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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 16:09

 

 

liberation.fr

 

AFP 14 septembre 2013 à 18:28

 

 

Manifestation contre l'université du Front national, le 14 septembre 2013 à Marseille.Manifestation contre l'université du Front national, le 14 septembre 2013 à Marseille. (Photo Olivier Monge. Myop.)

 

«On n’oublie rien du FN, parti des assassins, on ne pardonne pas», scandaient les manifestants dont certains brandissaient des portraits de Clément Méric.

 

 

Dix-mille personnes, selon les organisateurs, 1 200 à 1 300, selon la police, ont manifesté samedi à Marseille contre la tenue de l’université d’été du FN ce week-end dans la cité phocéenne, à l’appel de mouvements associatifs et de partis de gauche. Le cortège de manifestants, venus de toute la région à l’appel du collectif Marseille contre l’extrême droite, qui regroupe une quarantaine d’associations, a défilé dans le calme entre le Vieux port et la place Castellane, a constaté une journaliste de l’AFP.

«On n’oublie rien du FN, parti des assassins, on ne pardonne pas», scandaient les manifestants dont certains brandissaient des portraits de Clément Méric, tué lors d’une rixe avec un militant d’extrême droite le 5 juin à Paris. «Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans les quartiers», pouvait-on notamment lire sur les banderoles. Le parti communiste, le NPA étaient présents ainsi que la CGT et des mouvements de lutte contre l’homophobie.

Selon un sondage paru dans Le Journal du Dimanche du 8 septembre, le FN, qui tient son université d’été samedi et dimanche à Marseille, recueillerait 25% des voix au premier tour, derrière une liste UMP à 34% conduite par le sortant UMP Jean-Claude Gaudin et devant une liste PS (21%).

«Colloques en vase clos ou manifestations "années 80"»

La présidente du FN, Marine Le Pen doit clôturer l’Université d’été dimanche par un discours marqué par la «confiance» et «les perspectives françaises». Dans le même temps, les députés Sandrine Mazetier, Malek Boutih et Patrick Mennucci, candidat à la primaire PS pour les municipales à Marseille, organisent un colloque sur le thème : «Ne laissons pas Marseille au FN». Face au FN, «certains proposent des colloques en vase clos ou des manifestations "années 80"», a réagi dans un communiqué Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée à la Lutte contre l’exclusion, également candidate à la primaire PS.

Or, selon elle, le «front républicain ne peut plus avoir la même efficacité dès lors que l’UMP a cassé la digue qui la séparait nettement du FN. La seule voie possible, plus exigeante, plus étroite, est celle du débat démocratique. La gauche doit faire l’effort d’aller sur le terrain, partout où les situations sociales charrient le désespoir, et d’argumenter face au FN comme elle le fait face à l’UMP», écrit Marie-Arlette Carlotti qui s’est rendue samedi dans les quartiers nord de Marseille.

«Se battre contre le FN c’est ni stigmatiser son électorat, ni le banaliser», a-t-elle déclaré samedi à l’AFP. Interrogée sur les propos de François Fillon sur le Front national, la ministre a estimé que cela allait «jeter un grand trouble dans la droite traditionnelle». «J’attends leurs réactions, en particulier celle du maire de Marseille», Jean-Claude Gaudin, qui avait cogéré le conseil régional Provence-Côte d’Azur avec le FN en 1986, a dit la ministre.

AFP

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 15:57

 

rue89.com

 

Témoignage 14/09/2013 à 18h38

Mon été dans un village roumain plein d’or qui dit non aux dollars

 

Maïa Bronlet | Volontaire en chantier

 


Le village de Rosia Montana (Petru Mortu)

 

J’étais cet été à Rosia Montana pour participer à un projet de chantier de restauration de maisons, le programme Adopt a house. Avec juste une envie de découverte et de nouveauté, j’ai donc décidé de partir en Roumanie.

La mine de Rosia Montana

Depuis le 1er septembre, les Roumains défilent par milliers dans les rues des plus grandes villes de Roumanie contre un texte de loi qui déclare un projet minier canadien « d’utilité publique et d’intérêt exceptionnel » à Rosia Montana.

Malgré l’annonce lundi par le Premier ministre Victor Ponta que le Parlement allait « rejeter » un projet de loi présenté par son gouvernement pour accélerer l’ouverture de la mine, les manifestants n’ont pas baissé la garde et réclament dorénavant l’interdiction de toute exploitation minière à base de cyanure en Roumanie.

Si le texte était accepté ce projet conduirait à la destruction de la moitié d’un village et demanderait l’utilisation de grandes quantités de cyanure.

 

J’avais lu dans la description d’une dizaine de lignes fournie par cet organisme qu’une partie du village concerné, Rosia Montana, était menacée de destruction : une compagnie minière canadienne a trouvé un moyen d’extraire l’or présent dans le sous-sol en grande quantité, ce qui impliquait de raser la moitié du village et les quatre collines alentours.

J’avais aussi lu qu’un des organismes de l’Unesco s’inquiétait du sort réservé à ce village, dont le patrimoine culturel semblait inestimable.

C’était l’une des priorités du programme de restauration : protéger ce qui peut l’être, en espérant parvenir un jour à le faire entrer au Patrimoine mondial de l’humanité, sésame pour une éternité sereine.

Je suis donc partie pour ce petit village accroché aux montagnes des Carpates, en Transylvanie, sans vraiment réaliser où j’allais ni dans quoi je m’engageais.

 

Une mine, mais sans se compliquer la vie

Petit à petit, je découvre le coin, je commence à comprendre ce qui se passe. Le sous-sol regorge d’or – les Romains s’en étant déjà rendu compte il y a deux mille ans – et pourtant la région est pauvre.

Une compagnie canadienne offre un moyen radical d’extraire les richesses qui se trouvent sous terre, tout en promettant un millier d’emplois, ce qui sonne agréablement aux oreilles d’une population fortement touchée par le chômage.

Et ce moyen ? Creuser, tout simplement. Mais sans se compliquer la tâche : au lieu de réaliser des galeries, comme l’ont fait les exploitants des mines depuis l’époque romaine et jusqu’au siècle dernier, il suffit de créer une mine à ciel ouvert.

 


Mine de cuivre à ciel ouvert à Roșia Poieni (Stefan Balici)

 

Seul bémol, cela implique la destruction d’une partie du village et des quatre collines environnantes, chacune transformée en un cratère de 2 kilomètres de diamètre. En plus d’utiliser la vallée de Corna toute proche comme réservoir des déchets de cyanure – jusqu’à 40 tonnes par jour sont nécessaires à l’extraction de l’or !

 

Pourquoi partiraient-ils ?

Plusieurs habitants ont déjà accepté de revendre leur lopin de terre et sont allés s’installer en ville, avec plus ou moins de bonheur. D’autres n’en ont tout simplement pas envie. Ils ont leur vie là, leur ferme, leurs habitudes : pourquoi partiraient-ils ? Et pourquoi quelqu’un d’autre déciderait pour eux où ils doivent vivre ?

La compagnie canadienne, la RMGC, n’y va pourtant pas de main morte pour les intimider : depuis près de treize ans maintenant, c’est une guerre des nerfs que se livrent la firme et Alburnus Maior, l’association des opposants au projet.

Un exemple ? Au début des années 2000, la municipalité autorise un plan d’urbanisme permettant l’utilisation minière de tous les territoires envisagés par la compagnie. Cela s’apparente à une forme d’expropriation, et Alburnus Maior intente une action en justice, qu’elle remporte.

Peu de temps après, rebelote : un nouveau plan d’urbanisme, portant le même contenu, est à nouveau proposé, ce qui est illégal en Roumanie. Alburnus Maior va de nouveau en justice, gagne à nouveau. Et cette bataille dure maintenant depuis des années.

 

Une galerie romaine sous le village

En parlant avec deux des initiateurs du projet Adopt a house, tous deux architectes, je découvre d’autres risques liés au projet minier. Ils m’expliquent que sous la surface du village se trouve le système de galeries romaines le plus vaste et le plus complexe jamais découvert à ce jour.

Ce réseau de plus de 7 kilomètres de galeries, ainsi que des traces d’extraction d’or datant du Moyen-Age, ont d’ailleurs fait l’objet de plusieurs recommandations de la part de l’International Council on Monuments and Sites (Icomos), l’une des trois organisations qui conseillent l’Unesco pour la préservation du patrimoine mondial de l’humanité.

 


Galerie minière datant de l’époque romaine sur le mont Orlea, en Roumanie (Ivan Rous)

 

J’apprends qu’Icomos, fort de 10 000 experts à travers le monde, a d’ailleurs déjà lancé plusieurs appels au gouvernement roumain depuis 2004, lui recommandant lors de sa dernière assemblée générale de « réaffirmer son engagement et de s’assurer que la priorité est donnée à la protection, à la conservation et à la promotion de l’héritage culturel et de mettre en œuvre les mesures nécessaires en conséquence ». A ce jour, le gouvernement n’a encore pris aucune décision dans ce sens.

 

Restaurer trois maisons et une église

Ma tâche et celle des autres participants du programme Adopt a House pendant cet été a consisté à restaurer trois maisons et une église. Nous avons toutes sortes de choses à faire : mettre en place un système de canalisation, restaurer convenablement les façades ou encore remettre en état fenêtres, châssis et même les chaises.

Matin et soir, nous suivons la route de terre battue qui sépare la ferme où l’on campe des maisons que nous restaurons. Ce petit kilomètre de chemin bordé d’arbres fruitiers est emprunté quotidiennement par les vaches qui vont paître.

Elles mettent le monde qui les entoure au rythme de leur marche : une voiture coincée derrière le petit troupeau n’a d’autre choix que de prendre son mal en patience.

Plusieurs jours d’affilée, mon travail consiste à détruire une couche de ciment mal appliquée il y a quelques années sur l’épicerie du village, qui s’est révélée être à l’origine deux maisons transformées en une.

 

« Multumesc pentru tot », merci pour tout...

J’ai, pendant ces journées, l’occasion de parler avec Gaby et Sorin (prononcer « Sorine »), le couple d’épiciers. « Vous êtes un souffle d’air frais », nous dit Sorin, qui ressent la pression de la RMGC de plus en plus fortement depuis qu’on voit les ouvriers en chemise jaune parcourir le village en tout sens.

Du sponsor du club de sport régional aux livres offerts aux écoles des communes voisines, la RMGC occupe le terrain. En reconnaissance du travail accompli, Sorin et Gaby nous offrent chaque jour un véritable festin, des plateaux regorgeant de pastèques fraîches et juteuses et de pâtisseries de toutes sortes, faites maison bien entendu.

Le dernier jour, alors que je vais faire quelques achats à l’épicerie en prévision de mon voyage et que j’annonce à Gaby mon retour en Belgique, elle contourne son comptoir et me prend dans ses bras. « Multumesc pentru tot », me dit-elle (« merci pour tout »).

 

Rosia Montana préfère le « slow »

La plupart des habitants ne sont pas opposés à l’exploitation de l’or qui se trouve sous leurs pieds, mais ils plaident pour que cette activité les laisse vivre là où ils l’entendent, comme le ferait une exploitation plus traditionnelle. L’artisanat n’est pas ici le parent pauvre de l’industrie, il est revendiqué.

Niki, un Roumain de 21 ans, clope au bec et perpétuel sourire en coin, m’expliquait un soir qu’il est important de perpétuer le savoir-faire artisanal qui commence déjà à disparaître et qui risque de s’éteindre si l’on ne le transmet pas.

C’est un peu comme si les gens de la région avaient vu les ravages de l’industrie sauvage ailleurs et voulaient se l’éviter pour eux-mêmes.

Rosia Montana, c’est un peu tous les mouvements « slow » à la fois, sans être passé par la case « accélération » avant.

 


Un réservoir d’eau près de Rosia Montana (Sebastian Florian)

 

Avant d’entreprendre mon voyage, je me disais souvent qu’il y avait beaucoup de choses qui ne tournaient pas rond dans ce monde, mais je n’avais jamais rien fait.

Comme si j’avais toujours été entre deux chemins, sans me décider à en suivre un : je ne me retrouvais pas dans les modèles de réussite que la société me donnait, mais je ne me suis jamais retrouvée non plus dans le modèle « alternatif », plus critique, de ceux qui descendent dans la rue pour crier leur désaccord quand ils estime que c’est nécessaire.

Ça prend du temps, mais peu importe. Ce qui compte, c’est de voir les victoires : par exemple, se rappeler qu’en treize ans de bataille juridique contre la compagnie minière, Alburnus Maior, l’association de défense de Rosia Montana, a gagné tous les procès.

Alors que je quittais cet endroit, les Roumains descendaient par milliers dans les rues pour exprimer leur désaccord avec le projet de loi. Et à l’heure où j’écris ces lignes, après huit jours de manifestation, ils sont encore plus de 15 000 à battre le pavé.

 

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 15:13

 

 

Collectif Halte Aux Nucléaires Nîmes

Non à ASTRID, non à la filière RNR-Na !

 

 

Pétition NON à ASTRID ! (cliquer ici)

 

Le Collectif Non à Astrid appelle à signer une pétition à l’attention du Commissariat général à l’investissement demandant l’arrêt du projet ASTRID, le projet de réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium (filière de 4ème génération RNR-Na) qui doit se construire à Marcoule, dans le Gard.

Dites non à un nouveau réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium liquide !
Dites non à une installation nucléaire supplémentaire à Marcoule !
Dites «NON à ASTRID !»

NON à ASTRID !

Dans le cadre de la loi du 13 juillet 2005 sur le développement des technologies des réacteurs nucléaires du futur et des technologies nécessaires à une gestion durable des déchets nucléaires, la France a donné la priorité à la technologie des RNR-Na et décidé de construire le réacteur ASTRID pour démontrer la capacité de la filière à transmuter les actinides mineurs à l’échelle industrielle. En 2010, le C.E.A. a reçu 651,6 M€ pour élaborer l’Avant Projet Détaillé du réacteur.

Considérant que :

  • Les installations nucléaires françaises, y compris celles exploitées par le C.E.A., sont le théâtre constant de dysfonctionnements et d’écarts par rapport au référentiel de sécurité.
  • La gestion de l’information suite à l’explosion d’un des fours dans l’usine CENTRACO à Marcoule en septembre 2011 a confirmé, s’il en était besoin, le manque de transparence et la désinformation sur les questions des nucléaires civil et militaire.
  • ASTRID devrait être construit à Marcoule dans le Gard, sur la grande faille sismique active de Nîmes où près de 100 000 m3 de matières radioactives sont déjà présentes.
  • ASTRID pose les mêmes problèmes de sécurité intrinsèques que Rapsodie, Phénix et Superphénix en raison de la très grande réactivité chimique du sodium liquide.
  • ASTRID contiendrait plusieurs tonnes de plutonium alors que quelques milligrammes suffisent à provoquer le décès.
  • L’ASN a rendu un avis défavorable sur la transmutation des actinides mineurs qui poserait, in fine, plus de problèmes de sûreté du fait de l’extrême radioactivité des éléments manipulés à toutes les étapes du processus qu’elle n’en résoudrait au niveau du stockage.
  • Le coût de la construction d’ASTRID reste actuellement inconnu, la viabilité technique et économique de la filière RNR-Na et de la transmutation des actinides mineurs sont aujourd’hui totalement hypothétiques.
Je m’oppose à la construction d’ASTRID et vous demande de ne pas déclencher la troisième et dernière tranche 2015-2017 de l’Avant Projet Détaillé du programme d’un montant de 243,1 M€.

 

 

Pour signer en toute connaissance de cause, nous vous invitons à consulter les articles et documents suivants :

 

 

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:09

 

 

30@alternatifs.org

 

Pour communiquez vos dates contacter :

 jmarneguy@wanadoo.fr

 

 


 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG mercredi et samedi  à 19h Maison Carrée

Le mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)

Permanences personnes âgées mercredis 13h30 à 17h30 Association AZUR 0466238606

Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 


 

 

 

Dates

Evènement

Lieu

heure

Dimanche 15/9

« Tous ensemble, nettoyons la  planète »

Colline aux oiseaux de Pissevin

Dès 10h et jusqu’à 16h++

Lundi 16/9

Réunion ANEPROCOOP (assoc pour les Coopératives)

Chez C.D

18h30

Mardi 17/9

Atelier réflexion Front de Gauche : »Démocratie et citoyenneté »

2ter Rue Clérisseau Salle municipale

18h

Mardi 17/9

Projection film « Fenêtres sur ZUP »

Et sur TV Sud le 21/9 à 21h15

Collège Condorcet

Et Salle JP.Morice

9h

14/15h30/17h

Mardi 17/9

Réunion prépa Foire autogestion

Pablo Neruda

19h

Mercredi 18/9

Réunion FSL 30

Pablo Neruda

19h

Mercredi 18/9

Nouvelle journée de mobilisation contre le projet RETRAITES

 

 

Jeudi 19/9

Atelier Citoyen F de G : « Culture , vie associative et Artistique »

Atelier NEGPOS Cour Nemausus, bat B Av Général Leclerc

 

Sam 21 et Dim 22/9

Coord nationale des Alternatifs

Paris

 

Samedi 21/9

Forum des Associations de Pissevin

Place Debussy

10 à 13h

Dimanche 21/9

Fête de la future voie verte e du Pont du Gard : randonnée VTT (Meynes) pédestre (Argelliers)++Prises de parole , pique-nique

Pont du Gard

9h 30+++

Dimanche 22/9

Faubourgs en Fête : Comités de quartiers

Pointe C. Russan

19h++

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 21:46

 

Le Monde.fr avec Reuters

 

14.09.2013 à 17h54 • Mis à jour le 14.09.2013 à 19h36

 

Un conseiller fiscal du gouvernement britannique a été contraint à la démission après avoir été filmé en train de donner des "tuyaux" sur la manière de payer moins d'impôts, a annoncé samedi le Trésor. Ces conseils, prodigués lors d'une conférence filmée par la BBC dans sa célèbre émission d'investigation "Panorama", sur la meilleure façon d'exploiter les niches fiscales, "étaient en contradiction totale avec l'approche du gouvernement en matière de transparence fiscale", selon le ministre du budget, David Gauke, .

On y voit notamment David Heaton, qui n'avait pas encore été recruté par le gouvernement pour son expertise fiscale, déclarer qu'il "fallait garder son argent à l'abri des pattes sales du chancelier de l'Echiquier". Les révélations sur le non-paiement de l'impôt sur les sociétés par plusieurs grandes entreprises britanniques ont provoqué ces dernières années un vif débat au Royaume-Uni l'équité fiscale.

 

Le premier ministre britannique David Cameron, le 6 septembre à Saint Saint-Pétersbourg.

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 21:33

 

 

LE MONDE

 14.09.2013 à 10h37 • Mis à jour le 14.09.2013 à 16h58 | Par Franck Johannès

 

                                                                                                                                                                                                                                La justice a beau être l'une des priorités du gouvernement, son budget n'échappe pas au sévère train d'économies imposé par le premier ministre. Détail piquant pour un gouvernement socialiste, c'est l'aide juridictionnelle, l'assistance aux justiciables les plus pauvres, qui en fait les frais : la chancellerie a été sommée de réduire son programme "Accès au droit et à la justice" de 32 millions d'euros.

Les avocats, déjà maigrement indemnisés pour cette assistante gratuite, sont furieux et il sera encore plus difficile pour les plus déshérités de trouver un avocat qui veuille bien prendre leur dossier.

Jean-Marc Ayrault a envoyé dès le 24 juin un courrier à la garde des sceaux sur "les autorisations de paiement pour 2014". Le total des crédits du ministère dans la loi de finance pour 2014 est certes en légère augmentation – 6,203 milliards d'euros contre 5,195 en 2013. La justice pourra embaucher 555 équivalents temps plein en 2014, dont 432 pour l'administration pénitentiaire, 45 pour la "justice judiciaire" et 78 pour la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

 

DIX MILLIONS RABOTÉS SUR LA MÉDECINE LÉGALE

Les moyens, en revanche, sont presque partout en baisse. L'administration pénitentiaire perd 5 millions d'euros, on reporte la construction du centre pénitentiaire de Draguignan et de quartiers dans les prisons de Lorient et Brest, "ainsi que l'ensemble des dépenses de sécurisation des prisons", note rudement le premier ministre.

Il faut raboter 10...

 

 

L’accès à la totalité de l’article est protégé (*accessible aux abonnés du journal du "Monde")

 


Le bureau d'aide juridictionnelle de Paris, BAJ pour les habitués, est composé de magistrats à la retraite et de greffiers.

 

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 21:26

 

Lemonde.fr

 11.09.2013 à 08h44 • Mis à jour le 11.09.2013 à 11h03

 

  Net recul de l'emploi salarié au deuxième trimestre

 

 

Entre juin 2012 et 2013, 50 000 postes ont été détruits dans l'industrie française.

 

L'emploi salarié a enregistré un net recul au deuxième trimestre. Quelque 34 600 postes ont disparu dans le secteur marchand, contre 4 700 au trimestre précédent, selon des données définitives publiées mercredi 11 septembre par l'Insee. L'emploi salarié accuse donc un recul de 0,2 %. La plus forte chute a eu lieu dans l'intérim, où la baisse de 5 % annule l'embellie obeservée au premier trimestre.

Dans l'industrie, l'emploi recule, accentuant le rythme des destructions observées au cours des précédents trimestres, souligne l'Insee. Sur un an, entre juin 2012 et 2013, ce sont près de 50 000 postes qui ont disparu dans ce secteur.

La construction n'est pas épargnée : sur la même période, 30 000 postes ont été supprimés dans ce domaine d'activité. Au total, entre juin 2012 et 2013, 139 900 emplois ont été rayés de la carte, soit une chute de près de 1 %. En 2012, 100 000 postes avait été détruits.

 

 

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 16:44

 

 

sciencesetavenir.nouvelobs.com

 

Le nouveau navire de Sea Shepherd, don des "Simpson"

 

Publié le 02-09-2013 à 16h30 - Mis à jour à 19h14
Olivier Lascar
Par 
Sciences et Avenir

Co-créateur de la fameuse série américaine, Sam Simon a financé l'achat du nouveau navire de l'ONG écologiste.

 

Le "Sam Simon" a été dévoilé en Australie le 31 août 2013. AFP/ William West/ AFP

Le "Sam Simon" a été dévoilé en Australie le 31 août 2013. AFP/ William West/ AFP

 

Sur le même sujet

 

DONATION. Le nouveau bateau de Sea Shepherd aurait pu s'appeler le "Homer"; ce sera le "Sam Simon". L'Américain est l'un des trois co-créateurs des "Simpsons" (avec Matt Groening et James L. Brooks). Atteint d'un cancer en phase terminale, le quinquagénaire a décidé de léguer une bonne part de son énorme fortune à des associations caritatives et de protection de l'environnement. 

L'argent de Simon a ainsi permis à l’ONG de défense de la nature Sea Shepherd, dirigée par le célèbre éco-activiste Paul Watson, de s'équiper de ce nouveau navire, désormais l'un des quatre a constituer la flotte de l'organisation. Le "Sam Simon" a été dévoilé à la presse le 31 août 2013 à Sydney, en Australie. C'est une deuxième vie pour ce bâtiment qui fut jadis employé par la pêcherie japonaise, dont les campagnes de chasses "scientifiques" (comprenez la pêche à la baleine) sont chaque année entravées par Sea Shepherd.

 


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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 16:29

 

mediapart.fr

 

Front national et ultras: les preuves d'une amitié

|  Par Marine Turchi

 

 

Le Front national se réunit ce week-end à Marseille pour son université d'été. À six mois des municipales, Marine Le Pen veut poursuivre son nettoyage de façade du parti et gommer son image d'extrême droite. Le FN n'aurait aucun rapport avec les JNR, le GUD, les révisionnistes, l'ultra droite et autres, affirme haut et fort sa présidente. Faux. Mediapart publie, photos à l'appui, les preuves contraires.

 

Comme avant chaque élection et après chaque débordement médiatisé d'un candidat frontiste, Marine Le Pen a demandé dans une note interne que ses candidats aux municipales « respectent la ligne politique du parti » et ne « se laissent pas aller à des délires personnels ou idéologiques ». À six mois des municipales, la présidente du FN veut poursuivre son nettoyage de façade du parti et gommer son image d'extrême droite. Mais cette stratégie se heurte à la porosité entre le Front national et les groupuscules de l'extrême droite la plus radicale.

Marine Le Pen a beau assurer que son parti n'a « aucun rapport avec ces groupes, qui expriment d'ailleurs régulièrement leur désapprobation à (son) égard », son vice-président, Florian Philippot, a beau répéter que « le FN n'a rien à voir avec ces personnalités radicales » et qu'il n'est « pas d'extrême droite », les faits sont têtus. De nombreuses photos et documents mettent à jour des liens existant de longue date entre le Front national et ces groupuscules. GUD, JNR, identitaires, néofascistes, etc. : encore aujourd’hui, la barrière est loin d'être étanche (lire notre Boîte noire).

1. Les liens avec les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR)

Cette porosité existe d'abord avec les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), le mouvement – dissout en juillet – de Serge Ayoub, l'ancien leader des skinheads parisiens, dont sont issus les agresseurs de Clément Méric. En juin, Marine Le Pen (qui n'a pas souhaité répondre à nos questions) avait martelé qu’elle « ne connai(ssait) pas précisément ce groupe ». Florian Philippot avait lui affirmé qu'il « ne savai(t) même pas que ça existait » et avait « appris leur existence dans la presse ». Pourtant, en juin 2008, la présidente du FN était présente au Local, le bar associatif d’Ayoub, lors de la première “100 % French Pride” organisée par le site d’extrême droite Fdesouche.com. En août 2010, elle dîne même avec « Batskin ».

 

Marine Le Pen au "Local" d'Ayoub, lors de la première "100 % French Pride" organisée par le site Fdesouche.com, en juin 2008. 
Marine Le Pen au "Local" d'Ayoub, lors de la première "100 % French Pride" organisée par le site Fdesouche.com, en juin 2008. © Peggy Colin / Rue89


En avril 2012, en pleine campagne présidentielle, le même Ayoub appelle dans une vidéo à « voter Marine », la seule « qui défend toujours la France et les Français ». Le 1er juin, pendant les législatives, il tracte avec ses militants sur le marché d'Hénin-Beaumont, à quelques pas de la candidate Marine Le Pen. Interrogée alors sur France 3, la présidente du FN avait affirmé n'avoir « jamais entendu parler » de ce parti solidariste et réfuté tout « lien » avec elle : « Ils sont venus défendre leur candidat » qui se présentait « dans une autre circonscription ». 

Mais selon Mathias Destal, le journaliste de Marianne présent, Serge Ayoub était lui « clairement venu pour faire campagne pour Marine Le Pen, avec des tracts qui concernaient bien la 11e circonscription (celle de Le Pen – Ndlr) », tout en profitant « du cirque médiatique pour se faire connaître ».

Plus important encore : ce jour-là, aux côtés d'Ayoub, on trouve Yohan Mutte (cercle violet), impliqué dans l'attaque du bar gay à Lille en avril 2013, Olivier Vivien (cercle rouge) et un certain Serge, surnommé « Sergueï » (cercle vert). Ces deux derniers sont aussi présents… au défilé du 1er Mai du FN, respectivement en 2012 et 2013.


Serge Ayoub (au 1er plan) tracte avec ses militants sur le marché d'Hénin-Beaumont, le 1er juin 2012, à 11h30. 
Serge Ayoub (au 1er plan) tracte avec ses militants sur le marché d'Hénin-Beaumont, le 1er juin 2012, à 11h30. © Mathias Destal / Marianne
Les militants de Serge Ayoub, le 1er juin 2012, sur le marché d'Hénin-Beaumont. En rouge, Olivier Vivien. En vert, Sergueï. 
Les militants de Serge Ayoub, le 1er juin 2012, sur le marché d'Hénin-Beaumont. En rouge, Olivier Vivien. En vert, Sergueï.© Mathias Destal / Marianne
Le même Sergueï au 1er-Mai du FN, en 2013. 
Le même Sergueï au 1er-Mai du FN, en 2013.© Capture d'écran Canal Plus


Car des passerelles existent aussi au sein du service d’ordre des événements du FN. Ainsi, Olivier Vivien (cercle rouge) et Daniel Mack (cercle jaune) jonglent entre leurs prestations d'agents de sécurité pour le Front national et leurs apparitions au sein des JNR :

Olivier Vivien (cercle rouge) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012. 
Olivier Vivien (cercle rouge) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012. © Reflexes


Deux semaines plus tard, le 13 mai 2012, les mêmes défilent en effet avec les JNR, à l'occasion du rassemblement traditionnel de l'extrême droite radicale, à Paris :

Olivier Vivien (cercle rouge) lui aussi avec les JNR, le 13 mai 2012. 
Olivier Vivien (cercle rouge) lui aussi avec les JNR, le 13 mai 2012.© Reflexes
Daniel Mack (cercle jaune) avec les JNR le 13 mai 2012. 
Daniel Mack (cercle jaune) avec les JNR le 13 mai 2012.© Reflexes


Les passerelles sont aussi visibles à l'occasion des élections. Ainsi, l'ancienne conseillère régionale frontiste Sylvie Langlois (exclue en 2008 du FN), était candidate aux législatives de 2012 sous les couleurs du Front populaire solidariste d'Ayoub (qui réunit plusieurs groupuscules régionaux), dans la 8e circonscription du Nord :

Sylvie Langlois candidate pour les législatives de 2012 sous les couleurs du parti de Serge Ayoub, avec qui elle pose à droite. 
Sylvie Langlois candidate pour les législatives de 2012 sous les couleurs du parti de Serge Ayoub, avec qui elle pose à droite.© Blog de Sylvie Langlois.


Cette porosité s’étend à d’autres figures du Rassemblement bleu Marine (RBM). Le 29 septembre 2011, Serge Ayoub accueille au Local Christian Bouchet, candidat frontiste aux cantonales de 2011 et aux législatives de 2012 en Loire-Atlantique, pour une conférence sur la Syrie.

 

L'affiche annonçant la venue de Christian Bouchet au Local en 2011 et son affiche de candidat FN aux législatives de 2012. 
L'affiche annonçant la venue de Christian Bouchet au Local en 2011 et son affiche de candidat FN aux législatives de 2012.


Bouchet ne lui est pas inconnu, il fut secrétaire général de Troisième Voie et signe dans son journal, Salut public, comme en témoigne cette Une :

La une de Salut Public (novembre 2012), le journal de Serge d'Ayoub, où Christian Bouchet apparaît parmi les auteurs. 
La une de Salut Public (novembre 2012), le journal de Serge d'Ayoub, où Christian Bouchet apparaît parmi les auteurs.


Christian Bouchet a également animé le site VoxNR, nationaliste-révolutionnaire, antisioniste et pro-iranien. Mais ces liens ne semblent pas déranger Marine Le Pen, qui l'a à nouveau investi pour les municipales de 2014, à Nantes.

 

M. Le Pen et C. Bouchet (à droite) lors de la présentation des têtes de liste des Pays-de-la-Loire, le 26 septembre 2009. 
M. Le Pen et C. Bouchet (à droite) lors de la présentation des têtes de liste des Pays-de-la-Loire, le 26 septembre 2009.© Reflexes


Pas plus qu’elle n’est gênée par son fils, Gauthier Bouchet, qui pose devant un portrait de Bachar el-Assad, lors d’un voyage en Syrie avec son père, à l’été 2011. Ce responsable du Front national de la jeunesse (FNJ) figure sur la liste FN pour les municipales à Saint-Nazaire et est membre de la délégation “communication numérique” du parti.

 

Gauthier Bouchet posant devant un portrait de Bachar El-Assad, à l'été 2011, en Syrie. 
Gauthier Bouchet posant devant un portrait de Bachar El-Assad, à l'été 2011, en Syrie.© dr
Gauthier Bouchet posant avec Marine Le Pen. 
Gauthier Bouchet posant avec Marine Le Pen.© dr


Plus récemment, le 15 mai, Serge Ayoub a reçu au Local le médiatique Robert Ménard, candidat soutenu par le FN pour les municipales à Béziers.

Sur le compte Facebook de Serge Ayoub. 
Sur le compte Facebook de Serge Ayoub.

C'est d'ailleurs sur Serge Ayoub – accompagné de Rodolphe Crevelle, militant anarcho-royaliste à la tête du groupuscule le Lys noir –, que l'ancien président de Reporters sans frontières comptait s'appuyer pour sa campagne.

2. Les liens avec le GUD

C'est avec le GUD (Groupe union défense), organisation étudiante d'extrême droite, que les liens sont plus difficiles à masquer pour le FN. Dans l’entourage de la présidente du FN, plusieurs anciens gudards jouent les conseillers officieux. C'est le cas de l’avocat Philippe Péninque – qui a ouvert le compte suisse de Jérôme Cahuzac en 1992. Cette année, Mediapart l'a aperçu dans la foule du 1er Mai du FN, où il écoutait le discours de la présidente du FN en compagnie de Jean-Claude Nataf, homme de réseaux et de la Ligue de défense juive (LDJ), organisation d'extrême droite sioniste :

Philippe Péninque (cheveux blancs) lors du défilé du 1er-Mai du FN, en 2013, avec Jean-Claude Nataf (avec le bonnet). 
Philippe Péninque (cheveux blancs) lors du défilé du 1er-Mai du FN, en 2013, avec Jean-Claude Nataf (avec le bonnet).© Mediapart
Philippe Péninque écoutant le discours de Marine Le Pen, le 1er Mai 2013, place de l'Opéra, à Paris. 
Philippe Péninque écoutant le discours de Marine Le Pen, le 1er Mai 2013, place de l'Opéra, à Paris.© Mediapart

La plupart du temps invisible, il gravite depuis de longues années dans l'entourage des Le Pen. Il était à leurs côtés lors du fameux discours du fondateur du FN à Valmy, le 20 septembre 2006 :

Philippe Péninque (cheveux blancs) avec Marine et Jean-Marie Le Pen, le 20 septembre 2006 à Valmy. 
Philippe Péninque (cheveux blancs) avec Marine et Jean-Marie Le Pen, le 20 septembre 2006 à Valmy.© Reflexes

En avril 2007, c'est lui qui organise la visite de Marine Le Pen à Aulnay-sous-Bois (voir la vidéo) :

Philippe Péninque présent aux côtés de Marine Le Pen lors de sa visite à Aulnay-sous-bois (93), en avril 2007. 
Philippe Péninque présent aux côtés de Marine Le Pen lors de sa visite à Aulnay-sous-bois (93), en avril 2007.© Canal Plus


Aujourd'hui, l'avocat ne renie rien de ses années GUD : « Bien sûr », il voit encore ses anciens membres, « on se connaît tous », expliquait-il il y a quelques mois à des journalistes de Canal Plus. Mieux, il s’« honore d’avoir été au Groupe union défense » et estime que « nous serons considérés, quand l’Histoire va nous rendre raison, rapidement, comme des héros et des résistants ».

Autre homme clé autour de Marine Le Pen, son vieil ami de fac, Frédéric Chatillon. Cet ancien chef du GUD et ex-directeur de la librairie révisionniste Ogmios était prestataire du FN pendant la campagne présidentielle de 2012. On a pu l’apercevoir lors de meetings et déplacements de la candidate, comme la tournée qu'il a organisée en Italie en octobre 2011.

Frédéric Chatillon accompagnant Marine Le Pen lors de son voyage en Italie, le 22 octobre 2011. 
Frédéric Chatillon accompagnant Marine Le Pen lors de son voyage en Italie, le 22 octobre 2011.© Capture d'écran d'un documentaire de Canal Plus.


Il est aussi présent au point presse de Marine Le Pen au Salon des maires, en novembre 2011 :

F. Chatillon avec Steeve Briois (secrétaire général du FN) et Nicolas Bay (secrétaire général adjoint du FN), en novembre 2011. 
F. Chatillon avec Steeve Briois (secrétaire général du FN) et Nicolas Bay (secrétaire général adjoint du FN), en novembre 2011.© Capture d'écran LCP.


La mère de ses six enfants, Marie d’Herbais, amie d’enfance de Marine Le Pen et militante historique du FN, est employée au service de communication du Front national et présente chaque semaine le Journal de bord vidéo de Jean-Marie Le Pen. Elle fut même candidate dans la Sarthe aux législatives de 2012.

Marie d'Herbais est salariée du FN et présente chaque semaine le « Journal de bord » de Jean-Marie Le Pen. 
Marie d'Herbais est salariée du FN et présente chaque semaine le « Journal de bord » de Jean-Marie Le Pen. © dr
L'un des deux comptes Facebook de Marie d'Herbais, qui fut longtemps la femme de Frédéric Chatillon. 
L'un des deux comptes Facebook de Marie d'Herbais, qui fut longtemps la femme de Frédéric Chatillon. © Facebook / Marie d'Herbais


Chatillon est resté très proche de la mouvance néo-fasciste européenne, mais aussi des Syriens du parti Baas (lire notre enquête sur ses affaires avec la Syrie). À l'été 2006 puis en mars 2008, il accompagne Dieudonné – « un pote », expliquait-il à Mediapart – dans sa tournée à Damas, où ils apparaissent aux côtés de certains dignitaires syriens comme Manaf Tlass, le fils du général et ancien ministre de la défense, ami d’enfance de Bachar el-Assad (qui a fait défection en juillet 2012).

F.Chatillon (polo rouge) en Syrie à l'été 2006 avec Ahmed Moualek (Labanlieuesexprime), Dieudonné, Thierry Meyssan, Alain Soral. 
F.Chatillon (polo rouge) en Syrie à l'été 2006 avec Ahmed Moualek (Labanlieuesexprime), Dieudonné, Thierry Meyssan, Alain Soral.© dr
Frédéric Chatillon avec Manaf Tlass, Dieudonné et le conspirationniste Thierry Meyssan (tout à droite), en Syrie en 2008. 
Frédéric Chatillon avec Manaf Tlass, Dieudonné et le conspirationniste Thierry Meyssan (tout à droite), en Syrie en 2008. © Reflexes
Frédéric Chatillon avec Dieudonné et le négationniste Robert Faurisson, en 2009, au théâtre de la Main d'or, à Paris. 
Frédéric Chatillon avec Dieudonné et le négationniste Robert Faurisson, en 2009, au théâtre de la Main d'or, à Paris.© Reflexes


En 2011, Chatillon parraine la création du site pro-régime Infosyrie.fr (fermé en janvier 2013). À Mediapart, il ne cache pas ses opinions « Le régime se défend comme il peut, il a raison. Ce n'est pas le monstre que décrivent les médias. Aujourd'hui on cherche un prétexte pour le bombarder. Mais les vrais barbares sont du côté des rebelles. » Il est aperçu à une manifestation de soutien au régime syrien le 30 octobre 2011, dans une période de répression accrue (comme en attestent aussi ces images d'un documentaire de Canal Plus). 

 

Frédéric Chatillon (cercle violet) et Olivier Duguet (cercle vert) lors du rassemblement pro-Bachar al-Assad le 30 octobre 2011. 
Frédéric Chatillon (cercle violet) et Olivier Duguet (cercle vert) lors du rassemblement pro-Bachar al-Assad le 30 octobre 2011.© Reflexes


Ce jour-là, d'autres anciens du GUD liés au FN sont présents, comme Olivier Duguet, trésorier jusqu'en mars 2012 de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen (lire notre Boîte noire) :

 

Olivier Duguet (à gauche) et Frédéric Chatillon (à droite) lors du même rassemblement. 
Olivier Duguet (à gauche) et Frédéric Chatillon (à droite) lors du même rassemblement.© Capture d'écran d'un documentaire de Canal Plus.


À la tête de Jeanne, Marine Le Pen a placé Florence Lagarde, amie de fac et compagne de l'ex-gudard Jildaz Mahé O'Chinal, bras droit de Chatillon. Autre personnage-clé de ce cercle des anciens gudards: Axel Loustau. Président de la société privée Vendôme Sécurité, prestataire de service du Front national, Loustau a été candidat FN lors des législatives de 1997, dans les Hauts-de-Seine. En 2012, il a assuré une partie de la sécurité du FN, au défilé du 1er Mai et lors de meetings de Marine Le Pen (lire notre article).

Axel Loustau (cercle bleu) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012. 
Axel Loustau (cercle bleu) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012.© Reflexes
Muni d'une oreillette, Axel Loustau (cercle bleu) se situe devant les Le Pen, tout comme Daniel Mack (cercle jaune). 
Muni d'une oreillette, Axel Loustau (cercle bleu) se situe devant les Le Pen, tout comme Daniel Mack (cercle jaune).© Reflexes


Deux semaines plus tard, il était au traditionnel rendez-vous de l'extrême droite radicale, place de la Concorde, à Paris, devant le cortège du GUD, où il donne l'accolade à Edouard Klein (qui fut le chef du GUD entre 2010 et juin 2012):

Axel Loustau (cercle bleu) avec le GUD, le 13 mai 2012, place de la Concorde, à Paris. 
Axel Loustau (cercle bleu) avec le GUD, le 13 mai 2012, place de la Concorde, à Paris.© Reflexes
Axel Loustau (cercle bleu) salue amicalement Edouard Klein, chef du GUD entre 2010 et juin 2012.Axel Loustau (cercle bleu) salue amicalement Edouard Klein, chef du GUD entre 2010 et juin 2012.© Reflexes

 
Le même Edouard Klein était lui aussi présent au rassemblement pro-Bachar el-Assad, en 2011:

Edouard Klein à la manifestation de soutien à Bachar El-Assad, à Paris, le 30 octobre 2011. 
Edouard Klein à la manifestation de soutien à Bachar El-Assad, à Paris, le 30 octobre 2011. © Independenza webtv


Klein, un autre élément gênant pour Marine Le Pen. Cet ancien chef du GUD a intégré le FNJ au printemps 2012. Cette année-là, il est d'ailleurs présent à la convention présidentielle de Le Pen, à Lille, les 18-19 février, avec son compère du GUD Baptiste Coquelle, adepte des saluts nazis (voir photos ci-dessous). L'Union de défense de la jeunesse (UDJ), avatar du GUD pour se présenter aux élections universitaires à Paris II-Assas, annonce même leur venue sur son site:

La présence d'Edouard Klein et Baptiste Coquelle à la convention du FN est annoncée sur le site de l'UDJ. 
La présence d'Edouard Klein et Baptiste Coquelle à la convention du FN est annoncée sur le site de l'UDJ.© Capture d'écran du site de l'UDJ sur le blog du Monde "Droites extrêmes".
Baptiste Coquelle faisant le salut nazi, devant un drapeau représentant la croix celtique, emblème du GUD. 
Baptiste Coquelle faisant le salut nazi, devant un drapeau représentant la croix celtique, emblème du GUD.© Reflexes


Trois mois plus tard, Klein est au 1er-Mai du FN, vêtu d’un t-shirt “les jeunes avec Marine”, à nouveau avec Coquelle:

Edouard Klein et Baptiste Coquelle au défilé du 1er-Mai du FN, en 2012. 
Edouard Klein et Baptiste Coquelle au défilé du 1er-Mai du FN, en 2012.© Reflexes


En décembre 2012, on le voit participer à un tractage du FNJ à Angers, où est implanté un autre ancien chef du GUD (des années 1990): Gaëtan Dirand, secrétaire départemental du Maine-et-Loire et tête de liste à Angers pour les prochaines municipales.

Edouard Klein tractant avec le FNJ à Angers, en décembre 2012. 
Edouard Klein tractant avec le FNJ à Angers, en décembre 2012.© Photo publiée sur le site du Front national de la Jeunesse (FNJ).


Plus gênant: Klein et Coquelle apparaissent sur les photos du gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2012, à la Mutualité, à Paris. À leurs côtés, Marion Maréchal-Le Pen (en haut à gauche), le président du FNJ, Julien Rochedy (au centre avec un noeud papillon), son adjoint Paul-Alexandre Martin (à sa gauche) et d'autres membres du bureau national du FNJ et candidats frontistes, comme Anne-Sophie Levêque (Nord – 1ère en partant de la gauche), Julien Leonardelli (Pyrénées-Orientales – 2e en partant de la gauche), Adrien Grosjean (Alpes-Maritimes, 1er en partant de la droite), Julie Abraham (Alsace – 2e en partant de la droite):


Marion Maréchal-Le Pen (en haut à gauche) pose avec des jeunes du parti au gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2011, à Paris. 
Marion Maréchal-Le Pen (en haut à gauche) pose avec des jeunes du parti au gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2011, à Paris.© Reflexes
Edouard Klein (costume noir, de profil) et Baptiste Coquelle (avec les lunettes) au centre.Edouard Klein (costume noir, de profil) et Baptiste Coquelle (avec les lunettes) au centre.© Reflexes
Edouard Klein (à droite) lors du gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2012, à la Mutualité, à Paris. 
Edouard Klein (à droite) lors du gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2012, à la Mutualité, à Paris.© Reflexes


La petite équipe s'est retrouvée à plusieurs reprises. Comme ici, en 2012:

E. Klein et B. Coquelle (arrière plan) avec le président du FNJ, J. Rochedy (au centre) et son adjoint P-A. Martin (à gauche). 
E. Klein et B. Coquelle (arrière plan) avec le président du FNJ, J. Rochedy (au centre) et son adjoint P-A. Martin (à gauche).© Reflexes


Ou le 13 janvier 2013, lors de la manifestation contre le mariage pour tous organisée par la Manif pour tous :

Edouard Klein (à gauche) avec Paul-Alexandre Martin (à droite), le n°2 du FNJ, lors de la manifestation du 13 janvier 2013. 
Edouard Klein (à gauche) avec Paul-Alexandre Martin (à droite), le n°2 du FNJ, lors de la manifestation du 13 janvier 2013.© Reflexes
Edouard Klein (avec l'écharpe à carreaux) lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 13 janvier 2013. 
Edouard Klein (avec l'écharpe à carreaux) lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 13 janvier 2013.© Reflexes


La députée du Front national collectionne les amitiés sulfureuses : lors d’un défilé du 1er Mai du FN, elle pose avec le rappeur d’extrême droite Fasc, également batteur dans le groupe Franc Tireur Patriote, proche du groupuscule nationaliste et antisémite Renouveau français :

Marion Maréchal-Le Pen lors d'un défilé du 1er-Mai du FN, rue de Rivoli, à Paris, avec le rappeur d'extrême droite Fasc. 
Marion Maréchal-Le Pen lors d'un défilé du 1er-Mai du FN, rue de Rivoli, à Paris, avec le rappeur d'extrême droite Fasc.© Reflexes

3. Les liens avec l'Œuvre française

L'histoire d'un autre groupuscule est étroitement liée à celle du FN : l'Œuvre française (OF), fondée en 1968 sur les ruines de l’OAS et dissoute par le gouvernement en juillet. Ce mouvement pétainiste et antisémite a pratiqué l'entrisme au FN pendant des années, plusieurs cadres frontistes conservant la double appartenance. Et à écouter son fondateur, Pierre Sidos, « de nombreux militants de l'Œuvre française appartiennent encore au FN » aujourd'hui (lire notre enquête).

 

Jean-Marie Le Pen et Pierre Sidos, en 1994. 
Jean-Marie Le Pen et Pierre Sidos, en 1994.© dr


En 2011, lors de l'élection interne du FN, plusieurs têtes pensantes de l'OF font la campagne de Bruno Gollnisch : Yvan Benedetti, conseiller municipal FN de Vénissieux, bras droit et directeur de campagne de Gollnisch ; Alexandre Gabriac, conseiller régional FN Rhône-Alpes, devenu chef des Jeunesses nationalistes, la branche “jeunes” de l'OF ; Jérôme Guigue (photo ci-dessous), entré au FN en 2006, responsable du DPS (le service d’ordre du FN) Rhône-Alpes ; Christophe Georgy, responsable du DPS Grand Est, candidat FN à plusieurs élections et animateur d’un site à la gloire de Léon Degrelle, ancien Waffen SS et leader du mouvement collaborationniste belge Rex.

P. Sidos, Y. Benedetti et C. Georgy lors de la première rencontre militante de l’Œuvre française à Dijon, le 8 janvier 2009. 
P. Sidos, Y. Benedetti et C. Georgy lors de la première rencontre militante de l’Œuvre française à Dijon, le 8 janvier 2009.© Reflexes
Présentation officielle de Jérôme Guigue pour sa candidature au Comité central du FN, lors du congrès de Tours en 2011. 
Présentation officielle de Jérôme Guigue pour sa candidature au Comité central du FN, lors du congrès de Tours en 2011.© Reflexes


En 2008, encore membres du Front national, Gabriac et Benedetti participaient avec l'Œuvre française à un rassemblement néofasciste en Espagne :

Alexandre Gabriac participant en 2008 avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne. 
Alexandre Gabriac participant en 2008 avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne.© Infonacional.com
Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac participant avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne en 2008. 
Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac participant avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne en 2008.© Infonacional.com


On les retrouve en avril 2012 (après leur exclusion du FN) à un rassemblement en hommage à Mussolini, en Italie :

Alexandre Gabriac et François-Xavier Gicquel, l'ex-responsable du FNJ85, à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012 
Alexandre Gabriac et François-Xavier Gicquel, l'ex-responsable du FNJ85, à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012© Fafwatch
Alexandre Gabriac à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012. 
Alexandre Gabriac à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012.© Fafwatch
Christophe Georgy avec l'Œuvre française, lors d'une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012. 
Christophe Georgy avec l'Œuvre française, lors d'une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012.© Fafwatch


En juillet dernier, Gabriac se recueille sur la tombe de Mussolini pour l'anniversaire de sa naissance :

Alexandre Gabriac se recueille devant le buste de Mussolini, pour l'anniversaire de sa naissance, le 29 juillet 2013. 
Alexandre Gabriac se recueille devant le buste de Mussolini, pour l'anniversaire de sa naissance, le 29 juillet 2013.© Facebook / Alexandre Gabriac



En mars 2011, un événement met en lumière ces doubles appartenances : une photo montrant Alexandre Gabriac faisant un salut nazi suscite un tollé. Marine Le Pen est contrainte de réagir. Elle annonce à grands renforts de médias l'exclusion de Gabriac et dénonce « l’entrisme » de l'Œuvre française. Une grande partie des cadres frontistes membres de l'OF sont exclus, tel Thierry Maillard, militant de longue date dans le groupuscule et responsable du Front national à Reims.

 

Les affiches du candidat FN Thierry Maillard lors des cantonales de mars 2011 et des législatives partielles de décembre 2008. 
Les affiches du candidat FN Thierry Maillard lors des cantonales de mars 2011 et des législatives partielles de décembre 2008.© dr


D’autres seront écartés bien plus tardivement, comme Laura Lussaud, exclue en janvier 2012. Fille et petite-fille de militants frontistes, elle affiche un long CV dans le

parti : entrée au FNJ dès ses 13 ans, ancienne secrétaire régionale du FNJ, réélue au comité central du FN en 2011 (après l’élection de Marine Le Pen), candidate FN à Pornic la même année. Elle a rejoint les JN de Gabriac en 2012 et préside le groupuscule « le Clan »  à Lyon. Dans une cinglante lettre ouverte à Jean-Marie Le Pen, elle a dénoncé une « purge » et invoqué son militantisme au FN « depuis toute petite ».

Laura Lussaud (au premier plan), avec les Jeunesses nationalistes à Lyon, le 14 janvier 2012. 
Laura Lussaud (au premier plan), avec les Jeunesses nationalistes à Lyon, le 14 janvier 2012. © Reflexes
Laura Lussaud sur l'estrade du congrès du FN en 2007 à Bordeaux, avec Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Marine et Jean-Marie Le Pen 
Laura Lussaud sur l'estrade du congrès du FN en 2007 à Bordeaux, avec Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Marine et Jean-Marie Le Pen © dr
Laura Lussaud posant avec David Rachline, secrétaire national du FN (à sa droite) et Jean-Marie Le Pen (à sa gauche). 
Laura Lussaud posant avec David Rachline, secrétaire national du FN (à sa droite) et Jean-Marie Le Pen (à sa gauche).© Reflexes

 

La grand-mère de Laura Lussaud, membre du comité central du FN. 
La grand-mère de Laura Lussaud, membre du comité central du FN.© Site du Front national.

Sa grand-mère, elle, est encore membre du comité national du FN, d'après le site du Front national. En 2011, elle était responsable… du comité de soutien de Marine Le Pen en Loire-Atlantique.

Aujourd’hui, le flou demeure concernant certains cadres frontistes. Comme Amaury Navarranne. Responsable de l’Œuvre française à Toulon, cet ancien chef du FNJ dans le Var demeure membre du bureau du FN varois, mais aussi du comité central du parti :

 

La fiche d'Amaury Navarranne, membre du comité central du FN. 
La fiche d'Amaury Navarranne, membre du comité central du FN.© Site du Front national.


En avril 2012, les Anonymous ont piraté les sites liés aux mouvements d’extrême droite lyonnais et les boîtes mail d’Yvan Benedetti. On y apprend qu’Amaury Navarranne est désormais l’un des bras droits de Benedetti pour l’organisation des camps d’été de Jeune nation. Ce que l'intéressé a démenti à Mediapart.

Parmi les documents piratés par les Anonymous, on trouve des demandes d’adhésion émanant de cadres du FN (lire l’article de Lyon Capitale), mais aussi la liste des membres. Parmi eux, Jean-Marie Cojannot, candidat FN aux législatives de 2012 et aux cantonales de 2011 dans le Vaucluse.

4. Les liens avec les identitaires

Fin 2011, un cadre du FN détaillait à Mediapart les « contacts individuels mais prolongés » de dirigeants du FN issus du MNR (Steeve Briois, Nicolas Bay, Bruno Bilde) avec ceux du Bloc identitaire (BI), groupuscule anti-islam et xénophobe (lire notre article). La même année, lors des universités d'été du FN à Nice, plusieurs responsables du BI, dont Philippe Vardon, étaient présents lors du discours de Marine Le Pen. 

Entre les deux formations, les liens ont une dimension plus électorale. Aux cantonales de 2011 à Nice, le FN a soutenu Jacques Peyrat, proche des identitaires. En 2012, le Bloc identitaire a réclamé des alliances avec le FN, ce que Marine Le Pen a pour l'instant refusé étant donné leurs divergences idéologiques sur l'Europe notamment. Mais à Nice, Nissa Rebela, la branche locale du Bloc, représenterait un potentiel électoral non négligeable pour le FN.

Le 19 septembre, ces liens prendront une tournure plus officielle, puisque Bruno Gollnisch – membre du bureau politique du FN, député européen, conseiller régional – se rendra à la Traboule, le local des identitaires à Lyon, pour une conférence.

Le 26 février, les identitaires lyonnais avaient déjà reçu Robert Ménard :

Robert Ménard donne une conférence à la Traboule, local des Identitaires lyonnais, le 26 février 2013. 
Robert Ménard donne une conférence à la Traboule, local des Identitaires lyonnais, le 26 février 2013.© Génération identitaire Lyon


L'ancien président de RSF était aussi annoncé le 11 juin chez Jeune Bretagne (né de la scission du Bloc identitaire en 2012) :

L'affiche annonçant la venue de Robert Ménard chez Jeune Bretagne, le 11 juin 2013. 
L'affiche annonçant la venue de Robert Ménard chez Jeune Bretagne, le 11 juin 2013.

 

5. Les sulfureux secrétaires départementaux toujours en place

Les dirigeants du Front national se félicitent régulièrement d’avoir « fait le ménage » dans leur parti. Mais ce grand « ménage » est loin d’être effectif. Y compris parmi les responsables locaux du parti.

Épinglé par StreetPress puis par le livre Bienvenue au Front, Rémi Carillon, secrétaire départemental des Hauts-de-Seine, est toujours en place. Ce candidat FN aux législatives de 2012 s'est illustré par le post sur le site du FN 92, d'une vidéo antisémite de David Duke, ancien du Ku Klux Klan, dont il juge les théories « intéressantes », mais aussi par sa version satirique de La cigale et la fourmi (où il question d’un « gang de cafards immigrés » qui « squattent » « la maison de la fourmi devenue logement social ») ou encore par sa tribune sur le site Les 4 vérités prônant la « méthode forte » « contre l'islamisation ».

Rémi Carillon avec Marie-Christine Arnautu (vice-présidente chargé des affaires sociale) et Marine Le Pen, le 19 septembre 2010. 
Rémi Carillon avec Marie-Christine Arnautu (vice-présidente chargé des affaires sociale) et Marine Le Pen, le 19 septembre 2010.© nationspresse.info


Autre secrétaire départemental maintenu malgré son CV, Vincent Gérard, patron du FN de la Haute-Vienne, candidat frontiste régulier et ex-guitariste du groupe skinhead nationaliste Tolbiac’s Toads.

La pochette (recto) du disque du groupe skinhead nationaliste Tolbiac’s Toads, où figure Vincent Gérard (2e à gauche). 
La pochette (recto) du disque du groupe skinhead nationaliste Tolbiac’s Toads, où figure Vincent Gérard (2e à gauche).© Reflexes
La pochette (verso) du disque, où figure Vincent Gérard comme guitariste, et leur chanson "Il n'y a plus de Français". 
La pochette (verso) du disque, où figure Vincent Gérard comme guitariste, et leur chanson "Il n'y a plus de Français".© Reflexes


En avril 2012 à Limoges, il agresse le patron d’un bar. Marine Le Pen promet qu’il sera démis de ses fonctions s’il est condamné. Mais malgré sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis pour « violences avec ou sous la menace d'une arme » (il a fait appel de cette décision), il figurait cette année au 1er Mai du FN, sur l’estrade officielle, comme secrétaire départemental :

Vincent Gérard présent comme secrétaire départemental sur l'estrade officielle du FN lors du défilé du 1er Mai, en 2013. 
Vincent Gérard présent comme secrétaire départemental sur l'estrade officielle du FN lors du défilé du 1er Mai, en 2013.© Reflexes


Jean-Marie Le Pen lui a même renouvelé sa confiance lors d'un déplacement en mai dernier (voir les images). Et sur le site du parti, il est toujours en poste :

Sur le site du FN, Vincent Gérard apparaît toujours comme secrétaire départemental de la Haute-Vienne. 
Sur le site du FN, Vincent Gérard apparaît toujours comme secrétaire départemental de la Haute-Vienne.© Site du Front national.

6. Les liens sans frontière avec les négationnistes, néofascistes et néonazis

Le Front national flirte aussi avec des personnalités négationnistes.

Ainsi, en 2011, le FN investit l'ex-MPF Jacques Kotoujansky, pour les cantonales dans l’Yonne. On le retrouve aux universités d'été du FN, en septembre 2011, à Nice, puis à la tribune du colloque santé organisé par le think tank du parti, à Paris, le 10 novembre 2011. Membre du comité d’action programmatique du FN sur la santé, c'est lui qui a rédigé les propositions de Marine Le Pen sur la Sécurité sociale pour la présidentielle de 2012.

Mais Kotoujansky est aussi un médecin révisionniste, comme l'a révélé la journaliste Claire Checcaglini dans son livre Bienvenue au Front (Jacob Duvernet, 2012). Adepte des thèses de Thierry Meyssan, il a donné des conférences sur le 11-Septembre et a créé sa propre association conspirationniste, Vérité & Liberté, visible sur le site kotou.fr dédié à la théorie du complot.

 

Le site "Vérité & Liberté". Depuis la mention du FN a été retirée et Kotoujansky a adopté un pseudonyme. 
Le site "Vérité & Liberté". Depuis la mention du FN a été retirée et Kotoujansky a adopté un pseudonyme.© conspiracywatch.info


Autre exemple, Mathieu Spieser, membre du DPS et du FN dans les Hauts-de-Seine. Ce jeune homme, qui assure régulièrement la sécurité des Le Pen (photos ci-dessous), dialogue avec des négationnistes et antisémites notoires, tels que Robert Faurisson, Hervé Ryssen, Vincent Reynouard, comme en attestent plusieurs mails publiés par le site Fafwatch (à voir ici, , ou encore là), où il apparaît sous l'identifiant « msierra88 ». Il figurait aussi sur la liste des invités du Forum de la nation de l’Œuvre française, le 15 octobre 2011.

 

Mathieu Spieser (debout à droite) lors du meeting de Marine Le Pen à Toulouse, le 5 février 2012. 
Mathieu Spieser (debout à droite) lors du meeting de Marine Le Pen à Toulouse, le 5 février 2012. © Fafwatch

Mathieu Spieser (debout à gauche) assurant la sécurité de Marine Le Pen, muni d'une oreillette. 
Mathieu Spieser (debout à gauche) assurant la sécurité de Marine Le Pen, muni d'une oreillette.© Fafwatch

Mathieu Spieser assurant la sécurité de M. Maréchal-Le Pen, lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 26 mai 1013. 
Mathieu Spieser assurant la sécurité de M. Maréchal-Le Pen, lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 26 mai 1013.© Fafwatch


Le 13 janvier 2013, c'est un autre élu connu pour ses déclarations racistes, négationnistes et antisémites (notamment dans les années 1980-1990), qui défile avec le Front national lors de la manifestation contre le mariage pour tous : Nick Griffin, chef du British National Party, parti d'extrême droite britannique. Le député européen a assisté à des meetings du Ku Klux Klan (lire ici et ), nié l’Holocauste en le comparant au « canular du XXe siècle », expliqué qu'il rêvait « d'une société entièrement blanche », et prôné la « suprématie blanche »En 1998, il a été condamné à 2 ans de prison avec sursis pour incitation à la haine raciale (lire notre article).

 

Nick Griffin (à gauche) à côté de Marion Maréchal-Le Pen (à droite), dans le cortège du FN le 13 janvier. 
Nick Griffin (à gauche) à côté de Marion Maréchal-Le Pen (à droite), dans le cortège du FN le 13 janvier.© Twitter / Nick Griffin


Derrière eux on retrouve… Mathieu Spieser:

Mathieu Spieser derrière Nick Griffin dans le cortège du FN, lors de la manif anti-mariage pour tous du 13 janvier 2013. 
Mathieu Spieser derrière Nick Griffin dans le cortège du FN, lors de la manif anti-mariage pour tous du 13 janvier 2013.© Capture d'écran du Journal de France 2 / Fafwatch

À l'étranger aussi Marine Le Pen conserve des contacts avec des personnages sulfureux (lire notre article sur son front européen). En 2006, lors de la dernière « fête des Bleu-Blanc-Rouge», elle pose avec Manuel Andrino, le leader de la Phalange. Cette organisation fasciste espagnole est alors invitée officiellement à la rencontre annuelle du Front national. D'autres responsables du FN (Jean-Marie Le Pen, David Rachline) prennent aussi la pause avec les Phalangistes (voir les photos ici)

Marine Le Pen en 2006 avec des membres de la Phalange, dont son dirigeant, Manuel Andrino (à gauche). 
Marine Le Pen en 2006 avec des membres de la Phalange, dont son dirigeant, Manuel Andrino (à gauche).© la-flamme.fr

Manuel Andrino, le leader de la Phalange, organisation fasciste espagnole. 
Manuel Andrino, le leader de la Phalange, organisation fasciste espagnole. © dr


En janvier 2012, la présidente du FN se rend aussi au très controversé bal de la Fédération des corporations pangermanistes, à l’invitation du FPÖ, le parti autrichien d'extrême droite. Ce rassemblement annuel de toute l'extrême droite européenne reçoit régulièrement des figures du négationnisme (comme John Gudenus, ex-FPÖ), des responsables internationaux d'extrême droite (le Vlaams Belang belge, le parti national-démocrate allemand – NPD –, le sulfureux Alexander Dugin du parti eurasiste de Russie).

Marine Le Pen y rencontre Martin Graf, député du FPÖ, membre d'Olympia, une corporation secrète interdite aux juifs et aux femmes dont les membres sont chargés de véhiculer, par des biais détournés, des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes (lire notre article).

 

Marine Le Pen au bal des ligues étudiantes pangermanistes, à Vienne, le 27 janvier 2012. 
Marine Le Pen au bal des ligues étudiantes pangermanistes, à Vienne, le 27 janvier 2012.© blaisegauquelin.com


En 2012, une photo circule, sur laquelle la présidente du FN pose avec Anthony et Grégoire, deux figures du milieu néonazi lyonnais – vraisemblablement en 2006, lors de la dernière « fête des Bleu-Blanc-Rouge », qui était la rencontre annuelle du FN. Anthony (à droite), batteur du groupe néo-nazi lyonnais Match Retour, a notamment participé à la tentative de rassemblement « contre les casseurs », le 22 octobre 2010 à Lyon (voir les images), à l'issue de laquelle quelque 150 personnes ont été arrêtées.

Sur leurs tee-shirts, ils affichent des symboles nazis : une croix gammée arrondie avec une tête de mort (emblème des SS gardiens de camps) ; un détournement de la marque Londsdale en « LoNSDAPe », renvoyant au parti NSDAP d'Hitler. La présidente du FN assure alors n'avoir pas vu la croix gammée et minimise : « Depuis trois ou quatre ans, j’ai dû me faire photographier 10 000 fois, et encore. »


Marine Le Pen posant avec deux néonazis lyonnais, Grégoire (à gauche) et Anthony (à droite). 
Marine Le Pen posant avec deux néonazis lyonnais, Grégoire (à gauche) et Anthony (à droite).© dr


La famille Le Pen était aussi liée avec l'ancien député européen d'extrême droite Franz Schönhuber (décédé en 2005), auteur en 1982 d'un livre dans lequel il défendait son engagement dans les Waffen-SS :

Marine Le Pen avec Franz Schönhuber. 
Marine Le Pen avec Franz Schönhuber.© dr

Jean-Marie Le Pen et Franz Schönhuber, auteur de « Der Rebel », une biographie de Le Pen. 
Jean-Marie Le Pen et Franz Schönhuber, auteur de « Der Rebel », une biographie de Le Pen.© dr

Franz Schönhuber est l'auteur d'une biographie de Jean-Marie Le Pen intitulée « Le rebel ». 
Franz Schönhuber est l'auteur d'une biographie de Jean-Marie Le Pen intitulée « Le rebel ».© dr

 

Pendant plusieurs mois, Mediapart a accumulé une centaine de documents (photos, affiches, tracts, mails, captures d'écran), dont une partie exclusive, démontrant l'existence de liens entre le Front national et les groupuscules de l'extrême droite la plus radicale. Nous avons ensuite réalisé un travail de vérification de ces documents, avec l'aide de plusieurs sources (chercheurs, policiers), afin de les dater et d'en identifier les protagonistes.

Cette enquête a été réalisée en partie en collaboration avec le site d'information antifasciste Reflexes, dont certaines photos sont issues. Mediapart en a publié une version courte dans le magazine Polka de septembre-octobre 2013.

Sollicitée, Marine Le Pen n'a pas donné suite à notre demande d'entretien. De même que son bras droit, Florian Philippot, sollicité sur les liens entre la galaxie FN et le régime syrien, et Christian et Gauthier Bouchet, contactés à deux reprises via la responsable du FN de Loire-Atlantique. Frédéric Chatillon a été interviewé le 9 septembre. Contacté, Olivier Duguet n'a pas souhaité nous rencontrer et n'a accepté de répondre à nos questions que par email. Sur ses liens avec le régime syrien, il a simplement évoqué « une relation amicale » avec F. Chatillon « qui justifie que vous ayez pu m’apercevoir à ses côtés sur certains clichés à certaines occasions ».

Lire notre lexique des groupuscules d'extrême droite sous l'onglet Prolonger.

 

 

 

 


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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 18:17

 

 

zdnet.fr

 

PayPal va partager avec Facebook, Criteo, Mediaplex... les données de ses utilisateurs. En opt-out

 

Juridique : Le service de paiement en ligne avertit par mail ses utilisateurs français de modifications de ses CGU, dont le partage de certaines données avec des organismes de marketing. Ces modifications sont à prendre ou à laisser.

 

 

Les millions d’utilisateurs de Paypal en France ont reçu ce jeudi un mail leur annonçant un changement des conditions d’utilisation. Sa présentation semble des plus anodines:

"Pour mieux répondre à vos besoins, nous essayons toujours d'améliorer nos services. Ces améliorations nous amènent parfois à modifier nos Conditions d'utilisation. C'est le cas aujourd'hui. Cliquez ici pour voir la dernière mise à jour du règlement. Vous pouvez également aller sur www.paypal.fr, cliquer sur Contrats d’utilisation en bas de page,puis Dernière mise à jour du règlement. Elle contient des informations juridiques importantes sur la date et les conditions d’entrée en vigueur des modifications."

 

Approbation par défaut

Combien d’inscrits au système de paiement en ligne auront lu ce mail – s’ils ne l’ont pas pris pour un des fréquents phishings usurpant l’apparence du site – attentivement? La suite les invite presque à l’inaction: "Que dois-je faire à présent? Si vous approuvez ces modifications, vous n’avez rien à faire. Les mises à jour s’appliqueront automatiquement. Si vous n’approuvez pas ces modifications, vous trouverez la marche à suivre sur la page Dernière mise à jour du règlement."

Pourtant, la visite de la page sur les "mises à jour du règlement" (pas envoyées directement dans le mail donc, mais nécessitant d’aller voir sur le site de PayPal) montre qu’il ne s’agit pas de changements si anodins. Cette très longue page (15 pages si on l’imprime) commence par expliquer que si on refuse les modifications, il faut fermer son compte.

Et de vanter les avantages de PayPal (sécurisation accrue, rapidité, etc.) pour inciter l’internaute à accepter les changements.

Suivent plusieurs modifications assez techniques, comme l’utilisation à partir de février 2014 des mandats de prélèvement SEPA (un système de transaction au sein de l’Union européenne), la protection des achats, les commissions transfrontalières, etc. Et dans les profondeurs de cette longue page web (en page 6 si on l’imprime), se trouve une "modification du règlement PayPal sur le respect de la vie privée". Nous y sommes.

 

Transmission à des partenaires

Cette modification entrera en vigueur le 18 octobre 2013. Il est d’abord question des données recueillies par PayPal, des cookies, balises web et autres, avant que l’on arrive, page 8, au "règlement d’utilisation et de divulgation des informations".

Puis un nouveau paragraphe porte sur la "divulgation d'informations à des tiers autres que des utilisateurs PayPal", paragraphe qui "explique comment et pourquoi nous sommes susceptibles de divulguer certaines informations vous concernant en tant que marchand à nos partenaires d'intégration".

Le site promet que "PayPal ne vendra ni ne louera pas vos informations personnelles à des tiers à des fins publicitaires sans votre consentement explicite, et ne divulguera ces informations que dans des cas précis et aux fins décrites dans le présent règlement. Ceci inclut le transfert des informations à des états non membres de l'EEE." PayPal "travaille en collaboration avec des prestataires de services tiers. Nous devons partager des données utilisateur avec eux afin qu’ils fournissent les services demandés par nos utilisateurs."

 

Facebook, Criteo, Mediaplex...

Les partenaires en question avec lesquelles des données peuvent être partagées sont d’abord divers organismes de référence de crédit et de lutte contre la fraude.

Apparaît ensuite une croustillante catégorie "Marketing et relations publiques" (page 11 – combien d’internautes auront lu ce document jusque là?). On y trouve par exemple Facebook, pour "permettre à PayPal d'autoriser un utilisateur PayPal à partager les détails de transactions associées à un achat effectué par lui-même avec des utilisateurs de la plateforme Facebook (uniquement lorsque la demande émane de cet utilisateur PayPal) et mettre en oeuvre un basculement de la facturation sur l'opérateur et afficher des publicités sur Facebook pour les utilisateurs de Facebook."

Ou encore Criteo et Mediaplex pour "mettre en oeuvre et évaluer des campagnes de reciblage pour identifier les visiteurs et les rediriger vers des campagnes de publicité personnalisées", et Nanigans, Fiksu (tous deux aux États-Unis) et Ad- X Limited (Royaume-Uni) pour "aider à identifier le comportement dans les applications pour téléphone mobile afin d'orienter la décision de marketing ciblé; aider efficacement à gérer et optimiser les campagnes mobiles, sur les réseaux sociaux et ailleurs sur le Web."

Tous ces points, tous ces partages de données à des fins publicitaires sont à prendre ou à laisser. L’internaute ne peut que dire amen ou fermer son compte. Elles sont applicables à partir du 18 octobre.

 

 

 

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