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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:18

 

midilibre.fr

 

AFP
12/09/2013, 13 h 15 | Mis à jour le 12/09/2013, 13 h 25

Le camion bloqué ce jeudi par les antinucléaires à la sortie de l'usine Comurhex de Malvési, près de Narbonne, transportait du tétrafluorure d'uranium destiné au site du Tricastin, dans la Drôme.
Le camion bloqué ce jeudi par les antinucléaires à la sortie de l'usine Comurhex de Malvési, près de Narbonne,
transportait du tétrafluorure d'uranium destiné au site du Tricastin, dans la Drôme. (AFP.LIONEL BONAVENTURE)

Des antinucléaires ont bloqué un camion transportant du tétrafluorure d'uranium destiné au site du Tricastin (Drôme) jeudi matin pendant près d'une heure à la sortie de l'usine Comurhex de Malvési, près de Narbonne.

Des antinucléaires ont bloqué un camion transportant du tétrafluorure d'uranium destiné au site du Tricastin (Drôme) jeudi matin pendant près d'une heure à la sortie de l'usine Comurhex de Malvési, près de Narbonne, a annoncé le réseau Sortir du nucléaire. "Nous voulons alerter les élus et la population sur le fait que chaque jour trois à cinq camions transportant du tétrafluorure d'uranium empruntent les autoroutes A7 et A9 sans protection particulière et dans une totale opacité", a dénoncé dans un appel téléphonique Laura Hameaux, membre du réseau qui fédère 940 associations.

 

Jusqu'à "60 tonnes" de tétrafluorure par jour

Les manifestants, appartenant notamment au collectif Stop Uranium, distribuaient sur place des tracts dénonçant ces transports qui peuvent atteindre, selon eux, jusqu'à "60 tonnes" de tétrafluorure par jour. Comurhex, filiale d'Areva, procède sur le site de Malvési à la conversion de minerais d'uranium en tétrafluorure d'uranium destiné à être transformé à l'usine Comurhex du Tricastin. Malvési "rejette de nombreux produits chimiques et radioactifs dans l'environnement", dénonce Sortir du nucléaire dans un tract, "cette usine, qui pollue et met les populations en danger doit être fermée au plus vite !"

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 15:37

 

 

mediapart.fr

Agrobusiness : le créneau des mille vaches

|  Par Jade Lindgaard

 

 

Une méga-ferme de mille vaches, couplée à une centrale électrique alimentée par les déjections du bétail. Cauchemar agro-industriel ? Non, projet en création en Picardie, malgré l’engagement du gouvernement à défendre l’agriculture paysanne. Des opposants manifestaient ce jeudi matin contre cette « usine à vaches ».

Un millier de vaches passant leurs journées sous hangar, sans sortir, à ruminer des grains de maïs, du soja et des pousses de luzernes. Dix mètres carrés par bête, dans une atmosphère contrôlée scientifiquement. Trois traites de lait quotidiennes pour produire jusqu’à 8,5 millions de litres par an. Sans oublier, la valorisation du lisier en électricité par le truchement du plus gros méthaniseur jamais construit en France (1,5 mégawatt). Un remake de Terminator à la campagne ? Non, une ferme picarde en cours de construction sur le lieu-dit du « bout du monde », au pays des céréales, de la betterave et de la bière. 

 

Action de la Confédération paysanne contre la ferme des mille vaches, 12 septembre 2013. 
Action de la Confédération paysanne contre la ferme des mille vaches, 12 septembre 2013.

 

L’exploitation agricole que le groupe de BTP Ramery développe aujourd’hui dans la Somme convoque une rencontre du troisième type : d’un côté, la traditionnelle activité de production laitière, emblématique de la paysannerie française, et de l’autre, l’échelle industrielle et la culture de la maximalisation des profits. « Si c’est un gros mot de dire qu’on fait cette ferme pour gagner de l’argent... », ironise Michel Welter, directeur du projet pour Ramery, et lui-même ancien agriculteur, pour qui « l’intérêt, c’est de garder de la valeur ajoutée dans le département. C’est un projet économique global. Est-ce qu’on peut se priver de la ressource économique et de la rentrée de devises que peut être l’agriculture ? ». Le groupe prévoit de traire la première vache d’ici huit à dix mois, soit d’ici l’été prochain, et de salarier quinze personnes pour s’en occuper.

Alors que le secteur laitier peine à se sortir d’une crise endémique, et que Jean-Marc Ayrault est attendu le 12 septembre au salon de la production agricole (Space), à Rennes, la « ferme des mille vaches » cristallise les passions. Une coalition inédite de riverains, d’écologistes et de militants de la Confédération paysanne dénonce « l’usine des mille vaches » et l’industrialisation de l’agriculture. « Au début, je n’étais pas contre, cela pouvait donner du boulot au village », raconte le président de l’association Novissen, Michel Kfoury, médecin. Mais après étude du dossier, lors de l’enquête publique, il s’inquiète des effets sanitaires de l’élevage de masse, dangereux en cas d’épizootie, et du ballet de camions chargeant et déchargeant le lisier et les déchets verts destinés au méthaniseur : « 40 % de la surface d’épandage se trouve au-delà de 25 km du centre de la ferme. »


Affiche célébrant les 40 ans du groupe Ramery, en 2012. 
Affiche célébrant les 40 ans du groupe Ramery, en 2012.

Le trafic lié à l’activité laitière représentera en moyenne deux camions et quinze véhicules utilitaires par jour. Il y a aussi l’enjeu de l’eau : le pompage a déjà été interdit dans le passé en certains endroits à cause de la présence excessive de pesticides. « C’est ce qui nous inquiète le plus. » L’élevage de mille vaches nécessiterait 40 000 mètres cubes par an. « L’enjeu majeur du projet est la protection de la qualité des eaux superficielles et souterraines en lien avec le site d’élevage intensif », analyse l’Autorité environnementale.

Maire de Drucat, 900 habitants, la commune concernée par le méthaniseur, Henri Gauret se soucie, lui, de la proximité de la ferme avec les premières maisons de l'agglomération, à 600 mètres environ : « S’il y a de l’odeur, des mouches, des insectes, ce sera pour nous. » Les surfaces bâties et bitumées s’étendront sur 7,5 hectares. C’est la plus grosse ferme jamais construite en France.

Une manifestation doit se tenir le 12 septembre. La Confédération paysanne veut l’ériger en cause de mobilisation nationale, alors que l’Union européenne vient d’entériner la réforme de la politique agricole commune (PAC) et que doit maintenant se discuter sa mise en œuvre à l’échelon national.

Pour Stéphane Le Foll, le ministre de l’agriculture, même si ce projet ne correspond pas à ses priorités, il « s’appuie sur des méthodes et technologies innovantes, dont les résultats, s’ils sont vérifiés, pourraient être exploités dans le cadre de projets collectifs », explique-t-il dans une lettre aux opposants. Il ne faut pas se priver de voir ce que donnera cette méthode, du moment qu’elle respecte le cadre légal, ajoute son entourage, selon qui les petites exploitations ne sont pas forcément plus écologistes que les très grosses. 

La section départementale de la FNSEA, le puissant syndicat agricole, saute d’un pied sur l’autre, visiblement tiraillée : « Un apporteur de capitaux externes au monde agricole développe un projet autour de sa force de frappe, dans lequel les agriculteurs associés ne sont pas décideurs, cette gouvernance ne nous plaît pas », explique François Magnier, directeur de la FDSEA de la Somme. Pour autant, la taille « n’est pas un problème en tant que telle, elle n’est pas liée à la mécanisation. La robotisation des salles de traite démarre à 60 vaches ». En moyenne, les exploitations du coin regroupent 50 vaches laitières. Véritable puissance industrielle régionale, le groupe Ramery est un familier des marchés publics. En janvier 2012, son président du directoire, Philippe Beauchamps, a été mis en examen pour recel d’abus de biens sociaux et corruption privée pour un prêt de 4 millions d’euros consentis au président du club de foot RC Lens, Gervais Martel (voir ici).

« Technologies innovantes »

 

François Hollande au salon de l'agriculture, le 28 février 2012 (Reuters). 
François Hollande au salon de l'agriculture, le 28 février 2012 (Reuters).

Enlisé sous la présidence Sarkozy, le projet de plus grosse ferme de France a refait surface après l’élection de François Hollande – interpellé à la télé sur le sujet pendant sa campagne électorale. Delphine Batho y était plutôt opposée lorsqu’elle était encore ministre. Son successeur Philippe Martin ne s’est pas prononcé sur le sujet. En février 2013, la préfecture autorise l’exploitation du méga-site, mais le plafonne à 500 vaches car il manque au porteur du projet 1 500 hectares de terre pour épandre tout le lisier de ses bêtes.

Sauf que c’est bien une installation pouvant accueillir 1 000 bovins qui est en cours de construction, conformément à son permis de construire, attribué en mars dernier. En réalité, le groupe Ramery ne cache pas être en capacité d’utiliser 3 000 hectares, soit la quantité nécessaire pour atteindre le cap des 1 000 vaches. « Et s’il le faut, on en a 5 000 au vu des engagements des agriculteurs. » Soit, de quoi rassembler 1 700 bêtes. « L’objectif est toujours de monter une ferme de 1 000 vaches », confirme Michel Welter. Il fixe le point d’équilibre économique de sa future exploitation entre 800 et 850 laitières. « Nous avons longtemps parlé du projet des 999 vaches, comme il existe des jeans à 9,99 euros », ajoute-t-il, provocateur.

Plusieurs recours juridiques ont été déposés contre le permis de construire et l’autorisation d’exploitation. Petite affaire dans l’affaire : Éric Mouton, le maire de Buigny-Saint-Maclou (540 habitants), qui accueille la ferme, est aussi l’architecte qui en a conçu et dessiné les plans. Conflit d’intérêts ? « Je ne suis pas juge et partie, je n’ai pas participé au vote municipal », assure-t-il à Mediapart. Ce contrat lui a rapporté la somme rondelette de 30 à 40 000 euros, alors qu’il ne possède pas d’expertise particulière en bâtiment d’élevage d’animaux. Ramery n'a pas lésiné sur le lobbying pour convaincre la puissance publique. En 2011, le groupe a convié une quarantaine d’élus (maires et conseillers généraux) et responsables, dont le sous-préfet, à visiter une ferme de 800 vaches dotée d’un méthaniseur en Allemagne.

 

Manifestation contre la ferme des mille vaches à Amiens, 23 juin 2013 (Novissen).Manifestation contre la ferme des mille vaches à Amiens, 23 juin 2013 (Novissen).

Le monde rural n’est pas que le théâtre de faillites financières, de désertion agricole et de désespoir paysan. Il est aussi la cible d’investissements lucratifs, portés par de nouveaux acteurs attirés par les promesses de retombées financières de l’agrobusiness. « Ce projet élimine les paysans et détruit l'agriculture : ce n'est plus de l'agriculture mais de l'exploitation industrielle du vivant, au détriment de l'environnement, de la biodiversité, et du bien-être animal », dénonce Pierre-Alain Prévost, coordinateur de la campagne Envie de paysans, pour la Confédération paysanne.

Une forme d’accaparement des terres, comme on en voit dans les pays pauvres. « Ramery est en train de concentrer tout l’élevage du département : faire dans la Somme ce qui s’est fait en Bretagne avec les porcs », s’inquiète Michel Kfoury, de Novissen. Mais pour Michel Welter, en charge du projet, rien ne sert de pleurer sur un monde paysan révolu : « Aujourd’hui, la moitié du lait UHT vient d’Allemagne car il est moins cher. On est dans un marché européen. Si nous ne faisons pas tout pour abaisser les coûts de production, d’autres le feront. »

Entre 1990 et aujourd’hui, « le prix du lait n’a pas bougé alors que celui du fioul a été multiplié par 4,5, la main-d’œuvre par deux et que la ferraille a aussi augmenté », a-t-il calculé. Selon lui, le coût moyen de la production laitière en France se situe autour de 392 euros par mètre cube. Il se vend entre 330 et 340 euros. C’est intenable. « Si je pouvais gagner 1 500 euros net avec 30 vaches laitières en travaillant 70 heures par semaine, je serais peut-être plus heureux. Mais ça n’est plus possible. Mes parents élevaient 25 vaches et ont pu élever trois enfants. Avec 25, je ne pourrais pas payer les études de mes trois filles. Les producteurs laitiers sont en voie de disparition. C’est un métier de chien. » Entre 2000 et 2010, plus du tiers des élevages laitiers ont disparu en Picardie.

« Un groupe de mille vaches, c’est fondamentalement différent, considère François Magnier, de la FDSEA. Quand vous en avez 70, vous les connaissez toutes. Si l’une tousse, vous le voyez. Vous faites la traite, les soins, tous les métiers sont en vous. On ne peut pas être seul avec mille vaches, ce n’est pas la même attention humaine. » De son côté, le maire de Buigny-Saint-Maclou, l’architecte, tranche : « On est tous pour les pâquerettes, mais faut s’adapter, pas rester sur des modèles de l’ancien temps. »

Pour Pierre-Alain Prévost, de la Confédération paysanne, « deux modèles s’affrontent. Où trace-t-on la limite ? 1 000, 5 000, 20 000,  50 000 vaches ? ». Michel Welter rentre tout juste d’un voyage aux États-Unis, où il a visité une ferme de 25 000 vaches, Fair Oaks farm, dans l'Indiana. Encore éberlué et admiratif, il décrit cette salle dévolue au public de visiteurs pour qu’ils puissent assister en direct à la traite de l’énorme troupeau. Une véritable salle de spectacle.

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 15:25

 

reporterre.net

 

Hervé Kempf (Reporterre)

jeudi 12 septembre 2013

 

 

 

Dans la Somme, le projet de "Ferme des mille vaches" veut créer une usine animale à grands coups de subventions publiques. Polluant et destructeur des petites installations paysannes, le chantier a été investi dans la nuit de mercredi à jeudi par des membres de la Confédération paysanne. Jeudi matin, le siège social de l’entreprise Ramery a été occupé par des manifestants.


On pensait les actions spectaculaires contre les plus grands pollueurs une spécialité de Greenpeace. Eh bien cette nuit, c’est la Confédération paysanne qui a réalisé un coup d’éclat pour tourner le projecteur vers ce qui est sans doute le projet agro-industriel le plus choquant du moment : le chantier de construction de la « Ferme des mille vaches », à cheval sur deux communes, Buigny-Saint- Maclou et Drucat-le-Plessiel, dans la Somme, près d’Abbeville. Une vingtaine de membres du syndicat paysan l’ont investi, pour y peindre 250 mètres de long le slogan « Non aux mille vaches », et pour y démonter des pièces des bulldozers autres engins de travaux publics : dégonflage de pneus et démontage de vérins.


Le site vu du ciel, après peinture du slogan (lettres rouges)

Des pneus d’engins de chantier ont été dégonflés, des capots relevés, des trappes à carburant ouvertes, a indiqué la gendarmerie de la Somme citée par l’Agence France Presse.

Joint au téléphone, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, explique à Reporterre : « Ce projet est incompatible avec la politique que prétend mener le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll : agro-écologie, agriculture à taille humaine, multifonctionnalité. Comme il n’a pas stoppé ce projet, comme l’Etat ne prend pas ses responsabilités, nous avons pris les nôtres. Nous avons agi à visage découvert, afin que l’on arrête ce projet et que l’on en discute ».

"Il semble bien qu’on se moque de nous..."

Dans un communiqué publié dans la matinée, la Confédération paysanne précise : "Ce projet ne peut se faire qu’avec l’appui des autorités. La signature du préfet sur le permis d’exploiter, c’est la signature de l’Etat. L’Etat qui accepte donc que des milliers d’hectares de terres agricoles ne servent qu’à enrichir qu’un seul homme alors tant de futurs paysans cherchent à s’installer. L’Etat qui regarde faire sans réagir celui qui veut brader son lait, et qui regardera crever ceux qui en vivent. L’Etat et ses grands discours sur l’agroécologie, sur le développement rural, qui fait l’autruche quand il faut prendre ses responsabilités. En cette période de négociations sur la Politique agricole commune, et bientôt sur la Loi d’avenir agricole, il semble bien qu’on se moque de nous..."


Laurent Pinatel

Une manifestation s’est ensuite déroulé jeudi matin à Erquinghem, siège du groupe Ramery. Environ 300 personnes sont entrées dans le hall du siège social, situé près de Lille, rapporte l’AFP. Les militants étaient accompagnés de deux veaux et ont brandi une grande bâche proclamant "Non aux 1000 vaches". Une dizaine de gendarmes étaient présents mais ils sont restés à l’écart.

Rappelons l’histoire. On apprend à l’été 2011 qu’une grande entreprise du Nord Pas-de-Calais, le groupe Ramery, veut installer la plus grande ferme-usine de France : un élevage laitier géant, associé à un méthaniseur de puissance industrielle. Le projet soulève rapidement une opposition croissante autour de l’association Novissen (acronyme de « NOs VIllages Se Soucient de leur Environnement », prononcez « nos vies saines »).

Quel est le projet ? Rassembler dans un bâtiment de plus de deux cent mètres de long mille vaches (qui ne verraient jamais la lumière du jour et ne connaitraient jamais le goût de l’herbe des prés). Elles produiraient du lait à un prix cassé, et leur déjections iraient servir de carburant dans un énorme méthaniseur le transformant en gaz. L’excès de lisier serait répandu sur près de trois mille hectares de terres alentour.

La ténacité de Novissen a permis de gagner un point : ramener l’autorisation admistrative de mille vaches à cinq cents. De plus, le maire et le conseil municipal de Drucat, sur lequel serait installé le méthaniseur, sont opposés au projet. Mais la machine avance continument, et le chantier se prépare. Le maire de Buigy, Éric Mouton, est architecte et constructeur de l’étable, qui s’étendrait sur 234 m de long. Le permis de construire a été accordé le 7 mars dernier.


Le site en juillet 2013

Opacité

Connaitre les détails de ce dossier étrange est difficile. En effet, la transparence s’arrête aux portes de ce projet qui se présente comme agricole et écologique pour transformer les subventions et aides publiques en profits sonnants et trébuchants. Voici ainsi ce qu’écrivait en avril la préfecture au Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE) :

« La réglementation propre aux activités d’élevage relevant des installations classées n’impose pas la mise à disposition du public des informations à caractère économique relevant des mesures spécifiques de renforcement de la transparence des entreprises. (...) Aussi, les éléments qui ne sont pas utiles à la bonne compréhension du public ou encore susceptibles de porter préjudice à l’exploitant (divulgation d’informations pouvant être utilisées par la concurrence) peuvent être disjoints du dossier de demande d’autorisation d’exploiter » (lettre du secrétaire général de la préfecture de la Somme au président du MNLE, 10 avril 2013).

Cependant, les investigations de Novissen, de la Confédération paysanne et de leurs avocats ont permis de démonter le système mis en place pour faire de la Ferme des mille vaches une bonne opération financière.

Elle sera exploitée par la Société civile d’exploitation agricole Côte de la Justice SCEA. Le gérant en est Michel Ramery. Celui-ci dirige le Groupe Ramery.


Siège du Groupe Ramery

Un groupe prospère : Michel Ramery est la 349e fortune de France, selon le classement du magazine Challenges.


Michel Ramery

Les activités du groupe Ramery ont plusieurs volets : travaux publics, bâtiment, et environnement. L’entreprise, qui pèse plus de 500 millions d’euros de chiffres d’affaires, s’est développé régulièirement depuis plusieurs décennies. Un de ses talents est sa capacité à remporter les marchés publics de la région.

Elle a par ailleurs été évoquée dans l’affaire du financement occulte autour de la maire de Hénin-Beaumon et du financement du parti socialiste, comme l’ont rapporté les journalistes Benoit Colombat et David Serveray : « ...Aidée par la justice du grand-duché, la juge a même trouvé sur un des comptes de Guy Mollet un chèque de 210 000 euros. Il est daté du 31 août 2007 et signé par l’entreprise de bâtiment Ramery. Avec ses 2 700 salariés, Ramery est un poids lourd du BTP dans la région. Le groupe s’articule en trois pôles, travaux publics, bâtiment et environnement, tous susceptibles de travailler avec les collectivités locales ou la mairie d’Hénin- Beaumont. Une piste que les enquêteurs n’ont pas creusée, afin de “boucler leur dossier dans les meilleurs délais”, précise le parquet de Béthune » (Article de Benoit Colombat et David Servenay).

Vaches enfermées, paysans disparus

Le montage économique derrière le projet de la Ferme des mille vaches est talentueux. Son promoteur a besoin de terres pour cultiver les céréales nourrissant les vaches et épandre le lisier en excès. Il s’associe, contre finances, avec des exploitants des alentours : sont constituées des SCEA dans lesquelles on peut transférer les "droits à produire" du lait détenus par ces exploitants. Les "droits à produire" ont mis en place par la politique agricole commune, qui a posé des quotas laitiers aux exploitants (ce système de quotas devrait disparaitre en 2015). La Ferme des mille vaches disposera ainsi du droit de produire beaucoup de lait. Pour l’instant, des agriculteurs exploitant plus de mille hectares sont ainsi associés à Michel Ramery, qui vise rassembler trois mille hectares.

Ce système, explique la Confédération paysanne, fait pression sur les terres alentour : les perspectives financières offertes par Ramery gèle le marché foncier et empêche les installations de jeunes agriculteurs.

Les autres motifs de s’opposer à la Ferme de mille vaches sont nombreux :

- le lait produit est annoncé à 270 € la tonne, alors que le prix actuel est de l’ordre de 350 € et que les exploitants laitiers sont dans une situation très difficile. Ce nouveau prix accroîtrait encore la pression économique et ferait disparaitre de nombreuses exploitations qui ne pourront pas résister à cette concurrence ;

- l’effet négatif sur l’emploi sera négatif : une dizaine seulement seront créés pour gérer les animaux et la traite du lait, alors que les exploitations agricoles que le projet fera disparaitre comptent plus de quarante emplois ;

- le digestat liquide répandu sur les champs alentour pourrait être entrainé vers la mer par le ruissellement, et atteindre notamment la Baie de Somme, un espace naturel encore indemne et qui abrite la belle réserve de Marquenterre ;

- le bien-être des vaches sera un voeu pieux. Pour éviter les épidémies dans un troupeau aussi concentré, il faudra user largement d’antibiotiques et d’autres médicaments. Et à trois traites par jour, les animaux ne feront pas de vieux ans, étant transformés dès leur quatrième année en steack hachés.

Tout le projet est d’autant plus discutable que son rentabilité dépend largement d’aides publiques :

- prix subventionné du rachat du biogaz produit par le méthaniseur ;
- aides à l’investissement de construction du méthaniseur ;
- primes agricoles dans le cadre de la PAC ;
- attribution de marchés publics de collecte des déchets verts.

De son côté, le groupe Ramery a publié un communiqué, envoyé par courriel, et dont voici le texte :

« Michel Ramery, issu du milieu agricole se sent concerné par l’optimisation de la compétitivité de la filière laitière.

Son objectif, avec ses 5 associés, n’est pas de construire une ferme usine mais un élevage laitier de grande taille. Toutes les conditions d’élevage sont comparables aux fermes de plus de 100 Vaches laitières déjà existantes en France, y compris leur propre exploitation, qui regroupe aujourd’hui 330 vaches laitières.

De plus le projet créera et maintiendra des emplois directs et indirects de la filière laitière dans une région où l’abandon des petites exploitations augmente chaque jour.

Un projet réfléchi et viable qui suit son cours.

Chaque étape administrative a été scrupuleusement respectée dans le cadre légal. En effet, le préfet de la Somme a donné son accord en juin dernier pour l’exploitation de 500 vaches et la méthanisation, prouvant ainsi que ce projet respecte en tout point la santé, la sécurité animale et humaine dans le respect de l’environnement.

Un projet ancré dans la problématique énergétique actuelle.

Il suit, en tout point, le plan de soutien EMAA (Energie Méthanisation Autonomie Azote) des Ministères de l’écologie, du développement durable, de l’énergie et de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt : dont l’objectif est de soutenir la filière de méthanisation agricole française.

Le but est de produire de l’énergie issue notamment, de la valorisation des lisiers mais également d’aboutir à la production de digestats normés qui remplaceront les engrais chimiques. »


Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Première mise en ligne à 8h45. Mises à jour à 9h30, à 10h53, et à 12h09. A 16h40 pour la photo de la peinture vue du ciel.

Photos :
- Peinture vue du ciel : Confédération paysanne sur Twitter
- Siège de Ramery à Eckinghem occupé : #1000vaches Twitter
- Laurent Pinatel : Wikipedia
- Vaches en concentration : Ca branle dans le manche
- Site en juillet 2013 : FR3 Picardie
- Michel Ramery : La Voix du Nord
- Siège du groupe Ramery : Ramery

Lire aussi : Un village picard résiste à l’usine à vaches

 

 


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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 15:02

 

 

 

Solidarité avec les leaders indigènes du TIPNIS

2. Video : El TIPNIS  se respeta http://www.youtube.com/watch?v=v_UKfvHE60E
3. Français: La COICA condamne la criminalisation du mouvement autochtone
4. English: Criminal Charges Against Indigenous Leaders, Revelations of Police Infiltration Reignite TIPNIS Conflict
5. Español: Dirigentes del TIPNIS pidieron asilo político



La COICA condamne la criminalisation du mouvement autochtone

La Coordination des Organisations Autochtones du Bassin Amazonien (COICA) vient de publier une lettre de soutien à des dirigeants autochtones des Basses Terres de Bolivie contre lesquels  l’Etat bolivien a lancé un mandat d’arrêt pour n’avoir pas répondu à une convocation de la justice suite à l’application de la justice autochtone à l’encontre d’un dirigeant paysan faisant la promotion du projet routier devant traverser le Territoire Autochtone et Parc National Isiboro Sécure (TIPNIS). Ce projet mobilise le mouvement autochtone des Basses Terres depuis plusieurs années et est à l’origine de la rupture de l’alliance politique entre les organisations autochtones du pays et le gouvernement d’Evo Morales.

La Confédération autochtone de Bolivie (CIDOB) a organisé deux marches, en 2011 et 2012, pour tenter de mettre fin au projet. La première fût violemment dispersée par la police dans la localité de Chaparina. Cette intervention avait suscité de nombreuses condamnations tant nationales qu’internationales.

Ce mandat d’arrêt génère un vaste mouvement de solidarité envers les trois dirigeants appréhendés par la justice d’Etat. Des organisations autochtones et des organisations citoyennes veillent sur les locaux dans lesquels se sont réfugiés les trois dirigeants et font barrage à toute intervention policière.

Ci-dessous, la lettre de la COICA :

Non à la répression de la CIDOB, de ses dirigeants et de leurs droits

En tant que coordination articulant des confédérations nationales autochtones d’Amazonie de 9 pays sud-américains, la Coordination des Organisations Autochtones du Bassin Amazonien (COICA) condamne la répression politique et le mandat d’arrêt établi à l’encontre des dirigeants amazoniens Adolfo Chávez (président de la CIDOB), Pedro Nuny (Ex vice-président de la CIDOB) et Fernando Vargas (président de la Sous Centrale TIPNIS).

La répression à l’égard du mouvement autochtone amazonien se poursuit. Celle-ci a commencé avec l’imposition d’un projet de route ne bénéficiant qu’aux seuls producteurs de feuilles de coca et destructrice d’un million d’hectares de forêt. Elle s’est poursuivie avec la répression de Chaparina (marche autochtone de 2011 contre le projet de route devant traverser le TIPNIS), puis par la tentative gouvernementale de diviser la CIDOB, l’occupation depuis 2012 de ses locaux par un groupe autochtone de la CIDOB proche du gouvernement, par des actes d’intimidation auprès d’organisations ou de personnes soutenant la CIDOB. Le prétexte donnant lieu à ce mandat d’arrêt est l’application

Le prétexte cette fois est d’appliquer de manière indue la "justice ordinaire" à un cas de « justice communautaire » : le 20 juin, les autorités traditionnelles du TIPNIS (corregidores) réunis en cabildo ont appliqué la justice communautaire inscrite dans la Constitution (paragraphe I, article 190 : « Les peuples autochtones exerceront leurs fonctions juridictionnelles et leurs compétences à travers leurs autorités et appliqueront leurs principes, leurs valeurs culturelles, leurs normes et leurs procédures propres ») et dans la Loi 073 de « Délimitation juridictionnelle. Ces autorités ont jugé le producteur de feuilles de coca Gumercindo Pradel,  opérateur du Movimiento al Socialismo (MAS) et du gouvernement pour avoir négocié des parcelles individuelles dans l’expectative de la route comme il l’avait fait préalablement dans une autre zone du TIPNIS. Le Cabildo l’a sanctionné par quelques coups de fouet et un acte d’engagement à ne plus revenir dans le TIPNIS pour agir contre les organisations autochtones locales. L’accusation de « tentative d’homicide »  présentée par Pradel constitue une fausse accusation. Et le châtiment qui fût le sien n’est rien si on le compare au massacre (sic) de Chaparina de dizaines de femmes, d’hommes, d’enfants, d’adultes frappés, blessés, gazés et humiliés durant la répression de la 9ème marche de la CIDOB en défense du TIPNIS.

Les principes légaux qui octroient une égalité hiérarchique entre la justice autochtone et la justice ordinaire sont violés. Alors que le cas Chaparina reste impuni depuis deux ans, dans le cas Pradel, les mandats d’arrêt à l’encontre des dirigeants de la CIDOB ont été émis en 7 jours.  L’Ombudsman lui-même a signalé l’intromission politique et le non-respect de la justice autochtone et que le Tribunal Constitutionnel était la seule entité compétente étant en mesure d’examiner éventuellement le cas Pradel pour déterminer si ce dernier relevait de la justice autochtone ou de la justice ordinaire.

Nous travaillons actuellement à l’organisation d’une mission diplomatique autochtone internationale cherchant le dialogue avec le Président Evo Morales pour que cesse l’injuste persécution de la CIDOB. Nous invitons Mirna Cunnigam, la Présidente du Forum Permanent des Peuples Autochtones à l’ONU ; Gerardo Jumi, le Coordinateur général de la Coordination Andine des Organisations Andines (CAOI) ; Humberto Cholango, Président de la Confédération Nationale Autochtone d’Equateur (CONAIE) ; Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix et d’autres personnalités internationales à se joindre à cette mission.

Nous demandons le dialogue, la pacification et une solution politique parce que cette répression est inutile. La CIDOB résistera. La solidarité avec le TIPNIS ne va cesser de croître tout comme le rejet mondial face au refus d’engager un processus de décolonialité de l’État et de Plurinationalité inscrites dans une longue histoire des luttes autochtones et populaire en Bolivie.

Pour la Défense du TIPNIS, de l’Amazonie, de la justice autochtone et de la Constitution Plurinationale de Bolivie !

Le Conseil directeur de la COICA, le 25-07-2013

http://sogip.wordpress.com/2013/07/27/bolivie-la-coica-condamne-la-criminalisation-du-mouvement-autochtone

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 14:40

 

zad.nadir.org

 

Venez soutenir la réoccupation de la forêt de Hambach !

jeudi 12 septembre 2013, par zadist

 

 


Depuis le 1er septembre, des activistes occupent à nouveau une partie de la forêt de Hambach. Située à mi-chemin entre Aix-la-Chapelle et Cologne, cette forêt, qui faisait à l’origine 5500 hectares, a été en grande partie détruite par l’extension de la mine de charbon (lignite) à ciel ouvert Hambach I. Si rien n’est fait pour stopper les plans de RWE [conglomérat producteur et distributeur d’énergie], les 1000 hectares restants seront à leur tour engloutis par la mine. RWE déploie tous ses efforts, avec la complicité des institutions publiques, pour faire accepter à la population l’exploitation du lignite, les centrales à charbon et les conséquences néfastes qui en découlent pour la biodiversité, la santé et le climat. Pourtant, les habitant-e-s ne sont pas dupes. À chaque action policière - que ce soit une expulsion, l’arrestation de militant-e-s, les contrôles d’identité incessants ou la perturbation du camp climat – la colère s’étend. Cela fait longtemps que la résistance locale s’organise de diverses manières. En 2012, une partie de la forêt avait été occupée par des activistes pendant 8 mois. Suite à leur expulsion, les activistes se sont installé-e-s sur une prairie en lisière de forêt, terre agricole également menacée par la mine. Cette année, la tenue du camp climat et du camp Reclaim The Fields, à quelques kilomètres de là, a donné une nouvelle impulsion à la lutte et a permis de relancer l’occupation des arbres. Voici une vidéo de la réoccupation : http://vimeo.com/74042113 Notre mouvement va au-delà de la résistance contre RWE, les mines de lignite et les centrales à charbon. Il ne s’agit pas seulement de protéger les arbres et les écosystèmes, il s’agit en même temps de rejeter les logiques de croissance capitaliste qui font passer la destruction de milliers d’hectares de forêt pour une « action rationnelle ». La réoccupation de la forêt de Hambach vise également à créer un lieu de ralliement pour les opposant-e-s au projet, un lieu d’échange et de rencontre en dehors de l’économie capitaliste, un lieu où faire fructifier les idées et les solidarités... un lieu où la résistance est fertile ! Rejoignez-nous dans la forêt de Hambach et soutenez la réoccupation !

Pour nous contacter ou nous rejoindre, pour faire un don ou suivre nos actualités, rendez-vous sur notre blog (en allemand et en anglais) : http://hambachforest.blogsport.de

Derniers évènements : Ce lundi 9 septembre, profitant de la fin du camp RTF, une quarantaine de policier-e-s se sont rendu-e-s sur les lieux de l’occupation. Ils et elles ont détruit la belle cuisine sur pilotis, confisqué du matériel et des outils et décroché une plateforme inoccupée. Dès leur départ, les travaux d’aménagement de notre lieu de vie ont repris de plus belle et de nouvelles plateformes ont été construites. Une intervention policière massive imminente est à craindre. Pour éviter une expulsion, nous avons besoin d’un maximum de monde sur place, au sol ou dans les arbres. Venez en masse nous soutenir !

 

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 16:35

 

 

 

LE MONDE

11.09.2013 à 10h39 • Mis à jour le 11.09.2013 à 13h30 | Pascale Santi
 
 

Il existe bel et bien un risque sanitaire associé à une exposition des travailleurs au bitume. Telle est la conclusion de l'expertise de 290 pages de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), rendue publique mercredi 11 septembre.

L'agence a été saisie le 19 novembre 2008 par la Fédération nationale des salariés de la construction (FNSC-CGT) "afin de synthétiser les études sur ces produits et d'évaluer les risques pour l'homme". La fédération était en effet inquiète des pathologies et des décès qui frappaient ses adhérents. Les industriels ont de leur côté toujours minimisé le risque. "Le bitume n'est pas cancérogène", lit-on sur le site de l'Union des syndicats de l'industrie routière (Usirf.com).

Cet avis intervient alors que la société Eurovia, filiale de Vinci, a été reconnue coupable, le 13 novembre 2012, par la cour d'appel de Lyon, de "faute inexcusable" après la mort d'un ouvrier du bitume, des suites d'un cancer. Au total, le nombre de travailleurs exposés à ce produit varie entre 5 000 (d'après l'Usirf) et 85 000 (selon la FNSC-CGT).

Utilisés principalement pour les travaux de revêtement routier, les bitumes sont des résidus de raffinage de pétrole qui servent aussi à l'étanchéité des toitures. Les travailleurs sont surtout exposés au bitume par leurs émissions et, lorsqu'ils sont chauffés, par voie respiratoire, cutanée et orale. Il émane des chantiers une odeur corrosive très forte.

 

MÉLANGES TRÈS COMPLEXES

Le résultat de l'expertise est sans appel : les effets sanitaires du bitume sont indéniables. Sur les effets cancérogènes, le rapport de l'Anses se fonde sur les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), explique le professeur Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l'Anses. Le CIRC a ainsi classé l'exposition aux bitumes oxydés et à leurs émissions lors de la pose de produits d'étanchéité en catégorie 2A, c'est-à-dire cancérogène probable. Et l'exposition aux produits bitumineux et à leurs émissions à base de bitumes routiers a été classée en catégorie 2B, cancérogène possible.

Les études épidémiologiques ont également mis en évidence des effets aigus d'irritation oculaire et respiratoires (asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive). D'autres effets chroniques cardiovasculaires et immunotoxiques sont par ailleurs suspectés. Les effets sont plus flous sur les risques de cancer cutané. D'où la nécessité, pour l'agence, de mener des recherches plus avant dans ce domaine.

L'expertise indépendante de l'Anses ne nie pas la complexité du sujet. Mélanges très complexes, les bitumes comprennent plus de 10 000 composés chimiques. Il est donc "impossible de dresser une liste précise", explique le professeur Lasfargues. Pas simple de mesurer ces milliers de composants, dont certains sont toxiques, comme les hydcrocarbures aromatiques polycycliques, dont le benzo(a)pyrène, traceur historique du risque cancérigène, ou encore les composés organiques volatils, reconnus pour leurs effets sanitaires délétères. L'agence sanitaire a donc étudié le bitume dans sa globalité. 


 "RÉDUIRE LES EXPOSITIONS"

Pour l'Anses, pas de doute : "Le risque existe, il est donc nécessaire de le prévenir et de réduire les expositions", avance M. Lasfargues. Des mesures de prévention devraient selon l'Anses s'attacher à réduire l'émission des fumées, l'impact de la chaleur, l'exposition aux produits bitumeux en même temps qu'au rayonnement solaire. Il importe aussi, selon l'agence, de mieux organiser le travail pour réduire les temps et niveaux d'exposition, de mieux suivre les salariés exposés.

De plus, réduction des dépenses oblige, la majorité des travaux routiers concernent actuellement la rénovation et l'entretien du réseau existant, ce qui implique des opérations de recyclage et de rabotage des anciens revêtements routiers. Il est donc impératif, selon l'Anses, de surveiller de près les émissions potentiellement dangereuses pour les salariés (goudron, amiante...) lors de ces travaux.

Pascale Santi

 

10 % des salariés exposés à des produits dangereux

 

En 2010, 10 % des salariés, soit près de 2,2 millions de personnes, ont été exposés à au moins un produit chimique cancérogène dans la semaine écoulée, indique la dernière enquête Sumer (Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels), publiée mardi 10 septembre par le ministère du travail. Les cancérogènes les plus cités sont les gaz d'échappement au diesel, les huiles minérales entières, les poussières de bois et la silice cristalline. Vient ensuite, entre autres, le bitume. "Des mesures doivent être mises en place sur la prévention, l'organisation du travail, explique Laurent Orlich, responsable fédéral de la CGT chargé de la santé au travail. Des produits sont trop souvent utilisés sans avoir été évalués en termes d'impact sur la santé."

 

 


 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 16:27

 

 

lemonde.fr

LE MONDE | 11.09.2013 à 10h52 • Mis à jour le 11.09.2013 à 14h12 | Par Gilles van Kote

 


 
Dans les pays riches, c'est le gaspillage alimentaire, au stade de la préparation, de la distribution ou de la consommation, qui domine.

Les pertes agricoles et alimentaires coûtent chaque année à la planète l'équivalent de trois fois le lac Léman en eau gaspillée et occupent inutilement un tiers de sa surface agricole. La production de ces denrées non consommées provoque autant d'émissions de gaz à effet de serre que les Etats-Unis ou la Chine en six mois.

Pour rien. Dans un rapport publié mercredi 11 septembre (format PDF), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) étudie les impacts environnementaux, jusqu'à présent peu connus, de cet immense gâchis. Environ 1,6 milliard de tonnes de produits alimentaires sont perdus chaque année dans le monde, soit un tiers de ce qui est produit.

"L'empreinte carbone de la nourriture produite mais jamais cons ommée est estimée à 3,3 milliards de tonnes de CO2", affirme le rapport, un chiffre qui représente à peu près la moitié des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis ou de la Chine. La production de ces denrées gaspille annuellement 250 km3 de ressources en eau et occupe 1,4 milliard d'hectares.

 

750 MILLIARDS DE DOLLARS EN COÛTS DIRECTS

Ce gâchis est évalué à 750 milliards de dollars (565 milliards d'euros) en coûts directs par la FAO, qui rappelle que la réduction des pertes agricoles et alimentaires pourrait largement contribuer à atteindre l'objectif d'augmentation de 60 % des denrées disponibles pour répondre aux besoins de la population mondiale en 2050. Selon la FAO, 54 % des pertes sont enregistrées dans les phases de production, de récoltes et de stockage. Le reste relève du gaspillage alimentaire au sens propre, au stade de la préparation, de la distribution ou de la consommation. Dans les pays riches, c'est ce dernier type de pertes qui domine.

Les experts ont cherché à déterminer quels étaient les régions du monde et les produits agricoles responsables des plus importants impacts environnementaux liés aux pertes alimentaires. "Les pertes de céréales en Asie apparaissent comme un point chaud environnemental significatif", tant pour leur bilan carbone que pour leur consommation en eau et leur utilisation de terres arables, conclut le rapport. Cela est dû notamment aux importants volumes de production en Asie du Sud et de l'Est, ainsi qu'au poids de la riziculture, qui émet de fortes quantités de méthane. Les pays riches et l'Amérique latine sont à l'origine de 80 % des pertes en viande, qui "ont un impact élevé en termes d'occupation des sols et d'empreinte carbone", poursuivent les auteurs. Les pertes de fruits en Asie, en Amérique latine et en Europe comptent parmi les principaux responsables du gaspillage de l'eau.

Pour remédier à cette situation, la FAO préconise l'amélioration des pratiques agricoles ainsi que des infrastructures de stockage et de transport dans les pays en développement. Elle estime que les pays riches ont "une responsabilité majeure en matière de gaspillage alimentaire en raison de leurs modes de production et de consommation non durables".

Gilles van Kote
Journaliste au Monde

 

 


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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 16:01

 

 

lavoixdunord.fr

 

Publié le 11/09/2013

Par La Voix du Nord

 

 

A 7 heures ce mercredi matin, les forces policières étaient sur place, dans le camp de Roms de Lille-Sud. Trente caravanes ont été déplacées en dehors du terrain occupé illégalement.

A 7 heures ce mercredi matin, la police avait cerné le camp de Roms de Lille-Sud, rue de Carvin.

 

 

Les personnes encore présentes sur les lieux ne semblaient pas surprises de la venue des forces de police. L’information était déjà connue dès hier soir, et de nombreuses caravanes ont déjà quitté les lieux. Une cinquantaine de familles se sont d’ailleurs déjà réfugiées sur un terrain privé entre Croix et Wasquehal.

L’intervention policière se fait sans aucune velléité de résistance de la part des habitants. « L’opération s’est déroulée dans le calme », d’après le communiqué publié par la préfecture du Nord. Cette opération « fait suite à deux précédentes réductions, l’une survenue le 25 juillet dernier et l’autre le 6 septembre . »

Trente caravanes ont été déplacées hors du terrain, « conformément à l’ordonnance d’expulsion prise par le juge. »

L’opération « vise à permettre l'installation prochaine, en toute sécurité, de la base travaux devant servir au futur chantier Lillenium. »

Une évacuation pour octobre

Le camp de Lille-Sud devrait être totalement évacué pour le mois d’octobre, afin de « permettre l’installation d’une entreprise », selon la préfecture. Il a déjà été fortement réduit par rapport à sa taille d’origine : de huit hectares, il était passé à trois hectares cet été, et ne s’étendait plus que sur un hectare et demi vendredi dernier, après une énième opération de la police pour réduire l’espace. A l’issue de l’opération de ce mercredi matin, la surface occupée illicitement ne représentait plus qu’un dixième du terrain.

 


 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 15:51

 

blogs.mediapart.fr

 

Gaz de schiste : le gouvernement multiplie les incohérences !

 

 

François Hollande avait promis qu'il n'y aurait pas « pas d'exploration de gaz de schiste en France ». Pourtant le gouvernement délivre de nouveaux permis, en prolonge des anciens, encourage Total et bloque la transition. Face à cette incohérence, imposons nos solutions alternatives.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le gouvernement français vient de délivrer deux nouveaux permis de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux en Alsace1 et Lorraine2. La délivrance de ces nouveaux permis marque clairement la reprise de l'instruction des demandes d'octroi, de prolongation ou de mutation de permis d’hydrocarbures, comme l'avait promis Arnaud Montebourg le 9 juillet dernier à la fin de son audition par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée Nationale. Le ministre évoquait plusieurs dizaines de permis concernés. Alors que la réforme du code minier n'a toujours pas été présentée au Parlement et que le Conseil Constitutionnel pourrait prochainement retoquer la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, ces annonces sonnent comme de nouveaux gages délivrés aux industriels.

Les incohérences gouvernementales se multiplient. Ainsi le permis Bleue Lorraine Sud, expiré depuis presque deux ans3 et clairement identifié4 comme un permis de recherche d'hydrocarbures non conventionnels nécessitant l'utilisation de la fracturation hydraulique, est toujours mentionné sur le site du ministère et pourrait bien être prolongé officiellement dans les semaines à venir. D'autres permis se trouvent dans la même situation (Soufflenheim, etc.). Des incohérences qui ont amené les collectifs contre les gaz et pétrole de schiste à exiger du gouvernement et de son ministre de l'Ecologie de « trouver au plus tôt des réponses juridiques stables et pérennes visant à rejeter définitivement ces demandes pendantes depuis plusieurs années » et de « ne signer aucun arrêté » concernant les permis existants ou en demande. Lettre que l'annonce des deux nouveaux permis vient fouler aux pieds. Une cyberaction est en cours.

Par ailleurs, plutôt que d'agir pour stopper les explorations de nouvelles énergies fossiles et de laisser la mjorité des réserves d'énergies fossiles dans le sol comme le nécessite une véritable transition énergétique, le gouvernement encourage le développement de l'exploitation de nouvelles énergies fossiles comme les gaz de couche. Selon la coordination nationale des collectifs citoyens, « contrairement aux gaz de mine, dont l’extraction consiste à récupérer le méthane circulant dans les galeries des anciennes mines de charbon, le gaz de couche requiert, pour son exploitation, les mêmes techniques extrêmes que les gaz et pétrole de schiste » afin que ce soit rentable. Cible de plusieurs permis délivrés par l'Etat, notamment les permis Sud-Midi, Valenciennois et Nord-Cambrai dans le Nord-Pas-de-Calais, le gaz de couche est subventionné par le Conseil Régional de Lorraine et par la CSPE (Contribution au Service Public de l’Électricité) qui est prélevée sur les factures des usagers et censée être consacrée aux énergies renouvelables ! Une pétition d'alerte citoyenne est en ligne.

Les entreprises de prospection pétrolière et gazière utilisent ces incohérences et flottements gouvernementaux pour renforcer leurs positions et noyer le poisson. Ainsi, dans le bassin d'Alès, Mouvoil souhaite réaliser des travaux d’exploration géosismique dans la région alors qu'elle prospecte des hydrocarbures de roche-mère, notamment des huiles lourdes. L'entreprise se défend de vouloir utiliser la fracturation hydraulique alors que l'usage d'une grande quantité d'eau sous pression est absolument nécessaire pour exploiter de tels hydrocarbures comme le démontre cet excellent rapport scientifique.

A Jouarre en Seine-et-Marne, c'est Hess Oil, détentrice d'un permis d'exploration qui vient d'entreprendre des forages malgré l'opposition des riverains et les multiples mobilisations citoyennes. Au Nord-Est du Béarn, sur sa concession de Vic-Bilh, Vermilion vient d’achever une campagne sismique d’exploration du sous-sol, y compris au delà des 3000 mètres de profondeur où l'on trouve les roches-mères et les hydrocarbures de schiste. Pour ce leader de l'exploitation pétrolière dans l'hexagone, qui reconnaît avoir « effectivement recouru dix-sept fois » à la fracturation hydraulique en France, « dont quinze pour optimiser les rendements des gisements conventionnels », il n'y a là rien que de très normal.

Même s'il ne semble pas que la fracturation hydraulique ait été utilisée sur le territoire hexagonal depuis la loi du 13 juillet 2011, l'engagement de François Hollande prononcé lors de son allocution du 14 juillet 2013 selon lequel « il n'y aurait pas d'exploration de gaz de schiste en France » est bafoué. Les entreprises prospectent et se positionnent sur des permis en cours de validité ou des demandes de permis. Et nos champions de l'énergie, tels que GDF-Suez et Total utilisent largement les instruments de la diplomatie française pour se positionner à l'étranger. Alors que GDF Suez prévoit d'exporter du gaz de schiste provenant des Etats-Unis sans que cela n'émeuve personne, Total a pu se positionner en Argentine, aux Etats-Unis ou en Chine, sans être inquiété. Comme si le gaz de schiste exploité dans ces pays par une multinationale siégeant en France pouvait être moins problématique qu'une exploitation en France. Au point que les investisseurs français, parmi lesquels Total et la peu connue mais très puissante5 multinationale Vallourec, seraient les troisièmes investisseurs dans le gaz de schiste américain.


A ces incohérences gouvernementales-là s'ajoute une longue liste de décisions allant à l'encontre de toute transition énergétique. Ainsi, des fonds publics français financent toujours les énergies fossiles leur développement, Total ne paie toujours pas suffisamment d'impôts en France, la taxe poids lourds a été une nouvelle fois repoussée, le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes n'est toujours pas abandonné, le gouvernement s'oriente vers une fiscalité écologique au rabais injuste et inefficace, les objectifs de réduction d'émission de gaz à effets de serre en France et en Europe sont largement insuffisants, le gouvernement promeut un accord UE - Etats-Unis foncièrement contraire à une véritable transition écologique, etc... Il est donc grand temps d'imposer d'autres politiques publiques et de mettre en œuvre les solutions et expériences alternatives expérimentées dans de nombreux territoires afin de changer de paradigme.

C'est la raison pour laquelle plus de 50 organisations de la société civile, dont Attac France, appellent à rejoindre Alternatiba, village des alternatives qui va réunir plus de 10 000 personnes les 5 et 6 octobre prochains à Bayonne (Pays Basque). Cette excellente initiative, lancée par Bizi !, « mettra en lumière les alternatives et solutions des peuples, ancrées sur les territoires et visant à transformer le système pour faire face au changement climatique et à la crise énergétique ». Le gouvernement et l'ensemble des partis politiques devraient s'en inspirer pour abandonner les incertitudes, incohérences et contradictions actuelles. Pour « changer le système, pas le climat » !

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

Prochaines Echéances :

Alternatiba – 5 et 6 octobre à Bayonne

- le programme détaillé des conférences ;

- le dossier de presse ;

- le dépliant ;

- l'appel à bénévoles ;

- les différentes affiches et des photos ;

- une vidéo de Geneviève Azam.

 

Journée internationale de mobilisation contre la fracturation hydraulique et l'extractivisme : 19 Octobre, dans plusieurs villes en France

 

1Les entreprises Bluebach Ressources et Geopetrol ont obtenu un permis de 4 ans couvrant une zone de 328 km2 dans le secteur de Seebach.

2L'entreprise Terre a obtenu un permis de 3 ans et couvre une surface de 20 km2 dans la zone de Forcelles (Meurthe-et-Moselle).

3Il a été octroyé pour 5 ans le 7 décembre 2006. La demande de prolongation a été reçue le 5 août 2011. Elle devrait être rejetée puisqu'au-delà d'un délai de 15 mois, le silence de l'administration vaut rejet implicite.

4Par le rapport parlementaire publié le 4 mai 2011.

5Pour expliquer son éviction du gouvernement, l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho cible clairement le lobbying des dirigeants de Vallourec.

 

Important : ce texte doit énormément aux suivi, décryptage et diffusion d'informations provenant des collectifs contre les gaz et pétrole de schiste, sans lesquels il n'aurait été possible de l'écrire. Un immense merci à elles et eux ! Mais bien-entendu, ce texte, ses imperfections et ses éventuelles erreurs n'engagent que son auteur.

 

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 15:26

 

marianne.net

 

Mercredi 11 Septembre 2013 à 14:43

 

Thibault Le Berre‏

                                                                                                                                                                                                                               La lutte continue pour les agriculteurs, les militants et les élus réunis contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Ils viennent d'ailleurs de créer un jeu de société pour faire connaître et récolter des soutiens en faveur de leur combat.

 

SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA
SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA
L'opposition au projet d’Aéroport du Grand Ouest n’est pas nouvelle mais elle ne cesse de se renouveller. Après de nombreuses manifestations ces derniers mois, parfois violemment réprimées, les opposants créent un jeu de société : Zone à Défendre. Un nom inspiré par l'appellation qui sert à les désigner, eux, les  « ZADistes » qui ont transformé la zone initiale d'aménagement de l'aéroport en terrain à protéger. 

Inventé pour faire connaître leur lutte, « financer les procès et les occupations des terres menacées, et encourager au passage l’émergence de nouvelles ZAD contre d’autres projets inutiles et néfastes », le jeu « est réalisé bénévolement et tous les bénéfices seront intégralement reversés au “comité de soutien aux inculpés anti-aéroport” ou à d’autres ZAD moins médiatisées comme Avignon, Décines, Morvan, Nice…» précisent les créateurs sur leur blog. Un appel à financement est par ailleurs lancé afin de permettre l'élaboration du jeu de plateau, dont l'impression est prévue début décembre. 

Chacun pourra alors incarner un ou une « ZADiste » pour défendre des terres agricoles contre « Le Système ». Manière ludique de s’immerger à moindre frais parmi les militants ; la boue, les coups, le froid, la fatigue et la peur en moins. 1 à 5 joueurs pourra récolter des plantes et des fruits, jeter des œufs, faire du harcèlement verbal auprès des forces de police, organiser des sitting ou une chaîne humaine pour remonter le moral des autres « ZADistes » ou encore empêcher les travaux lancés par « Le Système » à l’aide de « cartes de compétences ». Les créateurs espèrent le commercialiser dans des boutiques de jeu, en ayant ainsi paradoxalement recours au « système ». Plus original, le jeu sera aussi disponible sur Internet à prix libre (fixé au minimum au coût de revient).

La mobilisation continue donc et ce depuis plusieurs décennies. La lutte a cependant pris une autre ampleur à partir des années 2000 lorsque l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa ) est créée. En 2012, les manifestations, qui trouvent écho dans les médias s'amplifient, rassemblant jusqu’à 30000 personnes. Un nouveau Larzac pour le gouvernement?
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