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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:22

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Biens communs : Le pillage grec

19 octobre par Eleni Panousi

 

 

Le « Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l’État grec », ou TAIPED |1|, a été établi en 2011 dans le cadre du 2e mémorandum. Son statut juridique est celui de société anonyme avec un actionnaire unique : l’État grec. La troïka est fortement impliquée dans toute décision le concernant. Elle assure, avec deux observateurs, le contrôle du conseil d’administration, et nomme trois des sept membres du « Comité d’experts ». Le TAIPED est financé par le produit de privatisations, de concessions d’utilisation ou d’exploitation, estimé à 50 milliards d’euros, un chiffre qui ne se base sur aucune réalité. Les privatisations et les concessions ne prennent pas en compte la valeur réelle des actifs grecs, sous-estimés du fait de l’écroulement économique |2|. Il gère aujourd’hui le plus important programme de privatisation au monde !

Au cours des années suivant sa création - des années marquées pour la Grèce par une profonde récession et une crise humanitaire allant en s’aggravant - le TAIPED a souvent été volontairement associé par les dirigeants politiques grecs à un discours vantant les « privatisations » comme des « investissements » nécessaires au pays. Les gouvernements successifs ont cherché à éviter une réelle prise de conscience de la vraie nature de ce programme, baptisé par Syriza, avant sa prise de pouvoir, de « Chenil des scandales » |3|. Pensé par les « instances » non élues de l’UE comme un fonds qui allait permettre de rembourser - sur le court terme - une partie de la dette publique contractée par le pays, le TAIPED conduit aujourd’hui la Grèce à brader une quantité exorbitante de ses biens, ce qui permet aux « acquéreurs vautours », étrangers comme locaux, de s’approprier ou d’exploiter - dans le cadre de concessions d’utilisation et d’exploitation - une très grande partie de son patrimoine !


Détournement de la législation grecque par le « TAIPED »

Le portefeuille du TAIPED comprend des infrastructures, aéroports, ports, routes, autoroutes et autres, des sociétés, eau, électricité, exploitation des ressources naturelles, téléphonie, jeux d’argent et de très nombreux biens immobiliers : des milliers d’hectares de terrains – surtout en bord de mer - et un très grand nombre de bâtiments publics abritant des services et des organismes publics.

La loi fondatrice stipule que l’utilisation des biens publics grecs peut se faire par vente, location, gestion des affectations, concession… Les biens transférés entrent dans le fonds sans contrepartie. Il reçoit la pleine propriété et la possession immédiate des biens transférés lesquels ne peuvent plus retourner dans le secteur public.

Les privatisations s’opposent aux politiques de défense de l’environnement

Le but du TAIPED est bien le démantèlement et l’exploitation par le privé de l’ensemble du patrimoine de l’État grec. De très nombreux décrets et textes de lois ont été mis en place dès 2010, des procédures rapides visant à contourner le cadre législatif pour la protection de l’environnement et le développement durable ont été adoptées, réduisant d’autant le rôle et le contrôle de l’État. Les textes de lois ont été amputés de la notion de patrimoine « public », ce qui a ouvert la porte aux exploitations incontrôlées, en particulier celle des zones naturelles protégées.


L’impact écologique

Les privatisations s’opposent aux politiques de défense de l’environnement. Alors que tous les sites naturels protégés étaient regroupés dans ce qu’on appelle le « patrimoine public », qu’ils soient publics ou privés, avec le TAIPED ils tombent dans le domaine privé. C’est ainsi que la disparition de la notion de « patrimoine public » ou communs, signe la fin de la protection des sites. Il en va de même de la totalité des ressources énergétiques de la Grèce en cours de privatisation, comme le pétrole, le gaz naturel, l’électricité, l’eau et de très nombreux sites en montagne pour y installer des éoliennes, etc. La politique extractiviste, le pillage des communs pratiqué depuis des siècles dans les pays en développement, par des entreprises privées ou des États colonisateurs, bat son plein dans la Grèce d’aujourd’hui. L’installation de mines privées et autres sociétés extractivistes dans des sites comme Skouries |4| - non gérés par le TAIPED pour l’instant - en sont un exemple caractéristique.

Le nombre de terres, d’îles, de sites naturels en bordure de mer ou de lacs en vente est tel qu’en ne prenant en compte que la privatisation des accès – à la mer, aux lacs et rivières - ou la taille des projets futurs, on peut se faire une idée du bouleversement écologique à venir. Son ampleur sera catastrophique à l’échelle du territoire grec. Aucune étude sur l’avenir de ces zones à la suite de ces « plans de privatisation » n’a été réalisée par l’État grec. Les biens mis en vente ont été choisis selon la logique du bénéfice maximum sur le court terme. Les quelques études de faisabilité citées sur le site du TAIPED sont réalisées par des bureaux d’études fantômes qui ne sont là que pour valider les ventes. Le « développement » proposé - une catastrophe certaine - se fait au nom de la croissance du tourisme. Il suffit de jeter un coup d’oeil au site du fonds pour se rendre compte à quel point le « développement » en question sera destructeur pour l’environnement et l’esthétique des lieux, ce qui sera à terme contre-productif.

Pour la première fois, au cours de l’histoire grecque, les plages grecques et toutes les terres situées en front de mer sont en danger de perdre leur caractère public autant que leur caractère naturel, à l’image des immenses projets touristiques en Espagne. Des catastrophes écologiques autant que des destructions de paysage. Les sites archéologiques et les bâtiments de grand intérêt culturel ne semblent pas non plus être à l’abri.

Un grand nombre de zones « ouvertes à l’exploitation »se trouvent dans des zones de protection internationale (Ramsar, Natura 2000) et la question se pose de savoir qui paiera les amendes des traités internationaux qui ne seront pas respectés. Dans l’ambiguïté générale en matière de bien public, le patrimoine hellénique est pris en sandwich entre ce qui est censé être protégé, une catégorie qui tend pourtant à disparaître, et ce qui peut être considéré comme une propriété privée de l’État. De nombreux sites ont déjà été vendus, certains en bord de mer, d’autres avec des lacs naturels, sans qu’aucune clause de protection, étude des dangers et impacts écologiques ne soit inclus dans les contrats de vente aux investisseurs.

 

 

Tel est le résultat de la politique impulsée par la Troïka européenne, aujourd’hui Quartet, au nom du remboursement de la dette publique du pays. Pourtant au moment des premiers problèmes en 2009, son montant était de 127 % du PIB. Un an après le 3e mémorandum signé par le gouvernement socialiste Syriza en 2015, cette fameuse dette publique approche les 185 % du PIB. L’écroulement social et économique de la Grèce, dû à ces politiques imposées de l’extérieur et privilégiant le remboursement de dettes illégitimes et insoutenables, selon les textes internationaux comme la déclaration universelle des droits de l’Homme, en est la cause.

Nous ne pouvons que constater le mensonge du Quartet prétendant créer les conditions économiques du remboursement. Ce dépeçage de la Grèce au nom du paiement de la dette n’est-il pas le but caché de ces mémorandums ? Cela ne relève-t-il pas d’une époque que l’on pensait disparue, celle de la politique de la « canonnière », de la prison ou de l’esclavage pour dette impayée ? Veut-on faire subir à la Grèce un sort analogue à celui d’Haïti, qui, contrainte de payer pendant un siècle une rançon à la France, est aujourd’hui complètement dominée par des intérêts étrangers, et dont la population vit dans une très grande pauvreté ?


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

 

 

Notes

|1| Remplacé par le HCAP S.A (Hellenic Corporation of Assets and Participations S.A.) Plus d’infos voir : Le triste anniversaire du troisième mémorandum

|2| « Entre 2010 et 2015, les privatisations grecques n’ont rapporté que 5,4 milliards d’euros ». Romaric Godin, « Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum », La Tribune, 15/7/2015

|3| SYRIZA avait publié, avant de prendre le pouvoir, un rapport exhaustif qui faisait état des grands scandales en Grèce. Il s’agit de « la Bible noire de la honte », EEKE, Commission de transparence des Affaires publiques, Syriza, publiée en Mai 2014. Le chapitre dédié au TAIPED avait pour titre « TAIPED, le chenil des scandales ou les bonnes privatisations ! “La Bible noire de la honte », pages 94 à 107. https://issuu.com/blackbook14/docs/...

|4| Il s’agit de la mine d’or , « Hellenic Gold » , investisseur privé sur le site de Skouries à Halkidiki, ancien site forestier d’une grande beauté, aujourd’hui pillé de ses richesses naturelles et dangereusement pollué.

 

Autres articles en français de Eleni Panousi (6)

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

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Code barre et nouveau monde

27 octobre par Nicolas Sersiron

 

 

« Le code barre. Pour le générer, il a fallu utiliser - et donc auparavant produire - une imprimante (laser, par exemple), une machine complexe contenant de nombreux composants et connectée à d’autres machines complexes : tout d’abord, un processeur (silice, aluminium ou cuivre, tungstène), soudé (or, argent, palladium) à un circuit imprimé (fer, aluminium, silice), lit les informations qu’un ordinateur (aluminium, plomb, or, zinc, nickel, étain, argent, fer, platine, palladium, mercure, cobalt, antimoine, arsenic, baryum, béryllium, cadmium, chrome, hafnium, indium, pétrole) a écrit sur la barrette de mémoire vive (cuivre, or, argent, et matériau isolant) et les convertit en impulsions destinées… »

La page 134 du livre Extractivisme d’Anna Bednik est remplie avec le seul énoncé des nombreux métaux composant les diverses machines indispensables à l’utilisation d’un « simple » code barre, devenu aujourd’hui universel. Or tous ces robots de plus en plus complexes ont une vie très courte. Après quelques années il faut en fabriquer de nouveaux tout aussi gourmands en métaux et énergies fossiles extraits des sous-sols de la planète.

Ainsi, pour continuer à faire fonctionner notre société marchande globalisée, toujours plus connectée, totalement dépendante de cette high-tech, il faudra creuser des espaces toujours plus grands, plus profondément, avec toujours plus de désastres environnementaux, de pollutions et de réchauffement climatique. Pour obtenir parfois moins d’un gramme d’or, il faut aux multinationales, dans les grandes mines des Andes, broyer une tonne de roches et l’arroser ensuite d’énormes quantités d’eau mélangée à du cyanure et d’autres poisons pour agglomérer la poudre d’or (lixiviation), avec des pollutions de l’eau dramatiques et des risques immenses en aval. « La coulée de boue hautement toxique, issue de la rupture d’un barrage minier dans l’état brésilien de Minas Gerais, le 5 novembre 2015, a atteint l’océan Atlantique après un parcours de 650 km à travers le fleuve Rio Doce » |1| : un exemple récent de la terrible concrétisation de ces risques. Même si ce sont là les résidus d’une mine de fer, c’est un désastre irréparable pour les peuples et la nature à cause des pollutions toxiques. La mine d’or Yanacocha, à Cajamarca, au Pérou, bientôt épuisée, veut se déplacer à Conga, 20 km plus loin. Les rondas paysannes, au vu des immenses désastres perpétrés, résistent à cette extension, malgré le harcèlement policier constant. Ce sera la perte de leurs montagnes, lacs, sources (alt. 4 000 m), territoires, leur culture et leurs moyens de vivre depuis des siècles. Toujours pour de l’or, à Pascua-Lama au Nord du Chili, Barrick Gold veut déplacer des glaciers !

Le mode de vie à l’occidentale, construit sur une consommation marchande effrénée et de plus en plus globalisée, repose sur une croissance de l’extractivisme et une complexité grandissante liée à la financiarisation, la high-tech envahissante, les transports internationaux et l’énergie.

Mais alors, que faire face à la finitude des ressources qui s’annonce et les impacts catastrophiques de leur exploitation et de leur utilisation ? Plus de confort et de biens matériels aujourd’hui, c’est plus de pollutions, de destructions de la nature, de réchauffement climatique. C’est aussi moins de ressources pour les générations futures et moins de chance de conserver un biotope Terre vivable. La croissance verte ou le développement durable ne sont que des oxymores destinés à endormir les citoyens inquiétés par les rares informations sérieuses, causes et conséquences, que les grands médias sont contraints de laisser passer devant l’évidence des désastres en cours.

Une sortie du modèle consumériste et gaspilleur est possible et s’imposera avec ou malgré nous. Pour construire un autre monde, il nous faut changer notre imaginaire. Nous avons tous à comprendre que l’économie de moyens et la sobriété, aussi bien sur le plan alimentaire que sur celui du matériel, est une voie qui n’est pas régressive. Bien au contraire, car le bonheur, le bien vivre se trouvent dans le partage, la mise en commun des savoirs et des outils. L’appropriation de la nature, l’individualisme exacerbé, l’hybris de l’accumulation infinie nous ont plongés dans la peur. Ils nous ont mis face à la finitude de notre monde, de notre humanité. L’extractivisme des ressources naturelles, sur lequel nous avons bâti la modernité, se révèle être un désastre. La croissance des inégalités est devenue explosive et le réchauffement climatique sera très bientôt incontrôlable. Oublions les paillettes du monde qui ne veut pas mourir, soyons les sages-femmes attentives de celui qui naît.


Cet article est extrait du magazine du CADTM : Les Autres Voix de la Planète

 

 

 

 
 
 
 

Nicolas Sersiron

Ex-président du CADTM France, auteur du livre « Dette et extractivisme » Après des études de droit et de sciences politiques, il a été agriculteur-éleveur de montagne pendant dix ans. Dans les années 1990, il s’est investi dans l’association Survie aux côtés de François-Xavier Verschave (Françafrique) puis a créé Échanges non marchands avec Madagascar au début des années 2000. Il a écrit pour ’Le Sarkophage, Les Z’indignés, les Amis de la Terre, CQFD. Il donne régulièrement des conférences sur la dette.

 

Autres articles en français de Nicolas Sersiron (55)

 

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:06

 

 

info reçue par mail

 

 

Source : http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/montebourg-nddl-doit-etre-mis-en-oeuvre-sans-plus-attendre-4587896

Montebourg : NDDL « doit être mis en œuvre sans plus attendre »

Modifié le 02/11/2016 à 15:09 | Publié le 01/11/2016 à 23:56

L'ex-ministre du redressement productif, candidat à la présidentielle, est en Loire-Atlantique mercredi et jeudi. Il nous a accordé un entretien. Voici un extrait.

Que pensez-vous de la cacophonie gouvernementale autour de Notre-Dame-des Landes ? Un second référendum, comme le propose Ségolène Royal, est-il envisageable ?

Partout où je suis allé, j'ai entendu les citoyens me décrire un paysage politique national discrédité, incapable de représenter correctement les aspirations de la population, incapable de prendre des décisions courageuses qui rehaussent notre pays.

S'agissant du projet Notre-Dame-des-Landes, quelles que soient les convictions initiales de chacun, et les miennes étaient très réticentes sur ce projet, une fois que le référendum local voulu et organisé par la République a eu lieu, le résultat s'impose à tous. Le projet d'aéroport doit donc désormais être mis en œuvre sans plus attendre. C'est par cette attitude de respect collectif des urnes qu'on rehaussera le sens du bien public.

 

NDDL. Les pro-aéroport vont porter 270 000 bulletins « oui » au préfet

Action de trois associations pro-aéroport, samedi 5 novembre, à Nantes. Les Ailes pour l'Ouest, l'Association contre le survol de l'agglomération et le Collectif de citoyens favorables au transfert apporteront 270 000 bulletins "oui" au préfet pour lui rappeler le vote de la consultation en juin.

En juin, 270 000 électeurs de Loire-Atlantique ont dit « oui » au transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Samedi matin, comme un clin d'œil, les militants pro-aéroport apporteront, dans des cartons, 270 000 bulletins de vote au préfet. « C'est une action voulue calme, non violente, sans provocation. C'est un rassemblement, pas une manifestation », indique Alain Mustière, président des Ailes pour l'Ouest.

Cette action est une piqûre de rappel. « Parmi toutes les intox et rumeurs qui circulent en ce moment, nous, notre rôle, est juste de rappeler à l'État qu'il a organisé une consultation avec la promesse d'en respecter le résultat. Nous avons voté, le  »oui«  a gagné, donc maintenant on exige l'évacuation de la Zad et le démarrage des travaux », argumente Alain Mustière.

Les trois associations, Les Ailes pour l'Ouest, l'Association contre le survol de l'agglomération et le Collectif de citoyens favorables au transfert, vont demander au préfet à être reçues samedi.

 

Notre-Dame-des-Landes. José Bové appelle à la désobéissance

Modifié le 02/11/2016 à 17:10 | Publié le 02/11/2016 à 17:01

une tribune, l'eurodéputé écologiste José Bové appelle les Français à "bloquer" le chantier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, "de façon non-violente et à visage découvert".

« Face à l'entêtement du Premier ministre, Manuel Valls, nous, parlementaires, incitons à désobéir à l'article 433-11 du Code Pénal qui condamne à 1 an de prison et 15 000 euros d'amende le fait de s'opposer à l'exécution de travaux publics », estime l'eurodéputé José Bové.

Il signe une tribune avec trois autres parlementaires : Yannick Jadot, député européen du Grand-Ouest ; Joël Labbé, sénateur du Morbihan et Noël Mamère, député de Gironde.

 « Les bulldozers ne passeront pas »

« Le Ministre de la Justice s'assoit donc sur le droit de l'environnement, sur l'Accord de Paris pour le Climat et cherche à imposer un aéroport inutile à Notre-Dame-des-Landes, au nom de l'autorité de l'Etat. Calibré pour faire atterrir le Concorde, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est obsolète », ajoute José Bové, qui conclut : « Les bulldozers ne passeront pas (...). L'heure n'est plus à sacrifier 2000 hectares de zones humides et de terres agricoles, que la ZAD - installée depuis les années 70, en même temps que le Larzac ! - contribue fort heureusement à préserver. »

 

NDDL. Les paysans opposants ressortent leurs "tracteurs vigilants"

Modifié le 01/11/2016 à 17:19 | Publié le 01/11/2016 à 17:14

Devant la menace d'intervention à Notre-Dame-des-Landes, les paysans du collectif Copain 44 démarrent à nouveau leurs "tracteurs vigilants". Pour mettre en garde le gouvernement contre une tentative d'expulsion cet automne, ils montreront leurs muscles dans une action préventive, le jeudi 10 novembre, dans la zad.

Les « tracteurs vigilants » des paysans anti-NDDL sont de retour ! Les mêmes qui s'étaient enchaînés en 2012 autour des cabanes de la forêt de Rohanne. Les mêmes qui ont bloqué les routes du département ce début d'année et le pont de Cheviré après un long défilé sur le périphérique nantais. Les mêmes qui promettent de faire barrage à l'intervention des forces de l'ordre dans la zad en encerclant les fermes et maisons habitées ou occupées.

Le collectif Copain 44 remobilise les troupes alors que Manuel Valls a confirmé une évacuation « progressive » cet automne pour permettre un démarrage des travaux de l'aéroport. "Nous, paysannes et paysans de Copain du 44 et de toute la France, nous n'acceptons pas que des milliers d'hectares de terres nourricières, des fermes en activité ou en cours d'installation, des lieux de vie, des espaces d'expérimentation d'une autre conception de la société soient sacrifiés sur l'autel d'un autoritarisme forcené, écrivent-ils dans un communiqué, ce mardiNous, paysannes et paysans du Copain 44, déclarons que nous ne laisserons pas détruire les terres de la zad et expulser ceux qui la font vivre pour le seul intérêt des actionnaires de Vinci."

Copain 44 lance donc un appel à un grand rassemblement des « tracteurs vigilants », en soutien "aux paysans et habitants de la zad", le jeudi 10 novembre, à 11 h.

Cette démonstration de force se fera à la Vache-Rit, à Notre-Dame-des-Landes, le QG historique de l'opposition.

 

NDDL. Accusée de vouloir faire des "martyrs", la Zad répond à Valls

Modifié le 31/10/2016 à 15:51 | Publié le 31/10/2016 à 11:07

La semaine dernière, Manuel Valls accusait les zadistes de "vouloir créer les conditions d'un drame, avec des victimes et des martyrs". Les zadistes lui répliquent qu'ils "ne plieront pas devant ses menaces" et son "cynisme", promettant de multiples moyens de se défendre.

C'est l'escalade des mots entre le Premier ministre et les occupants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. La semaine dernière, Manuel Valls se disait persuadé que "les zadistes veulent créer les conditions d'un drame, avec des victimes et des martyrs". Répétant qu'en cas d'intervention, la violence ne viendrait pas des forces de l'ordre mais des zadistes.

"Cynisme"

La Zad lui répond ce lundi dans un communiqué. "Nous ne serons pas les martyrs de Valls. Selon lui, nous serions donc en train de planifier la mort de l'un-e des nôtres au profit d'une stratégie de lutte. (...) Le cynisme de M. Valls est le signe d'un gouvernement en mal d'arguments pour tenter de diminuer le soutien massif dont la lutte contre l'aéroport et son monde fait l'objet, en diabolisant les habitant-e-s de la Zad. (...) Nous ne plierons pas devant ses menaces", rétorque le mouvement d'occupation.

"Sabotages"

Les zadistes promettent d'être des "dizaines de milliers à défendre la Zad, sur place et ailleurs", par une diversité d'actions : "Occupations des arbres et des lieux de pouvoirs, sit-ins, affrontements, manifestations, blocages de la police et des flux économiques, sabotages…"

 

 

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 20:59

 

 

 

 

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

 

 

Les Françaises appelées à quitter leur travail le 7 novembre à 16h34 pour défendre l'égalité salariale

 

 

Par Laurine Benjebria, France Bleu mardi 1 novembre 2016 à 15:42 Mis à jour le mardi 1 novembre 2016 à 19:49

 

 

Manifestation à Marseille pour la Journée internationale des Droits des Femmes, le 8 mars 2015.

 

 

Manifestation à Marseille pour la Journée internationale des Droits des Femmes, le 8 mars 2015. © Maxppp - CLEMENT MAHOUDEAU

 

Lundi 7 novembre, à 16h34 et 7,5 secondes, les Françaises sont appelées à cesser toute activité pour défendre l'égalité salariale. A partir de cette date précise les femmes travailleraient "bénévolement" d'après les calculs du collectif Les Glorieuses.

"Tout travail mérite* salaire. *Offre valable, toute l'année pour les hommes, uniquement jusqu'au 7 novembre à 16h34 pour les femmes". C'est le constat dressé par le collectif Les Glorieuses. Ce collectif, avec l'appui du blog Paye Ta Shnek, a lancé un mouvement pour défendre l'égalité salariale entre les genres. Une égalité qui ne sera pas atteinte avant l'an 2186 en France selon le Forum économique mondial. Les Glorieuses appellent donc les Françaises à finir leur journée de travail le 7 novembre à 16h34.

 

Car selon les calculs des Glorieuses, les Françaises travaillent bénévolement à partir du 7 novembre 16h34 et ce jusqu'à la fin de l'année. Soit deux mois de moins que leurs collègues masculins. Le collectif appelle les travailleuses à quitter leur lieu de travail et à cesser toute activité à cette date-là.

Un événement a été créé sur le réseau social Facebook. Mardi, près de 2.000 personnes avaient manifesté leur intention d'y participer. Objectif : provoquer une prise de conscience citoyenne. Si l'appel est lancé pour toute la France, à Nantes et à Lyon, des événements sont prévus par les collectifs Féministes Plurielles et Regards Femmes. Le collectif veut mobiliser un large nombre : "nous appelons les femmes, les hommes, les syndicats et les organisations féministes à rejoindre le mouvement". Le but de l'opération #7novembre16h34 n'est pas d'arrêter toute activité jusqu'à la fin de l'année, mais de dénoncer publiquement les inégalités salariales. "En s'emparant collectivement de ce sujet, nous montrons que l'inégalité des salaires entre les genres n'est pas une affaire de 'bonne femme'".

Les Glorieuses comptent bien dénoncer ces inégalités et cet écart de salaire d'environ 11% selon l'Observatoire des inégalités, écarts "inexpliqués et relev[ant] d'une discrimination pure". Elles s'inspirent donc du mouvement lancé par les Islandaises le 24 octobre dernier. Les travailleuses islandaises avaient quitté leur lieu de travail à 14h38 pour battre le pavé jusqu'au Parlement, dans la capitale Reykjavik, afin de réclamer une égalité salariale

 

 

 

Women in Iceland come together to fight for equality, shouting OUT

 

 

Derrière ce mouvement, c'est toute une discrimination qui est montrée du doigt. "Nous ne souhaitons pas attendre l'an 2186 pour atteindre l'égalité salariale. Nous ne souhaitons pas attendre 170 ans pour atteindre cette parité", écrit le collectif Les Glorieuses sur son site.

Les écarts salariaux entre les genres placent la France en 15e position en matière d'égalité hommes-femmes, selon le Forum économique mondial. Libération a effectué un calcul différent. Sur une journée, les Françaises arrêtent d'être payées à 14h38.

Sur quelques pays membres de l’ voici l'heure à partir de laquelle les cessent d'être payées via

 
 
 
 
Si la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, n'a pas encore réagi sur ce mouvement. Sur Twitter elle a relayé l'information, en retweetant l'appel des Glorieuses.
 
 
 

Capture d'écran web - Aucun(e)

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Source : https://www.francebleu.fr

 

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 20:53

 

 

Source : http://www.politis.fr

 

 

Barroso à Goldman Sachs : l'éthique en toc de la Commission européenne

 

par

 

 

L'ancien homme fort de l'Europe n'a pas enfreint les règles, estime dans un avis le comité d'éthique saisi par Jean-Claude Juncker. Mais cet organe informel n'est nullement indépendant.

L'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso n'a pas violé les règles « d'intégrité et de réserve » de l'Union européenne en acceptant un poste à la banque d'affaires Goldman Sachs. Voilà ce qu'estime le « comité d'éthique » de l'UE dans un avis publié le 31 octobre. Sa conclusion, est en effet on ne peut plus favorable au pantouflard :

Sur la base des informations fournies par M. Barroso dans une lettre adressée au président Juncker, et considérant le Code de conduite pour les commissaires, il n'y a pas d'éléments suffisants pour établir une violation du devoir d'intégrité et de réserve.

Tout est légal confirme donc en substance ce comité, saisi mi-septembre par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à la demande de la médiatrice européenne Emily O’Reilly.

 

À lire > Pantouflage : Juncker vs Barroso

 

Ledit comité refuse de se prononcer sur l'avidité et l’affairisme de l'ex-président de la commission européenne parti conseiller la pieuvre Goldman Sachs inquiète des conséquences du Brexit, une institution vilipendée pour son rôle dans le déclenchement de la crise des subprimes et celle de la dette grecque. Tout juste estime-t-il que José-Manuel Barroso « n'a pas fait preuve du bon jugement que l'on pourrait attendre de quelqu'un qui a occupé un poste à haute responsabilité pendant de si longues années ». Quel scoop ! L'unique reproche adressé par le comité d'éthique à l'ancien président de la Commission est bien mince :

M. Barroso aurait dû être conscient et informé qu'en agissant ainsi, il déclencherait des critiques et risquerait de nuire à la réputation de la Commission, et de l'Union en général.

Il ne propose aucune sanction, et note même dans ses conclusions que la tempête médiatique qui a suivi l'annonce de cette embauche est « certainement une indication pertinente, mais pas suffisante en elle-même » pour conclure que les règles éthiques ont été violées. D'ailleurs, poursuit le comité dans son rapport, Goldman Sachs opère dans le respect des lois.

 

Un bras d'honneur à l'opinion publique

Pour l'opinion publique européenne scandalisée par cette reconversion de celui qui a incarné l'Union européenne durant dix ans (2004-2014), cet avis est un insupportable bras d'honneur. Il balaie d'un revers de main, les protestations du Parlement européen ainsi que les pétitions lancées aussi bien par des ONG que par « un collectif spontané d’employés des institutions européennes », lequel avait engrangé un peu plus de 150.000 signatures.

 

À lire > L'Europe des profiteurs

 

Ce blanchiment de José-Manuel Barroso n'a rien de surprenant. « Il semble que cette recommandation a été rédigée sans même interroger M. Barroso, et le comité d'éthique a simplement accepté sa déclaration assurant qu'il ne fera pas du lobbying pour Goldman Sachs , sans même sonder ce que l'on entend par "lobbying" », déplore Corporate Europe Observatory (CEO) dans un communiqué. Pour cette ONG, la combinaison de « règles imparfaites » – un code de déontologie des commissaires bien faible – et « un processus défectueux » ne pouvait aboutir qu'à cette « recommandation viciée ».

Plusieurs eurodéputés avaient également souligné, l'absence d'indépendance du comité d'éthique lors d'un débat organisé le 4 octobre, au sein du parlement européen, sur les moyens d'éviter les conflits d'intérêts des membres, anciens ou actuels, de la Commission. Ils avaient notamment soulevé les points suivants :

  • Le code de conduite sur lequel s'engage les commissaires et sur lequel les membres du comité d'éthique ont fondé leur avis est rédigé par les commissaires eux-mêmes. Et c'est d'ailleurs la Commission Barroso qui, en 2011, s'était chargée de la révision du code de conduite en vigueur actuellement. Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'est pas très sévère.

  • La période dite de calling off durant laquelle les anciens commissaires ne peuvent rejoindre le secteur privé sans en demander l'autorisation au comité d'éthique est beaucoup trop courte. Actuellement, elle est de dix-huit mois. « Les textes législatifs pour lesquels les commissaires peuvent subir l'influence des groupes de pression ont une vie beaucoup plus longue, beaucoup plus dure : trois ans, cinq ans et même parfois, comme dans le cas du PNR, une bonne dizaine d'années », avait fait remarquer l'eurodéputé Jean-Marie Cavada.

  • Le comité d'éthique ad hoc qu'instaure le code de conduite des commissaires est un organe informel. Il ne peut être saisi que par la Commission, ses avis sont seulement consultatifs et ne peuvent être rendus publics que par la Commission, qui nomme seule ses trois membres.

Tous ces points contreviennent aux critères qui devraient être ceux d'un comité indépendant. Or la composition du comité d'éthique est elle-même révélatrice de la proximité de ses membres avec la Commission pour laquelle certains continuer d’œuvrer.

La plus connue de ses membres, rappelle l'ONG CEO sur son site, Dagmar Roth-Behrendt, est une ex-députée social-démocrate allemande, aujourd'hui conseillère spéciale du commissaire Andriukaitis (Santé et sécurité sanitaire des aliments). Son mari, Horst Reichenbach, « a dirigé plusieurs services de la Commission avant de diriger le groupe de travail de la Commission pour la Grèce 2011-15 » ; directeur de la Banque européenne pour la reconstruction, il est aussi conseiller spécial auprès de Pierre Moscovici, commissaire à l’Économie et aux finances. Le couple figurait, fin août, dans la liste des couples politiques les plus influents à Bruxelles, établie par le site Politico.

Les deux autres membres du comité d'éthique, Heinz Zourek et Christiaan Timmermans, ont aussi exercé au sein de la Commission : le premier comme directeur général (fiscalité et union douanière) jusqu'en décembre 2015 après avoir rejoint les services de la Commission en 1995 ; le second a été juge à la Cour de justice (2000-2010) après avoir exercé au service juridique de la Commission.

 

Il faut une haute autorité indépendante

Dans leur avis sur M. Barroso, ces trois membres notent prudemment qu'« il ne revient pas au comité de savoir si le Code est suffisamment strict ». Le 4 octobre, de nombreux députés européens ont plaidé pour son renforcement. C'est le cas de Pascal Durand (EELV) :

Il faut une haute autorité indépendante, de façon à arrêter que la Commission se juge elle-même par les pairs, il faut allonger la durée d'interdiction des passerelles public-privé et il faut prévoir des sanctions exemplaires lorsque des commissaires ont menti ou dissimulé au public des intérêts qui sont en contradiction avec les fonctions qu'ils occupent.

Ce n'était pas l'avis de Pierre Moscovici, qui représentait la Commission dans ce débat. Ce n'est certainement pas non plus celui de son président, Jean-Claude Juncker. Cet ardent défenseur des politiques « pro-business » de l'Union européenne ne trouve rien à redire aux nombreux pantouflages des anciens commissaires, « quelque chose de normal aux États-Unis où il y a un mélange entre postes publics et emplois privés ». Il s'est même agacé quand, récemment, la youtubeuse Laetitia Nadji l'a interrogé sur ce sujet :

Si un type quitte une grande entreprise pour devenir ministre, personne ne se pose de questions, comme si celui qui était au service, solidement rémunéré, d'une grande firme ou d'une banque n'emporterait pas dans sa nouvelle fonction tous les réflexes et savoirs qu'il avait pu acquérir en travaillant dans le cercle privé. Mais si un homme politique quitte la sphère publique pour rejoindre la sphère privée, tout le monde se pose des questions.

Avec lui à la tête de la Commission, José-Manuel Barroso n'a pas trop à s'inquiéter pour ses lucratives activités. Et Goldman Sachs continuer à entretenir des liens incestueux avec institutions européennes; ils ne datent pas d'hier. Avant de présider la Commission (1999-2004), Romano Prodi avait été conseiller de Goldman Sachs Italie sur les questions internationales. Mario Monti, commissaire à la concurrence dans sa Commission, a été embauché en 2008 par Goldman Sachs. Mario Draghi, ancien vice-président Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, préside la Banque centrale européenne...

 

 

 

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publié le 1 novembre 2016

 

 

Source : http://www.politis.fr

 

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 19:56

 

 

Source : http://www.politis.fr

 

 

Sanctions en cascade contre des syndicalistes chez Free

 

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Deux têtes de liste de Sud PTT sont en instance de licenciement à quelques jours des élections syndicales. Une troisième a reçu dix jours de mise à pied.

Ambiance délétère dans les centres d’appel de la marque Free : deux représentants de Sud PTT, têtes de liste aux élections syndicales du 2 novembre, ont été convoqués à un entretien préalable à licenciement, vendredi 28 octobre.

Le premier, Anousone Um, un représentant syndical coriace en conflit ouvert avec sa direction, est téléconseiller au centre d’appel de Colombes (Hauts-de-Seine). Il n’a pas hésité à témoigner dans la presse et à alerter l’inspection du travail sur les méthodes managériales du groupe, que Politis révélait en mai.

 

À lire >> Enquête sur le système Free

 

La seconde, une employée de la filiale MCRA, en charge du management dans les centres d’appel de la marque Free, vient de rejoindre la section Sud PTT à la suite d’un conflit avec ses supérieurs. Elle est candidate au mandat de représentant du personnel dans cette filiale où se prennent des décisions sensibles sur la gestion des quelque 3 000 salariés des centres d’appel du groupe Iliad, maison-mère de la marque Free.

Leur faute n’est pas encore connue, mais tout indique que la direction leur reprochera d’avoir « détourné des informations confidentielles ». Ce qu’ils nient.

 

Mis à pied pour avoir utilisé les statistiques de management

Mais ce n'est pas tout. Sur le site de Vitry (Val-de-Marne), géré par la société Qualipel, un autre délégué syndical de Sud, également responsable d’équipe, et lui aussi tête de liste aux prochaines élections syndicales, a été lourdement sanctionné pour « détournement des outils de management ».

Laurent Courtois avait croisé les statistiques de présence et celles concernant les primes afin d’alerter sur un soupçon de favoritisme envers une syndicaliste CFDT (aujourd’hui candidate au nom de l'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa)). Sa mise à pied de dix jours prendra fin le dernier jour de la campagne des élections professionnelles, mais ne l’empêche toutefois pas de mener campagne et de poursuivre son activité syndicale.

Sud PTT s’est plaint auprès des 3 inspecteurs du travail compétents de « la simultanéité et la soudaineté » de ces sanctions « en période électorale ».

« Ils sont très fébriles à l’approche des élections, car la CFDT [syndicat réputé plus proche de la direction] a volé en éclat », témoigne un syndicaliste d’une autre organisation, sur le site de Vitry.

Ces affaires font également écho au licenciement, en janvier dernier, d’un cadre du site de Colombes, alors qu’il se trouvait en arrêt maladie, quelques semaines après s’être rapproché du syndicat Sud. Les prud’hommes de Nanterre rendront leur jugement sur cette affaire le 7 novembre.

Contactée le 21 octobre, la direction n’a pas souhaité nous répondre.

*À lire >> [RÉVÉLATIONS] « Heureux » chez Free

 

 

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publié le 24 octobre 2016

 

 

 

Source : http://www.politis.fr

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:36

 

Source : https://francais.rt.com

 

 

France : les données personnelles de 60 millions de Français bientôt centralisées par l'Etat

© Arnd Wiegmann Source: Reuters
 

NextINpact, le site spécialisé dans l'informatique, rapporte que le gouvernement a profité du weekend de la Toussaint pour adopter discrètement un décret qui permettrait de stocker en un seul fichier les données sensibles de millions de français.

Le décret est passé pratiquement inaperçu, mais il n'a pas échappé à NextINpact ainsi qu'à quelques personnalités : le weekend du 30 octobre, le gouvernement a adopté en toute discrétion un décret publié au Journal officiel, qui permettra de ficher en toute impunité les données de 60 millions de français au sein d'un immense fichier informatique. 

Selon NextINpact, il s'agirait officiellement de regrouper les informations biométriques des Français disposant d'une carte d'identité ou d'un passeport dans un même fichier national afin de centraliser les données et de remplacer les deux fichiers actuellement dédiés aux informations contenues sur les passeports et les cartes d'identité.

Appelés TES (titres électroniques sécurisés), ces fichiers détiendront ainsi non seulement des informations classiques sur les personnes répertoriées (nom, adresse, email, téléphone...) mais aussi les empreintes digitales, photos, empreintes numérisées du visage, couleur des yeux, ou encore la filiation des parents de la quasi-totalité des Français.

 

Une centralisation risquée des données

Problème : pour la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), chargée de veiller au respect de la vie privée, ces évolutions sont dangereuses car trop intrusives. 

En effet, les informations contenues dans le TES, qui seront conservées pendant 15 ans pour les passeport et 20 ans pour les cartes d'identité, pourront être consultées par les agents chargés de réaliser les papiers d'identité, mais pourront aussi faire l'objet de réquisitions judiciaires et être ainsi consultées par la police, les gendarmes, les services de renseignement et Interpol, permettant un véritable fichage de la population. 

La CNIL s'inquiète par ailleurs du fait qu'une centralisation de données aussi sensibles ne devienne la proie du piratage ou d'un détournement, qui serait grandement facilité par la concentration des données en un seul lieu .

 

Un décret mal vu 

La CNIL n'est pas la seule à s'inquiéter de ce décret. Sur Twitter, les internautes redoutent que ce super fichier ne porte atteinte à leur vie privée.

Le sénateur socialiste Gaëtan Gorce et la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Esther Benbassa se joignent au concert des opposants au décret, redoutant que cet outil soit mis au service de la surveillance et de la répression.

 

Ce fichier-monstre serait justifié par la lutte contre les vols d'identité mais comment ne pas voir le risque potentiel pour nos libertés ?

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

En dessous de la ceinture

L’effrayant « fichier pour tous » que prépare le gouvernement

 

En plein week-end de la Toussaint, le gouvernement a sorti de son chapeau un fichier regroupant les informations personnelles de 60 millions de Français.

 
 

Le dimanche 30 octobre, le gouvernement a créé par décret (repéré par le site NextInpact) un fichier qui, en principe, regroupe les données sensibles de tous les citoyens français. Les informations sont celles nécessaires à la création de pièces d’identités : la couleur des yeux, la taille, l’adresse, la filiation des parents, la photo d’identité et en principe les empreintes digitales.

La création de ce fichier soulève plusieurs problématiques, tant par sa nature que par la manière dont le gouvernement (ne) l’a (pas) amené sur le débat public.

 

1 C’est un passage en force (et un coup bas)

 

Jean-Marc Manach, journaliste et auteur spécialisé dans les questions de politique numérique :

« Le gouvernement fait passer en douce, un dimanche matin pendant le week-end de la Toussaint, un texte qui avait été fortement critiqué par la CNIL et censuré par le Conseil Constitutionnel. Il le fait passer sans aucun débat parlementaire et sans respecter l’avis de la CNIL ».

Comme le soulève le sénateur PS Gaëtan Gorce, commissaire de la Cnil dans un article de Libération :

« Du point de vue du droit, le gouvernement peut parfaitement créer un tel fichier par décret. Mais c’est un problème politique et démocratique.

Un tel fichier, par son ampleur, ne devrait pas pouvoir être créé sans qu’il y ait un grand débat public. Il a semblé à la Cnil que compte tenu de son caractère exceptionnel, il aurait été normal qu’il y ait un débat parlementaire. »

 
 

2 Centraliser des données, c’est courir le risque d’une fuite massive

 

En juillet 2015, aux Etats-Unis, un organisme gouvernemental a subi une cyberattaque. Résultat : les données de 21,5 millions de citoyens américains ont fuité, et parmi elles, 1,1 millions d’empreintes digitales. Jean-Marc Manach :

« Ces données-là sont sensibles. On ne peut pas changer d’empreinte digitale comme on changerait d’adresse email. A partir du moment où existe une base de données centralisée, on s’expose au risque de fuite des données. »

En principe, la base de données du fichier TES (pour « Titres électroniques sécurisés ») regrouperait l’ensemble des citoyens français de plus de 12 ans.

 
 

3 Le jour où un gouvernement peu scrupuleux utilise ces données, on est dans la mouise

 

Le texte précise qu’il n’existera pas d’outil de recherche pour identifier des individus dans la base de données. Pour l’instant, oui, mais que se passera-t-il si un gouvernement (imaginons l’existence d’un parti xénophobe, homophobe, où le pouvoir se distribue de père à enfant) décide de créer un moteur de recherche pour identifier une catégorie d’individus.

C’est ce que souligne le sénateur PS Gaëtan Gorce, commissaire de la Cnil auprès de Libé :

« Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est qu’on est dans un contexte spécial, lié à la menace terroriste et aux attentats. Il pourra être assez facile pour un gouvernement de modifier la nature du fichier et de rendre exploitables les données, puisqu’il existe.

En ayant accès aux empreintes digitales, à l’adresse, à la couleur des yeux, vous vous rendez compte de quel outil pourrait disposer la police ? »

Cela pourrait ressembler à de la science fiction. Selon Jean-Marc Manach, on a pourtant déjà des exemples dans le passé :

« Pourtant, en 1990, le Fichier nationale des empreintes digitales a été conçu pour cibler les criminels sexuels récidivistes. Il a peu à peu été étendu à la quasi-totalité des personnes “soupçonnées” d’avoir commis un crime ou un délit ».

 

Nous avons hésité à titrer ce papier :

 

Nous avons hésité à titrer ce papier : « Pendant que vous prépariez Halloween, le gouvernement vous prenait pour des citrouilles » - Faris Algosaibi/Flickr

Couverture

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:23

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Depuis 1 an déjà...

 

La Suède teste la journée de 6 heures. Et ça fonctionne !

 

 

 

La Suède teste la journée de 6 heures. Et ça fonctionne !

La municipalité de Göteborg en Suède a décidé d'abaisser à 30 heures hebdomadaires le temps de travail de certains de ses employés et espère doper leur productivité. (GUILLAUME BAVIERE /FLICKR)

 

 

A Göteborg, la municipalité tente une expérience originale : faire travailler une partie de son personnel "seulement" six heures par jour pour augmenter sa productivité. Un exemple dont il faut s'inspirer ?

 

Réduire le temps de travail pour augmenter la productivité... et le bonheur des salariés. Et si c'était cela la clé de la réussite d'une entreprise ? Depuis le mois de février, la mairie de Göteborg teste la semaine de 30 heures dans plusieurs établissements publics de la ville. Pour le même salaire, les employés travaillent désormais six heures par jour à la place de huit.

Le service public n'est pas le seul concerné et de nombreuses sociétés suédoises ont déjà adopté ce nouveau rythme de travail plus souple. A la clé, moins de stress pour les salariés, des embauches et une plus grande attractivité pour l'entreprise.

 

La municipalité de Göteborg veut donner l'exemple

A l’initiative de Mats Pilhem, maire adjoint de la ville et membre du Parti de Gauche, la municipalité de Goteborg deuxième ville du pays, demande à ses salariés de jouer les cobayes depuis le mois de février. Les employés municipaux du secteur des soins aux personnes âgées ont été divisés en 2 groupes : le groupe A travaille 6h par jour, le groupe B, 8h par jour. A salaire égal. But de l'expérience : comparer la productivité et le bien-être des employés et, peut-être, étendre le nouveau rythme de travail à l'ensemble des services.

A la fin de l'expérience, nous comparerons les deux et on verra ce qui diffère. Nous espérons que le personnel réduira son nombre de congés maladie et qu'il se sentira mieux mentalement et physiquement grâce à des journées plus courtes", expliquait Mats Pilhem, à l'annonce du projet en avril 2014.

A la maison de soins de Svartedalens, le personnel concerné par la diminution du nombre d'heures de travail salue l'initiative, comme le rapporte le "Guardian" : "J'étais tout le temps épuisée, dès que je rentrais du travail, je m'écroulais de fatigue sur le canapé. Désormais, je suis plus alerte : j'ai à la fois plus d'énergie pour mon travail, mais aussi pour ma vie de famille", raconte Lise-Lotte Pettersson, une des 82 infirmières de l'établissement. 

Le passage aux 30 heures hebdomadaires a également eu un impact positif sur l'emploi : depuis le mois de février 14 postes ont été créés pour compenser la réduction du temps de travail et la direction de l'établissement dit avoir observé "une amélioration des services" et du "bien-être" des salariés.

 

Dans le service public... et dans le privé

Non loin de l'établissement de Svartedalens, l'usine d'assemblage Toyota de Göteborg fait figure de précurseur en la matière. Depuis 13 ans, la direction a adopté les journées de six heures pour ses mécaniciens et ses employés de bureau sans jamais revenir sur le principe. Le site fonctionne 12 heures par jour non-stop, et les équipes se succèdent chaque jour à midi. 

Quelle contrepartie pour les salariés ? Des pauses plus courtes, mais une production augmentée selon Martin Banck, le directeur : "

 
Le personnel se sent mieux, il y a moins de turn-over et le recrutement est plus facile.", raconte-t-il. 

Selon lui, depuis 2002 et l'arrivée de la journée de six heures, les profits du site ont augmenté de 25% et les salaires des employés se maintiennent au-dessus de la moyenne dans le secteur : environ 3.300 euros par mois contre 2.700 euros.

Pourtant, malgré des premiers retours positifs, l'expérience de la semaine des 30 heures faite par la municipalité de Göteborg  pourrait prendre fin dès l'année prochaine, note le "Guardian". Fermement opposé à la réduction du temps de travail, le parti Libéral - qui vient de récupérer la majorité dans la ville - pointe du doigt le coût de l'expérimentation : plus de 850.000 euros par an. "Tout n'est pas qu'une question d'argent", réplique Daniel Bermar, du Left party de Göteborg et qui a soutenu l'expérience à Svartedalens.

L'idée n'est pas de faire les choses pour moins cher, mais mieux."

 

Lucas Burel

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:05

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

22.000 postes supprimés dans les hôpitaux d'ici fin 2017

 

 

 

22.000 postes supprimés dans les hôpitaux d'ici fin 2017
Marisol Touraine et Manuel Valls visitent l'hôpital de la Pitié-Salpétrière en février (MARTIN BUREAU / POOL / AFP)

 

Le plan d'économies pour les hôpitaux révélé vendredi par "Challenges" est de 3 milliards d'euros sur trois ans.

 

Le budget des hôpitaux jusqu'en 2017 s'annonce serré-serré : quelque trois milliards d'euros d'économies sont prévues, dont 860 millions issus de la "maîtrise de la masse salariale", ce qui doit se traduire par la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs.

Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant "non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l'augmentation des dépenses" mais "Challenges", qui a publié l'information vendredi, a pu consulter le document interne qui détaille cette "évolution maîtrisée".

Trois milliards sur trois ans, ce n'est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d'euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d'euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d'économiser 450 millions d'euros.

 

Non-remplacements des départs à la retraite

On trouve aussi dans ce document le développement de la chirurgie ambulatoire, c'est-à-dire sans nuit passée à l'hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d'hospitalisation pour 600 millions d'euros.

Mais le sujet vraiment explosif, c'est bien cette fameuse "maîtrise de la masse salariale" grâce à la suppression de 22.000 postes pour une économie de 860 millions d'euros. Cette réduction de la masse salariale - puisque c'est ainsi que ça s'appelle vraiment - ne se fera bien entendu pas par des licenciements. Comme cela se fait souvent, il s'agira essentiellement de non-remplacements des départs à la retraite. Mais n'oublions pourtant pas qu'au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés.

L. M.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 17:19

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

La purge se poursuit en Turquie avec l'arrestation du rédacteur en chef d'un journal d’opposition

 
 
Murat Sabuncu, rédacteur en chef du quotidien turc laïc Cumhuriyet, a été arrêté ce lundi 31 octobre lors d’une descente de police, au lendemain de la suspension de 10.000 fonctionnaires. Quatre mois après le coup d’Etat militaire manqué contre le président Erdogan, la Turquie poursuit tranquillement sa purge.
 
Un policier turc devant le siège du journal Cumhuriyet dont le rédacteur en chef a été arrêté lundi 31 octobre 2016. - Emrah Gurel/AP/SIPA
 

100.000 personnes limogées, 37.000 arrêtées… Les chiffres de la purge en Turquie, engagée par le président islamo-conservateur Erdogan en réaction au coup d’Etat manqué de juillet fomenté par une partie de l'armée, donnent le vertige. La presse turque, elle, … Et, au lendemain de la suspension de 10.000 fonctionnaires accusés de liens avec le putsch raté, tôt ce lundi 31 octobre de Murat Sabuncu, rédacteur en chef du principal média d’opposition, ne présage rien de bon pour la liberté de la presse dans le pays. 

Ici, des images de l'arrestation tweetées par un journaliste du journal :

 

 

, l’homme à la tête du plus vieux journal du pays est visé par un mandat d’arrêt l’accusant d’avoir commis des crimes aux noms de la rébellion kurde, et du réseau de Fetullah Gülen, prédicateur musulman exilé aux Etats-Unis et désigné par Erdogan comme l’instigateur du putsch, le 15 juillet 2016. Douze autres personnes du journal ont également été placées en détention. Des perquisitions menées au domicile des journalistes ont abouti à la saisie de leurs ordinateurs personnels.

Une vidéo publiée ce matin sur le site de montre un des journalistes, âgé de 75 ans,  Aydin Engin, emmené de force par deux policiers en civil dans un hôpital pour examens médicaux… “Je travaille pour Cumhuriyet, n’est-ce pas suffisant ?” peut-on notamment l’entendre dire.

 

 

Can Dündar, finaliste du Prix Sakharov 2016, condamné en juin

Déjà, en mai 2016, son prédécesseur à la tête du journal, exilé depuis en Europe, Can Dündar, avait été condamné par contumace à 5 ans de prison ferme pour la publication de secrets d’Etat montrant l’implication de la Turquie aux côtés des rebelles islamistes combattant en Syrie. Selon ces documents, les services secrets turcs livraient par camions des armes aux groupes syriens affiliés à Al-Qaïda. Can Dündar figurait parmi les finalistes du Prix Sakharov 2016.   

Depuis juillet, toute personne suspectée d’être proche de Gülen, accusé d’avoir mis en place un “Etat parallèle” en Turquie infiltrant des pans entiers de la société, subit le courroux d’Ankara. Des centaines de médias ont été fermés et des dizaines de milliers de personnes arrêtées, limogés, condamnées, ou en passe de l’être. La rébellion menée par le Parti des travailleurs kurdes (PKK), interdit en Turquie et considéré comme groupe terroriste par l'Union européenne, est également réprimée dans le sang.

240 personnes sont mortes suite au coup d’Etat manqué de juillet. Mais depuis l’installation au pouvoir de l’AKP en 2002, le parti d’Erdogan, la presse turque n'a cessé de subir des pressions. Proportionnellement à son nombre d’habitants, la Turquie fait "honneur" à ...

 

Lire aussi :
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Source : http://www.marianne.net

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 17:06

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Vu du Maroc

Après la mort d'un jeune vendeur, les Marocains dans la rue contre «les lois à la tête du client»

Par Margot Chevance, correspondante au Maroc
 
 
 
  Manifestation à Al-Hoceïma, le 30 octobre, après la mort de Mouhcine Fikri. Photo Fadel Senna. AFP

La tension persiste après la mort atroce, vendredi, de Mouhcine Fikri, vendeur d'espadons. La rue dénonce la «hogra», le mépris, que subissent les plus démunis.

«C’est un martyr, nous voulons lui rendre justice», scandent les manifestants rassemblés place des Nations unies à Casablanca, à quelques pas de la vieille médina. Le tramway est à l’arrêt, la foule piétine les rails, le temps est suspendu aux slogans qui résonnent sur les murs des immeubles alentours. Dignité, justice sociale, stop aux privilèges, se répètent à l’unisson. Un peu plus loin, à l’écart, un homme brandit timidement un dessin qu’il a fait à la va-vite. On y voit un policier, hurlant, une matraque à la main.

La mort dans des circonstances tragiques du marchand de poissons Mouhcine Fikri, vendredi soir à Al-Hoceïma, a véritablement mis le Maroc en émoi. L’homme de 31 ans a été tué alors qu’il tentait de s’opposer à la saisie de sa marchandise par les autorités de la ville. Son camion transportait une cargaison d’espadons, un poisson interdit à la pêche pendant cette saison. Dans un geste désespéré, l’individu se serait précipité dans la benne du camion-poubelle pour récupérer ses poissons. Il s’est fait broyer par la machine sur le champ.

Cette scène atroce, filmée par des anonymes, a fait le tour des réseaux sociaux. La toile s’emballe, l’affaire fait exploser les compteurs de Twitter avec la création du hashtag #jesuismouhcinefikri. L’émotion suscitée s’accompagne d’un élan de solidarité sans précédent, poussant des milliers de personnes à investir les rues d’Al-Hoceïma tout au long du week-end.

 

«La hogra»

Dimanche, une foule d’anonymes a suivi, dignes et silencieux, le cortège du défunt à travers les collines du village d’Imzouren, dans la campagne d’Al-Hoceïma. Les manifestations se sont ensuite généralisées à une dizaine de grandes villes du pays. A Rabat et à Casablanca, près de 3000 personnes avaient fait le déplacement.

Dans la rue, un mot revient sans cesse, celui de la hogra, le mépris, en dialecte marocain, que subissent les personnes les plus démunies. Parmi les participants, quelques personnalités politiques, venues rendre hommage à la victime, malgré les appels du chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, à ne pas manifester.

A Casablanca, la militante de gauche Nabila Mounib, à la tête de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), très médiatisée lors des élections législatives d’octobre, est émue aux larmes. Son parti dénonce la faiblesse de l’Etat de droit, un Etat où «les lois et les réglementations sont appliquées à la tête du client». «Mouhcine Fikri est le maillon faible de la chaîne. On s’attaque à lui car c’est un petit commerçant. Dans un Etat de droit, les marchandises ne sont pas saisies comme ça sans procès-verbal», déplore Nada El Arif, membre de la FGD.

 

Pas de présence policière

Difficile pour l’heure d’anticiper la suite que prendra cette affaire. Aucun nouvel appel à manifester n’a été lancé à travers le pays. Des lycéens continuent leur sit-in depuis ce matin dans les rues d’Al Hoceïma. «L’œil du cyclone, c’est là-bas, prévient l’éditorialiste Abdellah Tourabi. Il faut y surveiller les réactions. Elles vont dépendre des suites de l’enquête demandée par le roi.»

Le nord du Maroc est une région historiquement très sensible. C’est de là que sont partis les grands mouvements contestataires des années 80, réprimés par Hassan II. La différence réside aujourd’hui dans la nature des manifestations qui ont eu lieu dimanche : dans le calme, sans débordement et quasiment sans présence policière. «C’est le reflet d’un nouvel équilibre qui se crée entre la société et l’Etat marocain. Les gens osent descendre dans la rue et on les laisse manifester», veut croire l’éditorialiste qui refuse d’y voir toute comparaison avec les événements de Sidi Bouzid, déclencheurs le 17 décembre 2010 de la révolution tunisienne.

Margot Chevance correspondante au Maroc

 

 

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

 

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Source : http://www.marianne.net

 

Le roi du Maroc veut payer les frais d'avocat du chanteur Saad Lamjarred, accusé de viol en France

Mis en examen le 28 octobre en France pour "viol aggravé" et écroué, le chanteur Saad Lamjarred va profiter des largesses du roi Mohammed VI qui souhaite prendre en charge ses frais de justice...
 
 
 
Saad Lamjarred en concert en juillet 2016 à Carthage. - MOHAMMED HAMM/SIPA
 

Il est un artiste très populaire au Maroc... et le roi le lui rend bien. Mis en examen le 28 octobre en France pour viol aggravé, le chanteur Saad Lamjarred va voir ses frais de justice généreusement offerts par le roi du Maroc Mohammed VI, selon une information de ce 21 octobre. Le même, décidément particulièrement attentif au traitement de "sa" star, aurait également conseillé à la famille du chanteur de prendre Maitre Dupont-Moretti comme avocat pour sa défense.

Saad Lamjarred était en France ce week-end dans le cadre d'un concert devant se dérouler le samedi 29 au Palais des Congrès, et qui a finalement été annulé. Il est accusé d'avoir agressé sexuellement une jeune femme de 20 ans dans la nuit du mercredi précédent. C'est dans sa chambre d'hôtel qu'il aurait violenté la jeune femme avant d'abuser d'elle. Selon les premiers éléments de l'enquête, le chanteur de 31 ans avait consommé de l'alcool et des stupéfiants au moment des faits. Son avocat actuel a plaidé la relation consentie :

 

"Il s'est passé cette nuit-là ce qu'il se passe entre un homme et une femme consentante à 5 heures du matin dans une chambre d'hôtel."

 

La victime souffre "de lésions traumatiques et est fortement traumatisée. Son récit est tout à fait crédible à ce stade", selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

En 2010, Saad Lamjarred a déjà été mis en cause pour une affaire de viol, cette fois-ci aux Etats-Unis. Il niait déjà toute implication. Il y risque 25 ans de prison et n'a depuis jamais remis les pieds sur le territoire pour échapper à ces poursuites judiciaires. L'histoire ne dit pas si le roi du Maroc avait déjà proposé son soutien financier à l'époque...

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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