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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:41

 

Source : www.rtbf.be

 

 

Exaspéré, le patron du comité d'audit de l'administration fédérale démissionne

BELGIQUE | Mis à jour le jeudi 2 janvier 2014 à 19h41

 

 

Michel De Samblanx

 

 

Le président du comité d'audit de l'administration fédérale, Michel De Samblanx a décidé de démissionner, déçu de l'accueil réservé à son travail de contrôle indépendant. En quatre ans, il n'a rien pu contrôler : les chefs de l'administration bloquent tout, dit-il.

 

 

Dans une lettre au Premier ministre Elio Di Rupo (PS), citée par L'Echo, Michel De Samblanx précise que "les présidents des services publics fédéraux ne veulent pas que l'on regarde dans leurs affaires". Mais il dénonce aussi le politique, précisant avoir demandé en vain à trois reprises un entretien au Premier ministre.

Le citoyen qui sommeille en lui n'a pas supporté ce long blocage. Il estime que les audits internes à chaque service public ne sont pas suffisants. Pour lui, il faut un contrôle indépendant.

L'installation de ce comité d'audit a pris les allures d'une procession d'Echternach, rappellent le quotidien. Evoqué au cours des années 1990, l'installation de ce comité d'audit indépendant composé de sept membres n'a été effective qu'en 2010.

Accéleration en vue?

Le secrétaire d'Etat à la Fonction Publique, Hendrik Bogaert (CD&V), regrette cette démission. Il estime que le comité d'audit sera bientôt enfin opérationnel.

Mais Michel De Samblanx a perdu patience et envoyé sa lettre de démission au Premier ministre. Le mandat de Michel De Samblanx courait jusqu'en 2016.

Maigre consolation, il n'est pas le seul à parler de blocage. Dans son rapport de 2013, la Cour des Comptes en parlait déjà : "Six ans après l’adoption des arrêtés royaux de 2007, aucune activité d’audit interne n’a encore été organisée dans l’administration fédérale en conformité avec les dispositions en vigueur".

Par sa démission, l'homme espère provoquer une réaction et faire avancer le dossier. Une résolution assez drastique en ce deuxième jour de l'année.

RTBF avec Belga

 

 

Source : www.rtbf.be

 


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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:28

 

 

Source : izitech.ma/

De l’eau de mer qui devient potable avec cette invention Open Source qui va sauver des millions de vies

 

 

eliodomestico1

Le manque d’accès à l’eau potable est l’une des causes principales de mortalité dans les pays pauvres.

Durant ces dernières années, plusieurs efforts ont été déployés pour rendre l’eau de mer potable. Cela nécessitait des centrales qui consommaient énormément d’énergie et était inaccessibles aux pays pauvres.

Le designer italien Gabriele Diamanti, a eu l’idée de rallier deux éléments naturels au service de l’environnement.

Il a crée le « Eliodomestico », un éco-distillateur qui transforme l’eau salée en une eau potable grâce à l’énergie solaire.

Ce projet est destiné aux pays en développement et il permettra à ces populations d’accéder à de l’eau potable à moindre coûts, avec en prime une technique « Open Source ».

Comment fonctionne le « Eliodomestico » ?

eliodomestico

Chaque dispositif Eliodomestico peut produire cinq litres d’eau potable par jour. Ce qui suffit largement pour une famille de 4 personnes.

Le concept est simple, il suffit de mettre de l’eau de mer (eau salée) durant la matinée dans une chaudière spéciale.

Cette chaudière est étanche à l’eau et grâce au soleil (chaleur) l’eau s’évapore tout au long de la journée.

La vapeur passe dans un tuyau de raccordement puis se condense dans le couvercle du bac de récupération.

L’utilisateur peut récupérer l’eau fraîche et potable que contient le bac après le coucher du soleil.

Une idée encore plus satisfaisante pour transporter l’eau potable, il suffit de porter le petit bassin sur la tête (une pratique très répandue).

eliodomestico2

De quoi est fabriqué Eliodomestico ?

Pas besoin d’énergie nuisible ou d’électricité, Eliodomestico est fabriqué à partir de matériaux simples et largement disponibles. Quant à l’entretien, il est simple.

Le créateur de ce concept a aussi mis cette technologie a disposition de toute personne désirant en profiter. Une sorte d’Open Source de la création et de l’invention qui a participé à l’évolution du savoir humain.

Le designer italien Diamanti explique son projet sur cette vidéo :

 

 

 

Des technologies pareilles pourront changer la vie de millions de personnes qui n’ont pas eu la chance d’avoir de l’eau potable à portée de main.

 

 

Source : izitech.ma/

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:21

 

Source : www.marianne.net

 

Si le Front de gauche voulait vraiment lutter contre le FN…

Vendredi 3 Janvier 2014 à 15:00

 

Journaliste politique à Marianne chargé du suivi des partis de gauche. En savoir plus sur cet auteur

 

Avec « La gauche radicale et ses tabous » à paraître en ce mois de janvier, Aurélien Bernier réalise un travail salutaire. Ancien dirigeant d’Attac, il pointe du doigt certains des interdits qui règnent en maître au pays de la gauche de la gauche et l’empêchent de combattre véritablement, comme elle le prétend, la progression du Front national.


BAZIZ CHIBANE/SIPA
BAZIZ CHIBANE/SIPA
«Le traumatisme que provoque l’émergence du Front national est si terrible qu’on assiste à un abandon de toute solution nationale dans les discours des partis ou des intellectuels de la gauche radicale. (…) Tout ce qui vient du Front national provoque une telle répulsion chez [ses militants] que le tri n’est plus fait entre “les idées du Front national” et les idées qui n’appartiennent à personne, mais sont reprises par le Front national ». Sévère ? Nécessaire, plutôt. Salutaire même à l’approche des élections européennes.

Avec son dernier ouvrage, bref mais néanmoins charpenté, La gauche radicale et ses tabous *, Aurélien Bernier donne à comprendre « pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national ». Cet ancien dirigeant d’Attac et collaborateur du Monde diplomatique, qui se définit lui-même comme un « proche du Front de gauche », n’épargne pas ses camarades altermondialistes, communistes et trotskystes et cible trois interdits qui règnent en maître au pays de la gauche de la gauche. Trois « tabous » qui ne manqueront pas de faire polémique.
 
A commencer par le protectionnisme jugé par le courant trotskyste (dont la pensée irrigue encore largement la gauche radicale et ce, malgré un poids électoral inversement proportionnel) comme « réactionnaire » et « petit-bourgeois » car il créerait « une fausse solidarité entre ouvriers et patrons » et présenterait « les travailleurs des autres pays comme des adversaires ». Bernier note que le Front de gauche porte néanmoins un « protectionnisme européen ». Mais pour lui, il s’agit d’un « doux rêve » car ce protectionnisme-là, explique-il, nécessite l’accord de l’ensemble des pays membres de l’Union pour qu’il soit véritablement opérant. Lui préfère donc prôner un « protectionnisme français », mais s’empresse d’ajouter, pour ne sans doute pas trop choquer ses pairs, « en attendant mieux »
 
L’auteur se penche également sur ce qu’il nomme « le tabou européen ». En clair, la gauche de la gauche en devenant « altereuropéiste », en soutenant « qu’il faut changer en profondeur le cours de la construction  européenne, mais sans rupture trop brutale, ni avec l’ordre juridique de Bruxelles ni avec son ordre monétaire » laisse le champ libre de la véritable radicalité au Front national. Bernier touche là au tabou des tabous, l’euro, un sujet dont le FN est une des rares formations en France à s’être emparé.

Mais il rappelle que « les monnaies nationales et les politiques monétaires étatiques ne sont pas une idée d’extrême droite » et, surtout, que l’autre gauche n’a pas toujours été sur cette ligne. Il montre comment le PCF, sous l’influence de Robert Hue, a bradé en 1997, sur l’autel des négociations avec le PS pour rejoindre le gouvernement Jospin, la campagne menée alors contre la monnaie unique place du Colonel-Fabien. Il note néanmoins qu’en mars 2013, en plein « blocus financier de Chypre », Jean-Luc Mélenchon évoqua publiquement, pour la première fois, la possibilité d’une sortie de l’euro. Comme le fit un mois après lui, Oskar Lafontaine, grand inspirateur du Parti de gauche français et ancien ministre des Finances allemand...
 
Enfin, Bernier s’attaque au « tabou de la souveraineté nationale et populaire » recoupant peu ou prou les deux précédents tabous. Il pointe notamment un paradoxe de taille que dirigeants, militants et sympathisants de l’autre gauche ne semblent définitivement pas vouloir voir : « Comment [la gauche radicale] en est-elle venue à mélanger sa voix avec celle des plus ultralibéraux pour conclure à l’obsolescence de la souveraineté nationale ? »
 
Cette question démontre à elle seule la pertinence de l'ouvrage d'Aurélien Bernier. Malheureusement, celui-ci se révèle incomplet car son auteur se montre très (trop ?) sélectif dans ses tabous. Quid par exemple du tabou de la sécurité ? Une grande partie de la gauche radicale continue de voir dans ce sujet-là une obsession de la droite la plus réactionnaire qui soit, oubliant que les premières victimes de l’insécurité sont ces classes populaires qu'elle prétend pourtant défendre…

Quid aussi du tabou de la laïcité ? Si Jean-Luc Mélenchon et d’autres avec lui se posent en fervents défenseurs de ce principe, certains de leurs camarades de la gauche de la gauche adoptent sans sourciller des positions communautaristes que ce soit par conviction pure, par perte de sens idéologique ou — et c’est sans doute le pire — par clientélisme électoral…

Quid enfin du tabou de l’immigration ? Non suffisamment maîtrisée, celle-ci induit une concurrence entre travailleurs que Bernier — par le protectionnisme notamment — et la gauche radicale dans son ensemble disent refuser.

Ces trois tabous-là expliquent, autant sinon plus, l’échec de l’autre gauche face au Front national…


Retrouvez l’interview d’Aurélien Bernier dans le numéro 872 de Marianne en vente en kiosques, ce samedi, et disponible, dès aujourd’hui, en souscrivant à notre offre numérique ou en vous rendant sur le site de nos partenaires Lekiosk.com et Relay.com

Si le Front de gauche voulait vraiment lutter contre le FN…



* La gauche radicale et ses tabous – Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national. Aurélien Bernier, Seuil, 17 €. 

 

 

Source : www.marianne.net

 

 


 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:08

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/attac-france

 

La « success story » irlandaise est une escroquerie, champagne pour les banques !

Le 15 décembre 2013, l’Irlande est devenue le premier pays à sortir d’un programme de « sauvetage » de la Troïka - Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI. Au moment où les élites politiques européennes sablent le champagne en l’honneur du « succès » irlandais, Attac publie une étude inédite à partir de chiffres officiels jusqu’ici dispersés.

 


 

Alors que l’Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises.

L’étude confirme que la situation économique et sociale de l’Irlande demeure désastreuse : ces milliards n’ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d’austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes.

L’étude publiée aujourd’hui par le réseau des Attac d’Europe a été coordonnée par Attac Autriche et Attac Irlande. Voici ses résultats en détail :

  • 18,1 milliards € ont été utilisés pour recapitaliser directement les banques irlandaises.
  • 55,8 milliards € sont allés aux créanciers de l’Etat irlandais . € 37,5 milliards ont servi à rembourser des obligations gouvernementales à échéance et € 18,3 milliards pour payer les intérêts sur les obligations en circulation .
  • 1,6 milliards € ont été dépensés par la National Asset Management Agency (NAMA), une structure de défaisance garantie par l’Etat , pour acheter les mauvais actifs immobiliers détenus par les banques irlandaises.
  • 14 milliards € ont été utilisés jusqu’à présent pour la liquidation de la Compagnie de liquidation des banques irlandaises ( IBCR ) , la fusion de deux banques nationalisées en faillite. 12,9 milliards entre eux ont été utilisés par l’AMNA pour acheter le reste des actifs de l’IBCR . Un autre 1,1 milliard a été versé aux créanciers de la banque à la suite d’ une garantie du gouvernement.

« Au cours de son soi-disant sauvetage, l’Irlande a mis plus d’argent dans le secteur financier qu’elle n’a reçu de prêts pour son renflouement », note Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France : « la population irlandaise s’est lourdement endettée pour sauver le secteur bancaire européen ».

Ces chiffres, qui concernent l’un des plus petits pays de la zone euro, confirment le caractère dérisoire de l’Union bancaire européenne et de son fonds de résolution récemment annoncé, qui atteindra à peine 60 milliards d’euros dans dix ans. Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers et des banques irlandaises, les spéculateurs et les banques tiennent plus que jamais le haut du pavé. « Nous espérons que 2014 marque en Europe le début de la fin de leur arrogante domination, grâce notamment à l’instauration, enfin, d’une véritable taxation des transactions financières ; pour notre part, en 2014, nous allons plus particulièrement cibler deux requins de la finance, BNP Paribas et la Société Générale, pour qu’elles cessent de trafiquer dans les paradis fiscaux et de financer des projets destructeurs de la planète », conclut Dominique Plihon.

 

Le rapport en détails

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/attac-france

 


 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 14:12

 

Source : www.lefigaro.fr

 

 

Les appels à la clémence se multiplient en faveur d'Edward Snowden

L'ancien consultant de la NSA, Edward Snowden, encourt jusqu'à 3

 

Le New York Times et le Guardian estiment que l'ancien consultant de la NSA mérite de purger une peine réduite s'il décide de rentrer aux États-Unis.


 

Il y a sept mois, Edward Snowden devenait l'ennemi public n° 1 à Washington. Aujourd'hui, les appels à la clémence se multiplient en faveur de l'ancien consultant de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA), qui a levé le voile sur l'ampleur du programme américain d'espionnage. Derniers en date: le New York Times et le Guardian . Mercredi, les deux quotidiens ont chacun signé un éditorial plaidant la cause de l'exilé. «Le moment est venu pour les États-Unis d'offrir à Edward Snowden un marché ou une forme de clémence, qui lui permettrait de revenir chez lui», juge l'influent quotidien new yorkais. Le journal britannique, qui a relayé nombres des révélations de l'Américain, va un peu plus loin, saluant «un acte de bravoure» méritant la grâce.

Selon les deux textes, l'ampleur de la faute commise par la NSA plaide en faveur de l'accusé. Le Guardian rappelle qu'«une semaine avant Noël, un juge américain a trouvé que les techniques “quasi orwelliennes” révélées par Snowden sont probablement anticonstitutionnelles». «Étant donné la valeur énorme des informations qu'il a révélées, et les abus qu'il a mis au jour, Edward Snowden mérite mieux qu'une vie d'exil, de peur et de fuite», justifie pour sa part le New York Times. L'ancien consultant de la NSA n'avait pas d'autre alternative que de révéler les informations dont il disposait à la presse, ajoute le quotidien. L'éditorialiste rappelle ainsi que le consultant informatique affirme avoir, au préalable, signalé les abus à deux supérieurs.

«Obama a montré peu de patience avec les “lanceurs d'alerte”»

L'éditorial du “Guardian” du 1er janvier.

Edward Snowden encourt au moins trente ans de prison. Il est accusé par le gouvernement américain de deux violations de l'Espionage Act et du vol de documents appartenant à l'État. D'autres inculpations pourraient même suivre, estime le New York Times, ce qui conduirait l'Américain à purger une peine de prison à vie. Le Guardian se fait lui aussi peu d'illusions sur le sort qui sera réservé à l'accusé. «Barack Obama a montré peu de patience avec les “lanceurs d'alerte”: son administration a beaucoup plus utilisé l'Espionage Act contre ceux qui divulguent des informations classifiées que tous ses prédécesseurs. Il est difficile d'imaginer Barack Obama accorder la grâce qu'Edward Snowden mérite», note le quotidien britannique.

Ces deux prises de position simultanées ont reçu de nombreux soutiens. Sur Twitter, une ancienne responsable du département d'État, en poste lors du premier mandat d'Obama, a partagé l'opinion du New York Times. «Nous ne pourrions pas être plus d'accord», tweete encore l'influente organisation de défense des libertés ACLU, qui pétitionne par ailleurs pour accorder l'immunité à Edward Snowden. Le Guardian a reçu le soutien de Kenneth Roth, le président de l'ONG Human Rights Watch. Néanmoins, le sujet reste hautement polémique outre-Atlantique. Déjà, mi-décembre, un haut-responsable de la NSA a jugé sur la chaîne CBS que la question méritait d'être étudiée. Richard Ledgett expliquait qu'il s'agissait d'une position personnelle et que le sujet divisait au sein de l'agence. Le département d'État avait alors écarté catégoriquement cette voie.

Quant à Barack Obama, il reste inflexible. La Maison-Blanche a, pour le moment, refusé de réagir à l'éditorial du New York Times. Elle renvoie aux précédentes déclarations de l'administration. Lors de sa dernière conférence de presse en 2013, le président avait déjà prudemment esquivé la question d'un journaliste. «Aussi important et nécessaire que ce débat ait été, il est aussi important de garder à l'esprit que cela a provoqué des dégâts inutiles aux capacités de renseignement et à la diplomatie des États-Unis», lui avait répondu Obama.

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:44

 

Transmis par "Les alternatifs"

 

Pour communiquer vos dates, contacter : 

30@alternatifs.org

 jmarneguy@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG Chaque mercredi à 18h et samedi 13h - Maison Carrée


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Mardi 7/1

Réunion ENSEMBLE Nîmes

Local GA

18h30

Jeudi 9/1

Réunion préparation foire à l’Autogestion

St Génies de Malgoires

18h30

Jeudi 9/1

Rencontre avec R.Gori,initiateur de l’Appel des Appels, pour une insurrection des consciences »et son livre  « La fabrique des imposteurs »

Salle Mas VerdierCMCAS 222 rue Guy de Maupassant

19h

Dimanche 12/1

Vide-Grenier Gambetta

Boul Gambetta

8 à 18h

Mardi 14/1

UCCN morale et laïcité avec P.Dharréville

IUFM Nîmes

18h30 à 20h30

Samedi 18/1

Inauguration du local de Campagne de VIVONS Nîmes ENSEMBLE et Vœux aux Nîmois

Place de la Révolution

11h

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:05

 

Source : www.latribune.fr

 

 

La France va emprunter 173 miliards d'euros en 2014

 

Dette publique
Cette somme de 173 milliars d'euros, nete des rachats de dette, est un peu plus faible que celle anticipée lors de la présentation du budget en septembre (174 milliards d'euros), mais plus élevée qu'en 2013 (169 milliards), selon un communiqué publié vendredi par l'Agence France Trésor (AFT).
Cette somme de 173 milliars d'euros, nete des rachats de dette, est un peu plus faible que celle anticipée lors de la présentation du budget en septembre (174 milliards d'euros), mais plus élevée qu'en 2013 (169 milliards), selon un communiqué publié vendredi par l'Agence France Trésor (AFT).

 

latribune.fr  |  20/12/2013, 17:06 
La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d'euros et rembourser 103,8 milliards de dette arrivant à échéance en 2014.

La France va emprunter 173 milliards d'euros sur les marchés à moyen et long terme en 2014, anticipant une remontée de ses taux d'emprunt après une année 2013 au cours de laquelle ses coûts de financement sont tombés à un plus bas historique.

Ce montant, net des rachats de dette, est un peu plus faible que celui anticipé lors de la présentation du budget en septembre (174 milliards d'euros), mais plus élevé qu'en 2013 (169 milliards), selon un communiqué publié vendredi par l'Agence France Trésor (AFT).

La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d'euros en 2014

La différence par rapport à septembre tient au fait que l'AFT a racheté depuis cette date un milliard d'euros de dette qui arrivait à échéance en 2014. En tout, l'AFT a racheté pour 23 milliards d'euros de dette en 2013, dont 13 arrivant à échéance en 2014 et 10 en 2015, ce qui lui permet d'alléger d'autant ses remboursements à venir.

Au total, les besoins de financement de la France s'élèvent à 176,4 milliards d'euros pour l'an prochain, couverts pour l'essentiel par les 173 milliards d'emprunts, complétés par des ressources annexes. La France doit financer un déficit budgétaire de 70,6 milliards d'euros et rembourser 103,8 milliards de dette arrivant à échéance en 2014.

L'AFT, chargée de placer la dette française sur les marchés, publie son programme pour 2014 alors que 2013 a été l'année de tous les records. Le taux moyen pour l'ensemble des emprunts à moyen et long terme s'est établi à 1,54% cette année, un plus bas historique, contre 1,86% en 2012 et 4,15% en moyenne entre 1998-2007.

Le taux d'emprunt à dix ans a atteint son plus bas historique en mai dernier

La France s'est même offert le luxe de voir son taux d'emprunt à 10 ans atteindre son plus bas historique à 1,66% le 2 mai sur le marché secondaire où s'échange la dette déjà émise.

"2013 est une très bonne année pour le marché de la dette française, avec des coûts de financement au plus bas à moyen et long terme. C'est le signe de la confiance dans le crédit de la France et la qualité technique de la dette française", a indiqué Ambroise Fayolle, directeur général de l'AFT lors d'une rencontre avec la presse.

Ces coûts de financement témoignent du fait que malgré une croissance très faible dans le pays les investisseurs sont friands de dette française, facilement échangeable et plus rémunératrice que des valeurs refuges comme les titres de l'Allemagne.

Le niveau de la charge de la dette a atteint 45 milliards d'euros en 2013

Ils sont également le reflet de l'apaisement des tensions en zone euro et de politiques monétaires très accommodantes des banques centrales. Les abaissements de note qu'a subi la France ces derniers mois n'ont eu en outre aucune conséquence sur son taux d'emprunt.

L'AFT a précisé que le niveau de la charge de la dette atteignait 45 milliards d'euros en 2013, soit 1,9 milliard d'euros de moins par rapport à ce qui était prévu, en raison d'une inflation et de taux d'emprunt plus bas qu'anticipé.

Pour l'an prochain, l'AFT table sur une charge de la dette à 46,7 milliards d'euros. Pour 2014, l'AFT a confirmé qu'elle s'attendait à une remontée de ses taux d'emprunt à 3,3% en moyenne pour l'échéance à 10 ans, contre 2,23% en 2013. "Nos hypothèses sont prudentes concernant la remontée des taux", relève Ambroise Fayolle.

"La remontée des taux devrait aussi être favorisée par une reprise économique en Europe"

L'annonce en mai dernier par la Réserve fédérale américaine (Fed) d'un prochain changement de cap avait entraîné une hausse des taux d'emprunts des États-Unis, puis dans la zone euro. La décision de réduire en janvier 2014 les rachats d'actifs, prise mercredi, n'a en revanche pas pesé sur les taux en zone euro, qui bénéficient par ailleurs d'une politique monétaire favorable de la Banque centrale européenne (BCE).

"La remontée des taux devrait aussi être favorisée par une reprise économique en Europe", estime Ambroise Fayolle. Une croissance plus vive pourrait pousser les investisseurs à être plus téméraires et à se détourner légèrement des placements les plus sûrs, comme la dette française.

 

 

Source : www.latribune.fr

 

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:28

 

Source : www.mediapart.fr

 

Serge Dassault souhaite la bonne année aux socialistes

|  Par Laurent Mauduit

 

 

 

Dans une tribune publiée par son journal, Le Figaro, le milliardaire Serge Dassault présente ses vœux pour 2014. Ils prennent des allures d'encouragements, à peine critiques, à destination des socialistes, pour la politique économique néolibérale qu'ils conduisent.

Au premier coup d’œil, on pourrait être enclin à ne pas prêter trop d’attention aux vœux de bonne année (ils sont ici) que Serge Dassault adresse ce jeudi 2 janvier aux lecteurs du Figaro. Simple tradition familiale, pensera-t-on. Marcel Dassault avait l’habitude de tenir son « café du commerce » – collection de fausses évidences réactionnaires écrites sur un ton bonhomme – dans les colonnes de Jours de France, qui était sa propriété et dont il était aussi le rédacteur en chef. Son fils, Serge, poursuit donc la même pratique, dans les colonnes du quotidien conservateur qu’il a racheté en 2004 aux héritiers de Robert Hersant, celui que la gauche avait baptisé le « papivore ».

Et pourtant, il faut prendre le temps de lire cette prose. Parce qu’elle lève un petit coin du voile sur ce que la presse française est devenue, au fil des ans. Et surtout parce qu’elle dit beaucoup de la dérive stupéfiante dans laquelle la gauche socialiste est emportée, suivant pour une bonne part, par avance, les recommandations du propriétaire et éditorialiste du Figaro.

Ainsi donc, en France, le propriétaire de l’un des principaux quotidiens d’information peut prendre la plume, et maître chez lui, à la manière d’un directeur de la rédaction, dialoguer avec ses lecteurs pour leur confier ce qu’il espère de l’année qui s’ouvre. Dans aucune autre grande démocratie moderne – l’Italie du temps de Silvio Berlusconi mise à part –, un tel mélange des genres entre le journalisme et les milieux d’affaires ne serait concevable. En France, si ! Un marchand d’armes et avionneur de son état, sénateur UMP de surcroît et mis en cause dans l’un des plus graves scandales de la République (lire ici toutes nos enquêtes et révélations sur l’affaire Dassault), peut ainsi, violant la muraille de Chine qui devrait exister entre une rédaction et les actionnaires d’un journal, jouer les éditorialistes sans que cela choque personne – ou presque personne.

On observera, certes, que les autres oligarques ayant racheté ces dernières années la presse française se comportent avec un peu plus de retenue. Xavier Niel n’ose pas (pas encore ?) prendre la plume dans les colonnes du Monde, ni Édouard de Rothschild dans celle de Libération, ni encore Bernard Arnault dans celle des Échos. Mais Serge Dassault, qui a fait du Figaro sa chose, qui peut réunir une fois par mois les éditorialistes de son journal au siège de son groupe pour leur suggérer ce qu’ils doivent écrire, ne constitue en rien une exception dans le paysage de la presse française. Il est juste le révélateur le plus caricatural de ce que la presse est devenue. Une presse, à la manière de celle du Second Empire ou de celle de l’entre-deux-guerres, qui est devenue la propriété – et le jouet – de colossales puissances d’argent. Sous la férule de Napoléon III, un avocat républicain, Jules Favre (1809-1880), avait eu ce mot, en 1862 : « En France, il n’y a qu’un seul journaliste ; et ce journaliste, c’est l’empereur ! » Nous voilà donc presque revenus à ces temps détestables...

Soit dit en passant, mais c’est évidemment tout sauf un détail, c’est précisément pour tourner le dos à cet asservissement de la presse que Mediapart s’est créé voilà six ans ; pour renouer avec les principes fondateurs du Conseil national de la résistance (on peut les consulter ici), dont celui-ci : « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères ». Soit dit en passant aussi, c’est sans doute également la raison pour laquelle notre journal dérange tant, et fait aujourd’hui l’objet d’attaques aussi graves, menaçant jusqu'à son existence.

Ainsi fonctionne la presse française d’aujourd’hui : Le Figaro de Serge Dassault a bénéficié en 2012 de 18,2 millions d’euros d’aides directes de l’État – tout juste devancé par Le Monde –, alors que Mediapart a refusé cet argent public et, comme pour nous punir de revendiquer le respect du principe de l’égalité fiscale face à la TVA, a recueilli un contrôle fiscal.

Mais, dans la prose de Serge Dassault, on peut aussi lire entre les lignes d’autres choses : on peut prendre le pouls des relations qui se sont nouées depuis 2012 entre le gouvernement socialiste et les milieux patronaux – y  compris les milieux les plus paternalistes ou conservateurs qu’incarne Serge Dassault.

Car, même si l’auteur de cette prose ne le dit pas, toutes les recommandations qu’il formule recoupent très précisément le plan de travail du gouvernement socialiste ; ce qu’il a déjà fait ou ce qu’il compte entreprendre dans l'année qui vient.

Ainsi Serge Dassault recommande-t-il que la puissance publique n’accable pas les Français « d’impôts et de prélèvements décourageants » et s’engage dans la voie d’une véritable « baisse des impôts pour tous ». Cela tombe bien : c’est exactement ce qu’a promis François Hollande lors de ses propres vœux, prononcés le 31 décembre au soir (lire Hollande prononce des vœux de social-libéral) : oubliant la promesse-phare de sa campagne présidentielle, celle d’une « révolution fiscale », et tournant même le dos à la plus modeste « remise à plat » annoncée par Jean-Marc Ayrault, il a fait comprendre désormais que le cap nouveau du gouvernement serait celui de la baisse des impôts, inspiré de la doctrine néolibérale. Par avance, donc, le chef de l’État a exaucé une première fois le vœu du sénateur UMP.

« Après bravo Manuel », « bravo François » ?

Ainsi Serge Dassault recommande-t-il encore que le gouvernement allège « fortement le poids de la dépense budgétaire ». Cela tombe toujours bien : c’est très exactement la promesse que réitère François Hollande à chaque fois, ou presque, qu’il prend la parole. C’est le refrain aussi du gouvernement : l’austérité se poursuivra jusqu’à la fin du quinquennat. Par avance, le chef de l’État a donc exaucé une deuxième fois les vœux du sénateur UMP.

Ainsi le propriétaire et éditorialiste du Figaro enjoint-il le pouvoir socialiste, « pour faire reculer le chômage », de faire « le choix de la flexibilité du travail en généralisant les CDD non limités ou le contrat de projet, avec embauche pour la durée du contrat ». Cela tombe toujours bien puisque c’est également dans cette voie que s’est engagé le gouvernement, en faisant en sorte que quelques syndicats signent l’an passé avec le patronat un projet de flexi-sécurité qui a démantelé des pans entiers du Code du travail et notamment du droit du licenciement.

Ainsi le milliardaire presse-t-il encore le gouvernement de suivre l’exemple allemand. « En Allemagne, grâce au chancelier social-démocrate Gerhard Schröder et à son plan global d'amélioration de compétitivité des entreprises lancé il y a dix ans, le redressement est tel que le pays bénéficie aujourd'hui d'une situation économique cumulant excédent commercial et excédent budgétaire », explique-t-il. Or là encore, les dignitaires socialistes partagent le même point de vue. Le cap de François Hollande aujourd’hui, c’est en effet très exactement celui que suivait hier Gerhard Schröder : c’est celui de la « politique de l’offre », c’est celui de la marche forcée pour stimuler la compétitivité des entreprises.

Cela tombe donc toujours bien puisque ce vœu-là, François Hollande a dit, pas plus tard que le 31 décembre, qu’il allait encore s’employer à l’exaucer. On sait donc que, non content d’avoir offert 20 milliards d’euros aux entreprises sous la forme d’un crédit d’impôt – sans contrepartie ni contrôle –, financé sur le dos des consommateurs par le biais des hausses de TVA, le chef de l’État a proposé aux entreprises un nouveau « pacte de responsabilité », qui leur apportera des allègements complémentaires de charges sociales, financés encore et toujours par le biais de l’impôt. C’est-à-dire par les salariés. Des cadeaux en veux-tu, en voilà ; des cadeaux à n'en plus finir...

En bref, avant même que Serge Dassault ne prenne la plume, François Hollande avait déjà fait comprendre qu’il suivrait pas à pas ses souhaits. Jusqu’aux plus droitiers, jusqu’aux plus conservateurs.

Et tout cela, pour quels résultats ? La tribune de Serge Dassault apporte aussi une réponse à cette ultime interrogation. Car dans cette course folle qui conduit le pouvoir socialiste à désespérer chaque jour davantage son électorat et à essayer de devancer les moindres désirs des milieux d’affaires, il n’aura pas même la satisfaction de recevoir, en retour, la gratitude de ces puissances d’argent. À sa manière, qui est caricaturale, le patron-propriétaire du Figaro le montre bien. Jouant de la surenchère, il ne salue pas même le gouvernement pour avoir suivi à l’avance ses conseils mais le presse au contraire d’en faire plus, toujours plus. Jusqu’à suivre l’exemple de la Russie qui est « devenue libérale » (sic !) « après soixante-dix ans de communisme désastreux (et où) a été institué un impôt sur le revenu à taux unique ». Ou alors jusqu’à suivre celui de la Chine – « eh oui, même en Chine ! – Deng Xiaoping a remis au goût du jour le slogan inventé cent cinquante ans plus tôt par Guizot : "Enrichissez-vous par le travail et par l'épargne." En 1992, il lance : "Plus il y aura de riches, plus le pays s'enrichira." »

Paroles outrancières d’un vieux milliardaire qui ratiocine à l’envi ses obsessions personnelles, jusqu’à celles marquées par l’égoïsme social le plus outrancier ? On aimerait le croire. On aimerait penser que ses tristes rêveries pour 2014 n’engagent qu’un sénateur de l’UMP isolé parmi ses pairs, visé de surcroît par une demande de levée de son immunité parlementaire. Et pourtant non ! Les socialistes aujourd’hui au pouvoir nous ont appris qu’avec eux, il ne fallait jamais exclure le pire. 

Déjà, lors de l’inauguration de la 64e foire de Corbeil-Essonnes, au début du mois de septembre 2012, Serge Dassault avait chaleureusement applaudi la campagne xénophobe contre les Roms que le ministre socialiste de l’intérieur, Manuel Valls, avait entreprise : « Je veux dire un mot à Manuel. Pour moi, pour nous, la sécurité n'est ni de gauche ni de droite. Et je dois vous dire que nous sommes très heureux de son action (…) C'est pour ça qu'il a l'appui d'un journal bien connu (…) Mais, s'il fait des bêtises, on en reparle. Actuellement, c'est très bien. Pour les Roms et tous les autres, c'est formidable. Donc, bravo, Manuel, et continue ! »

Aujourd’hui, c’est aussi ce que suggère la tribune de Serge Dassault. Pour la politique économique et sociale néolibérale qu’il conduit, le gouvernement a l’appui vigilant (et s'il le faut critique)… « d’un journal bien connu ».

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:23

 

 

 

Source : www.mediapart.fr


Secret bancaire: le pas de deux du Luxembourg agace les Européens

|  Par Dan Israel et Ludovic Lamant

 

 

 

La décision est passée presque inaperçue au conseil européen de décembre : le Luxembourg a obtenu un nouveau délai, jusqu'à mars, pour signer une directive clé afin de lutter contre l'évasion fiscale. Quitte à crisper un peu plus ses partenaires européens. Entre gages de bonne volonté et stratégies d'évitement, à quoi joue le Grand-Duché à Bruxelles ?

 De nos envoyés spéciaux à Bruxelles et Luxembourg

Le rituel est immuable entre les murs du « Justus Lipsius », ce cube austère où se déroulent les conseils européens à Bruxelles. À l'issue du sommet, chaque dirigeant convie « ses » journalistes dans « sa » salle de presse, pour dresser le bilan des négociations. Ce vendredi 21 décembre aux environs de midi, l'exercice est une première pour Xavier Bettel, un libéral de 40 ans, à la tête du gouvernement luxembourgeois depuis une dizaine de jours à peine.

Dans une salle de presse minuscule, au deuxième sous-sol du bâtiment (les plus spacieuses sont réservées aux « grands » États membres), des journalistes, dont bon nombre de Suisses, sont venus lui poser la seule question qui vaille : le Grand Duché va-t-il finir par lâcher du lest dans la lutte contre l'évasion fiscale ? Va-t-il enfin accepter un échange automatique d'informations bancaires, le plus ambitieux possible, avec ses 27 partenaires au sein de l'Union ? La question est brûlante. Depuis plus de dix ans, le Luxembourg joue le rôle d’élément perturbateur dans les négociations européennes portant sur le secret bancaire et sur la lutte contre les paradis fiscaux.

Le pays est le plus gros centre financier de l’Union, et à ce titre constamment soupçonné d’attirer les riches Européens et les multinationales du monde entier par des procédés peu scrupuleux (lire notre reportage sur place). Dirigé pendant près de dix-neuf ans par Jean-Claude Juncker, qui a aussi présidé de 2005 à 2013 l’Eurogroupe, le club des pays de la zone euro, le Grand-Duché a tout tenté pour conserver son secret bancaire, qui lui assure un indéniable avantage compétitif sur ses partenaires européens. Sous la pression internationale, les digues ont commencé à céder. Mais jusqu’à quel point exactement ?

Pour son baptême européen, Xavier Bettel n'a pris aucun risque : « Le Luxembourg n'est pas venu brader ses engagements à Bruxelles », a-t-il prévenu, se disant « blessé » lorsque des journalistes réduisent le Luxembourg à un pays qui ne chercherait qu'à protéger sa fortune. Tout au long de sa conférence de presse, il a pris soin de s'inscrire, sur ce dossier, dans les pas de son prédécesseur. À Bruxelles, ceux – peu nombreux – qui misaient sur une évolution du Luxembourg, après les élections d'octobre, ont été déçus : le statu quo est total.

 

José Manuel Barroso et Xavier Bettel, le 20 décembre, à Bruxelles. © Commission européenne 
José Manuel Barroso et Xavier Bettel, le 20 décembre, à Bruxelles. © Commission européenne


« On voit que vous gardez la continuité de l'État, même quand les gouvernements changent… », a glissé José Manuel Barroso dans un sourire, lors d'une visite du jeune premier ministre à la commission européenne, la veille du sommet. Martin Schulz, le président du parlement européen, y est lui aussi allé de sa petite remarque cinglante, à l'issue de sa rencontre avec l'ancien maire de la ville de Luxembourg : « Nous sommes plein de compréhension pour tout le monde, mais cela ne veut pas dire que nous accepterons chaque décision. » Réponse de Xavier Bettel, tout en rondeur : « C'est déjà un bon début ! »

Alors qu'un front européen s'est formé, en début d'année 2013, pour renforcer la lutte contre les paradis fiscaux, le Luxembourg est dans la ligne de mire. Si bien que son nouveau premier ministre a souvent donné l'impression de marcher sur des œufs, lors de sa première tournée bruxelloise. Son pays agace nombre de partenaires européens, à force de souffler le chaud et le froid, entre gages de bonne volonté et stratégies d'évitement, pour en finir avec l'évasion fiscale.

Côté chaud : le Grand-Duché s'est engagé, en mars 2013, à quitter le statut dérogatoire dont il bénéficie jusqu'à présent, avec l'Autriche, dans le cadre de la directive « épargne » de 2005. Jusqu’à présent, ces deux pays avaient arraché le droit de n’échanger aucune information sur les détenteurs de comptes en banque sur leur territoire, contre des versements d’argent prélevé sur ces comptes. À partir de janvier 2015, le Grand-Duché va se plier à l'échange automatique d'informations, portant sur le versement des intérêts. En clair, il sera désormais possible pour Bercy de savoir qui sont les Français détenteurs d'un compte au Luxembourg. « Cet engagement reste valable avec le nouveau gouvernement, nous serons dans les clous de la directive début 2015 », assure-t-on côté luxembourgeois.

Mais c'est la révision de cette même directive, mise en chantier par la commission européenne en 2012, qui cristallise les tensions. Ambition affichée par l'exécutif de José Manuel Barroso : élargir le champ d'application de l'échange automatique à bien d'autres types de revenus – par exemple les dividendes et plus-values des entreprises et autres fonds d’investissement, ainsi que « toute autre forme de revenus financiers ».

« Aucune négociation n'a eu lieu avec la Suisse »

Pour le Luxembourg, où les fonds d'investissement ont acquis un poids considérable dans l'économie, cette directive révisée pourrait avoir des conséquences majeures. Le pays est le deuxième centre mondial de fonds d’investissement après les États-Unis, et de loin le premier concernant les fonds qui sont distribués dans plus d’un seul pays : 70 % des fonds distribués internationalement y sont domiciliés. Selon les derniers chiffres européens, ces quelque 3 800 fonds abritent plus de 2 400 milliards d’euros. Ces instruments financiers servent en particulier de véhicules à des contrats d’assurance-vie, où le Grand-Duché déploie ses armes secrètes, comme le rappelle la brochure de l’association des compagnies d’assurances : « une parfaite neutralité fiscale », autrement dit une absence de taxes sur ces produits (les fonds d'investissement classiques s'acquittent en général d'un taxe de... 0,01 % sur leurs actifs) , et une « confidentialité garantie par la loi ». Jusqu’à présent.

Cela explique sans doute la gêne du Grand-Duché, qui tente de faire traîner le dossier. Au conseil européen de mai 2013, l'adoption de cette directive révisée était au cœur des débats, alors que l'affaire Cahuzac en France, et les révélations du « Offshore Leaks » s'étalaient dans toute la presse internationale. À l'époque, le Luxembourg et l'Autriche (qui défend quant à elle aussi le secret fiscal mais dont l'industrie financière est bien plus réduite) s'en étaient sortis in extremis, en avançant l'argument suivant : pas question de signer, tant que l'Union n'a pas négocié les mêmes conditions avec cinq États tiers concurrents, dont la Suisse (mais aussi San Marin, le Liechtenstein, Monaco et Andorre). En résumé, le Luxembourg ne bougerait pas, tant que la Suisse n'adopterait pas elle-même ces standards contraignants (le même « level playing field », dit-on dans le jargon bruxellois). Face à ces désaccords, Herman Van Rompuy, le président du conseil, a proposé en mai de repousser l'adoption du texte à décembre.

« Nous partageons bien sûr l'objectif d'un élargissement des domaines sur lesquels se fait l'échange d'informations », assure Nicolas Mackel, directeur général de Luxembourg for Finance, l'agence de promotion de la place financière du Grand-Duché. « Mais nous divergeons sur la procédure. Nous estimons qu'il faut avoir à bord les autres centres financiers européens, et notamment la Suisse, avant d'activer le processus », poursuit ce responsable, qui dénonce un « acharnement » contre le Luxembourg. Traduction en langage moins diplomatique, assurée par un banquier luxembourgeois : « Pas question que nous soyons les dindons de la farce ! Il ne faut pas que la Suisse puisse profiter de nos évolutions sans bouger elle-même. »

Sauf qu'en décembre 2013, le Grand-Duché est parvenu à obtenir un nouveau délai, jusqu'au conseil… de mars (lire le paragraphe 27 des conclusions). Que s'est-il passé cette fois ? « Au jour du 20 décembre, nous constatons qu'aucune négociation n'a eu lieu avec la Suisse », regrette Xavier Bettel. Le premier ministre laisse entendre que la commission n'a pas tenu sa promesse, et n'a pas lancé, comme cela avait été convenu en mai, des négociations avec Berne. Or, aux yeux du Luxembourg, c'est une condition sine qua non pour avancer.

 

Xavier Bettel et François Hollande, à Bruxelles, le 19 décembre. ©Conseil européen. 
Xavier Bettel et François Hollande, à Bruxelles, le 19 décembre. ©Conseil européen.


« On s'est rendu compte, à l'automne, que les choses n'avançaient pas », explique-t-on côté luxembourgeois. La Suisse a en effet tardé à lancer les discussions avec Bruxelles, mais les négociations formelles avec la commission devraient bien s'ouvrir début janvier. Elles sont déjà en cours avec les quatre autres « États tiers » concernés, Monaco inclus, dont l’exemple revient constamment dans la bouche des responsables luxembourgeois lorsqu’ils s’entretiennent avec les journalistes français. Parallèlement, les services du commissaire à la fiscalité, le Lituanien Algirdas Semeta, devront rédiger, pour le conseil de mars, un rapport sur l'avancement des négociations, qui doit permettre de juger de leur sérieux.

Toute la question désormais est de savoir si Xavier Bettel et son équipe attendent que les discussions aient abouti avec la Suisse, avant de faire un pas à leur tour – ou s'il est suffisant que ces négociations soient enclenchées. Le premier ministre luxembourgeois a expliqué mi-décembre qu'il voulait la preuve, d'ici mars, que les discussions « aillent dans la bonne direction ». Une expression suffisamment floue pour ménager toutes les portes de sortie au conseil de mars. « Nous allons nous engager sur le chemin d'une extension (de la directive épargne, ndlr), c'est certain. La seule question, c'est quand », résume, de son côté, Jean-Jacques Rommes, à la tête de l'Association des banques et banquiers (ABBL), au Luxembourg. Mais ces gages de bonne volonté n'ont pas l'air de suffire.

Jouer la montre, jusqu'aux élections de mai ?

À Bruxelles, c'est peu dire que l'attitude des Luxembourgeois en crispe plus d'un. Côté français, où certains proches des négociations se disent « désemparés » et « exaspérés » par l'attitude du pays, on a accepté sans enthousiasme le report de la date butoir à mars. « Il y a eu des élections en octobre, le gouvernement a changé. Donc, c'est une sorte de délai de grâce politique. Mais il faut que ce nouveau délai de mars soit bien compris comme définitif », précise une source française.

À la sortie d'un « Écofin » début décembre, une réunion des ministres des finances de l'UE, le commissaire Semeta n'avait pas caché son agacement, jugeant qu'il était « incompréhensible qu'il n'y ait toujours pas eu d'accord sur la directive "épargne" » révisée : « Ce n'est pas en phase avec l'état d'esprit, et les résolutions qui ont été prises, aussi bien aux niveaux européen qu'international. »

Le bras de fer engagé par les Luxembourgeois avec la commission peut en effet surprendre. Car le Grand-Duché a conclu par ailleurs cette année des accords au sein d'autres enceintes internationales. Au printemps 2013, le Luxembourg a signé un accord de coopération fiscale avec l'OCDE. Il s'est surtout entendu avec les États-Unis, pour pratiquer un échange automatique d'informations au périmètre très large, portant sur les Américains détenteurs d'un compte dans le pays (la loi dite « Fatca », en vigueur courant 2014). Une révolution imposée à travers le monde entier par le géant américain lorsqu'il a découvert, à partir de 2008, que les banques suisses, UBS en tête, organisaient l’évasion fiscale depuis son propre territoire.

Pourquoi, alors, tant de lenteurs au sein de l'UE ? À y regarder de près, les enjeux semblent en fait très différents – l'immense majorité de la gestion de fortunes privées au Luxembourg concernant des Français, des Belges et des Allemands. « L'impact pratique de l'accord avec les États-Unis est proche de zéro pour nous, puisque nous n'avons quasiment aucun client américain », résume un haut responsable financier luxembourgeois, qui reconnaît tout de même que Fatca aura un « impact administratif lourd ». Les banques devront en effet mettre en place un système de gestion et de transmission des données aux États-Unis.

Certains diplomates européens se montrent nettement plus sceptiques sur la stratégie du Luxembourg au sein de l'UE : « En coulisses, ils nous font comprendre que si tout le monde passe à l'échange automatique, ils iront aussi. Mais ils se ménagent toutes les portes de sortie possible, en attendant de voir si tout ne se bloquera pas avant les échéances finales. C'est pour ça qu'au niveau européen, ils bloqueront jusqu'au dernier moment. ».

À force de jouer la montre, les Luxembourgeois pourraient réussir à reporter le dossier à l'après-élections européennes. Et tout dépendrait alors de la nouvelle commission, mise sur pied en octobre 2014. Exit, dans ce scénario, le commissaire Semeta, très impliqué dans le dossier, mais qui n'est pas forcément soutenu en interne par beaucoup d'autres commissaires de l'équipe Barroso.  

La composition de la future commission sera tout aussi décisive pour l'avenir d'un autre texte, le troisième et dernier sur la table : une directive sur la coopération administrative. Celle-ci prévoit, là encore, d'instaurer l'échange automatique d'information, au sein des 28 États membres, mais sur d'autres types de revenus – comme les pensions, les salaires, mais aussi les revenus des produits d'assurance-vie. Le texte viserait donc directement le pilier de la place financière luxembourgeoise. Malgré toutes les promesses, rien ne dit aujourd’hui que le Grand-Duché acceptera de voir surveiller de si près ce qui a fondé sa richesse et sa puissance ces trente dernières années.

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:13

 

Source : www.mediapart.fr

 

Cambodge : les ouvriers du textile bloquent les usines

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Des centaines d'usines du pays sont bloquées par les ouvriers qui exigent une revalorisation du salaire minimum à 160 dollars, contre 95 dollars actuellement.

Plus de 400 000 ouvriers cambodgiens du textile sont en grève depuis plusieurs jours pour obtenir une augmentation de leurs salaires, condamnant la plupart des usines du pays à fermer provisoirement leurs ateliers.

Pour obtenir une réponse favorable à leurs revendications, les travailleurs cambodgiens bloquent depuis plusieurs jours les usines qui alimentent les entreprises internationales et séquestrent des responsables d'ateliers. Actuellement, 80% des usines de confection du Cambodge affichent portes closes.

Le gouvernement du Cambodge a récemment augmenté le salaire minimum de 15 dollars à 95 dollars, mais les syndicats réclament une augmentation à 160 dollars.

 

Lire sur le site du quotidien allemand Zeit

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


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