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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:23

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Depuis 1 an déjà...

 

La Suède teste la journée de 6 heures. Et ça fonctionne !

 

 

 

La Suède teste la journée de 6 heures. Et ça fonctionne !

La municipalité de Göteborg en Suède a décidé d'abaisser à 30 heures hebdomadaires le temps de travail de certains de ses employés et espère doper leur productivité. (GUILLAUME BAVIERE /FLICKR)

 

 

A Göteborg, la municipalité tente une expérience originale : faire travailler une partie de son personnel "seulement" six heures par jour pour augmenter sa productivité. Un exemple dont il faut s'inspirer ?

 

Réduire le temps de travail pour augmenter la productivité... et le bonheur des salariés. Et si c'était cela la clé de la réussite d'une entreprise ? Depuis le mois de février, la mairie de Göteborg teste la semaine de 30 heures dans plusieurs établissements publics de la ville. Pour le même salaire, les employés travaillent désormais six heures par jour à la place de huit.

Le service public n'est pas le seul concerné et de nombreuses sociétés suédoises ont déjà adopté ce nouveau rythme de travail plus souple. A la clé, moins de stress pour les salariés, des embauches et une plus grande attractivité pour l'entreprise.

 

La municipalité de Göteborg veut donner l'exemple

A l’initiative de Mats Pilhem, maire adjoint de la ville et membre du Parti de Gauche, la municipalité de Goteborg deuxième ville du pays, demande à ses salariés de jouer les cobayes depuis le mois de février. Les employés municipaux du secteur des soins aux personnes âgées ont été divisés en 2 groupes : le groupe A travaille 6h par jour, le groupe B, 8h par jour. A salaire égal. But de l'expérience : comparer la productivité et le bien-être des employés et, peut-être, étendre le nouveau rythme de travail à l'ensemble des services.

A la fin de l'expérience, nous comparerons les deux et on verra ce qui diffère. Nous espérons que le personnel réduira son nombre de congés maladie et qu'il se sentira mieux mentalement et physiquement grâce à des journées plus courtes", expliquait Mats Pilhem, à l'annonce du projet en avril 2014.

A la maison de soins de Svartedalens, le personnel concerné par la diminution du nombre d'heures de travail salue l'initiative, comme le rapporte le "Guardian" : "J'étais tout le temps épuisée, dès que je rentrais du travail, je m'écroulais de fatigue sur le canapé. Désormais, je suis plus alerte : j'ai à la fois plus d'énergie pour mon travail, mais aussi pour ma vie de famille", raconte Lise-Lotte Pettersson, une des 82 infirmières de l'établissement. 

Le passage aux 30 heures hebdomadaires a également eu un impact positif sur l'emploi : depuis le mois de février 14 postes ont été créés pour compenser la réduction du temps de travail et la direction de l'établissement dit avoir observé "une amélioration des services" et du "bien-être" des salariés.

 

Dans le service public... et dans le privé

Non loin de l'établissement de Svartedalens, l'usine d'assemblage Toyota de Göteborg fait figure de précurseur en la matière. Depuis 13 ans, la direction a adopté les journées de six heures pour ses mécaniciens et ses employés de bureau sans jamais revenir sur le principe. Le site fonctionne 12 heures par jour non-stop, et les équipes se succèdent chaque jour à midi. 

Quelle contrepartie pour les salariés ? Des pauses plus courtes, mais une production augmentée selon Martin Banck, le directeur : "

 
Le personnel se sent mieux, il y a moins de turn-over et le recrutement est plus facile.", raconte-t-il. 

Selon lui, depuis 2002 et l'arrivée de la journée de six heures, les profits du site ont augmenté de 25% et les salaires des employés se maintiennent au-dessus de la moyenne dans le secteur : environ 3.300 euros par mois contre 2.700 euros.

Pourtant, malgré des premiers retours positifs, l'expérience de la semaine des 30 heures faite par la municipalité de Göteborg  pourrait prendre fin dès l'année prochaine, note le "Guardian". Fermement opposé à la réduction du temps de travail, le parti Libéral - qui vient de récupérer la majorité dans la ville - pointe du doigt le coût de l'expérimentation : plus de 850.000 euros par an. "Tout n'est pas qu'une question d'argent", réplique Daniel Bermar, du Left party de Göteborg et qui a soutenu l'expérience à Svartedalens.

L'idée n'est pas de faire les choses pour moins cher, mais mieux."

 

Lucas Burel

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:05

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

22.000 postes supprimés dans les hôpitaux d'ici fin 2017

 

 

 

22.000 postes supprimés dans les hôpitaux d'ici fin 2017
Marisol Touraine et Manuel Valls visitent l'hôpital de la Pitié-Salpétrière en février (MARTIN BUREAU / POOL / AFP)

 

Le plan d'économies pour les hôpitaux révélé vendredi par "Challenges" est de 3 milliards d'euros sur trois ans.

 

Le budget des hôpitaux jusqu'en 2017 s'annonce serré-serré : quelque trois milliards d'euros d'économies sont prévues, dont 860 millions issus de la "maîtrise de la masse salariale", ce qui doit se traduire par la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs.

Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant "non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l'augmentation des dépenses" mais "Challenges", qui a publié l'information vendredi, a pu consulter le document interne qui détaille cette "évolution maîtrisée".

Trois milliards sur trois ans, ce n'est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d'euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d'euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d'économiser 450 millions d'euros.

 

Non-remplacements des départs à la retraite

On trouve aussi dans ce document le développement de la chirurgie ambulatoire, c'est-à-dire sans nuit passée à l'hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d'hospitalisation pour 600 millions d'euros.

Mais le sujet vraiment explosif, c'est bien cette fameuse "maîtrise de la masse salariale" grâce à la suppression de 22.000 postes pour une économie de 860 millions d'euros. Cette réduction de la masse salariale - puisque c'est ainsi que ça s'appelle vraiment - ne se fera bien entendu pas par des licenciements. Comme cela se fait souvent, il s'agira essentiellement de non-remplacements des départs à la retraite. Mais n'oublions pourtant pas qu'au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés.

L. M.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 17:19

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

La purge se poursuit en Turquie avec l'arrestation du rédacteur en chef d'un journal d’opposition

 
 
Murat Sabuncu, rédacteur en chef du quotidien turc laïc Cumhuriyet, a été arrêté ce lundi 31 octobre lors d’une descente de police, au lendemain de la suspension de 10.000 fonctionnaires. Quatre mois après le coup d’Etat militaire manqué contre le président Erdogan, la Turquie poursuit tranquillement sa purge.
 
Un policier turc devant le siège du journal Cumhuriyet dont le rédacteur en chef a été arrêté lundi 31 octobre 2016. - Emrah Gurel/AP/SIPA
 

100.000 personnes limogées, 37.000 arrêtées… Les chiffres de la purge en Turquie, engagée par le président islamo-conservateur Erdogan en réaction au coup d’Etat manqué de juillet fomenté par une partie de l'armée, donnent le vertige. La presse turque, elle, … Et, au lendemain de la suspension de 10.000 fonctionnaires accusés de liens avec le putsch raté, tôt ce lundi 31 octobre de Murat Sabuncu, rédacteur en chef du principal média d’opposition, ne présage rien de bon pour la liberté de la presse dans le pays. 

Ici, des images de l'arrestation tweetées par un journaliste du journal :

 

 

, l’homme à la tête du plus vieux journal du pays est visé par un mandat d’arrêt l’accusant d’avoir commis des crimes aux noms de la rébellion kurde, et du réseau de Fetullah Gülen, prédicateur musulman exilé aux Etats-Unis et désigné par Erdogan comme l’instigateur du putsch, le 15 juillet 2016. Douze autres personnes du journal ont également été placées en détention. Des perquisitions menées au domicile des journalistes ont abouti à la saisie de leurs ordinateurs personnels.

Une vidéo publiée ce matin sur le site de montre un des journalistes, âgé de 75 ans,  Aydin Engin, emmené de force par deux policiers en civil dans un hôpital pour examens médicaux… “Je travaille pour Cumhuriyet, n’est-ce pas suffisant ?” peut-on notamment l’entendre dire.

 

 

Can Dündar, finaliste du Prix Sakharov 2016, condamné en juin

Déjà, en mai 2016, son prédécesseur à la tête du journal, exilé depuis en Europe, Can Dündar, avait été condamné par contumace à 5 ans de prison ferme pour la publication de secrets d’Etat montrant l’implication de la Turquie aux côtés des rebelles islamistes combattant en Syrie. Selon ces documents, les services secrets turcs livraient par camions des armes aux groupes syriens affiliés à Al-Qaïda. Can Dündar figurait parmi les finalistes du Prix Sakharov 2016.   

Depuis juillet, toute personne suspectée d’être proche de Gülen, accusé d’avoir mis en place un “Etat parallèle” en Turquie infiltrant des pans entiers de la société, subit le courroux d’Ankara. Des centaines de médias ont été fermés et des dizaines de milliers de personnes arrêtées, limogés, condamnées, ou en passe de l’être. La rébellion menée par le Parti des travailleurs kurdes (PKK), interdit en Turquie et considéré comme groupe terroriste par l'Union européenne, est également réprimée dans le sang.

240 personnes sont mortes suite au coup d’Etat manqué de juillet. Mais depuis l’installation au pouvoir de l’AKP en 2002, le parti d’Erdogan, la presse turque n'a cessé de subir des pressions. Proportionnellement à son nombre d’habitants, la Turquie fait "honneur" à ...

 

Lire aussi :
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Source : http://www.marianne.net

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 17:06

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Vu du Maroc

Après la mort d'un jeune vendeur, les Marocains dans la rue contre «les lois à la tête du client»

Par Margot Chevance, correspondante au Maroc
 
 
 
  Manifestation à Al-Hoceïma, le 30 octobre, après la mort de Mouhcine Fikri. Photo Fadel Senna. AFP

La tension persiste après la mort atroce, vendredi, de Mouhcine Fikri, vendeur d'espadons. La rue dénonce la «hogra», le mépris, que subissent les plus démunis.

«C’est un martyr, nous voulons lui rendre justice», scandent les manifestants rassemblés place des Nations unies à Casablanca, à quelques pas de la vieille médina. Le tramway est à l’arrêt, la foule piétine les rails, le temps est suspendu aux slogans qui résonnent sur les murs des immeubles alentours. Dignité, justice sociale, stop aux privilèges, se répètent à l’unisson. Un peu plus loin, à l’écart, un homme brandit timidement un dessin qu’il a fait à la va-vite. On y voit un policier, hurlant, une matraque à la main.

La mort dans des circonstances tragiques du marchand de poissons Mouhcine Fikri, vendredi soir à Al-Hoceïma, a véritablement mis le Maroc en émoi. L’homme de 31 ans a été tué alors qu’il tentait de s’opposer à la saisie de sa marchandise par les autorités de la ville. Son camion transportait une cargaison d’espadons, un poisson interdit à la pêche pendant cette saison. Dans un geste désespéré, l’individu se serait précipité dans la benne du camion-poubelle pour récupérer ses poissons. Il s’est fait broyer par la machine sur le champ.

Cette scène atroce, filmée par des anonymes, a fait le tour des réseaux sociaux. La toile s’emballe, l’affaire fait exploser les compteurs de Twitter avec la création du hashtag #jesuismouhcinefikri. L’émotion suscitée s’accompagne d’un élan de solidarité sans précédent, poussant des milliers de personnes à investir les rues d’Al-Hoceïma tout au long du week-end.

 

«La hogra»

Dimanche, une foule d’anonymes a suivi, dignes et silencieux, le cortège du défunt à travers les collines du village d’Imzouren, dans la campagne d’Al-Hoceïma. Les manifestations se sont ensuite généralisées à une dizaine de grandes villes du pays. A Rabat et à Casablanca, près de 3000 personnes avaient fait le déplacement.

Dans la rue, un mot revient sans cesse, celui de la hogra, le mépris, en dialecte marocain, que subissent les personnes les plus démunies. Parmi les participants, quelques personnalités politiques, venues rendre hommage à la victime, malgré les appels du chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, à ne pas manifester.

A Casablanca, la militante de gauche Nabila Mounib, à la tête de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), très médiatisée lors des élections législatives d’octobre, est émue aux larmes. Son parti dénonce la faiblesse de l’Etat de droit, un Etat où «les lois et les réglementations sont appliquées à la tête du client». «Mouhcine Fikri est le maillon faible de la chaîne. On s’attaque à lui car c’est un petit commerçant. Dans un Etat de droit, les marchandises ne sont pas saisies comme ça sans procès-verbal», déplore Nada El Arif, membre de la FGD.

 

Pas de présence policière

Difficile pour l’heure d’anticiper la suite que prendra cette affaire. Aucun nouvel appel à manifester n’a été lancé à travers le pays. Des lycéens continuent leur sit-in depuis ce matin dans les rues d’Al Hoceïma. «L’œil du cyclone, c’est là-bas, prévient l’éditorialiste Abdellah Tourabi. Il faut y surveiller les réactions. Elles vont dépendre des suites de l’enquête demandée par le roi.»

Le nord du Maroc est une région historiquement très sensible. C’est de là que sont partis les grands mouvements contestataires des années 80, réprimés par Hassan II. La différence réside aujourd’hui dans la nature des manifestations qui ont eu lieu dimanche : dans le calme, sans débordement et quasiment sans présence policière. «C’est le reflet d’un nouvel équilibre qui se crée entre la société et l’Etat marocain. Les gens osent descendre dans la rue et on les laisse manifester», veut croire l’éditorialiste qui refuse d’y voir toute comparaison avec les événements de Sidi Bouzid, déclencheurs le 17 décembre 2010 de la révolution tunisienne.

Margot Chevance correspondante au Maroc

 

 

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

 

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Source : http://www.marianne.net

 

Le roi du Maroc veut payer les frais d'avocat du chanteur Saad Lamjarred, accusé de viol en France

Mis en examen le 28 octobre en France pour "viol aggravé" et écroué, le chanteur Saad Lamjarred va profiter des largesses du roi Mohammed VI qui souhaite prendre en charge ses frais de justice...
 
 
 
Saad Lamjarred en concert en juillet 2016 à Carthage. - MOHAMMED HAMM/SIPA
 

Il est un artiste très populaire au Maroc... et le roi le lui rend bien. Mis en examen le 28 octobre en France pour viol aggravé, le chanteur Saad Lamjarred va voir ses frais de justice généreusement offerts par le roi du Maroc Mohammed VI, selon une information de ce 21 octobre. Le même, décidément particulièrement attentif au traitement de "sa" star, aurait également conseillé à la famille du chanteur de prendre Maitre Dupont-Moretti comme avocat pour sa défense.

Saad Lamjarred était en France ce week-end dans le cadre d'un concert devant se dérouler le samedi 29 au Palais des Congrès, et qui a finalement été annulé. Il est accusé d'avoir agressé sexuellement une jeune femme de 20 ans dans la nuit du mercredi précédent. C'est dans sa chambre d'hôtel qu'il aurait violenté la jeune femme avant d'abuser d'elle. Selon les premiers éléments de l'enquête, le chanteur de 31 ans avait consommé de l'alcool et des stupéfiants au moment des faits. Son avocat actuel a plaidé la relation consentie :

 

"Il s'est passé cette nuit-là ce qu'il se passe entre un homme et une femme consentante à 5 heures du matin dans une chambre d'hôtel."

 

La victime souffre "de lésions traumatiques et est fortement traumatisée. Son récit est tout à fait crédible à ce stade", selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

En 2010, Saad Lamjarred a déjà été mis en cause pour une affaire de viol, cette fois-ci aux Etats-Unis. Il niait déjà toute implication. Il y risque 25 ans de prison et n'a depuis jamais remis les pieds sur le territoire pour échapper à ces poursuites judiciaires. L'histoire ne dit pas si le roi du Maroc avait déjà proposé son soutien financier à l'époque...

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 16:48

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Alternatives concrètes

Coopératives, recyclage, solidarités, lutte contre les inégalités : ces jeunes qui créent un monde meilleur

 

par

 

 

Pendant un an, Basta ! et sept autres médias sont allés à la rencontre de jeunes qui se mobilisent pour inventer d’autres manières de travailler, manger, consommer, habiter, voyager, ou encore étudier. Habitat coopératif, jardins partagés, collocation solidaire, recyclage d’ordinateurs, aide aux migrants ou aux femmes victimes de violence, épicerie participative, café associatif... Autant d’initiatives qui démontrent l’énergie et l’ingéniosité déployées par ces jeunes, dans les espaces ruraux ou les quartiers populaires, dans des territoires relégués et quelque peu oubliés. Découvrez ou redécouvrez l’ensemble de ces reportages sur les alternatives concrètes, en voyageant sur notre carte interactive.

 

 

Médias partenaires :

 Voir la liste des articles publiés.

 Photo de une tiré de l’article Comment construire sa maison écologique en une semaine et à petit prix grâce à l’ « open source »

Ce projet a été réalisé avec le soutien de la Drac Île-de-France, dans le cadre du fonds « Médias de proximité ».

 

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 21:45

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/jacques-deparis/blog

 

 

POLICE - JUSTICE- ETAT D'URGENCE OU LA FABRIQUE DE LA CENSURE JOURNALISTIQUE

 

 

Gaspard Glanz, journaliste vidéaste fondateur de Taranis News, présent sur les mouvements sociaux à Nantes, Rennes, Paris, Calais, s'est vu déclaré "interdit de séjour" à Calais et placé sous contrôle judiciaire strict, le contraignant à un pointage hebdomadaire à... Strasbourg.
Gaspard Glanz Taranis News Gaspard Glanz Taranis News
 
 

 

Gaspard Glanz, journaliste et vidéaste de Taranis New, dont les couvertures des mouvements sociaux alimente régulièrement de ses tournages in situ, nombre de rédactions dont Médiapart. Ce dernier vient donc, pour des motifs qui seront jugés en janvier prochain, de se voir notifié lors de sa garde à vue, la quasi impossibilité de poursuivre son activité de journaliste.

Il était devenu depuis la Cop 21 et la multiplication des mouvements sociaux qui ont agités le pays, une source de "point de vue" incontournable, tant son travail, placé au cœur des nombreux affrontements, apportait des éléments probants sur la stratégie policière en terme de répression des manifestations.

 

Une de ses dernière captation, lors du mouvement illégal des policiers, a servi dans un des premiers articles de Médiapart sur le sujet.

Voici également, le traitement dont fait l'objet Gaspard Glanz de la part de l'extrême droite Bretonne (Attention c'est très violent, voir illégal...)

Je laisse évidemment l'entière responsabilité à celles et ceux qui verront un lien entre son travail de journaliste et ses déboires policières et judiciaires.

 

Voir l'article du Monde, qui détaille les motifs de son éviction "judiciaire" du terrain social...

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

 

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/jacques-deparis/blog

 

 

 

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Source :  http://www.lemonde.fr

 

 

Un journaliste poursuivi et interdit de séjour dans la « jungle » de Calais

 

Gaspard Glanz, habitué de la couverture des mouvements sociaux, a été interpellé mercredi. Poursuivi pour « vol », il est soumis à un strict contrôle judiciaire.

 

 

LE MONDE |

 

 

Le journaliste Gaspard Glanz a été interpellé et placé en garde à vue, mercredi 26 octobre, alors qu’il couvrait le démantèlement de la « jungle » de Calais. A l’issue de plus de trente heures dans les locaux du commissariat de la ville, le fondateur de l’agence de presse Taranis News a appris qu’il faisait l’objet de deux procédures judiciaires, l’une pour le vol de talkie-walkie des CRS dans le camp de migrants, et l’autre pour injure publique sur douze fonctionnaires de police de Rennes à la suite d’un post Facebook. Le vidéaste a également découvert qu’il faisait l’objet d’un arrêté d’interdiction de séjour dans l’arrondissement de Calais.

Taranis News, un site d’information centré sur les mouvements sociaux (manifestations, ZAD, etc.), s’est notamment fait remarquer par la présence en première ligne de ses journalistes lors du mouvement contre la loi travail. Souvent accusé de « militantisme », Gaspard Glanz, 29 ans, s’affirme « journaliste ». Il fait partie d’une nouvelle génération de reporters pratiquant l’immersion dans les manifestations, y compris lors des heurts avec les forces de l’ordre.

Lire aussi :   Vidéo et lacrymo : leurs vies de reporters en manif

A Calais, les policiers reprochent à M. Glanz d’avoir subtilisé un « émetteur-récepteur radio modèle TETRAPOL THP 900 appartenant au ministère de l’intérieur » le 1er octobre. Le journaliste avait posté sur Instagram une photo de l’objet, trouvé par terre, avec le commentaire « prise de guerre ».

 

Prise de guerre. @ Refugee Camp Calais https://www.instagram.com/p/BLBpvzGjFwG/ 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 20:37

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

Répression policière et médiatique

VIDEO. Calais. Après avoir réprimé les migrants, la police fait taire les médias.

Publié le 28 octobre 2016

 

 

 

Alors que l’opération médiatique du démantèlement "humanitaire" de la"jungle" de Calais tourne de plus en plus au fiasco et que les vérités de cette opération avant tout répressive commencent à êtrerévélées, la police et les pouvoirs publics se font de plus en plus autoritaires envers toute personne qui remettrait en cause le "bien-fondé" de leur action, qu’elle soit engagée dans une association humanitaire d’aide aux réfugiés ou journaliste (un peu trop) curieux. Alors que la question des mineurs devient de plus en plus problématique, une vidéo nous montre comment la presse a pu être criminalisée : trois personnes quittant la conférence de presse sont arrêtées pendant que les force de l’ordre s’organisent une zone d’impunité.

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 20:28

 

Source : http://www.lesechos.fr

 

Est-il légal de refuser Linky, le compteur électrique intelligent d'Enedis ?

Jeanne Foucault / Avocate
 

 

LE CERCLE/POINT DE VUE - Plusieurs communes françaises refusent l’installation du nouveau boîtier électrique Linky. Un rejet qui pousse aujourd’hui Enedis à entamer des procédures judiciaires contre ces municipalités.

Début octobre, Enedis (ex-ERDF) a engagé une procédure au tribunal administratif de Rennes contre la mairie de Plouguerneau (Finistère). La requête du distributeur des compteurs électriques intelligents Linky vise à annuler la décision prise par le maire de cette commune d’interdire l’installation des boîtiers dans les bâtiments publics ainsi que chez les particuliers qui en auraient fait la demande.

Fin septembre, la mairie de Cast (Finistère) était également attaquée en justice par Enedis pour avoir voté un moratoire sur l’installation des compteurs électriques nouvelle génération

La pose des compteurs Linky dans les foyers français a démarré fin 2015 et l’initiative est contestée par plusieurs maires qui n’ont pas hésité à délibérer contre l’arrivée des nouveaux boîtiers dans leur commune, une démarche conduite au nom du principe de précaution quant aux risques sanitaires que pourraient représenter Linky pour la population.

Le groupe «Stop Linky Finistère» estime sur son blog que le dispositif d'Enedis va notamment  « émettre des radiofréquences toxiques » pouvant propager des  « ondes électromagnétiques [...] classées dans le groupe 2 B "comme possiblement cancérigènes" par l'OMS »

 

L'installation protégée par une clause

Seulement, les décisions votées par ces municipalités vont à l’encontre de la loi qui prévoit et encadre l’arrivée du « smart meter ». Les compteurs électriques traditionnels sont pour beaucoup obsolètes et ne correspondent plus aux exigences technologiques imposées par l’évolution du modèle énergétique français. Les remplacer désormais par Linky fait figure d’un grand pas en avant - selon le gouvernement - vers une amélioration de la gestion de l’électricité en France.

Lire aussi :
> LE CERCLE. Le refus des compteurs Linky plonge des communes dans l'illégalité

Comme le rappelle un article paru sur le site « UFC-Que Choisir », les conditions générales de vente qui lie EDF, principal fournisseur d’électricité en France, à ses abonnés indiquent dans la partie « dispositif de comptage » qu’Enedis « peut procéder à la modification ou au remplacement de ces éléments en fonction des évolutions technologiques ».

L’installation de Linky est donc protégée par cette clause et ne peut être contestée, d’autant plus que les conditions générales d’Enedis stipulent également que « le client s’engage à prendre toute disposition pour permettre à Enedis d’effectuer la pose, la modification, l’entretien et la vérification du matériel de comptage ».

 

Les premières condamnations tombent

Tous ceux qui s’opposent au changement de leur compteur s’exposent à des poursuites judiciaires de la part d’Enedis. Mais avant d’en arriver là, une phase de conciliation a lieu. « Si on est confronté à un refus, on prend contact, on discute, on apporte les explications nécessaires, et souvent, les réticences tombent. » explique dans « L'Est républicain » Anne-Marie Goussard, membre de l’équipe d’information d’Enedis sur le compteur Linky.

Dans le cas contraire, quand ce n’est pas Enedis qui attaque, ce sont les institutions administratives qui portent l’affaire devant les tribunaux. La mairie de Montferrand-du-Périgord a récemment fait l’objet de poursuites de la part de la Préfecture de Dordogne pour avoir pris, elle aussi, une délibération interdisant l’installation des boîtiers Linky. Le 14 octobre, le tribunal administratif a suspendu cette délibération et a condamné la commune de 170 habitants à verser 1.200 euros à Enedis.

Jeanne Foucault est avocate


 

Source : http://www.lesechos.fr

 

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Source : http://www.amisdelaterre74.org/revue-linky-gazpar-du-22-octobre-2016.html

 

Revue Linky / Gazpar du 22 octobre 2016

22 octobre 2016, par PF

 

 

 
 

 

Une commune de Dordogne condamnée pour une délibération refusant les compteurs Linky
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271614753&cid=1250271605888

Pour la première fois au niveau national des mesures ont été réalisées par l’ANFR (Agence nationale des fréquences) dans le Tarn, afin de contrôler le respect des valeurs limites d’exposition du public aux ondes magnétiques dans le cadre de l’installation des très contestés compteurs Linky.
http://www.lejournaldici.com/actualite/l-info-en-continu/linky-les-mesures-0#.WAchCPRI5dk
ET/OU
http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/5740/anfr_sdet_tarn_compteur_linky_le_sequestre.html

Est-il légal de refuser Linky, le compteur électrique intelligent d’Enedis ?
http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-161666-est-il-legal-de-refuser-linky-le-compteur-electrique-intelligent-denedis-2036930.php

D’ici 2018, les foyers quimpérois doivent être équipés du nouveau compteur électrique. Certains y sont d’ores et déjà farouchement opposés.
http://www.cotequimper.fr/2016/10/19/compteur-linky-faut-il-en-avoir-peur/

Recologne-lès-Ray (70) : un collectif lance l’alerte contre les compteurs Linky
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/10/20/recologne-les-ray-un-collectif-lance-l-alerte-contre-les-compteurs-linky

 

 

Source : http://www.amisdelaterre74.org/revue-linky-gazpar-du-22-octobre-2016.html

 

 

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Source : http://yonnelautre.fr/spip.php?article11889

 

Réponses aux questions sur le Linky, par Robin des toits

 

vendredi 28 octobre 2016 par Robin des Toits
 
 

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d’Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

 

Le déploiement du Linky est-il obligatoire ?

Le déploiement du Linky n’est pas en lui-même obligatoire, c’est le déploiement de compteurs dits intelligents, permettant aux utilisateurs d’accéder aux données relatives à leur consommation de manière instantanée, qui l’est.

Cette obligation est issue de la directive n° 2009/72 du 13 juillet 2009, intégrée dans le code de l’énergie, aux articles L 341-4 et R 341-4

Quant à l’article R 341-8 du code de l’énergie, il prévoit que, conformément à la directive, 80% au moins des dispositifs de comptage doivent être des compteurs intelligents d’ici au 31 décembre 2020.

Mais pour satisfaire ces dispositions, rien n’oblige ENEDIS à utiliser la technologie du courant porteur en ligne (CPL) sur lequel repose le Linky.

Un autre type de compteur intelligent, par exemple utilisant le réseau filaire comme le demande ROBIN DES TOITS, aurait pu être prévu et pourrait encore l’être, au moins d’un point de vue technique. Une commune directement concédante – en contrat avec ENEDIS – pourrait parfaitement l’exiger.

 

Serait-il possible de contester le déploiement du Linky en alléguant qu’il n’y pas eu d’évaluation préalable favorable à ce déploiement ?

En effet, la directive du 13 juillet 2009 prévoit en son annexe I paragraphe 2 que si la mise en place de compteurs intelligents a donné lieu à une évaluation favorable, au moins 80% des clients devront en être équipés d’ici à 2020.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a par délibération du 7 juillet 2011 proposé de généraliser le dispositif Linky après une expérimentation menée auprès de 250 000 clients.

L’on sait en revanche que dans d’autres pays, et notamment l’Allemagne, il a été décidé de ne pas déployer ce type de compteurs intelligents pour les particuliers mais de les réserver aux gros consommateurs.

 

A qui appartiennent les compteurs électriques ?

Ils appartiennent aux collectivités territoriales en application de l’article L 322-4 du code de l’énergie.

Cet article renvoie à l’article L 2224-31 IV du code général des collectivités territoriales qui prévoit que « l’autorité organisatrice d’un réseau public de distribution, exploité en régie ou concédé, est la commune ou l’établissement public de coopération auquel elle a transféré cette compétence ».

Dès lors, cela signifie que si une commune a transféré sa compétence d’autorité concédante d’un réseau public de distribution d’électricité à un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI), les compteurs appartiennent à celui-ci.

Dans tous les cas, les compteurs n’appartiennent pas aux usagers.

 

Une commune qui a transféré sa compétence pour la distribution de l’électricité peut-elle encore intervenir ?

Si elles ne sont plus compétentes (c’est-à-dire si elles ont délégué leur compétence en la matière à un EPCI, comme cela est le plus souvent le cas), elles ne peuvent formuler au mieux qu’un vœu à l’égard de l’établissement public de coopération intercommunale qui détient désormais la compétence de la distribution d’énergie électrique.

 

Certaines délibérations de communes ayant interdit le Linky n’ont pas été contestées dans le délai de recours de deux mois, sont-elles définitives ?

Ces décisions sont effectivement définitives au sens où aucun recours ne peut plus être diligenté directement contre elles.

 

Les autorités organisatrices de la distribution d’électricité (AOD) peuvent-elles empêcher le déploiement des compteurs Linky ?

Il résulte de ce qui précède que ces autorités sont soit les communes qui n’ont pas délégué la compétence de distribution de l’énergie électrique à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), soit ces établissements publics de coopération intercommunale.

Le plus souvent, il y a bien eu un tel transfert de compétence des communes à un EPCI.

On pourrait concevoir qu’en application du pouvoir de modification unilatérale de la personne publique qui a conclu un contrat de concession (CE, 2 février 1983, Union des Transports publics urbains et régionaux), il est possible pour l’autorité concédante d’exiger que les compteurs intelligents ne soient pas des compteurs Linky ou à tout le moins que l’utilisation du CPL soit proscrite ainsi que la mise en place de l’ERL (Émetteur Radio Linky).

En effet, ce pouvoir de modification unilatérale peut-être utilisé dans un but d’intérêt général (CE, 8 juillet 2015) mais ne doit pas conduire à une modification substantielle au contrat (CE, 13 juillet 2012).

L’on pourrait donc imaginer qu’une autorité concédante modifie unilatéralement le contrat en indiquant que les compteurs intelligents (devant être posés afin de respecter la loi) ne pourront pas être des compteurs de type Linky employant les ondes électromagnétiques.

En effet, il ne s’agirait pas d’une modification substantielle du contrat et l’autorité concédante pourrait indiquer que c’est dans un but d’intérêt général, à savoir la protection de la santé, que cette disposition est prise.

Si des autorités concédantes souhaitent agir en ce sens, elles en ont la possibilité.

 

Est-il strictement impossible d’évoquer utilement le principe de précaution contre le déploiement du Linky ?

Seule l’autorité concédante peut invoquer le principe de précaution puisqu’elle seule est compétente en la matière.

Dans plusieurs écritures contentieuses, tant des préfectures que d’ENEDIS, l’arrêt rendu par le Conseil d’Etat le 20 mars 2013, n° 354321 est mis en avant pour indiquer que le juge administratif aurait déjà jugé que le déploiement du Linky ne porte pas atteinte au principe de précaution.

Toutefois, si une nouvelle discussion devait avoir lieu devant le juge, la portée de cet arrêt serait à relativiser puisque des éléments de connaissance scientifique nouveaux sont apparus depuis 2013.

 

Les usagers peuvent-ils s’opposer au déploiement du Linky ?

Dans les faits, certaines personnes s’opposent et ENEDIS ne va parfois pas à l’encontre de cette opposition.

Nous recommandons les techniques « désobéissance civile » comme donner rendez-vous et ne pas être chez soi au moment convenu, au bout de trois fois ENEDIS arrête les frais en général...

 

Les personnes mandatées pour installer les compteurs Linky peuvent-elles sans autorisation accéder aux propriétés privées ?

La violation de la propriété privée est un délit grave qui peut donner lieu à une plainte pénale.

En effet, si les usagers sont censés permettre l’accès au compteur, cela ne permet pas aux personnes mandatées pour installer le Linky d’accéder de force aux propriétés privées si les usagers ne les laissent pas entrer.

Il nous a été indiqué que parfois la propriété privée a été violée, ce qui est inadmissible.

 

Le linky porte-il atteinte aux libertés fondamentales ?

A ce sujet, la Ligue des droits de l’homme avait demandé un moratoire dans le cadre de la pose des compteurs Linky dans la mesure où elle n’avait aucune certitude sur le respect des données privées.

Toutefois, après avoir rencontré les responsables d’ENEDIS, la Ligue des Droits de l’Homme a simplement exprimé une vigilance et invité ENEDIS à communiquer de manière très ferme à l’égard de ses sous-traitants pour qu’il n’y ait pas de problème dans la gestion des données privées, la transmission de ces dernières devant faire l’objet d’un accord des usagers.

Il est bien clair qu’il ne peut y avoir transmission des données sans accord préalable. Pour autant, nous ne pouvons préjuger du futur et nous ne pouvons absolument pas garantir que cet accord préalable soit maintenu ultérieurement.

Enfin, la présente synthèse a été rédigée afin d’être compréhensible, dans la mesure du possible, par toute personne n’ayant pas de connaissances juridiques. Elle a donc un caractère informatif et ne saurait constituer la base d’écritures juridiques dont notre conseil ne serait pas l’auteur. Notamment pour cette raison, sa publication et sa diffusion sur tous supports doivent mentionner qu’elle émane de Robin des Toits.

 

 

 

Source : http://yonnelautre.fr/spip.php?article11889

 

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 21:30

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

« Fuera las revalidas franquistas ! »

Etat espagnol. Grève étudiante massive contre l’austérité et la sélection dans l’enseignement

Publié le 27 octobre 2016

 

 

 

 

 

Correspondants

Mercredi, dans le silence assourdissant des médias français, des dizaines de milliers d’étudiants, parents d’élèves et professeurs sont descendus dans les rues de plus de cinquante villes espagnoles pour dire non à la LOMCE et aux revalidas (« revalidations »), réforme de l’éducation approfondissant le caractère élitiste de l’enseignement dans l’Etat Espagnol. Un « automne chaud » se prépare-t-il de l’autre côté des Pyrénées ?

Depuis le début de la crise, l’éducation publique dans l’Etat espagnol a été l’un des secteurs les plus touchés par les coupes budgétaires. En seulement quatre ans, 134 000 étudiants et étudiantes ont été exclus de l’université du fait des frais d’inscriptions, qui ont augmenté parfois jusqu’à 66% depuis 2012. Plus de 30 000 professeurs ont été licenciés, et parmi ceux qui ont pu garder leur poste, la majorité travaille dans des conditions précaires et sans garantie pour leur futur.

Les lycées ont subi de nombreux coups et l’attaque néolibérale contre l’université publique a eu des effets sur les étudiants les plus jeunes. L’application de la LOMCE – équivalent de la loi relative aux Libertés et Responsabilité des Universités (LRU) en France – et les revalidas - « revalidations », nouvelles épreuves nécessaires pour accéder à l’éducation supérieure que le gouvernement veut mettre en place – sont un exemple clair de la logique de plus en plus élitiste qui gouverne les politiques publiques en matière d’éducation dans l’Etat espagnol. D’après un rapport de l’association Save the Children (« Sauver les enfants »), les abandons de poursuite d’étude après le lycée ont été multipliés par deux entre 2008 et 2015, principalement parmi les familles ayant le moins de ressources.

C’est dans ce contexte qu’a eu lieu la grève de mercredi, qui a rassemblé étudiants, parents d’élève et professeurs contre la LOMCE et ses conséquences, et contre les revalidas dont le gouvernement a voté la mise en place en plein milieu de l’été. L’opposition aux revalidas a été au cœur de la grève, car elles constituent une nouvelle forme de sélection, qui par ailleurs rappelle une mesure mise en place par le gouvernement de Franco sous la dictature. C’est donc aux cris de « No a las reválidas franquistas » (« Non aux revalidations franquistes ») que la journée de grève a commencé, appelée par le Syndicat des Etudiants, la Confédération des Associations de Pères et Mères de l’Ecole Publique (CEAPA) et la Fédération des Associations des Etudiants Progressistes (Faest), ainsi que par diverses organisations étudiantes, comme le Syndicat des Etudiants de Gauche (SEI) de Saragosse, et d’autres organisations qui y appelaient tout en critiquant une partie du contenu de l’appel à la manifestation. La majorité des syndicats de professeurs, comme le CCOO, UGT, STES ont exprimé leur soutien à l’appel, mais sans convoquer à la grève dans l’éducation.

Les organisations se sont déclaré « satisfaites » des chiffres de grève, de près de 90% dans les lycées et prépa d’après leurs chiffres, tandis que le Ministère de l’Education annonçait entre 30 et 40% de grève. D’après les chiffres du CEAPA, la grève a été plus suivie dans le secondaire que dans l’enseignement maternel et primaire (50-60%). C’est parmi les lycéens que la grève a été la plus forte, probablement parce que ce seront les premiers touchés par les changements introduits par les « revalidas ».

 

Manifestations massives dans une cinquantaine de villes

La grève a été très suivie dans les villes de Madrid, Barcelone, Valence, Bilbao, Malaga et Ferrol. A Madrid, plus de 50 000 personnes se sont rassemblées. La marée humaine, plus nombreuse que les précédentes manifestations, a parcouru la ville.

La manifestation était dirigée par le Syndicat des Etudiants avec une banderole « A bas les revalidations franquistes », mais un pôle radical s’était formé dans le cortège, autour d’une banderole disant « Contre les revalidations et l’élitisme. Rupture et horizontalité ». Ce pôle radical était composé de la Gauche Castillane, le Front des Etudiants, le collectif Armes de la critique, ainsi que d’autres collectifs critiques du Syndicats des Etudiants, contre « ses méthodes traditionnelles d’imposition par le haut, bureaucratiquement, sans prendre en compte les collectifs étudiants et bien loin de l’intention de favoriser l’auto-organisation de ceux-ci ».

A Barcelone, la manifestation a réuni 2000 personnes, deux fois plus à Saragosse où étaient présents de nombreux étudiants d’instituts secondaires. A Cordoue, la police a chargé les étudiants qui s’étaient dirigé vers le siège du Parti Populaire, faisant une blessée.

 

Vers un « automne chaud » du mouvement étudiant ?

La grève massive de mercredi s’est tenue alors que la situation dans l’Etat espagnol est marquée par une crise politique importante depuis les dernières élections. L’irruption du mouvement étudiant pourrait ouvrir la possibilité d’un renouveau des mobilisations de rue. Le Syndicat des Etudiants a annoncé qu’il appellerait à une nouvelle journée de grève et a demandé aux organisations syndicales des professions de l’éducation de s’y allier, pour une grève générale éducative dans tout l’Etat. La grève du 26 octobre pourrait être le début d’une nouvelle période de mobilisation sociale et de lutte, donnant lieu à un « automne chaud » espagnol.

 

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 20:58

 

Source : http://television.telerama.fr

 

Lactalis veut le beurre et l'argent du beurre, mais pas les critiques d'“Envoyé spécial”

Le 27 Août 2016, lors du blocage de l'accès au siège du groupe Lactalis à Laval, par les producteurs de lait en colère.

 

 

 
Lactalis était mis en cause dans un numéro d'“Envoyé spécial” consacré à la résistance des petits producteurs. Le groupe laitier a obtenu auprès du Tribunal de grande instance de Laval que le reportage soit interdit de rediffusion.

« C'est l'histoire d'un bras de fer... perdu d'avance ». Ainsi commence le reportage d'Envoyé Spécial du 13 octobre consacré au groupe Lactalis, intitulé « Le beurre, ou l'argent du beurre ? ». Un document dont le groupe laitier vient de faire interdire la rediffusion, en vertu d'une décision en référé du Tribunal de grande instance de Laval. En cause, des passages relatifs à la vie privée du président de Lactalis, Emmanuel Besnier, qui « n’ont aucun lien avec la situation des producteurs de lait qui constituait le sujet de ce reportage », selon le communiqué du groupe.

De fait, l'équipe d'Envoyé Spécial, n'obtenant pas de réponse à ses demandes d'interviews, s'était approché du château mayennais appartenant au patron de Lactalis, filmant une cuisinière en caméra cachée (qui dit être payée au Smic), puis survolant en avion le vaste domaine de 40 hectares (doté d'un lac, d'une piscine, d'un centre équestre, etc).

Si ce sont ces images que le tribunal a spécifiquement pointé du doigt, c'est tout le reportage qui a énervé la direction du groupe laitier, qui estime qu'il « vient malheureusement couronner près de deux mois d’une intense campagne de dénigrement engagée à l’encontre du Groupe, accumule les contrevérités et les amalgames, en voulant faire croire aux téléspectateurs que Lactalis est responsable de la crise de la production laitière et des difficultés rencontrées par les producteurs ». Et de dénoncer une « présentation fallacieuse [qui] constitue une désinformation inacceptable ».

 

 

Couverture

 

Pour le spectateur, ce qui est inacceptable, ce serait plutôt de voir, comme l'explique le reportage qu'un groupe familial opaque (il ne publie pas ses comptes), qui fait 17 milliards d'euros de chiffres d'affaires (en 2011, les bénéfices s'élevaient à 330 millions d'euros selon Envoyé Spécial), semble se contrefiche de prendre à la gorge les petits producteurs de lait.

Le sujet est fondé sur la résistance de trois agriculteurs, qui cherchent à faire front commun pour échapper au contrat illisible que leur propose Lactalis (« c'est fait exprès pour qu'on se mélange les pinceaux »), au prix du litre acheté à 29 centimes (alors qu'en-dessous de 34 centimes ils vendent à perte) et à un système tellement pernicieux que, s'ils produisent plus que prévu, c'est à eux de payer le surplus... que Lactalis va quand même collecter, transformer et vendre !

L'un des agriculteurs explique ainsi son ras-le-bol : « Je ne supporte plus d'être pris pour un esclave tout juste bon pour travailler, et à qui on donnera les miettes s'il en reste, et surtout si on a envie d'en donner ». Lui a décidé de ne plus acheter de produits Lactalis (Président, Rouy, Lepetit, Lanquetot, Bridélight... ou encore, en joint venture avec Nestlé, La Laitière, Yoco, Flanby, Sveltesse...), et incite les consommateurs à faire de même.

En plus du jugement en référé, Lactalis indique qu'il compte poursuivre France 2 « pour obtenir réparation » face à des propos jugés « diffamatoires ». En attendant, il n'est donc plus possible de voir ce numéro d'Envoyé Spécial, sauf à bien chercher sur Youtube. Et à condition de se dépêcher.

 

 

 

Source : http://television.telerama.fr

 

 

 

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