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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:55

 

 

 

Source : democratiereelle.eu

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre-Élection Européenne 2014

DÉMOCRATIE RÉELLE

 

 

 

 

Et si vous votiez vous-même les lois ?

 

C'est ce que vous propose de faire cette initiative. Les 24 et 25 mai 2014, lors des prochaines élections européennes, des listes citoyennes tirées au sort seront présentées.

Ces citoyens s'engagent, une fois élus, à organiser des référendums sur tous les projets de loi soumis au parlement européen, ils ne feront alors que transmettre le résultat de cette consultation citoyenne par l'intermédiaire de leur vote à l'assemblée.

 

 

 

 

 

En campagne:

 

Pour en savoir plus sur les candidats de votre circonscription,

Cliquez sur la carte => lien

Rejoignez-nous:

Si vous souhaitez participer à la campagne, et connaître les dernières actualités, rejoignez-nous sur: Le forum de la contre élection européenne La page Facebook La page de géolocalisation La campagne en vidéo Et tous les Dimanches à partir de 20h30 en Visio-Conférence

 

Foire Aux Questions

 

1) Qu'est ce que l'élection européenne?
L'élection européenne permet de désigner une liste de députés européens qui auront pour rôle de représenter les français (ou les belges) au parlement européen.
Contrairement au parlement français (et belge), le parlement européen ne possède pas l'initiative législative, c'est à dire qu'il ne peut pas proposer de loi, son pouvoir est donc limité.

Les élections suivent la forme d'un scrutin proportionnel et plurinominal, chaque électeur vote pour une liste, et les sièges du parlement sont réparties proportionnellement selon le résultat de cette élection.

2) Quelles sont les conditions pour être candidat?
Pour pouvoir être candidat aux élections européennes, il vous suffit d'être inscrit sur les listes électorales et par conséquent: d'être âgé d'au moins 18 ans (21 ans en Belgique), de ne pas être condamné à l'inéligibilité et d'avoir votre résidence principale en France (ou en Belgique). Source

3) Qu'est ce que le mouvement "Démocratie Réelle"?
Le mouvement Démocratie Réelle est né suite aux dernières législatives en France, il regroupe des citoyens insatisfaits de leurs institutions et souhaitant mettre en place une démocratie réelle.

Démocratie Réelle n'est pas un parti politique et ne possède aucune autorité, chaque citoyen étant au final totalement libre de faire ce qu'il veut.

Pour cette édition, le site est géré par le groupe Démocratie Réelle d'Isère.

4) Comment s'est déroulé le tirage au sort ?

Afin d'éviter l'intervention d'un huissier, la méthode utilisée était vérifiable par chacun d'entre nous.

Le 1er Juillet à midi (fixé à l'avance après débat sur Facebook), la valeur du CAC40 (en prenant les 2 chiffres après la virgule), de part sa nature suffisamment aléatoire, a été utilisée dans la formule suivante (Valeur du CAC40):

 

   Pour chaque liste d'inscrits (de taille N), une nouvelle liste sera créée.
   Le 1er de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   Le 2ème de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N-1) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   Le 3ème de la nouvelle liste sera le (CAC40 modulo N-2) ième de l'ancienne liste que l'on retire.
   etc.

 

 

 

 

5) Comment se dérouleront les référendums ?
La solution qui paraît la plus simple, la moins couteuse et la plus rapide à mettre en place est le vote via Internet.

La question de la fiabilité d'un tel système se pose. Pour y remédier facilement, les détails du scrutin seront rendus publics pour permettre à chacun de contrôler le bon déroulement du vote.

Et pour les citoyens souhaitant garder leur anonymat, un identifiant pourra leur être attribué afin de publier celui-ci plutôt que son nom sur la liste du dépouillement.

L'administration de la plateforme web de vote sera contrôlée par un petit groupe de personnes tirées au sort au mandat court et non renouvelable.

(NB: Les détails sont toujours en cours de discussion sur le groupe facebook et seront soumis au vote.)


à suivre...

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 14:53

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

Tunisie : vote historique pour les femmes à la Constituante

Thierry Brésillon - Journaliste

Publié le 12/01/2014 à 11h26

 

 


Réaction à l’adoption de l’amendement de l’article 45 (Thierry Bresillon)

 

Larmes d’émotion, cris de joie et chant de l’hymne national dans les rangs et les tribunes de la Constituante ont salué, jeudi, l’adoption d’un amendement qui inscrit dans la Constitution les droits acquis par les Tunisiennes et ouvre de nouvelles de perspectives.

Les craintes de voir le Code du statut personnel, promulgué en 1956 par Habib Bourguiba, remis en question, semblent définitivement écartées. L’enjeu c’est noué autour de deux articles : l’article 20, adopté en début de semaine, et l’article 45.

 

L’égalité et la virgule

La portée de l’article 20 qui évoque le principe de l’égalité était incertaine et son interprétation divise même les députés du groupe démocrate.

Pour Nadia Chaabane :

«  L’article 20 n’est que la féminisation de l’ancien article 6 de la Constitution de 1959 qui établit le principe de l’égalité des citoyens devant la Loi. »

Fadhel Moussa estime à l’inverse que

«  L’article 20 pose bien le principe de l’égalité hommes-femmes, en stipulant dans un premier temps que “ citoyens et citoyennes sont égaux en droits en devoirs ” puis, après une virgule, qu’ils sont égaux devant la loi.  »

Une virgule semble un rempart bien fragile pour préserver toutes les avancées sociétales que la Loi tunisienne accorde aux femmes, et pour ouvrir la voie à de nouveaux progrès.

C’est sur l’article 45 que s’est investie toute la charge émotionnelle et politique de cet enjeu à la fois symbolique et humain qu’est le statut des femmes dans une société musulmane.

 

Craintes pour le Code de statut personnel

Si le CSP est depuis longtemps présenté comme une loi d’avant garde dans le monde arabe, il est a été également vécu dans les milieux conservateurs comme un des éléments du traumatisme identitaire imposé par la modernisation autoritaire menée par Habib Bourguiba.

Pour Ennahdha, la question du maintien du CSP est tranchée depuis longtemps. Mais la pression des mouvements religieux radicaux dénonçant le féminisme et l’émancipation des femmes comme des influences néfastes de l’Occident, contraires à l’islam, ajouté au machisme encore largement ancré dans les mentalités, a suscité l’inquiétude.

D’où la volonté d’inscrire dans la Constitution les acquis du CSP. Sans se limiter à ce texte, insiste Nadia Chaabane :

«  L’objectif n’était pas de sanctuariser un code du statut personnel encore inégalitaire par certains aspects. D’autant qu’il se limite aux questions relatives à la famille. Des sujets comme l’avortement, la contraception, l’accès l’emploi, dépassent le champ du CSP.  »

 

Les acquis essentiels de l’article 45

                                                                                                                                                                                                                             1 L’Etat garantit les droits acquis des femmes

 

La formulation initiale de l’article 45 prévoyait que

«  L’Etat garantit la protection des droits de la femme et soutient ses acquis.  »

Une formule encore trop floue aux yeux de Selma Mabrouk, députée du groupe démocrate et membre de la commission de consensus chargée de proposer à l’Assemblée des amendements sur les points restés litigieux et susceptibles d’avoir un large soutien.

Elle y a défendu une rédaction plus précise et qui ne limite pas la portée de l’article à la défense d’un statu quo, rédigée par la députée Samia Abbou avant la crise de l’été :

«  L’Etat garantit les droits acquis des femmes et œuvre à les soutenir et à les développer.  »

                                                                                                                                                                                                                             2 L’égalité des chances dans tous les domaines

 

Les avancées du CSP ont concerné essentiellement le divorce, l’abolition de la polygamie, et accordé une relative autonomie juridique aux femmes qui ont pu accéder aux études et à l’emploi. Mais sans réellement transformer les inégalités économiques et sociales. Comme le souligne Lobna Jribi, député Ettakatol :

«  62 % des diplômes sont des femmes, mais on est loin de retrouver cette proportion dans les emplois.  »

Sans parler de la condition des femmes dans les zones rurales où elles continuent à assumer des tâches mal rémunérées et où même l’accès à l’école n’est pas toujours garanti pour les filles.

La version initiale de l’article posait le principe de l’égalité des chances :

«  L’État garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités.  »

Amna Guellali, représentante du bureau de Human Rights Watch qui avait, conjointement avec d’autres associations, suggéré certaines améliorations au texte, estime qu’il fallait élargir le champ de cette égalité :

«  mentionner seulement les responsabilités pouvait limiter l’égalité des chances au seul exercice des fonctions dans l’entreprise ou l’administration, alors que les inégalités concernent toutes les femmes.  »

Conformément à ces recommandations, l’article adopté a été enrichi :

« L’État garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités et dans tous les domaines.  »

La Constitution ouvre donc la voie à des dispositifs pour corriger les inégalités structurelles entre hommes et femmes.

                                                                                                                                                                                                                             3 Le principe de la parité dans les assemblées élues

 

C’est la notion la plus audacieuse introduite dans le texte au niveau de la commission de consensus :

«  L’Etat veille à mettre en œuvre la parité entre l’homme et la femme au sein des assemblées élues.  »


Des élus d’Ennahdha protestent après l’adoption de l’amendement (Thierry Bresillon)

 

La députée Mounia Brahim (Ennahdha) s’est insurgée contre un principe qu’elle estime contraire au principe d’égalité. Après le vote de l’amendement, elle a vivement protesté, déclenchant l’une des empoignades les plus passionnées qu’a connues la Constituante.
 Le principe a en effet divisé les rangs islamistes.

Ameur Laarayedh, président du bureau politique d’Ennahdha expliquait la polémique :

«  Nous ne sommes pas contre l’égalité. Mais la parité pose problème à certains de nos élus. Notamment parce qu’ils craignent que cette obligation irréalisable à court terme place de facto les assemblées élues hors la loi. D’autres estiment que cette disposition ne relève d’une Constitution mais de la Loi.  »

D’autres élus islamistes ont estimé que ce dispositif niait la capacité des femmes à être reconnues pour leurs compétences.

Porte parole d’Ennahdha, Zied Laadhari explique également que

«  Les réticences viennent aussi du sentiment que certains articles sont passés en force, imposés par quelques députés  ».

Ce principe de parité avait déjà été appliqué pour l’élection de l’assemblée constituante où siègent 49 femmes sur 217 députés (dont 42 dans les rangs d’Ennahdha).

Cette fois il est élargi aux conseils des collectivités locales. Les partis devront donc présenter autant de femmes que d’hommes, y compris dans les zones rurales où la discrimination est la plus forte. L’impact promet d’être considérable pour apporter à la situation des femmes en Tunisie, une dimension de participation citoyenne qui, à terme, peut profondément faire évoluer les mentalités.

                                                                                                                                                                                                                              4 L’engagement de l’Etat à lutter contre les violences

 

Le dernier alinéa préconise que

«  L’Etat prend les mesures nécessaires à l’élimination de la violence contre les femmes.  »

Dans un pays où les violences domestiques concernent pratiquement une femmes sur deux, l’engagement de l’Etat ne sera pas superflu pour faire évoluer les mentalités.

Une adoption à suspens

Le texte de l’amendement avait été finalisé rapidement par la commission de consensus, et après d’intenses débat, le groupe parlementaire d’Ennahdha et le bureau exécutif du parti ont choisi de le soutenir. Mais la protestation de Mounia Brahim a instillé le doute sur l’issue du vote et le résultat a été précédé d’un vrai suspens.

L’amendement n’a été adopté qu’avec sept voix de majorité (116 voix) et de manière exceptionnelle, le groupe Ennahdha a manqué à sa légendaire discipline puisque seuls 46 députés islamistes sur 89 ont voté pour, et 23 sont allés à l’encontre de la consigne de vote.

Le suspens s’est donc prolongé tout l’après midi. Ennahdha a fait circuler une proposition reformulant l’alinéa concernant la parité pour préciser que l’obligation ne concernait que les candidatures. Le Président du parti Rached Ghannouchi et le ministre des Droits de l’Homme Samir Dilou ont fait le déplacement à l’Assemblée.

Finalement l’article a été soumis au vote tel qu’amendé, et adopté cette fois avec 127 voix. Une majorité encore inférieure aux 145 exigées pour l’adoption de l’ensemble de la Constitution.

Un article visionnaire

L’enthousiasme qu’a soulevé l’adoption du texte, y compris de la part de certains élus d’Ennahdha, s’explique par la portée d’un article qui ne se réduit pas à préserver l’existant.

Pour Selma Mabrouk,

«  la combinaison de l’article 20, de l’article 45 et du principe de l’Etat civil est parfaite compte tenu de la réalité de la Tunisie d’aujourd’hui, et c’est assez pour avancer. La question de l’égalité de l’héritage, reste très sensible dans la société. Ce n’est pas à nous de profiter du pouvoir que nous donne la Constituante pour trancher sur des sujets qui requièrent une évolution des mentalités.  »

Lobna Jribi salue :

«  Un texte visionnaire comme l’a été le Code du statut personnel en son temps  ».

Amira Yahyaoui, présidente de l’association Al Bawsala, qui a poussé le travail d’influence auprès des députés jusqu’à appeler les députés absents en séance juste avant le passage au vote, est persuadée que

«  L’article 45 est celui qui aura le plus d’impact sur le reste du monde arabe.  »

En abordant les aspects économiques et sociaux à travers l’égalité des chances, l’article 45 indique aussi la limite d’une démarche purement juridique, c’est par la transformation sociale du pays que passeront les progrès réels de la condition des femmes en Tunisie.

 


Dans une localité proche du Kef, à l’ouest de la Tunisie. (Thierry Bresillon)

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 


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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:13

 

Source : groupes.sortirdunucleaire.org


 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l’arrêt immédiat des transports de matières radioactives

 

 

Le 23 décembre 2013 à 16h05, un wagon chargé de déchets nucléaires en provenance de la centrale de Nogent-sur-Seine et à destination de l’usine AREVA de La Hague a déraillé au triage du Bourget-Drancy. Dès l’annonce de cet accident, des vigies antinucléaires se sont rendues sur place pour suivre la situation (voir notre article du 23 décembre). Le mercredi 8 janvier, le syndicat SUD-Rail a demandé l’application du principe de précaution et l’arrêt des transports avec ce type de wagons.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » se joint à cette revendication et demande officiellement aux autorités l’arrêt immédiat de tous les transports de matières radioactives. Il appelle également à rejoindre le rassemblement qui se tiendra ce samedi 11 janvier entre le Blanc-Mesnil et Drancy.

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Déraillement à Drancy - photo de vigie - 23/12/2013 à 19h08

Que s’est-il passé sur le triage du Bourget le 23 décembre ?

Ce jour-là, un wagon chargé de combustible usé en provenance de la centrale nucléaire de Nogent a déraillé au triage ferroviaire de Drancy-Le Bourget. Selon les informations officielles diffusées à la suite de l’accident, aucune fuite radioactive n’a eu lieu.

Début janvier, la SNCF déclare que le déraillement « a été provoqué par » ou « a provoqué » la défaillance mécanique d’un essieu porteur. Les wagons utilisés pour le transport de matières radioactives sont des modèles spéciaux entretenus par des ateliers privés. Une enquête interne à la SNCF est en cours, ainsi qu’une enquête du bureau expertise accident (BEA).

Les déchets transportés par le wagon qui a déraillé le 23 décembre n’ont été transbordés sur un nouveau wagon que le vendredi 27 décembre 2013, et n’ont atteint La Hague que trois jours plus tard. Pendant 5 jours, les riverains ont ainsi été exposés au risque nucléaire. Le collectif « Stop EPR ni à Penly ni ailleurs » a d’ailleurs demandé la publication des relevés radiologiques.

Cependant, le wagon déraillé est toujours stationné sur le triage de Drancy-Le Bourget. Or selon les informations publiées le 8 janvier par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, des contrôles radiologiques réalisés par AREVA ont permis d’y détecter un point de contamination affichant un débit de dose de 56 microsieverts/heure, plusieurs dizaines de fois supérieur au niveau « normal » de radioactivité. Contrairement à ce qu’avaient annoncé les autorités juste après l’accident, le wagon a bien été contaminé par le combustible usé qu’il transportait.

Des va-et-vient radioactifs incessants

Cet accident est un signal d’alerte. Ce convoi qui a déraillé ne constitue que la partie émergée de l’iceberg des 4500 transports de matières radioactives qui sillonnent la France chaque année, par le train, par camion ou par bateau.
Entre les usines de combustibles, les 58 réacteurs et les centres de stockage, ces convois quotidiens tissent une toile radioactive qui n’épargne aucune région française.

Voir la carte des transports nucléaires

En savoir plus sur la chaîne de l’uranium et les transports qu’elle engendre

Des transports dangereux

Lors de ces va-et-vient radioactifs, ni la sécurité de la population ni la protection de l’environnement ne sont garanties. Lorsqu’un train de déchets radioactifs traverse une gare, les usagers sont exposés aux radiations. Les accidents ne sont plus des exceptions : déjà, en janvier 2013, un convoi d’uranium et de combustible usé a déraillé à Saint-Rambert, dans la Drôme, alors que le personnel SNCF de cette gare n’est pas formé à intervenir sur ces convois, ni informé des risques.

Parmi les différentes substances transportées, les plus problématiques sont les convois de combustibles usés, tel celui qui a déraillé à Drancy. Hautement radioactifs, ils émettent des rayonnements importants malgré le blindage des conteneurs. Les tests effectués sur ces conteneurs sont d’ailleurs très insatisfaisants, de nombreuses configurations n’ayant jamais été étudiées : collision avec un transport d’hydrocarbure, chute d’un pont sur une surface non plane, naufrage en haute mer... Ces scénarios extrêmes ne sont pourtant pas improbables.

Par ailleurs, c’est Areva elle-même qui procède à l’inspection de ses conteneurs. Comment assurer la sécurité avec un tel amalgame entre contrôleurs et contrôlés ? En outre, les tests concernent seulement les conteneurs, et non pas les voies empruntées, ce qui suggère que tous les moyens de transports et toutes les routes peuvent être empruntées... en dépit de l’état de délabrement de certaines voies !

Des cheminots exposés aux contaminations

Menace pour les riverains, les transports constituent un danger concret pour les cheminots, qui ne reçoivent que très peu d’informations sur les risques auxquels ils sont exposés en côtoyant ces convois. Alors qu’en Allemagne, les agents assurant la sécurité des convois ont l’interdiction de s’approcher à moins de sept mètres des CASTOR, aucune mesure officielle n’est prise en ce sens en France.

Transports radioactifs : le culte du secret

Officiellement, la politique de gestion des matières et des déchets radioactifs s’établit selon un plan de « mesures de transparence et de démocratie »… Pourtant, les itinéraires de ces déchets sont gardés secrets : ni les élus locaux ni les populations ne reçoivent d’informations. C’est pourtant le cas en Allemagne et en Belgique.

L’accident de Drancy a provoqué l’indignation des élus locaux, qui ne sont pas informés du passage de ces convois sur le territoire de leur commune ou de leur circonscription.

Jean-Christophe Lagarde, élu en Seine St Denis, a posé une question au gouvernementpeu après l’accident, suivi jeudi 9 janvier par Aline Archimbaud, sénatrice EELV.

Nucléaire : nous sommes tou-te-s concerné-e-s ! Les habitants se mobilisent

Nous sommes toutes et tous concernés par le risque nucléaire. Le triage de Drancy est loin d’être la seule zone traversée par des convois radioactifs : presque tous les départements français sont touchés. Usines, centrales, transports radioactifs : le recours à l’énergie nucléaire fait courir aux populations des risques inacceptables. Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !

Samedi 11 janvier, un rassemblement est organisé à 10h devant la mairie du Blanc-Mesnil (93) pour un défilé jusqu’à la gare de triage de Drancy (94), à l’initiative du collectif de riverains CORIGAT et du collectif « Traque au Castor ».

Voir l’appel à mobilisation

Face à l’opacité qui règne autour des transports de matières radioactives et aux risques inacceptables que ces convois font courir à la population, le Réseau « Sortir du nucléaire » se joint à la revendication de SUD-Rail (qui demande l’arrêt de tous les transports de matières radioactives effectués avec les wagons du même type que celui qui a déraillé) et demande de plus l’arrêt de tous les transports de matières radioactives.

Voir aussi

7 janvier 2014 : Soutien aux bloqueurs d’uranium en procès à Narbonne !

Le 12 septembre 2013, quarante personnes du collectif STOP-Uranium ont bloqué un camion de tétrafluorure d’uranium pour dénoncer les risques des convois radioactifs. Seule une militante a été inculpée. À l’occasion de son procès le 7 janvier, le Réseau "Sortir du nucléaire" réaffirme son soutien à toutes les personnes qui ont participé à l’action – dont 23 demandent leur comparution volontaire, expliquant leur démarche dans une lettre ouverte. Il dénonce également les dangers liés aux transports de matières radioactives qui sont réalisés dans l’opacité la plus totale.

Lire la suite

23 décembre 2013 : Un castor déraille à Drancy - quand le système nucléaire montre ses failles

Un train transportant un wagon de déchets radioactifs a déraillé ce lundi 23 décembre 2013 à la gare de triage triage de Drancy à 16h13. Ce wagon faisait partie d’un convoi de déchets nucléaires qui devait rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes dans la Manche.

Lire la suite

19 décembre 2013 : Uranium. Les sites trégorrois posent question

Faut-il s’inquiéter des anciens sites uranifères dans le Trégor ? C’est la question que pose « Sortir du Nucléaire » à l’État et à Areva, malgré le flou sur leur localisation.

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Source : groupes.sortirdunucleaire.org

 


 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:06

 

Source : www.lemonde.fr

 

Manifestation contre les convois nucléaires en Seine-Saint-Denis

Le Monde.fr avec AFP | 11.01.2014 à 12h07 • Mis à jour le 11.01.2014 à 13h04

 

 

Un wagon de déchets nucléaires a déraillé sans causer de fuite radioactive à Drancy, le 23 décembre.

 

Plus de 200 personnes ont défilé, samedi 11 janvier, entre les communes du Blanc-Mesnil et Drancy (Seine-Saint-Denis), pour demander l'arrêt des transports de matières radioactives après le déraillement d'un wagon de déchets nucléaires, le 23 décembre à la gare de triage de Drancy.
 

« Les convois, on n'en veut pas ! », « Areva arrête ça ! » scandaient les manifestants partis de l'hôtel de ville du Blanc-Mesnil à 10 heures et accompagnés d'une fanfare jusqu'à la gare de Drancy.

A l'appel du Corigat, collectif de riverains de la gare de triage de Drancy, du Bourget et du Blanc-Mesnil, la manifestation a réuni des élus des Verts, du Parti communiste français, du Front de gauche et du Parti socialiste, ainsi que des membres de Greenpeace et du Réseau sortir du nucléaire.

 

LA JUSTICE SAISIE

« Cette grande mobilisation fait suite à des incidents sérieux. On a franchi un cap, la coupe est pleine », a déclaré Didier Mignot, maire (PCF) du Blanc-Mesnil qui participait à la manifestation.  L'élu, qui a saisi la justice par voie de référé, dénonce les lacunes des expertises sur la gare et demande que de nouvelles études soient lancées. Jean-Christophe Lagarde (UDI), maire de la commune voisine de Drancy, a de son côté indiqué qu'il déposerait « en début de semaine » une plainte contre l'Etat pour mise en danger de la vie d'autrui.

« Le mouvement commence à prendre. Ça veut dire qu'il faut continuer, a assuré Alain Ramos, président du Corigat. Depuis des années, nous, riverains, nous demandons l'arrêt des wagons transportant des matières dangereuses pour vivre en sécurité. »

Le collectif a prévu d'organiser une manifestation par mois jusqu'en juin. Il a donné rendez-vous pour la prochaine « dans la première quinzaine de février ».

Le 23 décembre, un wagon transportant du combustible radioactif qui se dirigeait vers l'usine de retraitement d'Areva à La Hague (Manche) avait déraillé en gare de Drancy, sans provoquer de fuite radioactive selon la préfecture. L'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) avait toutefois indiqué qu'un « point de contamination » avait été détecté lors d'un contrôle sur le wagon endommagé vide.

Lire : Drancy : une trace radioactive trouvée sur le wagon accidenté

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:49

 

Source : www.zoomdici.fr

 

Le "café suspendu" arrive dans la Loire

 

Le

Le

Le

Ce concept solidaire, venu d'Italie, a été instauré il y a deux mois au salon A l'heure des thés, à Saint-Etienne. Le principe : des clients payent en avance des boissons pour d'autres personnes dans le besoin. Le lieu est situé rue des Creuses, à deux pas de la place Albert Thomas. Un salon de thé cosy, mobilier en bois clair et peintures d'artistes aux murs. Mais A l'heure des thés n'est pas comme un salon de thé comme les autres. "Tout a commencé par le geste d'une cliente, une ancienne dermatologue, qui au moment de payer sa consommation, m'a donné 10 euros pour offrir des boissons aux clients dans le besoin", explique Guy Dufour, le créateur du salon de thé stéphanois.

Des soirées cafés psycho
Un mardi par mois, le salon de thé organise une soirée psycho. Le principe : deux psychologues interviennent sur un thème précis pendant 30 minutes, suivi d'un débat; Le tout accompagné d'une boisson bio ou de producteurs locaux. Le prochain a lieu ce mardi, sur le thème de "Je te haï...me amour désir jalousie". Réservation vivement conseillée au 04 77 37 92 27


Un système qui repose sur la confiance
Depuis ce jour, il pratique le sytème du "café en attente", ou café suspendu, qui a vu le jour à Naples. Le principe s'est étendu récemment en France, suite à un appel du Mouvement des Indignés sur les réseaux sociaux. "Le café suspendu fonctionne sur le principe de la confiance, puisque c'est moi qui tient les comptes, mais aussi sur la réciprocité de l'anonymat", explique Guy Dufour. Cela repose aussi sur le ressenti de Guy, "les personnes dans le besoin se repèrent facilement, dans ces cas-là je propose le café suspendu, en leur disant que c'est déjà payé", explique le patron du salon de thé, qui a ouvert son établissement en mai 2012, après une carrière de 25 ans dans le social.

Une vingtaine de boissons "suspendues" par des clients
Ainsi, la personne bénéficiaire (SDF, personne en foyer, retraité, étudiant...) ne connaît pas le nom de celui qui a payé pour elle sa consommation. Le donateur peut financer l'équivalent du prix d'un café voire plus. En ce vendredi, dans le salon de thé stéphanois, une vingtaine d'euros de boissons payée en avance attend sur le comptoir. Depuis la mise en place du café suspendu, une vingtaine de consommations ont été payées par des anonymes, qui se sont croisés ou non dans ce salon de thé solidaire. "J'ai ouvert ce lieu avant tout pour créer du lien social", explique Guy, "ici, les clients de tous les milieux se côtoient, lorsqu'ils discutent entre eux, passent de table en table, j'ai l'impression d'y arriver". Aujourd'hui, le principe du café suspendu s'est étendu au kébab et même à la baguette de pain.

S. B.

Photos : Céline Roux

Renseignements :
A l'heure des thés
4, rue des creuses
42000 Saint-Etienne
04 77 37 92 27
alheuredesthes42@gmail.com
                                                                                                                                                                                                                            Source : www.zoomdici.fr


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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:41

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

samedi 11 janvier 2014

 

 

 

Fessenheim n’en peut plus, l’arrêt définitif est urgent !

Rassemblement Antinucléaire à Fessenheim

Le Dimanche 12 Janvier à 12h



 

LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE FESSENHEIM EST TOUJOURS DANGEREUSE, COÛTEUSE ET SURTOUT INUTILE. UN TEL ACHARNEMENT EST BIEN IRRESPONSABLE ...

A peine l’année 2014 entamée, le réacteur n°1 subissait déjà sa première panne, le 5 janvier, nécessitant sa mise à l’arrêt. L’année 2013 a été le théâtre de pannes successives sur les deux réacteurs cumulant ainsi 265 JOURS d’arrêts : 142 JOURS pour le réacteur n°1 et 123 JOURS pour le réacteur n°2, dont 35 JOURS D’ARRÊTS SIMULTANÉS des deux réacteurs.

Il est important de rappeler qu’en 2011 les deux réacteurs ont cumulé 365 JOURS d’arrêts, dont 102 JOURS D’ARRÊTS SIMULTANÉS.

Malgré la mise en œuvre progressive, par l’exploitant, des prescriptions de l’ASN, suite aux troisièmes visites décennales, puis celles dites « ECS », les très vieux réacteurs atomiques de Fessenheim sous perfusions techniques et financières, sont toujours INONDABLES et VULNÉRABLES AUX SÉISMES PUISSANTS, tout à fait possibles dans la vallée du Rhin.

Les bâtiments « très ordinaires » abritant les piscines de refroidissement des combustibles nucléaires, exclus des évaluations complémentaires de sûreté, sont toujours aussi vulnérables face une chute d’avion ou à un attentat. Ils ne résisteraient pas au missile d’un terroriste ; et l’on peut sérieusement se demander ce qui arriverait en cas de tornade « carabinée » qui s’abattrait sur le site.

 

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Source : www.reporterre.net

 

 


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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:33

 

Source :  www.reporterre.ne

 

Libertés

 A Lyon, expulsion de la première ZAD... mais la deuxième résiste toujours

Barnabé Binctin (Reporterre)

samedi 11 janvier 2014

 

 

 

Les forces de police ont expulsé la Butte de Décines, mais la lutte continue sur la deuxième ZAD. Récit des faits.


2014 avait bien commencé, autour d’un réveillon alternatif organisé par les zadistes de la Butte de Biézin, à Décines. Mais 2014 n’aura duré que quelques jours : mercredi matin 8 janvier, la police a délogé les derniers occupants de la Butte, lieu historique de la résistance au projet de Grand Stade à Lyon. Soumise à expulsion depuis le 30 décembre - suite à la décision de justice du 28 octobre – la « ZAD » (Zone à défendre) restait habitée par quelques derniers militants. Joints par téléphone, ils racontent l’expulsion :

« Les policiers sont passés trois fois dans la journée de mardi. Le lendemain, vers 6h30, quelques villageois nous ont prévenus que la Butte était encerclée par les forces de police. Nous étions cinq sur place. L’un est parti à travers bois chercher du renfort sur Lyon. Deux d’entre nous sont descendus parlementer avec les policiers. Ils étaient une trentaine, répartis entre police nationale et police municipale.

 

« Nous avons réussi à négocier de garder nos affaires, et notamment nos deux poêles à bois. Pendant ce temps, les deux derniers sont montés se cacher dans des arbres sur la zone que nous occupions.

 

 

« Les policiers sont montés sur la Butte vers neuf heures, mais ils n’ont découvert les deux derniers occupants qu’une heure plus tard. On leur a expliqué pacifiquement que nous refusions de descendre. 2 élagueurs sont montés, avec qui nous avons pu échanger. Ils ont appelé le GIPN en renfort, et à onze heures, ils nous ont délogés au moyen d’un harnais. Cela s’est fait dans le calme : nous étions trop isolés pour résister, et nous connaissons l’histoire. Nous savons qu’ils n’hésitent à faire usage de la violence dans ces cas-là, comme à Notre Dame des Landes… »

 

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Source :  www.reporterre.net

 

 



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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:18

 

 

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Appel au Boycott, par Coline Serreau

 

 

 

Coline Serreau : Appel au Boycott

 

Mise en ligne le 22 janv. 2011

Par

 

 

 

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:03

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Rétrospective animée 10/01/2014 à 19h30

La formidable année de l’insubmersible Serge Dassault

Camille Polloni | Journaliste Rue89
Rémi Noyon | Journaliste Rue89

 


Serge Dassault dans un avion (WITT/SIPA)

 

Serge Dassault peut continuer à vaquer à ses multiples occupations : patron du Figaro, sénateur, hommes d’affaires, chasseur et bienfaiteur local. Malgré l’indignation, malgré la traque aux « menteurs », le sénateur UMP de l’Essonne conserve son immunité parlementaire et s’en félicite sur son blog.

La décision du bureau du Sénat vient clore une année mouvementée pour l’industriel, quatrième fortune de France, mis en cause dans plusieurs procédures judiciaires pendant qu’il affirme être victime d’un chantage.

Depuis qu’il s’est implanté à Corbeil-Essonnes (il y a fait ses débuts en 1977 et a été élu maire en 95), il a puisé dans ses deniers personnels pour « aider » ses jeunes administrés. Mais cette « générosité » l’a conduit aux rancœurs et aux menaces.

Retour sur douze mois de coups de feu, coups bas, coups de téléphone et coups de pression qui sont en passe de faire imploser le « système Dassault »

  1. Janvier 2013 : vingt plombs dans l’épaule
  2. Février 2013 : « L’homme de main » de Dassault
  3. Juin 2013 : la police à l’hôtel de ville
  4. Juillet 2013 : le Sénat calme le jeu
  5. Septembre 2013 : les « aveux » de Serge Dassault
  6. Octobre 2013 : l’ambiance se tend à la mairie
  7. Novembre 2013 : le fuyard cueilli à l’aéroport
  8. Décembre 2013 : « En 18 ans, combien avez-vous dépensé ? »
  9. Janvier 2014 : deux menteurs au Sénat

Première tentative de meurtre

Le 29 janvier, Rachid Toumi, 33 ans, circule en voiture à Corbeil-Essonnes. Vers 21h30, un autre véhicule le dépasse et le bloque. Un homme armé d’un fusil à pompe en sort et tire deux fois à travers son pare-brise. Vingt plombs dans l’épaule. Son agresseur s’enfuit.

Un mois plus tard, le blessé témoigne dans Le Parisien. Il affirme que son agression est liée aux pratiques électorales de l’ancien maire de Corbeil, Serge Dassault, et de son successeur, Jean-Pierre Bechter. Selon lui, de nombreux habitants de la ville ont touché de l’argent en échange de leur appui actif à leurs candidatures. Lui-même aurait participé à la combine.

« Aux Tarterêts, où tout le monde me connaît, je devais soutenir la candidature de Jean-Pierre Bechter. (...) C’était un arrangement. Je devais bénéficier d’un prêt de 100 000 €, de la part de Dassault, pour monter un garage. Dassault m’a dit d’aller déposer un dossier chez un notaire. »

L’homme soutient qu’avant de se faire tirer dessus, il a été harcelé de textos anonymes réclamant de l’argent. Rachid Toumi demande à Jean-Pierre Bechter de « régler ses problèmes lui-même ». L’élu ne répond pas.

 

 

Le témoignage de Rachid Toumi

Jean-Pierre Bechter, lui, fait rapidement savoir qu’il ne connaît pas cette personne.

 

La suite de l'article sur rue89.nouvelobs

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 17:45

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

L'Etat signe un chèque d'un milliard à Dassault pour le Rafale

|  Par Martine Orange

 

 

L’État, qui porte le programme Rafale depuis son lancement, entend le moderniser dans l’espoir de l'exporter. La famille Dassault se contente d’empocher les dividendes, y compris politiques.

Décidément, quelles que soient les circonstances, la famille Dassault reste la grande protégée de la République. Deux jours après avoir obtenu du Sénat de conserver son immunité parlementaire, Serge Dassault vient d’obtenir un nouveau cadeau du gouvernement. Lors d’un déplacement sur le site de Mérignac (Gironde) de Dassault Aviation, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a annoncé que l’État allait investir un milliard d’euros pour moderniser le Rafale.


 
© Reuters

« C'est un signal très clair de notre volonté d'investir sur le Rafale et sur tout un secteur stratégique, celui de l'aéronautique de combat, pour le maintenir au meilleur niveau mondial », a indiqué Jean-Yves Le Drian. « C'est également la garantie de disposer sur le long terme d'une ligne de produits qui répondront aux exigences de l'export », a-t-il expliqué.

Cette décision intervient un mois après l’échec du Rafale au Brésil. En dépit d’une intense campagne de lobbying commencée dès 2009 par Nicolas Sarkozy, le Brésil lui a préféré l’avion de combat suédois Gripen, moins cher. La France espère encore pouvoir décrocher des contrats d’exportation du Rafale en Inde et aux Émirats arabes unis. Mais même si le Rafale a évolué depuis son lancement en 1985, l’avion de combat a besoin d’une modernisation poussée pour convaincre d’éventuels acheteurs. Lors des premières négociations avec les Émirats, ceux-ci demandaient une rénovation quasi complète de l’avion de combat. D’où ce programme de modernisation, le Rafale devant pouvoir transporter de nouveaux armements comme le nouveau missile air-air longue portée Meteor.

Depuis son lancement, aucun Rafale n’a été vendu à l’étranger. Si le gouvernement se montre si pressant et volontaire, c’est qu’il a un besoin urgent de réussir à l'exporter. Alors que les commandes pour l’armée française sont en nette diminution – 26 avions seulement doivent être livrés à l’armée française sur les six ans à venir – l’État ne peut que parier sur les exportations pour essayer de rentabiliser sa mise et soutenir aussi tous les industriels et sous-traitants qui travaillent autour de ce programme.

L’État, en effet, paie l’essentiel du programme du Rafale depuis le départ. Évalué à l’origine à 25,6 milliards d’euros, le programme a déjà coûté plus de 40 milliards. L’État a pris à sa charge plus de 90 % du développement de cet avion voulu par le groupe Dassault. Charles Edelstenne, P-DG historique de Dassault Aviation, l’avait d’ailleurs reconnu. Au moment où Nicolas Sarkozy jouait les commis voyageurs de la Libye au Brésil pour essayer de placer l’avion de combat, il déclarait que le Rafale était le problème de l’État, pas le sien.

Ce nouveau milliard d’euros d’aides démontre une fois de plus que le groupe Dassault et la famille sont incapables de soutenir un tel programme de défense, bien que Nicolas Sarkozy lui ait fait un nouveau cadeau en lui apportant une participation de 27 % dans Thales. Alors que le groupe n’a conçu aucun programme innovant de défense depuis le Rafale, que la famille n’apporte aucun fonds et se contente de tirer le maximum de dividendes du groupe et de Thales au risque d’épuiser toutes les capacités de ce dernier, tout en voulant commander l’ensemble, il serait temps de tirer les conclusions de cet état de fait et de rappeler les règles élémentaires du capitalisme, si chères aux tenants du libéralisme : qui paie, commande. C’est l’État qui prend les risques et qui est de fait l’actionnaire du groupe.

Plutôt que d’envisager une fusion entre Thales et Dassault Aviation et de confier les rênes à la famille Dassault, comme le convoite la famille dans l’espoir de s’enrichir un peu plus avant sans doute de revendre le tout, c’est à l’État, seul payeur, de reprendre la direction de l’ensemble, à un moment où les problèmes de succession et de direction embourbent l’avenir du groupe. Cela éclaircirait beaucoup de choses, y compris dans la gestion du cas de Serge Dassault : celui-ci est bénéficiaire depuis des années d’une immunité permanente en raison d’abord de son rôle de fournisseur des armées. Les chers bureaux d’études de Dassault ont déjà coûté bien trop cher à la République.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


 

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