Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 18:49

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Accaparement

L’hyper concentration de terres aux mains d’une « élite » n’épargne aucun pays européen

 

par

 

 

 

Le phénomène d’accaparement des terres agricoles s’accélère en Europe au détriment des petites fermes qui ne cessent de disparaitre. C’est le constat alarmant tiré par un nouveau rapport de l’organisation Transnational Institute basée à Amsterdam [1]. Les grandes exploitations – supérieures à 100 hectares, selon la définition d’Eurostat – ne représentaient que 3,1 % de l’ensemble des fermes européennes en 2013, mais elles contrôlent la moitié des terres agricoles en Europe ! Dans le même temps, les trois quarts des fermes européennes, inférieures à 10 hectares, couvrent seulement 11 % du territoire agricole. La France illustre parfaitement cette tendance : en 2013, plus de 20 % des exploitations sont supérieures à 100 hectares et contrôlent 61,9 % de la surface agricole utile [2].

 

Les petites fermes disparaissent partout au profit de l’agro-industrie

Le nombre de fermes de moins de 10 hectares a, lui, chuté d’un tiers, passant de 12 millions en 2003 à 8 millions en 2013. Les petits agriculteurs ont perdu le contrôle d’un quart de leurs terres – soit une superficie presque aussi grande que l’Irlande – au profit des grandes exploitations agricoles. Comme le montre le tableau ci-dessous, ce sont les Pays-Bas qui ont connu la plus forte disparition de petites fermes. Depuis 1990, leur nombre a été divisée par deux, avec 26 190 fermes aujourd’hui. L’exemple de l’Italie est aussi édifiant avec la disparition de plus d’1,5 millions petites fermes en treize ans...

Ce processus s’accompagne d’un accroissement de « l’accaparement des terres agricoles ». La Pologne, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie sont particulièrement touchées [3]. En cause : des prix du foncier relativement bas attirant les investisseurs. Le rapport pointe notamment la mise en place de véritables agro-industries dont la taille apparait hors de tout standard... La plus grande ferme roumaine appartient au groupe libanais Maria Group. Elle s’étend sur 65 000 hectares, soit presque l’équivalent de Paris et les départements limitrophes ! Elle dispose de son propre port et exporte de la viande et des céréales principalement vers le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Est. « Ce processus est allé de pair avec l’émergence d’une nouvelle classe d’actifs, composée de banques, d’investissements et de fonds de pension, et d’autres acteurs financiers contrôlant une part toujours croissante des terres agricoles européennes. »

Le Transnational Institute met aussi l’accent sur le rôle de la Politique agricole commune (PAC) qui incite à l’agrandissement des exploitations et à la concentration des terres. Depuis 1992, les soutiens apportés aux prix des produits agricoles ont été remplacés par des paiements pro-hectares. Autrement dit, plus la surface d’une exploitation est importante, plus l’agriculteur reçoit des aides. Résultat, les subventions de la PAC sont désormais captées par une petite élite d’agriculteurs. Comme le montre le tableau ci-dessous, 1,1 % des bénéficiaires de la PAC en Roumanie captent plus de 51 % des paiements directs alloués à l’échelle nationale.

Un documentaire à la rencontre de ceux qui grignotent la France

Il devient ainsi de plus en plus difficile, pour les jeunes et moins jeunes qui aspirent à devenir paysans, d’accéder à des terres. Cette situation est exacerbée par l’artificialisation des terres liée à l’étalement urbain et au développement des activités commerciales. En France, plus de 60 000 hectares de terres fertiles sont perdus chaque année au profit d’hypermarchés, de stades de football, d’immeubles de bureaux ou de parking. Un documentaire, Et pour quelques hectares de plus, est diffusé ce soir sur France 5 à ce sujet. Le réalisateur Nicolas Vescovacci a sillonné la France pendant six mois à la rencontre de celles et ceux qui grignotent ses territoires. Parmi les exemples abordés, figurent notamment les cas de Europacity et du nouveau stade de l’Olympique lyonnais reconnu d’intérêt général bien qu’il soit 100 % privé...

Officiellement, le gouvernement souhaite diviser par deux la consommation de terres agricoles d’ici à 2020. Dans la réalité, les mesures mises en œuvre limitent très faiblement leur disparition (lire à ce sujet : L’accaparement de terres et la concentration foncière menacent-ils l’agriculture et les campagnes françaises ?). Le rapport du Transnational Institute souligne le rôle des appareils d’État, au niveau national, régional et local, dans les diverses pratiques à l’œuvre pour « contourner la loi ». Et appelle à la mise en place d’un Observatoire européen du foncier pour suivre les transactions et investissements fonciers à grande échelle.

 

Notes

[1Transnational Institute, Hands-Off The Land (HOTL) Alliance, Land grabbing and land concentration in Europe, décembre 2016 (rapport en anglais à télécharger ici)

[2En 2013, la France comptait 97 600 exploitations agricoles de plus de 100 hectares sur un total de 472 210 exploitations. Elles contrôlent 17, 2 millions d’hectares de surface agricole utile sur un total à l’échelle national de de 27,7 millions d’hectares. Source : Eurostat

[3L’auteure du rapport précise que « l’utilisation du terme "accaparement de terres" n’implique pas nécessairement qu’une transaction est illégale. De fait, de nombreux accords fonciers peuvent être « parfaitement légaux » du point de vue de l’application de la loi, mais considérés comme illégitimes du point de vue de la justice sociale. »

 

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Repost 0
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 18:26

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Sept réacteurs nucléaires autorisés à redémarrer, malgré un défaut dans leur acier

6 décembre 2016 / Émilie Massemin (Reporterre)

 

 

L’acier des composants de dix-huit réacteurs du parc nucléaire français présente une concentration anormalement élevée de carbone. Cela pourrait conduire à un accident. Sept réacteurs sont à l’arrêt pour évaluation, mais pourraient redémarrer rapidement, selon une décision de l’ASN du lundi 5 décembre.

 

Cet article est le deuxième d’une série de quatre que Reporterre consacre au nucléaire français. Nous publions également une carte du parc nucléaire, détaillant la situation centrale par centrale.
. 1
« Des coupures de courant se préparent en cas d’hiver rigoureux ».

En jargon nucléaire, on appelle ça une anomalie générique. Dans le parc nucléaire français standardisé, constitué de cinquante-huit réacteurs construits selon les mêmes plans, le moindre défaut dans le procédé de fabrication peut entraîner des défectuosités en série. C’est ce qui se produit avec le problème actuel de concentration excessive de carbone dans certaines pièces forgées. Pas moins de quarante-six générateurs de vapeur (GV) équipant dix-huit réacteurs en exploitation sont concernés, ainsi que la cuve du futur EPR de Flamanville.

Les douze réacteurs les plus problématiques sont équipés de GV forgés par une entreprise japonaise, Japan Casting & Forging Corp (JCFC). Ces composants présentent une concentration de carbone presque deux fois plus élevée que la norme (0,39 % au lieu de 0,22 %). Les contrôles se focalisent sur eux depuis la rentrée 2016. Sept d’entre eux (Tricastin 1, 3 et 4, Bugey 4, Gravelines 2, Dampierre 3 et Civaux 2) sont actuellement à l’arrêt. Quatre autres (Fessenheim 1, Tricastin 2, Gravelines 4 et Civaux 1) doivent être arrêtés d’ici à la fin janvier pour qu’EDF mesure la concentration de carbone de leurs GV. Le dernier des douze réacteurs (Saint-Laurent B1) a déjà redémarré même si des mesures sont toujours en cours sur certains de ses composants.

JPEG - 123.1 ko

Situation au 5 décembre 2016

La situation pourrait se débloquer rapidement : lundi 5 décembre, après examen du dossier envoyé par EDF qui récapitule tous les contrôles déjà effectués, l’ASN a annoncé qu’elle accordait son feu vert au redémarrage de sept de ces douze réacteurs : Tricastin 1, 3 et 4, Bugey 4, Gravelines 2, Dampierre 3 et Civaux 2.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 18:20

 

Source : http://www.fne.asso.fr

 

 

D’anciens dirigeants de la fédération des chasseurs de Haute-Saône condamnés à de la prison ferme pour complicité de destruction d’espèces protégées

 

 

Deux anciens responsables de la fédération départementale des chasseurs de Haute-Saône, deux techniciens et trois apprentis ont comparu les 6 et 7 octobre dernier au tribunal correctionnel de Vesoul. Ils étaient jugés pour avoir tué plus d’une centaine de spécimens d’espèces protégées entre 2010 et 2013 sur le territoire de la commune de Noroy-le-Bourg. Le Tribunal a condamné les deux dirigeants le 1er décembre 2016 à un an de prison ferme et 5 000 euros d’amende. Les autres prévenus sont condamnés à des peines plus légères allant de quatre à douze mois de prison avec sursis.

 

Plus d’une centaine d’espèces protégées détruites ...

Les apprentis et un technicien de la fédération avaient reconnu avoir détruit sciemment au moins 115 spécimens d’espèces protégées (chats forestiers, autour des palombes, etc.) sans compter les animaux empoisonnés ou mutilés pour lesquels il est impossible d’avoir des chiffres. Ils tenaient leurs ordres de l’ancien responsable technique, lequel en avisait le président de la fédération de chasse et son directeur.

Les apprentis bénéficiaient de « primes à la queue » prévues pour les renards et rédigeaient des fausses fiches de dégâts imputables aux nuisibles.

... au sein d’une fédération de chasse, agréée association de protection de l’environnement, et censée éduquer de jeunes apprentis

Il est en effet scandaleux que des dirigeants d’une fédération de chasseurs, agréée au titre de la protection de la nature, et habilitée à intervenir dans les écoles pour des animations d'éducation à l'environnement, incitent de jeunes apprentis  (qu’ils sont censés éduquer) à violer la législation et à détruire des espèces protégées. Ce statut particulier des fédérations de chasseurs exige de la part des dirigeants et salariés de ces structures le strict respect de la législation et un devoir d'exemplarité. Le tribunal les a condamnés en conséquence.

Des condamnations pour les prévenus à la hauteur de leur responsabilité vis-à-vis de la biodiversité et de la société

Les sept prévenus ont été reconnus coupables de destruction ou complicité de destruction d’espèces protégées et condamnés à des peines sévères et justes en regard des délits commis.L’ex président de la fédération des chasseurs et son ancien directeur ont été condamnés à un an de prison ferme et à 5 000 € d’amende. Le responsable technique s’est vu lui-aussi infliger une peine équivalente mais sans amende. Les apprentis ont été condamnés à des peines allant de six à douze mois de prison avec sursis et un salarié de la fédération a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

Si nos associations, qui se sont constituées parties civiles, se félicitent de cette juste condamnation pénale contre les dirigeants d’une fédération de chasseurs, en revanche, le montant total des dommages et intérêts sous-estime largement le préjudice des associations de protection de la nature. Les sept prévenus ont été reconnus coupables de destruction ou complicité de destruction d’espèces protégées et condamnés à des peines sévères et justes en regard des délits commis.

Parties civiles : France Nature Environnement, France Nature Environnement Franche-Comté, CPEPESC, Aspas, Les amis de la Nature de Saulnot

 

Télécharger le communiqué en PDF

 

Par FNE
Le vendredi 02 décembre 2016

 

 

 

Source : http://www.fne.asso.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 17:34

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

A Bagdad, elle fait du vélo pour "faire avancer les mentalités"

 

 

 

Pour lutter contre les préjugés et les tabous qui touchent les femmes à Bagdad, une jeune Irakienne de 25 ans a décidé d'arpenter sa ville à... vélo, activité aujourd'hui encore réservée aux hommes.

 

Faire du vélo, une activité banale pour les femmes dans la plupart des grandes villes du monde mais pas à Bagdad, la capitale irakienne, où la pratique est socialement mal tolérée. Qu’importe pour Marina Jaber, 25 ans, qui a décidé depuis quelques semaines d’arpenter sa ville à vélo et de poster les clichés de ses déambulations sur les réseaux sociaux.

 

"Assez de la peur : les femmes devraient faire valoir leurs droits et s'en servir, car nous sommes la société", explique-t-elle à l'AFP. Au mépris des tabous, la jeune femme apparaît ainsi au milieu des passants sur sa bicyclette, tantôt applaudie ou encouragée par des enfants, qui poussent à leur tour le vélo, tantôt regardée avec étonnement voire avec défiance et colère par les plus anciens, comme ce vieil homme à la moustache grisonnante qui figure sur un des clichés partagés sur .

Instagram Marina Jaber

"Faire avancer les mentalités"

Artiste-peintre, diplômée en nutrition, la jeune femme aux longs cheveux noir de jais se dit cependant "très heureuse" des réactions que sa démarche suscite. "Je réalise que notre société n'est pas si rétrograde, les gens nous encouragent", confie-t-elle à l’AFP. D’autres jeunes l’ont d’ailleurs d’ores et déjà accompagnée dans ses balades comme Mina, 25 ans, venue elle aussi dans l'espoir de faire avancer les mentalités.

"Quand j'étais enfant j'avais un vélo, j'en faisais toute la journée. Mais quand j'ai eu 10 ans, ma famille a commencé à me l'interdire, je ne comprenais pas pourquoi. Plus tard j'ai réalisé que c'est parce que j'étais une fille", raconte-t-elle. Combien seront-elles à l’avenir à oser rejoindre Marina et Mina ? Le compte de la première compte en tout cas à ce jour plus de 30.000 abonnés...

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

                                                                               ***********************

 

 

Source : http://www.lamontagne.fr

 

 

 

A Bagdad, une "jeune femme à vélo" brave les tabous

Au mépris des tabous, une jeune Irakienne de 25 ans s'est promenée lundi à vélo dans le centre de Bagdad, accompagnée de dizaines de jeunes, pour promouvoir les droits de la femme dans un pays pétri de traditions.

"Assez de la peur: les femmes devraient faire valoir leurs droits et s'en servir, car nous sommes la société", a déclaré à l'AFP Marina Jaber en expliquant sa démarche, applaudie par de nombreux passants.

En Irak, il n'est pas formellement interdit aux femmes de monter à vélo. Mais cette pratique est rare car socialement mal tolérée.

"Nous revenons de Rachid street (une rue animée du centre-ville, ndlr) et la seule chose que nous avons entendue c'était +l'Irak va quand même bien+", raconte la jeune artiste-peintre, diplômée en nutrition.

"Je suis très heureuse, je réalise que notre société n'est pas si rétrograde, les gens nous encouragent", sourit-elle.

 

Depuis quelques semaines, les photos de cette musulmane aux longs cheveux bruns déambulant à vélo dans les rues de Bagdad créent la sensation sur les réseaux sociaux. Le compte Instagram de Marina compte aujourd'hui plus de 29.000 abonnés.

SABAH ARAR/AFP L'Irakienne Marina Jaber (c), le 5 décembre 2016 à Bagdad

Sur l'un de ces clichés, Marina dépasse un vieil homme à vélo qui lui jette un regard noir, visiblement choqué.

Marina a fait des émules chez les jeunes femmes de Bagdad. Parmi elles, Mina, 25 ans, venue se joindre à la promenade de lundi, dans l'espoir de faire avancer les mentalités.

"Quand j'étais enfant j'avais un vélo, j'en faisais toute la journée. Mais quand j'ai eu 10 ans, ma famille a commencé à me l'interdire, je ne comprenais pas pourquoi. Plus tard j'ai réalisé que c'est parce que j'étais une fille", confie-t-elle.

AFP

 

 

Source : http://www.lamontagne.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ailleurs dans le monde Ils réagissent
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:49

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

USA : des vétérans demandent pardon aux Indiens dans un discours poignant

 

 par NouvelObs Montage

 

 

 

 

 

Les autorités américaines ont rejeté dimanche le tracé de l’oléoduc qui menaçait l’environnement et les sites funéraires sacrés des Indiens des grandes plaines, aux États-Unis. Dès le lendemain, les Amérindiens ont mené une cérémonie de rédemption avec d'anciens combattants américains à Standing Rock. Dans une vidéo publiée mardi, le scénariste Wesley Clark JR., fils de l'ancien général des Forces armées des États-Unis Wesley Clark, a tenu à faire un discours de pardon devant l'activiste et leader spirituel Leonard Crow Dog. "Nous ne vous avons pas respecté, nous avons pollué votre Terre. (...) Nous sommes venus vous dire ô combien nous sommes désolés", a-t-il clamé.

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent Ailleurs dans le monde
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:40

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

A Bruxelles, la discrète victoire des lobbies pro-armes

Par Ludovic Lamant
 
 
 
 

Un an après les attentats de Paris et Saint-Denis, un texte européen censé durcir le contrôle sur les armes à feu peine à aboutir. Des eurodéputés – y compris LR et FN – refusent l’interdiction d’armes semi-automatiques comme les fusils d’assaut AK-47.

 

De notre envoyé spécial à Bruxelles.-  La commission européenne a-t-elle péché par naïveté dans ce dossier sensible ? Lorsque son président a présenté le 18 novembre 2015 son projet de révision de la directive sur les armes à feu, Jean-Claude Juncker pensait sans doute défendre un texte consensuel au sein des 28. Quelques jours après les attentats de Paris et Saint-Denis, la bataille pour l’encadrement des armes à feu semblait facile à mener.

Un an plus tard, il n’y a toujours pas d’accord définitif sur le texte, même si la Slovaquie, qui occupe la présidence tournante de l’UE jusqu’à la fin de l’année, en a fait l’une de ses priorités. Un quatrième « trilogue » s'est déroulé lundi, du nom de ces réunions secrètes où se négocient les versions définitives des textes les plus controversés dans la capitale belge, entre représentants des trois principales institutions de l’UE (la commission, le parlement et le conseil, qui représente les États membres à Bruxelles). Il s'est déroulé pendant sept heures, jusqu'à trois heures du matin, mais les parties n'ont toujours pas réussi à s'entendre.

 

capture-d-e-cran-2016-12-03-a-16-39-10

 

À ce stade, une seule certitude : le contenu du texte a été fortement dilué. Sous la pression de certains eurodéputés conservateurs, mais aussi d’une poignée d’États (scandinaves et d’Europe centrale), des dispositions ont sauté. Les lobbies des détenteurs d’armes ont remporté des victoires. Dans la dernière ligne droite, les accrochages sont encore très vifs. « Beaucoup d’éléments du texte de la commission restent inacceptables », a tranché en fin de semaine dernière Vicky Ford, une eurodéputée conservatrice britannique, qui mène les négociations pour le parlement, et a engagé un bras de fer musclé avec l’exécutif de Juncker. Lundi soir, les désaccords sont restés massifs...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:34

 

Source : http://www.lesechos.fr

 

 

La sécurité publique, nouvelle cible des entreprises innovantes

 

Paul Molga
 
 

La salle de contrôle opérationnel du Centre de Supervision Urbain de la ville de Nice, plus grand centre de surveillance vidéo urbain d'Europe. Les policiers municipaux du CSU peuvent aujourd’hui piloter 250 caméras de vidéo-surveillance, chiffre qui sera porté à plus de 600 d’ici la fin de l’année. Les patrouilles de la police municipale sont géolocalisables en temps réel grâce au GPS. - Ian HANNING/REA

 

La menace terroriste dope l’équipement des collectivités en matériel de pointe, région Paca en tête.Le marché va continuer d’évoluer de 5 % par an jusqu’en 2020, et il pèse déjà près de 30 milliards d’euros.

La réponse de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur aux attentats de Nice n'a pas tardé. L'assemblée votera en décembre, dans son prochain budget, une première tranche de 50 millions d'euros pour mettre en place son plan de sécurité intérieure, destiné à renforcer les moyens matériels et humains de protection des biens et personnes. Christian Estrosi prévoit même de dépenser 250 millions d'euros sur son mandat. Une grande part sera dévolue au développement de la vidéosécurité en ville et sur les réseaux collectifs routiers, notamment scolaires, et ferroviaires.  Une autre servira à la rénovation de commissariats et à la construction de nouvelles casernes de gendarmerie.

Pressée par le choc terroriste, la région Paca est la première à sortir l'artillerie lourde. Encouragé par la commande publique, le marché des équipements vidéo a déjà progressé l'an passé en France de 3,4 %, selon l'atlas « En toute sécurité » (12% au niveau mondial). L'appétit des décideurs pour la qualité d'image et les nouvelles technologies d'analyse (détection et prédiction de mouvement, reconnaissance faciale...) place les entreprises les plus innovantes sur la ligne de front. Le module d'analyse intelligente d'Alcea permet par exemple de dénombrer une foule et de remarquer une personne stationnée anormalement longtemps dans un secteur. Genetec est, elle, capable de balayer en un temps record des milliers de plaques d'immatriculation pour rechercher un véhicule suspect dans un flux mobile. Les caméras haute définition capable d'enregistrer des détails d'arrière plan même dans les pires conditions de lumière se généralisent également. « Le format 4K, avec une résolution supérieure à la Full HD, sera la norme d'ici à 2020 », soutient même le département de produit vidéo sécurité de Sony.

Technologies de suivi

La vidéoprotection n'est pas le seul marché dopé par la menace terroriste. Une étude réalisée par le Comité de la filière industrielle de sécurité (CoFIS) place à 5 % par an l'évolution globale du marché de la sécurité en France d'ici à 2020. Une dizaine de segments y figurent comme des locomotives, parmi lesquelles les technologies de suivi et de traçage (+18 %), les drones de surveillance (+15 %) et les données de sécurité (+9 %). Les services à forte valeur ajoutée sont également aux avant-postes, avec des croissances espérées de 7 % (pour le conseil) à 14 % (pour l'audit et la gouvernance).

Les pouvoirs publics sont prescripteurs, directement ou indirectement, de près de la moitié (44 %) des commandes et leur demande va aller en s'accroissant, « à la fois pour s'équiper et pour externaliser certaines tâches », selon l'étude. Les budgets des services publics de sécurité (police, pompiers, justice, douanes...) comptent déjà pour 28 milliards d'euros.

Parmi le millier de grandes et petites entreprises que compte le secteur, plusieurs centaines de PME vont profiter de cette croissance. « C'est chez elles que sont développées les solutions d'avenir qui permettront de gagner en efficacité autour de thème comme l'accélération du traitement de l'information, la détection d'explosifs, les technique biométriques ou la cybersécurité », jugeait l'an passé le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale Louis Gautier, à l'occasion du Salon de la sécurité Milipol qui se tient tous les deux ans à Paris. La prochaine édition (21 au 24 novembre 2017) s'y prépare, avec notamment l'accueil d'un « start-up challenge » et d'une majorité de pme innovantes parmi les 950 exposants attendus de 55 pays.

L'enjeu industriel est de taille : 52.000 nouveaux emplois pourraient être créées dans ce secteur d'ici à 2020. Au-delà de la vidéosurveillance, le marché de l'armement des polices devrait lui aussi progresser. Le 29 novembre, un décret a été publié par le ministère de l'Intérieur, permettant de doter les policiers municipaux de pistolets semi-automatiques de 9 mm « avec des munitions de service à projectile semi-expansif », c'est-à-dire un calibre semi-automatique permettant une plus forte cadence de tir.

Paul Molga

 

 

 

Source : http://www.lesechos.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:24

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Airbnb, Drivy... Que dois-je déclarer aux impôts ? Suis-je taxé ?

 

 

 

 

Deux textes votés ce lundi à l'Assemblée nationale vont quelque peu modifier le quotidien des aficionados des plateformes d'économie collaborative. Voici ce qui va changer pour les utilisateurs d'Airbnb, Drivy, Ouicar…

 

L'Assemblée nationale a tranché. Après plusieurs et un intense exercice de persuasion de la part des plateformes collaboratives pour que la loi épargne leurs clients, les députés ont adopté définitivement ce lundi 5 décembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017. Ce dernier comprend un volet sur la taxation de l'économie collaborative qui prévoit de transformer, ou non, les gros utilisateurs en autoentrepreneurs…

 

En parallèle, le même jour, les parlementaires se sont penchés sur la déclarations au fisc des revenus issus de Airbnb et compagnie et ce, dans le cadre de l'examen d'un autre texte, celui du budget rectificatif de 2016. Que retenir de ces différents votes ? On fait le point.

 

- Gagner plus de 23.000 euros par an lorsqu'on loue son logement meublé, via des plateformes comme Airbnb ;

- Gagner plus de 7.720 euros par an lorsqu'on loue un bien comme sa voiture, via des plateformes du type Drivy ou Ouicar.

Au-delà de ces seuils, les particuliers deviendront donc des travailleurs indépendants, devant s'acquitter de cotisations sociales déduites de ces revenus.

 ► Une déclaration automatique au fisc en 2019

Les députés se sont inspirés sur ce point d'une  et qui n'avait pas survécu à l'ensemble du processus législatif. Ce lundi, ils semblent s'être entendus. A partir de 2019, les plateformes collaboratives citées ci-dessus devront en effet transmettre automatiquement aux finances publiques les gains engendrés par les particuliers chez eux. De la même manière qu'un employeur transmet aujourd'hui les revenus de son salarié aux impôts. De la même manière également, déclarer ne voudra pas forcément dire payer : tout dépendra du montant déclaré et du caractère professionnel ou non-professionnel de la location.

, le secrétaire d'Etat au budget Christian Eckert a toutefois émis des réserves quant à la mise en place immédiate d'une telle déclaration automatique, arguant qu'il était difficile de "cerner ce qui est imposable et ce qui ne l'est pas", dans la diversité des offres proposée par l'économie collaborative :

"Nous avons beaucoup travaillé (...) et nous avons rencontré à chaque fois des situations assez difficiles à trancher. Nous avons établi clairement ce qu’était le partage de frais, mais quelle règle adopter s’agissant d’une personne qui propose un repas à la maison, partagé ou non, à la cuisine ou avec des invités, peut-être un repas régional typique comme il arrive que des sites en proposent ? Il est parfois difficile de faire entrer ces prestations dans une catégorie et de déterminer ce qui relève du revenu, ce qui relève du bénéfice et ce qui relève du partage."

Les députés, menés par Charles de Courson pour l'UDI et Pascal Cherki pour le PS, ont alors proposé ce compromis : mettre en place la déclaration automatique mais seulement dans deux ans, au 1er janvier 2019, afin de laisser au secteur le temps de se développer et au gouvernement le temps de résoudre les problèmes soulevés. Cette proposition de compromis a reçu un accueil favorable du gouvernement. 

Attention, d'ici là, il n'est pas question de ne *pas* déclarer ses gains au fisc. Les plateformes sont déjà censées informer les bénéficiaires du montant exact et du statut des revenus perçus - mais Christian Eckert reconnaît lui-même que ce n'est pas "tout à fait efficient" -, afin de les laisser remplir eux-mêmes les bonnes cases dans leur déclaration d'impôts chaque année, par exemple en les qualifiant de "revenus complémentaires". On est cependant encore loin de l'automatisation du dispositif, qui ne manquera pas d'être réinterrogé d'ici à 2019.

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:13

 

 

 

 

 

Gratiferia - marché gratuit


(report si intempéries)

 

NUIT DEBOUT NIMES VOUS INVITE


Samedi 10 déc. à partir de 14h


au square ANTONIN (angle Gambetta, canal de La Fontaine)

 

à

* la GRATIFERIA de NOEL : vous amenez vétements et objets que vous avez envie de donner,

vous prenez ce qui peut vous intéresser.


* JEUX, DESSINS et GOUTER pour les ENFANTS et aussi... pour les ADULTES !

(en libre participation)

 

* et.......... pour toutes et tous LA SOUPE DE L'AMITIE !

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 15:56

 

Source : http://zad.nadir.org

 

RésistanceS : Et toujours sabotage !

 

 

vendredi 2 décembre 2016

 

En cas de tentative d’expulsion ou de début de travaux en lien avec le projet d’aéroport, nous comptons bien participer à une résistance diversifiée et déterminée : un groupe occuperait des arbres qui poussent à un endroit stratégique pendant qu’un autre défendrait une barricade construite avec nos camarades paysan.ne.s sur un accès au chantier ; un groupe masqué saboterait une machine utilisée pour les travaux tandis qu’un blocage de masse barrerait la route aux autres machines et à leur escorte, etc.

Nous réaffirmons la diversité des tactiques : toutes les façons de résister sont respectables tant qu’elles se renforcent plutôt que de s’affaiblir. Ce qui serait à éviter, ce serait de se mettre en danger les un.e.s les autres que ce soit en lançant un cocktail Molotov au milieu d’un sit-in aussi bien qu’en prenant la tête à des personnes qui se masquent pour ne pas être identifiées.

Souvenons-nous de 2012. Ensemble, on a à peu près tout fait, du rassemblement aux barricades enflammées, de l’approvisionnement en chaussettes sèches aux occupations et manifs dans plein de villes, du ballet de tracteurs au jet de pierre, d’argile ou de peinture. Et on a été soutenu.e bien au-delà de tout ce qu’on aurait espéré. C’est parfois en osant faire ce qu’on n’ose pas habituellement plutôt qu’en marchant dans les sentiers battus, en résistant concrètement plutôt qu’en ayant peur de la tension, qu’on éveille les soutiens.

La violence est avant tout un mot, un concept, une idée, sortie des dictionnaires et agitée comme un épouvantail par les tenant.e.s de l’ordre établi, qu’il soit moral, étatique ou religieux. Être violent.e, c’est être « du mauvais côté », qu’il s’agisse d’un acte concret ou d’une simple attitude : l’hostilité manifeste à l’encontre d’un.e représentant.e de l’ordre peut être considéré comme un « refus d’obtempérer » voire une « rébellion ». Refuser une loi ou un projet considéré comme « légal » par l’état - ne serait-ce que par la pensée ou la libre expression de cette pensée - est déjà à ses yeux une forme de violence, de rébellion, alors que mettre des milliers de personnes à la rue en plein hiver ne l’est pas… On voit bien par ces exemples que c’est l’état policier qui définit le degré de violence ; et en appeler à la non-violence, c’est d’une certaine façon faire allégeance à cette notion de violence définie par l’état, ou au moins négliger de la questionner.

Pourquoi alors appeler à agi[r] à visage découvert* quand on voit la répression de l’état s’abattre sur celles et ceux qu’il juge indésirables ? Alors qu’il n’y a même plus besoin de juge pour assigner des personnes fichées à résidence, il nous semble plus que jamais nécessaire d’accepter le choix de se masquer, et de le défendre.

Il nous semble que plutôt que de se poser la question « Est-ce violent ? » ou « Est-ce non-violent ? », on devrait se poser d’autres questions : « Qu’est-ce qui va nous aider à résister ? À durer dans le temps ? » ; « Qu’est-ce qu’on est prêt.e.s à faire et à défendre ? » ; « Comment faire attention les un.e.s aux autres ? » ou encore « Comment respecter les choix des autres sans négliger les siens ? ».

Des occupant.e.s de la ZAD et la réunion des occupant.e.s du jeudi 1er décembre

* voir RESISTANCE : appel de l’ACIPA

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

 

 

                                                                             *************************

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

Appel du Collectif syndical contre l’aéroport et son monde à rejoindre la lutte

 

 

vendredi 2 décembre 2016

 

Le Collectif est constitué d’organisations syndicales et de militants et de militantes syndicalistes qui ensemble luttent pour le maintien de l’aéroport de Nantes Atlantique et contre l’expulsion des habitants et habitantes de la ZAD.

Premiers signataires de cet appel : Union Départementale Solidaires 44 - CNT 44 - CGT AGO - Collectif National des Syndicats CGT de Vinci - CGT Travail-Emploi-FP 44 - CGT CDC - et des syndiqués CGT opposés à l’aéroport.

Documents joints

 

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22