention des grandes entreprises de l’eau pour contourner cette interdiction : demander aux collectivités locales qui ont fait appel à leurs services de signer un avenant à leur contrat de délégation de service public. Parmi les nouvelles clauses, la prise en charge par la collectivité des impayés, l’augmentation de la part fixe des factures, et l’éventualité d’une hausse du prix de l’eau en cas d’augmentation supplémentaire des impayés. Des élus locaux ont alerté France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France, lesquelles dénoncent un « nouveau racket des multinationales de l’eau » qui veulent « le beurre, l’argent du beurre et le budget de nos collectivités » en transférant « leur risque vers les élus alors que celui-ci fait partie de leur contrat ».

Les entreprises de l’eau invoquent une augmentation des impayés depuis l’interdiction des coupures d’eau. La loi « a pour conséquence une hausse des impayés, donc il faut la répartir sur l’ensemble des facturations », se défend Antoine Frérot, le PDG de Veolia, à l’AFP. « Nous demandons une adaptation du prix de l’eau, tenant compte de l’évolution des impayés. » Cependant, selon la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, l’augmentation des impayés aurait commencé plus tôt, vers 2010, ce qui suggère qu’elle serait davantage due à la crise.

Élus et associations dénoncent l’absence de données précises sur ces prétendues hausses, alors même que les prestataires brandissent la menace de poursuites. Pour France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France, c’est une nouvelle raison pour eux de « repasser en régie publique ».

Olivier Petitjean

 

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Repost 0
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 15:06

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog

 

 

Lettre ouverte à Matthias Fekl

 

 

56 élus locaux français s'adressent à Matthias Fekl, secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur : « Nous ne jouissons pas des mêmes prérogatives que le Parlement wallon, néanmoins si tel était le cas, il est clair que nous nous opposerions également à la signature du CETA. (...) Traité, qui met en péril nos principes démocratiques, les services publics, l'agriculture et l'alimentation ainsi que les politiques de développement local.
 

Monsieur le Ministre du Commerce extérieur, 

Nous, Maires et élus de collectivités territoriales déclarées hors TAFTA et CETA exprimons notre solidarité avec le gouvernement de Wallonie et nous lui demandons de maintenir son opposition à la signature du CETA. Dans toute l'Europe, près de 2100 collectivités, qu'il s'agisse de régions, de départements, de villes ou de villages se sont déclarées hors TAFTA et CETA. La Belgique est le seul pays qui offre à ses parlements régionaux le droit constitutionnel d'opposer un veto aux traités internationaux de libre-échange avant leur signature officielle. Nous ne jouissons pas des mêmes prérogatives que le Parlement wallon, néanmoins si tel était le cas, il est clair que nous nous opposerions également à la signature du CETA.

De nombreux maires, élus locaux, experts, et plus largement des millions de citoyens ont exprimé leurs inquiétudes envers le CETA; traité qui met en péril nos principes démocratiques, les services publics, l'agriculture et l'alimentation ainsi que les politiques de développement local. 

La proposition de système juridictionnel sur l’investissement (Investment Court System en anglais) a été utilisée sous sa forme initiale (RDIE, Règlement des différends entre Investisseurs États) à de nombreuses reprises par des multinationales pour s'opposer aux décisions démocratiques prises par des États ou des collectivités territoriales. Notre démocratie n'a nul besoin de ce système d'arbitrage qui met en péril l'action publique.

Nous soutenons le maintien de normes élevées tant dans le domaine de l'environnement, que de l'alimentation ou du droit du travail. Nous sommes convaincus que tout traité de commerce et d'investissement doit maintenir ces normes, fruits de notre histoire et de nos combats démocratiques.

Le CETA aura également un impact déterminant sur les services publics locaux. Il sera plus difficile pour les collectivités de mener des politiques de re-municipalisation et de régulation de services clés, tels que la distribution de l'eau, les transports publics ou encore la fourniture d'énergie. 

La libéralisation du marché agricole et l'interdiction de tout « contenu local » dans les politiques de marchés publics mettront en danger le développement et l'emploi local. Les collectivités seront en difficulté pour mener à bien leurs objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et de protection de l'environnement.

Tout accord de commerce et d’investissement doit préserver les capacités des collectivités à agir dans l'intérêt des communautés locales, notamment par leur politique d'achat public. Alors que les multinationales ont mis sous pression nos démocraties depuis plusieurs décennies, l'Union européenne devrait désormais avoir pour objectif de promouvoir la reconstruction de nos économies locales pour préserver l'emploi et l'environnement par ses politiques de commerce et d'investissement. 

Le CETA ne peut être entériné alors que des millions de citoyens, des milliers d'élus membres de parlements nationaux, du Parlement européen, de collectivités territoriales et des centaines d'organisations de la société civile ont exprimé une telle opposition à ce texte. 

Nous demandons l'ouverture d'un large débat public sur les accords transatlantiques commerciaux, CETA et TAFTA au niveau européen et au niveau national. Et nous demandons instamment à nos gouvernements et à la Commission européenne de travailler sur des accords commerciaux respectueux des droits sociaux et environnementaux, des principes démocratiques, et du bien commun. Le commerce est souhaitable, mais le CETA ne concerne pas le commerce. Il s'agit de renoncer à la démocratie, et de réécrire nos règles et nos normes pour les faire correspondre à l'agenda des sociétés multinationales. 

Cordialement,

 

Signataires :

Patrick Abate, sénateur-maire de Talange ; Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux ; Jean-Michel Andriuzzi, Maire de Montpezat ; François Asensi, député-maire de Tremblay-en-France ; Françoise Baud, maire de Valenton ; Marie-France Beaufils, sénatrice-maire de Saint-Pierre-des-Corps ; Tony Bernard, maire de Châteldon ; Michel Billout, sénateur-maire de Nangis ; Jean-Pierre Bosino, sénateur-maire de Montataire ; Jacques Boutault, maire de Paris 2è arrondissement ; Daniel Breuiller, maire d’Arcueil ; Marc Chevillon, maire de Remilly-en-Montagne ; Patrick Cholat, maire de La Buisse ; Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue ; Daniel Dietmann, maire de Manspach ; Gérard Dieudonné, maire de La Lucerne d’Outremer ; Philippe Dubourg, maire de Carcarès-Sainte-Croix ; Aurélie Genolher, maire de Massillargues-Atuech ; Sébastien Jumet, maire de Dieppe ; Michel Martin, maire de Saint-Geniès-de-Malgoirès ; Didier Paillard, maire de Saint-Denis ; Carine Petit, maire de Paris 14e arrondissement ; Eric Piolle, maire de Grenoble ; Bernard Vera, sénateur-maire de Briis-sous-Forge ; Paul Vernay, maire de Pérouges ; Laurent Abrahams, adjoint au maire de Montreuil ; Sylvette Amestoy, adjointe au maire de Courdimanche ; Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris ; François Cocq, adjoint au maire de Champigny-sur-Marne ; Marc Denis, vice-président de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise ; Frédéric Guerrien, adjoint à la maire de Paris 20e arrondissement ; Jeannick Le Lagadec, adjoint au maire de Champigny-sur-Marne ; Florence Le Monnyer, adjointe au maire de Cherbourg-en-Cotentin ; Jean-Marc Soubeste, adjoint au maire de La Rochelle ; Stéphane Baly, conseiller municipal de Lille-Lomme-Hellemmes ; David Belliard, co-président du groupe écologiste à la mairie de Paris ; Marie-Christine Belouin,  conseillère municipale de Pont-du-Château ; Sophie Börner, conseillère municipale de Ouistreham ; Patrick Chartier, conseiller Municipal de Tournefeuille ; Daniel Compère, conseiller municipal de Mouvaux ; Farid Djabali, conseiller municipal de Mitry-Mory ; Michel Fontaine, conseiller municipal de Maisoncelle-Saint-Pierre ; Jérôme Gleizes, conseiller de Paris ; Stéphane Godard, conseiller municipal de Montataire ; Alain Goléa, conseiller municipal d’Auriol ; Etienne Lechat, conseiller municipal de Saint-Herblain ; Alexis Martin, conseiller municipal de Nanterre ; Christian Metairie, adjoint au maire d'Arcueil ; Nicolas Bonnet Oulaldj, président du groupe Communiste-Front de gauche à la mairie de Paris ;  Olivier Pareja, conseiller municipal de Guyancourt ; Céline Piot, conseillère municipale de Mont-de-Marsan ;  Danielle Simonnet, conseillère de Paris ; Laurent Sorel, conseiller municipal de Paris 20e arrondissement ;  Christophe Teisseire, conseiller de Paris 12e arrondissement ; Marie-Cécile Seigle Vatte, conseillère municipale d’Agassac et Romain Zavallone, conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine.

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

 

 

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog

 

 

 

 

Repost 0
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 11:19

 

Source : http://www.marianne.net

 

Traité Ceta : finalement, les Belges tombent d'accord

 

 

 

Alors que la Wallonie se refusait à donner son aval à la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, un accord a finalement été trouvé ce jeudi.
 
 
 
Le Premier ministre belge, Charles Michel, et le ministre-président de la Wallonie, Paul Magnette, se sont mis d'accord sur le Ceta. - Aurore Belot / Isopix/SIPA

Finalement, les tractations ne se sont pas éternisées. Les différentes régions et communautés linguistiques belges sont parvenues à une position commune sur le traité Ceta de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, a annoncé le Premier ministre belge Charles Michel, ce jeudi 27 octobre. Ce n’est toutefois pas encore l’épilogue, puisque l’accord doit encore être envoyé à l’UE et aux différents parlements de Belgique, qui devraient se prononcer avant le week-end.

Il reste que la fronde de la Wallonie, sur plusieurs dispositions du traité, a fait capoter le sommet entre l’UE et le Canada au cours duquel l’accord aurait dû être signé ce jeudi. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui devait se rendre à Bruxelles, a été contraint de reporter son voyage.

 

La Wallonie, , s’inquiétait notamment des dispositifs d’arbitrage inscrits dans le Ceta, qui pourraient permettre à des multinationales d’attaquer des Etats si elles estiment qu’une évolution de la législation contrevient à leurs intérêts. Il demandait aussi des garanties sur la protection de la filière agricole et des services publics, ainsi que sur les normes sociales et environnementales. Visiblement, Paul Magnette a obtenu satisfaction au cours des intenses tractations de ces derniers jours. « La Wallonie est extrêmement heureuse que nos demandes aient pu être entendues », s’est-il réjoui.

Encore un long chemin

Si la rébellion wallonne a retardé l’échéance, elle n’aura donc pas permis d’enterrer le Ceta. « C’est la logique belge : on n’est pas souvent d’accord, mais on discute ! », le politologue Pascal Delwit, de l’Université libre de Bruxelles. Pour lui, « le PS et les démocrates-chrétiens francophones (au pouvoir en Wallonie, NDLR) restent fondamentalement européistes » et n’avaient « pas l’intention de bloquer le traité ».

Pour autant, la route est encore longue pour le Ceta. Après sa signature, il devra en effet être ratifié par tous les parlements nationaux de l’UE, en plus du Parlement européen, pour entrer complètement en vigueur. Un chemin qui ne s’annonce pas pavé de roses.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Repost 0
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 16:05

 

 

Rappel ce soir à 19h

 

mercredi 26 octobre 2016 à 19h

CETA -TAFTA, ils ne sont pas encore là !

MERCREDI 26 OCTOBRE 19H.

Auditorium Conseil Départemental

Rue Guillemette -Nimes

Soirée d'information avec

AMELIE CANONNE présidente AITEC Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs, membre du collectif Stop -Tafta

Bloquont les accords de libre-échange transatlantiques.

Comme le TAFTA, les véritables buts sont :

- Supprimer les derniers droits de douane, notamment dans l'agriculture qui sera sacrifiée sur le continent européen.

- Baisser au maximum les normes qui protègent la santé publique, les travailleurs, les consommateurs et l'environnement, car elles sont considérées Comme des obstacles au commerce. Fin du principe de précaution.

-Donner des droits exceptionnels aux multinationales :

* avec des arbitrages privés: Les multinationales auront le privilège de pouvoir porter plainte contre les états pour des lois et des réglementations considérées comme pouvant porter atteinte à leurs profits espérés. Ils s'agit d'une justice privée, parallèle et opaque, que pourront aussi utiliser les 44000 entreprises américaines installées au Canada.

* avec la coopération complémentaire: ce mécanisme filtrera en amont tout projet de loi suspect de porter atteinte aux intérêts des multinationales , avant les parlements nationaux ; il permettra aux lobbies de co-ecrire les nouvelles lois et réglementations.

avece CETA comme avec le TAFTA, sera-t-il encore possible de mettre en oeuvre une réelle politique au service de l'intérêt général et de répondre à la crise climatique?

STOP CETA. STOP TAFTA

 

                                                                    ****************************

 

Vu sur facedebook

 

 

Aucun texte alternatif disponible.
Maxime Combes

Ils disent que la Wallonie est seule contre le CETA !
Ah oui, vraiment ? Voici la carte des collectivités territoriales ayant pris position contre le CETA ou le TAFTA, soit l'équivalent de 75 millions de personnes !
Le communiqué du collectif Stop TAFTA est ici : https://www.collectifstoptafta.org/…/2000-collectivites-ter…

 

 

 

Source : https://www.collectifstoptafta.org

 

 

2000 Collectivités territoriales hors TAFTA et CETA en Europe

 

 

Aujourd’hui la Ville de Karnobat en Bulgarie est devenue la 2000è collectivité hors TAFTA et/ou CETA et rejoint ainsi le mouvement d’opposition à ces traités de libre-échange.

Dans toute l’Europe, des villes et des régions telles qu’Amsterdam, Cologne, Édimbourg, Grenoble, Barcelone, Milan, Vienne, Thessalonique entre autres, ont manifesté leur refus de voir ces traités être appliqués. Elles dénoncent le manque criant de transparence des négociations et demandent que les collectivités territoriales puissent y avoir une place aux côtés des États. En déclarant leurs communes, départements et régions hors CETA et TAFTA, les élus locaux affirment leur résolution à porter la voix des citoyens qui les ont élus auprès de la Commission européenne et de leurs gouvernements. Ces prises de positions matérialisent la volonté des élus locaux de défendre les citoyens de leur territoire et les institutions démocratiques comme des espaces de débat et de prise de décision en faveur de l’intérêt général. [1]

« 75 millions de citoyens européens vivent désormais dans une zone hors TAFTA et/ou CETA », déclare Amélie Canonne, Présidente de l’Aitec et une des animatrices du Collectif Stop TAFTA.« Il apparaît clairement que, partout à travers l’Europe, les citoyens et leurs élus locaux refusent catégoriquement ces traités injustes. Les gouvernements ne peuvent plus l’ignorer. »

S’ajoutant aux critiques exprimées par les élus locaux, ces dernières semaines les deux traités ont été remis en cause par des personnalités politiques majeures dans plusieurs pays d’Europe. Le Secrétaire d’État au Commerce Extérieur Matthias Fekl et le Vice-Chancelier allemand Sigmar Gabriel ont exprimé des réticences au sujet du TAFTA [2], le Chancelier autrichien Christian Kern a émis des inquiétudes au sujet du CETA et a demandé sa renégociation. [3] Malgré ces déclarations, Jean-Claude Juncker a confirmé la semaine dernière au G20 que la Commission européenne poursuivrait les négociations du TAFTA [4]. Des manifestions contre le CETA et le TAFTA auront lieu partout à travers l’Europe cet automne, dont le 15 Octobre en France.

S’inscrivant dans cet automne de mobilisation [5], les maires et élus locaux opposés au CETA et au TAFTA se réuniront à Bruxelles le 20 Octobre prochain lors d’un Sommet Citoyen sur le CETA.

***
Notes

[1] Près de 60 maires à travers l’Europe ont signé une déclaration conjointe appelant à la fin des négociations du TAFTA et à la non signature du CETA. Celle-ci note que le CETA « mettra en péril notre capacité à légiférer et à employer les fonds publics » et conclu que : « Pour toutes ces raisons, nous demandons que les négociations en cours sur le TTIP et le TISA soient suspendues et qu’un nouveau mandat soit construit, recueillant les demandes de tous ceux et toutes celles qui n’ont pas été consultés ou consultées. Nous appelons le Parlement européen, le Conseil européen et les gouvernements nationaux à ne pas ratifier le CETA. » Le texte complet est disponible ici : https://www.ttip-free-zones.eu/node/70
La carte des collectivités territoriales européenne hors CETA et TAFTA est disponible à cette adresse : https://www.ttip-free-zones.eu
La liste des collectivités française peut également être consultée à cette adresse : https://www.collectifstoptafta.org/collectivites/

[2] https://www.theguardian.com/business/2016/aug/30/france-demands-end-to-ttip-trade-talks-matthias-fekl
http://www.independent.co.uk/news/world/europe/ttip-trade-deal-agreement-failed-brexit-latest-news-eu-us-germany-vice-chancellor-a7213876.html

[3] http://www.reuters.com/article/us-europe-trade-canada-austria-idUSKCN1173Q4?il=0

[4] https://www.neweurope.eu/article/eu-commission-will-continue-negotiating-ttip-juncker/

[5] http://stopceta.net/fr/

***

 

Source : https://www.collectifstoptafta.org

 

 

 

 

Repost 0
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 14:27

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

Marks and Spencer, Mango, Zara… des réfugiés syriens exploités dans des ateliers en Turquie

De jeunes syriens exploités en Turquie dans les ateliers des sous-traitants de grandes marques de prêt-à-porter comme Marks and Spencer, Asos, Mango ou Zara... un reporter de la chaîne BBC dénonce la situation dans un reportage diffusé ce mardi 25 octobre.
 

 

Marks and Spencer notamment mise en cause dans une enquête de la BCC qui accuse le groupe d'employer de jeunes réfugiés syriens, y compris des enfants, dans les ateliers de ses sous-traitants en Turquie - VINCENT WARTNER/20 MINUTE/SIPA

De la main d’œuvre à très bas coût. En Turquie, les sous-traitants de grandes marques de prêt-à-porter, Marks and Spencer, Asos, Mango, ou Zara, n’hésitent pas à exploiter la misère des plus vulnérables, et notamment des réfugiés syriens. Pour "à peine plus d’une livre sterling l’heure" (un peu plus d'un euro), une somme bien en dessous du salaire minimal turc, ceux-ci emploiraient en effet à tour de bras de jeunes malheureux, y compris des enfants, selon diffusée ce mardi 25 octobre, repérée

Travail douze heures par jour comme pour cet adolescent de 15 ans qui repasse les vêtements de Marks and Spencer, ou encore travail sans protection adéquate malgré la manipulation de produits chimiques chez Mango etc., les jeunes interrogés évoquent "des conditions terribles" raconte le journaliste de la BBC, Darragh MacIntyre. Et de poursuivre : "Ils savent qu’ils se font exploiter, mais qu’ils ne peuvent rien y faire". Ainsi "trouver des réfugiés (…) des enfants syriens, travaillant sur des vêtements de marques pour le marché britannique" était "relativement facile"confie le journaliste. "On m’avait dit que le travail des enfants était endémique en Turquie mais je n’imaginais pas à ce point", conclut-il.

 

Travail des enfants endémique en Turquie

Les marques concernées affirment quant à elles qu'elles n'étaient pas informées de la situation. Marks and Spencer et Asos assurent même désormais leur volonté de procéder à la régularisation de tous ces réfugiés syriens et de contribuer au financement de la scolarité des plus jeunes. Alors même, rappelle Le Monde, que les deux marques avaient refusé de se soumettre à une étude menée en début d’année par une ONG qui travaille sur la sensibilisation des entreprises aux questions de droits de l’homme. Etude qui aurait peut-être permis à ces deux entreprises de prendre conscience du problème plus tôt, comme ce fut le cas pour d'autres marques, à l'instar de H&M.

Depuis le début de la crise, plus de 2,5 millions de réfugiés syriens ont traversé la frontière turque. "L’écrasante majorité (90 %) vit hors des camps, pour moitié dans les grandes villes de l’ouest comme Istanbul, Izmir ou Ankara", ajoute Le Monde. Parmi ces réfugiés, entre 500.000 et 850.000 enfants, "contraints de travailler pour nourrir leur famille ou ne trouvant pas de place dans les écoles publiques turques saturées", ne seraient pas scolarisés. 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Turquie Syrie
commenter cet article
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 14:17

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Impunité

Le géant de l’agro-chimie Syngenta autorisé à dissoudre une filiale accusée de pollution toxique

par

 

Connaissez-vous les « semis haute densité » ? Cette expression très anodine désigne une pratique crapuleuse des semenciers. Elle consiste à payer des agriculteurs pour qu’ils enfouissent des semences non commercialisables dans leurs champs. Pour se débarrasser, par exemple, de semences de maïs déclassées et enrobées de produits chimiques tels que l’imidaclopride (gaucho) ou le fipronil (régent), le « semis haute densité » est idéal, car beaucoup moins onéreux que le protocole d’incinération imposé par la loi pour les déchets chimiques. La société Syngenta Seeds Holding, filiale à 100% de Syngenta France, s’y est adonnée entre 1999 et 2002, à Verteuil-d’Agenais dans le Lot-et-Garonne. Moyennant rétribution, Bernard Béteille, agriculteur, a enfoui près de 1000 tonnes de semences dans ses champs. Semences hautement toxiques notamment pour les abeilles.

 

L’agriculteur seul sur le banc des accusés

Alertés par un apiculteur voisin, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) et le syndicat des apiculteurs du Lot-et-Garonne, déposent plainte en 2003 pour « abandon de produits phytopharmaceutiques pouvant polluer les sols ». Huit ans plus tard, après moult investigations, la société et l’agriculteur sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour « élimination de déchets pouvant produire des effets nocifs sur l’environnement ». Mais Syngenta ne l’entend pas de cette oreille, et décide de dissoudre la filiale mise en cause. Les juges en charge du dossier demandent au tribunal de commerce de déclarer la manœuvre frauduleuse.

« Les circonstances dans lesquelles la dissolution de société Syngenta Seeds Holding est intervenue ne laissent aucun doute sur le caractère frauduleux de cette opération réalisée dans la précipitation et sans impératif économique, et dans l’unique but d’éluder purement et simplement sa responsabilité pénale, » remarque le tribunal de commerce de Paris, qui prononce la nullité de l’acte de dissolution en mars 2015.

Mais la Cour d’appel revient sur cette déclaration de nullité, et entérine la dissolution de Syngenta Seeds Holding, ce qui annule toute possibilité de poursuite. Pour Syngenta, « la dissolution, qui aurait été réalisée dans le but unique de mettre un terme à une procédure pénale en cours en France, est en réalité intervenue dans le cadre d’un projet mondial de simplification des organigrammes du groupe, notamment du nombre de structures juridiques existantes. » [1]

Résultat : seul l’agriculteur acheté était présent sur le banc des accusés ces 18 et 19 octobre au tribunal correctionnel de Paris. Une amende de 10 000 euros avec sursis a été requise à son encontre. « Nous nous engageons à prévenir la dégradation des sols, améliorer la biodiversité et revitaliser les communautés rurales, » assure de son côté l’entreprise. Syngenta continue d’amasser les bénéfices. En 2015, le groupe a engrangé près d’1,2 milliard d’euros de bénéfices.

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 14:05

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

« Coucou Jean-François Copé ! Ça se gave bien, en haut lieu, ça se gave bien »

 

 

 

Ce matin, sur Facebook, un post de Baptiste Beaulieu, médecin généraliste et romancier, tourne beaucoup.

C’est un court récit écrit l’été dernier et passé inaperçu à l’époque. Le compte-rendu d’une consultation difficile – le patient a 80 ans et n’a pas d’argent pour soigner dignement sa femme malade.

Après avoir entendu Jean-François Copé, ce lundi matin, sur Europe 1, Baptiste Beaulieu a « trouvé qu’il y avait un contraste terrible entre la précarité de cette consultation et ce que j’ai entendu à la radio. Cela m’a mis en colère et j’ai eu envie de remanier ce texte. »

 

« Je me sens indigne »

Ce matin, avant de nous parler au téléphone, le médecin regardait une vidéo de Jean-François Copé parlant ainsi des manifestants de Nuit debout  :

« Ils sont complètement déconnectés de la réalité. »

Posté il y a 15 heures, le post a été partagé plus de 20 400 fois au moment où nous publions. Le voici, en intégralité, reproduit avec l’accord de Baptiste Beaulieu.

« Coucou Jean-François Copé, l’homme qui pensait qu’un pain au chocolat coûte 15 centimes ! Coucou ! Je m’appelle Baptiste, je suis médecin généraliste et, l’été dernier, j’ai vu en consultation un vieil homme. Il ne payait pas de mine. 80 ans bien tassés. Il vient pour un renouvellement, trois fois rien. On parle un peu lui et moi. HAD, FNASS, SSID, bla-bla-bla, on se perd dans les acronymes.

En gros, il s’occupe de son épouse en fin de vie. 40 ans de vie commune. Ils touchent une petite retraite, tous les deux. C’est trop pour la CMU, pas assez pour offrir un cadeau à leur petit-fils à Noël. Il me dit ça en triturant un trou dans sa veste. Il touchait une aide spéciale pour les changes de son épouse, mais le gouvernement l’a supprimée. Alors il se débrouille : il met des chiffons dans la culotte, qu’il nettoie ensuite.<< Mais ce n’est pas efficace comme des vraies couches. C’est ma femme, et lui faire “ ça ” avec “ ça ”, c’est pas bien, non, c’est pas bien. >> qu’il dit en secouant la tête.

Cela dure un 1/4 de seconde, mais je le vois, moi : le regard du vieux se trouble. IL SE TROUBLE. Je l’entends murmurer :

<< Je me sens indigne. >>

[…]

Finalement, ce patient s’en va. Le suivant me pose un lapin. 15 minutes de rab’. Je surfe sur le Net en attendant. Tombe sur des articles qui parlent voyage ministériel à 14 000 euros pour un “ match de foot à Berlin ” (coucou Manuel Valls), note de taxi à 400 000 euros pour une responsable culturelle (coucou Agnès Saal). Ça se gave bien, en haut lieu, ça se gave bien. Et la voix du vieux revient, elle résonne entre les quatre murs du cabinet, elle chevrote.

<< Je me sens indigne. >>

J’ai comme un haut le cœur tout à coup et je m’entends penser : “ Putain de merde, Baptiste, on vit quand même dans un monde sacrément violent. ”

Chaque jour passe et, chaque jour, je vieillis dans ma tête. Si vous saviez comme je suis en colère et comme je suis vieux… Parfois, j’ai comme des envies de casser le monde. J’espère que j’arriverai à toujours vous raconter des histoires drôles. Des histoires sans violence, des histoires sans colère.

Et sans “ vieillards indignes ”.

Baptiste »

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
commenter cet article
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:51

                                                    

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Tweet du jour

Photo virale du jour : des mini-pains au chocolat pour Copé

 

 

 

Ce tweet s’est mis à tourner ce mercredi matin. On y voit le « petit pain au chocolat de monsieur Copé ». Des viennoiseries minuscules. C’est vraiment trop mignon, en plus d’être drôle. La recette gagnante pour la viralité, le tweet a été partagé plus de 2 000 fois.

L'humour de mon amie Virginie, directrice de La boulangerie à Boulogne.

 

On n’est pas surpris. La bourde du pain au chocolat – Jean-François Copé a estimé, lundi matin, qu’un pain au chocolat coûtait 10 à 15 centimes d’euro – inspire les réseaux sociaux. Ce mardi, on vous a parlé de Baptiste Beaulieu et de son récit de consultation devenu viral.

La boulangerie des petits pains au chocolat se trouve à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Joint au téléphone, Stéphane Moa, son propriétaire assure qu’il ne voulait pas faire le buzz. Ça lui est tombé dessus. Il raconte aussi avoir passé sa matinée au téléphone :

« J’ai été interviewé par une vingtaine de journalistes. »

(Là, c’est le moment où se sent bien cons de l’avoir appelé.)

C’est l’une de ses salariées, Virginie Allan Gaurin, responsable du magasin, qui a eu l’idée de cette petite farce.

 

Divisé par 7,33

Les clients n’arrêtaient pas de lui demander où était le petit pain au chocolat de Jean-François Copé.

« Pour arriver à ce résultat, on a fait un coefficient. Il fallait diviser un pain au chocolat en 7,33 pour arriver au tarif dont parle M. Copé.

Bon, on a divisé par huit hein. Mais si on devait avoir un pain au chocolat à 15 centimes, voilà ce qu’on aurait. Ça m’a fait rire. »

Stéphane Moa se défend d’être un gauchiste. Il dit même avoir du respect pour Copé. Un homme politique qui « a sûrement des choses à [m]’apprendre ».

« Mais je me suis juste dit “tiens encore un homme politique déconnecté de la réalité !” »

Pour info : les petites bouchées d’humour n’ont pas été vendues mais données. Il en reste encore un tout petit peu. Pas le choix, un photographe du Parisien vient prendre une photo cet après-midi

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Voir les commentaires

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:33

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Elargissement de la taxe sur les transactions financières : enfin voté !

Magazine Marianne

 

 

L'élargissement de la taxe sur les transactions financières (TTF), adopté malgré la pression des lobbies de la finance ce mardi 25 octobre en première lecture à l'Assemblée dans le cadre de l’ultime projet de loi de finances (PLF) du quinquennat de François Hollande, pourrait rapporter gros à l'Etat : entre 2 et 4 milliards d’euros selon les estimations

 

- Sipa/illustration

 

 

Ils l’ont fait. Les parlementaires ont adopté, ce mardi 25 octobre, en première lecture la partie "recettes" de l’ultime projet de loi de finances (PLF) du quinquennat de François Hollande. 285 voix pour (24 abstentions et 242 voix contre) ont suffi à valider, contre l’avis du gouvernement et malgré les désaccords internes, une batterie de mesures très symboliques. A commencer par l’élargissement de la taxe sur les transactions financières (TTF) dont ne voulait pas une partie des députés, y compris de gauche, à l’instar de celui de Paris Christophe Caresche ou de l’un des porte-parole du PS, Olivier Faure. "J’ai voté contre", a même fait savoir ce dernier. 

La mesure prévoit pourtant d’accroître les financements de l’aide publique au développement grâce à la hausse du taux de la TTF existante,- qui passe de 0,2% à 0,3% du montant des transactions - et grâce à un élargissement de la TTF aux transactions spéculatives intrajournalières (les "intra-day"), réalisées et conclues au cours d’une seule et même journée. Un dispositif qui pourrait faire rentrer dans les caisses de l’Etat entre 2 et 4 milliards d’euros. 

 

"Aujourd’hui, nous célébrons une victoire en faveur de la lutte contre la pauvreté (…) mais également face au lobby bancaire et à la financiarisation de l’économie", s’est par conséquent félicité le socialiste Pascal Cherki, auteur de l’amendement, ajouté le 19 octobre dernier malgré les pressions des lobbies, parmi lesquels la Fédération bancaire française qui espère bien attirer à Paris les gros poids de la City londonienne effrayés par le Brexit.

"Il y a eu une offensive très claire de la part de la Fédération bancaire française (FBF) pour repousser cet élargissement de la base de l’intraday, a en effet expliqué la députée écologiste Eva Sas. Les arguments qui sont donnés portent sur l’affaiblissement de la compétitivité de la place financière de Paris, alors que suite au Brexit on pourrait espérer capter une activité supplémentaire".

 

 

Les actions gratuites mieux encadrées

Autre mesure phare validée, celle du député de l’Essonne Romain Colas, qui prévoit notamment de durcir des conditions fiscales qui encadrent l'attribution gratuite d'actions (AGA). Modifié par la loi Macron de 2015, le gain d’acquisition des ces actions sera désormais de nouveau fiscalisé dans la catégorie des salaires et non plus des plus-values mobilières. Ce volet de "la loi Macron accordait un avantage fiscal très conséquent à des personnes aux revenus très élevés", a de fait détaillé Romain Colas. Pas moins "de 6,4 milliards d'euros d'actions gratuites" ont ainsi "été distribués" selon lui "en 2014 dans les entreprises du CAC 40".

L'amendement vise par ailleurs à faire repasser le taux de la contribution patronale sur la valeur de ces actions à 30%, contre 20% actuellement. Il faut "border certaines dérives", a conclu Dominique Lefebvre, orateur du groupe socialiste...


 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:21

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Débattre Face au tout commerce

CETA : le « Non » wallon est une bonne nouvelle pour la démocratie

par

 

 

 

 

C’est un moment important pour la démocratie : malgré les pressions et les coups bas, le Parlement wallon a rejeté l’ultimatum européen et refusé d’accepter l’accord entre l’Union européenne et le Canada en l’état. La Belgique n’est donc pas en mesure de signer le CETA, dont l’avenir est incertain. C’est une victoire importante pour la société civile qui se mobilise contre cet accord depuis des années.

Ce 24 octobre, le Parlement wallon a refusé de céder aux injonctions de la Commission européenne et des États-membres. Son président-ministre Paul Magnette a confirmé le « non » de la Wallonie à la signature de l’accord commercial entre l’UE et le Canada (CETA). Le Premier ministre belge, Charles Michel, a donc signifié officiellement au président du Conseil européen Donald Tusk qu’il n’était pas en mesure de signer l’accord tel que prévu, le 27 octobre. Si Donald Tusk et le Premier ministre canadien Justin Trudeau affirment vouloir maintenir le sommet UE-Canada prévu à cette date, l’avenir du CETA semble néanmoins incertain.

Promoteurs du traité, éditorialistes et faiseurs d’opinion s’offusquent. Oubliant de mentionner que plus de 2000 collectivités territoriales en Europe – représentant 75 millions d’européens – s’opposent au TAFTA et au CETA (voir ici), ils interpellent l’opinion publique : comment accepter qu’une si petite région telle que la Wallonie, « aux pouvoirs exorbitants » disent-ils, puisse bloquer le processus de validation d’un accord commercial négocié au nom de 500 millions d’européens ? Sans tenir compte du contenu du traité, ils le présentent cependant comme « le meilleur » et « le plus progressiste » qui n’ait jamais été négocié par l’UE et s’emportent contre ceux qui le critiquent. Plutôt que de débattre du fond, ils surfent sur les peurs en assurant que l’UE perdra le peu de crédibilité qu’il lui reste et qu’elle sera affaiblie sur le plan diplomatique.

 

« Une bonne nouvelle pour la démocratie »

La confirmation du « Non » wallon est pourtant une bonne nouvelle pour la démocratie. L’ultimatum et les pressions diplomatiques des institutions européennes visaient à fragiliser la position étayée et documentée des parlementaires wallons, qui ont sans doute consacré plus d’heures de travail à ce traité que l’ensemble des autres Parlements en Europe réunis. Ces parlementaires, par leur refus de rentrer dans le rang, font prévaloir la légitimité démocratique de leurs exigences sur les manœuvres d’intimidation. Ils révèlent également au grand jour les pratiques douteuses de la Commission européenne qui écarte les critiques tant qu’un traité est en cours de négociation au prétexte qu’il faut attendre le texte final, avant de les écarter à nouveau lorsque le traité est enfin conclu au motif qu’il est alors trop tard pour le modifier.

Réjouissons-nous donc une première fois. Le Non wallon prouve qu’il est possible d’éviter le piège dans lequel la Commission et le Conseil européens tentent d’enfermer le débat public et les Parlements élus : « Ce traité est parfait, vous avez le choix entre le Oui et le Oui ». Le Non wallon légitime au contraire l’opposition de longue date de la société civile, montrant que les politiques de commerce et d’investissement ne peuvent plus, et ne doivent plus, être imposées aux populations contre leur volonté, sans avoir été débattues de façon approfondie. Le Non wallon réussit la double prouesse de mener un débat de haut-niveau sur le CETA et d’ouvrir un débat démocratique sur la mondialisation à l’échelle européenne. Espérons que d’autres Parlements européens vont s’emparer de la question et s’engouffrer dans la brèche avec autant de détermination que le Parlement wallon.

 

Un « non » progressiste

Réjouissons-nous une deuxième fois : le Non wallon est un non progressiste. Dans une période d’affirmation identitaire et xénophobe, ce n’est pas rien. Paul Magnette ne cesse de l’affirmer, c’est un « Non pour négocier ». Objectif ? « Créer un rapport de force » et « faire en sorte que l’on ait des traités avec un niveau de protection en matière sociale, de services publics, d’environnement, avec un niveau de garantie juridictionnelle, qui soit les plus élevés au monde ». Difficile de comprendre pourquoi une telle position, progressiste et mesurée, ne soit pas celle de l’ensemble des gouvernements sociaux-démocrates de l’UE, à commencer par François Hollande et Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur.

Réjouissons-nous enfin une troisième fois : l’ajournement de la signature du CETA pourrait ouvrir la porte, pour qui voudrait bien la franchir, d’une remise à plat de la stratégie commerciale de l’UE. Alors que la négociation du CETA et du TAFTA ne cesse de soulever des oppositions et des controverses, nul doute que le moment est venu de rénover les règles du commerce mondial, pour la plupart établies au cours du 20ème siècle, au prisme des grands défis auxquels nous faisons face au 21ème siècle : l’urgence climatique, le chômage de masse, l’accroissement des inégalités mondiales, la prédation des ressources naturelles.

 

Pour des droits opposables au droit du commerce

Si l’UE et le Canada sont vraiment disposés à faire du CETA l’accord le plus progressiste qui soit, alors engageons un travail ambitieux pour que les droits humains, sociaux et environnementaux deviennent opposables au droit du commerce et de l’investissement. Prenons le temps et assurons-nous par exemple que l’objectif fixé par l’Accord de Paris sur le climat, sur le point d’entrer en vigueur, visant à rester bien en-deçà des 2°C du réchauffement climatique, conditionne désormais la signature de nouveaux accords commerciaux. Intervenons, enfin, pour que les politiques commerciales de l’UE soient garantes de la justice sociale, de la redistribution équitable des richesses et du respect de l’environnement.

C’est urgent, possible et nécessaire. Le Non wallon nous en offre l’opportunité. Saisissons-là.

Maxime Combes, économiste, membre d’Attac France

Dessins : Rodho

A lire sur le sujet : Ceta : la Wallonie bloque l’agenda néolibéral de l’Union européenne

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Repost 0

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22