Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 17:14

 

Source : www.rue89.com

 

L’édito 04/01/2014 à 13h07

François Hollande, héros du Medef

Pascal Riché | Cofondateur Rue89

 

 


Pierre Gattaz, président du Medef, et François Hollande à l’Elysée, le 4 juillet 2013 (THOMAS SAMSON/AFP)

 

Le Medef est heureux : le président de la République s’est rangé à ses vues. En octobre, l’organisation patronale avait proposé des allègements fiscaux sur les entreprises en échange de créations d’emplois. Puis l’organisation patronale avait menacé de boycotter les assises de la fiscalité des entreprises si elle n’était pas entendue sur ce sujet.

Lors de ses vœux, François Hollande a saisi la perche, en avançant l’idée d’un « Pacte de responsabilité » : baisse des charges contre créations d’emplois. Aujourd’hui, Pierre Gattaz, le président du Medef, le remercie dans une interview au Monde :

« Je suis satisfait. Il a lancé le projet général de sortir le pays de l’ornière et a montré un cap qui nous va bien. »

Son organisation, dit-il, est « prête à jouer le jeu ». François Hollande n’apparaît plus seulement comme le Président des entreprises : il est devenu le héros du Medef.

Politique de l’offre, politique de la demande

Le Pacte de responsabilité ne constitue pas vraiment un tournant dans la politique économique de François Hollande : le virage a été pris en novembre 2012, après la remise du rapport Gallois sur la compétitivité des entreprises. François hollande a alors lancé l’idée du CICE (crédit d’impôt compétitivité pour les entreprises), formidable cadeau de 20 milliards d’euros, sans contreparties aux entreprises, y compris les plus grandes. On est, avec le Pacte de responsabilité, dans la même logique, celle de la « politique de l’offre ». C’est désormais son cap économique exclusif.

En période de difficultés économique, deux écoles s’affrontent :

  • certains jugent qu’il faut restaurer les marges des entreprises pour qu’elles puissent aller de l’avant, investir et embaucher : c’est la politique de l’offre. Généralement, c’est la droite qui défend cette approche ;
  • le diagnostic de la gauche est différent : la crise vient avant tout du chômage, de la précarité, des inégalités, et c’est de ce côté-là qu’il faut la combattre. Les entreprises sont comme des voiliers qui n’auraient plus de vent pour les mouvoir. Il ne sert à rien de chercher une meilleure voile (politique de l’offre), il faut faire repartir le vent, à savoir le pouvoir d’achat (politique de la demande).

La gauche n’est pas contre une certaine dose d’aide à « l’offre », mais cela passe par des incitations à l’innovation, à la formation, à la recherche... pas par des cadeaux sans contrepartie aux entreprises.

L’échec du donnant-donnant de 1986

Lors de ses vœux, François Hollande a donc suggéré un donnant-donnant : l’Etat réduirait les charges sociales (lors des universités d’été du Medef, Pierre Moscovici avait suggéré d’abaisser les cotisations famille) ; en échange, les entreprises embaucheraient. Mais qui peut croire à un tel scénario magique ?

Dans une économie ouverte – et c’est tant mieux –, on ne peut obliger une entreprise à embaucher. Aujourd’hui, si le Medef fait miroiter un million d’emplois, Pierre Gattaz se garde bien de prendre un quelconque engagement qu’il ne pourrait de toute façon pas tenir : il ne s’agit que de se fixer un « objectif », dit-il au Monde.

Il y a eu un précédent dans les années 1980. Yvon Gattaz, père de Pierre, était alors président du CNPF, l’ancien nom du Medef. Il avait proposé un donnant-donnant du même genre. En 1984, sur la base d’un sondage auprès de chefs d’entreprises, il avait assuré qu’en supprimant l’autorisation administrative de licenciement et en introduisant plus de flexibilité, on créerait 471 000 emplois en dix-huit mois.

Le gouvernement socialiste avait refusé (le ministre de l’Emploi, Jack Ralite, comparant cette proposition à l’apéritif proposé par le César de Marcel Pagnol : « Un petit tiers de curaçao, un tiers de citron, un bon tiers de Picon et un grand tiers d’eau. ») Mais Jacques Chirac, en arrivant au pouvoir en 1986, avait « joué le jeu » proposé par le CNPF. Résultat : l’autorisation de licenciement avait été supprimée, mais les emplois n’avaient pas été créés.

Le risque d’ajouter de la crise à la crise

Pour François Hollande et surtout pour l’économie, le risque est grand de se fourvoyer de nouveau dans cette voie.

Augmenter la TVA d’un côté, distribuer des crédits d’impôt et des baisses de charges de l’autre, n’est pas un acte politique neutre. Concrètement, François Hollande est en train d’organiser un transfert financier de dizaines de milliards d’euros de la poche des ménages vers les caisses des entreprises. Au nom de cette « politique de l’offre », il accroît le poids d’une austérité, qui avait été d’abord engagée au nom du rétablissement des comptes publics.

Or, si l’emploi promis par le Medef n’est pas au rendez-vous, quel sera le résultat ? Un accroissement des dividendes de leurs actionnaires ? Si telle est l’issue de ce Pacte de responsabilité, François Hollande n’aura fait qu’ajouter de la crise à la crise, et décrédibilisé un peu plus une gauche de gouvernement qui n’en a pas besoin.

 

Source : www.rue89.com

 


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 17:04

 

Source : www.blogapares.com

 

 

Hervé Kempf: « L’autorité publique est aux mains du système financier »

 

5846801a1d Hervé Kempf: « L’autorité publique est aux mains du système financier »

Pour Hervé Kempf, journaliste et écrivain français, les sociétés occidentales marchent vers la dictature, les modèles qui régissent aujourd’hui les sociétés démocratiques d’Occident sont une démocratie en carton pâte qui obéit seulement à un maître : le système financier. En 2011, il a publié L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, dans lequel il décrit la dérive des sociétés démocratiques occidentales vers des régimes oligarchiques, c’est-à-dire dans lesquels un petit nombre de personnes détient les pouvoirs politique, économique et médiatique.

Il a consacré un entretien à Pagina 12  que nous reproduisons ici.

 

Vous démontrez avec des exemples innombrables comment le monde glisse vers une sorte de régime autoritaire dont l’intention unique est de maintenir les privilèges d’une caste, l’oligarchie. Cela vous amène à une conclusion socialement et politiquement dramatique : la fin possible de la démocratie.

L’oligarchie est la définition d’un régime politique. L’oligarchie est un concept inventé par les grecs aux IVe et Ve siècle av. J.-C. Les grecs ont défini les façons selon lesquelles les sociétés humaines pouvaient être gouvernées : la dictature, le despotisme, la monarchie, la tyrannie, la démocratie, qui est le pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple, et ensuite ils ont défini une autre forme de gouvernement qui est précisément l’oligarchie. L’oligarchie est le pouvoir aux mains de peu de personnes. Ce que je dis alors c’est que, au moins en Europe, nous glissons vers l’oligarchie. Le système politique actuel fait qu’un groupe de peu de personnes imposent ses critères au reste de la société.

Vous suggérez que nous sommes dans une phase de post-démocratie dans laquelle, avec l’objectif de se maintenir au pouvoir, l’oligarchie maintient une fiction démocratique.

Bien sûr. L’oligarchie répète sans cesse que nous sommes dans une démocratie et que tout est parfait. C’est une fiction. Même les intellectuels ont oublié le concept d’oligarchie et contribuent à nourrir la fiction. Tous les intellectuels en syntonie idéologique avec le capitalisme ont maintenu l’idée selon laquelle existaient seulement deux alternatives : ou la démocratie, ou le totalitarisme. Cela pouvait être compris au début à travers deux exemples : dans les années ’30 avec Hitler, ou dans les années ’50 ou ’60 avec l’Union soviétique, on pouvait dire qu’il était précis d’opter entre la démocratie et ces deux dictatures. Mais cela est fini : depuis la chute du Mur de Berlin en 1989 et le naufrage de l’Union Soviétique, nous passons à un autre ordre. Mais les intellectuels qui sont au service du capitalisme ont persisté dans l’idée selon laquelle il y a seulement deux chemins : ou la dictature, ou la démocratie. C’est pourquoi il est important que le concept d’oligarchie soit bien présent pour comprendre que, progressivement, la démocratie nous a été volée. Les pays européens, et beaucoup plus les États-Unis, ont glissé vers un régime oligarchique où le peuple n’a déjà plus de pouvoir. La démocratie européenne est malade, elle s’est beaucoup affaiblie, et s’oriente de plus en plus vers l’oligarchie. En revanche, les États-Unis ont arrêté d’être une démocratie : c’est une oligarchie, parce que c’est l’argent qui détermine les orientations des décisions politiques. En réalité, l’oligarchie est une démocratie qui fonctionne seulement pour les oligarques. Dès qu’ils se sont mis d’accord entre eux, ils imposent les décisions. Nos systèmes ne peuvent plus s’appeler démocratie, parce que la puissance financière détient un pouvoir démesuré. L’autorité publique est dans les mains du système financier. Les pouvoirs publics ne prendront jamais de décision que puisse nuire aux intérêts économiques, aux intérêts de l’oligarchie financière. Nous devons accepter l’idée que ceux qui ont les rênes du pouvoir politique de l’État ne prennent pas de décisions pour le bénéfice de l’intérêt général. Leurs décisions peuvent aller à l’ encontre de l’intérêt public.

Ce raisonnement implique que la souveraineté populaire a disparu, comme idée et comme pratique.

Effectivement. Déjà il n’y a plus de souveraineté populaire. Quand le peuple arrive à réfléchir, à discuter et à délibérer ensemble et prend une décision, l’oligarchie va contredire la décision populaire. En 2005 il y a eu en Europe un grand débat autour d’un référendum qui à la fin a été organisé en France et ensuite en Irlande et aux Pays-Bas sur un projet de traité de Constitution européenne. Pendant six mois, la société française a discuté de ce sujet comme elle ne le faisait pas depuis de nombreuses années. Les médias, appuyant la philosophie capitaliste, disaient « il faut voter oui, il faut voter en faveur du traité ». Mais le peuple français a voté « non ». Et qu’est-il arrivé ensuite ? Presque deux ans plus tard les gouvernements d’Europe ont imposé ce traité avec quelques légères modifications sous le nom de Traité de Lisbonne. Il y a eu alors une trahison extraordinaire de la volonté populaire. Nous retrouvons cet exemple dans d’autres endroits. Sans aller plus loin, en 1991, en Algérie, les islamistes ont gagné les élections législatives, mais les militaires ont interrompu le processus par un coup d’État qui a mené le pays vers une guerre civile épouvantable. Autre exemple : en 2005 les palestiniens ont voté pour choisir leurs députés. C’est le Hamas qui a gagné. Cependant, tous les États, des États-Unis jusqu’à l’Europe, en passant par Israël, ont choisi d’ignorer le Hamas parce qu’ils le considèrent comme une organisation terroriste. On n’a pas respecté le vote du peuple palestinien. Le peuple en tant que tel est le cœur de la démocratie c’est-à-dire le principe à partir duquel tous partageons quelque chose. Le peuple n’est pas vous, Michel ou moi, mais tous ensembles. Nous partageons quelque chose et nous devons prendre une décision conjointe. Nous formons un corps, c’est pourquoi on dit « le corps électoral ». Mais ce qui est arrivé en Europe en 2005 marque une rupture profonde avec le peuple.

Cependant, entre l’idée d’oligarchie qui existait au début du XXe siècle et maintenant, il y a eu aussi une coupure radicale dans ce groupe.

Oui. Il y a eu une évolution de l’oligarchie. Maintenant nous pouvons parler des déviations de l’oligarchie poussée par l’évolution même du capitalisme. Durant les trente dernières années le capitalisme s’est transformé. Tout commence en 1980, quand Ronald Reagan gagne les élections présidentielles aux États-Unis et Margaret Thatcher arrive au pouvoir en Grande-Bretagne. À partir de là, non seulement s’est concrétisé un capitalisme orienté vers la spéculation financière, mais aussi une une transformation culturelle, anthropologique a eu lieu. La philosophie capitaliste s’est répandue avec ce message : « La société humaine n’existe pas ». Pour les capitalistes, la société est un une collection d’individus qui se trouvent dans une boule et son unique mission consiste à en tirer un maximum de profit. Pour les capitalistes, l’individu est séparé des autres, est en concurrence permanente avec eux. Dans cette vision, ce qui est commun n’est plus le peuple, mais le marché. Pour cette raison les gens ont tant de difficultés à se sentir un citoyen qui participe à un processus commun à tous. Le système a occulté une donnée : le phénomène fondamental qui s’est produit au sein du capitalisme au cours des trente dernières années fut l’augmentation de l’inégalité, dans tous les pays, y compris les pays émergents.

Nous sommes dans une phase cruciale de crise. Il n’y en a déjà plus une, mais plusieurs, et toutes se concentrent en même temps. La réponse de l’oligarchie est proportionnelle à l’intensité de ces crises : l’autoritarisme et la répression comme réponse.

Nous sommes dans un moment très délicat de l’humanité. La crise écologique s’aggrave de plus en plus et les crises sociales s’accroissent : Europe, États-Unis, les pays arabes, la Chine et Inde. Et face à l’augmentation des protestations populaires, l’oligarchie tend à aller vers une direction de plus en plus autoritaire, répressive, militaire. C’est ainsi en France, en Italie, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada. Dans chacun de ces pays nous avons vu le développement impressionnant des technologies policières (caméras de surveillance, fichiers informatiques, etc.). Nous affrontons un double danger : non seulement que la démocratie se dirige vers l’oligarchie mais, aussi, que l’oligarchie, le capitalisme en général, entrent dans une phase autoritaire, insistant sur des sujets comme la xénophobie, l’insécurité ou la rivalité entre les nations. L’oligarchie ne veut pas adopter des mesures pour pallier à la crise écologique ou pour diminuer l’inégalité. Non. Ce que l’oligarchie veut, c’est conserver ses privilèges fondamentaux. C’est une oligarchie destructrice. Je crois qu’elle ne comprend pas la gravité de la situation. Au lieu d’évoluer, l’oligarchie est chaque fois plus réactionnaire.

Aujourd’hui il y a un nouvel élément, qui sera sans doute déterminant : la crise écologique, la crise climatique. Cependant, peu sont ceux qui sont disposés à relever les défis.

Nous sommes dans un moment essentiel de l’histoire humaine, pour deux raisons. En premier lieu, nous traversons un moment de notre histoire dans lequel l’humanité arrive aux limites de la biosphère. L’espèce humaine s’est répandue et développé à travers de la planète en s’appuyant sur une nature qui nous semblait immense et inépuisable. Mais maintenant l’ensemble de l’espèce humaine découvre que la planète a des limites et qu’il est nécessaire de trouver un nouvel équilibre entre l’activité et la créativité humaines et les ressources. Nous devons changer de culture et passer de l’idée selon laquelle la nature est inépuisable à la réalité que nous mettons en danger ces ressources. Il nous reste à apprendre à les économiser et à les utiliser avec sagesse et prudence. En cela, se joue un changement de culture. Le deuxième en importance, est que nous nous trouvons au moment où nous formons une société humaine. Avant nous étions comme des étrangers les uns avec les autres. Là non. Même si à Río de Janeiro on vit d’une façon différente qu’à Paris, à Londres ou Shanghai, il y a beaucoup d’éléments communs qui nous amènent à prendre conscience que nous appartenons au même monde. La mondialisation non seulement est en compétition avec la mondialisation de la culture ou de l’économie, non, mais aussi atteint la population humaine. Nous découvrons que nous avons des intérêts communs. Les problématiques de l’oligarchie ou de la démocratie se jouent aussi en « Amérique Latine [El Correo propose « Latinoriginaire », parce que il faut intégrer et non diviser, comme le fait ce concept raciste et ségrégationniste] », en Asie et en Europe. Nous sommes la même société. C’est un nouvel élément dans l’histoire de l’humanité. Mais cette nouvelle société doit réécrire, inventer une nouvelle façon de vivre avec la biosphère et les ressources naturelles. Si nous n’arrivons pas à le faire, cette société humaine ira vers le chaos, la concurrence et la violence [nous y sommes déjà au Moyen Orient et Afrique NDLT]. Il n’y aura pas seulement du désordre, l’aventure humaine s’arrêtera.

Pour vous, il ne peut pas y avoir un renouvellement de la démocratie si la question écologique n’est pas prise en considération.

L’écologie et la démocratie sont inséparables. Si nous regardons vers les années 70, quand le mouvement écologique a pris son impulsion, il l’a fait avec une critique de la démocratie. La démocratie a toujours été dans le cœur de l’écologie. Mais ensuite le capitalisme a dérivé vers l’oligarchie et nous ne sommes déjà plus dans une situation démocratique. Le capitalisme et l’oligarchie poussent toujours vers la croissance économique. Mais aujourd’hui nous savons que cette croissance économique fait des dommages importants à l’environnement. Nous ne savons pas produire de la croissance économique sans détruire l’environnement, sans émettre du gaz avec effet de serre, sans détruire les forêts comme dans l’Amazonie, ou sans produire d’énormes quantités de soja comme en Argentine, pour lequel des tonnes de pesticides sont utilisés. La croissance permet qu’on oublie l’énorme inégalité qu’existe. La croissance permet de calmer les tensions sociales. Le développement de l’oligarchie, c’est-à-dire, le délire d’un petit nombre de personnes pour s’enrichir d’une manière colossale, pousse à la croissance et, en même temps, à la destruction de la nature. C’est pourquoi la question démocratique est essentielle. Nous devons arriver à une situation où nous pouvons discuter et réussir à diminuer l’inégalité et, ainsi, pouvoir redéfinir ensemble une économie juste qui ne détruit pas l’environnement.

En somme, toute reformulation de l’idée et du principe de démocratie passe par l’écologie.

Effectivement : il est impossible de penser le monde si nous oublions de la question écologique. Ce sujet n’est pas exclusif des Européens ou des occidentaux, non, c’est une question mondiale. Le sujet du changement climatique, le sujet de l’épuisement de la biodiversité ou de la contamination sont des sujets mondiaux. Il est impossible de penser à l’émancipation humaine, à la dignité humaine, à la justice sociale, à l’évolution vers une humanité réalisée dans laquelle chaque personne pourra exprimer ses potentialités par rapport aux autres, dans le concret, rien de cela ne peut être pensé si sont laissées de coté , la nature et la relation avec la biosphère. La situation actuelle est grave à cause de la crise écologique mais aussi pleine d’espoir. Nous avons dix ou vingt ans devant nous pour organiser la transition et permettre aux jeunes du futur qu’ils imaginent une société harmonieuse. Si dans 10 ans nous ne contrôlons pas la contamination, si dans 10 ans nous ne réussissons pas à l’empêcher l’évolution dictatoriale du capitalisme, nous allons tout droit vers des situations très difficiles.

Eduardo Febbro pour Página 12
Página 12. Depuis Paris, le 18 février 2013.

Source: Pagina 12 via El Correo

 

Source : www.blogapares.com

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 12:01

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Les vœux de l’an 2014 d'Ariane Mnouchkine

 

 

« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?

Je m’explique :

Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.

D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

Etre consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.

Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.

L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.

Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.

Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.

Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments.  Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.

Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont  ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.

Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.

 

Ariane Mnouchkine

 

PS : Les deux poètes cités sont évidemment Pablo Neruda et Victor Hugo »

 

 

Source : www.mediapart.fr


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 19:04

 

Source : www.politis.fr

 

Par Lena Bjurström - 3 janvier 2014

IVG : la protestation contre le projet de loi espagnol s’organise

 

 

La limitation de l’accès à l’IVG en Espagne marque un recul européen. En réaction, plusieurs manifestations sont prévues en janvier pour le droit à l’avortement.

 

 

Le 27 décembre dernier, le gouvernement espagnol a validé un projet de loi prévoyant la restriction de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

En Espagne, une loi de 2010 autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse, et 22 semaines en cas de malformation du fœtus. Ce nouveau projet de loi limiterait le recours à l’IVG à trois situations :

– En cas de risque pour la vie et la santé physique ou psychologique de la femme, ce risque devant être diagnostiqué par deux médecins extérieurs à l’établissement pratiquant l’IVG. – En cas de viol, à condition que la femme ait porté plainte – En cas de malformation fœtale, sous réserve de deux rapports médicaux.

Enfin, en cas d’adoption du projet de loi, les mineures auraient besoin d’une autorisation de leurs parents pour interrompre une grossesse non désirée.

« Un mouvement réactionnaire »

Pour le Planning familial, cette initiative illustre la volonté du gouvernement espagnol de « maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission » et s’inscrit dans un « mouvement européen réactionnaire et conservateur qui n’a toujours pas accepté le droit des femmes à disposer de leur corps ».

En Europe, seuls Malte et Andorre interdisent formellement l’avortement, mais d’autres pays en restreignent strictement l’accès. En Pologne, il n’est autorisé qu’en cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie ou la santé de la mère. Interdit en Irlande jusqu’en juillet dernier, il est à présent autorisé si la vie de la femme est en danger, un risque qui doit être certifié par des médecins.
En Italie, si l’interruption d’une grossesse non désirée est légale, l’accès y serait de plus en plus limité. Selon les chiffres de l’Institut italien de la statistique (Istat), environ 80 % des gynécologues refuseraient de pratiquer l’IVG en ayant recours à la « clause de conscience » prévue par la loi.

En Russie, l’avortement – autorisé – est critiqué et remis peu à peu en question dans le cadre d’une lutte du gouvernement contre une démographie en déclin. Au mois de novembre dernier, le président Vladimir Poutine a signé une loi interdisant toute affiche et toute publicité concernant l’avortement. D’autres mesures seraient envisagées, comme la fin du remboursement de l’avortement en clinique publique ou l’obligation d’un accord parental pour la prescription de la pilule du lendemain aux mineures, ou de l’époux pour les femmes mariées.

Enfin, en Suisse, les citoyens devront se prononcer sur la fin du remboursement de l’IVG par les caisses d’assurance maladie, une proposition d’initiative populaire qui sera soumise au vote le 9 février.

Vers un recul européen ?

Au sein de l’Union européenne, un texte qui réclamait un accès généralisé à la contraception et à des services d’avortement sûrs a été rejeté en décembre par le Parlement européen. Ce rapport, porté par la socialiste portugaise Edite Estrela, bien que non contraignant pour les États membres, inscrivait symboliquement l’accès à l’IVG comme un droit européen. Il a été remplacé par un texte porté par des députés conservateurs affirmant la primauté des États sur cette question.

Manifestation du Planning Familial à Paris, devant l’ambassade d’Espagne le 27 décembre 2014 (AFP/Pierre Andrieu)

 

Un « recul », selon les féministes européennes, qui semble encourager le gouvernement espagnol. Le ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardon a annoncé fin décembre qu’il se rendrait à Bruxelles en février pour expliquer ce projet de loi sur l’avortement.

« Je suis convaincu que cette initiative aura des prolongements dans les parlements d’autres pays européens », a-t-il déclaré au quotidien monarchiste ABC le 27 décembre.

En France et ailleurs, plusieurs manifestations sont organisées pour défendre l’accès à l’interruption volontaire de grossesse et contre le projet de loi espagnol.

Les rassemblements prévus en janvier

4 janvier

- À Lille, réunion à 15 h au Planning familial de Lille (16, avenue Kennedy, métro République ou Mairie-de-Lille).

5 janvier

- À Nice, à 15 h devant le consulat espagnol, 4, boulevard Jean-Jaurès, avec des cintres et des aiguilles à tricoter.

8 janvier

- À Toulouse, à 12 h devant le consulat espagnol.

9 janvier

- À Montpellier, à 12 h 30 devant le consulat espagnol.

11 janvier

- À Montpellier, à 14 h 30 place de la Comédie.
- À Lyon, à 14 h 30 devant la mairie de Villeurbanne (Métro A, arrêt Gratte-Ciel), à l’initiative de la plateforme féministe 69. (Les partis politiques, les organisations politiques et syndicales sont invitées à participer sans visibilité.)
- À Lille, horaire et lieu à confirmer.

*Note perso : Une internaute m' indique un rassemblement à Marseille, qui aura lieu  le 11 janvier, à 15h au vieux port

 

18 janvier

- À Lyon, devant l’ambassade d’Espagne (horaire à confirmer).
- À Genève, à 14 h, rue du Mont-Blanc, contre la fin du remboursement de l’IVG en Suisse.

19 janvier

- À Clermont-Ferrand, à 14 h, place de Jaude.

Cet article sera remis à jour.

Nota Bene :

Crédits Photo : AFP/JAVIER SORIANO

 

Source : www.politis.fr

 


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:55

 

Source : www.20minutes.fr

 

Grèce: Le droit d'entrée de 25 euros à l'hôpital fait polémique

 

 

Créé le 04/01/2014 à 15h01 -- Mis à jour le 04/01/2014 à 15h03
Un manifestant sur la place Syntagma d'Athènes, devant le parlement, le 7 février 2012, jour d'une grève générale en Grèce.

Un manifestant sur la place Syntagma d'Athènes, devant le parlement, le 7 février 2012, jour d'une grève générale en Grèce. Petros Giannakouris/AP/SIPA


SANTE - Seuls les handicapés à plus de 80% et les personnes souffrant d'une pathologie chronique n'auront pas à payer ce droit d'admission...

Payer 25 euros pour se faire soigner à l'hôpital en Grèce, c'est la somme que doit sortir chaque malade de son portefeuille depuis le 1er janvier s'il y passe la nuit.

«Mesure est nécessaire et justifiée socialement»...

«Cette mesure est nécessaire et justifiée socialement», a déclaré le ministre, Antonis Georgiadis, sur la chaîne de télévision Skaï. Il a reconnu que l'absence d'exemption pour les chômeurs était «une injustice» mais expliqué que «dans la phase actuelle», une telle dispense n'était pas possible. La Grèce compte 27% de chômeurs. Début décembre, l'organisation Médecins du monde avait estimé au même pourcentage le nombre de personnes sans couverture sociale.

...Qui doit rapporter 40 millions d'euros...

La mesure est censée rapporter 40 millions d'euros annuels au budget des hôpitaux grecs à cours de moyens, de matériel, de personnel. Les handicapés à plus de 80% et les personnes souffrant d'une pathologie chronique n'auront pas à payer ce droit d'admission, dû uniquement lorsque le patient passe une nuit à l'hôpital.

Le parti socialiste Pasok associé aux conservateurs au sein du gouvernement d'Antonis Samaras depuis juin 2012 a multiplié les critiques contre cette mesure qu'il a pourtant votée au parlement dans le cadre des plans d'austérité qui se sont succédés en Grèce depuis 2010 sous supervision des créanciers du pays UE-BCE-FMI. «Nous avons cependant toujours eu pour but d'améliorer ces mesures notamment lorsqu'elles sont injustes envers les plus vulnérables», a précisé le Pasok affirmant qu'il faisait pression depuis plusieurs mois sur les conservateurs pour la suppression de ce droit d'entrée.

... Mais qui «sape le service public de la santé»

«Quand on dit que la situation économique s'améliore (...), on peut se permettre de renégocier des mesures qui (...) sapent le service public de la santé», a ajouté dans un communiqué le partenaire de cette fragile coalition qui ne dispose que d'une majorité de trois sièges au parlement. La gauche radicale du Syriza, principal parti d'opposition et opposant virulent au «ticket de 25 euros» a dénoncé samedi «les jeux de communication bon marché» auxquels se livrent «sur le dos du peuple grec» les deux partis de gouvernement .

M.B. avec AFP

Source : www.20minutes.fr

 

 


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:55

 

 

Source : www.mediapart.fr

Au Cambodge, la police militaire tire sur les ouvriers

|  Par Raphael Bloch

 

 

 

Le gouvernement de Hun Sen a dispersé les manifestants, samedi dans la capitale, et interdit le rassemblement national prévu dimanche. Vendredi, la police militaire cambodgienne avait tiré sur des grévistes qui bloquaient des ateliers de Phnom Penh pour obtenir une augmentation de salaire, causant au moins quatre décès.

« Le gouvernement veut intimider l'opposition, l'empêcher de continuer à exprimer ses revendications », a déclaré samedi 4 janvier Mu Sochua, un député de l'opposition cambodgienne, à l'issue d'une nouvelle journée de violence au Cambodge. La police militaire a dispersé des centaines de manifestants réunis ce samedi sur la place de la liberté de Phnom Penh pour soutenir le mouvement des ouvriers du textile, réprimé dans le sang vendredi matin aux abords du parc industriel Canadia, qui alimente en grande partie les marques internationales comme H&M, Puma et Adidas. Le gouvernement de Hun Sen a également interdit la manifestation nationale prévue dimanche pour mettre fin au « coup d'État social et politique » dénoncé par l'opposition et les syndicats.

La tension politique a redoublé après qu'au moins quatre manifestants ont été tués par la police militaire vendredi sur l'une des grandes artères manufacturières du sud de la ville, où depuis plusieurs jours, des milliers de travailleurs du textile occupaient les usines pour obtenir des augmentations de salaire. Les tirs ont eu lieu alors que des centaines d'ouvriers bloquaient la route d'accès aux usines de la capitale, et que d'autres, armés de bâtons, de pierres et de cocktails Molotov, s'opposaient aux forces de police. « Les travailleurs ne voulaient pas la violence, ils voulaient juste obtenir une augmentation des salaires », a déclaré Dave Welsh, responsable du Centre international de solidarité, à l'issue des violences policières. 


Affrontements à Phnom Penh, capitale du Cambodge 
Affrontements à Phnom Penh, capitale du Cambodge © Reuters

« Nous savons que quatre personnes ont été tuées et 26 autres grièvement blessées », a déclaré Naly Pilorge, la responsable de la ligue de défense des droits de l'homme au Cambodge. « Quelle qu'en soit la raison, il s'agit d'un usage disproportionné et illégal de la violence au nom du gouvernement », a ajouté Dave Welsh.

De son côté, le porte-parole de la police militaire, Kheng Tito, craignant des pertes pour les investisseurs, une « situation anarchique » dans les ateliers dégénérant en trouble à l'ordre social, a indiqué que l'intervention était nécessaire compte tenu de la résistance des ouvriers à la libération des ateliers par les autorités.

Les affrontements ont débuté jeudi soir quand le premier ministre Hun Sen a décidé d'envoyer des forces gouvernementales pour reprendre le complexe industriel de la capitale cambodgienne, et briser les grèves qui bloquent 80 % des ateliers du pays. De nombreux accrochages ont eu lieu pendant la nuit avec les grévistes. Tôt vendredi matin, des barricades continuaient de brûler et des gravats jonchaient la route d'accès aux ateliers. Face à la résistance des grévistes, le gouvernement a donné l'ordre aux centaines de policiers présents de disperser les ouvriers pour permettre la réouverture des usines. Les forces gouvernementales ont ouvert le feu, après quelques sommations.

 

 

Lors de l'assaut des policiers, une clinique médicale a été détruite par les manifestants et de nombreux ateliers ont été dégradés par les échanges de projectiles. Les forces de police ont détruit les barrages de pneus, et ont brisé les fenêtres de nombreux bâtiments pour déloger les grévistes.

Les rassemblements d'ouvriers avaient éclaté la semaine précédente, quand le ministère du travail a annoncé que le salaire minimum s'élèverait à 95 dollars à partir d'avril 2014, contre les 160 dollars exigés par les syndicats depuis des semaines, lors des négociations avec le gouvernement. Les syndicats se plaignent également de cadences infernales et de sous-alimentation parmi les ouvriers, leurs salaires ne leur permettant pas de vivre dignement. Leurs revendications sont relayées par l'Organisation internationale du travail (OIT) qui a récemment souligné que les conditions de travail s'étaient détériorées dans le pays.

Face au refus réitéré du gouvernement de mécontenter les multinationales en imposant des augmentations de salaires, les manifestants ont durci le mouvement dans le textile, secteur crucial pour l'économie cambodgienne, qui emploie quelque 650 000 ouvriers, dont 400 000 pour des sociétés qui travaillent à l'export.

Les syndicats ont récemment rejoint l'opposition menée par le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) qui conteste la légitimité du gouvernement de Hun Sen, réélu lors des élections législatives de juillet, qualifiées de « truquées » par plusieurs organisations internationales.

Lors des affrontements aux abords du parc industriel Canadia, le CNRP a déclaré qu'en cas d'élections législatives anticipées, le parti soutiendrait les revendications salariales des travailleurs du textile. « Nous déplorons ces violences, que nous condamnons avec la plus grande vigueur, a déclaré à l'AFP le chef du CNRP, Sam Rainsy. C'est une tentative inacceptable de casser non pas seulement une grève ouvrière, mais (...) le mouvement ouvrier dans son ensemble. Et, derrière le mouvement ouvrier, le mouvement démocratique qui est en train de se développer au Cambodge. » De son côté, le ministère de la défense a dénoncé la récupération politique du CNRP qui « exhorte les fonctionnaires de police à ne pas s'acquitter de leurs obligations »et à rejoindre les rangs de la contestation.

Sous la pression internationale, le gouvernement a proposé vendredi après-midi une réunion de crise le 8 janvier afin de discuter d'une solution transitoire pour que l'activité des ateliers reprenne. Le CNRP et la coalition des six syndicats du pays ont opposé une fin de non-recevoir à cette proposition et déclaré vouloir continuer de boycotter toute négociation avec le gouvernement.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ailleurs dans le monde
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:43

 

Source : www.mediapart.fr

Sezin Topçu : « Le nucléaire gouverne par le secret »

|  Par Jade Lindgaard

 

 

Pourquoi la société française a-t-elle si bien accepté le nucléaire ? Pour la chercheuse Sezin Topçu, c’est le résultat de stratégies très efficaces : la politique du fait accompli et l’art de gouverner par le secret.

 

 

 

Comment expliquer la suprématie de l’atome dans le système de production d’électricité en France alors que l’opposition au nucléaire fut ici, dans les années 1970, l’une des plus importantes d’Europe ? Pour l’historienne et sociologue des sciences Sezin Topçu, l’exception nucléaire française ne doit rien au hasard. Elle ne tient pas non plus à une appétence singulière du peuple français pour l’énergie radioactive. Elle est au contraire le résultat de stratégies redoutablement efficaces : la politique du fait accompli et l’art de gouverner par le secret. D’abord conçu dans le secret des cercles militaires, le programme « tout électrique, tout nucléaire » a été mis en place dans les années 1970 avec une célérité qui ne laissa pas le temps au grand public de prendre conscience de la portée du choix énergétique qui était en train de se faire.

Mais ce sont sans doute les chapitres que Sezin Topçu consacre aux années 1980 et 90 qui sont les plus instructifs et les plus surprenants : la chercheuse y décrit comment l’industrie du nucléaire a excellé à développer une forme de « gouvernement par le secret ». Empruntant à l’œuvre du philosophe Michel Foucault, elle explique comment les nucléocrates ont réussi à contrôler leurs critiques, en les focalisant sur l’enjeu de l’accès à l’information. L’accident de Tchernobyl en est l’un des points d’acmé. Après les déclarations aberrantes de Pierre Pellerin, directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), expliquant à la télévision que le nuage radioactif s’était arrêté aux frontières de l’Hexagone, les antinucléaires hurlent et réclament l’accès à une information décente concernant l’exposition à la radioactivité.

À partir de la fin des années 1980, une bonne part de leur lutte et de leur énergie est consacrée à l’obtention de données : sur la composition des rejets liquides et gazeux des réacteurs, sur le traitement des déchets… Et plus beaucoup dirigée contre le système nucléaire, ses dangers, le casse-tête des déchets. Dans le même temps, l’État et EDF se lancent dans une grande stratégie d’ouverture et de discussion avec la société civile. Des comités locaux d’information se créent, des débats publics s’organisent : ils mobilisent les militants associatifs, souvent bénévoles, qui s’épuisent en réunions sans véritable prise sur le processus de décision. Cette histoire de l’acceptation sociale du nucléaire n’avait jamais été écrite. La lecture de ce livre original et foisonnant se révèle édifiante.

Sezin Topçu, La France nucléaire, l’art de gouverner une technologie contestée, Seuil, 349 p., 21 euros.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:36

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-richier

 

Les étrennes du gouvernement à l'élevage industriel

Avec le décret n° 2013-1301 du 27 décembre 2013 paru au Journal Officiel du 31 décembre, les éleveurs industriels de porcs peuvent dire merci au gouvernement.

 

 

elevageCochon.jpg

 

Par un texte réglementaire parfaitement incompréhensible au commun des mortels, où les porcs se mélangent à la transformation de polymères, les élevages de 450 à 2.000 porcs (enfin, "animaux-équivalents", comme dit le texte) n'ont dorénavant qu'à s'enregistrer (au-delà, les normes européennes restent en vigueur). Jusqu’à présent, toute ouverture ou extension au-dessus de 450 porcs nécessitait une autorisation conditionnée à une enquête environnementale préalable.

Ce décret, signé par Jean-Marc Ayrault et par Philippe Martin, le ministre de l'écologie et du développement durable (on ne rit pas), va donc favoriser la concentration des élevages, au triple détriment de l'environnement (avec les rejets nitratés), du bien-être animal, et des emplois.

L'association Eau & Rivières de Bretagne a été la première à attirer l'attention sur cette décision. On pourra consulter la dépêche de l'AFP par exemple dans Libération, ainsi que l'article bien fait de France Info.

Dans ce même Journal Officiel, on trouve, deux décrets plus loin, le décret n° 2013-1303 du 27 décembre 2013. Ce décret précise les consultations publiques censées intervenir dans les décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement, conformément à l'article 7 de la Charte sur l'environnement, l'article 3 de la loi n° 2012-1460, et l'article L120-1 du code de l'environnement.

C'est ainsi qu'une consultation "citoyenne" avait eu lieu sur ce décret (plus particulièrement les élevages de porcs) du 25/10/2013 au 15/11/2013. Aurions-nous notre mot à dire ?

On sait que l'essentiel de la production porcine française se concentre en Bretagne (plus particulièrement dans le Finistère et les Côtes d'Armor). Les consultations citoyennes les plus efficaces seraient-elles donc celles qui consistent à tout casser sur les routes ? En ce cas, l'avenir de la France est décidément inquiétant.

En fait, derrière les Benêts Bonnets Rouges, la FNSEA et le MEDEF étaient particulièrement attentifs.

En témoigne cet article de fin novembre sur un éleveur de porcs du Finistère « président de l'Association pour le maintien de l'élevage en Bretagne et membre de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) du Finistère, en pointe dans le combat des "Bonnets rouges" ». Il est « à la tête d'une exploitation de 20 000 porcs que font tourner une demi-douzaine de salariés » à un rythme où « tout est compté, minuté » (ces chiffres éberluants demanderaient à être précisés, mais les cochons ne sont sans doute pas chouchoutés).

« Il fustige l'Union européenne, dont certaines décisions pourront engendrer la suppression de près de 50 000 truies à l'échelle de la Bretagne. "Cela correspond à la production d'un million de porcs charcutiers, détaille-t-il, de quoi faire fonctionner un abattoir. […]  Tout ça "à cause des normes sur le bien-être animal imposées par Bruxelles et appliquées de façon plus draconienne en France où on lave plus blanc que blanc", soupire-t-il. »

Bref, un garçon sympathique.

Bon, parmi les manifestants bretons, il y avait évidemment des hommes qui travaillent dur et gagnent peu, ou qui n'ont plus de travail, ou qui craignent de le perdre.

Et quand on est aux commandes politiques, la question de la filière porcine industrielle n'est sûrement pas simple à résoudre dans notre monde globalisé.

Mais on attend des hommes politiques qu'ils prennent de la hauteur, pas qu'ils continuent à aller dans le mur en pataugeant dans le lisier. A fortiori quand ils se disent socialistes.

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-richier

 


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 18:01

 

Source : www.lemonde.fr

 

Facebook accusé d'analyser les messages privés

Le Monde.fr | 03.01.2014 à 18h23 • Mis à jour le 03.01.2014 à 19h39

 
 

Facebook est de nouveau inquiété par la justice pour le respect de la vie privée. Lundi 30 décembre, deux utilisateurs américains du réseau social ont lancé une action collective contre le réseau social devant les tribunaux. Ils accusent Facebook d'intercepter les messages privés contenant des liens, sans le consentement des utilisateurs.

« Facebook a scanné les messages des plaignants et analysé les liens envoyés notamment pour de l'analyse de données et le profilage des utilisateurs », affirme la plainte, censée représenter l'ensemble des utilisateurs américains affectés par cette pratique. Pour les plaignants, le réseau social exploiterait en toute discrétion les messages privés pour obtenir des informations plus personnelles que celles mises en ligne publiquement. Autant d'informations qui seraient ensuites partagées « avec des tiers : des annonceurs, des sociétés de marketing et autres agrégateurs de données ».

 

 100 DOLLARS PAR UTILISATEUR ET PAR JOUR

Les plaignants reprochent à Facebook d'indiquer dans ses paramètres de confidentialité que les messages privés ne sont connus que de l'expéditeur et des destinataires, en contradiction avec ses agissements. La plainte s'appuie sur une étude d'une entreprise de sécurité informatique, datée d'août, et plusieurs articles sur des outils développés autour de Facebook, qui permettent de comptabiliser les mentions d'un lien dans les messages privés.

« Nous pensons que ces allégations sont sans fondement et nous nous défendrons vigoureusement », a répondu un porte-parole de Facebook aux sites américains CNET et Re/code. Une réaction classique de la part de l'entreprise en réponse aux demandes de commentaires sur une plainte.

Les deux plaignants réclament, eux, la fin de cette pratique (si elle est avérée) et des indemnités légales pour chaque personne affectée, à raison de 100 dollars par utilisateur et par jour de violation de la loi. Fin août, Facebook avait négocié un paiement de 20 millions de dollars après une autre action collective, qui accusait le réseau social d'afficher les « J'aime » des utilisateurs dans certains formats publicitaires sans leur consentement.

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:49

 

Source : www.lesechos.fr

 

 

La fortune des milliardaires s’est accrue de plus de 500 milliards de dollars en 2013

Par Pierrick Fay | 02/01 | 11:47 | mis à jour à 16:14

                                                                                                                                                                                                                             Les 300 personnes les plus riches du monde disposent d’une fortune estimée par Bloomberg à 3.700 milliards de dollars. La forte hausse des actions en 2013 a permis à Bill Gates, fondateur de Microsoft, de reprendre la première place du classement à Carlos Slim.

 

Bill Gates redevient l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 78,5 milliards de dollars. - Reuters
Bill Gates redevient l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 78,5 milliards de dollars. - Reuters

2013, année des records en Bourse , notamment à Wall Street. 2013, année record également pour les 300 personnes les plus riches du monde. Selon le classement établi par Bloomberg, leur fortune s’est envolée l’an dernier de 524 milliards de dollars (381 milliards d’euros), pour s’établir à 3.700 milliards. C’est presque l’équivalent de 1,5 fois le PIB de la France. Avec la fortune supplémentaire amassée en 2013, les 300 hommes et femmes les plus riches de la terre pourraient s’offrir Apple en ce début d’année ou près de la moitié des entreprises du CAC 40 ! L’année dernière, l’indice MSCI World a bondi de 24% alors que l’indice américain S&P 500 a progressé de 30%, sa meilleure performance depuis 1997. L’indice créé par Bloomberg se base en grande partie sur l’évolution des marchés financiers.

2014 s’annonce sous les meilleurs auspices

En tête du classement, un changement d’importance intervenu dès le mois de mai : Bill Gates redevient l’homme le plus riche du monde selon le Bloomberg Billionaires Index, avec une fortune estimée à 78,5 milliards de dollars (+15,8 milliards en un an). Le fondateur de Microsoft a profité du beau parcours boursier du groupe informatique dont la capitalisation boursière a bondi de 88 milliards l’an dernier. Il devance le mexicain Carlos Slim (73,8 milliards, en baisse de 1,4 milliard) et Armancio Ortega Gaona, le fondateur d’Inditex, propriétaire de la marque Zara avec 66,4 milliards (+8,9 milliards de dollars). Le premier Français est une Française, Liliane Bettencourt, avec une fortune de 34,1 milliards, qui a gonflé de 7,3 milliards en un an. Une performance qui lui permet de dépasser Bernard Arnault, PDG de LVMH, par ailleurs propriétaire des Echos, avec 32,1 milliards (+3,2 milliards). François Pinault complète le podium (17,2 milliards de dollars, soit une hausse de 4,6 milliards).

Mark Zuckerberg plus riche que Georges Soros

La fortune de Bill Gates a augmenté de 20% l’an dernier, soit 15,8 milliards de dollars de plus. Derrière, un autre milliardaire américain a cru sa fortune de 14,4 milliards ! Il s’agit du fondateur de las Vegas Sands, Sheldon Adelson. Le propriétaire du plus grand groupe de casinos du monde devient la 11ème personne la plus riche du monde selon l’indice Bloomberg (37,1 milliards). Le groupe, qui réalise 58% de son chiffre d’affaires à Macao , a profité de la hausse de 19 % des revenus de jeu de l’ancienne colonie portugaise. Le suédois Ingvar Kamprad, fondateur d’Ikea, a lui accru sa fortune de 13,8 milliards à 53,4 milliards. Il devient le 5ème homme le plus riche de la planète et le deuxième européen. Warren Buffet, l’oracle d’Omaha a, de son côté, augmenté sa richesse de 12,9 milliards à 60,8 milliards. Jeff Bezos, le créateur d’Amazon réussit une percée stratosphérique avec une fortune de 36 milliards, en hausse de 12,4 milliards sur un an. Cela concrétise aussi la montée en puissance des magnats de l’Internet et des nouvelles technologies, puisque, globalement, les milliardaires du secteur ont vu leur richesse augmenter de 28 %. Mark Zuckerberg (Facebook) pointe à présent à la 26ème place avec une fortune qui a doublé à 24,7 milliards de dollars. Il devance Georges Soros (23 milliards).

L’infortune des Russes

La technologie qui rit, l’industrie minière qui fait grise mine. La fin du super-cycle des matières premières et le ralentissement de la croissance en Chine, au Brésil ou en Indonésie a lourdement pénalisé quelques gros patrimoines, surtout en Russie. Ainsi, le magnat ukrainien Rinat Akhmetov a perdu 5,1 milliards de dollars à 12,8 milliards. Le patron de Rusal Oleg Deripaska a lui vu sa fortune fondre de 3,8 milliards et celle de Alexey Mordashov, patron de Severstal de 2,3 milliards. Revers identique pour la famille indienne Jindal (-2,7 milliards) dont la matriarche Savriti règne avec ses neuf enfants sur un conglomérat présent dans l’énergie, la mine et la sidérurgie. Le mexicain Alberto Balleres Gonzales a lui perdu 4,4 milliards, alors que la très haute en couleur milliardaire australienne Georgina Rinehart est moins riche de 3,4 milliards. Dans ce contexte, le sidérurgiste Lakshmi Mittal s’en sort bien avec une fortune de 18,4 milliards, qui n’a reculé « que » de 272 millions. La chilienne Iris Fontbona, héritière du géant du cuivre Antofagasta, a de son côté vu 5,2 milliards d’actifs partir en fumée. Elle retombe à la 60ème place. Enfin les frères indonésiens Hartono, présents dans les cigarettes, ont perdu ensemble 6 milliards de dollars ! Mais, précise Bloomberg, « personne n’a plus perdu en 2013 qu’Eike Batista », dont le patrimoine a fondu de 12 milliards de dollars. Le groupe pétrolier Oleo e Gas Participacoes (ex-OGX), qui lui a permis d’accéder au panthéon des plus riches, est aujourd’hui en plein marasme et a été placé en redressement judiciaire. Eike Batista serait aujourd’hui potentiellement ruiné. Signe que les richesses peuvent aussi de défaire très vite au gré des aléas de la bourse.

Les milliardaires chinois dans un mouchoir de poche

En Asie, le hongkongais Li Ka-Shing reste le plus riche. Le petit actionnaire de Facebook, a vu sa fortune croître de 1,6 milliard en un an à un peu plus de 30 milliards. Il devance le milliardaire de Macao Lui Che Woo dont la richesse a plus que doublé à 26,1 milliards. Son groupe Galaxy Entertainment détient 20 % de parts de marché dans les casinos locaux. Les milliardaires chinois (hors Hong-Kong) continuent aussi d’émerger, mais leur classement est assez fluctuant. Ainsi Le roi de la boisson Zong Qinghou a été détrôné par Wang Jianlin le géant de l’immobilier, des média et du divertissement, lui-même dépassé en fin d’année par Robin Li, le fondateur du très populaire moteur de recherche Baidu. Cela se joue dans un mouchoir de poche (à 1 milliard près).

« Les riches devraient devenir encore plus riches en 2014 », pronostique John Catsimatidis, lui-même milliardaire, propriétaire du groupe Red Apple. « Les taux d’intérêt vont rester bas, les marchés actions vont encore augmenter et l’économie mondiale va progresser encore d’au moins 2 % ». Au total, Bloomberg précise que son classement accueille 109 nouveaux milliardaires, jamais apparus dans son indice. Parmi eux : Lynsi Torres, la plus jeune milliardaire des Etats-Unis. Cette femme de 31 ans est à la tête de In-N-Out Burger, fondée par sa famille en 1948 et qui vaut aujourd’hui plus de 1,4 milliard de dollars (+26%).

 

Écrit par Pierrick FAY
Journaliste
pfay@lesechos.fr

 

 

Source : www.lesechos.fr

 

 


 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22