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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 21:33

 

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BELO MONTE : AMAZONIE SOUS HAUTE TENSION

Publiée le 23 janv. 2014

Un film réalisé par Alexandre Bouchet.
Equipe de tournage : François Cardona, Basile Dell, Rodolphe Darblay.
Édifié en pleine Amazonie, sur le Rio Xingu, le barrage de Belo Monte sera en 2015 le troisième plus grand barrage du monde, censé approvisionner en énergie la croissance du Brésil. Ce chantier pharaonique se trouve à la frontière du plus grand territoire indigène au monde. Plus de 20 000 indiens, une cinquantaine d'ethnies vivent autour du fleuve Xingu ; ils n'ont jamais été aussi près de l'extinction. Une armada de bulldozer creuse la terre et fait table rase de la forêt. Les indiens en colère sont récemment passés à l'attaque, ils ont pris d'assaut le chantier. Les ouvriers se sont aussi révoltés contre les conditions de travail, détruisant les machines et une partie des locaux. L'arrivée massive de 30 000 hommes a bouleversé la petite ville d'Altamira où la prostitution et le trafic de drogue ont explosé. Des bataillons de militaires ont été appelés en renfort pour lutter contre le chaos qui s'installe. Au cœur du Far West brésilien, chronique d'un cauchemar écologique sur fond de choc des civilisations.

 

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:01

 

 

CADTM

 

Source : cadtm.org

 

Stop au "Grand marché transatlantique"

Nouvel outil d’exploitation et de domination des peuples

23 janvier par Raymonde Lagune

 

 

 

 

Depuis le 8 juillet 2013 les États-Unis et l’Union européenne ont entamé les négociations d’un accord de commerce et d’investissement proposé sous le nom de « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » (PTCI).
Ce projet d’accord de libre échange bilatéral appelé également Grand marché transatlantique ou TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), se situe dans la lignée des politiques libérales et de dérégulation de la BM, du FMI et de l’OMC.
C’est un outil supplémentaire d’exploitation et de domination particulièrement redoutable, au service de ces politiques.
Les négociations, qui sont à leur 3ème étape, doivent se terminer en 2015 et sont censées rester secrètes, de même que le mandat (qui a néanmoins fuité).

Ambition et stratégie

Le projet de GMT est particulièrement important du fait de la puissance économique et politique des parties. Les USA et l’UE représentent la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges et ce projet d’accord n’est pas le seul..
Il s’inscrit dans une stratégie globale, impulsée par les États-Unis et soutenue par l’UE, de conquête des marchés au niveau mondial face à la concurrence des pays émergents et surtout de la Chine.
Cette stratégie implique d’aller encore plus loin que l’OMC dans le libéralisme économique et la dérégulation et de contourner cette institution limitée par ses règles de fonctionnement et les résistances qu’elle soulève .
Elle vise aussi à entériner le système de délégation de la norme au privé et à imposer ses normes ainsi définies au niveau mondial par la jurisprudence.
La nouvelle vague d’accords de libre échange, comme le GMT, l’AECG (l’Accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada, actuellement en négociation avancée), le Partenariat transpacifique (PTP) avec 12 pays d’Asie hors la Chine, et de nombreux autres ALE, rentre dans cette stratégie discrète de domination mondiale.

Des préparatifs et une procédure marqués par le déni de la démocratie

Le projet de GMT ne date pas d’hier, il est préparé depuis 10 ans par de multiples rencontres officielles transatlantiques mais surtout par une intense activité de lobbying de la part des multinationales auprès de dirigeants politiques et de membre de la CE, au sein d’instances de dialogue créées sous le patronage de la Commission européenne et du Ministère du Commerce des États-Unis. Les organisations syndicales ou représentantes de la société civile ont été pratiquement exclues de ces préparatifs. Sur 130 réunions de la CE avec les parties concernées, 119 se sont faites avec les transnationales ou leurs lobbys.

Toute la procédure, de l’élaboration du mandat à la négociation, marquée par l’opacité et le secret, témoigne de la volonté anti-démocratique des initiateurs de tenir les citoyens et même leurs représentants dans l’ignorance d’un projet destiné à les déposséder de leurs droits.
Le but, évidemment, étant d’empêcher toute opposition qui ferait capoter le projet comme pour l’AMI (l’Accord multilatéral sur l’investissement) rejeté en 1998, dont le GMT constitue une nouvelle version en pire.

Un traité de libre échange qui institue un nouveau stade de la marchandisation du monde

Sans s’illusionner sur le fonctionnement de l’UE déjà non démocratique et largement soumise, avec l’application des derniers traités, aux diktats libéraux et au pouvoir des multinationales (comme en témoignent les 4 arrêts récents rendus par la CJUE).
Sans s’illusionner sur le fait que de nombreuses mesures prévues par le projet sont déjà largement en voie de réalisation, que des dispositions particulièrement contestées et rejetées avec l’AMI, comme le mécanisme de règlement des différents investisseur-État, ont pu ressurgir dans des ALE avec les USA.
Néanmoins, l’application de l’accord GMT constituerait un nouveau stade extrêmement inquiétant de régression de la démocratie et des droits des populations, au profit du droit du capital, non seulement pour les peuples de l’UE et des États-Unis mais pour le reste du monde qui en subirait aussi les conséquences.

Les grandes lignes du mandat de négociation qui constituent une grave menace

Les objectifs du GMT sont clairement libéraux.
Il s’agit d’abord d’ouvrir les marchés publics et privés à tous les niveaux de pouvoir et dans tous les domaines : industrie, agriculture, commerce, tous les services.
En principe, les fonctions régaliennes (armée, magistrature, police) devraient être exclues mais dans la mesure où aux États-unis l’armée, la police sont déjà en partie privatisées, il n’y a pas de réelle garantie.
Pratiquement tous les secteurs d’activité et en particulier les services publics, jusqu’aux cantines scolaires municipales peuvent ainsi être marchandisés et ouverts à la concurrence internationale.
Ensuite il faut éliminer au maximum les barrières tarifaires et non tarifaires.
D’abord les barrières douanières
, peu élevées dans l’ensemble mais importantes dans certains secteurs protégés comme le secteur agricole.
Face à la concurrence américaine qui profite avec une agriculture largement industrielle de bas coûts de production, l’impact sur l’ agriculture serait catastrophique en France et pour toute l’UE sur le plan social et environnemental.
L’accord rendrait quasi impossible la reconversion de l’agriculture vers une agriculture paysanne et des modèles plus durables de circuits courts. Il induirait au contraire des politiques compétitives d’industrialisation et d’exportation loin de tout objectif de sécurité et souveraineté alimentaire.
Les conséquences seraient également désastreuses pour les PED qui subiraient ces politiques d’exportation, la libéralisation accrue des échanges, mais aussi l’abandon de toutes les préférences tarifaires.

Au delà des barrières tarifaires, le projet vise à réduire et niveler par le bas les barrières non tarifaires considérées comme « des obstacles inutiles au commerce et à l’investissement »

Il s’agit de toute la législation concernant la vie économique et sociale, qui implique des choix de société ne relevant pas seulement de l’économie. Mais peu importe que certaines de ces normes puissent être des conquêtes sociales et écologiques, il n’y a plus de choix à faire, on est vraiment dans TINA |1| !
Le seul critère de valeur est la facilitation du commerce au profit d’intérêts très privés.
Les législations devront donc s’aligner sur la norme la moins-disante, le plus souvent la norme américaine quel que soit le domaine : normes concernant l’exploitation du gaz de schiste, normes d’utilisation de produits chimiques dans l’industrie, normes alimentaires (traitement des viandes) et phyto sanitaires, droit du travail, normes concernant la santé, les médicaments, la protection sociale, la protection de l’environnement, etc.
Quand on sait que les États-Unis n’ont pas signé la plupart des conventions internationales de l’OIT sur le travail, ni le protocole de Kyoto sur le climat, ni même les conventions internationales sur les droits de l’enfant, on peut mesurer l’ampleur du danger.
Les services financiers ne sont pas exclus de la dérégulation générale, la libre circulation des capitaux doit être garantie coûte que coûte et l’on peut s’attendre, dans ces conditions, à une recrudescence de la spéculation et à l’augmentation de l’endettement.
Toute tentative de réaliser des audits pour annuler les dettes illégitimes se heurtera en outre au système de protection des investissements prévu par le projet d’accord.
Car une dette extérieure peut être considérée comme un investissement à protéger de toute possibilité d’expropriation.

Le clou du projet, l’instrument clef de domination concerne le volet investissement avec l’instauration d’un mécanisme de règlement des différents investisseur-État

Avec ce mécanisme, dont on connaît déjà le fonctionnement redoutable puisqu’il sévit dans l’ALENA, un pouvoir exorbitant serait accordé aux multinationales, substituant le droit privé de ce tribunal d’arbitrage (qui se réfère uniquement aux droits des investisseurs) au droit public établi par le législateur.
Ainsi un investisseur privé qui estimerait que ses profits présents ou espérés sont menacés par des lois, règlementations, ou projets futurs d’un État qu’il jugerait « déraisonnables, arbitraires ou discriminatoires » et qui selon lui « annulent ou compromettent les avantages découlant de l’accord », pourrait contraindre cet État, sous peine de très importantes pénalités, à modifier ses lois au détriment de l’intérêt collectif et des droits fondamentaux de la population.
Quand on sait que certaines multinationales ont une puissance financière supérieure au PIB d’États, comme le Portugal, et qu’avec leurs milliers de filiales ces multinationales vont devenir très agressives pour conquérir de nouveaux marchés, on peut s’attendre à une déferlante de plaintes.
Les cabinets juridiques spécialisés qui font de ces litiges une industrie très lucrative ont tout intérêt à les susciter.
Il y a déjà dans le monde 518 plaintes de ce type très dommageables pour les droits des populations.
Ainsi pour les Philippines qui ont dû débourser à l’opérateur allemand Fraiport 58 millions de dollars ce qui équivaut au salaire annuel de 12 500 professeurs ou à la vaccination de 3,8 millions d’enfants |2|.
Dans le cadre de l’ALENA, le Mexique s’est vu réclamer par Métaclade, une firme nord-américaine, une indemnité de 15,6 milliards de dollars pour son refus de rouvrir une décharge de produits toxiques qui contaminait les eaux, et le Canada a déjà été poursuivi 30 fois par des firmes nord-américaines pour ses règlementations de la santé et de l’environnement avec des pénalités de 226 millions de dollars au total.
La conséquence de ces pénalités serait une augmentation fulgurante de la dette des États qui refuseront d’abandonner leur droit constitutionnel à légiférer.
Virginie de Romanet dans son article « L’arbitrage international, une pratique scandaleuse méconnue », fait état d’un rapport sur l’arbitrage international du Transnational Institute (TNI )et du Corporate Europe Observatory (CEO) qui alerte aussi sur le développement massif du financement commercial de plaintes de la part de tiers.

« La motivation des financeurs est bien sûr d’obtenir une part substantielle des montants obtenus par les multinationales. Des banques, compagnies d’assurances et hedge funds ont également été appâtés par la perspective de bénéfices considérables. Certaines portent des offres en Bourse qui leur ont permis de recueillir plus de 100 millions de dollars. Le tableau ne s’arrête pas là puisque certains fonds étudient la création d’un nouveau marché de produits dérivés . »

Une mainmise des marchés financiers sur les produits de l’arbitrage ne peut que contribuer à augmenter encore la dette des États

Tout cela pourra paraître trop gros à certains et pourtant le rêve que David Rockefeller exprimait dans Newsweek en 1999 risque bien de se réaliser : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire » |3|

Alors que faire ?

Pour le CADTM il s’agit d’appeler à mettre en œuvre une conception alternative et solidaire des échanges internationaux, fondée sur la coopération.
Affirmer la primauté des droits humains, droits sociaux, économiques, culturels et environnementaux, sur les droits des investisseurs et des créanciers.
Rappeler l’obligation des États à garantir ces droits humains, à défendre les libertés démocratiques et l’exercice de la souveraineté nationale.
Appeler au refus de ratifier les traités qui ne respectent pas ces droits et à la dénonciation des accords existants.
Mettre en place des organisations juridiques qui contraindraient les investisseurs au respect de ces droits
(c’est un projet de l’UNASUR -l’Union des nations sud-américaines pour faire obstacle au CIRDI, l’organisme de règlement des différends de la Banque mondiale). |4|

Quelle stratégie ?

Face à l’ampleur de la menace qui concerne tous les secteurs d’activité, et qui ne s’étend pas seulement aux pays du Nord, à l’UE et aux États-Unis, mais aussi à tous les pays du Sud qui subissent des ALE ou des politiques d’austérité, des alliances doivent être mises en place pour fédérer les résistances. La bataille contre le GMT peut être un catalyseur pour rassembler les forces, proposer des alternatives et se distinguer ainsi des oppositions d’extrême droite.
C’est ce qui commence à se faire avec la constitution du collectif « Stop Tafta » en France et l’Alliance D19-20 en Belgique qui lie la bataille contre l’austérité à la lutte contre le GMT.
Mais d’autres mouvements se constituent en Europe.
Nous devons y participer sans oublier de faire référence à la question de la dette ni aux paradis fiscaux et judiciaires qui sont un élément clé de la domination actuelle de la richesse et de la puissance des entreprises privées sur le public, les peuples et les gouvernements.
Si le TAFTA passe il sera quasi impossible d’éliminer les paradis fiscaux et judiciaires.

Il faudra aussi veiller à construire des solidarités avec les mouvements de résistance aux USA et non tomber dans un anti-américanisme global.
Une jonction systématique doit être établie avec les pays du Sud pour faire connaître les ALE qu’ils subissent et dans lesquels l’UE et les USA sont impliqués. Il faut aussi faire connaître toutes les avancées sur ce terrain en Amérique latine et ailleurs (sorties du CIRDI effectives, projets de dénonciations et sorties des ALE).
Dans cette bataille, comme pour la question de la dette, des solidarités objectives existent sur lesquelles on peut s’appuyer.

Dans l’immédiat, en France, il y plusieurs actions possibles :

* Faire connaître largement le projet d’accord dont la divulgation est si redoutée, en misant sur l’effet « Dracula » et en liant le GMT aux autres ALE avec les pays du Sud.

* Faire pression sur le gouvernement pendant les négociations en mobilisant les plus larges secteurs car le gouvernement a donné son accord sur le mandat et suit ces négociations.
Mettre en évidence sa responsabilité dans l’augmentation de la dette liée aux plaintes.

* Intervenir dans la bataille des municipales pour faire connaître le projet occulté par les médias et faire prendre position aux candidats, car les collectivités locales, comme tous les niveaux de pouvoir, sont visées par l’accord.

* Intervenir pendant la campagne pour les élections européennes car les députés européens (comme le parlement français) devront dire oui ou non au projet finalisé.

Notes

|1| There is no alternative (il n’y a pas d’autre choix)

|2| voir L’arbitrage international, une pratique scandaleuse méconnue, Virginie de Romanet http://cadtm.org/L-arbitrage-intern...

|3| Citation empruntée à Raoul-Marc Jennar dans son diaporama sur le GMT

|4| " Avanza proceso de constitucion para Centro de Arbitraje de UNASUR " 7 octobre 2013
http://cancilleria.gob.ec/avanza-pr...

 

Source : cadtm.org

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:34

 

Source : www.reporterre.net

 

Ces merveilleux traités qui transfèrent le pouvoir des Etats aux multinationales

Manuel Perez-Rocha et Stuart Trew

samedi 25 janvier 2014

 

 

 

 

Alors que la Commission européenne poursuit en secret la négociation du traité transatlantique, dit Tafta, avec les Etats-Unis, il est utile d’examiner ce à quoi a servi le traité qui lui sert de modèle : l’Alena, entre les Etats-Unis, le Canada, et le Mexique. Le bilan est simple : il donne des pouvoirs exorbitants aux grandes entreprises.


 

Vingt ans après son entrée en vigueur, beaucoup a déjà été écrit sur les effets désastreux pour les travailleurs et les agriculteurs du Mexique, des États-Unis et du Canada, de l’accord de libre échange nord américain (Alena, en anglais NAFTA).

Mais l’Alena a également réécrit les règles de l’investissement international, et cela pourrait se révéler son legs le plus insidieux.

Les règles d’investissement de l’Alena étaient ostensiblement conçues pour donner aux investisseurs américains ou canadiens un moyen de régler les conflits avec le gouvernement du Mexique : les auteurs du pacte faisaient valoir que le système juridique mexicain était inefficace et corrompu.

La série de procès qui ont ensuite été intentés contre le Mexique et le Canada, en s’appuyant sur l’Alena, montre que le processus de règlement des différends relatifs aux investissements prévu par cet accord est un outil aux services des grandes entreprises pour faire chanter les États et empêcher des politiques sociales et respectueuses de l’environnement.

 

Une modification des règles au profit des multinationales

Le chapitre 11 de l’Alena a non seulement déréglementé la circulation des capitaux et facilité la délocalisation de la production à travers les frontières, mais il a également inclus un système de « règlement des différends » entre investisseur privé et État (Investor-State Dispute Settlement, ISDS, AGCS en français).

Cet arbitrage commercial international permet aux multinationales de contourner les tribunaux classiques respectueux de la souveraineté des États et de leurs droits nationaux, notamment sur la protection de l’environnement. Ce système permet aux multinationales d’appliquer directement des « protections » en vertu du contrat, en fait des normes minimales de traitement et l’interdiction de l’expropriation « indirecte » des investissements existants ou futurs.

Les recours selon l’AGCS sont des plaintes d’investisseurs nord-américains d’un pays contre une décision, la politique, le droit, la réglementation qui selon l’investisseur aurait violé les dispositions de l’Alena en matière de protection des investissements.

Par exemple, si un gouvernement met en œuvre une réglementation du travail ou de l’environnement qu’une multinationale n’aime pas, même si le règlement est légal et appliqué à toutes les entreprises qui travaillent dans le pays, cette société peut néanmoins poursuivre en dommages-intérêts ce pays à la Banque mondiale (Centre international de la Banque mondiale pour le règlement des différends relatifs aux investissements, dit Cirdi ou, en anglais, Icsid).

Le Canada et le Mexique ont été jusqu’à présent les plus grands perdants dans ce schéma. (Voir les poursuites contre le Canada.) Le gouvernement américain a fait face lui-même à plusieurs poursuites selon le chapitre 11, mais n’a jamais perdu un procès. Les trois pays ont dû payer des sommes énormes en frais juridiques, ou en honoraires versés à des tribunaux d’arbitrage.

Dans tous les cas, les perdants sont les citoyens ordinaires, parce que l’argent pour apaiser les sociétés et payer ces dépenses provient du trésor public. Et désormais les décideurs politiques devront y réfléchir à deux fois avant de passer une loi pour protéger le public contre les excès de l’entreprise.

 

Un modèle mondial paralysant...


*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:17

 

 

Source : www.mediapart.fr

Chine: le Mouvement des nouveaux citoyens est lourdement condamné

|  Par Louis Sabot

 


Le pouvoir chinois s'inquiète du réveil de la société civile. Le juriste chinois Xu Zhiyong a été condamné, dimanche 26 janvier, à quatre ans de prison. Il est l'une des figures du Mouvement des nouveaux citoyens, un réseau informel qui mobilise la société contre la corruption et les passe-droits.

 

 Pékin, correspondance

Le juriste chinois Xu Zhiyong a été condamné, dimanche 26 janvier, à quatre ans de prison pour avoir « assemblé une foule dans le but de troubler l’ordre public », à l’issue du premier d’une série de procès contre le Mouvement des nouveaux citoyens. Il s’agit d’une peine sévère, la peine maximale pour ce type de crime étant de quatre ans. Son avocat, Zhang Qingfang, a été emmené dans un fourgon de police à la sortie du tribunal après avoir parlé avec des journalistes étrangers. Le professeur Xu est une figure importante du mouvement des droits de l’Homme. En 2003, il a joué un rôle majeur dans l’affaire Sun Zhigang, qui a conduit à l’abolition des centres de rapatriement dans les villes chinoises. En 2008, il a défendu plusieur familles d’enfants victimes du scandale du lait mélaminé.


Xu Zhiyong. 
Xu Zhiyong. © (dr)

Six autres membres du Mouvement des nouveaux citoyens (Zhao Changqing, Hou Xin, Yuan Dong, Zhang Baocheng, Ding Jiaxi et Li Wei) doivent répondre de la même accusation. Zhao Changqing a déjà été condamné à plusieurs peines de prison pour sa participation au mouvement de Tiananmen et pour ses appels répétés à la démocratisation de la République populaire. Les autres accusés ont tous commencé leur activisme en rejoignant ce mouvement.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place par les autorités avant et pendant les quatre jours des procès. Plusieurs militants pékinois des droits de l’Homme ont affirmé que leur surveillance par la police politique s’était renforcée dès le 20 janvier. Les personnes venues soutenir les accusés devant les tribunaux ont été arrêtées et emmenées dans des commissariats ou des prisons secrètes. Les diplomates étrangers voulant assister aux procès, théoriquement publics, n’ont pas pu entrer dans les salles d’audience, jugées « trop petites » par le personnel du tribunal. Enfin, le matériel de certains journalistes étrangers a été confisqué. Les autorités ont empêché toute mention des procès par les médias officiels pour bien s’assurer que les nouveaux citoyens soient jugés en silence.

Né en mai 2012 à la suite d’un article publié par le professeur Xu, ce Mouvement des nouveaux citoyens est un réseau informel qui vise à pousser les citoyens chinois à s’unir pour défendre leurs droits constitutionnels, établir un État de droit en Chine et lutter contre la corruption des fonctionnaires du Parti et du gouvernement par le moyen de manifestations publiques. Ce mouvement s’est consolidé à travers l’organisation de « dîners républicains » pendant lesquels les convives discutent de la situation politique et sociale en Chine. À l’apogée du mouvement, ces dîners se tenaient le dernier samedi de chaque mois dans plus de trente villes chinoises.

Il s’agit du premier mouvement d’envergure nationale regroupant toutes sortes de citoyens chinois. Une pétition de soutien aux accusés a d’ailleurs circulé sur Internet les jours précédant l’ouverture des procès et a été signée par des centaines de personnes, journalistes, avocats, professeurs, mais aussi paysans, ouvriers et chômeurs. Le succès du mouvement s’explique par le fait qu’il a réussi à capter les aspirations d’une partie de la classe moyenne chinoise. La corruption endémique du système et la violation des droits constitutionnels sont des problèmes auxquels la majorité de la population fait face de façon quotidienne, indépendamment du milieu social.

Entre mars et septembre 2013, soit immédiatement après l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, une répression sévère s’est abattue sur ce mouvement, culminant avec l’arrestation de Xu Zhiyong en juillet dernier. Il a été accusé en décembre d’avoir été l’organisateur de manifestations qui se sont tenues à Pékin en 2012 et 2013. Celles-ci exigeaient la publication du patrimoine des hauts cadres du gouvernement chinois et l’égalité d’accès à l’éducation pour les enfants qui vivent à Pékin mais dont le permis de résidence (hukou) dépend d’une autre province. Aujourd'hui, seuls les habitants de Pékin munis d’un permis de résidence pékinois ont le droit de s’inscrire au lycée et de passer l’examen d’entrée à l’université dans la capitale. Les autres enfants sont forcés de rentrer dans le lieu de résidence inscrit sur leur permis, qui peut se trouver à plusieurs milliers de kilomètres.

D’autres manifestations, de plus petite envergure, visant à promouvoir l’égalité d’accès à l’éducation, se sont tenues à Pékin devant le ministère de l’éducation en 2012 et en 2013, sans donner suite à des arrestations, à l’inverse de celles exigeant la transparence des dirigeants (à Pékin ou ailleurs, dans la province du Jiangxi notamment). Il semble que c’est ce second type de revendications qui dérange les autorités et ce bien qu’il soit en adéquation avec le programme de Xi Jinping.

Violations des droits en série

Au cours de ces procès politiques, le gouvernement chinois a violé plusieurs fois la nouvelle loi de procédure pénale, entrée en vigueur en janvier 2013, ainsi que les interprétations de cette loi faites par la Cour suprême à l’issue du 3e plénum du Parti, en novembre dernier. Outre le fait que Xu Zhiyong n’a été informé de la tenue de son procès que cinq jours auparavant, ses avocats n’ont pas eu le droit de citer des témoins et encore moins d’interroger les témoins à charge.

 

Une manifestante, venue soutenir Xu Zhiyong, est arrêtée près du tribunal. 
Une manifestante, venue soutenir Xu Zhiyong, est arrêtée près du tribunal. © Reuters

De plus, son procès s’est tenu devant le tribunal intermédiaire n°1 de la ville de Pékin (comme celui du prix Nobel de la paix emprisonné, Liu Xiaobo, en 2009), quand ceux des autres personnes accusées du même crime se sont tenus devant le tribunal de base du district de Haidian de Pékin. Selon le droit chinois, des personnes accusées d’avoir fomenté ensemble le même crime doivent être jugées ensemble devant le même tribunal. Pour casser la solidarité entre les accusés et dans l’espoir qu’ils s’accusent réciproquement, les autorités ont donc décidé de tenir plusieurs procès, en faisant fi des procédures qu’elles se sont elles-mêmes fixées.

Pour protester contre ces multiples abus, Xu Zhiyong et ses avocats ont fait le choix de rester silencieux pendant la plus grande partie du procès. Ce silence n’a été rompu par l’accusé que par sa déclaration finale : « Pour la liberté, la justice et l’amour – ma déclaration finale devant le tribunal » (elle peut être lue en anglais ici). Il a été interrompu par le juge au bout de dix minutes.

Le lendemain, Zhao Changqing a décidé de protester à son tour en renvoyant ses avocats en raison des multiples violations de procédures commises par le tribunal, qui les ont empêchés de le défendre efficacement. Cette manœuvre lui a permis de disposer de quinze jours pour reconstituer une équipe de défense et être à nouveau jugé après le Nouvel an chinois en espérant que davantage de soutiens pourront se rendre au tribunal. Zhao voudrait ainsi contrer la stratégie des autorités qui ont choisi d’ouvrir les procès quelques jours avant le Nouvel an chinois pour en minimiser l’impact.

Le déroulement de ces procès et le verdict de ce matin confirment que le pouvoir ne laissera pas la société civile chinoise se développer facilement. Selon Nicholas Bequelin, chercheur à la division Asie de Human Rights Watch (HRW), « les autorités ont clairement voulu donner un coup d'arrêt au mouvement et faire un exemple de Xu Zhiyong afin de signaler que, sous la nouvelle ère Xi Jinping, le pouvoir continuera à veiller et réprimera toute forme d'activité de la société civile qui pourrait menacer le Parti. C'est un calcul qui vise à renforcer le pouvoir mais qui lui aliène également beaucoup des forces réformatrices et libérales dans la société dont Xi a besoin s'il veut réellement mener à bien son programme de réforme et vaincre les groupes d'intérêts particuliers au sein du Parti et des élites ».

À l’inverse du procès qui a clos l’affaire Bo Xilai, où l’accusé, ancien secrétaire général du Parti de Chongqing,  condamné à la prison à vie pour corruption, avait eu le droit de parler et d’interroger les témoins de l'accusation, les militants du Mouvement des nouveaux citoyens n’ont pas pu le faire. Malgré les campagnes lancées par Xi Jinping contre la corruption et en dépit des recommandations du 3e plénum, la justice chinoise continue d’être bienveillante pour les dirigeants du Parti et impitoyable envers les citoyens qui s’expriment spontanément et exigent que les autorités passent des paroles aux actes.

La peur du Parti unique de voir émerger un mouvement populaire autonome continue de primer sur la nécessité de consulter la société civile pour mettre en œuvre des réformes profondes indispensables à l’amélioration du système politique. Dans sa déclaration finale, Xu Zhiyong affirme : « Je comprends clairement que quelqu’un doit faire des sacrifices et je suis prêt à payer le prix nécessaire pour ma foi dans la liberté, la justice, l’amour et un avenir meilleur pour la Chine (…). Mais ne pensez pas une seconde que vous pouvez mettre un terme au Mouvement des nouveaux citoyens en me jetant en prison. Nous vivons dans une ère ou la civilisation moderne domine et dans laquelle un nombre grandissant Chinois  prennent leur citoyenneté et leurs responsabilités civiques à cœur. Le jour viendra où les 1,3 milliards de Chinois quitteront leur état de soumission et deviendront des citoyens fiers et responsables. »

Le parti communiste chinois, comme bien d’autres dynasties avant lui, espère qu’une fois encore le vieux proverbe chinois selon lequel il faut « couper la tête du poulet pour faire peur au singe » s’appliquera et lui permettra de conforter son pouvoir.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:14

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

Inique 26/01/2014 à 09h28

Chine : quatre ans de prison pour Xu Zhiyong, le citoyen anticorruption

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

 


Dimanche 26 janvier, Pékin, la police empêche la presse de parler à l’avocat de Xu Zhiyong après sa condamnation à quatre ans de prison (Andy Wong/AP/SIPA)


Xu Zhiyong, en 2009 (Greg Baker/AP/SIPA)

Ce n’est qu’un paradoxe apparent : en pleine campagne officielle anticorruption, le pouvoir chinois a condamné dimanche à quatre ans de prison un des activistes les plus en vue de Chine, qui combattait lui aussi la corruption.

Le message est clair dans cette lourde condamnation : la lutte contre la corruption est l’affaire du Parti communiste lui-même, et pas de la société civile. Ce qui fixe les limites très étroites des réformes politiques de l’ère Xi Jinping, qui n’est pas prêt à remettre en cause le monopole du Parti.

Xu Zhiyong a été condamné officiellement pour avoir « réuni des foules pour perturber l’ordre social », au nom du Mouvement des nouveaux citoyens dont il est le fondateur.

Transparence des dirigeants sur le patrimoine

Il avait lancé une pétition pour demander la transparence des dirigeants chinois sur leur patrimoine, en s’inscrivant dans le cadre de la lutte anticorruption dont la nouvelle équipe au pouvoir a fait son cheval de bataille.

Sa condamnation survient la semaine où une enquête d’un réseau international de journalistes d’investigation a révélé comment des milliers de membres de la nouvelle élite chinoise utilisent les paradis fiscaux pour sortir leur argent à l’étranger.

A 40 ans, Xu Zhiyong appartient à une nouvelle génération d’activistes chinois qui usent du droit pour faire évoluer la société chinoise. Je l’avais interviewé à Pékin il y a dix ans, alors qu’il tentait de faire valoir ses vues à l’intérieur du système, se présentant aux élections au parlement de la ville de Pékin.

Constatant qu’il n’arrivait pas à se faire entendre à l’intérieur, il a créé le Mouvement des nouveaux citoyens, organisation non-gouvernementale qui s’est vite heurtée à l’intolérance du pouvoir face à une société civile encore embryonnaire et fragile.

Il avait été arrêté une première fois pendant plusieurs semaines en 2009, puis condamné à une forte amende pour « fraude fiscale », le même prétexte employé contre l’artiste-activiste Ai Weiwei lors de son arrestation pendant trois mois en 2011.

La lutte anticorruption monopole du Parti

Cette fois, c’est son appel à la transparence des dirigeants sur leur fortune qui a précipité la répression. Xu Zhiyong et ses amis ont touché une corde sensible, car si Xi Jinping et la nouvelle équipe dirigeante ont lancé une vaste opération anticorruption, qui touche des dizaines de milliers de cadres du Parti dont certains sont très haut placés, ils ne tolèrent pas que cette campagne puisse être menée de l’extérieur du Parti communiste.

Il s’agit à la fois de protéger des intérêts privés, ceux de proches et de leurs familles comme l’ont montré les récents documents « ChinaLeaks » sur la fortune des « princes rouges », ces « fils de » du système communiste, et de garantir le monopole politique du Parti, de peur de voir la Chine suivre la voie de la désintégration politique « à la Gorbatchev » en URSS, le cauchemar absolu des maîtres de Pékin.

Xu Zhiyong est donc condamné pour l’exemple. Il rejoint le prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo, un activiste de la génération précédente, qui purge une peine de onze années de prison pour avoir lancé la « Charte 08 » appelant à la démocratie en Chine.

Dans sa remarquable plaidoirie, en 2010, Liu Xiaobo avait exprimé l’espoir d’être « la dernière victime de l’inquisition intellectuelle en Chine ». Cet espoir n’a pas été réalisé car Xu Zhiyong, et bien d’autres, comme l’intellectuel ouïgour Ilham Tohti qui vient d’être arrêté, continuent de subir les foudres d’un pouvoir autoritaire.

« Il s’agit en fait de vos propres peurs »

A son tour, Xu Zhiyong a tenté de lire une longue plaidoirie personnelle au cours de son procès qui s’est tenu à huis clos. Mais le juge l’a interrompu au bout de dix minutes en estimant que ce n’était pas pertinent. Voici ses premières phrases qui résument l’enjeu, simple, à ses yeux :

« Vous m’avez accusé d’avoir perturbé l’ordre public en raison de mes efforts en faveur de l’égalité d’accès à l’éducation, pour permettre aux enfants de migrants de passer les examens d’entrée à l’université là où ils résident, et pour mes appels aux dirigeants pour qu’ils déclarent leurs avoirs.

Alors que, superficiellement, il pourrait s’agir d’un confllit entre le droit d’expression d’un citoyen et l’ordre public, il s’agit en fait de savoir si oui ou non vous reconnaissez les droits constitutionnels d’un citoyen.

A un niveau plus profond, il s’agit en fait de vos propres peurs :

  • peur d’un procès public ;
  • peur de la liberté des citoyens de pouvoir suivre un procès ;
  • peur de voir mon nom apparaître en ligne ;
  • peur de la société libre qui approche.

En tentant de réprimer le Mouvement des nouveaux citoyens, vous mettez des obstacles sur la voie de la Chine dans sa tentative de devenir une démocratie constitutionnelle par des voies pacifiques ».

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 


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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:02

 

 

 

MERCREDI 29 JANVIER à 20h 45 au cinéma Le Venise de Sommières le dernier film de Pierre Rabhi Au nom de la terre soirée suivie d’un débat en présence de Antoine Carlin directeur du CIVAM du Gard.

Synopsis et détails
Pierre Rabhi est paysan, écrivain et penseur. Il est l’un des pionniers de l’agro-écologie en France. Amoureux de la Terre nourricière, engagé depuis quarante ans au service de l’Homme et de la Nature, il appelle aujourd’hui à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où « une sobriété heureuse » se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines.
Histoire des CIVAM   
      
Dans les années 50, la rencontre entre les maîtres agricoles et les Amicales laïques est à l’origine de la naissance des CIVAM. Au début des années 60, la FNCIVAM devient un acteur majeur de la formation des responsables agricoles contribuant à la modernisation de l’agriculture. 20 ans plus tard, les groupes CIVAM s’ouvrent au rural (tourisme, accueil à la ferme) et au développement de productions de qualité (bio, produits fermiers…) en réponse aux attentes des agriculteurs souhaitant vivre de leur métier sans passer par l’intensification.

CRITIQUE PRESSE
La diversité des acteurs interrogés constitue (...) l'intérêt principal de ce portrait.
Ce film généreux et pédagogue (...) risque de donner envie de partir planter des choux en Ardèche.

CRITIQUE SPECTATEUR
J'en suis toute secouée. Je ne m'attendais pas à ça, en réalité je ne m'attendais à rien et j'ai tout eu. C'est un film à voir et à revoir et à faire circuler pour que tout le monde puisse prendre conscience.

Je pourrai l'écouter des heures et des heures. C'est comme si la nature se mettait à parler enfin.


FAIRE DE CETTE SOIREE UN MOMENT D’EDUCATION POPULAIRE,
ENVOYER LARGEMENT CETTE INFORMATION

 

 


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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 19:55

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Pédaler, une inépuisable source d’énergie…

Silence

samedi 25 janvier 2014

 

 

 

Pédaler pour se déplacer ? Allons donc : cela sert à presser des légumes, décortiquer les noix, laver le linge, souder...


Au Guatemala, l’association Maya Pedal utilise des vélos pour alimenter des moulins, des presses à légumes et à fruits, des pompes à eau, etc.

Il existe en Grande-Bretagne un magazine Low tech magazine qui s’intéresse tout particulièrement à ce genre d’utilisation de matériel simple pour se substituer à des appareils compliqués, souvent électriques, dont l’entretien est difficile sans passer par des spécialistes.

Outre Maya Pedal, la revue cite d’autres initiatives du même genre : l’association canadienne Malnutrition Matters a mis au point un broyeur alimentaire qui fonctionne aussi à partir du recyclage d’un vélo. Chocosol au Mexique utilise un vélo pour broyer des fèves de cacao. L’association Full Belly project fournit des décortiqueuses de noix à des villages africains.

Dans les centres écologiques, des machines à laver ou des broyeurs de pommes fonctionnent avec l’appui d’un vélo.

En produisant directement la force nécessaire, sans passer par l’électricité, on économise environ 70 % de l’énergie.

L’usage du pédalier qui ne s’est développé qu’au début du vingtième siècle a été utilisé pour des usages industriels : avec un tandem, un ingénieur anglais a mis au point Dynapod, un engin sur lequel on peut fixer différents appareils selon ses besoins...

 

*Suite de l'article sur reporterre


 

Source : www.reporterre.net

 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 19:44

 

Source : www.franceinfo.fr

 

 

La réquisition de logement: pourquoi ça ne marche pas en France?

le Vendredi 24 Janvier 2014 à 06:20

Aux Etats-Unis, l'Utah a fait un calcul logique : héberger des SDF coûte moins cher aux autorités que de les laisser dans la rue. C'est pour cette raison que cet état américain procède depuis neuf ans aux réquisitions d'appartements. Une initiative qui marche dans d'autres pays mais pas en France.


La réquisition de logements pour des SDF © Maxppp


Si en France, la réquisition d'appartement est plutôt mal accueillie, l'état de l'Utah n'a pas réfléchi longtemps pour la mettre en place. Il y a quelques années, alors gouverneur, John Huntsman impose à ses concitoyens le plan : "Housing Firts", " le logement d'abord ". Avec ce programme, il procède donc à un calcul assez pragmatique.

Un sans-abri coûte aux contribuables de son état un peu plus de 16.000 dollars en moyenne  par an  (en frais d'hospitalisation, soins médicaux). Alors que ce même sans-abri qui bénéficie d'un logement et d'un accompagnement social coûte seulement 11.000 dollars en moyenne par an. Contre toute attente, héberger un SDF revient moins cher que de les laisser à la rue.

Moins de sans-abris dans les rues

On n'est pas encore à "Zéro SDF " dans les rues de l'Utah. Mais après 9 ans, l'expérience est concluante : le programme a permis de faire chuter le nombre de sans-abris de 78% selon le journal "The Indépendant". De bons résultats qui poussent aujourd'hui d'autres états américains à s'inspirer de la méthode "Housing First ". Que l'on retrouve aussi en Europe. Les Pays-Bas, l'Angleterre, le Portugal, la Hongrie ont mené des expériences similaires de réquisition de logement pour les SDF. 

Une mesure qui passe mal en France

En 2012, la Ministre du logement, Cécile Duflot,  avait bien tenté de lancer une campagne réquisition, mettre la main sur les 2,5 millions de locaux vacants en France alors que 120.000 personnes dorment dans la rue. Bien que légale, la réquisition reste difficile à mettre en place selon Eric Pliez, président du SAMU Social et directeur général de

l'association AURORE

 

 

Source : www.franceinfo.fr

 


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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 19:11

 

Source : http://lechatnoiremeutier.antifa-net.fr

 

 

[Vienne, Autriche] Bal émeutier contre l’extrême-droite (et son monde) – Soirée du 24 janvier 2014

 

 

Vendredi 24 janvier 2014, 6000 personnes sont descendues dans les rues de Vienne contre la tenue du bal annuel des fachos du FPÖ dans la Hofburg (le palais impérial d’hiver). La rage contre ce rencard de la jeunesse fasciste s’est rapidement transformée en affrontements avec les flics et en destruction de mobilier urbain. Plusieurs bagnoles de keufs ont eu leurs vitres pétées, alors qu’un poste de police a été attaqué à coups de pierres.

Des oeufs de peinture ont aterri sur les flics anti-émeute mobilisés en nombre garantir la protection aux fachos (même si on apprend qu’un peu plus tard dans la soirée une participante au bal fasciste s’est mangée quelques coups à la poitrine et à la tête).

WIEN: DEMONSTRATION GEGEN DEN AKADEMIKERBALL DER FPÖ

La presse autrichienne, en habituel porte-parole des flics, évoque « l’intrusion d’une centaine d’individus violents » qui serait à l’origine de ces émeutes… La Stephanplatz, lieu où se trouvent de nombreux commerces et des banques, a perdu de sa morosité quotidienne en l’espace de quelques heures.

Les flics se sont déchaînés contre les contestataires, faisant officiellement 17 blessé-e-s. En représailles, cinq flics ont été blessés. Il y aurait eu 14 interpellations au total.

Quelques photos de la soirée (on y voit notamment une banderole ‘stop deportations’ déployée sur le bâtiment qui abrite les fachos):

WIEN: DEMONSTRATION GEGEN DEN AKADEMIKERBALL DER FPÖ

WIEN: DEMONSTRATION GEGEN DEN AKADEMIKERBALL DER FPÖ WIEN: DEMONSTRATION GEGEN DEN AKADEMIKERBALL DER FPÖ WIEN: DEMONSTRATION GEGEN DEN AKADEMIKERBALL DER FPÖDEMONSTRATION GEGEN AKADEMIKERBALL DEMONSTRATION GEGEN AKADEMIKERBALL WIEN: DEMONSTRATION GEGEN DEN AKADEMIKERBALL DER FPÖWIEN: DEMONSTRATION GEGEN DEN AKADEMIKERBALL DER FPÖ

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Reformulé de la presse autrichienne, 25/01/2014

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Milliers de manifestants contre le bal de l’extrême-droite


La tenue, dans la célèbre Hofburg de Vienne, du bal annuel organisé par le parti d’extrême droite FPÖ a donné lieu vendredi soir à des affrontements au cœur de la capitale autrichienne.

Des milliers de manifestants ont protesté vendredi soir 24 janvier 2014 à Vienne contre la tenue, dans l’un des plus célèbres palais de la ville, du bal annuel organisé par le parti d’extrême droite FPÖ. Selon un communiqué de la police reçu après minuit, des incidents ont fait 17 blessés parmi les manifestants et cinq dans les rangs de la police.

Les échauffourées ont eu lieu à la fin des trois défilés, qui ont réuni au moins 6000 personnes selon les forces de l’ordre et jusqu’à 10’000 selon la télévision publique ORF. La police a procédé à 14 interpellations. La soirée, anciennement bal des corporations étudiantes d’extrême-droite, était organisée au palais impérial d’hiver, la Hofburg.

« Ce soir il s’agit d’empêcher le plus grand rassemblement de l’élite d’extrême-droite européenne », a déclaré sur place Natascha Strobl, porte-parole du collectif Offensive contre la droite. « Les corporations font le lien entre l’extrême-droite parlementaire (…) et des organisations violentes », a-t-elle dénoncé.

Vaste périmètre bouclé

La police avait bouclé cette année un très vaste périmètre autour de la Hofburg, et plus de 20’000 membres des forces de l’ordre s’étaient massés le long d’une double barrière. Le principal cortège réunissait environ 5000 manifestants de tous âges. Des survivants de l’Holocauste y figuraient.

Deux autres cortèges ont convergé vers la cathédrale Saint-Etienne. Dans l’un d’eux se trouvaient des manifestants venus d’Allemagne à bord de plusieurs cars.

Le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache, absent l’an dernier, était l’un des hôtes du bal. Son parti a conforté son statut de troisième force politique du pays lors des élections législatives de septembre 2013. Il a obtenu 20,5 % des voix, faisant presque jeu égal avec les deux grands partis traditionnels du centre-gauche et du centre-droit.

Leur presse – agence ATS, 25/01/2014

 

 

Source : http://lechatnoiremeutier.antifa-net.fr

 


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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 18:29

 

Source : www.leparisien.fr

 

Krugman, prix Nobel d'économie, fustige le virage libéral de Hollande

 

Publié le 18.01.2014, 12h33 | Mise à jour : 16h40

L'Américain Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008, n'est pas tendre avec François Hollande dans sa tribune publiée par le «New York Times».

L'Américain Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008, n'est pas tendre avec François Hollande dans sa tribune publiée par le «New York Times». | AFP/Mike Clarke


 

 

 

Paul Krugman fait partie de ceux qui ont découvert que était social-libéral. Et pour le prix Nobel d'économie 2008, cela a apparemment été une très mauvaise surprise ! Sa tribune, intitulée «Scandal in France» publiée par le «New York Times», et traduite en français par la RTBF, se révèle être une charge contre la politique menée par le de la République et contre ce qu'il appelle le «centre gauche» en général.

«Je n'avais pas prêté beaucoup d'attention à François Hollande (...) depuis qu'il était devenu clair qu'il n'allait pas aller à l'encontre des d'austérité destructives menées en Europe, commence par écrire l'économiste américain. Mais là, il a clairement fait quelque chose de vraiment scandaleux.»

«Je ne parle pas, bien sûr, de sa prétendue liaison avec une actrice qui, même si elle est vraie, n'est ni surprenante (hé, c'est la France) ni dérangeante, poursuit Krugman. Non, ce qui est choquant, c'est son affection pour des doctrines économiques de droite discréditées.»

Une attaque en règle du pacte de responsabilité

L'économiste fustige ainsi les annonces faites par le président français lors de sa conférence de presse de mardi. Hollande s'est prononcé pour «la poursuite de l'allègement du coût du travail». Avec son «pacte de responsabilité», il a notamment annoncé la fin des cotisations familiales sur les entreprises (35 milliards d'euros) d'ici 2017. Des annonces applaudies par le patronat et par une partie de la droite. Pas par Krugman.

«En annonçant son intention de réduire les charges sur les entreprises tout en taillant dans les dépenses, il a déclaré qu'il faut agir sur l'offre et a poursuivi en disant que c'est l'offre qui crée la demande», précise Krugman. Or, selon l'économiste, cette loi énoncée par l'un de ses ancêtres, le Français Jean-Baptiste Say (1767-1832), réputé pour ses théories libérales, est une hérésie.

Il dénonce la poursuite des politiques d'austérité

En clair, ce néokeynésien (école de pensée adversaire du libéralisme) estime qu'il faut agir sur la demande et en finir avec les politiques d'austérité qui plombent la croissance. C'est en tout cas ce que l'économiste attendait du Hollande président de gauche...  «Cela rappelle que les malheurs économiques de l'Europe ne peuvent être attribués qu'aux seules mauvaises idées de la droite, remarque l'Américain. Oui, des conservateurs impitoyables et butés ont mené l’économie, mais ils ont été en mesure de le faire grâce à des politiques de la gauche modérée manquant de cran et de volonté.»

Une attaque en règle qu'il conclut avec une pointe de déception. «Lorsque Hollande a pris la tête de la seconde économie de la zone euro, certains d’entre nous avons espéré qu’il pourrait faire une différence. Au lieu de ça, il est tombé dans le grincement de dents habituel – une posture qui se transforme aujourd’hui en effondrement intellectuel. Et la seconde dépression de l’Europe continue, encore et encore.»

LeParisien.fr

 

 

Source : www.leparisien.fr

 


 

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