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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:01

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Des sénateurs recommandent l’expérimentation du revenu de base

 

Une mission d’information du Sénat préconise le versement, pendant trois ans, d’un revenu de 500 euros à un échantillon d’au moins 20 000 à 30 000 personnes âgées de 18 à 65 ans.

 

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

 

 

PHILIPPE HUGUEN / AFP

 

Une mission d’information du Sénat propose d’expérimenter rapidement « dans des territoires volontaires » différentes modalités d’une mise en place d’un revenu de base, concept qui divise et resurgit régulièrement dans le débat politique français.

 

Dans un rapport intitulé « Le revenu de base en France, de l’utopie à l’expérimentation » et rendu public mercredi 19 octobre, cette mission lancée à l’initiative du groupe socialiste et composée de 27 sénateurs de tous bords politiques s’est intéressée à cette « solution alternative à la logique actuelle des minima sociaux ». L’idée du revenu de base, parfois appelé revenu universel, est simple de prime abord : elle consiste à accorder de manière inconditionnelle à chaque membre de la société une dotation monétaire identique, et ce quel que soit son niveau de revenus.

 

 

 

Alors que la France consacre 690 milliards d’euros – soit un tiers de son PIB – à la protection sociale, le taux de pauvreté s’élève toujours à 14,1 %. « Des concitoyens » sont « laissés au bord du chemin » en raison du système actuel d’allocations, selon les sénateurs. « Ne confondons pas fusion des minima sociaux et revenu de base », a cependant déclaré mercredi au Sénat le président de cette mission d’information, le sénateur UDI Jean-Marie Vanlerenberghe, disant avoir voulu « clarifier l’idée » et « l’acclimater à la France ».

 

500 euros par mois pour les 18-65 ans

S’ils ne préconisent pas la mise en place immédiate d’un revenu de base, faute de « conditions réunies » et de « preuves de ses avantages », ces sénateurs jugent néanmoins « indispensable de mener dès aujourd’hui l’expérimentation » d’un concept qui « présente un caractère révolutionnaire ».

Ils se prononcent donc pour verser, pendant trois ans, 500 euros à des personnes âgées de 18 à 65 ans, pour un échantillon d’au moins « 20 000 à 30 000 personnes, ce qui représenterait un coût de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros par an, pris en charge par l’Etat », a calculé la mission. Instaurée « dans des départements volontaires », cette expérimentation permettrait « de tester et de comparer les effets concrets de plusieurs modalités d’un revenu de base sur plusieurs segments de la société, en particulier les 18-25 ans et les 50-65 ans », jugés « plus fragiles ».

Lire l’entretien avec Marc de Basquiat, économiste :   « Une expérimentation du revenu de base peut atténuer les craintes »

Cette aide, « au moins égale au RSA », « viendrait se substituer aux minima sociaux (RSA, ASS AHH…) perçus par les personnes faisant l’objet de l’expérimentation ». Pour qu’ils ne soient pas lésés, les bénéficiaires recevraient tout reliquat supérieur à 500 euros, précise le rapport.

Le rapport propose ainsi d’expérimenter trois pistes d’allocations sur ces territoires volontaires :

  • Un versement sans condition, se rapprochant de « la forme la plus “pure” du revenu de base », où les bénéficiaires recevraient une allocation à somme fixe, indépendamment de leur pouvoir d’achat, qu’ils pourraient utiliser de façon totalement libre.
  • Un versement « inconditionnel avec obligation d’utiliser l’allocation à des fins spécifiques » : chaque bénéficiaire se verrait verser un montant fixe qu’il devrait utiliser pour des achats alimentaires, des actions de formation ou des frais de mobilité. Le rapport souligne que « cette forme de revenu serait particulièrement pertinente à l’égard des jeunes, pour lesquels il semble préférable d’orienter l’utilisation de l’allocation envisagée à des actions en lien avec leur bonne insertion dans la société ».
  • Un versement « conditionné au respect d’une obligation spécifique » : l’idée serait de ne verser le revenu qu’en contrepartie d’une obligation, « par exemple le suivi d’une action de formation ou des mesures de recherche d’emploi actives ». Le rapport propose d’y intégrer deux variantes, l’une dans laquelle le revenu serait versé mais susceptible d’être retiré en l’absence de respect des obligations et une autre dans laquelle le revenu ne serait versé qu’une fois les obligations remplies.

 

« Lancer une idée dans la tempête présidentielle »

« Ceux qui parlent du revenu de base nous proposent leur vision, leur utopie. Nous les avons beaucoup écoutés », a souligné Daniel Percheron, rapporteur de la mission d’information, disant « lancer une idée dans la tempête présidentielle ».

Saluant « le travail de fond » mené par le Sénat, le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB), association qui milite en faveur de son instauration, a saisi l’occasion pour demander dans un communiqué à « chaque candidat aux prochaines élections présidentielle et législatives [de] se prononcer sur l’idée ».

A quelques mois de l’élection, différentes formes de revenu universel ont des partisans à droite comme à gauche, tant du côté de Nathalie Kosciusko-Morizet que de Benoît Hamon ou des candidats à la primaire écologiste.

 

Lire aussi :   Droite, gauche : à chacun son revenu universel

 

En septembre, le premier ministre, Manuel Valls, avait appelé dans un billet sur Facebook à « ouvrir de nouvelles pistes » : « Le revenu universel, c’est-à-dire une allocation unique, ouverte à tous, à partir de 18 ans, pour remplacer la dizaine de minima sociaux existant, en est une. » Une idée qui se rapproche finalement plus d’une fusion de différentes allocations, comme préconisée par le rapport Sirugue en avril, qu’à l’instauration d’un revenu universel et inconditionnel. Le premier ministre ne s’est en tout cas prononcé sur aucun calendrier à ce jour.

 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 20:26

 

Source : http://www.humanite.fr

 

CETA. Le libre échange accentue le réchauffement climatique

Gérard Le Puill
Mercredi, 19 Octobre, 2016
Humanite.fr

 

 

Photo AFP
La pression monte contre la Wallonie pour faire de sorte que le gouvernement Belge puisse annoncer vendredi prochain qu’il accepte de signer avec ses partenaires européens et le Canada l’accord de libre échange connu sous le nom de CETA (1).
 
Ce vendredi 21 octobre a lieu un sommet des chefs d’Etat et il se dit que François Hollande, Angela Merkel et même la britannique Theresa May tiennent beaucoup à la ratification de cet accord qui deviendrait définitive le 27 octobre à l’occasion de la venue du Premier ministre canadien Justin Trudeau à Bruxelles.
 
En France, le mouvement ATTAC rappelle dans une déclaration faite hier que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la mer, avait récemment déclaré qu’elle était en train de « vérifier que le CETA est parfaitement climato-compatible avec l’accord de Paris » et qu’il « contribue bien à l’objectif à l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C ». Depuis, Ségolène Royal se tait sur le sujet. La COP 21 passée, elle perd d’ailleurs tous les arbitrages que fait le gouvernement de Manuel Valls, soutenu par François Hollande. D’où sans doute ses ultimes propos lancés comme des défis contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour masquer ses autres échecs, même si elle est probablement sincère dans son opposition à cet aéroport.
 
Dans un argumentaire en sept points, ATTAC nous dit que « Le CETA fera croître les émissions de gaz à effet de serre transatlantiques de l’aveu même de l’étude d’impact de la Commission Européenne, et il ne permettra pas de les réduire comme l’exige l’accord de Paris ». Pour plusieurs raisons dont celle-ci : «L’environnement est perçu comme un sous-secteur de la libéralisation du commerce, et les réglementations climatiques et environnementales comme des restrictions au commerce », tandis que «la protection des investisseurs intervient au détriment de la capacité des Etats et collectivités à opérer la transition énergétique … ».
 
Ces remarques sont justes mais incomplètes. Il faut ici observer comment les délocalisations de productions industrielles et agricoles des pays développés vers les pays à bas coûts de main d’œuvre ces dernières décennies ont considérablement augmenté le bilan carbone de chaque bien produit. On a cassé des usines souvent modernes dans les pays développés dès lors que les économies sur la main d’œuvre dans les pays pauvres permettaient d’augmenter les marges des entreprises dans des délais relativement courts. Mais détruire du capital productif en France pour investir au Bangladesh afin de produire la même chose augmente les émissions de gaz à effet de serre pour chaque vêtement produit qu’il faut ensuite réimporter chez nous tandis que l’énergie électrique alimentant l’usine du Bangladesh aura été produite en brulant du charbon alors que la notre est nucléaire à 70% avec, en plus , 15% d’énergie renouvelables en plus dont 13% pour l’hydraulique.
 
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) fonctionne depuis 1995, année ou elle a succédé au GATT. Les règles de fonctionnement de l’OMC ne mentionnent aucun critère social ou environnemental. La compétitivité selon l’OMC est fondée sur le moins disant social et environnemental. Selon les règles de l’OMC, une usine est compétitive quand ses salariés perçoivent de 50 à 100€ par mois au Bangladesh, au Cambodge ou en Ethiopie, sans protection sociale ni perspective de retraite. Elle est encore plus compétitive si elle n’a pas l’obligation de protéger les travailleurs contre les produits polluants, ni de dépolluer l’eau utilisée. 
 
Pour dire les choses clairement, le maintient des règles actuelles de l’OMC donne raison aux pollueurs contre les défenseurs de l’environnement chaque fois que les tribunaux arbitraux de l’OMC ont à statuer dans un conflit pour entrave au libre commerce. Cette situation intolérable n’est jamais dénoncée par les chefs ‘Etat et de gouvernement des pays développés, qu’ils se nomment Obama, Merkel, où Hollande. D’ailleurs, ce dernier n’a vu dans la tenue de la Cop 21 à Paris qu’un possible atout pour lui faire gagner quelques éphémères points de popularité dans les sondages. Les enjeux climatiques ne l’intéressaient nullement avant la tenue de cette conférence et ne l’intéressent pas davantage depuis. 
Voilà aussi pourquoi ATTAC a bien raison de dénoncer le CETA sous l’angle des enjeux climatiques.
 
(1) Comprehensive Economic and Trade Agrement
 
Journaliste et auteur

 

 

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 20:11

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

Productivité, stress, suicide: le prix à payer pour combler le trou de la Sécu

 

19 octobre 2016 | Par Caroline Coq-Chodorge
 
 
 

La Sécurité sociale est « sauvée », assure la ministre de la santé. Pourtant, les hôpitaux vacillent sous les plans d’économies successifs et la quête perpétuelle de productivité. Exemple au Havre, où une infirmière s’est donné la mort.

Le Havre, envoyée spéciale. – L’infirmière du service de néonatalogie de l’hôpital du Havre a laissé derrière elle quelques mots bouleversés pour expliquer son suicide, survenu le 24 juin : « J’ai transféré une petite fille en réanimation, son état s’est dégradé pendant la nuit. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai le sentiment que j’ai fait quelque chose de grave, je ne peux pas vivre avec l’idée que j’ai détruit une famille qui avait aussi droit au bonheur. » Son mari a rendu publique sa lettre. Il a aussi pris la parole : « J’en veux à cette pression qu’on colle à ces petites mains. »

 

Ce suicide n’est pas encore reconnu comme un accident du travail, mais les syndicats sont prêts à aller en justice : « Nous avons dit que des agents étaient mal par rapport à la réorganisation mise en place dans le service de cette infirmière, nous avions émis un avis défavorable. Nous pensons que cette restructuration a été mise en place trop vite, sans concertation et sans alternative possible pour le personnel », commente Agnès Goussin-Mauger, syndicaliste CGT. La direction a imposé au personnel de néonatalogie une polyvalence avec le service voisin de réanimation néonatale. Le projet a depuis été suspendu.

 

La directrice de l’hôpital, Zaynab Riet, commence par rappeler son « émotion » et celle de « toute la communauté hospitalière ». Mais celle qui fut infirmière juge toujours son projet de polyvalence valable : « Les compétences d’une infirmière dans ces deux services sont les mêmes », explique-t-elle. Seulement, en néonatalogie, l’infirmière qui a mis fin à ses jours prenait en charge des bébés, certes prématurés ou malades, mais dont le pronostic vital n’était pas engagé. « Elle ne voulait pas travailler en réanimation néonatale, avec des enfants qui sont entre la vie et la mort. Elle l’a dit à plusieurs reprises, dès son entretien d’embauche, puis au médecin du travail et à son cadre de santé », rapporte la syndicaliste CGT.

 

Ce type de réorganisation est banal à l’hôpital public, le groupe hospitalier du Havre est un établissement normal. Il a accumulé dans les années 2000 une grosse dette d’une centaine de millions d’euros. Mais il réduit peu à peu son déficit, en développant son activité. Il s’inscrit ainsi parfaitement dans la logique de la “tarification à l’activité”. Impossible de rationner l’hôpital public, qui doit répondre à tous les besoins de santé, en croissance en raison du vieillissement de la population. La tarification à l’activité fait mieux : chaque année, les tarifs hospitaliers baissent à la hauteur de la progression de l’activité, afin que les dépenses hospitalières tiennent à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire annuelle qui lui est allouée par le Parlement. « En baissant les tarifs, on nous oblige à diminuer nos coûts de production, donc à augmenter notre productivité », explique Pierre Cueiuille, syndicaliste Sud.

 

Au Havre, en 2015, le nombre d’entrées à l’hôpital a progressé de 4,77 %, mais les effectifs sont restés stables à + 0,56 %. Pour combler cet écart, l’hôpital a recours aux méthodes du “nouveau management public”, copiées-collées sur celles de l’industrie. Première recette : augmenter les cadences. L’hôpital raisonne en « durée médicale de séjour ». Dans tous les hôpitaux bien gérés, elle baisse, comme au Havre (– 1,38 %). Les patients restent donc moins longtemps hospitalisés. Voire ne sont pas hospitalisés du tout et rentrent immédiatement chez eux après une opération : c’est la chirurgie ambulatoire.

 

Les hôpitaux peuvent donc se recentrer sur l’acte rentable, et limiter le nombre de journées d’hospitalisation, mal rémunérées. Des lits ferment : « Entre 2013 et 2016, 34 lits en chirurgie, 45 en médecine, 11 en pédiatrie, énumère la directrice du Havre, Zaynab Riet. Les effectifs sont bien sûr adaptés au nombre de lits. » Mais dans les lits, les patients sortent et entrent plus vite, et la charge de travail augmente pour les infirmières, les aides-soignantes et les agents de services hospitaliers. « Si la charge de travail est trop forte, nous augmentons les effectifs », rassure-t-elle.

 

La Fédération hospitalière de France (FHF), qui défend les intérêts des hôpitaux publics, vient de publier un intéressant baromètre : 274 directeurs d’établissement ont été interrogés sur leur gestion des ressources humaines. Pour 75 % d’entre eux, le principal enjeu de la fonction RH est de « maîtriser/réduire les coûts », 80 % se mobilisent en priorité sur la maîtrise de la masse salariale. L’explication est simple : ils sont submergés par « les contraintes économiques et budgétaires » qui incitent 92 % d’entre eux à faire évoluer leurs pratiques. Et ils en sont désolés : pour 31 % des directeurs interrogés, les risques psycho-sociaux sont « un risque potentiel sérieux », c’est même « une réalité » à laquelle doivent faire face 24 % d’entre eux.

 

Au Havre, la CGT a récemment fait une tournée de nuit dans l’hôpital et relevé des effectifs calculés au plus juste. Dans un service de médecine de 28 lits, il y a une infirmière et une aide-soignante en CDD ; dans un autre service de médecine de 24 lits, travaillent une infirmière titulaire, une autre contractuelle à mi-temps, complétée « en dépannage » par un agent venu du service d’oncologie, etc. Au cours de sa tournée, le syndicat a pris note de « difficultés aux prises de congés », d’une « augmentation des arrêts », etc. Vendredi 17 octobre, les assistantes sociales et les agents de service hospitaliers de l’unité de court séjour gériatrique se sont mis en grève pour demander le « remplacement permanent d’au moins une » des deux aides-soignantes du service en arrêt...

 

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 19:00

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Le gouvernement prépare une répression de masse sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes

19 octobre 2016 / Nicolas de La Casinière (Reporterre)
 

 

 

 

 

Effectifs redoublés de magistrats, mobilisation des douanes, antennes mobiles de garde à vue… Dans une circulaire, le ministère de la Justice édicte les dispositifs spéciaux mis en place pour une répression rapide lors des opérations prévues sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes et à Calais.

Le ministère de la Justice a publié début octobre une circulaire adressée à tous les procureurs et aux présidents des tribunaux. Ce texte, que révèle Reporterre, édicte nombre de mesures spécifiques pour accélérer le traitement des « infractions » constatées. Il traite spécialement des « zadistes », mais aussi de la situation à Calais, où le démantèlement du grand campement des migrants est prévu à partir de lundi 24 octobre.

- Télécharger la « Circulaire du 20 septembre 2016 relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs » :

 

 

 

 

 

 

PDF - 2.6 Mo
 
 
 
 
 
 
Circulaire du ministère de la Justice du 20 septembre 2016.

Les zadistes et les militants ayant des velléités de manifestation ainsi que les jeunes des quartiers populaires sont clairement dans le collimateur du ministère, qui envisage un « nombre conséquent d’interpellations ». La circulaire prévoit des tribunaux d’urgence par la « création d’audiences spécifiques lorsqu’elles n’existent pas, ou le dédoublement de celles déjà prévues » et avec diffusion à l’audience des vidéos retenues pour preuves contre les manifestants, « y compris les extraits des enregistrements de vidéoprotection [vidéo surveillance] ». Il faudra juger sans attendre, prévoir plus de magistrats, plus d’audiences, et des procédures qui tiennent debout pour étayer cet abattage judiciaire. Les douaniers seront réquisitionnés pour contrôler les véhicules avant les manifestations, ce qui ne leur est jamais arrivé.

Juger sans attendre

Le ministère de la Justice a adressé cette circulaire aux procureurs, maîtres des poursuites, afin d’anticiper le traitement expéditif de nombreuses personnes arrêtées et de parer aux « débordements », « compte tenu des difficultés engendrées par le traitement, dans l’urgence, de faits qui relèvent d’un phénomène de masse, et de l’articulation malaisée entre les opérations nécessaires de maintien de l’ordre et les impératifs d’efficacité judiciaire ». Ces « orientations de politique pénale » ciblent les « manifestations sur la voie publique proches de celles constatées lors de violences urbaines » et « le traitement des infractions commises par certains mouvements dits “zadistes” », qui mènent des occupations illicites de terrains « afin de s’opposer à un projet d’aménagement au motif qu’il porterait atteinte à l’environnement ».

La circulaire rappelle ainsi l’article 433-11 du Code pénal, « l’opposition à l’exécution de travaux publics », mais aussi « l’entrave à la liberté de travail » ou « l’entrave à la circulation routière » qui a déjà servi à Nantes pour condamner les opérations escargot en janvier 2016 (amende de 200 à 600 euros, ferme ou avec sursis, pour chacun des conducteurs).

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La Justice et sa balance.

Publiée par le site Legifrance le 5 octobre, signée par le directeur des Affaires criminelles et des grâces, Robert Gelli, la « Circulaire du 20 septembre 2016 relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs » tombe pile avant des évacuations prévues de la Zad de Notre Dame-des-Landes et de la « jungle » de Calais.

Le texte prévoit de nombreux dispositifs de répression rapide :

  • Magistrats en renfort

Pour que la machine de cette vaste entreprise ne subisse aucun retard, il y aura des renforts en magistrats dépêchés des cours d’appel : « En cas d’important surcroît d’activité, les procureurs généraux apprécieront l’opportunité de déléguer des magistrats du parquet général auprès des juridictions du premier ressort concernées, conformément aux dispositions de l’article R.122-2 du code de l’organisation judiciaire. »

  • Justice expéditive

La circulaire prévoit un délai court entre l’arrestation et le passage devant un juge. Le défèrement est le terme juridique indiquant qu’au terme de la garde à vue, le prévenu est traduit directement en justice sans être libéré : « Pour les faits les plus graves ou qui s’inscrivent dans une démarche délibérée d’affrontement avec l’État (notamment pour l’ensemble des violences commises à l’encontre des forces de l’ordre), les parquets privilégieront le défèrement des mis en cause et la comparution immédiate. Il doit en être de même pour les faits commis par les récidivistes ou réitérants. »

  • Antenne mobiles de garde à vue
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Antenne mobile de garde à vue.

Le recours systématique à des geôles roulantes sur les lieux d’interpellation doit fluidifier les procédures et les rendre plus fiables en justice : « Certains des officiers de police judiciaire pourront se tenir à proximité des lieux d’interpellation dans des véhicules adaptés susceptibles de constituer des antennes mobiles pour la notification immédiate des droits aux personnes placées en garde à vue. » Ces réactualisations du panier à salade ont déjà servi lors des arrestations durant les manifestations contre la loi travail.

  • Confrontation rapide

...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 14:07

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog

 

 

Report du vote sur le CETA: première victoire de la société civile

 
 
 
Ce 18 octobre, à Luxembourg, les ministres du commerce des 28 pays membres de l'Union européenne devaient adopter l'Accord de libéralisation du commerce et de l'investissement, le CETA, entre l'UE et le Canada. Malgré des pressions et basses manoeuvres pour un passage en force, le vote a été reporté. C'est une première victoire pour la société civile mobilisée contre cet accord depuis des années !

Avant un éventuel texte plus élaboré, une première réaction en quelques tweets.

(lire le Communiqué de presse du collectif Stop TAFTA à venir : https://www.collectifstoptafta.org/)

 

 

1er-tweet

 

 

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3e-me-tweet

 

 

4e-me-tweet

 

 

5e-me-tweet-1

 

 

 

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 12:47

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Influence

Grèce : la France place ses hauts fonctionnaires pour mieux profiter des privatisations

par

 

C’est un haut fonctionnaire français, inspecteur général des Finances, Jacques Le Pape, qui présidera au programme de privatisations de propriétés et d’entreprises publiques imposé à la Grèce. Malgré les appels des syndicats et de millions de citoyens grecs, le Parlement du pays a acté fin septembre la relance de ce processus, dans le cadre de son nouvel accord avec ses créanciers européens. Pour chapeauter l’agence de privatisation Taiped, sera créée une nouvelle entité appelée Superfund, avec un conseil composé de trois Grecs et deux Européens. «  Les représentants de l’UE auront un pouvoir de veto sur les décisions du Superfund pour 99 ans, ce qui revient à placer de fait les services et les biens publics grecs sous le contrôle de la Troïka et d’intérêts établis pour tout un siècle », dénonce la Fédération syndicale internationale des services publics ISP.

Celle-ci attire notamment l’attention sur la situation des services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, depuis longtemps convoités par Suez (lire notre enquête). La privatisation totale initialement envisagée à été bloquée par un arrêt de la Cour suprême grecque. Les Européens cherchent à contourner ce verdict en ne cédant que 49 % des deux entreprises concernées au secteur privé. Cela n’empêchera pas un prestataire comme Suez de contrôler les services et leurs flux financiers (voir en bas de cet article un film en anglais réalisé par l’ISP pour sensibiliser sur les nouveaux risques de privatisation de l’eau en Grèce).

 

Diplomatie intéressée

Ancien du cabinet de Christine Lagarde et d’Air France, Jacques Le Pape n’est pas le seul haut fonctionnaire français issu de Bercy à occuper une place stratégique dans le processus de privatisation grec. Philippe Boin, de la direction du Trésor, siège à la fois au conseil d’administration de l’agence de privatisation Taiped, au nom de l’UE, et au service économique de l’ambassade de France en Grèce, où il est chargé... de promouvoir les intérêts des entreprises hexagonales. Un beau conflit d’intérêt !

Le gouvernement français, qui aime à se présenter comme un ami de la Grèce, paraît surtout préoccupé de tirer le meilleur profit des futures privatisations. Outre Suez, de nombreuses autres firmes françaises ont fait part de leur intérêt pour les secteurs privatisables, comme EDF (électricité), Vinci (aéroports et autoroutes), La Poste (services postaux) ou encore Alstom (rail). Leurs dirigeants accompagnent régulièrement François Hollande lors de ses déplacements en Grèce.

 

Conquérants bienveillants ?

Avant d’être en poste à Athènes, Philippe Boin, rattaché à la direction du Trésor, officiait au service économique de l’ambassade de France en Roumanie. Il y a ardemment défendu les intérêts des multinationales françaises, qu’il a qualifié de « conquérants, au bon sens du terme ». On rappellera que la capitale roumaine Bucarest a privatisé son service de l’eau au profit de Veolia, dont la filiale locale est aujourd’hui au cœur d’une retentissante affaire de corruption (voir ici). GDF Suez (aujourd’hui Engie) avait également obtenu des marchés lucratifs dans le pays.

Depuis le début, le processus de privatisation imposé à la Grèce par ses créanciers a été entaché de nombreux scandales de corruption et de conflits d’intérêts, qui ont poussé plusieurs des responsables de l’agence Taiped à la démission. Des problèmes que l’on retrouve quasi systématiquement dans les processus de privatisation (lire notre article Le petit monde des banquiers, avocats et auditeurs qui profitent des privatisations en Europe). Nos nouveaux « conquérants » français feront-il mieux ?

Olivier Petitjean

 

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 12:30

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Les réserves de l’Aéroport de Toulouse vont être dilapidées

17 octobre 2016 | Par Laurent Mauduit

 

 

 

Avec la complicité active de l’État, les actionnaires chinois de l’Aéroport de Toulouse-Blagnac récemment privatisé vont se servir jeudi un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros. Une conséquence du pacte d’actionnaires secret passé par Emmanuel Macron avec ces investisseurs.

C’est une opération scandaleuse dont on parle depuis longtemps et qui va finalement aboutir jeudi : à l’occasion d’une assemblée générale de la société de gestion de l’Aéroport de Toulouse-Blagnac, les actionnaires devraient se prononcer, dans leur majorité, pour la distribution des réserves de l’entreprise à hauteur de 15 millions d’euros.

Lors de la privatisation de la société, décidée par Emmanuel Macron du temps où il était encore ministre de l’économie, il avait certes été dit que les nouveaux investisseurs chinois de la société ne contrôleraient que 49 % du capital, et que les acteurs publics (État, Région, département et Chambre de commerce) resteraient majoritaires. Il avait aussi été promis aux acteurs locaux que les investisseurs chinois arrivaient dans une logique industrielle ; et non pas dans une logique financière de court terme, ni ne se comporteraient comme un fonds financier rapace.

Las ! Sitôt la privatisation partielle achevée, les investisseurs chinois ont montré qu’ils ne respecteraient aucun de leurs engagements. À preuve, leur premier souhait a été de distribuer en dividende une bonne partie des 70 millions d’euros que la société avait mis en réserve, pour ses investissements futurs.

Quand l’annonce a été faite, elle a très fortement embarrassé Emmanuel Macron, car au moment de la privatisation il avait donné son feu vert pour que l’État passe secrètement un pacte d’actionnaires avec les investisseurs chinois, de sorte qu’ils aient les pleins pouvoirs et fassent ce que bon leur semble. À l’occasion d’une assemblée générale, le vote d’une résolution visant à effectuer ce versement de dividendes aurait donc pu faire scandale. Car la délibération aurait apporté la preuve que les investisseurs chinois sont venus pour siphonner les réserves de l’entreprise, et non pour la développer. Et surtout, le pacte secret d’actionnaires, révélé par Mediapart, aurait trouvé une confirmation publique, l’État s’étant engagé dans ce pacte à voter de la même manière que les investisseurs chinois.

Par peur du scandale, l’État a donc fait pression à plusieurs reprises, pour que l’assemblée générale des actionnaires, prévue initialement au printemps dernier, soit reportée. Et il a aussi discrètement fait pression pour que les prétentions financières des actionnaires chinois soient revues à la baisse.

Mais finalement, l’État a visiblement décidé de donner son feu vert à cette sulfureuse opération, comme en témoigne la convocation à l’assemblée générale dont nous avons obtenu une copie. On peut la consulter ci-dessous :

 

 

...*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Lire aussi

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 12:13

 

 

 

 

GOODYEAR : RASSEMBLEMENT LE 20 OCTOBRE

Les 19 et 20 octobre aura lieu à Amiens le procès en appel des 8 camarades de Goodyear.

Localement, un rassemblement est organisé à Nîmes le 20 octobre de 12h à 14h devant le tribunal, à l’appel de l’intersyndicale nîmoise : CGT Nîmes, CNT 30, Solidaires 30, Nuit Debout.

Voici les communiqués de l’intersyndicale et de la CNT :

PDF - 376.5 ko
COMMUNIQUE GOODYEAR INTERSYNDICALE
PDF - 288.3 ko
COMMUNIQUE GOODYEAR CNT
 
 
http://www.cnt-f.org/30
 
 
                                                                                                      

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Source : https://www.agluttesales.net/?p=352

 

Rassemblement de soutien aux inculpés de Goodyear

 

RASSEMBLEMENTS – Soyons nombreux à:

— ALÈS – mercredi 19 octobre à 18h
devant le tribunal (Boulevard Louis Blanc)

— NÎMES – jeudi 20 octobre à 12h
devant la Cour d’Appel (Boulevard de la Libération)

____________________________________________________
Les 19 et 20 octobre, la cours d’appel d’Amiens ré-examinera le dossier des huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord condamnés en janvier dernier à 9 mois fermes et 15 mois de sursis suite à la séquestration de leurs directeurs en 2009.

Alors qu’au quotidien, dans les entreprises, dans les bahuts comme dans la rue, les patrons, les flics et la justice répriment.
Alors que fin septembre, le parquet de Bobigny requérait 2 à 4 mois de sursis pour cinq ex-salariés d’Air France suite à l’affaire des chemises arrachées.
Alors qu’on ne finit pas de décompter le nombre de blessés, d’inculpés et de licenciés suite au mouvement social contre la loi travail.
La justice se montre-là, sans aucune ambiguïté, pour ce qu’elle est : une justice au service d’une seule classe, la classe dominante.

Contre la justice de classe!
Solidarité avec tous les inculpés de la guerre sociale !

Tous et toutes à Alès et Nîmes les 19 et 20 octobre !

balancedelinjustice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Info reçue par mail

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 21:00

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

VIDEO. Quand une conseillère Pôle emploi craque

 

 

A Pôle emploi, certains conseillers craquent. Comme Vanessa. Elle l'explique dans cet extrait d’"Envoyé spécial".

 

 

 

France Télévisions

Mis à jour le
publié le

 

Vanessa a été conseillère à Pôle emploi pendant treize ans. Un jour, elle a craqué. Impossible de passer la porte de l'agence. Elle ne supportait plus les cadences. Extrait d'une immersion à Pôle emploi diffusée dans "Envoyé spécial".

Le métier est-il si difficile ? "Oui. On a des objectifs à tenir et on gère de l'humain, c'est devenu très compliqué. Le travail en lui-même est intéressant, c'est un superbe métier. C'est les conditions actuelles qui sont compliquées."

 

Cinq minutes par personne et par mois

Un manque d'effectifs ? "Par rapport au nombre de personnes qu'il y a à suivre, clairement, on n'est pas assez nombreux. On ne fait pas que recevoir les gens, il faut gérer l'administratif… Quand on a un portefeuille de 400 personnes à suivre par mois, j'avais calculé que par personne, ça fait 5 minutes par mois !"

Aujourd'hui encore, la grande majorité des conseillers Pôle emploi ont plus de 200 personnes à suivre chaque mois.

Extrait d'une immersion à Pôle emploi signée Anouk Burel, Frédéric Bazille et Isabelle Tartakovsky, diffusée dans "Envoyé spécial" le13 octobre 2016.

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 20:52

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

Pau: Un chômeur escroqué sur le site de Pôle Emploi

 

 

FAITS-DIVERS Le demandeur d'emploi croyait avoir répondu à une vraie annonce, mais le but était de lui soutirer de l'argent pour une formation...

 

 

Illustration Pôle Emploi, le 13 octobre 2015

 

Illustration Pôle Emploi, le 13 octobre 2015 - M.BOSREDON/20MINUTES

 

 

 

L'annonce avait tout l'air d'être sérieuse, mais il s'agissait en réalité d'une arnaque. Un demandeur d'emploi originaire de Pau, âgé de 48 ans, a été escroqué en mai dernier via une annonce diffusée sur le site même de Pôle Emploi, révèle ce vendredi France Bleu.

 

>> A lire aussi : VIDEO.Marmande: Elle s’enchaîne aux grilles de Pôle Emploi qui lui doit 10.000 euros

 

On lui proposait un CDD de six mois de chauffeur-livreur dans le textile. Avant cela, il doit effectuer une formation, soit-disant payée par l'employeur, qui lui envoie un chèque de 2.500 euros. Une somme qu'il doit reverser par mandat cash à l'institut de formation. L'arnaque s'arrêtera là puisque le chèque, volé, ne passe pas à sa banque.

Pôle Emploi reconnaît avoir subi quelques détournements d'annonces de ce type sur son site, mais assure avoir trouvé la parade. Pôle emploi est en train de mettre en place une authentification des employeurs avec le numéro de sécurité sociale. Ce dispositif doit entrer en vigueur ces prochains jours.

 

 

 

Source : http://www.20minutes.fr

 

 

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