Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:12

 

[ Vu sur Sea Shepherd Cove Guardians Page ]
L'enfer continue dans la baie de la honte à Taiji au Japon.


Plus de 200 dauphins capturés, des familles entières, adultes, juvéniles, bébés... et un dauphin albinos (très rare) sont maintenus prisonniers, beaucoup sont blessés. La plupart seront massacrés, une petite partie ira servir dans l'industrie des delphinariums. A ceux qui nous demandent pourquoi nous n'intervenons pas directement pour libérer ces dauphins : cela a été fait en 2003, à la suite de quoi, nos navires n'ont plus eu le droit de se rendre au Japon et nos activistes ont fait de la prison ferme (sentence qu'ils ont servi sans regret). En effet, cette chasse est malheureusement légale au Japon et ils ont lieu en eaux territoriales japonaises.... Aujourd'hui, les autorités japonaises attendent la moindre infraction de nos équipes pour arrêter nos activistes sur place et leur interdire tout retour dans le pays. Le mieux que nous puissions faire et ce que nous nous efforçons de faire, est de faire en sorte que plus aucun dauphin ne meurt dans l'ignorance. Cette campagne, ne nous permettant pas d'intervenir directement est donc particulièrement difficile et frustrante pour nos équipes mais elle est néanmoins nécessaire.

(Merci d'éviter tout commentaire de nature raciste à l'encontre des japonais, cela n'aide en rien la cause des dauphins).

Pour recevoir nos informations rejoignez notre page Les Verts de Rage

 

 

Source : www.facebook.com/SeaShepherdCoveGuardiansOfficialPage

 

11 more Bottlenose dolphins were taken today from the killing cove.
Photo : The captive selection was a grueling 8 hours.
After three consecutive days of captive selection, a total of 51 dolphins have been ripped from their family and will never see the ocean again.
The remaining 200 Bottlenose pod awaits slaughter and will be held in the cove for a fourth night until tomorrow morning.

We will be live streaming at http://livestream.seashepherd.org/
— à Taiji Japan

.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:04

 

 

Source : www.facebook.com/LesVertsDeRage

 

PRODUIRE SANS POLLUER COÛTE PLUS CHER

Labellisation des produits bio : un marché de dupes ... tout bénef aux pollueurs !

"Un fermier peut vaporiser des produits chimiques pour tuer des insectes, encore plus pour tuer des mauvaises herbes et d’avantage dans le sol pour le rendre productif et nous n'exigeons pas d'étiquettes. Mais si un fermier respectueux de l’environnement veut utiliser le label «bio» (AB), il doit payer le pactole, remplir un interminable cahier de charges et autres tracasserie administratives pour prouver qu'il n’utilise pas de produits chimiques!"
L.V.R.

(C'est la question que se posent nombre d'entre eux, et notamment tous ceux qui ont renoncé à se reconvertir ou qui ont abandonné le label.

Des producteurs qui pour autant ne polluent pas l'environnement. Nombreux sont ceux qui produisent bio mais ne vendent pas sous label AB. Ceux-ci refusent en fait de devoir payer pour prouver qu'ils préservent par leur mode d'agriculture la nature et la santé publique. Une réalité déconcertante qui montre combien l'agriculture biologique dépasse les considérations économiques, et relève aussi d'une démarche citoyenne. )

Labellisation des produits bio : un marché de dupes ... tout bénef aux pollueurs !

L'usage du label bio est conditionné par une certification réalisée chaque année par des organismes indépendants dont les frais, qui peuvent atteindre 1000 euros par exploitation, sont à la charge de l'agriculteur. Produire bio est une chose, mais vendre une production bio en est une autre. Et cette différence conduit de plus en plus de producteurs à sortir du label, tout en continuant à travailler de la même façon, c'est-à-dire, en respectant leur terre.

On est en droit de s'interroger sur la façon dont cette filière est organisée. Contraindre la production bio à des contrôles est une nécessité puisqu'un cahier des charges drastiques est en vigueur, et cela, même si l'on n'estime qu'à 1% le nombre de fraudeur dans cette filière.
Mais est-il acceptable, d'un point de vue « éthique », que le label « Agriculture Biologique » soit payé par ceux qui ont décidé de produire propre ?
C'est la question que se posent nombre d'entre eux, et notamment tous ceux qui ont renoncé à se reconvertir ou qui ont abandonné le label.

Des producteurs qui pour autant ne polluent pas l'environnement. Nombreux sont ceux qui produisent bio mais ne vendent pas sous label AB. Ceux-ci refusent en fait de devoir payer pour prouver qu'ils préservent par leur mode d'agriculture la nature et la santé publique. Une réalité déconcertante qui montre combien l'agriculture biologique dépasse les considérations économiques, et relève aussi d'une démarche citoyenne.

Mais l'impact sur le marché du bio est négatif, car il ne peut se développer qu'à condition que l'offre augmente, permettant de réduire les coûts et de proposer à un plus large public des produits qui ne devraient pas n'être accessibles qu'à ceux qui en ont les moyens.
Alors que les aides publiques permettent à une exploitation en phase de reconversion de franchir les cinq années indispensables aux sols pour éliminer les intrants qu'ils peuvent encore contenir, aucune aide à l'agriculture bio ne vient compenser les charges inhérentes à ce mode de production.
Mais rémunérer les organismes de certification par de l'argent public revient à faire porter le poids des contrôles par les consommateurs.

Ne serait-il pas finalement judicieux de considérer que les modes de production non respectueux de l'environnement devraient s'en acquitter ?

Les « pollueurs » paieraient ainsi pour la certification des non pollueurs. Une situation nouvelle qui relancerait vraisemblablement la filière bio, au profit des consommateurs.

Une option qui ne peut hélas s'inscrire dans une politique agricole héritée d'après-guerre et qui continue à favoriser un modèle intensif, quelqu'en soit le prix environnemental. Ce sont en réalité les consommateurs qui détiennent le pouvoir de faire avancer la question en modifiant leurs habitudes et en réservant une part plus conséquente de leur budget familial à une alimentation plus saine et plus en harmonie avec la nature. L'industrie agroalimentaire et les producteurs seront bien obliger de s'adapter, et les politiques avec eux.
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 15:57

 

Source : www.mediapart.fr

Le Forum de Davos découvre les inégalités

|  Par martine orange

 

 

La concentration de la richesse en si peu de mains n’a jamais été aussi élevée depuis la première guerre mondiale. Cette accumulation se double d’une confiscation politique qui met en cause la démocratie, relève un rapport d’Oxfam. Même les responsables de Davos commencent à s’inquiéter.

« Les inégalités représentent un risque pour la stabilité économique ». Le message vient d’un endroit inattendu : de Davos. A la veille de la réunion annuelle du forum économique mondial, de nombreux participants ont été interrogés sur les risques qui les inquiétaient le plus dans les mois à venir. Réponse : ce n'est plus la crise financière mais les inégalités entre les riches et les pauvres qui viennent en tête de leurs préoccupations !

Sans attendre, le Fonds monétaire international a repris le sujet, insistant sur la menace que faisait peser les inégalités croissance de revenus sur l’économie mondiale. « Les responsables économiques et politiques au forum économique mondial doivent se rappeler que dans de trop nombreux pays les gains de la croissance n’ont bénéficié qu’à trop peu de personnes. Cette situation n’est pas un gage de stabilité »,  déclare Christine Lagarde dans le Financial Times

Si le thème des inégalités émerge à Davos, c’est que les responsables sentent bien qu’il y a danger. Leur rapport est loin des accents de triomphe d’avant la crise financière, vantant les mérites et les bienfaits d’une mondialisation heureuse. Là, il n’ y est question que de risques, de menaces : menaces climatiques, dangers des cyber-attaques, craintes de soulèvements sociaux, voire de conflits civils. Le malaise et la peur sont palpables : les responsables de Davos redoutent d’assister à un phénomène massif de rejet de leurs politiques et à des mouvements de démondialisation. 

Ce rejet, les rapporteurs le reconnaissent, s’enracinent dans une réalité indéniable : plus rien ne marche comme avant. La reprise, tant attendue après la plus grave crise économique de l’après guerre, n’est toujours pas au rendez-vous. Les banques centrales ont déversé des centaines de milliards pour tenter de réparer le système financier. Mais l’essentiel de cet argent a été capté par le monde financier lui-même, et aux plus riches par le biais d’une augmentation spectaculaire des actions et des actifs en tout genre. (Voir 2013, année faste pour les 1% les plus riches).

 

Cliquer pour agrandir. 

Invitée à participer au forum de Davos, l’ONG Oxfam publie ce lundi un rapport sur ces inégalités. L’accumulation des richesses aux mains d’un petit nombre est sans précédent. « 1% des familles détiennent désormais près de la moitié (46%) des richesses du monde », note le rapport. « Aux États-Unis, les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière entre 2009 et 2012, tandis que les 90 % inférieurs se sont appauvris. La grande récession n'a pas infléchi la tendance à la concentration des revenus : la part du produit national des États-Unis allant au décile supérieur atteint 50,4 %, son niveau le plus haut depuis la Première Guerre mondiale », poursuit-il.

La suite du rapport est tout aussi accablante : « alors que les actions et les profits des entreprises atteignent des niveaux vertigineux, les salaires stagnent en pourcentage du PIB. Pour illustrer l’ampleur de la concentration des richesses, la fortune combinée des 10 personnes les plus riches d’Europe dépasse le coût total des mesures de relance mises en œuvre dans l’Union européenne entre 2008 et 2010 (217 milliards d’euros contre 200 milliards d’euros). Qui plus est, les politiques d’austérité mises en place après la crise pèsent lourdement sur les personnes pauvres, alors qu’elles permettent aux riches de s’enrichir toujours plus. L’austérité a aussi un impact sans précédent sur les classes moyennes ».

Une partie de ces chiffres était connue de longue date. Mais qu’ils fassent leur entrée dans l’enceinte de Davos montre l’ampleur du problème. Longtemps encouragées, voire programmées, les inégalités commencent à être considérées comme une menace pour l’ensemble du système. Car pendant que les milliardaires accumulent les milliards, les classes moyennes disparaissent, les pauvres sombrent. Il n’y a plus d’adhésion large des sociétés civiles. Et l’économie réelle ne repart toujours pas.

Dans toutes les économies avancées, la consommation stagne ou baisse, tandis que la production, par manque de débouchés, n’investit plus et fait du surplace. Les menaces de déflation pointent en Europe. Surtout, le chômage atteint des niveaux catastrophiques. Même aux Etats-Unis, censés être sortis de la crise, la situation de l’emploi est loin d’être revenue à un niveau normal. Officiellement, le taux de chômage est de 7,5%. Mais les nouvelles embauches sont essentiellement dans le secteur des services – des emplois précaires chez McDo ou autres – tandis que les emplois manufacturiers ou dans les services à valeur ajoutée ne cessent de baisser. Plus grave : une partie de la population américaine semble avoir renoncé à rechercher tout emploi et est sortie des statistiques : alors que la situation de l’emploi est censée augmenter, les bénéficiaires de foodstamps – programme d’aide alimentaire pour les plus pauvres payé par le système fédéral – ne cessent d’augmenter.

Confiscation politique

Cette situation de chômage chronique, d’emplois précaires et sous-payés, qui avait été acceptée et encouragée depuis des années, devient une source de risque. Les rapporteurs de Davos en arrivent à s’inquiéter du  chômage des jeunes et de l’émergence d’une génération perdue.

 

Cliquer pour agrandir. 

« Les jeunes entrant sur le marché du travail aujourd’hui sont exposés au chômage et au travail précaire. Les taux de chômage des jeunes ont explosé depuis la crise financière. La situation est particulièrement préoccupante au Moyen-Orient et dans les économies avancées, notamment dans certains pays d’Europe comme l’Espagne ou la Grèce », soulignent-ils, relevant la paupérisation constante des jeunes, endettés jusqu’au cou pour faire des études sans trouver d’emploi par la suite. Une situation qui, selon eux, risque d’amener de plus en plus de jeunes à renoncer aux études, celles-ci devenant réservées qu’aux classes les plus aisées.

Soulignant les risques que font peser la montée des pauvres et l’effondrement des classes moyennes sur le modèle démocratique américain, Barack Obama s’est déjà prononcé pour une augmentation des salaires minimum.  Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, encourage aussi les entreprises japonaises à augmenter les salaires. Le gouvernement britannique a aussi pris position pour une hausse du salaire minimum, alors que la perte du pouvoir d’achat pour les salariés s’élève à plus de 10% au cours de ces dernières années. En coulisses, les pressions se multiplient sur l’Europe pour l’amener à renoncer à sa politique d’austérité, les uns et les autres lui reprochant d’entraîner l’économie mondiale par le fond

Mais le problème va bien au-delà d’une hausse du salaire minimum, comme le pointe le rapport d’Oxfam. Les dérèglements actuels sont le résultat de la Grande compression, ces trente années de politique économique menée dans toutes les économies avancées et copiée par les pays émergents, en Chine notamment, visant à un partage des richesses systématiquement au profit des plus riches. La théorie du ruissellement – les fortunes accumulées par les plus riches retomberaient forcément sur l’ensemble –, qui sous-tendait cette politique, ne s’est pas vérifiée. Au-delà de l’accumulation sans précédent des richesses par 1% de la population, l’ensemble du système économique mais aussi politique s’est dégradé. « Les riches ont confisqué les institutions et les représentations politiques à leur profit », accuse Oxfam.

 

 

Depuis les années 1970, « les riches lobbies ont usé de leur puissance financière pour influencer le législateur et le grand public afin de minimiser la pression fiscale sur les plus hauts salaires et les gains en capital, ainsi que pour créer des échappatoires fiscales pour les entreprises », relève Oxfam. « Depuis les années 1980, les secteurs financiers et bancaires  ont dépense des millions de dollars pour démanteler les réglementations mise en place après l’effondrement de la bourse et de la Grande Dépression des années 1930 » , poursuit le rapport avant de conclure : « il y a une corrélation directe entre dérégulation financière et inégalités économiques aux Etats-Unis ».

La critique est tout aussi sévère pour l’Europe. « Sous l’énorme pression des marchés financiers, des programmes d’austérité ont été mis en œuvre dans toute l’Europe, malgré une opposition publique d’envergure. S’appuyant sur des impôts régressifs et des coupes sévères dans les dépenses (en particulier pour les services publics comme l’éducation, les soins de santé, la sécurité sociale), ces mesures ont sonné le début du démantèlement des mécanismes destinés à réduire les inégalités et à permettre une croissance équitable », poursuivent les rapporteurs.  « Même si cela est venu trop tard, les principaux partisans de l’austérité comme le FMI commencent à reconnaître que les mesures d’austérité n’ont pas donné les résultats escomptés en termes de croissance et de relèvement mais ont en fait compromis les perspectives de croissance et d’égalité », ajoutent-ils.

Alors que la Chine marche dans les pas de l’Occident, le Brésil, au contraire, a mis en place depuis plusieurs années une politique de réduction des inégalités et tenté de combler l’immense fossé qui existe entre les plus pauvres et les plus riches dans ce pays. Résultat ? L’émergence d’une classe moyenne éduquée et solide, des pauvres un peu mieux traités, et une croissance économique qui se poursuit, malgré la crise mondiale.

 

 

L’ONG tire des conclusions dramatiques de cette confiscation politique par les plus riches : « les niveaux inédits d’inégalité économique que l’on observe désormais sonnent comme un avertissement : en l’absence de contrôle, les institutions représentatives continueront de s’effriter et le déséquilibre du pouvoir entre les nantis et les pauvres pourrait devenir chronique et immuable ».  Pour Oxfam, c’est la démocratie même qui est désormais en jeu. Elle rappelle la mise en garde de Louis Brandeis, juge à la cour suprême des Etats-Unis : « Nous pouvons ou bien avoir la démocratie ou bien avoir de grandes richesses concentrées dans les mains de quelques-uns mais pas les deux à la fois ».

Les responsables de Davos mesurent l’étendue des dangers : la mainmise sur les institutions politiques et représentatives par les plus riches est devenue trop voyante pour qu’elle n’amène pas des contestations de plus en plus fortes du système. Il y a eu les indignés, ce qui ne les dérangeait pas trop. Mais ce qu’ils observent aujourd’hui les inquiète beaucoup plus : « Alors que la cohésion sociale s’affaiblit et que les citoyens cherchent à s’arracher du contrôle d’institutions distantes et apparemment sans responsabilité, il y a un soutien de plus en plus visible pour les partis extrémistes, défendant des thèses nationalistes, protectionnistes et xénophobes », soulignent-ils.

L’évolution de la Grèce  notamment hante les responsables de Davos. L’étonnant est qu’ils soient surpris de la montée du nazisme à Athènes après le programme d’austérité qui a été infligé au pays. Ils avaient pourtant à disposition la référence historique de l’Allemagne après la politique déflationniste menée en 1932.

L’apparition de contestations sociales violentes, de soulèvements politiques voire de luttes civiles leur apparaît comme un risque majeur pour l’avenir. D’autant, s’inquiètent-ils, que les institutions politiques ont perdu la confiance des citoyens.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 15:44

 

Source : www.oxfamfrance.org

 

En finir avec les inégalités extrêmes

20/01/2014

 

 

 

 

Photo : Images_of_Money / Flickr - CC BY 2.0

 

Cette semaine se tient à Davos le Forum économique mondial où sont attendues plus de 2 500 personnes, dont une quarantaine de chefs d’état et de gouvernementet des décideurspolitiques et économiques parmi les plus influents au monde.
Ce n’est donc pas un hasard si Oxfam publie cette semaine un nouveau rapport intitulé « En finir avec les inégalités extrêmes », et que la directrice générale d’Oxfam international, Winnie Byanyima, se rend à Davos pour rencontrer certains des intervenants.

Dans ce rapport, Oxfam souligne l’augmentation, depuis le début de la crise économique, des inégalités économiques au profit des personnes les plus riches : aujourd’hui, les 85 plus grandes fortunes au monde possèdent autant que la moitié de la population mondiale. D’un côté, les profits detrès grandesentreprises, les salaires d’une poignée dedirigeants et les transactions boursières battent chaque jour de nouveaux records, et ne montrent aucun signe de ralentissement, tandis que de l’autre, le chômage et la précarité augmentent…

 

1% vs. 99%

Près de la moitié des richesses mondiales est entre les mains des 1 % les plus riches, tandis que 99 % de la population mondiale se partagent l'autre moitié.  Et cela dans le monde entier : l'Inde a vu le nombre de ses milliardaires passer de seulement 6 à 61 ces dix dernières années, concentrant environ 250 milliards de dollars entre les mains de quelques dizaines de personnes dans un pays qui compte 1,2 milliard d'habitants. 

On pourrait penser que ces milliardaires se contenteraient de cet argent, mais pour Oxfam, cesinégalités économiques riment de plus en plus avec confiscation du pouvoir politiqueai profit des plus riches, posant un véritable défi pour la démocratieet entravanttous les efforts qui sont fait pour lutter contre la pauvreté.

Oxfam s’inquiète également pour l’avenir, et du risque de voir ces privilèges se transmettre de générations en générations. Cela vous rappelle quelque chose ? Oui, sous l’Ancien régime que nous apprenons à l’école, chaque corps, chaque communauté avait ses règles, ses devoirs et ses privilèges et visaient à les perpétuer coûte que coûte.

Bien entendu, aujourd’hui cela a bien changé, mais les élites sont toujours soucieuses de leurs intérêts.

Dans leur ouvrage « Les ghettos du gotha », les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon parlent de la mobilisation des élites françaises pour perpétuer leur mode de vie, et détaillent les nombreux « cercles » qui défendent leur pré-carré. Ils y soulignent le contraste « entre les discours de ces familles sur des sujets économiques et politiques, qui prônent la flexibilité du travail et la mobilité des salariés, et leurs propres pratiques qui visent au contraire à la multiplication des enracinements et à la continuité à travers les générations » [1].

C’est également ce que souligne le journaliste Hervé Kempf dans son ouvrage « L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie » : « Ce groupe a acquis un pouvoir énorme, qui lui permet de contrôler les grands choix collectifs. Derrière l’apparence d’une démocratie représentative, le destin de la collectivité est déterminé par un petit groupe de gens, la classe oligarchique » [2].

 

Quelques solutions ?

Les chefs d’Etats et de gouvernement réunis à Davos ont le devoir d'inverser la progression galopante des inégalités. Oxfam insiste sur la nécessité de prendre des décisions ambitieuses, notamment concernant les paradis fiscaux, qui décuplent les inégalités économiques ; sur la mise en place de fiscalité progressive sur les richesses et les revenus ; en encourageant les États à utiliser leurs recettes fiscales pour financer la protection socialeuniverselle et non de simples ‘’filets de sécurité’’; ou en défendant un salaire minimum vital.

Oxfam demande également la mise en place d'un objectif global pour mettre fin aux inégalités économiques extrêmes dans tous les pays, avec par exemple la surveillance constante de la part des richesses allant aux 1 % les plus riches dans chaque pays.

 

Lire le rapport « En finir avec les inégalités extrêmes ».

[1] « Les ghettos du gotha. Au cœur de la grande bourgeoisie », Editions du Seuil, 2007.

[2] http://www.bastamag.net/Herve-Kempf-Il-est-vital-pour-l

- See more at: http://www.oxfamfrance.org/actualites/en-finir-avec-inegalites-extremes#sthash.EQjnF7Jf.dpuf

 

 

 

Source : www.oxfamfrance.org

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 15:37

 

 

Source : www.mediapart.fr

Conflit d’intérêts à Evry : les omissions de Manuel Valls

|  Par Karl Laske

 

 

Le ministre de l’intérieur avait indiqué que le marché d’études urbanistiques, attribué en avril 2011 à son ex-compagne, avait été interrompu, sans indemnité, par son successeur. En réalité, il lui a attribué un second marché en mai 2012.

C’est un conflit d’intérêts à tiroirs que Manuel Valls a laissé derrière lui, en quittant la présidence de l’agglomération d’Évry en juillet 2012. En avril 2011, comme Mediapart l’a relaté ici, le ministre de l’intérieur a attribué à City Linked, une société créée peu auparavant par son ex-compagne, Sybil Cosnard, une « mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage » pour la mise au point du « projet de territoire » de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE).

Manuel Valls avait indiqué à Mediapart que ce marché de 450 300 euros avait été interrompu en 2012, sans indemnité, par son successeur. En réalité, le ministre a attribué un second marché à City Linked, en mai 2012, avant de quitter la présidence de la CAECE, le 9 juillet 2012. Et il lui en avait confié un autre encore pour réaliser le dossier de candidature de l’agglo d’Évry au projet de grand stade de rugby.

 

Manuel Valls 
Manuel Valls © Reuters

L’ancien député et maire d’Évry a donc signé non pas un, mais trois marchés en faveur de la société de Sybil Cosnard, qui a été directrice générale chargée du développement urbain de cette ville de 2004 à 2008. Bien connu à Évry, l’architecte avec lequel Sybil Cosnard s’est associée pour ce second marché, Daniel Vaniche, a reçu en outre les insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite sur le contingent du ministre de l’intérieur en novembre 2012.

Écarté lors du premier appel d’offres, en avril 2011, l’architecte Michel Cantal-Dupart a expliqué à Mediapart avoir été surpris par les modalités de cette mise en concurrence. « J’ai pensé que c’était plutôt politique, (…) que c’était ciblé, qu’ils avaient déjà quelqu’un en tête », a-t-il commenté, signalant que son projet chiffré à 243 700 euros était nettement moins disant que celui du groupement formé par City Linked avec l’architecte Roland Castro. Michel Cantal-Dupart déplore les « appels d’offres fléchés ». « Les commissions d’appel d’offres, on leur donne des ordres et après on dit qu’elles ont choisi, assure-t-il. Je n’en veux pas à Manuel Valls, mais j’éclaire sa lanterne pour les futurs appels d’offres. »

« C’est un groupement que nous avons retenu, et surtout pas sa directrice, que nous connaissions, bien évidemment. Ce n’était un secret pour personne, rétorque Bernard Dimon, directeur général des services de l’agglomération. Le cabinet City Linked mettait en ordre de marche un travail de réflexion avec l’architecte Roland Castro, dans le strict respect du Code des marchés publics. Heureusement que l’on connaît des gens, mais ce n’est pas cela qui nous fait choisir. »

Ange Balzano, le président de la commission d’appel d’offres de l’agglomération d’Évry, avait indiqué à Mediapart qu’il ne connaissait pas la dirigeante de City Linked lors de l’attribution du premier marché. « On n’a jamais parlé de ça devant moi, dit-il. On ne regarde jamais, jamais, qui préside les sociétés. Il faut voir ça avec l’administration. » Questionné sur l’attribution, successive, de trois marchés à City Linked, l’élu socialiste de Ris-Orangis botte en touche. « Il y en a qui ont de la chance, c’est vrai, peut-être », confie-t-il, embarrassé.

Dans sa réponse à Mediapart, Manuel Valls avait expliqué que la mission d’études sur le projet de territoire, confiée au groupement de City Linked, avait été « suspendue » après la décision de la Fédération française de rugby d’implanter son grand stade à Ris-Orangis, site proposé par l’agglomération d’Évry. « L’impact de cet équipement d’envergure métropolitaine étant considérable, les élus de l’agglomération ont considéré qu’il n’était pas souhaitable, tant pour des raisons de stratégie urbaine que de capacité de conduire simultanément les deux démarches, de poursuivre l’élaboration du projet de territoire », avait écrit Manuel Valls. La décision de « surseoir à la démarche » avait donc « été prise par le nouveau président de l’agglomération (Francis Chouat – ndlr) au mois de septembre 2012 ».

« Dès lors, il a été convenu avec le groupement qu’il y avait lieu de surseoir aux travaux engagés, indiquait Manuel Valls. Les intervenants ayant participé à la mission, conformément au marché public passé avec la collectivité ont été indemnisés pour le travail réalisé. Il n’y a pas eu de transaction ni d’indemnité de rupture de contrat. »

Ce que Manuel Valls passe sous silence, c’est que si City Linked n’a pas été indemnisée, un nouveau marché lui a été attribué concernant le grand stade, au moment même où l'on décidait de « suspendre » l'étude sur le projet de territoire. Ce nouveau marché, que l’on peut retrouver en ligne ici, s’intitule « assistance à maîtrise d’ouvrage pour les études liées à l’aménagement du site d’accueil du grand stade de rugby », et il a été attribué le 18 mai 2012 par l’agglomération d’Évry. Selon l’avis d’attribution, le marché n’excède pas 190 000 euros annuels, mais un document de synthèse de l’agglomération du 12 novembre 2013 fait apparaître le déblocage d’un budget de 450 000 euros pour ce contrat.

Cette fois, Sybil Cosnard s’est associée au cabinet DVVD SARL, animé par l’architecte Daniel Vaniche, très présent à Évry, avec lequel elle avait déjà obtenu, en septembre 2011, l’attribution d’une mission d’assistance « pour la réalisation du dossier de candidature pour le projet de stade de la fédération française de rugby », un marché public de 180 000 euros hors taxes.

En 2007, l’agence de Daniel Vaniche avait été nominée pour l’Équerre d’argent – un prix attribué par le Moniteur des travaux publics – pour la réalisation d’une passerelle piétonne dans le nouveau centre d’Évry. Elle a aussi construit deux tours au sein de la ZAC du centre urbain, l’un des programmes phares de Manuel Valls, sur lesquels Sybil Cosnard avait planché en tant que directrice générale chargée du développement urbain. En novembre 2012, Manuel Valls a promu Daniel Vaniche dans l’ordre national du Mérite sur son contingent de ministre de l’intérieur et des cultes. Une médaille récompensant cette fois l’engagement religieux de l’architecte, vice-président du consistoire israélite de Paris. Enfin, en octobre 2013, l’agence DVVD a décroché l’important marché de modernisation de la salle des arènes de l’Agora d’Évry.

« Je suis tranquille sur les choix que nous avons faits, défend Bernard Dimon. La communauté d’agglomération a fait des analyses sérieuses. Et si la commission d’appel d’offres fait un choix, le président de l’agglomération n’a pas d’autre choix que de l’attribuer. » « Dans le cas d’espèce, aucune rupture du principe d’égalité devant la commande publique, ni aucun acte irrégulier dans l’attribution du marché n’a été commis », avait certifié le ministre à Mediapart.

 

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 15:23

 

Source : www.marianne.net

 

Les vraies liaisons dangereuses de François Hollande

Lundi 20 Janvier 2014 à 05:00

 

Joseph Macé-Scaron - Marianne

 

Au cœur de la déflagration médiatique, une affaire privée. Mais, au cœur du "problème" Hollande, le renoncement. Le président a troqué le combat contre la finance pour une lune de miel avec le Medef, malmené ses promesses économiques pour se plier aux oukases de Merkel. Sans oublier les réseaux de mauvaises influences qui l'égarent.

 

François Hollande et Angela Merkel s'embrassent sur le perron de l'Elysée, décembre 2013 - WITT/SIPA
François Hollande et Angela Merkel s'embrassent sur le perron de l'Elysée, décembre 2013 - WITT/SIPA
Infidèle : qui ne respecte pas un engagement. Avant de se réduire à une affaire de vaudeville et de portes qui claquent, d'amants sous le lit et de maîtresse dans l'armoire, le mot avait un sens plus large puisqu'il servait à établir ce sentiment si précieux qu'est la confiance. Cette bonne vieille idée de confiance qui fait tant défaut à nos économies, mais aussi, plus simplement, à la bonne marche de nos sociétés contemporaines.

La fameuse et fumeuse tirade «Moi, président», ne visait à rien d'autre qu'à rétablir cette confiance mise à mal par cinq longues années - un interminable hiver - de changements de pied, de volte-face, de tromperies, d'enfumages, baptisés pompeusement par les proches de Nicolas Sarkozy et leurs nombreux amis «storytellling», en français courant : histoires à dormir debout pour éditorialistes couchés.

Bref, François Hollande a, d'abord, été élu pour «tourner la page», pour reprendre cette expression que Ségolène Royal vient, non sans une certaine cruauté, de remettre au goût du jour. Or, il faut bien constater aujourd'hui que, si la page a été tournée, c'est avec les engagements pris par le candidat à l'élection présidentielle et non avec la politique de son prédécesseur. Il n'était pas nécessaire de tendre l'oreille, mercredi 15 janvier, pour entendre le concert d'éloges qui montait des rangs de l'opposition après la conférence du chef de l'Etat (Bruno Le Maire, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo...). Du (presque) jamais-vu sous la Ve République.

L'infidélité, puisque, en l'espèce, infidélité il y a, est à rechercher ici et maintenant, dans des choix, des pratiques et des méthodes politiques et non dans le remake, version «Plus belle la vie», des amours d'un président et d'une actrice. Ces histoires-là sont surtout privées... d'intérêt, fussent-elles des alcôves fortes.

Avaler des boas

Les vraies liaisons dangereuses ou aventureuses de François Hollande se situent ailleurs. Dans ce tête-à-tête avec le patron du Medef, Pierre Gattaz, dans cette crainte permanente de définir clairement son cap politique, dans ce souci de ne pas sortir du pré carré du petit monde du PS.

Le «tournant» de François Hollande, écrivions-nous dans Marianne la semaine dernière, donne le tournis. Prétendre que tout était déjà écrit et qu'il suffisait de déchiffrer les hiéroglyphes hollandais écrits autrefois dans la salle des congrès de Lorient, grotte miraculeuse des deloristes, est une farce. Pas un ministre actuel ne sait où le conduit le chef de l'Etat, pas un député, pas un maire. Ils ont tous, peu ou prou, l'impression d'évoluer dans un monde flottant.

Le président de la République n'a pas seulement cocufié le socialisme et trompé la gauche. Le PS s'en remettra. Il est prêt à accepter encore davantage. D'abord, on avale les couleuvres, puis ce sont les boas. Le chef de l'Etat n'a pas respecté ses engagements, notamment à l'égard de ceux qui réclament que l'on s'attaque aux dérives de la finance, que l'on entrave les oukases de Mme Merkel, que l'on arrête de sacrifier la jeunesse de ce pays...

L'épisode Gayet aura, peut-être, eu au moins un mérite : il aura mis en lumière la seule vraie constance de l'hôte de l'Elysée : le souci d'attendre le dernier moment pour trancher, comptant sans doute qu'une autre personne ou qu'un autre événement tranche à sa place. Il ne peut pas s'en empêcher. «It's beyond my control ("C'est au-dessus de mes forces")», répète Valmont dans les Liaisons dangereuses de Stephen Frears. Hollande n'est pas Valmont, même s'il ne croise sur son chemin que des Merteuil. Il ressemble à beaucoup d'entre nous. Sa principale liaison dangereuse, il l'entretient avec lui-même.

 

 

Retrouvez le dossier intégral dans le numéro 874 de Marianne en vente en kiosques, depuis samedi 18 janvier, et disponible en souscrivant à notre offre numérique    ou en vous rendant sur le site de nos partenaires Lekiosk.com    et Relay.com    

 

Couverture du magazine Marianne numéro 874
Couverture du magazine Marianne numéro 874
Source : www.marianne.net

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 15:13

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

Justice 20/01/2014 à 12h15

Condamné pour blasphème : ça se passe en Grèce en 2014

Isabelle Karaiskos | Journaliste

 

 

Le jugement est tombé jeudi. Filippos Loïzos, blogueur grec de 28 ans, a été condamné par un tribunal d’Athènes à dix mois d’emprisonnement avec sursis.

L’objet du délit : une page Facebook intitulée « Gerontas Pastitsios » (Moine Pastitsios) qui parodie un célèbre moine grec orthodoxe, le père Païsios. Ce dernier, décédé en 1994, fait l’objet d’un culte dans l’orthodoxie en raison de dons de prophétie qui lui seraient attribués.

Le personnage parodique et fictif du « moine Pastitsios » est fondé sur un jeu de mots faisant allusion au pastitsio, un plat grec traditionnel à base de pâtes. Le personnage est inspiré du pastafarisme, mouvement parodique religieux athéiste.

Bien que sa mise en application soit rare, il existe bien dans le code pénal grec un article condamnant le « blasphème malveillant », passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement (article 198).

L’Aube dorée à l’origine de la plainte

Filippos Loïzos s’était fait arrêter en septembre 2012, sur l’île d’Eubée, pour « blasphème » et « insulte à la religion », suite à une question au Parlement d’un député du parti d’extrême droite néonazi Aube dorée, Christos Pappas (aujourd’hui emprisonné, comme de nombreux autres responsables du parti, pour « direction d’une organisation criminelle »).

Le député d’extrême droite avait fustigé la caricature qui « insulte et humilie la figure sacrée du moine Païsios » selon lui. La police a également justifié cette arrestation en faisant référence à « des milliers de plaintes en ligne du monde entier » qui auraient été reçues par l’unité chargée de la lutte contre la cybercriminalité.

Loïzos avait alors été relâché peu après son arrestation dans l’attente de son procès.

Une condamnation « moyenâgeuse »

Suite au procès et à la condamnation du blogueur la semaine dernière, de nombreuses voix se sont élevées pour condamner cette décision.

La Ligue grecque des droits de l’homme a fermement dénoncé la décision du tribunal, en faisant état dans un communiqué, d’une condamnation « moyenâgeuse » :

« Cette décision montre que la liberté d’expression […] est aujourd’hui contestée non seulement par les ennemis de la démocratie, mais aussi par ceux censés la protéger. »

Elle fait aussi dans son communiqué un lien direct avec les idées obscurantistes répandues par le parti d’extrême droite :

« Tandis que les responsables du parti de l’Aube dorée sont emprisonnés pour de lourds chefs d’accusations, […] les idéologies [du parti] se sont déversées dans des institutions censées exister pour la protection des droits de l’homme. »

Cette condamnation a aussi suscité l’indignation de nombreux internautes, notamment à travers le hashtag (mot-clé) « #FreeGeronPastitsios » ainsi qu’une pétition en ligne demandant la libération du « moine Pastitsios » et l’abolition de la loi sur le blasphème en Grèce, qui a récolté plus de 10 000 signatures.

Ambiance d’inquisition au tribunal

La parodie en a en outre inspiré quelques autres, comme la page Elder Parisios (un jeu de mots sur la ville de Paris présentant le moine avec une tour Eiffel sur la tête).

Dans une tribune publiée le 19 janvier sur le site d’informations Tvxq.gr, Filippos Loïzos dénonce une décision qui « avait vraisemblablement été prise depuis le début », et décrit une atmosphère lourde et inquisitrice durant son procès :

« L’attitude des juges a été agressive dès le début, et, jusqu’à la fin du procès, ils n’ont cessé de me demander de justifier pourquoi je n’ai pas contrôlé les messages des visiteurs de ma page (puisque qu’ils ne trouvaient aucun propos insultant dans mes propres messages), et pourquoi je ne les avais pas supprimés. »

Loïzos y explique aussi l’aspect politique de sa démarche :

« Quand mon tour est arrivé à la barre d’audience, j’ai voulu expliquer que mon seul objectif était de combattre un fondamentalisme et un nationalisme dangereux, qui ont trouvé un terrain fertile dans l’instabilité sociale liée à la crise économique. »

Peine perdue, les juges ne semblaient ne montrer d’intérêt à aucun de ses arguments, et sa plaidoirie n’aura duré que cinq minutes :

« Ils ne m’ont ni contre-argumenté, ni demandé d’explications supplémentaires, comme si la décision avait déjà été prise. »

Filippos Loïzos a fait appel de sa condamnation, son procès en appel aura lieu l’année prochaine.

De nombreux pays d’Europe comptent toujours la notion de blasphème dans leurs textes de loi, mais la Grèce (où l’Eglise est rattachée à l’Etat, et où elle a toujours un fort pouvoir de pression) est l’un des seuls à encore l’appliquer.

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 15:03

 

Source : www.reporterre.net

 

Les inondations dans le Var ne sont pas une catastrophe naturelle

Hervé Kempf (Reporterre)

lundi 20 janvier 2014

 

 

 

Les inondations dans le Var s’expliquent par la bétonisation incontrôlée des terres. Si l’on ne veut plus d’inondations catastrophiques, il faut arrêter le gaspillage des terres et l’étalement urbain.


Inondations dans le Var, alerte rouge, des disparus, des morts… et le Premier ministre qui se précipite avec le ministre de l’Intérieur et le ministre de l’Ecologie, ce lundi, dans la région sinistrée, et déclare l’état de "catastrophe naturelle".

Sauf que ce n’est pas la pluie diluvienne qui crée tant de dommages, mais les conditions dans lesquelles l’eau s’écoule ou est absorbée par le sol. Et comme le Var est un département où l’artificialisation des sols se poursuit à une vitesse incontrôlée, les sols y sont de plus en plus imperméables : "L’imperméabilisation de la surface des sols a de nombreuses conséquences environnementales, écrit le Commissariat général au développement durable. Elle favorise le ruissellement de l’eau le long des pentes au détriment de son infiltration, l’érosion des sols, les coulées d’eau boueuse et le risque d’inondation."

Le phénomène est très bien connu des instances régionales, et c’est sur le site internet du département que l’on apprend que "la forte pression foncière alliée à une forte attractivité touristique conduit à une augmentation régulière des surfaces artificialisées (14,7 % sur la seule période 1993-2002, enquête Teruti). Cette imperméabilisation croissante des bassins versants accentue le caractère torrentiel des écoulements. Ces effets sont aggravés par la constitution des sols, peu favorables à l’infiltration des eaux. Les cours d’eau, qui peuvent charrier nombre de matériaux solides, sont également fortement artificialisés".

Certes, la population du département a beaucoup augmenté depuis trente ans : de 708 000 habitants en 1982 à 1 013 000 en 2011 (soit + 43 %), ce qui a entraîné une explosion de l’urbanisation. Mais cette urbanisation s’est réalisée sans souci d’économiser l’espace et, comme l’a relevé le sénateur Pierre-Yves Collombat dans un rapport publié en 2012, "sans aucune prise en compte du risque inondation : des terrains inondables sont lotis, de vastes surfaces sont imperméabilisées de manière artificielle, les cours d’eau traversant les villages sont couverts, parfois a minima".

Le secret des inondations : la "soif de l’argent"

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:09

 

 

Source : gard.secours-catholique.org

 

2e édition dans le Gard

Le Festival International du Film des Droits de l’Homme

 

Du 20 au 31 janvier 2014, le département du Gard, à l’instar d’autres départements de France, se rallie au Festival International du Film des Droits de l’Homme. Une sélection de six films sera présentée pour un temps de rencontre et de débat, à Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, et une projection est aussi programmée à Saint-Hippolyte-du-Fort.

 

Affiche FIFDH

publié en janvier 2014

 

 

Le Secours Catholique du Gard, en partenariat avec Amnesty International, l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), l’Observatoire international des prisons (OIP), la Ligue des droits de l’homme, organise la deuxième édition départementale du Festival International du Film des Droits de l’Homme.

Lors de cette manifestation, le Secours Catholique proposera :

- Une projection inaugurale pour tous, suivie d’un verre de l’amitié, le lundi 20 janvier 2014 à 19 h, à l’hôtel Atria de Nîmes.

- Des séances pédagogiques auprès des scolaires, afin de sensibiliser les jeunes sur la citoyenneté responsable. À ce jour 16 projections sont prévues, à Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze.

- Des séances grand public relayées par des débats et échanges avec les associations partenaires et les réalisateurs pour certaines projections.

Contact :
Angélina Lucazeau, 06 70 84 10 23

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Réunions - conférences et débats
commenter cet article
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 22:56

 

 

Transmis par "Les alternatifs30"

 

Pour communiquer vos dates, contacter : 

30@alternatifs.org

 jmarneguy@wanadoo.fr

 


 

 

 LES INDIGNE/E/S -  AG chaque mercredi 18h et samedi  13h -  Maison Carrée


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Du lundi 20/1 au 30/1

Inauguration à l ‘ATRIA 19h Festival international de films des Droits de l’Homme avec Secours Catholique/Amnesty International/ ACAT/ OIP/ LDH : 21/1 :One day after peace/22/1 ;Bakoroman / 24/1 Le Déménagement Contacts :0670841023

Nîmes /Alès/St Hyppolte du fort/ Bagnols sur Cèze

Pablo Neruda 20h

Mardi 21/1

Film « LOVELACE » débat avec le collectif Gardois pour la Marche Mondiale et les droits des femmes

Le Sémaphore

18h30

Mardi 21/1

Café du  Peuple :Eco-construction, matériaux locaux et biosources. Réunion du SEL

Instant T/ 2 rue Racine

19h

Jeudi 23/1

Rassemblement soutien aux 3 inculpés action BDS

Perpignan

 

Jeudi 23/1

Réunion autour du Grand Marché Transatlantique et création du Collectif anti GMTavec ATTAC

Centre Pablo Neruda

18h30

Jeudi 23/1

Collectif soutien aux Roms

Local APTI

18h30

Vendredi 24/1

Projection/débat Film palestinien « ROUTE 60,un itinéraire au-delà des frontières »présence  du réalisateur Alaa Ashkar ,avec AFPS/UJFP/ Femmes en Noir/LDH Russan/Ste Anastasie

Centre Social Valdegour 4 place Avogadro

19h

Samedi 25/1

-Femmes en Noir pour la Palestine

-AFPS : soutien au peuple Palestinien

Place de l’horloge

Carré d’Art

11 à 12h

15 à 17h

Samedi 25/1

Rencontre avec P.Rigoulot et son livre « Jallatte SA Leader mondial-Une histoire de pionniers »1947-1983

 Artisans du Monde 5 Rue J.Reboul

15h

Samedi 25/1

Apéro chantant avec le trio Verdeil Roule Infante

Local Liste Vivons Nîmes Ensemble

18h30

Mardi 28/1

UCCN « L’utopie homosexuelle et la World Cie »avec J.Fortin

IUFM Nîmes

18h30 à 20h30

Jeudi 30/1

Rencontre avec A.Lacroix-Riz , historienne, prof« L’inavouable collaboration de la grande Bourgeoisie Française »1940/1944/Les Amis de l’Humanité

Cercle de l’Avenir. Rue Nicot

18h30

Vendredi 31 et samedi 1 /2

1ère rencontre internationale Europe -

Méditerranée « l’Economie des travailleurs »

Dans usine occupée des FRALIB Gémenos/Aubagne

Dès 10H++

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Réunions - conférences et débats
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22