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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:01

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Les Jeux olympiques de Sotchi battent déjà le record du dégât écologique

Andrea Barolini (Reporterre)

lundi 3 février 2014

 

 

 

 

D’ici quelques jours, le coup d’envoi des Jeux Olympiques d’hiver sera donné en Russie. Mais la ville de Sotchi, au climat méditerranéen, n’est pas propice à de tels jeux. Dont la tenue n’est possible qu’à un prix environnemental et humain très élevé.

 


 

Il suffit de taper le nom de la ville qui va héberger les prochains JO pour s’apercevoir qu’elle est située à l’extrémité sud de la Russie, entre la mer Caspienne et la mer Noire. Et pour obtenir des belles images de plages, palmiers, baigneurs en plein soleil.

Eh bien oui, vous avez bien compris : c’est la mer. Et il ne s’agit pas de la mer glaciale de Barents, celle de l’océan Arctique, délimitée par la mer de Norvège, les îles Svalbard et la Russie occidentale, mais de la mer de Noire, au climat méditerranéen.

 

 

Sotchi, ville d’environ 370.000 habitants, est une station balnéaire très renommée. Le premier à avoir compris les potentialités maritimes et touristiques de cette ville fut Joseph Staline qui, à partir des années 1930, avait lancé son développement vigoureux. Aujourd’hui la ville est considérée comme la « Riviera du Caucase ».

Il est donc difficile d’imaginer qu’elle puisse vraiment héberger une compétition de sport d’hiver : c’est comme si la France avait proposé d’organiser les Jeux d’hiver de 2020 en Corse. Certes, on peut le faire. Mais à quel prix économique et environnemental ?

Quelques chiffres : environ six mille athlètes et accompagnateurs de plus de quatre-vingt-dix pays sont attendus en Russie. Ils animeront ski, luge, patinage, bob, hockey, biathlon et curling (le Comité International Olympique, CIO, a décidé d’inclure six nouvelles disciplines au programme).

Et, en effet, Sotchi a déjà atteint son premier record : avec 36 milliards d’euros dépensés, la facture est la plus lourde de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver. Lors que l’édition 2010 de Vancouver, en Canada, n’avait pas dépassé les 1,4 milliards d’euros.

Ne pas lésiner sur les coûts résulte de la volonté du président russe Vladimir Poutine de faire des J.O. un événement à la fois sportif et politique. Pour le Kremlin, Sotchi est une opération de prestige pour son pays et sa présidence. Le sport est un dérivatif efficace aux soucis du régime : Moscou a déjà organisé les championnats du monde d’athlétisme, en août. Et la Russie attend d’héberger la Coupe du Monde de football de 2018.

Sotchi a été presenté comme l’événement le plus important depuis la chute de l’Union soviétique. Comme il n’existait quasiment aucun équipement sportif hivernal, la plupart des infrastructures ont été édifiées de zéro. Et aux stades et tremplins ont été ajoutés de nombreux hôtels, resorts et restaurants.

Le « parc olympique » se partagera entre la ville maritime et le lieu choisi comme domaine de ski, Krasnaïa Poliana, situé à soixante kilomètres, avec une capacité totale de 75.000 spectateurs.

A Sotchi, le nouveau stade Fisht, de 40.000 places, ne sera utilisé que pour les cérémonies d’ouverture, de clôture et de remises de médailles. Le gouvernement a assuré que la structure sera ensuite utilisée pour les matchs de l’équipe nationale de football à l’occasion de la Coupe du monde du 2018.

 

 

A quoi s’ajouteront deux arènes pour le hockey sur glace (la « Bolchoï » et la « Shaïba »), un centre pour le curling (dénommé « Ice Club »), un stade pour le patinage de vitesse (« Adler Arena ») et un palais pour le patinage artistique (« Iceberg »).

 

 

Cela a impliqué des travaux gigantesques, qui ont été menés par des milliers de travailleurs, surtout étrangers : selon Amnesty international, les cas de sous-paiement, d’absence de contrat de travail, de non-respect des normes de sécurité ont été très nombreux, les passeports de certains ouvriers auraient été même confisqués.

Malgré le torrent d’argent déversé et l’exploitation des travailleurs, les travaux ont été menés très rapidement, ce qui ne garantirait pas un niveau suffisant de sécurité. La stabilité du tremplin de saut à ski serait, par exemple, sous la menace permanente d’un glissement de terrain : « Ce n’est pas bien de bâtir de telles infrastructures dans un délai si court. La qualité sera forcément mauvaise et on en paiera les conséquences », a expliqué au Figaro un écologiste local, Vladimir Kimaev.

En outre des associations environnementalistes ont dénoncé une véritable métamorphose des lieux qui seront le théâtre des J.O. L’association WWF fustige la mauvaise qualité des études d’impact sur l’environnement. Quant aux espèces rares et menacées qui risquent de ne pas survivre à cause des changements de l’écosystème local, la société publique Olympstroy, qui gère l’ensemble des travaux des sites olympiques, a déclaré que « plus de 55 000 plants d’espèces rares et menacées ont été replantés en 2012 dans le parc national de Sotchi. La compensation s’élève à trois pour un ».

Mais pour Mikhail Kreindlin, expert en zones protégées de Greenpeace, « cela n’est que du greenwashing. Il est impossible de reproduire le même écosystème. Les conditions naturelles originelles et complexes ont été transformées ».

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 


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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 15:45

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Notre-Dame-des-Landes : les opposants contre-attaquent

|  Par Jade Lindgaard

 

 

Plusieurs associations attaquent les arrêtés sur l’eau et la destruction des espèces protégées signés par l’État en décembre pour lancer les travaux préalables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Plusieurs associations attaquent les arrêtés sur l’eau et la destruction des espèces protégées signés par l’État en décembre pour lancer les travaux préalables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Les recours portent notamment sur la méthode de compensation des dommages causés à la faune et à la flore, jugée très insuffisante. Ils sont déposés lundi 3 février devant le tribunal administratif de Nantes, conjointement par l’Acipa, l’association historique des opposants au projet, le Cédépa, un collectif d’élus, la Confédération paysanne, la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Bretagne vivante, Europe Écologie-Les Verts, ainsi que des particuliers. Sans caractère d’urgence, leur examen pourrait durer de trois à six mois, au minimum, selon Raphaël Romi, professeur de droit à la faculté de Nantes, qui insiste sur la « complexité » technique du dossier.

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Retrouver ici notre dossier complet sur « l'aéroport de la discorde »

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Pour les requérants, il faut revoir toute la méthode d’évaluation de la qualité environnementale du site, bâclée selon eux. Ils dénombrent sur le terrain une bonne trentaine d’espèces animales et végétales oubliées par le maître d’ouvrage et ses bureaux d’études, parmi lesquels Biotope (voir notre enquête à son sujet). Ils attaquent aussi la méthode destinée à « compenser » le déplacement des espèces protégées et la destruction d’une partie de leur habitat.

 

Dans la zone de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avril 2013 (JL). 
Dans la zone de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avril 2013 (JL).

En avril 2013, les experts mandatés par l’État avaient disqualifié le mode opératoire choisi par AGO, la filiale de Vinci chargée de construire l’équipement (voir ici). La zone concernée par le transfert de l’aérogare est une zone humide très étendue. Le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) oblige à en préserver le double de la superficie en compensation du bétonnage. Une telle surface est impossible aujourd’hui à trouver. Pour contourner cette difficulté, Vinci veut calculer la valeur de l’écosystème concerné, et le compenser de façon qualitative et non quantitative. Une méthode expérimentale réprouvée par une partie de la communauté scientifique (voir ici).

En décembre dernier, plusieurs juristes ont signé un appel contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qualifié d’« horreur juridique » : « L’État se prévaut sans cesse du droit pour justifier son projet. Mais le droit a été "modernisé" pour précisément permettre ce projet. En réalité, il est devenu bien plus difficile de construire une éolienne qu’un aéroport. »

L’exécutif s’est engagé à ne pas lancer les travaux sur la zone d’aménagement différé (ZAD), occupée depuis 2009 par un nombre variable d’opposants, tant que tous les recours n’ont pas été jugés. Or une fois passé ce délai, certains déplacements d’espèces ne seront sans doute plus possibles (leur calendrier est très encadré car il faut respecter les périodes de reproduction, etc.). Si bien que les travaux pourraient rester bloqués jusqu’aux derniers mois de l’année.

Mais en décembre, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a déclaré qu’« après une étape de dialogue qui a duré ces derniers mois, pendant laquelle l'utilité du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a été plutôt confirmée, confortée, il est temps en effet de passer aux travaux préalables avant la réalisation du projet ». Après la parution des arrêtés, Mikaël Doré, sous-préfet chargé du dossier, a renchéri : « Désormais, on a toute latitude pour réaliser les travaux. Sur le terrain, des repérages sont actuellement menés en vue de préparer l’opération de transfert des espèces protégées. Rien ne nous interdit de passer à l’action. »

De leur côté, les opposants assurent que si les pouvoirs publics décidaient d’intervenir sur le terrain avant l’épuisement des recours, ils riposteraient aussitôt devant les tribunaux, en référé cette fois. La destruction d’espèces protégées est un délit pénal. Une nouvelle manifestation d’opposition au projet d’aéroport s’organise pour le 22 février.

 

Source : www.mediapart.fr

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 15:41

 

Source : www.mediapart.fr

 

Vers un troisième plan de sauvetage en Grèce

|  Par martine orange

 

 

 

Dans la plus grande discrétion, les responsables européens ont repris les négociations sur la Grèce, bien que celle-ci soit officiellement sur la bonne voie. Un troisième plan de sauvetage semble inévitable.

Après avoir tenté d’oublier le sujet pendant un an, les Européens sont bien obligés de reconnaître que le sauvetage de la Grèce n’est pas du tout résolu. L’hebdomadaire Der Spiegel a publié pendant le week-end une note de cinq pages issue du ministère allemand des finances sur la Grèce : un nouveau programme de crédit allant de 10 à 20 milliards d’euros est à nouveau à l’étude. Sans confirmer l’information, le ministre des finances Wolfgang Schäuble a assuré dans un entretien au magazine économique Wirtschaftswoche que « toute aide supplémentaire serait bien inférieure aux 240 milliards d’euros versés précédemment ». 

Dans ce qui semble une volonté de préparer l’opinion publique, le gouvernement allemand a exclu lundi toute possibilité d’une nouvelle restructuration de la dette grecque. « Je peux démentir totalement cette hypothèse », a assuré un porte-parole du gouvernement à Reuters. En novembre 2012, les responsables européens, après d’interminables tergiversations, s’étaient finalement résolus à un défaut partiel de la Grèce. Sa dette était tombée de 144 % à 124 % du PIB. Depuis, l’écroulement de son économie, le chômage et la déflation ont effacé tous les gains de l’opération. L’endettement de la Grèce correspond à 170 % du PIB. Un niveau jugé intenable par tous les experts.

En coulisses, les responsables européens s’agitent à nouveau beaucoup autour du cas grec. Samedi, le Wall Street Journal dévoilait l’existence d’une réunion secrète à Bruxelles lundi 27 janvier. À l’issue d’un sommet de l’Eurogroupe, les responsables de la troïka (BCE, FMI, Union européenne) et les ministres des finances allemand et français se sont rencontrés discrètement pour évoquer à nouveau le sujet grec. Le ministre des finances grec, qui était dans les locaux, n’avait pas été convié.

L’objet de cette réunion était d’examiner la situation budgétaire d’Athènes. Si officiellement la situation se redresse, dans les faits, le pays est piégé par la dette. En mai, le gouvernement doit payer un remboursement obligataire de 11 milliards d’euros mais n’a aucun moyen de le faire. Le FMI, qui n’a versé aucune aide au gouvernement depuis juillet dernier, refuse de faire le moindre déboursement tant que le gouvernement grec n’a pas accepté ses conditions. L’institution internationale exige qu’Athènes mette enfin en œuvre les réformes structurelles touchant la santé, le travail, la protection sociale, qu’il s’est engagé à réaliser. 153 actions des différents ministères sont exigées par le FMI, selon le quotidien grec Ekathimerini qui a consulté un document du ministère des finances.

Le FMI demande aussi à avoir une vision claire de la situation budgétaire sur les douze mois à venir. Au-delà de l’engagement du gouvernement grec, les responsables européens sont aussi requis et doivent dire s’ils comptent aider Athènes et comment. Cette situation est tout sauf imprévue. Dès juillet 2013, un rapport du FMI pointait qu’il manquait au moins 11 milliards d’euros pour que le sauvetage de la Grèce soit viable.

Les membres de la troïka doivent retourner à Athènes dans les semaines à venir. Les discussions risquent de monter d’un ton à Athènes aussi bien qu’à Bruxelles.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 15:29

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Réunion secrète européenne pour parler de la Grèce

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Lundi, les membres de la Troïka et les ministres des finances allemand et français se sont rencontrés discrètement pour parler de la Grèce, toujours en grande difficulté. Le ministre grec des finances n’avait pas été convié.

Lundi dernier, les membres de la Troïka (Union européenne, BCE, FMI) se sont retrouvés en compagnie des ministres des finances allemand et français et des responsables européens pour une réunion à l’abri des regards, raconte le Wall Street Journal. Sujet : la Grèce. Le ministre des finances grec, qui était présent dans le même bâtiment bruxellois, n’avait pas été convié.

En dépit des assurances répétées sur le redressement de la Grèce, les responsables européens et du FMI sont très inquiets : le sauvetage d’Athènes est loin d’être acquis. La Grèce doit rembourser 11 milliards d’euros en mai. Le FMI , qui n’a versé aucune aide depuis juillet dernier, conditionne les prochains déboursements à deux mesures : que le gouvernement grec mette enfin en œuvre les réformes structurelles (travail, santé, protection sociale) qu’il s’est engag à faire, et qu’il donne une vision très claire de sa situation budgétaire sur les douze mois à venir. Selon les informations du Wall Street Journal, il manque 5 à 6 milliards pour boucler le second semestre.

La réunion n’a débouché sur aucune décision. Les membres de la Troïka doivent retourner bientôt à Athènes

Lire dans le Wall Street Journal

 

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:57

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/yeti-voyageur

 

 

40 ans après « Les Limites de la croissance », la dernière alerte de Dennis Meadows

Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 03/02/2014 à 14h49

 

 


Dennis Meadows présente « Les limites de la croissance » (1972)

 

Cette fois, je me suis fait avoir. Un « twitto » m’a prévenu un jour trop tard. De même que la 5 avait diffusé à une heure indue le documentaire de Gilles Balbastre sur les « Salariés sans frontières », c’est passé minuit, en catimini, qu’Arte a diffusé la passionnante « Dernière alerte » lancée par Dennis Meadows.

Dennis Meadows, si si, vous vous rappelez, ce visionnaire de génie qui, avec ses compagnons du MIT (Massachusetts Institute of Technology) annonça dans un rapport resté célèbre, publié en 1972, les définitives « Limites à la croissance ». Osant même alors fixer celles-ci à une quarantaine d’années. 1972 + 40 = 2012, si si !

Des lapins pris dans les phares d’une auto

Nous y voilà. Mais Dennis Meadows et ses compagnons eurent beau mettre en équations savantes leurs sombres prédictions, celles-ci eurent beau se confirmer au fil du temps, le succès planétaire de leur ouvrage fut à la mesure de la négation farouche que lui opposèrent les « décideurs » de toutes époques.

« Nous avons toujours été convaincus qu’il n’y a pas de limites à la croissance et au progrès humain. L’Histoire nous a donné raison. » (Ronald Reagan, 1985)

« Il y a vingt ans, on parlait de limites à la croissance. Aujourd’hui, nous savons que la croissance est le moteur du changement et l’alliée de l’environnement. » (Georges Bush, 1992)

« La croissance reviendra. » (François Hollande, 2014)

Des lapins demeurés, paralysés devant les phares du bolide qui leur fonce dessus et qui va les tuer !

Du développement durable au développement de survie

Aujourd’hui, de conférences en déclarations publiques ou privées, Dennis Meadows et ses compagnons continuent à donner l’alerte, mais n’ont plus guère d’illusion. Non, le capitalisme, avec sa quête de profit à court terme, est bien incapable de trouver les solutions au désastre qui menace le monde.

Plus grave, et indépendamment de tout jugement moral, tient à préciser Meadows, la démocratie elle-même est impuissante à enrayer la chute du système dans laquelle elle évolue. Car les électeurs ne privilégient hélas, eux aussi, que leurs intérêts immédiats.

Les équilibres ne reviendront donc que par une force qui les dépasse. La survie de l’espèce ne tiendra qu’à cette résilience qui permet aux humains d’affronter les pires chocs en assurant in extremis leur minimum vital. Dennis Meadows (à un auditoire européen) :

« Nous sommes actuellement dans une période révolutionnaire. Je crois toujours que d’ici vingt ans, disons d’ici à 2030, l’Union européenne connaîtra plus de bouleversements que nous ne pouvons en imaginer. Il y en aura plus en 20 ans que durant les 100 dernières années. Des mutations d’ordre politique, social, écologique et également économique qui seront décisives. Il faut arrêter d’espérer atteindre un développement durable et privilégier la résilience, le développement de survie. »

Combien de petits lapins insomniaques pour entendre ces implacables anticipations ? Bon, au moins là, Arte aura eu la bonne idée de laisser la vidéo en replay. Mais décidément, il est dit que les révolutions se fomenteront toujours dans l’ombre. Aussi vrai que les maîtres du monde et les masses asthéniques sont incapables d’anticiper les catastrophes qui leur pendent au nez.

 

 

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/yeti-voyageur

 

 


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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:49

 

Transmis par "Les alternatifs30"

Pour communiquer vos dates, contacter : 

30@alternatifs.org

 jmarneguy@wanadoo.fr

 

 


 

 

 

 LES INDIGNE/E/S -  AG chaque mercredi 18h et samedi  13h - Maison Carrée

 


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI

 


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Mardi 4/2

Présentation livre « Nîmes et ses antiquités : un passé présent (16e -19e S)

Carré d’Art

18h

Mercredi 5 février

Réunion publique « Contre la hausse de la TVA :quelle révolution fiscale ? » avec L. Adam, membre ATTAC, Copernic, Economistes atterrés

A l’invitation d’ENSEMBLE(Alternatifs et GA) 

Local Vivons Nîmes Ensemble place de la Révolution

19h

Jeudi 6 février

Soutien à Samia avec RESF 30

Tribunal Adm

AV Feuchères

14h

Vendredi 7/2

Les vendredis du TEL QUEL théâtre avec Les Sœurs Antiennes, « Suite Miche et Drate »+++

Espace « Le Vallon »

186 rue Edmond Carrière

19h30

Vendredi 7 février

Débat sur l’intercommunalité et ses conséquences sur les communes

Foyer communal de St Mamert

18h30

Samedi 8 février

Femmes en Noir pour la Palestine

AFPS Soutien au peuple Palestinien 

Place de l’Horloge

Carré d’Art

11 à 12h

15 à 17h

Dimanche 9/2

Vide Grenier Gambetta

Boul Gambetta 

8 à 18h

Mardi 11/2

UCCN « Par delà le bien et le mal » par Marjolaine Pierre

IUFM

18h30 à 20h30

Samedi 15 février

Présentation Liste et programme de la liste « Vivons Nîmes Ensemble » Sylvette Fayet , le Front de Gauche, EELV, +++

ATRIA

11H

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:36

 

 

[local] bulletin d'information n°3 sur le projet de Partenariat

Transatlantique sur le Commerce et l'Investissement (TAFTA)

 

 

Sommaire

1. Etat des négociations

2. Consultation publique sur le mécanisme de règlement des différends "investisseur-état"

3. L'action des lobbies

4. projet d'accord UE-Canada (AECG / CETA)

5. Zoom sur l'ISDS

6. Mobilisations en cours et à venir

7. Campagne et mobilisation Attac

8. Bon pour le moral

9. Divers

 


1. Etat des négociations

Contrairement à un titre ... "journalistique" de Libération, il n'y a pas de suspension des négociations. Il n'y a que suspension courte - 3 mois - des négociations officielles relatives aux investissements pour cause de consultation publique (au sein de l'UE) sur le mécanisme de règlement des différends "investisseur-état" (ISDS). Pour le reste, le 4ème round de négociations (10 au 14 mars à Bruxelles) verra au contraire un premier échange d'offres. Une rencontre au sommet avec B. Obama est prévue le 26 mars lors du sommet UE/US. Actuellement il existerait des divergences fortes sur les questions réglementaires (dixit N. Bricq).

 

2. Consultation publique sur le mécanisme de règlement des différends "investisseur-état"

Le commissaire européen du commerce K. De Gucht a donc annoncé une consultation publique. Ce type de consultation est très fréquent : 6 en 2013, 7 en 2012 (certaines déjà sur TAFTA). Très fréquent et assez anodin en terme de contenu réel : ces consultations consistent généralement à mettre en ligne un texte de travail établi pour l’occasion (en aucun cas les textes sur lesquels travaillent les négociateurs et qui restent secrets !) et un questionnaire en "novlangue" quasi inaccessible au simple citoyen et avec un format de réponse contraint. Le résultat est que ce sont essentiellement les entreprises qui y répondent. De toute façon, la Direction Générale du Commerce ne fait aucun retour, ni aux participants de la consultation, ni sous forme de synthèse publique. Compte tenu du début de mobilisation de la société civile européenne, il s'agit en l'occurrence fort vraisemblablement d'une opération de relation publique (d'autant plus que les élections europééennes sont proches). Outre le fait que cette consultation ne concerne qu'une partie très spécifique du mandat, les modalités fixées par la Commission pour ce genre de consultations sont donc très loin de satisfaire à l'exigence démocratique que nous portons d'un large débat public informé.

Après avoir dénié que le mécanisme "investisseur-état" soit dans le mandat de négociation donné à la Commission, la ministre N.Bricq a commenté : « Le mécanisme de règlement des différends entre investisseur et Etat doit faire l'objet d'une vigilance particulière. J'invite la société civile française, notamment les organisations non gouvernementales mobilisées sur ce projet, les syndicats de salariés et les entreprises, à participer largement à la consultation qui sera

ouverte ».

Pour en savoir plus sur la conception et la pratique de la transparence par les néo-libéraux européens : Cf. http://corporateeurope.org/fr/trade/2014/01/pour-en-finir-avec-les-mythes-de-transparence-autour-des-n-gociations-commerciales-ue

La mise en cause du mécanisme de règlement de l'ISDS commencent à porter ses fruits (Cf. § 9) et s'avère un excellent levier pour ... mettre en cause toutes les autres dimensions qui nous préoccupent dans ces négociations !

 

3. L'action des lobbies

Depuis 1995, 40 transnationales représentées au plus haut niveau participent au TABD (Trans-Atlantic Business Dialogue, Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_%C3%A9conomique_transatlantique), d'abord dans la perspective d'un accord multilatéral à l'OMC puis maintenant du projet d'accord TAFTA. Le TABD conseille officiellement le gouvernement US et la Commission européenne. Le TABD et l'EABC (European-Amecican Business Council se sont récemment joints (sans se dissoudre) au TABC (Trans-Atlantic Business Concil, Cf. http://transatlanticbusiness.org/tbc-member-companies/)* auquel participent plus de 70 transnationales, ce dernier lobby revendiquant d'être l'unique voix du secteur privé dans la négociation. Des deux cotés de l'Atlantique, d'autres lobbies opèrent

. En Europe : ERT, UNICE, Copa-Comeca ; aux USA : BRT, AMchan. Il semble que les points durs, c'est à dire les conflits d'intérêts doivent se négocier au sein du TABC et que le TABD aidera de son expérience ; c'est le TABD qui a été chargé à Davos, en présence de négociateurs officiels, de faire le rapport sur l'état des discussions au sein de ces instances. Pour être encore moins visibles que les négociations officielles, ces discussions entre "requins" n'en sont pas moins déterminantes.

 

4. projet d'accord UE-Canada (AECG / CETA)

Il est stratégiquement important d'intégrer systématiquement la dénonciation du projet d'accord UE/Canada à la lutte anti-TAFTA car si l'AEGC passait, il mâcherait d'autant le travail du TAFTA (ex : si une entreprise canadienne fait sauter le moratoire gaz de schiste à travers le mécanisme ISDS de l'AECG, cette barrière sera d'ores et déjà levée pour toute entreprise étatsunienne ou européenne, abaissant d'autant le "gap" à franchir par les négociateurs du projet TAFTA et affaiblissant d'autant la mobilisation). De même, la lutte anti-TAFTA favorise la lutte qu'il va falloir entreprendre contre des projets d'accord du même genre, notamment celui entre l'UE et la Chine qui vient d'être révélé, Cf. http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-33_fr.htm : toute barrière citoyenne qui restera en place dans le cadre de TAFTA (toutes les barrières en cas d'échec du projet !) augmentera d'autant le "gap" à franchir dans ces négociations futures et maintiendra d'autant le potentiel de forces susceptibles de se mobiliser.

 

5. Zoom sur l'ISDS

L'article 23 du mandat de la Commission Européenne, relatif aux investissements, inclut explicitement l'inacceptable mécanisme d'arbitrage des différends États-investisseurs (ISDS) : "l’Accord devrait viser à inclure un mécanisme de règlement des différends investisseur-État, efficace et des plus modernes, garantissant la transparence, l’indépendance des arbitres et ce qui est prévu par l’Accord, y compris à travers la possibilité pour les Parties d’appliquer une interprétation contraignante de l’Accord. Le règlement des différends d’État à État devrait être inclus, mais ne devrait pas empêcher le droit des investisseurs d’avoir recours à des mécanismes de règlement des différends investisseur-État. Il devrait fournir aux investisseurs un éventail d’arbitrage aussi large que celui actuellement disponible en vertu des accords bilatéraux d’investissement des États membres. Le mécanisme de règlement des différends devrait comprendre des

 protections contre des plaintes manifestement injustifiées ou frivoles. Dans le cadre de l’Accord, il faudrait envisager la possibilité de créer un mécanisme d’appel applicable au mécanisme de règlement des différends investisseur-Etat ainsi qu’un lien approprié entre le mécanisme de règlement des différends investisseur-Etat et les voies de recours internes."

L'article 45 relatif à l'entièreté de l'accord confirme en plus soft ("approprié", "flexible") : "L’Accord comprendra un mécanisme de règlement des différends approprié, ce qui fera en sorte que les parties respectent les règles convenues.
 L’Accord devrait inclure des dispositions pour le règlement le plus indiqué des problèmes, comme un mécanisme de médiation flexible."

Condamner l'ISDS ne doit pas induire de porter au pinacle l'ORD "Etat - Etat" à la sauce OMC. Si ce dernier laisse potentiellement une (petite) place à des marchandages diplomatiques qui seraient boostés par un éventuel rapport de force construit par la société civile, cela reste très putatif. Bref la différence entre l'infarctus foudroyant et le cancer à pronostic très défavorable.

 

6. Mobilisations en cours et à venir

Le projet d'appel européen décidé en décembre à Bruxelles est passé au stade du recueil des amendements et sera finalisé avant le prochain cycle de négociations en mars.

Un projet de pétition européenne progresse et la thématique de la démocratie (fédératrice) devrait y être mise en avant.

Un projet de site européen (à l'initiative du collectif des Engraineurs notamment) commence à être opérationnel : http://www.pafta.eu/FR/ (people against free trade agreements) et est en recherche de traducteurs bénévoles.

A l'occasion du 4ème round de négociations (10 au 14 mars), des actions sont prévues à Bruxelles face à Business Europe. Il est également proposé de mener des actions décentralisées au niveau européen dont les formes et la date sont à préciser : toutes les idées et initiatives sont les bienvenues, le collectif français souhaitant relayer cet appel à actions de rue partout en France.

Une réunion avec les partenaires états-uniens devrait aussi avoir lieu courant mars à Bruxelles pour développer une stratégie commune de campagne. Localement (en France et en Europe), des citoyens commencent à interpeller leurs élus et notamment les municipalités en demandant aux conseils municipaux de délibérer pour se déclarer "hors TAFTA".

En France plus particulièrement, de nombreuses réunions débats ont commencé à se tenir en régions. Des outils seront très prochainement mis en place pour recenser les collectifs créés, les initiatives menées etc.

Le collectif national est en train d'élaborer du matériel de communication (4 pages, flyers, autocollants).

 

7. Campagne et mobilisation Attac

De nombreux CL se mobilisent et ont commencé à agir, notamment sous forme de réunions débats et de tracts.

Au niveau national, un tract type et une proposition de tract pour les municipales ont été formulés. Plusieurs comités locaux d'Attac France ont déjà commencé à interpeller leurs élus locaux et notamment à leur demander de déclarer leur commune "hors TAFTA". Au collectif "Stop TAFTA", l'idée a été proposée de concevoir sur internet un outil avec une carte de France sur laquelle s'afficheraient des zones "hors TAFTA", que ce soit des collectifs citoyens, des individus, des collectivités territoriales.

La brochure « Guide de navigation contre le grand marché transatlantique », épuisée dans sa première version (10 000 exemplaires déjà distribués!), vient de faire l'objet d'une ré-édition avec mise à jour. Elle pourra être récupérée à la CNCL les 8 et 9 février, ou envoyée à partir du 10 février (commandes à matériel-militant@attac.org).

Une formation de formateurs est en cours de préparation et aura lieu en avril ou mai.

Attac co-organisera un atelier sur les traités de libre-échange (Nord-Nord et Nord-Sud) lors de l'Université de la Solidarité Internationale (CRID) début juillet à Rennes dans le double objectif de montrer les amplifications réciproques qu'ils portent et de proposer des politiques alternatives.

La thématique des accords de libre-échange sera très présente lors de l'université européenne des mouvements sociaux à l'initiative des ATTAC d'Europe, qui a lieu du 19 au 23 août à Paris.

Un débat en plénière aura lieu à la CNCL le dimanche 9 février matin.

 

8. Bon pour le moral

Lors d'un débat au Sénat, le 9 janvier, de vives critiques ont été émises à l'encontre de TAFTA. Le gouvernement s'est retrouvé plutôt isolé. Un des rares sénateurs optimistes sur le sujet, Daniel Raoul (PS) a mis en garde contre l'ISDS. Jean Bizet (UMP) s'est inquiété du volet agroalimentaire, notamment du dossier lait. Michel Gillout (PC) a estimé que l’opacité des négociations représentait un très mauvais et s'est inquiété des menaces contre les droits sociaux et a mis en cause l'honnêteté des différentes études élaborées pour évaluer les conséquences qu'auraient cet l’accord. Marie-Noëlle Lienemann (PS), très hostile, s’est inquiétée des secteurs industriels français qui risquaient d’être impactés (viande, sucre, bioéthanol, transport, métallurgie). Pour plus de précisions : Cf.

http://www.euractiv.fr/innovation-enterprise/la-fronde-des-senateurs-francais-news-532683#.UtEO0XAtqZA.twitter … #TTIP #TAFTA

Le groupe social-démocrate du parlement européen s'est positionné contre l'ISDS le 21 janvier : http://www.socialistsanddemocrats.eu/fr/newsroom/les-sd-veulent-exclure-le-m%C3%A9canisme-de-r%C3%A8glement-des-diff%C3%A9rends-entre-investisseurs-et

La résistance paie : amplifions la !

Le 18 janvier, 30 000 personnes ont manifesté à Berlin contre TAFTA et pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement.

 

9. Divers

Deux vidéo (quelques minutes chacune) sur Youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=UBk4jjaLUIE (généraliste et sous-titré)

http://www.youtube.com/watch?v=owu6uDSpNKQ (non sous-titré)

 

Pour les besoins d'intervention dans les CL, une adresse spécifique "interventions@attac.org" a été crée.

 

 

 

* : si pb d'accès à ce lien, recliquer sur "members" en haut à droite

 

 


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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 19:27

 

Source : www.bastamag.net

 

OGM : la bataille d’un agriculteur australien contre Monsanto

par Sophie Chapelle 30 janvier 2014

 

 

 

 

Encore un procès qui inquiète les fabricants d’OGM. Le 10 février prochain, la Cour suprême d’Australie Occidentale examinera la plainte de Steve Marsh, un éleveur de moutons bio ayant perdu sa certification suite à la contamination de ses champs par du colza génétiquement modifié. L’enjeu, défendre son droit à cultiver sans OGM et obtenir réparation des préjudices économiques.

Le colza incriminé, breveté par la firme Monsanto, a été autorisé à la culture par le gouvernement local en 2010. Cette année-là, Michael Baxter, le voisin de Steve Marsh, décide d’en semer. Quelques mois plus tard, de forts vents dispersent des plants de colza coupés mis à sécher. Deux tiers de la surface cultivable de Steve Marsh sont contaminés, soit 325 hectares. Steve perd son label bio sur 70 % de son exploitation et ne peut pas se retourner contre Monsanto. « La firme se protège en faisant signer un contrat à tous les agriculteurs qui achètent ses semences génétiquement modifiées, explique Rachel Dujardin de Safe Food Foundation. En cas de contamination génétique, la multinationale semencière n’est pas responsable ».

 

L’impossible coexistence ?

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais Steve Marsh a décidé de poursuivre son voisin en justice pour obtenir réparation. « Si Steve gagne, cela créera un précédent qui aidera les agriculteurs à travers le monde dans leur bataille pour rester exempts d’OGM », précise Rachel Dujardin. Le procès devrait inévitablement poser la question de la coexistence entre des cultures OGM et non-OGM. Dans le cas présent, les précautions prises par Michael Baxter n’ont pas suffi à empêcher la contamination. Ce dernier avait en effet laissé une zone tampon de 5 mètres entre ses parcelles cultivées en colza transgénique et les autres, comme le stipule la loi en vigueur dans l’Etat de l’Australie Occidentale, rapporte l’association Inf’Ogm.

Le seuil de contamination toléré pourrait lui aussi être débattu. Le label bio australien, délivré par la National Association of Sustainable Agriculture Australia (NASAA), ne tolère par exemple aucune présence d’OGM dans les cultures biologiques (0 %). L’Europe est plus souple en la matière. Le règlement Européen 834/2007, en charge de définir le label Biologique européen depuis janvier 2009, autorise un seuil de 0,9 % de présence fortuite d’OGM dans les produits biologiques. Quelle que soit l’issue du procès, Monsanto a d’ores et déjà apporté son soutien à l’agriculteur accusé de contamination et lui a proposé de payer ses frais de justice. Steve Marsh bénéficie pour sa part du soutien de la Safe Food Foundation qui coordonne la mobilisation.

Pour en savoir plus, cette vidéo expliquant le combat de Steve Marsh (sous-titres en français disponibles sous la barre de lecture)
 :

 

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 19:19

 

Source : www.reporterre.net

 

La géologie de Notre Dame des Landes rend très difficile la construction d’un aéroport

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

samedi 1er février 2014

 

 

 

 

Construire une plate forme aéroportuaire en pleine zone humide, sur un sol gorgé d’eau en profondeur, est-il une opération facile ? Les études réalisées depuis dix ans soulèvent des doutes sérieux sur la faisabilité à coût raisonnable de l’opération et sur sa conformité à la loi sur l’eau. "On contrôle", assure Vinci.

 


 

Construire un aéroport sur un sol gorgé d’eau, le pari est audacieux. Géologues et techniciens s’accordent sur la géologie : la roche est fissurée, fracturée, imprégnée ou coiffée de masses d’argiles pénétrées d’eau. Imaginer construire un aéroport sur un tel type de terrain, y ancrer des bâtiments, stabiliser des routes d’accès, et établir deux pistes d’atterrissage subissant les effets d’impact répétitifs des avions qui se posent, c’est pas de la tarte. Ou alors de la vieille pâte feuilletée, bien détrempée...

 

Une éponge minérale

L’état initial géologique, figurant dans l’étude fournie par les services de l’Etat lors de l’enquête d’utilité publique désigne le terrain comme un « aquifère », c’est à dire une roche fracturée qui stocke l’eau. Une formation géologique suffisamment perméable pour que l’eau y circule librement, en lien avec la nappe d’eau souterraine. L’hiver, sous les pluies, c’est donc un genre d’éponge minérale.

Le vieux socle du massif armoricain qui prend la tangente vers la Loire est ici formé de micaschistes décomposés, qu’on dit aussi altérés, sillonnés de fractures internes. Les universitaires de l’Institut des matériaux de Nantes préfèrent parler d’« altérites » et de « matériaux dits "mous" et présentant de faibles valeurs de résistance ». De toute façon, « très sensibles à l’eau ».

 


La carte géologique du site montre un terrain composé d’altérites et de micaschistes -

 

La base de données du BRGM, Bureau de Recherches Géologiques et Minières, qui est le service géologique officiel français, enregistre des forages à Notre-Dame-des-Landes où le « grès pourri » plonge jusqu’à 50 m, suivi de « grès altéré » jusqu’à moins 63 m. D’autres forages trouvent l’argile sur 20 m, 24 m avant de toucher un socle de roche dure. Les agriculteurs se souviennent de forages pour établir des puits artésiens à quelques centaines de mètres de l’emplacement prévu pour la piste sud du projet d’aéroport, les foreuses n’ont buté sur de la roche qu’à 25 m sous terre, parfois 80 m, « en ne pompant que du sable qui abîmait et bouchait l’appareil de forage ».

 

- Coupe géologique -

 

Une couche inapte au traitement

Selon l’IFSTTAR, Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux, ces « micaschistes sériciteux » (c’est-à-dire contenant de la séricite, variété de mica blanc) des Pays de la Loire sont « classés généralement comme inaptes au traitement d’après les approches traditionnelles du géotechnicien » (Dossier de presse 2014 p. 13.

Au sein de l’IFSTTAR et de l’université, des programmes de recherche débutés en 2009 amorcent des hypothèses pour ND des Landes. Une demi-douzaine de thèses de doctorat mariant physique et chimie des matériaux ont été menées récemment sur, précisément, ces thématiques. Après, cependant, l’enquête publique de 2006, qui ne disposait donc pas de ces connaissances pour établir son diagnostic.

Ainsi, une thèse de doctorat en chimie des matériaux soutenue par Laure Delavernhe à l’institut des matériaux de la faculté de sciences de Nantes (Étude multi-échelle de la réactivité des altérites lors du traitement à la chaux), a analysé divers sols dans la région. Sur les échantillons prélevés sur le site de Vigneux - situé en bordure du site du projet d’aéroport, on observe que la couche perméable et très fissurée qui plonge si profondément éponge les apports des pluies, « entraînant des gonflements volumiques et des pertes de tenue mécanique ».

 

Un traitement fait ailleurs

Directeur de l’Institut des matériaux de Nantes, Guy Ouvrard, refuse de lier les recherches qu’il encadre et le projet de l’aéroport à Notre Dame-des-Landes : « Si le sol était impropre à la construction, on n’aurait en Bretagne, secteur plein d’altérites, aucune route, zéro voie de chemin de fer... Ce n’est pas une zone déserte de toute desserte. On construit bien une voie de TGV jusqu’à Rennes. Mais bon, je ne suis pas un spécialiste des terrassements. Je suis chimiste. »

Routes et voies ferrées sont établies sur une géologie d’altérites de micaschistes apporteraient la preuve par l’exemple. Mais les contraintes sur une voie ferrée sont-elles similaires aux portances requises pas une piste d’atterrissage ?

Ingénieur de l’école Centrale, aujourd’hui PDG d’une entreprise de mécanique, Mécan’Outil, le nantais Jean-Marie Ravier juge que non : « Un aéroport ne subit pas les mêmes efforts qu’une route ou une voie ferrée », dit-il. « Un Boeing 777 qui pèse plus de 350 tonnes se pose sur les huit roues de son train principal avec une vitesse verticale de 5 mètres par seconde. Cela n’a rien à voir avec un poids lourds de 42 tonnes qui n’a pas de vitesse d’impact et qui roule sur douze roues ou bien plus. »


Le coup de la chaux, à quel coût ?

Aucun des interlocuteurs sollicités pour cette enquête n’a connaissance d’un précédent. L’éventuel aérodrome Notre-Dame-des-Landes aurait donc le privilège d’être la première piste d’aéroport au monde établie sur un lit trempé de micaschistes décomposés.

 

* Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 19:05

 

Source : tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

UKRAINE. L'opposition réclame une médiation internationale

VIDEO. Les opposants demandent également une aide financière à l'Occident, tandis qu'une nouvelle manifestation contre le régime a réuni 50.000 personnes à Kiev.

 

 

A Kiev, samedi 25 janvier 2013, les leaders de l'opposition, Vitali Klitschko (à gauche) et Arseniy Yatsenyuk (3ème à droite). (AFP / GENYA SAVILOV) A Kiev, samedi 25 janvier 2013, les leaders de l'opposition, Vitali Klitschko (à gauche) et Arseniy Yatsenyuk (3ème à droite). (AFP / GENYA SAVILOV)

 

 

 

 

 

L'opposition ukrainienne au pouvoir du président Viktor Ianoukovitch a déclaré dimanche 2 févirer qu'elle souhaitait une médiation internationale dans ses pourparlers avec ce dernier "pour éviter des interprétations divergentes".

Cette question a été abordée samedi à Munich où les chefs de la diplomatie américaine, française et allemande ont rencontré les dirigeants de l'opposition ukrainienne, a déclaré l'un de ces derniers, Vitali Klitschko, lors d'une manifestation de plus de 50.000 personnes à Kiev.

Les opposants réclament par ailleurs une aide financière à l'Occident, a annoncé dimanche à Kiev l'un des chefs de la contestation, Arseni Iatseniouk.

Nous nous sommes adressés aux partenaires occidentaux en disant avoir besoin d'une aide financière. Nous c'est le peuple ukrainien, pas un seul kopeck au régime de Ianoukovitch, il va tout voler", a déclaré Arseni Iatseniouk lors d'une manifestation d'opposition à Kiev, avant d'ajouter : "ils [les Occidentaux] sont prêts à le faire".

Ce dimanche, plus de 50.000 manifestants de l'opposition se sont rassemblés dans le centre de Kiev, occupé par les contestataires depuis le début de la plus grave crise de l'Ukraine indépendante.
Les principaux dirigeants de l'opposition, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, de retour de Munich, ont été acclamés à leur arrivée sur le podium.

Il s'agit de la première manifestation importante depuis dix jours, destinée à pousser à reculer le président Viktor Ianoukovitch, en congé maladie depuis le milieu de la semaine dernière.

 

 

 

Source : tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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