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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 15:43

 

Marianne

Jeudi 5 Septembre 2013 à 12:54

 

Adrien Francius

 

Hauts gradés et simples soldats, de plus en plus de militaires américains expriment sur les réseaux sociaux leur opposition à aller combattre en Syrie, refusant de faire la guerre aux côtés d'Al Qaïda.

 

Guerre en Syrie : Les militaires américains se rebiffent !

Sur la toile les militaires américains (vétérans ou en activité) font connaître leur refus de participer à la très prochaine guerre en Syrie. A l’instar du Colonel Mansoor aujourd’hui professeur d’histoire militaire, hauts gradés comme simples hommes de troupe, ne voient pas l’intérêt d’une telle guerre. Les tristes bilans des guerres afghanes et irakiennes sont toujours présents dans les esprits.

Fin août, le Washington Post relayait le rapport d’officiers américains exprimant leurs réserves par rapport à l’option militaire retenue par le président Obama. Cette situation relève d’un véritable malaise chez les soldats américains, qui subissent également les coupes budgétaires. «Notre implication en Syrie est si dangereuse à bien des niveaux, et le vétéran américain du XXIème siècle est plus soucieux de l’éviter plus que quiconque. Ca dépasse mon entendement que nous soyons ignorés » estime le caporal Jack Mandaville (ex des marines en Irak).

Actuellement, la « révolte » surgit sur les réseaux sociaux et repose sur la publication de photos de soldats masquant leur visage à l’aide de pancartes où l’on peut par exemple lire : « Je n’ai pas rejoint l’armée pour combattre pour Al-Quaïda dans une guerre civile syrienne ».  Pour ces soldats, l’intervention américaine dans le conflit syrien se fera contre le régime de Bachar Al-Assad et donc avec les rebelles syriens du front Al-Nosra adoubés par Al-Qaïda en avril dernier. 

Preuve de cette connivence, les pays du golfe, alliés des Etats-Unis, financent et arment le front Al-Nosra. Obama a également affirmé que la CIA prépare une cinquantaine de rebelles prêts à agir en Syrie. La révolte des militaires américains est donc cohérente, comment peuvent-ils accepter de se battre aux côtés de la même nébuleuse islamiste responsable du drame du World Trade Center  et qui justifia les guerres américaines (afghanes et irakiennes) pour lesquelles ils furent envoyés? Autre signe de ce mécontentement, des fuites sur les plans d’attaques en Syrie provenant probablement du Pentagone selon site d’information américain Politico.

Surfant, sur ce vent de révolte, le congressman républicain Justin Amash rassure les GI’s sur twitter : « J’ai entendu un grand nombre des membres des forces armées. Le message qui revient en permanence est : s’il vous plaît votez contre l’intervention militaire en Syrie ». 

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 15:00

 

Rue89

 

« Rainbow War » 05/09/2013 à 15h43
Pascal Riché | Cofondateur Rue89

 

 

Depuis la fin du mois d’août, Istanbul et quelques dizaines d’autres villes turques se couvrent d’arcs-en-ciel. La nuit, munis de pots de peinture de toutes les couleurs, des Stambouliotes peignent des escaliers et certains passages. Un mouvement artistique qui tend à se transformer en mouvement politique : la poursuite, plus calme, des protestations de la place Taksim, réprimées en juin.

 

 

Vidéo postée sur YouTube par des artistes-activistes

                                                                                                                                                                                                                         Ce n’est pas un militant qui a lancé le mouvement, mais un simple commerçant de 64 ans, Huseyin Cetinel, ancien ingénieur des eaux et forêts. Il a commencé à peindre en bleu et vert les premières marches d’un grand escalier voisin, dans le quartier de Cihangir, qu’il trouvait « triste ». Il s’agissait de « faire sourire les passants », a-t-il expliqué. Puis il a continué, avec l’aide d’un ami, jusqu’au sommet. 200 marches : cela leur a pris plusieurs jours et 40 kilos de peinture.

 

Michelle Demishevich @demishevich

Huseyin Cetinel, who painted the stairs in LGBT colours. pic.twitter.com/syW1UbwJep

Voir l'image sur Twitter

 

Les passants ont souri. Les réseaux sociaux ont vanté l’œuvre. Les médias ont commencé à en parler.

 

Gris répressif

Dans la matinée du 30 août, des agents municipaux sont arrivés, ont tout repeint en gris. Du mauvais travail : la couleur, comme une mauvaise herbe, continuait d’apparaître à la base de chaque marche.

Le gris du pouvoir peinant à étouffer les couleurs de la liberté : le symbole était parfait pour réveiller les militants de la place Taksim. Le commerçant-artiste a ironisé :

« Mais d’où vient tout ce gris ? Avons-nous vécu un nouveau Pompéi et avons-nous été couverts de cendre ? »

La peinture grise est déjà, depuis la révolte de la jeunesse turque, le symbole de la répression : elle a recouvert tous les graffitis, affiches et autocollants posés sur les murs des villes. Un nouveau slogan a commencé à recouvrir les murs repeints :

« Nous continuerons jusqu’à épuisement de la peinture grise ! »

Sur Facebook, un appel a été lancé pour repeindre l’escalier : « A vos pinceaux ».

Le maire repasse à la couleur

Ahmet Misbah Demircan, le maire de Beyoglu (la partie centrale d’Istanbul), comprend vite la boulette. Il ordonne immédiatement de repeindre l’escalier en couleur et « tweete » :

« Nous avons terminé le travail préliminaire sur les couleurs des marches. Nous ferons un petit référendum. »

 

A. Misbah Demircan @AhmetMisbah

Renkli Merdivenlerle ilgili ön çalışmalarımızı tamamladık. Mahalleliyle bir araya gelip konuyu tartışacak, minik bir plebisit yapacağız.

 

Puis, dans un second tweet :

« Je voterai oui. J’espère que les habitants le feront aussi. Une ère de marches colorées commence à Beyoglu. »

Le maire a précisé que l’auteur de ce « si magnifique projet » n’avait pas demandé d’autorisation : à la suite d’une plainte d’un voisin, les employés municipaux avaient donc décidé de repeindre en gris l’escalier. Au matin du 31 août, l’escalier a retrouvé ses couleurs.

Mais le maire est intervenu trop tard : la « Rainbow war » est déclarée. Question escaliers, il y a de quoi faire à Istanbul, « la ville aux sept collines ». Et on peut aussi peindre des murs, le sol ou des boules...

 

 

  basakelvan 

   sur instagram

http://distilleryimage2.ak.instagram.com/812ba2a615b011e3b57222000a9e07e9_7.jpg

 

 

Mercredi encore, la police tentait de stopper des militants qui repeignaient un escalier dans le quartier d’Arnavutköy, sur la côte asiatique.

 

MeLeK⚡ @_Tmmob

Polısler gelmeye devam edıyor Arnavutköyde halk tv canli verıyor pic.twitter.com/bssNdLk3bx

Voir l'image sur Twitter

 

Pourtant, selon la correspondante de Libération Selami Oztürk, le maire de Kadiköy a lancé un appel aux citoyens :

« Les résidents de Kadiköy peuvent peindre les rues comme ils veulent. Liberté aux couleurs ! »

En prenant, munis de leurs pinceaux, l’urbanisme « autoritaire » comme cible de leurs protestations, les artistes-activistes restent en tout cas fidèles à l’ADN du mouvement de révolte réprimé en juin par le premier ministre Erdogan : il était né d’une réaction au projet de bétonnage du parc Gezi, aux abords de Taksim.

 

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 14:52

 

 

LE MONDE

 

05.09.2013 à 09h25 • Mis à jour le 05.09.2013 à 14h57 | Par Jean-Baptiste Chastand

 


 
 
Taux de chômage selon le questionnaire de l'Insee.

S'il a de l'humour, François Hollande peut dire merci à l'Insee. L'Institut national de la statistique a annoncé, jeudi 5 septembre, que le président de la République était parvenu à inverser – virtuellement – la courbe du chômage. Une inversion qui se serait miraculeusement produite début 2013. Alors que le taux de chômage au premier trimestre avait été annoncé en mai à 10,8 % pour la France entière, l'Insee estime désormais qu'il était plus proche des 10,5 %.

Lire notre enquête : "Qui sont les chômeurs ?"

Mais, malheureusement pour le président de la République, cette inversion ne traduit aucune réelle amélioration sur le marché du travail. De simples changements de formulations dans les nouveaux questionnaires, introduits depuis janvier, ont créé un tel changement dans les réponses des Français interrogés que le taux de chômage a artificiellement reculé de 0,3 point par rapport à l'ancien questionnaire. En mai, l'Insee avait été contraint de décaler la publication de plusieurs indicateurs détaillés en raison de ces anomalies.

Un enquêteur de l'Insee ne vous demandera plus, par exemple, si vous étiez "à la recherche d'un emploi, même à temps partiel ou occasionnel ", mais si vous étiez "à la recherche d'un emploi" tout court. Associée à d'autres, cette modification a suffi à faire pencher quelques "oui" du côté du "non". Et à ainsi faire sortir 90 000 Français, virtuellement, des chiffres du chômage. Selon la nouvelle enquête, la France métropolitaine compte ainsi 2 909 000 chômeurs, contre 2 999 000 si l'on prolonge l'ancienne. La définition du chômage au sens du Bureau international du travail, qui sert de référence internationale, prévoit qu'un chômeur doit notamment "avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent". Cela laisse des marges de manœuvre pour formuler les questions, et faire varier d'autant les chiffres finaux du chômage.

 

"HARMONISER LES QUESTIONNAIRES AU NIVEAU EUROPÉEN"

"Le but était de fluidifier les questionnaires et de les harmoniser au niveau européen", explique la direction de l'Insee, qui s'inquiète qu'un tel bug puisse être pris pour une forme de complaisance ou pire, de manipulation favorable au gouvernement, au moment où tout le monde attend de savoir s'il parviendra à inverser la courbe du chômage d'ici à la fin 2013, comme il s'y est engagé. "Ces changements ont été décidés depuis longtemps et ils entraînent un décalage marginal : 0,3 point, c'est la marge d'erreur traditionnelle du taux de chômage", défend l'Insee pour écarter les soupçons. Par ailleurs, le gouvernement a fondé sa promesse sur les chiffres mensuels du ministère du travail, plus sensibles aux évolutions administratives et aux contrats aidés.

Pour parer aux critiques, l'institut a toutefois décidé de prendre une décision inédite : il publiera désormais, et pour quelques trimestres encore, deux taux de chômage différents, l'un calculé sur le nouveau questionnaire, plus bas, l'autre calculé à partir du taux de chômage de l'ancien questionnaire virtuellement prolongé, plus élevé. Au deuxième trimestre 2013, le chômage "ancienne version" a ainsi atteint 10,9 %, contre 10,6 % pour la nouvelle version. Heureusement, l'Insee s'accorde à dire qu'il a augmenté dans les deux cas de 0,1 point par rapport au premier trimestre. Cela suffit à satisfaire le ministre du travail et de l'emploi Michel Sapin, pour qui ces chiffres montrent que "la situation du marché du travail s'améliore progressivement", puisque cette hausse est moins forte que celle du premier trimestre (+ 0,3 point).

Il n'est pas sûr que les Français s'y retrouvent, eux qui sont déjà perdus entre le nombre de demandeurs d'emploi selon chaque catégorie diffusé chaque mois par le ministère du travail, et le taux de chômage publié tous les trois mois par l'Insee.

Cela devrait toutefois les encourager à réfléchir avec la plus grande attention à la réponse qu'ils donneront dans les prochains mois aux enquêteurs de l'Insee. Un "oui" qui devient un "non", et François Hollande pourrait grâce à eux tenir sa promesse.

Jean-Baptiste Chastand
Journaliste en charge du social et de l'emploi

 


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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 10:51

 

semencespaysannes.org

 

RDV en septembre pour la Semaine des Semences Paysannes !

A l'occasion de son 10e anniversaire, le RSP vous invite à venir rencontrer ses membres et découvrir les semences paysannes !

 

 

 

 

 

 

PROGRAMME (non exhaustif)


08/09 - Stand Triptolème au salon La Folie des Plantes (Nantes, 44)

Contact: Alice Mouton

08/09 - Animations autour de la Maison de la Semence Citoyenne de Nature et Progrès (Namur, Belgique)

Organisé par Nature et Progrès Belgique à l'occasion du salon Valériane
Courriel

14h à 17h, au stand des jardiniers: atelier « fabrication et distribution de BOMBES à GRAINES » et atelier « PLIAGE de SACHETS » pour graines !
17h à 19h, en salle 3: présentation de la Maison de la Semence Citoyenne de Nature et Progrès.

08/09 - Forum des associations à Bourg Les Valence (26)

Tenue d'un stand par Jardin'Envie
Courriel

08/09 - Intervention sur les semences paysannes et projection de "La fin des haricots" lors de la Foire écobiologique d'Aurillac (15)

Organisé par le GAB 15

08/09 - Rencontre autour des semences potagères (Courbiac, 47)

Organisé par le CIVAM Agrobio 47 et le Set des Fleurs
tel 05 53 41 75 03

contact : Claire Mary

11h30—13h : Description et dégustation de variétés de tomates (provenant des pieds de tomates fournis par Pierre-Yves au printemps ou vos tomates si vous cultivez des variétés spéciales)
13h-14h : Pique-nique partagé 14h-16h : Extraction des graines et tri des semences: démonstrations
16h : Bourse d’échanges de graines
16h30—18h : Visite du lieu : autonomie du jardin en lien avec la maison autoconstruite

Programme ici

08/09 - Stand de BEDE à l'Antigone des Associations de Montpellier (34)

Avec l'association BEDE
Courriel

Quartier d'Antigone  - 34 Montpellier

08/09 - Formation Produire mes semences potagères de variétés anciennes et préserver notre patrimoine cultivé (Préchacq les bains, 40)

Organisé par Bio d'Aquitaine avec Christian Boué du Biau Germe
tel 05 58 98 71 92
contact : CIVAM Bio des Landes

Appliquer les techniques d'autoproductions de semences sur ma ferme ou mon jardin.
S'organiser, maintenir et adapter des variétés aux conditions locales.

Voir programme détaillé ici

10/09 - Projection du film "Du grain au pain" (Aiguillon, 47)

Organisé par le RSP au cinéma d'Aiguillon
Courriel

10/09 - Projection du film "Du grain au pain" (Colmar, 68)

Organisé par Kerna un sohma
tel 03.89.24.43.19
contact : Anne Wanner

RDV à 20h15 au Cinéma Colisée à Colmar

11/09 - Journée "Semences Paysannes Nord Midi-Pyrénées" (Lavaurette, 82)

Organisé par Bio82, ADEAR Tarn, Pétanielle, APABA, AVEM
tel 05.63.24.19.85
Contact: Justine Carré

Matinée : plénière sur les formes d'organisation collectives: historique du Réseau Semences Paysannes, point réglementaire et tour d'horizons des initiatives
Midi : repas tiré du sac
Après-midi : ateliers thématiques : fourragères, potagères, blés, maïs-tournesols

Télécharger le programme ici.

12/09 - Semences paysannes : un ancrage bien réel dans la campagne lot-et-garonnaise! (Montpezat d'Agenais, 47)

Organisé par CIVAM Agrobio 47, Biau Germe, CETAB et RSP
Courriel

Rencontre découverte des semences paysannes auprès de multiplicateurs de semences (potagères et grandes cultures): témoignages, discussions, visite de ferme, dégustations

PROGRAMME DETAILLE ici

12/09 - Accueil d'un groupe de maraîchers bio de la Drôme (Bourg les Valence, 26)

Organisé par Jardin'Envie
Courriel

Visite de la ferme de Jardin'Envie pour approfondir un travail sur la conservation des variétés et l'évaluation du processus de sélection. Cette visite fait suite à une formation sur les semences paysannes en 2012.

12/09 - Quelle biodiversité dans l'agriculture urbaine ? Atelier pédagogique sur la mallette de jeux sur la biodiversité cultivée EPI (Montpellier, 34)

Organisé par BEDE avec l'APIEU à l'Ecolothèque de Montpellier Agglomération
Courriel

Présentation de la mallette et de l'atelier ici
Et programme

12/09 - Projection-débat autour du film "La fin des haricots" (Redon, 35)

En présence de membres de Triptolème et de Kaol Kozh
RDV 20h30 au Cinémanivelle.
Voir programme ici

12/09 - Demi-journée d'échange technique autour des semences potagères (Vidaillat, 23)

Organisé par la FRCIVAM Limousin - 23250 Vidaillat

Observation et échange autour de différents porte-graines.
Programme ici

13 et 14/09 - Grand week-end de fête des semences paysannes (Torchefelon, 38)

Organisé par l'ARDEAR Rhône-Alpes à la Ferme du Pic-Bois, 38 Torchefelon
Téléchargez le programme détaillé ici
Contact: Alexandre Hyacinthe

Vendredi 13 septembre
-19h Buffet paysan, organisé par Mes voisins de panier.
-20h projection du documentaire « Cultivez local ! », suivi d’un débat en présence du réalisateur :
Ce film de 56 minutes présente « cinq initiatives pour produire et consommer autrement ». Il a été coréalisé en 2012 par Patrick Viron de l'association PIM's, et l'ARDEAR Rhône-Alpes.
Participation libre.

Samedi 14 septembre:
Dès 14h :
-Bourse aux semences : apportez vos graines !
-Témoignages – débat autour des semences paysannes
-Dégustations (pains issus de variétés paysannes, fruits et légumes ….)
-Visite de la ferme
-19h : restauration sur place
Dès 19h30 : concerts (participation libre)
et en continu : stands de collectifs qui agissent autour des semences et de l’agriculture paysanne, jeux pour enfants, buvette…

http://www.agriculturepaysanne.org/dixansdursp-ra

13/09 - Animation sur les semences paysannes et dégustations (Port-Sainte-Marie, 47)

Organisé par le RSP et ses membres en Lot-et-Garonne (CIVAM Agrobio 47, CETAb, Biau Germe) à la Biocoop Gaïa de Port-Sainte-Marie (47)
de 15h à 18h plus d'informations ici

13/09 - Exposition sur les céréales et atelier «Les graines: du champ à l’assiette» (Colmar, 68)

Organisé par Kerna un Sohma en partenariat avec la Biocoop Sonnebluem
tel 03.89.24.43.19
contact : Anne Wanner

RDV de 10h à 18h pour apprendre à cuisiner les graines

13/09 - Soirée autour des céréales anciennes (Arvieux, 05)

Organisé par le PNR du Queyras
Courriel


14-15/09 - Fête du Piment (Apt, 84)

Organisé par Le Potager d'un Curieux et l'association Brouillon de culture
84400 Apt
tel 04 90 74 14 95
courriel

Expositions, installations, tri de graines, visite des jardins, musique, tartines et tapas à prix libre

Programme recto et verso

14/09 - Stand Pétanielle à la Fête des AMAP Midi-Pyrénées (Toulouse, 31)

Prairie des Filtres, 31 Toulouse

14/09 - Projection du film "Qu'est-ce qu'on sème" (Tulle, 19)

Organisée par la FRCIVAM Limousin
Courriel

15/09 - 8e Rencontres régionales des Semis en Rhône-Alpes (Torchefelon, 38)

Organisé par l'ARDEAR Rhône-Alpes à la Ferme du Pic Bois, 38 Torchefelon
Contact: Alexandre Hyacinthe

9h30 Accueil, présentations
10h Ateliers de discussion et d'échanges de savoirs
13h Repas partagé (apportez un plat à partager)
14h30 Bourse d’échange de semences et mise à jour de l’inventaire des variétés
17h Fin de la journée

Programme détaillé disponible en téléchargement ici.

15/09 - Animation sur les semences paysannes à l'occasion du Festi'Ferme Bio (Cazes-Mondenard, 82)

Organisé par Bio 82 aux Jardins de Cécile, 82110 CAZES-MONDENARD
tel 05.63.24.19.85
contact : Justine Carré
Exposition sur la biodiversité cultivée, dégustation de légumes de variétés anciennes

15/09 - Fête des Semences Paysannes à Lodève (34)

Organisé par le Collectif des Semeurs du Lodévois Larzac, BEDE, Graines del Pais, Fruits oubliés, Syndicat de promotion Touselle, Confédération Paysanne, Nature et Progrès, Faucheurs volontaires

Marché paysan, ateliers culinaires, stands associatifs, forums, tables rondes, musique, films, restauration, exposition...


Téléchargez l'affiche: ici.
Et le programme détaillé: .

15/09 - Le pain en fête, marché paysan (Soublecause, 65)

Organisé par Terre en Vie
65 Soublecause
tel 05 62 96 00 92

contact : Ferme Soubiren (info et réservation avt le 8/09)

8h-13h: Atelier pain
13h: Repas des producteurs
15h: Farce théatrale "Et si normal land m'était contée..."

Avec: marché paysan, buvette, restauration, carré associatif, animations pour tous
Programme en téléchargement ici

 


 

Retrouvez également tous les événements organisés par les membres du RSP partout en France et tout au long de l'année 2013 à l'occasion de son 10e anniversaire:
Liste des événements ici et carte détaillée

informations légales Réseau Semences Paysannes 3, av. de la Gare 47190 AIGUILLON
Tel. 05 53 84 44 05 • Fax. 05 53 84 69 48 • courriel

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 10:42

 

 

lefigaro.fr

 

Par Olivia Derreumaux

Mis à jour le 05/09/2013 à 12:35 - Publié le 04/09/2013 à 19:00

 

 

 

Le groupe américain Newell Rubbermaid (Waterman, Parker, Reynolds…) a annoncé en février un plan de restructuration qui touche trois sites en France.

 

Le groupe américain Newell Rubbermaid a demandé à six de ses employés, travaillant sur le site drômois de Malissard, d'apprendre les bases du métier à leurs remplaçants polonais, dans le cadre d'une délocalisation.

 

C'est une épreuve de plus dont les salariés drômois du groupe américain Newell Rubbermaid se seraient bien passés. Actuellement en cours de licenciement, ces employés ont été priés par leur direction de former leurs successeurs, dans le cadre de la restructuration du groupe qui fabrique entre autres les stylos Parker, Reynolds, et Waterman. Ce plan, qui prévoit la délocalisation du service clients en Pologne, se traduit en effet par le licenciement de six personnes sur le site de Malissard (Drôme), ainsi que de 72 salariés sur le site de Saint-Herblain en Loire-Atlantique, et de 20 employés sur celui de Boulogne-Billancourt en région parisienne.

«On nous demande de former les Polonais. En novembre, ils vont venir 15 jours et on va les former», a ainsi expliqué à l'AFP une des salariées concernées par ces suppressions de postes. Une information confirmée par la direction France du groupe, qui précise que les salariés polonais ayant vocation à reprendre la gestion du service clients dans le cadre de cette délocalisation viendront dans la Drôme se former à leurs nouvelles tâches «pendant une semaine ou deux». Ces postes ne concernent pas la production, assurée en grande partie sur le site nantais de Saint-Herblin. En 2010, le site voisin de Valence, où étaient produits les stylos Reynolds et le célèbre effaceur, avait déjà été fermé, pour être délocalisé en Tunisie.

Ralentissement du marché de l'écriture

Touché par le ralentissement du marché de l'écriture traditionnelle et de prestige, concurrencé par les tablettes, le groupe américain avait annoncé en début d'année un plan de suppression de 1900 postes dans le monde (10 % de ses effectifs), dont une centaine en France. Un plan prévu sur deux ans et demi, et qui doit lui permettre d'économiser 90 à 100 millions de dollars par an (68 à 75 millions d'euros). Au-delà de ses marques d'écriture, possède également des marques d'outillage (Irwin, Lenox), de matériel de puériculture et médical (Graco et Rubbermaid Healthcare) ou encore d'équipements de la maison (Calphalon, Levolor, Kirsch…).

 

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 10:31

 

 

reporterre.net

Agir pour l’Environnement

jeudi 5 septembre 2013

 

 

Le décret sur les nitrates agricoles publié le 30 août repousse la date d’application des programmes de lutte et entérine les assouplissements adoptés par la majorité précédente.


 

Les ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture viennent de publier un nouveau décret relatif aux programmes d’actions contre les nitrates d’origine agricole modifiant le décret du 10 octobre 2011.

Non content de reporter une nouvelle fois la date limite pour l’entrée en vigueur du programme d’actions régional contre les nitrates au 31 août 2014, le gouvernement n’a pas osé remettre en cause les assouplissements adoptés par la précédente majorité.

Selon l’association Agir pour l’Environnement, « l’objet implicite de ce nouveau décret est une nouvelle fois de gagner du temps afin de tenter d’éviter une condamnation de la France pour non respect de la directive ’Nitrate’. Ce nouveau ’reporc’ donne pleine satisfaction aux tenants d’un élevage industriel dont les effets sur le bien-être animal, sur l’environnement et sur la qualité de l’eau ne sont plus à démontrer. »

Avec l’adoption de ce nouveau décret, le changement politique promis pendant la campagne présidentielle semble définitivement se conjuguer au futur.

Il ne fait guère de doute que ce décret n’évitera pas une condamnation de la France à de lourdes sanctions financières européennes. Le kilo de porc est donc payé quatre fois : par le consommateur, par le malade, par les régions et départements obligés d’engager des sommes abyssales en dépollution des eaux et des côtes, et par l’Etat qui ne manquera pas d’être condamné pour son attentisme coupable !

Alors même que la conférence environnementale est censée aborder la politique de l’eau dans l’une des tables rondes, il est peu de dire que la publication de ce décret est un bien mauvais signal.

Pour Agir pour l’Environnement, l’élevage industriel ne survit qu’à grands coups de subventions cachées et de "restructurations" économiques désastreuses, conséquences de la course au gigantisme. Il est grand temps de mettre un terme à ce dumping écologique et social en favorisant un élevage plus respectueux du bien-être animal, des écosystèmes et des éleveurs eux-mêmes.

 



Source et dessin : Agir pour l’Environnement

Lire aussi : La FNSEA fait mine de promouvoir l’élevage et laisse tomber les petits éleveurs

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 10:24

 

 

reporterre.net

Hervé Kempf (Reporterre)

jeudi 5 septembre 2013

 

 

 

Des députés européens viendront-ils sur le terrain ? Réponse aujourd’hui. Alors que d’autres rendez-vous sont sur la table, et qu’une maison vient d’être occupée sur la ZAD.


 

Après le calme estival - et la fête des 3 et 4 août à Notre Dame des Landes -, la bataille du projet d’aéroport reprend aujourd’hui même à Bruxelles : les parlementaires européens décideront s’ils envoient plusieurs des leurs en délégation. Cette enquête, désignée dans le jargon communautaire comme une "fact finding visit" (visite de recherche de faits) comprendrait cinq députés. lls passeraient trois jours en France, d’abord pour rencontrer à Notre Dame des Landes les “pétitionnaires" - personnes ayant déposé une pétition à ce sujet auprès du Parlement européen en mars 2013 - et à Paris pour rencontrer les ministres concernés.

La décision sera prise ce matin à onze heures dans le cadre de la Conférence des présidents des commissions.

Mais la lutte semble sévère pour empêcher que les députés européens jugent par eux-même de la réalité sur le terrain de ce dossier. Si les députés écologistes poussent pour que l’enquête soit lancée, le groupe des partis de droite (PPE) semble hésiter, tandis que le groupe socialiste du Parlement européen subirait de fortes pressions du gouvernement français pour s’opposer à la délégation. Un refus d’une telle enquête serait une première.

Résultat, donc, aujourd’hui.

Par ailleurs, les associations Acipa et Cédépa d’opposants au projet d’aéroport devraient rencontrer le ministre des Transports et le directeur de cabinet du ministre de l’Ecologie mardi 10 septembre. Elles souhaitent que Philippe Martin, le ministre de l’Ecologie, participe lui-même à ce rendez-vous.

Il s’agit de savoir s’il est possible de renouer un dialogue organisé par la préfecture de Loire-Atlantique. Les associations y mettent plusieurs conditions :

- que la rédaction du cahier des charges des études demandées par le ministère des transports en juillet sur l’optimisation et l’exposition au bruit de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique soit transparente et discutée ;

- que pendant la poursuite de ces études, la situation en terme de travaux ou d’intervention étatique soit figée sur le terrain ;

- que les éléments détenus par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) ayant conduit à l’analyse coûts-bénéfice de l’enquête publique sur l’aéroport soient publiés, comme promis.

Troisième temps d’un mois de septembre bien chargé : la réunion mardi 17 septembre, au Parlement européen, de la Commission des pétitions. Elle procèdera à l’audition publique relative à Notre Dame des Landes. Le gouvernement français, qui avait semblé jusque-là négliger la procédure engagée au niveau européen, devrait y être représenté. Surtout, la Commission européenne livrera la conclusion de son analyse du dossier. Elle dira si, selon elle, le projet d’aéroport viole le droit communautaire.

La lutte ne se poursuit pas seulement dans les arcanes des procédures, mais aussi concrètement : lundi 2 septembre, une maison abandonnée par des paysans expulsés a été investie par des habitants de la ZAD.



Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Photo : lesechos.fr

Consulter par ailleurs : Dossier Notre Dame des Landes

 

 


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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 16:16

 

Rue89

04/09/2013 à 17h57
Jean-Marc Manach | journaliste

 

 

Les marchands d’armes de surveillance numérique privilégient les pays peu regardants en matière de droits de l’homme : c’est le constat de WikiLeaks, après plusieurs mois d’espionnage.

Les marchands d’armes n’aiment guère la publicité. Problème : les télécommunications, ça laisse des traces, opportunément exploitées par la NSA (entre autres), comme Edward Snowden l’a amplement démontré.

WikiLeaks a décidé de rendre publique la liste des pays visités par les principaux marchands d’armes de surveillance numérique, dont trois « sociétés ennemies d’Internet » – pointées du doigt par Reporters sans frontières pour avoir vendu des logiciels espions à des pays eux aussi considérés par RSF comme des « ennemis d’Internet ».

En 2011, WikiLeaks avait rendu publics, avec ses « SpyFiles », des centaines de documents internes révélant l’ampleur du business des logiciels et systèmes d’espionnage et de surveillance des télécommunications.

Dans une nouvelle série de révélations, intitulée « SpyFiles 3 », à laquelle Rue89 a eu accès en partenariat avec dix-huit autres médias étrangers, WikiLeaks révèle que la WLCIU (pour WikiLeaks Counter Intelligence Unit), son « unité de contre-espionnage » (sic), a recensé les pays d’où se sont connectés les téléphones portables de dix-neuf employés ou responsables de onze marchands d’armes de surveillance numérique.

Surveillés depuis des mois par WikiLeaks

Du 4 au 6 juin derniers, le gotha de la surveillance des télécommunications se réunissait au Clarion Congress Hotel de Prague, à l’invitation d’ISS World. L’entrée de ce salon itinérant, interdit aux journalistes mais organisé sur les cinq continents, facturée entre 995 et 2 295 dollars (entre 755 et 1 742 euros), est réservée aux représentants de services de renseignement, forces de l’ordre et gouvernements.

 


ISS World, le supermarché des marchands d’armes de surveillance numérique

 

Les participants viennent y découvrir les dernières nouveautés en matière de surveillance et d’interception des télécommunications, assister à des démonstrations « live » de logiciels espions, et à des dizaines de conférences où les marchands d’armes expliquent comment leurs systèmes et logiciels peuvent aider les autorités à surveiller et combattre « les activités criminelles conduites sur les réseaux de télécommunication, l’Internet et les réseaux sociaux ».

 

Du 7 au 9 juillet, plusieurs de ces marchands d’armes se retrouvaient à Lyon, au forum Technology Against Crime, qui se targue de vouloir devenir le « Davos de la sécurité » puis, du 22 au 25, au Brésil, pour l’édition sud-américaine du salon ISS.

 

Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que plusieurs d’entre eux étaient surveillés, depuis des mois et pour certains des années, par l’unité de contre-espionnage de WikiLeaks.

 

Et force est de constater que, lorsqu’ils sont en voyage d’affaires, ces mercenaires du numérique ont une furieuse tendance à privilégier les pays peu regardants en matière de droits de l’homme. (Dans la carte ci-dessus, cliquez sur les pays en rouge pour connaître leur rang au classement RSF de la liberté de la presse, et découvrir quels marchands d’armes les ont visités.)

 

Droits de l’homme et bord de mer

L’allemand Trovicor, ex-Nokia Siemens Networks, est l’un des plus gros fournisseurs de solutions légales d’interception dans le monde. Plus de 100 pays utiliseraient ses technologies, et c’est le principal sponsor du salon ISS. Son code de bonne conduite précise, au chapitre « business ethics » que l’objectif de l’entreprise est de faire partie des industries leaders en matière de responsabilité sociale et de respect des droits de l’homme.

 

Elle n’en a pas moins fourni des systèmes d’interception à l’Iran, au Bahreïn et en Syrie, ce qui en a fait l’un des principaux « ennemis d’Internet » pour RSF. Sur ses 170 employés, un seul était surveillé par la WLCIU, qui avance que, depuis janvier, il a été deux fois aux Emirats arabes unis (où Trovicor a une filiale), ainsi qu’en Bulgarie, Serbie, et en Thaïlande, l’un des quatorze pays placés « sous surveillance » par RSF en 2012, en raison de ses velléités de contrôle, de filtrage et de censure d’Internet.

 

Contactée, la responsable communication de Trovicor à répondu à Rue89 que la liste de ces pays lui fait penser à l’itinéraire de quelqu’un qui apprécierait particulièrement les pays en bord de mer, et que son employeur s’interdit par ailleurs de vendre ses solutions à tout pays en guerre civile...

 

Mr Q. au Turkménistan

Elaman, elle aussi allemande, se présente comme spécialiste des « solutions de sécurité gouvernementale ». Son catalogue, que WikiLeaks avait rendu public à l’occasion des Spy Files, est un inventaire de tout ce dont aurait rêvé le Mr Q. de James Bond.

 

Sur la page d’accueil de son site web, Elaman avance que « la confidentialité est essentielle dans le business de la sécurité ». Elle aurait donc probablement préféré que l’on ne sache pas que, du 21 au 24 janvier dernier, puis les 12 et 13 juin, son responsable commercial, Holger Rumscheidt, était au Turkménistan, 177e (sur 179) au classement RSF de la liberté de la presse, un des douze pays considérés par l’ONG, en 2012, comme faisant partie des « ennemis d’Internet ».

 

Décrit par RSF comme « l’un des plus fermés au monde », le Turkménistan est aussi l’« un des pays les plus hostiles à la liberté d’expression ». Facebook, Twitter, YouTube et Gmail y sont bloqués et « les possesseurs d’antennes paraboliques ou de téléphones portables sont considérés comme des ennemis en puissance ».

 

La liste des pays d’où Rumscheidt s’est connecté au réseau téléphonique indique qu’il a aussi visité l’Azerbaïdjan (156e du classement RSF) en février 2012, la Jordanie (134e) en avril dernier, et multiplié les déplacements au Liban (101e), au sultanat d’Oman (141e) et aux Emirats arabes unis (114e), par ailleurs placés « sous surveillance » par RSF en 2012, suite aux « arrestations arbitraires » de plusieurs blogueurs qui avaient osé demander aux autorités de procéder à des réformes, ce qui leur avait valu des condamnations de deux à trois années de prison.

 

Les logiciels espions des Printemps arabes

Le groupe britannique Gamma, une des cinq sociétés classées « ennemies d’Internet » par RSF, n’est pas en reste : entre les 2 et 10 mars 2013, pas moins de quatre de ses principaux responsables se rendaient ainsi aux Emirats arabes unis, en compagnie d’Holger Rumscheidt (Gamma a noué une alliance de sécurité avec Elaman). Au total, huit des onze entreprises surveillées par la WLCIU ont visité les Emirats l’an passé.

 

La liste de WikiLeaks révèle que les employés de Gamma placés sous surveillance auraient par ailleurs visité le sultanat d’Oman, le Liban, l’Ouganda (104e au classement RSF), le Qatar (110e), le Nigéria (115e), Brunei (122e), l’Ethiopie (137e), l’Indonésie (139e) et la Guinée Equatoriale (166e), ainsi que deux des douze pays placés « sous surveillance » par RSF à l’occasion de son rapport sur les « ennemis d’Internet » : la Malaisie (145e) et le Kazakhstan (160e).

 

L’employé de Gamma dont le téléphone portable était, du 9 au 12 juin dernier, localisé au Kazakhstan, est un « usual suspect » : Martin Münch, né en 1981, est le responsable de FinFisher, une suite de logiciels espions (ou « chevaux de Troie ») qui ont beaucoup fait parler d’eux depuis que, Printemps arabes aidant, on a découvert qu’ils avaient été utilisés en Egypte, pour espionner des dissidents au Bahrein, ainsi que, comme l’ont révélé des chercheurs américains au printemps dernier, dans au moins 35 pays, dont quinze des pays visités par les employés de Gamma et de ses filiales l’an passé (Brunei, Nigeria, Afrique du Sud, République tchèque, Ethiopie, Indonésie, Malaisie, Mexique, Qatar, Serbie, Singapour, Turkménistan, Royaume-Uni, Etats-Unis, Emirats arabes unis).

 

 

Finfisher Spying & Monitoring Tools

Par Guillaume Dasquié

 

25 200 euros le « kit d’intrusion »

WikiLeaks publie par ailleurs une dizaine de documents révélant comment FinFisher et une entreprise suisse, DreamLab, ont vendu un « proxy d’infection » afin de pouvoir infecter les ordinateurs des citoyens ou résidents d’Oman et du Turkménistan (à la demande de leur gouvernement), ainsi qu’une fiche confidentielle révélant combien sont facturés ces logiciels espion.

 

Comptez 25 200 euros le « kit d’intrusion », ou bien 100 000 euros la licence de FinSpy, sa solution complète d’intrusion à distance, si vous voulez espionner de une à dix cibles, mais 250 000 euros si vous voulez en surveiller plusieurs centaines, plus 9 500 euros de licence (par client). Le support technique, et les mises à jour, sont facturés 255 338 euros la première année, ou 308 960 euros pour trois ans. Les formations, elles, sont facturées 22 500 euros, les cinq jours. Un juteux business qui a d’ailleurs conduit Gamma à ouvrir un compte « offshore » aux Iles vierges britanniques...

 

Interviewé par un journaliste de Bloomberg, Martin Münch déplorait l’an passé la publicité faite par les nombreux articles expliquant comment les logiciels espions de FinFisher étaient utilisés pour espionner des défenseurs des droits de l’homme et cyberdissidents, et expliquait avoir abandonné toute forme de vie sociale : « Si je rencontre une fille et qu’elle tape mon nom dans Google, je suis sûr qu’elle ne me rappelera jamais »...

 

Le blog du « voyageur au Moyen-Orient »

D’autres employés n’ont pas ces pudeurs de jeunes filles : Nelson Brydon, qui se présente sur son compte Twitter (@Brydon_N, désormais indisponible) comme « voyageur au Moyen-Orient » a ouvert un blog (désormais indisponible aussi) où il narre ses nombreux voyages en avion entre le Qatar et Dubaï, l’Ouganda, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Munich – siège social d’Elaman, révélant incidemment la liste des pays où sont donc probablement installés des logiciels ou systèmes espions de Gamma, son employeur.

 

Sur ce blog, Nelson Brydon ne parle pas de son métier mais, une fois par an, il rédige un (très) long billet où il explique ce que cela fait de prendre l’avion, et compare les compagnies aériennes, les stewards, hôtels...

 

Le dernier billet se conclut par un « rendez-vous en 2013 ». Sans trahir de secret professionnel, la liste de WikiLeaks indique que, rien qu’entre février et août, il a déjà été cette année sept fois au Qatar, ainsi qu’aux Emirats arabes unis, à Oman, en Malaisie, qu’il était à Chypre du 8 au 29 juillet (en vacances ?), et qu’il était de nouveau au Qatar du 18 au 22 août derniers.

 

Les petits secrets d’Hacking Team

L’unité de contre-espionnage de WikiLeaks s’est également intéressée au principal concurrent de FinFisher, Hacking Team, une entreprise italienne elle aussi placée dans la liste des « ennemis d’Internet » de RSF. Elle s’était en effet fait connaître après que des journalistes marocains, et un blogueur des Emirats arabes unis, ont reçu des e-mails infectés par « Da Vinci », son logiciel espion.

 

En avril dernier, une étude de Kaspersky Lab avait révélé que le cheval de Troie d’Hacking Team était particulièrement utilisé au Mexique, en Italie, au Vietnam, aux Emirats arabes unis, en Irak, au Liban et au Maroc. La WLCIU révèle aujourd’hui que les deux employés de Hacking Team qu’elle a surveillé ont multiplié les courts séjours (de deux jours) au Maroc en 2011, 2012 et 2013, ainsi qu’aux Emirats arabes unis, à Singapour, en Serbie, en Espagne, Egypte, Arabie saoudite, au Qatar, Liban, en Malaisie et à Oman.

 

Eric Rabe, conseiller juridique de Hacking Team, a refusé de commenter la liste des pays visités, mais a tenu à préciser que son employeur avait constitué un panel d’experts indépendants habilité à opposer un veto à tout contrat, qu’il vérifie systématiquement si leurs nouveaux clients pourraient se servir de leurs logiciels espions pour commettre des violations des droits de l’homme, et qu’Hacking Team se réserve le droit de refuser ou suspendre tout contrat en pareil cas, ce qui serait déjà arrivé.

 

Interrogé sur les soupçons d’utilisation de leur cheval de troie pour espionner des opposants marocains et émiratis, Eric Rabe refuse de rendre publiques les conclusions de leur contre-enquête, ni d’éventuelles mesures prises depuis. Il refuse également de révéler l’identité des experts indépendants, non plus que de leur permettre de répondre aux questions des journalistes, afin d’éviter qu’ils ne fassent l’objet de « pressions pouvant influencer leurs décisions »...

 

Qui surveillera les surveillants ?

Et c’est précisément, explique le fondateur Julian Assange, pour « mettre en lumière cette industrie secrète de la surveillance, qui travaille main dans la main avec les gouvernements de par le monde pour autoriser l’espionnage illégitime de citoyens » que WikiLeaks a lancé ces « SpyFiles 3 », qui permet de doubler le nombre de documents, brochures, plaquettes et autres portfolios émanant des marchands d’armes de surveillance numérique contenus dans la base de données de l’ONG.

 

Interrogé sur ce qui lui avait permis de mener l’opération de « location tracking » (sic), Julian Assange oppose un « no comment » ferme et définitif. Tout juste consent-il à expliquer que « le rôle de la WLCIU est de protéger les actifs, personnels et sources de WikiLeaks de toute opération d’espionnage hostile, et de révéler la nature des menaces en terme d’espionnage qui pèsent sur les journalistes et leurs sources » :

« Cela comprend des mesures de contre-espionnage incluant, par exemple, la détection de mesures de surveillance mais également le fait de recevoir des informations émanant de sources internes aux organisations susceptibles de menacer la sécurité des journalistes.

Les données collectées par la WLCIU et révélées dans ces Spy Files 3 permettent aux journalistes et citoyens d’aller plus loin dans leurs recherches portant sur l’industrie de la surveillance, et de surveiller les surveillants. »

Les révélations de la WLCIU ont permis au magazine espagnol Publico de découvrir que la Guardia Civil et l’armée espagnole avaient passé un contrat avec Gamma. En février dernier, plusieurs ONG, dont Reporters sans frontières et Privacy International, portaient plainte contre Gamma et Trovicor, qui auraient violé 11 des principes directeurs de l’OCDE, censés garantir la responsabilité sociale des multinationales, en fournissant des armes de surveillance numérique au Bahreïn.

Les nouvelles révélations de WikiLeaks, et la liste des pays, pourraient donner de nouveaux arguments à ceux qui plaident pour un contrôle à l’exportation des systèmes et outils de surveillance et d’interception des télécommunications qui, à ce jour, ne sont pas considérés comme des « armes », et peuvent donc être vendus à des pays connus pour bafouer les droits de l’homme, en toute légalité.

 

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 15:55

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 

03.09.2013 à 23h52 • Mis à jour le 04.09.2013 à 09h45

 
 
A Bucarest, environ un millier de manifestants ont bloqué la circulation sur l'une des principales artères de la ville, la Calea Victoriei.

Environ 2 000 personnes ont manifesté pour le troisième jour consécutif en Roumanie contre un projet canadien de mine d'or prévoyant l'utilisation de grandes quantités de cyanure. A Cluj, dans le nord-ouest du pays, environ un millier de personnes ont également défilé contre le projet de loi du gouvernement et l'exploitation d'or à Rosia Montana.

A Bucarest, environ un millier de manifestants ont bloqué la circulation sur l'une des principales artères de la ville, la Calea Victoriei. Parmi eux, de nombreux jeunes ainsi que des artistes, dont l'actrice Cristina Flutur, Prix d'interprétation féminine au festival de Cannes en 2012.

Assis sur la chaussée et agitant des bouteilles en plastique remplies de pièces pour marquer le rythme, les manifestants ont scandé "Unis, sauvons Rosia Montana", le village de Transylvanie où la compagnie canadienne Gabriel Resources prévoit d'exploiter la plus grande mine d'or d'Europe par l'intermédiaire de sa filiale Rosia Montana Gold Corporation.

 

Lire le reportage (édition abonnés) : "Rosia Montana, petit village roumain des Carpates, résiste aux chercheurs d'or"

 

 PROJET DE LOI CONTROVERSÉ

"Les multinationales ne font pas la loi", proclamaient des pancartes faisant allusion au projet de loi controversé qui a provoqué les manifestations. Ce texte adopté la semaine dernière par le gouvernement de Victor Ponta, et qui doit encore obtenir l'aval du Parlement, déclare le projet minier "d'intérêt national exceptionnel" et facilite sa réalisation.

La compagnie canadienne promet 900 emplois pendant les seize ans d'exploitation et d'importantes retombées économiques. Mais les défenseurs de l'environnement mettent en garde contre les risques liés à l'utilisation de milliers de tonnes de cyanure.

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 15:39

 

Le Monde.fr avec AFP

 

04.09.2013 à 16h06 • Mis à jour le 04.09.2013 à 16h51

 

 

 
 

Maintes fois critiqués pour avoir provoqué la destruction de fôrets en Amazonie et en Indonésie, les biocarburants sont à nouveau pointés du doigt par une ONG, cette fois-ci en Sierra Leone.

Selon ActionAid, ce projet du groupe suisse Addax visant à l'exportation d'éthanol vers l'Union européenne à partir de 2014 génère pauvreté et insécurité alimentaire pour quelque 13 000 habitants de 60 villages de la région de Bombali, dans un des pays déjà parmi les plus pauvres du monde.

L'entreprise suisse avait pourtant reçu le soutien de cinq Etats membres de l'UE (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suède et Grande-Bretagne) et un satisfecit de la Commission.

 

Lire l'analyse (éditions abonnés) : "L'Europe veut produire des biocarburants à partir des eaux usées"


 UN CONTRAT D'EXPLOITATION SUR CINQUANTE ANS

Selon Abass Karamara, militant anti-pauvreté de la Sierra Leone, la compagnie suisse s'est appuyée sur les autorités locales pour assurer ses droits à exploiter pour cinquante ans 57 000 hectares affectés à la canne à sucre, forçant la main des exploitants locaux.

Le groupe a aussi rompu sa promesse de ne pas mettre la main sur les rizières nourrissant les villages, et n'a offert que 1 500 emplois, la plupart mal payés, sur 4 000 promis. Il n'a pas non plus mis en œuvre ses engagements de construire écoles et cliniques. Concluant son rapport consacré à cette affaire, "Promesses brisées", l'ONG demande aux donateurs soutenant le projet d'exiger d'Addax qu'il renégocie en faveur des communautés locales les modalités de son projet.

 

 LE BIOCARBURANT AU CŒUR DU DÉBAT EUROPÉEN

De multiples études ont établi que le bilan environnemental des agrocarburants actuels est mauvais. Le biodiesel, qui constitue l'essentiel du marché, est très loin de satisfaire aux critères de durabilité de l'Union européenne, en termes d'émissions de gaz à effet de serre. L'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) a même calculé que pour le biodiesel tiré de l'huile de palme, de soja et de colza ces émissions sont supérieures à celles du diesel d'origine fossile.

Le Parlement européen doit se prononcer la semaine prochaine sur une série de mesures destinées à encadrer cette production, tiraillé entre d'une part l'industre du secteur qui rejette ce coup de frein et d'autre part les militants contre la pauvreté.

 

 

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