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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 22:39

 

Source : euractiv.com

 

La fronde des sénateurs français contre les négociations transatlantiques
Published: 10.01.2014

 

La ministre en charge du Commerce extérieure, Nicole Bricq, le souligne non sans dépit. C'est surtout en France que l'on constate une mobilisation sur ce que les français appellent le « traité » transatlantique. Le vrai nom de l'accord en discussion entre l'Europe et les Etats-Unis est le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (ou TTIP).

Un débat était organisé à son sujet au Sénat jeudi 9 janvier. Les orateurs de tous bords se sont pressés à la tribune pour interpeller le gouvernement, qui se retrouve plutôt isolé sur ce dossier.

 

Marchés publics américains

Les sénateurs les plus modérés dans leurs critiques ont souligné les débouchés potentiels pour les entreprises françaises que pourrait représenter l'ouverture des marchés publics américains.

Un rêve qui n'est d'ailleurs pas d'actualité : en raison du Buy American Act, les Américains sont très hostiles à l'idée de voir des Européens participer aux appels d'offres sur les services comme l'eau, l'assainissement, les déchets sur lesquels ils pourraient s'avérer compétitifs.

Un des rares sénateurs optimistes sur le sujet, le socialiste Daniel Raoul a mis en garde contre le danger représenté par le mécanisme de règlement des différends entre États et investisseurs, qui est toujours dans le mandat de négociation de la Commission.

Ce mécanisme offre la possibilité aux entreprises de poursuivre un Etat dont la législation aurait un impact sur négatif sur son activité. Un producteur de gaz de schiste américain pourrait par exemple poursuivre la France qui en interdit l'exploitation, avec des conséquences financières importantes.

« Nous souhaitons que ce recours à l'arbitrage soit supprimé. Cette disposition est de nature à imposer des coûts inacceptables aux Etats et ainsi remettre en cause leur capacité à légiférer » souligne le sénateur. 

 

Parité monétaire euro-dollar en débat

Ancien ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement a rappelé que cette idée de partenariat était avant tout une idée des États-Unis, qui souhaitait réduire l'excédent commercial que l'Union européenne a à leur égard, et rapatrier des emplois sur leur sol.

« Les intérêts des entreprises ne rejoignent pas toujours les intérêts des États » a prévenu l'homme politique, en estimant qu'avant de signer un accord commercial avec les États-Unis il fallait régler la question monétaire. « Il faut mettre en place un serpent monétaire transatlantique pour remettre en place, en douceur, une parité réelle entre dollar et euro. On ne peut pas parler de libre-échange lors les parités passent de 1 à 2 entre l'euro et le dollar en l'espace d'une décennie seulement ».

Selon lui, il faudrait inclure ce paramètre dans la négociation; un sujet qui n'est pas du tout à l'ordre du jour, comme le lui a répondu la ministre Nicole Bricq.

André Gattolin, élu écologiste des Hauts-de-Seine, s'est aussi violemment opposé au projet de partenariat, en rappelant que l'Europe avait une identité propre et qu'il lui fallait la conserver. Il a aussi mis en avant les impacts inégaux qui se feraient sentir dans les différents pays d'Europe.

 

Dés pipés

« On nous promet 0,5 points de croissance, mais ce sont surtout certaines zones qui en profiteront, comme les ports de Rotterdam et Anvers » poursuit l'élu.

«Ce projet en l'état est mauvais, et nous avons vu avec le scandale de la NSA que les dés étaient pipés » a-t-il ajouté.

Jean Bizet, élu UMP, s'est de son côté inquiété du volet agroalimentaire, et notamment du dossier lait alors que les importations de fromages progressent en France et que la fin des quotas laitiers, fin 2015, angoisse les élus des régions productrices de lait.

 

Ne pas troquer la guerre du champagne contre celle du camembert

« Si la guerre du champagne est en train d'être réglée, il ne serait pas responsable d'ouvrir celle du camembert ! » a déclaré le sénateur.

Chez les communistes, le ton s’est aussi montré incisif.

Michel Gillout a estimé que « l’opacité des négociations représentait un très mauvais signe à l’approche des élections européennes».

L’élu s’est aussi inquiété des menaces pour les droits sociaux et s’est interrogé sur les motivations des auteurs des différentes études élaborées pour évaluer les conséquences de l’accord de libre-échange.

La salve la plus acerbe est sans doute venue de Marie-Noëlle Lienemann, pourtant sénatrice PS.

« Je suis très hostile à ce traité »  a d’emblée prévenu l’ex-député européenne. « Force est de constater que la mondialisation heureuse n'a pas eu lieu ! Nous sommes dans une logique où les firmes multinationales ne sont pas dans une situation que nous pouvons réguler a-t-elle indiqué.

Également sceptique sur les perspectives de croissance, la sénatrice a estimé que les points de croissance promis pourraient être atteints avec une politique de relance en Europe qui pourrait s’appuyer sur des grands travaux.

 

Inquiétude pour la viande, le sucre, le bioéthanol et le transport français

La sénatrice s’est aussi inquiétée des secteurs industriels français qui risquaient d’être impactés par le traité. « La Commission l’a reconnu, ce sont les producteurs de viande, de sucre, de bioethanol, les secteurs du transport, de la métallurgie qui seront les plus atteints et pour lesquels « il pourrait y avoir des coûts d'ajustement substantiels et prolongés. Or ces secteurs percutent la France de plein fouet, puisque le libéralisme a cette logique où le fort devient plus fort et le faible plus faible » a prévenu la sénatrice.

Marie-Noelle Lienemann s’est aussi interrogé sur les motifs pour lesquels l’accord signé entre l’Europe et le Canada n’était toujours pas public. « Qu’y a-t-il à cacher à l’intérieur, si ce n’est un gros risque pour la production bovine et porcine européenne »  s’est-elle demandé, estimé que les gains d’un accord de libre-échange représentaient « des cacahuètes par rapport à tout ce que l’on perdra sur les porcs, le bovin et l’automobile ».

 

La ministre salue le débat démocratique

La ministre du Commerce extérieur a tenté de calmer le jeu en saluant le débat démocratique. « Ce n’est pas une pratique commune à la Commission de faire participer les parlements nationaux aux débats, mais le processus évolue » a promis la ministre, tout en éludant une partie des questions.

Nicole Bricq a souligné que les ONG et les syndicats américains espéraient que l’accord de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis tirent les questions sociales et environnementales vers le haut outre-Atlantique. Avant de reconnaître que le troisième round de négociations, durant lequel 80 fonctionnaires européens s'étaient rendus aux États-Unis, avait achoppé sur des divergences fortes notamment sur les questions règlementaires.

Les points d’opposition portent notamment sur l’inclusion des services financiers, que l’Europe souhaite contrairement aux États-Unis, ainsi que l’accès des Européens aux marchés publics américains.

Les prochaines négociations sont prévues début février, où les questions des barrières tarifaires seront discutées, avant une rencontre entre les deux principaux négociateurs, durant la troisième semaine de février.

Les négociations devraient être suspendues entre la mi-avril et l’automne 2014, en raison du renouvellement des institutions européennes.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 22:02

 

Source : www.lepoint.fr

Le Point.fr - Publié le 10/01/2014 à 23:19 - Modifié le 10/01/2014 à 23:25

A la suite d'une réévaluation, l'Agence européenne du médicament (EMA) recommande la suspension du Protelos, un médicament anti-ostéoporose.

 

 

 

A la suite d'une réévaluation, le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac)a ordonné la suspension du Protelos Servier A la suite d'une réévaluation, le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac)a ordonné la suspension du Protelos Servier © AFP

A la suite d'une réévaluation, le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac) de l'Agence européenne du médicament (EMA) a recommandé de suspendre pour le marché européen le médicament anti-ostéoporose Protelos, ont annoncé vendredi séparément l'EMA et les Laboratoires Servier qui le fabriquent.

Le Protelos, qui était jusqu'à présent indiqué dans le traitement de l'ostéoporose sévère, a finalement "montré avoir un effet modeste" sur cette maladie caractérisée par une fragilité du squelette et une diminution de la masse osseuse, a expliqué l'EMA. Le Protelos est commercialisé en France depuis janvier 2006. Il fait l'objet d'une surveillance renforcée depuis 2007 et en septembre 2011, le gouvernement avait décidé de limiter les conditions de son remboursement. Le Prac a conduit une "réévaluation en profondeur" du médicament et a tenu compte des données disponibles sur les risques et les bénéfices du Protelos, selon un communiqué de l'EMA.

Problèmes cardiaques

Ce médicament entraîne pour ceux qui le prennent un risque accru de "problème cardiaque grave" notamment d'infarctus, un risque de formation de caillots sanguins et de thrombose, explique l'EMA.

Sur 1 000 patients traités pendant un an, le sur-risque d'accidents cardiaques causés par le Protelos est évalué à quatre. De même le sur-risque de thromboses est évalué à quatre.

Le Comité relève aussi "plusieurs autres risques", comme des réactions graves de la peau, des troubles de la conscience, des crises de type épileptique ou encore des inflammations du foie ou une baisse du nombre de cellules sanguines.

La recommandation du PRAC sera transmise pour avis au Comité des médicaments à usage humain (CHMP) qui statuera lors de sa prochaine réunion du 20 au 23 janvier 2014.

Dans le communiqué, les Laboratoires Servier expliquent que l'EMA avait déjà restreint en avril 2013 "les conditions d'utilisation du Protelos dans l'attente d'une réévaluation complète de ses bénéfices et de ses risques" en raison "d'un sur-risque cardiovasculaire nouvellement identifié".

Servier indique qu'il adressera aux professionnels de santé "une information détaillée précisant la décision du CHMP et les conséquences pratiques pour la prise en charge de leurs patients".

D'ores et déjà, le laboratoire avertit l'ensemble des agences de santé ayant enregistré le Protelos de la procédure en cours, et met en place un numéro vert pour les professionnels de santé et les patients (0 800 003 936).

En octobre 2011, l'agence française du médicament (l'Afssaps à l'époque) avait adressé une mise en garde aux professionnels de santé pour qu'ils restreignent l'emploi du Protelos, en raison d'effets indésirables graves thrombo-emboliques veineux (formation de caillots), et de risque allergique.

L'agence française avait saisi l'EMA en vue d'une réévaluation du rapport bénéfice/risque pour ce médicament.

En mars 2012, l'autorité européenne de santé avait recommandé de nouvelles contre-indications pour l'utilisation du Protelos, mais avait estimé qu'il présentait toujours davantage de bénéfices que de risques.

 

 

Source : www.lepoint.fr

 

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 21:45

 

Source : www.reporterre.net

 

LES BREVES - En Allemagne, les éoliennes ont tellement produit à la fin de l’année que le prix de l’électricité a été… négatif !

Reporterre

vendredi 10 janvier 2014

 

 


Vendredi 10 janvier 2014

- En Allemagne, les éoliennes ont tellement produit à la fin de l’année que le prix de l’électricité y a été… négatif ! (en anglais).

Le nord de l’Europe a expérimenté un phénomène hivernal nouveau : des prix d’électricité négatifs, c’est-à-dire où l’on devrait payer le consommateur pour consommer - sauf que ce n’est pas lui qui a empoché la recette, mais les courtiers en électricité, les "traders".

Durant les vacances de Noël, la consommation électrique chute traditionnellement en Allemagne, en Scandinavie, en Tchéquie et en Slovaquie. La baisse a été encore pus accentuée cette année du fait d’un temps doux. Vent et pluie, un temps assez calme, c’est l’idéal pour l’éolien et l’hydroélectricité. En décembre, la production d’électricité éolienne en Allemagne a ainsi atteint le deuxième niveau mensuel le plus élevé jamais observé. Et comme l’énergie renouvelable ne peut pas être stockée, elle a été envoyée le réseau, même s’il n’y avait personne pour l’acheter. D’où des prix négatifs à certains moments.
Le 24 décembre 2013, le prix de l’électricité est ainsi tombé à - 35,45 euros le kwh (bien lire "moins") entre minuit et six heures du matin.

 

*Suite de l'article sur reporterre.net

 

Source : www.reporterre.net

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 19:52

 

Source : bigbrowser.blog.lemonde.fr

 

PLOUTOCRACY – La moitié des membres du Congrès américain sont désormais millionnaires

 

 

 

Crédits : AP/Carolyn Kaster

Crédits : AP/Carolyn Kaster

Pour la première fois de l’histoire, la majorité des membres du Congrès américain possèdent une fortune supérieure à un million de dollars, révèle jeudi 9 janvier une étude menée par l’organisme Center for Responsive Politics. La valeur médiane nette, au-dessus de laquelle 50 % des législateurs se situent, serait d’exactement 1 008 767 dollars, soit un peu plus de 740 000 euros, en augmentation de 4,4 % par rapport à l’année précédente. Le Congrès, parlement bicaméral composé du Sénat et de la Chambre des représentants, accueillerait ainsi 268 heureux millionnaires sur les 534 élus actuellement en poste.

L’étude, qui s’appuie sur les déclarations des membres du Congrès faites en 2013 sur leurs patrimoine de 2012, dresse un classement des personnalités les plus riches. En tête, le républicain Darrell Issa affiche un pactole de 464 millions de dollars, engrangés dans le commerce d’alarmes pour voitures. En queue de peloton, l’élu le plus pauvre du Congrès est le républicain David Valadao, qui souffre d’un compte en banque débiteur de plus de 12 millions de dollars, en raison selon lui de prêts accordés à son exploitation laitière.
Cette analyse permet également de mettre en lumière les entreprises dans lesquelles ce capital est majoritairement investi par les membres du Congrès : sur le podium, le géant de l’énergie General Electrics est préféré à la banque Wells Fargo, et à la multinationale de l’informatique Microsoft.

« Malgré les sondages qui montrent à quel point les Américains sont insatisfaits du Congrès, il n’y a aucun changement dans notre appétit pour l’élection de riches hommes politiques , a déclaré Sheila Krumholz, directrice du Center for Responsive Politics. Dans notre système électoral, les candidats ont besoin d’accéder à la richesse pour mener des campagnes financièrement viables, et ceux qui parviennent à lever des fonds avec le plus de succès sont ceux qui nagent déjà dans ces cercles-là. »

Le New York Times, qui reprend l’information, souligne que ce n'est pas vraiment ce que les membres du Congrès souhaitaient voir apparaître dans les médias en ce moment, alors que plus d'un million de chômeurs viennent, eux, de voir leur indemnisation arriver à son terme. Ces derniers ont donc perdu tout revenu, précisément alors que le Congrès a refusé de renouveler un programme d’aide d’urgence destiné aux demandeurs d’emploi.

 

Source : bigbrowser.blog.lemonde.fr

 

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:56

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Société

On pourrait passer de 15 000 médicaments à 150 sans dommage pour la santé

Jean Gadrey

vendredi 10 janvier 2014

 

 

150 médicaments suffisent à guérir 95 % des maladies, ‏selon une étude scientifique. La décroissance de la consommation médicamenteuses pourrait se faire sans perte de bien-être.

 


 

On pourrait passer de 15 000 médicaments à 150 sans dommage pour la santé !

C’est ce qu’affirment des médecins désormais assez nombreux et organisés. J’ai tendance à les croire : comme le montre la fin de ce billet, leur démarche est très sérieuse, ce qui ne veut pas dire incontestable. Ils précisent certes que cette modalité inouïe de « décroissance » sans diminution du bien-être, voire avec une progression de la qualité des soins, ne concerne que 95 % des pathologies, les plus courantes, dont certaines très lourdes (cancer, etc.).

Cela ne change pas grand-chose à l’intérêt de leur évaluation. Peu importe d’ailleurs qu’à l’arrivée le processus engagé aboutisse à un chiffre de 100, 150 ou 200. Ce qui compte est l’ordre de grandeur. Il est stupéfiant.

J’avais publié il y a cinq ans un billet sur la production de « l’avidité médicamenteuse ». Il commençait par cette question : « Comment l’industrie pharmaceutique parvient-elle à créer de toutes pièces des demandeurs et prescripteurs de médicaments pour continuer à faire croître sa production ? ». Je suis convaincu depuis longtemps que le marché du médicament est obèse et source de gaspillages considérables. Mais là, je suis bluffé.

Je dois cette information à un ami, Jean-Claude Salomon, médecin et Directeur de recherches honoraire au CNRS, membre du Conseil scientifique d’Attac. Il est l’un des animateurs du réseau Princeps, qui a mené ces travaux, avec entre autres Michel Thomas (professeur émérite, médecin interniste, ancien chef de service, Faculté de médecine de Bobigny), grand spécialiste des « médicaments essentiels », et Omar Brixi (médecin, enseignant et consultant en Santé Publique).

- Voir l’article "Les 100 médicaments essentiels. Une approche de médecine interne".

Des travaux menés… sans financement. Rares sont les recherches bien financées visant à montrer que, dans un domaine donné, une vive décroissance de la production et de la consommation ne conduit à aucune diminution du bien-être, mais permet en revanche d’énormes économies pour la collectivité. Des économies qu’on pourrait réorienter vers des activités à forte utilité sanitaire et sociale, notamment pour réduire les inégalités de santé.

L’enjeu financier d’une telle décroissance du superflu n’est pas mince ! Le marché des médicaments en France représente selon les sources entre 27 et 34 milliards d’euros/an (Insee, Tableaux de l’économie française, et Vidal). Pour ce qui est de la Sécu (régime général), les seuls « médicaments délivrés en ville » comptent pour dix-sept milliards dans ses dépenses en 2013 (CNAM, communiqué du 20/12/13).

Or, les cent médicaments essentiels (environ) qui ont commencé à être recensés par ces médecins volontaires sont dans leur majorité des génériques, donc moins chers, et pourraient d’ailleurs être encore moins chers si la marge bénéficiaire des génériqueurs était simplement raisonnable.

Risque-t-on, avec une telle démarche, de « priver » les gens de médicaments dits « de confort » (une catégorie aux frontières éminemment discutables) dont certains ne sont peut-être pas inutiles pour le bien-être ? Non, car la plupart de ces médicaments ont été exclus des travaux en question. Ils relèveraient d’autres réflexions. Les auteurs de ces travaux ne se prononcent pas sur ce point, mais proposent en revanche le remboursement systématique à 100 % des médicaments essentiels selon eux.

En Suède, moins de médicaments, meilleure santé

La France semble encore détenir le record d’Europe en matière de consommation de médicaments par habitant (CNAM, point d’information, novembre 2011). La Suède a une espérance de vie supérieure d’un an à celle de la France (source). Ses dépenses publiques de santé représentent 7,8 % du PIB, contre 9,3 % en France, et, selon l’OCDE, les dépenses annuelles de médicaments par habitant y sont de 341 euros, contre 461 en France (source). Certes, de multiples facteurs interviennent pour expliquer un écart d’espérance de vie entre deux pays, mais la surconsommation de médicaments en France est patente.

L’objection attendue du lobby pharmaceutique : l’emploi

On peut s’attendre à deux types d’objections. La première se réfugiera derrière la « liberté », celle des patients et celle des médecins. Elle ne sera pas la plus difficile à combattre si la preuve est faite qu’on peut soigner aussi bien (et probablement mieux, en réduisant les risques liés aux effets indésirables des médicaments) avec beaucoup moins de médicaments en circulation

 

*Suite de l'article sur reporterre.net

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:39

 

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et toi, toi, tu viens pour le gaz

Publiée le 1 janv. 2014

d'après la chanson de Jacques Brel "le gaz"

musique : Gérard Jouannest
paroles, chant et images : Jofroi
réorchestration : Line Adam
prise de son : Colin Burton - Omp studio
réalisation : les ateliers de Victor

avec l'aimable autorisation et le soutien chaleureux
des Editions Jacques Brel et de Gérard Jouannest

La menace qui pèse sur nos têtes, ici et dans bien d'autres régions,  menace de forages et de recherche d'hydrocarbures, huiles et gaz de schistes, non conventionnels ou conventionnels, est loin d'être écartée.
Sous prétexte d'indépendance énergétique, de libre concurrence et de ressources économiques, les lobbys pétroliers influencent les hommes politiques, les médias et l'opinion publique, occultant les désastres écologiques,
humains et finalement économiques que cela entraînerait...
Lobbys pétroliers et financiers prêts à ravager des régions entières pour leurs jolis profits.

En 2014
ici comme ailleurs,
faut qu'on se libère, qu'on se décarcasse,y a d'autres choses à mettre en place !

En savoir plus sur le gaz de schiste :
http://www.stopaugazdeschiste07.org/
et aussi :
http://bassindales.fr/

 

 

bassindales

VOUS ETES 536 A AIMER NOTRE PAGE ALORS PARTAGEZ CE LIEN QU'IL APPARAISSE SUR 536 MURS AFIN QU'IL SOIT ENCORE PARTAGE ET QUE CETTE CHANSON ET CE CLIP SOIT CONNU PAR LE PLUS GRAND NOMBRE

 

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:20

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Débattre Initiative citoyenne européenne

Un revenu pour tous, sans conditions

par Collectif 10 janvier 2014

 

 

 

 

 

Chômage de masse, pauvreté, précarité, pression insoutenable sur les ressources naturelles et sur les hommes... La bataille pour l’emploi et la course à la croissance menées depuis plus de 30 ans semblent conduire à une impasse. Face à ce constat, des personnalités de différents bords politiques suggèrent de changer de logiciel de pensée et soutiennent l’instauration d’un revenu de base : le droit à un revenu pour tous, sans condition. Ils appellent à signer l’Initiative Citoyenne Européenne en cours, afin d"obliger l’Union européenne à ouvrir le débat sur le sujet.

Notre pays n’a jamais été aussi riche. Pourtant, 8,5 millions de Français, dont 2,5 millions d’enfants, vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Nous sommes installés depuis quarante ans dans une situation de chômage de masse qui touche près de 5 millions de personnes. De nombreux travailleurs sont en situation précaire, occupent des temps partiels subis ou des emplois trop mal payés pour les sortir de la pauvreté. Sans compter l’explosion de la souffrance au travail qui, en plus de coûter 3 à 4% du PIB, détruit des vies.

La solution à ces problèmes, nous dit-on, serait la croissance économique. Or malgré tous les efforts mis en œuvre pour la retrouver depuis quarante ans, celle-ci n’a jamais suffi à résorber le chômage. Au contraire, les gains de productivité réalisés au cours du dernier siècle ont permis d’automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin de main d’œuvre. En outre, l’explosion de la production industrielle nous a conduits à accroître notre pression sur les ressources naturelles et nos émissions de gaz à effet de serre.

Notre proposition : le revenu de base

Mais ce constat ne constitue pas un horizon indépassable. Nos sociétés modernes sont en mesure d’assurer à tous une vie digne. Pour y parvenir dès maintenant, nous, citoyens français et européens de tous bords politiques, demandons l’instauration d’un revenu de base. Il s’agit de distribuer à tous, de la naissance à la mort, un revenu inaliénable, inconditionnel, individuel et cumulable avec les revenus du travail salarié et du patrimoine, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie.

Il ne faut pas voir dans le revenu de base une nouvelle forme de charité ou un simple outil pour gérer la pauvreté, mais un nouveau droit humain garanti par la société au même titre que le droit à l’éducation ou le droit de vote.

Le revenu de base donne sens à l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : “Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille”. Le Conseil européen a d’ailleurs reconnu l’existence d’un "droit fondamental de la personne à des ressources et prestations suffisantes pour vivre conformément à la dignité humaine".

Sans revenu, pas de citoyen

L’idée du revenu de base n’est pas nouvelle. Dès la fin du XVIIIème siècle, l’homme politique franco-américain Thomas Paine la défendait dans son essai sur La Justice Agraire en expliquant que “sans revenu, point de citoyen”. Depuis, de nombreux penseurs lui ont emboîté le pas, dont 5 prix Nobel d’économie (James Meade, James Tobin, Milton Friedman, Jan Tinbergen et Herbert Simon).

Le revenu de base a été expérimenté au Canada, en Inde en Namibie et en Alaska, avec des résultats notables sur le développement de petites activités productives, l’éducation des enfants, l’accès aux soins, la diminution de la délinquance et une construction positive de soi. Et ce projet séculaire pourrait bientôt devenir réalité. Suite à une forte mobilisation citoyenne, les citoyens suisses décideront par référendum d’ici 2015 d’inscrire dans la loi le versement d’un revenu de base 2500 francs suisses [1] à tous les résidents du pays.

Le revenu de base libère le travail et les initiatives humaines

Le revenu de base est un vecteur de transformations positives pour notre économie et notre société. Il ne permet pas seulement d’éradiquer la misère et de relancer une économie laissée atone par l’insuffisance de la demande. Il libère également des énergies nouvelles en donnant la possibilité à chacun de choisir librement une activité réellement épanouissante et enrichissante, utile socialement et économiquement.
En nous soulageant du travail subi et de la contrainte vitale que représente la recherche d’un moyen de subsistance, le revenu de base permettrait de travailler autrement. Il libère du temps pour donner un nouveau souffle à l’activité associative, l’engagement citoyen, les projets professionnels, la création artistique et ainsi recréer du lien social, familial et de la confiance dans nos villes, nos quartiers et nos villages.

Au-delà de ses effets positifs sur la pauvreté, l’activité économique et le lien social, le revenu de base permet de mettre fin aux effets pervers du système actuel d’aides sociales générant humiliations et stigmatisations injustifiées [2]. Inconditionnel, le revenu de base est distribué automatiquement, sans qu’aucune démarche ne soit nécessaire pour le percevoir. On peut en outre accepter un emploi sans craindre de perdre son revenu de base, ni même de le voir diminué, contrairement au RSA. Ainsi, avec le revenu de base, le travail paie toujours.

Une proposition économique équilibrée

Le revenu de base n’a pas vocation à se substituer à notre modèle social mais plutôt à le parfaire pour le rendre plus émancipateur. Les travaux d’experts sur son financement ne manquent pas. Seule la volonté politique fait encore défaut. C’est pourquoi nous, citoyens français, suisses et européens, au-delà de nos clivages politiques et idéologiques, soutenons et signons l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour le revenu de base. Nous avons jusqu’au 14 janvier pour récolter 800 000 signatures à travers l’Europe et ainsi contraindre la Commission Européenne à étudier cette proposition.

Le Revenu de Base n’est pas une solution clé en main à tous les problèmes actuels. Mais il pose les bases d’une société plus juste, plus humaine, et propose enfin une vision positive du 21ème siècle.

Pour signer l’initiative citoyenne européenne : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

Voir le mouvement français pour un revenu de base

Premiers signataires : Yves Cochet (eurodéputé écologiste, ancien ministre), José Bové, Eva Joly, Karima Delli, Michèle Rivasi (eurodéputé(e)s), Jean Desessard (Sénateur EELV), Christophe Girard (Maire PS du 4ème arrondissement de Paris, Conseiller régional IDF), Corinne Morel Darleux (Conseillère régionale Rhône Alpes PG - FdG), Paul Ariès (rédacteur en chef de la revue les Z’indigné(e)s), Jean-Paul Jouary (philosophe), Vincent Liegey, Stéphane Madeleine, Anne-Isabelle Veillot et Christophe Ondet (auteurs du manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie), Yves Citton (enseignant et philosophe) et la revue Multitudes, Baptiste Mylondo (enseignant en économie et philosophie politique), Marie Pezé (docteur en psychologie, spécialiste de la souffrance au travail), Marc de Basquiat (docteur en économie), Étienne Chouard (enseignant, blogueur), David Poryngier (Président du Mouvement des libéraux de gauche), Thierry Crouzet (écrivain, blogueur).

 

Notes

[1Soit environ 2000 €, ce qui correspond au seuil de pauvreté suisse

[2Complexité administrative, fort taux de non recours, effets de seuil économiquement néfastes

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 16:23

 

Source : www.mediapart.fr

Le parlement européen se décide à enquêter sur la Troïka

|  Par Ludovic Lamant et Amélie Poinssot

 

 

 

À quelques mois des élections européennes, des élus se lancent dans une enquête sulfureuse sur « le rôle et les agissements de la Troïka » en Grèce, au Portugal, en Irlande et à Chypre. Mais la partie est loin d'être gagnée, dans ce parlement majoritairement à droite. Les responsables de la BCE ou du FMI traînent des pieds, et les délais sont serrés.

Après des années d'impuissance face à la crise, sur fond d'une gestion intergouvernementale symbolisée par le tandem « Merkozy », le parlement de Strasbourg tente de reprendre la main, dans la dernière ligne droite avant les élections européennes de mai. Des eurodéputés enquêtent, depuis la fin 2013, sur le bilan de la Troïka, ce curieux attelage composé de la Commission européenne, de la BCE et du FMI, dans les quatre pays où cette structure inédite est intervenue – Grèce, Portugal, Irlande et Chypre. Le constat s'annonce sévère, si l'on en croit les premiers textes qui circulent.

Une délégation d'élus de la Commission des affaires économiques s'est rendue à Lisbonne en début de semaine, avant de rejoindre Nicosie à partir de vendredi. Des déplacements à Athènes et Dublin sont aussi prévus. À Strasbourg la semaine prochaine, des auditions publiques de plusieurs « poids lourds » sont attendues, à commencer, le 13 janvier, par Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques, Klaus Regling, le patron du mécanisme européen de stabilité (l'entité qui réalise les prêts aux États menacés de faillite), le 14, ou encore Jean-Claude Trichet (ex-président de la Banque centrale européenne) le 15.

L'entreprise, supervisée de concert par le conservateur autrichien Othmar Karas (PPE) et le socialiste français Liêm Hoang-Ngoc (S&D), doit déboucher sur un rapport qui sera débattu et soumis à un vote en séance plénière à Strasbourg, au plus tard en avril. Parallèlement, au sein d'une autre commission du parlement, celle des affaires sociales, le socialiste espagnol Alejandro Cercas s'est lui aussi lancé dans un rapport qui se concentre sur les conséquences sociales de l'action de la Troïka, et s'inquiète par exemple de l'affaiblissement des conventions collectives sous l'influence de la Troïka.

Dans leur projet de conclusions (encore parcellaires), Karas et Hoang-Ngoc « déplorent l'impréparation de l'UE » face à la crise, et rappellent que le taux de chômage des jeunes, comme les inégalités de revenus, ont grimpé dans les quatre pays sous assistance. En vrac, ils disent « regretter le manque de transparence lors des négociations » sur le contenu du mémorandum (l'inventaire des politiques qu'un pays s'engage à mettre en œuvre, en l'échange d'un prêt), mais aussi « regretter que les programmes intègrent des prescriptions détaillées en matière de réforme des systèmes de santé ou de coupes budgétaires ». Ils s'interrogent, plus loin, sur un éventuel conflit d'intérêts de la BCE, à la fois “conseiller technique” au sein de la Troïka et créditrice des quatre pays sous assistance.

 

José Manuel Barroso, le président de la Commission, à Athènes le 8 octobre, avec Antonis Samaras, premier ministre grec. ©CE. 
José Manuel Barroso, le président de la Commission, à Athènes le 8 octobre, avec Antonis Samaras, premier ministre grec. ©CE.

Le parlement de Strasbourg n'en est pas tout à fait à son coup d'essai en la matière. En mars 2012, le groupe socialiste (deuxième force du parlement) avait convoqué trois représentants de la Troïka, qui s'étaient fait bousculer, le temps d'un échange avec la salle (lire notre compte-rendu). Au printemps 2012, le socialiste luxembourgeois Robert Goebbels s'était déplacé à Athènes avec une « troïka alternative », censée formuler des recommandations différentes de celles avancées par l'actuelle Troïka. Mais l'initiative en cours est plus ambitieuse puisqu'elle implique, a priori, l'ensemble des formations de l'hémicycle. Dans l'idéal, il s'agira de dégager la position officielle d'un parlement qui, statistiquement, penche à droite.

En l'état, la partie est loin d'être gagnée. Les délais sont serrés et c'est peu dire que certains traînent des pieds. Au 8 janvier, ni la BCE ni le FMI n'avaient répondu au questionnaire envoyé le 22 novembre dernier par les eurodéputés. Mario Draghi, dont le rôle dans la gestion de crise est décisif, ne semble pas pressé d'accepter une audition sur le sujet à Strasbourg. Si l'Italien se montre sur la défensive, c'est en partie parce que la BCE est de plus en plus mal à l'aise dans son rôle au sein de la Troïka (lire notre article). Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, a poliment refusé de répondre aux sollicitations des élus, arguant du fait qu'il n'est pas directement « impliqué dans les interactions de ces institutions » membres de la Troïka (télécharger sa lettre ici).

Le Néerlandais Jeroen Djisselbloem, président de l'Eurogroupe, a quant à lui répondu au questionnaire (télécharger la lettre ici), mais ne semble pas enthousiaste à l'idée de se soumettre à une audition au parlement. Quant aux services d'Olli Rehn, du côté de la Commission, sans doute plus habitués à faire l'objet de questions de la part des eurodéputés, ils ont répondu dans les temps aux sollicitations des élus. Mais la démarche continue d'en agacer certains. « Je trouve ça bizarre que des parlementaires enquêtent sur le travail de fonctionnaires, alors qu'il y a bien des politiques – des commissaires européens, ou le patron de la BCE – qui sont responsables pour eux », râle un économiste membre des services du commissaire finlandais.

Vers une bataille sur « le multiplicateur keynésien »?

Au-delà de ces difficultés, les débats entre eurodéputés, d'ordinaire très divisés sur ces questions, s'annoncent musclés. Scénario probable : une majorité devrait se former, pour condamner le manque de transparence du fonctionnement de la Troïka, et son statut problématique au regard du droit. Les socialistes, les verts, la gauche unitaire européenne (GUE, groupe auquel appartient le Front de gauche), mais aussi les libéraux (centre droit) devraient se retrouver sur cet enjeu. En novembre 2012, le parlement européen exigeait déjà, dans une résolution adoptée à une large majorité (482 pour, 160 contre), de « renforcer les standards de “responsabilité devant les citoyens” » (democratic accountability), pour mieux encadrer les experts de la Troïka.

Pour le reste, il sera sans doute compliqué de concilier la position des socialistes – dont Hannes Swoboda, le président du groupe au parlement, vient d'appeler à l'« abolition des troïkas » en 2014 –, et celle des conservateurs du PPE pour qui, selon un document de travail de novembre, il convient de « se féliciter des succès accomplis par le déblocage des aides financières, qui a permis de répondre aux objectifs initiaux, à commencer par l'évitement d'un défaut désordonné, qui aurait eu des conséquences sociales et économiques très importantes ». En clair, il ne faut pas s'attendre à une condamnation massive des politiques d'austérité en place depuis des années.

Parmi les points attendus : les parlementaires vont-ils se risquer à prendre position dans le débat explosif sur le « multiplicateur keynésien » ? Le FMI (avec Olivier Blanchard, son économiste en chef) et la Commission (avec son « Monsieur euro », Olli Rehn) se livrent une bataille théorique depuis plus d'un an, lourde de conséquences pour l'avenir des pays concernés. Le FMI a reconnu en 2012 que ses services avaient eu tendance à sous-estimer l'impact récessif des coupes budgétaires, surtout lorsque plusieurs États voisins pratiquent la rigueur budgétaire en même temps. Ce que dément Rehn. Dans le projet de rapport de décembre, les auteurs, très prudents (et visiblement en désaccord), se contentent de « considérer que les multiplicateurs budgétaires sont difficiles à évaluer avec certitude », en référence à la querelle FMI-Bruxelles.

Autre sujet épineux : les élus oseront-ils enquêter sur les tensions internes à la Troïka ? Celles-ci sont manifestes depuis des mois (lire notre article) et recoupent – en partie – des débats économiques de fond. Ainsi, dans leur prérapport, les deux eurodéputés constatent par exemple que les priorités du FMI – la dévaluation interne, pour doper la compétitivité – et de la Commission – la réduction du déficit public – diffèrent. Ce qui pourrait aussi donner lieu à des échanges houleux lors des auditions.

 

Mario Draghi, président de la BCE, n'a pas répondu à l'invitation des eurodéputés pour débattre de la Troïka. © BCE. 
Mario Draghi, président de la BCE, n'a pas répondu à l'invitation des eurodéputés pour débattre de la Troïka. © BCE.

Dans chacun des quatre pays sous assistance (l'Irlande vient de sortir du programme), les ministères des finances ont eux aussi répondu au questionnaire des eurodéputés. La démarche est bienvenue, mais les réponses fournies dépassent-elles le simple exercice de communication poli ? À en juger par le cas de la Grèce, dont nous avons décortiqué les réponses, il est permis d'en douter. Tout se passe comme si Athènes tremblait à l'idée de dresser, en grand, le bilan des trois premières années de programme (télécharger les réponses ici).

Voici d'abord comment l'exécutif grec justifie, après coup, le manque de légitimité démocratique du premier « mémorandum » d'austérité, signé en mai 2010. « La discussion au Parlement autour du projet de loi a été menée dans une procédure d'urgence », rappelle le ministre grec des finances, Yannis Stournaras, dans sa réponse au parlement. Les différents programmes d'austérité qui ont suivi ont d'ailleurs été adoptés de la même manière, en l'absence de tout dialogue social. « L’urgence de la situation et le délai extrêmement court imposé pour la signature de la convention d'emprunt, ainsi que le besoin de déboursement d'une première tranche de prêt avant le 16 mai 2010 (date de l'arrivée à échéance de 18 milliards d'euros d'obligations que l'État grec était dans l'incapacité de rembourser, ndlr) n'ont pas permis de consulter les partenaires sociaux sur les mesures », justifie le ministre.

Invoquer l'urgence : un peu facile ? Les partenaires n'ont pas été davantage entendus par la suite et les syndicats décident alors, à l'été 2011, de ne plus participer aux réunions organisée par la Troïka. « Il n'y a jamais eu de négociation », regrette Savvas Robolis, directeur de l'Institut du travail, centre de recherche des syndicats grecs. Or tout ce que prédisait ce centre de recherche s'est avéré par la suite. « Dès 2010, nous avons indiqué que les mesures allaient aggraver la récession et conduire à un million de chômeurs. La Troïka ne nous croyait pas. » Aujourd'hui, ce sont plus de 1,3 million de chômeurs que compte ce petit pays de 11 millions d'habitants... « La Troïka a imposé des mesures sans même consulter le principal centre de recherche économique du pays. Cela prouve bien que la Troïka a fondé sa politique sur des considérations idéologiques, sans s'appuyer sur un travail scientifique et documenté », dénonce Savvas Robolis.

L'exercice de contrition d'Athènes

Plus loin dans ses réponses, le ministre des finances reconnaît des erreurs d'appréciation macroéconomiques. « La zone euro n'a pas diagnostiqué à temps les raisons de la crise en Grèce et dans le Sud européen, en particulier leurs déficits croissants dans la balance des comptes courants », écrit Yannis Stournaras. Mais la Troïka a certainement aussi mal évalué la structure de l'économie grecque, qui repose en grande partie sur des micro-entreprises et des travailleurs indépendants, faisant peser le poids des mesures essentiellement sur les salariés, en premier lieu desquels les fonctionnaires – qui constituent une minorité de la population active. Dans le premier mémorandum d'austérité, la Troïka tablait ainsi sur un retour à la croissance en 2012 et un niveau de dette publique ramené à 150 % du PIB en 2013. Mais en 2013, la Grèce plonge dans une sixième année consécutive de récession et sa dette culmine à 175 % du PIB, malgré deux opérations d’effacement partiel de dette dans le courant de l'année 2012 !

Le ministre reconnaît « le coût socio-économique extrêmement élevé » de cette politique d'ajustement budgétaire : le revenu moyen disponible des ménages a baissé de 35 % depuis 2010, et le PIB a chuté d'un quart. Il reconnaît également que l'accent a été mis dans un premier temps sur les mesures budgétaires plutôt que sur les réformes structurelles : la réforme fiscale, écrit-il, aurait dû commencer plus tôt. Ce n'est pas une surprise pour nombre d'observateurs de la Grèce, qui soulignent depuis longtemps les incohérences de cette politique : dans une administration qui fonctionne désormais avec un personnel réduit et des salaires amputés de moitié, il est bien difficile de mettre en place des réformes de fond (lire notre reportage en mars 2012).
    
De là à dire que la Troïka a eu faux sur toute la ligne, le ministre des finances ne s'y risque pas. Selon lui, cet intense programme d'ajustement budgétaire – « le plus vaste et le plus rapide jamais entrepris dans un pays membre de l'OCDE » – a permis au pays de retrouver progressivement de la compétitivité et de créer un environnement favorable aux investissements. Des arguments qui auront du mal à convaincre, tant les entreprises étrangères hésitent encore à s'installer dans le pays. La lenteur du programme des privatisations en cours en est un exemple frappant (lire notre article). Sans parler du taux de chômage, qui continue de caracoler à 27 % : la baisse du coût du travail n'a à l'évidence pas relancé l'emploi.

Car l'effondrement des salaires a fini par toucher aussi le secteur privé, avec la baisse du salaire minimum à 580 euros brut par mois décidée dans le deuxième mémorandum d'austérité (mars 2012) et la suppression des conventions collectives. Le ministre des finances se défend, en indiquant les mesures prises par la suite pour aider les foyers en difficulté : des allocations, écrit-il, pour les chômeurs de longue durée et des revenus minimaux garantis en fonction des ressources des ménages. Des mesures dont les personnes concernées n'ont pas encore vu la couleur en ce début 2014. Au contraire, la casse sociale continue : aujourd'hui, un tiers de la population ne dispose plus de couverture santé (pour avoir un aperçu de la dégringolade sociale, voir nos précédents articles ici et ).
    
L'exercice de contrition sur le rôle et les conséquences de l'intervention de la Troïka en Grèce apparaît bien tardif. La visite prévue à partir de mercredi à Athènes des eurodéputés chargés de ce rapport d'évaluation a d'ailleurs été reportée – à la demande, d'après la presse grecque, du premier ministre Antonis Samaras. Il est vrai que cette visite coïncidait avec l'inauguration officielle de la présidence grecque de l'UE... La visite aurait « gâché la fête de la prétendue success story de Samaras et Stournaras, écrit dans un communiqué Nikos Chountis, le député Syriza (gauche) au parlement européen, car elle aurait été l'occasion d'entendre à nouveau des questions au sujet des énormes responsabilités de ceux qui nous ont liés aux mémorandums d'austérité et de ceux qui utilisent le peuple grec comme le cobaye d'une Europe néolibérale et autoritaire ».

Le porte-parole du Syriza Panos Skourletis renchérit : le gouvernement est « paniqué, a t-il indiqué, il tremble devant l'éventualité d'une discussion sur l'objectif et les conséquences du mémorandum ». Et le rapport de Yannis Sournaras ne change rien au programme : les représentants de la Troïka sont attendus à Athènes dans les prochains jours pour l'évaluation, comme de coutume depuis trois ans, de l'application des mesures d'austérité en échange du décaissement d'une nouvelle tranche des prêts UE-FMI. À moins de cinq mois des élections européennes, nul doute qu'une remise en cause complète de la mission de la Troïka ne serait pas de bon augure pour les deux partis qui ont mis en œuvre sa politique, PASOK et Nouvelle Démocratie.

C'est toute la question qui se pose aux eurodéputés : parviendront-ils à dresser un bilan objectif, à l'approche des élections, alors que la campagne électorale va exacerber les rivalités partisanes ? Les délais sont en tout cas si serrés, que certains redoutent un travail « bâclé ». À moins que les élus, prudents, ne se contentent de prendre date, afin de poursuivre le travail amorcé lors de la prochaine législature. De ce point de vue, le signal envoyé par le PS, qui a choisi de ne pas reconduire en position éligible l'eurodéputé Liêm Hoang-Ngoc pour les échéances de mai, n'est pas le bon.

 

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 16:09

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Tribune 10/01/2014 à 13h15

Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

Astrid Menasanch Tobieson, dramaturge

 

 

Tribune

Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.

 


Des policiers arrêtent des manifestants lors d’un défilé contre la réforme du droit à l’avortement, le 20 décembre 2013 à Madrid (Andres Kudacki/AP/SIPA)

 

Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.

Mathilde Rambourg

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Je vous écris après les événements qui se sont produits dans le quartier de Kärrtorp à Stockholm (où un groupe néonazi ultraviolent a attaqué une manifestation antirasciste il y a quelques jours).

Je vous écris à propos de qui se trame en Espagne. Je crois en tout cas que la Suède et l’Espagne se ressemblent en un point : l’avancée du fascisme devant l’indifférence de la société. Le 19 novembre, le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression.

Avortement non, sécurité citoyenne oui ?

Le 29 novembre dernier, le Conseil des ministres du gouvernement conservateur espagnol a approuvé le projet de loi « Sécurité citoyenne » qui réforme le code pénal. Le texte, qui réduit les droits et libertés civiles (mais pas celle de faire l’apologie du franquisme) est unanimement rejeté par les mouvements sociaux, les syndicats, l’opposition, les organisations professionnelles comme celles des juges pour la démocratie, l’association unifiée des gardes civils ou la fédération des journalistes d’Espagne.

 

Alors que le Parti socialiste espagnol a demandé à ses alliés européens de se mobiliser contre le projet de loi réduisant les droits d’accès des femmes à l’avortement, certains se demandent pourquoi il n’a pas entrepris la même démarche sur la loi « Sécurité citoyenne ». Blandine Grosjean

 

 

Je vous demande maintenant de l’aide, je vous demande d’informer. Le samedi 14 décembre à Madrid s’est déroulé une des 6 000 manifestations qui se sont organisées cette année en Espagne. Je le répète : une des 6 000.

Ces dernières années, le réseau de protection sociale a été ébranlé : privatisation des théâtres, tentatives de privatiser les hôpitaux, droit du travail ébranlé et transformé depuis sa base, licenciements innombrables, familles chassées de leur domicile, éducation civique suspendue dans les écoles, etc. Et afin de clore une longue liste, le vendredi 20 décembre, le gouvernement a approuvé la réforme du droit à l’avortement.

Ce que l’on a désigné comme une crise économique est, depuis le début, avant tout une crise démocratique. La couverture médiatique en Suède et en France sur la situation en Espagne a été très faible, et son analyse d’un point de vue social, inexistante.

La manifestation qui s’est tenue au pied du Congrès de Madrid le samedi 14 décembre, avait pour but de protester contre une nouvelle proposition de loi : la « ley de Seguridad Ciudadana », loi de Sécurité citoyenne.

Un groupe Facebook : 30 000 euros

Cette loi, qui contient 55 articles et punit autant d’actes différents, prévoit des amendes pour le manifestant, allant de 100 à 600 000 euros. Les infractions ?

  • Pour commencer, toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.
  • L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.
  • Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec une capuche ou avec le visage couvert : 30 000 euros d’amende.

Capture d’écran du Huffington Post espagnol qui montre huit photos prises en 2013, qui ne pourront être diffusées en 2014 (Huffingtonpost.es)

  • Refuser de décliner son identité devant un policier : 30 000 euros.
  • Empêcher un policier de remplir sa fonction : 30 000 euros, ce qui, dans la pratique, signifie que les sit-in comme ceux qui initièrent le mouvement du 15-M en Espagne [ « Les Indignés », ndlr], seront strictement interdits.
  • Déshonorer le drapeau espagnol : 30 000 euros [en France, cet acte est passible de 1 500 euros d’amende, ndlr].
  • Réaliser un dessin satirique, prenant pour sujet, par exemple, un politique, sera interdit.
  • Utiliser des pancartes critiquant la nation espagnole : 30 000 euros.
  • Filmer ou photographier un policier en service : 30 000 euros.
Note de la traductrice

Les dénonciations faites par des policiers bénéficient de la présomption de véracité. Par conséquent, c’est celui qui fait l’objet de l’accusation qui devra démontrer la non-véracité de ce qui est avancé par les agents. Le système d’accusation fonctionnait ainsi également sous la dictature franquiste.

 

Selon l’écrivain Javier Marias, c’est une négation de la justice : cela revient à condamner directement l’accusé car il sera incapable de démontrer qu’il n’a pas pas commis l’acte dont on l’accuse puisque l’on part de la base que si, il l’a fait. Il sera d’autant plus difficile à l’accusé d’apporter des preuves à cause de la loi qui interdit de photographier ou de filmer des agents de l’ordre.

Et la liste n’est pas exhaustive. Dans tous les cas, le témoignage d’un policier ou d’un agent de sécurité sera suffisant pour infliger une amende au citoyen.

D’aucuns peuvent par conséquent se demander : l’Espagne fait-elle face à un mouvement de manifestations violentes ? Eh bien non. Le chef de la police Ignacio Casido a déclaré que ces 6 000 manifestations sont jusqu’à ce jour le mouvement le plus pacifique de l’histoire de l’Espagne.

Il n’y a pas si longtemps, l’Espagne était encore une dictature. Il n’y a pas si longtemps non plus que la guerre civile a eu lieu. Tous les débats sont politiques. Informer d’un événement est un acte politique. Ne pas le faire est un acte politique. Le silence est, au plus haut point, un acte politique. Le choix de garder le silence se fige dans la mémoire des générations. Cette loi néofasciste qui va être votée n’est pas sans lien avec la montée des fascismes en Europe. Cela nous concerne tous.

Je m’adresse à tous les journalistes, aux éditorialistes en France. Vous qui détenez l’espace médiatique. Je vous demande sincèrement de briser le silence vis-à-vis du régime qui est en train de s’imposer en Espagne.

Je vous demande de commencer à informer. Je vous demande de soutenir la liberté d’expression avec vos articles et vos apports au débat, je vous demande d’y apporter des analyses rigoureuses et profondes. Informez ! Informez sur tout !

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 22:41

 

Source : www.amisdelaterre.org

 

Quand les entreprises recyclent les initiatives citoyennes

Partager ses biens, une bonne idée pour en finir avec notre société de surconsommation... à condition de bien choisir ses plate-formes d’échange.

 

 

En privilégiant l’usage sur la propriété, en mettant en commun et en partageant leurs biens, depuis quelques années, des citoyens ont fait le choix de la « consommation collaborative », un mode de consommation en pleine expansion qui compte de plus en plus adeptes, 3 millions de covoitureurs en 2012. Depuis quelques mois, de nouveaux sites se créent et s’ouvrent à un public plus large, en offrant de nouvelles garanties de paiement ou en lançant des campagnes de communication grand public. Une question se pose néanmoins : qui se cache derrière ces sites qui surfent sur la vague de la consommation collaborative  ?

Loin des initiatives citoyennes ou locales qui ont popularisé le covoiturage, ces sites sont dirigés par des sociétés attirées par l’appât du gain ou la recherche de nouveaux marchés. Blablacar est devenu en quelques mois la nouvelle référence du covoiturage en France et en Europe, après le rachat des sites concurrents (covoiturage.fr ou 123-voiture. org) et poursuit son développement avec la conclusion de partenariats avec des entreprises comme Total.

Une autre start-up bien connue des adeptes du partage d’appartement, AirBnb, mise sur des commissions élevées, 12 %, payées par les usagers pour accroître son chiffre d’affaires et satisfaire l’intérêt des actionnaires de cette société cotée en bourse. Rappelons que ces sites ne sont que des plate-formes de mise en relation, les entreprises qui sont derrière ne gèrent pas l’entretien des voitures ou des logements, l’augmentation des commissions ne poursuit qu’une logique spéculative.

Pour que la consommation collaborative continue d’être porteuse de valeurs éthiques et de reposer sur l’idée de moins consommer, soutenons donc les plate-formes associatives comme Covoiturage-libre.fr ou des plate-formes d’hébergements qui privilégient l’échange.

 

> CAMILLE LECOMTE

 

 

Source : www.amisdelaterre.org


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