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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:49

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Libertés

En Espagne, au-delà de l’avortement, des lois de plus en plus liberticides

Astrid Menasanch Tobieson

mardi 21 janvier 2014

 

 

 

Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.

 


 

Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.

Mathilde Rambourg (Rue89)

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Je vous écris après les événements qui se sont produits dans le quartier de Kärrtorp à Stockholm (où un groupe néonazi ultraviolent a attaqué une manifestation antirasciste il y a quelques jours).

Je vous écris à propos de qui se trame en Espagne. Je crois en tout cas que la Suède et l’Espagne se ressemblent en un point : l’avancée du fascisme devant l’indifférence de la société. Le 19 novembre, le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression.

Je vous demande maintenant de l’aide, je vous demande d’informer. Le samedi 14 décembre à Madrid s’est déroulé une des 6 000 manifestations qui se sont organisées cette année en Espagne. Je le répète : une des 6 000.

Ces dernières années, le réseau de protection sociale a été ébranlé : privatisation des théâtres, tentatives de privatiser les hôpitaux, droit du travail ébranlé et transformé depuis sa base, licenciements innombrables, familles chassées de leur domicile, éducation civique suspendue dans les écoles, etc. Et afin de clore une longue liste, le vendredi 20 décembre, le gouvernement a approuvé la réforme du droit à l’avortement.

Ce que l’on a désigné comme une crise économique est, depuis le début, avant tout une crise démocratique. La couverture médiatique en Suède et en France sur la situation en Espagne a été très faible, et son analyse d’un point de vue social, inexistante.

La manifestation qui s’est tenue au pied du Congrès de Madrid le samedi 14 décembre, avait pour but de protester contre une nouvelle proposition de loi : la « ley de Seguridad Ciudadana », loi de Sécurité citoyenne.

Un groupe Facebook : 30 000 euros

Cette loi, qui contient 55 articles et punit autant d’actes différents, prévoit des amendes pour le manifestant, allant de 100 à 600 000 euros. Les infractions ?

• Pour commencer, toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.

• L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.

• Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 


Source : www.reporterre.net

 

 

 


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:36

 

 

Source : www.mediapart.fr

La crise est finie, la preuve elle continue

|  Par Hubert Huertas

 

 

 

Bonne nouvelle saluée par la presse économique : la crise n'existe plus. La bourse de Paris, dans le sillage des places européennes, a retrouvé ses niveaux d'avant la chute de Lehman Brothers. Il reste hélas un détail : des millions de chômeurs supplémentaires en Europe.

La crise, connais plus. La bourse de Paris a effacé la catastrophe Lehman Brothers, et c’est donc une bonne nouvelle, saluée depuis hier par la presse. Mais une bonne nouvelle étrange qui vient consacrer le divorce entre l’économie, qui va mieux, et les Français, qui vivent plus mal.

Cette distorsion ne date pas d’hier. On l’a vue monter en puissance à partir des années 1980, quand les bourses se sont mises à déguster les catastrophes sociales. Il suffisait qu’un PDG prononce les mots magiques, “plan social” ou “réduction d’effectifs”, pour que le cours des entreprises concernées bondisse dans les minutes suivantes.

D’un côté les lettres de licenciements, le malheur des salariés, les régions dévastées, et de l’autre les acclamations, les dividendes, la certitude scientifique des experts économiques, saluant la décision des capitaines d’industrie, certes cruelle, mais salutaire à long terme.

Souffrir pour être beau, avoir mal pour aller mieux, telle était, et telle est toujours cette philosophie, déclinée à l’échelon des grandes entreprises, on l’a vu récemment chez EADS qui taille dans ses effectifs alors qu’elle va bien, mais aussi à l’échelon des États, on le constate avec les descentes périodiques de la célèbre Troïka dans le sud de l’Europe.

Ainsi les marchés vont leur vie autonome, sans s’occuper du sort des simples citoyens. Quand les bourses vont mal, elles entraînent tout le monde dans leur chute, mais quand elles vont mieux, quand la confiance est revenue, quand les affaires ont repris, quand le moral est à la hausse, elles gardent leurs bénéfices pour elle.

Conséquence, alors que le Cac 40 vient d’effacer la crise, on peut noter, accessoirement, que le chômage est passé de 8,3 à 10,9 % en France, de 6 à 12 % en Italie, de 3 à 6 % aux Pays-Bas, de 8 à 15 % au Portugal, de 8 à 26 % en Espagne, de 8 à 28 % en Grèce. Cinq ans après, l’économie va mieux mais les gens vont plus mal, on ne peut pas mieux souligner le découplage extraordinaire entre le bulletin de santé général et le destin des Français, et des Européens, dans leur vie de tous les jours.

Ça va donc mieux, sauf que nous allons plus mal, et l’hiatus est d’autant plus ressenti qu’il est le moteur des discours politiques. Plus la bonne santé de l’économie paraît indépendante du bien-être des populations, et plus les responsables ne parlent que de cet idéal. Exemple, à quoi le président de la République s’est-il consacré pendant sa conférence de presse ? À un cap où la France retrouverait sa puissance, en allégeant les charges de ses entreprises.

Les Français seront-ils concernés par cet horizon statistique au moment où leur vie paraît déconnectée des performances économiques ? Alors que l’Institut Ipsos, France Inter, le journal Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof constatent aujourd’hui, dans une enquête, la profonde défiance du public vis-à-vis des politiques, il y a là plus qu’une fracture. Un grand malentendu, qui ne se résoudra pas par un nouveau discours en direction des troupes, mais plutôt par la réparation du sonotone des chefs.  

 

Source : www.mediapart.fr

 


 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:29

 

Source : www.mediapart.fr

 

La reprise économique ne profite pas à l'emploi au niveau mondial

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

La faible reprise économique internationale ne profite pas à l'emploi, le nombre de chômeurs s'élevant à plus de 200 millions au niveau mondial, selon le dernier rapport annuel de l'organisation internationale du travail.

La faible reprise économique internationale ne profite pas à l'emploi, le nombre de chômeurs ayant dépassé les 200 millions dans le monde en 2013, selon le dernier rapport annuel de l'organisation internationale du travail, rendu public lundi 20 janvier.

Le rapport de l'OIT sur les « tendances mondiales de l'emploi 2014 » relève que la croissance de l’emploi reste faible, que le chômage continue d’augmenter, surtout parmi les jeunes, et que 23 millions de travailleurs découragés restent en dehors du marché du travail. 

Au rythme actuel, 200 millions d’emplois supplémentaires seront créés d’ici à 2018, selon le rapport, un nombre inférieur au niveau requis pour absorber le nombre grandissant de nouveaux arrivants sur le marché du travail. Le nombre de demandeurs d'emploi devrait grimper de plus de 13 millions d'ici à 2018.

 

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:17

 

Source : www.leparisien.fr

 

Enquête 

Un banquier d’UBS accuse

Élisabeth Fleury et Matthieu Pelloli | Publié le 21 janv. 2014, 07h00

 

Un ancien salarié de la banque suisse livre un témoignage clé sur les mécanismes d’évasion fiscale pour attirer des clients français. La banque nie toute malversation

 

 
 Bâle (Suisse). UBS, l’Union des banques suisses, la plus grande des banques helvètes, est soupçonnée d’avoir démarché des particuliers en France dans les années 2000 afin qu’ils ouvrent des comptes non déclarés en Suisse.  Bâle (Suisse). UBS, l’Union des banques suisses, la plus grande des banques helvètes, est soupçonnée d’avoir démarché des particuliers en France dans les années 2000 afin qu’ils ouvrent des comptes non déclarés en Suisse.  (AFP/Fabrice Coffrini.)

C’est un témoignage anonyme car risqué : les Suisses emprisonnent ceux de leurs ressortissants qui osent braver le secret bancaire. Celui-ci, inédit, émane d’un ancien salarié d’UBS Suisse qui, pendant quatorze ans, a recruté en des clients à l’évasion fiscale. Aujourd’hui retiré du secteur bancaire, ce quadragénaire a récemment livré son témoignage aux Guillaume Daïeff et Serge Tournaire, qui l’ont immédiatement versé à leur dossier. Il pourrait s’avérer déterminant pour la suite de l’enquête.

Comment recrutiez-vous des clients en ?

Pendant des années, ils venaient de leur propre initiative. Puis, en raison de la concurrence, il nous a fallu devenir plus agressifs. A partir de 2002-2003, notre direction nous a encouragés à travailler de plus en plus avec Paris. Chaque conseiller devait avoir un ou deux contacts en France susceptibles de nous mettre en relation avec de futurs clients.

S’agissait-il toujours d’ouvrir des comptes non déclarés ?

Evidemment. La question ne se posait même pas.

Concrètement, comment s’organisait cette coopération transfrontalière ?

Je prenais contact avec mes futurs clients grâce aux renseignements fournis par mes collègues d’UBS Paris. Nous nous rencontrions ensuite dans des halls ou des chambres d’hôtel, ou parfois à leur domicile, ce qui est préférable : cela permet de connaître l’environnement du client, son mode de vie, ses goûts... Dans tous les cas, il fallait être extrêmement discret.

Quelles étaient les consignes ?

Lorsque nous étions envoyés en France, rien ne devait permettre d’établir un quelconque lien avec UBS. Il fallait donc n’avoir aucun document portant le logo de la banque, pas même une carte Visa. On nous fournissait, pour chaque voyage, un ordinateur vide. Une fois en France, nous récupérions les informations nécessaires — relevés de comptes, contact clients, numéros de téléphone... — sur une plate-forme ultra-sécurisée à laquelle nous ne pouvions accéder que pour la durée de la visite. Toutes ces informations devaient être détruites avant de retraverser la frontière.

Les clients étaient-ils inquiets ?

On savait les rassurer. Certains collègues allaient jusqu’à leur dire que nous étions aussi fiables qu’une valise diplomatique. La vérité, c’est que l’on envoyait tout simplement en Suisse, par la Poste, les documents qu’ils nous confiaient.

Vous est-il arrivé de vous faire prendre ?

Une seule fois, dans le Lausanne-Paris, des douaniers m’ont fouillé. C’était un scénario auquel j’étais préparé. Sur les conseils de ma hiérarchie, je leur ai dit que c’était un voyage privé et que j’allais voir un spectacle. Cela a fonctionné.

Et pour ouvrir le compte en Suisse puis transférer les avoirs, comment opériez-vous ?

Il y avait deux cas de figure. Soit l’argent était déjà caché ailleurs, dans un paradis fiscal par exemple, et le client n’avait qu’à opérer un virement. Soit l’argent avait été déclaré en France et il fallait le sortir en cash, ce qui était plus délicat.

Comment vous y preniez-vous ?

Parfois le client prenait le risque de venir lui-même en Suisse pour y déposer sa fortune, cash ou lingots. Mais le plus souvent, des conseillers d’UBS faisaient la mule en transportant eux-mêmes ces sommes de l’autre côté des Alpes. Sac sur le dos, certains empruntaient les pistes de ski. J’avais moi-même un passeur.

Des précautions particulières étaient-elles prises pour certains clients ?

Il existait chez UBS Suisse un département spécial, baptisé PEP pour « Personnes exposées politiquement ». Il regroupait tous les clients sensibles, soit par le montant de leur fortune, soit par leurs fonctions. L’objectif de la direction, en regroupant ces clients, était d’éviter que trop de noms connus ne circulent au sein de la banque. Les conseillers PEP devaient être d’une disponibilité absolue, ces clients-là sont très exigeants.

Avez-vous croisé certaines de ces personnalités ?

J’ai vu des créatrices de mode françaises ainsi que des footballeurs de l’équipe championne du monde en 1998. Le nom d’un ministre, aussi, circulait. Dans le cadre de nos formations, il était même utilisé, sur des documents types, pour illustrer les montages financiers opaques. On nous disait par exemple : « Monsieur Untel veut prêter de l’argent à son fils, à partir d’un trust situé aux Bermudes, voilà les étapes à suivre... ».

Ce que vous dites est considéré, en Suisse, comme une violation du secret bancaire. Vous risquez, à ce titre, la prison. Pourquoi parlez-vous aujourd’hui ?

J’en ai assez de voir la banque UBS se défausser sur ses employés et tenter de négocier, sur notre dos, avec la justice. Si nous avons agi illégalement, c’était à la demande de la banque.

 

 

Source : www.leparisien.fr

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:09

 

Source : lexpansion.lexpress.fr

 

McDo dans le viseur du fisc français pour une évasion de 2,2 milliards d'euros

 Par Emmanuel Paquette - publié le 21/01/2014 à 17:07

 


Exclusif: Bercy soupçonne McDonald's d'échapper, en partie, au fisc français grâce à ses filiales luxembourgeoise et genevoise, où atterrissent les commissions versées par les franchisés. Un pactole de plus de 2 milliards d'euros qui a valu une perquisition au siège tricolore de l'enseigne.


 

Big micmac fiscal chez McDo

Le clown Ronald, symbole de McDonald's, incarne son engagement social. Bien loin de ses pratiques fiscales.

REUTERS/Eric Thaye


Deux milliards d'euros glissés entre une tranche suisse et une autre, luxembourgeoise. La multinationale américaine McDonald's n'est pas seulement le spécialiste incontesté du hamburger : elle a aussi élaboré une recette très secrète de sandwich fiscal. A la faveur d'un savant montage, le roi du Big Mac est soupçonné par l'administration française d'avoir soustrait, en cinq ans, une bonne partie de son chiffre d'affaires réalisé dans l'Hexagone. Depuis 2009, plus de 2,2 milliards d'euros, selon les services de Bercy, ont été transférés directement au Luxembourg et en Suisse sans que la fliale tricolore n'ait acquitté sur ces sommes le paiement de la TVA et de l'impôt sur les bénéfices. Ce sont entre 330 et 650 millions d'euros qui auraient ainsi échappé au fisc chaque année. Un joli tour de passe-passe...

Pour y voir plus clair dans les arrière-cuisines de la multinationale, une perquisition s'est déroulée discrètement au siège de la société, à Guyancourt (Yvelines), sous l'autorité du tribunal de grande instance de Versailles. Ayant débuté le 15 octobre dernier au matin, elle s'est terminée le lendemain à l'aube. A l'heure du McCafé.

Contactée par L'Express, l'entreprise confrme les faits : "Comme la plupart des grandes sociétés, nous faisons l'objet de demandes d'informations courantes de la part de l'inspection des fnances publiques, auxquelles nous avons toujours répondu." Mais ses dirigeants n'ont pas donné suite à nos demandes de rencontre. Détail savoureux, quelques jours avant cette opération, Jean-Pierre Petit, PDG des activités françaises et vice-président Europe du groupe, publiait son livre J'ai vendu mon âme à McDo (Cherche Midi). On ne saurait mieux dire.

Les 300 franchisés tricolores acquittent des redevances pour l'utilisation de la marque

En trente-cinq ans, l'enseigne américaine a réussi l'exploit de faire de la France son deuxième marché le plus rentable, juste derrière les Etats-Unis. McDo a dû batailler dur pour se faire une place au pays du Guide Michelin. Non contente de devoir lutter contre sa réputation de symbole de la malbouffe, la chaîne de restauration rapide a aussi subi, dans les années 1990, le kidnapping de son effgie, le clown Ronald, par des écoguerriers, et le démontage de l'un de ses restaurants, à Millau, par José Bové.

Pour améliorer son image teintée d'impérialisme américain, elle ajoué très vite la carte de la traçabilité des produits et de ses liens avec les producteurs nationaux. Sans compter l'adaptation de ses recettes au goût local : sauces aux fromages (saint-nectaire, fourme d'Ambert, cantal), McBaguette ou, plus récemment, formule "Casse-croûte" à moins de 5 euros. Une stratégie payante. "Jamais les Américains n'avaient imaginé que McDonald's se développerait ainsi au pays de ces sacrés gastronomes mangeurs d'escargots", se félicite Petit dans son ouvrage.

En 2012, dans l'Hexagone, la multinationale a vendu pour 4,35 milliards d'euros hors taxes de hamburgers, de salades, de nuggets de poulet, etc., à travers son puissant réseau : plus de 1 300 restaurants, dont 20 % appartiennent à la marque et 80 % à des franchisés. Voilà la clef de la réussite de McDo. "Tout notre système repose sur [les franchisés]", reconnaît Jean-Pierre Petit dans son livre. En moyenne, chacun possède trois restaurants. Mais les plus importants d'entre eux peuvent en détenir jusqu'à 19, comme Michel Réglat dans la région de Toulouse, Mario Piromalli en Bretagne, ou Hervé Clément en Ile-de-France.


McDo dans le viseur du fisc français pour une évasion de 2,2 milliards d'euros

AFP PHOTO / BERTRAND GUAY


Le PDG de McDo France, Jean-Pierre Petit, n'a pas souhaité répondre à L'Express.

La franchise est aussi au coeur du système qui a permis l'évasion fiscale et qui donne aujourd'hui des migraines aux services de Bercy. Car les 300 franchisés tricolores acquittent des redevances "pour l'utilisation de la marque et du savoir-faire qui appartiennent à McDonald's". Ils doivent rétrocéder au géant américain 4 % de leur chiffre d'affaires pour les frais publicitaires et, surtout, entre 10 % et 20 % sous forme de commissions d'exploitation. Une fois leur obole versée, "ces entrepreneurs indépendants paient leurs impôts, investissent et créent des emplois du fait de la nature même de leur activité", tient à préciser l'enseigne. Les redevances des franchisés constituent l'essentiel de la rentabilité du groupe, soit près des deux tiers de ses marges.

Pour optimiser la gestion de cette manne, une fliale luxembourgeoise, McD Europe Franchising, a ouvert en janvier 2009 deux succursales, l'une aux Etats-Unis, dans l'Illinois, l'autre à Genève, en Suisse. Placée sous la direction de deux cadres, Cathy Martin et Mahrukh Sultana Hussain, la structure helvétique a encaissé plusieurs centaines de millions d'euros de commissions en provenance de McDo France. Une autre partie des flux fnanciers hexagonaux est parvenue au Luxembourg, à la suite d'un accord passé en mars 2009 avec le siège américain.

La maison mère permet alors à McD Europe Franchising d'"acquérir le droit d'utiliser, de développer, ou de sous-louer les moyens marketing et la propriété intellectuelle liés aux restaurants McDonald's dans toute l'Europe". En clair, la société du grand-duché peut recueillir le paiement des royalties de tous les franchisés installés sur le Vieux Continent, dont la France, mais elle doit ensuite reverser un montant annuel à la multinationale.

Les résultats sont impressionnants. Sur la seule année 2012, cette entité luxembourgeoise de 13 salariés affche un chiffre d'affaires de plus de 1 milliard de dollars, pour un bénéfce net de 172,4 millions, grâce aux redevances payées par les franchisés de toute l'Europe. Surtout, le montage lui permet d'acquitter un impôt sur les bénéfces de 1,85 % seulement, au lieu du taux de 33,3 % en France .Une jolie économie. Elle n'aura payé en 2012 que 3,2 millions de dollars de taxes au total.

Un risque de redressement fiscal qui pourrait s'étendre à d'autres pays

Et c'est bien là que les services de Bercy s'étranglent. Pour eux, il ne fait aucun doute que la société luxembourgeoise et sa succursale suisse offcient directement sur notre territoire. En effet, les franchiseurs bénéfcient de moyens humains et matériels alloués par McDonald's France. Comme le rappelle d'ailleurs dans son livre le patron tricolore, l'enseigne met à leur disposition "les meilleurs outils et les meilleures conditions afn qu'ils s'épanouissent, qu'ils prospèrent". Dès lors, selon l'administration fiscale, les commissions reversées par les franchisés doivent bienêtre soumises à l'impôt dans l'Hexagone. Le manque à gagner pour l'Etat est susceptible de s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros.

Pour le groupe américain, la menace d'un redressement fiscal est d'autant plus inquiétante que d'autres pays européens, comme l'Allemagne, par exemple, risquent d'emboîter le pas à la France. Un effet domino qui pourrait être désastreux. "Les entreprises doivent, à côté du marketing de leurs produits, avoir de plus en plus ce rôle citoyen [...], écrit Jean-Pierre Petit. En trente ans, McDonald's est devenu un membre actif et responsable de la société." De quoi s'étouffer, sans même avoir avalé un hamburger.

Les comptes 2012 de McDo au Luxembourg où il est imposé à 1,8%


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/mcdo-dans-le-viseur-du-fisc-francais-pour-une-evasion-de-2-2-milliards-d-euros_424781.html#BhPhwL63kgv5LuGS.99

 

Source : lexpansion.lexpress.fr

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 17:47

 

Source : www.marianne.net

 

Cette guerre idéologique que l’austérité est sur le point de gagner!

Mardi 21 Janvier 2014 à 05:00

 

*Michel Santi

 

Le scénario est toujours le même. Le gouvernement du pays en question opte pour l’austérité, croyant ainsi conserver la confiance des marchés financiers. A l’unisson, l’ensemble des partis politiques affichent leur indéfectible volonté de préserver la notation de la dette souveraine de leur pays. Jusqu’à ce que l’austérité déprime la consommation, fige l’investissement et, en finalité, débouche sur la récession.

 

Un vieil homme marche les pieds symboliquement enchaînés lors d'une manifestation, septembre 2012, Athènes - RAKITA MAGDA/SIPA
Un vieil homme marche les pieds symboliquement enchaînés lors d'une manifestation, septembre 2012, Athènes - RAKITA MAGDA/SIPA
Le scénario est toujours le même. Le gouvernement du pays en question opte pour l’austérité, croyant ainsi conserver la confiance des marchés financiers. A l’unisson, l’ensemble des partis politiques affichent leur indéfectible volonté de préserver la notation de la dette souveraine de leur pays. Jusqu’à ce que l’austérité déprime la consommation, fige l’investissement et, en finalité, débouche sur la récession.

Les objectifs en matière de réduction des déficits sont donc évidemment très loin d’être atteints, tant et si bien qu’une intensification de l’austérité est exigée par les responsables politico-économiques. Lequel regain de rigueur exerce une pression supplémentaire sur ce qui reste de croissance et que, en finalité, le pays perde son AAA, ou la note enviable dont il bénéficiait de la part des agences de notation. Lesquelles agences de notation qui invoquent les misérables perspectives de croissance pour justifier la dégradation de la note de ce pays.

C’est à peu près à ce stade que le Ministre des Finances de ce pays, montrant une détermination sans faille, assure vouloir redoubler d’efforts pour réduire la dette publique, non sans distiller son angoisse vis-à-vis de déficits « qu’il nous est impossible de transmettre aux générations futures »…
 
Scénario familier, donc, qui ne s’est que trop répété ces dernières années en Europe et qui a par exemple touché en décembre dernier les Pays-Bas, « déshonorés » par la perte de leur triple A. Austérité qui a donc embarqué ce pays dans une spirale infernale où la croissance rétrécit comme une peau de chagrin année après année et où le fardeau de l’endettement s’aggrave, lui, année après année. Comment et pourquoi s’en émouvoir – ou tout simplement s’en étonner ? – quand le gouvernement hollandais adopte des mesures d’économies et d’augmentations d’impôts se montant à 6.5% du P.I.B. entre 2011 et 2014, et à 2.5% d’économies supplémentaires entre 2015 et 2017 ? Pourtant – quelle surprise ! – : la dette publique s’enfonce de 65.7% du P.I.B. en 2011 à 76.3 prévue cette année. Tandis que le chômage double quasiment sur la même période de 4.3% en 2011 à 8% prévu en 2014…

C’est donc plus ou moins à ce moment de cette tragédie dont le final n’est que trop connu que le gouvernement hollandais (ou du pays européen en question) décrète un resserrement de l’austérité, afin d’atteindre – ou de se rapprocher le plus possible – du critère aberrant des 3%. Gouvernement du pays en question qui ne se rend nullement compte de l’ironie de la situation où il s’empêtre le cœur léger, et qui veut que chaque mesure supplémentaire de rigueur adoptée l’éloigne un peu plus de ce AAA si convoité.
 
Autorités du pays dégradé en question qui se rebellent et qui se scandalisent dès que leur notation souveraine se retrouve dégradée par celles-là mêmes (les agences de notation) qui les avaient mises en garde… « Que d’efforts pour rien ! », s’exclament alors des autorités politiques et financières qui semblent n’avoir toujours rien compris aux rudiments de la macro économie. Qui, dans leur infinie naïveté, sont persuadés que tous les secteurs d’une économie peuvent épargner, peuvent cesser de dépenser, et peuvent interrompre leurs investissements sans que cela ne se ressente sur l’activité, et donc sur la croissance. Et qui, à la faveur de la gifle de la dégradation de leur notation, commencent enfin à intégrer des éléments de macro économie pour apprentis-économistes.
 
Non : l’économie hollandaise (ou française, ou espagnole, ou britannique…) n’était absolument pas en danger. Non : ses finances publiques ne risquaient à aucun moment d’échapper à tout contrôle. Non : il n’est nullement impératif du point de vue macro économique d’atteindre un budget excédentaire. Oui : les critères européens des 3% sont de nature à fausser la donne et à troubler la vision des politiques qui ne se braquent plus dès lors que sur le quantitatif au détriment du qualitatif. Et, oui: les seules et uniques priorités de ce gouvernement (comme de tout autre exécutif) sont de résorber le chômage et de soutenir la croissance. Et pourtant, elle est en train de la gagner cette guerre : l’austérité ! Grâce à l’économie britannique qui reprend enfin le chemin de la croissance. A l’Espagne dont le P.I.B. cesse subitement de se dégrader. A l’Irlande qui vient de voir sa note remontée par les agences de notation. Et même à la Grèce qui voit poindre un semblant de reprise.
 
Ne vous y trompez toutefois pas car ce rebond n’est strictement pas redevable à la « sagesse » de nos gouvernants, mais à une interprétation qualitative fallacieuse des statistiques économiques. Car c’est les pays ayant imposé l’austérité la plus rude qui ont subi le plus fort décrochage de leur croissance et l’augmentation la plus spectaculaire de leur dette. Car la croissance est comme ce ballon qui rebondit forcément – et mécaniquement – après avoir touché le sol : elle repart même sans mesure qui puisse la stimuler.

L’économie – c’est comme les êtres humains- : ils récupèrent après un moment d’abattement et finissent par se relever. Si ce n’est que les économies touchées par l’austérité se rétablissent à un rythme d’une lenteur extrême, et qu’elles ne reviennent jamais à leur niveau d’avant, d’avant la crise.


(*) Michel Santi est économiste, auteur de « L'Europe, chronique d'un fiasco politique et économique »« Capitalism without conscience »   Son dernier ouvrage est  «Splendeurs et misères du libéralisme»    (l’Harmattan)

 

Source : www.marianne.net

 

 


 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 17:27

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Ce qui nous arrive sur la Toile 21/01/2014 à 11h24

Ce que cache le Turc mécanique d’Amazon

Xavier de La Porte | France Culture

 

Et si le Turc mécanique d’Amazon était l’avenir du travail ?

D’Amazon, le géant américain du commerce en ligne, on connaît assez bien les conditions de travail déplorables dans les hangars, la pression exercée sur les employés, etc., tout cela est maintenant bien documenté. Mais d’Amazon, on connaît moins le « The Mechanical Turk » ou, pour le dire en français, le Turc mécanique.

 


Le Turc mécanique, gravure de Karl Gottlieb von Windisch dans le livre de 1783, « Raison inanimée » (Wikimedia Commons)

 

Le Turc mécanique d’Amazon, c’est une plateforme – un site internet donc –, sur laquelle s’inscrivent des entreprises d’un côté, et des particuliers – des travailleurs – de l’autre. Le principe est simple : les entreprises proposent des microtâches, auxquelles sont associées une rémunération (en général minime, 10 cents, 20 cents, ¼ de dollar) et un temps alloué (si vous prenez la tâche et ne la réalisez pas dans le temps alloué, elle est remise sur le marché).

Ça c’est le principe général. Et on voit bien à quelle vision du travail il correspond : travail décentralisé, précaire, flexible, individualisé, morcelé (le temps alloué pour une tâche, c’est 3 minutes, 10 minutes, 1 heure), sans aucun contrôle, sans aucune perspective (si ce n’est de devenir « Master », c’est inscrit sur le site, mais je ne sais pas très bien ce que ça veut dire, ni les critères d’accession à ce niveau).

Un canular du XVIIIe siècle

Quelles sont les tâches proposées ? Ces tâches sont en gros toujours les mêmes :

  • certaines exigent une qualification minimale (essentiellement de la traduction de fragment de texte) ;
  • la plupart exigent peu ou pas de qualification : la transcription de son en texte, du « taggage » (identifier des objets sur une image et nommer ces objets), classer des images en différentes catégories.

 


Le Turc mécanique portes ouvertes, gravure (Wikimedia Commons)

 

D’accord, mais pourquoi appeler cela de ce nom étrange : le Turc mécanique ?

Le Turc mécanique, c’est une référence à un très célèbre canular de la fin du XVIIIe siècle. Il s’agissait d’un automate, qui avait l’apparence d’un Turc, capable de jouer aux échecs et de résoudre quelques problèmes compliqués. Sauf que c’était une supercherie : à l’intérieur de l’installation, se trouvait un être humain qui manipulait le mannequin. Et ce Turc mécanique a fasciné les Européens du XVIIIe siècle, même après que la supercherie a été dévoilée.

Artificielle intelligence artificielle

Si Amazon se réfère à ce célèbre canular, ajoutant sur son site un sous-titre assez ironique – « artificial artificial intelligence », artificielle intelligence artificielle –, c’est parce que son service est une sorte de supercherie contemporaine, supercherie démasquée depuis longtemps.

Vous croyez que les entreprises qui vous vendent des transcriptions de réunion minute ont recours à des logiciels superperfectionnés ? Eh bien non, elles ont recours au Turc mécanique d’Amazon, à des petites mains éparpillées dans monde entier qui pour presque rien transcrivent en quelques minutes des petits morceaux de la réunion, des morceaux qui sont découpés par des algorithmes, distribués par des algorithmes, puis ré-assemblés ensuite par des algorithmes.

Même chose pour le classement d’images, même chose pour des identifications de personnes sur des photos. Et pourquoi ces entreprises ont-elles recours à des humains plutôt qu’à des machines ? Parce que, malgré les progrès de l’informatique, c’est très compliqué pour un ordinateur d’identifier des objets sur une image, classer des images en catégorie ou traduire, c’est très compliqué voire encore impossible. Voilà la supercherie.

« Peut-on être payé en roupies ? »

Ces tâches invisibles – mais importantes car elles créent des données qui seront ensuite travaillées par les algorithmes –, ce ne sont pas des machines qui les exécutent mais des gens, un sous-prolétariat mondialisé et exploité. Je ne sais pas combien de personnes cela concerne, je ne sais pas non plus quel type de gens se livrent à ce travail (si ce n’est qu’il doit y avoir pas mal d’Indiens, parce qu’une des questions fréquemment posées sur le site, c’est : « Peut-on être payé en roupies ? »). Ce serait intéressant d’avoir des données, ne serait-ce que pour savoir si le service est expansion.

Ce qui est le plus fascinant là-dedans, c’est qu’on est à la fois dans une forme de travail hypercontemporaine (son côté mondialisé, organisée par des algorithmes) et une forme très ancienne, qui rappelle les « calculateurs humains », ces gens qui, avant les ordinateurs, effectuaient des morceaux de calculs qui étaient assemblés pour réaliser des opérations complexes (on a beaucoup utilisé de calculateurs humains, et notamment des femmes sous payées, dans le projet Manhattan, qui a abouti à la création de la première bombe atomique).

Les ordinateurs ont fait disparaître les « calculateurs humains », mais ils ont fait apparaître une autre forme d’exploitation totalement invisible, cachée dans l’antre des machines. Ce n’est pas l’usine, mais c’est guère plus désirable.

 

Publié initialement sur
France Culture 
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:52

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

« Salariés sans frontières », le docu classé X par France 5 interdit de replay

Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 21/01/2014 à 11h43

 

 

Ils l’avaient déjà diffusé à une heure de film X. En catimini honteux, au-delà de minuit. Voilà qu’ils récidivent, passant de la goujaterie à la volonté manifeste de nuire. France 5, chaîne de service public, pourtant commanditaire du film, refuse d’offrir le replay au documentaire de Gilles Balbastre, « Salariés sans frontières ».

Montée au créneau des partisans du film, protestations, rien n’y fait. L’histoire édifiante des salariés de cette grande région française limitrophe au paradis luxembourgeois des financiers est vouée au silence et à l’oubli.

L’appel de Gilles Balbastre

Gilles Balbastre, coréalisateur d’un autre célèbre docu au titre prémonitoire ( « Les Nouveaux Chiens de garde »), cofondateur de la société de production alternative Nada (nous avons des armes), se résout en désespoir de cause à appeler les spectateurs à visionner son documentaire sur les réseaux ou sur des sites comme YouTube.

Gilles Balbastre :

« N’hésitez pas à aller sur ces sites pour visionner le documentaire ou pour réclamer un replay. Plus le mouvement sera fort, plus la contestation d’une télévision de service public qui n’a plus rien de public sera visible. »

Mais foin de ce prologue publicitaire, éteignez les lumières, asseyez-vous dans vos fauteuils, ouvrez vos boîtes de pop-corns, et regardez ce film classé X par des malotrus.

(NB : les amateurs de scènes croustillantes en seront pour leurs chaleurs, mais le classement X ne s’applique pas qu’aux films pornos, mais plus généralement aux œuvres « violentes » ou « portant atteinte à la dignité humaine ». Celle des censeurs, manifestement.]


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:37

 

lien

 

Bonjour,


Afin d’échanger sur le sujet du PTCI(*), sur les très graves menaces qu’il fera peser dans de nombreux secteurs et surtout afin d’envisager ensemble les réactions et les mobilisations à venir

nous vous invitons
le jeudi 23 janvier à 18h30
au centre Pablo Neruda (salle 2) à Nîmes, 1 place Hubert Rouger
à une réunion dont l'objet sera d'échanger sur la création nécessaire d'un collectif anti PTCI / TAFTA

Pour en savoir plus sur le sujet, vous trouverez ci-après un point sur les risques liés à l’application de cet accord commercial ainsi qu’un lien vers le site d’ATTAC Nîmes où sont mis en ligne :
un diaporama de Raoul Marc Jennar, qui avait déjà fait un très appréciable travail du genre au moment du Traité constitutionnel européen ;

l’enregistrement audio de la présentation de Frédéric Viale d’ATTAC France lors de sa venue à Nîmes le 29 novembre.
http://local.attac.org/attacnimes/?Accord-de-libre-echange
D’autres informations sont également disponibles sur le site d’ATTAC France (dont le Guide de navigation pour affronter le grand marché transatlantique):

http://www.france.attac.org/dossiers/quest-ce-que-tafta
Nous avons refusé en son temps l’AMI (Accord multilatéral sur l’investissement), et nous avons obtenu l’arrêt des négociations. Nous refusons ce projet !
N’hésitez pas à faire suivre ce message à toute personne potentiellement intéressée.
Bien cordialement et solidairement,

ATTAC Nîmes
nimes@attac.org

(*) TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) ou TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ou encore PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement)


Le 8 juillet 2013, l’Union européenne et les États-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un accord commercial bilatéral, le Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (PTCI/TAFTA). C’est l’aboutissement de plusieurs années de lobbying des groupes industriels et financiers, européens et étasuniens.



Le partenariat transatlantique serait un des accords de libre-échange et de libéralisation de l’investissement les plus importants jamais conclus, représentant la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux. Comme d’autres accords bilatéraux signés récemment ou en cours de négociations– notamment l’accord UE-Canada–le PTCI ne se contentera pas d’abolir les barrières douanières ; il s’étendra aussi aux « barrières non-tarifaires ». En effet, toute réglementation, même décidée démocratiquement, peut être considérée comme un obstacle au commerce. Le PTCI va donc viser le démantèlement, ou l’affaiblissement, de toutes les normes qui limitent les profits des entreprises européennes ou étasuniennes, en fonction de leurs intérêts respectifs.
Le volet « investissement » du mandat de négociation du PTCI prévoit en outre un mécanisme particulièrement menaçant dit « de règlement des différends » qui pourraient survenir entre des acteurs économiques privés et l’un des gouvernements. L’accord UE-Canada, qui n’est pas encore ratifié, contient une telle procédure. L’introduction d’un tel mécanisme ad-hoc, à travers la nomination d’experts « arbitres » qui délibéreraient indépendamment des juridictions publiques nationales ou communautaires, permettrait aux transnationales de poursuivre des États dont les normes sanitaires, écologiques ou sociales, ou toute autre réglementation protectrice des consommateurs ou des économies locales, apparaîtraient comme des entraves aux investissements étrangers. L’objectif : étendre le champ possible des investissements et « sécuriser » la liberté et les bénéfices des investisseurs.
Le PTCI pourrait avoir des conséquences considérables dans bien d’autres domaines qui dépassent largement le périmètre du commerce. Il renforcerait par exemple drastiquement les droits de propriété intellectuelle des acteurs économiques privés et du domaine du brevetable, et pourrait donner aux multinationales des nouvelles technologies de l’information, un pouvoir accru de contrôle des données de l’internet, notamment celles relatives aux citoyens. Pour la Commission européenne, qui négocie au nom de tous les pays de l’Union européenne, il s’agit d’aligner le PTCI sur « le plus haut niveau de libéralisation » qui soit. Elle souhaite même ériger l’accord en modèle.

 

 

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:09

 

   
Festival du Film des Droits de l'Homme

 

Cher(es) ami(es)

La 2ème édition du Festival International du Film des Droits de l'homme se déroule cette année du 20 au 31 Janvier 2014.
Le Secours Catholique en est le principal organisateur en collaboration avec Amnesty International, La ligue des droits de l'Homme, l'ACAT et l'Observatoire International des Prisons.

Vous êtes chaleureusement invité à y participer notamment à la cérémonie d'ouverture du Lundi 20 Janvier 2014 (entrée libre) ouverte à tous. Au cours de la soirée d'inauguration projection du film "One day after peace" et débat et échange avec Erez Laufer, réalisateur venu spécialement de Tel Aviv.

Cette année 6 films documentaires inédits dans le Gard
10 projections publiques sur les 3 principales villes du département (Nimes, Ales et Bagnols sur Ceze) ainsi qu'une projection cette année sur Saint Hippolyte du Fort
16 projections en établissements scolaires

 

 

LES FILMS

 

PROGRAMME.jpg

 

 


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