Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:42

 

 

LES BLOGS

Quel impact environnemental se cache dans notre garde-robe?

 

 

 

A l'occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des déchets (du 19 novembre au 27 novembre), voici la liste des cinq principaux méfaits environnementaux causés par les vêtements.

 

19/11/2016 07:00 CET | Actualisé il y a 12 heures

Luis Ongil Co-fondateur de Percentil

Getty Images/iStockphoto
Vêtements d'occasion (illustration)

La surconsommation de vêtements a un impact considérable sur la planète. Les ménages français achètent près de 700.000 tonnes de vêtements par an, dont 114 euros de vêtements par ménage français ne sont jamais portés. 8 millions de tonnes de vêtements sont jetés en Europe tous les ans, en France, les vêtements jetés chaque année représentent 442 millions d'euros.

 

A l'occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des déchets (du 19 novembre au 27 novembre), voici la liste des cinq principaux méfaits environnementaux causés par les vêtements.

 
1. L'abus de consommation d'eau

La fabrication de vêtements nécessite une très grande quantité d'eau, de la culture de la matière première jusqu'à ce qu'il atteigne notre garde-robe. À titre d'exemple, un kilo de jeans représente une consommation approximative de 10.000 litres d'eau, alors qu'environ 2.500 litres sont utilisés pour la production d'un t-shirt en coton.

 
2. L'empreinte carbone selon l'origine des vêtements

La délocalisation de la production est une tendance commune qui implique une utilisation accrue des transports et, par conséquent, de carburant. Les procédés de fabrication, préparation, teinture et repassage, sont également d'importants consommateurs d'énergie.

 
3. Les émissions de toxiques

Selon une étude réalisée par l'Agence suédoise de produits chimiques, 5 % des produits chimiques qui composent les vêtements sont nocifs pour l'environnement. Ces substances sont rejetées lors de la création des colorants, du processus de fabrication, de lavage de vêtements ou quand ils sont déposés dans les décharges.

 

4. La surexploitation du sol

Tois types de fibres sont utilisés pour la confection de vêtements: naturelles, artificielles et synthétiques. La production des fibres naturelles comme le coton ou le lin représente une surexploitation du sol qui cause l'utilisation des engrais, les pesticides et autres produits chimiques (sauf dans l'agriculture biologique). Les fibres artificielles et synthétiques quant à elles polluent l'environnement si elles ne sont pas recyclées correctement.

 

5. Les rejets de substances dangereuses

Le processus de fabrication de tout vêtement entraîne une grande quantité de déchets et des substances nocives pour l'environnement.

Pour limiter les impacts sur l'environnement causés par les vêtements, quelques bonnes pratiques en matière d'habillement sont nécessaires:

  • Donner une seconde vie aux vêtements via le re-commerce

Cette pratique permet d'éviter que les vêtements finissent dans une décharge et réduit également la fabrication de nouveaux vêtements;

  • Acheter des vêtements à proximité, faire attention à l'origine des vêtements et ne pas opter pour ceux, produits dans des pays lointains, pour ainsi réduire les émissions de CO2 dues aux transports;
  • Faire attention à la composition des vêtements

Plus recommandés, avec moins d'impact environnemental sont les provenants de l'agriculture biologique: coton, nylon ou polyester recyclé, de chanvre ou de lin;

  • Réduire l'achat de vêtements neufs, Réutiliser des éléments en leur donnant une nouvelle utilisation ou une valeur et Recycler (le Principe écologique des 3R)

 

 

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:32

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=N5IH6Y8v_IM

 

 

Le lapsus de Sarkozy sur l'aéroport de "Notre-Dame des Champs"

 

Le lapsus de Sarkozy sur l'aéroport de "Notre-Dame des Champs"

Ajoutée le 16 nov. 2016

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=N5IH6Y8v_IM

 

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:28

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

NDDL : stages d'auto-défense et lignes de tracteurs, la résistance s'organise

 

 

 

NDDL : stages d'auto-défense et lignes de tracteurs, la résistance s'organise

Démonstration de force des "Tracteurs vigilants" organisées par Copains 44 le 10 novembre à Notre-Dame-des-Landes (DAMIEN MEYER / AFP)

 

Après la décision du tribunal administratif de Nantes de valider les arrêtés autorisant le démarrage des travaux, les opposants sont plus que jamais prêts à faire face à une tentative d'évacuation de la ZAD.

 

 

 

 

"Pour nous, le message est clair : c'est aucun travaux !", prévient Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, association anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, "que ce soit juridiquement ou par la présence humaine, nous ferons tout pour les empêcher". La mobilisation est remontée d'un cran après l'annonce de la décision, lundi, de la cour administrative de Nantes.

A la surprise générale, les juges ont validé les arrêtés autorisant le démarrage du chantier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une surprise puisque Christine Piltant, rapporteur public, avait recommandé début novembre l'annulation de quatre arrêtés préfectoraux dits "loi sur l'eau" et espèces protégées". L'avis du rapporteur public est généralement suivi par la justice administrative mais, cette fois, ça n'a pas été le cas.

Pour les opposants au projet d'aéroport qui espéraient un coup d'arrêt du chantier, il s'agit d'un sérieux revers même si, comme l'affirme l'association Acipa, "cette décision n'entame en rien la légitimité de notre combat face à la destruction du vivant et à la marchandisation du monde".

Le mouvement anti-aéroport se prépare à entrer en résistance et annonce dans un communiqué qu'"il ne laissera place à aucun début de travaux ni d'expulsion sur la ZAD (zone d'aménagement différé renommée zone à défendre par les opposants)".

 

Le fiasco de l'opération César dans tous les esprits

Du côté du gouvernement, Manuel Valls a répété mardi que le chantier débuterait "dès que possible" mais le Premier ministre est resté flou sur le calendrier. Les autorités veulent en effet tout faire pour éviter que se répète le fiasco de l'opération César en 2012.

Cette tentative musclée d'évacuation de la ZAD s'était soldée par un blessé grave du côté de la police et 200 blessés plus ou moins graves du côté des manifestants. Lancée par un certain Manuel Valls - alors ministre de l'Intérieur -, qui jugeait "hors de question de laisser un kyste s'organiser" – l'opération avait finalement abouti à un vaste mouvement de mobilisation de soutien sur le site.

 

Notre-Dame-des-Landes : "C'est la guerre ici"

 

Cette fois, pour limiter l'affrontement, il ne serait pas question d'expulsion ou de destruction globales de la ZAD. Le gouvernement prévoit ainsi une première phase de "travaux préparatoires", déplacement d'espèces protégées, construction de ronds-points et protection du site. Mais les opposants ont déjà prévenu, pour eux, "il n'y a aucune différence entre expulsion et début des travaux". Ils appellent à des "réactions immédiates et massives".

"S'ils viennent, ce sera dur et long. Le gouvernement se retrouverait alors confronté à plusieurs mois de guérilla", prévient Julien Durand qui se dit prêt à affronter les envies d'un Premier ministre qui chercherait à renforcer son aura politique autour de l'autorité et de la sécurité :

"Depuis deux ans, on voit le degré de répression des forces de l'ordre qui est monté d'un cran, mais nous sommes préparés."

Comment les opposants comptent-ils protéger la zone ? "On ne va certainement pas dévoiler maintenant ce qui est prévu", signifie Julien Durand qui se limite à rappeler les grandes lignes et précise que "tout le monde est mobilisé". Pour le moment, les organisateurs ne veulent rien laisser filtrer des différents plans envisagés, ni des barrages ou protections prévus pour bloquer l'avancée des forces de l'ordre.

 

Les comités de soutien

La mobilisation passe d'abord par les comités de soutien, plus d'une centaine à travers la France. De Quimper à Morlaix, de Lille à Strasbourg ou de Bordeaux à Lyon, tous les comités locaux sont prêts à se rassembler le jour même en cas d'intervention des forces de l'ordre sur la ZAD. Des manifestations devant les "lieux de pouvoir" dans les régions mais aussi des convois pour venir gonfler les forces présentes sur place.

"En 2012, personne n'était préparé à l'opération César. Aujourd'hui, tout le monde est vigilant", insiste un membre d'un comité breton basé à Lorient : "Et mon sac est déjà prêt pour partir rejoindre les autres sur place."

Julien Durand, lui, est persuadé que le mouvement peut dépasser le seul cadre des opposants au projet d'aéroport :

"Il  y a en France de plus en plus de gens révoltés par ce qui se passe. Beaucoup viendront à Notre-Dame-des-Landes pour exprimer un ras-le-bol général bien plus large."

 

Les tracteurs vigilants

Avec le collectif d'agriculteurs Copains 44, les paysans opposés au projet font régulièrement la démonstration spectaculaire des forces en présence.

 

Notre-Dame-des-Landes : le retour en force des paysans

 

Jeudi dernier encore, les "tracteurs vigilants" se sont exercés à la défense de la ZAD. Les organisateurs affirment que 150 tracteurs étaient présents. Les engins ont encerclé la ferme de Sylvain Fresneau, un agriculteur de la ZAD, militant de la première heure, pour la protéger.

Avec les tracteurs, les paysans ont apporté des bottes de paille et des rondins de bois pour édifier des "lignes de défenses" sur le site. De quoi freiner l'avancée des pelleteuses.

 

Les formations à l'auto-défense

Pendant cinq week-ends, autour du mois de septembre, les opposants ont organisé des formations à l'auto-défense pour renforcer la résistance. Plusieurs centaines de personnes ont participé à ces sessions.

L'objectif était d'apprendre à mener des actions en sécurité, avec quelques principes de base comme "ne pas être seul" ou "connaître ses droits".

Au programme : résister aux forces de l'ordre, se protéger des flashballs et des lacrymogènes, préparer des actions, se déplacer sans bruit, se former aux premiers secours... Le tout couronné par une course d'orientation géante à travers le bocage.

Président LR de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau a qualifié ces formations "Prêt-e-s à défendre la ZAD" de "camps d'entraînement anti-flics". Inquiet face à "cette école de la violence à ciel ouvert", il avait alors demandé à Bernard Cazeneuve de les interdire. Mais à quel titre interdire l'organisation d'une course en forêt ?

 

Une logistique bien rodée

Sur la ZAD, toutes les équipes se sont organisées. Selon les occupants, quelque 300 personnes vivent actuellement sur le site. Les différents lieux de vie se sont coordonnés à l'échelle du mouvement, avec les cantines, la bibliothèque, la radio, les antennes médicales...

Des espaces d'accueils sont mis en place, à l'intérieur et à l'extérieur de la ZAD pour le couchage des opposants qui vont rejoindre Notre-Dame-des-Landes en cas de début des travaux. L'occasion aussi de construire des hangars pour stocker du matériel et de la nourriture.

 

Tenir sur la durée

L'opération César a déjà prouvé la possibilité d'un enlisement :

"En 2012, personne n'imaginait qu'on allait tenir aussi longtemps. Et personne n'imaginait que cela se terminerait par un départ de la police en avril 2013. Nous avons vécu six mois sous occupation", rappelle Julien Durand

Sur place, en régions, la résistance est prête. Tous ceux qui étaient déjà présents en 2012 savent que les journées qui s'annoncent seront difficiles et épuisantes. Chacun se dit pourtant préparé à tenir sur la durée, heureux presque de revivre une expérience collective, avec toutes les contraintes et toute la richesse qu'implique un mouvement autogéré. Avec un mot d'ordre : "Préparons ensemble l'après projet !"

Louis Morice

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:07

 

Source : http://sain-et-naturel.com

 

 

Cette femme a acheté 4 containers, et les a transformés pour construire une maison magnifique!

Cette femme a acheté 4 containers, et les a transformés pour construire une maison magnifique !

 

Construire son propre habitat, c’est un rêve pour beaucoup, mais qui n’est à priori pas à la portée de tout le monde : Les matériaux sont chers, de même que les artisans pour la  construction. Si on n’a pas de bonnes économies , on est bien obligés de faire un prêt  si l’on veut se lancer dans un tel projet, ce qui rend les choses bien plus compliquées. Et si on désire avoir une belle maison, originale et spacieuse, les tarifs grimpent encore plus …

Une Québécoise ,Claudie Dubreuil, vivant dans la ville de Mirabel, au sud de la province canadienne francophone, a trouvé la bonne solution pour bâtir une maison à la fois luxueuse et abordable : des containers de transport de marchandises.

Elle a donc métamorphosé ces containers en une maison absolument magnifique, et unique. Mentionnons toutefois qu’elle avait déjà de l’expérience  : elle dirige une entreprise familiale, du bâtiment spécialisée dans la construction. Elle a donc pu user de son expérience pour faire naître son propre projet, en employant des matériaux de récupération !

Cette femme a acheté 4 containers, et les a transformés pour construire une maison magnifique:

Pour commencer, elle s’est rendue à un port qui se trouvait à côté pour acheter les containers, à hauteur de 1500-2000 euros pièce. 



Claudie Dubreuil

 

Le plus difficile a été de découper les containers de manière à faire les ouvertures nécessaires aux fenêtres et aux portes. Cette tache lui a pris plus de 2 semaines.


Claudie Dubreuil


Ensuite, il a fallu assembler les containers sur les fondations, de manière à obtenir la structure de base pour la maison

Claudie Dubreuil

 

Pour habiller l’extérieur, elle a utilisé pour du bois de pin canadien, donnant un aspect à la fois rustique et moderne à l’édifice. On ne voit donc plus le métal, et cela permet aussi d’isoler l’intérieur de la maison. Comme les containers sont assez étroits (2,4 mètres de large sur 12 mètres de long), elle en a placé deux côte à côte afin de faire le premier étage.

Les larges ouvertures des containers ont pu être métamorphosées en de grandes baies vitrées. Le deuxième étage est fait d’un autre container disposé en forme de croix, posé par-dessus.



Claudie Dubreuil


Une fois la partie extérieure finie, il a fallu s’occuper du design intérieur. Pour cela, Claudie Dubreuil savait déjà qu’elle voulait que le matériau de base des containers soit visible. En effet, ça aurait été dommage de tout recouvrir, puisque c’est ça aussi qui fait l’originalité de cette maison !

Pour préserver la touche « industrielle », elle a donc laissé une partie de l’intérieur avec les parois de métal à nu, simplement en remplaçant la vieille peinture par un blanc impeccable.


Construire une maison en containers Claudie Dubreuil

 

Pour ce qui est du mobilier, elle a décidé de se munir de meubles qui s’accordent avec le design très particulier et très travaillé de la maison : par exemple, des tables en métal, mais aussi des vieilles caisses de munitions de l’armée récupérées et réhabilitées en rangements.


 Claudie Dubreuil


Néanmoins, à côté de cette partie métallique très moderne, se trouvent aussi des revêtements en bois ou en briques, qui donnent un côté plus accueillant et chaleureux à l’ensemble.


Les différentes ambiances des parties de la maison donnent un design éclectique, avec une juxtaposition très originale de différents matériaux. Ici, la table, l’éclairage et les rangements au mur donnent quelque chose de rustique et de chaleureux, ce qui contraste avec la dureté et la modernité du métal.



Claudie Dubreuil


La cuisine est spacieuse et ultra-équipée…



Claudie Dubreuil



Construire une maison en containers Claudie Dubreuil

 

Certaines parties en bois sont vraiment splendides, non ?



Claudie Dubreuil

 

Mais le meilleur de la visite reste à venir…


Claudie Dubreuil

Cette chambre s’ouvre sur une porte de garage déroulante récupérée, qui permet d’accéder à la terrasse ! 
 


Claudie Dubreuil




 

L’endroit parfait pour prendre un bain de soleil après avoir fait trempette… Il y a même une douche extérieure !


 Claudie Dubreuil

 

Avec tout ce bois, on en oublierait presque le container qui se trouve dessous !


Claudie Dubreuil
 
Un bureau très pratique pour travailler et laisser libre cours à sa créativité…

 Claudie Dubreuil
 
Le bois donne un aspect très confortable et chaud !
 
 Claudie Dubreuil
 
Voilà ce qu’on peut faire avec quelques vieux containers rouillés, à force de travail , de patience et d’imagination !

 

 

Source : http://sain-et-naturel.com

 

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 22:29

 

Source : https://www.facebook.com/yyoulountas?hc_ref=NEWSFEED

 

 

Toujours rien dans les médias...

 

 

 

Yannis Youlountas

8 h

C'est terminé au centre d'Athènes. Nous n'avons pas pu résister plus longtemps face à l'ampleur et à la violence des nombreux assauts policiers.

FIN PROVISOIRE DE L'OCCUPATION DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE, MAIS D'AUTRES ACTIONS SE PRÉPARENT

Parmi les arrestations qui nous inquiètent le plus, principalement durant la nuit, il semble qu'il y ait trois mineurs (dont une jeune fille de 17 ans), deux migrants albanais et roumains, et trois réfugiés syriens.

Dès notre départ (en plusieurs étapes), une dizaine de journalistes charognards se sont empressés d'entrer dans l'enceinte aux côtés d'une armada de flics et ont fouillé toutes les pièces pour publier immédiatement des photos de tout ce qu'ils avaient trouvé de cassé ou de brûlé.

Les derniers cocktails Molotov non utilisés ont même été mis en scène, rangés d'une certaine façon spécialement pour les photos, ainsi que des éclats de marbre qui ont manifestement été déplacés pour faire également plus d'effet. Certaines dégradations paraissent à l'évidence postérieures à notre présence, au vu de ce qui est diffusé, notamment par la presse people et réactionnaire pour choquer le quidam et brouiller le sens de notre protestation. Certains commentaires font de la surenchère en racontant n'importe quoi et en demandant de lourdes peines de prison pour nous tous. L'un d'entre eux, sans rire, parle même de peine de mort.

Il faut savoir que des actions similaires se sont multipliées ailleurs depuis hier :
- à HÉRAKLION (Crète), principalement à l'université, avec des affrontements, mais aussi au Palais de Justice qui a, entre autres, été éclaboussé de peinture pour signifier son insupportable violence sociale à l'égard des plus pauvres et de la jeunesse révoltée ;
- à VOLOS (entre Thessalonique et Athènes), dans le centre-ville, avec des affrontements très violents (Molotov, grenades, pierres, etc.) et la destruction de beaucoup de banques (notamment sur l'avenue Dimitriados et dans la rue Iasonos) ;
- à IOANNINA (dans le nord-ouest), en plusieurs points de la ville et sur les routes alentours.
- à PATRAS (port dans l'ouest), dans le centre-ville et jusqu'à la place de la Résistance ;
- à THESSALONIQUE (nord), dans le centre-ville et, principalement, à l'université Aristote, où les insurgés ont commencé par chasser les représentants de Syriza qui voulaient déposer une gerbe, dans la journée, à la mémoire des insurgés de 1973 contre la dictature des Colonels, avant d'échafauder des barricades puis multiplier les affrontements contre l'invasion du campus par la police, à coups de Molotov, mais aussi de feux d'artifice (beaucoup de dégâts du côté des équipements policiers, et même un bus en flamme qui a servi de barricade).
- en plusieurs points d'ATHÈNES, à commencer évidemment par EXARCHEIA (dans la totalité du quartier) sous un brouillard de gaz lacrymogène qui a provoqué l'hospitalisation de plusieurs habitants, avec au moins une vingtaine de barricades mineures ou majeures ;
- et dans beaucoup d'autres endroits répartis en GRÈCE, mais de façon plus modeste.

Aujourd'hui, rien n'est fini. D'autres actions se préparent... A suivre dans les jours et les semaines à venir. Comme partout dans la nature, rien ne meurt vraiment, tout se transforme.

A l'instar de nos camarades de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en France : "ils ont cru nous enterrer, mais ils ne savaient pas que nous étions des graines."

Vienne la saison de l'eau pour faire germer et enraciner la désobéissance.
https://www.youtube.com/watch?v=wS3_PYGT55U

Y.Y.

- - - - - - -

Du coup, je serai de retour en France, ce soir, à Annemasse (à côté de Genève) et demain à Oullins (banlieue de Lyon), pour en parler, si vous voulez en savoir plus (avec des projections de la nouvelle version de Je lutte donc je suis). Détails :
http://jeluttedoncjesuis.net
Nous reprendrons également la collecte des fournitures demandées en Grèce (à Annemasse et Oullins), dont la liste précise est ici :
http://blogyy.net/…/des-etudiant-e-s-et-des-lyceen-ne-s-pa…/

Merci encore de vos messages de soutien depuis mardi qui nous ont fait chaud au cœur (j'en ai recopié certains sur nos murs, hier soir et ce matin).

 

 

 

Source : https://www.facebook.com/yyoulountas?hc_ref=NEWSFEED

 

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 17:01

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Education populaire

Un centre d’expérimentation permanente pour éco-construire, habiter mieux et… sauver la planète

 

par

 

 

 

Au cœur du Gers rural et agricole, une association sensibilise et accompagne les démarches d’éco-construction et de gestion de l’eau. Un long travail de terrain pour montrer qu’habiter mieux est à la portée du plus grand nombre. Comment bâtir sa maison en éco-construction, en s’appuyant sur les ressources locales et les artisans du coin ? Reportage auprès de ceux qui veulent démontrer par l’exemple que d’autres manières de vivre sont possibles.

 

Pour voir l’article en grand format, cliquez  ici

 

Tout commence avec une poignée d’adolescents passionnés par leur terroir : l’ouest du Gers, une zone à cheval entre les collines arrondies de la Gascogne et le bassin alluvionnaire de l’Adour. Une terre agricole, à la fois belle et exigeante, plutôt dans la tradition du productivisme hérité des année 60. C’est pourtant ici que va naître Pierre & Terre, une association engagée depuis 1997 dans le développement d’alternatives et de pratiques éco-citoyennes.

« Nous étions une bande de jeunes de moins de vingt ans qui avions en commun notre amour de cette terre et de son histoire », nous raconte Christophe Merotto, le directeur de la structure. Dans les années 90, chacun d’entre eux connait à sa manière une prise de conscience décisive sur la puissance et la rapidité de l’impact des activités humaines sur leur environnement. « Nous avons été durablement marqués par la frise chronologique qui montre à quel point, face à l’immensité des temps géologiques, les tous derniers moments de l’histoire de la planète ont été profondément bouleversés par l’homme industriel, alors que nous ne représentons pas grand chose dans cette histoire. »

[Cliquez sur l’image]

 

« Au début, notre principale action était de montrer des cailloux. On s’est mis à monter des expositions itinérantes, à tenir un stand aux fêtes patronales où l’on présentait nos outils de pierre et où l’on parlait de la vie de la rivière, de l’eau, de la terre. » L’association crée ensuite un poste de « technicien rivière », pour le suivi hydrographique du territoire. Mais cela ne fonctionne pas bien : « Les gens apprécient rarement que l’on critique leurs habitudes ou qu’on les pousse au changement. » En 2000, l’association décide d’être dans l’exemplarité, dans l’action positive plutôt que dans la critique. Changement de cap, changement de thématique : à partir des problématiques de l’eau, l’association « remonte » aux questions de l’assainissement, et donc de l’habitat qui dégrade la ressource aquifère. Les membres de Pierre & Terre se documentent et expérimentent les techniques de construction qui réduisent le plus possible l’impact environnemental des habitations. Le groupe de Gersois s’ouvre aux réseaux alternatifs pour devenir un centre de ressources en éco-construction.

 
Matériaux locaux et artisans du coin

Nomade à ses débuts, l’association finit par s’installer dans des locaux. En 2002, elle occupe la gare SNCF désaffectée de Riscle (Gers). Ensuite, Pierre & Terre récupère les anciens « bains douches » abandonnés de la commune. Mais la nécessité de pouvoir mettre directement en pratique les préconisations de l’association, et de s’installer dans un lieu qui illustre l’ensemble de la démarche d’amélioration de l’habitat, se fait rapidement sentir. Le site de l’ancien lycée agricole de Riscle, friche industrielle cible du vandalisme local, offre enfin l’opportunité de valoriser un terrain abandonné depuis cinq ans et d’en faire une vitrine des savoir-faire de l’association.

La démarche en écoconstruction commence bien en amont, car il faut d’abord détruire l’existant. Mais pas n’importe comment ! Le site est encombré de bâtisses qui tombent en décrépitude, d’unités en préfabriqué qui ne peuvent pas être reconverties. Pire, assez rapidement, le site s’avère contaminé à l’amiante. « L’évaluation d’une démolition conventionnelle avec les contraintes liées au déflocage de l’amiante, l’évacuation des gravats, etc, se chiffrait à 400 000 euros, décrit Christophe Merotto. Tout en respectant l’ensemble des contraintes légales et en y ajoutant des objectifs écologiques, nous avons ramené la facture de la démolition à 80 000 euros, grâce à la valorisation sur place des matériaux inertes, ce qui a très fortement réduit le nombre de camions nécessaires à l’évacuation des gravats du site. »

 

 

L’éco-centre en projet se veut ouvert au public, écologique, économique, exemplaire, avec le plus faible impact environnemental possible, tant pendant sa construction que lors de son fonctionnement. L’association veut aussi que son projet s’inscrive dans le tissu économique local : les matériaux seront essentiellement choisis sur place et il ne sera pas fait appel à des bénévoles mais au réseau des artisans et entrepreneurs en bâtiment du coin.

 
Pas plus cher qu’une construction « conventionnelle »

« Il y a un maçon qui vit pratiquement à côté du terrain, qui passe devant deux à quatre fois par jour, et il n’était donc pas envisageable pour nous qu’il ne travaille pas sur ce projet, explique Christophe Merotto. Quand nous lui en avons parlé, il n’a pas été très enthousiaste au départ. Pourtant, ça ne changeait rien à ses techniques et pratiques de construction : on changeait surtout la recette de ce qu’il mettait dans sa bétonneuse. » Une partie des artisans qui vont participer au projet n’ont absolument aucune expérience en éco-construction. Et si certains sont aussi réticents que ce maçon, tout comme lui, ils se laisseront convaincre de participer à ce chantier pas comme les autres. Chacun d’entre eux choisira ensuite d’intégrer ces nouvelles connaissances dans ses pratiques ou pas.

 

 

 

« C’était important que cela se fasse avec un budget contraint et avec la main d’œuvre que l’on peut trouver sur place. Le point important dans cette partie de notre démarche, c’est que notre choix de valoriser nos gravats, de chercher des matériaux locaux, écologiques et accessibles – voire gratuits, comme la terre crue sortie des fondations – nous a permis de consacrer plus d’argent à rémunérer les artisans, et donc à stimuler l’économie locale, que les industriels qui vendent des matériaux. » Tout aussi important, l’ensemble du chantier de l’éco-centre Pierre & Terre apporte un démenti cinglant à tous ceux qui prétendent que l’éco-construction revient plus cher que les constructions conventionnelles. Et pourtant avec une qualité constructive et une valeur d’usage bien supérieures ! « Alors que nous sommes en normes ERP, qui sont des normes pour les bâtiments ouverts au public, plus coûteuses que pour les constructions privées, le coût total du bâtiment est de 1 200 euros par m2 », tandis que le prix moyen à la construction se situe plutôt autour de 1 500 euros.

 

Démontrer par l’exemple

L’éco-centre Pierre & Terre est une démonstration des savoir-faire, des possibilités et des ambitions que l’on peut développer dans le cadre de l’habitat écologique et local. L’association propose toute l’année des visites guidées à destination d’un large public (particuliers, écoles, collectifs, etc.) et a décidé d’en développer une version plus compacte et technique à destination des artisans du secteur, celle à laquelle nous nous sommes invités. L’idée est de démontrer par l’exemple la validité des principes qui ont présidé à l’édification du site. Artisan maçon, carreleur à la retraite, architecte... chacun est invité découvrir les principes de l’éco-construction – certains avec une belle pointe de scepticisme au départ. L’ensemble de la construction de l’éco-centre est documenté et partagé librement en ligne dans un passionnant livret. Mais rien ne vaut la visite sur place, la main qui court sur les revêtements, la sensation d’agréable fraicheur qui vous saisit quand on pénètre dans le bâtiment bioclimatique.

Découverte des matériaux, des enduits… Au fur et à mesure de la visite, les questions fusent : « Mais, des murs en paille ne peuvent pas être porteurs ? Comment est réparti le poids de la charpente ? Vingt-deux degrés toute l’année, sans chauffer ni climatiser, comment-est-ce possible ? Comment faites-vous pour produire plus d’électricité que vous n’en consommez ? Êtes-vous autonomes en eau ? » Les certitudes des « vieux de la vieille » se fissurent en découvrant la lagune, à l’arrière de bâtiment, qui ressemble à un petit bassin d’agrément. Et tout le monde de découvrir que les nouvelles lois très contraignantes sur l’assainissement non collectif ne s’appliquent pas pour les lieux équipés de toilettes sèches. En effet, la réduction de la consommation d’eau y est significative.

 

 

 

 

« Oui, mais bon, les toilettes sèches, c’est contraignant, ça sent, il faut vider le seau de sciure, c’est bien au fond du jardin… » : l’exposition sur les toilettes sèches modernes achève de convaincre les indécis. Il ne s’agit plus de tinettes ou de pots de chambre pas très ragoutants, mais de véritables sièges de toilettes modernes, esthétiques et surtout très efficaces. L’animatrice cite le cas d’une école primaire de la région qui a choisi l’expertise Pierre & Terre pour valider son projet d’équiper ses nouveaux bâtiments de toilettes sèches, à destination des enfants.

Toilettes sèches publiques à l’école de Saint-Germé (Gers) - Témoignage de la directrice d’école :

 

 

 

Non seulement les enfants n’ont aucune appréhension à utiliser cet équipement, mais très rapidement, tout le monde en apprécie les bénéfices. Les femmes de ménage ont constaté que les colonnes verticales se salissent moins et sont plus faciles à nettoyer que les conduits traditionnels. Mais surtout, en quatre ans d’utilisation, la direction de l’école a constaté une chute impressionnante du nombre de gastroentérites dans l’établissement. En l’absence de chasse d’eau, les microbes et bactéries anaérobies ne peuvent plus utiliser les gouttelettes en suspension pour se déplacer et les systèmes d’aspiration de l’air garantissent des locaux sans odeur et plus sains. Quant aux composteurs, ils n’ont pas encore eu besoin d’être vidangés.

 

Zone d’expérimentation permanente

Démonstration par l’exemple, accueil, sensibilisation, conseils, l’équipe de Pierre & Terre a déjà accompagné plus de 300 projets d’assainissement, 150 projets de bâtis. Plus de 40 collectivités, comme pour l’école de Saint-Germé, ont déjà fait appel à son expertise. Chaque année, entre 6 et 10 000 personnes sont sensibilisées par les quatre salariés permanents et par les stagiaires, qui viennent développer leurs compétences dans l’association avant de les disséminer ailleurs. Le centre dispose d’un partenariat avec la CAF, afin d’aider les ménages modestes à établir un écodiagnostic et d’initier des travaux d’amélioration de l’habitat, pour que tout cela ne reste pas réservé aux classes sociales les plus aisées.

 

 

 

L’écocentre Pierre & Terre est à la fois un écocentre à vocation pédagogique, une zone d’expérimentation permanente à travers son bâtiment et ses dépendances, mais aussi un centre culturel qui intègre depuis 2010 le petit théâtre Spirale et le festival Spirale à Histoires [1]. Cuisine, restaurant, douches, toilettes sèches permanentes, salles de spectacle : ils ont tout construit eux-mêmes, avec l’aide de l’association Pierre & Terre [2] « Un esprit sain dans un habitat sain » : Pierre & Terre pose les jalons d’un nouveau vivre-ensemble, plus respectueux de l’environnement, mais aussi de nous-mêmes.

Texte et photos : Agnès Maillard

 

 

 

Notes

[1Fondé en 2003 par Frédéric David. Le président du théâtre Spirale est Christophe Merotto.

[2Lire « La nouvelle folle histoire de Spirale », Sud-Ouest, le 12 mai 2010.

 

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 16:43

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Technip: l’Etat brade un nouveau groupe industriel et même ses intérêts financiers
 
Par martine orange
 
 

 

 

Officiellement, il s’agit d’un mariage entre égaux. Pourtant, la fusion entre le groupe parapétrolier Technip et l’américain FMC Technologies paraît bien déséquilibrée. Sans compter les suppressions d'emplois, l’État, premier actionnaire de Technip, accepte même de léser ses propres intérêts financiers. Après Alstom, un nouveau groupe industriel dans l’énergie est en passe de filer dans des mains américaines.

 

 

Et puis les premières annonces sont venues. Tout, selon eux, est en train de se mettre en place pour que Technip, qui se classe parmi les premiers mondiaux dans le parapétrolier, passe sous contrôle de l’américain FMC, quatre fois plus petit, dix fois moins rentable que lui. Dans l’indifférence générale. Comme au moment de la vente de Pechiney ou d’Usinor, pas un responsable politique ne s’est inquiété publiquement de l’avenir réservé à cette entreprise. Le seul argumentaire, fait comme à chaque fusion, de créer un « géant mondial » semble suffire à tout le monde.

 

Thierry Pilenko, PDG de Technip © Technip Thierry Pilenko, PDG de Technip © Technip

 

Sur le papier, tout paraît en effet comme dans le meilleur des mondes des banquiers d’affaires. Les deux groupes annoncent que leur fusion va permettre la création d’un ensemble de plus de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires, présent sur toute la chaîne des activités parapétrolières. Alors que le contexte pétrolier n’a jamais été aussi difficile depuis que le baril est descendu en dessous de 50 dollars, ils promettent de pouvoir faire 400 millions de dollars d’économie d’ici à 2019, grâce aux fameuses synergies attendues. Traduction : grâce aux suppressions d’emplois, essentiellement.   

 

Quant à la répartition des rôles, entre les deux groupes, tout semble soigneusement pesé au trébuchet, comme il se doit dans un mariage à 50/50. La direction du nouveau groupe sera répartie entre sept dirigeants issus de Technip et sept issus de FMC. Le nouveau siège du groupe doit être basé à Londres où les deux sociétés ont déjà une filiale commune. 

« Il est apparu, ce qui est toujours le cas dans les fusions entre égaux, que le siège social ne pouvait être ni en France ni aux États-Unis (ligne rouge respective de FMC et Technip) et qu’il devait être dans un pays tiers. Le Royaume-Uni a été choisi par Technip et FMC parce qu’ils ont déjà des activités là-bas », nous a répondu le secrétariat d’État à l’industrie, s’inclinant par avance devant le fait que la direction du nouveau groupe ne saurait rester en France. L’État est pourtant le premier actionnaire de ce groupe, par l’intermédiaire de la banque publique d’investissement (BPI France) et de l’Institut français du pétrole.

Dans les faits, le siège de Londres semble appelé à avoir un rôle assez décoratif. Les fonctions les plus importantes du futur groupe sont en train de prendre le chemin de Houston (Texas), là où est basé FMC. Il est déjà acquis que la direction générale, la direction financière, la direction juridique notamment seront installées au Texas. Le président de Technip, Thierry Pilenko, semble s’apprêter aussi à y faire de longs séjours. Un retour aux sources en quelque sorte : il a passé de longues années à Houston chez Schlumberger puis chez Veritas DGC.

La direction de Technip n’infirme pas ces attributions mais dément tout transfert de compétences vers le Texas : « Il y aura deux sièges opérationnels l’un à Paris, l’autre à Houston », assure-t-elle sans préciser la répartition des tâches. « Près de 80 % du chiffre d’affaires du nouveau groupe sera géré depuis Paris. Enfin, le siège mondial de la R&D du nouveau groupe sera localisé en France », dit-elle.

Avant même que la fusion ne soit engagée, les salariés ont le sentiment d’avoir eu un avant-goût de ce qui les attend par la suite. Dès la mi-2015, le groupe français a lancé un vaste plan d’économies de plus d’un milliard d’euros, à réaliser d’ici à 2017, pour s’adapter à l’environnement totalement effondré du monde pétrolier. Plus de 6 000 suppressions d’emplois sont planifiées sur un total de 38 000 salariés...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 16:24

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Raconter le travail tel qu’il est pour changer le monde tel qu’il va
Par Mathilde Goanec
 
 
 
 

Le travail, dernier continent à découvrir ? Une flopée de livres-témoignages, plus ou moins confidentiels, ainsi que des bandes dessinées, cherchent à raconter le travail, dans le but avoué de le transformer.

 

 

À quoi bon raconter le travail ? Que dire que nous ne savons pas déjà ? L’infirmière soigne, le comptable calcule, le cuisinier cuisine, et après ? C’est pourtant l’ambition de plusieurs petits ouvrages, qui fleurissent depuis deux ans et choisissent de « raconter la vie », à l’instar de la collection dirigée par Pierre Rosanvallon (voir à ce sujet l’article de Joseph Confavreux en 2014). Un homme à la crèche, un ouvrier d’abattoir, un chercheur, des esthéticiennes, un gardien d’immeuble, une juge…

 

Cette ronde de profils et d’histoires se déploie également dans les publications bien plus confidentielles de la jeune coopérative « Dire le travail », éditeur de deux ouvrages au titre évocateur, Mines de faire. Ici, un informaticien, une enseignante, un ambulancier… Dans un autre registre, les bandes dessinées Sociorama (une collection de Casterman lancée cette année en partenariat avec le magazine Society), racontent par le crayon le résultat d’enquêtes de sociologues du travail, explorant les ressorts de l’industrie pornographique ou encore la réalité des travailleurs de l’aérien.  

 

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2016/11/15/capture-d-e-cran-2016-11-15-a-15-42-29.jpg?width=605&height=668&width_format=pixel&height_format=pixel

« Notre objectif était de raconter de manière sensible et la plus simple possible la transformation de la société française. De parler de ceux dont on ignore le travail ou dont le travail change. » Pauline Peretz, historienne et directrice éditoriale de la collection « Raconter la vie », résume ainsi le principe des petits ouvrages colorés que Le Seuil édite depuis 2014. Le travail n’est pas le seul sujet, mais il s’impose dans la masse de récits publiés. Ainsi de ce livre sur la nébuleuse des chauffeurs-livreurs, ou de celui sur le parcours d’Anthony, « ouvrier d’aujourd’hui », qui explore par l’itinéraire d’un jeune homme de 27 ans le monde de la logistique et l’univers des entrepôts, énorme développement économique de la dernière décennie.

 

« Il y avait assez peu d’écrits sur les ouvriers de la logistique, même si avec le succès grandissant d’Amazon, tout le monde a pris conscience que quelque chose était en train de changer, note Pauline Peretz. Or dans ce monde de la logistique, l’individualisation du travail est maximale, la sous-traitance très forte, rendant le syndicalisme très problématique. La précarisation y est aussi évidente. » D’où l’importance de documenter ces questions, sans éclipser la « persistance de formes très classiques du travail ouvrier, notamment dans l'industrie agroalimentaire », rappelle l’historienne, et de les incarner par exemple dans l’histoire de Stéphane Geffroy, travaillant à la chaîne dans un abattoir.

 

La démarche, inédite par son ampleur, s’inspire de lointains précédents, mêlant de la même manière la fonction et l’être : en 1840, l’éditeur Léon Curmer avait entrepris de raconter les « Français peints par eux-mêmes », une somme à laquelle collaboreront les plumes de l’époque, de Balzac à Janin. Outre-Atlantique, le roman choc La Jungle, publié au début du XXe et consacré à un immigré lituanien travaillant dans un abattoir de Chicago, fait également partie des inspirations. Sa publication conduira notamment à l’adoption de plusieurs lois sur la sécurité et l’hygiène dans l’industrie de la viande aux États-Unis.

 

Pour Patrice Bride, responsable de la coopérative Dire le travail, la filiation est à rechercher dans le considérable travail de collecte d’expériences des Cahiers pédagogiques, revue créée après guerre en France, dont l’originalité était de permettre aux enseignants de raconter leurs pratiques pédagogiques. « Énormément d’enseignants ont envie d’écrire sur ce qu’ils font en classe, sans toujours s’en sentir capables, explique Patrice Bride, ancien secrétaire général du Crap (Cercle de recherche et d’actions pédagogiques), éditeur des “Cahiers”. Nous avons réfléchi pour savoir comment accompagner ce mouvement, comment aider celui qui écrit à rendre ça intéressant pour celui qui va lire ? Nous avons réalisé aussi qu’il y avait la même appétence en dehors du monde enseignant. » Le projet Mines de faire naît de cette idée.

 

Le résultat s’avère terriblement évocateur, malgré le côté brut et simple des récits. « On travaille en duo, Nicole et moi, “sans presse”. On trie, on lave, on essore, on coupe les légumes, on range au frigo, “HACCP” oblige, c’est-à-dire les règles d’hygiène à respecter de “mise en avant”, de la sortie du frigo jusqu’au moment où l’élève mange. Je sais ce qu’il faut faire, même si je ne serais pas capable d’expliciter ce sigle. » Cet entretien avec Chantal, rédigé par Roxanne Caty-Leslé, explore le champ des tâches prescrites et non prescrites dans une cantine scolaire, l’initiative personnelle dans un univers « normé » d’emploi peu qualifié, le risque de passer pour un « lèche-bottes » si on en fait trop.

 

« Au début, je me demandais très régulièrement si j’avais bien fait ce qu’il fallait, raconte de son côté Yann, ambulancier, dans un texte rédigé par Audrey Minart. Par exemple, lors de ma première hospitalisation à la demande d’un tiers. C’est la première fois que je “contentionnais” quelqu’un. Il s’agissait d’une femme. J’ai longtemps pensé que nous aurions pu trouver un moyen de l’emmener sans l’attacher… Aujourd’hui je me dis que non. »

 

« Une parole qui n’est pas de la discussion quotidienne »

Les micro-détails se nichent dans certains textes, dont ce témoignage d’un ou d’une caissière, complémentaire en quelques centaines de caractères du patient travail sociologique en immersion de Marlène Benquet, Encaisser (par ailleurs adapté récemment en bande dessinée par Sociorama) : « Le ticket de caisse n’est jamais moins long qu’un ticket de carte bleue. Au début de ma journée, j’essaye de faire des généralités : trente articles, trois plis ; quarante articles, quatre plis, etc. Puis l’automatisme du pliage de tickets s’active, et je ne calcule plus le nombre de plis que je dois faire. Je plie au feeling, au toucher. (…) Peut-être que ce métier n’est pas fait pour les maniaques des plis, ou peut-être qu’au contraire il leur est destiné ? »...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 21:33

 

Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1677529955890958&set=pcb.1677500099227277&type=3&theater

 

 

Ce soir, la lutte continue à Athènes :

43 ANS APRÈS, ON OCCUPE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE !!!

Comme je vous l'annonçais à demi-mot au terme de l'assemblée de mardi soir qui avait un peu hésité(1), nous sommes de retour, plus nombreux encore, dans le lieu mythique de l'insurrection du 17 novembre 1973 contre la dictature des Colonels(2).

L'assemblée d'occupation vient d'appeler solennellement les manifestants qui marchent dans la capitale à rejoindre l'occupation et les rues alentours, à l'ouest d'Exarcheia.

La tension est palpable. L'émotion est grande. Le plaisir est immense.

Qu'importent les nombreux déploiements policiers qui quadrillent actuellement le centre d'Athènes, les véhicules dédiés aux arrestations et les armes automatiques sorties en bandoulière pour intimider la population, nous ne cèderons pas.

Un hélicoptère tourne autour de nous, au-dessus des bâtiments. Des policiers en civil essaient de nous compter depuis l'extérieur. Des voltigeurs circulent à toute allure sur les avenues avec leur sirène pour inquiéter et faire hésiter celles et ceux qui nous rejoignent.

Mais nous n'avons pas peur. Et qu'importe le résultat : une fois de plus, nous aurons essayé. Et nous réessaierons, encore et encore, tant qu'il le faudra.

Y.Y. aux côtés des camarades et compagnons de luttes membres de l'occupation

(1) Compte-rendu de la soirée et de la nuit de mardi, durant laquelle l'assemblée d'occupation provisoire avait un peu hésité :
http://blogyy.net/2016/11/16/nuit-rouge-et-noire-a-athenes-3
(2) Ce qui s'est passé il y a quarante ans, ici même, est raconté par des membres survivants de l'insurrection, accompagnés d'images d'archives, dans "Je lutte donc je suis", de 1h14 à 1h22 :
https://youtu.be/97HTxo20c-E?t=1h14m20s

- - - - - - -

Mise à jour à 20h30 :

J'avais promis de ne plus passer à la télé. Ben c'est loupé ;-)

LIVE EN DIRECT DES MASS-MÉDIAS EN GRÈCE SUR LES ÉVÉNEMENTS EN COURS À ATHÈNES :

A suivre ici, parmi d'autres chaînes :
http://www.star.gr/Pages/Default.aspx

Ils nous croyaient à genoux, mais non : une fois de plus, rien n'est fini !

On compte sur vous pour le faire savoir. Aidez-nous à contrer le silence assourdissant et la désinformation en France, en Belgique et ailleurs... Merci !

Y.Y. et d'autres occupants de l'Ecole polytechnique à Exarcheia

http://blogyy.net/…/43-ans-apres-on-occupe-lecole-polytech…/
ou
https://www.facebook.com/yyoulountas/posts/1677500099227277

 

 

 

 

Sur les marches de l'Ecole polytechnique : "NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES"

 

 

Dans les allées centrales : "JE LUTTE DONC JE SUIS"

 

Le long des grilles, côté avenue du 28 octobre

 

 

 

Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1677529955890958&set=pcb.1677500099227277&type=3&theater

 

 

 

3 h

5 h

Mis à jour le 18 11 16 à 03h

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 17:33

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Greenpeace met en cause les comptes d’EDF

 

Les provisions passées par l’entreprise seraient inférieures d’au moins 50 milliards d’euros aux besoins, selon le cabinet AlphaValue.

 

 

LE MONDE ECONOMIE | | Par

 

 

 

 

La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret).

La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret). CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS

 

EDF est peut-être un colosse encore plus fragile qu’on ne le croit. Entre les énormes chantiers qu’il doit achever à Flamanville (Manche) ou lancer à Hinkley Point (Grande-Bretagne), la modernisation de ses centrales en fonctionnement, et le démantèlement à venir des vieux réacteurs, l’entreprise publique risque de se retrouver face à une équation financière impossible. Telle est du moins la conclusion de l’étude d’AlphaValue, un cabinet d’analyse financière indépendant, publiée jeudi 17 novembre.

 

Réalisé à la demande de Greenpeace, qui entend nourrir ainsi sa campagne antinucléaire, et logiquement contesté par EDF, le rapport met le doigt sur trois points sensibles. Trois interrogations qui expliquent en partie les réticences des investisseurs à l’égard de l’entreprise publique. Exclue de l’indice CAC 40 en décembre 2015, l’action EDF a encore perdu 31 % de sa valeur en un an. Le titre, qui avait dépassé un temps 80 euros, s’échange désormais autour de 10 euros.

Le premier point délicat porte sur la valeur des centrales. Contrairement à ses homologues comme Engie ou les allemands E.ON et RWE, EDF n’a pas diminué la valeur comptable de ses principales usines, malgré la chute des prix de l’électricité en Europe, jugée durable par beaucoup. Résultat : rapportée à la puissance en mégawatts de ses installations, « la valorisation des actifs d’EDF est nettement supérieure à celle donnée par ses pairs ». Façon de dire qu’il pourrait devenir nécessaire un jour ou l’autre de passer de lourdes provisions pour réviser cette valeur à la baisse. EDF assure pour sa part que ses prévisions sur les prix de l’énergie à moyen terme ne justifient pas de déprécier les centrales hexagonales.

 

« Un géant inefficace »

Le deuxième problème concerne les investissements. En incluant Hinkley Point, mais aussi la remise à niveau des centrales, les projets dans les énergies renouvelables, etc., AlphaValue évalue les chiffres entre 16 et 17 milliards d’euros par an ces dix prochaines années. Un montant sensiblement supérieur à l’objectif de 10,5 milliards maximum (hors Hinkley Point) fixé par le PDG Jean-Bernard Lévy à l’horizon 2018. Selon AlphaValue, EDF, « un géant inefficace », « surdimensionné », devenu « non compétitif », aura du mal à financer tout cela.

Le troisième point est le plus critique. Il touche au coût à venir de la déconstruction des centrales et du traitement des déchets nucléaires. Ici aussi, AlphaValue a, malgré des difficultés, comparé les pratiques d’EDF et celles de ses concurrents allemands. Pour le cabinet, la conclusion est sans appel : le groupe « sous-provisionne drastiquement » les coûts en cause. L’écart est énorme. Même en retenant les hypothèses les plus favorables à EDF, les provisions passées par l’entreprise seraient inférieures d’au moins 50 milliards d’euros aux besoins !

Si EDF corrigeait le tir en musclant d’un seul coup ses provisions, cela « entraînerait irrémédiablement sa faillite », anticipe l’auteur de l’étude, Juan Camilo Rodriguez. L’entreprise n’a, à vrai dire, aucune intention en ce sens. Sa direction estime que ses provisions sont idoines. Selon elle, l’écart avec les opérateurs allemands s’explique par les spécificités d’EDF, en particulier son parc nucléaire plus récent et standardisé, ce qui devrait entraîner un démantèlement plus tardif et facile qu’outre-Rhin.

Un mur d’investissement à venir, des actifs surévalués, un passif sous-évalué : d’après Greenpeace, la situation d’EDF est bien pire qu’annoncé. La direction, elle, défend mordicus la sincérité de ses comptes. Le débat est loin d’être clos.

 

Lire aussi :   Un tiers du parc nucléaire d’EDF est à l’arrêt

 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22