Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 20:47

 

 

http://lareleveetlapeste.fr/wp-content/uploads/2016/11/image-couv-site-098762-1024x683.jpg

 

Source : http://lareleveetlapeste.fr/coca-cola-pille-leau-de-planete-assoiffe-peuples-boycott-simpose/

 

 

Coca-Cola pille l’eau de notre planète et assoiffe des peuples. Le boycott s’impose !

 

 

 

L’invasion du Coca Cola n’impacte pas seulement sur l’obésité. Alors qu’environ 35 % des adultes américains sont obèses et 69 % en surpoids, on pourrait tout simplement s’arrêter là, ou ralentir notre consommation… mais ce ne sont pas les seules conséquences de la marque de sodas.

A force de vouloir s’implanter sur chaque parcelle de la terre, les firmes américaines oublient (ou plutôt ne veulent pas voir) que leur suprématie a des conséquences. Un appel au boycott a été lancé, au nom de la préservation des nappes phréatiques. Coca Cola utilise 300 milliards de litres d’eau pour sa consommation, tous continents confondus. Mais dans certains pays qui sont déjà en pénurie d’eau potable, cette méthode est une provocation.

Coca Cola Company a voulu se racheter une conscience ou plutôt plusieurs, premièrement en arrosant généreusement les associations de santé publique pour redorer leur image, deuxièmement en voulant faire passer l’environnement pour l’une de ses priorité. En effet, dans une publicité visible depuis quelques mois, la firme prétend traiter les eaux usées et les rendre à nouveau propres à la consommation. Tout en continuant de puiser de l’eau pure dans les nappes phréatiques. Pourquoi ne pas faire l’inverse ? Visiblement l’idée était moins glamour.

La conséquence directe de ce prélèvement d’eau potable est la privation des populations. Toutes les maladies, problèmes d’hygiène et infections trouvent leur source dans la mauvaise qualité de l’eau, notamment en Inde où 1,5 million de litres d’eau sont prélevés chaque jour. Avec un chiffre d’affaires qui s’élève à 41 milliards de dollars par an, l’investissement minimum dans la préservation voire la réparation des enjeux environnementaux, aurait été bien accueillie.

Voici ce que demande la campagne de boycott à Coca Cola :

– Plutôt que d’utiliser l’eau des nappes phréatiques et de rejeter des eaux usées traitées, utilisez de l’eau traitée pour votre production.
– Indemnisez les peuples à la juste valeur de votre impact.
– Ne laissez plus personne sans eau potable dans les régions où vous êtes installés et où vous installerez vos nouvelles unités de production et de distribution.
– Financez des réseaux gratuits d’eau potable en collaboration avec les gouvernements.
N’usez plus de pratiques lobbyistes afin d’obtenir des quotas de prélèvement.

Le boycott est une pratique souvent banalisée, ou plutôt, sous-estimée. C’est une pratique difficile, car combien d’entre nous ont la volonté de ne plus céder, de ne plus consommer ? Combien d’entre nous se soucient des coulisses de la consommation ? Les personnes qui lisent cet article appartiennent à un public averti qui sait déjà ce qu’est être responsable. Le problème, ce sont ceux qui ne savent pas. “Savoir, c’est pouvoir”…cette phrase du philosophe londonien Francis Bacon, résumera donc en trois mots la complexité d’un enjeu collectif.

 

 

 

 

Commandez votre nouveau Livre-Journal en cliquant sur l’image !

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social album Appels et pétitions
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 20:35

 

Source : http://cuisine-et-sante.net

 

 

Il n’est plus indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait ! Et l’arnaque ne s’arrête pas là !

 

 

ceci-nest-pas-un-yahourt3

 

Les arnaques, les mensonges et les publicités mensongères se font de plus en plus fréquentes. Pour ces industriels véreux, l’argent passe avant la santé des consommateurs… 

En cherchant sur l’emballage, il n’est plus indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait. A l’intérieur, le produit n’a rien à voir avec du yaourt et mérite juste l’appellation de : « spécialité laitière à l’arôme artificiel de fruit », écrite en caractère minuscule.

Sur les forums, les consommateurs sont unanimes et s’accordent à dire que le produit s’est dégradé en terme de qualité et il n’est pas le seul d’ailleurs. Les Princes et la Danette font partie du lot.

En effet, la nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soi-disant « afin de s’adapter aux nouvelles demandes des consommateurs », affiche une perte de 16 % de son poids avec un prix de vente aux consommateurs inchangé.

Un autre exemple frappant, les pizzas de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de « préparation fromagère ». Imaginez « mama » avec toutes les éprouvettes dans la cuisine.

Les Princes nouvelle génération n’échappent pas à ces évolutions horribles. Ils s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés. Leurs poids a baissé et les ingrédients qui entrent dans la recette ont changé. Avant l’été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g.

À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, au même prix bien sur !

Le chocolat forme à peine un petit rond à l’intérieur dont le diamètre s’approche de celui d’une pièce de 2 euros.

Sur le paquet, il n’est d’ailleurs plus écrit « Prince au chocolat »… mais au « goût chocolat ».

 

Jouons un peu avec la taille

Danone a adopté une stratégie assez rusée pour ses crèmes dessert. Lorsque vendus par quatre, les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 g.

Par contre, vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 g. « Réduire les portions, c’est réduire l’impact en termede calories », explique Danone. Une arnaque que nous devons accepter car elle fait du bien pour notre santé. Danone nous évite de manger trop de cochonnerie. Des cochonneries fabriquées par ses soins !

Le pot de Jockey de 1 kg ne pèse plus que 850 g, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 g.

 

Les nouvelles crèmes Mont-Blanc soi-disant avec « encore plus de saveur » sont devenues immangeables. Ne reste que du sucre, du colorant et de la farine pour épaissir.

 

Poisson pané : Sans le poisson ?

Jadis, en ouvrant le paquet on voyant nettement des sortes de lamelles comme dans du vrai poisson. Aujourd’hui seules des raclures de poisson sont agglomérées pour faire ce genre d’aliment.

Les « croquettes » rectangulaires d’autrefois sont remplacées par le format « bâtonnet » permettant de mettre beaucoup plus de panure… et moins de poisson.

 

Autres « astuces = arnaques » de l’industrie agro-alimentaire

  • Les barres de céréales style Grany flottent dans leur emballage qui, lui, est resté identique.
  • Beaucoup de fromages qui portent le label fromage de chèvre sont en fait fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre.
  • Pour la plupart des marques, l’eau minérale est passée de 1,5 l à 1,25 l, l’eau Saint-Amand est passée à 1 l, la Badoit à 0,75 l.
  • Le sucre en poudre vendu au kilo depuis des décennies est aujourd’hui conditionné dans des sachets en plastique avec un bouchon pour verser le sucre… mais il n’y a plus que 750 g dedans.
  • Il n’y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L’Or intense de Carte Noire… mais l’apparence du paquet et le prix sont restés inchangés

 

Nestlé et les consommateurs dyslexiques

Vous connaissez la dyslexie, un problème qui se répand dans la population où les gens confondent et échangent des lettres. Il faut croire qu’un as du marketing de Nestlé a eu l’idée d’exploiter cette faille.

La tablette Nestlé Noir Dessert passe en 2013 de 250 g à 205 g, un véritable « trompe-l’œil ». Une économie sur le chocolat, et surtout on vous pousse à acheter deux dans la mesure ou les recettes traditionnelles sont faites pour 250 g de chocolat !

Le chocolatier Côte d’Or a fait fort aussi avec les plaquettes de chocolat Noir Orange 70 % de cacao. Un changement a eu lieu en 2014 : l’image (avec l’orange) était toujours la même. Mais le « 70 % » avait disparu. Il faut pratiquement une loupe pour s’apercevoir, dans la liste des ingrédients, qu’il y a juste 56 % de cacao.

 

Les emballages : des économies qui coûtent cher à l’environnement

Sous prétexte de « garder la fraîcheur » de vos biscuits, la plupart sont désormais rangés par deux sous film plastique.

Sachant que ces sachets sont eux-mêmes dans une barquette en plastique, elle-même dans une boîte en carton, elle-même emballée dans un film plastique… vous remplissez votre poubelle pour huit malheureux biscuits.

Les pots de rillettes Bordeaux Chesnel sont, avec leur fond plusieurs étages, leur double fond, leur couvercle multidimensionnel et leur épaisse couche de gras blanc (saindoux).  On achète un pot qui semble avoir la même taille mais en fait la quantité de rillettes a fondu.

 

Un lecteur repenti « balance »

« J’ai assumé des responsabilités au niveau direction générale d’une grande marque de produits pour la maison et ces pratiques sont courantes.

Exemple, un produit pour laver la vaisselle à la main se compose essentiellement d’eau, d’un agent nettoyant à base de détergent ou de teepol (le produit actif, qui est le plus cher dans la formule), d’un colorant et d’un parfum associé (le colorant jaune sera associé au citron par exemple, le vert à une senteur pin…).

Pour lancer un nouveau produit, le fabricant va doser largement l’agent qui lave et dégraisse vraiment. Les consommateurs vont trouver génial ce produit qui dégraisse bien. Une fois fidélisé, le fabricant économise sur la formule en diminuant progressivement le détergent.

Les plus vicieux vont jusqu’à introduire un agent moussant qui ne coûte quasiment rien, mais donne à la ménagère l’impression que son produit « marche«  toujours !

Autre truc : autrefois, les flacons ménagers étaient ronds et contenaient un litre. On les aplatit et réduit à 75 cl. Il y a plus de place sur l’étiquette visible (le facing) pour vanter la qualité du nouveau produit ! Plus efficace encore, le flacon de forme« goutte d’eau«  qui donne l’impression visuelle qu’il y a plus de produit dedans, à cause de l’effet loupe.Signalons enfin les paquets de mouchoir carrés, qu’on nous a vendus en nous expliquant que le nouveau format « entrait mieux dans la poche« .Moins encombrant, certes, mais avec 9 mouchoirs au lieu de 12 auparavant, et une taille plus petite qui oblige à les jeter plus vite. »

 

 

 

 

Source : http://cuisine-et-sante.net

 

 

Repost 0
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 19:19

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

Il cultive des plantes disparues grâce à des graines retrouvées…à Saint-Pétersbourg !

 

  • Par
  • Mis à jour
  • Publié

 

 

 

 

Trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans

 

FIGARO DEMAIN - Trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans. Pour faire revivre ce patrimoine introuvable en France, des agronomes sont allés piocher des graines dans l'une des plus anciennes banques de graines mondiales. Explications, en partenariat avec France inter.

 

Couverture

Pour retrouver la mémoire végétale, établir une alimentation plus diversifiée et un nouveau modèle économique, des ingénieurs agronomes ont décidé de créer un «jardin connecté» composé de variétés de légumes aujourd'hui introuvables en France. Ce potager d'un nouveau genre est situé sur le site du siège du groupe Seb à Ecully, dans l'agglomération lyonnaise, qui a soutenu financièrement le projet.

»On en a parlé ce matin dans «l'Esprit d'Initiative» d'Emmanuel Moreau sur France Inter

Pour pouvoir mener à bien leur projet, les ingénieurs agronomes ont d'abord recensé les plantes locales. «Sur les dizaines de milliers de fruits et légumes locaux identifiés sur les cent dernières années, nous en avons retrouvé 300», indique Stéphane Crozat, directeur du CRBA, le centre de ressources de botanique appliquée, à l'origine du projet. Dans le monde, les trois quarts des variétés de fruits, légumes et céréales cultivés ont disparu en cent ans.

Et pour cultiver des plantes aujourd'hui introuvables en France, les scientifiques se sont rendus à… Saint-Petersbourg! Dans la deuxième ville de Russie, se trouve en effet l'une des plus anciennes banques de graines mondiales. L'Institut Vavilov de Saint-Pétersbourg renferme 325.000 semences, racines, boutures collectées dans le monde depuis 1894. Le botaniste Nicolaï Vavilov (1887-1943) voulait en effet créer une réserve mondiale de plantes, convaincu que la sécurité alimentaire ne serait assurée que si la diversité biologique était préservée. Il a ainsi dédié sa vie à rechercher des variétés sauvages ou cultivées. Cette banque de graines n'est pas unique mais c'est la plus ancienne, la seule à avoir été créé avant la seconde guerre mondiale et l'utilisation des pesticides. Ainsi, «80% des ressources mondiales se trouvent uniquement dans cet institut, souligne Stéphane Crozat.

 

Des enjeux environnementaux, alimentaires et économiques

«Nous y avons identifié 270 variétés locales de fruits et légumes disparus», souligne Stéphane Crozat. Parmi ces plantes, se trouve le haricot beurre nain des Monts d'or, le chou quintal d'Auvergne ou l'orge gloire du Velay. L'ingénieur agronome qui a travaillé 5 ans pour le CNRS souhaite «que ces variétés locales soient réappropriées par la population, par les particuliers et les jardiniers mais également les agriculteurs. L'enjeu est évidemment environnemental, avec la culture de plantes anciennes, plus résistantes en cas de choc climatique et préexistantes à l'ère des pesticides. Nous souhaitons également préserver la richesse de notre biodiversité et de notre alimentation: il est prouvé que les variétés anciennes sont meilleures pour notre santé. Nous voulons aussi trouver un nouveau modèle économique dans l'agriculture», souligne Stéphane Crozat.

Pour permettre la culture et la réutilisation de ces légumes disparus, le CRBA propose aux volontaires de leurs donner les graines accompagnées d'une formation. En retour, les jardiniers ou agriculteurs s'engagent à redonner la moitié de leurs récoltes une fois les plantes poussées. Une partie de ces végétaux sera congelée pour être préservée en cas de choc climatique, l'autre partie servira à former d'autres agriculteurs à l'utilisation de ces végétaux. Un moyen de permettre aux gens de se réapproprier ces variétés anciennes et d'assurer une diversification du patrimoine botanique. «Nous avons un accord, le matériel ne peut vendu», tient à souligner Stéphane Crozat.

Ainsi, l'ingénieur vise la création de 15 autres potagers de ce type dans d'autres régions de France pour cultiver d'autres variétés locales. A plus long terme, l'objectif serait de protéger l'intégrité des gènes de ces plantes en les inscrivant au patrimoine naturel, au même titre qu'un bien commun, souligne le directeur du centre de ressources de botanique. L'idée est que les pays et les agriculteurs puissent moins dépendre des grands semenciers et assurer leur propre sécurité et autonomie alimentaire.

 

» Découvrez les acteurs et initiatives du changement sur Figaro Demain

 

 

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:17

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/technoverdose

 

 

Trois régimes pour perdre du wifi avant Noël

 

 

Noël approche et avec lui ses réunions de famille, ses moments de célébration, ses instants de liesse partagée. Ce serait dommage qu’un e-mail du boulot ou des adolescents scotchés à leur smartphone viennent tout gâcher. Voici quelques solutions – certes un peu brutales.

 

Un conseil pour un Noël tranquille ?
Un conseil pour un Noël tranquille ? - Pixabay/CC0

 

 

1 L’USB Killer, l’étoile noire des terminaux connectés

 

Vous en avez rêvé, des hackers chinois l’ont fait  ! L’USB Killer se présente sous la forme d’une grosse clé USB qui a la particularité de délivrer une décharge électrique de 240 volts, ce qui a la vertu radicale de griller la plupart des composants électroniques, peu habitués à recevoir autant de tension en si peu de temps.

Et ça marche aussi avec des adaptateurs micro-USB ou Apple, de sorte que vous n’allez pas vous arrêter en si bon chemin. Adieu PC, adieu tablette, adieu smartphone, adieu console de jeu  ! L’effet est quasi universel et instantané. Vous branchez, l’appareil meurt aussitôt.

 

 

Évidemment, il peut être judicieux de sauvegarder les données quelque part. A moins que ce cadeau de Noël soit destiné à votre pire ennemi.

 
 

2 Le moulin à poivre anti-wifi

 

L’outil qui vous sauvera votre repas de Noël et permettra à chacun de déguster comme il se doit la dinde – tout en transformant les smartphones en bûche – se trouve dans un moulin à poivre. Un petit coup de poignet, et il s’active pour 30 minutes.

Au fond, rien de plus qu’un brouilleur de wifi très bien miniaturisé et intégré dans un objet du quotidien à l’apparence inoffensive. D’autant plus que le coupable contient vraiment du poivre, ce qui le rendra indétectable aux yeux de vos victimes.

 

 

 

Bon ce n’est qu’un gadget promotionnel (épuisé) aux effets limités au wifi d’un seul modem. Mais peut-être que l’idée sera reprise par d’autres.

 
 

3 La cage de Faraday DIY

 

Fabriquez votre propre cage de Faraday et isolez-vous des ondes qui menacent votre vie sociale.

Vous pouvez ainsi coller du papier peint anti-ondes dans votre salon. Il ne laissera désormais passer que les ondes hertziennes et FM, rien d’autre. Ça demande un peu d’effort, et il n’est pas très joli, mais la déconnexion sera désormais totale et permanente. 

 

 

Sinon, vous avez l’option du baldaquin, qui peut être des plus agréables si vous fêtez Noël dans des régions tropicales et avez désespérément besoin en plus d’une moustiquaire.

Pour conclure, et si rien de tout cela ne vous convient, il vous reste le marteau. 

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/technoverdose

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:58

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

Ziad Takieddine affirme avoir remis 5 millions d'euros à Sarkozy et Guéant pour la campagne de 2007

 

 

  • Par
  • Mis à jour
  • Publié

 

 

 

Ziad Takieddine aurait remis 5 millions d'euros au ministère de l'Intérieur en 2007.

 

 

Dans un entretien vidéo diffusé par Mediapart, l'homme d'affaires franco-libanais explique avoir remis trois valises remplies d'argent liquide au ministère de l'Intérieur entre 2006 et 2007. Les avocats de Claude Guéant et de Nicolas Sarkozy annoncent des poursuites.

À quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, ce n'est pas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Dans un entretien réalisé et enregistré par le site d'investigation Mediapart et l'agence Premières Lignes, Ziad Takieddine passe aux aveux. L'homme d'affaires, proche du régime de Mouammar Kadhafi, reconnaît avoir servi d'intermédiaire en transportant à trois reprises de l'argent liquide libyen jusqu'au ministère de l'Intérieur français, place Beauvau, entre novembre 2006 et janvier 2007. Le Franco-Libanais affirme avoir remis au total la somme de 5 millions d'euros destinée au ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, dans le cadre du financement de sa campagne présidentielle.

Ce n'est pas la première fois que Ziad Takieddine porte des accusations sur un éventuel financement libyen. En mai 2012, alors qu'il était entendu par un juge dans le volet financier du dossier de l'affaire Karachi, dans lequel il est mis en examen, il déclare que «les informations révélées par la presse au sujet du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007» étaient «tout à fait crédibles». Mediapart avait notamment rendu public une note témoignant d'un versement d'environ 50 millions d'euros. La plainte de Nicolas Sarkozy s'était soldée par un non-lieu.

S'agissant des 5 millions d'euros, Ziad Takieddine livre les détails du transfert. Transportant à chaque fois une valise pleine de «billets de cinq cent» et quelques «liasses de deux cent», il aurait personnellement effectué trois voyages entre Tripoli et Paris via des vols classiques de la compagnie Afriqiyah. Comme il l'a affirmé en 2012 dans le cadre de poursuites de la Cour pénale internationale, Abdallah Senoussi, l'un des chefs des services libyens et beau-frère par alliance de Mouammar Kadhafi, a «personnellement supervisé» les remises d'argent.

«Un jour, M.Senoussi me demande si je veux être celui qui transporte ces sommes à Claude Guéant, de l'Intérieur. À ce moment-là, je dis “si c'est bon, c'est bon”», raconte Takieddine. Inquiet d'une possible arrestation par les autorités françaises à son arrivée, Senoussi lui répond: «Ne vous inquiétez pas, de toute manière les services sont prévenus… Vous rentrez avec, vous le livrez à M.Guéant et vous nous confirmez quand c'est reçu!».

 

«Dénoncer l'État mafieux dans lequel on est en train de vivre»

Fin 2006, Claude Guéant, directeur de cabinet du ministère de l'Intérieur, aurait ainsi reçu deux valises dans son bureau des mains de Takieddine, la première contenant environ 1,5 million d'euros contre 2 millions pour la deuxième. La «livraison», attendue par Claude Guéant, est expéditive et ne suscite aucun commentaire: «Il (Claude Guéant) sort de derrière son bureau. On parle un tout petit peu. Il voit où j'ai laissé la valise. Et voilà», témoigne Ziad Takieddine. En janvier 2007, la troisième valise, d'un montant de 1,5 million d'euros, est remise à Nicolas Sarkozy en personne, dans l'appartement privé du ministre de l'Intérieur.

L'homme d'affaires affirme aujourd'hui que Nicolas Sarkozy était parfaitement au courant du contenu des valises. S'il le prenait pour un «champion» en 2006-2007, il présente désormais l'ex-président comme quelqu'un «de faux» et souhaite «dénoncer l'État mafieux dans lequel on est en train de vivre». «J'ai découvert des choses qui ne méritent plus d'être cachées», ajoute-t-il.

Contacté par Mediapart, Claude Guéant a démenti les révélations de Ziad Takieddine: «Je n'ai jamais reçu d'espèces du gouvernement libyen, non plus de quiconque d'autre du reste. Je n'en ai pas davantage vu passer. Le prétendre est mensonger et diffamatoire».

«Il est tout de même étrange qu'il avance ses allégations à quelques jours de la primaire de la droite. S'il avait des preuves, pourquoi ne pas les avoir fournies avant?» a relevé l'avocat de Claude Guéant, Philippe Bouchez-El Ghozi, qui a annoncé une plainte en diffamation allait être déposée. Claude Guéant «n'a jamais entendu parler du moindre centime libyen qui aurait pu servir à financer la campagne de 2007 et, malgré les nombreuses investigations diligentées, il n'a jamais été mis en cause à ce titre», a souligné l'avocat.

Dans un communiqué, Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, accuse le site Mediapart de tenter de «salir» son client à quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et ajoute que «l'absence de crédibilité» de Ziad Takieddine a été «maintes fois démontrée». «M. Nicolas Sarkozy oppose un démenti formel à ces nouvelles allégations», déclare-t-il. «Des poursuites judiciaires seront donc engagées en réponse à cette manipulation grossière.»

Une procédure judiciaire a été ouverte en 2013 par le parquet de Paris qui doit investiguer l'hypothèse d'un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Elle porte sur des charges de corruption active et passive, trafic d'influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, blanchiment, complicité et recel de ces délits. Pour l'heure, malgré les multiples témoignages d'ex-hauts responsables du régime libyen dont dispose la justice, aucune preuve ne vient confirmer ces accusations.

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

                                                                            ***********************

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Takieddine: «J’ai remis trois valises d’argent libyen à Guéant et Sarkozy»

Par Fabrice Arfi, Karl Laske et Nicolas Vescovacci
 
 
 
 

Dans un entretien filmé avec Mediapart, Ziad Takieddine, l’homme qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi, avoue avoir apporté au ministère de l’intérieur, fin 2006 et début 2007, plusieurs valises d’argent liquide préparées par le régime libyen, pour un montant total de 5 millions d’euros. « J’ai découvert des choses qui ne méritent plus d’être cachées », déclare-t-il, en annonçant son intention de « raconter exactement les faits à la justice ».

Il mime la scène en même temps qu’il parle : « C’est une valise comme ça. Ça souvre comme ça. Et largent est dedans. » Ziad Takieddine, l’intermédiaire qui a introduit Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi dès 2005, révèle pour la première fois dans un entretien filmé avec Mediapart et l'agence Premières Lignes qu’il a personnellement remis à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, fin 2006 et début 2007, plusieurs valises contenant de l’argent liquide préparées par le régime libyen, pour un montant total de 5 millions d’euros.

Ce témoignage en forme d’aveu a été recueilli une première fois le 18 octobre, puis enregistré face caméra samedi 12 novembre, chez lui à Paris. Ziad Takieddine décrit avec précision la livraison des valises d’argent libyen au ministère de l’intérieur, place Beauvau. Il déclare les avoir remises à deux reprises à Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre, dans son bureau, puis une troisième fois, en janvier 2007, à Nicolas Sarkozy en personne, dans l’appartement privé du ministre de l’intérieur.

« Jai découvert des choses qui ne méritent plus dêtre cachées », déclare Ziad Takieddine, qui se dit « libre de parole » et prêt à témoigner devant la justice pour « raconter exactement les faits de lintérieur ». « Je veux dénoncer l’État mafieux dans lequel on est en train de vivre. Je nen peux plus », déclare-t-il, évoquant ce qu’il a « vu depuis 1993 jusquà aujourd’hui »...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:49

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

L’ONG Sherpa porte plainte contre Lafarge pour financement du terrorisme

 

 

 

Le cimentier est accusé d’avoir indirectement payé des taxes et des droits de passage à l’organisation Etat islamique.

 

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

Assemblage de la ligne de production de l'usine Lafarge de Jalabiya.

Couverture

L’ONG française Sherpa de défense des victimes de crimes économiques a déposé plainte, mardi 15 novembre au matin, auprès du doyen des juges d’instruction de Paris contre le cimentier franco-suisse LafargeHolcim pour « financement du terrorisme », « complicité de crimes contre l’humanité », « complicité de crimes de guerre », « mise en danger d’autrui » et d’autres infractions connexes. La plainte, nourrie par un volumineux dossier basé sur des documents de sources diverses et des témoignages d’anciens salariés de la filiale syrienne du groupe, Lafarge Cement Syria, vise des faits qui se sont produits en Syrie en 2013-2014. A cette époque, Lafarge, qui n’avait pas encore fusionné avec le suisse Holcim, avait une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, située près de Manbij, Rakka et Kobané, en plein dans une zone où opérait notamment l’organisation Etat islamique (EI).

 

Lire aussi :   Le jeu dangereux de Lafarge en Syrie

 

Comme l’ont montré plusieurs enquêtes publiées par Le Monde, Lafarge a indirectement financé pendant cette période les djihadistes de l’EI – mais aussi avant eux ceux du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida –, qui avaient instauré un système de droit de passage pour les ouvriers travaillant à la cimenterie, ainsi que pour les marchands de ciment venant s’y approvisionner. Par ailleurs, la cimenterie de Lafarge, pour pouvoir continuer à opérer, s’est fournie en pétrole lourd et en pouzzolane (une roche utile dans la confection du ciment) auprès d’intermédiaires locaux qui achetaient directement à l’EI ou payaient des taxes au groupe djihadiste.

Pour l’avocat William Bourdon, fondateur de Sherpa, la question de la compétence des juridictions françaises ne se pose pas, bien que les faits se soient produits hors de France, de par la nature – terrorisme et crimes contre l’humanité – des faits visés ainsi que « dès lors que les personnes visées sont françaises ».

 

Faits « sans précédent »

La plainte – déposée conjointement avec le Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l’homme de Berlin – et les faits reprochés sont « sans précédent », selon Me Bourdon, qui souligne « la très grande gravité, mais aussi la complexité des faits, outre qu’ils se sont déroulés dans une zone de guerre ». Elle vise également « les conditions de travail exécrables » dans lesquels ont été amenés à évoluer les employés de Lafarge Syrie, dont certains ont fait l’objet de kidnappings.

Selon l’avocat, « il ne s’agit pas d’imputer à qui que ce soit la responsabilité de la guerre en Syrie et de l’irruption de Daech [acronyme arabe de l’EI] mais de demander que soient tirées les conséquences d’une politique cynique faite d’aveuglement et de surdité ». « Il nous apparaît impensable que les dirigeants de Lafarge puissent nous opposer leur ignorance des crimes commis par Daech pendant cette période », ajoute-t-il, insistant sur « l’obsession d’une entreprise de pérenniser une activité profitable au risque de devoir rendre compte de liaisons pour le moins dangereuses avec ceux qui sont perçus comme les pires ennemis de l’humanité ».

Interrogée par Le Monde, une porte-parole du groupe franco-suisse a mis en avant les engagements éthiques de Lafarge contenus dans son code de conduite des affaires, bien qu’il ne mentionne pas explicitement les questions de terrorisme.

 

Lire aussi :   Comment Lafarge a exposé ses employés aux rapts en Syrie

 

Une proposition de loi renforçant la responsabilité des maisons mères vis-à-vis de leurs filiales et fournisseurs est en discussion au Parlement français depuis deux ans. « L’issue reste incertaine car les résistances du lobby patronal sont fortes, souligne Me Bourdon. Il s’agissait pourtant d’une promesse de François Hollande. »

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Syrie Ils réagissent
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:35

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/la-sdj-de-mediapart/blog

 

 

Mediapart et «Le Figaro» protestent contre les pressions de l'Agence du médicament

 

 

 
Les Sociétés des journalistes de Mediapart et du Figaro dénoncent les méthodes de l’agence du médicament (ANSM) dans l'affaire de l'essai clinique de Rennes. Dominique Martin, actuel directeur général de l’agence, n’apprécie pas le travail rigoureux de certains journalistes, et préfèrerait une presse plus complaisante et plus docile.

 

Les Sociétés des journalistes du Figaro et de Mediapart dénoncent les méthodes de l’agence du médicament (ANSM) dans l'affaire de l'essai clinique de Rennes. Dominique Martin, actuel directeur général de l’agence, n’apprécie pas le travail rigoureux de certains journalistes, et préfèrerait une presse plus complaisante et plus docile. 

Le 28 octobre, Dominique Martin a écrit à la direction du Figaro et de Mediapart à qui il n’hésite pas à demander « de bien vouloir cesser de citer nommément les agents de l’ANSM ». Il exige aussi que ces deux médias retirent les noms figurant dans les précédents articles mis en ligne depuis... janvier dernier.

L’une des fonctionnaires de l’ANSM, Farida Ouadi, a de son côté fait envoyer par ses avocats, aux deux mêmes journaux, une mise en demeure. Elle exige que l’on cesse de divulguer son identité.  

Ni Dominique Martin, ni les avocats de Madame Ouadi, ne s’appuient sur le moindre fondement juridique qui imposerait de respecter l’anonymat des agents de la fonction publique et qui justifierait leurs demandes.  

Monsieur Martin, qui fut membre du cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la santé (2001-2002), et Madame Ouadi, salariée de l’ANSM, travaillent tous deux dans une agence nationale, qui, à ce titre, a des comptes à rendre aux citoyens. 

Retirer les noms de personnes citées dans des articles déjà publiés, tout comme s’interdire de les nommer à l’avenir, est contraire à notre métier, celui d’informer. Et cela, d’autant plus que ces personnes ont été parties prenantes dans la chaîne de décision qui a conduit à l’accident mortel. 

L’ANSM a validé l’essai clinique de Rennes qui s’est soldé en janvier 2016 par la mort d’un volontaire et l’hospitalisation de quatre autres. Les enquêtes du Figaro et de Mediapart ont mis en cause les conditions dans lesquelles l’ANSM a autorisé cet essai et ont soulevé la question de savoir si l’agence avait rempli sa mission principale, qui est d’assurer la sécurité des médicaments et des produits de santé. 

Une information judiciaire est actuellement ouverte des chefs d’homicide involontaire et de blessures involontaires.

Les Sociétés des journalistes du Figaro et de Mediapart jugent les requêtes de Dominique Martin et de Farida Ouadi inacceptables et réaffirment leur volonté de poursuivre leur travail d’information, sans céder aux tentatives d’intimidation. 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

 

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/la-sdj-de-mediapart/blog

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:25

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Débattre Démocratie spectacle

 

Election de Donald Trump : « Les médias ont rendu le pays malsain »

 

par

 

 

 

Ni les grands médias états-uniens, ni les instituts de sondage n’ont vu venir la victoire de Donald Trump. Pire, les médias « ont choisi de produire de l’anxiété, dans l’espoir que nous reviendrons vers eux de façon obsessionnelle pour en savoir plus », estime danah boyd, spécialiste des médias sociaux à l’Université de Berkeley. « L’industrie des médias doit assumer sa responsabilité dans sa manière de tout transformer en spectacle pour son seul bénéfice. » Ses critiques et interrogations sur le rôle des médias, papier, audiovisuels ou Internet, font échos en France, à l’approche de l’élection présidentielle.

Je m’interroge depuis des mois : ce que j’observe sur le terrain et sur les divers réseaux ne correspond pas à ce que disent les commentateurs. Je sais de longue date que l’infrastructure des sondages n’est plus adaptée, mais à chaque fois que j’aborde les problèmes liés aux choix des panels, on me regarde comme si j’étais une extraterrestre, et on m’assure qu’il faut que j’arrête de me tracasser. Au fil du temps, j’ai fini ces dernières semaines par penser que c’était moi qui avait tort. Malheureusement non.

Et j’en veux aux médias.

Les médias sont, en principe, censés être des contre-pouvoirs. Mais depuis des années maintenant, ils se complaisent à devenir des pouvoirs à part entière. Et ce qui est inquiétant en ce moment, c’est qu’alors même que les médias assurent le spectacle au quotidien, ils ne disposent d’aucune structure pour s’auto-évaluer, pour comprendre leurs faiblesses et identifier les risques d’être manipulés.

 

« Cette élection a constitué un grand spectacle »

Je crois dans les données, mais les données elles-mêmes sont devenues un spectacle. Je n’arrive pas à croire que les médias puissent accepter de diffuser des sondages sans aucune critique des limites propres à ce type de données ; qu’ils puissent produire des infographies toujours plus élaborées qui transforment les nombres en une information magique. Au cours de cette campagne, tous les instituts de sondage ont été dans l’erreur. Et il y a de bonnes raisons pour cela. Ils n’ont attaché aucune attention aux diverses forces structurelles à l’œuvre, qui introduisent des biais dans leurs panels, ni aux diverses raisons qui font qu’une nation désabusée n’est pas prête à fournir des informations valides à un média du spectacle. Il faut en finir avec l’abus de données. Nous devons penser les données comme étant utiles, et non comme une source de divertissement.

 

 

Cette élection a constitué un grand spectacle, car les médias se sont complus à le produire. Et ce faisant, ils ont montré combien il était facile de les abuser. Je parle ici du secteur médiatique dans son ensemble, car journalistes et éditorialistes agissent à l’intérieur d’un cadre structurant, et ne trouvent que rarement la motivation suffisante pour bousculer le statu quo, même si certains perçoivent les mêmes problèmes de fond que ceux que j’observe. Ils estiment qu’ils « se doivent » de raconter une histoire parce que les autres le font, parce que leurs lecteurs ont profondément envie de la lire. Ils vivent dans un monde mis sous la pression du clic et plus généralement de l’économie de l’attention. Ils ont besoin de cette attention pour survivre économiquement. Et pour cela, il leur faut du spectacle, une longue course au résultat très serré.

Nous savons tous cela. Ça n’a rien de neuf. Ce qui est nouveau, c’est qu’ils se sont fait avoir.

Au cours de la dernière année, j’ai pu voir comment un large ensemble décentralisé de supporters de Trump s’est attaché à ce que les médias vivent sa candidature comme un spectacle, nourrissant leur appétit pour le show. Durant les quatre derniers mois, j’ai vu ces même réseaux chercher à dégouter de toute participation, utilisant les médias pour que les gens se sentent si désabusés et frustrés qu’ils se désengagent. Ce n’était pas très compliqué, car il est facile de jouer des médias. Des médias si enthousiastes à faire circuler des tonnes et des tonnes d’encre numérique dans une boucle frénétique.

 

« Certains estiment que la solution consiste à se débarrasser des médias sociaux »

Dans le monde entier, les gens nous ont regardé comme un pays en état de choc, confus, ayant du mal à comprendre comment nous avions pu transformer notre démocratie en un gigantesque spectacle. Qu’est-ce que les news 24h sur 24 et 7 jours sur 7, la télé-réalité et les médias sociaux ont bien pu provoquer ? Le monde était en droit de se poser cette question. Nous avons été irresponsables de l’avoir ignorée.

Les gens qui travaillent dans les technologies de l’information ont depuis toujours cru que les réseaux décentralisés, en reliant les gens, construiraient une démocratie plus saine. Nous sommes restés scotchés à cette croyance, même si chaque jour nous voyons bien que ça ne fonctionne pas. Nous avons construit des architectures et des plateformes dans lesquelles la haine emprunte le même chemin que le savoir, mais nous avons continué d’espérer qu’il n’en soit pas ainsi. Nous avons fourni les moyens et été complices du suicide des médias.

Nous avons pris la pilule rouge [référence au film Matrix, dans lequel la pilule rouge est celle qui permet de savoir ce qu’est la matrice qui a réduit l’humanité en esclavage, mais signifie renoncer à son illusion de confort]]. Et le résultat n’est pas très beau à voir.

Nous vivons dans un monde dominé par la peur et le matraquage médiatique, non par fatalité, mais parce qu’il s’agit du paradigme le plus à même de faire fonctionner l’architecture capitaliste de l’information que nous avons construite.

De nombreux opposants estiment que la solution consiste à mettre à bas le capitalisme informationnel, à construire des systèmes d’information locaux et à se débarrasser des médias sociaux. Je n’y crois pas. Je pense que nous devons travailler dur pour comprendre la complexité, faire bouger les gens à partir de là où ils en sont, en les respectant, et construire des infrastructures qui leur permettent d’entendre et d’évaluer différents points de vue. C’est ce que veut dire être réellement informé.

 

« Les gens ne savent plus comment s’écouter et se comprendre les uns les autres »

Les raisons qui font que nous vivons dans un pays divisé sont nombreuses. Entre la privatisation de l’appareil militaire (qui limite la capacité à construire des réseaux sociaux diversifiés) et le choix de nos architectures informationnelles, nous vivons une époque ou les gens ne savent plus comment s’écouter et se comprendre les uns les autres. Notre obsession pour les données chiffrées nous donne l’illusion de comprendre simplement quand nous entendons les résultats des sondages d’opinion, et que nous nous en servons pour juger les gens dont les vues sont différentes des nôtres. C’est complètement improductif.

La majorité des gens n’est pas apathique, mais fatiguée et désabusée. Nous vivons un niveau de peur et d’anxiété jamais atteint dans notre pays. Et ce n’est pas en écoutant les économistes nous répéter que le monde va mieux qu’il n’a jamais été, que l’on va effacer ce sentiment d’insécurité et d’inégalité. Personne n’arrive à croire que le monde va mieux. On ne le ressent pas ainsi parce qu’autour de chacun d’entre-nous, il n’est question que de déchéance, de différence et d’incertitude.

Tous ceux d’entre nous qui travaillent à la production et à la diffusion de l’information ont sérieusement besoin d’atterrir.

L’industrie des médias doit assumer sa responsabilité dans sa manière de tout transformer en spectacle pour son seul bénéfice. Ce n’est pas un hasard si les gens ne croient plus aux institutions dans ce pays. Ce que les médias ont choisi de faire est très éloigné de la production d’information. Ils ont choisi de produire de l’anxiété, dans l’espoir que nous reviendrons vers eux de façon obsessionnelle pour en savoir plus. Ce n’est pas sain. Et cela fait de notre pays, un pays malsain.

Le spectacle a un coût. Il en a toujours eu un. Et nous sommes en train de découvrir à quoi ressemble ce coût.

danah boyd*, le 9 novembre 2016

 

*Pourquoi danah boyd veut éviter les capitales à son nom : l’explication ici.

Traduction depuis l’anglais (États-Unis) par Hervé Le Crosnier et Valérie Peugeot pour C & F éditions.

 

 

Ce billet de danah boyd est la traduction de Reality check : I blame the media., publié le 9 novembre sur le site Points, site de publication des travaux du think tank Data & Society dont elle est l’animatrice principale.

danah boyd est l’auteure de C’est compliqué. Les vies numériques des adolescents, C & F éditions, juin 2016.

Photo Une : CC Stephen Coles

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:06

 

 

 

mardi 15 novembre 2016 à 19h

 

"L'HISTOIRE OCCULTEE DES PALESTINIENS" conférence de Sandrine Mansour

 

 


 

document au format PDF:

 

 

 

 

Sandrine Mansour est docteur en histoire (directeur de thèse Henry Laurens) et chercheur au Centre de Recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA) à l'université de Nantes.

« Avoir un autre regard sur l'histoire », tel est le prisme d'analyse de Sandrine Mansour qui, dans cet ouvrage replace les hommes et les femmes au coeur de la Nakba (la catastrophe) en 1948 et rend hommage à la mémoire palestinienne de l'exil. La particularité de son livre est qu'il cite et fait parler les historiens Palestiniens que personne ne connaît en France. L'histoire est écrite par les vainqueurs et le côté colonial français fait que l'on ne donne pas crédit aux "locaux", surtout quand ils sont arabes ...

Cette conférence est le 2ème rendez vous de l'AUTOMNE PALESTINIEN de Nîmes

organisé par les l'Association France Palestine Solidarité Nîmes, l'Union Juive Française pour la Paix, les Femmes en Noir de Nîmes, et le Comité BDSFrance 30 (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

 

 
 
Repost 0
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 16:57

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Sécurité sociale : « Depuis la fin des années 1960, l’effritement des principes fondateurs »

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par

 

 

La sociologue Colette Bec revient sur l’histoire de la « Sécu », à l’occasion de la sortie du documentaire « La Sociale » dans lequel elle apporte son éclairage.

 

Une image du documentaire français de Gilles Perret, « La Sociale », sorti en salles mercredi 9 novembre 2016.

Couverture

Gilles Perret avait consacré deux de ses précédents documentaires au programme du Conseil national de la résistance (Walter, retour en résistance, en 2009, et Les jours heureux, en 2013). Toujours dans cette même veine – historique et militante –, le réalisateur signe à présent La Sociale, en salles depuis le 9 novembre. Le film revient sur les 70 ans de la Sécurité sociale, née en 1945 puis développée sous l’impulsion du ministre communiste Ambroise Croizat. Avant de subir un « effritement de ses principes fondateurs », selon Colette Bec, professeure émérite de sociologie à l’université Paris-5 Descartes, spécialiste de la question, qui apporte son éclairage dans le documentaire.

 

Lire notre critique :   « La Sociale » : la Sécu auscultée sans modération

 

Quelle est la principale différence entre la Sécurité sociale telle qu’elle existe en 2016 et celle de 1945 ?

Colette Bec : Les différences sont nombreuses, mais il y en a une qui me paraît essentielle : on constate un effritement des principes fondateurs depuis la fin des années 1960. Le déficit, dont on parle beaucoup ces temps-ci, et quasiment devenu un marronnier depuis des années. Il était déjà à l’origine de la réforme de 1967. Cette réforme est, selon moi, la première pierre d’une approche essentiellement comptable, qui va peu à peu reléguer au second rang les finalités politiques et sociales de la Sécurité sociale.

A partir de ce moment-là, on débattra de moins en moins de la place de la Sécurité sociale dans la société, plutôt de sa place dans l’économie. C’est le thème omniprésent du « trou » de la Sécurité sociale et la substitution significative du terme « charges » à celui de « cotisations ». Cette logique n’a fait que s’amplifier depuis. Elle a contribué à déstabiliser et à délégitimer les deux piliers de l’Etat social que sont le droit du travail et le système de Sécurité sociale.

Avant l’existence de la Sécurité sociale, quelles institutions remplissaient cette fonction ?

La question de la protection est évidemment bien antérieure à 1945. Elle est présente tout au long du XIXe siècle, au cœur de la « question sociale ». Cette situation de paupérisme montre que la liberté proclamée en 1789 ne tient pas ses promesses pour une très large part de la population qui est aux marges de la survie, dans une situation d’infériorité sociale, voire d’assujettissement. Cette persistance de la question sociale et des problèmes qui lui sont liés rend patent l’échec de la doctrine libérale comme conception du vivre ensemble, impuissante à faire société.

C’est la IIIe République qui donne une première réponse politique à ce problème. Elle pose qu’il n’y a pas de liberté sans sécurité et pas d’égalité sans solidarité. Elle met en œuvre ce dernier principe au travers de ce qu’on peut qualifier d’ébauche d’une politique sociale de protection. Parmi les grandes lois de cette époque, outre les lois scolaires, sont votées trois grandes lois d’assistance qui tentent d’articuler l’individu et la collectivité.

 

Quelles sont ces trois grandes lois ?

La loi d’assistance médicale gratuite (du 15 juillet 1893) est considérée comme un prêt envers les malades qui recouvreront leur capacité de travail ; celle sur le service des enfants assistés (du 27 juin 1904) comme un placement envers les enfants qui coopéreront bientôt à l’œuvre commune ; enfin, la loi d’assistance aux vieillards, infirmes et incurables (du 14 juillet 1905) comme le paiement d’une dette envers des personnes qui ont déjà travaillé.

Ces lois traduisent le lien qu’elles contribuent à tisser entre le citoyen et la nation. Elles seront suivies par des lois d’assurance de 1910, celle des retraites ouvrières et paysannes, et surtout la loi de 1928-1930 créant des assurances sociales obligatoires mais pour les seuls salariés de l’industrie et du commerce.

 

 

Lors de sa création, en quoi la Sécurité sociale présentait-elle une innovation par rapport à ces lois antérieures ?

L’objectif des lois précitées se limitait à protéger les catégories les plus vulnérables du monde du travail, alors que l’ambition du projet de Sécurité sociale est tout autre : il s’agit de « solidariser » l’ensemble de la société. Pierre Laroque, le premier directeur de la Sécurité sociale [l’un de ses fondateurs avec le ministre communiste Ambroise Croizat], parlait d’une politique de redistribution « tendant à modifier la répartition qui résulte du jeu aveugle des mécanismes économiques ».

Ainsi pensée, la « Sécu » devait prendre place dans un projet politique général : organiser rationnellement une société juste et solidaire. Elle devait être une pièce centrale de ce nouveau cours démocratique en contribuant à l’émancipation des individus, à l’augmentation de l’espérance de vie, au recul massif de la mortalité infantile. C’est en ce sens qu’on peut la qualifier d’institution de la démocratie, une institution qui a transformé profondément notre société.

 

Quel avenir imaginer pour la Sécurité sociale dans un contexte où le secteur public fait l’objet de privatisations ?

Difficile à dire. Il y a certes un satisfecit largement affiché d’un « sauvetage » de la « Sécu » par une réduction prévue des déficits. Mais on se garde bien d’en préciser les modalités – la situation de l’hôpital et les mobilisations du personnel infirmier et médical de ces derniers jours devraient pourtant nous y inviter…

Mais surtout, il y a le risque d’une véritable réorientation des principes fondateurs du système. D’abord, un processus de dualisation du système qui est à l’œuvre depuis un certain temps. Cela se traduit par le développement d’une sphère à part, une véritable sphère de gestion de la pauvreté (minima sociaux, travailleurs pauvres…) à côté de la protection toujours efficace des travailleurs statutaires.

 

Lire aussi :   Sécu : qu’il semble faible le souffle épique de la Libération !

 

Ensuite, il y a l’implantation de plus en plus forte d’une deuxième composante du système depuis les années 1970 : les assurances complémentaires. Didier Tabuteau [responsable de la chaire « santé » à Sciences Po] a montré comment le remboursement des soins courants se situe entre 50 et 55% à l’heure actuelle, alors même qu’en 1980 il était de 80%. Ce qui explique que la « complémentaire » soit devenue une nécessité pour avoir accès aux soins.

Cela revient à une réduction de fait de la protection des plus faibles : une part significative de la population française est sans complémentaire, ce qui lui ferme quasiment l’accès aux soins. Et ce qui crée aussi, de fait, un véritable marché de la protection dans lequel le bien fondamental qu’est la santé est ramenée au rang de marchandise, le patient devenant un client. Un marché où entrent en concurrence sociétés mutualistes, compagnies d’assurances et institutions de prévoyance complémentaire.

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22