Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 15:23

 

 

lemonde.fr

Fukushima : le système de décontamination de l'eau à nouveau stoppé

Le Monde.fr avec AFP | 28.09.2013 à 08h54 • Mis à jour le 28.09.2013 à 11h39

 
 

 

 

Le problème de l'eau contaminée a dégénéré en crise à la centrale de Fukushima.

 

 

La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a fait part, samedi 28 septembre, de l'arrêt du système avancé de traitement de liquide (advanced liquid processing system, ALPS) qui venait tout juste d'être remis en service, à cause d'un problème technique.

Tokyo Electric Power (Tepco) s'est rendu compte dans la nuit de vendredi à samedi de l'existence d'un problème dans le débit d'une pompe de ce système de décontamination de l'eau  censé filtrer 62 éléments radioactifs (à l'exception du césium 134 et du césium 137 retirés en amont et du tritium qui reste).

Tepco avait relancé une unité ALPS en test à chaud vendredi à 0 h 4, mais a dû la stopper à 22 h 37 le même jour, sans pour le moment connaître la cause exacte de cette avarie. Entre-temps, 100 tonnes de liquide radioactif ont été traitées, ce qui est une goutte d'eau comparée à l'énorme quantité de plus de 400 000 tonnes stockées dans des réservoirs ou accumulées dans les sous-sols du complexe atomique saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

 

 

 DISPOSITIF ARRÊTÉ PLUSIEURS MOIS

Le dispositif ALPS avait déjà été testé en mars, mais n'avait alors pas donné totale satisfaction. Il a été arrêté plusieurs mois pour remédier à ce qui ne fonctionnait pas correctement. Une seule des trois unités existantes avait été remise en exploitation vendredi, les autres devraient l'être dans quelques semaines.

ALPS est un des rouages clés de la stratégie de Tepco pour traiter les centaines de milliers de tonnes d'eau du site, une quantité qui augmente de jour en jour et qui ne pourra pas être stockée indéfiniment, d'autant que les réservoirs utilisés ne sont pas fiables. L'un d'eux a fui récemment et a jeté le doute sur les 300 autres du même type.

 

 PURIFIER L'EAU AVANT MARS 2015

Lors de la tenue vendredi d'une réunion d'une commission d'enquête parlementaire sur le problème de l'eau à Fukushima, le patron de Tepco, Naomi Hirose, a déclaré vouloir "purifier l'eau contenue dans les réservoirs d'ici à la fin de mars 2015 [terme de la prochaine année comptable]".

Le problème de l'eau radioactive a dégénéré en crise, et Tepco est sous la pression du gouvernement japonais et de la communauté internationale pour en venir à bout, une partie de cette eau souillée s'écoulant aussi dans l'océan Pacifique voisin depuis les sous-sols inondés de la centrale. Le gouvernement a déjà décidé d'allouer des fonds pour créer un "mur de glace" en sous-sol afin d'isoler les eaux contaminées sous la centrale des nappes souterraines. Il s'agira de faire passer dans des tuyaux verticaux une substance réfrigérante pour geler le sol alentour. La construction de cette muraille prendra néanmoins deux ans.

Lire : "Le Japon va consacrer 360 millions d'euros à Fukushima"

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Fukushima
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 15:17

 

animaux.blog.lemonde.fr

, par Catherine Vincent

Poules en batterie: des images de maltraitance censurées par la justice

 

 

« Chers amis, chères amies, Nous avons besoin de votre aide… » Ce n'est pas si souvent que  L214, spécialisée dans la défense des animaux d’élevage, fait ainsi appel à ses sympathisants. Mais la décision de justice est elle-même peu ordinaire : en juillet,  l'association a été condamnée à payer une somme conséquente à deux élevages de poules pondeuses en batterie, au motif... d'une « atteinte à la vie privée ». 

De quoi s’agit-il ? De deux reportages vidéo, reçus il y a quelques mois par L214. Ils ont été tournés de façon clandestine dans deux élevages en batterie, situés en Saône-et-Loire pour l’un, dans l'Ain pour l’autre. Deux élevages parmi des dizaines,  qui ne traitent sans doute pas leurs volailles plus mal que d'autres. Mais qui détiennent, dans « des bâtiments gigantesques, des milliers de poules enfermées dans des cages non conformes à la réglementation », affirme l'association. Jouant son rôle de lanceur d'alerte, celle-ci demande aux éleveurs de corriger la situation, informe les autorités vétérinaires,et avertit dans la foulée les supermarchés qui commercialisent ces œufs, notamment Carrefour, Super U et Monoprix. La réponse ne tarde pas : les deux exploitants assignent L214 en justice,  les images ayant été obtenues sans autorisation.

Quelques semaines plus tard,  la justice tranche. En faveur des éleveurs. Par deux ordonnances, à consulter ici et , L214 a interdiction d’utiliser les images (sous astreinte de 3000 et 5000 € par infraction constatée), et se voit condamnée à payer des réparations financières (1300 € dans un cas, 1500 € dans l'autre) aux deux élevages. L’association a fait appel de la décision, mais le jugement et l'appel s'élèvent à plus de 6000 €. Des frais importants pour cette petite structure, au budget annuel d'environ 100 000 €. D’où cet appel aux dons.

"Quelle justice ordonne de fermer les yeux sur la détresse d'êtres vivants ?", s’interroge Brigitte Gothière, co-fondatrice de L214, qui affirme "avéré que ces deux élevages sont en infraction avec la réglementation européenne en vigueur depuis le 1er janvier 2012 ". Celle-ci impose notamment que les cages soient équipées de "nids" artificiels avec sols en plastique,  de perchoirs, d’une litière pour le picotage et le grattage et de raccourcisseurs de griffes. Or, que constate L214 en visionnant les vidéos reçues? Dans le premier élevage (111 000 poules), exploité par la société Val Produits sur la commune de Branges (Saône-et-Loire), "les nids ne sont pas conformes, les raccourcisseurs de griffes inadaptés et aucun dispositif pour le picotage et le grattage n’est installé", énumère Brigitte Gothière, en précisant que « certaines poules n’ont plus que quelques plumes sur le corps", et que "des cadavres en décomposition avancée bloquent des œufs ».

Même constat ou presque dans le cas du second élevage (200 000 poules), exploité par le GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun) du Perrat, sur la commune de Chaleins (Ain). Avec, en prime, "des oeufs et de nombreuses poules infestés de parasites". Des éléments difficiles à vérifier en l'absence d'images fiables (et maintenant d'images tout court), mais qui figurent de manière récurrente parmi  les "effets collatéraux" de ce type d'installations.

Car rien n'est simple au royaume de l'élevage intensif,  pour les poules comme pour ceux qui s'en occupent. En réponse à la demande de précisions du distributeur Carrefour, alerté par L214, la société Val Produits indique dans un courrier daté du 6 juin 2013 que « plusieurs aménagements ont été entrepris » dans son élevage dans le respect des nouvelles dispositions européennes . Le retour d’expérience de ces changements, poursuit-elle toutefois, « tend à mettre en évidence les avantages des nouvelles dispositions de confort, mais également plusieurs inconvénients ayant un effet contraire au bien-être animal recherché ». Si ses cages ne contiennent pas d’aire de grattage et de picotage par distribution de matériel friable et de grain sur une zone dédiée, c'est que celle-ci  s’est révélée « extrêmement difficile à nettoyer et à désinfecter ». Un risque sanitaire qui a incité Val Produits  « à attendre les évolutions techniques et règlementaires des exigences relatives à la litière permettant grattage et picotage ». 

En ce qui concerne le GAEC du Perrat,  l’association L214 a reçu du groupe Casino, par un courrier daté du 2 juillet, les conclusions des services vétérinaires de l’Ain, qui ont réalisé une inspection de cette exploitation le 26 juin. Selon ces derniers,  l’élevage « a réalisé la mise aux normes du bien être des poules »,  lesquelles sont hébergées dans des cages aménagées conformément aux dispositions de la dernière directive européenne. Cette inspection a toutefois révélé certaines non-conformités pour lesquelles la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) de l'Ain a demandé des mesures correctives : notamment pour le sol des "nids", toujours constitués de treillis métallique et non de caillebotis plastiques.

Faire tant de foin pour quelques micro-infractions, est-ce bien raisonnable? "Personne ne s'étonne d'avoir une amende parce qu'il dépasse dans sa voiture la limite de vitesse de quelques km/h", rétorque Brigitte Gothière. Soucieux « d'être en conformité avec la réglementation », le groupe Casino affirme avoir provisoirement stoppé son approvisionnement auprès du GAEC du Perrat. Une initiative dont se réjouit L214, comme elle déplore de se retrouver "criminalisée dans son rôle d'information" .

"Ce n'est pas la première fois qu'en France, des filières agricoles tentent, parfois avec succès, de faire interdire des images. Si ces jugements se généralisent, l'industrie agro-alimentaire  restera seul maître à bord", s'inquiète Brigitte Gothière. S'étonnant que la justice qualifie d'atteinte à la vie privée "ce qui relève avant tout de l'intérêt général", elle précise que son association reçoit  "de plus en plus de vidéos anonymes et de témoignages de gens ayant vu des maltraitances avérées sur les animaux d'élevage".

Catherine Vincent

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 15:08

 

lejournaldabbeville.fr

 

 

Drucat Flash: 800 manifestants sur la ferme des 1000 vaches

La confédération paysanne, les Élus verts (EELV), Pascal Durand en tête, il y a du monde au Plessiel.

Dernière mise à jour : 28/09/2013 à 16:19

 


 
 
 

 

Pascal Durand, président d’Europe écologie les verts, est aux côtés de la Confédération paysanne , déjà présente le 17 septembre pour un raid nocturne (video) et des adhérents de Novissen et des habitants de Drucat pour dénoncer le projet de ferme des 1000 vaches.

EELV.jpg

Les manifestants étaient, pour la plupart, déguisés en vache.

La confédération paysanne état fortement représentée.

conf.jpg

 

 

Drucat, France
leredacchef
                                                                                             ***********************

L'étable des multiplications

LE MONDE | 28.09.2013 à 11h32 • Mis à jour le 28.09.2013 à 14h57 | Par Laurence Girard

 
 
Dans la Somme, le projet de l'entreprise Ramery prévoit d'accueillir un millier de vaches laitières. Une rupture avec le modèle français d'élevage.

La ferme des 1 000 vaches commence à sortir de terre. A Buigny-Saint-Maclou, près d'Abbeville, dans la Somme, au coeur d'une large plaine céréalière et betteravière, un premier hangar pour stocker la paille est déjà construit. Suivra l'étable géante de 234 mètres de long abritant les fameuses 1 000 laitières. Mais aussi des bâtiments pour les 750 génisses (vaches qui n'ont pas encore vêlé) et pour les veaux. Si tout se déroule comme prévu pour les promoteurs du projet, la première traite du plus grand troupeau de France pourra se dérouler en avril 2014. Un méthaniseur d'1,5 megawatt viendra compléter le dispositif en 2015.

Pour suivre l'avancée des travaux, il suffit de se connecter sur le site Internet de Novissen (Nos villages se soucient de leur environnement). Photos et vidéos prises par les membres de cette association montrent le ballet des camions et tractopelles sur les 2 hectares du chantier. Mais aussi l'inlassable mobilisation de ce groupement depuis près de deux ans, contre cette "ferme-usine", comme il la qualifie. D'Abbeville à Bruxelles, d'Amiens à Paris, du Salon de l'agriculture au ministère de l'environnement, Novissen ne cesse de dire non.

Samedi 28 septembre à 14 heures, l'association et ses 2 000 adhérents avaient prévu de manifester une nouvelle fois leur opposition près de la future plus grande ferme française de vaches laitières. Son mot d'ordre : "Halte aux travaux. Exigeons l'abandon total du projet [de la société] Ramery". Un troupeau de 1 000 vaches devait accompagner la mobilisation. Beaucoup de riverains soucieux de leur environnement sont prêts à répondre à l'appel. Mais aussi la Confédération paysanne, qui dénonce "l'industrialisation de l'agriculture". Ce syndicat agricole avait déjà mené une opération coup-de-poing, le 12 septembre, sur le chantier, puis au siège de la société Ramery, à Erquinghem-Lys (Nord).

 APPROCHE LIBÉRALE DE L'AGRICULTURE

La ferme des 1 000 vaches est devenue un symbole. Et la crispation qui accompagne son avancement est à la hauteur des tensions qui secouent le monde agricole. Alors que le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, vient de lancer la concertation sur son projet de loi d'avenir et s'apprête à donner les nouvelles clés de répartition des 7 milliards d'euros de crédits alloués chaque année par Bruxelles aux agriculteurs, les interrogations sur le modèle agricole français se font pressantes.

D'autant qu'au fil des années, l'Europe a opté pour une approche libérale de l'agriculture. Début 2015, les quotas laitiers auront vécu. La disparition de cet outil de régulation inquiète des éleveurs. La France a la particularité de posséder un tissu encore dense de fermes laitières familiales enracinées dans de nombreuses régions. L'élevage laitier, qui est souvent la seule activité agricole possible en montagne, emploie d'ailleurs aujourd'hui le plus d'agriculteurs. Combien seront-ils demain ?

La ferme des 1 000 vaches est en rupture totale - et elle le revendique - avec ce modèle français d'élevage familial où la moyenne des troupeaux n'excède pas 50 à 80 bovins. Rupture de par l'origine de son promoteur, Michel Ramery, un entrepreneur du Nord qui a bâti dans sa région un groupe de BTP d'envergure, avec un chiffre d'affaires de 541 millions d'euros en 2012 et 3 550 salariés. Le magazine Challenges classe M. Ramery et sa famille, propriétaires de 100 % de l'entreprise, au 349e rang des fortunes françaises, avec un capital estimé à 120 millions d'euros.

 "LAIT POSITIF"

Le patron nordiste, qui possède une exploitation dans la Somme, est le seul gérant de la société civile d'exploitation agricole Côte de la justice qui porte le projet de la ferme des 1 000 vaches. Il s'est associé en 2009 à trois producteurs de lait au sein d'une société civile laitière baptisée Lait Pis Carde pour mettre en commun leurs quotas laitiers et constituer progressivement le futur cheptel. Deux autres producteurs l'ont rejoint en 2013. Ils gèrent désormais dans cette structure commune 300 vaches. Leur production de 2,8 millions de litres de lait est livrée à Senagral, filiale commune au fabricant de produits laitiers Senoble et à la coopérative Agrial.

Autre rupture : pour gérer cette structure d'élevage et piloter l'installation de la future ferme, M. Ramery a recruté un chef de projet salarié, Michel Welter, et des employés. Enfin, les promoteurs du projet, qu'ils appellent, eux, "lait positif", sont allés chercher leur inspiration hors des frontières. Des Etats-Unis à l'Allemagne, en passant par l'Espagne ou Israël. Sachant que l'Allemagne, où les fermes de 1 000 vaches sont légion, produit désormais plus de lait que la France.

De retour de leurs pérégrinations, ils ont dessiné le modèle de leur future étable géante. Les 1 000 vaches seront cantonnées dans un bâtiment ouvert, juste couvert d'un toit. Des stores mobiles protégeront les bêtes des intempéries.

La traite, automatisée, mais pas robotisée, aura lieu trois fois par jour, contre deux habituellement en France. Le recours à des salariés autorise ce rythme intensif. "La production de lait passera de 9 000 à 11 500 litres par an et par bête" assure Philippe Beauchamps, président du directoire du groupe Ramery, qui chiffre l'investissement pour la ferme à 6 millions d'euros.

QUE FAIRE DES RÉSIDUS ORGANIQUES ISSUS DU MÉTHANISEUR ?

Le projet de méthaniseur est, lui, indépendant de la ferme, même s'il traitera son lisier. Il est géré directement par Ramery Environnement, filiale du groupe de BTP. La société connaît ce métier de valorisation des déchets, qu'ils soient agricoles, ménagers ou industriels. Elle a décroché, il y a quatre ans, avec Dalkia, un contrat de délégation de service public auprès de Lille Métropole, pour la collecte et la valorisation des déchets urbains.

Le méthaniseur installé à Ducrat, commune limitrophe à Buigny-Saint-Maclou, sera l'un des plus puissants du secteur agricole. L'investissement est de 6 millions d'euros. "Le rachat de l'électricité par EDF rapportera 1,2 million d'euros par an", affirme M. Beauchamps. La revalorisation des tarifs auxquels EDF est obligé de racheter l'électricité rend ce type d'investissement attractif. Ramery Environnement est d'ailleurs en pourparlers pour un autre méthaniseur, qui traiterait, cette fois, des déchets de pêche.

Reste un problème de taille : que faire du "digestat", les résidus organiques chargés d'azote produits par le méthaniseur ? Il faut avoir une surface agricole suffisante pour l'épandre. Si le permis de construire a bien été accordé par arrêté préfectoral en mars 2013 pour l'ensemble du projet, le droit d'exploitation est limité pour l'instant à un troupeau de 500 vaches. Une limitation qui correspond à la superficie des contrats d'épandage signés avec les agriculteurs, soit 1 500 hectares. L'entreprise de M. Ramery souhaite convaincre d'autres céréaliers de signer pour atteindre les 3 000 hectares nécessaires.

EMPÊCHER LE ROULEAU COMPRESSEUR

L'association Novissen tente de ralentir le rouleau compresseur de l'entreprise de BTP Ramery qui construit la ferme de son patron. En mai, elle a déposé un recours auprès du préfet de la Somme contre le permis de construire. Puis le 6 septembre, une requête en excès de pouvoir auprès du tribunal administratif d'Amiens. "La préfecture refuse de nous donner le plan du projet malgré l'accord de la commission d'accès aux documents administratifs" dit Michel Kfoury, président de Novissen qui met en avant l'impact sur la santé, l'eau et l'environnement du projet.

"Pour nous, le problème n'est pas le nombre de vaches, c'est celui du modèle d'agriculture. Il n'est pas celui d'un industriel qui crée une usine à faire de l'argent. La passion de 95 % des éleveurs c'est l'élevage, pas la rentabilité des capitaux", dit André Bonnard, de la Fédération nationale des producteurs de lait, branche laitière du syndicat FNSEA.

Laurence Girard
Journaliste au Monde


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 14:46

 

 

reporterre.net

Hyper riches : au-delà de l’indécence

Michel Lepesant (Mouvement des objecteurs de croissance)

mardi 8 janvier 2013

 

"Dans un pays sans croissance qui continue pourtant d’en réciter le catéchisme, nous pouvons prévoir qu’il faudra de plus en plus d’appauvris pour que quelques-uns continuent de s’enrichir de plus en plus."


La polémique fait-elle vraiment rage ? « Protégés » par un bouclier fiscal, les riches sont-ils aujourd’hui les nouveaux persécutés, harcelés par des prélèvements confiscatoires ?

Comment arriver à le croire quand, dans une même semaine, les news ne font au contraire que confirmer et entériner la légitimation des inégalités les plus iniques ?

L’ex-épouse bafouée d’un ex-dirigeant transalpin obtient par décision de justice une pension alimentaire de trois millions d’euros par mois, soit près de 100 000 euros par jour : comment peut-on encore continuer à qualifier une telle pension d’« alimentaire » ? Que veut dire « justice » dans ce cas ?

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer, dans la loi de finances pour 2013, la taxation à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros. Serait-il indécent de rappeler que le montant mensuel net du Smic pour 35 heures de travail (après déduction de la CSG et de la CRDS) est en décembre 2012 de 1138,36 euros ? Serait-il absurde de rappeler que le même Conseil Constitutionnel valide, dans le budget 2012 rectifié, un crédit d’impôts d’aide aux entreprises de 20 milliards d’euros, quand on sait parfaitement que ce type de « cadeau fiscal » aux entreprises n’est qu’une nouvelle aubaine en faveur du Capital et aux dépens du Travail ?

A l’annonce de cette nouvelle, le président de la Ligue de Football Professionnel s’est félicité de cette « belle et indispensable victoire collective ». Comment ne pas s’indigner quand la laideur des pires individualismes revendique la défense de la « beauté » et du « collectif » ?

Faut-il vraiment s’étonner d’une telle rhétorique footbalistique quand nous apprenons l’introduction dans le dictionnaire suédois du verbe « zlataner », une invention de nos Guignols de l’info ? Et pour ceux qui l’ignorent, il signifie « dominer » ! Mais bien sûr, pour décrire l’invention permanente de nouvelles formes de domination, nous avions bien besoin d’un nouveau verbe !

Cette déroute des mots, celle qui déroule le tapis rouge sur la route des maux, atteint le comble de la confusion quand même les porte-parole de l’indignation ne font que renforcer, cran par cran, le progrès des indécences et le recul du sens commun. Dans une tribune, le producteur Vincent Maraval dénonce avec raison l’impéritie économique du cinéma français financé par l’argent public : « Dix fois moins de recettes, cinq fois plus de salaire, telle est l’économie du cinéma français. » Mais jusqu’où nos bras peuvent-ils tomber quand nous lisons, quelques lignes plus bas, que sous couvert de dénoncer un « système » il prend la défense de celui des héritiers, de cette nouvelle aristocratie des « fils de » ? Comment peut-on présenter comme modèle de vertu l’usage que le fils de Jean-Pierre Cassel fait de « son argent et son énergie » pour aider le fils de Kiki Picasso et celui de Costa-Gavras ? Faut-il alors s’étonner que cette tribune, vendue comme une « charge au canon », finisse en proposant une « idée simple », celle de plafonner les cachets des acteurs à 400 000 euros ? 400 000 euros, plus un intéressement aux bénéfices en cas de succès… commercial !

Mais tout cela n’est-il pas l’air du temps qui permet à la ministre des « affaires sociales » et de la santé de garantir un salaire plancher de 4600 euros mensuel pour les jeunes médecins acceptant de s’installer pendant deux ans dans un « désert médical » ? Que veut encore dire « social » quand il n’y a plus que la logique « libérale » des « affaires » ?

Comment reprocher aux uns de perdre tout bon sens dans l’évaluation d’un « plafond » quand d’autres nomment « plancher » ce qui n’est que « privilège » et aveu d’impuissance à conduire une véritable « politique » ?

Nous avons toujours su qu’il faut, mathématiquement, beaucoup de « pauvres » pour faire un seul « riche ». Mais dans un pays sans croissance qui continue pourtant d’en réciter le catéchisme, nous pouvons prévoir qu’il faudra de plus en plus d’« appauvris » pour que quelques-uns continuent de s’enrichir de plus en plus.

Ce qui signifiera de plus en plus d’indécences, de plus en plus d’irresponsabilités écologiques, de plus en plus d’injustices sociales, de plus en plus d’atteintes à la démocratie ; bref, de plus en plus de croissance…

De plus en plus de rage devant des polémiques faussées.

 



 

Source : Lettre des objecteurs de croissance

Photo de Gérard Depardieu, RTBF

Consulter aussi le Dossier Revenu maximal admissible, pourquoi ? comment ?

 

 

 

                                                                                   ***********************************

 

reporterre.net

 

Voilà comment les trop riches utilisent leur argent - et détruisent la planète

 

Christophe Cornevin (Le Figaro)

samedi 28 septembre 2013

 

 

Les hyper-riches ne savent plus quoi inventer pour tromper leur vie oisive et oiseuse. Ajoutant l’indécence à la futilité, de riches particuliers anglais participent tous les ans à une course illégale et ultra select à travers l’Europe. Au mépris de la sécurité d’autrui et de leur empreinte carbone, of course.


Les 165 concurrents clandestins, partis de Londres dimanche 22 septembre au volant de bolides, rallient Rome via la France. Stoppée dans les Alpes, une Ferrari roulait à 178 km/h sur une départementale.

Les fous du volant sont de retour. Quintessence de l’extravagance british, de riches particuliers viennent de se lancer, à tombeau ouvert, dans la dernière édition du Cannonball, course clandestine de bolides à travers les routes d’Europe. Selon nos informations, pas moins de 165 participants sont partis dimanche de Londres sur les chapeaux de roue avant de se scinder en deux groupes vrombissants.

Le premier, inscrit au Modball Rallye, est déjà passé par le Luxembourg et la Hollande avant de rejoindre Prague dans un temps record. Le second, organisé sous l’exotique label de Riviera Adventure, a été acheminé en Ferry depuis le port de Douvres où ils ont été repérés par la police dès samedi dernier.

Suivant une feuille de route toujours dévoilée au dernier moment pour tenter de prendre par surprise les autorités, les candidats ont déjà franchi la ville étape de Calais avant de filer vers la Savoie et Monte-Carlo où ils ont fait escale dimanche. La compétition est ensuite repartie vers Milan avant de franchir le drapeau à damier de la ligne d’arrivée, à Rome.

Les gendarmes français sur le qui-vive

À partir du 29 juin, c’est-à-dire en plein départ des juillettistes sur les routes de France, la folle équipée mécanique devrait rentrer au bercail, toujours à un train d’enfer, en passant cette fois par le Doubs, la Marne, l’Oise et les abords du château de Chantilly avant de converger vers Calais pour une traversée outre-Manche.

Depuis plusieurs semaines, les gendarmes français, à l’instar de leurs homologues européens, sont sur le qui-vive pour intercepter ces pilotes qui transforment les autoroutes du Vieux Continent en circuits de Formule 1 à chaque début d’été. Informés par les services de renseignements anglais, les militaires avaient notamment mis en place un solide comité de réception le long des itinéraires.

Dans la plus grande discrétion, plusieurs centaines d’hommes affectés aux Escadrons départementaux de sécurité routière ont été mobilisés. Postés sur les ponts, au niveau des échangeurs ou encore embusqués aux sorties de service des autoroutes, ces traqueurs de bolides équipés de jumelles sont appuyés par des hélicoptères, des pelotons autoroutiers roulant en BMW 1 300 cm3 mais aussi en Renault Mégane RS capables de mener des chasses à des allures frisant les 250 km/heure.

« Mais la vitesse n’est pas essentielle pour intercepter les concurrents du Cannonball, précise le colonel Gérard Escolano, chef du bureau de la sécurité routière de la gendarmerie. Nous préférons intervenir quand la course est ralentie par des obstacles “naturels”, comme les péages par exemple. Se lancer dans des courses-poursuites avec sirènes et gyrophares risquerait de provoquer des réactions imprévisibles et de semer la panique dans le flot des automobilistes… »

Depuis le lancement de « Riviera Adventure », les gendarmes ont interpellé dès dimanche un premier concurrent en flagrant délit de vitesse. Surpris sur une route départementale à 178 km/h au lieu des 90 autorisés, un ressortissant britannique s’est fait immobiliser sa Ferrari pour « mise en danger de la vie d’autrui » à Le Poët-Laval (Hautes-Alpes) en attendant d’être convoqué à la brigade locale. Et les gendarmes seront de nouveau sous tension à la fin du mois, quand repasseront les « hooligans » de l’asphalte.

Issus d’un rang social élevé, ces aristocrates, cadres supérieurs ou encore turbulents rejetons de la gentry londonienne, les candidats au Cannonball s’acquittent chacun d’une inscription de 6000 euros pour figurer sur la ligne de départ. L’organisateur, dont l’entregent tourne comme un moteur six cylindres, s’emploie ensuite à mettre en place une logistique hollywoodienne. Déboulant en Ferrari, Porsche, Lotus, Bentley ou encore Maserati aux couleurs de l’Union Jack, les coureurs débarquent déguisés en Zorro, en Spiderman ou encore avec des chapeaux mexicains dans les villes étapes où les attendent des réservations dans des palaces.

Après une soirée festive au champagne, les héros - un peu - fatigués reprennent la route au petit matin. « Chaque voiture est reconnaissable grâce à des macarons souvent collés sur le capot et la malle arrière, précise le colonel Escolano. L’objectif est de respecter un timing, avec une heure limite d’arrivée sous peine d’être pénalisé. »

Les poches garnies d’euros pour s’acquitter du procès-verbal

Mais la vraie motivation n’est pas vraiment de grimper sur la première marche du podium. « Les cannonballeurs cherchent surtout à s’offrir des bouffées d’adrénaline en jouant au chat et à la souris avec nos effectifs sur le terrain, décrypte-t-on à la Direction générale de la gendarmerie nationale. En général, si certains sont détectés à 220 km/h, la majeure partie des concurrents veillent à ce que leurs excès de vitesse ne dépassent pas le seuil des 1500 euros d’amende. »

Prévoyants, ils ont les poches garnies d’euros pour s’acquitter du procès-verbal rubis sur l’ongle, en vrais gentlemans, avant de reprendre la course sur le champ. Et lorsque la Jaguar de l’un d’eux est saisie comme l’année dernière dans le Nord, un avion privé est affrété pour lui permettre le retour au pays.

Identifié depuis 1999 dans l’Hexagone, le phénomène Cannonball avait été récemment marqué par un légendaire Londres-Istanbul, via Cannes, Monaco et Venise. Un joli ruban de 4700 kilomètres de bitume dévoré en moins d’une semaine. De manière très bling-bling, mais sans accident à déplorer.

 



 

Source et photo : Le Figaro

Lire aussi : Hyper riches : au-delà de l’indécence

Ainsi que : Mercedes conserve le droit d’augmenter fortement l’effet de serre

 



Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 14:22

 

 

mediapart.fr

Axa : menacés de licenciement pour avoir parlé à Mediapart

|  Par Martine Orange

 

 

 

Depuis quatre ans, deux membres d’Axa, syndicalistes en Haute-Savoie, interrogent le groupe d’assurances sur la légalité de ses contrats. Pour avoir dénoncé les pratiques publiquement et nous avoir parlé, une procédure de licenciement a été engagée à leur encontre.

 

Il ne fait pas bon être lanceurs d’alerte chez Axa et d’en parler à Mediapart. Deux salariés du groupe d’assurances, travaillant en Haute-Savoie, sont sur le point de payer chèrement le fait d’avoir dénoncé les pratiques de leur maison. Jeudi dernier, Alain Arnaud et Stéphane Legros, respectivement délégué du personnel et représentant de la CFDT, ont été convoqués pour un entretien préliminaire en vue de leur licenciement  disciplinaire. Ils sont convoqués lundi à un entretien avec un inspecteur du travail, qui doit se prononcer sur la légalité de leurs licenciements, puisque leur mandat leur donne un statut de salariés protégés.

Leur faute ? Axa les accuse d’avoir « un comportement déloyal allant à l’encontre des obligations les plus essentielles qui découlent de leur contrat de travail, et ce, dans l’intention, non dissimulée, de nuire à l’entreprise et ses dirigeants ». Il leur est reproché d’avoir dénoncé publiquement l’illégalité du contrat phare d’assurance-vie du groupe, Euractiel.

« Le contentieux qui oppose mes clients à Axa dure depuis plusieurs années. Un recours aux prud’hommes a été déposé pour discrimination syndicale et harcèlement moral contre Alain Arnaud. Une action a été engagée devant la justice pour non-respect de la loi sur le contrat Euractiel, les heures supplémentaires, usage de domicile pour fins professionnelles et discrimination syndicale. La chambre sociale de la Cour de cassation doit se prononcer en octobre sur le dossier. Mais incontestablement, c’est l’article de Mediapart qui a déclenché la procédure de licenciement », dit Thierry Billet, avocat des deux syndicalistes.

« Nous dénonçons les pratiques d’Axa depuis longtemps. Il y a eu un tract syndical dans lequel il était dénoncé l’illégalité du contrat Euractiel, auquel le groupe n’a pas répondu. Ce que le groupe ne supporte pas aujourd’hui, c’est que tout ce que nous dénoncions à l’intérieur soit désormais connu du grand public », renchérit Stéphane Legros.

« Mediapart n’est en rien responsable de la mise en cause de ces personnes. Les faits sont antérieurs et n’ont rien à voir à l’exercice de leurs mandats syndicaux. Axa est très attaché au dialogue social et au respect des mandats syndicaux. À l’origine du dossier, il y a une lettre ouverte publiée à la mi-juillet où il est porté des dénigrements à l’égard du groupe et de ses dirigeants », dit Sybille Queré-Becker, responsable des relations sociales dans le groupe.

À lire le dossier constitué par Axa pour enclencher la procédure de licenciement contre les deux syndicalistes, si la lettre publique est mentionnée, le fait d’avoir parlé à Mediapart, d’avoir commenté l’article, d’avoir créé un blog sur notre site, d’avoir diffusé l’information sur d’autres sites paraît être ce qui pèse le plus lourd.  

Parmi les preuves citées de ce que le groupe considère comme un « comportement déloyal », AXA cite des commentaires qu’Alain Arnaud avait fait sous l’article en empruntant un pseudo. Celui-ci notamment :

 

 

« M. Arnaud a pu être identifié comme étant l’auteur de ces écrits », est-il insisté dans le dossier transmis à l’inspecteur du travail. « Ces commentaires démontrent que M. Arnaud a donné certaines informations à ce média », est-il noté. Le groupe lui reproche aussi d’avoir créé un blog sur Mediapart. Il est notamment accusé d’avoir écrit que « le pdg d’Axa a (fait) un don de 7 500 euros à l’association Répondre à gauche avec François Hollande ». Il se voit mis en cause pour avoir posté des commentaires sur d’autres sites, parlant « de l’énorme fraude mise en place par l’assureur français. (…) L’assureur n’ayant pas satisfait à ses obligations légales engrange ainsi près de 20 millions d’euros par an de cotisations en toute illégalité ».

Ces nouveaux cas illustrent une nouvelle fois le rapport de forces totalement déséquilibré entre les salariés lanceurs d’alerte et leur entreprise. Dénoncer des pratiques illégales revient à un acte de déloyauté. En parler publiquement s’assimile à une rupture de contrat. Quant à créer un blog, c’est tout simplement de la haute trahison. 

Si les syndicalistes en sont arrivés à recourir aux médias et aux réseaux sociaux, la faute en revient à Axa qui, depuis des années, élude la question de la légalité de ses pratiques, soulevée par les salariés eux-mêmes.

Stéphane Legros et Alain Arnaud reconnaissent qu’ils ont découvert le sujet par hasard. Jusqu’en 2009, ces salariés d’Axa chargés de commercialiser les contrats du groupe travaillaient sans se poser de questions et étaient bien vus de leur hiérarchie. Puis arriva l’incident fatal. En juin 2009, Stéphane Legros, qui travaille chez AXA depuis trois ans, démarche un couple et leur fait signer un contrat Euractiel. Ses supérieurs le félicitent en découvrant le nom du souscripteur : il s’agit du sénateur UMP de Haute-Savoie, Jean-Claude Carle, aujourd’hui vice-président du Sénat. Ce dernier n’a pas retourné nos appels alors que nous cherchions à avoir sa version des faits.

« Ce parlementaire pourrait nous causer des ennuis »

Ce qui aurait dû être un succès se transforme pourtant en enfer : les services centraux qui doivent homologuer le contrat refusent de le faire. Motif avancé : « Il m’a été expliqué que le parlementaire pouvait nous causer des ennuis, en raison de ses nombreuses relations », raconte-t-il. Non seulement le contrat est annulé, mais Axa, en plus, lui reproche auprès de ses clients comme à l’intérieur, d’avoir fait une faute.

Indigné par ce traitement, Stéphane Legros cherche à comprendre. Après maintes recherches et questions, il finit par découvrir le pot aux roses : le contrat Euractiel ne devrait plus être commercialisé depuis 2007 ! La loi de 2005 ne permet plus la pratique des frais précomptés, base du contrat Euractiel, qui consiste à prélever en une seule fois les frais de gestion d’un contrat censé durer au moins dix ans. D’un seul coup, les souscripteurs voient diminuer leur apport de près de moitié. S'ils cassent leur contrat avant la fin, ils ont toutes les chances de ne pas retrouver l’intégralité de leur apport de départ. Même s’ils restent jusqu’au terme prévu, leur épargne leur rapportera moins puisque les intérêts sont calculés sur la somme investie, amputée de la totalité des frais de gestion prélevés au départ.

Cette technique a été jugée tellement désavantageuse pour les épargnants que les législateurs ont décidé d’y mettre fin, en spécifiant que les frais de gestion ne pouvaient plus dépasser 5 % des sommes investies. Les élus donnent alors deux ans aux assurances pour se mettre en conformité avec la loi et revoir leurs conventions collectives, puisqu’une partie de leurs commerciaux étaient rémunérés sur des commissions prélevées sur ces frais de gestion.

L’ennui est que le texte ne prévoit aucune sanction au cas où un groupe d’assurances ne se mettrait pas en conformité avec la loi. Tout est laissé à la charge des souscripteurs, s’ils sont mécontents. Mais qui prendra le risque d’engager une procédure longue et coûteuse pour rentrer dans ses droits ?

Stéphane Legros réalise qu’Axa n’a fait ni l’un et que partiellement l’autre, les conventions collectives n’ayant pas été totalement revues. Avec quelques autres salariés, il commence à se mobiliser. Ils alertent leur syndicat, la CFDT, puis les autres, posent des questions à la hiérarchie, puis montent plus haut. À chaque fois, ils se heurtent au même mur du silence. En 2012, ils décident d’alerter les pouvoirs publics, écrivent au président du Sénat, de l’Assemblée nationale, de la présidence de la République. Hormis un simple accusé de réception, leurs lettres restent sans réponse. Axa continue à l’intérieur à envoyer le même message aux salariés : le groupe d’assurances ne saurait avoir des pratiques illégales. Il a consulté des juristes qui lui ont confirmé la parfaite validité de leur contrat Euractiel.

Auteur de la réforme du Code des assurances de 2005, Philippe Marini, aujourd’hui président de la commission des finances du Sénat, ne laisse pourtant planer aucune ambiguïté sur le sens de son amendement : « Il s’agissait bien d’en finir avec les mécanismes des frais pré-comptés dans les contrats d’assurance-vie », a-t-il déclaré à Mediapart . « L’amendement, qui a été adopté à mon initiative, plafonne à 5 % la diminution des valeurs de rachat par imputation sur celles­-çi des frais d’acquisition du contrat. Cela revient à interdire de facto les contrats dits “à frais précomptés” (…) », répète-t-il dans Le Dauphiné Libéré, qui s’est également saisi du dossier.

En dépit de la loi, des déclarations du rapporteur du texte législatif, des multiples propos tenus lors des débats à l’Assemblée nationale et du Sénat lors de la discussion sur la réforme du Code des assurances, qui toutes parlent d’en finir avec les frais précomptés, malgré un arrêt de la Cour de cassation qui mentionne leur interdiction, Axa assure qu’il agit en parfaite légalité et que la loi ne concerne pas son contrat d’assurance-vie. « Imaginez-vous qu’Axa pourrait commercialiser des produits non-conformes à la réglementation ? Nous avons fait vérifier par plusieurs juristes : tous nous disent que nos contrats sont parfaitement légaux. Nos contrats d’ailleurs n’ont jamais été retoqués. En six ans, nous aurions dû avoir un jugement. Cela n’a jamais été le cas »,soutient Oliver Mariée, directeur épargne-vie d’Axa France.

Au dossier de licenciement contre les deux syndicalistes, adressé à l’inspection du travail, le groupe d’assurances a joint un nouvel avis d’expert, le professeur de droit Luc Mayaux, qui souligne la parfaite conformité de son contrat d’assurance-vie avec la loi. Un avis tout à fait indépendant : M. Luc Mayaux est directeur de l’institut des assurances à Lyon. Il a animé notamment en 2010 une table ronde avec le directeur des ressources humaines d’Axa Sud et un responsable de la fédération française des assurances sur le thème : “L'assurance, des métiers d’avenir pour les jeunes.”

Si Axa est si sûr de son interprétation, pourquoi ne fait-il pas appel à la justice pour trancher définitivement le différend ? Le groupe d’assurances en avait l’occasion : le recours devant la Cour de cassation soulevait précisément le problème de la légalité de son contrat Euractiel. Le rapporteur devant la Cour a estimé opportunément que les magistrats de la Cour de cassation n’avaient pas à étudier ce problème pour se concentrer sur le seul problème social.  Le flou va donc perdurer.

« Les commerciaux d’AXA doivent savoir. La loi prévoit que leur responsabilité peut être engagée en même temps que celle du groupe s’ils ont vendu des produits non-conformes », insiste Alain Arnaud. Les deux syndicalistes sont décidés à défendre leur cause jusqu’au bout. Le parti socialiste de Haute-Savoie leur a apporté son soutien et a décidé de saisir le gouvernement de leur cas.

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 13:44

 

rue89.com

 

Killah P 28/09/2013 à 10h06

Coup d’arrêt aux néonazis d’Aube dorée en Grèce

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 


Nikos Michaloliakos, leader du parti néonazi, au Parlement grec en janvier 2013 (Petros Giannakouris/AP/SIPA)

Dix jours après l’assassinat du rappeur grec Pavlos Fyssas, connu sous le nom de scène Killah P, tué par un militant néonazi affilié à Aube dorée, la police grecque a porté samedi matin un coup d’arrêt à ce mouvement.

Le dirigeant d’Aube dorée, Nikos Michaloliakos, 56 ans, a été arrêté par la police antiterroriste grecque, alors qu’une opération plus vaste était en cours : trois élus et dix responsables ont déjà été interpelés, et 30 autres mandats d’arrêt ont été lancés contre des membres de ce parti néonazi par la Cour suprême grecque. Aube dorée est accusé d’être une « organisation criminelle ».

Il y a trois jours, la presse grecque rapportait que la Cour suprême grecque avait décidé de lancer une enquête sur les liens entre les réservistes de l’armée et le parti Aube dorée, et de procéder à l’examen d’écoutes téléphoniques effectuées par l’EYP, les services secrets grecs.

Le quotidien Eleftherotypia, cité par le site Presseurop, expliquait que l’EYP surveillait Aube dorée depuis plusieurs mois lorsque le rappeur de gauche a été assassiné. Selon le quotidien, le relevé des écoutes pourrait démontrer que le meurtrier a reçu l’ordre d’assassiner Pavlos Fyssas, et que l’auteur du coup de téléphone pourrait être un député d’Aube dorée.


La rappeur Killah P. (via Wikipédia)

Le quotidien grec Ekathimerini fait observer que c’est la première fois depuis 1974, c’est-à-dire depuis le retour de la Grèce à la démocratie, qu’un chef de parti et des membres du Parlement sont arrêtés.

Le parti néonazi a réagi en appelant par SMS ses partisans à se retrouver devant les locaux du parti :

« Nous demandons à tout le monde de soutenir notre lutte morale et juste contre le système corrompu. Tout le monde devant nos bureaux » !

Un rassemblement de quelque 200 partisans d’Aube dorée était signalé en fin de matinée devant le siège de la police où sont détenus les dirigeants du mouvement.

 

Voir l'image sur Twitter

200 Golden Dawn supporters outside Athens police HQs now. More coming. v @dromografos pic.twitter.com/2ffFYQ2Tdp

 

Les autorités accusées de complaisance

Ce réveil tardif du gouvernement et de la justice grecs répond à l’émotion suscitée par le meurtre de Killah P. Les Grecs ont vivement réagi à cet assassinat, dès l’annonce de sa mort le 18 septembre, et quelque 10 000 personnes ont manifesté cette semaine à Athènes.


Dix mille personnes ont manifesté le 25 septembre contre les nazis d’Aube dorée à Athènes (31251228_1_kyodowc0/NEWSCOM/SIPA)


Manif contre les néonazis d’Aube dorée le 25 septembre à Athènes (Thanassis Stavrakis/AP/SIPA)

Une partie de l’opinion grecque estime que le gouvernement, la justice et les forces de l’ordre ont fait preuve d’une grande complaisance vis-à-vis de ce mouvement néonazi qui a fait son entrée au Parlement grec, mais est considéré comme responsable de nombreux actes de violence, notamment contre des migrants.

Le cinquième parti de Grèce

Répondant à ces critiques, le premier ministre grec, Antonis Samaras, avait promis de défendre la « démocratie » et de réagir vigoureusement à ces actes de violence.

Le porte parole du parti de gauche Syriza a souligné samedi matin que l’arsenal juridique grec était suffisant pour s’attaquer à Aube dorée, mais qu’il était « crucial » de bien étayer les accusations portées contre le parti néo-nazi.

L’impunité dont bénéficiait Aube dorée a inspiré cette réaction sur Twitter au correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, observateur critique de la Grèce :

« Enfin, les autorités grecques passent à l’action contre Aube dorée. Comme quoi, c’était possible ! “

 

Jean Quatremer @quatremer

Enfin, les autorités grecques passent à l'action contre Aube dorée. Comme quoi, c'était possible!

 

Dans un commentaire, le quotidien Khatimerini souligne qu’après avoir tardé, le gouvernement Samaras a réagi avec vigueur ce samedi :

‘Cela montre un certain courage politique, car il y avait des opinions fortes à l’intérieur du Parti Nouvelle Démocratie de Samaras en faveur d’une certaine tolérance vis-à-vis de l’extrême droite afin d’en tirer profit en termes de recrutement.

Cette confrontation va loin également pour rétablir confiance dans les institutions du pays et dans l’Etat’.

‘La Grèce aux Grecs’

Fondé en 1992, longtemps relégué au rang de groupuscule, Aube dorée a fait son entrée au Parlement lors des élections de mai 2012, confirmant sa percée lors de celles de juin 2012, avec 7% des voix, devenant ainsi le cinquième parti de Grèce avec 18 députés sur 300.

Le parti d’extrême droite a attisé la poussée nationaliste à la faveur de la crise économique et sociale, contre l’Europe et contre les étrangers. Son slogan : ‘La Grèce aux Grecs’ !

En février dernier, Nikos Michaloliakos n’avait pas hésité à faire le salut nazi lors d’un débat houleux au Conseil municipal d’Athènes.

 

 

Nikos Michaloliakos fait le salut nazi, février 2013 au Conseil municipal d’Athènes

Cette confrontation se déroule évidemment dans le contexte de la violente crise financière, économique et sociale que traverse la Grèce, et dont elle ne voit pas encore le bout.

‘Les Grecs ne peuvent pas se permettre d’attendre la prochaine crise’

Selon certaines informations non confirmées, la Grèce pourrait avoir besoin d’une nouvelle ‘rallonge’ de ses créditeurs européens et du FMI, des prêts qui s’accompagnent généralement de nouvelles conditions d’économie draconiennes.

Le premier ministre Samaras devait d’ailleurs quitter Athènes ce samedi pour Washington, pour rencontrer Christine Lagarde, la Directrice Générale du Fonds monétaire international, un des membres de la ‘troïka’ qui a imposé l’austérité à la Grèce depuis deux ans.

Dans un éditorial alarmiste sur la montée de la violence d’Aube dorée, il y a deux jours, le quotidien britannique The Guardian évoquait cette crise en des termes inquiétants :

‘Le défi d’Aube dorée ne s’adresse pas seulement au pouvoir de l’Etat grec. S’il continue à croître, il concernera son essence démocratique. Les Grecs ne peuvent pas se permettre d’attendre la prochaine crise.

Le temps que se brise l’indifférence de leurs créditeurs d’Europe du nord face aux conséquences humaines et sociales de leurs actes, il sera trop tard. La prochaine crise risque fort d’être d’une toute autre nature’.

Rap antifasciste

Notre partenaire Global Voices a mis en ligne une vidéo sous-titrée en anglais réalisée en Grèce en hommage à Killah P., le rappeur assassiné.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 13:18

 

 

 

Antischiste GV - S'ORGANISER POUR ALLER À MONTÉLIMAR LE 19 OCTOBRE

Bonjour à vous,

Voici une info du collectif anti GdS garrigue Vaunage sur la journée internationale "Global frackdown" à Montélimar.
Nous nous organisons en co-voiturage pour y aller et vous proposons de vous y associer.
Voir ci-dessous le lien vers le sondage

2ème Journée internationale contre la fracturation hydro-chimique - 19 octobre 2013
En France : Montélimar, Drôme, 26 ; Saint-Claude, Haut-Jura, 39 ; Toulouse, Haute-Garonne, 31 ; Lille, Nord, 59 ; Seine & Marne, 77.

Nous ne pouvons que nous inquiéter du forage d'Hess Oil France prêt à fracturer à Jouarre (Seine-et-Marne), des subventions promises à l'extraction, toute aussi polluante, du gaz de couche dans le Nord/Pas-de-Calais et la Lorraine, ou d'octrois de permis d'exploration de minerais métalliques dans la Sarthe, la Mayenne et la Creuse.

Mesurant la puissance lobbyiste des pétroliers auprès de nos responsables politiques, une vigilance de tous les jours est nécessaire :

- CONTRE toute exploration et exploitation de gaz et pétrole de schiste ainsi que de gaz de couche,

- POUR un code minier respectant les légitimes droits des citoyens et prévenant les risques avérés futurs,

- POUR une transition énergétique basée sur la réduction des consommations et la relocalisation des productions renouvelables au plus près des besoins essentiels,

- POUR le respect des engagements pris pour réduire les impacts des activités humaines sur le dérèglement climatique.
EN FRANCE, EN EUROPE et SUR TOUTE LA PLANETE
Programme du rassemblement de Montélimar
- Conférence de presse le matin

- 14h00 défilé militant du rond-point St-James/abbé Pierre (au sud de Montélimar ) jusqu'à la caserne St-Martin en passant par les Allées Provençales avec prises de parole au Théatre.

- Musique et stands à l'intérieur de la caserne St-Martin pour la fête, ainsi que d'autres prises de parole de militants polonais, britaniques, catalans, etc.

Qui va à Montélimar le 19 octobre ?
Quel sont les besoins en covoiturage ?

Voici un sondage pour s'organiser -  intitulé : "19 octobre co-voiturage".
Merci de bien vouloir le remplir à l'adresse suivante : http://framadate.org/studs.php?sondage=k73ssx6s2gsdhhb5

A bientôt j'espère
Astrid
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Gaz de Schiste
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 12:34

 

 

Réunion-conférence sur la réforme des retraites, compte rendu.

 

Organisée par SUD-Solidaires, avec intervention de Gerard Gourguechon (Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires, membre du directoire d’ATTAC, vieux militant indécrottable).

 

En premier lieu, intervention d’un des délégués syndicaux  (Damien, SUD-TCN) de TCN (Transports Agglomération de Nîmes), en grève depuis quelques temps. Il explique les raisons de la grève qui porte surtout sur les conditions de travail. TCN est une filiale de Keolis, entreprise de transport qui a obtenu une DSP avec Nîmes Agglo et donc gère les transports, Tango, si je comprends bien.

Une DSP ? Quésaco ? Apprenez donc, petit-e-s curieux-ses que cela doit se dire ‘Délégation de Service Public ». Autrement dit, une collectivité payée grâce à l’impôt une entreprise privée pour rendre un service public. Simple comme bonjour et soi-disant nettement moins onéreux.

Sauf que…

-les profits nécessaires (et toujours insuffisants) à toute entreprise capitaliste vont dans la poche des actionnaires.

-les usagers deviennent des clients.

-les salariés, sommés de faire de la ‘productivité’ (sinon comment faire du profit ?) sont, avec les usagers et les contribuables (c’est les mêmes), les dindons de la farce. La bonne blague c’est que les travailleurs voient leurs conditions de salaire et de travail se dégrader sans cesse et que les gains de productivité faits grâce à leur travail (TCN fait du profit : 200 000 € l’année dernière mais 1 200 000 € pour cette année…ça grimpe sec !) ils n’en voient pas la couleur. La Mairie …ça lui en gratte une sans faire bouger l’autre, probable…elle a délégué.

 

En plus, ces benêts d’ouvriers persistent à penser ‘service public’ et dire ‘usagers’ au lieu de ‘clients’  et les mots ont un sens, quiconque a connu le téléphone du temps des PTT  et essaie de trouver de nos jours un contrat télécom honnête peut saisir la nuance….(on pourrait aussi causer de ‘mutuelle-santé’). D’où leur gêne à faire grève car pas (ou moins) de transports cela veut surtout dire que les gens (les usagers, nos camarades) qui vont au boulot vont voir leur temps de transport multiplié, arriver en retard, ne plus pouvoir aller au boulot, ne plus avoir de boulot…Quand à ceux qui n’ont pas de bagnoles ou ont écouté les sirènes vertes (utiliser les transports en commun pour réduire l’empreinte carbone) y zont plus que leurs pieds pour marcher, loin.

 

Et, selon le patronat, la Mairie et la presse, ces nantis (on parle ici des travailleurs !) au salaire mirifique de 2000 € (pas de fiche de paye à montrer pour étayer ce chiffre aussi faux qu’une statistique du chômage) et qui travaillent 33 heures par semaine viennent rouspéter ? Sauf que les 33h sont les heures payées et qu’elles font le plus souvent 35, 37, 40, productivité oblige. Et que vu les réductions d’effectifs (toujours la productivité), les congés dûs ne peuvent être pris…cadeau !

Je vous passe tout ce genre de ‘détails de l’histoire’, qui concernent l’ensemble du monde du travail (y compris la fonction publique) soumis à l’impératif de la productivité pour payer les rentiers (Bettencourt, Bébéar et autres Cahuzac évadés fiscaux), mais la grève est suivie à 100%, en intersyndicale (l’union des syndicats qui fait la force se fait à la base, par delà les hiérarchies qui la ‘représentent’, voilà la leçon à suivre) et le public est peu impacté les grévistes informent et veillent à gêner le moins possible au point qu’on peut se demander si cette grève à réellement un impact. Perso je ne m’étais aperçu de rien mais étant banlieusard (hors agglo) et furieux adepte du véhicule diesel polluant usé jusqu’à la corde je suis mal placé pour ça. Les vrais Nîmois pris en otage doivent savoir.

Ah, « prendre les usagers en otage » est un si joli refrain tellement entendu…Mais alors… comment qualifier ce qu’ont fait les Chebabs au Kenya ? Non, ces fous dangereux se sont attaqués à un centre commercial, il faut bien être un obscurantiste acharné pour envisager une telle abjection. Voilà d’ailleurs leur vrai crime, les grévistes eux font de la ‘prise d’otage’…

 

Sur les retraites…

D’abord désunion syndicale. Triste constat, personne ne veut vraiment ‘y aller’, Ayrault et Hollande nous l’ont dit c’est mieux que si c’était pire…alors la CFDT, ravie, ne veut rien faire pour compromettre un si joli résultat. FO fait cavalier seul (c’est un toc), la CGT veut bien mais pas toute seule, la mer est si grande…résultat, niente !

Un gouvernement de droite en rajoute une couche sur l’injustice après une réforme dégueulasse de droite et les ‘partenaires sociaux’ sont bloqués, tétanisés probablement par l’adjectif ‘socialiste’ qui colle encore aux basques de Hollande comme une vieille merde de clebs et, sans doute pour  d’obscures raisons électorales et trop grande dépendance des ‘instances supérieures’ aux partis politiques rien ne bouge (il est notoire que la CFDT roule pour le PS et la CGT pour le PC, il est notoire que le PC cherche à s’allier au PS pour garder quelques postes en Mairie et rechigne même à suivre Mélenchon, ce si furieux populiste extrémiste). Ne parlons pas des Verts, ils ne contrôlent que leurs langues de bois ministérielles.  Donc, pas de vague en ce moment, élections municipales en cours…en attendant les européennes, puis les présidentielles, puis les législatives, puis…

 

L’exposé de Gérard est pourtant clair : tout pour la finance, petites touches par petites touches l’ensemble des ‘réformes’ vise à rendre inopérant les mécanismes de solidarité et rendre donc attractifs les mécanismes financiers avec notamment les fonds de pensions, les mutuelles et tutti quanti.

Et tout cela vise bien sûr à collecter un maximum pour reverser un minimum, pourquoi croyez vous que l’on allonge la durée de cotisation ? La retraite c’est pour les morts…

Et on favorise la lutte des générations : en touchant une retraite par répartition votre intérêt est qu’il y ait un maximum de cotisants (de travailleurs) et qu’ils soit payés le mieux possible (plus de cotisations). Si vous avez une retraite par capitalisation (fond de pension) votre intérêt objectif est que les salariés soient payés juste ce qu’il faut pour pouvoir continuer à travailler sans crever (les Britanniques ont testé en Inde, bien avant Mengele, en dessous de 1200 calories un travailleur meurt, c’est scientifiquement établi, voilà potentiellement la limite) pour que les profits soient au maximum et  de même virer le plus de monde possible fait monter les cours des actions, augmenter les dividendes…. Donc créer du chômage chez les jeunes pour que les vieux aient des retraites. Et on est censé croire que ça va durer tant que l’herbe poussera !

Et c’est pour ça (en partie) qu’on n’a pas de travail depuis lurette et que le problème des retraites nous paraît venir tout droit du Jurassique (le temps des dinosaures).

Et pendant qu’on finance le CAC40 (20 milliards cash d’entrée de jeu+crédit recherche-compétitivité-emploi, plusieurs milliards aussi+ compensation sur ce qu’on va prendre au patronat pour les retraites, +, +, +…) sans aucune contre partie (et l’aveu qu’il n’y aura pas de contrôle fiscal),  qui paye pour le chômage et autres ‘dégâts collatéraux’ au lieu d’investir dans les écoles, la justice, la santé, la ‘dépollution’ ? Sans compter les sommes colossales mises à rembourser la dette (selon le mécanisme : baisse de l’impôt des riches=manque à gagner fiscal= dette=emprunt=les riches prêtent (puisqu’on leur a pas pris leur fric)=on les rembourse pour qu’ils soient plus riches et la boucle est bouclée jusqu’au tour suivant, nouvelle niche fiscale, nouvelle dette…).

 

Puisque personne ne bouge (on espère la goutte d’eau qui mettra le feu…milles excuses, Gérard, mais c’est bien ce que t’as dit) y’à plus qu’à attendre tranquillement que la bourse s’effondre, ce qui va arriver incessamment sous peu, nous sommes assis sur une montagne de dettes…. Hop, en 7 millisecondes (voir sur le blog des Indignés), évaporés les fonds de pensions…On l’aura pourtant dit. Et ça s’est vu pas plus tard qu’hier (2008)…mais les Roms et les pédés, c’est si inquiétant…

Peut-être que le bon peuple frémira quand on lui demandera pour la x° fois de payer encore plus pour sauver les banques avec de l’argent qu’il n’a plus. Mais alors, trop tard, bonjour les dégâts,  qui veut aller habiter et travailler en Grèce ? Ou au Bengladesh ? 1200 calories /jour en disant merci  en plus ça vous tente ?

 

Alors pourquoi attendre ?

Honnêtement on a l’impression que personne n’y croit, battus d’avance, retraite toute, retraite avec certes des escarmouches pour retarder l’ennemi, parfois de rudes batailles qui laissent pleins camarades à terre et tout cela ressemble furieusement à une campagne de Russie (y’en a eu deux, choisissez...).

On recule mais pourtant le bilan est mitigé : tout comme l’oligarchie a dû recycler le discours écolo pour finalement promouvoir le capitalisme vert et l’administration du désastre, autant même Sarkozy a bien du lâcher qu’il allait détruire les paradis fiscaux (le dire, c’est comme si c’était fait...) Preuve qu’il y a bien quelque chose à ‘déminer’ dans l’opinion publique qui commence à additionner deux et deux là aussi.  Le référendum (‘grande institution démocratique’) de 1995 n’est pas très bien passé non plus…

 

Donc, c’est à la société civile de se mobiliser et ça c’est nous, les gens, les individus communs. On a rien à perdre, nous ne sommes rien…

Il y a quand même des solutions qui se dessinent pour abolir le salariat, dynamiter la Finance (allumons la mèche en débutant par l’Europe des lobbies,un World Trade Center qui s’effondre ça fait du bruit…), construire une société sobre et partageuse, imaginer une réelle démocratie. Ce n’est pas de l’utopie, l’utopie c’est de croire que ce système prédateur et assassin va continuer impunément pour la planète et l’humanité. Une ‘Aube Dorée’ se lève, on la voit arriver aussi gros qu’un Costa Concorda (nouveau nom du Titanic). C’est un spectacle qui a toujours ravit les riches, ces esthètes raffinés…En fait ils n’attendent que ça, c’est si beau le monde vu d’un drone…

 

Tous les combats se ramènent au même. Ce soir c’était ‘la retraite’, demain c’est Monsanto, paradigme du capitalisme corrupteur, voleur, hégémonique et assassin. Après demain la Hollande (autre patrie de l’enfumage) va capituler sous couvert de ‘Conseil Constitutionnel’ devant les lobbies gaziers. Et on nous promet, parole de ministre de l’écologie (en v’là enfin un ‘droit dans ses bottes’), un bel aéroport tout neuf à Notre Dame…et une contribution climat énergie en sus…qui servira en fait à rembourser ‘Goldman Sachs’, c’est ça la pure vérité. Ce n’est pas qu’ils n’y comprennent rien, la démonstration a été faite grandeur nature en 2008, l’arnaque est colossale. Ce ne sont pas des cons -des bites- qui nous gouvernent, ce sont des bouffons bouffis.

 

Alors, gardons les Roms, nos frères, virons les voleurs et les maffieux, nos parasites…La goutte y’à longtemps qu’elle a été versée, ça déborde pareil qu’à Fukushima et ça n’éteindra pas le corium de notre rage.

 

Terrorisés, endettés, médiatisés, représentés… de tous les pays, unissez vous !  

 

Debout !

 

 

 

Repost 0
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 17:04

 

zad.nadir.org

 

Flash Info du 23 au 29 septembre

mercredi 25 septembre 2013, par zadist

 


Jeudi 26 septembre

- 10h30 : Ce matin, la personne qui a ouvert une maison aux domaines était delogé vers la comissariat de Blain. Il avait 4 fourgon pour réaliser cette manouvre. De suit, les fourgons sont partis vers le carrefour des Ardillières, pour ptoteger la bas les travaux de fermeture de la maison. Plusieurs personnes sont aller la-bas pour voir et manifester contre la fermeture d’une maison habitable. Jusqu’au dernière information, ca se passé calmement ! Le nom de la societé qui ont fait le boulot de fermeture et installation de moyen de surveillance est "SITEX", 8 bis rue de Garenne, ZAC de la Pentecôte, 44700 Orvault

Mercredi 25 septembre

- Un incendie a détruit entièrement la maison de la Sècherie hier dans la soirée. Il n’y a pas de blessé.e.s graves mais une chienne a périt dans l’incendie et ce n’est facile à encaisser pour personne. La solidarité s’organise pour aider les camarades qui ont perdu toutes leurs affaires dans l’incendie.

- Des nouvelles plus joyeuses : un groupe d’une quarantaine de glaneuses et glaneurs ont un petit perturbé la séance d’auto-lançage de fleurs de Patrick Rimbert ce soir au banquet des 5000, un dîner-recup’-spectacle géant, événement médiatique pour Nantes capitale verte. Une prise de parole a été faite sur scène, des tracts ont étés largement distribués et des banderoles ont été déployés sur scène lors du discours de notre cher maire de nantes. Plus de détails et le tract publiés plus tard.

- Et voici ici un petit compte rendu de la manif’ contre le projet de stade de foot à Décines, près de Lyon.

- Un article sur une lutte naissante, peut-être, contre la construction d’une ferme d’élévage géante dans la somme. Le chantier vient d’être saboté par des membres de la confédération paysanne, selon cet article.

- Les marcheurs des bords de l’Erdre en lutte contre les gros propriétaires dont les propriétés clôturées empêche de longer l’erdre et contre leur meilleur allié, le préfet de région, Christian de Lavergnée, en appelent à la solidarité des anti-aéroport, pour leur marche militante, ce dimanche 29 septembre à 09h30 (rdv départ : terrain municipal de la Poterie (quartier de la Chesnaie) à La Chapelle-sur-Erdre.). Je leur adresse tous mes encouragements dans leur lutte mais je suis sceptique sur le fait que le mot ait eu le temps de tourner parmi nous.

- Des articles qui parlent d’aéroport :

Le premier sur le schmilblick juridique européen, si vous n’y comprenez pas tout, je crois que cela peut aider.

Le secondqui se fait l’écho des critiques des assos de défense de l’environnement.

 

 

Rassemblement de rentrée pour préparer une nouvelle année de luttes

 


Sam. 28 septembre à 15h, place Royale à Nantes.

Dans la continuité des manifs mensuelles depuis plus d’un an : rassemblement de rentrée pour préparer une nouvelle année de luttes !

Contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et la métropolisation.


 

Le CNCA est un collectif Nantais présent sur la lutte de l’aéroport depuis maintenant plusieurs années. Nous nous sommes rencontréEs autour de la lutte contre le projet d’aéroport. Nous souhaitions porter cette lutte au coeur de la métropole Nantaise.

Assez vite lors de nos discussions, nous nous somme rendu compte que la question de l’aéroport n’était qu’un maillon de projets bien plus larges. Ils touchent tous les territoires et leurs habitants entre Nantes et St Nazaire.

Dans un premier temps, nous avons écrit et diffusé un journal, Nantes Nécropole (http://nantes.indymedia.org/article/23652), qui nous a permis de définir plus précisément nos positions politiques et mieux cerner les enjeux que représente cette organisation du territoire, voulue par quelques élites. Un 2e numéro est paru au printemps 2013 avec notamment un focus sur la propagande autour de Nantes Capitale Verte (https://nantes.indymedia.org/zines/27901). Vous pouvez les trouver sur les tables de presse lors des manifs/actions/concerts contre le projet d’aéroport.

Nous organisons aussi des manifestations mensuelles dans le centre ville de Nantes, le dernier samedi en développant dans le tract qui accompagne l’affiche une thématique autour de la métropole en relation avec le projet d’aéroport. Vous êtes cordialement invités à nous rejoindre pour continuer cette mobilisation.

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 16:53

 

 

Les Verts De Rage


 

Il est temps de passer à l'action, soyons nombreux à y participer !
Voici (ci-dessous) la liste des événements de toutes les manifestations prévues...
Partageons sans modération !
Pour plus d'informations contacter la page du Collectif Citoyen les Engraineurs => https://www.facebook.com/ CollectifCitoyenParis?fref=ts

Paris: https://www.facebook.com/ events/399117380197537/
Strasbourg: https://www.facebook.com/ events/376235485831488/?fref=ts
Brest: https://www.facebook.com/ events/390806834374236/
Marseille: https://www.facebook.com/ events/1410030789208915/
Montpellier: https://www.facebook.com/ events/157073887815196/ ?ref_newsfeed_story_type=regula r
Clermont-Ferrand: https://www.facebook.com/ events/332708230207551/
Brussels:
https://www.facebook.com/ events/1411093459104208
Québec (Montréal): https://www.facebook.com/ events/154951524712503/

Le 12 octobre 2013, pour la seconde fois de l’année, des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà le 25 mai dernier dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

Alors que partout dans le monde l’indignation fait trembler les gouvernements, mobilisons-nous pour montrer que les peuples refusent le diktat de quelques multinationales qui marchandisent nos vies et la nature. Nous, citoyens, réclamons la fin des monopoles sur nos aliments, refusons les OGM, et plus encore désirons apporter notre soutien aux porteurs d’alternatives, à la fois solidaires, responsables et écologiques.

Ce samedi 12 octobre, le collectif citoyen les Engraineurs invite tous ceux qui souhaitent entrer dans cet esprit de résistance mondiale à se joindre à un pique-nique convivial et généreux auquel chacun est appelé à venir partager ses plats. Une prise de parole sur les alternatives à l’agrobusiness sera suivie de multiples ateliers, foire aux initiatives, auxquels tous serons conviés à participer et à partager leurs expériences. De nombreux artistes interviendront tout au long de l’après midi et des stands seront organisés pour les enfants !

Le 12 octobre 2013 de 12h30 à 17h
Venez manifester, venez participer, venez partager !

Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris - Métro : Jaurés / Stalingrad : Lieu prévu, à confirmer ici et sur notre site internet www.collectif-lesengraineurs.com

Tract à télécharger ici : http://files.gandi.ws/gandi20925/file/tract_mam.pdf

Note : comme le 25 mai dernier, il s'agira d'une manifestation non partisane. Cela signifie : pas de drapeaux ni de tractage de partis politiques, quels qu'ils soient. Et aussi, les banderoles et autres pancartes devront être en rapport avec le sujet OGM, pesticides, abeilles, agent orange : les messages ne répondant pas à cette consigne seront systématiquement écartés, les organisateurs seront extrêmement vigilants à ce que cela soit respecté. Merci.

LA pétition à signer svp : https://www.facebook.com/pages/Consommateurs-pas-cobayes/403949949711056

Page pour le covoiturage : https://www.facebook.com/groups/475721502496077

 

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans OGM
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22