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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:07

 

Source : http://solidaire.org

 

 

Naomi Klein : « Le sort des États-Unis a été scellé par l’élite de Davos »

 

 

 

 

Naomi Klein (Photo Adolfo Lujan / Flickr)

Naomi Klein (Photo Adolfo Lujan / Flickr)

 

 

 

 

 

Source : http://solidaire.org

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:00

 

Source : http://www.humanite.fr

 

Tefal. Condamnation scandaleuse en appel de l'inspectrice du travail Laura Pfeiffer et du salarié lanceur d'alerte

 

Mercredi, 16 Novembre, 2016
Humanite.fr
 
 

laurapfeiffer.png

copie d'écran
 

Communiqué de l'intersyndicale CGT-SUD-SNU-FO-CNT, le 16 novembre 2016. Nous sommes consternés par ce jugement à l’encontre d’une inspectrice du travail qui est condamnée pour avoir fait son travail et dénoncé les pratiques de la multinationale visant à l’écarter de son poste avec le relais de sa hiérarchie. Nous nous insurgeons contre cette nouvelle condamnation d’un salarié lanceur d’alerte et ne pouvons que constater que la justice française, au-delà des discours convenus, ne protège pas ceux et celles qui risquent leur emploi pour dénoncer les pratiques délictueuses des entreprises. 

Le délibéré du procès en appel de l’« Affaire TEFAL » est tombé ce mercredi 16 novembre 2016. L’inspectrice du travail Laura Pfeiffer et le salarié lanceur d’alerte ont vus leur condamnation de première instance confirmées en tous points par la Cour d’appel de Chambéry. Ils avaient été condamnés en première instance à 3500 euros d'amende avec sursis, notamment pour violation du secret professionnel et recel de documents volés. Le procès en appel s’était déroulé le 14 septembre 2016 à Chambéry.

Nous sommes consternés par ce jugement à l’encontre d’une inspectrice du travail qui est condamnée pour avoir fait son travail et dénoncé les pratiques de la multinationale visant à l’écarter de son poste avec le relais de sa hiérarchie. Nous nous insurgeons contre cette nouvelle condamnation d’un salarié lanceur d’alerte et ne pouvons que constater que la justice française, au-delà des discours convenus, ne protège pas ceux et celles qui risquent leur emploi pour dénoncer les pratiques délictueuses des entreprises.

La confirmation de la condamnation de Laura Pfeiffer et du salarié lanceur d’alerte ne peut que provoquer un sentiment d'indignation. Il est inacceptable de nous empêcher d’alerter les syndicats chargés de défendre nos missions lorsque l’on fait obstacle à celles-ci.

Cette indignation est renforcée par la décision récente du parquet d’Annecy de classer sans suite les plaintes de notre collègue contre sa hiérarchie et contre l’entreprise TEFAL pour obstacle à ses fonctions. Il y a bien deux poids et deux mesures et la justice se rend complice des stratégies des entreprises pour échapper à leurs obligations. Désormais, des milliers de patrons pourront s’appuyer sur ce jugement pour licencier des salariés et pour porter plainte contre ceux et celles dont la fonction est de faire respecter les droits des salariés. Certains n’ont d’ailleurs pas tardé à le comprendre : des plaintes contre des agents de contrôles se sont multipliées, en particulier dans le département de la Haute-Savoie.

Cette situation a été largement favorisée par l’absence de condamnation publique des agissements de TEFAL et l’absence de soutien à Laura par la hiérarchie du ministère du travail (à tous les échelons, jusqu’à la Ministre) Les agents de l’inspection du travail réalisent à travers cette affaire TEFAL et la condamnation de Laura Pfeiffer qu’ils ne peuvent pas compter sur le soutien de leur hiérarchie en cas de mise en cause pénale, même lorsqu’ils sont victimes de pressions extérieures indues et d’obstacle à leur fonction. Le silence de la hiérarchie locale et régionale ainsi que du ministère du travail, qui dure depuis presque trois ans, est révoltant car il met les agents en situation d’insécurité dès lors qu’ils vont faire un contrôle.

La Ministre du travail elle-même se fait le relais des exigences du patronat de museler notre corps de contrôle. La loi El Khomri a introduit un « amendement TEFAL » prévoyant un code de déontologie de l'inspection du travail qui fixera « les règles » que doivent respecter les agents de l’inspection. Loin d’être protecteur des agents et des usagers il a tout d’un arsenal disciplinaire destiné à museler encore plus l'inspection du travail.

Cette condamnation s’inscrit dans un contexte plus large de criminalisation des mouvements sociaux (GOODYEAR, CONTINENTAL, AIR FRANCE, …) et de répression des mobilisations (loi travail). Elle vient ainsi s’ajouter à la liste déjà longue des injustices sociales et des attaques contre les droits des salariés.

 

Aujourd’hui comme hier, les organisations syndicales réaffirment avec force que :

  • Il n’est pas possible de condamner une inspectrice du travail, qui dans le cadre de son travail, a dénoncé auprès de nos organisations syndicales les pressions visant à faire obstacle à ses missions,
  • Il n’est pas possible de condamner un lanceur d’alerte pour avoir joué ce rôle essentiel de dénonciation des délits d’une entreprise,
  • Il n’est pas acceptable d’être condamné pour recel de documents confidentiels alors que les documents qui nous ont été transmis démontrent les pressions indues exercées par l'entreprise pour écarter l'inspectrice du travail gênante ainsi que le relais de sa hiérarchie.

Nous n'acceptons pas ce jugement et poursuivrons avec toutes les voies judiciaires offertes le combat pour leur relaxe pure et simple, comme nous poursuivrons nos combats aux côtés des agents et des salariés.

Nous étions en colère le 4 décembre 2015, et croyez bien que nous le sommes encore aujourd’hui car le mépris décomplexé des différents protagonistes pour l’inspection du travail et la condition des travailleurs nous est insupportable.

 

Nous exigeons de la Ministre du travail, Myriam El Khomri :

  • La reconnaissance des accidents de service de notre collègue,
  • Qu’elle fasse appel du classement des procédures à l’encontre de TEFAL par le Parquet d’Annecy,
  • Qu’elle condamne les agissements de TEFAL,
  • Qu’elle réaffirme publiquement les prérogatives des agents de l’inspection du travail et la légitimité de nos contrôles dans les entreprises.

 

Les agents de l’inspection du travail et les lanceurs d’alerte ne sont pas des délinquants !

Communiqué de l'intersyndicale CGT-SUD-SNU-FO-CNT, le 16 novembre 2016.

 

 

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:07

 

Source : http://www.capital.fr

 

 

Gaspillages publics : la folie des grandeurs des élus engloutit des fortunes

 

Publié le 15/11/2016 à 12:33

 

 

 

 

Le conseil régional d'Auvergne à Clermont-Ferrand ©Lafabregue/Andia

 

 

Mairies pharaoniques, pôles culturels surdimensionnés, réceptions somptuaires... Beaucoup de nos élus ne regardent pas à la dépense. Tant pis pour nos impôts locaux.

♦ Philippe Guérin : son pôle culturel pharaonique plombe les comptes de la commune

Pour ses 17.000 administrés, l'ancien maire de Cugnaux avait vu les choses en grand. Sur 4.000 mètres carrés, le pôle culturel qu'il a bâti dans cette banlieue de Toulouse comprend un centre d'arts visuels, une école de musique et une médiathèque, le tout derrière une «expression monumentale des façades», précise l'architecte. Seul hic, le Quai des arts a coûté 14 millions d'euros et se révèle un gouffre financier – 700.000 euros de fonctionnement par an - pour la nouvelle municipalité qui le juge «surdimensionné». «Ce pôle était nécessaire, apprécié, et a coûté moins cher que tous les autres de la région», assure Philippe Guérin, droit dans ses bottes.

A Bourges, c'est carrément 28 millions d'euros que l'ancien maire Serge Lepeltier et son successeur Pascal Blanc ont choisi de dépenser dans une nouvelle Maison de la culture. Dans cette ville de 67.000 habitants, la polémique ne porte pas sur la nécessité du lieu. De nombreux citoyens regrettent simplement qu'on n'ait pas conservé l'actuelle Maison, créée par André Malraux en 1963. Sa réhabilitation, qui avait d'ailleurs commencé et déjà englouti 7 millions d'euros, n'aurait dû coûter au final «que» 19 millions d'euros. «On a préféré un outil mieux conçu et économe en énergie», se défend Pascal Blanc.

♦ Alain Rousset : son petit train de montagne risque de rouler souvent à vide

 

 

©Serge Moulia/Reservoir Photo

 

©Serge Moulia/Reservoir Photo

 

Amoureux de la vallée d'Aspe où il possède une maison et aime ramasser les champignons, le président de la région Nouvelle-Aquitaine a décidé d'y lâcher 102 millions d'euros pour 24,7 kilomètres de rails. Depuis juin, une ligne de TER relie donc à nouveau Oloron-Sainte-Marie à Bedous, dans les Pyrénées-Atlantiques, trente-cinq ans après son abandon faute de trafic. «Ce TER remplace un service de bus qui transportait seulement 3,9 passagers par voyage, déplore Georges Manaut, le président d'une association d'opposants. Et ce lundi, j'ai compté 47 passagers dans 9 trains.»

 

Ce TER à 102 millions d'euros remplace un bus qui transportait seulement 3,9 passagers par voyage.

 

En 2003, un rapport d'enquête commandé par Réseau ferré de France avait déjà annoncé un «niveau de rentabilité socio-économique très faible, voire négatif» pour cette ligne. «Le potentiel de trafic passager et fret est réel, se défend-on au cabinet Rousset. Et puis le TER le plus utilisé de la région, Bordeaux-Arcachon, n'est pas rentable non plus !»

 

À lire aussi : La future ligne TGV Tours-Bordeaux, un gouffre financier pour l'État

 

♦ Joël Mercier et Florence Pineau : ils fusionnent leurs communes mais créent de nouvelles mairies

 

 

Joël Mercier, maire de Château-d'Olonne ©Ruaud/Plebiscit/Andia

 

Joël Mercier, maire de Château-d'Olonne ©Ruaud/Plebiscit/Andia

 

En Vendée, les Sables-d'Olonne, Olonne-sur-Mer et Château-d'Olonne ont engagé ces dernières années un processus de fusion plutôt louable. Mais alors qu'on pouvait s'attendre à la fermeture de deux mairies et à l'agrandissement d'une troisième, le premier magistrat de Château-d'Olonne, Joël Mercier, a inauguré en juin un nouvel hôtel de ville pour 4,6 millions d'euros. L'ancien, érigé en 1964, «était devenu inadapté», estime l'édile. Pas en reste, son homologue d'Olonne-sur-Mer, Florence Pineau, a elle aussi annoncé un nouvel édifice pour 2017, budgété 4,2 millions d'euros.

Question mairie, Bagnolet est aussi bien servi. En 2013, le patron de la commune à l'époque, Marc Everbecq, a inauguré dans cette cité ouvrière un hôtel de ville flambant neuf, le qualifiant de «totem républicain et maison de l'Etat providence local». Coursives ondulées, atrium géant... Le «totem» aurait coûté 36 millions d'euros. Pas du tout dans les moyens de Bagnolet, quatrième ville la plus endettée de France en 2014.

 

 

Marc Everbecq, ancien maire de Bagnolet ©PhotoPQR/Le Parisien/Sébastien Thomas/MAXPPP

Marc Everbecq, ancien maire de Bagnolet ©PhotoPQR/Le Parisien/Sébastien Thomas/MAXPPP

 

 

♦ Pierre Camou, Serge Blanco, Jérôme Guedj, Manuel Valls et Francis Chouat : ils édifient une enceinte qui fera doublon avec le Stade de France

Achevé en 1998 et pourtant doté de 80.000 places, le Stade de France ne convient plus à la Fédération française de rugby (FFR), présidée par par l'ancien international Serge Blanco. Ceux-ci ont donc prévu d'ériger pour 600 millions d'euros une enceinte fédérale de 82 000 places à Ris-Orangis, à seulement 45 kilomètres, un site choisi grâce à l'insistance de l'ancien maire d'Evry, Manuel Valls, de son successeur Francis Chouat et de Jérôme Guedj, l'ancien président du département de l'Essonne.

Ce dernier, l'une des têtes de file des frondeurs du PS, a promis d'investir 45 millions d'euros dans les accès au stade et surtout de garantir jusqu'à 450 millions d'euros le prêt dont la FFR a besoin. Un vrai risque financier vu la rentabilité tout hypothétique de la future enceinte. Pire, selon la Cour des comptes, l'Etat, qui a déjà dépensé 760 millions d'euros pour le Stade de France depuis son inauguration, pourrait devoir verser jusqu'à 186 millions d'euros de dédommagements à son concessionnaire si les rugbymen n'y jouent plus.

Que ne ferait-on pas pour nos sportifs ! A Marseille, le coût total pour le contribuable de l'agrandissement du Stade Vélodrome réalisé pour l'Euro 2016 avec le soutien du maire, Jean-Claude Gaudin, devrait avoisiner 340 millions d'euros. A Bordeaux, la facture publique de la nouvelle arène de 42.000 places (contre 34.000 pour l'ancienne) voulue par le maire, Alain Juppé, pourrait dépasser 100 millions d'euros. Tout ça alors que les Girondins n'y ont attiré en moyenne que 25.000 spectateurs lors de la saison 2015-2016.

À lire aussi : Les très chers stades de l'Euro de foot 2016

♦ René Souchon et Laurent Wauquiez : ils construisent et entretiennent un hôtel de région devenu inutile

 

©Lafabregue/Andia

©Lafabregue/Andia

Couverture

 

«Des bâtiments, ça peut être vendu», avait balancé en juin 2014 le secrétaire d’État chargé de la Réforme territoriale, André Vallini, quinze jours avant l'inauguration de l'hôtel de région de Clermont-Ferrand. Évidemment, il n'en sera rien ! Malgré la fusion de l'Auvergne avec Rhône-Alpes et le choix de Lyon comme siège de la nouvelle entité, l'édifice qui a coûté 80 millions d'euros sera conservé et entretenu. 

René Souchon, l'ancien président de la région Auvergne à l'origine du projet, a qualifié de «conneries» les propos du secrétaire d’État. Et Laurent Wauquiez, à peine élu président de la nouvelle collectivité, a assuré aux 434 agents du site qu'ils seraient bien maintenus sur place. Même si quelques locations sont programmées, les 150 fauteuils de l'hémicycle risquent de prendre la poussière.

 

> Vidéo. Les régions françaises qui s’enfoncent dans la crise : 

 

 

♦ François Deluga : il chouchoute ses employés au détriment de sa mission de formation

Le maire du Teich, en Gironde, collectionne les cartons rouges depuis son élection à la présidence du Centre de formation de la fonction publique territoriale en 2009. Après un premier rapport au vitriol en 2011, la Cour des comptes a une nouvelle fois étrillé sa gestion en 2016. En effet, alors que les collectivités locales ont du mal à finir leur mois, ce mastodonte administratif leur impose 339 millions d'euros de cotisations pour financer un réseau pléthorique de 2.392 employés - dont 33 rien que pour la communication qui ne couvre que très partiellement les besoins de formation des agents territoriaux, sa mission de base.

La Cour dénonce aussi le train de vie de ses employés, qui bénéficient de logements de fonction peu justifiés, d'une prime de restauration en plus des titres-restaurant et peuvent racheter à bon prix les biens de leur employeur : voiture, ordinateurs, chaises Starck... En réponse, François Deluga assure avoir augmenté son offre de formation et maîtrisé ses coûts.

♦ Daniel Percheron, Jack Lang, Renaud Donnedieu de Vabres : il a beau être quasiment gratuit, leur musée attire de moins en moins

 

©PhotoPQR/Voix du Nord/Pascal Bonnière/MAXPPP

©PhotoPQR/Voix du Nord/Pascal Bonnière/MAXPPP

Couverture

 

Et dire que son directeur rêvait de franchir la barre du million de visiteurs par an! Après avoir attiré 863.117 personnes en 2013, sa première année d'ouverture, l'antenne du Louvre à Lens a vu sa fréquentation s'effondrer : 491.884 visiteurs en 2014 puis 435.213 en 2015. Cette désaffection est d'autant plus fâcheuse qu'on ne paie pas souvent son ticket au Louvre-Lens, poussé en 2004 par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que par Daniel Percheron et Jack Lang, président et vice-président de la région à l'époque. Les entrées gratuites ont représenté 81% du total en 2013 et encore 60% en 2014.

 

Le musée Louvre-Lens génère 2,7 millions d'euros de recettes pour 16 millions de dépenses.

 

Du coup, l'affaire commence à revenir cher aux collectivités locales. Le musée, qui avait déjà coûté 201 millions d'euros, génère 2,7 millions d'euros de recettes pour 16 millions de dépenses. Difficile dans ces conditions d'éviter les déficits ! «C'est toujours comme ça dans les nouveaux établissements, assure-t-on au musée. Ca redémarre vers la cinquième année.»

♦ Philippe Richert : il offre des iPhone et des iPad à tous les élus de la région

En janvier dernier, le président de la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine a offert un second Noël aux 169 élus de son assemblée : un kit contenant un atlas, mais surtout un iPad et un iPhone flambant neuf. Un cadeau à 190.000 euros pour la collectivité. Les abonnements seront également pris en charge. A la région, on explique que les élus pourront ainsi consulter les rapports sur leur tablette et que le matériel devra être restitué en fin de mandat.

À lire aussi : Les dérives de la mairie de Marseille

♦ Pierre-René Lemas : il engloutit une fortune dans l'anniversaire de son établissement public

Le président de la Caisse des dépôts et consignations n'a pas mégoté pour célébrer le bicentenaire de l'institution publique le 12 janvier. Selon «Le Canard enchaîné», il a dépensé 2,6 millions d'euros pour festoyer, dont 340.000 pour louer le Grand Palais à Paris, 500.000 pour y faire venir les salariés de province et 700.000 pour les gaver de petits-fours. Pierre-René Lemas, qui n'a pas répondu à Capital, voulait-il rivaliser avec Joëlle Ceccaldi-Raynaud ?

 

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux ©Florence Hubin/Photo PQR/Le Parisien

 

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux ©Florence Hubin/Photo PQR/Le Parisien

Couverture

 

Selon l'un de ses opposants historiques, Christophe Grébert, la maire de Puteaux, près de Paris, a dépensé environ 600.000 euros en janvier dernier pour fêter la nouvelle année. «Entre la cérémonie des vœux, les cartes envoyées à domicile, le champagne et les illuminations, c'est un minimum», estime Grébert. A Nice, le maire adjoint Christian Estrosi a, lui, lâché la bagatelle de 395.000 euros pour ses vœux au Palais Nikaia, qualifié de «somptuaires» par ses opposants.

Gilles Tanguy

 

 

 

Source : http://www.capital.fr

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 20:37

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Laurent Wauquiez confie la bio aux agro-industriels

16 novembre 2016 / Barnabé Binctin (Reporterre)

 

 

La politique du bio en Auvergne–Rhône-Alpes va être transformée en profondeur. L’exécutif régional, présidé par Laurent Wauquiez, va retirer aux acteurs historiques du bio leur rôle dans le développement d’une agriculture paysanne et locale au profit des promoteurs du productivisme.

 

 

Confisquer la bio à ses défenseurs historiques pour mieux la confier aux industriels de la FNSEA : voilà ce que s’apprête à voter demain, jeudi 17 novembre 2016, le Conseil régional d’Auvergne–Rhône-Alpes présidé par Laurent Wauquiez, lors de son assemblée plénière. Il doit adopter un « plan régional de développement de l’agriculture biologique », que Reporterre a pu se procurer :

 

  • Télécharger le rapport « Agri bio » :
    PDF - 157.4 ko
     
     
    Le plan régional de développement de l’agriculture biologique.

 

Le texte se donne pour objectif de fixer les orientations politiques en matière de bio sur le reste du mandat, de 2017 à 2021. Un plan-cadre qui s’élèverait, selon nos informations, à un peu plus de 2,7 millions d’euros, soit un budget à peu près constant. À première vue, ce n’est donc pas une délibération défavorable à l’agriculture biologique qui s’annonce.

« Sauf que le texte est indigent, il ne dit rien de la répartition entre les différents axes et acteurs dans cette nouvelle orientation », alerte Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale d’opposition du rassemblement de la gauche et des écologistes. Or, c’est là que le bât blesse, puisque plusieurs structures historiques de la bio en France se voient directement remises en cause.

 

« Une purge » 

Le réseau des Amap, Terre de liens, la Frapna, le rés’OGM Info, etc. : la liste est longue des associations promouvant le bio qui perdent des financements. À l’image de la Fédération régionale d’agriculture biologique (Frab), pivot dans le domaine, qui va perdre 500.000 euros, passant de 720.000 à 220.000 euros de subventions par an. « On va se battre et chercher d’autres financeurs, mais on ne peut pas se leurrer : une baisse d’une telle ampleur aura forcément des conséquences en termes d’emplois », concède Antoine Couturier, délégué régional de Corabio, membre de la Frab...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 20:29

 

Source : http://consocollaborative.com

 

Acheter en vrac : la carte de France des épiceries qui font un carton

 

 

http://consocollaborative.com/content/uploads/jam-428094_1920.jpg

 

Moins d'emballages, moins de gaspillage et moins de dépenses : les épiceries en vrac ont le vent en poupe. Entre celles qui ouvrent aux quatre coins de la France et une franchise qui a déjà essaimé, nous avons regroupé ces initiatives sur une carte pour vous proposer des alternatives concrètes.

 

 

(Cette carte n’est pas exhaustive, si vous avez des adresses secrètes, n’hésitez pas à nous les partager !)

 

En novembre 2015, Biocoop a lancé un magasin éphémère bio, 100% vrac et 100% sans emballages, à l’occasion de la COP 21. Un test grandeur nature pour reproduire définitivement ce modèle dans les mois à venir. En effet, bouteilles en plastiques, sac et emballages omniprésents dans les magasins d’alimentation, sont controversés d’un point de vue environnemental et il devient urgent de trouver des alternatives au tout emballé.

 

Vers une démarche Zéro Déchet

Les déchets de matières plastiques représentent en France 2 500 000 tonnes. La vente en quantité prédéfinie engendre un gaspillage de « près de 20 kilos, dont 7 kg de produits non déballés qui sont jetés, soit 10 millions de tonnes de nourriture gaspillées en France chaque année.

Réduire l’impact de l’activité humaine sur l’environnement passe par l’achat de quantités nécessaires.

C’est le pari qu’on fait les épiceries en vrac qui sont de plus en plus nombreuses. De Lille à Bordeaux, en passant par Besançon, les produits proposés à la vente sont en majorité issus de l’agriculture bio et fournis par des producteurs locaux. Huile d’olive, riz, produits frais ou savons, sont vendus à l’unité, au kg ou au litre. Dans certains magasins, la consigne fait son retour et les bouteilles sont reprises contre une pièce, comme dans la brasserie Météor, en Alsace ou O’bocal, à Nantes.

A Nancy, c’est une association dans une MJC, La juste dose, qui propose un système de cabas : contenants vides et listes sont déposés et quelques jours après, récupérés pleins ! L’engouement des consommateur pour le vrac est réel, comme le témoigne la campagne de crowdfunding de Ceci&Cela, à Toulouse. Plus de 7000 euros sur les 5000 espérés ont été récoltés en quelques jours. Entre Castillon-la-Bataille (33) et Bergerac (24), c’est la Petite roulotte, un camion qui sillonne les marchés et vends des produits locaux en vrac.

 

Le vrac se franchise

Autre formule, day by day, le réseau d’épicerie en vrac connaît un succès exponentiel. Depuis 2013, 23 boutiques ont ouvert dans l’hexagone. La franchise a pour ambition de proposer la meilleure qualité, au meilleur prix et s’appuie essentiellement sur des entreprises françaises pour se fournir. Certaines enseignes de grande distribution proposent également des produits en vrac, parfois depuis des années ou lors du réaménagement de leur magasins comme Franprix, qui dans ses boutiques nouvelle formule vend désormais des produits en vrac.

Le mouvement Zéro Wast a lui lancé le réseau Vrac et projette d’ouvrir sa maison du Zéro Déchet à Paris, qui vendra entre autre des contenants réutilisable pour faire ses courses…en vrac.

 

 

 

Source : http://consocollaborative.com

 

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 20:15

 

Source : http://www.politis.fr

 

 

Affaire Tefal : L’inspectrice du travail et le lanceur d’alerte condamnés !

 

 

 

La cour d'appel de Chambéry n'a pas déjugé le tribunal correctionnel d'Annecy. Elle a condamné Laura Pfeiffer et Christophe M. à 3.500 euros d'amende avec sursis. Un « scandale » dénoncé par leurs soutiens quelques minutes après l’annonce du verdict et un nouveau coup dur pour l'inspectrice du travail et l'ex-informaticien de Tefal.

Récit du procès en appel organisé le 14 septembre à Chambéry >> Affaire Tefal : un réquisitoire inacceptable

Mercredi 14 septembre à Chambéry, peu de personnes présentes au rassemblement et à l’audience se disaient optimistes quant au verdict attendu ce 16 novembre.

En première instance à Annecy, l’inspectrice du travail et le lanceur d’alerte avaient été condamnés à la même peine. La première pour « violation du secret professionnel » et « recel de courriels de l'entreprise Tefal », le second pour « détournement de courriels » et « accès et maintien frauduleux dans un système informatique ». Des peines symboliques assimilées à l’application d’une « justice de classe » par les défenseurs des deux accusés.

« Consternée », l’intersyndicale (CGT, CNT, FSU, SUD et FO) s'est insurgée ce mercredi dans un communiqué contre « une justice qui, au-delà des discours convenus, ne protège pas celles et ceux qui risquent leur emploi pour dénoncer les pratiques délictueuses des entreprises ». Bien décidés à ne pas en rester là, les syndicats ont d’ores et déjà annoncé leur intention de poursuivre la procédure afin d’obtenir la relaxe de Laura Pfeiffer et Christophe M., « par toutes les voies judiciaires offertes ».


 

 

 

 

Source : http://www.politis.fr

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 19:03

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Up le Mag

Bon plan : un site pour manger gratuitement

 

 

Initialement publié sur 

 

 

 

 

 

Et si chacun partageait ses parts en trop pour éviter de les jeter  ? Laurence Kerjean, cofondatrice de Meet ZE Chef raconte  :

« Avec mon mari, ça faisait longtemps qu’on voulait faire quelque chose qui compte. Je suis passionnée de cuisine et on est tous les deux dans la tech. Alors on s’est demandés pourquoi la tech ne servirait pas à rapprocher les gens et à avoir un impact positif. En voyant le gaspillage alimentaire autour de nous, on s’est dit que c’était ça la chose à faire. »

 

Contre le gaspillage

L’idée émerge en 2014 au bord d’une piscine. Elle fait son chemin petit à petit jusqu’au lancement de la première version en avril dernier. Sa mission  : réunir ceux qui ont faim et ceux qui ont une part en trop grâce à des outils web et notamment un système de géolocalisation. Son objectif  : réduire le gaspillage alimentaire et venir en aide à ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois.

Car si Meet ZE Chef est bien une société et non une association, l’idée n’est pas de prendre une commission sur des parts à 15 euros. La plupart des échanges sont 100% gratuits et suivent une logique de don. Pour les autres, le montant ne dépasse pas un euro, auquel s’ajoute une part pour la plateforme. «  Le but de la plateforme c’est l’antigaspillage. Ce n’est pas une plateforme qui est faite pour s’assurer un revenu supplémentaire  », assure Laurence Kerjean.

«  En France, 4 millions de personnes ne mangent pas à leur faim alors que 35% des repas sont jetés chaque jour. Sur ces 4 millions, ce ne sont pas que des SDF. Il y a des étudiants, des travailleurs précaires et des retraités qui ont du mal à joindre les deux bouts. »

 

Hygiène

Mais si nous sommes enclins à récupérer des meubles par exemple, en est-il de même avec des denrées alimentaires  ? Comment vérifier que les mesures d’hygiène élémentaires sont bien respectées  ?

«  La première garantie, c’est que les gens ont cuisiné pour eux-mêmes, donc, a priori, ils n’ont pas prévu de s’empoisonner eux-mêmes. Ensuite, on a mis en place un système de notation. C’est ce qu’on appelle une plateforme de confiance. Aujourd’hui les gens ont l’habitude avec les Airbnb, les Blablacar et compagnie. »

 

 

 

Aujourd’hui, un peu moins de 1 000 personnes sont inscrites sur le site. Le concept, tout jeune, a vu environ 350 personnes mettre leurs plats à disposition et près d’une centaine d’autres venir les chercher.

 

« Il suffit d’être deux dans une même ville »

Le gros de ces partages se concentre, pour l’instant, à Paris mais il existe quelques réseaux Meet ZE Chef dans une douzaine d’autres villes, comme Clermont-Ferrand, Lille et Marseille. « Comme je le dis tout le temps, il suffit d’être deux dans une même ville ou un même quartier pour que les échanges commencent  », estime Laurence Kerjean.

Grâce au succès, le 18 octobre dernier, d’une campagne de financement participatif sur Ulule, où plus de 23 000 euros ont été collectés, Meet ZE Chef va lancer des applications pour IOS et Androïd.

«  Le principal projet est aussi de faire en sorte que ça prenne quartier par quartier et qu’on ait un maximum d’utilisateurs, prêts à offrir et à venir chercher des plats, et qui utilisent le site de façon récurrente  », poursuit la cofondatrice, persuadée qu’il y a, aujourd’hui, une prise de conscience du gaspillage alimentaire et une vraie envie de faire la différence.

 

 

Initialement publié sur UP Le Mag

 

http://www.up-inspirer.fr/

 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 18:26

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Nos vies connectées

J’ai testé Bob emploi : et si je devenais chauffeuse de salle ?

 

 

Bob emploi, la plateforme imaginée par Paul Duan, jeune fondateur de l’ONG Bayes Impact, se lance ce mercredi. Avec une promesse : diminuer le chômage, en utilisant le big data pour accompagner les demandeurs d’emploi. Je l’ai testée.

 

 
 
 

Ce mercredi matin, Paul Duan lance Bob emploi, une plateforme présentée comme le « compagnon numérique » des demandeurs d’emploi.

Paul Duan ? Vous savez, le « petit génie des algorithmes » qui veut enrayer le chômage. Il a 24 ans, est diplômé de Sciences-Po et Berkeley, et a fondé en 2014 une ONG américaine, Bayes Impact, pour « résoudre les problèmes de société » grâce aux algorithmes.

Pour compléter le portrait, il est souvent présenté comme un jeune homme né à Trappes (Yvelines), patrie de Jamel Debbouze (qui le soutient), qui a pris l’ascenseur social. Un story-telling qui avait un peu étonné l’un de ses anciens camarades de classe, mais passons.

En janvier dernier, soutenu par le ministère du Travail, Paul Duan a noué un partenariat inédit avec Pôle emploi pour créer une plateforme gratuite pour aider les demandeurs d’emploi dans leur recherche.

Promesse : réduire en France le chômage. « Je suis persuadé qu’on peut le baisser de 10% », répète-t-il à l’envi, en visant notamment en compte les offres d’emploi non pourvues.

« Mais même si on ne fait que 1%, c’est bien, non  ? »

 

Mes aspirations, mes frustrations

Ce mercredi matin, je me suis donc inscrite sur Bob emploi (version bêta). En pleine période de réduction d’effectifs, ça peut toujours servir. Première étape : répondre à quelques questions « sur vous, vos aspirations et vos frustrations ». Il est écrit que mes données ne seront pas communiquées à un tiers :

« Vos réponses restent entre nous. »

 

 

Capture de Bob emploi

 

Capture de Bob emploi
 

Je renseigne mon métier, ma situation actuelle, ma ville de résidence, mon année de naissance (il n’est pas nécessaire d’être inscrit à Pôle emploi pour être enregistré).

S’ensuit un point sur mes qualifications : le plus haut niveau de diplôme obtenu, une question sur l’obtention ou non d’un permis de conduire (auto, moto, poids lourd), sur mon niveau d’anglais et de bureautique (Word, Excel...).

 

 

Capture de Bob emploi

 

Capture de Bob emploi

 

Etape suivante : livrer ses frustrations. Le ton pour le demander est poli, amical et dévoué (« nous sommes là pour vous écouter et voir si nous pouvons aider »).

La crise de la presse me pousse à cocher la case 1 (« le manque d’offres correspondant à mes critères »). Il était aussi question de discriminations, de handicap ou de difficultés liées à la rédaction de CV ou le manque de réponses de recruteurs.

 

 

 

Capture de Bob emploi

 

Capture de Bob emploi
 

Bob emploi questionne ensuite mes critères : « Seriez-vous prête à... vous former, déménager, accepter un moins bon salaire, considérer d’autres contrats (CDD, intérim...), changer de métier ? »

 

 

 

Capture de Bob emploi

 

Capture de Bob emploi
 

Coach perso

Une fois le profil renseigné, Bob emploi suggère au demandeur d’emploi que je feins d’être un « plan d’action sur mesure ». A la manière d’un coach personnel (c’est tendance), Bob emploi me proposera ensuite « des actions simples et concrètes tous les jours ».

Pour me proposer du « sur mesure », l’algorithme derrière la plateforme, développé en open source et destiné à être amélioré au fur et à mesure de son utilisation, analyse mes infos.

 

 

 

 

Capture d'écran de Bob emploi

 

Capture d’écran de Bob emploi
 

Comme dans un jeu vidéo, quatre niveaux de plan d’action sont proposés, en fonction de quoi le demandeur d’emploi recevra plus ou moins d’objectifs quotidiens dans sa boîte mail :

  • réflexion « pour affiner votre projet » ;
  • modéré pour « relancer votre recherche » ;
  • à fond pour « accélérer votre recherche » ;
  • extrême pour « booster à fond votre recherche ».

Bonne élève, j’opte pour le dernier. 

Les premiers conseils sélectionnés par rapport à mon profil me paraissent bateau. « Utilisez davantage votre réseau », « cherchez auprès de types d’entreprises différents », « envisagez de passer en freelance », « améliorez votre anglais ». Mon préféré : « Envisagez les missions en intérim » (c’est compliqué, dans le journalisme).

Au passage, j’apprends que je suis « dans un marché favorable ».

 

 

Capture de Bob emploi

 

Capture de Bob emploi
 

Utiliser des verbes d’action

Pour le premier jour du « plan d’attaque », quatre actions me sont présentées. A chaque fois, je peux cocher que je l’ai faite, que je ne souhaite pas la faire ou la reporter.

  • Découvrir les entreprises susceptibles de recruter qui pourraient m’intéresser : en cliquant, j’arrive sur les résultats d’une recherche Pôle emploi qui a pris en compte mes précédents critères (notamment géographiques) ;
  • Envoyer une candidature spontanée à une entreprise qui recrute ;
  • Faire une liste de personnes qui pourraient m’aider dans ma recherche ;
  • Améliorer mon CV en utilisant des verbes d’action (on me conseille de lire cet article). Si c’est l’effort demandé pour trouver du travail, je m’exécute.

 

 

Capture de Bob emploi

 

 

Capture de Bob emploi
 

Enfin, dans l’onglet « métiers à explorer », Bob emploi me présente une sélection de professions proches de la mienne, « trié[e]s par leur potentiel de retour à l’emploi ».

L’ONG a en effet eu accès à des centaines de milliers de données anonymisées de Pôle emploi, sur les annonces, la typologie des métiers, les postes vacants, la situation dans chaque bassin d’emploi, les compétences recherchées, etc. Sollicité par Le Monde, Reynald Chapuis, directeur chargé du numérique chez Pôle emploi, complétait :

« [Paul Duan] a aussi pu converser avec des demandeurs d’emploi et des conseillers afin de voir ce qui leur manquait. Nous avons, en outre, donné notre vision sur ce qui devait figurer dans le service. »

A partir de ces données, Bob pourra conseiller un demandeur d’emploi de viser une région plutôt qu’une autre. « [Le site] va vous dire combien de personnes ont réussi ce parcours, dans quelle région et par quelles formations elles sont passées », expliquait RTL.

La plateforme lancée ce mercredi se veut collaborative. Ainsi, avec 500 recommandations déjà en boîte, pourront s’ajouter celles d’usagers qui proposeront les leurs.

D’autres pistes d’amélioration sont avancées sur le site. La pertinence des métiers suggérés aux demandeurs d’emploi devrait être peaufinée en fonction des utilisations et d’autres méthodes axées sur les compétences et centres d’intérêts. Bob emploi n’intègre pas encore les recommandations de formations.

 

Cabaret ou cirque ?

Pour chaque domaine auquel Bob emploi me suggère de m’intéresser après avoir mouliné les données de mon profil, une fiche présente une moyenne du salaire annuel, un pourcentage d’évolution des offres et un laps de temps moyen de retour à l’emploi.

C’est alléchant : je devrais pouvoir trouver du travail dans la communication sous les trois mois, dans l’écriture en cinq mois, ou encore dans la présentation de spectacles et d’émissions (retour à l’emploi : 2 mois).

 

 

 

Capture de Bob emploi

 

Capture de Bob emploi
 

Je clique et je découvre que je peux songer à bosser comme animatrice radio, présentatrice TV, chroniqueuse ou que je peux me recycler comme animatrice de spectacles ou chauffeuse de salle. La liste des structures possibles me donne envie : station de radio, chaîne de télé, parc de loisirs, cabaret ou cirque. 

 

 

Guillaume Canet dans le film

Guillaume Canet dans le film « Mon idole »

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 18:11

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Contre les clichés

 

Impôts, fraude, assistanat, vote réac : ces préjugés sur les pauvres qui ne supportent pas l’épreuve des faits

 

par

 

 

 

 

 

Alors que la campagne présidentielle démarre, les discours anti-pauvres et anti-immigrés font plus que jamais recette. Fraude aux allocations, faible participation à l’impôt, violences conjugales, natalité excessive, oisiveté, pollution... A en croire les colporteurs de ces préjugés, ceux qui possèdent le moins seraient responsables de tous les maux qui frappent la société. Sauf que... faits, chiffres et études battent en brèche ces faux arguments, qui nous détournent des vraies responsabilités. L’association ATD quart monde a récemment publié un ouvrage intitulé « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté ». Basta ! s’en est inspiré, pour rappeler quelques évidences... trop souvent oubliées.

Qui est pauvre en France, en 2016 ? Il y a la pauvreté monétaire, facile à mesurer quantitativement. Le seuil de pauvreté fixé par l’Insee à 60% du revenu médian – les personnes percevant un revenu inférieur à 1 000 euros par mois – concerne 8,6 millions de personnes. Près de 5 millions d’entre elles touchent moins de 840 euros mensuels. Mais la pauvreté ne se limite pas à la faiblesse des revenus disponibles. Être en situation précaire, c’est aussi cumuler plusieurs insécurités : celle de l’emploi et du logement, la possibilité de se nourrir convenablement,d’assurer ses obligations familiales, de se chauffer correctement... Ces aspects sont plus complexes à estimer quantitativement.

Quelle que soit la manière dont on la mesure, la pauvreté et les personnes qui les subissent font l’objet de bien des clichés, en particulier lors des campagnes électorales. La « pauvrophobie » s’installe, sous diverses formes : de la culpabilisation des chômeurs qui se complairaient dans l’assistanat sur le dos de ceux qui travaillent, aux arrêtés anti-mendicité édictés par plusieurs villes, jusqu’aux incendies volontaires qui visent des centres d’hébergement. Non contents de frauder et de ne pas payer d’impôts, les pauvres seraient en plus davantage réactionnaires et racistes que les autres, explique-t-on à chaque nouvelle élection surprise.

« Qui aime vivre en étant traité "d’assisté", de "cas social" ? Qui souhaite connaître la honte de pousser la porte d’un service social ou d’une association caritative pour une aide, quand on doit nourrir ses enfants ? », interpelle Marie-France Zimmer, militante de d’ATD Quart-Monde, association qui compte 18 000 adhérents et qui vient d’éditer l’ouvrage « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté ». Basta ! s’est inspiré de cet ouvrage pour battre en brèche quelques-uns de ces préjugés, parmi les plus répandus.

 

Préjugé n°1 : les pauvres pourraient travailler s’ils le voulaient

Près des deux tiers des Français seraient convaincus que « si l’on veut travailler, on trouve » [1]. Comme plusieurs ministres d’ailleurs : l’ancien ministre du Travail François Rebsamen et Myriam El Khomri qui lui a succédé ont déclaré que plusieurs centaines de milliers de postes – 400 000 pour le premier, 300 000 pour la seconde – étaient « abandonnés » chaque année faute de candidats [2].

« Ce qui freine la reprise d’emploi, c’est le manque de moyens de transport, de formations adaptées, de modes de garde accessibles pour les enfants, les problèmes de santé et surtout le manque d’emplois décents et suffisamment rémunérés », explique Jean-Christophe Sarrot, co-auteur de l’ouvrage publié par ATD quart monde. Les personnes pauvres sont aussi victimes de discrimination à l’embauche : à qualification égale, un français perçu comme étant « d’origine immigré », postulant pour un emploi, a cinq fois moins de chances qu’un autre d’obtenir un entretien [3]. Une personne qui fait apparaître sur son CV un emploi en insertion ou un foyer d’hébergement comme domicile a également moins de chance de décrocher un rendez-vous. Par ailleurs, entre 2007 et 2011, un demi million de personnes ont renoncé à un poste en raison de problèmes de logement et du surcoût de la mobilité exigée. Il y a enfin des offres d’emploi farfelues : par exemple une heure de ménage par semaine, en pleine campagne, le dimanche.

 

Préjugé n°2 : les pauvres ne paient pas d’impôts

Combien de fois entend-on que la moitié des Français ne paient pas l’impôt sur les revenus, tandis que les classes moyennes aisées seraient « matraquées » par le fisc ? Oui, les personnes en situation de pauvreté « échappent » à l’impôt sur le revenu. Elles paient cependant comme tout le monde le principal impôt, la TVA perçue sur tous les produits et service qu’elles achètent, qui constituent 50% des recettes fiscales de l’État. Les personnes célibataires qui gagnent plus de 10 700 euros par an – soit plus de 892 euros par mois – paient aussi la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Ces deux impôts contribuent au financement de la sécurité sociale.

Résultat : les 10% de la population française qui ont les revenus les plus bas paient en moyenne 40 % d’impôts – le taux moyen d’imposition – quand les 0,1% les plus riches en paient environ 35%. Si « matraquage fiscal » il y a, ce sont les pauvres qui le subissent. Comment s’explique cette inégalité flagrante ? Même avec des revenus mensuels d’environ 1 000 euros, une personne va contribuer aux cotisations sociales, aux impôts sur la consommation, à l’impôt sur le revenu, qui mobilisent une proportion beaucoup plus grande de ses maigres revenus que les 0,1% les plus aisés qui touchent plus de 250 000 euros par an. Et ces données ne prennent pas en compte les niches fiscales, grâce auxquelles une partie des plus hauts revenus diminue encore davantage leur taux d’imposition.

 

Préjugé n°3 : les pauvres touchent des aides indûment ou fraudent massivement

Si elle est bien réelle, la fraude aux prestations sociales est très faible par rapport aux autres types de fraudes, notamment la fraude fiscale. En 2016, la fraude au RSA a coûté 100 millions d’euros à l’État, soit 30 fois moins que la fraude fiscale qui a a amputé le budget de la France de plus de trois milliards d’euros. Et 168 fois moins que la fraude patronale aux cotisations sociales, estimée par la Cour des comptes à 16,8 milliards en 2012 (lire ici). La fraude douanière coûte, elle, plus de 400 millions d’euros.

Reste la question des fraudes aux prestations familiales, estimée à un milliard d’euros. « En face du milliard d’euros de fraudes estimées aux prestations familiales, alignons les montants estimés des non-recours à ces mêmes prestations, propose Jean-Christophe Sarrot : 5,3 milliards pour le RSA, 4,7 milliards pour les prestations familiales et le logement, 828 millions pour l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), soit, au total, environ 11 milliards « économisés » chaque année par l’État. » La complexité des démarches et leur dématérialisation croissante, la volonté de ne pas dépendre de l’aide publique, le manque d’information, le souhait de ne pas être contrôlé ou la crainte de la stigmatisation expliquent cette proportion importante de personnes qui renoncent aux aux aides sociales auxquelles elles ont pourtant droit. En 2015, la Caisse nationale d’allocations familiales a détecté 40 000 fraudes, pour un montant total avoisinant 250 millions d’euros (soit 6250 euros par fraude avérée).

 

Préjugé n°4 : les pauvres profitent des logements HLM et du RSA

65 % des familles vivant dans la pauvreté sont logées dans le parc privé, le plus souvent dans des situations de logement dégradé et surpeuplé. Cette situation n’est pas prête de s’inverser, vu le coût sans cesse croissant des logements HLM : la part du loyer et des charges sur les revenus des locataires HLM est passé de 16% en 1984 à 23% en 2011. Résultat : les bailleurs sociaux accueillent de plus en plus de classes moyennes.

 

 

« À l’opposé de ce que pensent les trois quarts des Français, on ne peut pas gagner plus avec le RSA qu’avec le Smic », insiste Jean-Christophe Sarrot. Le montant du Smic net mensuel est de 1 144 euros en 2016, celui du RSA est de 525 euros (461 euros en cas d’aide au logement). Un couple avec deux enfants de moins de 14 ans et percevant chacun le RSA ainsi qu’une aide au logement vit avec 1 523 euros par mois. S’ils travaillaient chacun payé au Smic, ils gagneraient 2 211 euros par mois, soit une augmentation de 45%.

Les pauvres feraient-ils alors des enfants pour s’enrichir ? Le taux de fécondité des familles ouvrières françaises est à peine plus élevé que celui des familles cadres : 2,3 enfants contre 2,2 enfants ! On estime que les aides sociales et fiscales couvrent à peine un tiers des dépenses liées à un enfant pour les familles les moins fortunées [4].

 

Préjugé n°5 : les pauvres se désintéressent de la politique ou votent FN

En 2012, 67% des personnes les plus précaires disaient avoir de très fortes intentions de voter au scrutin présidentiel. « C’est moins que pour les personnes plus favorisées, mais cela montre que le lien avec la politique résiste à l’insécurité économique, à l’isolement social et à la stigmatisation rencontrés par les personnes en précarité, alors même que les débats politiques abordent peu, en général, les questions qui les concernent directement, voire les stigmatisent » , remarque Jean-Christophe Sarrot.

Lors de la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen a doublé son score chez les électeurs précaires (20 %) par rapport aux plus favorisés (11 %). Mais, plus que les catégories les plus appauvries, c’est davantage les classes moyennes inférieures menacées de déclassement : ouvriers, employés, voire petits patrons. Bref, ceux qui ont un petit patrimoine, possèdent parfois leur logement, ont un statut social et craignent de le perdre. « Paradoxalement, ce ne sont pas les plus pauvres qui votent FN, éclaire le démographe Hervé Le Bras. Ils sont plutôt abstentionnistes ou ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Les chômeurs, par exemple, ne sont pas plus frontistes que le reste de la population. Plus que la condition sociale ou la profession, ce qui regroupe les électeurs de ce parti, c’est plutôt le sentiment de ne pas s’en sortir face à la crise, et de ne pas avoir d’avenir [5]. »

 

Préjugé n°6 : les pauvres polluent et se foutent de l’écologie

Le bilan carbone – émissions de gaz à effet de serre par an généré par le mode de transport, d’alimentation et d’habitat – d’un cadre supérieur est de 8 580 kg de CO2. Celui d’un ouvrier est de 6 828 kg. Il pollue donc 20% de moins qu’un cadre (la moyenne est de 7 388 kg de CO2 pour l’ensemble de la population) [6]. « On peut imaginer sans grand risque d’erreur que les personnes confrontées au chômage et à la précarité polluent encore moins que les ouvriers », relève Jean-Christophe Sarrot. Au quotidien, les familles en précarité mettent en œuvre des pratiques dévalorisées par notre société de consommation et qui peuvent soutenir la transition écologique : faire durer les objets, les remettre en état et les réutiliser, prêter et s’entraider, économiser l’énergie. »

S’ils génèrent moins de pollution, les pauvres en subissent en revanche les conséquences, plus encore que le reste de la population. « À Paris, ce sont les familles précaires qui souffrent le plus des pics de pollution, parce qu’elles habitent dans des endroits exposés, par exemple à proximité du périphérique et qu’elles ont peu de moyens de s’y soustraire, n’ayant pas de quoi partir en vacances ou en week-ends. » Les bénéficiaires de la CMU souffrent d’ailleurs plus de maladies respiratoires chroniques que le reste de la population (57 pour 1 000 contre 35 pour 1 000). Et aux États-Unis, l’industrie du gaz de schiste est accusée de venir « mettre ses déchets chez les Noirs et les pauvres ».

 

 

Préjugé n°7 : les pauvres ne savent pas gérer leur budget

Les pauvres sombreraient dans le consumérisme et dépenseraient à tout va, en se surendettant pour un écran plat ou un smartphone. « La diffusion des téléphones portables et des écrans plats s’est tellement répandue qu’ils ne sont plus vraiment un signe d’opulence, avance Jean-Christophe Sarrot. Et comme le rappelle Joseph Stiglitz (ancien économiste en chef de la banque mondiale et prix Nobel d’économie en 2001, ndlr) dans son ouvrage sur les inégalités, ce n’est pas en vendant leur télé que les personnes pauvres vont pouvoir se payer durablement à manger, se soigner ou financer les études de leurs enfants [7] ! » Le fait de ne pas pouvoir manger de la viande régulièrement serait un indicateur de pauvreté plus « fiable ». Selon Eurostat, en 2015 en France, 7,3 % de la population était dans l’impossibilité de manger de la viande au moins un jour sur deux. C’est l’un des taux les plus élevés d’Europe (7,5% en Allemagne, 2,6 % en Espagne, 1,7% au Danemark).

« En matière de gestion financière, les personnes en précarité déploient bien souvent un grand savoir-faire », souligne Jean-Christophe Sarrot. « Je tiens un cahier où j’écris tout ce que je dépense, témoigne une mère de famille. Je mets la date, la nature de l’achat, le prix et je fais le solde. Je fais des choix, le premier choix c’est pour mon fils quand il veut et que je peux [8]. » « Le réseau Crésus, qui gère les dossiers de surendettement, nous rappelle que l’incapacité à gérer un budget familial touche toutes les couches de la société », ajoute Jean-Christophe Sarrot.

 

Préjugé n°8 : les pauvres frappent leurs femmes et maltraitent leurs enfants, par ailleurs plus réceptifs à la propagande islamiste

La maltraitance des enfants existe dans tous les milieux sociaux. Si les familles défavorisées sont souvent sur-représentées dans les statistiques, c’est parce qu’elles sont plus observées que les autres par les services sociaux. Il est plus facile pour les familles aisées d’éviter les investigations. Il en va de même pour les violences faites aux femmes. Plus facilement dans le collimateur de la Justice et des services sociaux, les hommes violents des milieux pauvres sont plus souvent repérés. Les plus riches, que l’on soupçonne moins, ont en plus les moyens de s’entourer d’un réseau de soutien et se payer de bons avocats.

« Des jeunes de tous milieux et de toutes convictions religieuses sont touchés par la propagande de l’État islamique, note par ailleurs Jean-Christophe Sarrot, y compris dans les classes moyennes et supérieures [9]. » « Il n’y a pas de profil type pour ceux qui partent en Syrie, hormis leur jeunesse, rappelle de son côté l’anthropologue Alain Bertho que Basta ! avait interviewé peu après les attentats de Paris, en novembre 2015 (Voir l’entretien ici). Un tiers environ sont des convertis à l’islam ; il y a des jeunes issus des cités, qui ressentent la stigmatisation depuis des années ; d’autres ont un métier et une famille ; certains ne fréquentaient pas les mosquées mais leurs ordinateurs. »

 

Préjugé n°9 : tout le monde peut se retrouver à la rue, faire la manche peut rapporter gros

Les trois quarts des personnes sans domicile fixe sont passées par des foyers ou ont été placées en famille d’accueil au cours de leur enfance. Si elles ont été retirées à leurs parents, c’est qu’elles ont souvent été victimes de violences graves. La moitié d’entre elles ont été marquées par la maladie ou le décès d’au moins un de leurs parents avant l’âge de 18 ans, soit trois fois plus que le reste population. Un tiers des personnes à la rue ont connu des difficultés économiques avant l’âge de 18 ans, taux là encore trois fois plus élevé que chez les personnes occupant un logement ordinaire.

 

 

 

Même si la peur de se retrouver seul et sans domicile est très répandue parmi celles et ceux qui se sentent victimes de déclassement, « le risque est en réalité très faible pour celui ou celle qui peut compter sur un réseau social et un métier », éclaire Jean-Christophe Sarrot. Quant à l’idée de se la couler douce en faisant la manche, elle est elle aussi battue en brèche. Une personne qui fait la manche sur un trottoir parisien voit défiler entre 850 et 3 000 personnes par heure, pour un gain quotidien dépassant rarement les 10 ou 30 euros. C’est en moyenne deux fois moins pour les Roms [10].

 

Préjugé n° 10 : l’immigration augmente massivement en France

Entre 1975 et 2013, l’immigration a augmenté de 1,4 point : de 6,6% en 1931, la part de la population immigrée est passée à 7,4% en 1975, pour arriver à 8,8 % en 2013. Nous sommes très loin des 23 % qu’imagine une partie des Français [11]. Et contrairement à ce qu’affirme le maire de Béziers, Robert Ménard, qui promet une invasion de syriens à ses concitoyens, la France accueille très peu de réfugiés. Entre 2011 et 2015, seulement 10 000 syriens ont obtenu les statut de réfugiés en France, soit 2 000 en moyenne par an, alors que l’Allemagne en a accueilli plus d’un million rien qu’en 2015.

La France n’attire guère. En septembre 2015, sur les 1 000 réfugiés arrivés en Allemagne que l’on proposait d’accueillir, seuls 600 ont accepté. « Beaucoup savent qu’ils ne sont pas attendus à bras ouverts : en 2014, la France a rejeté 83 % des demandes d’asile, bien plus que ses voisins européens », remarque Jean-Christophe Sarrot. Soumis à des démarches complexes et parfois opaques, sans droit de travailler – en Allemagne, les demandeurs d’asile peuvent travailler au bout de trois mois – sans autre aide que la faible allocation pour demandeur d’asile (de 200 à 340 euros par mois) et l’aide médicale d’État, la plupart d’entre eux sont condamnés à vivre dans une grande précarité [12].

 

 

Préjugé n°11 : les étrangers sont attirés par notre protection sociale et ils nous coûtent cher

Les conditions d’accès à notre protection sociale sont restrictives. Pour prétendre au RSA par exemple, les personnes issues d’un pays non membre de l’Union européenne doivent être titulaires depuis au moins cinq ans d’un titre de séjour les autorisant à travailler. Les conditions d’obtention du minimum vieillesse sont elles-aussi contraignantes : une personne de nationalité étrangère doit, soit détenir depuis 10 ans un titre de séjour l’autorisant à travailler, soit être réfugiée, apatride, ou ancien combattant, soit être ressortissante d’un État membre de l’Espace économique européen ou suisse. Il faut également résider régulièrement en France. Personne ne peut donc débarquer en France et toucher le minimum vieillesse ou le RSA du jour au lendemain.

Selon Médecin du monde, qui prend en charge des réfugiés partout en Europe, seulement 2,3% des migrants interrogés citent la santé personnelle comme motif de migration, loin derrière les raisons économiques (48,1%), politiques, ethniques, religieuses ou d’orientation sexuelle (23,7%) [13]. Les personnes qui quittent leur pays et rejoignent l’Europe au péril de leur vie veulent avant tout éviter d’être tuées et trouver un travail. « La plupart des migrants se trouvent dans un état de santé normal à leur arrivée, (...) ce sont surtout les conditions d’accueil qui leur sont faites ici qui, au fil des mois, provoquent chez eux des maladies », précise Médecins du monde.

Les immigrés, quand ils sont correctement accueillis, apportent une diversité culturelle et professionnelle qui favorise l’économie des pays d’accueil. Mais ils créent en plus de la richesse et de l’emploi, car ils sont aussi consommateurs, cotisants et contribuables (TVA et autres impôts). Ces contributions compensent, parfois largement, les coûts (santé, éducation, chômage) liés à la prise en charge des personnes immigrées. Un comparatif établi en 2005 montre que cette année là l’immigration a rapporté plus de 72 milliards d’euros à la France via les cotisations et impôts, et coûté environ 68 milliards d’euros, soit un solde positif de 4 milliards d’euros [14]. Selon l’organisation internationale de coopération et de développement économiques (OCDE), il faudrait mieux intégrer les immigrés au marché du travail, car c’est la voie principale par laquelle ils contribuent aux ressources fiscales de leurs pays d’accueil.

Nolwenn Weiler

Dessins : Rodho

 

Notes

[1CREDOC, Enquête « Conditions de vie et Aspirations », 2014

[2En 2014, François Rebsamen avait repris les chiffres avancés par le Medef. En septembre, Myriam El Khomri avait évalué ce nombre à 300 000, comme Manuel Valls.

[3Enquête "Testing" sur CV, Adia/Paris 1 Observatoire des discriminations, cité par Alec Hargreaves dans Vers la guerre des identités ?, éd. La Découverte.

[4Travaux de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES) et étude de l’Insee « Les dispositifs sociaux et fiscaux en faveur des familles : quelle compensation du coût des enfants ? », Insee, Économie et statistique, octobre 2015.

[5Interview d’Hervé Le Bras, Libération, décembre 2015.

[6Chiffres calculés sur les trois secteurs suivants : transports, logements, alimentation. Étude réalisée en 2011 par l’observatoire du bilan carbone des ménages.

[7Joseph Stiglitz, Le Prix de l’inégalité, Paris, Les Liens qui libèrent, 2012.

[8Témoignage recueilli par ATD Quart Monde, rapport annuel 2011.

[9Voir les documents du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI) et le rapport intitulé La déradicalisation, outil de lutte contre le terrorisme

[10Pour les chiffres sur la mendicité, voir « Les mendicités à Paris et leurs publics », mai 2011, Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie.

[11Sondage réalisé en 2011.

[12L’aide médicale d’État (AME) est un dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins.

[13Données recueillies en 2013 au cours de 29 400 consultations dans vingt-cinq villes de huit pays européens. Voir « L’accès aux soins des plus précaires dans une Europe en crise sociale », Médecins du monde, mai 2014.

[14Voir Xavier Chojnicki et Lionel Ragot, L’immigration coûte cher à la France. Qu’en pensent les économistes ?, Paris, Les Echos Editions/Eyrolles, 2012. Voir également cet article du site d’information Regards.fr.

 

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 18:01

 

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jeudi 17 novembre 2016 à 19h

 

Et si on travaillait moins pour travailler tous ? - COLLECTIF ROOSEVELT ET ATTAC

 

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