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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:55

 

mediapart.fr

 

Fiscalité écologique : les entreprises sortent gagnantes

|  Par Jade Lindgaard

 

 

La contribution climat énergie risque de peser plus sur les ménages que sur les entreprises, alors que le gouvernement ne prévoit pas pour l’instant de compensations spécifiques à la taxation du CO2 pour les particuliers.

 

Cela ressemble à un gag : la contribution climat énergie, source de tant de tensions politiques entre socialistes et Verts depuis la rentrée, n’apparaît pas en tant que telle dans la présentation du projet de loi de finances 2014 diffusée aux journalistes mercredi. La hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est signalée (p. 137), mais elle a perdu son intitulé politique, sa marque de fabrique. Ce n’est l’effet ni d’un changement de pied ni d’un changement de sémantique, assure l’entourage du ministre du budget, Bernard Cazeneuve. C’est la traduction technique de l’annonce présidentielle en ouverture de la conférence environnementale (voir ici). Une simple remise à sa – modeste – place, en quelque sorte. 

 

 

Présentation du budget 2014 par Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve.

 

Ceux qui malgré tout s’intéressent à cette introduction d’un volet écologique dans la fiscalité française, resteront sur leur faim : le texte dévoilé par le gouvernement mercredi contient très peu de chiffres, et confirme les estimations qui avaient déjà largement fuité. À partir de 2014, les taxes intérieures sur les consommations (TIC) augmenteront par le biais d’une taxe sur les émissions de CO2 qui frappe les carburants et les combustibles fossiles. La taxation du CO2 sur l’essence et le diesel sera intégralement compensée la première année. Si bien qu’en 2014, seules les accises sur le gaz naturel, le fioul lourd (non domestique) et le charbon augmenteront.

La valeur de la tonne de carbone est fixée à 7 euros en 2014, bien en dessous de la taxe carbone qu’avait voulu instaurer Nicolas Sarkozy en 2009 (17 euros la tonne). Elle doit ensuite atteindre 14,5 euros en 2015 et 22 euros en 2016. Cette progression tarifaire est plus forte que dans la proposition de l’économiste Christian de Perthuis, président du comité pour la fiscalité écologique (CFE), qui plaidait pour une assiette carbone de 20 euros en 2020. Elle se situe même au-dessus de la proposition des ONG : autour de 11 euros en 2016, avant une forte poussée pour atteindre 40 euros en 2020 (voir ici). Au total, cette mesure devrait rapporter 340 millions d’euros en 2014, 2,5 milliards en 2015 et 4 milliards en 2016.

La contribution climat énergie des ONG, version 2013 (Rapport Perthuis). 
La contribution climat énergie des ONG, version 2013 (Rapport Perthuis).

Lors de la conférence environnementale, François Hollande s’était fixé pour exigence que la taxation du carbone « ne sanctionne pas les choix de vie » et permette de « préserver le pouvoir d’achat des ménages ». Pourtant, aucune mesure de compensation spécifique n’est budgétée pour l’année 2014. Seuls les professionnels du transport et de la pêche en sont exonérés. Tandis que « les industriels soumis aux quotas de CO2 conserveront leur système », a annoncé le chef de l’État le 19 septembre, c’est-à-dire leur soumission au marché européen de quotas de CO2 (en pleine déroute). Pour le gouvernement, l’extension des tarifs sociaux du gaz à 4 millions de ménages (loi Brottes sur l’énergie) et la baisse à 5 % de la TVA sur les travaux de rénovation énergétique sont des mesures d’accompagnement qui ont vocation à compenser la hausse du coût de l’énergie, l’an prochain. Pour les particuliers se chauffant au gaz, la base carbone à 7 euros représentera en moyenne un coût de 20 euros par an environ, selon les estimations de la fondation Nicolas Hulot (FNH).

Au passage, les ménages se retrouvent à payer la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), dont ils étaient jusqu'ici exemptés, comme l'a remarqué l'AFP (voir ici) : instaurée en 1986, elle est collectée par les fournisseurs de gaz naturel auprès de leurs clients qui utilisent du gaz à un usage combustible, à de nombreuses exceptions près (voir ici). Le gouvernement a décidé de mettre fin à cette exonération, dans le cadre de la mise en place de la contribution climat énergie.

« Fondamentalement injuste »

 

François Hollande à la conférence environnementale, 20 septembre 2013 (©Présidence de la république). 
François Hollande à la conférence environnementale, 20 septembre 2013 (©Présidence de la république).

Pour après, aucune piste ne semble fermée, mais aucun système n’est arrêté non plus. « On est de nouveau dans un processus de taxe carbone, une fiscalité indirecte fondamentalement injuste, qui ne tient pas compte des capacités contributives des personnes », dénonce Daniel Geneste, délégué de la CGT au comité pour la fiscalité écologique (voir ici). Il dénonce en particulier les exonérations d’assiette carbone, contraires à la philosophie incitative de la fiscalité écologique. Il existe de nombreuses exonérations de la TICPE (voir ici) : avions, navigation maritime, enceinte des établissements de production d’énergie, taxis, production de gaz naturel… La taxation du CO2 devrait peser davantage sur les ménages la première année, puis se répartir à part égale entre les particuliers et les entreprises, prévoit le gouvernement.

« Nous sommes complètement pour la mise en place d’une contribution climat énergie, explique pour la CFDT Dominique Olivier, secrétaire confédéral en charge du développement durable. Mais nous demandons deux correctifs : que tout le monde la paye, et que les ménages modestes soient aidés de manière inversement proportionnelle à leurs revenus. » Au total, les dépenses de fiscalité écologique atteignent entre 1,5 et 1,9 milliard d’euros dans le budget 2014, précise le gouvernement : baisse de la TVA sur la rénovation énergétique, fonds d’aide à la rénovation thermique (FART), crédit d’impôt développement durable, éco-prêt à taux zéro. Si bien que pour Mathieu Orphelin, porte-parole de FNH , « il n’y a pas rien en terme d’accompagnement, sur la rénovation thermique ça tient la route, même s’il manque des mesures de redistribution pour les particuliers ». Le problème, c’est que ces aides proviennent d’autres plans (aide à la rénovation thermique, Grenelle de l’environnement) et ne complètent donc pas les nouvelles mesures de fiscalité carbone.

La contribution climat énergie va-t-elle entraîner un transfert de revenus des ménages vers les entreprises ? En 2016, sur les 4 milliards d’euros que doit rapporter la contribution climat énergie, 3 milliards doivent servir à financer le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Il ne restera plus qu’un milliard pour la transition énergétique. Pour Bercy, l’idée est bien de coupler la baisse des cotisations sociales et la montée du coût du carbone. C’est ce que des économistes appellent « le double dividende ».

« Il faut faire attention à  ne pas opposer ménages et entreprises : la fiscalité écologique va augmenter les coûts de production, l’effet sera néfaste pour les ménages si du coup les prix augmentent, et réduisent leur pouvoir d’achat, analyse Emmanuel Combet, chercheur au centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired). Si l’on abaisse les coûts du travail, cela peut générer de l’emploi, et même des hausses de salaires par la négociation sociale. Mais cela exige de la cohérence des politiques publiques et une réflexion plus générale sur l’évolution des prélèvements obligatoires. Il faut penser une réforme d’ensemble. »

Pour Dominique Olivier, de la CFDT : « Nous sommes particulièrement inquiets de voir que ce sont principalement les ménages qui vont payer. Ce n’est pas logique. Pour les industriels et les agriculteurs, le taux de retour sur l’investissement dans l’efficacité énergétique peut être de deux ou trois ans. Alors que pour un ménage investissant dans son logement, il atteint 15 à 20 ans. Les entreprises n’ont aucune excuse pour ne pas s’y engager. » Par la voix de Daniel Geneste, la CGT s’interroge sur les motivations budgétaires réelles de l’exécutif : « On n’est pas dans une recherche d’une fiscalité incitative socialement juste, mais dans la recherche cachée d’un rendement fiscal. Le gouvernement est empêtré dans ses contradictions. »

Le projet de loi de finances 2014 comporte d’autres volets de fiscalité écologique : la suppression progressive de la défiscalisation de certains agrocarburants (déjà annoncée), le renforcement du malus automobile, un léger élargissement de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), pour une recette de 4 millions d’euros.

Et le diesel, pomme de discorde entre écologistes et socialistes ? L’écart entre le gazole et l’essence est à peine raboté : il doit se réduire de 0,5 centime tous les deux ans, par le biais de la hausse de la TICPE. À ce rythme là, il faudra 38 ans pour égaliser les niveaux de ponction fiscale. Les particules fines émanant du diesel « contribuent chaque année à la mort prématurée de 42 000 personnes en France et à l’alourdissement des dépenses de la sécurité sociale, à hauteur de 20 à 30 milliards d’euros, les pouvoirs publics ne pourront pas indéfiniment rester inactifs », a réagi le président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet.

En juin, les députés avaient voté une résolution (voir ici) réclamant l’instauration d’une fiscalité écologique, passant par la suppression de la niche fiscale du diesel, ainsi que par des mesures de redistribution sous conditions de ressources. Elle a été votée à l’unanimité des élus EELV et PS. Parmi eux, se trouvait le député du Gers et futur ministre de l’écologie, Philippe Martin.

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:32

 

mediapart.fr

 

En Espagne, du miracle à la misère

|  Par Sophie Dufau

 

 

Un webdocumentaire accessible dans la page 
Un webdocumentaire accessible dans la page

Depuis deux ans, Fabien Benoit et Julien Malassigné filment l'Espagne. Intrigués au départ par l'émergence du mouvement des indignés, « mouvement citoyen sans chef ni parti », ils ont suivi ses mobilisations, sa mutation. En quelque 25 vidéos et 3 heures de film, c'est toute une Espagne qu'ils racontent : celle de ceux qui voient la crise comme « une excuse parfaite pour revenir à une société du XIXe siècle », mais ne s'y résignent pas.

 

A voir sur le site de Médiapart ici

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:26

 

 

mediapart.fr

 

Des centaines de milliers de personnes rayées de l'accès aux soins en Espagne

|  Par La rédaction d'infoLibre et Rubén Martínez

 


873 000 personnes ont perdu leur carte de Sécurité sociale depuis un décret-loi de 2012. Beaucoup d’immigrés sans travail renoncent aux soins et les ONG s’alarment d’une mesure «synonyme de condamnation à mort pour beaucoup».

 

 

« Pour moi c’est clair : tout ce qu’il me reste, c’est de demander à ma famille un billet d’avion et rentrer dans mon pays pour mourir. » Ce sont les mots de Cecilia, une immigrée en situation irrégulière qui est greffée du cœur. Cette Guinéenne de 52 ans est l’une des 873 000 personnes qui ont perdu leur carte de Sécurité sociale et, partant, leur droit à la santé.

Elle est arrivée en 1981 en Espagne, y a élevé ses enfants et a travaillé jusqu’à sa mise au chômage il y a quelques mois. Pour elle, l’expression « arriver en fin de mois » a un sens vital. Son traitement coûte près de 1 000 euros par mois et elle a payé les derniers médicaments grâce à des prêts d’amis.

« Ils m’ont pris ma carte de Sécu, mon dossier médical a été effacé et j’ai l’impression que c’est comme si j’avais tué quelqu’un. Dans mon pays, ces médicaments n’existent pas et il n’y a pas de cardiologues. Si je rentre, ça durera ce que ça durera », se plaint Cecilia, qui explique qu’obtenir les ordonnances n’est pas toujours un problème : « Le véritable problème, c’est quand je vais chercher les médicaments et qu’on me demande la carte de santé. »

Cette femme n’a pas peur d’apparaître dans les médias, elle n’a rien à perdre. Ce n'est pas toujours le cas car, comme le relève Celia Zafra de Médecins du monde (MdM), une des conséquences de ce décret-loi approuvé en septembre 2012 est son « caractère dissuasif ». La Chilienne M.G. en est un bon exemple : après avoir expliqué à infoLibre qu’elle n’avait plus accès à son traitement préventif contre le cancer de l’utérus, elle a préféré ne pas être citée dans ce reportage. « Beaucoup ont peur de représailles parce qu’ils sont dans l’attente d’une procédure », confirme Celia Zafra.

Red Acoge est une ONG qui offre des conseils aux personnes qui se retrouvent dans cette situation « chaotique », comme l’explique l’un de ses membres, Manuel Sobrino. « Les gens qui viennent nous voir sont de plus en plus nombreux cette année », dit-il. Il rejoint Zafra sur le caractère dissuasif de cette mesure et ajoute que les immigrés en situation irrégulière sont considérés comme des « boucs émissaires ».

C'est aux Communautés autonomes de décider comment elles appliquent ce décret et, selon les régions d’Espagne, le maintien dans l'accès aux soins est variable. « Les personnes qui se trouvent dans cette situation ont peur d’aller voir le médecin car elles ne savent pas s’il les fera payer ou si on leur enverra une facture qu’ils ne pourront pas régler… »

« Nous avons remarqué que les patients exclus par le décret ne viennent pas aux centres de santé. C’est très préoccupant parce que nous ne savons pas ce qu'ils deviennent. C’est un décret qui a un contenu idéologique et raciste parce qu’il vise à les exclure du pays », affirme Nacho Revuelta, médecin de premiers soins dans le centre de santé madrilène Rafael Alberti. Lui propose à ses confrères de désobéir : « On ne peut pas tourner le dos à une personne qui a besoin de secours. » Celia Zafra ajoute que, selon une étude de la Société espagnole de médecine de famille et communautaire, les médecins désobéisseurs sont environ 3 000 et 80 % des médecins rejettent cette mesure.

« Il n’y a pas eu une seule campagne d’information pour ces patients. Ni une seule affiche qui indique que, même si vous n’avez pas de carte de santé, vous avez des droits, vous pouvez consulter sans payer. Cette attitude est absolument irresponsable, elle abandonne ces personnes à leur sort », s'indigne Nacho Revuelta. Cette mesure essaie aussi de dissimuler une autre conséquence importante pour la population, insiste-t-il : « La perte des soins universels pour tous les Espagnols, parce que l’assurance est maintenant soumise à conditions alors qu’auparavant il s’agissait d’un droit pour tous. Et le nombre d’exclus du système de santé va augmenter parce que les Espagnols de plus de 26 ans qui n’ont pas cotisé ont aussi perdu l’accès aux soins. »

Répercussions économiques

Celia Zafra, de Médecins du monde, souligne que la mesure a été prise pour des raisons d’austérité. Cependant, elle considère que l’argent économisé en premiers soins devrait être destiné aux urgences et au contrôle de maladies transmissibles comme le VIH. Ou comme la tuberculose, qui a pris la vie du jeune Sénégalais Alpha Pam, l’une des nombreuses personnes à avoir renoncé à se rendre à l’hôpital.

« Un rapport réalisé par le Pays basque disait que l’économie maximale que supposait l’exclusion du système de santé des personnes en situation irrégulière représenterait seulement 0,2 % de son budget », ajoute Revuelta.

Soledad Torrico et Alpha Pam sont les cas les plus connus de mort par manque de soins en Espagne. Cecilia lutte chaque mois pour obtenir son traitement vital, avec la peur de ne plus pouvoir se le procurer un jour : « Mon calvaire commence le 1er de chaque mois. »

Celia Zafra considère qu’« en plus d’être immorale, cette mesure va à l’encontre de l’éthique des professionnels de la santé, qu’elle n’est pas efficace économiquement et qu’elle contrevient aux conventions internationales sur les droits de l’homme signées par l’Espagne ». Et Nacho Revuelta rappelle que ce qui attend ces personnes sans Sécu, comme Cecilia, est un total abandon à leur sort. Quant à Manuel Sobrino, de Red Acoge, il demande qu’il soit dérogé au décret-loi 16/2012 parce que, pour beaucoup de personnes, il s’agit d’« une condamnation à mort ».


Rubén Martínez, de la rédaction d’infoLibre (reportage publié le 8 septembre)

Version française : Laurence Rizet, Mediapart

Article original : Condenados a morir en la España del siglo XXI

 

 

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:18

 

marianne.net

 

Quand l’hystérie électoraliste gagne les politiques

Jeudi 26 Septembre 2013 à 18:00 | Lu 435 fois

 

Thibault Le Berre‏

 

Roms, immigration, violence … quand les acteurs de la vie politique dérapent à des fins électorales.


Lionel Cironneau/AP/SIPA
Lionel Cironneau/AP/SIPA

Les propos brutaux et outranciers ne sont pas nouveaux en politique. Mais alors qu’ils étaient cantonnés à un parti politique comme le FN il y a quinze ans, aujourd’hui ils semblent s’étendre à tous les partis. Les phrases proclamées pour soulever l’émoi ou coïncider avec ce que les élus politiques perçoivent comme une attente populaire pullulent.

C’est Régis Cauche, maire UMP de Croix dans le Nord, légitimant la violence quand il déclare : « Si un Croisien commet l’irréparable, je le soutiendrai ».  Ou encore le député-maire de Nice Christian Estrosi invité du « Grand rendez-vous »Europe 1- I-télé- Le Parisien,  lorsqu’il appelle « les maires de France à la révolte » concernant les installations illégales des gens du voyage.

La surenchère électoraliste gagne les hautes sphères de l’Etat. Quand à la manière de Nicolas Sarkozy ou de Claude Guéant, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, affirme sur France Inter que «  oui, il n’y a qu’une minorité des roms » qui peuvent prétendre à des solutions d’intégration et d’ajouter «  les roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ».

Personne ne peut nier la délinquance issue de certains campements roms et l’exaspération qu’elle génère parmi les populations locales. Personne ne peut aussi nier la situation de misère sociale et économique subis par les hommes, femmes et enfants discriminés parfois dans leur propre pays d’origine. Mais aborder ce débat avec des propos généralisateurs et excessifs n’est pas une solution pour régler un débat complexe qui mérite d’être traité sereinement. Si le ministre de l’intérieur veut lancer un débat idéologique au sein de son propre camp politique, il peut le faire lors des réunions internes du parti socialiste. Evidemment les répercussions électorales attendues par cette sortie médiatique calculée ne pourraient avoir lieu.

Parfois les propos sont tous simplement absurdes et reflètent une bassesse du débat politique. Eric Doligé, sénateur du Loiret, s’y est essayé lors des journées parlementaires de l’UMP, le 24 septembre.

« Moi je dois vous dire que j’ai un instinct meurtrier en ce moment. Je suis comme la plupart des citoyens, moi je ne supporte plus Hollande et sa bande (…) Mais il faudrait qu’on évite de se tirer dessus entre nous et qu’on fasse tout pour tirer plutôt … enfin moi j’ai une liste de gens que je peux vous donner, sur qui il faut tirer, hein. Il y en a une quarantaine, c’est tous ceux du gouvernement. » Jean-Luc Godin, maire de Marseille et président du groupe UMP au Sénat ajoute avec un humour plus que douteux «  Je peux donner les kalachnikovs », rapporte Europe 1 Le Lab. 

Eric Doligé  a expliqué à  La République du Centre  que « le terme est fort » mais ne il ne « renie pas ses propos ».

Pourtant, les mots ont un sens, encore plus lorsqu’ils sont prononcés en public par des personnalités qui représentent les citoyens français. Ces phrases tendent à renforcer un ressentiment qui existe contre les immigrés, les gens du voyage, les musulmans, les roms. Elles biaisent ces débats et se focalisent dessus. Le meilleur moyen de faire monter la tendance politique que chacun de ses acteurs veulent combattre lors des échéances électorales à venir.


Passes électorales


En réponse aux « instincts meurtriers », de Eric Doligé et à la propositions de Jean-Claude Godin de « fournir les kalachnikov », Marie-Arlette Carlotti, ministre délégué chargée des Personnes handicapées et candidate à la Mairie de Marseille a twitté « Je crains degun (ndlr, expression marseillaise familière pour dire je n’ai peur de personne) »  posant avec un gilet pare-balle.

Cécile Duflot, ministre du Logement, chahuté au sein de son propre camp, a quant à elle accusé, Manuel Valls d’être allé « au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain », aujourd’hui lors des journées parlementaires d’ Europe Ecologie Les Verts. Au début de l'été, Delphine Batho avait été démissionnée pour moins que ça. 

 

 

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:12

 

marianne.net

 

Frauder ? Apple a une application pour ça !

Jeudi 26 Septembre 2013 à 16:00

 

Thibault Le Berre‏

 

Bercy ouvre une enquête sur les conditions imposées par le groupe californien aux distributeurs français de l’iPhone.

 

RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA
RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

Le lancement en grande pompe des nouveaux téléphones Apple pourrait être ternie par le ministère des Finances. La direction de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) enquête « sur les conditions imposées par Apple aux distributeurs de l’iPhone », confie une source au ministère, citée par l’AFP. 

 

Selon BFMTV des sources concordantes assurent que « l’enquête a été commanditée par Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin apparemment soucieux de rééquilibrer le rapport de force entre les opérateurs et le Californien ». 
 

Cela expliquerait les perquisitions effectuées en début d’été par la DGCCRF dans les locaux d’Apple France et de plusieurs de ses opérateurs. 

En cause ? Les conditions imposées par le géant américain aux opérateurs de téléphonie français : promesses d’acheter certains volumes, taux de subventions accordés par les opérateurs à leurs clients, obligation de favoriser l’iPhone par rapport aux autres appareils.
 

Ces conditions avaient été mises en avant dans une enquête   réalisée par l’autorité de la concurrence en 2008. 

Saisie à l’époque par l’opérateur Bouygues Télécom, ce dernier reprochait à Apple d’avoir fait de Orange son seul distributeur de l’iPhone en France. Il mettait aussi en avant « le système de distribution » qui « constitue une entente prohibée dans la mesure où il impose des prix de revente minimum aux consommateurs, il restreint la liberté de revente des distributeurs agréés et il cloisonne les marchés nationaux ».
 

Depuis début février et mars 2009 SFR et Bouygues Telecom peuvent vendre l’iPhone avec leur service de téléphonie mobile. Pour autant la question se pose du maintien des clauses restreignant «  la liberté de vente » comme le faisait remarquer Bouygues Telecom en 2008. 
 

Les conditions imposées par la firme américaine à ses revendeurs intéresse aussi la Commission européenne grande gardienne du marché libre et non-faussé. Selon des informations du Financial Times, l’exécutif bruxellois aurait envoyé des questionnaires à plusieurs opérateurs de l’Union Européenne.  Un questionnaire de neuf pages interroge les conditions de distribution entre Apple et ses revendeurs faisant suite à des plaintes d’opérateurs européens de téléphonie mobile.
 

En France, la société eBizcuss a déposé en avril 2012 une plainte pour concurrence déloyale, abus de position dominante et abus de dépendance économique, contre la firme californienne. La liquidation de la société a été prononcée le 31 mai 2012.

En attendant, Apple a déjà écoulé neuf millions de ces nouveaux téléphones en à peine une semaine. Autant dire que l’enquête de la répression des fraudes ne sera pas plus gênante qu’un caillou dans un soulier pour le géant américain.

Article actualisé

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:05

 

rue89.com

« Cluedo » du futur 25/09/2013 à 18h23

Qui a volé 7 millisecondes à la FED, la banque centrale américaine ?

Pascal Riché | Cofondateur Rue89

 

 

 


Un trader à la Bourse de New York, le 18 septembre 2013 (Richard Drew/AP/SIPA)

Il y a une semaine, mercredi 18 septembre, depuis ses bureaux fédéraux de Washington DC, à 14 heures précises, la Réserve fédérale américaine (FED) a annoncé que pour ne pas freiner la croissance américaine, elle ne réduirait pas ses programmes d’achat d’obligations (acheter des obligations, c’est donner en échange à l’économie des liquidités).

La nouvelle a surpris. Sept millisecondes après, elle atteignait les salles de trading des marchés des matières premières de Chicago, entraînant l’excitation du marché : hausse brutale des actions, des obligations, de l’or...

Normalement, personne à Chicago ne peut voir cette information pendant ces sept millisecondes. C’est juste le temps que prend le communiqué de la FED numérisé pour voyager, par fibre optique, à une vitesse proche de celle de la lumière, de Washington à Chicago, à 950 km de là...

Une info qui vaut des millions de dollars

Mais ce mercredi-là, il s’est passé une chose étrange : des mouvements importants sur le marché à terme de l’or ont commencé à être constatés 2 millièmes de secondes après 14 heures. Des traders, manifestement, avaient l’information avant les autres. Et sur ce genre de marchés, cela vaut des millions de dollars.

C’est CNBC qui a révélé l’affaire, sans donner l’explication à ce mystère. Selon la chaine, qui cite le cabinet d’études Nanex, ce sont 600 millions d’actifs qui pourraient avoir été échangés pendant ces quelques millisecondes.

Deux solutions à cette énigme :

  • soit un trader a eu un nez incroyable, un magnifique coup de bol ;
  • soit des gens ont organisé un délit d’initié « millimétré ».

« Quelqu’un a volé 7 millisecondes à la FED », titre Mother Jones. Une enquête est en cours. Sur la liste des suspects possibles, il y a les cadres de la FED impliqués dans le processus de décision. Il y a aussi les journalistes accrédités à la FED : selon la procédure habituelle, on leur a fourni le communiqué quelques minutes à l’avance. Ils ont dû le lire dans une pièce sécurisée fermée à clé et ont eu interdiction de le communiquer à l’extérieur avant 14 heures précises.

« Cluedo » du XXIe siècle

Techniquement, un tel délit d’initié serait une prouesse impressionnante. Sur Reddit, la grande plateforme de débat, la discussion fait rage. Seule hypothèse exclue : le communiqué de la FED n’a pas battu la vitesse de la lumière.

Au-delà du côté « Cluedo » du XXIe siècle, cette affaire vient rappeler combien le système financier actuel marche sur la tête. Un être humain n’a pas pu exploiter seul ces sept millisecondes : seul un robot, programmé à l’avance, a pu le faire.

Quel est l’apport à la société du « trading à haute fréquence » qui prend une importance considérable dans les investissements des banques (sans parler du gâchis que représentent tous les cerveaux enrôlés pour concevoir ces systèmes et les faire fonctionner) ? C’est l’autre mystère sur lequel il faudrait se pencher. A quand une (vraie) taxe Tobin globale sur les transactions financières pour jeter une fois pour toute du sable dans ces rouages fous ?

 

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:51

 

 

rue89.com

 

Droit du travail 28/02/2013 à 10h37

L’autre Qatargate : on se tue à la tâche en préparant le Mondial

Aurélien Delfosse | Journaliste

 

Au Qatar, plusieurs centaines d’ouvriers meurent chaque année dans le secteur du bâtiment. Le Mondial de foot 2022 se prépare en dehors de toute légalité.

 


La reine Beatrix des Pays-Bas à la rencontre d’ouvriers de Shell à Doha, 10 mars 2011 (Robin Utrecht/Royal Images/ANP/AFP)

 

L’enquête du Guardian

Dans une enquête publiée le 25 septembre, le Guardian révèle que 44 ouvriers népalais au moins sont morts entre le 4 juin et le 8 août, selon l’ambassade népalaise à Doha. Le Guardian apporte des preuves de travail forcé, de salaires et passeports retenus pour empêcher les ouvriers de s’enfuir, de restrictions d’eau malgré la chaleur. Les images montrent des conditions de vie indignes dans les résidences de travailleurs. La chaîne de l’exploitation court des villages népalais jusqu’aux dirigeants qataris, accuse le journal britannique.

La Fifa, elle, se tait, déjà préoccupée par la date d’organisation de la Coupe du monde – en été dans des stades climatisés ou en hiver au milieu de la saison européenne de football.

Rue89, 26 septembre 2013

Toutes les heures au Qatar, 20 nouveaux ouvriers arrivent pour construire un immense projet baptisé « Qatar 2030 » et dont l’élément phare est la Coupe du monde 2022, acquise dans des conditions troubles.

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), ils seront un million d’ouvriers – immigrés – engagés au Qatar d’ici 2022. Pour construire un aéroport, des infrastructures hôtelières et neuf grands stades ultramodernes et... démontables, le Qatar n’en ayant plus besoin après la Coupe du monde.

Avant que ces ouvriers n’arrivent dans le pays le plus riche du monde (par habitant), on leur parle d’un salaire mensuel de 1 200 à 1 300 riyals, soit 250 à 270 euros. Dans les faits, ce sera plutôt la moitié, selon la Confédération syndicale internationale (CSI).

 

 

La vidéo de présentation du mondial qatari

Au moins 300 morts par an chez les ouvriers du bâtiment

Mettre fin à « l’esclavagisme moderne » au Qatar est devenu la priorité de la CSI, confirme à Rue89 l’Australienne Sharan Burrow, secrétaire générale :

« Ces travailleurs n’ont pas de voix. Ils ne sont pas autorisés à se syndiquer, ils n’ont pas de liberté au Qatar. Nous devons mettre la pression sur le gouvernement qatari pour qu’il y ait une amélioration. »

« Plus de travailleurs vont mourir pendant la construction (des stades) que de footballeurs ne fouleront les terrains », a-t-elle affirmé au journal grec Avgi.

Les chutes d’échafaudages sont la deuxième cause de blessures graves au Qatar après les accidents de la route. Il est extrêmement compliqué de définir précisément le nombre de travailleurs blessés sur les sites en construction.

Au moins 300 ouvriers du bâtiment meurent chaque année sur leur lieu de travail, chiffre communément admis. Leur dépouille est souvent renvoyée dans leur pays d’origine dans un cercueil en bois. Ou disparaît purement et simplement.

L’analyste d’une ONG, qui souhaite rester anonyme car enquêtant actuellement au Qatar, explique à Rue89 :

« Souvent, les travailleurs se sont lourdement endettés pour arriver au Qatar. Ils voient fréquemment leurs passeports confisqués et peuvent être contraints de signer un nouveau contrat en arabe qu’il ne comprennent pas et qui revoit leur salaire à la baisse.

S’ils décident de fuir, s’ils se blessent et ne peuvent plus travailler, ils n’ont plus de moyens de subsistance. Ayant rompu leur contrat de parrainage, ils sont également susceptibles d’être jetés en prison à tout moment. »

Plus de 90% des habitants sont étrangers


Recensement de la population qatarie en 2010 (Autorite qatarie des statistiques)

Au Qatar, un seul syndicat est autorisé et les étrangers en sont exclus. Problème : le Qatar comptait environ 1 450 000 habitants en 2010 dont 90% de citoyens étrangers. Un record mondial.



Recensement des non-Qataris en 2010 (Autorite qatarie des statistiques)

 

Pour Nabil Ennasri, auteur de « L’énigme du Qatar », ces travailleurs immigrés sont victimes d’une ségrégation.

« Certains jours, les week-ends notamment sont interdits aux immigrés dans les grands centres commerciaux, et ils vivent dans des “labour camps” en périphérie des grandes villes. »

Le Qatar ne s’est pas adapté à l’explosion du nombre de travailleurs

L’image que renvoient ces camps d’immigrés est un problème pour la monarchie, qui veut apparaître comme un modèle de développement dans la région.

Répondant à l’indignation de la communauté internationale, le gouvernement qatari a récemment fait construire le camp de Barwa El Baraha. Un prototype de ville nouvelle pour quelque 50 000 travailleurs immigrés.

« Mais la question législative et juridique et les conditions d’accueil et de transit des ouvriers ne bougent pas encore, alors que c’est précisément ce que demande la CSI », souligne Nabil Ennasri.

 

 

Reportage de CNN au Qatar

Pour notre analyste, le Qatar ne s’est pas adapté à l’explosion du besoin de travailleurs, ces quinze dernières années :

« L’Etat est suffisamment centralisé pour assurer ses obligations mais il est trop permissif et trop peu équipé. Il n’y a que 150 inspecteurs du travail pour une population de près de deux millions d’habitants et d’environ 600 000 ouvriers du bâtiment.

Ça devient donc une véritable loterie. Soit le patron respecte ses ouvriers, soit il les exploite. »

Le système du kafala

Dans un rapport publié en juin dernier, Human Rights Watch parle de travailleurs en conditions très précaires. Pour certains cas, « on peut clairement parler d’exploitation », dit Nicholas McGeeghan, fondateur de Mafiwasta, une association de défense des ouvriers dans le Golfe persique :

« Si tous les ouvriers présents au Qatar ne sont pas des travailleurs forcés, il est évident que le système en place permet voire facilite leur exploitation. »

Ce système qu’adorent les entreprises de BTP, c’est le « kafala ». Méconnu en Occident, il est pourtant l’une des clés de développement des monarchies du Golfe, explique le chercheur Gilles Beaugé :

« Pour s’installer ou travailler, tout étranger dans le Golfe, qu’il soit entrepreneur ou simple ouvrier, a besoin d’un “kafil” (sponsor) qui est à la fois le garant juridique de sa présence juridique dans le pays et un intermédiaire avec la société locale. »

Ce système permettait à la base de déléguer à la société civile le contrôle et la régulation de l’immigration. Mais le développement à grande vitesse du Qatar et ses voisins ne permet plus cette régulation. Les travailleurs immigrés se retrouvent à la merci de leur employeur, qui joue le rôle du garant, du parrain, et leur permet d’entrer sur le territoire.

Les organisations internationales alertent régulièrement le Qatar sur les dérives du « kafala » et appellent à son abrogation. Sa réforme, en 2009, n’est pas allée aussi loin qu’ils l’espéraient.

 


Des ouvriers sur un échaffaudage à Doha (Qatar), 1er octobre 2007 (Karim Jaafar/AFP)

« Le Qatar viole des traités internationaux qu’il a ratifiés »

Pour tous les spécialistes de la région interrogés, le Qatar viole le droit international. Nicholas McGeeghan :

« Le Qatar a signé le protocole international contre le trafic d’êtres humains de l’ONU. Il a aussi signé la Convention contre le travail forcé. En ne s’assurant pas de leur respect, le gouvernement qatari viole les traités internationaux qu’il a ratifiés. »

La CSI a discuté à de nombreuses reprises avec les dirigeants qataris. Sharan Burrow a rencontré deux fois le ministre du Travail, à Genève en juillet dernier plus lors du sommet climatique des Nations unies en novembre à Doha.
Tim Noonan, son porte-parole :

« Le Qatar s’est engagé plusieurs fois à faire évoluer sa loi du travail auprès de Sharan Burrow. Mais il n’ont jamais évoqué clairement la liberté d’association. »

D’autres organisations internationales ayant rencontré les responsables qataris se sont elles aussi vu promettre des avancées sur ce dossiers. Mais ces promesses sont restées lettre morte.

Il en va de même de la Fédération internationale de football.

Le 2 décembre 2010, la Fifa attribuait l’organisation de la Coupe du monde de football au Qatar. Une date historique : c’est la première fois qu’un pays arabe sera l’hôte d’une compétition internationale de cette envergure.

Mais si cette Coupe du monde au Qatar a une infime chance d’être annulée, ce sera du fait de l’enquête de l’Américain Michael Garcia sur les conditions de son attribution, pas parce que le droit international du travail est piétiné tous les jours sur les chantiers des stades.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:22

 

toudagou.dyndns.org/voyageurs.en-transition.fr

 

 

Construire l'utopie

Velatropa, permaculture et transition dans une mégapole

by  • September 26, 2013 

 

 

Sur des ruines situées en plein Buenos Aires, des activistes ont créé un centre expérimental écologique au cœur de la ville. Cette communauté cherche de nouvelles manières de vivre, basées sur les principes de la permaculture. Sur le béton, ils ont créé des potagers, des espaces verts, des maisons écologiques… Un espace largement ouvert au public, qui sème des graines de transition.

 

 

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:07

 

 

rue89.com

 

 

Avis de recherche 26/09/2013 à 11h24

Mais où sont passés les chômeurs non-réinscrits ?

Rémi Noyon | Rue89

 

Le refrain est connu depuis mercredi soir. La courbe du chômage s’inverse, mais c’est un recul en trompe-l’œil.

Après avoir annoncé la baisse, au mois d’août, de 50 000 chômeurs de catégorie A, le communiqué [PDF] publié mercredi par la Dares, le service des statistiques du ministre du Travail, prévient pudiquement :

« Les statistiques publiées ce mois-ci peuvent être affectées par une hausse d’une ampleur inhabituelle des sorties enregistrées pour cessations d’inscription pour défaut d’actualisation en août 2013. »

Et Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, de s’insurger sur Twitter.

77 500 personnes de trop

Tous les mois, les chômeurs sont tenus d’actualiser leur dossier. Par Internet, par téléphone ou sur les bornes disponibles dans certaines agences. Le but ? S’assurer que la personne en question cherche toujours un emploi.

Bien sûr, il y a toujours des oublis, des gens qui se démotivent ou, à l’inverse, qui trouvent un travail et oublient d’en informer Pôle emploi. Si bien qu’autour de 200 000 personnes sont radiées chaque mois des listes de Pôle emploi faute d’actualisation de leur situation. Un chiffre qui s’ajoute aux radiations administratives et aux arrêts de recherche (maladie, grossesse...).

Problème : au mois d’août, ce sont 277 500 chômeurs qui sont sortis des chiffres de cette façon. Soit 38,8% de plus qu’en juillet.

« Aucun incident identifié »

Pourquoi cette hausse soudaine ? La Dares n’a pas d’explications :

« A ce jour, aucun incident d’enregistrement dans le système d’information de Pôle emploi ou changement dans les modalités ou règles de la procédure d’actualisation de la situation du demandeur d’emploi n’a pu être identifié pour expliquer cette hausse. »

Ce jeudi matin, les supputations vont bon train. Cause la plus souvent citée : les vacances. Exemple avec La Dépêche du midi :

« L’été, période de vacances, est propice aux oublis ou retards dans l’actualisation de situation de la part des chômeurs. »

Sauf qu’en juillet, les sorties comptabilisées se trouvaient dans la moyenne. En allant fouiller dans le dossier complet publié par la Dares, on trouve un joli graphique sur lequel l’explosion est évidente, même par rapport aux étés précédents.


Courbe des sorties pour défaut d’actualisation (Dares)

 

Quelle explication ? Un bug informatique ? Ce n’est pas à exclure. Une riveraine, « Mme Irma », nous raconte ce jeudi matin :

« Je me suis actualisée début septembre à Pôle emploi et mi-septembre, j’ai reçu un SMS me disant que je ne m’étais pas actualisée. Donc je me suis actualisée une seconde fois. Je suis sûre que d’autres personnes ont reçu le même message et n’y ont pas fait attention. »

Si vous aussi vous avez reçu un tel SMS, merci de nous le signaler.

 

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 15:56

 

 

 

La Grèce qui lutte

Film-débat


Jeudi 3 octobre 2013 - 20h

Salle auditorium du Centre Pablo Neruda (Place Hubert Rouger) - Nîmes

Organisé par l'association ATTAC Nîmes et le Groupe Gard-Vaucluse de la Fédération Anarchiste


Une soirée consacrée à l'actualité des luttes et des alternatives sociales, économiques et contre-culturelles en Grèce.

 

A 20h (précises !): projection du film documentaire "Ne vivons plus comme des esclaves" de Yannis Youlountas (film tourné en 2013)

 

Et à l’issue du film, débat en présence :

 

- Du réalisateur du film Yannis Youlountas, également écrivain, poète et philosophe franco-grec collaborateur du journal Siné Mensuel, entre autres.


- De deux protagonistes des Espaces sociaux libres, animateurs d'une radio libre d'Athènes "Radio Entasi", investis dans le soutien et la défense des migrants attaqués par l'extrême droite, Mimi et Vangelis seront présents pour témoigner de la vie quotidienne à Athènes. Mimi et Vangelis apparaissent dans le film "Ne vivons plus comme des esclaves" présentant des pratiques de lutte anarchiste/antiautoritaire en Grèce et la création d'alternatives. Le débat suite à la projection sera d'autant plus intéressant avec eux.


Synopsis du film:

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : "Ne vivons plus comme des esclaves" (prononcer "Na mi zisoumé san douli" en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

Durée 1h29 / VF-VOSTF


http://www.france.attac.org/Auteurs/attac-nimes

http://www.fa-30-84.org/

 

 

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