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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 16:47

 

tvlanguedoc.com

 

Découvrez le reportage complet ici

Date : jeudi, 12 septembre 2013 - Durée : 52 :23 mn - Format Vidéo : HD

 

 

800 personnes devant la préfecture du Gard
Plus de 800 personnes ont manifesté vendredi 20 Août en début d'après midi devant la préfecture du Gard, à Nîmes contre l'exploration des gaz de schistes dans le bassin d'Alès.
Si les chiffres varient (un millier selon les organisateurs, 750 selon la police) la vidéo reste le maître mot …

La raison ?
La remise d'un rapport d'expertise indépendant commandé par le ministère de l'écologie. Controversé par les maires et les députés locaux, ce rapport conclut qu'une campagne d'exploration est nécessaire pour approfondir une meilleure connaissance géologique de secteur du Bassin d'Alès, qui recèle « des hydrocarbures de type huile lourde riche pouvant être exploités sans recours à la fracturation hydraulique ».

manifestationRéunion animée
Lors d'une réunion animée par le Préfet Hugues Bousiges, ce rapport d'expertise a été présenté par son auteur, le professeur de géologie Jean Paul Deroin, en présence de Fabrice Verdier, député du Gard, de Sabine Buis, député de l'Ardèche, de deux membres de la société Mouv'Oil et des maires Ardèchois et Gardois des communes * concernées par ce permis de recherche.
 
Environnement
L'expert revèle dans son rapport que " la campagne sismique projetée par la société Mouv'Oil est nécessaire à une meilleure connaissance géologique du bassin d'Alès et que la technique employée par cette compagnie, d'acquisition de données, par camion vibreur, ne présente aucun danger pour l'environnement.

Les expertises réalisées par les collectifs et les experts locaux ont visiblement été écartées du rapport final dixit l'hydro-géologue Joël Jolivet, maire de Tharaux (gard). Bagarre d'experts … le préfet compte les points et ne bouge pas.

Devant nos caméras, Max Bordenave, vice-président de l'exploration de Mouv'Oil, a confirmé devant des confrères journalistes " Nous ne cherchons pas du gaz de schiste ", terminant cette série de questions en ajoutant " La manifestation que vous avez dans la rue, ne nous concerne absolument pas ".

Rixes et bagarres aux portes de la préfecture
Des échauffourées entre des manifestants et de policiers de la B.A.C (Brigade Anti Criminalité) ont eut lieu pendant cette réunion.
Le préfet, les députés et les maires ont entendu de la salle de réunion, les clameurs de la bagarre provenant de la rue Bernard Aton.
Les forces de l'ordre de la préfecture sont venues prêter main forte à leurs collègues de la B.A.C qui tentaient d'arrêter un manifestant soupconné d'avoir tagué des boites aux lettres. Si certains ont tenté de calmer le jeu de part et d'autre, comme Jean-Louis Chopy, le porte parole du collectif Ardèchois, les policiers n'en n'ont pas tenu compte et repoussant à la main au début les manifestants, puis ont sorti leurs matraques télescopiques, frappant à la fin sans ménagement toute personne voulant s'interposer.

Si la préfecture du Gard déplorait dans la soirée, dans un communiqué de presse, que quatre de leurs fonctionnaires de police et un gendarme avaient été blessés, rien n'indique en revanche dans l'autre camp, la violence des coups de matraques en plein visage, sur les têtes, ou sur les mains et avant bras sanguinolants que les manifestants présents ont reçu. Les images du documentaire prouvant la véracité de nos écrits.

Suite à cette arrestation, la voiture de la B.A.C a subi des dégradations, deux pneux dégonflés (non crevés) et un capot moteur rayé.
Plusieurs maires restés au dehors sont venu calmer les manifestants en précisant que cela restait avant tout un combat pacifique.

Il est clair qu'il ne faut plus grand chose au début de l'automne pour que commence à l'orée des bois, une guérilla contre les pétroliers, au sein de notre garrigue et dans les creux de nos vallons cévenols.

Si les camions vibreurs viennent … ce sera le début d'un autre combat, celui du pot de terre contre le pot de fer.

A cela, les parlementaires Sabine Buis et Fabrice Verdier ont apporté la réponse du ministre … Messieurs les pétroliers … on ne bouge pas !  (Pour le moment …  !)

Quid Tempus


* Villages concernés (dans un premier temps)
Allègre, Barjac, Bessas, Beaulieu, Potelières, St André, St Denis, St Jean, St Privat, St Sauveur, St Victor, Rivières, Rochegude, Tharaux et Vagnas.
 
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:37

 

zad.nadir.org

 

Flash info du 16 au 22 septembre

mercredi 18 septembre 2013, par zadist

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel. Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone n’hésitez pas à nous contacter en appelant le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01

Jeudi 19 septembre

- On a reçu un message de soutien pour Décines suite à leur expulsion dans un climat de propos haineux et racistes sur les familles Roms accueillis sur le campement :

salut, si il faut que l’on tape fort empêchons que les rencontres de foot ne se fasse, agissons tous ensemble, dans toutes les villes, prenons les tracteurs et les fourches, faisons un barrage pour empêcher les cars des footballeurs visiteurs d’arriver à destination, nous sommes plus nombreux qu’eux. Revendiquons notre liberté de protèger la planète, stop aux grands projets inutiles !

date à définir ultérieurement pour agir tous ensemble.

A LIRE :

- Le COPAIN 44 rappelle sa détermination dans un communiqué suite à la décision de la commission européenne.

Mercredi 18 septembre

- Ce soir nouvelle soirée projection de flims à la Wardine à partir de 19h55.

- Retour sur la ZAD de Décines Où il est question des "guerriers" de NDDL. Ecoutez aussi ce politicien qui à la fin récupère la situation. on croit rêver !

- Ce matin 9h on nous a signalé un fourgon de gendarmes mobiles au nord de la ZAD au niveau de la Haie. Après vérification ils ne sont pas restés longtemps. Peu après deux fourgons étaient signalé au cimetière de Notre Dame. Merci à toutes les personnes vigilantes qui nous tiennent informés, notre meilleure protection contre une intervention c’est vous !


 

Le début de semaine est calme sur la ZAD. On scrute le monde extérieur et on attend sans grandes illusions les retours de la commission européenne sur le projet d’aéroport. Vous voulez savoir ce qu’est unE bureaucrate ? Regardez donc touTEs ces encravatéEs qui sont enferméEs dans leurs bureaux, qui ne daignent même pas se déplacer sur place et qui prétendent donner des avis compétents. Ha ! Ha ! Les pitres écologistes affirment que le projet ne verra pas le jour. Affirmer, sans agir, c’est tout ce qu’illes savent faire. Ayraut lui affirme le contraire même s’il reconnait que la construction a pris un peu de retard (merci qui ?). Quant au Préfet et au président du Conseil Régional ils continuent à éructer sur la méchanceté des opposantEs qui ne veulent pas discuter paisiblement et à s’insurger de leur radicalité.

 

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:04

 

reporterre.net

 

Vinci : le bétonneur de Notre Dame des Landes sévit à travers le monde

Nicolas La Casinière

mercredi 18 septembre 2013

 

 

 

 

Peu connu jusqu’à ce que la rébellion de Notre Dame des Landes le mette en lumière, le groupe Vinci est une multinationale comptant plus de deux mille filiales. Un livre retrace l’histoire et l’activité du n° 3 mondial du BTP.


 

Vinci ne s’attendait pas à une telle notoriété spontanée dans le bocage. A Notre Dame des Landes, le refus d’un aéroport - pour l’heure enlisé - s’est étendu aux grands chantiers inutiles, tout en portant sous les regards et les bombes à peinture le nom de Vinci. "Et son monde", disent les zadistes et les tritons des zones humides.

Mais Vinci, c’est qui ? S’il n’y a rien de Léonard dans ce géant transnational champion du CAC 40, la machine à profits brasse beaucoup d’oligarchie, un peu de qatari, et de la stratégie. Pinocchio lavant le béton plus vert que vrai. Une utilisation discrète mais efficace de la précarité, des sans papiers aux déchus par la crise...

Face à la responsabilité sociale de l’entreprise claironnée par les patrons de Vinci, mon petit livre dévoile le greenwashing, l’exploitation des salariés au ras du bitume, la mise en danger des ouvriers des route, le rôle des fondations pour l’image, la défiscalisation mais aussi le recrutement d’une main d’œuvre pas si facile à séduire, en puisant dans les associations d’insertion que Vinci subventionne...

La critique ultra libérale de l’Etat n’empêche pas s’en faire un client, grâce aux juteux partenariats public-privé, profitant du retrait de la puissance publique et d’un système qui instaure en système le pillage des usagers et des citoyens. C’est tout ça, Vinci.

Peu connu, né en 2000 seulement, ce numéro 3 du BTP mondial incarne une forme de capitalisme moderne. Mastodonte ? Oui et non. Le groupe joue la carte du géant international et se présente souvent comme un "réseau", et assemble une constellation de quelque 2 250 filiales, de toutes petites entreprises sans la moindre présence syndicale, et de plus grosses structures comme Eurovia, qui étale le bitume des routes, ou Sogea qui coule du béton jusqu’au sarcophage de Tchernobyl.

Vinci et son monde ? Des stationnements à péage, des autoroutes, des ponts payants, des aéroports au Cambodge, au Portugal, en France. Bientôt des TGV. D’autres chantiers sont plus célèbres, comme l’autoroute qui éventre la forêt de Khimki jouxtant Moscou. En juillet dernier, trois ONG, Sherpa, Russie-Libertés et Bankwatch network, ont déposé plainte en France pour « corruption d’agents publics étrangers » contre le géant du BTP, soupçonnant un appel d’offres truqué sur fond avec la complicité des politiques et des oligarques russes. Eaux troubles.

Jusqu’ici, pour connaître l’histoire des sociétés du groupe, on n’avait qu’une gros pavé publié en 2003 par l’entreprise elle-même, La trace des bâtisseurs, genre beau livre hagiographique à refiler à ses clients. Le passé trouble des entreprises qui composeront le groupe Vinci en 2000 y était quasiment passé à la trappe. Pas de trace des accusations de prédateur de guerre pendant la Première Guerre mondiale, discrète évocation des contrats de collaboration avec les Nazis pendant l’Occupation, vite évoqués comme des "épreuves surmontées". Les vérités sont moins avouables.

- Nicolas La Casinière raconte les secrets de Vinci dans : Les prédateurs du béton. Enquête sur la multinationale Vinci, éd. Libertalia, 160 p., 8€.


Source : Nicolas La Casinière pour Reporterre.

Photo : lexpansion.fr.

Lire aussi : Deux millions d’euros dans les poches du PDG de Vinci en 2012

 

 


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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 16:51

 

blogs.mediapart.fr

Gaz et huiles de schiste: le grand bluff

Le rapport "World Energy Outlook"  de l'AIE, l'Agence Internationale de l'énergie, publié fin 2012 a déclenché pléthore d'articles sur la prétendue indépendance énergétique des Etats-Unis en 2017. Le dernier en date, L'énergie change de maîtres ( Nouvel Observateur- 12 septembre 2013), annonce rien de moins que ceci "L'Amérique des forages innombrables recouvre son indépendance".  Dans cet article, finie la domination de monarchies pétrolifères, place à la production abondante, moins chère des nombreux forages de gaz et huiles de schiste sur le territoire américain.  Sans aucune nuance, ces articles sur un avenir glorieux des énergies non-renouvelables ne semblent apporter aucune réserve à cet optimisme. En contrepoint, l'article du Monde Diplomatique de mars 2013, Gaz de schiste, la grande escroquerie, soulève de sérieux doutes sur cette prétendue révolution et ce supposé nouveau partage énergétique mondial. Au lieu d'une Amérique lancée sur les rails d'une période de croissance et plus compétitive, l'auteur, Nafeez Mosadddeq Ahmed, voit plutôt une nouvelle bulle spéculative sur le point d'éclater. Le Nouvel Obs du 19 septembre 2013 publie l'interview de Timothy Mitchell, historien américain qui déclare:" Le gaz de schiste s'est transformé en un champ de spéculation fianancière pour les banques et les investisseurs privés. Après l'effondrement du marché des crédits hypothécaires, les financiers étaient en quête d'un nouveau terrain de chasse. [...]. Comme les profits escomptés risquent de ne pas être au rendez-vous, il faut s'attendre à une série de banqueroutes, fusions et rachats ;.. qui feront autant de commissions pour les banques.". Sans commentaires. 

D'abord, selon un article du New York Times du 25 juin 2011 " Insiders sound an alarm amid a natural gaz rush": "l'extraction du gaz de schiste pourrait se révéler moins facile et plus coûteuse que ce que prétendent les compagnies comme l'indiquent des centaines de courriers et documents échangés par les industriels ainsi que les analyses des données recueillies sur plusieurs milliers de forages". D'autre part la revue Petroleum review ,principale publication de l'industrie pétrolière britannique, met en doute la fiabilité et la durabilité des gisements de gaz de schiste américains. (Source: Ruud Weijermars et Crispian Mc Credie/ Petroleum Review/ janvier 2011). Depuis que la SEC, commission de contrôle des marchés financiers, autorise les compagnies à chiffrer le volume de leurs réserves selon leur bon vouloir, de telles annonces sont soumises à caution.

Ensuite, sur un plan strictement économique, il n'est pas certain que l'exploitation des gaz de schiste soit rentable à long terme. Le rendement d'un forage chute brutalement de 60 à 90% au terme de la première année.

Enfin, les spécialistes des placements financiers, qui n'ont que le tiroir-caisse pour seul horizon, sont parfaitement conscients de la formation d'une bulle spéculative. Selon Wolf Richter, dans Business Insider ( 5 juin 2012):  "L'extraction dévore le capital à une vitesse étonnante, laissant les exploitants sur une montagne de dettes lorsque la production s'écroule. Pour éviter que cette dégringolade n'entame leurs revenus, les compagnies doivent pomper encore et encore, en compensant les puits taris par d'autres qui le seront demain. Hélas, ce schéma se heurte à un mur, celui de la réalité".

Rex Tillerson, Pdg d'Exxon Mobil, a tenu le 27 juin 2012, un discours réaliste et peu optimiste: " On est tous en train d'y laisser notre chemise. On ne gagne plus d'argent. Tout est dans le rouge. "( Source : Wall Street Journal)

"Pour obtenir les sommes astronomiques nécessaires au forage très spécifique du gaz de schiste, les producteurs ont du emprunter à des conditions complexes et exigeantes"  précisait l'analyste John Dizard dans le Financial Times le 6 mai 2012.

Au final, l'illusion d'une quelconque prospérité due à la découverte de gaz et huiles de schistes ne tient pas face aux énormes contraintes financières et une bulle artificielle est en train de se créer.

 

Pour aller plus loin:

Un résumé  en français du rapport de l'AIE ( Agence Internationale de l'énergie)

Article du Monde Diplomatique (mars 2013)  Gaz de schiste , la grande escroquerie

Article du Nouvel Obervateur du 12 septembre 2013, soutenant la thèse d'une Amérique du Nord indépendante en 2017 sur le plan énergétique:  L'énergie change de maitres

Article plus complet sur le blog Humeurs numériques

 

 

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 16:16

 

marianne.net

 

Les élus locaux face aux géants de l’assainissement

Jeudi 19 Septembre 2013 à 15:00

 

Bruno Rieth

 

Face aux multinationales privés du traitement de l’eau et des déchets, certains élus locaux semblent désarmés pour leur tenir tête. Entre opération de séduction, lobbying et pression, ces groupes ne reculent devant rien pour gagner la bataille des marchés publics. Des élus racontent.

 

PRM/SIPA
PRM/SIPA
« C’était le pot de terre contre le pot de fer ». Voilà en quelques mots comment résume Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, sa relation avec une filiale de Veolia. Engagé durant des années dans un combat pour la fermeture de la décharge de la Glacière, située dans le sud-est de la France, il garde un goût amer de cette expérience et du rôle tenu par les représentants de l’Etat. Pour lui, les différents préfets « se sont fait vérolés par des intérêts privés (Veolia) et en l’absence de solution alternative et par facilité, ils se sont arrangés de cette situation ». Situation si dérangeante que cette décharge fait l’objet d’un documentaire -Super Trash de Martin Esposito - qui dénonce sa gestion et son impact sur l’environnement.

En 2000, alors qu’il est maire de Villeneuve-Loubet, il apprend que l’entreprise veut ouvrir une décharge sur sa commune. « Ils avaient réussi à convaincre le préfet de faire une nouvelle décharge pour suppléer à la fermeture de celle de Jas de Madame ». Malgré ses nombreuses protestations dues aux risques de pollution et les réserves émises par la commissaire enquêtrice, le préfet décide d’en imposer l’ouverture et d’attribuer son exploitation à la société Sud-Est Assainissement. « La préfecture a préféré se fier au travail d’un ingénieur hydrogéologue proche de Veolia. A l’époque j’avais fait faire une contre-expertise par un cabinet indépendant qui démontrait que le site n’était pas du tout approprié à cause des risques de pollution du milieu naturel et des nappes phréatiques ».

Outre ce passage en force, c’est le soutien inébranlable des différents préfets qui vont se succéder jusqu’à la fermeture de la décharge qui choque le plus le député des Alpes-Maritimes. « Je suis très déçu par le comportement de l’Etat en la matière. L’exploitation a été hors la loi durant des années et cela avec son aval et malgré les nombreux recours entrepris par les associations et la municipalité. Si l’exploitant avait pu mettre la commune dans la décharge, il l’aurait fait et avec l’appui de l’Etat en plus ». Selon Lionnel Luca, le soutien de la préfecture à la filiale de Veolia serait même allé bien plus loin :

« A un moment j’étais dans le collimateur d’un des préfet qui a cherché à m’isoler et à me tuer politiquement en poussant certains vieux amis à se présenter contre moi. Je me suis retrouvé bien seul dans la région ». Après neuf ans d’exploitation, la décharge est finalement fermée en 2009 de manière anticipée. Mais les questions demeurent sur la position de l’Etat. Pour l’ancien maire de Villeneuve-Loubet « la question d’un recours contre l’Etat se pose ».

Des cabinets noirs au service des multinationales

Si ces grands groupes semblent pouvoir compter sur l’appui de l’Etat dans certaines circonstances, ils n’hésitent pas à passer à des moyens plus directs lorsqu’ils se sentent menacés. C’est le cas de la lyonnaise des eaux (Groupe Suez environnement) qui, comme l’avait révélé Marianne, mandata un cabinet de lobbying, pour déstabiliser Gabriel Amard, Président PG d’une communauté d’agglomération.

Son tort ? Avoir décidé de créer une régie publique de l’eau pour sortir de l’emprise de la gestion privée. « La libre administration des collectivités territoriales permet à un élu ou à un groupe d’élus de développer un outil public pour gérer la question de l’eau mais aussi des déchets. C’est pourquoi j’ai décidé de ramener dans le giron public la gestion de l’eau ». A la tête de la communauté d’agglomération « Les lacs d’Essonne », l’élu du Parti de gauche, décide en 2010, après une votation citoyenne, de sortir du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) et de créer une régie publique pour soulager le portefeuille de ses administrés.

Cette perspective de voir filer des bénéfices en moins pousse alors la branche régional Ile-de-France Sud de la lyonnaise des Eaux à se tourner vers Vae Solis, un « cabinet de conseil en stratégie de communication et gestion de crise ». Le cabinet se propose alors de « discréditer » la communication du président de la communauté d’agglomération auprès « des élus locaux, départementaux et régionaux ainsi que des acteurs institutionnels de la gestion de l’eau et des médias ».

L’officine, en plus de produire des informations et éléments de langage aux opposants au projet de régie, est allée jusqu’à créer un blog censé être alimenté par un simple citoyen de Viry-Chatillon pour déboulonner le projet de l’élu. « J’ai eu la preuve sous le nez qu’ils sont capables de tenter de déstabiliser des élus, de les casser politiquement quand on se met en travers de leur chemin », nous confie Gabriel Amard.

« Ces grandes entreprises se font énormément d’argent avec les deniers publics. Moi, j’ai décidé de leur couper le robinet et de ne plus leur confier la gestion de l’eau. J’ai tapé là ou ça fait mal, c’était ma responsabilité d’élu. » Et avec un brin de satisfaction dans la voix d’ajouter : « On a fait la démonstration que c’est possible. Que l’on peut sortir de la logique de la gestion opaque de l’eau par les géants du privé. Il faut que les citoyens utilisent les élections municipales pour mettre un grand coup de balais ».

Coïncidence ou non, les deux pilotes de Vae Solis baignaient dans la sphère politique. Le premier est depuis passé par le cabinet d’un ministre de Hollande avant de rejoindre les équipes de la Banque publique d’investissement (BPI), le second étant l’un des animateurs d’un rassemblement issu de l’UMP.

De l’activité de lobbying intensive…

Car pour espérer profiter de la manne des marchés publics, les multinationales françaises de l’eau et des déchets se doivent d’entretenir les meilleures relations avec le monde politique. « Veolia et Suez approchent tous les élus et tentent de créer des liens particuliers avec eux », s’étouffe Jean-Luc Touly, pourfendeur infatigable de   de l’eau.

Cet hyperactif multiplie les casquettes : cadre de Veolia -accusé de « diffamation » par son employeur, viré en 2006 puis réintégré en 2010- délégué syndical, Conseiller régional EELV, conseiller municipal de Wissous (Essone), responsable de l’Association pour un contrat mondial de l’eau (Acme), membre de l’association Anticor, Jean-Luc Touly a passé ses dix dernières années à alerter l’opinion publique et les autorités compétentes sur les pratiques de ces grands groupes. « Ce lobbying se fait dans les couloirs de l’Assemblée, dans les colloques organisés par ces entreprises ou par les petites attentions envers les décideurs publics. Pour arriver à leur fin, ils embauchent un maximum de collaborateurs ou d’anciens élus, profitant ainsi de leurs carnets d’adresses dans le monde politique ».

On retrouve, entre autres, dans le groupe Suez, Benjamin Fermiot, ancien Directeur de cabinet de François Bayrou et conseiller régional d’Ile-de-France mais aussi Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d’Etat au Commerce extérieur et Senior Advisor depuis 2011. Chez Veolia, on croise au pôle des Affaires européennes un certain Rainier d’Haussonville passé par les cabinets de Dominique de Villepin aux affaires étrangères puis à Matignon. L’ancien Premier Ministre fera d’ailleurs un bref passage dans l’entreprise en tant que « VRP de luxe ». Dans les couloirs de l’entreprise on nous assure que ces pratiques sont d’un autre temps, « héritage de l’air Proglio ». Depuis l’arrivé d’Antoine Frérot à la tête de Veolia, la direction chercherait à pousser ce genre de profil vers la porte…

« L’autre méthode pour s’attacher les faveurs des élus est de multiplier les colloques avec des diners dans les meilleures restaurants aux frais de la princesse bien sûr ou encore des déplacements tous frais payés pour aller visiter telle installation novatrice dans des lieux souvent très agréables » raconte le conseiller régional EELV. Autre rendez-vous incontournable, le Congrès des maires qui se tient une fois par an à Paris, Porte de Versailles. « C’est au stand de Veolia qu’il y a souvent le plus d’élus que l’on voit jouer des coudes pour avaler un maximum d’huitres, de foie gras ou de champagne » nous explique Jean-Luc Touly en mimant la scène le sourire aux lèvres. « Etrangement, j’ai tenté de faire une belle photo de famille une fois en amenant des caméras filmer le stand. Mais dès que les élus ont vu l’équipe de tournage ils se sont tous écartés pour ne pas se retrouver dans le champs de l’objectif. »

Un autre moyen efficace serait de multiplier les subventions et les dons aux différentes associations environnementales ou de faire de l’entrisme dans les agences régionales de protection de l’environnement précise l’élu Vert « On retrouve Veolia et Suez un peu partout dans le giron des associations comme par exemple France Nature Environnement. Ça permet d’améliorer son image et de pouvoir prévenir ou dégonfler des initiatives qui pourraient être mauvaises pour le « système ». Un exemple de cette politique, c’est de retrouver Jean-Vincent Placé à la remise de la Légion d’Honneur d’un cadre de Veolia par André Santini ».

Effectivement, le 26 septembre 2012, le député-maire André Santini, président du Syndicat des Eaux d’Ile-de-France dont le délégataire n’est autre que Veolia, a remis la Légion d’honneur à Michel Plasse, Directeur de Veolia Eau en présence du sénateur d’Europe Ecologie Les Verts. On peut imaginer que les deux hommes se sont connus par le biais de l’Agence régional pour la nature et la biodiversité en IDF (Natureparif), Jean-Vincent Placé en étant le premier Vice-président et Michel Plasse ayant figuré dans le conseil d’administration.

…Aux pressions plus directes

Mais le ton peut aussi vite monter lorsque les élus ne veulent pas jouer le jeu des multinationales. Jacques Drapier, ancien maire de Neufchâteau en a fait la désagréable expérience : « Ils ont d’abord essayé de m’acheter, puis ils m’ont menacé ». En 1989 lorsqu’il est élu maire, il décide de reconduire le contrat de gestion de l’eau de sa commune avec une filiale de Veolia et de privatiser l’assainissement : « Je me voulais pragmatique, c’était une solution comptable qui me paraissait la plus simple ».

Au bout de quelque temps les relations avec l’entreprise se dégradent. L’élu se rend compte que la gestion de l’eau se fait dans la plus grande opacité et qu’à chaque fois qu’il demande des comptes on lui demande de passer son chemin. « La Compagnie des eaux de l’ozone (Veolia) était tenue contractuellement de me fournir un bilan comptable annuel et de me communiquer les prévisions sur le prix de l’eau. Ce qu’il ne faisait pas. Et quand je tentais de m’informer, on me renvoyait toujours à plus tard. A ce moment-là, j’ai compris que je ne contrôlais plus rien » se souvient-il.

Jacques Drapier fait alors appel à un expert indépendant, ancien cadre de Veolia, pour réaliser un audit de la gestion de l’eau. Le verdict est sans appel. La compagnie surfacture allégrement le prix de l’eau sans qu’aucune justification d’investissement puisse être apportée. L’idée de se priver des services de Veolia commence à faire son chemin : « Après avoir eu une vue d’ensemble de l’impact de cette privatisation, j’ai fait part à l’expert que je souhaitais casser le contrat d’affermage (délégation) pour municipaliser l’eau. Il m’a alors dit : très bien, mais ce sera David contre Goliath ! ».

Le maire annonce à Veolia son intention de municipaliser l’eau. Des discussions s’engagent alors entre lui et le staff de l’entreprise. C’est durant l’une des réunions de conciliation que la situation va déraper. « Alors que je suis dans mon bureau, un des membres de l’équipe de direction de Veolia entre sans frapper et s’installe tranquillement. Il m’explique qu’il serait bien pour tout le monde de trouver une solution rapidement. Il me fait remarquer que ma commune manque cruellement de vie culturelle et évènementielle et que son entreprise est prête à jouer les mécènes pour acheter des œuvres d’art et subventionner un colloque sur l’eau par exemple. Voyant que je ne réagis pas, il me fait comprendre que je pourrais éventuellement bénéficier de certaines faciliter personnelles. » L’élu coupe court et décide de rompre les négociations « et d’aller devant les tribunaux s’il le faut ».

En triple off, des cadres de Veolia environnement nous expliquent un peu gênés, qu’au niveau du groupe il est difficile de contrôler tout ce qui se passe localement et que ce genre de dérapage peut arriver… Mais que depuis que la direction a changé, ce genre de pratiques n’est plus monnaie courante : « Il n’est plus possible pour un élu de se faire construire une piscine en échange de contrats »

Après être passé en régie municipale en 2001 puis en régie autonome en 2004, la facture d’eau à baisser de plus de 25 % et en six ans la municipalité de Neufchâteau aurait réalisé 5,4 millions d’économies et financer 6,5 millions de travaux. Après plusieurs années de procédure, la commune a été condamnée à verser à la Compagnie des eaux de l’Ozone, filiale de Veolia, un 1,2 million d’euros pour la résiliation en 2001 du contrat de gestion. Veolia réclamait un peu plus de 7 millions d’indemnités. Mais selon l’ancien Maire de Neufchâteau « la facture sera indolore car nous avons prévu le coup, mais surtout, nous avons su ne pas nous laisser faire par ces nouveaux grands seigneurs ». Contacté par Marianne, Suez et Veolia n’ont pas souhaité réagir.
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 16:06

 

marianne.net

 

Foutage de gueule : les banques écrasées par le fisc

Jeudi 19 Septembre 2013 à 05:00

 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

 

Illustration - ANTONIOL ANTOINE/SIPA
Illustration - ANTONIOL ANTOINE/SIPA
Plus c‘est gros plus cela passe. A quelques jours de l’examen de la loi de finances pour 2014, les lobbies sont de sortie. Et celui des banques, l’un des plus influents, vient de réussir un gros coup en s’offrant la une du Monde Eco&Entreprise : « Le ras-le-bol fiscal des grandes banques françaises ».

Au centre de l’argumentaire, le rapport du Conseil des prélèvements obligatoire (CPO) de janvier dernier, intitulé « la pression fiscale dans le secteur financier » d’où sont extraits les fameux 8 milliards supplémentaires qui leur seraient demandés.

 

Eric Dussoubs, directeur adjoint de la banque HSBC.
Eric Dussoubs, directeur adjoint de la banque HSBC.
Mais ils pourraient carrément mal le prendre en apprenant que non seulement ce chiffre de 8 milliards est faux mais surtout qu'Eric Dussoubs l’auteur du rapport public a depuis été particulièrement remercié puisqu’il a quitté la Cour des comptes pour prendre le poste de directeur adjoint de la banque HSBC. Les ménages qui savent déjà que la « pause fiscale » ne les concerne pas avant 2014, voir 2015 comme l’a rectifié le Premier ministre apprécieront.
 
Lors de la sortie du rapport, Marianne avait relaté les bisbilles au sein du CPO sur le chiffrage délirant de 8 milliards d’euros de prélèvement supplémentaires pesant sur les banques « Pour mieux masquer la faiblesse des hausses de prélèvements ciblant les banques, le CPO met dans le même sac les banques et les assurances. Résultat : sur les 7,35 milliards d'augmentation qu’évoque le rapport, la moitié provient de la taxation sur les mutuelles de santé ! », avait tonné dans nos colonnes le chercheur à l’Office français des conjonctures économiques, Henri Sterdyniak,  qui siège au CPO. Bref, si la finance paye, ce sont bien les mutuelles qui sont mises à contribution (donc nos futures cotisations) quand les banques elles payent peanuts.

L’homme avait failli s’étouffer de rage lors de la présentation du rapport : « C’est un mauvais travail. Il y a au mieux un biais théorique, au pire une partialité idéologique. » Le son de cloche est peu ou prou le même du côté de deux universitaires qui ont planché pour le compte du CPO, et dont le travail a été publié en annexe du fameux rapport. Jézabel Couppey Soubeyran et Gunther Capelle-Blancard ont eux calculé le taux d’imposition réel des banques françaises.

Et leur résultat est détonnant : entre 2002 et 2009 (dernière année pour avoir des comparaisons internationales), nos banques commerciales, c’est à dire BNP Paribas et la Société Générale se sont acquittées d'un impôt sur leurs bénéfices de… 8% ! Sur la même période, les établissements financiers allemands ont, eux, craché un impôt de plus de 50%, les américains et les anglais de plus de 30%, les danois et les italiens de plus de 25%. C’est bien simple : seule l’Autriche, qui taxe ses banques à 10%, a fait pire que nous dans l’OCDE... Là bas, la faible imposition de la finance est quasiment une tradition nationale puisqu'entre 1988-1994, elle n'était que de 13 %. Or, la France à cette même époque, avait un taux de 35 %. On voit que le ras-le-bol fiscal des banques est tout relatif… 
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 15:14

 

 

rue89.com

 

Antifa 18/09/2013 à 11h42

Grèce : les manifs antifascistes virent à l’affrontement

Aurélie Champagne | Journaliste Rue89

 

 

 

Le rappeur grec Pavlos Fyssas, connu sous le nom de scène Killah P, a été tué par un militant néonazi affilié à l’Aube Dorée, dans la nuit de mardi à mercredi à Athènes, devant un café d’un quartier populaire du Pirée. L’annonce de sa mort a jeté la stupeur en Grèce.

 

Max Gyselinck @MaxGyselinck

People paying tribute to murdered leftist hip hop singer Pavlos Fysas by Golden Dawn supporter. pic.twitter.com/uXUrykP5GV

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L’artiste, connu pour son engagement dans le mouvement antifasciste, est décédé dans la nuit à l’hôpital de Tzanio, des suites de ses blessures à l’arme blanche. Ses obsèques ont eu lieu ce jeudi.

Affrontements entre antifas et policiers

Alors qu’une partie du service public était en grève et défilait calmement ce mercredi dans plusieurs villes grecques pour protester contre la réforme de l’administration et l’austérité budgétaire qui touchent de plein fouet les fonctionnaires, des manifestations antifascistes se sont organisées en mémoire du rappeur.

Sur les lieux du drame à Athènes (5 000 personnes selon un photographe de l’AFP) mais aussi à Salonique (environ 6 000 manifestants) et Patras, les manifs ont rapidement tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Une foule de vidéos témoignent de la violence des heurts.

 

 

 

Heurts à Athènes, le 18 septembre 2013

 

Heurts à Athènes, le 18 septembre 2013

 

A Athènes, des renforts de police ont contenu tant bien que mal les débordements, selon l’agence de presse grecque ANA. A Salonique et Patras, la police a répliqué aux jets de pierres et de bouts de bois par des tirs de gaz lacrymogène.

 

Grrrl in Athens @RegularGrrrl

From today's 18/9 protest in Athens, Keratsini pic.twitter.com/BuTENnYz4C

Voir l'image sur Twitter

 

Nikos Smyrnaios, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication (en France), s’inquiète sur son blog d’une « escalade possible » et relaie une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux depuis cette nuit, témoignant, selon son auteur, de l’infiltration de policiers en civil et militants d’extrême droite dans les cortèges.

 

 

 

Vidéo postée dans la nuit de mercredi à jeudi

« Quinze à vingt fascistes »

Pour rappel, le site indépendant EnetEnglish rapportait ce mercredi qu’« un groupe de quinze à vingt fascistes, portant des T-shirts noirs, des bottes et pantalons militaires, déployés » dans la rue, aurait hélé le rappeur de 34 ans, qui se promenait alors avec sa petite amie et un autre couple.

L’agresseur présumé a été appréhendé peu après par la police, selon l’AFP. Après avoir sommé sa femme de jeter sa carte du parti, retrouvée peu après par la police, l’homme de 45 ans a reconnu appartenir au parti néonazi de l’Aube dorée (7% des suffrages aux dernières législatives) et avoir agi avec un motif politique.

Le parti fasciste, connu pour ses attaques racistes et dont plusieurs députés sont poursuivis pour violence, dément toute implication. Mais avoir nié l’affiliation du meurtrier au mouvement, il a fini par la reconnaître.

 

 

Morceau de Killah P

Dans un climat social extrêmement tendu, Petros Constantinou, leader du parti anticapitaliste Antarsya, dénonçait peu avant sur la radio Skai la passivité des agents de police présents non loin des lieux de l’altercation, passivité confirmée par un témoin de la scène, dont la version des faits a été relayée sur le site indépendant Okeanews.

 


Le rappeur grec Killah P (@ISakellariadis Via Twitter)

 

Empêcher les « descendants des nazis d’empoisonner la vie sociale »

Le président Carolos Papoulias appelle au calme :

« J’en appelle à un réveil social et institutionnel, à la volonté politique de lutter contre cette ignominie. Nous avons tous le devoir de ne pas laisser les portes ouvertes au fascisme. »

Très attendu par l’opinion parce qu’il avait renvoyé les extrêmes dos à dos lors d’une prise de parole antérieure au meurtre, le premier ministre Antonis Samaras est intervenu à la télévision à la mi-journée :

« Le gouvernement est déterminé à ne pas permettre aux descendants des nazis d’empoisonner la vie sociale, de commettre des crimes, de provoquer et de miner les fondements du pays qui a fait naître la démocratie. »

Pour l’instant, aucune mesure concrète n’est annoncée pour concrétiser la détermination du gouvernement.

Daniel Cohn-Bendit réagit

De son côté, le chef du groupe des Verts au parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, appelle à une révision globale de la politique européenne et à l’interdiction d’Aube dorée, « menace mortelle pour la démocratie grecque » :

« Il faut que l’Union européenne comprenne, après l’assassinat commis par Aube dorée, qu’un changement radical de la politique européenne en Grèce est nécessaire. Face à une population désespérée, l’émergence d’un fascisme meurtrier menace non seulement la stabilité de la société grecque, mais aussi de l’UE. Ce meurtre abject ne fait que renforcer la décomposition sociale en Grèce. Il est temps que nous, Européens, nous nous réveillions avant qu’il ne soit trop tard. [...]

Il faut que le gouvernement réagisse vigoureusement en arrêtant le coupable, et en étudiant sérieusement la possibilité d’interdire Aube dorée, écartant le risque de toute complaisance avec une organisation meurtrière. »

A l’instar de Bruxelles, une manifestation antifa s’esquisse ce jeudi, place Saint-Michel à Paris, à l’endroit symbolique du premier rassemblement survenu après la mort de Clément Méric, auquel celle du rappeur grec fait immanquablement penser.

 

 

 

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 16:12

 

liberation.fr

 

 

Ecologie: des «lanceurs d’alerte» dénoncent leur éviction du dialogue

AFP 17 septembre 2013 à 18:27

 

 

 

(De gauche à droite) Les députés européens Yves Cochet (EELV) et Corinne Lepage (Cap 21), les sénatrices Leila Aïchi (EELV) et Chantal Jouanno (UDI), et l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho lors d'une conférence de presse, le 17 septembre 2013 à Paris(De gauche à droite) Les députés européens Yves Cochet (EELV) et Corinne Lepage (Cap 21), les sénatrices Leila Aïchi (EELV) et Chantal Jouanno (UDI), et l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho lors d'une conférence de presse, le 17 septembre 2013 à Paris (Photo Fred Dufour. AFP)

 

Des associations de «lanceurs d’alerte» sur la santé et l’environnement, soutenues par Delphine Batho et trois autres anciens ministres de l’Environnement, ont dénoncé mardi leur «éviction» du dialogue environnemental.

A trois jours de la 2e conférence environnementale, organisée vendredi et samedi, le collectif Rassemblement pour la planète a notamment dénoncé la non représentation de ses associations membres au sein d’une nouvelle instance de concertation installée la semaine dernière par le ministre de l’Ecologie Philippe Martin.

«On est scandalisés (...). Une fois encore, les lobbies ont gagné. Ce n’est pas seulement le Rassemblement pour la planète qui a été évincé, c’est toute la sphère environnement-santé», a estimé Nadir Saïfi, vice-président d’Ecologie sans frontière, l’une des ONG de ce collectif comprenant des petites associations spécialisées: Générations futures (pesticides), Réseau environnement santé (RES, santé en général), Robin des toits (ondes électromagnétiques) ou Sea Shepherd (biodiversité marine).

Le collectif, qui entend dès lors ne pas participer à la conférence environnementale ouverte vendredi par le président François Hollande, réclame donc une place au sein de ce nouveau Conseil national sur la transition écologique (CNTE), dont la composition a été publiée le 11 septembre au Journal officiel.

«La santé environnementale est la première préoccupation des Français quand on leur parle d’écologie, on a besoin des associations qui portent ces combats», a déclaré l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho (PS), se disant «certaine que Philippe Martin va avoir à coeur de résoudre ce problème».

L’ex-secrétaire d’Etat à l’Ecologie du gouvernement Fillon, Chantal Jouanno (UDI), a appelé à «tenir compte des petites voix», qui «ont parfois raison avant les autres». Deux ex-ministres, Yves Cochet (EELV) et Corinne Lepage (Cap 21), étaient également présents lors de cette conférence de presse en soutien aux ONG.

Le CNTE est présidé par le ministre de l’Ecologie et compte 50 membres: les syndicats, le patronat, les ONG environnementales, les associations (chasseurs, économie sociale, consommateurs), les parlementaires et les collectivités territoriales auront chacun huit représentants.

Les huit ONG environnementales retenues sont France Nature Environnement (FNE), la Fondation Nicolas Hulot (FNH), la Ligue de protection des oiseaux (LPO), les Amis de la Terre, Humanité et Biodiversité, le Réseau Action Climat (RAC), le WWF ainsi que Surfrider Foundation Europe.

AFP

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 16:03

 

television.telerama.fr

 

 

Synopsis de l'émission

La part de l'alimentation dans le budget des ménages français a baissé d'un tiers en cinquante ans. Cette pression à la baisse sur les prix de l'alimentation a-t-elle un coût social pour les travailleurs de cette filière ? Pendant huit mois, le journaliste Wandrille Lanos et la rédaction ont enquêté sur les conditions de travail dans l'agroalimentaire. En partant des allées des supermarchés, pour remonter jusqu'à la main d'oeuvre qui récolte, ramasse ou pêche pour les consommateurs, ils ont découvert un monde où l'exploitation est la règle. Au coeur de l'Union européenne, les salaires ne sont pas conformes au droit du travail, les conditions d'exploitation sont proches de l'esclavage.

 

La critique TV de télérama du 14/09/2013

On aime beaucoup

« Vivons mieux, vivons moins cher » ; « Les prix bas, la confiance en plus ». Les enseignes de supermarchés l'affichent fièrement : en venant faire nos courses chez elles, on peut avoir le beurre et l'argent du beurre ; à savoir, un ticket de caisse allégé sans pour autant brader notre bonne conscience. Trop beau pour être vrai. Car la réalité que dévoile ce numéro de Cash investigation consacré au coût social des prix bas se révèle autrement moins vendeuse.

 

 

 

Partant de Rungis, Wandrille Lanos commence par s'intéresser à la filière du brocoli. Son enquête le mène dans les Pouilles, région agricole du sud de l'Italie où l'on n'épuise pas que la richesse du sol. Là-bas, de pauvres hères, immigrés illégaux pour la plupart, suent sang et eau dans les champs (de brocolis mais aussi de tomates) à longueur de journée, s'entassant la nuit dans des bidonvilles. On nomme caporalato ce mode d'exploitation — c'est le cas de le dire — agricole et mafieuse, face auquel la justice italienne se trouve globalement impuissante, malgré quelques coups de filet retentissants.

Sommés de s'expliquer sur les pratiques de leurs fournisseurs, les responsables d'enseignes de la grande distribution oscillent entre fins de non-recevoir, manoeuvres dilatoires et velléités d'action. Et le scandale de l'esclavage moderne ne touche pas que les cultures maraîchères. Preuve en est, la séquence tournée à bord d'un chalutier coréen arraisonné par la marine guinéenne, qui montre un système proche de celui constaté en Italie. Interrogée dans son bureau à Bruxelles, la commissaire européenne en charge de la pêche, Maria Damanaki, ne peut que reconnaître son impuissance.

Emilie Gavoille

Informations détaillées

Genre : Magazine d'information
Présentateur : Elise Lucet

Prochaines diffusions TV de l'émission Les récoltes de la honte


mercredi 18 septembre de 22:25 à 23:55 sur France 2 Ajouter ´ mes alertes inédit "en clair"
Showview : 9889654
voir dans le programme TV 16/9 -TP

 


samedi 21 septembre de 00:25 à 01:55 sur France 2 Ajouter ´ mes alertes rediffusion
Showview : 2079179
voir dans le programme TV 16/9 -TP

Voir toutes les prochaines diffusions

 

 

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 15:44

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 18.09.2013 à 15h03 • Mis à jour le 18.09.2013 à 16h27

 

La Caisse d'épargne condamnée pour "publicité mensongère" pour six de ses placements

 

 

Une agence de la Caisse d'épargne à Paris.

 

La Caisse d'épargne a été condamnée mercredi 18 septembre par la cour d'appel de Lyon à 100 000 euros d'amende pour "publicité mensongère" concernant six de ses placements, visés par une multitude de procédures en France.

En première instance, la banque avait écopé d'une amende de 40 000 euros, infligée à la fin 2012 par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne à la Caisse d'épargne Loire-Drôme-Ardèche (Celda), pour une quinzaine de dossiers.

Peine que l'avocate générale, lors de l'audience d'appel le 3 juillet, avait estimé "adaptée", tandis que la défense avait plaidé la relaxe au motif que le dépliant publicitaire qui faisait la promotion des placements de la banque ne comportait aucune information erronée.

 

PREMIÈRE SANCTION PÉNALE POUR "PUBLICITÉ MENSONGÈRE" 

Cet arrêt reste la seule condamnation au pénal liée à cette gamme de placements, baptisée Doubl'Ô. Toutes banques confondues, c'est aussi la première sanction pénale pour "publicité mensongère" visant un produit d'épargne.

Commercialisés entre 2001 et 2002 auprès de 266 547 souscripteurs, les six produits Doubl'Ô et Doubl'Ô Monde laissaient espérer un doublement du capital "en toute sérénité", selon la plaquette publicitaire diffusée à l'époque. Mais, six ans plus tard, certaines des actions de référence de Doubl'Ô ayant perdu plus de 40 %, les investisseurs avaient juste récupéré leur capital, amputé des frais bancaires.

"La Caisse d'épargne aurait dû depuis longtemps indemniser les souscripteurs de Doubl'Ô Monde. Ne l'ayant pas fait, elle subit aujourd'hui une condamnation qui entache gravement sa réputation", ont commenté Mes Daniel Richard et Hélène Feron-Poloni, avocats de plusieurs parties civiles.

Selon eux, "il est encore temps" pour la banque "de faire amende honorable en proposant de réparer les préjudices subis par ses clients".

Parallèlement à la procédure visant la Celda, les différentes Caisses d'épargne font l'objet d'une série d'assignations au civil et d'une procédure pour sanction auprès de l'Autorité des marchés financiers, instruite en appel par le Conseil d'Etat.

 

 

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