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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 21:24

 

 

 

 

 

 LES INDIGNE/E/S -  AG mercredi et samedi  à 19h Maison Carrée


Le mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanences personnes âgées mercredis 13h30 à 17h30 Association AZUR 0466238606


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Jeudi 29/8

Rassemblement contre l’intervention militaire en Syrie

Préfecture

18h

Jeudi 29/8

Collectif Vigilance

Local Solidaires

19h

Vendredi 30/8

Rassemblement anti gaz de schiste : Alerte

Préfecture Nîmes

14h

Mardi 3 septembre

Collectif solidarité ROMS

Local APTI

18h30

Mercredi 4/9

Réunion de rentrée d’ATTAC

Local Solidaires

19h

Jeudi 5 septembre

Journée des convergences des luttes autour des SANOFI++

Sisteron/ Mourenx

De 8 à 14h

Jeudi 5 sept

Film documentaire « Victor Jara N° 2547 » Chili

Salle Conférences Carré d’Art

19h30

Vendredi 6/9

Colloque sur le massacre des Italiens d’Aigues-Mortes  par l’IHS /CGT

Aigues-Mortes

 

Samedi 7 septembre

Journée d’étude de rentrée du Front de Gauche sur les élections Municipales 2014 :ateliers, plénière

Lézan

9h à 16h30

Samedi 7/9

Forum des Associations

Nîmes Esplanade

 

Dimanche 8/9

Vide grenier Gambetta+ musique Halles

Boul Gambetta

8 à 18h

Lundi 9/9

Film « Grand Central »un ouvrier dans une centrale nucléaire … débat avec le Collectif Halte au nucléaire Nîmes et  P.Péguin

Le Sémaphore

20h30

10 septembre

Journée d’action pour les RETRAITES + Manif

Jardins Fontaine

15h

 10 septembre

Atelier de travail du Front de Gauche pour les élections Municipales 2014 : se loger à Nîmes

23 Place Léonard de Vinci.Pissevin

18h

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 14:51

 

Médiapart

|  Par François Bonnet

 

 

Etats-Unis, France et Royaume-Uni vont intervenir militairement en Syrie. S'il est urgent d'aider à la chute de Bachar al-Assad, la campagne de frappes aériennes annoncée apparaît comme une fuite en avant, sans base légale, tout à la fois opération de camouflage des erreurs passées, gestion opportuniste des opinions, déclencheur possible d'un cataclysme régional alors que des alternatives existent. Parti pris.

Disons-le tout net. Tout démocrate sincère doit aujourd'hui souhaiter la chute du régime d'al-Assad et aider à sa perte. Démocrate sincère, c'est-à-dire citoyen libre, refusant de considérer le monde au travers de visions complotistes, qui ne feraient des pays occidentaux que les laquais dociles d'un Grand Satan impérialiste américain. Citoyen libre, c'est-à-dire considérant que des valeurs universelles doivent être en toute place défendues et que la promotion et la défense de ces valeurs sont l'unique moyen d'asseoir la légitimité d'un droit international -et de ses organisations, ONU en tête.

C'est pourquoi nous ne pouvons que souhaiter la chute du régime syrien. Qu'un point final soit enfin mis à plus de quarante années d'un régime dictatorial caché sous les oripeaux d'un pseudo socialisme dit laïc à la sauce baassiste, acteur sinistre de tueries, du désastre de quinze années de guerres libanaises, responsable de l'assassinat de l'ambassadeur de France Louis Delamare et de tant d'autres attentats.

Un crime défiant toutes les lois de la guerre vient d’être commis: l'utilisation d'armes de destruction massive (car les armes chimiques font bien partie de cette catégorie) contre une population civile, utilisation évidemment proscrite par les traités et conventions internationaux. Tout indique, à ce stade, que la responsabilité directe en incombe au régime de Bachar al-Assad (ses services, son armée, ses milices, des conseillers militaires étrangers?) - lire ici notre article. Nous y reviendrons.

 

Victimes à l'hôpital de Kafr Batna. 
Victimes à l'hôpital de Kafr Batna.© Violation documentation center

Faut-il en réaction -puisque réagir il faut- entrer en guerre? Une guerre certes qui ne dit pas son nom -on parlera d'«opérations limitées de frappes aériennes ciblées»- mais qui ne pourra éviter ce constat: plusieurs pays occidentaux, et la France, vont s'engager directement sur le champ de bataille syrien. Le faut-il? Nous ne le pensons pas, tant une intervention militaire apparaît à ce stade comme une périlleuse fuite en avant, sans base légale, tout à la fois opération de camouflage des lâchetés et erreurs passées, gestion opportuniste des opinions publiques, déclencheur possible d'un cataclysme régional aux conséquences incalculables.

La révolution syrienne, démarrée au printemps 2011 dans l'enthousiasme du grand 89 du monde arabe, méritait mieux et bien plus. L'occident, l'Europe, les Etats-Unis ont été aux abonnés absents, tout occupés à de petits calculs d'influence boutiquière sur les différentes factions d'une opposition en exil ne représentant souvent qu'elle même. Quand ils n'étaient pas simplement tétanisés face à ce réveil de sociétés se battant soudain pour la liberté et la démocratie et renversant le Vieux Monde (cf le discours de Nicolas Sarkozy insistant sur les nouveaux périls nés des révolutions tunisienne et égyptienne).

Les voilà aujourd'hui au pied du mur. Cette guerre -si elle est déclenchée- est déjà leur échec, conséquence périlleuse de deux années d'impéritie. Il faut donc rappeler une fois encore, comme ce fut le cas pour l'Afghanistan, pour l'Irak, pour la Libye, qu'une entrée en guerre est d'abord nourrie de silences et de mensonges. Il faut ensuite dire qu’en ce début du XXIè siècle la guerre n’est plus, comme l’assurait Clausewitz, «la continuation de la politique par d’autres moyens». Une fois engagée, elle mène sa vie propre, bouleverse les réalités, dicte trop souvent son rythme aux politiques. «Quand on met le doigt dans la guerre, on ne sait jamais où cela nous mène et où cela finit», nous disait il y a deux ans –et à propos d’une autre entrée en guerre, en Libye cette fois- le général Vincent Desportes, qui a longtemps dirigé l’Ecole de guerre à Paris.

Or l’accumulation des silences et des désinformations rend aujourd’hui insupportable une opération militaire que l’on tend à nous présenter –une fois de plus- comme une promenade de santé. Ainsi le scénario serait-il écrit : deux trois jours de frappes aériennes sur des cibles identifiées du régime Assad (bases aériennes, centre d’état-major, dépôts de matériel). Résultat escompté : la neutralisation des capacités chimiques de l’armée syrienne ; l’éventuel effondrement du régime –dont certaines sources soulignent désormais l’affaiblissement- ; à tout le moins, un choc qui amènera le dictateur ou les autres piliers du régime à accepter enfin de s’asseoir à une table de négociations pour construire une transition politique…

Ce scénario peut certes se réaliser mais il a aujourd’hui tout du conte de fées. Sauf à ce que la France, le Royaume Uni, les Etats-Unis disposent d’informations issues d’un solide travail de renseignement et qui donneraient crédit à un tel plan. Pourquoi alors ne pas les rendre publiques et expliciter comment cet engagement militaire ne sera qu’une séquence d’un plan global et crédible de règlement politique du conflit ? L’agressivité russe, les capacités de résistance démontrées depuis de longs mois par le régime syrien, les mises en garde répétées de l’Iran laissent au contraire entendre que le plan soudainement brandi par les puissances occidentales (qui expliquaient l’inverse, c’est-à-dire la dangerosité d’un tel type d’intervention tous ces derniers mois…) relève d’un pari pour le moins hasardeux.

Assumer un bras de fer avec la Russie

Car l’autre scénario est lui connu de longue date : c’est celui d’un embrasement régional hors contrôle. Les derniers attentats au Liban, débordement direct du conflit syrien, démontrent que Damas via le Hezbollah est prêt à déclencher le feu dans pays. Le regain de violences et d’attentats en Irak (près de 50 morts pour le seul week end dernier) est également lié aux développements de la guerre civile syrienne.

Qui peut exclure à ce stade que le régime perdu de Bachar al-Assad opte pour le chaos et la folie destructrice: nouvelles utilisations d’armes chimiques ; tirs de missiles sur Israël ? Qui peut exclure une escalade dans l’armement, la Russie décidant d’augmenter encore son appui militaire à Damas ? Qui peut exclure un engagement direct de l’Iran ou un Irak sombrant à nouveau dans les guerres confessionnelles et communautaires ? Qui peut exclure le déclenchement de massacres de grande ampleur dans le nord de la Syrie aujourd’hui largement tenu par les Kurdes ?

Ce ne sont que quelques-unes de la cascade de questions et de catastrophes que risque de provoquer une intervention militaire. Plutôt que des silences obstinés ou des phrases creuses, il est urgent que les pays occidentaux disent clairement comment ils entendent contenir ces risques. Or à ce jour rien n'est précisé de ces données élémentaires: quels objectifs, quels «buts de guerre», quel sera le «coup d'après» une fois conduites les frappes aériennes?

 

Bachar al-Assad et Vladimir Poutine. Le père du dictateur avait signé en 1980 un traité de coopération avec l'URSS 
Bachar al-Assad et Vladimir Poutine. Le père du dictateur avait signé en 1980 un traité de coopération avec l'URSS©(Reuters)

Les silences et les mensonges s’appliquent également à un autre acteur décisif de ce conflit: la Russie. En bloquant depuis deux ans toute tentative d’avancée politique, en soutenant jusqu’à l’insupportable le régime de Bachar al-Assad, en paralysant enfin le conseil de sécurité de l’ONU, Vladimir Poutine porte une responsabilité écrasante. Il est lui aussi le responsable de cette escalade guerrière, renouant ainsi avec les pires moments de la politique étrangère soviétique.

Or l’Europe comme les Etats-Unis, et tout particulièrement la France, se sont refusés depuis deux ans et demi à engager un véritable bras de fer avec la Russie poutinienne. La stratégie était inverse: préserver Moscou, l’amadouer, en espérant qu’il ferait plier son allié Bachar al-Assad. Cette confondante naïveté se paie aujourd’hui au prix fort: celui de l’escalade militaire; celui d’un affaiblissement terriblement dangereux de l’ONU et du conseil de sécurité, garant du droit international.

Car en bloquant, par la menace du veto, trois résolutions sur la Syrie et en en rendant impossible de nouvelles, la Russie renvoit le conseil de sécurité à ce qu’il était du temps de la guerre froide: un machin inutile puisque systématiquement paralysé par les vetos successifs des Américains et des Soviétiques. Si le conseil de sécurité ne peut aujourd’hui faire respecter les fondements même du droit international –les lois de la guerre et les traités sur les armements- alors, à quoi peut-il bien servir? De ce constat, les puissances occidentales devraient se saisir bruyamment et remettre sur la table ce serpent de mer toujours évoqué mais jamais mis en chantier: une réforme du conseil de sécurité.

Elles désertent au contraire cette bataille essentielle puisque l’ONU est soudain court-circuitée, renvoyée aux oubliettes avec l’argument –réel mais un peu court- du blocage russe. Une conséquence en est l'absence de base légale incontestable pour mener une intervention en Syrie. Une autre est que la mission des inspecteurs de l’ONU envoyée sur le terrain pour établir l’utilisation d’armes chimiques se retrouve marginalisée. Alors que l’occident aurait dû se battre sans relâche pour donner à cette mission tous les moyens de procéder à des inspections complètes, la voici d’ores et déjà déconsidérée.

C’est un choix grave, car l’entrée en guerre ne peut se faire que sur une donnée incontestable: oui, c’est bien le régime al-Assad qui a délibérément fait le choix de recourir à l’arme chimique pour des massacres de masse. C’est ce que disent aujourd’hui les multiples réseaux de l’opposition et des combattants syriens –et ils sont plus que crédibles-. C’est ce que disent des ONG d’ordinaire fort prudentes (MSF, par exemple). Mais ce constat doit aussi être établi par une instance incontestable, présentée et discutée au conseil de sécurité.

Ce ne sera pas fait ou mal fait, laissant ainsi un doute prospérer sur les raisons réelles de cet engagement. John Kerry, secrétaire d’Etat américain, François Hollande, David Cameron affirment que la responsabilité directe du régime syrien est engagée. Témoignages, expertises scientifiques, travail de renseignement, photos aériennes, écoutes téléphoniques de militaires syriens: tout concorderait… Dans le même temps, Moscou dit avoir transmi au conseil de sécurité des éléments de preuves… inverses.

Fournir des preuves incontestables

L’urgence est, à ce stade, de rendre publiques ces preuves de la responsabilité de Bachar al-Assad. Et de ne pas répéter ce mensonge d’Etat que fut la prestation de Colin Powell devant le conseil de sécurité en 2003, lorsqu’il brandit une petite fiole, soi-disant échantillon des armes de destruction massive de Saddam Hussein… qui n’existaient pas. Imagine-t-on qu'une intervention de ce type soit engagée sans que les preuves irréfutables de la responsabilité du régime syrien ne soient rendues publiques?

L’urgence enfin est de présenter un processus politique crédible appuyé sur une évaluation sérieuse des différents acteurs de la guerre civile syrienne. La France, et c’est à son crédit, n’a cessé de vouloir aider à la construction d’une opposition structurée en Syrie, articulant combattants de l’intérieur, politiques et opposants en exil. François Hollande a ainsi été le premier à reconnaître le Conseil national syrien, ensuite englouti dans les guerres internes et devenu depuis la “coalition”.

Mais les rivalités entre puissances, tuteurs intéressés et factions syriennes ont mis ce travail à bas. L’Arabie saoudite est aujourd’hui largement en contrôle de cette coalition d’opposition. Le Qatar reste en embuscade. Est-ce cela que La France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Turquie veulent? Chaque puissance a joué sa partition, considérant comme imminente la chute du régime de Damas et se plaçant déjà dans le Grand Jeu d’après. Erreur funeste qui a laissé les massacres perdurer sur le terrain (probablement 100.000 morts en deux ans et demi de révolution devenue guerre civile) et qui a ouvert la voie aux groupes djihadistes tout en donnant à Bachar al-Assad de nouvelles marges de manœuvre.

 

Dessin de Nasser al-Jaaffari extrait d'un portfolio publié par Mediapart. 
Dessin de Nasser al-Jaaffari extrait d'un portfolio publié par Mediapart.

Pour consulter le portfolio dont est extrait ce dessin, cliquez ici.

Une intervention militaire peut sans doute faire oublier aux opinions publiques occidentales les erreurs stratégiques répétées commises depuis 2011. Elle ne réparera rien du désastre syrien, pays dévasté, fracturé où aux morts s’ajoutent les 2,5 millions de personnes réfugiées et déplacées.

Or des éléments d’alternatives existent, plus complexes sans doute, plus longs certainement mais qui contournent les immenses risques d’explosion de la poudrière proche-orientale.

Le premier est d’instaurer un régime de sanctions drastiques à l’encontre des principaux dirigeants syriens
Le deuxième est d’assumer un conflit diplomatique sévère avec la Russie
Le troisième est de demander à la Cour pénale internationale de se saisir des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Syrie
Le quatrième est de négocier avec l’Iran
Le cinquième est d’armer enfin l’opposition syrienne sur des bases politiques claires qui ne laissent pas le terrain libre aux groupes djihadistes ou à la seule Arabie saoudite
La sixième est de construire un plan politique enfin coordonné entre les puissances visant à organiser l’après-Assad

Ces pistes sont régulièrement évoquées par les spécialistes, experts politiques de la région. Les égoïsmes des puissances, les médiocres calculs, les arrières pensées ont empêché de les emprunter. Plusieurs groupes de l’opposition syrienne ne souhaitent pas d’intervention occidentale. Comment justifier des raids aériens occidentaux quand ce même occident a, avec constance, refusé d’armer une rébellion à l’origine laïque et démocratique aujourd’hui menacée par les avancées djihadistes? N’est-il pas temps d’aider massivement à la reconstruction de ce mouvement démocratique appuyé sur les innombrables réseaux citoyens et sur une jeunesse syrienne avide de liberté?

C’est un chemin étroit, rendu plus difficile encore par les erreurs et absences de ces deux dernières années. Il est le seul possible si l’ambition est d’avancer vers une paix durable dans l’ensemble de cette région du monde.

 

 

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:54

 

Médiapart

Une carte animée des manifestations dans le monde depuis 1979

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

John Beieler, étudiant en sciences politiques à l’université de Pennsylvanie, a créé un site consacré à toutes les manifestations qui se produisent dans le monde, de celles qui se produisent actuellement en Egypte aux grèves contre Margareth Thatcher en 1979, en passant par les manifestation qui ont accompagné la chute du mur de Berlin.

Beieler s’appuie sur une base de données appelées GDELT, et soutenue par l’université du Texas à Dallas, qui rassemble des informations sur les événements politiques de tous les pays depuis un quart de siècle. Les données rassemblées portent sur des événements à l’échelle internationale, nationale, régionale ou se produisant dans des petites localités. John Beieler a créé un site spécialisé pour présenter les informations de la base GDELT et il a créé une carte animée qui montre toutes les manifestations répertoriées dans le monde depuis 1979.

 

Voir la carte animée de John Beieler en cliquant sur le lien :

http://johnbeieler.org/protest_mapping/

 

 

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:38

 

 

Marianne

Mercredi 28 Août 2013 à 14:28

 

Philippe Ridou

 

 

CATERS NEWS AGENCY/SIPA
CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Cela fait déjà cinq ans que Malala, enfant de la vallée du Swat au Pakistan, se dresse contre l’obscurantisme des talibans, contre l’injustice faite aux filles de son pays, auxquelles on a interdit d'aller à l’école. A la fin des années 2000, la région est sous le joug de la loi islamique la plus radicale : les opposants sont abattus, les contrevenants fouettés, les femmes recluses dans leur foyer, 150 écoles sont fermées ou détruites…

Tout juste âgée de 11 ans, la fillette dénonce l’infamie intégriste dans un blog relayé par la BBC : « Elle écrivait chaque jour à propos de sa passion pour l’école et sur l’oppression des talibans », rappelle la fondation néerlandaise KidsRights. Un formidable pied de nez, un acte de résistance inouï qui met la jeune fille en danger de mort. 

Le 9 octobre 2012, Malala prend le car pour rentrer de l’école. Un taliban monte dans le véhicule, menace d’une arme les écolières et les contraint à désigner Malala. Il tire en direction de la jeune adolescente et l’atteint en pleine tête. Transportée à l’hôpital de Saidu Sharif de Mingora (nord du Pakistan), elle est sauvée, la balle n’a pas touché le cerveau. La jeune pakistanaise est ensuite transférée au Royaume-Uni où elle vit toujours. À l’époque, Malala est présidente de la Child Assembly de Swat, elle s’était à ce titre publiquement exprimée en faveur du droit des femmes à l’éducation. 

Le prix international de la paix des enfants est assorti de 100 000 euros. Une somme et un chantier immense. 1200 écoles ont été attaquées par les talibans, y compris des écoles de garçons seulement dans le nord-ouest du pays. Depuis, les cours ont lieu en plein air, les écoliers les suivent à même le sol, exposés aux rigueurs glaciales de l’hiver et à l’écrasante canicule l’été.

Le combat de Malala a été plusieurs fois salué. En 2011, pour son courage à promouvoir la paix dans la région du Swat, elle a reçu du Pakistan le “National Youth Peace Award” (prix national pour la paix). La France lui a décerné le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes. La jeune fille – dont le père est conseiller spécial de l’ONU pour l’éducation – sera-t-elle la prochaine lauréate du Nobel de la paix?

 

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:29

 

Médiapart

|  Par Rachida El Azzouzi

 

 

 

Allongement de la durée de cotisation après 2020 pour atteindre 43 ans en 2035, dans la droite ligne de ce qu'ont entériné les gouvernements précédents, petite hausse des cotisations sociales, compte temps-pénibilité… Le gouvernement a dévoilé les contours de la réforme des retraites.

Après deux journées de concertation entre syndicats et patronat et des semaines de suspense, le gouvernement a levé, ce mardi 27 août en soirée, le voile sur son projet de réforme des retraites, l’un des dossiers les plus délicats de cette rentrée sociale. Depuis Matignon et devant les ministres concernés, Jean-Marc Ayrault, le premier ministre, a déroulé les principales mesures de cette réforme qui doivent rapporter 7,3 milliards d'euros en 2020, ce qui permettrait de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards à cette date.

L’annonce est tombée peu après la publication des chiffres du chômage pour le mois de juillet, toujours aussi mauvais et en hausse pour le 27e mois consécutif. Il ne s'agit pas d'un bouleversement du système ou d'une réforme d’ampleur promise tout au long de ces derniers mois par l’exécutif ou encore soufflée par le rapport Moreau pour bâtir un système par répartition en déficit chronique « durablement équilibré et plus juste ».


 
© reuters

C’est même une réforme a minima que cette première réforme des retraites pour la gauche sous la Ve République, la quatrième en vingt ans. Taillée dans le consensus pour ne fâcher personne, bric-à-brac donnant des gages de la CFDT au Medef, elle devrait répondre aux exigences de Bruxelles et des marchés financiers… à court terme et poursuivre en matière d’allongement de la durée de cotisation ce qui a été entrepris en 2003 avec la réforme Fillon.

En voici les grands axes :

 

  • Travailler plus longtemps

La durée de cotisation sera portée à 43 années en 2035, contre 41,5 actuellement. Cet allongement se fera progressivement. Il faudra tout d'abord cotiser 41 ans et trois trimestres dès 2020, puis 42 ans en 2023, 42 ans et un trimestre en 2026, 42 ans et demi en 2029 et enfin 43 ans en 2035. « Il n'y a pas d'autre solution », a assuré Jean-Marc Ayrault. « Ne pas le faire, ce serait s'exposer soit à une diminution des pensions des actuels comme des futurs retraités, soit à une augmentation insupportable des prélèvements, ce que le gouvernement ne veut pas. » Le rapport Moreau avait préconisé un allongement jusqu'à 44 ans pour la génération née en 1989, mais la CFDT, seul syndicat qui ne soit pas radicalement opposé à cette mesure, a eu gain de cause. Elle était contre une augmentation de plus de 43 ans à l'horizon 2035.

 

  • Pas de hausse de la CSG, mais une petite hausse des cotisations

Le gouvernement renonce à augmenter la CSG souvent évoquée et opte pour une hausse des cotisations salariales et patronales de 0,15 point en 2014. Il propose également une augmentation des cotisations patronales et salariales de 0,15 points à partir de 2014. Dans le détail, la hausse des cotisations patronales et salariales sera progressive sur quatre ans : 0,15 point en 2014, puis 0,05 en 2015, 2016 et 2017, soit au final 0,3 point pour les actifs comme pour les employeurs en 2017. « Tous les régimes seront concernés : celui des fonctionnaires, les régimes spéciaux comme le régime général ou, par exemple, celui des indépendants selon des modalités propres », a déclaré Ayrault. Cette solution a été préférée à une hausse de la CSG qui aurait pesé « sur l’ensemble des ménages », avec ceci que cette contribution « n’a pas été créée pour financer les retraites ». « Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées, à un faible niveau », a ajouté le premier ministre.

 

  • Mise en place d’un compte-temps pénibilité

À partir du 1er janvier 2015, un compte personnel de prévention de la pénibilité sera mis en place. Il sera financé par une cotisation des employeurs : une cotisation minimale de toutes les entreprises et une cotisation de chaque entreprise tenant compte de la pénibilité qui lui est propre. Il pourra servir à financer « la formation pour une reconversion, un temps partiel en fin de carrière » ou permettre à un salarié en situation de pénibilité de partir « plus tôt à la retraite ».

Pour les syndicats, qui réclamaient depuis des années de remettre à plat la question de la pénibilité au travail, sujet brûlant, encalminé depuis des années, âprement débattu en 2010, l’une des plus scandaleuses injustices du système français, ce compte-temps est une véritable avancée. « Nous sommes dans le traitement collectif. Nous ne sommes plus dans la réparation individuelle et médicale », pointe Philippe Pihet, le monsieur retraites de Force ouvrière. Le compte pénibilité coûterait un milliard en 2020, 2 à 2,5 milliards en 2035.

 

« 2013 prolonge 2003 !»

Le premier ministre a par ailleurs annoncé que le gouvernement engagera une réforme « pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail ». Cette réforme, promise au Medef, concernera la “branche famille” en particulier, a-t-il précisé, ajoutant que « cette évolution sera engagée dès 2014, de sorte qu'il n'y ait pas de hausse du coût du travail l'année prochaine ».

C’est « l’ouverture surprise » du gouvernement, faite lundi 26 août au nouveau patron du Medef, Pierre Gattaz, qui plaide ardemment pour un basculement des 5,4 % de charges patronales de la branche famille vers la fiscalité (CSG ou TVA). Ce que Force ouvrière et la CGT, les syndicats les plus déçus par cette réforme, vont s’employer dans les prochaines semaines à surveiller, car « cela reviendrait à transférer le financement des allocations familiales sur les ménages », s’étrangle Philippe Pihet de Force ouvrière.

 

En 2010, manifestation des salariés du privé et du public contre la réforme Woerth 
En 2010, manifestation des salariés du privé et du public contre la réforme Woerth© reuters

Si quelques mesures les satisfont, comme celle concernant la pénibilité, les femmes ou les jeunes mais avec une portée limitée sur les salariés concernés, cette réforme se situe dans la continuité des précédentes en privilégiant la poursuite jusqu’en 2020 de l’allongement de la durée de cotisation prévue par la loi Fillon, et en prolongeant ces dispositions après 2020, déplorent les deux syndicats. « Ayrault fait du Fillon ! 2013 prolonge 2003 ! Et sur cette question, il n’y a pas eu de concertation », constate Philippe Pihet de FO. « Demander 43 ans de cotisations aux jeunes nés à partir de 1973 alors même qu’on sait qu’ils rentrent de plus en plus tard dans le monde du travail et qu’ils atteindront ainsi l’âge du taux plein bien après 65 ans est une disposition orientée contre la jeunesse », renchérit la CGT dans son communiqué.

 « Ce n’est pas ce que nous attendions de la gauche. En 2010, ils étaient dans la rue avec nous pour défendre la retraite à 60 ans. Aujourd’hui, non seulement ils entérinent les ravages de l’ère Sarkozy, mais ils vont encore plus loin puisqu’à partir de 2020, ils augmenteront encore la durée de cotisation. Nous avons l'impression d'avoir un gouvernement qui écoute plus le patronat que les salariés du monde du travail », abonde un cadre de la CGT. Il espère une forte mobilisation des salariés lors de la journée d’action du 10 septembre pour les salaires, l’emploi et une protection sociale de haut niveau, mais il ne s’attend pas à revivre les manifestations houleuses de 2010 contre la tant décriée réforme Sarkozy.

 Car le gouvernement a tactiquement très bien joué, réussissant à désamorcer et à déminer un dossier explosif et crucial du quinquennat, en ne touchant pas par exemple aux régimes spéciaux ou aux retraites des fonctionnaires. « Il a su faire le grand écart entre patronats et syndicats et à contenter chaque camp. Hier, lundi 26 août, c’était flagrant à la sortie de Matignon. La CFDT était satisfaite car il n'y aurait “pas de modification des règles de calcul des retraites d'ici à 2020” ; la CGT, pourtant très offensive, était satisfaite par certaines mesures de justice, et le patronat était aux anges que le gouvernement lui ai tendu la main sur la baisse du coût du travail. Hollande, tout craché ! » note un observateur avisé du monde social.

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:22

 

Marianne

 

  Mercredi 28 Août 2013 à 10:16

 

 

Nicolas Sarkozy et François Hollande, lors de l'investiture de ce dernier - DELALANDE RAYMOND/SIPA
Nicolas Sarkozy et François Hollande, lors de l'investiture de ce dernier - DELALANDE RAYMOND/SIPA
Tout le monde le dit : en France, on paie trop d’impôts. Et ce n’est pas parce que la droite le répète matin, midi et soir, que c’est faux. La France est « un enfer fiscal », assure même le Medef qui en a fait le thème de son université d’été. Avec 46% de prélèvements, la France n’est pas loin, en effet, de détenir un record. Pour autant, ce débat politique sur le niveau des prélèvements obligatoires en France donne lieu à un festival d’hypocrisie politique sans nom.

Hypocrisie à gauche d’abord : le gouvernement dit avoir pris conscience du « ras-le-bol fiscal » des Français, renonce donc à augmenter la CSG pour sauver le régime des retraites, mais augmente le montant des cotisations sociales. Quelle différence ?

Hypocrisie aussi à droite : l’UMP peut légitimement dénoncer les augmentations d’impôts décidées par le tandem Hollande-Ayrault. Mais à condition de rappeler que jamais les impôts n’avaient autant augmenté que durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Si les Français ont aujourd’hui un tel rejet des hausses d’impôts, c’est bien parce qu’en 2011, les impôts avaient déjà augmenté de 30 milliards d’euros. Puis de 20 milliards en 2012 (12 milliards signés Sarkozy et 8 milliards signés Hollande). Oui, du coup, les 20 milliards de hausse de prélèvements pour 2013 apparaissent assurément insoutenables. Celles prévues pour 2014 carrément insupportables.

Et ce n’est pas tout : au 1er janvier, la TVA va augmenter de 19,6 à 20% et toucher l’ensemble des Français. Nicolas Sarkozy voulait, lui, la faire passer à 21,6% ! La droite devrait applaudir : non, elle condamne.

A l’inverse, la gauche - comme la droite et le patronat le réclamaient - va faire baisser les charges des entreprises grâce au Crédit Impôt compétitivité pour un montant de 20 milliards d’euros. Là encore, la droite devrait applaudir : mais non, elle condamne. Elle dit que, plutôt qu’augmenter les impôts, il faut baisser les dépenses publiques, mais ne dit jamais lesquelles. Elle réclame plus de places de prison, plus de policiers à Marseille, mais elle ne dit jamais comment on fait sans augmenter les impôts. Sans rougir, Jean-François Copé promet même aujourd’hui que la droite baissera les impôts quand elle sera de retour aux affaires. Sauf qu’elle n’a cessé de les augmenter quand elle était au pouvoir.

 

L’impôt est l’acte citoyen par excellence. Pour qu’il soit accepté – et acceptable -, il doit être socialement juste. Depuis un an, il est certes un peu plus juste qu’à l’époque du bouclier fiscal, mais la grande réforme fiscale promise par François Hollande pendant sa campagne présidentielle, celle qui devait rendre à l’impôt sa lisibilité et son efficacité, n’a pas eu lieu. Voilà le résultat !
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:06

 

Rue89 - Blog

 Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 28/08/2013 à 11h26

 

 

Tout a commencé (enfin, tel qu’officiellement reconnu par les « victimes ») le mardi 20 août : une mystérieuse « erreur informatique » paralysait Goldman Sachs. Puis ce fut le tour de l’indice boursier américain Nasdaq bloqué trois heures durant le jeudi 22 par un incident similaire.

Puis, l’interruption inopinée des cotations du marché à terme Eurex (26/08). Puis le tour de la bourse de Chicago (matin du 27/08). Puis la paralysie du site du New York Times (soirée du 27/08)...

Oui, oui, j’en vois déjà certains parmi vous qui haussent les sourcils, soupçonneux : « Ah, ce chroniqueur, quel “complotiste” ! Vous allez voir que... » Vous avez raison. Sauf qu’en l’occurrence, le complot, ce n’est pas moi qui vous l’annonce. Mais les « victimes » elles-mêmes.

Des certitudes... au conditionnel !

Avivah Litan, « analyste de la sécurité bancaire », à propos du blocage Nasdaq :

« Ma première idée est qu’il s’agit d’une attaque par déni de service , mais je ne suis pas sûre. C’est une cible très attrayante, très visible. Et c’est ce qui attire les attaques de l’Etat iranien, donner un signe politique en perturbant un service très visible. »

Roel Schouwenberg, autre « spécialiste informatique » mais au Kaspersky Lab, renchérit :

« Il est parfaitement possible que les cybercriminels ou les pirates militants soient responsables de ces deux attaques [Goldman Sachs et Nasdaq, ndlr]. Il pourrait parfaitement s’agir aussi d’une erreur d’ordinateur, mais la coïncidence est étrange. »

Les certitudes de nos « spécialistes » sont décidément bardées de beaucoup de conditionnel. Ce qui ne les empêchera pas d’attribuer ces attaques à un groupe de hackers islamistes sévissant sous le nom d’Izz ad-Din al-Qassam.

Pour ce qui est du piratage du New York Times, les choses sont-elles plus claires ? Matt Johansen (« chercheur en sécurité informatique au WhiteHat Security ») et Pierre Haski (Rue89) sont en tout cas formels : il s’agit d’un forfait de la SAE, l’« Armée électronique syrienne », qui l’aurait revendiqué sur Twitter.

Que fait la NSA ?

Que le lecteur n’attende pas de moi, modeste rapporteur de ces faits étranges, que je démêle ici l’écheveau de ce mélimélo barbouzard. Il est pourtant assez facile d’en tirer quelques conclusions :

  • les outils de nos géants de la finance, de l’économie ou de l’information sont des passoires hors d’âge ;
  • leurs « cyberdocteurs » sont en plein coaltar ;
  • mais Dieu soit loué, les terroristes sont facilement identifiables : ils sont tous islamistes (ou presque) !

Anonymous et le soldat @ploum, qui annonce, lui, et sans l’ombre d’un conditionnel, la réalité d’une guerre civile mondiale numérique, doivent bien rigoler.

Au fait, qu’est-ce qu’ils fichent, à la NSA ? Je croyais qu’ils écoutaient tout, connaissaient tout, contrôlaient tout. Ho, les gars, vous m’entendez ?

 

 

 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 15:32

 

 

Rue89

Pour le soldat @ploum, la première guerre civile mondiale a éclaté

Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 26/08/2013 à 18h08

 

 


Les « soldats » Manning, Assange, Snowden, Anonymous, Dricot alias @ploum (photomontage Yéti)

 

Le dernier stade de la crise de la « Grande perdition » bat désormais son plein. Non, ne cherchez pas du côté de la crise financière, du déclin économique ou de la régression sociale qui va avec. De ce côté-là, c’est bouclé, terminé. Plus que les naïfs hallucinés pour croire au mirage de la « reprise ». Le dernier stade de la grande crise, lui, est autrement plus dramatique : la guerre.

C’est toujours comme ça. Quand les dominants voient leur domination remise en cause, quand ils vont jusqu’à perdre la face, je veux dire quand l’échelle hiérarchique qui leur servait à tenir leurs ouailles en respect vole en éclat, alors, pour sauver ce qui leur reste de pouvoir, ils montrent leur vrai visage : la guerre.

Ne croyez pas que la solution sera démocratique. Ceux qui pensent inverser la tendance par les urnes ne sont tout bonnement pas encore guéris du mal de soumission au vieil ordre lénifiant établi. La démocratie est le leurre par lequel les dominants donnent à leurs sujets une illusion de liberté. Mais que le corps électoral ait une réaction de rejet à leur égard et les masques démocratiques tombent très très rapidement.

Croyez-vous que ceux-là (les dominants) vont se laisser spolier de leurs privilèges par de vulgaires bulletins de vote ? Voyez ce qui s’est passé dans le Chili d’Allende lorsqu’ils aidèrent éhontément un Pinochet à prendre le pouvoir par la force. Voyez leur comportement d’aujourd’hui face à l’Amérique latine des Chavez ou des Morales. Rappelez-vous ce qu’il advint du référendum français de 2005 sur le projet de Constitution européenne.

Le choix des armes

Il existe aujourd’hui deux sortes de guerre, qui diffèrent par le choix des armes, toutes les deux menées bien sûr au nom de la lutte contre le terrorisme (mais jamais évidemment pour assurer une hégémonie géopolitique ou prendre le contrôle des ressources en voie de raréfaction de la planète).

  • Il y a la guerre que les dominants mènent avec leurs bonnes vieilles armes classiques bien sanglantes, tanks, canons et autres joyeux drones. Mais même celles-là, ils ne parviennent plus à les gagner, faute d’ennemis clairement identifiés en face. Voyez le chaos en Irak et en Libye, voyez le retrait piteux d’Afghanistan, leur extrême confusion devant la tragédie syrienne. Et, attendez un peu, vous n’allez pas tarder à constater l’enlisement malien.
  • L’autre guerre – ah, celle-là, une vraie saleté ! – ils ne la mènent pas avec leurs armes à eux, mais sont contraints d’utiliser celles, numériques, que se sont appropriées leurs adversaires. Le blogueur Lionel Dricot, dit @ploum, l’appelle « la première guerre civile mondiale ». Beaucoup moins sanglante, mais tout autant dévastatrice.

Car, dépossédées de ce qui faisait leur puissance – l’économie à croissance triomphante, la finance et ses taux d’intérêt tentaculaires – les « grandes puissances », ne tiennent plus que par les apparences artificielles qu’elles s’efforcent pesamment de maintenir. Or, le Net aujourd’hui est devenu une arme de destruction massive par démythification de l’adversaire et injection de ridicule.

Le NSA sur les traces d’Hadopi

La génération numérique, dit Lionel Dricot, « a développé des valeurs qui lui sont propres mais également une intelligence analytique hors du commun. Les outils dont elle dispose lui permettent de pointer très vite les contradictions, de poser les questions pertinentes, de soulever le voile des apparences ».

Que croyez-vous que les dominants d’en face fissent ? Ben, comme d’habitude, mettre tout le monde sur écoute en s’imaginant ainsi tout contrôler. Mais les affaires Manning, Assange ou autres Snowden, les coups de boutoirs répétés des Anonymous, montrent que les balourds du NSA ne maîtrisent pas plus l’arme numérique que cette benête d’Hadopi ne sut enrayer le téléchargement « illégal ».

Issus de l’ancienne génération, les dominants du futur ancien monde ne sont pas parvenus, et c’est flagrant, à s’approprier l’arme numérique. Lionel Dricot :

« L’ancienne génération n’a pas adopté la culture numérique. Elle s’est contenté de manipuler aveuglement les outils sans les comprendre, en une parodie désespérée du culte du cargo. »

Pris d’une véritable état de panique, fou furieux, le monde d’avant cogne à tout va et aveuglément... dans le vide ! Embastille (toujours trop tard) les rares « pirates » qu’elle peut attraper. Viole sans vergogne ses propre règles (en arraisonnant par exemple un chef d’Etat étranger au mépris de toutes les lois diplomatiques).

La guerre déjà perdue du monde d’avant

S’en prend même à sa propre presse, forcément contaminée, en l’obligeant à détruire ses disques de données... avant de s’apercevoir, comme ce fut le cas avec The Guardian, que ceux-ci ont fait des petits aux quatre coins d’une planète virtuelle qui échappe comme savonnette de leurs paluches pataudes.

Cette première guerre civile mondiale qui fait rage, nos pachydermes arthritiques du bonnet ne peuvent la gagner. Leurs drones sont impuissants contre un ennemi qui se multiplie comme lapins et prospère dans ses propres rangs. Pour pulvériser vos cibles avec vos armes nucléaires, mieux vaut que les cibles en question se trouvent à distance très respectable.

Mais s’il veut gagner, le soldat numérique, lui, sera bien inspiré de prendre conscience qu’il mène une vraie guerre d’un genre nouveau, non un simple monôme de potaches. Et se contenter de ses armes virtuelles et de ses réseaux. Sans s’exposer à celles du monde finissant. Harceler ce dernier à ses points faibles, pourrir sa finance, détourner son économie, révéler ses coups tordus.

Et surtout continuer à le couvrir de ridicule et à le tourner en bourrique. Quand les peuples rient de leurs maîtres, les maîtres ont du souci à se faire. Pas une dictature, pas un mur de Berlin qui ne résistent longtemps à l’hilarité générale, à l’indifférence ou au mépris des populations.

 

 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 13:00

 

Le Monde.fr

27.08.2013 à 12h27 • Mis à jour le 27.08.2013 à 14h01 | Par Patrick Roger

 
 

Les conséquences pour le budget de l'Etat ne sont pas encore totalement connues. Mais c'est une ardoise qui pourrait atteindre – voire dépasser – 10 milliards d'euros que la France risque de devoir éponger, faute d'avoir pris en temps utile les dispositions nécessaires.

La Cour des comptes a adressé au ministère de l'économie et des finances, mardi 27 août, un référé portant sur la gestion de deux contentieux communautaires. Pour le premier, relatif au régime fiscal des redistributions de dividendes modifié en 2003, les mesures prises en 2005 ont permis de limiter l'ampleur du contentieux. Néanmoins, relève la Cour, le risque, estimé à 4,15 milliards – incluant 1,1 milliard déjà reversé en 2007 et 2008 – a été insuffisamment provisionné dans la programmation budgétaire.

Le second contentieux est encore plus lourd de conséquences. Il concerne le mécanisme de retenue à la source sur les dividendes versés par des sociétés résidentes à des organismes de placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) non-résidents. A partir de 2006, celui-ci a fait l'objet de nombreux recours. La Commission européenne a engagé, en mai 2011, une procédure d'infraction à l'encontre de la France et, par un arrêt du 10 mai 2012, la Cour de justice de l'Union européenne a invalidé ce régime d'imposition. Entre-temps, ce sont plus de 10 000 dossiers de réclamation qui ont été déposés devant la Direction des résidents à l'étranger et des services généraux (Dresg).

 

RISQUE D'INCOMPATIBILITÉ DU RÉGIME DE TAXATION SIGNALÉ

Bien qu'alerté du risque d'incompatibilité de ce régime de taxation avec le droit communautaire, le gouvernement choisit, en 2007, alors que les enjeux budgétaires étaient encore limités et le risque juridique moindre, de le défendre. Début 2010, le risque d'une condamnation de l'Etat étant devenu sérieux, "une modification de la règle fiscale aurait dû être envisagée afin de circonscrire les risques financiers pour le Trésor", note la Cour des comptes. Et celle-ci, "pour être efficace, aurait dû intervenir rapidement, c'est-à-dire courant 2010, et s'accompagner de la création d'une recette nouvelle afin de compenser le manque à gagner".

Le gouvernement et la majorité précédents n'en ont rien fait. Pis, les conséquences financières ont été aggravées par un relèvement du taux de prélèvement à la source voté dans la loi de finances rectificative du 28 décembre 2011 à la suite d'un amendement parlementaire auquel le gouvernement ne s'est pas opposé. Cette règle fiscale n'a finalement été modifiée que dans la loi de finances rectificative du 16 août 2012 présentée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et adoptée par la nouvelle majorité.

 

Lire : "Les principales dispositions de la loi de finances rectificative pour 2012"


"LE CONTENTIEUX DE SÉRIE LE PLUS IMPORTANT AUQUEL L'ETAT AIT ÉTÉ CONFRONTÉ"

L'ardoise laissée par le précédent gouvernement est lourde. "Evaluées fin 2007 à 510 millions d'euros seulement, les restitutions pourraient atteindre, selon les prévisions de la direction générale des finances publiques (DGIFP) établies à l'été 2012, environ 6 milliards d'euros, intérêts moratoires compris", indique la Cour des comptes, qui n'exclut pas que ce montant soit même dépassé. "Il s'agit du contentieux de série le plus important auquel l'Etat ait été confronté", souligne la Cour. Les incidences budgétaires pourraient s'étaler jusqu'en 2015, la Cour de justice de l'Union européenne ayant ouvert la possibilité de déposer une réclamation jusqu'au 31 décembre 2014.

A l'inconséquence s'ajoute l'imprévoyance. Alors que, pour le premier contentieux, une provision avait été inscrite dans la programmation budgétaire, cela n'a pas été le cas pour le contentieux OPCVM. "Un défaut manifeste", note la Cour des comptes. Les conséquences ont donc été ignorées jusqu'à la deuxième loi de finances rectificative pour 2012. Le risque de devoir procéder à des décaissements aurait normalement dû être pris en compte dans le programme de stabilité 2012-2016 présenté le 4 mai 2012 par la France à la Commission européenne. Rien n'a été inscrit.

C'est donc une véritable bombe à retardement que l'ancienne majorité de droite a léguée à la nouvelle majorité de gauche, sans tenir compte d'aucun des avertissements qui lui avaient été adressés. Le ministère de l'économie et des finances dispose de deux mois pour transmettre à la Cour des comptes les dispositions qu'il envisage de prendre. Le référé et la réponse du gouvernement seront ensuite transmis aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Patrick Roger
Journaliste au Monde

 


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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 12:51

 

 

blog.laruchequiditoui.fr

J’suis détective privé. Les noms, les faits, les dates, les disparus : je déniche tout grâce à mon flair. Par contre, j’confirme que l’argent n’a pas d’odeur ; je loue ma truffe aux plus offrants. Dans le milieu, on m’appelle la mangouste… Ce matin là, les petits gars de La Ruche qui dit Oui ! ont poussé ma porte avec une mission, « découvrir qui se cache derrière l’agriculture bio et qui fixe les règles dans ce milieu ». J’ai demandé : « Vous avez de quoi payer ? » Ils ont répondu : « Deux kilogrammes d’oseille, en cagette. » Banco, j’décidais de mener l’enquête.

 

 

Mais quel machination dissimule le sourire innocent des producteurs biologiques (ici, Matthieu, arboriculteur et fournisseur de Ruches dans le Nord-Pas-de-Calais) ?

Le sourire d’un agriculteur bio… dissimule-t-il une machination ?

(ici, Michel, arboriculteur et fournisseur de Ruches dans le Nord-Pas-de-Calais).

 

J’en connais un rayon sur la mafia napolitaine, les gangs d’El Paso ou les Yakuzas. Mais pour le réseau de l’agriculture bio, je partais de zéro. Faut dire que sur l’sujet, tous mes contacts prenaient la pose nihiliste… « Le bio, ça n’existe pas » , « c’est du vent » , « c’est une arnaque pour les bobos » , « on y comprend rien » , « c’est opaque »… Est-ce-qu’ils avaient peur de parler ? Possible… Cette affaire devenait aussi trouble qu’un whisky non filtré. Je décidais d’en apprendre plus sur cette mouvance en compulsant les archives des dernières années…

En tant que courant de pensée, l’agriculture biologique peut se réclamer d’influences aussi contradictoires que celle de Masanobu Fukuoka (tendance spirituelle), de Rudolf Steiner (tendance ésotérique), ou d’Albert Howard (tendance scientifique). Mais dans les faits, la notion d’agriculture biologique ne s’est généralisée qu’après la seconde-guerre mondiale, en réaction à l’agriculture chimique et productiviste qui s’imposait en Europe (1). Des poches de résistance sont apparues, pleines d’insoumis voulant continuer à travailler et à manger comme leurs parents, leurs parents avant-eux, et ainsi de suite depuis 10 000 ans. C’est là qu’une première révélation m’a traversé comme une balle de 357 magnum : l’agriculture chimique a réussi à usurper le nom « d’agriculture conventionnelle », alors que c’est elle qui est alternative, nouvelle et dont les effets sur le long terme sont méconnus ! Rien à dire, les lobbyistes de chez Dupont, Bayer, Monsanto et consors ont fait les bons investissements aux bons endroits. Partout, les esprits ont été formatés. Même Bruno Le Maire, alors ministre de l’agriculture, participait à la mascarade quand il déclarait en 2011 (2) : « Ne faisons pas croire aux Français que l’on pourra cultiver des pommes, des poires ou des fruits sans aucun pesticide : ça a toujours existé et ça continuera d’exister. » S’il fallait prendre cette déclaration au sérieux, il faudrait dater l’apparition des pommes et des poires aux années 1960. Il faut dire que l’agro-alimentaire est la première industrie de France, alors les politiques évitent de prendre ce taureau par les cornes (3).

 

Mais comment faisait-on pour cultiver des pommes, avant les pesticides ?

Mais comment faisait-on pour cultiver des pommes avant les pesticides ?

 

Bref. Au tout début, les bios n’étaient pas des zozos, ni des « écolo-bobos ». Ils étaient tout l’inverse : des ruraux un peu conservateurs, des types simples quoi… Cette normalité, ils la revendiquent dès 1952 en créant l’AFRAN : Association Française pour une Alimentation Normale. Et puis les initiatives se multiplient. On voit apparaître le GABO, l’AFAB, et en 1964, Nature et Progrès, l’association qui rédigera le premier cahier des charges de l’agriculture biologique. Leur principe de base : pas de chimie de synthèse. Pour le faire respecter, ils se débrouillent entre eux et mettent en place un système d’auto-contrôle très efficace. En 1985, le gouvernement Français reprend le contrôle de l’affaire et crée le label bio officiel, dont le logo est maintenant bien connu. La marque « Agriculture Biologique » devient propriété du ministère de l’agriculture, qui autorise des entreprises privées à délivrer la certification (aujourd’hui, ces organismes certificateurs sont au nombre de 8). Nature et Progrès a continué de délivrer le label qui porte son nom, de façon autonome et jusqu’à aujourd’hui, mais sans pouvoir revendiquer l’appellation « bio »… Alors finalement, le bio serait devenu une affaire d’Etat ? Pas si sûr… D’après mes sources, les patrons auraient changé discrètement au cours des dernières années. Désormais, la gestion du label « Agriculture Biologique » dépend de l’Union-Européenne : c’est là que sont édictées les règles. Mon enquête prenait un tour inattendu… J’enfilais mon chapeau de feutre et prenais le premier train pour Bruxelles, bien décidé à découvrir enfin la vérité.

 

Les grands manitous du bio ? C'est eux. Je vous ramène une photo.

Les grands manitous du bio ? Les voici. Je vous ramène une photo.

 

Là-bas, j’ai filé rencard à mon indic’. Je l’attendais à l’angle du Manneken-Pis avec une Winston dans le bec, engoncé dans mon imperméable beige à qui les années finissaient par donner la jaunisse. Mon complice m’a emmené au pied de la Commission européenne, au coin du boulevard Charlemagne et de la rue de la Loi. Il m’a ouvert la porte de derrière et je me suis infiltré par les cuisines. A l’étage, j’ai finalement repéré les gros bonnets. Les vrais décideurs se trouvent dans le « Comité permanent de l’Agriculture Biologique » : c’est eux qui ont le monopole de l’initiative (4). Il s’agit de 27 bonhommes  qui se réunissent 6 fois par an environ, chacun d’entre-eux étant délégué par un Etat de l’Union-Européenne. Ils font des propositions de règlement, en collaboration avec les acteurs concernés (syndicats agricoles, ONG, etc.) ; puis ils en discutent et, éventuellement, votent le règlement à la majorité. D’ailleurs, ils sont pas si secrets que ça, et publient des comptes-rendus de chaque réunion qu’ils font. Une fois qu’un règlement est adopté, les Etats membres se contentent de l’appliquer ; en France, c’est donc le Ministère de l’Agriculture qui transmet les ordres. Son rôle consiste surtout à superviser les activités des organismes certificateurs privés : en cas de dérive, il leur retire la licence… En plus de cela, il envoie régulièrement des rapports à la Commission Européenne pour qu’elle puisse aussi superviser la gestion du label au niveau continental.

Cette uniformisation européenne s’est achevée en 2009 : les marques nationales ont disparu et ont été remplacées par le logo bio européen (la petite feuille sur fond vert). La transition n’a pas été du goût de tout le monde. Dans beaucoup de pays, elle représentait une avancée, mais en France, ce nouveau cahier des charges s’avère moins exigeant que l’ancien. Du coup, nos contestataires ont repris du service : de nouveaux labels (comme Bio Cohérence) et d’anciens labels (comme Nature et Progrès) revendiquent avec force des cahiers des charges plus stricts et plus complets, intégrant notamment des aspects humains et sociétaux. 


Logos à gogo

A gauche, le nouveau logo « Bio Cohérence ». Au milieu, le logo bio français qui n’est plus en vigueur (son affichage est facultatif). A droite, le logo bio européen qui prévaut désormais (son affichage est obligatoire).

 

Dans le train du retour, mon regard se perdait dans le vague, au loin dans les champs… La pluie battait sur la vitre… Tous les fils se connectaient dans ma calebasse. J’avais compris, enfin. En fait, l’agriculture biologique existe depuis toujours, mais c’est la première fois de l’histoire qu’elle doit se justifier, se protéger et gagner en visibilité. Dans cette voie, la route sera longue et les débats nombreux. Mais demain, il fera bio.

Affaire classée.


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(1) http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/BAQUE/20129

(2)  http://www.huffingtonpost.fr/mariemonique-robin/agriculture-biologique-pesticides-mensonges_b_1967202.html

(3)  http://www.charliehebdo.fr/news/hors-serie-malbouffe-lobby-agroalimentaire-824.html

(4) http://www.fnab.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=8&Itemid=17

 

 

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