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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 14:38

 

 



REMISE OFFICIELLE DU RAPPORT D’EXPERTISE DU PERMIS DU BASSIN D’ALÈS

Avis à tous les habitants du Gard et de l’Ardèche

 
 A l’occasion de la remise officielle du rapport d’expertise le 30 août à la préfecture du Gard.


Les collectifs appellent à un RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION
 à la Préfecture de Nimes Vendredi 30 août 2013 à 14 heures
 - Pour soutenir les maires et les délégués des collectifs des communes concernées.
 - Pour affirmer son refus de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste.
 Ne les laissons pas détruire notre pays pour leurs profits !
 

LE COLLECTIF 07 RAPPELLE qu’il ne s’oppose pas seulement à l’exploration et à l’exploitation des huiles et gaz de roche mère mais aussi à la fracturation hydraulique ainsi qu’à l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures nécessitant une STIMULATION quelle qu’elle soit !!!
 Ce qui est le cas pour l’exploitation des huiles lourdes dont la présence est attestée dans ce rapport. L’exploitation des ces huiles lourdes peut se faire, entre autre, par injection de vapeur ou injection de solvants.

D’autre part le Collectif 07 se désolidarise totalement des conclusions de ce rapport.

En effet comment un expert peut-il conclure à une présence d’hydrocarbures non-conventionnels exploitables sans le recours à la fracturation hydraulique en ayant pour seule justification "Certains indices évoquent ... pourrait en faire un réservoir potentiel." ?
 D’autant que ce même rapport ne fait réellement état que de ce que les forages précédents ont montré à savoir des huiles lourdes, considérées comme des gisements non-conventionnels, aux rendements médiocres, et inexploitables sans le recours à des formes de stimulation de la roche.

Les collectifs maintiennent leur opposition.
 Les hydrocarbures réellement recherchés ( huiles lourdes, gaz de houille, huiles ou gaz de schiste ) entraînent partout où ils sont exploités :
 - destruction des paysages,
 - ruine de l’agriculture
 - pollution et raréfaction de l’eau
 - risques pour la santé.

 

Sur www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article597
 - Télécharger le rapport d'expertise de M. JP Deroin
 - Télécharger le rapport remis à l'expert par la commission scientifique des collectifs
 - L'historique de la lutte sur le permis du bassin d'alès
 - Flyer et affichettes pour le rassemblement de soutien du 30 août
 

Contacts Presse
 Paul Reynard  : 06 85 55 00 63 et 09 75 76 48 75
 Michèle Descours : 06 33 56 02 40 et 04 66 60 21 23

 .  

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE

39 rue Jean-Louis Soulavie - 07110 Largentière
> www.stopaugazdeschiste07.org
> contact@stopaugazdeschiste07.org

> Tel. 04 75 36 72 83

 


 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 14:30

 

 

zad.nadir.org

lundi 19 août 2013, par zadist

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel


Mardi 20 août

idem ou presque...

une émission à écouter à propos de la lutte dans le Morvan : Le Morvan se lève

Lundi 19 août

Sur la ZAD

Rien de particulier à signaler pour le moment.

Des nouvelles d’autres luttes

Belo Monte : Expropriations et relogement dans des cubes fissurés avec dates de péremption...


Infos générales

Infos utiles pour venir ici

- Accueil : le week-end, l’ACIPA ouvre un local à Notre Dame des Landes, de 10h à 17h où les informations sur la lutte sont disponibles
- Contact presse de la ZAD : 06 32 98 78 36
- Équipe légale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.

Radio Klaxon

La radio n’émet pas en ce moment. Quand elle reviendra, ce sera sur 107,7 FM autour de la ZAD et sur http://stream.zad.nadir.org:8000/radio-klaxon.ogg.m3u sur Internet.

Blog en cas de panne

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

 

 

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 14:13

 

 

Médiapart

|  Par Jérôme Hourdeaux

 

 

 

Le quotidien britannique révèle que le gouvernement a exercé des pressions pour obtenir la destruction des disques durs sur lesquels étaient stockés les documents sur PRISM. Dimanche, la police a saisi le matériel informatique de l'un de ses collaborateurs, travaillant avec des journalistes en contact direct avec l'ex-employé de la NSA.

 

Si les États-Unis ont décidé de se montrer intraitables avec Edward Snowden, la Grande-Bretagne n'hésite pas, elle, à s'attaquer au quotidien The Guardian, l'un des premiers à avoir relayé les révélations sur le programme d'espionnage PRISM, ainsi qu'à ceux ayant travaillé directement avec l'ex-employé de la NSA.

 

Edward Snowden 
Edward Snowden© Reuters

On savait déjà que les différentes agences gouvernementales s’intéressaient de très près à certains outils d’anonymisation utilisés par les whistleblowers. Au début du mois d’août, le site Lavabit, proposant un service d’e-mails chiffrés utilisé par Edward Snowden, avait ainsi préféré se saborder plutôt que d’obéir à une injonction de la justice, lui ordonnant de dévoiler certaines informations.

On apprend maintenant que ses plus proches collaborateurs sont eux aussi dans la ligne de mire des services de renseignement. Dans un éditorial publié lundi 19 août, Alan Rusbriger, rédacteur en chef du Guardian, explique ainsi comment il a été contraint, sous la menace des autorités britanniques, de détruire les disques durs contenant les documents transmis par Edward Snowden. Peu après la publication des premières révélations sur PRISM, le quotidien, qui a été l’un des principaux récipiendaires des documents, a été contacté « par un très haut responsable du gouvernement affirmant qu’il représentait l’opinion du premier ministre ». Celui-ci aurait notamment exigé la destruction des documents. Cette demande aurait été réitérée lors de plusieurs autres rencontres avec des représentants du gouvernement qui ont fait passer au Guardian le message suivant : « Vous vous êtes bien amusés. Maintenant nous voulons que vous nous rendiez le machin », raconte Alan Rusbriger.

Le quotidien aurait finalement accepté de détruire des disques durs sur lesquels étaient stockés les documents, après avoir été menacé de poursuites judiciaires. Une destruction qui s’est déroulée le mois dernier dans les sous-sols du Guardian, sous la surveillance de deux experts du GCHQ, l’homologue britannique de la NSA. « Whitehall était satisfait, mais cette détermination contre un élément symbolique du dossier a montré le peu de compréhension du gouvernement de l’ère du digital », poursuit cependant Alan Rusbridger qui avait en effet pris la précaution de copier les disques dont les informations sont, précisent-ils, toujours en cours d’analyse dans plusieurs endroits du monde.

Selon le journaliste du Guardian Ewen MacAskill, le gouvernement britannique aurait admis avoir lancé cette opération, approuvée par David Cameron lui même et le justifie en « affirmant que des terroristes auraient pu pirater leur système informatique ». Le Belfast Telegraph, de son côté, affirme même que c'est le premier ministre britannique lui même qui a donné l'ordre d'avertir le Guardian.

La révélation de cet épisode n’est pas le fruit du hasard et sonne comme une riposte, ou un avertissement, du Guardian aux autorités britanniques, et américaines. Alan Rusbridger a en effet choisi de rendre publique cette information au lendemain d’un autre incident, impliquant cette fois les plus proches collaborateurs d’Edward Snowden, grâce auxquels l’informaticien a été capable de joindre les journaux du monde entier : la réalisatrice Laura Poitras, le journaliste Glenn Greenwald et le conjoint de celui-ci David Miranda.

Dimanche, ce dernier a en effet été retenu durant neuf heures par la police britannique à l’aéroport d’Heathrow à Londres dans le cadre de la loi antiterroriste britannique Terrorism Act 2000, un texte controversé qui autorise la police à retenir, fouiller et interroger hors du cadre légal traditionnel les personnes se trouvant aux frontières et zones aéroportuaires. « J’ai été retenu dans une pièce avec six agents… qui m’ont questionné au sujet de tout, toute ma vie », a raconté le jeune homme à sa sortie. Les policiers ont en outre confisqué son ordinateur, son téléphone portable, des cartes mémoires, des DVD…

S’il n’écrit pas directement dans The Guardian, David Miranda n’en reste pas moins un des hommes de confiance du quotidien britannique. Ce dernier avait d’ailleurs payé son billet d’avion et le jeune homme était, au moment de son arrestation, de retour d’un voyage effectué pour le compte du journal. Dans son éditorial, Alan Rusbriger insiste sur le fait que, bien qu’il n’ait pas de carte de presse, David Miranda « joue un rôle estimable en aidant son partenaire à faire son travail journalistique ».

« L'assurance » de WikiLeaks

L’affaire fait depuis scandale en Grande-Bretagne où certains dénoncent un détournement des lois antiterroristes. Le président du comité des affaires intérieures du Parlement, Keith Vaz, a officiellement écrit à la direction de la police pour savoir notamment qui avait donné l’ordre, que certains soupçonnent d’être venu directement de la Maison Blanche.

Le porte-parole de la Maison Blanche John Earnest a bien confirmé que les autorités américaines avaient reçu une « alerte » de la police londonienne les prévenant qu’elle comptait placer David Miranda en détention. Mais Washington insiste sur le fait qu’il s’agit là d’une initiative uniquement britannique. « Cela a été une décision prise par le gouvernement britannique sans l’implication et sans demande de la part du gouvernement des États-Unis. C’est aussi simple que ça », a assuré John Earnest.

 

Glenn Greenwald accueille David Miranda à son arrivée au Brésil 
Glenn Greenwald accueille David Miranda à son arrivée au Brésil© Reuters

Cette arrestation montre surtout à quel point le réseau d’Edward Snowden est actuellement sous surveillance, et ce dans le monde entier. Car David Miranda n’était en fait qu’en transit à Londres. Ce ressortissant brésilien revenait en effet de Berlin où il avait rencontré Laura Poitras, la première personne contactée par Edward Snowden, et rentrait au Brésil où il vit avec son conjoint Glenn Greenwald.

L’interception de ce messager démontre donc un espionnage des plus proches collaborateurs du whistleblower américain, qu’ils vivent au Brésil ou en Allemagne. Laura Poitras est de plus sans doute le personnage central de cette affaire. Comme le raconte un récent portrait du New York Times, cette réalisatrice de documentaires a été celle qui a récupéré les documents d’Edward Snowden. Et c'est elle qui a organisé leur diffusion avec son ami, blogueur et collaborateur du Guardian, Glenn Greenwald.

En ciblant David Miranda, les policiers tentent donc tout simplement de couper court à toute nouvelle révélation. Selon Glenn Greenwald, cité par le Washington Post, durant son interrogatoire son compagnon a d'ailleurs été questionné à propos « des affaires sur lesquelles nous travaillons en ce moment ». « Ils ont principalement demandé à David des détails sur le travail que Laura Poitras, le Guardian et moi menons sur les histoires de la NSA, ainsi que des informations complètes sur moi et Laura », explique le journaliste. « Ils l’ont également questionné sur le Brésil, la situation politique au Brésil, et ses amis et sa famille. »

Glenn Greenwald a refusé de préciser si David Miranda était en possession de documents confidentiels et si ceux-ci étaient tombés entre les mains des policiers. Mais, de toute manière, le journaliste assure que l’ensemble des données que transportait son conjoint était protégé. « Désormais, nous chiffrons automatiquement et systématiquement tous les documents et travaux que nous transportons – et pas juste pour les histoires sur la NSA », explique-t-il par mail au site de Forbes. « Donc tout ce qu’il avait – pour son usage personnel et n’importe quoi d’autre – était lourdement chiffré, et je ne m’inquiète pas du tout. Ils ne pourront pas le casser. »

Le journaliste a également réagi dans un éditorial publié sur le site du Guardian et dans lequel il semble avertir les autorités. « Si les gouvernements américain et britannique croient que de telles tactiques vont nous détourner ou nous dissuader de continuer à enquêter de manière agressive sur ce que ces documents révèlent, ils se font des illusions », affirme-t-il. « Cela n’aurait que l’effet inverse : nous enhardir encore plus. » De son côté, David Miranda a décidé de contre-attaquer sur le plan judiciaire. Mardi 20 août, son avocat, Gwendolen Morgan, a annoncé son intention de poursuivre la police britannique, dénonçant un « total abus de pouvoir ».  Me Morgan a également envoyé une lettre de protestation officielle au gouvernement britannique, demandant des explications sur la procédure subie par son client ainsi que la restitution de ses biens.

Mais la riposte la plus efficace est peut-être venue d’Internet. Car, mardi, WikiLeaks a mis en ligne ce qui pourrait bien être « l’assurance vie » d’Edward Snowden et de ses proches. « La destruction du disque dur Snowden du Guardian montre clairement qu’il est nécessaire pour WikiLeaks de distribuer des fichiers d’assurances », affirme simplement l’organisation dans un message posté sur Facebook, suivi de trois liens vers des fichiers chiffrés.

Les internautes sont bien entendus invités à télécharger ces trois fichiers, assurant ainsi leur dissémination. Il ne resterait plus à WikiLeaks qu’à rendre publique la clef de déchiffrage pour dévoiler ce qui est peut-être de nouveaux documents confidentiels. En 2010, à la suite des révélations du soldat Bradley Manning, WikiLeaks avait déjà mis en ligne un fichier « assurance », impossible à déchiffrer, et sans donner le moindre détail sur son contenu. Comme une épée de Damoclès, un avertissement aux services de renseignement...

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:57

 

paysdelorient.info

  20 août 2013 

 

 

 

Le mouvement des Incroyables Comestibles est arrivé au Pays de Lorient. Le principe est simple : cultiver des espaces de terrains, des bacs qui donnent sur la voie publique, un panneau indique que les fruits et les légumes sont gratuits et que tout un chacun peut se servir.

Ce mouvement est né en 2008 au Royaume-Uni, dans la petite ville de Todmorden (Yorkshire), alors durement frappée par la crise économique. Pam Warhurst, propose à son entourage de planter des légumes partout où c’est possible. L’initiative prend rapidement dans la ville et des dizaines de bénévoles s’engagent. On trouve un nom au mouvement : « Incredible Edible », ou les « Incroyables Comestibles ». La communauté de bénévoles plante du maïs à côté du commissariat, transforme le jardin de l’hôpital en verger, encourage les enfants à cultiver des légumes qu’ils mangeront à la cantine, installe des bacs à compost dans la ville …

Depuis l’initiative s’est répandue comme un traînée de poudre et dans beaucoup de villes, des personnes se fédèrent autour de cette idée simple : réinvestir leur ville, cultiver partout où cela est possible, partager ensuite l’abondance de légumes ainsi produits. C’est facile, sympa, ça permet de rencontrer plein de personnes. Depuis que j’ai installé un bac devant ma maison, je retrouve des petits mots dans ma boite aux lettres, j’en discute avec les passants, les voisins …

Pour nous rejoindre : la page facebook des incroyables comestibles Pays de Lorient : https://www.facebook.com/#!/IncroyablesComestiblesLorient?fref=ts

Rue Champlain à Lorient
Photo des bacs devant la maison, 09 Rue Champlain à Lorient

 

 

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:48

 

 

bastamag

Par Sophie Chapelle (21 janvier 2013)

 


Relier Lyon et Turin en deux heures, une belle idée… au coût pharaonique de 26 milliards d’euros ! C’est pourtant bien ce que comptent dépenser les gouvernements français et italien pour creuser une ligne à grande vitesse sous les Alpes. Prévisions de trafic marchandises à la baisse, conflits d’intérêts, perte de foncier agricole, absence de débats publics, pollutions de la vallée de l’Isère et de la Maurienne... Les opposants dénoncent un « grand projet d’inutilité publique ». Enquête.

 

    C’est un projet d’infrastructure gigantesque, déjà vieux de vingt ans. La réalisation de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin prévoit notamment de creuser sous les Alpes le plus long tunnel d’Europe (57 km). Initié au début des années 90 par François Mitterrand, le projet a été remis au goût du jour ces derniers mois par François Hollande. Le 3 décembre, aux côtés du président du conseil italien Mario Monti, il a réaffirmé l’intérêt du projet transalpin avec la signature d’une « déclaration commune relative au tunnel Lyon-Turin ». François Hollande vient ainsi d’engager l’État français à financer 42 % du projet. Soit 11 milliards d’euros ! Objectif de cette dépense : relier Lyon et Turin en 2h, Paris et Milan en 4h30.

    Côté italien, le projet suscite une vaste opposition de la part des « No Tav » (pour Treno a alta velocità, train à haute vitesse). Entre occupations de chantier, batailles rangées contre les forces de l’ordre et manifestations de milliers de personnes, ils sont parvenus à retarder de plusieurs années le lancement des travaux. « Notre-Dame-des-Landes et No Tav sont deux luttes sœurs. On retrouve le même activisme des gouvernements à empêcher toute expression par la force militaire », estime Paolo Prieri, l’un des coordinateurs italiens de la lutte. En France, la contestation monte. Mais la militarisation de la répression va bon train.

     

    Des milices privées pour protéger le chantier ?

    Le gouvernement italien, soucieux de démarrer rapidement le chantier – à cause d’une possible annulation de subventions européennes – a mobilisé 2 000 carabinieri en juin dernier pour protéger les débuts des travaux : le percement de la galerie de la Maddalena, à proximité de Suse. Le coût du dispositif policier avoisinerait les 868 millions d’euros, pour 56 mois de travaux, rapporte le site La voix des Allobroges. Les travaux sur cette galerie sont estimés à 143 millions d’euros...

    Le chantier de la ligne Lyon-Turin pourrait-il prendre la tournure d’une « zone militaire d’intérêt stratégique » des deux côtés de la frontière ? Une filiale commune de Réseau Ferré de France (RFF), qui gère le réseau ferré national, et de son homologue italien Rete Ferroviaria Italiana, la société LTF (Lyon Turin Ferroviaire) est « en charge des études et des travaux de reconnaissance » pour la section transfrontalière de la ligne de chemin de fer. Ses prérogatives semblent aller plus loin. En septembre 2012, cette société a émis un appel d’offre d’une valeur d’1,8 million d’euros pour « le support logistique aux forces de l’ordre présentes dans la zone de chantier ».

     

     

    Via ce marché, RFF va donc contribuer à la rémunération de forces de l’ordre privées pour sécuriser le chantier côté italien. « C’est très grave, souligne Paolo Prieri, d’autant que cela se fait dans l’opacité la plus totale. Mais les pressions n’auront pas de prise sur nous, nous sommes résolus. »


    Un coût similaire au déficit de la Sécurité sociale

    Le coût de la sécurité du chantier alourdit une note déjà bien salée. Le tunnel entre l’Italie et la France a été d’abord évalué à 8,5 milliards d’euros. Mais les « coûts prévisionnels sont en forte augmentation », pointe la Cour des comptes, qui a adressé un référé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en août dernier. L’estimation du coût global est passée de 12 milliards d’euros, en comptant les accès au tunnel côté français et le renforcement des règles de sécurité dans les tunnels, à 26 milliards !

    Le coût de la seule partie française serait supérieur à 11 milliards d’euros, soit l’équivalent des prévisions du déficit de la Sécurité sociale en 2013. La Cour des comptes prévoit une réévaluation, car ce budget ne prend pas en compte les difficultés géologiques, révélées par les premiers forages. Plus grave : « Les données disponibles concernant le projet ferroviaire Lyon-Turin ont difficilement permis d’apprécier l’évolution des coûts », relève la Cour des comptes. Plus de dix millions d’euros auraient été versés pour le creusement de la galerie de Venaus qui n’a jamais vu le jour, pointe l’hebdomadaire Politis. Une illustration de la gestion douteuse du projet par son maître d’ouvrage, la société Lyon-Turin Ferroviaire.

    Malgré ces réserves, Jean-Marc Ayrault persiste et signe. Dans sa réponse à la Cour des comptes, datée du 8 octobre, il réaffirme la volonté du gouvernement de réaliser le tronçon de ligne grande vitesse. Il reconnaît pourtant que « le budget nécessaire à la réalisation de ce grand projet est considérable, spécialement à un moment où le niveau des dépenses publiques doit être maîtrisé. En conséquence, une participation importante de l’Union Européenne au financement du projet est indispensable ». La participation financière européenne dépend du futur budget européen 2014-2020. Parallèlement, l’Élysée envisagerait un recours aux crédits de la Banque européenne d’investissement et à des emprunts obligataires. Bref, s’endetter davantage dans le seul but de relier Lyon et Turin en 2h...

     

    Un projet écologique ?

    Le gouvernement Ayrault justifie cet investissement faramineux par sa volonté de réduire le trafic routier – et les émissions de CO2 – avec un transfert vers le rail. « Toutes les études ont tablé sur une croissance inéluctable du trafic routier. Mais dans les faits, le trafic des marchandises diminue sur l’axe Lyon-Turin », rétorque Daniel Ibanez, de la coordination des opposants. En 2011, le transport des marchandises était effectivement équivalent à celui de 1988 [1]...

    « Le risque de saturation des infrastructures existantes n’est aujourd’hui envisagé qu’à l’horizon 2035 », confirme la Cour des Comptes. De quoi remettre sérieusement en question la pertinence du projet. La ligne existante n’est utilisée qu’à 20 % de sa capacité, renchérissent les opposants. Qui suggèrent de construire des plateformes de chargement, de favoriser le transport combiné, ou d’imposer le remplissage des camions... La Cour des comptes va dans le même sens en proposant « de ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante ». Les opposants à la LGV Lyon-Turin soulignent que 90 % des émissions de CO2 en Savoie et Haute-Savoie proviennent des automobiles et poids lourds de desserte régionale, contre 10 % pour le trafic poids lourds franco-italien. « Il ne s’agit pas de ne rien faire mais au contraire de faire immédiatement, en commençant par investir dans les transports collectifs de proximité », estiment les No Tav. Les 11 milliards n’y seraient-ils pas mieux investis ?

     

    Utilité publique pour business privé

    Le jour où la Cour des comptes confirmait un coût supérieur à 11 milliards d’euros pour la France, la commission d’enquête rendait son avis favorable. L’aspect financier étant essentiel pour l’appréciation de l’utilité publique, pourquoi la commission d’enquête n’a-t-elle émis aucune réserve ? Plusieurs conflits d’intérêts entachent le dossier. Dans son rapport, la commission d’enquête incite fortement RFF, le maître d’ouvrage, à passer un marché avec une entreprise de travaux publics dirigée... par le frère d’un des commissaires enquêteurs ! Le Canard enchaîné, qui a révélé l’affaire le 3 octobre dernier, indique que le coût de cette opération pourrait générer « un chiffre d’affaires de 20 à 50 millions d’euros »

    .

     

    Les opposants pointent d’autres conflits d’intérêts chez les membres de la commission d’enquête [2]. Son président, Pierre-Yves Fafournoux, a également participé au travail sur le contournement ferroviaire autour de Lyon (CFAL), dont la rentabilité dépend de la réalisation de la LGV Lyon-Turin [3]. « Comment avoir une appréciation impartiale des projets CFAL et Lyon-Turin en ayant instruit dans une décision récente une forte dépendance économique entre les deux projets d’investissements d’un même maître d’ouvrage ? », interrogent les opposants. Dans son référé du 5 novembre, la Cour des Comptes rappelle que les intervenants ne devaient avoir « eu à travailler sur le dossier et [n’avoir] pas de conflit d’intérêt au regard des suites du projet ». Les No Tav demandent l’annulation de l’enquête publique.

     

    3 millions de m3 de déchets entassés dans les villages

    Trois descenderies et des couloirs de forage ont déjà été creusés sur le territoire français, dont une à Villarodin-Bourget (Savoie). « 400 000 m3 de déblais sont stockés en contrebas de notre commune alors qu’il ne devait en rester aucun », s’emporte le maire Gilles Margueron. « Avec le creusement de la ligne de train, on va se retrouver avec 3 millions de m3 sur les bras ». Résultat : un paysage défiguré, avec des conséquences sur l’activité économique et touristique du village. « Quand on demande à ce que ces déblais soient entreposés plus loin, on nous répond que cela alourdirait le bilan carbone du projet », ironise le maire, désabusé.

    Sur la commune savoyarde d’Avressieux, on se demande aussi où seront stockés les millions de mètres cubes de remblais. Certaines maisons de la commune ont été détruites, d’autres deviendront invivables. « Des voies avec 100 mètres d’espacement vont être construites dans la zone humide afin de protéger les grenouilles », remarque Richard Mangeolle engagé dans le collectif local d’opposition. « Franchement, il vaut mieux être une espèce protégée qu’un être humain pour ce projet ! En saucissonnant les financements par tronçons, ils saucissonnent aussi les luttes ».

     

    11 milliards d’euros pour 3 000 emplois précaires

    Les défenseurs de la LGV ont annoncé jusqu’à 30 000 emplois directs générés par le chantier, entre 2014 et 2021 [4]. Des chiffres revus à la baisse par Louis Besson, président de la Commission intergouvernementale Lyon-Turin : après avoir promis 10 000 emplois, il a admis qu’il n’y aurait que 3 000 emplois créés. Soit, rapporté au coût du projet, 3,7 millions d’euros par emploi... Des emplois qui ne dureront que le temps du chantier, quand ceux dans le tourisme et l’agriculture seront détruits. « Le foncier est l’outil de travail des paysans, souligne dans un communiqué la Confédération Paysanne de Savoie et de Haute-Savoie, fermement opposée au projet. Il en va dans le cas du projet Lyon-Turin de la dévastation de 1 500 hectares sur l’ensemble d’un tracé qui éliminera les paysans, détruira l’activité économique et la vitalité d’un territoire ».

    Ce front agricole s’est élargi fin novembre aux Jeunes agriculteurs et à la FDSEA de Savoie qui « confirment leur position de rejet du projet Lyon-Turin et mettent en cause le bien fondé de ce projet inutile ». Des organisations environnementales rejoignent l’opposition, comme France Nature Environnement, pourtant inflexible défenseur du transport ferroviaire de marchandises. Dans une lettre, ils demandent au ministère de l’Écologie l’ouverture d’un débat public sur les transports alpins.

     

    EELV, le Parti de gauche et des élus UMP s’inquiètent

    Côté PS, on demeure inflexible. « Il serait incompréhensible que la France renonce au Lyon-Turin pour lequel 800 millions d’euros ont déjà été mobilisés », peste Jean-Jacques Queyranne, le président (PS) de la région Rhône-Alpes. Autant donc dépenser les 10,2 milliards d’euros qui restent. Plusieurs élus et partis politiques commencent cependant à sérieusement s’inquiéter. Les écologistes de la région Rhône-Alpes, d’abord favorables au projet, font volte-face. « Les infrastructures nouvelles sont prédatrices d’espace, d’énergie et de deniers publics, déclare Europe Écologie dans un communiqué, elles doivent être proportionnées aux besoins présents et raisonnablement estimables à l’avenir. » Le Parti de Gauche demande un moratoire sur le projet. Le député UMP de Savoie Dominique Dord, maire d’Aix-les-Bains, se demande aujourd’hui s’il n’y pas eu « abus de conscience ». Il demande à RFF de se prononcer sur les hypothèses d’augmentation du trafic de marchandises. « S’il n’y a pas d’augmentation, voir même une légère baisse, je considérerai que j’ai été abusé par les experts ».

    Un projet « très ambitieux », « un pilotage insuffisant », des coûts prévisionnels « en forte augmentation », des prévisions de trafic « revues à la baisse », une « faible rentabilité socioéconomique », un financement « non défini » : autant de réserves émises par la Cour des comptes et appuyées par le travail de fond mené par les membres de No Tav. Si le projet n’a fait jusqu’ici l’objet d’aucun débat public, François Hollande devra néanmoins passer par le Parlement pour ratifier l’accord signé entre Mario Monti et Nicolas Sarkozy en janvier 2012. Pour l’italien Paolo Prieri, « le problème qui est posé n’est pas seulement celui d’une ligne à grande vitesse mais d’un grand projet d’inutilité publique ».

    Sophie Chapelle

     

    @Sophie_Chapelle sur twitter

    Photos : © Tempi / © Romain388

    © Carte : Ministère de l’Ecologie

    Notes

    [1Selon l’Office fédéral des transports suisse, le tonnage de marchandises transportées entre la France et l’Italie en 2011 est égal à celui de 1988 dans les Alpes du Nord. Lire à ce sujet la contribution rédigée par le collectif BOLGV, membre de la coordination contre la ligne nouvelle.

    [2Les membres de la commission d’enquête sont les suivants : Pierre-Yves Fafournoux (Président), Anne Mitault (remplaçant le Président en cas d’empêchement), Pierre Blanchard, Raymond Ullamann, Guy De Vallée, Claude Chevrier, Gérard Blondel, Guy Truchet, Yves Cassayre, Philippe Gamen, Alain Kestenband, Guy Gastaldi, Jean-Paul Gout.

    [3Le rapport d’enquête qui en est issu donnait un avis favorable en estimant que le taux de rentabilité interne du CFAL était « très dépendant (...) en particulier de la réalisation de la voie Lyon-Turin »

    [4Source : Journal Rhône-Alpes - N°25 - été 2012. Numéro spécial Grands projets.

     

     

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    21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:42

     

     

    Médiapart

    Philippe Pichon, ex-flic «trop légaliste»

    |  Par Louise Fessard

     

     

    Ex-plus jeune officier de paix français, Philippe Pichon a été expulsé de la police en mars 2009 pour manquement au devoir de réserve. Depuis, il continue de lutter contre le Stic, un fichier de police « liberticide », rejoint dans ce combat par la Cnil. Jugé à la rentrée pour « violation du secret professionnel », il espère sa réintégration dans la police.

    Philippe Pichon, 44 ans, était entré dans la police en 1991 comme « officier de paix » pour « faire chier » ses parents. Fleuristes-décorateurs en banlieue parisienne, ces derniers avaient d’autres ambitions pour leur khâgneux de fils. Pour la famille, on ne sait pas, mais pour ce qui est de la hiérarchie policière, c’est réussi. Mis à la retraite d’office en mars 2009 pour violation du devoir de réserve, cet ex-commandant, décrit comme « brillant » par ses anciens collègues, comparaîtra le 10 septembre 2013 devant le tribunal correctionnel de Paris pour « violation du secret professionnel, accès frauduleux à un système informatisé et détournement d'informations à caractère personnel ». Devant la XVIIe chambre, celle des libertés publiques, qui juge les délits de presse et les affaires policières.

     

    Philippe Pichon, août 2013. 
    Philippe Pichon, août 2013.© LF

    C’est précisément par la presse que le commandant Pichon chut. Le 6 octobre 2008, Backchich publie les fiches du système de traitement des infractions constatée (Stic) de deux « potes de Sarkozy », Jamel Debbouze et Johnny Hallyday fournies par Philippe Pichon à son ami Nicolas Beau, directeur du site d’information. Retapées et «expurgées» des passages les plus diffamants selon Nicolas Beau, les fiches, longues comme le bras, répertorient des faits remontant à 1967. Alors que la durée de conservation légale est limitée à 40 ans pour les infractions les plus graves et 20 ans pour les délits. «Suite à ces révélations, le fichier Stic devait s’effondrer comme un château de cartes, provoquant un véritable séisme dans le monde de la flicaille, écrit Philippe Pichon en septembre 2010, dans un livre coécrit avec le sociologue Frédéric Ocqueteau (Une mémoire policière sale, JCG). Ce serait un formidable débat public, j’en étais sûr. Et puis, finalement rien. Rien avant ma propre mise en cause…»

    Pour l’ex-fonctionnaire, il s’agissait d’une utime tentative dans son combat contre le Stic, ce méga fichier des antécédents judiciaires de la police qui fiche aujourd’hui plus de la moitié de la population française (6,7 millions de mis en cause au 1er octobre 2012 et 28,3 millions de victimes au 2 décembre 2008).

    Nommé adjoint au chef de service du commissariat de Coulommiers (Seine-et-Marne) en 2005, l’officier est chargé de lui rendre compte du fonctionnement du système Cheops, le portail d’accès aux fichiers de police. Il s’aperçoit que «le volume de consultation ne correspond en rien à l’activité judiciaire» du petit commissariat. Coulommiers, c’était «quatre ou cinq garde à vue par jour et 40 à 50 consultations du Stic !». «Le fichier était utilisé par les agents pour obtenir les coordonnées de la blonde contrôlée dans un cabriolet, ou encore à la demande du président de l’office HLM, du maire adjoint chargé de la sécurité, et du député maire Guy Drut lui-même pour repérer les dissidents». Sans oublier, ajoute-t-il, les fiches qui «alimentaient les journalistes locaux».

    Philippe Pichon consigne les illégalités constatées dans un rapport remis début 2007 à son chef de service «qui en fait un classement vertical», puis en désespoir de cause au procureur de la République. Soit un article 40 en bonne et due forme, «un fait rarissime dans la police nationale». «Le parquet a fait une note pour demander une remise dans la légalité, qui a elle aussi fini à la poubelle», soupire Philippe Pichon. La sanction ne tarde pas : l’officier Pichon est muté manu militari à Meaux par son chef de service furibard, le commandant Jean-Marie M. en mai 2008. Le voilà taxé par ce même supérieur de «légaliste», une insulte qui ne manque pas de piquant pour un officier de police judiciaire.

    Face à l’inertie de sa hiérarchie, les fiches atterriront chez Bakchich. Mais ni le journaliste, ni le policier ne s’attendaient à la déferlante qui a suivi. Ouverture d’une enquête préliminaire dès le 8 octobre 2008, consultation des fadettes de Nicolas Beau pour remonter jusqu’au flic, deux jours de garde à vue dans les locaux de l’IGPN en décembre 2008 pour Philippe Pichon cueilli «sirènes hurlantes» chez lui, la mise à la retraite d’office par Michèle Alliot-Marie en mars 2009 (confirmée en décembre 2011 par le tribunal administratif de Melun), et enfin la découverte du Pôle emploi «où je n’appartenais à aucune case et n’avait même pas le droit au RSA»*. «Comme il écrivait bien et que c’était un formidable enquêteur, je l’ai embauché comme pigiste quelques mois à Bakchich, se souvient Nicolas Beau. Mais, il est fait pour être flic ou écrivain. C’est quelqu’un qui aime vraiment l’institution policère.» Au passage, l'enquête préliminaire montre que sur la période du 1er janvier au 5 octobre 2008,  quelque 610 fonctionnaires ont consulté la fiche de Jamel Debbouze et 543 celle de Jean-Philippe Smet, alias Johnny. Seul Philippe Pichon sera poursuivi au pénal.


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    *Un officier mis à la retraite d’office ne touche sa pension qu’à 58 ans, mais dans l’intervalle est toujours considéré comme fonctionnaire ce qui bloque tout droit aux allocations.

    Stic : 40% d'erreurs

     

    La fiche Stic de Johny Halliday telle que publiée par Bakchich.  
    La fiche Stic de Johny Halliday telle que publiée par Bakchich. © DR

    Si c’était à refaire, Philippe Pichon ne referait «certainement pas». D’abord à cause des conséquences dans sa vie professionnelle et familiale : sa fille de 8 ans questionnée à l’école, les articles «à charge» de la presse locale, la vente de sa maison et de celle de sa compagne pour maintenir le bateau à flot, etc. Mais surtout parce que «les citoyens s’en foutent» et que ma «dénonciation n’a rien changé à la réalité», lance-t-il amer. «A la fin des fins, son action a servi l’Etat de droit, il a anticipé sur les conclusions très critiques d’un rapport de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) sur les fichiers de police», nuance son avocat Me William Bourdon.

    En janvier 2009, la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) a en effet largement confirmé ses dires : 83 % des fiches contrôlées par l’autorité indépendante (à la demande de ceux qui y étaient fichés) comportaient des erreurs ou des informations illégales. Ennuyeux pour un fichier utilisé par les préfectures pour autoriser l’accès à près d’un million d’emplois dans la sécurité privée ou la fonction publique, ainsi que pour traiter des demandes de titres de séjour et de naturalisation.

    Nouveau rapport de la Cnil en juin 2013, qui indique avoir fait procéder à une rectification d’« informations déterminantes » dans près de 40 % des cas. Et le futur traitement des antécédents judiciaires (TAJ), censé remédier aux maux du Stic et son équivalent gendarmesque le Judex, héritera de ces erreurs, le ministère de l’intérieur n’ayant pas apuré les fiches existentes. «On s’aperçoit avec du recul que le combat de Pichon était légitime, même s’il l’a conduit maladroitement et de façon provocatrice», salue son ancien supérieur, le général de gendarmerie Jacques Morel, 67 ans, ex chef de l’office de lutte contre la délinquance itinérante.

    La sanction est plus que sévère. « Les autorités judiciaires engagent exceptionnellement des poursuites pour des faits d’atteinte au secret professionnel concernant des policiers lorsqu’ils ne s’accompagnent pas de contreparties. Encore s’agit-il le plus souvent d’un rappel à la loi… » , rappelle une autorité en la matière, le commissaire Martial Berne de l’inspection générale des service (IGS) dans la Tribune du commissaire de décembre 2008. Dans une lettre anonyme envoyée à Me William Bourdon en juillet 2012, un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur assure que Pichon a surtout payé sa « réputation d'officier atypique».

    En mai 2007, Libé titrait déjà «Poulet grillé» son portrait de Pichon qui, après un recueil de poèmes et une biographie de Saint-John Perse, venait de publier le journal de ses années 90 en Seine-Saint-Denis (Journal d’un flic, Flammarion, mars 2007). Décrit comme «leader charismatique, voire chef de meute» dans une notation annuelle, il y a dirigé jusqu’à 650 policiers, unités mobiles de sécurité, brigades anticriminalité et motards compris. A la même époque, il crée la section poésie de l’association artistique de la préfecture de police de Paris «en hommage à Louis Amade, préfet poète, parolier de Gilbert Bécaud».

    «Mes plus belles années de police, assure Philippe Pichon. On était en pleines violences urbaines, mais à l’époque le taux d’encadrement était nettement plus conséquent qu’aujourd’hui. Il y avait un gradé pour cinq gardiens de la paix et des inspecteurs qui savaient rédiger des procédures.» Un des ces anciens subordonnés à la circulation, Gérard Bertrand, 68 ans, se souvient «d’un excellent officier, proche de ses hommes, qui prenait ses responsabilités et voyait tout de suite ce qu’il fallait faire sur le terrain».

    Sanction disproportionnée

    Fin 2006, le ministre de l’intérieur Sarkozy, inquiet de «la publicité tapageuse attendue autour de la parution» de Journal d’un flic, indique à la hiérarchie policière qu’il «n’est pas question d’envisager une médiation » avec «cet officier atypique». L’officier est de fait dans le collimateur du futur président de la République et de son bras droit, Claude Guéant, depuis son passage par le commissariat de Saint-Tropez entre mai 2001 et février 2002, où il a eu le tort de fourrer son nez dans la gestion de l’urbanisme du maire RPR d’alors, le pasquaïen Jean-Michel Couve.

    L’enquête n’aboutit pas mais elle lui vaudra les foudres de son chef de service, Pierre-Olivier Mahaux un commissaire ancien conseiller municipal (CNI) de Neuilly-Sur-Seine recyclé dans les réseaux Sarko. Jusqu'alors extrêmement bien noté et décrit par sa hiérarchie comme un « brillant officier, intègre et responsable », Philippe Pichon voit son avancement arrêté après son affectation à Saint-Tropez.

    «Il a davantage payé ses bouquins et le fait de ne pas vouloir s’écraser que les faits reprochés», estime Me Henri Coulombie, un avocat montpelliérain avec qui Philippe Pichon travaille aujourd’hui. Car l’ex-flic, après avoir traversé une passe très difficile, a monté sa boite de conseil en droit de l’urbanisme, «EIRL Philippe Pichon conseils», enregistrée à Meaux en novembre 2012. Les deux hommes se sont rencontrés… sur un dossier d’urbanisme tropézien. «Nous conseillons tous les deux un client lésé qui a tout perdu et dont le dossier est difficilement compréhensible en l'absence d'un système de pots-de-vin lié à l'ancienne municipalité», lâche Me Henri Coulombie.

    Malgré une procédure disciplinaire à la légalité douteuse *, la Cour administrative d’appel a rejeté le 18 juin 2013 le recours de l’ex policier. «Compte tenu notamment de la gravité de cette faute, des fonctions et du grade détenu par l’intéressé, du comportement qu’il a initialement adopté dans cette affaire, la sanction disciplinaire de mise à la retraite d’office, alors même que l’intéressé n’a jamais fait l’objet de sanctions antérieures, n’est en l’espèce pas manifestement disproportionnée», ont estimé les juges. Philippe Pichon s’est pourvu devant le Conseil d’Etat et a pris un nouvel avocat spécialisé, Me Patrice Spinosi.

    Son avocat au pénal Me William Bourdon ne comprend pas que «par les temps qui courent, on se prive d’un grand serviteur de la République». Il aimerait que le policier bénéficie d'«une forme d'exception de citoyenneté, c'est-à-dire une nouvelle forme d'état de nécessité (qui autorise une personne à commettre un acte illégal pour se sauver d'un danger imminent, ndlr)». Le 25 mars 2013, le tribunal correctionnel de Paris a ainsi relaxé six militants antipub du collectif des déboulonneurs poursuivis pour avoir inscrit des slogans sur des panneaux publicitaires Decaux dans le métro et avoir refusé le prélèvement ADN. Les juges ont estimé que ces dégradations «légères» avaient été commises en «état de nécessité», les militants ayant en vain tenté «d’alerter les pouvoirs publics» et «d’utiliser la voie législative pour réduire les effets nocifs des affiches publicitaires dans l’espace public».

    Sollicité en novembre 2012, le cabinet du ministre de l’intérieur Manuel Valls nous avait répondu qu’il «fallait laisser la justice faire son travail ». Et refuse désormais de commenter. «Un argument spécieux, puisque d’un point de vue administratif Pichon peut être réintégré du jour au lendemain s’il y a une volonté politique», rétorque le magistrat Xavier Lameyre, secrétaire de l'association de soutien à l'action de Philippe Pichon (ADSAAP). Et les exemples ne manquent pas : du policier de Noisy-Le-Sec qui avait tiré sur un malfaiteur en fuite recherché par la police, le tuant d'une balle dans le dos, et a conservé son traitement, aux 17 policiers de la BAC Nord mis en examen, les uns pour « infractions à la législation sur les stupéfiants », les autres pour « vols et extorsion de fonds en bande organisée », tous réintégrés en janvier 2013.  

    A chaque fois, grâce à la montée au créneau des puissants syndicats policiers qui n’ont pas particulièrement brillé dans la défense de l’officier Pichon. Dans son cas, les représentants du personnels avaient même voté à l'unanimité avec ceux de l’administration en conseil de discipline sa mise à la retraite d'office. Après coup Jean-Marc Bailleul, l’actuel secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure qui n'avait pas voté, reconnaît que la sanction était «disproportionnée». «Les flics condamnés au pénal et qui n’ont pas perdu leur poste ne sont pas rares non plus, affirme Philippe Pichon. Rien que dans mon service à Coulommiers, j’en avais deux, condamnés pour des violences familiales». 

    Mais la police n'aime pas ses «whistleblowers». Témoins récents les enquêteurs de la brigade canine de Seine-et-Marne mutés de force en novembre 2012 après avoir dénoncé des dérives dans leur service ou encore l’ancien policier de la BAC Nord de Marseille qui avait dénoncé les pratiques de ses camarades, révoqué en août 2012. «Il y a une espèce de chape de plomb sur ce ministère, se lamente Xavier Lameyre. C’est fou que les personnes qui dénoncent honnêtement les dysfonctionnements soient celles rejettées, exclues, harcelées.» Alors que ses amis lui conseillent de faire profil bas, Philippe Pichon conclut un sourire aux lèvres : «Ma chance serait qu’un jour un gouvernement de gauche arrive au pouvoir».

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    * Deux policiers de l’IGPN ont été entendus le 15 avril 2013 comme témoins assistés par la juge d’instruction parisienne Sabine Kherys suite à une plainte déposée par Philippe Pichon pour « faux en écritures publiques » par « dépositaires de l’autorité publique » (un crime passible des assises) et « violation du secret de l’enquête et de l’instruction ».

     

     

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    21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 11:53

     

     

    Le Monde.fr

    21.08.2013 à 11h53 • Mis à jour le 21.08.2013 à 12h17 | Par Audrey Garric

     
     
    Depuis deux ans, les incidents se sont multipliés dans la centrale accidentée de Fukushima.

    L'autorité de régulation nucléaire du Japon a évalué au "niveau 3" – correspondant à un "incident grave" sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) – la fuite de 300 tonnes d'eau hautement radioactive survenue dans un réservoir ces derniers jours à la centrale de Fukushima.

    Lire : Fukushima : la dernière fuite de réservoir classée en "incident grave"

    C'est la première fois depuis la catastrophe du 11 mars 2011 que l'autorité de sûreté nucléaire nippone diffuse une alerte INES. Pourtant, depuis deux ans, les incidents se sont multipliés dans la centrale accidentée.

    11 mars 2011

    A 14 h 46 heure locale, se produit un séisme de magnitude 9, le plus important jamais mesuré au Japon. L'épicentre est situé au large du nord-est du Japon, à 130 km des côtes. Un tsunami survient cinquante minutes plus tard, qui déferle sur la côte orientale du pays. Construite pour résister à des phénomènes moins importants, la centrale de Fukushima-Daiichi est entièrement dévastée et les systèmes de secours pour le refroidissement du cœur des réacteurs cessent de fonctionner.

    12 au 14 mars 2011

    Des explosions vont toucher successivement les réacteurs 1, 3, puis 2. Les trois autres réacteurs de la centrale étaient à l'arrêt avant le séisme. L'exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), confirme une fusion en cours dans les trois premiers réacteurs. L'accident est classé au niveau 7, le plus élevé de l'échelle de gravité.

    Depuis le séisme, la centrale de Fukushima Dai-Ichi laisse échapper des particules radioactives.

    1er – 6 avril 2011

    520 m3 d'eau contaminée, ayant servi au refroidissement du réacteur 2, s'écoulent dans l'océan. Dans les jours suivant, Tepco est autorisé à déverser dans la mer 10 000 tonnes d'eau "légèrement contaminée".

    Fin juin 2011

    Tepco estime stocker plus de 100 000 tonnes d'eau contaminée ayant servi à refroidir les réacteurs. Chaque jour, 500 tonnes d'eau viennent s'y ajouter.

    Mai 2012

    Les séismes qui se multiplient dans la région menacent les installations de fortune mises en place pour refroidir les réacteurs endommagés ou les fragiles systèmes d'injection d'azote destinés à limiter les risques d'explosion d'hydrogène. Elles pourraient aussi provoquer des problèmes au niveau des piscines de barres de combustible, notamment celle du réacteur 4

    Lire (édition abonnés) : La situation demeure critique à Fukushima

    Lire : Fukushima : Faut-il craindre une catastrophe à la piscine du réacteur 4 ?

    Des ouvriers travaillent sur la centrale de Fukushima peu après le tsunami qui a touché le Japon en mars 2011.

    12 octobre 2012

    Tepco reconnaît pour la première fois avoir minimisé les risques de tsunami par crainte de devoir fermer la centrale pour entreprendre des travaux.

    Mi-mars 2013

    Un rat cause un court-circuit et entraîne une panne qui paralyse durant près de trente heures une partie des systèmes de refroidissement des piscines de désactivation du combustible usé. A la mi-avril, le système de refroidissement de la piscine 2 sera de nouveau stoppé quelques heures en raison d'un rongeur.

    Lire : Fukushima : un rat est bien la cause de la panne d'électricité

    5 et 7 avril 2013

    Les premières fuites d'eau radioactive sont repérées dans les réservoirs de stockage 2 et 3, creusés dans le sol. Pour accueillir les 400 tonnes d'eau contaminée produites chaque jour, Tepco a installé des dizaines de citernes et creusé sept réservoirs. L'entreprise espère purifier l'eau et pouvoir ensuite la larguer dans l'océan. Mais deux jours plus tard, elle admet n'avoir "pas suffisamment de citernes solides en construction pour accueillir l'eau des réservoirs souterrains".

    Lire : Fukushima : possible fuite d'eau radioactive dans un réservoir souterrain

    Des citernes ont été installées par Tepco sur le site de Fukushima pour stocker l'eau contaminée suite à la catastrophe nucléaire.

    25 juin 2013

    Tepco annonce avoir détecté du tritium (isotope radioactif de l'hydrogène) dans l'océan, à des valeurs inférieures aux limites légales. Cinq jours plus tard, un rayonnement bêta est enregistré au fond d'un puits d'observation des eaux souterraines, signe de la présence de strontium. Le 10 juillet, c'est une brusque montée des taux de césium qui est mesurée dans la nappe phréatique, en bordure de mer.

    Lire le décryptage : D'où vient la hausse rapide de la radioactivité à Fukushima ?

    18 juillet 2013

    Un dégagement de vapeur se produit du côté d'une piscine de stockage de matériel du réacteur numéro 3. Tepco n'en connaît pas l'origine.

    Lire : Fukushima : de la vapeur s'échappe du réacteur 3

    22 juillet 2013

    Tepco revient sur sa théorie selon laquelle l'eau chargée de tritium, de strontium, de césium et autres éléments radioactifs stagnait sous terre. L'opérateur avoue qu'elle atteint l'océan. Il affirme toutefois que l'impact de cette fuite s'avère limité. "Les données sur l'eau de mer ne montrent pas d'augmentation anormale des taux de radioactivité", assure le porte-parole du groupe.

    7 août 2013

    Le gouvernement japonais finit par publier une estimation de la quantité des fuites d'eau radioactive : ce sont 300 tonnes d'eau contaminée qui se déversent chaque jour dans l'océan Pacifique. Tepco les estime, en termes de radioactivité, entre 20 000 milliards et 40 000 milliards de becquerels entre mai 2011 et juillet 2013.

    Lire : A Fukushima, 300 tonnes d'eau contaminée déversées chaque jour

     Audrey Garric
    Journaliste au Monde

     


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    21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 11:47

     

     

     

    Médiapart

    |  Par Michel de Pracontal

     

     

     

    À la centrale de Fukushima, 300 tonnes d'eau fortement radioactive se sont échappées d'un réservoir de stockage et menacent d'aggraver la pollution de l'océan Pacifique.

     

    Opération destinée à stopper les fuites d'eau radioactive dans l'océan à Fukushima 

    Opération destinée à stopper les fuites d'eau radioactive dans l'océan à Fukushima© Reuters/Kyodo


    L’interminable feuilleton des fuites à Fukushima vient de rebondir : Tepco, l’entreprise qui exploite la centrale, a annoncé le 20 août que 300 tonnes d’eau très contaminée s’étaient échappées d’un réservoir de stockage. Cette eau contient 80 millions de becquerels par litre, le niveau de radioactivité le plus élevé observé depuis le début des fuites à Fukushima. Selon les mesures effectuées par Tepco, une flaque qui s’est formée près du réservoir touché par la fuite émet un débit de dose de 100 millisieverts par heure. Un travailleur qui se tiendrait près de la flaque pendant une heure recevrait cinq fois la dose autorisée pour une année entière. Au bout de 10 heures, il éprouverait les premiers symptômes du mal des rayons.

    Dans un premier temps, la fuite a été classée par l’autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA) comme incident de niveau 1 sur l’échelle Ines des événements nucléaires, soit le deuxième degré de gravité (sur une échelle de 0 à 7). Mais, prenant en compte la radioactivité très élevée, la NRA a revu à la hausse l'importance de la fuite et lui a attribué le niveau 3, correspondant à un incident grave. C’est la première fois que l’autorité japonaise classe officiellement un événement survenu à Fukushima sur l’échelle Ines, en dehors de la catastrophe initiale de mars 2011, qui a été classée au niveau 7.

    Selon Tepco, la fuite n’est probablement pas terminée. Elle serait due à l’ouverture inopinée d’une valve, mais Tepco n’a pas pu expliquer pourquoi cette valve est restée ouverte. La firme a reconnu que la fuite avait été détectée tardivement et que son système de surveillance des réservoirs de stockage était déficient. Il existe 350 réservoirs du même type que celui qui a été touché. La NRA s'inquiète de la possibilité que des fuites similaires affectent un ou plusieurs de ces 350 réservoirs, qui doivent être contrôlés rapidement, selon un porte-parole de Tepco.

    Tepco estime que l’eau s’est échappée dans le sol et n’a pas atteint l’océan. Mais il est à craindre que l’eau ne se disperse, du fait de précipitations. À noter que la firme avait déjà prétendu que les fuites antérieures n’avaient pas contaminé l’océan. Après des semaines de dénégations, Tepco a fini par reconnaître le 26 juillet dernier que de l’eau contaminée se déversait bel et bien en quantité dans le Pacifique. D’après une estimation publiée le 7 août par le gouvernement japonais, 300 tonnes d’eau contaminée provenant de la centrale se répandent chaque jour dans l’océan. Selon une information transmise par Reuters, les mesures de l’activité en tritium effectuées le 19 août dans l’eau de mer près de la centrale ont atteint le plus haut niveau jamais enregistré.

    En ce qui concerne la nouvelle fuite, même si Tepco souligne que le réservoir touché se trouve à 100 mètres de la côte, il n’est nullement exclu que l’eau finisse aussi par atteindre l’océan.

    Les fuites à répétition qui affectent la centrale résultent du fait que Tepco doit constamment réintroduire de l’eau pour refroidir les réacteurs accidentés. Ce qui génère chaque jour 400 tonnes d’eau contaminée, qu’il faut bien stocker quelque part. Tepco a construit un millier de réservoirs pour emmagasiner cette eau, mais leur capacité est déjà utilisée à 85 %. On estime que 330 000 tonnes d’eau contaminée ont déjà été stockées sur le site, et cette quantité augmente quotidiennement. Complication supplémentaire : de l’eau s’infiltre du sol et pénètre dans l’installation, où elle entre en contact avec les matières radioactives et s’ajoute au stock d’eau contaminée.

    La contamination de l’océan a des conséquences dramatiques pour les pêcheurs de la région, dont l’activité a été ruinée et qui doivent compter sur les subsides de l’État pour compenser leur perte de revenus. D’autre part, le porte-parole du ministère des affaires étrangères sud-coréen a indiqué que Séoul avait demandé aux autorités japonaises d’expliquer comment elles comptaient combattre la pollution radioactive de l’océan Pacifique.

    L’incapacité patente de Tepco à contrôler la situation a conduit le premier ministre japonais, Shinzo Abe, à admettre qu’il ne pouvait plus faire confiance à la firme et que le gouvernement devrait prendre des mesures. Mais pourquoi a-t-on laissé aussi longtemps Tepco gérer seule une situation qui lui échappe à l’évidence ? Et quelle stratégie concrète peuvent proposer Abe et son gouvernement ? Il semble que les déclarations du premier ministre soient surtout motivées par sa volonté de relancer la production nucléaire japonaise. Volonté qui se heurte à l’échec prolongé de la gestion de Fukushima, et à l’opposition de la société japonaise. Selon un sondage publié en juillet dernier par le quotidien Asahi, 94 % des Japonais estiment que la situation n’est pas sous contrôle, 31 % sont favorables à l’abandon du nucléaire, et 54 % à une sortie progressive.

     

     

     

     

     

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    20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 20:26

     

     

     

     

       

    La lettre d’ATTAC Nîmes

    Août 2013

     

     

    Sommaire :
     
    1/ Mercredi 4 septembre à 19h : réunion mensuelle de rentrée du groupe ATTAC Nîmes (accueil des nouveaux, des sympathisants, des curieux… à 18h30)
    2/ Samedi 7 septembre de 9 à 18h : forum des associations, venez nous rencontrer !
    3/ Mardi 10 septembre : manifestation pour défendre les retraites
    4/ Mercredi 18 septembre à 19h : réunion du Forum Social Local 30 « Que voulez vous faire du FSL 30 ? »
    5/ Dimanche 6 octobre : Alternatiba, le village des alternatives (Bayonne)
    6/ Retour sur l’université d’été d’Attac France à Nîmes (26-29 juillet) : plus de 600 personnes présentes et des 1ères vidéos, des photos,…
    7/ Notre-Dame-des-Landes, carrefour des choix de société : succès du rassemblement des 3-4 août
    8/ Banques à l’Élysée : "Avec François Hollande, régalons la finance"
    9/ La transition énergétique dans une perspective altermondialiste (brochure)
    10/Et toujours : pour recevoir les infos d’ATTAC France et les meilleurs émissions à la télé, ATTAC pour les Nuls, les lectures ATTAC, pour voir ou revoir le documentaire « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde »…
    1/ Mercredi 4 septembre à 19h : réunion mensuelle de rentrée du groupe ATTAC Nîmes (accueil des nouveaux, des sympathisants, des curieux… à 18h30)
     
    Réunion de rentrée du CA (conseil d’administration) d’ATTAC Nîmes
    au 6, rue Porte d’Alès (1er étage) à Nîmes :
    pour participer à la vie de l’association au niveau local et décider des initiatives locales.
     
    A 18h30 : Accueil des nouveaux, des sympathisants, des curieux… : rapide présentation d’ATTAC et échanges
    A 19h : Réunion du groupe d’ATTAC Nîmes
     
    Réunion qui se finit en une conviviale « auberge espagnole » : chacun amène de quoi grignoter, boire un coup et on partage tout.
    Ces réunions sont ouvertes à tout le monde.

     

    2/ Samedi 7 septembre de 9 à 18h : forum des associations, venez nous rencontrer !
    ATTAC Nîmes sera présente au forum des associations de Nîmes (Esplanade Charles de Gaulle) le samedi 7 septembre de 9 à 18h.
    Venez nous rencontrer !

      

    3/ Mardi 10 septembre : manifestation pour défendre les retraites
     

    • L’appel « Ensemble, défendons nos retraites ! » :

    Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.
    Lire la suite : http://www.retraites2013.org

    • Manifestation le mardi 10 septembre : départ à 15h du Boulevard Jean Jaurès.
    4/ Mercredi 18 septembre à 19h : réunion du Forum Social Local 30
     
    Message du FSL 30 dont ATTAC Nîmes est partie prenante :
    « Que voulez vous faire du FSL 30 ? »
     
    Il y a   deux ans, des gardoises et des gardois ont eu envie de créer un outil offrant un espace de convergence permanente entre les individus, les associations, les syndicats et les mouvements. Cet outil répondait à un manque alors que de nombreuses initiatives restaient trop peu connues ou isolées les unes des autres. Ils l'ont appelé Forum Social Local du Gard. De nombreuses associations d’horizons divers (écologie, droits de l’homme, résistances et alternatives locales,…) avaient montré une curiosité et un intérêt pour ce projet lors des premières réunions de montage. 
             Ce forum social a notamment permis de mettre en place un réseau d’échange d’informations sur internet (fsl.30@rezo.net), de créer l’agenda en ligne Démosphère (http://gard.demosphere.eu/) qui recense les évènements dans le Gard, d’organiser une journée annuelle de rencontres sur des thèmes de société. Par exemple, un « grand projet inutile » comme celui des golfs de St Hilaire de Brethmas a été mis en lumière par le forum qui a soutenu l’action de l’association St Hilaire durable et a favorisé la diffusion de l’information lors de ses journées d’action et de présentation de son projet alternatif. 
             Lors de la dernière journée de rencontre du Forum Social, nous nous sommes aperçus que les associations participantes du début étaient de moins en moins présentes, ce qui nous a amenés à nous poser la question du pourquoi. Qu'est-ce qui fait que l'enthousiasme du début s'est tari ? Quelles sont les attentes qui n'ont pas été comblées ? Comment faire aboutir un vrai projet de société à l'échelle du Gard qui nous ressemble et nous rassemble ? 
              Donc nous souhaitons connaître vos avis, vos idées, vos critiques et savoir si vous désirez participer à des nouvelles rencontres du Forum Social Local du Gard et ce que vous voudriez y trouver.
    MERCI DE REPONDRE à l'adresse fsl30orga@laposte.net

     

    5/ Dimanche 6 octobre : Alternatiba, le village des alternatives (Bayonne)
     
     
    Le dimanche 06 octobre 2013, de 10H00 du matin à 22H00 le soir, Alternatiba sera le nom d’un village de transition vers le monde de demain, installé en plein cœur de Bayonne.
    Alternatiba sera à la fois une grande fête populaire et le Village des alternatives individuelles, collectives, territoriales au changement climatique et à la crise écologique et énergétique.
    Organisé par 450 bénévoles, Alternatiba rassemblera 10 000 personnes dans le centre-ville de Bayonne rendu piéton pour l’occasion.
     
    Chaque rue ou place sera celle de l'alternative à telle thématique, par exemple la rue de la relocalisation de l'économie, celle du partage du travail et des richesses, la place de l'agriculture paysanne et durable, celle de l'alternative au tout voiture ou celle du recyclage et de la réparation.

    On pourra ainsi voir quelles sont les moyens concrets permettant dès aujourd'hui à chacun (individus, communes, territoires etc.) de lutter concrètement contre le changement climatique en cours. Le 27 septembre, un rapport scientifique international (le 5ème rapport du GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ) fera en effet le point sur ce phénomène qui mène -si rien n'est fait- l'humanité vers une catastrophe d'une ampleur qu'on a du mal à imaginer : le dérèglement global et irréversible des mécanismes du climat, sur une période tellement courte qu'il sera très difficile de s'y adapter, surtout pour les parties les plus vulnérables de la population mondiale.

    Or, les grands décideurs, politiques et économiques, sont d'autant plus impardonnables de ne rien mettre en œuvre pour stopper cette course contre la montre que les solutions existent, par milliers, et qu'en outre leur mise en application construirait une société meilleure, plus humaine, plus solidaire et conviviale, une société basé sur moins de biens et plus de liens.

    Un évènement qui portera loin : des dizaines et des dizaines d'intervenants sont attendus pour animer les conférences et tables rondes de la journée, tels que le philosophe Patrick Viveret, le journaliste Hervé Kempf, l'économiste Geneviève Azam, Paul Nicholson de Via Campesina, Thierry Salomon le Président de négaWATT …

    Plus d’infos :

    6/ Retour sur l’université d’été d’Attac France à Nîmes (26-29 juillet) : plus de 600 personnes présentes et des 1ères vidéos, des photos,…

     
    • Les débats ont été nombreux et riches, sur la relocalisation des économies, le rôle des banques et la monnaie, l'Europe, l'extractivisme, la dette, les paradis fiscaux, le libre-échange, les enjeux internationaux… plus de cinquante ateliers se sont déroulés entre les murs de l'Université Vauban. Pour certains, sur des thèmes relativement nouveaux qui ont fait leur apparition cette année dans le programme à l'Université d'été : la géo-ingénierie, l'anthropocène, l'éco-féminisme et les communs, la démocratie liquide, les partenariats public-privé,… Enfin, toute une filière était consacrée à une réflexion collective sur les modes d'action et pratiques militantes, de l'éducation populaire à l'occupation des places. 
    Réforme des retraites, partenariat transatlantique, transition énergétique & climat, les campagnes d'Attac pour la rentrée sont lancées…
     
    Plusieurs vidéos d’interventions lors de ces journées : Susan George, Aurélie Trouvé, Dominique Plihon, François Ruffin, El Mouhoub Mouhoud,… mais aussi de forts témoignages/interpellations d’une ex-FRALIB, ou encore sur les Grands Projets Inutiles Imposés « locaux » que sont le réacteur nucléaire ASTRID et le projet de 2 golfs à St Hilaire de Brethmas (proche d’Alès).
    7/ Notre-Dame-des-Landes, carrefour des choix de société : succès du rassemblement des 3-4 août
     
    Avions ou hirondelles ? Légumes ou bitume ? Bétail ou béton ? Partage ou accaparement ? Durabilité ou obsolescence ? Biens communs ou privatisation ? Relocalisations ou mondialisation ? Sobriété ou productivisme ? Solidarité ou concurrence ? Autant d'options mises en lumière par le Carrefour des choix de société réalisé par des militants d'Attac en amont du rassemblement des 3 et 4 août à Notre-Dame-des-Landes et installé sur le site (voir photo). Les opposants à l'aéroport ont clairement indiqué la voie à suivre. Celle d'une rupture avec un modèle capitaliste productiviste dévoreur de ressources naturelles, destructeur des territoires et nuisible aux populations, pour le seul bénéfice d'une oligarchie financière et d'un secteur privé cherchant à s'accaparer toujours plus, et de façon de plus en plus autoritaire.
    8/ Banques à l’Élysée : "Avec François Hollande, régalons la finance"
     
    Le 22 janvier 2012, le candidat Hollande lançait devant une foule conquise, réunie au Bourget : « si l’adversaire est la finance, alors, il faut l’affronter ! ». C’est sans nul doute dans cet état d’esprit qu’il a décidé de convoquer les banques françaises à l’Elysée ce vendredi 19 juillet. Un rapide examen de son bilan suffit pour s’en persuader.

    9/ La transition énergétique dans une perspective altermondialiste (brochure)
     
    Attac France publie une brochure intitulée « La transition énergétique dans une perspective altermondialiste » afin de contribuer au débat national sur la transition énergétique. Ce texte, de caractère généraliste, propose sept principes comme fil directeur et autant de pistes d'action qui devraient guider des politiques, recherches et pratiques de « transition énergétique » dans une perspective altermondialiste, c'est-à-dire une transition énergétique au service d'une transition écologique et sociale qui soit juste, solidaire et démocratique.
    Pour lire la suite et télécharger la brochure:
    10/ Et toujours :
    > Pour recevoir directement la lettre d’ATTAC Nîmes (1 à 2 par mois en général), merci de nous le demander en écrivant à nimes@attac.org
    > Pour recevoir les infos d’ATTAC France :
    Il existe 2 listes auxquelles vous pouvez vous inscrire :
     > La Lettre générale :
    Liste de diffusion générale d'Attac France. Vous recevrez directement les communiqués, déclarations et autres informations de l’association (en moyenne 3 à 4 messages par semaine).
     > La lettre du Conseil Scientifique :
    Lettre d’information mensuelle sur les travaux du Conseil Scientifique d’Attac France et de ses membres.
     
    > Pour recevoir une sélection des meilleurs documentaires et films (pour qui n’a pas encore jeté sa télé…)
    Super initiative prise par un copain d’ATTAC Isère - St Marcellin : inscrivez-vous et vous recevrez une sélection des meilleurs documentaires et films programmés à la télé.
    Pour s’inscrire, rien de plus simple : https://list.attac.org/wws/subscribe/cinema.attac38
     
     > Les lectures ATTAC :
    Les dernières parutions :
    Leur dette, notre démocratie (ATTAC) NOUVEAU !
    Le féminisme pour changer la société (ATTAC – Fondation Copernic) NOUVEAU !
    La richesse, la valeur et l'inestimable - fondements d'une critique socio-écologique de l'économie capitaliste (Jean-Marie Harribey) NOUVEAU !
    L’Europe mal-traitée (les économistes atterés)
    La nature n’a pas de prix ! Les méprises de l’économie verte (ATTAC)
    15 idées reçues sur la fiscalité (ATTAC)
    Changer d’économie ! Nos propositions pour 2012 (les économistes atterrés)
    Le piège de la dette publique, comment s’en sortir (ATTAC)
    Plus d’infos et les autres livres conseillés : http://www.france.attac.org/livres
     
     > Visitez le site d’ATTAC France !
    Régulièrement des nouveautés en ligne, de nouvelles courtes vidéos, interviews, communiqués…sur http://www.france.attac.org/
     
    > Pour voir ou revoir le documentaire « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde » (diffusion Arte)
    Depuis cinq ans, Goldman Sachs incarne les excès et les dérives de la spéculation financière. Anatomie d’un pouvoir qui ne connaît ni frontières ni limites et menace directement les démocraties.
    La suite et le documentaire ici : http://local.attac.org/attac30/spip.php?article914
     
    > Changer de banque ?
    Les banques françaises au banc d’essai par ATTAC et les Amis de la Terre :
    Synthèse du rapport :
     
    > « ATTAC pour les Nuls » par notre groupe local.
    N’hésitez pas à le faire connaître !
     
    > Quelques bonnes sources d’informations :
     
    % Deux blogs à suivre de près :
    Blog de Jean-Marie Harribey (ex-co-président d’ATTAC France, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC France et co-président des Economistes Atterrés) : http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/
    Il vient de sortir un nouveau livre « La richesse, la valeur et l'inestimable - fondements d'une critique socio-écologique de l'économie capitaliste »
     
    • Blog de Jean Gadrey (économiste, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC France et auteur de « Adieu à la croissance ») : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/
     
    % BASTA ! sur bastamag.net !
    Inscrivez-vous pour recevoir la lettre mensuelle de Basta (inscription gratuite mais soutien possible). De très bons articles sur les questions environnementales et sociales, à découvrir d’urgence si ce n’est déjà fait !
    Par exemple, les dernières livraisons de juillet et d’août :
    http://www.bastamag.net/newsletter189.html (spécial GPII - Grand Projets Inutiles Imposés)
     
    % Rezo.net :
    Une sélection des meilleurs articles de la presse, des blogs, des dépêches…
     
    % Politis :
    Hebdomadaire qui est aussi un des membres fondateurs d’ATTAC.
    Dans toutes les bonnes librairies ou sur le net sur abonnement.
     
    % Emission radio « là-bas si j’y suis » (France inter – Daniel Mermet) :
    Toutes les émissions depuis 2002 à retrouver sur ce site : http://www.la-bas.org/

    Classement par date, par thème, par popularité,…une mine d’informations !

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    20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 17:51

     

     

     

    Le Monde.fr avec AFP

    20.08.2013 à 04h41 • Mis à jour le 20.08.2013 à 07h34
     
     
    Le système de monnaie virtuelle bitcoin s'appuie sur un réseau pair à pair pour échanger des unités de compte.

    Inventé en 2009 dans le sillage de la crise financière mondiale, le Bitcoin conquiert peu à peu une reconnaissance internationale. L'Allemagne a ainsi annoncé la reconnaissance officielle de la monnaie virtuelle comme "monnaie privée", explique lundi 19 août le Huffington Post.

    Grâce à ce statut juridique, tous les "échanges multilatéraux" pourront être réalisés dans cette devise virtuelle en Allemagne. En contrepartie, Berlin ne cache pas son intérêt dans l'opération : l'administration fiscale pourra en effet désormais prélever une taxe sur toutes ces transactions, qui échappaient jusque-là à l'impôt.

    Et la part de Berlin est loin d'être négligeable, puisque les prélèvements se feront à hauteur de 25 % sur les bénéfices la première année. "Cela fonctionnera exactement comme la taxation sur les plus-values immobilières. Concernant les entreprises, elles devront intégrer un taux de TVA dans toutes leurs transactions en bitcoins", explique encore le Huffington Post.

     

    21 MILLIONS DE BITCOINS D'ICI À 2030

    Le Bitcoin a été lancé par Satoshi Nakamoto, pseudonyme d'un informaticien qui souhaitait créer une monnaie ne dépendant d'aucune banque centrale ou institution financière. Pour pouvoir échanger des bitcoins, les internautes doivent installer un logiciel sur leur ordinateur. Ces utilisateurs allouent dès lors une partie de la capacité de calcul de leur machine et contribuent au processus de sécurisation des transactions. Ce système permet également de générer, au compte-gouttes, de nouveaux bitcoins, un algorithme gratifiant au hasard un internaute pour sa contribution.

    Lire nos explications : Bitcoin, BitTorrent, TOR : un Internet décentralisé pour des usages centralisés ?

    Au total, Satoshi Nakamoto a prévu qu'environ 21 millions de bitcoins devraient être émis d'ici à 2030, selon une courbe prévisible. Outre la "génération spontanée" de cette monnaie virtuelle, une plateforme comme Mt. Gox permet de réaliser des échanges contre des dollars ou des euros. En août 2013, il s'échange ainsi pour environ 105 dollars, soit deux fois moins qu'au plus fort de la crise chypriote, où il avait atteint un pic à 266 dollars. 

     

      "LE FBI ET LA BCE CONSIDÈRENT LE PRODUIT COMME DOUTEUX"

    Par sa nature décentralisée et son système de chiffrement, le bitcoin a d'abord suscité l'interêt des technophiles. Mais ces dernières années le bitcoin a peu à peu conquis un public plus large. La plateforme de blogs Wordpress a ainsi annoncé qu'elle accepterait le système de monnaie Bitcoin pour l'achat de certaines de ses fonctionnalités payantes. Certaines boutiques en ligne permettent aussi d'acheter des objets réels...

    Mais depuis sa médiatisation, le spectre d'une bulle liée au bitcoin est régulièrement agité. Malgré les variations de cours, les bitcoins semblent continuer à aiguiser les appétits, y compris de nombreux investisseurs. D'autres pays se sont également récemment montrés intéressés par une reconnaissance du bitcoin, notamment l'Australie et les Etats-Unis.

    "A contrario, le FBI et la BCE considèrent le produit comme douteux, tandis que la Thaïlande a carrément banni son utilisation", explique le Huff Post. Il existe en effet des failles de sécurité qui présentent un risque non négligeable pour les utilisateurs de la monnaie virtuelle. Les porte-monnaies hébergés sur Android ont par exemple subi des attaques récemment, rappelle le site d'information.

     

     

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