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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 15:36

 

lemonde.fr

 

La SNCF serait intéressée par les chemins de fer grecs

Le Monde.fr avec AFP | 17.09.2013 à 12h29

 
 

Trois sociétés ont déposé des offres pour le rachat de 100 % des parts de la société grecque de la gestion du réseau ferroviaire Trainose, a annoncé lundi 16 septembre l'Agence grecque de privatisation (Hradf).

Si elle n'a pas précisé le nom de candidats, trois d'entre eux sont toutefois avancés par la presse spécialisée : la société française de chemins de fer SNCF, le consortium gréco-russe Terna-RZD et l'organisme roumain des chemins de fer contrôlé par le groupe Grampet. L'adjudication sera faite d'ici au début de 2014, a précisé une source de l'agence.

 

Lire : "Ces investisseurs qui s'intéressent aux actifs publics grecs"


Trenose s'inscrit sur la grande liste de privatisations que la Grèce doit réaliser sous la pression de ses créanciers, Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international, afin de faire face à son endettement.

Le gouvernement grec s'est récemment dit confiant sur la réalisation des privatisations, et ce malgré les retards pris qui ont entraîné la révision du programme à la baisse, à 1,6 milliard d'euros en 2013, contre 2,6 milliards initialement prévus.

 

 GRÈVES ET MANIFESTATIONS

Par ailleurs, les grèves dans plusieurs secteurs du service public se poursuivent, mardi, pour la deuxième journée d'affilée. La mobilisation vise à contester un vaste plan gouvernemental de restructuration de la fonction publique.

Les professeurs protestent contre les suppressions de postes et de matières dites "secondaires" (langues, dessin, musique). Les universités continuent également d'être fermées, refusant de fournir au gouvernement la liste des employés de leurs services qui pourraient être mis en disponibilité.

Des dizaines d'employés du ministère du développement et de la principale caisse de retraites IKA, dans le centre d'Athènes, occupent, pour leur part, leurs services pour protester contre les mutations prévues par le gouvernement de coalition droite-socialistes dirigé par le premier ministre conservateur Antonis Samaras.

 

Lire (édition abonnés) : "FMI et zone euro conditionnent leur aide à la Grèce à la baisse du nombre de fonctionnaires"


 PRÉAMBULE À UNE GRÈVE DE QUARANTE-HUIT HEURES

De leur côté, les médecins hospitaliers ont rejoint la mobilisation mardi en entamant une grève de trois jours jusqu'à jeudi. Leur syndicat a appelé au "soutien des hôpitaux menacés de fermeture" à la suite de l'annonce gouvernementale d'une fusion de nombreux établissements.

Les avocats ont également commencé une grève de deux jours pour protester contre une nouvelle réglementation de la profession, qui réduit la rémunération des avocats salariés.

Ces mobilisations sont un préambule à une grève de quarante-huit heures qui va toucher mercredi et jeudi tout le secteur public, à l'appel de la centrale syndicale du public Adedy.

La grogne sociale s'est de nouveau manifestée en Grèce à la suite de l'annonce cet été du gouvernement, sous la pression de la "troïka" des créanciers (UE-BCE-FMI), de la mise en disponibilité de 12 500 fonctionnaires d'ici à la fin de septembre et 25 000 d'ici à la fin de l'année. Ces employés sont menacés de licenciement s'ils refusent d'être mutés à d'autres postes, après huit mois de disponibilité.

 

Lire : "'La vie qui s'écroule' des fonctionnaires grecs"

 

 


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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:47

 

 

mediapart.fr

Transparence, cumul des mandats: les limites des deux réformes

|  Par Mathieu Magnaudeix

 

 

 

L'Assemblée nationale adopte, mardi 17 septembre, la loi sur la transparence des élus, annoncée après la tempête Cahuzac. Mercredi, le Sénat examine le cumul des mandats, une promesse de François Hollande. Ces textes contiennent des avancées... plombées par les conservatismes.

 

C'est la fin d'un long calvaire parlementaire. Après des mois de navette entre les deux assemblées, les députés adoptent définitivement les lois sur la transparence de la vie politique ce mardi 17 septembre. Les « lois Cahuzac » selon l'opposition : c'est bien en réaction au scandale Cahuzac, et à la hâte, qu'elles ont été écrites au printemps. Mercredi 18 septembre, le Sénat s'empare de la limitation du cumul des mandats, une promesse de François Hollande. Les sénateurs, très hostiles, devraient le rejeter. Mais le texte sera voté cet hiver par les députés qui ont le dernier mot.

Cumul des mandats, transparence : ces projets de lois contiennent des avancées. Mais ils ont aussi des lacunes, fruit du conservatisme des élus et de la frilosité du pouvoir.

 

Transparence : des mois de polémiques

« On ne peut pas sérieusement prétendre (...) que ces textes sont au rabais », affirme le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies. Mais les lois sur la transparence auraient pu être bien plus ambitieuses.

  • La transparence des patrimoines

François Hollande l'avait promise, dans la panique de l'affaire Cahuzac. Mais au printemps, les parlementaires se rebiffent. Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, part en guerre contre la « démocratie-paparazzi ». Un accord est trouvé. Puis au Sénat, cet été, coup de théâtre : la publication des patrimoines au Journal officiel (ce que réclamait le PS... il y a 25 ans ) est adoptée.

Le texte définitif, repassé une dernière fois par l'Assemblée la semaine dernière, revient au « point d'équilibre » du printemps. Qui ne satisfait pas grand-monde... Le patrimoine et le revenu des élus seront consultables, mais seulement par des habitants du département. Un registre des personnes ayant consulté ces informations sera tenu en préfecture. Les divulguer fera encourir 45 000 euros d'amende (la peine de prison d'un an envisagée a été supprimée). Cette sanction reste « très forte », selon Transparency International, qui a analysé le texte en détail. La Haute Autorité ne publiera au JO que les noms des élus dont elle estime que l'évolution du patrimoine pose problème. François Hollande avait décrété à la hâte la possibilité pour le juge de prononcer une peine d'inéligibilité à vie envers les élus condamnés pour fraude fiscale. Ce sera dix ans, deux fois plus qu'aujourd'hui. C'est ce qu'il avait promis dans son programme présidentiel.

  • Le rôle de la haute autorité pour la transparence (HAT)

Environ 7 000 élus et responsables devront remplir une déclaration de patrimoine. Cette autorité indépendante sera chargée de vérifier l’exactitude des déclarations et publiera sur son site les déclarations d'intérêt. En cas de mensonge, l'élu encourt 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende. Elle pourra s'auto-saisir, être saisie par les associations de lutte contre la corruption, ou par des lanceurs d'alerte dont le rôle est reconnu. Mais si la HAT est censée disposer des « moyens humains nécessaires », elle n'a pas de moyens d'enquête en propre. Elle a un pouvoir d'injonction (demander aux intéressés ou à leurs proches des informations fiscales), mais qui ne s'applique pas aux parlementaires.

Elle peut s'adresser à l'administration fiscale pour obtenir communication de détails sur le patrimoine d'un élu, et lui demander de lancer une procédure d'assistance internationale. Transparency International estime que la formulation alambiquée de la loi pourrait « laisser à l’administration fiscale une marge d’appréciation des éléments à transmettre ». La HAT ne peut pas s'adresser à Tracfin, la cellule de Bercy contre le blanchiment de capitaux.

  • Les incompatibilités

Au départ, l'interdiction de toute activité professionnelle avait été posée en principe. Il fut ensuite question d'interdire certaines professions, à commencer par le conseil (plusieurs élus de gauche ou de droite ont leur société de conseil – voir cet article de Mediapart ou sur Rue89) – ou le journalisme (les sénateurs Baylet et Dassault sont aussi patrons des quotidiens La Dépêche et Le Figaro). Mais un lobbying forcené a eu raison d'une partie des intentions de départ. Du coup, le dispositif est assez complexe. Les nouveaux députés ne pourront pas commencer d'activité professionnelle. Le conseil est banni, mais pas pour les avocats et d'autres professions réglementées. À condition de ne pas travailler pour une entreprise liée à l'État, le métier d'avocat d'affaires (un temps exercé par Jean-François Copé) peut être poursuivi. Les patrons de presse n'ont plus de souci à se faire. Par ailleurs, les membres du Conseil constitutionnel ne pourront exercer d'autres activités. 

  • Les conflits d'intérêts

Une définition du conflit d'intérêts est inscrite dans la loi. Le texte oblige les ministres et élus en situation de conflit d'intérêts de se « déporter » et encadre le pantouflage (le fait de monnayer son carnet d'adresses dans le privé). Les parlementaires devront publier le nom et les fonctions des 2 400 collaborateurs parlementaires, une avancée (voir ici pourquoi).

  • Les micro-partis

Véritables coquilles vides dont la multiplication sert à contourner les lois sur le financement politique, les micro-partis sont vidés de leur substance. Une seule personne ne pourra pas donner plus de 7 500 euros à des partis, cotisations comprises. Les partis seront tenus de déclarer la liste de leurs donateurs.

  • La réserve parlementaire

La distribution, chaque année, de cette énorme masse financière de 150 millions d'euros, jusqu'ici utilisée selon le bon vouloir des parlementaires, sera rendue publique. Une avancée que l'on doit au Sénat (lire ici une série d'articles sur le sujet)

Cumul des mandats : ce qui manque

La loi interdit la détention simultanée d'un mandat de parlementaire et d'un mandat d'exécutif local (maire, maire d'arrondissement et adjoint au maire ; président et vice-président de communautés de commune, de conseil régional et général). C'est une petite révolution. Car aujourd'hui, 338 députés et 211 sénateurs, soit 549 parlementaires sur 925, sont en situation de cumul au regard de ces critères ! D'ici quelques années, le paysage politique devrait donc évoluer, de nouvelles têtes émerger. Il n'est pas sûr pourtant que le paysage politique en soit bouleversé, car pour l'instant en tout cas, les élans les plus réformateurs ont été bridés.

  • 2017 au lieu de 2014

« Je voterai une loi sur le cumul des mandats. » Dans son programme présidentiel, François Hollande n'avait pas donné de date. Mais dès juillet 2012, Jean-Marc Ayrault annonce une application « en 2014 », pour les municipales. Pourtant, face à la bronca d'une partie de la majorité, et au risque de voir se profiler une litanie de démissions de parlementaires préférant leur mandat local (ce qui aurait pu mettre en danger la majorité PS à l'Assemblée), l'Élysée recule. En février 2013, le Conseil d'État préconise de repousser l'application au 31 mars 2017. Il sera donc encore possible de cumuler un mandat de parlementaire et un exécutif local pendant près de quatre ans.

  • Des fonctions pas concernées

En plus des mandats parlementaires, une série de “fonctions” locales ne seront plus compatibles avec un mandat de parlementaire : présidence ou vice-présidence de syndicats intercommunaux (par exemple de gestion des ordures ménagères), de syndicats mixtes et de sociétés d'économie mixte, présidence du conseil d'administration d'un établissement public local (caisse des écoles, CCAS), etc. Mais d'autres fonctions ne sont pas concernées : par exemple la direction des établissements publics d'aménagement (les quatorze “EPAD”, type Défense ou Saclay). « Notre objectif est bien d'étendre l'incompatibilité aux fonctions annexes. S'il y a des manques, on complétera en seconde lecture », promet le rapporteur PS de la loi à l'Assemblée, Christophe Borgel.

  • Pas de plafonnement des indemnités

Pour s'assurer une majorité absolue à l'Assemblée (indispensable pour les lois “organiques” comme celle-ci), les responsables socialistes du texte se sont gardés de proposer un tel plafonnement : pas question de froisser leurs collègues cumulards. Les amendements des écologistes, des radicaux de gauche et de l'UDI ont tous été retoqués. Sans modifications, on en resterait donc à partir de 2017 au régime actuel : impossible pour un parlementaire de toucher, mandats non exécutifs locaux compris, plus d'une fois et demie l'indemnité parlementaire (8 272 euros brut).

La semaine dernière, les sénateurs ont bien adopté en commission un amendement de Gaëtan Gorce (PS) qui propose d'abaisser ce montant maximal à l'indemnité de base du parlementaire (5 514 euros). Mais son avenir semble compromis. Certains sont pour (Laurence Dumont, responsable du texte pour le groupe PS de l'Assemblée, s'y dit « favorable ») mais Christophe Borgel estime que le non-cumul des indemnités « n'est pas le sujet ». Pour de nombreux parlementaires déjà sceptiques, cette nouvelle contrainte est un chiffon rouge.

  • Pas de limitation du cumul dans le temps

Avant l'été, une petite trentaine de députés frondeurs avaient fait voter à la surprise générale un amendement limitant le cumul dans le temps à trois mandats successifs, contre l'avis du gouvernement. Une mesure qui aurait pu contribuer à aérer la vie politique, alors que depuis depuis le milieu des années 1970, entre 20 et 30 % des députés (des hommes dans l'écrasante majorité) en sont à leur quatrième mandat au moins. Mais la porte a été bien vite refermée. Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, a clos le débat « au bazooka ». « J'y suis farouchement opposé, explique Borgel. Ceux qui ont le plus d'autorité ont aussi le plus d'expérience. Ce serait un affaiblissement considérable pour le Parlement. »

  • Pas de limitation des mandats locaux

Les gros barons locaux peuvent dormir tranquilles. À condition d'abandonner à partir de 2017 leur mandat national de parlementaire, ils pourront continuer à cumuler plusieurs fonctions locales, et les indemnités qui vont avec. « La loi fait l'impasse sur le cumul des présidents de région et des grands élus locaux, déplore le sénateur PS Rachel Mazuir. Ils risquent à l'avenir de devenir les interlocuteurs principaux du gouvernement face aux parlementaires. » Et le sénateur de citer un exemple très concret. « Que va peser à l'avenir un parlementaire du Rhône qui ne cumule plus alors que le maire de Lyon Gérard Collomb est localement président de tout ce qui est essentiel ? » Collomb, sénateur PS, maire de Lyon et président de la communauté urbaine, cumule à peu près toutes les fonctions locales d'importance. Et il pourrait demain, tout en n'étant plus sénateur, devenir l'homme fort de la future grande métropole lyonnaise… 

« Il faut évidemment limiter le cumul des mandats locaux, qui est parfois excessif et pose la question des conflits d'intérêts », souligne Laurence Dumont. Mais en réalité, personne ne semble très pressé. « C'est une prochaine étape, mais on ne peut pas le faire alors qu'arrivent des élections municipales », plaide Christophe Borgel. « Nous n'avons pas de projet de non-cumul des fonctions locales au-delà de ce qui existe déjà », a martelé la semaine dernière le ministre de l'intérieur Manuel Valls. 

  • Pas de réforme du Parlement

Sans le cumul, les parlementaires seront-ils moins godillots qu'aujourd'hui ? Oui, affirment les promoteurs de la réforme, puisque les parlementaires auront plus de temps pour faire la loi et exercer leur fonction de contrôle et d'évaluation de la politique du gouvernement, deux prérogatives du Parlement qui restent théoriques.

L'argument est rejeté par Alain Richard, sénateur PS et ancien ministre de Lionel Jospin, qui brandit au contraire le risque de parlementaires “hors sol” bataillant pour rester au contact des électeurs face à leurs concurrents. « La répartition du temps parlementaire restera ce qu'elle est car ils devront assurer leur survie politique en intensifiant leur propagande politique locale. » Selon le constitutionnaliste Olivier Beaud, la réforme du cumul des mandats pourrait même « aggraver la présidentialisation ». « À l'heure actuelle, que cela plaise ou non, l'existence de "grands barons" au sein du Parlement constitue un contre-pouvoir. »

Cette interrogation est partagée par des élus favorables à la loi. Car rien n'est prévu pour muscler les pouvoirs du Parlement. « Abroger le cumul ne renforcera pas la situation des parlementaires si on ne leur accorde pas les moyens humains, matériels et juridiques pour contrôler le gouvernement ou se confronter à l'armada de Bercy ou du ministère de la justice », estime Gaëtan Gorce. Rien n'est prévu non plus pour accroître les moyens des parlementaires.

« Au Sénat américain, les élus ont un "staff" de 10 personnes et donc la capacité de mobiliser de l'expertise. Nous, nous avons deux ou trois collaborateurs, dont un en circonscription… », résume le député PS Matthias Fekl. Ce non-cumulard plaide pour une réduction du nombre de députés « entre 450 et 500, contre 577 aujourd'hui », autant d'économies qui permettraient d'augmenter l'enveloppe consacrée à la rémunération des collaborateurs parlementaires. Un temps évoquée dans l'entourage de François Hollande, cette réduction du nombre de députés semble aujourd'hui enterrée.

  • La victoire des apparatchiks ?

L'argument est souvent brandi par les partisans du cumul. De fait, pour recruter leurs nouvelles recrues, les partis vont aller piocher dans leur vivier militant. Par ailleurs, nul doute que les cumulards qui lâchent leur mandat de parlementaire d'ici 2017 vont garder le siège au chaud pour leurs poulains. « On prépare le remplacement des cumulards par leurs collaborateurs ou leurs camarades d'organisation partisane », s'inquiète Alain Richard. Un exemple parmi d'autres : il y a quelques jours, le sénateur PS Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie, a annoncé son retrait de la vie politique... et dans le même temps désigné ses successeurs au Sénat et au conseil régional.

D'autant que le texte sur le cumul des mandats va autoriser un suppléant de député ou de sénateur à le remplacer automatiquement en cas de démission. Jusqu'ici, ce cas était réservé à des circonstances exceptionnelles, en cas de nomination au gouvernement ou de décès du titulaire. Et une démission provoquait une élection législative partielle. « Manuel Valls voulait absolument éviter des partielles gênantes », explique un parlementaire. Cette logique partisane peut limiter l'émergence de profils originaux.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:41

 

 

mediapart.fr

Nucléaire : présence anormale de tritium sous la centrale du Tricastin

|  Par La rédaction de Mediapart

 

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé lundi 16 septembre avoir demandé à EDF une surveillance renforcée des eaux souterraines de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) et d'identifier la cause d'une présence anormale de tritium dans ces nappes. Le tritium est l'un des principaux radionucléides émis par les réacteurs nucléaires et les installations de traitement du combustible nucléaire usé.

 

La suite à lire sur le site de l’Autorité de sûreté du nucléaire.(*voir ci-dessous)

 

 

                                                                         ***************************************

 

 

 

asn.fr

L’ASN prescrit à EDF des mesures pour déterminer les équipements qui sont à l’origine d’une présence anormale de tritium dans les eaux souterraines de la centrale nucléaire du Tricastin



Paris, le 16 Septembre 2013
Note d'information

 

 

 

 


Centrale nucléaire du Tricastin Centrale nucléaire du Tricastin

Le 6 août 2013, EDF a déclaré à l’ASN une évolution anormale de l’activité volumique en tritium mesurée dans un piézomètre [1] situé entre les îlots nucléaires des réacteurs n°2 et n°3 de la centrale nucléaire du Tricastin.

L’ASN a mené le 28 août 2013 une inspection sur le site du Tricastin, qui a permis de confirmer la présence anormale de tritium dans les eaux souterraines à l’intérieur de l’enceinte géotechnique en béton de la centrale, construite dans le sous-sol du site. Les eaux souterraines à l’intérieur de l’enceinte géotechnique sont régulièrement pompées par EDF de sorte que leur niveau reste inférieur à celui de la nappe phréatique environnante afin de protéger celle-ci.

Les inspecteurs de l’ASN ont constaté qu’EDF avait procédé à plusieurs mesures dans les eaux souterraines de la centrale, qui ont indiqué la présence d’un volume anormal de tritium ; les inspecteurs de l’ASN ont également constaté que les équipements à l’origine de cet écart ne sont à ce jour pas connus d’EDF.

Dans ce contexte, le 12 septembre 2013, l’ASN a prescrit à EDF, par la décision n°2013-DC-0371, de procéder à une surveillance renforcée des eaux souterraines du site et de déterminer les équipements à l’origine de la présence anormale de tritium dans les eaux souterraines situées sous la centrale nucléaire du Tricastin, afin de remettre au plus vite ces équipements en conformité.

Les inspecteurs de l’ASN ont constaté que les niveaux d’activité observés depuis le mois de juillet 2013 ne présentent pas d’enjeu significatif pour la santé et l’environnement.

Les centrales à eau pressurisée exploitées par EDF produisent du tritium, un isotope de l’hydrogène, par activation de certains éléments présents dans le circuit primaire mais également lors de la réaction nucléaire qui se produit à l’intérieur des éléments de combustible.

 

Pour en savoir plus :

Consulter la décision de l'ASN n° 2013-DC-0371 du 2 septembre 2013

 

 

 


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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:35

 

mediapart.fr

Notre-Dame-des-Landes : pas d’infraction de la France selon la Commission européenne

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

La commission européenne n’ouvre pas de procédure d’infraction à l’encontre de la France, dans le dossier contesté du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

 

La commission européenne n’ouvre pas de procédure d’infraction à l’encontre de la France, dans le dossier contesté du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Mardi 17 septembre, Karl Falkenberg, directeur général à l'environnement de la commission, a écarté l’ouverture d’un contentieux contre Paris, lors d’une réunion de la commission des pétitions du parlement européen : « À ce stade, il ne nous semble pas indiqué d’ouvrir une procédure d’infraction formelle. » En début d’année, sur saisine de la commission des pétitions, Bruxelles avait ouvert une « procédure pilote » concernant le projet d’aérogare, consistant en l’envoi de questions, en deux fois, à Paris (voir ici, et ici).

Pour l’exécutif européen, le site du futur aéroport se trouve en dehors de toute zone Natura 2000 et offre jusque-là les garanties nécessaires au respect de la directive sur la protection de l’eau. Pour autant, la commission souhaite poursuivre sa surveillance du dossier : « La commission se réserve la possibilité de suivre de très près les dernières décisions ; de quelle façon les impacts cumulatifs seront appréhendés et quelles mesures compensatoires effectives seront engagées. » Son porte-parole a tenu à remarquer que « visiblement, c’est un sujet plein d’émotions et très sérieusement disputé », et encore que « c’est un sujet complexe par sa nature et par son histoire ».

Dans les jours précédant cette audience très attendue par les opposants, l’eurodéputée EELV Sandrine Bélier avait dénoncé des pressions exercées par la France à Bruxelles pour empêcher le déclenchement d’un contentieux.

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:25

 

 

mediapart.fr

Cahuzac utilisait son compte IRFM de député pour des dépenses personnelles

|  Par Mathilde Mathieu

 

 

 

Comme député, Jérôme Cahuzac piochait dans ses frais de mandat pour financer des « dépenses personnelles, ce qui paraît contraire à l'esprit de cette indemnité », d'après une note du service Tracfin dont Mediapart a eu connaissance.

 

Il ne s'interdisait donc rien ? Comme député, Jérôme Cahuzac aurait fait un usage parfois abusif de son « indemnité de frais de mandat » (IRFM), cette fameuse enveloppe de 5 770 euros mensuels allouée à tous les parlementaires pour couvrir leurs frais professionnels, versée sur un compte à part, mais trop souvent détournée à des fins privées. Tirées d’un rapport de Tracfin, ces nouvelles révélations décideront-elles l’Assemblée nationale à instaurer enfin un contrôle sur le train de vie de ses membres ?

À l’occasion d’une « note d’information » dont Mediapart a eu connaissance, le service anti-blanchiment du ministère de l'économie a en effet analysé l'ancien compte IRFM de Jérôme Cahuzac et relevé des exemples de « dépenses personnelles, ce qui paraît contraire à l'esprit de cette indemnité », écrivent les enquêteurs.

 

Jérôme Cahuzac lors de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale 
Jérôme Cahuzac lors de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale© Reuters

Ce rapport sur l’ancien ministre (par ailleurs essentiellement consacré à la question de la fraude fiscale) a été rédigé au lendemain des aveux de Jérôme Cahuzac sur son magot caché en Suisse et à Singapour, qui lui valent aujourd'hui deux mises en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » et « déclaration mensongère de patrimoine ».

S’agissant du compte IRFM de l’ancien député, ouvert chez BNP-Paribas, Tracfin s'est concentré sur les six derniers mois de sa mandature (janvier à juin 2012), repérant plusieurs dépenses sans lien apparent avec l’exercice d’un mandat parlementaire : des emplettes dans des « magasins d’habillement de luxe », des « abonnements à Canalsatellite et Canal Plus », ou même une note de 8 000 euros réglée chez un vendeur de piscines et hammams du Lot-et-Garonne (l’ancienne circonscription du socialiste).

Interrogé sur la nature précise de cet achat (piscine ? spa ? etc.), le gérant de la société, retrouvé par Mediapart, s'est borné à confirmer que « Monsieur Cahuzac est en effet un de (ses) nombreux clients ».

Les enquêteurs précisent que leur passage sur l’IRFM n’a rien d'exhaustif. Comme l’usage de cette indemnité n’a jamais été codifié (ni dans une loi, ni même dans le règlement de l’Assemblée nationale), les risques encourus par Jérôme Cahuzac sur le plan juridique étaient probablement trop minces pour que Tracfin juge utile de passer les cinq années de sa mandature au peigne fin.

Prudents, les auteurs signalent que l’ancien député faisait aussi verser sur ce compte « pro » des reliquats de ses indemnités de maire de Villeneuve (9 100 euros en six mois), qui pouvaient couvrir – dans l'absolu – une partie de ses achats personnels. Sans doute était-il fastidieux, pour Tracfin, d'isoler et de chiffrer les dépenses privées réglées avec le seul argent de l'Assemblée. La justice s'y collera-t-elle ? Sollicités, les avocats de Jérôme Cahuzac, Mes Jean Veil et Jean-Alain Michel, n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

Les premières trouvailles de Tracfin suffisent en tout cas à relancer le débat sur l’usage incontrôlé de cette enveloppe « destinée à couvrir forfaitairement les dépenses liées à l’exercice du mandat de député » (dixit le site de l'Assemblée), accordée aux élus en plus de leur traitement de base de 7 100 euros mensuels et de l'allocation dédiée à leurs collaborateurs (9 500 euros). La nature des dépenses engagées n'est jamais examinée par les fonctionnaires du Palais-Bourbon, ni d’ailleurs par la Cour des comptes, ni même par le fisc qui n’a plus le droit d'y fourrer son nez depuis 2002 – « (L'IRFM ne peut) donner lieu à aucune vérification de la part de l'administration », précise le Code général des impôts.

Un système opaque

À l'arrivée, ce système opaque facilite – sinon favorise – les dérives. Au printemps 2012, Mediapart a déjà dévoilé que le député Pascal Terrasse (PS) avait pioché dans son IRFM pour financer des vacances en Égypte et en famille, des voyages en Espagne, des billets de train pour son épouse et ses enfants, sa cotisation au PS, ou encore des charges liées à son mandat de conseiller général. Nous avons ensuite raconté comment des parlementaires profitaient de leur IRFM pour acheter leur permanence électorale (voire un pied-à-terre à Paris), avec la perspective d'une plus-value à l'issue de leur mandat. Quant au sénateur Bruno Retailleau (UMP), président du conseil général de Vendée, il a puisé 2 000 euros en 2012 sur son compte « pro » pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy – un don jugé irrégulier par la commission des comptes de campagne, comme nous le révélions en juillet dernier.

 

Mme Thoraval 
Mme Thoraval© DR

En fait, dès qu'on creuse, on trouve. Mediapart vient encore de découvrir que Marie-Hélène Thoraval, députée UMP jusqu'en juin 2012, avait financé sur son IRFM une croisière en Méditerranée du 18 au 21 août 2011, louant un voilier dans une agence du Var, pour un coût d'environ 2 000 euros. À bord du bateau : ses deux assistants parlementaires de l'époque (accompagnés d'une copine), son mari et sa fille. On voit mal pourquoi l'argent de l'Assemblée – tiré de la poche des contribuables – devrait alimenter ce type de dépenses.

Gênée, Marie-Hélène Thoraval assure qu'il s'agissait d'un « séminaire de travail pour préparer la rentrée parlementaire dans un cadre sympathique », que réserver « des nuits d'hôtel sur la Côte (lui) aurait coûté plus cher », que son mari était simplement venu piloter le bateau (« il est plus averti que moi et ça m'évitait l'embauche d'un skipper »). Et sa fille ? « Ça ne coûtait pas plus cher d'embarquer une personne de plus... » Tout juste Marie-Hélène Thoraval concède-t-elle qu'il serait opportun de fournir aux parlementaires qui arrivent au Palais-Bourbon des consignes officielles sur l'usage de l'IRFM.

Bizarrement, aucun code de ce genre n'existe à ce jour, pour la simple et bonne raison que l'Assemblée ne s'est jamais coltiné la question clef : quels frais peuvent être considérés – ou non – comme professionnels ? Chacun trace en fait la ligne jaune où bon lui semble.

Dans l'instruction marseillaise qui vise Alexandre Guérini, le frère de Jean-Noël (sénateur et président du conseil général des Bouches-du-Rhône), les gendarmes ont épluché les multiples relevés bancaires de l'élu socialiste et repéré plusieurs débits effectués depuis son compte IRFM dans des « boutiques de luxe », d'après un procès-verbal de janvier 2012 consulté par Mediapart. « Les dépenses que j'effectue avec mon IRFM sont toujours d'ordre professionnel », nous assure, en réponse, Jean-Noël Guérini. En l'absence de tout système de contrôle, on est contraint de le croire sur parole – lui comme les 924 autres parlementaires.

 

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:13

 

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Le système Dassault raconté de l'intérieur

|  Par Pascale Pascariello

 

 


Un habitant de Corbeil-Essonnes décortique pour Mediapart le système Dassault auquel il a participé avant d'être lâché. Alors que le sénateur milliardaire est convoqué par les juges le 2 octobre prochain dans une enquête criminelle, Athman livre dans un long témoignage sonore, les détails, les circuits financiers et les arrangements du « système D ». Et il en appelle à la justice, son témoignage mettant aujourd'hui sa vie en danger.

 

«  J’ai vécu et grandi avec Monsieur Dassault, autour du monde de Monsieur Dassault, je n’ai connu que le monde Dassault. » Athman, 32 ans, est un ancien témoin devenu un acteur de ce qu’il nomme le « système D ». Il a « goûté » à l’argent du sénateur, en particulier lors des élections municipales, pour « inciter » des habitants à voter pour l’avionneur. N’ayant pas été payé pour les élections de 2010, il détaille et dénonce aujourd’hui ce système dont Serge Dassault reconnaît l’existence dans les enregistrements que Mediapart a rendu publics dimanche.

Ce n’est pas Athman qui nous a transmis l’enregistrement clandestin dans lequel Serge Dassault reconnaît avoir acheté la campagne électorale de 2010. Il n’est pas non plus l’une des deux personnes qui faisaient face au sénateur milliardaire ce jour de novembre de 2012. Mais, comme il l’explique, il fait partie de ceux qui ont initié cet enregistrement. Il a demandé que son prénom soit modifié pour des raisons de sécurité, car il sait très bien ce qu’on risque quand on dénonce le système Dassault, quand on enraye une machine qui a notamment fait la fortune de tous, dont certains malfrats.

Un ami de sa bande, un des deux hommes qui faisaient face à Dassault lors de l’enregistrement, s’est en effet fait tirer dessus trois mois plus tard, en février 2013. Il a réchappé par miracle aux balles qui ont été tirées, selon des sources policières, par un certain Younès B., précisément l’homme qui n’aurait pas redistribué correctement le 1,7 million d’euros versé par Dassault pour les seuls quartiers-sud de la ville… Les avocats de Serge Dassault, Mes Pierre Haïk et Jean Veil, ont annoncé lundi 16 septembre la convocation du sénateur, le 2 octobre prochain, comme “témoin assisté” par des juges d'Évry qui enquêtent sur cette tentative de meurtre. Initialement, les juges voulaient l'entendre sous le régime de la garde à vue, mais le bureau du Sénat s'était opposé à la levée d'immunité du milliardaire.

 

Serge Dassault, milliardaire, sénateur et ancien maire de Corbeil-Essonnes, est au centre de plusieurs enquêtes judiciaires. 
Serge Dassault, milliardaire, sénateur et ancien maire de Corbeil-Essonnes, est au centre de plusieurs enquêtes judiciaires.© Reuters

Conscient de la nécessité de crédibiliser son témoignage, « Athman » a cependant accepté que sa vraie voix soit diffusée dans cette longue interview séquencée de 20 minutes que nous publions aujourd’hui, et qui constitue une mine d’informations, précises et documentées, permettant de détailler une machine que plusieurs de nos confrères, comme Le Canard enchaîné, Libération et Le Parisien, avaient déjà commencé à décrire.

Athman a rencontré pour la première fois Serge Dassault en 1996. À l’époque, le milliardaire vient de remporter, en 1995, les élections municipales de Corbeil-Essonnes, une ville qu’il traverse régulièrement pour se rendre sur son terrain d’aviation de Melun-Villaroche et dont il veut faire une vitrine de ses engagements politiques. Il veut, par la même occasion, prouver à ses détracteurs qu'il est capable de réussir sans hériter.

Cette victoire, il la savoure d'autant plus qu'il met fin, du coup, à trente-trois ans de communisme. Ville ouvrière de 42 000 habitants, Corbeil ne s’est pas relevée de la crise économique. À son arrivée, le nouveau maire promet de tout moderniser ; de se servir de son carnet d'adresses et de son savoir-faire de businessman pour relancer l'économie de la ville. Dix-huit ans plus tard, Serge Dassault n’a pas fait revenir l’emploi. Le taux de chômage n’a cessé d’augmenter, passant de 9,7 % en 1995 à 13,8 % en 2012, allant même jusqu'à 40 % dans certaines cités.

Pourtant « SD », comme l’appellent les jeunes de Corbeil, est parvenu à garder la ville sous son giron. « C’est comme chez Coluche. Chez Coluche, vous avez des pâtes, du riz, des tomates, des pommes de terre, du pain, des raviolis… Eh ben, chez Monsieur Dassault, vous avez des billets de 100, des billets de 200, des billets de 500, du bien immobilier… (…) et Monsieur Dassault, on ne peut pas dire que c’est Picsou. Il est généreux envers les habitants de Corbeil-Essonnes. » Qui, en échange, le lui rendent bien lors des élections, comme le raconte Athman.

  • « On craint pour notre personne »

Athman explique avoir peur parce qu’il dénonce un système « par lequel des générations et des générations de personnes ont touché de l’argent. À cause de nous, tout ça va s’arrêter. » Selon lui, « tous les gens qui sont à Corbeil ont goûté à l’argent de Monsieur Dassault ». Pourquoi le dénoncer ? « On n’a pas été rémunérés, on nous a négligés, on nous a maltraités et c’est pas bon de faire des promesses qu’on ne peut pas tenir. »

 

  • « On va pas lui dire : “Ah non, Monsieur, vous rajoutez une autre enveloppe !” »

En 2009, c’est aux Pinsons, le QG électoral de Dassault à Corbeil-Essonnes, que les habitants sont invités à déposer leur demande en tout genre. Ils défilent dans le bureau de « SD » et les enveloppes sont distribuées. En 2009, Athman fait la connaissance des lieux lors de l’entre-deux tours des élections municipales. À l’époque il demande une somme « modeste » : 10 000 euros.

Dans cet extrait, Athman parle de Jacques Lebigre comme de l’homme de main de Serge Dassault. Ancien militant du SAC, ancien directeur de cabinet de Serge Dassault à Corbeil et secrétaire départemental de l’UMP de l’Essonne, il est le fidèle parmi les fidèles, surnommé à Corbeil-Essonnes, le « porteur de valises ». Lorsque Serge Dassault remet l’argent à Athman, celui-ci ne prend pas la peine de vérifier la somme devant le milliardaire. « Quand on est devant, on est réservé, on a honte un peu, on se croit pas tout permis devant lui. On va pas lui dire : “Ah non, Monsieur, vous rajoutez une autre enveloppe !”. »

 

  • « Ils ont d’abord voulu acheter la paix sociale. Puis ils nous ont fait des promesses… »

Un BEP d’électro technique en poche, après quelques petits boulots et un détour par la case prison pour trafic de drogue, Athman est approché par l’équipe Dassault pour réaliser un « travail », certes particulier mais lucratif. Athman explique qu’on est venu le chercher : « On était soi-disant des voyous. Ils voulaient acheter la paix sociale. Ils sont venus vers nous, ils nous ont fait des promesses. Ils connaissaient ma situation, ils m’ont dit : “On peut t’aider.” Nous, on n’est jamais venu taper à la porte de SD, c’est SD qui est venu et qui veut s’entourer de gens comme nous. (…) SD veut récupérer les plus agressifs. Ce qui fait qu’on devient tous des loups. On se dit qu’en étant brebis on va se faire bouffer, qu’en étant calme on n’aura rien, et en étant voyou, là, vous vous achetez une crédibilité. »

  • « Pour moi et mon groupe, on a demandé 120 000 euros »

À la tête de la ville de 1995 à 2009, Serge Dassault a dû confier les rênes de la commune à son bras droit et employé de son groupe de presse, Jean-Pierre Bechter, à la suite de l’invalidation par le Conseil d’État, en juin 2009, de la municipale de 2008 pour dons d’argent. Inéligible, il présente donc son poulain qui remporte les élections en octobre 2009 de 27 voix. À l’époque, le mot d’ordre lors de la campagne dans les cités des Tarterêts, de la Nacelle, ou de Montconseil, est clair : « Votez Bechter, c’est voter Dassault. »

Mais en mars 2010, le scrutin d’octobre 2009 est lui aussi annulé au motif que Serge Dassault figurait sur les bulletins de vote de Bechter. Il faut repartir en campagne, et cette fois Athman est pleinement de la partie. Il raconte le démarchage et décortique comment la victoire a été rendue possible : « On leur expliquait que s’ils avaient besoin de quelque chose, d’un changement de logement, d’un appartement plus grand, un travail au SMIC dans les espaces verts ou dans le milieu associatif, il fallait voter Dassault. C’est tout simple. »

Il faut cependant faire le travail jusqu’au bout. « Monsieur Dassault ne paye qu’une fois le résultat obtenu. Si les gens ne font pas ce qu’il faut dans l’isoloir, personne n’a sa part. » Et après la victoire, il faut attendre. « Les liquidités arrivent au bout de 9 mois, 10 mois… »


Serge Dassault a admis avoir acheté l'élection municipale de 2010 dans un enregistrement réalisé en novembre 2012.  
Serge Dassault a admis avoir acheté l'élection municipale de 2010 dans un enregistrement réalisé en novembre 2012. © Reuters
 
  • « En 2010, on me fait ouvrir des comptes »

« En 2010, on m’a fait une promesse. Cette promesse n’a pas été tenue. » Sans détour, Athman accuse Younès B., « le bras armé » de Serge Dassault, de ne pas avoir redistribué l’argent comme convenu. Ancien habitant de la cité des Tarterêts, Younès B., fait figure de « caïd » pour certains, de « toutou » pour d’autres. Il reste un des principaux bénéficiaires du « système D », système qui lui aurait permis notamment de devenir propriétaire d’un café et d’une entreprise à Corbeil-Essonnes. « Il a jugé bon de ne pas payer un petit quartier comme le mien. C’est pour cela qu’on n’a pas été réglé. »

Tout avait été pourtant préparé. Pour être rémunéré, il est demandé aux petites mains du système d’ouvrir des comptes à l’étranger. Dans l’enregistrement, Serge Dassault lui-même évoque le Liban, une piste déjà retenue dans le cadre de l’enquête de la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ouverte à Paris, en avril 2012, suite à la plainte déposée par la fille de Serge Dassault, Marie-Hélène Habert, et de son frère Laurent, pour « harcèlement ». Un habitant de la cité des Tarterêts, Mamadou K., aujourd’hui en Belgique, aurait en effet récupéré dans une banque au Liban une somme d’argent importante provenant d’un compte lié à Serge Dassault.

 

  • « Nos parents, eux, n’ont pas réussi à économiser 100 000 euros »

Les sommes en jeu font tourner les têtes. « Mon père a travaillé toute sa vie, il a juste eu de quoi payer ses factures, ci et ça, faire grandir ses enfants et basta. Et avoir 1 000 euros pour son enterrement. Vous imaginez maintenant, quelqu’un vient et vous propose 100 000 euros… »

Dans ces conditions, il n’est pas difficile d’obtenir des voix : « J’allais voter à droite parce que c’est un système de corruption… Tout en sachant que la droite, elle prend les immigrés avec des pincettes. »

 

Serge Dassault avec Nicolas Sarkozy, le 23 juin 2007, au Bourget.  
Serge Dassault avec Nicolas Sarkozy, le 23 juin 2007, au Bourget. © Reuters
  • « On ne se fait plus la guerre : on sait comment prendre l’argent. On attend les élections. »

La paix entre quartiers est le seul point positif que trouve Athman au système. Ce qui ne l’empêche pas de s’interroger sur sa fin. « On se retrouve avec un milieu associatif et un milieu éducatif dans le chaos total. Quand tout ça sera fini, qu’est-ce qu’ils vont faire les jeunes ? (Les employeurs) leur demanderont : Vous n’avez rien fait pendant 10 ans ? »

 

  • « On a investi à plusieurs dans une caméra cachée. Et on les a piégés. »

Fin 2012, Athman et ses acolytes parviennent indirectement à piéger un certain nombre d’élus. Ils veulent utiliser ces bombes mais obtenir en échange une protection pour ne pas être pris pour cibles. « En janvier 2013, on a vu les policiers de Nanterre. On leur explique la tension, on leur dit que des vies sont en danger. Ils ont pris ça avec des pincettes. Je leur dis qu’on a d’autres preuves (à leur disposition) mais seulement si on a une protection d’éloignement. La police nous répond qu’ici, c’est pas l’Amérique. »

Un mois plus tard, un de leurs amis qui avait piégé Dassault se fait tirer dessus par Younès B., l’homme qui n’a pas redistribué l’argent comme convenu. « Ils l’ont massacré pour rien, et on veut que ça ne se reproduise plus. C’est pour ça qu’on demande des garanties. »

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 13:56

 

marianne.net

 

Les Pinçon-Charlot contre-attaquent

Dimanche 15 Septembre 2013 à 10:00

 

Bertrand Rothé

 

Le nouveau livre du couple de sociologues, "la Violence des riches", pointe une fois encore le cynisme des élites françaises et s'en prend à la délinquance fiscale, véritable sport de classe.

 

Les Pinçon-Charlot contre-attaquent

Loin des conflits entre Taubira et Valls et autres vaudevilles politiques qui tentent de nous faire oublier la hausse du chômage et la montée des inégalités, les Pinçon-Charlot réfléchissent aux violences que nous font subir les riches. Les décisions de cette petite élite peuvent jeter des milliers de familles dans la misère. Il suffit de se promener dans les Ardennes. Les friches industrielles y succèdent aux usines murées. Les délocalisations, les fonds spéculatifs et autres inventions financières ont fait des ravages. Bien davantage que les vols d'autoradios et de portables.

Les escroqueries à la Sécurité sociale ou au fisc coûtent, elles, des dizaines de milliards à la collectivité nationale. Car la fraude fiscale est un sport de classe que l'on pratique plus à Neuilly-sur-Seine qu'à La Courneuve et à Sarcelles. C'est finalement Valls qui ferait bien de mettre la pression sur Mme Taubira ! Car l'ordre républicain est ici bafoué tous les jours par des juges plus laxistes qu'en banlieue. «En moyenne, six mois avec sursis et quelques millions d'euros d'amendes pour des fraudes avoisinant le milliard d'euros», écrivent les Pinçon-Charlot. N'en déplaise à François Hollande, ces délinquants ont un prénom et un visage : ils s'appellent Laurence, Bernard... Qu'ils soient héritiers, financiers ou gestionnaires de fonds, en cas de récidive, aucune peine plancher n'est prévue pour eux. Au contraire. Ils gagnent à tous les coups. Le soutien du Medef leur est acquis, et en prime ils peuvent devenir conseillers du gouvernement socialiste.

"L'argent, c'est la liberté"

Tout le monde en prend pour son grade avec les Pinçon. Les hommes politiques, évidemment. L'UMP trouvera d'ailleurs ici tout prêt un «inventaire» saisissant de la politique de Sarkozy. Pour un complément d'information, Copé et son équipe pourront aussi puiser allégrement dans un précédent livre du couple : le Président des riches (La Découverte, 2011). Notre gouvernement n'est pas pour autant oublié. L'hommage rendu aux socialistes par Bernard Arnault, la première fortune de France, dans un entretien au Monde de 2013 est un vrai coup de griffe du rapace. «Quand Pierre Bérégovoy était ministre de l'Economie de François Mitterrand, l'entrepreneur était considéré comme un héros national», et les salariés, eux, commençaient à être vus comme une charge. Si les réseaux de Hollande sont décrits un peu trop vite ; dans un chapitre sur PSA, les deux auteurs s'interrogent avec ironie sur cette «deuxième droite». «Comment Pierre Moscovici a-t-il pu déclarer au Monde le 17 juillet 2012 : "Comme tout le monde, j'ai ressenti un choc à l'annonce du plan de PSA. Et c'est d'abord aux salariés et à leurs familles que je pense." Mais pouvait-il être dans l'ignorance des difficultés de cette société en tant que vice-président du Cercle de l'industrie, dont Philippe Varin [le président du directoire de PSA] est le président ?»

Les petits soldats du journalisme ne sont pas oubliés. Il suffit d'allumer sa radio pour entendre un auditeur nous rappeler que les riches font vivre le commerce : «L'argent, c'est la liberté, et je regrette qu'en France on soit envieux vers le haut et que l'on tire notre pays vers le bas.» Le Meccano de la domination se voit encore une fois ici démonté.

La Violence des riches, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, 256 p., 17 €. A paraître le 12 septembre.

 

 

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 17:55

 

 

lemonde.fr

 

 

Derrière les 400 Américains les plus riches, les inégalités explosent

Le Monde.fr | 16.09.2013 à 18h43 | Par Stéphane Lauer

 
 
On peut lire ce palmarès comme un bottin mondain, en pointant ceux qui gagnent des places (Bill Gates, Warren Buffett, Carl Icahn ou Mark Zuckerberg) et ceux qui en perdent.

New York, correspondant

Au moment où chacun tire un bilan de la crise financière, cinq ans tout juste après la faillite de la banque Lehman Brothers, le palmarès des Américains les plus riches, publié lundi 16 septembre par le magazine Forbes, donne un éclairage instructif sur les principaux bénéficiaires de la reprise. Alors qu'aux Etats-Unis le taux de chômage peine à reculer et que les salaires stagnent, la fortune des 400 Américains les plus fortunés n'a jamais été aussi importante. En 2012, elle a passé la barre des 2 000 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB de la Russie. C'est 300 milliards de dollars de plus qu'en 2011 et plus du double qu'il y a dix ans, constate Forbes.

On peut lire ce palmarès comme un bottin mondain, en pointant ceux qui gagnent des places (Bill Gates, Warren Buffett, Carl Icahn ou Mark Zuckerberg) et ceux qui en perdent. Les aléas du classement, en somme. Mais l'enseignement le plus précieux est que, pour cette catégorie des 400 plus riches, la crise financière n'est qu'un lointain souvenir du point de vue de leur fortune, puisque celle-ci est globalement supérieure à ce qu'elle était en 2007.

Trois facteurs ont contribué à rendre les plus riches encore plus riches. La hausse de la Bourse, d'abord. Le Dow Jones a plus que doublé depuis 2009. L'économie sort de sa convalescence, mais surtout, la Bourse a bénéficié d'un afflux de liquidités sans précédent grâce aux politiques accommodantes de la Banque centrale américaine. Or 90 % des actions aux Etats-Unis sont détenues par les 10 % les plus riches. Deuxième facteur, la reprise des prix de l'immobilier, qui a créé un effet richesse, dont les plus fortunés ont été les principaux bénéficiaires. Enfin l'augmentation des profits des entreprises a permis de distribuer des dividendes généreux, tandis que la montagne de cash qu'elles ont accumulé les a incitées à racheter leurs propres actions, pour ensuite les annuler et augmenter ainsi mécaniquement la valeur de la part des actionnaires.

 

 UNE PART GRANDISSANTE DE LA RICHESSE NATIONALE

Dans la dernière édition de leur étude sur les inégalités aux Etats-Unis, les économistes Emmanuel Saez et Thomas Piketty notent que 1 % des Américains les plus riches captent un cinquième du revenu total de la nation. Il s'agit du taux le plus élevé depuis 1913, date de la création par le gouvernement américain d'un impôt sur le revenu. Dans cette analyse, parue début septembre, M. Saez, économiste à l'université de Berkeley (Californie), explique que la Grande récession n'a que temporairement affecté les revenus les plus élevés et qu'elle n'a pas remis en question la part grandissante qu'ils occupent dans la richesse nationale depuis les années 1970. Le revenu des 0,01 % les plus riches a augmenté de plus de 32 % rien qu'en 2012. Les 1 % les plus privilégiés ont vu leur richesse plonger de 36 % pendant la récession, pour ensuite augmenter de 31 % en moyenne au cours de la reprise.

Les Américains sont donc loin d'être tous égaux face à la reprise. Pour les 99 % autres pour cent, le revenu a plongé de 12 %, mais ne s'est regonflé que de 0,4 % depuis. C'est-à-dire que le pourcentage le plus privilégié a capté 95 % des gains de la reprise, pointe encore M. Saez. Pis, quand on affine le panel, on se rend compte que 0,1 % des plus riches (ceux qui ont un revenu annuel supérieur à 1,9 million de dollars) ont capté plus de 60 % des gains de la reprise.

A titre indicatif, pour entrer dans le classement de Fortune, il faut gagner au minimum 1,3 millions d'euros.

 

Peu de surprise dans le peloton de tête

 

 

Bill Gates, la famille Walton (Walmart), le charismatique président d'Oracle, les frères Koch, le maire de New York Michael Bloomberg... Les têtes du peloton de tête du palmarès de Forbes ne changent guère depuis quelques années, même si l'ordre des premiers de la classe varie d'année en année.

 

Une vingtaine de nouvelles têtes font leur entrée, parmi eux un spécialiste du refinancement de prêts immobiliers (William Erbey), un spécialiste de la vente d'articles sportifs (Michael Rubin), un créateur d'outils de "networking" (Robert Pera), l'inventeur de la caméra GoPro (Nicholas Woodman) ou encore l'héritier d'une brasserie (Richard Yuengling).

 

 

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 17:47

 

america-latina.blog.lemonde.fr

 

Cuba censure le musicien Roberto Carcassés après une improvisation politique au cours d’un concert

 

 

 

Chef du groupe de "jazz fusion" Interactivo, le Cubain Roberto Carcassés, 41 ans, a été interdit de se produire en public par les autorités de La Havane, lors d’une réunion à l’Institut cubain de la musique. Cette interdiction frappe en fait l’ensemble du groupe, privé de son pianiste et chanteur.

 

 

La censure sanctionne une improvisation de "Robertico" Carcassés, au cours d’un concert de solidarité avec les agents secrets cubains emprisonnés aux Etats-Unis depuis quinze ans pour espionnage – ceux que la propagande officielle de Cuba appelle "les cinq héros" (même s’ils ne sont plus que quatre).

Le concert a eu lieu, le 12 septembre, sur la  "tribune anti-impérialiste", placée devant le siège de l’ancienne ambassade américaine à La Havane, devenue la "section" qui veille aux intérêts des Etats-Unis. C’est un emplacement bien connu des Cubains, qui font la queue pour demander un visa et des touristes qui fréquentent l’hôtel Nacional, tout près.

A un moment donné, Robertico Carcassés quitte le piano et s’approche du micro. Le public accompagne la chanson interprétée avec le refrain "Je veux, souviens-toi que je veux toujours". Le chanteur lance : "Nous voulons le retour de nos frères et beaucoup de choses encore." Puis Carcassés enchaîne un autre souhait : "Libre accès à l’information, pour avoir ma propre opinion." Le régime détient le monopole sur les médias et limite l’accès à Internet.

Ensuite, le chanteur ajoute : "Je veux élire le président par vote direct et non pas par une autre voie." Fidel Castro et son frère Raul Castro n'ont pas été élus au suffrage universel, lors d'un scrutin ouvert à plusieurs candidats et concurrentiel, mais par l’Assemblée nationale, elle-même issue d’une élection où les candidatures sont choisies par le Parti communiste de Cuba (parti unique).

Enfin, Robertico Carcassés conclut :  "Ni militants, ni dissidents, les Cubains ont tous les mêmes droits, la fin du blocus et de l’auto-blocus." Le musicien demande ainsi la levée de l’embargo des Etats-Unis, mais aussi la fin du verrouillage des réformes politiques par le régime de La Havane.

 

 

Le concert était retransmis en direct par la télévision cubaine. La régie n’a pas eu le temps de réagir. La séquence a donc été entendue et comprise par les téléspectateurs. D’autant plus facilement qu’elle rejoint les aspirations de nombreux Cubains. Qui n’ont tout de même pas l’habitude d’écouter des propos pareils énoncés en public par une personnalité.

"Je veux, souviens-toi que je veux toujours", répétait le refrain de la chanson, repris par les présents. Les caméras n’ont pas montré la réaction des spectateurs aux souhaits de Robertico. Mais dès le lendemain, la machine répressive s’est mise en branle. Convocation du groupe à l’Institut cubain de la musique, le 13 septembre. Dans la "novlangue" des officiels cubains, on ne dit pas interdiction ni même suspension, on décrète la "séparation" du secteur musical de Roberto Carcassés, pour un temps indéfini.

C’est la page Facebook d’Interactivo qui a annoncé la sanction, le 14 septembre. Les concerts prévus au café jazz Miramar et au café-théâtre Bertold-Brecht, à La Havane, ont été annulés. Mais le buzz sur Internet n’est pas près de s’arrêter.

 

 

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 17:31

 

lavoixdunord.fr

 

 

Grèce: au moins 17 000 fonctionnaires manifestent contre mutations et licenciements

 

Publié le 16/09/2013

Par La Voix du Nord

 


 

Au moins 17 000 enseignants et fonctionnaires des caisses de retraite ont cessé le travail et manifesté ce lundi à Athènes et Salonique, premier jour d’une série de grèves contre un plan de mutations et de licenciements dans le secteur public.

 

 Ces manifestations ont donné le coup d’envoi d’une série de grèves. PHOTO AFP AFP

 

Environ 7 000 personnes se sont rassemblées à la mi-journée dans le centre de la capitale pour dénoncer les politiques du gouvernement, dictées par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) et visant à la réduction de personnels dans les établissements d’enseignement et les administrations pour réduire la dépense publique. À Thessalonique, deuxième ville du pays située dans le nord, ils étaient environ 10 000 dans la rue.

« Non à la politique gouvernementale, de l’UE et du FMI », « École publique gratuite. Aucun enseignant, aucun élève n’est en trop », proclamaient les banderoles du grand syndicat des professeurs du secondaire, Olme, en tête de la manifestation d’Athènes.

Les centres-villes d’Athènes et de Salonique ont été fermés à la circulation pendant plusieurs heures tandis que les manifestants étaient canalisés par d’importantes forces de police antiémeute. Quelques incidents ont éclaté en début de matinée devant le ministère de la Réforme administrative, accompagnés de jets de grenades lacrymogènes.

Semaine de grèves

Ces manifestations de lundi ont donné le coup d’envoi d’une série de grèves de cinq jours, reconductibles, appelées par les syndicats des caisses de retraites et l’Olme, qui entraîne notamment la fermeture de collèges et de lycées. La grande centrale du public Adedy a appelé à une grève de 48 heures à partir de mercredi, pour protester contre le vaste plan de réorganisation auquel le gouvernement met la dernière main avant une visite imminente de la troïka des créanciers, Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international. Selon ce plan plusieurs milliers de fonctionnaires, notamment des enseignants et gardiens d’école, sont entrés dans un mécanisme de disponibilité depuis juillet.

Ces employés cessent d’occuper leurs fonctions en attendant d’être mutés dans un autre service. Pendant les huit mois de cette disponibilité, ils sont payés 75 % de leur salaire.

Les mises en disponibilité doivent atteindre 12.500 avant la fin du mois et 25.000 d’ici la fin de l’année pour remplir les objectifs que la troïka a assignés à la Grèce en vue de la poursuite des prêts au pays endetté.

 

 

 

 

 

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