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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:09

 

Source : www.reporterre.net

 

Le lycée où l’on apprend la sagesse plutôt que la compétition

Eric Tariant (Reporterre)

samedi 11 janvier 2014

 

 

 

Brockwood Park school est un lycée créé par le philosophe et éducateur Jiddu Krishnamurti. Il est implanté en pleine campagne, au sud de la Grande-Bretagne. Une école où la quête de ses propres talents et la recherche d’un mode de vie juste, respectueux des hommes et de la planète, prime sur la course aux examens et aux diplômes.


 

- Reportage, Winchester (Royaume-Uni)

Sept lycéens sont assis sur des rondins de bois posés en cercle au milieu du potager. Ils discutent avec deux enseignants tout en cassant et en grignotant des noix. Le thème des échanges ? Les champignons. Quels sont les bons coins pour les trouver ? Comment distinguer ceux qui sont comestibles ? La discussion sera suivie d’une balade-cueillette au milieu des prairies qui entourent l’école. Le cours « Prends soin de la terre » est un grand classique de Brockwood Park. On y apprend, chaque semaine, à faire un potager et à respecter la terre en étudiant des sujets aussi vastes que l’écologie humaine, le changement climatique et la protection de la biodiversité.

En bordure du potager se dresse un petit immeuble en briques rouges qui abrite plusieurs salles de classe. Dans l’une d’elle, huit élèves regroupés autour d’un paperboard s’exercent aux joies âpres des mathématiques. Un peu plus loin, la salle de musique encombrée de guitares, violons, flûtes traversières et autre batterie, s’ouvre sur des rangées de choux et de salades.

La classe de français se trouve, elle, à l’étage du bâtiment principal, un manoir géorgien du XVIIIe sièce, en haut d’un petit escalier un peu raide, juste après la bibliothèque. Installés dans une pièce avec cheminée en marbre et moquette épaisse, six élèves dont une Russe, un Coréen et un Finlandais, déclament dans la langue de Molière des tirades enflammées. « Ici, chacun à sa place : la forte tête comme le rêveur. Nous sommes tous complémentaires. Il n’y pas de stigmatisation », dit Amel Ouhammou, la jeune professeur de français.

 

Trouver son talent et sa voie


 

Le lycée de Brockwood Park a été créé en 1969 par Jiddu Krishnamurti, un sage indien du XXe siècle, qui voulait que les lycéens puissent découvrir et étudier la vie dans sa totalité et son unité profonde. Ici, on est invité à explorer le monde extérieur, le monde du savoir, mais aussi sa propre pensée et ses émotions.

L’école réunit une soixantaine d’élèves âgés de quatorze à dix-neuf ans. Il existe également un cursus ouvert à des étudiants dits « matures », âgés de vingt-et-un à vingt-huit ans, qui travaillent à mi-temps dans l’établissement afin de payer leur séjour tout en étudiant ou en préparant un projet personnel.

Les cours ont lieu dans des classes de huit à dix élèves. Les élèves ne sont pas notés et les examens ne sont pas obligatoires. Pour Krishnamurti, l’école ne doit pas avoir pour seul but d’éduquer les élèves à exceller sur le plan scolaire et à se préparer à une carrière, mais à les aider à mieux vivre avec eux-mêmes et avec les autres et à découvrir leurs talents.

 

Tout est fait pour décourager la comparaison et la compétition

L’objectif du fondateur de Brockwood selon ses propres mots ? « Susciter l’apparition d’une nouvelle génération d’êtres humains libres de toute action égocentrique. Pour mettre fin aux luttes et aux conflits dans le monde qui nous entoure. » Krishnamurti tenait à ce que son école soit un internat international mixte. Un moyen d’apprendre la vie communautaire et de se frotter à la diversité humaine.

Cette année, le centre accueille soixante-douze élèves venus de venus pays des quatre continents. Comme une grande famille, élèves et enseignants vivent ensemble sur un pied d’égalité. Nulle trace d’autorité ou de supériorité. Il n’y a pas d’un côté celui qui sait et de l’autre celui qui apprend, mais une véritable relation faite d’attentions réciproques. Tout est fait pour décourager la comparaison et la compétition. Chacun participe à la vie de l’établissement et à son organisation. Les décisions importantes sont prises après avoir consulté toute l’école, personnel et élèves. Il en va ainsi du règlement intérieur qui est rediscuté collectivement année après année. Chaque élève est suivi par un tuteur qui devient une sorte de substitut parental bienveillant.

A Brockwood, les élèves préparent eux-mêmes en début d’année leur programme d’étude et leur emploi du temps avec la complicité des enseignants. Des cours particuliers sont parfois mis sur place pour un seul étudiant.

Les élèves ont toute latitude pour explorer les sujets qui éveillent leur intérêt et leur curiosité, explique Stephan Saïkali, un Parisien de seize ans scolarisé à Brockwood depuis 2012. Le champ des possibles est très large. Stephan a choisi d’étudier la biologie et l’anglais tout en suivant des cours de théâtre, de découverte des plantes médicinales, et un atelier de techniques de survie en pleine nature qu’il affectionne particulièrement. « On les conseille et on les accompagne de façon à ce qu’ils se composent un programme équilibré », note Lorenzo Castellari, enseignant en mathématiques, physique et théâtre.

 

Certains professeurs font précéder leur cours d’un temps de silence de deux à trois minutes. De façon à permettre aux élèves de se poser, de clarifier leur esprit et de se concentrer.

 

« Mes années passées ici m’ont aidé à mieux comprendre la nature humaine et à prendre conscience des conditionnements qui nous entravent : ceux liés aux pressions sociales de toutes sortes, à l’influence des media, de la religion et de la culture ambiante », explique Shanti Sagi, une ancienne élève israélienne qui poursuit aujourd’hui ses études à Tel Aviv.

A Brockwood, chacun est invité à plonger au plus profond de lui même, selon le principe « connais-toi toi-même » énoncé par Socrate. Mais aussi à prendre conscience de la nécessité de travailler avec autrui pour se construire. « Chaque rencontre est un révélateur »

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 


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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:07

 

Source : www.reporterre.net

 

SERIE - Ferme usine : et si l’on pensait aux vaches ?

Fabrice Nicolino (Reporterre)

samedi 11 janvier 2014

 

 

Il semble utile de rappeler aux promoteurs des fermes usines et autres décideurs que les vaches sont des êtres vivants et conscients. Réduire leur existence à subir un élevage concentrationnaire revient à les considérer comme des machines.

 


 

Où l’on regarde avec effarement une émission télévisée de 1970. Où il apparaît que l’Inra a été le grand organisateur de l’élevage industriel. Où l’on confirme que Novissen est une grande association humaine.

Les animaux. Qui oserait oublier les mille vaches, et les sept cent cinquante génisses et veaux qui les accompagneraient dans leur calvaire ? Brigitte Gothière, responsable de l’association L214, se souvient pour Reporterre : « Pour nous, ça a démarré en août 2011. Gilberte Wable, actuellement responsable de Novissen, nous a contactés
pour nous alerter sur l’enquête publique en cours. On a donc rédigé une petite contribution pour dénoncer les conditions de vie promises aux animaux avec un tel projet »
.

L214 (Éthique et animaux) est une association née en 2008, dans le prolongement du collectif Stop au gavage, qui dénonçait depuis des années les souffrances infligées aux oies et aux canards pour obtenir du foie gras. L214 tire son nom d’un article – le L214 bien sûr – du Code rural, qui date de 1976. Pour la première fois, les animaux sont considérés pour ce qu’ils sont. Citation : « Tout animal étant un être sensible, il doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. »

La « ferme des 1000 vaches » ne pouvait dans ces conditions que révolter ces militants de la cause animale, mais on insistera sur la date évoquée plus haut par Brigitte Gothière. Elle a toute son importance, car en août 2011, l’association Novissen, cœur de la contestation contre le projet, n’existe pas encore. Une façon de souligner que dans cette bagarre, le sort désastreux fait aux animaux a été pris en compte dès le départ. Grâce à la personnalité de Gilberte Wable qui, plus qu’aucun autre personnage de l’histoire, a rassemblé les énergies et écrit d’ailleurs la toute première pétition.

« Ce projet est insupportable, confie Gilberte Wable à Reporterre. Si les vaches devaient être placées dans les conditions prévues dans le projet Ramery, elles seraient totalement perdues. Car elles ont une vie sociale, car elles ont un psychisme ! Vous savez qu’on serait obligé de les écorner pour mieux pouvoir les entasser ? »

La vérité est que les autorités publiques se moquent éperdument de ces questions. L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) n’a-t-il pas joué un rôle central, décisif dans le processus d’industrialisation de l’élevage ? Si la plupart de ses chercheurs et techniciens ont accepté d’accompagner cette descente aux enfers, quelques-uns ont refusé.

En 1979 par exemple, les vétérinaires de l’Inra Robert Dantzer et Pierre Mormède publient un livre sur certaines dimensions de la souffrance animale dans les élevages concentrationnaires (Le stress en élevage intensif, Masson). Ils y notent « que les conditions de vie et les manipulations auxquelles sont soumis les animaux peuvent solliciter de façon exagérée leurs capacités d’ajustement physiologique et comportemental, c’est-à-dire provoquer un véritable état de stress, avec des manifestations aussi diverses qu’une augmentation de la sensibilité aux maladies infectieuses, des ulcérations gastro-intestinales, l’apparition de comportements anormaux ou des interférences non négligeables avec les capacités de production. »

À l’opposé, à l’inverse, Raymond Février. Né en 1920 dans une famille très engagée à gauche – son père sera ministre du Travail sous le Front Populaire -, il sort de la guerre, comme tant d’autres zootechniciens de son époque, avec la ferme volonté de dynamiter l’élevage traditionnel. D’abord employé par l’industrie de l’élevage naissante, Février est aussi l’un des premiers chercheurs de l’Inra, né en 1946, et à ce titre directeur de la station expérimentale de Bois-Corbon, dans la forêt de Montmorency (Val d’Oise).

C’est là que tout commence. Car les zootechniciens autour de Février ont découvert le livre américain Animal Breeding Plans (Aperçus sur l’élevage des animaux), paru en 1937, qui va devenir la Bible d’une génération de techniciens d’élevage. Il contient notamment une technique révolutionnaire, le « progeny testing », qui permet de contrôler la descendance des animaux par sélection génétique, ce qui ouvre la voie à des « champions » de la reproduction. Quantité d’événements, souvent vécus dans l’ivresse par les techniciens de l’Inra, vont se succéder pendant des décennies, transformant peu à peu les animaux en purs et simples objets de manipulation, sur fond de productivisme débridé.

De ce point de vue, l’émission télé Eurêka du 2 décembre 1970 marque une date clé (http://www.ina.fr/video/CPF06020231).

 

*Suite de l'article sur reporterre

 


Source : www.reporterre.net

 

 


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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:57

 

 

Source : www.mediapart.fr

Grèce: deux députés d'extrême droite en prison

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Deux nouveaux députés du parti d'extrême droite grec Aube dorée, Giorgos Germenis et Panyiotis Iliopoulos, ont été placés en détention provisoire samedi soir.

Deux nouveaux députés du parti d'extrême droite grec Aube dorée, Giorgos Germenis et Panyiotis Iliopoulos, ont été placés en détention provisoire samedi 11 janvier au soir, après avoir été mis en examen à Athènes pour « direction d'une organisation criminelle ». Un troisième député, Stathis Boukouras, a lui aussi comparu devant les juges d'instruction, mais une décision sur son éventuelle incarcération devait être prise dimanche seulement.

Six autres députés sur dix-huit de ce parti ont déjà été mis en examen depuis septembre, et trois d'entre eux sont en prison, dont le dirigeant du parti Nikos Michaloliakos.

Selon l'agence semi-officielle ANA, un témoin a affirmé que M. Germenis avait le rôle d'un « major d'armée » dans le recrutement et l'entraînement de nouveaux membres, ainsi que dans des attaques d'immigrés. Les trois hommes ont affirmé samedi qu'Aube dorée n'est pas une organisation criminelle, M. Iliopoulos démentant l'existence de « milices d'assaut » au sein du parti.

Environ 150 personnes ont participé en fin d'après-midi à un rassemblement en faveur des trois députés devant le Palais de justice. Parmi celles-ci figuraient la femme et la fille de M. Michaloliakos, ou encore le porte-parole du parti Ilias Kasidiaris, lui-même mis en examen, qui a contesté le sort réservé aux députés d'Aube dorée.

« Les terroristes sont libres (une allusion à un militant d'extrême gauche qui n'a pas regagné sa prison récemment –ndlr), les escrocs de Nouvelle Démocratie et du Pasok (la coalition au pouvoir –ndlr) sont libres, pas un seul député ou ministre n'a été interrogé sur tous les scandales et pots-de-vin. Les seuls à être traînés devant le juge et, illégalement, en prison, sont les députés d'Aube dorée », a-t-il dit. Il a également accusé de violation de la présomption d'innocence « les médias qui nous traitent d'organisation criminelle ».

Aube Dorée a annoncé vendredi qu'elle avait l'intention de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Ces arrestations et mises en examen ont suivi l'assassinat en septembre de Pavlos Fyssas, un musicien membre de la mouvance d'extrême gauche, tué avec un couteau par un militant d'Aube dorée.

 

Source : www.mediapart.fr

 


 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:29

 

 

Source : www.marianne.net

 

Google, si utile et si... dangereux

Samedi 11 Janvier 2014 à 05:00

 

Propos recueillis par Daniel Bernard

 

Cette semaine, Marianne explore les dessous de Google, ce moteur de recherche qui a su se rendre indispensable. Alors que son utilisation de la vie privée est sanctionnée par les tribunaux, un aspect méconnu de son activité se prête à la critique : devenu commerçant, il abuse de sa position dominante et menace l'emploi en France. L'économiste Pascal Perri décrit la conquête commerciale opérée par l'empire Google.

 

Google, si utile et si... dangereux
Pour les internautes français, Google est un outil indissociable de l'internet. Or, cette confusion n'est guère justifiée car l'outil, quoique diablement utile, n'est pas neutre. La gratuité du moteur de recherche a un prix : le renoncement à l'intimité. Face au refus de la firme américaine de se conformer aux règles de confidentialité, la CNIL a d'ailleurs prononcé, le 3 janvier, une nouvelle sanction. Or, profitant de la confiance qui lui est faite, Google cherche à pousser son avantage. Depuis quelques années, l'ex-start up devenue multinationale fait concurence aux comparateurs de prix, aux e-commerçants et aux agences de voyages. Pour Marianne, l'économiste Pascal Perri décrit cette conquête commerciale discrètement menée. Et expose, en exclusivité, les conséquences sociales prévisibles en France : selon son cabinet PNC, la casse à l'horizon 2017 pourrait atteindre 12 000 emplois. A lire dans Marianne. 

A la suite du livre que vous avez consacré il y a un an à Google, vous examinez aujourd'hui un aspect mal connu de l'activité de l'entreprise californienne, la vente. Depuis combien de temps et pourquoi le moteur de recherche est-il devenu comparateur et commerçant ?

Pascal Perri :
Google est sorti de son premier métier, celui du moteur de recherche, pour devenir commerçant. On peine à identifier une date anniversaire, mais on sait que le succès du moteur de recherche gratuit a progressivement alimenté le développement des services commerciaux en ligne. Quand on est aussi puissant que Google avec 95% des parts de marché en France (sur le marché de la recherche), la tentation est grande de valoriser sa position d’abord en organisant des enchères d’accès aux consommateurs pour les entreprises, ensuite en devenant soi même boutique en ligne pour prendre une part grandissante de profit.
 
Vous estimez que la position dominante de Google en tant que moteur de recherche le place en situation favorable. N'est-ce pas la loi du marché ?

PP : Dans l’expression loi du marché, il y a précisément le mot loi. La loi du marché c’est d’abord des règles communes. Règles sociales et fiscales par exemple. Or, Google vient prendre les revenus des annonceurs et des consommateurs européens puis déplace ses profits aux Bermudes. Cette entreprise ne paye presque pas d’impôt en France ou en Allemagne et au Royaume Uni. Cet avantage est réinvesti dans la guerre commerciale contre les entreprises européennes qui elles payent des impôts. Je n’appelle pas cette politique la loi du marché. J’appelle cela du coulage fiscal et de la casse sociale.
 
Selon vous, quel peut être l'impact social de Google shopping et Google flight en France ?

PP : A brève échéance, les comparateurs de prix et les acteurs cross canal du commerce et de la distribution sont en première ligne. Ces entreprises sont menacées par l’augmentation des droits de passage imposés par Google qui favorise ses propres offres. Nous estimons qu’entre 4800 et 12 000 emplois français sont en danger à court terme. Le niveau de profitabilité des comparateurs classiques est inquiétant et les e-commerçants payent des prix d’approche exorbitants. Ils ne peuvent plus investir et il leur est impossible de créer des emplois. La croissance du marché Internet avec Google est à ce stade une croissance appauvrissante pour notre économie.

La France s'est montrée particulièrement accueillante pour Google. Tout comme l'union européenne. Pourquoi estimez-vous, en tant qu'économiste libéral, qu'un renforcement de l'arsenal juridique et fiscal soit nécessaire et urgent ?

PP : Vous considérez peut être que le libéralisme, c’est la jungle. Or, le libéralisme économique, c’est d’abord un contrat qui repose sur l’acceptation de règles communes. On caricature beaucoup le point de vue des économistes « libéraux » comme vous dites. Mais, les règles sociales et fiscales doivent être les mêmes pour tous. L’équité est une valeur libérale. Le seul en Europe qui ait eu le courage de dénoncer la stratégie fiscale (tax avoidance) de Google, c’est David Cameron. En France, Hollande a déroulé le tapis rouge pour recevoir le patron de Google ; Il lui a même dressé un pupitre à l’Elysée pour une conférence de presse commune comme s’il était un chef d’Etat. Pour une entreprise qui ne paye pas ses impôts chez nous, c’est un comble ! Un libéral n’aurait pas accepté de se laisser enfumer de cette façon là. Il faut écrire d’urgence le droit, y compris fiscal, du numérique avant qu’il ne soit trop tard. Une fois les entreprises européennes disparues, on pourra toujours pleurer. Il nous restera à financer le chômage.
 
 
"Comment Google vampirise nos vies". A lire dans le numéro 873 de Marianne, disponible en kiosque du 11 au 17 janvier 2014.  

 

Comment se dégoogliser ?


Vous utilisez Google comme moteur de recherche et vous cherchez désespérément à vous souvenir d’une recherche effectuée le mois dernier ? Consultez votre historique de recherche sur Google à l’aide du lien suivant : https://history.google.com/history/


Mais si vous ne voyez pas d’un bon œil le fait de conserver toutes vos recherches sur le net, vous avez la possibilité de désactiver cet historique en cliquant sur l’icône engrenage en haut à droite de la page puis en sélectionnant « paramètres », (ou directement en cliquant sur ce lien :https://history.google.com/history/settings )  il vous suffit ensuite de cliquer sur désactiver pour empêcher l’enregistrement de vos recherches dans l’historique.


(Plus d’informations sur l’historique de recherche ici )


Si vous possédez un appareil connecté à un compte Google avec la mise à jour de la position activée vous pouvez vous connecter ici :https://maps.google.fr/locationhistory/    
 

Attention, sueurs froides, si vous êtes un fana de la géolocalisation, tous vos itinéraires sont reproduits, jour par jour, sur une carte très détaillée ! Il est également possible de désactiver cette option toujours en cliquant sur l’icône engrenage des paramètres en haut à droite.


(Plus d’informations sur l’historique de géolocalisation ici )

 

Source : www.marianne.net

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 16:24

 

 

Source : www.terraeco.net

 

 

10-01-2014
 

Renversant : ce manuel français du XIXe siècle va nourrir le monde de demain

Renversant : ce manuel français du XIXe siècle va nourrir le monde de demain
(Crédit photo : DR)
 
Longtemps oubliées, des techniques agricoles refont surface 170 ans après et inspirent aujourd'hui des pionniers d'une agriculture à la fois hyperproductive et totalement naturelle.

Des melons mûrs à Paris dès le mois d’avril, des tonnes de légumes sur une surface pas plus grande qu’un terrain de foot, jusqu’à huit récoltes en une seule année… Ces performances agricoles incroyables ne sont le fruit ni d’engrais chimiques, ni de modifications génétiques, ni même de connaissances scientifiques de pointe. Et pour cause, ces prouesses datent du XIXe siècle et sont l’œuvre des quelques centaines de jardiniers-maraîchers parisiens qui assuraient alors l’autosuffisance de la capitale en légumes.

Longtemps oubliés, ces savoir-faire sont aujourd’hui accessibles à tous à travers un manuel, publié en 1844 et récemment numérisé (merci au site Paysansansfrontieres.com de l’avoir partagé ici). Son nom : Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris. Pour ceux qui n’auraient pas le temps d’une telle lecture, nous publions à la fin de cet article quelques morceaux choisis.

Passage de témoin

Nous vous conseillons toutefois vivement la lecture de ce témoignage émouvant, écrit par deux maraîchers (J.G. Moreau et J.J. Daverne) qui se sentaient – à raison – menacés par l’urbanisation et qui disaient écrire pour transmettre leurs savoir-faire à « [leurs] enfants et aux jeunes jardiniers-maraîchers ». D’abord parce que ce livre nous apprend énormément, et nous prouve qu’une autre agriculture est possible et ce depuis longtemps. Mais aussi parce que l’histoire de cet ouvrage raconte le passage de témoin en cours entre les agriculteurs d’hier et les pionniers d’aujourd’hui.

 

 

Dans cet ouvrage, les deux maraîchers parisiens décrivent des micro-fermes, cultivées sans tracteur et où la rotation des cultures permet de produire quantité de légumes. S’il est une ferme en France qui ressemble à ce modèle, c’est bien celle du Bec Hellouin, dont nous vous parlions dans un récent article. Nous avons donc demandé à son cofondateur, Charles Hervé-Gruyer, s’il connaissait ce manuel. « C’est drôle, je suis en train de terminer la relecture de cet ouvrage passionnant ! Au moment où je vous parle, je vois par la fenêtre une partie de l’équipe en train de réaliser ce qu’on appelle une « couche chaude », en suivant à la lettre le protocole décrit dans ce bouquin », nous a-t-il répondu. Le principe de la couche chaude consiste à semer sur une couche de fumier, pour profiter de la chaleur de la décomposition de cet engrais naturel. Ce qui explique, en partie, qu’on pouvait produire des melons en avril. « Cela permet d’avoir une température suffisante en serre pendant trois mois et donc d’obtenir des légumes très précoces de manière écologique. En plus cela va donner une couche de 20 cm d’humus, cela crée du sol dans la serre. A ma connaissance, personne ne fait plus de couches chaudes en France parce que cela demande beaucoup de main-d’œuvre. Mais en pensant à long terme c’est, je crois, très rentable comme processus », poursuit l’agriculteur.

Des brocolis voisins de radis

Nous avons également interrogé Jean-Martin Fortier, jardinier-maraîcher dans une micro-ferme au Québec. Lui aussi a redécouvert cet ouvrage récemment et s’en inspire aujourd’hui :« Les maraîchers parisiens avaient atteint un niveau de technicité incroyable dans la rotation des cultures, des choses que nous n’arrivons même pas à faire aujourd’hui. Ce livre nous invite à essayer de trouver les meilleures associations. Par exemple, on associe déjà les brocolis et les radis sur un même rang mais toute la question c’est de trouver le meilleur moment pour planter chaque légume et donner à chacun suffisamment de lumière et de temps pour mûrir. »

Mais comment se fait-il que ce livre vieux de 170 ans soit en ce moment même une référence pour cette nouvelle génération d’agriculteurs ? C’est grâce à un amusant tour du monde, explique Charles Hervé-Guyer, qui s’est intéressé à la transmission des savoirs des maraîchers du XIXe siècle et de ce livre en particulier. « Ce sont d’abord des maraîchers londoniens qui ont fait des voyages d’étude à Paris au XIXe siècle et en ont gardé une grande admiration. On retrouve ensuite et jusque dans la première moitié du XXe siècle des références régulières à ces voyages et à ce manuel dans la littérature anglo-saxonne et même au-delà. On en trouve même dans des textes du Russe Kropotkine ! », nous apprend l’agriculteur.

 

 

Photo de la ferme de Louis Savier, à Ballainvilliers (Essonne), prise en 1974 par Eliot Coleman.


La suite se passe de l’autre côté de l’Atlantique. Le passage de témoin va avoir lieu aux Etats-Unis, notamment en Californie. Dans les années 1960, deux agriculteurs américains – John Jeavons et Alan Chadwick – vont redécouvrir, expérimenter et actualiser les connaissances du XIXe siècle. Née aux États-Unis, cette pratique sera toutefois appelée « le jardinage intensif à la Française ». La boucle est bouclée quand Eliot Coleman, lui aussi jardinier américain, se rend en France en 1974, pour tenter de retrouver ce qu’il reste de cet héritage. Il explique dans son livre The New Organic Grower avoir rencontré un certain Louis Savier, probablement le dernier maraîcher français héritier direct de la tradition du XIXe siècle.

Et c’est grâce à Eliot Coleman que Jean-Martin Fortier comme Charles Hervé-Guyer assurent s’être à nouveau penchés sur ce livre. « On a l’impression que l’histoire des maraîchers parisiens est une transmission en mouvement perpétuel », décrit Jean-Martin Fortier, qui s’est inspiré du Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris pour écrire son propre livre. « La boucle continue. Il se trouve par exemple que la personne qui a récemment traduit Coleman en Français a découvert son œuvre en lisant mon propre livre. Mais j’ai moi-même découvert les techniques des maraîchers parisiens grâce à Coleman, et lui-même s’inspire d’autres avant lui. »

Morceaux choisis :

« A la vue des chemins de fer qui s’établissent de toute part (…), il est facile de prévoir que la culture maraîchère de Paris est à la veille de recevoir des modifications et nous avons cru utile de décrire cette culture telle qu’elle se pratique à Paris en 1844, afin que par la suite on pût mieux juger et apprécier les changements qu’elle pourra subir. »

« Il y a ici une observation à faire. On croit assez généralement que, si nous obtenons d’aussi beaux légumes, c’est que nous employons beaucoup d’engrais ; c’est une erreur. (A l’époque, le mot engrais veut dire « fumier de vache » ou « fumier de cheval », ndlr). »

« Il est généralement connu que, toutes les fois qu’on a reculé l’enceinte de Paris, les jardiniers-maraîchers ont été obligés de se reculer aussi pour faire place à de nouvelles bâtisses, et que ce déplacement leur était toujours onéreux, en ce qu’ils quittaient un terrain amélioré de longue main pour aller s’établir sur un nouveau sol, souvent rebelle à leur culture, qui ne pouvait être amélioré qu’avec le temps et de grandes dépenses. »

« Semer : C’est confier des graines à la terre. »

 

 

« Nous avons trouvé, par un calcul très approximatif, que l’ensemble des terrains employés à la culture maraîchère, dans la nouvelle enceinte de Paris, est maintenant d’environ 1378 hectares. Ces terrains sont divisés en 1800 marais ou jardin ; les plus grands contiennent environ 1 hectare, et les plus petits environ 1 demi-hectare mais le plus grand nombre des jardins maraîchers contiennent trois quarts d’hectare. Il s’ensuit qu’il y a 1800 jardiniers-maraîchers pour les faire valoir (…) pour cultiver un jardin de 1 hectare il faut, en tout temps, un personnel de cinq à six personnes, composé du maître et de la maîtresse, une fille à gages, un garçon à gages s’il y a des enfants en état de travailler ou, à leur défaut, deux garçons à gages et souvent un ou deux hommes à la journée. »


A lire aussi :

La permaculture peut-elle faire vivre des agriculteurs ?

Bio et hyperproductive : la ferme magique d’un agriculteur québécois

« Les plantes bougent, sentent et réagissent mais nous ne sommes pas capables de le voir »

 

 

Source : www.terraeco.net

 

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 16:17

 

Source : lien

 

"Le revenu de base, une manière intelligente de redistribuer l'activité" (Philippe Van Parijs)

 

 

 

RevenudeBaseFR

 

Publiée le 1 juin 2013

Philippe Van Parijs, philosophe belge et célèbre défenseur de l'allocation universelle était au micro de France Inter le 7 mai dernier alors que le sujet du revenu de base bat son plein en Suisse où une initiative citoyenne a recueilli plus de 110.000 signatures.

Source: http://www.franceinter.fr/player/reec...

 

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:55

 

 

 

Source : democratiereelle.eu

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre-Élection Européenne 2014

DÉMOCRATIE RÉELLE

 

 

 

 

Et si vous votiez vous-même les lois ?

 

C'est ce que vous propose de faire cette initiative. Les 24 et 25 mai 2014, lors des prochaines élections européennes, des listes citoyennes tirées au sort seront présentées.

Ces citoyens s'engagent, une fois élus, à organiser des référendums sur tous les projets de loi soumis au parlement européen, ils ne feront alors que transmettre le résultat de cette consultation citoyenne par l'intermédiaire de leur vote à l'assemblée.

 

 

 

 

 

En campagne:

 

Pour en savoir plus sur les candidats de votre circonscription,

Cliquez sur la carte => lien

Rejoignez-nous:

Si vous souhaitez participer à la campagne, et connaître les dernières actualités, rejoignez-nous sur: Le forum de la contre élection européenne La page Facebook La page de géolocalisation La campagne en vidéo Et tous les Dimanches à partir de 20h30 en Visio-Conférence

 

Foire Aux Questions

 

1) Qu'est ce que l'élection européenne?
L'élection européenne permet de désigner une liste de députés européens qui auront pour rôle de représenter les français (ou les belges) au parlement européen.
Contrairement au parlement français (et belge), le parlement européen ne possède pas l'initiative législative, c'est à dire qu'il ne peut pas proposer de loi, son pouvoir est donc limité.

Les élections suivent la forme d'un scrutin proportionnel et plurinominal, chaque électeur vote pour une liste, et les sièges du parlement sont réparties proportionnellement selon le résultat de cette élection.

2) Quelles sont les conditions pour être candidat?
Pour pouvoir être candidat aux élections européennes, il vous suffit d'être inscrit sur les listes électorales et par conséquent: d'être âgé d'au moins 18 ans (21 ans en Belgique), de ne pas être condamné à l'inéligibilité et d'avoir votre résidence principale en France (ou en Belgique). Source

3) Qu'est ce que le mouvement "Démocratie Réelle"?
Le mouvement Démocratie Réelle est né suite aux dernières législatives en France, il regroupe des citoyens insatisfaits de leurs institutions et souhaitant mettre en place une démocratie réelle.

Démocratie Réelle n'est pas un parti politique et ne possède aucune autorité, chaque citoyen étant au final totalement libre de faire ce qu'il veut.

Pour cette édition, le site est géré par le groupe Démocratie Réelle d'Isère.

4) Comment s'est déroulé le tirage au sort ?

Afin d'éviter l'intervention d'un huissier, la méthode utilisée était vérifiable par chacun d'entre nous.

Le 1er Juillet à midi (fixé à l'avance après débat sur Facebook), la valeur du CAC40 (en prenant les 2 chiffres après la virgule), de part sa nature suffisamment aléatoire, a été utilisée dans la formule suivante (Valeur du CAC40):

 

   Pour chaque liste d'inscrits (de taille N), une nouvelle liste sera créée.
   Le 1er de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   Le 2ème de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N-1) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   Le 3ème de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N-2) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   etc.

 

 

 

 

5) Comment se dérouleront les référendums ?
La solution qui paraît la plus simple, la moins couteuse et la plus rapide à mettre en place est le vote via Internet.

La question de la fiabilité d'un tel système se pose. Pour y remédier facilement, les détails du scrutin seront rendus publics pour permettre à chacun de contrôler le bon déroulement du vote.

Et pour les citoyens souhaitant garder leur anonymat, un identifiant pourra leur être attribué afin de publier celui-ci plutôt que son nom sur la liste du dépouillement.

L'administration de la plateforme web de vote sera contrôlée par un petit groupe de personnes tirées au sort au mandat court et non renouvelable.

(NB: Les détails sont toujours en cours de discussion sur le groupe facebook et seront soumis au vote.)


à suivre...

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 14:53

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

Tunisie : vote historique pour les femmes à la Constituante

Thierry Brésillon - Journaliste

Publié le 12/01/2014 à 11h26

 

 


Réaction à l’adoption de l’amendement de l’article 45 (Thierry Bresillon)

 

Larmes d’émotion, cris de joie et chant de l’hymne national dans les rangs et les tribunes de la Constituante ont salué, jeudi, l’adoption d’un amendement qui inscrit dans la Constitution les droits acquis par les Tunisiennes et ouvre de nouvelles de perspectives.

Les craintes de voir le Code du statut personnel, promulgué en 1956 par Habib Bourguiba, remis en question, semblent définitivement écartées. L’enjeu c’est noué autour de deux articles : l’article 20, adopté en début de semaine, et l’article 45.

 

L’égalité et la virgule

La portée de l’article 20 qui évoque le principe de l’égalité était incertaine et son interprétation divise même les députés du groupe démocrate.

Pour Nadia Chaabane :

«  L’article 20 n’est que la féminisation de l’ancien article 6 de la Constitution de 1959 qui établit le principe de l’égalité des citoyens devant la Loi. »

Fadhel Moussa estime à l’inverse que

«  L’article 20 pose bien le principe de l’égalité hommes-femmes, en stipulant dans un premier temps que “ citoyens et citoyennes sont égaux en droits en devoirs ” puis, après une virgule, qu’ils sont égaux devant la loi.  »

Une virgule semble un rempart bien fragile pour préserver toutes les avancées sociétales que la Loi tunisienne accorde aux femmes, et pour ouvrir la voie à de nouveaux progrès.

C’est sur l’article 45 que s’est investie toute la charge émotionnelle et politique de cet enjeu à la fois symbolique et humain qu’est le statut des femmes dans une société musulmane.

 

Craintes pour le Code de statut personnel

Si le CSP est depuis longtemps présenté comme une loi d’avant garde dans le monde arabe, il est a été également vécu dans les milieux conservateurs comme un des éléments du traumatisme identitaire imposé par la modernisation autoritaire menée par Habib Bourguiba.

Pour Ennahdha, la question du maintien du CSP est tranchée depuis longtemps. Mais la pression des mouvements religieux radicaux dénonçant le féminisme et l’émancipation des femmes comme des influences néfastes de l’Occident, contraires à l’islam, ajouté au machisme encore largement ancré dans les mentalités, a suscité l’inquiétude.

D’où la volonté d’inscrire dans la Constitution les acquis du CSP. Sans se limiter à ce texte, insiste Nadia Chaabane :

«  L’objectif n’était pas de sanctuariser un code du statut personnel encore inégalitaire par certains aspects. D’autant qu’il se limite aux questions relatives à la famille. Des sujets comme l’avortement, la contraception, l’accès l’emploi, dépassent le champ du CSP.  »

 

Les acquis essentiels de l’article 45

                                                                                                                                                                                                                             1 L’Etat garantit les droits acquis des femmes

 

La formulation initiale de l’article 45 prévoyait que

«  L’Etat garantit la protection des droits de la femme et soutient ses acquis.  »

Une formule encore trop floue aux yeux de Selma Mabrouk, députée du groupe démocrate et membre de la commission de consensus chargée de proposer à l’Assemblée des amendements sur les points restés litigieux et susceptibles d’avoir un large soutien.

Elle y a défendu une rédaction plus précise et qui ne limite pas la portée de l’article à la défense d’un statu quo, rédigée par la députée Samia Abbou avant la crise de l’été :

«  L’Etat garantit les droits acquis des femmes et œuvre à les soutenir et à les développer.  »

                                                                                                                                                                                                                             2 L’égalité des chances dans tous les domaines

 

Les avancées du CSP ont concerné essentiellement le divorce, l’abolition de la polygamie, et accordé une relative autonomie juridique aux femmes qui ont pu accéder aux études et à l’emploi. Mais sans réellement transformer les inégalités économiques et sociales. Comme le souligne Lobna Jribi, député Ettakatol :

«  62 % des diplômes sont des femmes, mais on est loin de retrouver cette proportion dans les emplois.  »

Sans parler de la condition des femmes dans les zones rurales où elles continuent à assumer des tâches mal rémunérées et où même l’accès à l’école n’est pas toujours garanti pour les filles.

La version initiale de l’article posait le principe de l’égalité des chances :

«  L’État garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités.  »

Amna Guellali, représentante du bureau de Human Rights Watch qui avait, conjointement avec d’autres associations, suggéré certaines améliorations au texte, estime qu’il fallait élargir le champ de cette égalité :

«  mentionner seulement les responsabilités pouvait limiter l’égalité des chances au seul exercice des fonctions dans l’entreprise ou l’administration, alors que les inégalités concernent toutes les femmes.  »

Conformément à ces recommandations, l’article adopté a été enrichi :

« L’État garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités et dans tous les domaines.  »

La Constitution ouvre donc la voie à des dispositifs pour corriger les inégalités structurelles entre hommes et femmes.

                                                                                                                                                                                                                             3 Le principe de la parité dans les assemblées élues

 

C’est la notion la plus audacieuse introduite dans le texte au niveau de la commission de consensus :

«  L’Etat veille à mettre en œuvre la parité entre l’homme et la femme au sein des assemblées élues.  »


Des élus d’Ennahdha protestent après l’adoption de l’amendement (Thierry Bresillon)

 

La députée Mounia Brahim (Ennahdha) s’est insurgée contre un principe qu’elle estime contraire au principe d’égalité. Après le vote de l’amendement, elle a vivement protesté, déclenchant l’une des empoignades les plus passionnées qu’a connues la Constituante.
 Le principe a en effet divisé les rangs islamistes.

Ameur Laarayedh, président du bureau politique d’Ennahdha expliquait la polémique :

«  Nous ne sommes pas contre l’égalité. Mais la parité pose problème à certains de nos élus. Notamment parce qu’ils craignent que cette obligation irréalisable à court terme place de facto les assemblées élues hors la loi. D’autres estiment que cette disposition ne relève d’une Constitution mais de la Loi.  »

D’autres élus islamistes ont estimé que ce dispositif niait la capacité des femmes à être reconnues pour leurs compétences.

Porte parole d’Ennahdha, Zied Laadhari explique également que

«  Les réticences viennent aussi du sentiment que certains articles sont passés en force, imposés par quelques députés  ».

Ce principe de parité avait déjà été appliqué pour l’élection de l’assemblée constituante où siègent 49 femmes sur 217 députés (dont 42 dans les rangs d’Ennahdha).

Cette fois il est élargi aux conseils des collectivités locales. Les partis devront donc présenter autant de femmes que d’hommes, y compris dans les zones rurales où la discrimination est la plus forte. L’impact promet d’être considérable pour apporter à la situation des femmes en Tunisie, une dimension de participation citoyenne qui, à terme, peut profondément faire évoluer les mentalités.

                                                                                                                                                                                                                              4 L’engagement de l’Etat à lutter contre les violences

 

Le dernier alinéa préconise que

«  L’Etat prend les mesures nécessaires à l’élimination de la violence contre les femmes.  »

Dans un pays où les violences domestiques concernent pratiquement une femmes sur deux, l’engagement de l’Etat ne sera pas superflu pour faire évoluer les mentalités.

Une adoption à suspens

Le texte de l’amendement avait été finalisé rapidement par la commission de consensus, et après d’intenses débat, le groupe parlementaire d’Ennahdha et le bureau exécutif du parti ont choisi de le soutenir. Mais la protestation de Mounia Brahim a instillé le doute sur l’issue du vote et le résultat a été précédé d’un vrai suspens.

L’amendement n’a été adopté qu’avec sept voix de majorité (116 voix) et de manière exceptionnelle, le groupe Ennahdha a manqué à sa légendaire discipline puisque seuls 46 députés islamistes sur 89 ont voté pour, et 23 sont allés à l’encontre de la consigne de vote.

Le suspens s’est donc prolongé tout l’après midi. Ennahdha a fait circuler une proposition reformulant l’alinéa concernant la parité pour préciser que l’obligation ne concernait que les candidatures. Le Président du parti Rached Ghannouchi et le ministre des Droits de l’Homme Samir Dilou ont fait le déplacement à l’Assemblée.

Finalement l’article a été soumis au vote tel qu’amendé, et adopté cette fois avec 127 voix. Une majorité encore inférieure aux 145 exigées pour l’adoption de l’ensemble de la Constitution.

Un article visionnaire

L’enthousiasme qu’a soulevé l’adoption du texte, y compris de la part de certains élus d’Ennahdha, s’explique par la portée d’un article qui ne se réduit pas à préserver l’existant.

Pour Selma Mabrouk,

«  la combinaison de l’article 20, de l’article 45 et du principe de l’Etat civil est parfaite compte tenu de la réalité de la Tunisie d’aujourd’hui, et c’est assez pour avancer. La question de l’égalité de l’héritage, reste très sensible dans la société. Ce n’est pas à nous de profiter du pouvoir que nous donne la Constituante pour trancher sur des sujets qui requièrent une évolution des mentalités.  »

Lobna Jribi salue :

«  Un texte visionnaire comme l’a été le Code du statut personnel en son temps  ».

Amira Yahyaoui, présidente de l’association Al Bawsala, qui a poussé le travail d’influence auprès des députés jusqu’à appeler les députés absents en séance juste avant le passage au vote, est persuadée que

«  L’article 45 est celui qui aura le plus d’impact sur le reste du monde arabe.  »

En abordant les aspects économiques et sociaux à travers l’égalité des chances, l’article 45 indique aussi la limite d’une démarche purement juridique, c’est par la transformation sociale du pays que passeront les progrès réels de la condition des femmes en Tunisie.

 


Dans une localité proche du Kef, à l’ouest de la Tunisie. (Thierry Bresillon)

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 


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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:13

 

Source : groupes.sortirdunucleaire.org


 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l’arrêt immédiat des transports de matières radioactives

 

 

Le 23 décembre 2013 à 16h05, un wagon chargé de déchets nucléaires en provenance de la centrale de Nogent-sur-Seine et à destination de l’usine AREVA de La Hague a déraillé au triage du Bourget-Drancy. Dès l’annonce de cet accident, des vigies antinucléaires se sont rendues sur place pour suivre la situation (voir notre article du 23 décembre). Le mercredi 8 janvier, le syndicat SUD-Rail a demandé l’application du principe de précaution et l’arrêt des transports avec ce type de wagons.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » se joint à cette revendication et demande officiellement aux autorités l’arrêt immédiat de tous les transports de matières radioactives. Il appelle également à rejoindre le rassemblement qui se tiendra ce samedi 11 janvier entre le Blanc-Mesnil et Drancy.

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Déraillement à Drancy - photo de vigie - 23/12/2013 à 19h08

Que s’est-il passé sur le triage du Bourget le 23 décembre ?

Ce jour-là, un wagon chargé de combustible usé en provenance de la centrale nucléaire de Nogent a déraillé au triage ferroviaire de Drancy-Le Bourget. Selon les informations officielles diffusées à la suite de l’accident, aucune fuite radioactive n’a eu lieu.

Début janvier, la SNCF déclare que le déraillement « a été provoqué par » ou « a provoqué » la défaillance mécanique d’un essieu porteur. Les wagons utilisés pour le transport de matières radioactives sont des modèles spéciaux entretenus par des ateliers privés. Une enquête interne à la SNCF est en cours, ainsi qu’une enquête du bureau expertise accident (BEA).

Les déchets transportés par le wagon qui a déraillé le 23 décembre n’ont été transbordés sur un nouveau wagon que le vendredi 27 décembre 2013, et n’ont atteint La Hague que trois jours plus tard. Pendant 5 jours, les riverains ont ainsi été exposés au risque nucléaire. Le collectif « Stop EPR ni à Penly ni ailleurs » a d’ailleurs demandé la publication des relevés radiologiques.

Cependant, le wagon déraillé est toujours stationné sur le triage de Drancy-Le Bourget. Or selon les informations publiées le 8 janvier par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, des contrôles radiologiques réalisés par AREVA ont permis d’y détecter un point de contamination affichant un débit de dose de 56 microsieverts/heure, plusieurs dizaines de fois supérieur au niveau « normal » de radioactivité. Contrairement à ce qu’avaient annoncé les autorités juste après l’accident, le wagon a bien été contaminé par le combustible usé qu’il transportait.

Des va-et-vient radioactifs incessants

Cet accident est un signal d’alerte. Ce convoi qui a déraillé ne constitue que la partie émergée de l’iceberg des 4500 transports de matières radioactives qui sillonnent la France chaque année, par le train, par camion ou par bateau.
Entre les usines de combustibles, les 58 réacteurs et les centres de stockage, ces convois quotidiens tissent une toile radioactive qui n’épargne aucune région française.

Voir la carte des transports nucléaires

En savoir plus sur la chaîne de l’uranium et les transports qu’elle engendre

Des transports dangereux

Lors de ces va-et-vient radioactifs, ni la sécurité de la population ni la protection de l’environnement ne sont garanties. Lorsqu’un train de déchets radioactifs traverse une gare, les usagers sont exposés aux radiations. Les accidents ne sont plus des exceptions : déjà, en janvier 2013, un convoi d’uranium et de combustible usé a déraillé à Saint-Rambert, dans la Drôme, alors que le personnel SNCF de cette gare n’est pas formé à intervenir sur ces convois, ni informé des risques.

Parmi les différentes substances transportées, les plus problématiques sont les convois de combustibles usés, tel celui qui a déraillé à Drancy. Hautement radioactifs, ils émettent des rayonnements importants malgré le blindage des conteneurs. Les tests effectués sur ces conteneurs sont d’ailleurs très insatisfaisants, de nombreuses configurations n’ayant jamais été étudiées : collision avec un transport d’hydrocarbure, chute d’un pont sur une surface non plane, naufrage en haute mer... Ces scénarios extrêmes ne sont pourtant pas improbables.

Par ailleurs, c’est Areva elle-même qui procède à l’inspection de ses conteneurs. Comment assurer la sécurité avec un tel amalgame entre contrôleurs et contrôlés ? En outre, les tests concernent seulement les conteneurs, et non pas les voies empruntées, ce qui suggère que tous les moyens de transports et toutes les routes peuvent être empruntées... en dépit de l’état de délabrement de certaines voies !

Des cheminots exposés aux contaminations

Menace pour les riverains, les transports constituent un danger concret pour les cheminots, qui ne reçoivent que très peu d’informations sur les risques auxquels ils sont exposés en côtoyant ces convois. Alors qu’en Allemagne, les agents assurant la sécurité des convois ont l’interdiction de s’approcher à moins de sept mètres des CASTOR, aucune mesure officielle n’est prise en ce sens en France.

Transports radioactifs : le culte du secret

Officiellement, la politique de gestion des matières et des déchets radioactifs s’établit selon un plan de « mesures de transparence et de démocratie »… Pourtant, les itinéraires de ces déchets sont gardés secrets : ni les élus locaux ni les populations ne reçoivent d’informations. C’est pourtant le cas en Allemagne et en Belgique.

L’accident de Drancy a provoqué l’indignation des élus locaux, qui ne sont pas informés du passage de ces convois sur le territoire de leur commune ou de leur circonscription.

Jean-Christophe Lagarde, élu en Seine St Denis, a posé une question au gouvernementpeu après l’accident, suivi jeudi 9 janvier par Aline Archimbaud, sénatrice EELV.

Nucléaire : nous sommes tou-te-s concerné-e-s ! Les habitants se mobilisent

Nous sommes toutes et tous concernés par le risque nucléaire. Le triage de Drancy est loin d’être la seule zone traversée par des convois radioactifs : presque tous les départements français sont touchés. Usines, centrales, transports radioactifs : le recours à l’énergie nucléaire fait courir aux populations des risques inacceptables. Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !

Samedi 11 janvier, un rassemblement est organisé à 10h devant la mairie du Blanc-Mesnil (93) pour un défilé jusqu’à la gare de triage de Drancy (94), à l’initiative du collectif de riverains CORIGAT et du collectif « Traque au Castor ».

Voir l’appel à mobilisation

Face à l’opacité qui règne autour des transports de matières radioactives et aux risques inacceptables que ces convois font courir à la population, le Réseau « Sortir du nucléaire » se joint à la revendication de SUD-Rail (qui demande l’arrêt de tous les transports de matières radioactives effectués avec les wagons du même type que celui qui a déraillé) et demande de plus l’arrêt de tous les transports de matières radioactives.

Voir aussi

7 janvier 2014 : Soutien aux bloqueurs d’uranium en procès à Narbonne !

Le 12 septembre 2013, quarante personnes du collectif STOP-Uranium ont bloqué un camion de tétrafluorure d’uranium pour dénoncer les risques des convois radioactifs. Seule une militante a été inculpée. À l’occasion de son procès le 7 janvier, le Réseau "Sortir du nucléaire" réaffirme son soutien à toutes les personnes qui ont participé à l’action – dont 23 demandent leur comparution volontaire, expliquant leur démarche dans une lettre ouverte. Il dénonce également les dangers liés aux transports de matières radioactives qui sont réalisés dans l’opacité la plus totale.

Lire la suite

23 décembre 2013 : Un castor déraille à Drancy - quand le système nucléaire montre ses failles

Un train transportant un wagon de déchets radioactifs a déraillé ce lundi 23 décembre 2013 à la gare de triage triage de Drancy à 16h13. Ce wagon faisait partie d’un convoi de déchets nucléaires qui devait rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes dans la Manche.

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19 décembre 2013 : Uranium. Les sites trégorrois posent question

Faut-il s’inquiéter des anciens sites uranifères dans le Trégor ? C’est la question que pose « Sortir du Nucléaire » à l’État et à Areva, malgré le flou sur leur localisation.

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Source : groupes.sortirdunucleaire.org

 


 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:06

 

Source : www.lemonde.fr

 

Manifestation contre les convois nucléaires en Seine-Saint-Denis

Le Monde.fr avec AFP | 11.01.2014 à 12h07 • Mis à jour le 11.01.2014 à 13h04

 

 

Un wagon de déchets nucléaires a déraillé sans causer de fuite radioactive à Drancy, le 23 décembre.

 

Plus de 200 personnes ont défilé, samedi 11 janvier, entre les communes du Blanc-Mesnil et Drancy (Seine-Saint-Denis), pour demander l'arrêt des transports de matières radioactives après le déraillement d'un wagon de déchets nucléaires, le 23 décembre à la gare de triage de Drancy.
 

« Les convois, on n'en veut pas ! », « Areva arrête ça ! » scandaient les manifestants partis de l'hôtel de ville du Blanc-Mesnil à 10 heures et accompagnés d'une fanfare jusqu'à la gare de Drancy.

A l'appel du Corigat, collectif de riverains de la gare de triage de Drancy, du Bourget et du Blanc-Mesnil, la manifestation a réuni des élus des Verts, du Parti communiste français, du Front de gauche et du Parti socialiste, ainsi que des membres de Greenpeace et du Réseau sortir du nucléaire.

 

LA JUSTICE SAISIE

« Cette grande mobilisation fait suite à des incidents sérieux. On a franchi un cap, la coupe est pleine », a déclaré Didier Mignot, maire (PCF) du Blanc-Mesnil qui participait à la manifestation.  L'élu, qui a saisi la justice par voie de référé, dénonce les lacunes des expertises sur la gare et demande que de nouvelles études soient lancées. Jean-Christophe Lagarde (UDI), maire de la commune voisine de Drancy, a de son côté indiqué qu'il déposerait « en début de semaine » une plainte contre l'Etat pour mise en danger de la vie d'autrui.

« Le mouvement commence à prendre. Ça veut dire qu'il faut continuer, a assuré Alain Ramos, président du Corigat. Depuis des années, nous, riverains, nous demandons l'arrêt des wagons transportant des matières dangereuses pour vivre en sécurité. »

Le collectif a prévu d'organiser une manifestation par mois jusqu'en juin. Il a donné rendez-vous pour la prochaine « dans la première quinzaine de février ».

Le 23 décembre, un wagon transportant du combustible radioactif qui se dirigeait vers l'usine de retraitement d'Areva à La Hague (Manche) avait déraillé en gare de Drancy, sans provoquer de fuite radioactive selon la préfecture. L'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) avait toutefois indiqué qu'un « point de contamination » avait été détecté lors d'un contrôle sur le wagon endommagé vide.

Lire : Drancy : une trace radioactive trouvée sur le wagon accidenté

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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