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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 22:14

 

Source : www.lemonde.fr

 

LE MONDE | 15.12.2013 à 20h29 • Mis à jour le 17.12.2013 à 13h49 | Par Marie Charrel

 
 

 

Le siège de la Réserve fédérale (Fed) à Washington.

 

Le fameux « effet papillon » fonctionne aussi en économie. Le 22 mai, quelques mots prononcés par Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), dans une obscure salle du Congrès, à Washington, ont suffi à déclencher instantanément une tempête ravageuse à l'autre bout du monde. En quelques semaines, les cours de la lire turque, du real brésilien, des roupies indienne et indonésienne se sont effondrés de 20 %… M. Bernanke s'était pourtant contenté d'évoquer, du bout des lèvres, une possible réduction de ses mesures de soutien à l'économie américaine.

En septembre, la Fed a finalement renoncé à réduire – pour l'instant – ses injections de liquidités. Mais cet épisode a rappelé l'ampleur de son influence. « Ne cherchez pas : l'homme le plus puissant de la planète, c'est Bernanke », résume le patron d'un fonds d'investissement parisien. Ce n'est pas le Fonds monétaire international (FMI) qui dira le contraire : en octobre, il s'était inquiété des risques qu'un resserrement trop brutal de la politique de la Fed pourrait faire courir à la reprise mondiale.

Pourtant, cette vénérable maison, qui fêtera ses 100 ans le 23 décembre, ne dispose d'aucun pouvoir international. Sa seule mission consiste à veiller à la stabilité des prix, à favoriser le plein-emploi sur le territoire des Etats-Unis. Pourquoi détient-elle alors un tel pouvoir sur le reste de la planète ? Par quels canaux s'exerce-t-il ?

>> Lire sur la création de la Fed : La Réserve fédérale a 100 ans

La première source de son pouvoir tient au statut de première puissance des Etats-Unis, gagné par les armes dans la fureur des deux guerres mondiales du XXe siècle. Du militaire au politique, du politique à l'économique. « Après les crises, l'économie américaine redémarre en général six mois avant le reste du monde et donne le tempo de la reprise », rappelle l'économiste James Galbraith.

L’accès à la totalité de l’article est protégé (*accessible aux abonnés)

Marie Charrel

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 21:57

 

Source : lemonde-emploi.blog.lemonde.fr

 

« Comment la Fed est devenue maître de l’économie mondiale », dans « Le Monde » du 17 décembre

 

 

Timbre américain Alexander Hamilton 

 

La Réserve fédérale américaine fête ses 100 ans le 23 décembre. Si sa mission se limite en théorie à veiller à la stabilité des prix et au plein-emploi aux Etats-Unis, c'est aujourd'hui elle qui donne le tempo de l'économie mondiale comme de l'ensemble des marchés financiers. Et ce n'est pas près de changer... Un dossier du cahier "Eco & entreprise" du Monde daté mardi 17 décembre.


LA FED, LE DOLLAR ET LA PUISSANCE

Branle-bas de combat chez les argentiers de la planète. A Bruxelles et Washington, cette semaine, on va phosphorer sur l'avenir de l'euro, du dollar et des banques. Car tout cela est le même sujet, celui du lien indéfectible entre l'économie, la monnaie, les banques et la souveraineté des nations.

Auront-ils, tous ces banquiers et fonctionnaires en costume croisé, une pensée émue pour le flamboyant Alexander Hamilton (1757-1804), l'un des Pères fondateurs de la nation américaine ?

C'est lui qui fut à l'origine du premier embryon de banque centrale en Amérique. A l'époque, en 1791, il s'agissait de trouver une solution pour payer la dette de la guerre d'indépendance. Il fallut un siècle de plus et de nombreuses crises financières avant que n'émerge la Réserve fédérale des Etats-Unis.

Née le 23 décembre 1913 sur les décombres d'une gigantesque panique bancaire, la banque centrale américaine est investie de deux missions principales : la stabilité de l'économie et du système financier. Elle doit surveiller l'évolution des prix et du chômage, et superviser banques et institutions financières.

Ce qu'Hamilton avait perçu, il y a deux cents ans, c'est qu'une monnaie ne peut pas se développer sans un système financier puissant et régulé. Il était persuadé, comme Adam Smith (1723-1790), que les banques sont la « nurserie de la richesse nationale », celles qui transforment des stocks inertes d'or et d'argent en capital productif, irriguant l'économie et donc la prospérité d'un pays.

LE POUVOIR DES MOTS

C'est ce qu'avaient oublié les pères fondateurs de l'euro. Ils avaient bien créé une banque centrale puissante et indépendante, mais sans le pouvoir sur les banques. C'est ce qui sera corrigé, espère-t-on cette semaine à Bruxelles avec l'adoption de l'union bancaire.

Cela sera-t-il suffisant ? Pas sûr. Dans ce domaine, l'Europe évolue en territoire inconnu. Jusqu'à présent, toutes les tentatives d'établir une monnaie supranationale ont échoué. Comme le souligne l'économiste Michel Aglietta, la monnaie, qui est le langage de l'économie de marché, est indissociable de la souveraineté, qui se traduit aussi par une union politique et budgétaire.

Et son statut reflète la puissance de son maître. Le dollar s'est construit sur les ruines des deux guerres mondiales et son hégémonie (qui a remplacé celle de la livre anglaise) a été consacrée par les accords de Bretton Woods en 1944.

Aujourd'hui encore, en dépit de l'abandon de Bretton Woods au début des années 1970 et de la tourmente monétaire qui s'en est suivie, plus de 80 % des échanges mondiaux se libellent en dollar.

C'est ce qui autorise les Etats-Unis à s'endetter hors de proportion sans en payer le prix acquitté par les Européens ou les Asiatiques. C'est ce qui constitue la force de la Fed, capable de plonger n'importe quel pays du monde dans la crise par le seul pouvoir des mots.

Car le commerce international a besoin d'une monnaie de référence. Aussi, pendant encore longtemps, le dollar sera roi, et la Fed sera reine.

Philippe Escande

A lire sur le sujet, dans le cahier « Eco & entreprise » du Monde, dans l'édition Abonnés du Monde,fr ou dans Le Monde daté mardi 17 décembre :

- Comment la Fed est devenue maître de l'économie mondiale, par Marie Charrel.

- Trois scénarios pour l'après-dollar, par Marie Charrel.

- Ben Bernanke et les leçons de la crise de 1929, par Adrien de Tricornot.

 

Timbre américain de 1998 commémoration du Federal Reserve Act 

 

A lire aussi:

- La Réserve fédérale a cent ans, par Jean-Marc Daniel.

 

 

Source : lemonde-emploi.blog.lemonde.fr

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 16:08

 

Source : www.rue89.com

 

 

Alors, euro ? 01/01/2014 à 10h36

Dix choses que vous ignorez (sans doute) sur la Lettonie, désormais dans l’euro

Arthur de Boutiny | Journaliste

 

Ce 1er janvier, la Lettonie est devenue le 18e pays à adopter l’euro, dix ans après avoir intégré l’Union européenne.

Une entrée à reculons pour cet Etat balte, qui se prononce à 58% contre l’adhésion à la monnaie unique : c’est le parlement local, à Riga, qui a fait passer l’euro au forceps.

Avec le lats, c’est un peu de l’identité de la Lettonie qui s’en va aussi. La devise était arrivée pendant la brève indépendance du pays de 1921 à 1940, puis depuis l’éclatement de l’Union soviétique, en 1991.

Cette succession d’annexions et de libérations a fait que la Lettonie est un pays peu connu en France, mais voici dix éléments qui vous permettront de mieux connaître ce petit pays plus solide que le laiton.

                                                                                                                                                                                                                             1 Les pays baltes, ou l’indépendance en chantant

 

On connaît la Révolution des œillets, la Révolution de velours, la Révolution orange. Mais connaissez-vous la Révolution chantante ? C’est pourtant ainsi que trois pays, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, ont recouvré leur indépendance, perdue pendant la Seconde Guerre mondiale.

 


La Voie balte, le 23 août 1989, a réuni près de 2 millions de personnes en une chaîne humaine de 560 km, passant dans les trois pays (Wikimedia Commons)

 

Qu’on n’aille pas s’imaginer des hordes de Baltes fredonnant « Wind of Change ». Echaudés par la perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev, les Baltes ont utilisé les airs traditionnels et les chansons patriotiques pour affirmer leur désir d’indépendance.

Si le phénomène a été particulièrement visible en Estonie, la Lettonie ne fut pas en reste, en affluant dans les festivals de musique traditionnelle et en organisant le dépôt de fleurs devant le Monument de la liberté à Riga.

Un opéra rock, « Lacplesis », fut même crée en 1988, prenant modèle sur l’épopée nationale.

 

 

Interprétation de Gaismas Pils au Festival national letton des chants et des danses de 1985

Cette chanson, qui parle de la renaissance de la nation lettonne, était interdite pendant l’ère soviétique.

                                                                                                                                                                                                                              2 Presque un Letton sur six n’a pas de pays

 

Non, il n’y a pas d’erreur dans ce titre. Comment en arrive-t-on à cette absurdité ? Le 15 octobre 1991, la nationalité lettonne est attribuée à tous ceux qui furent citoyens lettons dans l’entre-deux-guerres, ainsi qu’à leurs descendants.

Mais que faire du million de Russes, parfois arrivés en Lettonie avant l’annexion soviétique, qui constituent la majorité dans certains endroits, comme à Daugavpils, à l’est ? Eh bien, rien. Ils deviennent apatrides. Ou plutôt, selon la loi de 1995, « non-citoyens ».

A l’heure actuelle, près de 300 000 non-citoyens vivent encore en Lettonie. Soit plus de 15% de la population.

L’interdiction d’être avocat, juge, militaire ou fonctionnaire

La procédure de naturalisation est très lourde : des examens sur la langue, la Constitution et l’histoire sont requis, ou il faut justifier d’un cursus dans une école aux enseignements en letton.

Or, une partie des russophones ne parle que très mal letton, et l’historiographie officielle crée encore le débat. Seulement 150 000 personnes ont été naturalisées depuis l’indépendance, témoignant de la lenteur des institutions.

Cette bizarrerie fait que de nombreuses différences demeurent entre citoyens et non-citoyens : parmi elles, le droit de vote et à certaines allocations, ou l’interdiction d’être avocat, juge, militaire ou fonctionnaire.

La question des non-citoyens demeure la principale pomme de discorde des organisations de défense des droits de l’homme en Lettonie. Cela ne va guère changer : plus de 40% des citoyens étaient encore opposés en 2005 à l’attribution du droit de vote des non-citoyens aux élections locales... dont 55,9% de Lettons.

                                                                                                                                                                                                                             3 Le maire de Riga est accusé d’être l’homme du Kremlin

 

 


Nils Usakovs, en 2004 (Saeima/Wikimedia Commons/CC)

 

En parlant de Russes, la capitale Riga est précisément dirigée par l’un d’eux depuis 2009 : Nils Usakovs n’a été naturalisé letton qu’en 1999, à sa sortie de l’université.

Avec son visage poupin, ses grosses lunettes, et sa coupe blonde de premier de la classe, cet ancien journaliste de 37 ans n’a rien d’une bête noire.

Il l’est pourtant aux yeux des nationalistes lettons, qui voient en lui une réplique de Poutine, le chef d’une cinquième colonne qui souhaite voir tomber les pays baltes dans l’escarcelle de Moscou.

Son parti, le Centre de la concorde, russophile, s’est vu privé de majorité par les partis lettons aux législatives de 2011. Un problème que ne connaît pas Usakovs à la mairie de Riga, qui a été réélu triomphalement en 2013.

Même s’il reste très populaire parmi les Rigois, le scandale de l’effondrement d’un supermarché (voir n°4) a vu se multiplier les appels à sa démission : le maire a désamorcé le risque en annonçant qu’un mémorial aux victimes serait construit sur les ruines.

                                                                                                                                                                                                                               4 C’est le seul pays où l’effondrement d’un supermarché a provoqué une crise politique

 

 

Images de l’effondrement du supermarché Maxima de Riga

Images télévision lettonne et AFP

Le 21 novembre 2013, en pleine heure d’affluence, le toit d’un supermarché Maxima s’effondre. Le bilan est très lourd : 54 morts, dont 3 secouristes tués quand les restes du plafond ont suivi.

C’est la pire catastrophe qu’ait connue Riga depuis l’indépendance en 1991 : plusieurs sites, y compris le Wikipédia letton, se parent de noir et de chandelles pour saluer les disparus.

Le Premier ministre démissionne

Alors que l’enquête continue, trois causes ont été retenues pour la tragédie : la conception du bâtiment, les conditions de sa construction, et les travaux pour installer un toit suspendu. Gênant, quand on sait que le supermarché avait coûté un million d’euros et qu’il avait obtenu un prix d’architecture...

Dans la classe politique, c’est la panique : le président Andris Berzins appelle « à arrêter les coupables », tandis que son premier ministre Valdis Dombrovskis annonce sa démission le 27 novembre. Il s’estime responsable du désastre, ayant été membre du Parlement quand les règles de construction ont été assouplies durant la crise économique en 2009. A ce jour, il n’a toujours pas de successeur.

                                                                                                                                                                                                                              5 Une des langues de Lettonie s’est éteinte en 2013

 

Tous les peuples baltes ont leur pays. Tous ? Non : sur la côte, un (tout) petit peuple résiste encore et toujours. Les Lives sont d’origine finnoise et ont donné leur nom à la Livonie, mais c’est bientôt tout ce qui va rester d’eux.

En 2011, il y avait moins de 250 Lives en Lettonie, et la dernière personne qui parlait le live comme langue maternelle, Grizelda Kristina, est décédée le 2 juin 2013 au Canada, à l’âge de 103 ans. Le live est donc considéré comme une langue éteinte.

L’assimilation par les Russes puis les Lettons, la diaspora de ce peuple ont contribué à cette quasi-extinction, même si le live continue à être enseigné dans les universités des pays baltes.

 

 

Chanson de Tulli Lum, groupe estonien

La chanteuse, Julgi Stalte, parle le live

                                                                                                                                                                                                                             6 Les SS lettons faisaient l’objet d’une fête nationale

 

Le 16 mars est jour de fête, mais cette date ne fut une fête nationale que de 1998 à 2000, avant que le gouvernement ne fasse machine arrière devant les protestations de l’Union européenne.

Pourquoi un tel revirement ? C’est que le 16 mars est le jour de la Légion lettonne, les auxiliaires de la SS pendant la Seconde Guerre mondiale.

 


Défilé de la Légion lettonne en 1943 à Riga (Bundesarchiv)

 

Lutte contre les Soviétiques oblige, les Lettons ont une histoire officielle plutôt trouble.

La dictature de Karlis Ulmanis, entre 1936 et 1940, est souvent perçue comme un âge d’or, et son petit-neveu Guntis fut président du pays de 1993 à 1999.

Quant à la Légion lettonne, elle s’est répartie en deux divisions SS, formées de conscrits censés compenser les pertes de la Wehrmacht. Il s’agit de choisir le moindre mal, entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique, et de gagner du temps avant de retrouver l’indépendance.

« Pas impliquée dans les crimes de la Shoah »

Leur part de responsabilité dans les crimes de guerre sur le front de l’Est est encore sujette à débat ; Efraim Zuroff, le directeur du Centre Simon-Wiesenthal de Jérusalem, a affirmé à la télévision lettonne que :

« La légion lettonne n’avait pas été impliquée dans les crimes de la Shoah. »

De nombreux députés lettons se rendent encore au Monument de la liberté chaque 16 mars, protégés par un cordon policier conséquent. Les contre-manifestations ont viré aux heurts les années précédentes.

                                                                                                                                                                                                                             7 C’est le seul pays d’Europe centrale à avoir détenu un empire colonial

 

Un peu de géopolitique historique ne fait pas de mal. Le duché de Courlande, de 1561 à 1795, est un héritage de l’évangélisation de la région par les chevaliers teutoniques.

Situé dans l’ouest de la Lettonie actuelle, ce pays est donné par le roi de Pologne en apanage au grand maître des Chevaliers Porte-Glaive. Nul ne se distingue dans la dynastie Kettler, jusqu’au duc Jacob (1642-1682).

Ce dernier s’était initié au mercantilisme aux Pays-Bas, et décida d’en rapporter les fruits chez lui : la Courlande fut l’un des pays les plus prospères du XVIIe siècle, au point de se lancer dans l’entreprise coloniale.

 

 


Jacob Kettler, duc de Courlande (Wikimedia Commons)

 

En 1637, une flotte courlandaise avait déjà tenté, sans succès, de s’établir sur l’île de Tobago, dans les Antilles. Allié aux Anglais, le duc de Courlande veut se faire le bras armé du protestantisme. En 1651, le Fort Jacob est établi sur l’île de Saint-André, dans l’actuelle Gambie.

 

Trois ans plus tard, 80 familles établissent la colonie de la Nouvelle-Courlande à Tobago. On affirme même que le duc Jacob va se lancer à la conquête de l’Australie...

Hélas, la chute de la monarchie anglaise prive la Courlande de soutiens, et le duc est fait prisonnier par les Suédois de 1658 à 1660.

 

La Nouvelle-Courlande est rapidement supplantée par les Néerlandais, et doit quitter Tobago en 1666 ; quant aux forts de Gambie, ils sont cédés aux Anglais en 1664. En 1795, c’est la Courlande qui cesse d’exister, absorbée par la Russie.

                                                                                                                                                                                                                             8 Les Lettons ont prêté leur seul char de combat à leur voisin

 

Membre de l’Otan depuis 2004, la Lettonie s’est dépêchée de faire du passé table rase et de se débarrasser de son matériel soviétique : l’armée ne possède plus qu’un seul (vieux) char d’assaut T-55... qu’elle a eu la gentillesse de passer à l’Estonie en janvier 2010.

 

Ce pays n’en avait carrément pas, et en avait pourtant besoin pour des exercices militaires. Après tout, ce n’est pas plus bête que de prêter sa tondeuse à gazon à son voisin.

                                                                                                                                                                                                                             9 Les cimetières sont des lieux de promenade

 

En Europe occidentale, le décorum des cimetières est inversement proportionnel à leur taux de fréquentation : c’est pareil en Lettonie, mais dans l’autre sens.

Héritage du paganisme ou de l’austérité luthérienne, les cimetières lettons sont souvent situés en pleine forêt, et sont dépourvus d’ornements.

 

Les Lettons considèrent en effet que chacun est égal devant la mort, et se font un devoir de rendre visite à leurs défunts ; la sortie au cimetière tient encore lieu de distraction hebdomadaire.

                                                                                                                                                                                                                            10 Une économie qui joue aux montagnes russes

 

La Lettonie rejoint la zone euro, alors qu’elle est l’un des pays les plus pauvres d’Europe, avec un PIB annuel par habitant de 10 700 euros et un cinquième de sa population sous le seuil de pauvreté (2012, ministère des Affaires étrangères français).

 

C’est aussi le pays de l’Union qui enregistre la plus forte croissance annuelle (plus de 5%) depuis 2010.

 


Le premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, à Riga le 12 septembre 2012 (Ilmars Znotins/AFP)

 

Il faut dire que l’économie lettonne revient de loin : après avoir affiché une croissance record, la crise financière de 2008 provoque la pire récession du monde à l’époque.

 

Le prix Nobel d’Economie Paul Krugman n’hésite à qualifier le pays d’Argentine de l’Europe.

 

Depuis 2010, la Lettonie s’est astreinte à une sévère cure d’austérité et Christine Lagarde, directrice générale du FMI, la cite volontiers en exemple. Ce qui n’empêche pas la Banque centrale européenne de juger préoccupante « la soutenabilité à plus long terme de la convergence économique du pays. »

Traduction : l’économie lettonne est un colosse aux pieds d’argile, et le pire est peut-être encore à venir.

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Source : www.rue89.com

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 15:53

 

Source :  www.lemonde.fr

 

Les élites débordées par le numérique

Le Monde.fr | 26.12.2013 à 16h05 • Mis à jour le 28.12.2013 à 18h30 | Par Laure Belot

 

Septembre 2013. Un bijoutier niçois tue son agresseur et reçoit, en cinq jours, plus d’un million de soutiens sur Facebook. Massif, ce mouvement numérique a laissé l’appareil d’Etat « comme une poule avec un couteau », avoue aujourd’hui un membre d’un cabinet ministériel. « Devant ces nouveaux usages en ligne, ajoute-t-il, nous avons du mal à formuler des réponses. »

Qu’il y ait eu ou non manipulation des chiffres, cette mobilisation hors norme est intéressante, quand on sait qu’un rassemblement en soutien au bijoutier, organisé à Nice le 16 septembre, n’a pas réuni plus de 1 000 personnes. « On a toujours relié manifestation physique et soutien affectif, observe le PDG d’Ipsos, Jean-Marc Lech. Or le numérique entraîne une révolution de l’appréhension sociologique. »

Surtout, ce mouvement sociétal d’un nouveau type révèle que, dans leur grande majorité, les élites tombent de l’armoire numérique et ne soupçonnent pas la lame de fond sociétale qui se forme. L’« homo numericus » avance à toute vitesse. Bien plus vite que les gouvernants, institutions et intellectuels, souvent dépassés.

MOYEN D’EXPRESSION ET DE MANIPULATION

En quinze ans, les classes dirigeantes ont compris qu’Internet a révolutionné la communication : la multiplication des tuyaux permet une diffusion rapide et mondiale de contenus plus ou moins fiables, d’idées mesurées ou radicales. Moyen d’expression et de manipulation, le Web entraîne de nouveaux risques d’atteinte à l’image. D’où, quel que soit l’endroit de la planète, l’apparition de « tweetomanies » (usage compulsif de Twitter) et autres « facebookeries » (création à la chaîne de pages Facebook à visées publicitaires) de certains leaders, partis politiques, entreprises voulant paraître de leur temps.

Lire : François Hollande exprime ses vœux de Noël sur Twitter

Pourtant, cette communication en ligne, frénétique du haut au bas de l’échelle sociale, n’aide pas les élites à percevoir la partie immergée de l’iceberg numérique. « Une véritable culture nouvelle, initiée par les “digital natives”, c’est-à-dire la “génération Y”, se répand mondialement, explique Marie Ekeland, vice-présidente de France Digitale, association qui soutient le développement des start-up. Ceux qui cantonnent le numérique à une économie à part n’ont pas compris le phénomène. »

Chez Wikipédia, 5e site le plus visité du monde et symbole de la culture collaborative en ligne, Adrienne Alix, directrice des programmes de Wikimédia, sa structure faîtière, remarque : « Un signe majeur de la déconnexion des élites est l’usage de l’expression “nouvelles technologies”. Ils parlent de “plan numérique” comme si on planifiait la récolte de blé en URSS, cherchant à contrôler des choses qui ne sont pas contrôlables. »

Lire : Wikipédia récuse l'éthique de certains de ses contributeurs

SYNDICATS ET LOBBYS COURT-CIRCUITÉS

Résultat : leurs déconvenues sont protéiformes. Aux Etats-Unis, « l’affaire Edward Snowden [l’analyste de la CIA qui a divulgué des documents top secret de la NSA] peut être vue comme une belle illustration de la déconnexion des élites », commente le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. « Ces informations confidentielles ont été données à des centaines de destinataires, dont les supérieurs hiérarchiques n’ont pas imaginé une seconde que l’un d’entre eux pourrait avoir envie de les partager. L’Amérique de la Silicon Valley, en pointe, ne doit pas cacher celle de Washington, déconnectée, où beaucoup ont du mal à appréhender le “big data” [récolte massive de données numériques] et le partage numérique. Ils y sont même hostiles. »

Lire : Comment la NSA espionne la France

 En France, c’est à leur propre court-circuitage, par le biais de YouTube, Twitter ou Facebook, que syndicats et lobbys traditionnels ont assisté en 2013. La Fédération nationale d’équitation, au bord de la route numérique, a découvert sur Facebook la croisade des éleveurs équins contre l’« équi-taxe ». Même surprise du patronat concernant les colères fiscales des « tondus », « poussins » et « abeilles », inspirées de celle des « pigeons », en novembre 2012, mouvement rejoint tardivement par un Medef dépassé. « C’est le bas qui pousse, estime Jean-Marc Lech. Cette société de liberté déborde toutes les élites, sans aucune culpabilité. »

« LES CITOYENS RÉINVENTENT LA SOCIÉTÉ À LEUR ÉCHELLE »

Massivement, et mondialement, l’outil Internet engendre de nouvelles pratiques économiques et sociétales. Les internautes tissent des liens horizontaux, achètent et vendent sur Leboncoin.fr, pratiquent le covoiturage grâce à BlaBlaCar, conduisent la voiture de leur voisin au moyen de Ouicar.fr, s’entraident sur Craigslist.org, se logent sur Airbnb.com…

« On pourrait dire que ces usagers court-circuitent les intermédiaires, mais ce terme signifierait qu’ils y mettent une volonté politique. Or ces pratiques ne sont pas clivantes au sens droite-gauche. Issus de tous bords, les citoyens s’emparent d’Internet pour agir différemment et réinventent la société à leur échelle. Sans même le chercher, ils questionnent l’organisation pyramidale gouvernée par les “sachants” », explique Antonin Léonard, cofondateur de la communauté OuiShare.

Cette société civique qui s’auto-organise a déjà ses têtes de pont, prêtes à jouer dans la cour mondiale des grands : OuiShare, catalyseur des pratiques collaboratives, a des relais à Rome et Berlin ; le réseau Sandbox fédère, de San Francisco à Pékin, un millier d’entrepreneurs de moins de 30 ans qui réseautent et s’entraident ; du Brésil aux Philippines, Plus Social Good rassemble ceux qui « cherchent des solutions collaboratives aux problèmes sociaux », explique le polytechnicien Ismaël Le Mouël, fondateur de Helloasso.com, qui a déjà récolté 4 millions d’euros pour 2 000 associations.

« LES BANQUES : INTERMÉDIAIRES INÉVITABLES »

Sans centre, sans frontières, ces pratiques déstabilisent. Et pour cause : « Dans l’histoire, ce sont les puissants qui se sont organisés en réseaux larges, pas vraiment le socle de la société », explique l’historienne Marjolaine Boutet. Ainsi de l’essor mondial du financement participatif ou crowdfunding. « La récente étude de la Banque mondiale, évaluant le marché à 10 milliards de dollars [7,3 milliards d’euros] en 2025, a été un électrochoc pour le milieu bancaire français », note Vincent Ricordeau, fondateur du site Kisskissbankbank.com, qui aide à financer clips, films, musique… « Nous sommes désormais approchés par des groupes financiers, mais leurs réactions oscillent entre tentatives de récupération ou d’intimidation. La créativité culturelle est aux mains d’un très petit nombre de gens, les élites. Le monde ne pourra changer que si chacun peut avoir accès à sa propre créativité. »

Toujours dans le domaine financier, l’ex-banquier d’affaires de BNP Paribas Charles Egly a créé avec son camarade de HEC Geoffroy Guigou la banque de particuliers à particuliers Prêt d’union… pour donner du sens à son travail. « J’avais un poste très intéressant intellectuellement, mais aride humainement », résume-t-il. Son site vient de recevoir un soutien financier de taille. Non du secteur financier classique –: « On m’y a expliqué que les banques étaient des intermédiaires inévitables depuis cent cinquante ans et qu’il n’y avait pas de raison que cela change » –, mais du norvégien Schibsted, maison mère du Boncoin.fr, qui vient de miser plusieurs millions d’euros.

« Nous assistons à une bataille mondiale entre les élites 1.0, prises à rebours par la base et ses idées, et les élites 2.0, qui se positionnent sur cette nouvelle économie et remettent en cause les vieux modèles », estime Jean-Michel Billaut, pionnier de l’Internet en France élu personnalité de l’année par l’Association pour le commerce et les services en ligne. Signe d’une (tardive) prise de conscience ? Pour remettre à niveau ses têtes pensantes, BNP Paribas démarre un « coaching digital international » pour les « G100 » (ses 100 premiers dirigeants) intitulé « Diffusion des usages digitaux ».

« PROBLÈME GÉNÉRATIONNEL VIOLENT »

La rapidité des changements numériques a laissé nombre de dirigeants et penseurs sur la touche. « Une partie de notre travail est de rappeler des évidences à des clients qui ne vivent pas avec ceux auxquels ils s’adressent. Les consommateurs sont ultraconnectés. Alors qu’en face, ces élites voient Leboncoin.fr comme un épiphénomène et sont dubitatives sur l’essor du crowdfunding », explique Dominique Lévy-Saragossi, directrice générale d’Ipsos France.

« C’est un problème générationnel violent. La philosophie de certains nouveaux comportements, comme le partage de l’information ou l’échange, est pour eux contre-intuitive. » Cette quadragénaire particulièrement connectée reconnaît qu’elle-même doit s’adapter sans cesse : « Je me doute que certains phénomènes sont importants, mais cela me demande un véritable effort pour le concevoir. »

Agé de 70 ans, Joseph Stiglitz admet être, lui aussi, parfois dépassé. « Nous ne pouvons pas changer notre âge. Sur ces sujets, il faut parler aux plus jeunes pour comprendre », analyse l’économiste, qui confie avoir été initié au site de locations entre particuliers Airbnb.com par son neveu. « Nous faisons face à un mouvement très rapide et mondial, poursuit M. Stiglitz. La question est de savoir quel va être son impact réel et ce que nous devons faire. » Une problématique d’autant plus compliquée à appréhender que les percées de ces usages sont fulgurantes à certains endroits de la planète, mais pas à d’autres. « Nous ne sommes pas à la veille du grand soir. Il ne va pas y avoir de substitution d’un modèle à un autre », explique Louis-David Benyayer, docteur en stratégie et fondateur d’un groupe de réflexion prospectif ouvert, Withoutmodel.com, rassemblant chercheurs, entrepreneurs…

« Des voitures vont continuer à se vendre et, en même temps, des systèmes de transports collaboratifs vont émerger ailleurs. Les réalités vont se juxtaposer. » Résultat, les élites voient flou. Soit elles n’ont pas les bonnes jumelles, soit elles ne les placent pas au bon endroit. Des Roms à la burqa, « le débat public est phagocyté par de faux problèmes », estime Dominique Lévy-Saragossi. Comme si ces débats pseudo-nationaux permettaient aux élites de garder la main et d’éviter d’affronter les vrais sujets, notamment cette mutation sociétale. « L’agrégation de minorités fabrique une réalité fragmentée qui n’est plus lisible par la recherche de faits majoritaires. La notion de moyenne n’a plus de sens. Ce qui pose problème à une élite française cartésienne. »

« ÉLITE PARISIENNE UNIDIMENSIONNELLE »

De fait, le problème n’est pas seulement générationnel, mais bel et bien français. Ce qui faisait écrire à l’éditorialiste britannique Simon Kuper, le 10 mai, dans le Financial Times : « Les élites françaises n’ont pas été entraînées à réussir dans le monde, mais dans le centre de Paris. » Le constitutionnaliste Dominique Rousseau avance une explication : « Le problème en France n’est pas tant la déconnexion des élites que la nature même de l’élite, recroquevillée sur les énarques, que l’on retrouve partout, dans les banques, les assurances, les grands groupes, les cabinets d’avocats, les cabinets ministériels, à l’Elysée, à la direction des partis politiques… Cette élite parisienne unidimensionnelle, qui manque de diversité, manque aussi de capteurs pour saisir la société. Autant l’“énarchie” a été très utile pour construire la nation, autant actuellement, compte tenu de cette révolution numérique, elle devient un obstacle. » 

Pour ce membre du prestigieux Institut universitaire de France, on assiste à un double mouvement. Face à ce nouveau monde, cette élite réagit classiquement : « Elle a été formée à l’idée que la volonté générale ne peut être produite que par elle et non par la société, où il y a trop d’intérêts et de passion. C’est une culture de méfiance des risques de fauteurs de trouble, poursuit-il. Mais la déconnexion n’est pas à sens unique. En bas, la société fonctionne sur elle-même, en réseau. Elle pense, communique sans les élites, invente ses propres règles et se moque de les faire passer par le haut. Le peuple se déconnecte aussi. »

Un double mouvement exacerbé par l’attitude des « élites intermédiaires », poursuit-il. Autrement dit les intellectuels, les médias, les universitaires qui ont l’oreille des puissants. « La grande majorité d’entre eux ne jouent pas leur rôle de passeur pour raconter ce qui arrive. Ces intermédiaires rêvent d’appartenir à l’élite principale et cherchent donc à lui plaire. Ils adoptent les codes et les sujets de prédilection de celle-ci. Bien sûr, il existe des penseurs connectés, mais même s’ils ont du succès, notamment par des livres, ils n’ont pas de capacité d’influence. »

Une vision que reprend Jean-Michel Billaut, auteur de l’ouvrage Quand la Fr@nce se réveillera, dont certaines parties sont accessibles en ligne (http://billaut.typepad.com) : « Depuis la révolution agricole, il y a dix mille ans, nous sommes organisés de manière pyramidale. Nous avons eu les rois, puis les bourgeois après la révolution industrielle, puis les grandes écoles depuis la seconde guerre mondiale. Nous sommes dans une fabrique d’élite intergénérationnelle qui pousse ses dauphins pour pérenniser le passé et le pouvoir. Je viens d’interviewer 2 500 créateurs de start-up. La France 2.0 est très réveillée. Elle a un fonctionnement horizontal. Il n’y a que les élites qui ne le voient pas. »

« APPRENDRE À DIFFUSER LES INFORMATIONS, LÂCHER PRISE, COLLABORER, CO-CRÉER »

Cette déconnexion, en pleine période de crise, a de véritables conséquences économiques. « Le système financier français ne prend plus aucun risque », explique Marie Ekeland, associée du fonds Elaia-Partner, qui a aidé à financer le français Criteo, champion de l’indexation publicitaire en ligne valorisé près de 2 milliards de dollars lors de son introduction à la Bourse de Wall Street, en octobre.

Lire : Criteo « success story » de la publicité sur le Web (édition abonnés)

Une belle pousse qui cache une forêt plus sombre : « Les Français épargnent, mais nous trouvons difficilement de l’argent à investir. Dans le numérique, nous sommes obligés de financer des entreprises qui, au départ, ne génèrent pas de chiffre d’affaires. Les critères d’évaluation ont changé, et le secteur financier peine à comprendre. Les décisions d’investissement se font toujours sur le passé et à court terme. Au bout du compte, les PME françaises se financent à 92 % par de la dette, alors que ce ratio n’est que de 50 % au Royaume-Uni et de 20 % aux Etats-Unis. Dans les autres pays, les investisseurs leur font confiance. Sommes-nous réellement prêts à voir naître de nouveaux champions ? L’âge moyen des entreprises composant le CAC 40 est de 101 ans. »

Peut-on changer les choses ? Dominique Boullier, professeur de sociologie à Sciences Po, s’est attelé à cette tâche. Sa mission ? « Ne pas reproduire les mêmes élites », avance-t-il tout de go. Directeur exécutif du programme d’innovation pédagogique Forcast, il teste déjà avec ses élèves de nouvelles méthodes. « Le numérique n’a été abordé qu’en termes de média et de notoriété. On n’a rien compris de la culture qui est en train de transformer la façon de travailler, de se lier. La désintermédiation remet en cause les rentes de situation, qui sont vues comme des abus, explique-t-il. Il faut apprendre à diffuser les informations, lâcher prise, collaborer, co-créer. Cela produit un nouveau type de richesse, mais c’est une rupture culturelle : il faut faire confiance à la masse, prendre le risque d’ouvrir les vannes. Le droit de propriété est remis en cause, le principe même de l’autorité remis en question. Tout cela est déstabilisant pour le corps professoral. C’est souvent parce que l’on pense avoir une autorité que l’on n’écoute plus. Il s’agit d’un véritable défi de formation. »

« LE VIEUX, LA CRISE, PUIS LE NEUF »

« La technologie a toujours été un élément perturbateur, insiste, de son côté, Dominique Rousseau. L’imprimerie a permis a des gens qui n’étaient pas connectés de le devenir. Au numérique de jouer son rôle. Dans l’histoire, les séquences sont toujours les mêmes : le vieux, la crise, puis le neuf. Le moment est dangereux et passionnant. » Adrienne Alix, qui fut historienne, spécialiste du XVIIIe siècle, avant de travailler à Wikimédia, abonde dans ce sens : « Le climat me fait penser à la période précédant la Révolution française, quand se sont développés des livres clandestins, une façon de court-circuiter le monde de l’édition aux mains des élites. Elles considéraient ces écrits comme de la pornographie. Mais de ces auteurs sont sortis certains tribuns de la Révolution. »

Dominique Rousseau perçoit un changement de cycle. « La démocratie ne peut vivre sans élite. Elle est constituée d’un ensemble de personnages qui ont sur la société un savoir, une connaissance, une compétence. » Mais qui constituera l’élite de demain ? « A la différence du XVIIIe siècle, où Voltaire et Rousseau – fait prisonnier pour l’un, conspué par le système pour l’autre – étaient très connectés et ont produit des thèses qui ont eu un écho dans la société, les livres équivalents sur l’époque actuelle ne sont pas encore sortis. Cela va sûrement passer par les réseaux sociaux, qui vont produire ce qui est invisible aux yeux des élites. De là surgiront les intellectuels qui vont donner des mots au monde qui vient. »

Lire l'entretien avec le médiéviste Patrick Boucheron : « L’écart entre gouvernants et gouvernés atteint un maximum »


À LIRE

  • L’Age de la multitude -  Entreprendre et gouverner après la révolution numérique, de Nicolas Colin et Henri Verdier (Armand Colin, 2012).
  • Génération Y - Les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion, de Monique Dagnaud (Les Presses de Sciences Po, 2011).
  • La Démocratie Internet - Promesses et limites, de Dominique Cardon (Seuil, « La République des idées », 2010).

Laure Belot
Journaliste au Monde

 

 

Source :  www.lemonde.fr

 

 



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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 20:15

 

 

 

 

 

 

 

Bonne et heureuse année 2014

Pleine d’Amour,

de partage,

de sérénité,

et de joie

 

 

 

 

Que chacun continue de croire à ses rêves et se rapproche plus encore du sens qu’il souhaite donner à sa vie.

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 19:19

 

Source : www.rue89.com

 

 

Etiquette 31/12/2013 à 12h32

Pas de répit dans l’exploitation des ouvriers du textile d’Asie

Charlotte Cieslinski | Journaliste

 

Non, nous n’avons pas décidé de vous culpabiliser par rapport à ce jean ou ce pull « made in Bangladesh » ou Cambodge reçu à Noël. C’est juste que la question des conditions de travail de ceux qui fabriquent les objets de nos désirs reste au premier plan de l’actualité, même si celle-ci n’a que peu d’écho dans la presse et parmi les consommateurs.

Neuf mois après l’effondrement du Rana Plaza, cet immeuble vétuste qui abritait des ateliers textiles près de Dacca, au Bangladesh, les familles des 1 130 morts et les nombreux blessés attendent toujours d’être indemnisés. Et, du Cambodge au Vietnam, des grèves de plus en plus bruyantes appellent au changement dans les conditions de travail.


Un sauveteur devant les ruines de l’usine à Dacca, le 12 mai 2013 (A.M. Ahad/AP/SIPA)

Le drame de Dacca, d’une ampleur sans précédent, a certes marqué les esprits, mais n’a pas changé d’un iota les conditions de production dans les autres usines et ateliers du continent asiatique devenu la « machine à coudre des pays riches ». L’Asie du Sud-Est a bâti une partie de son essor économique sur l’industrie textile.

Aujourd’hui, un jean sur dix dans le monde provient du seul Bangladesh. Frénétique, cette phase de croissance s’est faite au détriment d’une classe ouvrière surexploitée et peu considérée. La réalité des ateliers de confection n’est pas rose : c’est ce qu’illustre l’oubli dans lequel ont sombré les victimes du Rana Plaza.

Peu de candidats au fonds d’indemnisation

Le 24 décembre dernier, un fonds d’indemnisation de 40 millions de dollars a été constitué, avec le soutien jusqu’ici de seulement quatre multinationales.

Neuf mois plus tôt, lorsque l’immeuble de neuf étages s’est effondré sur ses occupantes, les ateliers de confection qu’il hébergeait fabriquaient les vêtements pour le compte de 29 grands groupes internationaux de l’habillement, parmi lesquels C&A, Mango, ou Walmart par exemple.

Officiellement, seuls l’irlandais Primark, l’espagnol El Cortes, le canadien Loblaw et le britannique Bonmarché ont annoncé leur participation au fonds d’indemnisation.

Dans le meilleur des cas, les paiements commenceront à être versés en février, mais le montant alloué par chaque firme reste encore à déterminer.

Selon le New York Times, qui cite des officiels engagés dans les négociations, les familles des défunts devraient recevoir 25 000 dollars de dédommagement en moyenne. Les blessés bénéficieront de compensations.

En dépit des maigres aides du gouvernement bangladais, et du fonds d’urgence débloqué par Primark dans les mois qui ont suivi le drame, de nombreuses familles sont aujourd’hui à la rue. Rendus orphelins, certains enfants ont été contraints d’abandonner l’école pour aller travailler.

Le silence embarrassé des Français

Walmart, Iconix, JC Penney, Dress Barn, Cato Fashions, Children’s Place... Le New York Times égrène la liste des grands groupes américains qui sous-traitaient dans le Rana Plaza et fait remarquer qu’aucun d’entre eux ne s’est engagé à dédommager les victimes, ou les familles des défunts.

Les entreprises françaises ne sont pas en reste. Les étiquettes des vêtements retrouvés dans les décombres de l’immeuble effondré montrent que les français Auchan, Carrefour, Camaïeu ou Teddy Smith recouraient aux ateliers de confection du Rana Plaza.

Embarrassés, ces quatre groupes ont adopté une communication de crise quasi similaire : après avoir feint la surprise, ils ont estimé que la présence d’étiquettes ne constituait pas de preuve suffisante et se sont enfermés dans le mutisme.

Numéro un du textile en France, Carrefour a dans un premier temps déclaré ne pas savoir d’où venaient les étiquettes Tex brandies par les ONG et a annoncé une enquête interne sur son circuit de fournitures. Même son de cloche chez Auchan qui, pour s’être dit victime de ce cas de sous-traitance sauvage, a reçu le prix Pinocchio « Mains sales, poches pleines », décerné par plusieurs ONG le 19 novembre.

Camaïeu, s’est quand à lui engagé en juin dernier à indemniser les victimes du Rana Plaza après la publication de son enquête interne. Pour autant, la amrque n’a pas encore rallié officiellement le fonds d’investissement et continue de traiter avec son fournisseur bangladais pris en faute.

Quelques semaines après le drame du Rana Plaza, les ONG et les syndicats ont impulsé un accord sur la sûreté dans les usines. Parmi les 31 signataires, Carrefour est le seul français.

Ce n’est pas la première fois que des entreprises françaises sont accusées de laxisme avec leurs sous-traitants textiles.

Asie en grève, maisons mères sous pression

Sur un T-shirt vendu 29 euros en Occident, l’ouvrier asiatique qui l’a fabriqué gagne 18 centimes, estime l’ONG Fair Wear Foundation.

Les grèves des ouvriers textiles qui ont agité le sud du continent en 2013 étaient motivées par une meilleure redistribution des profits.

Au Cambodge, une grève nationale a réuni le 27 décembre des dizaines de milliers d’ouvriers du textile qui exigeaient le doublement de leur salaire mensuel : 80 dollars (environ 110 euros) actuellement.

Ils ont dressé des barrages à Phnom Penh et exprimé leur colère devant le ministère du Travail. Un responsable gouvernemental leur a répondu qu’il serait impossible d’instituer un tel salaire minimum avant 2018, rapporte notre partenaire Global Voices.


« Redistribuer et optimiser la richesse de la nation mieux avec 160 dollars » (@oudomnimith via Global Voices Online)

De crainte que ces mouvements de grosse ampleur n’entachent leur image, les maisons mères du prêt-à-porter réclament parfois aux pays dans lesquels ils sous-traitent d’augmenter le salaire minimum.

Il est rare que ces requêtes aboutissent pleinement : les ouvriers bangladais par exemple, devront se contenter de 68 dollars par mois alors qu’ils en réclamaient 100. Les liens opaques qui unissent les propriétaires des usines de sous-traitance et les élus politiques locaux sont éclairants, explique Le Monde Diplomatique :

« Au Bangladesh, il est difficile de trouver des hommes de pouvoir qui ne soient pas liés au monde du textile. Officiellement, sur 300 députés, 29 possèdent une usine textile. En réalité, si l’on tient compte de ceux qui s’abritent derrière un prête-nom, ils sont beaucoup plus nombreux. »

Sohel Rana, le propriétaire du Rana Plaza, entretenait des liens étroits avec les élus de Savar, la banlieue de Dacca dans laquelle son usine était implantée, ainsi qu’avec la pègre locale qu’il embauchait pour la sécurité. En prison depuis l’effondrement de son immeuble, il attend d’être jugé.

Les responsables occidentaux liés aux unités de production du Rana Plaza se sont quant à eux évaporés dans la nature et ne seront sans doute jamais poursuivis. C’est le cas par exemple de l’espagnol David Mayor, explique le New York Times : propriétaire partiel de Phantom Tac qui occupait plusieurs étages du Rana Plaza, il y supervisait la production de vêtements pour Mango.

 

 

Source : www.rue89.com

 


 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 18:38

 

 

Source : lesincroyablesalaune.wordpress.com

 

L’autosuffisance alimentaire est en marche !

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Comme Leeds, voulez-vous rejoindre le calendrier 2018 de Todmorden ? Oui, vous avez bien lu, la ville de Leeds, du comté du Yorkshire de l’Ouest, dans le nord de l’Angleterre se lance avec ses 700.000 habitants, ils s’engagent tous azimuts pour être autonomes et vont réussir, c’est déjà bien parti comme pour plus de 50 communes en Angleterre.  L’autosuffisance alimentaire est en marche !

 

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Toutes les écoles participent, de la maternelle au collège et au lycée, jusqu’à l’université. Comme à Todmorden, les cours de récréation sont transformées en jardins potagers par les élèves qui produisent les fruits et légumes qu’ils mangent à la cantine. L’enseignement de l’agro-écologie fait partie de tous les programmes scolaires. Les campus universitaires deviennent des espaces d’expérimentation de l’agriculture urbaine par la participation citoyenne, comme à l’université Champollion à Albi, ou à l’Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand, ou encore sur les terrains de la Fac d’Angers. C’est aussi le cas aux États-Unis, à New-York à présent, plutôt que dépenser des dizaines ou des centaines de milliers d’euros ou de dollars pour tailler les platanes, soigner les rosiers et tondre les gazons, de plus en plus de collectivités transforment leurs espaces en paysages comestibles avec la participation des habitants ravis.

 

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Cinq ans pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, avec les Incroyables Comestibles, c’est aujourd’hui possible. La population de Todmorden s’est fixé 10 ans pour atteindre 100 % d’autosuffisance alimentaire en s’approvisionnant en nourriture exclusivement locale sur un rayon de 50 miles, soit sur une aire de 80 kilomètres à la ronde autour de la ville. En octobre 2011, une enquête a révélé de 83 % des produits consommés par les ménages provenaient du local. Et ce que Todmorden a réalisé en 4 ans, il est à présent possible de le faire en 10 mois, le temps d’une saison et de sa récolte car toute l’expérience Incredible Edible est partagée gratuitement avec toutes les collectivités qui le désirent. C’est le choix que la ville de Leeds a fait à son tour.

 

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En transformant l’espace public en jardin potager GÉANT et gratuit, la nourriture à partager devient une ressource ABONDANTE alimentée par TOUS et accessible à CHACUN.

Avec les INCROYABLES comestibles, si chacun fait un geste, on change la VILLE. Et si on s’y met TOUS, on change le MONDE !

 

 

 

Quand tout le monde s’y met, ça change tout. S’il faut le voir pour le croire, alors regardez la vidéo, ça se passe à Leeds en ce moment-même, cliquez sur le lien ICI.

Si vous souhaitez faire la visite et découvrir la Green Route de la co-création joyeuse au sein du processus de l’abondance partagée des incroyables comestibles sur le site, vous êtes cordialement invités à entrer par la grande porte, vous y êtes attendus en fête par les enfants qui ont préparé votre venue avec les citoyens jardiniers – cuisiniers – musiciens des Nouveaux Territoires du Nouveau Paradigme. L’entrée se situe là où tout à commencé, c’est-à-dire à Todmorden, au Royaume-Uni d’Angleterre.

Le lien vers la Parade Festive se trouve ICI.

 

 

 

À propos

Simple citoyen jardinier solidaire, co-fondateur du mouvement participatif des Incroyables Comestibles en France au sein de la démarche participative sans frontière Incredible Edible Todmorden.

 

 

Source : lesincroyablesalaune.wordpress.com

 

 

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 18:23

 

 

Source : www.marianne.net/gerardfiloche

 

Un nouveau bouquet de lois sur le travail en janvier 2014

 

Rédigé par Gérard Filoche le Samedi 28 Décembre 2013 à 20:20

 

Entre l’ANI du 11 janvier devenu loi le 14 juin, et la loi contre les retraites du 18 décembre, le bilan social 2013 laisse de lourds doutes.

 

Négociations autour de l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi, avec les organisations patronales (MEDEF, UPA, CGPME) et trois syndicats (CFE-CGC, CFDT, CFTC), janvier 2013 - PRM/SIPA
Négociations autour de l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi, avec les organisations patronales (MEDEF, UPA, CGPME) et trois syndicats (CFE-CGC, CFDT, CFTC), janvier 2013 - PRM/SIPA

Dix sujets d’inquiétudes 

- Un « ANI » signé le 11 janvier devenu une « loi de sécurisation de l’emploi » le 14 juin… avec 1000 plans sociaux et davantage de CDD courts, de flexibilité. Le Medef s’en est réjoui et il sabote en n’utilisant que 70 % des capacités productives. Le patronat ne veut pas entendre ni aider la gauche au pouvoir : il préfère l’argent à l’emploi, les dividendes à la compétitivité, la flexibilité à la productivité, la spéculation à l’investissement, les licenciements à l’embauche, et la rente au travail.

- Une loi qui attaque de façon aggravée toutes les retraites (43 annuités, départ effectif à 66 ans, recul des petites retraites)

- Le chômage de masse a atteint en 2013 un record historique et ne peut être réduit drastiquement sans réduction de la durée du travail sur la semaine, le mois, l'année, la vie... 

Le 1er janvier 2014, hélas, se présente comme un mauvais jour. La TVA augmente de 19,6 % à 20 %. Ce, en dépit de tout ce qui a été défendu lors de la campagne présidentielle, et dans les tracts et affiche du parti socialiste en fin 2012. Nous proclamions alors que la hausse de la TVA serait « injuste » et une « faute économique ». Mais voilà que le gouvernement fait, hélas, maintenant, le contraire.

La TVA augmente de 0,4 % et le Smic n'est augmenté que de 9,43 euros à 9,53 euros.  10 centimes de plus ! Ce qui porte à 1.445,38 euros le salaire brut mensuel – au lieu de 1.430,22 – pour les salariés aux 35 heures (151 h 66). Soit 15,16 euros de plus. Le salaire net atteint donc 1113 euros.

Un ensemble de nouvelles lois sur le travail en début d’année 2014. On dirait que personne n’a encore pris la mesure de ce qui se trame. Pourtant les sujets s‘accumulent et quand on les recense, cela pourrait être autant de sujets de mécontentements inquiétants.

1°) Sur les travailleurs détachés : ils sont 350 000. L’effet sur l’emploi, contre les salaires, pour le travail dissimulé, sur la mise en cause de l’Europe est considérable. Va-t-on adopter le projet de loi Savary actuellement sans consistance et qui n’aurait que peu d’effets concrets ? 

2°) Sur l’inspection du travail : va-t-on confirmer le projet rejeté depuis un an à 90 % par l’inspection du travail. Il remet en cause son organisation en section, son action généraliste et en opportunité, auprès des salariés, et son indépendance. Que va dire finalement la loi ?

3°) Sur les prud’hommes : leur élection, seule grande élection nationale démocratique, claire et transparente, de représentativité des syndicats va-t-elle être supprimée ? La remise en cause des prud’hommes suivrait.

4°) Sur le travail du dimanche : les concessions au Medef et aux patrons des grands chaines de distribution prévues par le rapport Bailly vont-elles être adoptées. Ce serait l’année des 12 dimanches de travail forcés, la fin de toute majoration salariale dans les commerces de moins de 11 salariés, une déréglementation supplémentaire de la durée du travail pour tous… 

5°) Sur la formation professionnelle : Le budget de la formation professionnelle va-t-il être divisé par 2 ? Les grandes entreprises vont elles faire payer les petites ? L’ANI du 14 décembre va t il être transcrit en loi?

6°) Sur l'amnistie syndicale : que devient-elle ? Votée en première lecture, elle a été « suspendue » contre toute attente et logique. Des élus syndicats sont poursuivis pour avoir refusé de donner leur ADN suite à leur action syndicale… 

7°) Sur l'indemnisation du chômage : les fameux « droits rechargeables » de l’ANI n’existent toujours pas, naturellement, mais par contre une « négociation » exigée par le Medef doit se dérouler début 2014 : baisse des droits des chômeurs en vue ?

8°) Sur les négociations consécutives à l’ANI du 11 janvier et à la loi du 14 juin : explosion des plans sociaux homologués délibérément par les DIRECCTE, explosion des CDD dits « courts », explosion des temps partiels à « planchers » dérogatoires (10 h, délais de prévenances réduits, nombre de coupures augmentées, baisse des majorations des heures complémentaires), options des employeurs pour des « complémentaires santé » au rabais avec les grandes assurances privées.

9°) Sur les salaires : une « modération » salariale est-elle stimulée par le gouvernement ? Suite au blocage du Smic, les NAO qui vont avoir lieu en ce début d’année vont elles être orientées au « gel » ? Un risque de baisse des salaires bruts menace même. 

10°) Dans les Fonctions publiques : l’austérité budgétaire, la flexibilisation et précarisation de tous les emplois publics avec salaires bloqués vont-elles s’accroitre ?

Est-ce vraiment cela le tableau prévisionnel en matière d’emploi et de travail qui se dessine en ce début 2014 ? Est-ce vraiment cela que l’on attend d’un gouvernement de gauche ? 

 

 

Source : www.marianne.net/gerardfiloche

 

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 18:07

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/hksaltimbank

 

Los Fralibos: les ouvriers de Fralib chantent leur lutte

Les ouvriers de Fralib Géménos (le thé Éléphant), ça fait trois ans qu'ils luttent, trois ans qu'ils ont décidé de reprendre leur usine et de sauver eux-même leurs emplois. De cette lutte, ils ont fait une chanson: «Los Fralibos». Et ils en ont même fait un clip !!!

 


 

Avec mes amis saltimbanks, nous sommes vraiment fiers et heureux d'avoir modestement accompagné ces ouvriers-musiciens-auteurs-chanteurs dans cette aventure. 

Merci pour eux de visionner et de partager largement leur clip : "LOS FRALIBOS",

Force et bon thé !!!

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/hksaltimbank

 

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 17:56

 

Source : http://communismeouvrier.wordpress.com

 

Succès de la grève générale en Corée du Sud

Ce samedi 28 décembre, les organisations syndicales appellent à la grève générale en Corée du Sud pour dénoncer la violente répression antisyndicale et les attaques au droit de grève contre les cheminots en lutte contre la privatisation de Korail et la défense de l’emploi.

 

Meeting contre la répression antisyndicale ce 28/12 à Séoul

Meeting contre la répression antisyndicale ce 28/12 à Séoul

A Séoul, c’est une foule immense qui s’est mobilisée pour le rassemblement appelé par la KTUC, la presse parle de plusieurs dizaines de milliers de manifestants. La place Plaza de Séoul est noire de monde.

 

Manifestation de travailleurs tôt ce matin à Séoul

Manifestation de travailleurs tôt ce matin à Séoul

D’autres manifestations et rassemblements ont lieu dans les autres grandes villes de Corée du Sud. Selon une première estimation, ce sont un million de travailleuses et de travailleurs qui ont cessé le travail ce samedi.

 

Voir la manifestation à Séoul en direct.

 

Source : http://communismeouvrier.wordpress.com

 

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