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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 21:26

 

Lemonde.fr

 11.09.2013 à 08h44 • Mis à jour le 11.09.2013 à 11h03

 

  Net recul de l'emploi salarié au deuxième trimestre

 

 

Entre juin 2012 et 2013, 50 000 postes ont été détruits dans l'industrie française.

 

L'emploi salarié a enregistré un net recul au deuxième trimestre. Quelque 34 600 postes ont disparu dans le secteur marchand, contre 4 700 au trimestre précédent, selon des données définitives publiées mercredi 11 septembre par l'Insee. L'emploi salarié accuse donc un recul de 0,2 %. La plus forte chute a eu lieu dans l'intérim, où la baisse de 5 % annule l'embellie obeservée au premier trimestre.

Dans l'industrie, l'emploi recule, accentuant le rythme des destructions observées au cours des précédents trimestres, souligne l'Insee. Sur un an, entre juin 2012 et 2013, ce sont près de 50 000 postes qui ont disparu dans ce secteur.

La construction n'est pas épargnée : sur la même période, 30 000 postes ont été supprimés dans ce domaine d'activité. Au total, entre juin 2012 et 2013, 139 900 emplois ont été rayés de la carte, soit une chute de près de 1 %. En 2012, 100 000 postes avait été détruits.

 

 

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 16:44

 

 

sciencesetavenir.nouvelobs.com

 

Le nouveau navire de Sea Shepherd, don des "Simpson"

 

Publié le 02-09-2013 à 16h30 - Mis à jour à 19h14
Olivier Lascar
Par 
Sciences et Avenir

Co-créateur de la fameuse série américaine, Sam Simon a financé l'achat du nouveau navire de l'ONG écologiste.

 

Le "Sam Simon" a été dévoilé en Australie le 31 août 2013. AFP/ William West/ AFP

Le "Sam Simon" a été dévoilé en Australie le 31 août 2013. AFP/ William West/ AFP

 

Sur le même sujet

 

DONATION. Le nouveau bateau de Sea Shepherd aurait pu s'appeler le "Homer"; ce sera le "Sam Simon". L'Américain est l'un des trois co-créateurs des "Simpsons" (avec Matt Groening et James L. Brooks). Atteint d'un cancer en phase terminale, le quinquagénaire a décidé de léguer une bonne part de son énorme fortune à des associations caritatives et de protection de l'environnement. 

L'argent de Simon a ainsi permis à l’ONG de défense de la nature Sea Shepherd, dirigée par le célèbre éco-activiste Paul Watson, de s'équiper de ce nouveau navire, désormais l'un des quatre a constituer la flotte de l'organisation. Le "Sam Simon" a été dévoilé à la presse le 31 août 2013 à Sydney, en Australie. C'est une deuxième vie pour ce bâtiment qui fut jadis employé par la pêcherie japonaise, dont les campagnes de chasses "scientifiques" (comprenez la pêche à la baleine) sont chaque année entravées par Sea Shepherd.

 


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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 16:29

 

mediapart.fr

 

Front national et ultras: les preuves d'une amitié

|  Par Marine Turchi

 

 

Le Front national se réunit ce week-end à Marseille pour son université d'été. À six mois des municipales, Marine Le Pen veut poursuivre son nettoyage de façade du parti et gommer son image d'extrême droite. Le FN n'aurait aucun rapport avec les JNR, le GUD, les révisionnistes, l'ultra droite et autres, affirme haut et fort sa présidente. Faux. Mediapart publie, photos à l'appui, les preuves contraires.

 

Comme avant chaque élection et après chaque débordement médiatisé d'un candidat frontiste, Marine Le Pen a demandé dans une note interne que ses candidats aux municipales « respectent la ligne politique du parti » et ne « se laissent pas aller à des délires personnels ou idéologiques ». À six mois des municipales, la présidente du FN veut poursuivre son nettoyage de façade du parti et gommer son image d'extrême droite. Mais cette stratégie se heurte à la porosité entre le Front national et les groupuscules de l'extrême droite la plus radicale.

Marine Le Pen a beau assurer que son parti n'a « aucun rapport avec ces groupes, qui expriment d'ailleurs régulièrement leur désapprobation à (son) égard », son vice-président, Florian Philippot, a beau répéter que « le FN n'a rien à voir avec ces personnalités radicales » et qu'il n'est « pas d'extrême droite », les faits sont têtus. De nombreuses photos et documents mettent à jour des liens existant de longue date entre le Front national et ces groupuscules. GUD, JNR, identitaires, néofascistes, etc. : encore aujourd’hui, la barrière est loin d'être étanche (lire notre Boîte noire).

1. Les liens avec les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR)

Cette porosité existe d'abord avec les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), le mouvement – dissout en juillet – de Serge Ayoub, l'ancien leader des skinheads parisiens, dont sont issus les agresseurs de Clément Méric. En juin, Marine Le Pen (qui n'a pas souhaité répondre à nos questions) avait martelé qu’elle « ne connai(ssait) pas précisément ce groupe ». Florian Philippot avait lui affirmé qu'il « ne savai(t) même pas que ça existait » et avait « appris leur existence dans la presse ». Pourtant, en juin 2008, la présidente du FN était présente au Local, le bar associatif d’Ayoub, lors de la première “100 % French Pride” organisée par le site d’extrême droite Fdesouche.com. En août 2010, elle dîne même avec « Batskin ».

 

Marine Le Pen au "Local" d'Ayoub, lors de la première "100 % French Pride" organisée par le site Fdesouche.com, en juin 2008. 
Marine Le Pen au "Local" d'Ayoub, lors de la première "100 % French Pride" organisée par le site Fdesouche.com, en juin 2008. © Peggy Colin / Rue89


En avril 2012, en pleine campagne présidentielle, le même Ayoub appelle dans une vidéo à « voter Marine », la seule « qui défend toujours la France et les Français ». Le 1er juin, pendant les législatives, il tracte avec ses militants sur le marché d'Hénin-Beaumont, à quelques pas de la candidate Marine Le Pen. Interrogée alors sur France 3, la présidente du FN avait affirmé n'avoir « jamais entendu parler » de ce parti solidariste et réfuté tout « lien » avec elle : « Ils sont venus défendre leur candidat » qui se présentait « dans une autre circonscription ». 

Mais selon Mathias Destal, le journaliste de Marianne présent, Serge Ayoub était lui « clairement venu pour faire campagne pour Marine Le Pen, avec des tracts qui concernaient bien la 11e circonscription (celle de Le Pen – Ndlr) », tout en profitant « du cirque médiatique pour se faire connaître ».

Plus important encore : ce jour-là, aux côtés d'Ayoub, on trouve Yohan Mutte (cercle violet), impliqué dans l'attaque du bar gay à Lille en avril 2013, Olivier Vivien (cercle rouge) et un certain Serge, surnommé « Sergueï » (cercle vert). Ces deux derniers sont aussi présents… au défilé du 1er Mai du FN, respectivement en 2012 et 2013.


Serge Ayoub (au 1er plan) tracte avec ses militants sur le marché d'Hénin-Beaumont, le 1er juin 2012, à 11h30. 
Serge Ayoub (au 1er plan) tracte avec ses militants sur le marché d'Hénin-Beaumont, le 1er juin 2012, à 11h30. © Mathias Destal / Marianne
Les militants de Serge Ayoub, le 1er juin 2012, sur le marché d'Hénin-Beaumont. En rouge, Olivier Vivien. En vert, Sergueï. 
Les militants de Serge Ayoub, le 1er juin 2012, sur le marché d'Hénin-Beaumont. En rouge, Olivier Vivien. En vert, Sergueï.© Mathias Destal / Marianne
Le même Sergueï au 1er-Mai du FN, en 2013. 
Le même Sergueï au 1er-Mai du FN, en 2013.© Capture d'écran Canal Plus


Car des passerelles existent aussi au sein du service d’ordre des événements du FN. Ainsi, Olivier Vivien (cercle rouge) et Daniel Mack (cercle jaune) jonglent entre leurs prestations d'agents de sécurité pour le Front national et leurs apparitions au sein des JNR :

Olivier Vivien (cercle rouge) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012. 
Olivier Vivien (cercle rouge) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012. © Reflexes


Deux semaines plus tard, le 13 mai 2012, les mêmes défilent en effet avec les JNR, à l'occasion du rassemblement traditionnel de l'extrême droite radicale, à Paris :

Olivier Vivien (cercle rouge) lui aussi avec les JNR, le 13 mai 2012. 
Olivier Vivien (cercle rouge) lui aussi avec les JNR, le 13 mai 2012.© Reflexes
Daniel Mack (cercle jaune) avec les JNR le 13 mai 2012. 
Daniel Mack (cercle jaune) avec les JNR le 13 mai 2012.© Reflexes


Les passerelles sont aussi visibles à l'occasion des élections. Ainsi, l'ancienne conseillère régionale frontiste Sylvie Langlois (exclue en 2008 du FN), était candidate aux législatives de 2012 sous les couleurs du Front populaire solidariste d'Ayoub (qui réunit plusieurs groupuscules régionaux), dans la 8e circonscription du Nord :

Sylvie Langlois candidate pour les législatives de 2012 sous les couleurs du parti de Serge Ayoub, avec qui elle pose à droite. 
Sylvie Langlois candidate pour les législatives de 2012 sous les couleurs du parti de Serge Ayoub, avec qui elle pose à droite.© Blog de Sylvie Langlois.


Cette porosité s’étend à d’autres figures du Rassemblement bleu Marine (RBM). Le 29 septembre 2011, Serge Ayoub accueille au Local Christian Bouchet, candidat frontiste aux cantonales de 2011 et aux législatives de 2012 en Loire-Atlantique, pour une conférence sur la Syrie.

 

L'affiche annonçant la venue de Christian Bouchet au Local en 2011 et son affiche de candidat FN aux législatives de 2012. 
L'affiche annonçant la venue de Christian Bouchet au Local en 2011 et son affiche de candidat FN aux législatives de 2012.


Bouchet ne lui est pas inconnu, il fut secrétaire général de Troisième Voie et signe dans son journal, Salut public, comme en témoigne cette Une :

La une de Salut Public (novembre 2012), le journal de Serge d'Ayoub, où Christian Bouchet apparaît parmi les auteurs. 
La une de Salut Public (novembre 2012), le journal de Serge d'Ayoub, où Christian Bouchet apparaît parmi les auteurs.


Christian Bouchet a également animé le site VoxNR, nationaliste-révolutionnaire, antisioniste et pro-iranien. Mais ces liens ne semblent pas déranger Marine Le Pen, qui l'a à nouveau investi pour les municipales de 2014, à Nantes.

 

M. Le Pen et C. Bouchet (à droite) lors de la présentation des têtes de liste des Pays-de-la-Loire, le 26 septembre 2009. 
M. Le Pen et C. Bouchet (à droite) lors de la présentation des têtes de liste des Pays-de-la-Loire, le 26 septembre 2009.© Reflexes


Pas plus qu’elle n’est gênée par son fils, Gauthier Bouchet, qui pose devant un portrait de Bachar el-Assad, lors d’un voyage en Syrie avec son père, à l’été 2011. Ce responsable du Front national de la jeunesse (FNJ) figure sur la liste FN pour les municipales à Saint-Nazaire et est membre de la délégation “communication numérique” du parti.

 

Gauthier Bouchet posant devant un portrait de Bachar El-Assad, à l'été 2011, en Syrie. 
Gauthier Bouchet posant devant un portrait de Bachar El-Assad, à l'été 2011, en Syrie.© dr
Gauthier Bouchet posant avec Marine Le Pen. 
Gauthier Bouchet posant avec Marine Le Pen.© dr


Plus récemment, le 15 mai, Serge Ayoub a reçu au Local le médiatique Robert Ménard, candidat soutenu par le FN pour les municipales à Béziers.

Sur le compte Facebook de Serge Ayoub. 
Sur le compte Facebook de Serge Ayoub.

C'est d'ailleurs sur Serge Ayoub – accompagné de Rodolphe Crevelle, militant anarcho-royaliste à la tête du groupuscule le Lys noir –, que l'ancien président de Reporters sans frontières comptait s'appuyer pour sa campagne.

2. Les liens avec le GUD

C'est avec le GUD (Groupe union défense), organisation étudiante d'extrême droite, que les liens sont plus difficiles à masquer pour le FN. Dans l’entourage de la présidente du FN, plusieurs anciens gudards jouent les conseillers officieux. C'est le cas de l’avocat Philippe Péninque – qui a ouvert le compte suisse de Jérôme Cahuzac en 1992. Cette année, Mediapart l'a aperçu dans la foule du 1er Mai du FN, où il écoutait le discours de la présidente du FN en compagnie de Jean-Claude Nataf, homme de réseaux et de la Ligue de défense juive (LDJ), organisation d'extrême droite sioniste :

Philippe Péninque (cheveux blancs) lors du défilé du 1er-Mai du FN, en 2013, avec Jean-Claude Nataf (avec le bonnet). 
Philippe Péninque (cheveux blancs) lors du défilé du 1er-Mai du FN, en 2013, avec Jean-Claude Nataf (avec le bonnet).© Mediapart
Philippe Péninque écoutant le discours de Marine Le Pen, le 1er Mai 2013, place de l'Opéra, à Paris. 
Philippe Péninque écoutant le discours de Marine Le Pen, le 1er Mai 2013, place de l'Opéra, à Paris.© Mediapart

La plupart du temps invisible, il gravite depuis de longues années dans l'entourage des Le Pen. Il était à leurs côtés lors du fameux discours du fondateur du FN à Valmy, le 20 septembre 2006 :

Philippe Péninque (cheveux blancs) avec Marine et Jean-Marie Le Pen, le 20 septembre 2006 à Valmy. 
Philippe Péninque (cheveux blancs) avec Marine et Jean-Marie Le Pen, le 20 septembre 2006 à Valmy.© Reflexes

En avril 2007, c'est lui qui organise la visite de Marine Le Pen à Aulnay-sous-Bois (voir la vidéo) :

Philippe Péninque présent aux côtés de Marine Le Pen lors de sa visite à Aulnay-sous-bois (93), en avril 2007. 
Philippe Péninque présent aux côtés de Marine Le Pen lors de sa visite à Aulnay-sous-bois (93), en avril 2007.© Canal Plus


Aujourd'hui, l'avocat ne renie rien de ses années GUD : « Bien sûr », il voit encore ses anciens membres, « on se connaît tous », expliquait-il il y a quelques mois à des journalistes de Canal Plus. Mieux, il s’« honore d’avoir été au Groupe union défense » et estime que « nous serons considérés, quand l’Histoire va nous rendre raison, rapidement, comme des héros et des résistants ».

Autre homme clé autour de Marine Le Pen, son vieil ami de fac, Frédéric Chatillon. Cet ancien chef du GUD et ex-directeur de la librairie révisionniste Ogmios était prestataire du FN pendant la campagne présidentielle de 2012. On a pu l’apercevoir lors de meetings et déplacements de la candidate, comme la tournée qu'il a organisée en Italie en octobre 2011.

Frédéric Chatillon accompagnant Marine Le Pen lors de son voyage en Italie, le 22 octobre 2011. 
Frédéric Chatillon accompagnant Marine Le Pen lors de son voyage en Italie, le 22 octobre 2011.© Capture d'écran d'un documentaire de Canal Plus.


Il est aussi présent au point presse de Marine Le Pen au Salon des maires, en novembre 2011 :

F. Chatillon avec Steeve Briois (secrétaire général du FN) et Nicolas Bay (secrétaire général adjoint du FN), en novembre 2011. 
F. Chatillon avec Steeve Briois (secrétaire général du FN) et Nicolas Bay (secrétaire général adjoint du FN), en novembre 2011.© Capture d'écran LCP.


La mère de ses six enfants, Marie d’Herbais, amie d’enfance de Marine Le Pen et militante historique du FN, est employée au service de communication du Front national et présente chaque semaine le Journal de bord vidéo de Jean-Marie Le Pen. Elle fut même candidate dans la Sarthe aux législatives de 2012.

Marie d'Herbais est salariée du FN et présente chaque semaine le « Journal de bord » de Jean-Marie Le Pen. 
Marie d'Herbais est salariée du FN et présente chaque semaine le « Journal de bord » de Jean-Marie Le Pen. © dr
L'un des deux comptes Facebook de Marie d'Herbais, qui fut longtemps la femme de Frédéric Chatillon. 
L'un des deux comptes Facebook de Marie d'Herbais, qui fut longtemps la femme de Frédéric Chatillon. © Facebook / Marie d'Herbais


Chatillon est resté très proche de la mouvance néo-fasciste européenne, mais aussi des Syriens du parti Baas (lire notre enquête sur ses affaires avec la Syrie). À l'été 2006 puis en mars 2008, il accompagne Dieudonné – « un pote », expliquait-il à Mediapart – dans sa tournée à Damas, où ils apparaissent aux côtés de certains dignitaires syriens comme Manaf Tlass, le fils du général et ancien ministre de la défense, ami d’enfance de Bachar el-Assad (qui a fait défection en juillet 2012).

F.Chatillon (polo rouge) en Syrie à l'été 2006 avec Ahmed Moualek (Labanlieuesexprime), Dieudonné, Thierry Meyssan, Alain Soral. 
F.Chatillon (polo rouge) en Syrie à l'été 2006 avec Ahmed Moualek (Labanlieuesexprime), Dieudonné, Thierry Meyssan, Alain Soral.© dr
Frédéric Chatillon avec Manaf Tlass, Dieudonné et le conspirationniste Thierry Meyssan (tout à droite), en Syrie en 2008. 
Frédéric Chatillon avec Manaf Tlass, Dieudonné et le conspirationniste Thierry Meyssan (tout à droite), en Syrie en 2008. © Reflexes
Frédéric Chatillon avec Dieudonné et le négationniste Robert Faurisson, en 2009, au théâtre de la Main d'or, à Paris. 
Frédéric Chatillon avec Dieudonné et le négationniste Robert Faurisson, en 2009, au théâtre de la Main d'or, à Paris.© Reflexes


En 2011, Chatillon parraine la création du site pro-régime Infosyrie.fr (fermé en janvier 2013). À Mediapart, il ne cache pas ses opinions « Le régime se défend comme il peut, il a raison. Ce n'est pas le monstre que décrivent les médias. Aujourd'hui on cherche un prétexte pour le bombarder. Mais les vrais barbares sont du côté des rebelles. » Il est aperçu à une manifestation de soutien au régime syrien le 30 octobre 2011, dans une période de répression accrue (comme en attestent aussi ces images d'un documentaire de Canal Plus). 

 

Frédéric Chatillon (cercle violet) et Olivier Duguet (cercle vert) lors du rassemblement pro-Bachar al-Assad le 30 octobre 2011. 
Frédéric Chatillon (cercle violet) et Olivier Duguet (cercle vert) lors du rassemblement pro-Bachar al-Assad le 30 octobre 2011.© Reflexes


Ce jour-là, d'autres anciens du GUD liés au FN sont présents, comme Olivier Duguet, trésorier jusqu'en mars 2012 de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen (lire notre Boîte noire) :

 

Olivier Duguet (à gauche) et Frédéric Chatillon (à droite) lors du même rassemblement. 
Olivier Duguet (à gauche) et Frédéric Chatillon (à droite) lors du même rassemblement.© Capture d'écran d'un documentaire de Canal Plus.


À la tête de Jeanne, Marine Le Pen a placé Florence Lagarde, amie de fac et compagne de l'ex-gudard Jildaz Mahé O'Chinal, bras droit de Chatillon. Autre personnage-clé de ce cercle des anciens gudards: Axel Loustau. Président de la société privée Vendôme Sécurité, prestataire de service du Front national, Loustau a été candidat FN lors des législatives de 1997, dans les Hauts-de-Seine. En 2012, il a assuré une partie de la sécurité du FN, au défilé du 1er Mai et lors de meetings de Marine Le Pen (lire notre article).

Axel Loustau (cercle bleu) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012. 
Axel Loustau (cercle bleu) et Daniel Mack (cercle jaune) assurent la sécurité du défilé du 1er Mai du FN, en 2012.© Reflexes
Muni d'une oreillette, Axel Loustau (cercle bleu) se situe devant les Le Pen, tout comme Daniel Mack (cercle jaune). 
Muni d'une oreillette, Axel Loustau (cercle bleu) se situe devant les Le Pen, tout comme Daniel Mack (cercle jaune).© Reflexes


Deux semaines plus tard, il était au traditionnel rendez-vous de l'extrême droite radicale, place de la Concorde, à Paris, devant le cortège du GUD, où il donne l'accolade à Edouard Klein (qui fut le chef du GUD entre 2010 et juin 2012):

Axel Loustau (cercle bleu) avec le GUD, le 13 mai 2012, place de la Concorde, à Paris. 
Axel Loustau (cercle bleu) avec le GUD, le 13 mai 2012, place de la Concorde, à Paris.© Reflexes
Axel Loustau (cercle bleu) salue amicalement Edouard Klein, chef du GUD entre 2010 et juin 2012.Axel Loustau (cercle bleu) salue amicalement Edouard Klein, chef du GUD entre 2010 et juin 2012.© Reflexes

 
Le même Edouard Klein était lui aussi présent au rassemblement pro-Bachar el-Assad, en 2011:

Edouard Klein à la manifestation de soutien à Bachar El-Assad, à Paris, le 30 octobre 2011. 
Edouard Klein à la manifestation de soutien à Bachar El-Assad, à Paris, le 30 octobre 2011. © Independenza webtv


Klein, un autre élément gênant pour Marine Le Pen. Cet ancien chef du GUD a intégré le FNJ au printemps 2012. Cette année-là, il est d'ailleurs présent à la convention présidentielle de Le Pen, à Lille, les 18-19 février, avec son compère du GUD Baptiste Coquelle, adepte des saluts nazis (voir photos ci-dessous). L'Union de défense de la jeunesse (UDJ), avatar du GUD pour se présenter aux élections universitaires à Paris II-Assas, annonce même leur venue sur son site:

La présence d'Edouard Klein et Baptiste Coquelle à la convention du FN est annoncée sur le site de l'UDJ. 
La présence d'Edouard Klein et Baptiste Coquelle à la convention du FN est annoncée sur le site de l'UDJ.© Capture d'écran du site de l'UDJ sur le blog du Monde "Droites extrêmes".
Baptiste Coquelle faisant le salut nazi, devant un drapeau représentant la croix celtique, emblème du GUD. 
Baptiste Coquelle faisant le salut nazi, devant un drapeau représentant la croix celtique, emblème du GUD.© Reflexes


Trois mois plus tard, Klein est au 1er-Mai du FN, vêtu d’un t-shirt “les jeunes avec Marine”, à nouveau avec Coquelle:

Edouard Klein et Baptiste Coquelle au défilé du 1er-Mai du FN, en 2012. 
Edouard Klein et Baptiste Coquelle au défilé du 1er-Mai du FN, en 2012.© Reflexes


En décembre 2012, on le voit participer à un tractage du FNJ à Angers, où est implanté un autre ancien chef du GUD (des années 1990): Gaëtan Dirand, secrétaire départemental du Maine-et-Loire et tête de liste à Angers pour les prochaines municipales.

Edouard Klein tractant avec le FNJ à Angers, en décembre 2012. 
Edouard Klein tractant avec le FNJ à Angers, en décembre 2012.© Photo publiée sur le site du Front national de la Jeunesse (FNJ).


Plus gênant: Klein et Coquelle apparaissent sur les photos du gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2012, à la Mutualité, à Paris. À leurs côtés, Marion Maréchal-Le Pen (en haut à gauche), le président du FNJ, Julien Rochedy (au centre avec un noeud papillon), son adjoint Paul-Alexandre Martin (à sa gauche) et d'autres membres du bureau national du FNJ et candidats frontistes, comme Anne-Sophie Levêque (Nord – 1ère en partant de la gauche), Julien Leonardelli (Pyrénées-Orientales – 2e en partant de la gauche), Adrien Grosjean (Alpes-Maritimes, 1er en partant de la droite), Julie Abraham (Alsace – 2e en partant de la droite):


Marion Maréchal-Le Pen (en haut à gauche) pose avec des jeunes du parti au gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2011, à Paris. 
Marion Maréchal-Le Pen (en haut à gauche) pose avec des jeunes du parti au gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2011, à Paris.© Reflexes
Edouard Klein (costume noir, de profil) et Baptiste Coquelle (avec les lunettes) au centre.Edouard Klein (costume noir, de profil) et Baptiste Coquelle (avec les lunettes) au centre.© Reflexes
Edouard Klein (à droite) lors du gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2012, à la Mutualité, à Paris. 
Edouard Klein (à droite) lors du gala des 40 ans du FN, le 11 décembre 2012, à la Mutualité, à Paris.© Reflexes


La petite équipe s'est retrouvée à plusieurs reprises. Comme ici, en 2012:

E. Klein et B. Coquelle (arrière plan) avec le président du FNJ, J. Rochedy (au centre) et son adjoint P-A. Martin (à gauche). 
E. Klein et B. Coquelle (arrière plan) avec le président du FNJ, J. Rochedy (au centre) et son adjoint P-A. Martin (à gauche).© Reflexes


Ou le 13 janvier 2013, lors de la manifestation contre le mariage pour tous organisée par la Manif pour tous :

Edouard Klein (à gauche) avec Paul-Alexandre Martin (à droite), le n°2 du FNJ, lors de la manifestation du 13 janvier 2013. 
Edouard Klein (à gauche) avec Paul-Alexandre Martin (à droite), le n°2 du FNJ, lors de la manifestation du 13 janvier 2013.© Reflexes
Edouard Klein (avec l'écharpe à carreaux) lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 13 janvier 2013. 
Edouard Klein (avec l'écharpe à carreaux) lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 13 janvier 2013.© Reflexes


La députée du Front national collectionne les amitiés sulfureuses : lors d’un défilé du 1er Mai du FN, elle pose avec le rappeur d’extrême droite Fasc, également batteur dans le groupe Franc Tireur Patriote, proche du groupuscule nationaliste et antisémite Renouveau français :

Marion Maréchal-Le Pen lors d'un défilé du 1er-Mai du FN, rue de Rivoli, à Paris, avec le rappeur d'extrême droite Fasc. 
Marion Maréchal-Le Pen lors d'un défilé du 1er-Mai du FN, rue de Rivoli, à Paris, avec le rappeur d'extrême droite Fasc.© Reflexes

3. Les liens avec l'Œuvre française

L'histoire d'un autre groupuscule est étroitement liée à celle du FN : l'Œuvre française (OF), fondée en 1968 sur les ruines de l’OAS et dissoute par le gouvernement en juillet. Ce mouvement pétainiste et antisémite a pratiqué l'entrisme au FN pendant des années, plusieurs cadres frontistes conservant la double appartenance. Et à écouter son fondateur, Pierre Sidos, « de nombreux militants de l'Œuvre française appartiennent encore au FN » aujourd'hui (lire notre enquête).

 

Jean-Marie Le Pen et Pierre Sidos, en 1994. 
Jean-Marie Le Pen et Pierre Sidos, en 1994.© dr


En 2011, lors de l'élection interne du FN, plusieurs têtes pensantes de l'OF font la campagne de Bruno Gollnisch : Yvan Benedetti, conseiller municipal FN de Vénissieux, bras droit et directeur de campagne de Gollnisch ; Alexandre Gabriac, conseiller régional FN Rhône-Alpes, devenu chef des Jeunesses nationalistes, la branche “jeunes” de l'OF ; Jérôme Guigue (photo ci-dessous), entré au FN en 2006, responsable du DPS (le service d’ordre du FN) Rhône-Alpes ; Christophe Georgy, responsable du DPS Grand Est, candidat FN à plusieurs élections et animateur d’un site à la gloire de Léon Degrelle, ancien Waffen SS et leader du mouvement collaborationniste belge Rex.

P. Sidos, Y. Benedetti et C. Georgy lors de la première rencontre militante de l’Œuvre française à Dijon, le 8 janvier 2009. 
P. Sidos, Y. Benedetti et C. Georgy lors de la première rencontre militante de l’Œuvre française à Dijon, le 8 janvier 2009.© Reflexes
Présentation officielle de Jérôme Guigue pour sa candidature au Comité central du FN, lors du congrès de Tours en 2011. 
Présentation officielle de Jérôme Guigue pour sa candidature au Comité central du FN, lors du congrès de Tours en 2011.© Reflexes


En 2008, encore membres du Front national, Gabriac et Benedetti participaient avec l'Œuvre française à un rassemblement néofasciste en Espagne :

Alexandre Gabriac participant en 2008 avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne. 
Alexandre Gabriac participant en 2008 avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne.© Infonacional.com
Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac participant avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne en 2008. 
Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac participant avec l'Œuvre française à une manifestation pro-franquiste en Espagne en 2008.© Infonacional.com


On les retrouve en avril 2012 (après leur exclusion du FN) à un rassemblement en hommage à Mussolini, en Italie :

Alexandre Gabriac et François-Xavier Gicquel, l'ex-responsable du FNJ85, à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012 
Alexandre Gabriac et François-Xavier Gicquel, l'ex-responsable du FNJ85, à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012© Fafwatch
Alexandre Gabriac à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012. 
Alexandre Gabriac à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012.© Fafwatch
Christophe Georgy avec l'Œuvre française, lors d'une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012. 
Christophe Georgy avec l'Œuvre française, lors d'une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012.© Fafwatch


En juillet dernier, Gabriac se recueille sur la tombe de Mussolini pour l'anniversaire de sa naissance :

Alexandre Gabriac se recueille devant le buste de Mussolini, pour l'anniversaire de sa naissance, le 29 juillet 2013. 
Alexandre Gabriac se recueille devant le buste de Mussolini, pour l'anniversaire de sa naissance, le 29 juillet 2013.© Facebook / Alexandre Gabriac



En mars 2011, un événement met en lumière ces doubles appartenances : une photo montrant Alexandre Gabriac faisant un salut nazi suscite un tollé. Marine Le Pen est contrainte de réagir. Elle annonce à grands renforts de médias l'exclusion de Gabriac et dénonce « l’entrisme » de l'Œuvre française. Une grande partie des cadres frontistes membres de l'OF sont exclus, tel Thierry Maillard, militant de longue date dans le groupuscule et responsable du Front national à Reims.

 

Les affiches du candidat FN Thierry Maillard lors des cantonales de mars 2011 et des législatives partielles de décembre 2008. 
Les affiches du candidat FN Thierry Maillard lors des cantonales de mars 2011 et des législatives partielles de décembre 2008.© dr


D’autres seront écartés bien plus tardivement, comme Laura Lussaud, exclue en janvier 2012. Fille et petite-fille de militants frontistes, elle affiche un long CV dans le

parti : entrée au FNJ dès ses 13 ans, ancienne secrétaire régionale du FNJ, réélue au comité central du FN en 2011 (après l’élection de Marine Le Pen), candidate FN à Pornic la même année. Elle a rejoint les JN de Gabriac en 2012 et préside le groupuscule « le Clan »  à Lyon. Dans une cinglante lettre ouverte à Jean-Marie Le Pen, elle a dénoncé une « purge » et invoqué son militantisme au FN « depuis toute petite ».

Laura Lussaud (au premier plan), avec les Jeunesses nationalistes à Lyon, le 14 janvier 2012. 
Laura Lussaud (au premier plan), avec les Jeunesses nationalistes à Lyon, le 14 janvier 2012. © Reflexes
Laura Lussaud sur l'estrade du congrès du FN en 2007 à Bordeaux, avec Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Marine et Jean-Marie Le Pen 
Laura Lussaud sur l'estrade du congrès du FN en 2007 à Bordeaux, avec Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Marine et Jean-Marie Le Pen © dr
Laura Lussaud posant avec David Rachline, secrétaire national du FN (à sa droite) et Jean-Marie Le Pen (à sa gauche). 
Laura Lussaud posant avec David Rachline, secrétaire national du FN (à sa droite) et Jean-Marie Le Pen (à sa gauche).© Reflexes

 

La grand-mère de Laura Lussaud, membre du comité central du FN. 
La grand-mère de Laura Lussaud, membre du comité central du FN.© Site du Front national.

Sa grand-mère, elle, est encore membre du comité national du FN, d'après le site du Front national. En 2011, elle était responsable… du comité de soutien de Marine Le Pen en Loire-Atlantique.

Aujourd’hui, le flou demeure concernant certains cadres frontistes. Comme Amaury Navarranne. Responsable de l’Œuvre française à Toulon, cet ancien chef du FNJ dans le Var demeure membre du bureau du FN varois, mais aussi du comité central du parti :

 

La fiche d'Amaury Navarranne, membre du comité central du FN. 
La fiche d'Amaury Navarranne, membre du comité central du FN.© Site du Front national.


En avril 2012, les Anonymous ont piraté les sites liés aux mouvements d’extrême droite lyonnais et les boîtes mail d’Yvan Benedetti. On y apprend qu’Amaury Navarranne est désormais l’un des bras droits de Benedetti pour l’organisation des camps d’été de Jeune nation. Ce que l'intéressé a démenti à Mediapart.

Parmi les documents piratés par les Anonymous, on trouve des demandes d’adhésion émanant de cadres du FN (lire l’article de Lyon Capitale), mais aussi la liste des membres. Parmi eux, Jean-Marie Cojannot, candidat FN aux législatives de 2012 et aux cantonales de 2011 dans le Vaucluse.

4. Les liens avec les identitaires

Fin 2011, un cadre du FN détaillait à Mediapart les « contacts individuels mais prolongés » de dirigeants du FN issus du MNR (Steeve Briois, Nicolas Bay, Bruno Bilde) avec ceux du Bloc identitaire (BI), groupuscule anti-islam et xénophobe (lire notre article). La même année, lors des universités d'été du FN à Nice, plusieurs responsables du BI, dont Philippe Vardon, étaient présents lors du discours de Marine Le Pen. 

Entre les deux formations, les liens ont une dimension plus électorale. Aux cantonales de 2011 à Nice, le FN a soutenu Jacques Peyrat, proche des identitaires. En 2012, le Bloc identitaire a réclamé des alliances avec le FN, ce que Marine Le Pen a pour l'instant refusé étant donné leurs divergences idéologiques sur l'Europe notamment. Mais à Nice, Nissa Rebela, la branche locale du Bloc, représenterait un potentiel électoral non négligeable pour le FN.

Le 19 septembre, ces liens prendront une tournure plus officielle, puisque Bruno Gollnisch – membre du bureau politique du FN, député européen, conseiller régional – se rendra à la Traboule, le local des identitaires à Lyon, pour une conférence.

Le 26 février, les identitaires lyonnais avaient déjà reçu Robert Ménard :

Robert Ménard donne une conférence à la Traboule, local des Identitaires lyonnais, le 26 février 2013. 
Robert Ménard donne une conférence à la Traboule, local des Identitaires lyonnais, le 26 février 2013.© Génération identitaire Lyon


L'ancien président de RSF était aussi annoncé le 11 juin chez Jeune Bretagne (né de la scission du Bloc identitaire en 2012) :

L'affiche annonçant la venue de Robert Ménard chez Jeune Bretagne, le 11 juin 2013. 
L'affiche annonçant la venue de Robert Ménard chez Jeune Bretagne, le 11 juin 2013.

 

5. Les sulfureux secrétaires départementaux toujours en place

Les dirigeants du Front national se félicitent régulièrement d’avoir « fait le ménage » dans leur parti. Mais ce grand « ménage » est loin d’être effectif. Y compris parmi les responsables locaux du parti.

Épinglé par StreetPress puis par le livre Bienvenue au Front, Rémi Carillon, secrétaire départemental des Hauts-de-Seine, est toujours en place. Ce candidat FN aux législatives de 2012 s'est illustré par le post sur le site du FN 92, d'une vidéo antisémite de David Duke, ancien du Ku Klux Klan, dont il juge les théories « intéressantes », mais aussi par sa version satirique de La cigale et la fourmi (où il question d’un « gang de cafards immigrés » qui « squattent » « la maison de la fourmi devenue logement social ») ou encore par sa tribune sur le site Les 4 vérités prônant la « méthode forte » « contre l'islamisation ».

Rémi Carillon avec Marie-Christine Arnautu (vice-présidente chargé des affaires sociale) et Marine Le Pen, le 19 septembre 2010. 
Rémi Carillon avec Marie-Christine Arnautu (vice-présidente chargé des affaires sociale) et Marine Le Pen, le 19 septembre 2010.© nationspresse.info


Autre secrétaire départemental maintenu malgré son CV, Vincent Gérard, patron du FN de la Haute-Vienne, candidat frontiste régulier et ex-guitariste du groupe skinhead nationaliste Tolbiac’s Toads.

La pochette (recto) du disque du groupe skinhead nationaliste Tolbiac’s Toads, où figure Vincent Gérard (2e à gauche). 
La pochette (recto) du disque du groupe skinhead nationaliste Tolbiac’s Toads, où figure Vincent Gérard (2e à gauche).© Reflexes
La pochette (verso) du disque, où figure Vincent Gérard comme guitariste, et leur chanson "Il n'y a plus de Français". 
La pochette (verso) du disque, où figure Vincent Gérard comme guitariste, et leur chanson "Il n'y a plus de Français".© Reflexes


En avril 2012 à Limoges, il agresse le patron d’un bar. Marine Le Pen promet qu’il sera démis de ses fonctions s’il est condamné. Mais malgré sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis pour « violences avec ou sous la menace d'une arme » (il a fait appel de cette décision), il figurait cette année au 1er Mai du FN, sur l’estrade officielle, comme secrétaire départemental :

Vincent Gérard présent comme secrétaire départemental sur l'estrade officielle du FN lors du défilé du 1er Mai, en 2013. 
Vincent Gérard présent comme secrétaire départemental sur l'estrade officielle du FN lors du défilé du 1er Mai, en 2013.© Reflexes


Jean-Marie Le Pen lui a même renouvelé sa confiance lors d'un déplacement en mai dernier (voir les images). Et sur le site du parti, il est toujours en poste :

Sur le site du FN, Vincent Gérard apparaît toujours comme secrétaire départemental de la Haute-Vienne. 
Sur le site du FN, Vincent Gérard apparaît toujours comme secrétaire départemental de la Haute-Vienne.© Site du Front national.

6. Les liens sans frontière avec les négationnistes, néofascistes et néonazis

Le Front national flirte aussi avec des personnalités négationnistes.

Ainsi, en 2011, le FN investit l'ex-MPF Jacques Kotoujansky, pour les cantonales dans l’Yonne. On le retrouve aux universités d'été du FN, en septembre 2011, à Nice, puis à la tribune du colloque santé organisé par le think tank du parti, à Paris, le 10 novembre 2011. Membre du comité d’action programmatique du FN sur la santé, c'est lui qui a rédigé les propositions de Marine Le Pen sur la Sécurité sociale pour la présidentielle de 2012.

Mais Kotoujansky est aussi un médecin révisionniste, comme l'a révélé la journaliste Claire Checcaglini dans son livre Bienvenue au Front (Jacob Duvernet, 2012). Adepte des thèses de Thierry Meyssan, il a donné des conférences sur le 11-Septembre et a créé sa propre association conspirationniste, Vérité & Liberté, visible sur le site kotou.fr dédié à la théorie du complot.

 

Le site "Vérité & Liberté". Depuis la mention du FN a été retirée et Kotoujansky a adopté un pseudonyme. 
Le site "Vérité & Liberté". Depuis la mention du FN a été retirée et Kotoujansky a adopté un pseudonyme.© conspiracywatch.info


Autre exemple, Mathieu Spieser, membre du DPS et du FN dans les Hauts-de-Seine. Ce jeune homme, qui assure régulièrement la sécurité des Le Pen (photos ci-dessous), dialogue avec des négationnistes et antisémites notoires, tels que Robert Faurisson, Hervé Ryssen, Vincent Reynouard, comme en attestent plusieurs mails publiés par le site Fafwatch (à voir ici, , ou encore là), où il apparaît sous l'identifiant « msierra88 ». Il figurait aussi sur la liste des invités du Forum de la nation de l’Œuvre française, le 15 octobre 2011.

 

Mathieu Spieser (debout à droite) lors du meeting de Marine Le Pen à Toulouse, le 5 février 2012. 
Mathieu Spieser (debout à droite) lors du meeting de Marine Le Pen à Toulouse, le 5 février 2012. © Fafwatch

Mathieu Spieser (debout à gauche) assurant la sécurité de Marine Le Pen, muni d'une oreillette. 
Mathieu Spieser (debout à gauche) assurant la sécurité de Marine Le Pen, muni d'une oreillette.© Fafwatch

Mathieu Spieser assurant la sécurité de M. Maréchal-Le Pen, lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 26 mai 1013. 
Mathieu Spieser assurant la sécurité de M. Maréchal-Le Pen, lors de la manifestation contre le mariage pour tous du 26 mai 1013.© Fafwatch


Le 13 janvier 2013, c'est un autre élu connu pour ses déclarations racistes, négationnistes et antisémites (notamment dans les années 1980-1990), qui défile avec le Front national lors de la manifestation contre le mariage pour tous : Nick Griffin, chef du British National Party, parti d'extrême droite britannique. Le député européen a assisté à des meetings du Ku Klux Klan (lire ici et ), nié l’Holocauste en le comparant au « canular du XXe siècle », expliqué qu'il rêvait « d'une société entièrement blanche », et prôné la « suprématie blanche »En 1998, il a été condamné à 2 ans de prison avec sursis pour incitation à la haine raciale (lire notre article).

 

Nick Griffin (à gauche) à côté de Marion Maréchal-Le Pen (à droite), dans le cortège du FN le 13 janvier. 
Nick Griffin (à gauche) à côté de Marion Maréchal-Le Pen (à droite), dans le cortège du FN le 13 janvier.© Twitter / Nick Griffin


Derrière eux on retrouve… Mathieu Spieser:

Mathieu Spieser derrière Nick Griffin dans le cortège du FN, lors de la manif anti-mariage pour tous du 13 janvier 2013. 
Mathieu Spieser derrière Nick Griffin dans le cortège du FN, lors de la manif anti-mariage pour tous du 13 janvier 2013.© Capture d'écran du Journal de France 2 / Fafwatch

À l'étranger aussi Marine Le Pen conserve des contacts avec des personnages sulfureux (lire notre article sur son front européen). En 2006, lors de la dernière « fête des Bleu-Blanc-Rouge», elle pose avec Manuel Andrino, le leader de la Phalange. Cette organisation fasciste espagnole est alors invitée officiellement à la rencontre annuelle du Front national. D'autres responsables du FN (Jean-Marie Le Pen, David Rachline) prennent aussi la pause avec les Phalangistes (voir les photos ici)

Marine Le Pen en 2006 avec des membres de la Phalange, dont son dirigeant, Manuel Andrino (à gauche). 
Marine Le Pen en 2006 avec des membres de la Phalange, dont son dirigeant, Manuel Andrino (à gauche).© la-flamme.fr

Manuel Andrino, le leader de la Phalange, organisation fasciste espagnole. 
Manuel Andrino, le leader de la Phalange, organisation fasciste espagnole. © dr


En janvier 2012, la présidente du FN se rend aussi au très controversé bal de la Fédération des corporations pangermanistes, à l’invitation du FPÖ, le parti autrichien d'extrême droite. Ce rassemblement annuel de toute l'extrême droite européenne reçoit régulièrement des figures du négationnisme (comme John Gudenus, ex-FPÖ), des responsables internationaux d'extrême droite (le Vlaams Belang belge, le parti national-démocrate allemand – NPD –, le sulfureux Alexander Dugin du parti eurasiste de Russie).

Marine Le Pen y rencontre Martin Graf, député du FPÖ, membre d'Olympia, une corporation secrète interdite aux juifs et aux femmes dont les membres sont chargés de véhiculer, par des biais détournés, des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes (lire notre article).

 

Marine Le Pen au bal des ligues étudiantes pangermanistes, à Vienne, le 27 janvier 2012. 
Marine Le Pen au bal des ligues étudiantes pangermanistes, à Vienne, le 27 janvier 2012.© blaisegauquelin.com


En 2012, une photo circule, sur laquelle la présidente du FN pose avec Anthony et Grégoire, deux figures du milieu néonazi lyonnais – vraisemblablement en 2006, lors de la dernière « fête des Bleu-Blanc-Rouge », qui était la rencontre annuelle du FN. Anthony (à droite), batteur du groupe néo-nazi lyonnais Match Retour, a notamment participé à la tentative de rassemblement « contre les casseurs », le 22 octobre 2010 à Lyon (voir les images), à l'issue de laquelle quelque 150 personnes ont été arrêtées.

Sur leurs tee-shirts, ils affichent des symboles nazis : une croix gammée arrondie avec une tête de mort (emblème des SS gardiens de camps) ; un détournement de la marque Londsdale en « LoNSDAPe », renvoyant au parti NSDAP d'Hitler. La présidente du FN assure alors n'avoir pas vu la croix gammée et minimise : « Depuis trois ou quatre ans, j’ai dû me faire photographier 10 000 fois, et encore. »


Marine Le Pen posant avec deux néonazis lyonnais, Grégoire (à gauche) et Anthony (à droite). 
Marine Le Pen posant avec deux néonazis lyonnais, Grégoire (à gauche) et Anthony (à droite).© dr


La famille Le Pen était aussi liée avec l'ancien député européen d'extrême droite Franz Schönhuber (décédé en 2005), auteur en 1982 d'un livre dans lequel il défendait son engagement dans les Waffen-SS :

Marine Le Pen avec Franz Schönhuber. 
Marine Le Pen avec Franz Schönhuber.© dr

Jean-Marie Le Pen et Franz Schönhuber, auteur de « Der Rebel », une biographie de Le Pen. 
Jean-Marie Le Pen et Franz Schönhuber, auteur de « Der Rebel », une biographie de Le Pen.© dr

Franz Schönhuber est l'auteur d'une biographie de Jean-Marie Le Pen intitulée « Le rebel ». 
Franz Schönhuber est l'auteur d'une biographie de Jean-Marie Le Pen intitulée « Le rebel ».© dr

 

Pendant plusieurs mois, Mediapart a accumulé une centaine de documents (photos, affiches, tracts, mails, captures d'écran), dont une partie exclusive, démontrant l'existence de liens entre le Front national et les groupuscules de l'extrême droite la plus radicale. Nous avons ensuite réalisé un travail de vérification de ces documents, avec l'aide de plusieurs sources (chercheurs, policiers), afin de les dater et d'en identifier les protagonistes.

Cette enquête a été réalisée en partie en collaboration avec le site d'information antifasciste Reflexes, dont certaines photos sont issues. Mediapart en a publié une version courte dans le magazine Polka de septembre-octobre 2013.

Sollicitée, Marine Le Pen n'a pas donné suite à notre demande d'entretien. De même que son bras droit, Florian Philippot, sollicité sur les liens entre la galaxie FN et le régime syrien, et Christian et Gauthier Bouchet, contactés à deux reprises via la responsable du FN de Loire-Atlantique. Frédéric Chatillon a été interviewé le 9 septembre. Contacté, Olivier Duguet n'a pas souhaité nous rencontrer et n'a accepté de répondre à nos questions que par email. Sur ses liens avec le régime syrien, il a simplement évoqué « une relation amicale » avec F. Chatillon « qui justifie que vous ayez pu m’apercevoir à ses côtés sur certains clichés à certaines occasions ».

Lire notre lexique des groupuscules d'extrême droite sous l'onglet Prolonger.

 

 

 

 


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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 18:17

 

 

zdnet.fr

 

PayPal va partager avec Facebook, Criteo, Mediaplex... les données de ses utilisateurs. En opt-out

 

Juridique : Le service de paiement en ligne avertit par mail ses utilisateurs français de modifications de ses CGU, dont le partage de certaines données avec des organismes de marketing. Ces modifications sont à prendre ou à laisser.

 

 

Les millions d’utilisateurs de Paypal en France ont reçu ce jeudi un mail leur annonçant un changement des conditions d’utilisation. Sa présentation semble des plus anodines:

"Pour mieux répondre à vos besoins, nous essayons toujours d'améliorer nos services. Ces améliorations nous amènent parfois à modifier nos Conditions d'utilisation. C'est le cas aujourd'hui. Cliquez ici pour voir la dernière mise à jour du règlement. Vous pouvez également aller sur www.paypal.fr, cliquer sur Contrats d’utilisation en bas de page,puis Dernière mise à jour du règlement. Elle contient des informations juridiques importantes sur la date et les conditions d’entrée en vigueur des modifications."

 

Approbation par défaut

Combien d’inscrits au système de paiement en ligne auront lu ce mail – s’ils ne l’ont pas pris pour un des fréquents phishings usurpant l’apparence du site – attentivement? La suite les invite presque à l’inaction: "Que dois-je faire à présent? Si vous approuvez ces modifications, vous n’avez rien à faire. Les mises à jour s’appliqueront automatiquement. Si vous n’approuvez pas ces modifications, vous trouverez la marche à suivre sur la page Dernière mise à jour du règlement."

Pourtant, la visite de la page sur les "mises à jour du règlement" (pas envoyées directement dans le mail donc, mais nécessitant d’aller voir sur le site de PayPal) montre qu’il ne s’agit pas de changements si anodins. Cette très longue page (15 pages si on l’imprime) commence par expliquer que si on refuse les modifications, il faut fermer son compte.

Et de vanter les avantages de PayPal (sécurisation accrue, rapidité, etc.) pour inciter l’internaute à accepter les changements.

Suivent plusieurs modifications assez techniques, comme l’utilisation à partir de février 2014 des mandats de prélèvement SEPA (un système de transaction au sein de l’Union européenne), la protection des achats, les commissions transfrontalières, etc. Et dans les profondeurs de cette longue page web (en page 6 si on l’imprime), se trouve une "modification du règlement PayPal sur le respect de la vie privée". Nous y sommes.

 

Transmission à des partenaires

Cette modification entrera en vigueur le 18 octobre 2013. Il est d’abord question des données recueillies par PayPal, des cookies, balises web et autres, avant que l’on arrive, page 8, au "règlement d’utilisation et de divulgation des informations".

Puis un nouveau paragraphe porte sur la "divulgation d'informations à des tiers autres que des utilisateurs PayPal", paragraphe qui "explique comment et pourquoi nous sommes susceptibles de divulguer certaines informations vous concernant en tant que marchand à nos partenaires d'intégration".

Le site promet que "PayPal ne vendra ni ne louera pas vos informations personnelles à des tiers à des fins publicitaires sans votre consentement explicite, et ne divulguera ces informations que dans des cas précis et aux fins décrites dans le présent règlement. Ceci inclut le transfert des informations à des états non membres de l'EEE." PayPal "travaille en collaboration avec des prestataires de services tiers. Nous devons partager des données utilisateur avec eux afin qu’ils fournissent les services demandés par nos utilisateurs."

 

Facebook, Criteo, Mediaplex...

Les partenaires en question avec lesquelles des données peuvent être partagées sont d’abord divers organismes de référence de crédit et de lutte contre la fraude.

Apparaît ensuite une croustillante catégorie "Marketing et relations publiques" (page 11 – combien d’internautes auront lu ce document jusque là?). On y trouve par exemple Facebook, pour "permettre à PayPal d'autoriser un utilisateur PayPal à partager les détails de transactions associées à un achat effectué par lui-même avec des utilisateurs de la plateforme Facebook (uniquement lorsque la demande émane de cet utilisateur PayPal) et mettre en oeuvre un basculement de la facturation sur l'opérateur et afficher des publicités sur Facebook pour les utilisateurs de Facebook."

Ou encore Criteo et Mediaplex pour "mettre en oeuvre et évaluer des campagnes de reciblage pour identifier les visiteurs et les rediriger vers des campagnes de publicité personnalisées", et Nanigans, Fiksu (tous deux aux États-Unis) et Ad- X Limited (Royaume-Uni) pour "aider à identifier le comportement dans les applications pour téléphone mobile afin d'orienter la décision de marketing ciblé; aider efficacement à gérer et optimiser les campagnes mobiles, sur les réseaux sociaux et ailleurs sur le Web."

Tous ces points, tous ces partages de données à des fins publicitaires sont à prendre ou à laisser. L’internaute ne peut que dire amen ou fermer son compte. Elles sont applicables à partir du 18 octobre.

 

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:55

 

 

blogs.mediapart.fr

 

A la demande de plusieurs parties (association et particuliers), nous avons déposé ce mémoire en intervention dans le cadre de la QPC contre la loi interdisant le recours à la fracturation hydraulique.

http://fr.scribd.com/doc/157812551/memoire-intervention-QPC-V6-CLE

 

Le conseil constitutionnel vient de rejeter notre intervention. Cette décision soulève un certain nombre de questions qui sont reprises dans cette lettre adressée au Président. En filigrane, la question des "conflits d'intérêts" ne pourrait-elle (ou ne devrait elle) pas un jour resurgir devant le Conseil...

 

 

Monsieur Jean-Louis DEBRE

Président du Conseil Constitutionnel

2 rue  Montpensier

75001 Paris

 

Paris le 6 septembre 2013

 

 

 

Affaire            QPC relative à la Loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique     

 

V/Ref :           2013-346 QPC  - Demande en intervention

 

 

 

 

Monsieur le président,

 

Dans le dossier en référence, je suis dans l’obligation de vous écrire en raison de questions graves soulevées par mes clients quant au fonctionnement du Conseil constitutionnel.

 

Par courriel en date du 5 août 2013, j’ai  adressé au Conseil constitutionnel des mémoires en intervention dans l’affaire visée ci-dessus dans l’intérêt de Mme Sonia TORREGROSSA, de l’association Bien Vivre dans le Gers et autres.

 

La dernière réunion plénière du Conseil est en date du 1er août 2013.

 

L’article 6 du  Règlement intérieur du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité (ci-après le « Règlement QPC ») est expressément visé dans les différents mémoires en intervention.

 

La question de « l’intérêt spécial » exigé par l’article 6 alinéa 3 du Règlement QPC fait l’objet de plusieurs développements. Par ailleurs, plusieurs décisions du Conseil sont citées à l’appui du mémoire pour permettre au Conseil d’apprécier ledit intérêt spécial.

 

Au cas particulier, cela tient en quelques mots :

 

-          pour les personnes morales, leur objet social prévoit expressément la protection de l’environnement dans une région géographique circonscrite, région devant faire l’objet d’une exploration voire d’une exploitation du gaz de schiste par recours à la technique de la fracturation hydraulique.

 

-          Pour les personnes physiques, elles vivent dans les mêmes régions devant subir les externalités négatives résultant de cette technique aussi dangereuse que couteuse. De plus, pour certaines d’entre elles, elles vivent dans la zone géographique du permis de la société SCHUEPBACH dont l’annulation est à l’origine de votre saisine.

 

Il paraissait donc bien exister un intérêt spécial et, qui plus est, direct dans leur intervention.

 

Contre toute attente, nous avons reçu des courriers non signés de Monsieur le Secrétaire général du Conseil constitutionnel nous notifiant l’irrecevabilité de notre intervention et contenant la précision laconique et stéréotypée suivante :

 

« En application de l’article 6 du règlement sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité, je vous informe que vos observations en intervention ne sont pas admises par le Conseil constitutionnel ».

 

Cette décision appelle les observations suivantes :

 

- la notification ne mentionne pas à quelle date le Conseil constitutionnel a pris sa décision ;

- la rédaction de ce courrier pourrait laisser croire que c’est le secrétaire général du Conseil constitutionnel qui a pris, seul, la décision de déclarer irrecevable l’intervention volontaire de mes clients.

 

            Dans ces conditions, je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes :

 

  • existe-t-il une délégation de pouvoir du Conseil constitutionnel au secrétaire général pour apprécier la recevabilité d’une intervention ;

 

  • dans une telle occurrence,

 

  •  s’agit-il d’une décision administrative individuelle ou une décision juridictionnelle ?

 

  • S’il s’agit d’une décision administrative, la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs est-elle applicable ? A cet égard, l’article 3 énonce que « la motivation exigée par la présente loi doit être écrite et comporter l’énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ». Il convient alors de préciser que « la reproduction d’une formule stéréotypée ne satisfait pas à l’obligation de motivation. » (CE, sect. 24 juillet 1981, Belasri, Lebon, 322)

 

  • S’il s’agit d’une décision juridictionnelle, existe-t-il une voie de recours devant la Conseil réuni en séance plénière, s’il pouvait être démontré, par exemple, que le secrétaire général

 

-          a excédé ses pouvoirs,

-          a manqué manifestement à des principes fondamentaux du droit (transposition de la théorie de l’appel nullité), ou

-          a manifestement  manqué à ses obligations d’indépendance, d’impartialité, ou

-          était dans une situation présentant un risque de conflits d’intérêts.

 

  • en toute occurrence, une décision d’irrecevabilité ne doit-elle pas être motivée pour respecter les règles élémentaires du droit processuel et répondre avec une précision suffisante aux développements du mémoire afin de permettre à la ‘jurisprudence’ du Conseil de se préciser ?

 

Compte tenu de l’importance des questions juridiques posées pour une institution essentielle de notre République, je vous remercie de m’apporter toutes les réponses susceptibles de rassurer mes clients.

 

Dans cette attente, veuillez croire, Monsieur le président, en l’expression de mes sentiments hautement dévoués.

Christophe Lèguevaques

Avocat au barreau de Paris

Docteur en droit

 

 


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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:39

 

 

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Avec pas moins de six audiences prévues pour le seul mois de septembre, les élus CGT de Goodyear procèdent à un véritable mitraillage du projet de fermeture de leur usine d'Amiens nord, lancé le 31 janvier dernier. Ces dernières semaines, une salve d'assignations est partie du CHSCT de l'usine et du CCE du groupe où siège le syndicat, afin de faire barrage aux licenciements.



«Je n'ai jamais vu ça. Nous sommes assignés une dizaine de fois», peste Joël Grangé devant la juge de la Cour d'appel de Versailles.

L'avocat de Goodyear Dunlop Tires France (GDTF) pourrait bientôt perdre ses nerfs. Rien que durant le mois de septembre, il devra répondre au moins six fois aux assignations en justice des salariés de l'usine d'Amiens nord, représentés tantôt par leur Comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) tantôt par leur Comité central d'entreprise (CCE).

Presque huit mois après l'annonce par Goodyear de son projet de fermer complètement le site d'Amiens, les salariés n'ont toujours pas été licenciés. Et pour cause, puisque les élus du personnel font feu de tout bois pour enrayer l'avancée du projet de fermeture de l'usine annoncée le 31 janvier dernier (voir notre article).

 

Le CHSCT s’attelle à ralentir l'avancée de la procédure

Si elle veut fermer l'usine la direction de Goodyear-Dunlop doit mettre en place une procédure d'information et de consultation de son CCE où siègent notamment les élus CGT. Une série de réunions qui a occupé les élus pendant tout le premier semestre 2013.

Pour retarder l'avancée de cette procédure, les élus ont demandé, c'est leur droit, l'avis d'un autre comité où siègent également les élus CGT de Goodyear: le CHSCT. «Acculé, le CCE nous a dit qu'il lui manquait l'avis du CHSCT», retraçait l'avocat Joël Grangé, mardi à Versailles.

Cet avis, les élus du personnel n'ont pas été pressés de le donner. Ils ont refusé de se prononcer pendant plusieurs semaines. Avant l'échéance des délais légaux, les élus du CHSCT ont finalement demandé l'aide d'un expert pour éclairer leur avis, c'est aussi leur droit.

«Nous n'étions pas contre, explique Joël Grangé. Mais cet expert est rentré dans leur manœuvre et n'envoyait pas de lettre de mission». Les délais légaux arrivant à leur terme, l'avocat du pneumaticien a dû exiger devant le tribunal de Lyon que l'expert envoie une lettre de mission et s’attelle à la rédaction de son rapport.

Pour rallonger encore une fois la procédure, le CHSCT a ensuite assigné Goodyear au TGI d'Amiens le 5 septembre dernier (délibéré attendu le 20 septembre prochain), l'accusant de ne pas fournir à l'expert les éléments qu'il demandait. «L'expert nous demande la lune», s'insurge Joël Grangé. L'avocat sera également assigné à Montluçon le 18 septembre pour défendre son client des mêmes griefs.

Ce n'est pas tout. Le 21 août, l'inspection du travail a visité les locaux de l'usine d'Amiens nord. Elle y aurait établi la présence de souffrance au travail (voir notre article). «Elle a constaté de graves violations du code du travail, relate la CGT sur son blogNotamment le fait que la direction ne respecte pas ses obligations légales en matière d'obligations à fournir du travail, de respect des contrats de travail et du respect de l'obligation légale à garantir l'intégrité physique et ou mentale des salariés.»

Le constat de l'inspection du travail a permis aux élus du personnel d'assigner Goodyear une nouvelle fois au tribunal d'Amiens le 25 septembre prochain. Voilà qui devrait retarder l'avancée du projet de fermeture de l'usine pour quelques semaines encore.

Le CCE essaie de faire suspendre le plan social

Mais la CGT ne s'arrête pas là. Ce qu'elle souhaite avant tout, c'est que la justice suspende le PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi), comme elle l'avait déjà fait en 2009 et en 2011. Et elle s'y attelle par des assignations en justice émanant cette fois du CCE.

Depuis janvier, trois procédures ont été lancées par les élus devant le TGI de Nanterre. Toutes ont été menées en référé judiciaire. Il s'agit d'une procédure rapide dont les jugements sont provisoires mais à effets immédiats.

La première attaque a été lancée le 3 juin dernier, en première instance et s'est soldée par une défaite des salariés, qui ont immédiatement fait appel de la décision devant la Cour d'appel de Versailles. Ils ont été reçus ce mardi pour cette deuxième instance (délibéré attendu pour le 27 septembre prochain).

La deuxième attaque n'est, elle, qu'en première instance. L'audience a eu lieu vendredi dernier au TGI de Nanterre (délibéré le 24 septembre prochain). Et quel que soit le jugement prononcé, il y a fort à parier que la partie déboutée fera appel.


Les salariés à la sortie de la Cour d'appel de Versailles, ce mardi.


Si elles se déroulent dans les mêmes enceintes, les deux assignations n'ont pas le même objet. La première attaque porte sur la validité de la procédure d'information et de consultation qui précède le PSE et que l'avocat des salariés de Goodyear, Fiodor Rilov, estime incomplète et malhonnête. La deuxième porte sur la validité du PSE lui-même que l'avocat juge insuffisant et sujet à manipulations.

Pour Joël Grangé, l'avocat des salariés instrumentalise la justice. «Il se dit qu'à chaque fois qu'il tente, il a une chance supplémentaire». Il a d'ailleurs rappelé la Cour de Versailles à son «obligation de concentration des moyens».

Et si cela ne suffisait pas, la CGT a annoncé que les deux parties s'affronteront à nouveau le 20 septembre prochain au TGI de Nanterre pour une accusation de «transfert illégal des activités d'Amiens nord vers des sites dans le groupe Goodyear» émanant du CCE.

Et ce n'est pas tout: «J'ai reçu une nouvelle assignation ce matin, devant le tribunal de commerce pour nommer un administrateur provisoire», expliquait l'avocat de Goodyear, vendredi dernier.

Des audiences pour comprendre

Sur le fond, les deux dernières audiences parisiennes ont permis d'en savoir plus sur les causes de la baisse soudaine de production dont a été victime l'usine d'Amiens nord: une chute de 2,5 millions de pneus tourisme entre 2008 et 2011, qui ramène sa production à un peu plus d'un million aujourd'hui.

Pour la direction de Goodyear Dunlop Tires France, «c'est un problème de technologie, pas une délocalisation». Les baisses de production seraient surtout dues à la vieillesse des pneus produits à Amiens, elle-même due à l'absence d'investissement sur le site, lui même causé par le refus des salariés de passer aux 4x8 en 2008. «Dire que l'on a abandonné volontairement le site ne tient pas debout».

Pour Fiodor Rilov, la baisse de production vient d'une délocalisation programmée avant 2008 vers d'autres usines du groupe et cachée aux salariés.

Durant l'audience, les deux avocats se sont accordés à dire que la production de près de 800 000 pneus de référence GT3 avait été bien délocalisée dans l'usine Goodyear de Debica en Pologne entre 2009 et 2010. «L'équivalent de la production actuelle de l'usine», notait Fiodor Rilov.

«Ça n'a jamais été caché, a répondu Joël Grangé. Et ces références ne pèsent que 20% de la baisse de production.» La direction soutient par ailleurs que toutes les autres références de pneus, dont la production a été arrêtée à Amiens nord, l'ont été par manque de clients, et non pas par délocalisation dans d'autres groupes. «Pour 80% , il s'agit de références qui ne sont simplement plus produites.»

Ce n'est pas l'avis de Fiodor Rilov qui a tenté de montrer que des moules servant à produire d'autres types de pneus que les GT3 auraient été transférés dans d'autres usines du groupe, et que ces pneus sont encore aujourd'hui proposés dans le catalogue de Goodyear. Autrement dit: que ces pneus sont maintenant produits ailleurs qu'à Amiens nord.

Pour la direction, ces pneus présents en catalogue seraient issus des stocks du groupe. «C'était l'un des problèmes à Amiens nord. Il y avait des stocks considérables, à la fois chez nous et chez les distributeurs», a répondu Joël Grangé. Qui croire?

Rappel: la loi sur les licenciements dits boursiers sera débattue à l'Assemblée nationale à partir de mercredi. (le détail)

 

 


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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:20

 

 

mediapart.fr

 Pourquoi les inégalités et la pauvreté explosent

|  Par Laurent Mauduit

 

 

Selon l'Insee, les niveaux de vie des Français les moins favorisés sont en baisse depuis au moins trois ans et l'on décompte désormais plus de 8,7 millions de pauvres. Si ce bilan porte sur l'année 2011, et dresse ainsi un bilan du sarkozysme, tout indique que ces inégalités se sont encore creusées sous l'effet de la politique du gouvernement Ayrault.

 

Au premier examen, on pourrait penser que la nouvelle étude publiée ce vendredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur les niveaux de vie et la pauvreté en France ne constitue en rien un réquisitoire contre la politique économique et sociale pilotée par François Hollande. Car, même si les évolutions qu’elles révèlent sont très inquiétantes, elles portent sur l’année 2011. Soit juste avant l’alternance. Et pourtant si !

Envers et contre tout, cette étude n’a pas qu’un intérêt rétrospectif sur les injustices sociales sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Détaillant avec minutie les mécanismes qui sont à l’origine du creusement des inégalités et de l’envolée de la pauvreté, elle donne à deviner les fractures sociales qui doivent plus que jamais s'aggraver sous les effets de la politique néolibérale que l’actuel chef de l’État a choisi de poursuivre.

Examinons d’abord cette étude. La voici.

 

Dans la mesure des inégalités de revenus et de la pauvreté, l’Insee est confrontée à une difficulté. Pour s'appuyer sur des chiffres exacts, les statisticiens doivent disposer des revenus fiscaux et sociaux des Français, revenus qui ne sont connus qu’avec beaucoup de retard. La nouvelle étude porte donc sur l’année 2011. Pour être déjà un peu datée, cette étude n’en est pas moins riche d’enseignements, tant elle montre un creusement des inégalités et une progression de la pauvreté.

Globalement, l’étude établit que le niveau de vie médian (la moitié des Français sont en dessous, l’autre moitié au-dessus) des personnes vivant dans un ménage de France métropolitaine est de 19 550 euros par an, soit 1 630 euros par mois. En clair, 50 % des Français ont un niveau de vie inférieur à ce seuil, pourtant extrêmement bas.

L’Insee relève que ce seuil de 1 630 euros par mois est stable en euros constants par rapport à 2010, année qui avait enregistré une baisse de 0,5 % des niveaux de vie. Mais cette stabilité constatée en 2011 recouvre, en réalité, de très fortes disparités, avec une progression des niveaux de vie pour les Français les plus favorisés et une baisse des niveaux de vie pour les plus modestes.

En 2011, le niveau de vie des 10 % des Français les plus favorisés a en effet enregistré une hausse de 2,1 % tandis que les 40 % des Français les moins favorisés ont vu leurs niveaux de vie baisser dans des proportions allant de -0,2 % à -0,8 % selon les catégories, après des baisses comprises entre -0,7 % et -1,7 % en 2010 et -0,4 % à -1,1 % en 2009. Le bilan du sarkozysme, le voilà donc résumé dans ces quelques terribles statistiques : les niveaux de vie des 40 % des ménages les plus modestes ont baissé continûment – et fortement ! – tout au long de ces trois dernières années pour lesquelles les statistiques sont disponibles, comme le confirme le tableau ci-dessous :

 

 

Assez logiquement, la pauvreté continue donc en France d’exploser. Pour l’Insee, les Français qui entrent dans cette catégorie sont ceux qui ont un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian des Français. Pour 2011, les Français qui entrent dans cette catégorie sont donc ceux dont le niveau de vie est inférieur à 977 euros.

Or, si l’on s’en tient à cette classification, le tableau est gravissime : en 2011, la France a compté 8,7 millions de pauvres, soit le plus haut niveau jamais atteint en France depuis 1997, et la troisième hausse consécutive (+0,5 % en 2009 et +0,6 % en 2010).

 

 

Mais le plus inquiétant, c’est évidemment que les tendances qui sont à l’œuvre en 2011 le sont plus que jamais en 2012 et 2013. D’abord, le chômage a atteint ces derniers mois un niveau historique, bien au-dessus des niveaux de 2011, comprimant d’autant les revenus des Français frappés par ce fléau. De surcroît, sous l’effet de la politique salariale restrictive conduite par le gouvernement socialiste (refus de tout coup de pouce en faveur du Smic, maintien du gel des rémunérations publiques), le pouvoir d’achat des ménages connaît actuellement une baisse historique, sans précédent depuis 1984, c’est-à-dire au lendemain du virage de la « rigueur » des années 1982-1983.

Et cette politique d’austérité, le gouvernement socialiste a décidé de l’accentuer en 2014, en multipliant les cadeaux aux entreprises – le plus souvent sans la moindre contrepartie ! –, et en les faisant payer – sans le moindre scrupule ! – par les salariés : hausses au 1er janvier prochain de 19,6 % à 20 % du taux normal de TVA et de 7 % à 10 % du taux intermédiaire ; abaissement à 1 500 euros du plafond du quotient familial ; suppression de la réduction d’impôt pour les familles ayant à leur charge un enfant lycéen ou étudiant ; mesures d’économies de 6 milliards d’euros pour la Sécurité sociale dont on ignore le détail mais qui seront par la force des choses à la charge pour l’essentiel des assurés sociaux, etc.

Même si le projet de loi de finances pour 2014 et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale ne seront connus qu’à la fin de ce mois, on n'en ignore pas, toutefois, la philosophie : les grands patrons seront chouchoutés, et ce sont les salariés, jusqu’aux plus modestes, qui seront les dindons de la farce budgétaire de 2014 (lire Impôts : la révolution conservatrice de Moscovici). En bref, le gouvernement a fait sien le plus détestable des préceptes fiscaux : « Pourquoi faire payer les riches ? Faisons payer les pauvres ; ils sont beaucoup plus nombreux. »

Et c’est en cela que cette étude de l’Insee n’éclaire pas que le passé récent. Même si elle porte sur l’année 2011, elle fait office aussi de miroir pour les années 2012 et 2013. En bref, elle suggère que les niveaux de vie, pourtant très faibles, de 2011 se sont encore tassés, que les inégalités se sont encore creusées, et que l’on est allègrement en route vers les 10 millions de pauvres. Et tout cela sous les effets de la politique économique de François Hollande…

 

 

 

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:05

 

marianne.net

 

 

Rédigé par Martine GOZLAN le Vendredi 13 Septembre 2013 à 13:10

 

Jabeur Mejri, jeune Tunisien d'un village de pêcheurs, près de Mahdia, a été arrêté le 5 mars 2012 après avoir publié des caricatures de Mahomet sur Facebook. Condamné à 7 ans et demi de prison, sa grâce, promise à la famille cet été par le président Moncef Marzouki, n'a pas été accordée. Le sort de ce prisonnier d'opinion, adopté par Amnesty International, rappelle ainsi que la liberté d'expression et de conscience reste bafouée dans la Tunisie post-révolutionnaire, sous le gouvernement islamiste.Son comité de soutien organise un rassemblement et un concert ce 13 septembre, place des droits de l'homme, à Tunis. Le dessinateur Plantu a adressé un SOS pour Jabeur à Marzouki le 2 septembre. Pas de réponse. Curieux silence de la part du président tunisien, naguère président en exil de la ligue tunisienne des droits de l'homme!

 

Tunisie: Jabeur Mejri, le libre penseur au cachot pour 7 ans


Qui se souvient de Jabeur Mejri? En ces heures où le gouvernement tunisien tangue face à la révolte d'une population exaspérée par l'incurie islamiste, ce jeune homme est abandonné dans son cachot de la prison de Mahdia avec comme seul horizon: les murs et encore les murs pour 7 ans. Il symbolise pourtant la fronde ironique, blagueuse, iconoclaste de cette jeunesse qui avait tout espéré de la révolution et a en réalité tout perdu comme l'a rappelé amèrement  Amina Sboui, elle-même ex-prisonnière pour délit de féminisme juvenile,  sur le plateau de TV5 Monde. 
Jabeur avait posté sur Facebook des caricatures de Mahomet, comme son camarade Ghazi Beji. Ghazi est l'auteur d'une "Illusion de l'Islam" dont le seul titre a dû faire dresser les cheveux sur la tête des bigots qui ont malheureusement tous les pouvoirs aujourd'hui. Lui, il  a pu prendre  la fuite. Après une épouvantable errance à travers 7 pays, il a enfin rejoint la France qui lui a offert l'asile politique ( voir son portrait dans le Monde du 11 octobre 2012).
Jabeur a été jeté en prison. Il pensait librement dans son coin -  16 correspondants seulement  sur sa page Facebook! - mais cette insupportable liberté a été  métamorphosée en une série de chefs d'inculpation abracadabrants: trouble à l'ordre public, offense à autrui, atteinte aux bonnes moeurs... Le verdict a été rendu le 28 mars 2012, en l'absence d'un avocat ! En appel, la condamnation a été confirmée en juin 2012. La cour de Cassation a laissé l'affaire s'enterrer dans les méandres de l'oubli. Désespéré, placé dans des conditions de détention éprouvantes, Jabeur Mejri n'espérait plus qu'en une grâce présidentielle promise pour l'Aid, à la fin du Ramadan 2013.
Puis rien. Rien de rien alors que la Tunisie découvrait les assassinats politiques, la fureur djihadiste sur les monts Chaambi. Rien alors que le peuple, massé devant l'Assemblée Constituante, au Bardo, contestait un pouvoir dont le laxisme avait favorisé dans l'ombre et même dans la lumière les groupes extrémistes. Ah, cette " Pax islamica" , cette alliance entre Ennahda et les salafistes conclue dès le lendemain de la victoire islamiste aux élections du 23 octobre 2011! Même si le gouvernement tunisien la dénonce aujourd'hui et qualifie désormais de terroriste  le groupe Ansar al Charia, l'obscurantisme d'Etat a fait des ravages. Et ça continue.

     " DEFENDRE JABEUR, C'EST DEFENDRE LE DROIT DE TOUS LES TUNISIENS A LA LIBERTE D'EXPRESSION"

" Comment peut-on parler de révolution si Jabeur est en prison pour des idées?" rappelait son comité de soutien lors de la conférence de presse organisée fin août à Tunis. Des jeunes femmes et des jeunes gens déterminés qui résument le sens de leur combat:

"- Ce qui a commencé avec Jabeur Mejri a continué. Les atteintes aux libertés et les menaces ont concerné des artistes, des expositions, des chanteurs, puis des journalistes ou patrons de médias, puis les medias en totalité. Jabeur est en prison. D'autres Jabeur suivent. Pensent-ils, comme Ben Ali avant eux, mettre des idées en prison? Pensent-ils pouvoir nous faire taire? Mais d'autres Jabeur se révèlent. Nous sommes tous Jabeur. Tous en danger maintenant! Mais nous avons décidé de nous exprimer haut et fort. Defendre Jabeur aujourd'hui, c'est défendre le droit de chaque Tunisienne et Tunisien à la liberté d'expression"

C'est ainsi qu'a été lancé le mouvement du 13 mars. Ce n'est pas une date ésotérique: le 13 mars 2012, Moncef Marzouki a décrété que ce jour serait le symbole de la liberté d'expression sur Internet. Jabeur Mejri était alors au cachot depuis huit jours!
Ce que le jeune homme a enduré les premiers temps, de la part des autres détenus, confirme le témoignage que m'avait livré Amina sur son expérience tragique à la prison de Sousse. Dans les deux cas, il y avait eu " préparation" des co-détenus à l'arrivée de prisonniers d'opinion. Présentation comme "blasphémateurs " dans un climat pénitentiaire de violence physique et morale. 

" Au début, Jabeur a été agressé, les autres étaient très durs avec lui. Et puis, petit à petit, grâce à la campagne des ONG, à l'arrivée des lettres de soutien, à l'Organisation mondiale contre la torture, les conditions se sont un peu améliorées, il est maintenant dans une cellule avec un nombre restreint de co-détenus " explique son comité de soutien.

Jabeur sait qu'il n'est pas seul, que, dehors, on le défend. Sa cause, emblématique, n'est pourtant pas adoptée par les grands partis de l'opposition et reprise comme symbolique à l'heure des vastes contestations. Trois communiqués demandent sa libération: ceux du parti El Massar, du Front Populaire, et du Parti Pirate. C'est un début. Mais la solidarité se heurte toujours aux mêmes raisons qui ont fait si longtemps hésiter le camp progressiste face à l'affaire d'Amina: aller trop loin, ce serait offenser les émotions populaires, faire le jeu d'Ennahda,etc...Les mêmes vieilles lunes ont été agitées depuis septembre 2011 et la diffusion par la chaine de télévision Nessma du film de la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi, " Persépolis". Et encore avec la campagne de haine et les poursuites déclenchées contre la réalisatrice franco-tunisienne Nadia el Fani et sa " Laïcité Inch Allah!". Laquelle ne peut plus revoir son pays!
Peurs rancies, électoralisme à courte vue, vieilles lunes empoisonnées: la liberté d'expression est pourtant une et indivisible. Jabeur Mejri en paie le prix douloureux. Aujourd'hui, des banderoles se déploient pour lui dans Tunis. Un concert va lui rendre hommage.
Au delà de Tunis, n'oublions pas le libre penseur enchainé de Mahdia!

* On peut écrire à Jabeur Mejri dans sa prison, avec le numéro d'écrou et l'adresse indiquée sur la photo qui illustre cet article
* Pour contacter le comité de soutien et le mouvement du 13 mars:
http://jabeurghazifree.blogspot.fr

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 17:16

 

 

liberation.fr

 

AFP 12 septembre 2013 à 17:22 (Mis à jour : 12 septembre 2013 à 17:25)

 

 

C'est le troisième suicide d'un salarié de Pôle Emploi en sept mois.C'est le troisième suicide d'un salarié de Pôle Emploi en sept mois. (Photo Christian Hartmann. Reuters)

 

Pour eux, ce geste révèle un «réel malaise social».

Deux syndicats de Pôle emploi, la CFE-CGC et le SNU, ont indiqué jeudi à l’AFP avoir interpellé leur direction après le suicide lundi d’un cadre, «le troisième en sept mois», réclamant des «décisions» face à la «souffrance» des salariés.

  

Lundi, l’ancien directeur territorial du Rhône, «âgé de 55 ans», s’est jeté sous un TGV à Mâcon «alors qu’il se rendait à Paris sur son lieu de travail», a-t-on appris de sources syndicales.

Selon ces sources, ce père de famille avait été muté en juin à la direction générale à Paris et regagnait son domicile le week-end. Il travaillait pour l’opérateur public «depuis 25 ans».

Dans un communiqué, la CFE-CGC (cadres) des métiers de l’emploi déplore jeudi «le troisième suicide d’un cadre supérieur en sept mois», «après le drame du Languedoc-Roussillon en mars et celui d’Ile-de-France en juillet». Ces gestes, s’ils «nécessitent une très grande prudence dans l’analyse», sont «révélateurs d’un réel malaise social», estime-t-elle.

Le syndicat «exige de la direction qu’elle prenne en compte la souffrance des agents». «Il est grand temps de se mettre autour de la table pour (...) mieux comprendre le mal-être et les difficultés afin de prendre enfin des décisions pour éviter de nouveaux drames», écrit-il.

Sur la même ligne, le Snu Pôle emploi a indiqué à l’AFP réclamer lui aussi d’être reçu par le directeur général de Pôle emploi Jean Bassères et le ministre du Travail Michel Sapin.

Depuis la fusion ANPE-Assedic (fin 2008), «il y a une immense souffrance de l’encadrement et des agents, depuis des mois nous alertons la direction sans être entendus», affirme Colette Pronost, la secrétaire générale du SNU. «Il y a des mouvements, professionnels et géographiques, dans l’encadrement qui ne sont pas choisis», dit-elle.

Si elle reste «prudente» sur l’analyse de son geste, Colette Pronost note toutefois que l’ex-directeur territorial du Rhône s’est «suicidé à la gare TGV qu’il l’amenait à Paris, symboliquement, c’est quand même très fort».

Sollicitée par l’AFP, la direction de Pôle emploi n’a pas réagi dans l’immédiat.

Les deux syndicats réclament une enquête du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) pour «faire la lumière sur cet acte désespéré».

AFP

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:37

 

bugbrother.blog.lemonde.fr

Qui aurait cru, en 1984, que Steve Jobs serait devenu un Big Brother, et que ses clients seraient devenus des zombies ?

Cette spéciale dédicace aux fans de la marque Apple figure en toute lettre dans un mémo confié par Edward Snowden au Spiegel, qui explique comment la NSA accède aux données contenues dans les smartphones, qu'ils soient de type iPhone, Androïd ou BlackBerry.

 

 
En 1984, Apple avait en effet diffusé un spot publicitaire montrant des bataillons de zombies tétanisés par Big Brother, et affirmant que son nouveau MacIntosh allait libérer le peuple et que, grâce à lui, "1984 ne serait pas 1984".

 

 

 

Vous utilisez un iPhone, un téléphone Android, ou Windows Phone ? Vous êtes donc "en état d'interception : toutes vos télécommunications pourront être retenues contre vous"... pour paraphraser la célèbre expression policière.

Comme l'ont moult fois expliqué des gens comme Julian Assange, Jacob Appelbaum ou Rick Falkvinge (le fondateur du Parti pirate), nos téléphones portables sont aussi devenus (voire d'abord et avant tout, si vous êtes une cible de la NSA, de votre conjoint jaloux, ou de votre patron espion) des mouchards électroniques que nous portons en permanence sur nous, et qui permettent à des "grandes oreilles" de pouvoir nous traquer.

Au-délà des écoutes téléphoniques classiques, qui ont tendance à proliférer (voir Une juge a fait écouter un journaliste du "Monde"), ce qui intéresse ces "grandes oreilles", ce sont les méta-données : qui communique avec qui, quand, d'où... Imaginez, par exemple, que l'on apprenne que François Hollande a passé un coup de fil à quelqu'un en Syrie. Sans même connaître le contenu de leur conversation, cette simple information pourrait avoir des répercussions énormes.

La semaine passée, je publiais ainsi sur Rue89 la carte des pays visités par 19 marchands d'armes de surveillance numérique, dont les téléphones portables avaient opportunément été pistés par l'unité de contre-espionnage de WikiLeaks. On ne sait pas ce qu'ils faisaient dans ces pays -peu regardants pour ce qui est des droits de l'homme-, mais le simple fait de savoir quand ils y sont allés, combien de fois, pendant combien de jours, indique qu'ils y étaient en voyage d'affaires, pas en vacances.

Car s'il est possible (mais pas donné) de sécuriser ce que l'on fait avec un ordinateur (cf Comment protéger ses sources ?, le manuel que j'ai rédigé à cet effet), il est bien plus difficile de le faire avec un smartphone, ce que rappelait en juin dernier l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dans un mémo intitulé Recommandations de sécurité relatives aux ordiphones :

"En tout état de cause, il est illusoire d’espérer atteindre un haut niveau de sécurité avec un ordiphone ou une tablette ordinaire, quel que soit le soin consacré à son paramétrage."

Une note, datée du 19 août et que L'Express vient de rendre publique, révèle ainsi que le premier ministre a demandé à tous les ministères d'abandonner smartphones et tablettes du commerce pour la "transmission d'informations sensibles de voix et données".

Matignon qualifie de "sensibles les "informations manipulées ou échangées au sein de l'administration, notamment par les autorités et cabinets ministériels". Elles doivent, "dans la mesure du possible, être hébergées sur le territoire national" et "être chiffrés lorsqu'elles sont échangées sur des réseaux non sécurisés, notamment l'Internet, mais également lorsqu'elles sont stockées sur des ordinateurs portables ou des clefs USB, "susceptibles d'être facilement dérobés ou perdus".

Changez de mot de passe (tous les 3 mois)

Dans un article intitulé Smartphones mouchards : comment protéger votre vie privée, publié sur Rue89 fin août, Philippe Vion-Dury dressait une bonne check-liste des réglages et logiciels conseillés pour chiffrer ou protéger ses données.

Les recommandations de l'ANSSI "ont simplement pour objectif de protéger au mieux possible les données contenues dans le terminal contre les attaques triviales". A défaut de rendre votre smartphone totalement imperméable, elles pourraient vous éviter de tendre la joue pour vous faire p0wned (piraté, en leet speak), et vous permettre d'adopter une bonne hygiène en matière de sécurité informatique.

L'ANSSI estime ainsi que "le déverrouillage par symbole (points à relier) ne dispose pas d’une richesse combinatoire suffisante pour être conforme au niveau minimal recommandé".

Ce type de solution est donc à proscrire ainsi que toute solution biométrique lorsque l’efficacité n’est pas établie. La note précisant les recommandations de sécurité relatives aux mots de passe publiée par l’ANSSI donne des éléments qui peuvent être utiles à la définition d’un mot de passe correct.

Sur les 21 recommandations de l'ANSSI, détaillée dans son mémo, j'en ai retenu 16 (les 5 autres visent surtout les "ordiphones" gérés par les entreprises ou administrations). A partager sans modération :

1.      Configurer une durée d’expiration du mot de passe de 3 mois maximum.

2.      Configurer le verrouillage automatique de terminal au bout de 5 minutes maximum.

3.      Si le terminal contient des informations sensibles, il est recommandé d’exiger un mot de passe fort en remplacement des méthodes de déverrouillage par défaut. Dans tout autre cas, l’utilisation d’un code PIN sera suffisant dès lors que la recommandation R5 est strictement respectée.

4.      Limiter le nombre de tentatives de déverrouillage, puis configurer un temps de blocage de plus en plus long ainsi qu’un effacement automatique après une dizaine de tentatives ayant échoué.

5.      Ne pas laisser le terminal sans surveillance. Un accès très temporaire à un terminal mobile peut suffire à sa compromission sans que l’utilisateur en ait conscience même lorsqu’il est verrouillé.

6.      Ne pas brancher le terminal à un poste de travail non maîtrisé ou à un quelconque périphérique qui ne soit pas de confiance, lesquels établiront une connexion directe non contrôlée.

7.      L’accès au service de géolocalisation doit être interdit aux applications dont les fonctions liées à la position géographique ne sont pas utilisées. Si cette option n’est pas disponible sur le terminal considéré, il convient d’éteindre le service de géolocalisation lorsqu’il n’est pas utilisé.

8.      Les applications déployées doivent être mises à jour régulièrement et rapidement dès lors que des correctifs de sécurité sont proposés.

9.      Les interfaces sans-fil (Bluetooth et WiFi) ou sans contact (NFC par exemple) doivent être désactivées lorsqu’elles ne sont pas utilisées.

10.  Désactiver systématiquement l’association automatique aux points d’accès WiFi configurés dans le terminal afin de garder le contrôle sur l’activation de la connexion sans-fil.

11.  Éviter tant que possible de se connecter à des réseaux sans fil inconnus et qui ne sont pas de confiance (cf les recommandations de sécurité relatives aux réseaux WiFi de l'ANSSI).

12.  Le stockage amovible ainsi que le stockage interne du terminal doivent être chiffrés par l’utilisation d’une solution de chiffrement robuste.

13.  Tout échange d’informations sensibles doit se faire par un canal chiffré de manière à assurer confidentialité et intégrité des données de point à point.

14.  Le système d’exploitation doit être régulièrement et automatiquement mis à jour de manière à intégrer les derniers correctifs de sécurité publiés. Tout terminal qui ne peut plus prendre en charge les évolutions du système d’exploitation doit être remplacé.

15.  Si les terminaux sont jugés suffisamment sensibles pour le nécessiter, il est conseillé de procéder régulièrement (a minima tous les ans) à la ré-initialisation complète du terminal, c’est à dire à un nouveau déploiement du système d’exploitation et un changement des clés de chiffrement, de manière à mettre fin à une éventuelle atteinte en sécurité du système à bas niveau (Note : Ceci n’est toutefois pas la solution à l’ensemble des attaques dont certaines pourraient perdurer malgré une ré-initialisation complète).

16.  Sauf à utiliser des solutions de cloisonnement dont il a été vérifié qu’elles répondent aux besoins de sécurité de l’entreprise, utiliser des ordiphones professionels dédiés à cet usage.

Mise à jour, 12/09/2013 : sur Twitter, @petaramesh précise à juste titre que ces conseils "sont absolument inefficaces pour se protéger d'écoutes NSA intégrées à l'OS" :

« Il n'existe AUCUNE mesure crédible pour empêcher un smartphone IOS/Android de "téléphoner maison" les données qu'il contient. Le seul et unique moyen de protéger ses données sensibles est de ne les stocker en aucun cas dans un tel système, et de ne jamais avoir sur soi un tel téléphone, équipé de sa batterie, pour toute activité confidentielle. Il serait particulièrement DANGEREUX de taper sur un tél iPhone Android un mot de passe protégeant des données confidentielles. Il semble que c'est désinformer les gens de leur laisser croire qu'ils peuvent sécuriser un tel téléphone... »

Comme indiqué plus haut, l'ANSSI estime "illusoire d’espérer atteindre un haut niveau de sécurité" avec un "ordiphone", ses conseils visant plus à se prémunir des dommages qu'engendreraient un vol ou l'installation d'un logiciel malveillant.

Voir aussi ce guide de Configuration basique des paramètres de sécurité d'un appareil Android, et les fiches logicielles qui y sont associées, comment utiliser votre smartphone en sécurité (autant que possible...) et, en anglais, Security tips for journalists using mobiles, et The Mobile Security Survival Toolkit for Activists and Journalist. Je serais par ailleurs preneur de tout autre lien/manuel de sécurité pour les mobiles.

 

Et, sur ce blog :
Le plan anti-intrusion de la DGSE était sur le web
Pourquoi la NSA espionne aussi votre papa (#oupas)
La guerre aux migrants a fait 18 000 morts (au moins)
Internet a été créé par des hippies qui prenaient du LSD
La DGSE a le « droit » d’espionner ton Wi-Fi, ton GSM et ton GPS aussi

jean.marc.manach (sur Facebook & Google+) @manhack (sur Twitter)
Et pour me contacter, de façon anonyme & sécurisée (#oupas /-), c'est par là.

- See more at: http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2013/09/11/comment-securiser-son-telephone-mouchard-portable/#sthash.F0tYs6sQ.dpuf

 


 

 

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