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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 15:36

 

 

 

Plusieurs questions sont posées : concernant le commerce des armes, je crois qu'il faut là-dessus avancer de manière très prudente. Il existe des conventions internationales sur la question, reconnues ou pas par certains Etats parmi les gros producteurs et exportateurs, il existe une série d'embargos concernant certains pays, plus ou moins appliqués, et il existe des conventions selon les types d'armes (atomiques, chimiques, à sous munitions, légères etc.) qui toutes portent des règles différentes, parfois curieuses. Je n'ai vu dans aucun traité de commerce "classique" évoquée la question des ventes d'armes, seulement un mécanisme dit du "Tout sauf les armes" qui concerne un mode d'exception aux règles de commerce de l'OMC en faveur des pays les moins développés. Je n'ai rien lu sur la question dans les documents que nous ayions. Je pense donc qu'il est préférable de ne pas s'embarquer là-dessus et de se tenir à la règle "ne pas affirmer sans être certains." C'est la raison pour laquelle je pense qu'il est mieux que nous n'évoquions pas la question sur aucun de nos documents publics.

  

Concernant les services publics, chacun-e pourra constater sans peine que l'UE et les gouvernements agissant de concert n'ont pas eu besoin de quelque traité de libre-échange que ce soit pour les liquider, ou les mettre à mal. Inutile ici de reprendre la longue dégradation/ destruction dont ils ont et ont fait l'objet, c'est une histoire connue. Je dirais volontiers que ce n'est pas exactement le propos : le PTCI, comme l'accord UE-Canada, ne sont pas de simples accords de commerce mais des accords qui visent les réglementations intérieures et qui pourront le faire essentiellement grâce aux mécanismes prévus de réglement des différends investisseurs/Etat et par celui de la convergence réglementaire. On peut s'interroger par exemple sur le devenir d'un système de financement des risques sociaux : certains Etats, dont la France, ont rendu une assurance maladie, santé etc. "universelle" et "obligatoire", en écartant de ce fait les acteurs privés. Puisque la caractèristique de cet accord est d'être incertain, flou, puisqu'il prévoit des mécanismes précis de contestations des normes intérieures mais sur des critères imprécis, on peut se poser la question de savoir jusqu'ou pourrait aller la contestation de ce système par des acteurs privés qui auraient la possiblité de le faire. Après tout, nous avons des exemples de contestation de politiques publiques par des entreprises : la nationalisation du pétrole par l'Equateur, la sortie du nucléaire par l'Allemagne, les campagnes anti-tabac par l'Australie et l'Uruguay, le moratoire sur l'exploitation du gaz de shiste par le Québec. Nous avons assez d'exemples concrets sans en rajouter d'autres mais nous pouvons, en prenant une forme interrogative, et en prenant soin de la formulation, aller au-delà. Car par ailleurs, le seul moyen que certaines protections ne soient pas visées par l'accord tiendrait dans la décision de ne pas soumettre le secteurs dont elles relèvent à libéralisation : et là-dessus, et le gouvernement français et l'UE refusent de nous donner la moindre indication puisque il n'y a pas moyen de leur faire avouer quels secteurs seraient ou pas dans la liste dite négative des secteurs sortis de l'accord.

  

Concernant la ratification : le traité de Lisbonne, que nous avons combattu, a au moins une chose d'intéressante, celle d'élargir les compétences du Parlement européen qui voit considérablement augmenter ses interventions en co-décision. Ainsi le PE se prononce sur le commerce et l'investissement, deux secteurs désormais de compétences propres de l'Union. Donc, il sera consulté sur cet accord comme sur les autres. Pour les Parlement nationaux, c'est moins certain. La ministre du commerce a dit oui, mais ce n'est pas elle qui décide. Les Parlements nationaux ne se prononceront que si l'accord est reconnu de compétence mixte par la commission juridique de l'Union, et celle-ci décidera de cette qualification s'il ressort de l'accord qu'il traite d'autres éléments que de ceux prévus en compétence exclusive de l'Union. Ainsi, si le PTCI porte, en plus du commerce et de l'investissement, sur l'harmonisation des normes des prises d'aspirateurs (par exemple), les antiques parlements nationaux, arrachés à l'absolutisme royal au prix du sang, se prononceront. Sinon, non.

  

J'attire votre attention sur une défaillance majeure de notre communication : avant le PTCI viendra à la ratification du Parlement l'AECG, c'est le nom officiel de l'accord UE-Canada. Celui-ci comporte les mêmes mécanismes défoliateurs de la démocratie. Il faut donc systèmatiquement mettre l'accent là-dessus dans chacune de notre communication publique.

  

J'espère avoir contribuer à éclairer votre débat.

Frédéric Viale

*Ces quelques précisions de Frédéric Viale d'ATTAC France font suite aux quizz ci-dessous

 


titre documents joints

Quizz Grand Marché Transatlantique. pdf

22 février 2014
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Quizz Grand Marché Transatlantique. odt

22 février 2014
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 16:25

 

Site proposant l'écoute en ligne ou le téléchargement des émissions de radio de Daniel Mermet, Là-bas si j'y suis, diffusées sur France Inter.

 


Le Grand Marché Transatlantique contre les peuples
Le mardi 25 février 2014

(dessin : "Stop au « Grand marché transatlantique »" sur www.chaos-controle.com)

Déjà entre 1995 et 1997, l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) avait été négocié en secret entre les vingt-neuf pays de l’OCDE : cet accord cherchait entre autres à permettre aux multinationales de traîner en justice les États dont la politique n’irait pas dans le sens de leurs profits... Mais révélées au grand jour, ces négociations secrètes avaient échoué, comme meurt Dracula quand il est exposé à la lumière.

Mais Dracula n’est pas mort ! C’est donc toujours dans l’ombre que ce projet vampirique refait surface, sous la forme d’un « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ». Destruction des normes sociales et environnementales, justice arbitrale pour contraindre les politiques publiques, le menu de ces négociations fait craindre le triomphe de la phrase de David Rockefeller : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ».

Raoul Marc Jennar, membre du Conseil scientifique d’Attac, nous explique les détails de ces négociations secrètes.

Entretien : Daniel Mermet.


À lire :

-  Oui à l’union des peuples d’Europe ! Non à l’Union européenne !, un article de Raoul Marc JENNAR paru sur blogs.mediapart.fr

-  Dracula contre les peuples, un livre de Patrick Le Hyaric (2013, éditions de l’Humanité)

-  Le grand marché transatlantique : les multinationales contre la démocratie, un livre de Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet, préfacé par Jean-Luc Mélenchon (2011, éditions Bruno Leprince)


À visiter :

Pour connaître les dates des futures conférences de Raoul Marc JENNAR sur le Grand Marché Transatlantique, vous pouvez vous rendre sur son site www.jennar.fr


Programmation musicale :

-  En attendant (le Réel de nos gens), par Les Cowboys Fringants

-  Le grand marché transatlantique ne se fera pas, par La Parisienne libérée

 

 

 

Source : www.la-bas.org

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 16:17

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Multinationale

Comment l’argent vogue de paradis fiscaux en fondations opaques, grâce à Ikea

par Rachel Knaebel 26 février 2014

 

 

 

 

 

Des holdings, des fondations et des filiales dans le monde entier, enchevêtrées dans une structure complexe. Les dirigeants de la multinationale suédoise Ikea cultivent soigneusement l’opacité et la dissimulation. Et ont un faible pour les paradis fiscaux et les montages financiers qui permettent « l’optimisation » fiscale : éviter le plus possible de s’acquitter de l’impôt. Petite plongée dans les ramifications de ce labyrinthe, bien loin des idées philanthropiques affichées par ses fondateurs.

Une petite balade chez Ikea pour moderniser votre cuisine, ou meubler votre nouvel appartement ? Votre déambulation dans l’un des 29 magasins géants que compte l’Hexagone se soldera par un chèque qui grèvera peut-être votre budget vacances. Mais consolez-vous, votre argent, lui, va voyager : un aller simple pour les Pays-Bas, une halte au Luxembourg, un passage au Liechtenstein, peut-être même un séjour ensoleillé aux Antilles néerlandaises. Pour atterrir en Suisse, dans la poche de son fondateur Ingvar Kamprad, dont le groupe, aux multiples ramifications, se sera acquitté d’une fiscalité minime. Tel est le complexe circuit que décrypte un rapport publié par Attac Allemagne sur la multinationale d’origine suédoise.

En juillet dernier, Ikea a carrément refusé d’être auditionné par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’optimisation fiscale des entreprises, tout comme Apple et Facebook. Car le géant suédois du meuble cultive l’opacité. Son concept ? Tiroirs à double-fond, placards secrets et labyrinthe fiscal. Derrière la marque, se cachent en effets plusieurs holdings, des fondations, et une foule de filiales. Un organigramme très complexe, composée de branches implantées à travers toute l’Europe, au Liechtenstein ou au Luxembourg. Ce qui permet au groupe de pratiquer l’optimisation fiscale à grande échelle, estime Attac Allemagne. Un labyrinthe bien plus compliqué que la promenade fléchée imposée aux clients de ses magasins.

Une fortune installée en Suisse

Le fondateur d’Ikea, Ingvar Kamprad, utilise d’abord une astuce évidente pour payer moins d’impôts : vivre en Suisse. L’entrepreneur aujourd’hui âgé de 88 ans s’y est installé il y a plusieurs décennies. Pratique, pour l’une des plus grandes fortunes du monde (selon le classement établi par Forbes). Certes, officiellement, Ingvar Kamprad n’est plus propriétaire d’Ikea. L’octogénaire n’est plus à la tête du groupe depuis 1988 et a quitté la présidence de son conseil de surveillance en 2006. Mais, il reste « conseiller principal » du conseil de surveillance de l’un des holdings du groupe, Ingka, où il a aussi placé ses fils. « Dans les faits, il contrôle le groupe par le biais de l’une des sociétés d’Ikea, Inter Ikea, de manière indirecte mais toujours effective et autocratique », souligne le rapport d’Attac.

Inter Ikea est l’un des trois holdings qui composent le groupe. Mais celui qui se trouve en haut de la pyramide, c’est Ingka, société mère de tout le reste, qui a son siège aux Pays-Bas. Or, ce holding est détenu à 100% par une fondation, la Stichting Ingka, elle aussi de droit néerlandais. Une fondation à la tête d’un groupe qui réalise 28,5 milliards d’euros de chiffres d’affaires ? [1] Le modèle semble pour le moins original ! Il permet au fondateur d’Ikea de se prémunir contre une reprise de la société par des acheteurs extérieur. Mais il semble bien qu’il protège aussi du fisc.

Une première fondation basée aux Pays-Bas

En tant que fondation, la Stichting Ingka est considérée comme une structure à but non lucratif. « Comment la direction d’un fabricant de meubles peut-être une activité d’intérêt général, cela reste le secret de l’autorité fiscale néerlandaise », s’interroge Attac. Proposer des meubles pas chers et inciter des millions de personnes à s’initier au bricolage relèvent peut-être de l’intérêt général... La fondation Ingka affiche en tout cas un patrimoine de 36 milliards d’euros, ce qui en fait l’une des plus riches du monde.

« Aux Pays-Bas, les revenus d’une fondation de bienfaisance qui proviennent d’une activité d’entreprise sont soumis à l’impôt sur les sociétés, explique Karl-Martin Hentschel, auteur du rapport. Mais cela ne vaut pas pour les autres revenus de placements et du patrimoine de la fondation, soit vraisemblablement 17,9 milliards d’euros de liquidité et de titres pour la fondation Ingka. » Autre conséquence du modèle de la fondation, qui renforce encore un peu plus l’opacité sur les finances d’Ikea : « La fondation Ingka n’est pas obligée de publier un bilan annuel. A ce niveau là aussi, il y a dissimulation. »

Une seconde fondation au Liechtenstein

Dans les faits, c’est une autre fondation, détenue et financée par la première, la fondation Ikea, qui met en œuvre les activités philanthropique du groupe. Les fonds de la fondation mère Ingka ne sont ainsi « utilisables que de deux manières : soit ils sont réinvestis dans le groupe Ikea, soit ils sont donnés à des fins philanthropiques via la fondation Ikea », précise le site français du fabricant de meuble. Une troisième fondation, Imas, a, elle, pour fonction de gérer le patrimoine financier d’Ingka. Viennent ensuite les filiales de la holding Ingka : Ikea Industrie, Swedwood, Swedspan, Ikea Food Services pour les restaurants, Ikea Trading services…

Vous êtes déjà perdus ? Entre l’espace cuisine et le coin chambre, il reste encore à explorer la deuxième grande branche du fabricant de meubles : le groupe Inter Ikea. Il est légalement indépendant du groupe Ingka. Mais les deux opèrent sous la même marque : Ikea. Et sur le même modèle qu’Inkga, Inter Ikea est également détenu par une fondation, du nom d’Interogo. Celle ci-est basée au Liechtenstein, paradis fiscal au cœur de l’Europe. L’objectif principal de cette fondation n’est pas d’œuvrer pour l’intérêt général, mais, comme l’explique Ikea, « d’être propriétaire et de gouverner le groupe Inter Ikea, d’investir dans le groupe, et, par là, dans l’expansion du concept Ikea, dans le but de sécuriser l’indépendance et la longévité du groupe et du concept Ikea. » Manifestement, cette longévité passe par l’optimisation fiscale. Selon des recherches d’une télévision suédoise (STV) en 2011, la fondation Interego aurait permis au fondateur Ingvar Kamprad d’économiser en 20 ans entre 2,3 et 3,2 milliards d’euros d’impôts [2].

Une troisième société au Luxembourg, avec une filiale aux Antilles

Troisième branche de la pieuvre jaune et bleue : le groupe Ikano, fondé en 1988, est la propriété des trois fils d’Ingvar Kamprad. Cette société-ci, basée au Luxembourg, se compose d’un demi-douzaine de branches et de plus d’une dizaine de filiales dans le monde entier. Elle s’occupe de gestion financière, d’activités bancaires, d’assurance, de gestion immobilière… Parmi ses filiales, Ikano capital, une société de gestion du patrimoine basée en Suisse. Et une branche de la compagnie d’assurance Dutch Nordic Insurance, implantée dans le paradis fiscal de Curaçao, aux Antilles néerlandaises.

Combien d’impôt paient donc en fin de compte toutes ces branches du géant suédois du meuble ? Attac Allemagne a tenté le calcul. En 2012, le groupe Ingka, la société mère, a payé 695 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices [3]. Ce qui correspond à un taux d’imposition de 17,8% [4]. Pour le groupe Inter Ikea, les impôts payés s’élevaient la même année à 58 millions d’euros. Ce qui correspond à un taux d’imposition de 11,6% au maximum. « Aucun chiffre n’est disponible sur les impôts payés par le groupe Ikano », précise Attac.

Selon le député socialiste Pierre-Alain Muet, rapporteur de la Mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’optimisation fiscale des entreprises, Ikea a excusé cet été son refus d’être auditionné au prétexte « qu’elle ne disposait malheureusement pas de compétence dans ce domaine très technique. » Un argument « soit improbable soit inquiétant pour une entreprise de cette taille », réagit le député. À voir la complexité de l’organisation du groupe, le manque de visibilité semble faire partie intégrante de la stratégie d’Ikea. Au risque que les dirigeants eux-mêmes s’y perdent. Et surtout l’administration fiscale. « Pour nous, les enfants sont les personnes qui comptent le plus au monde », proclame la fondation Ikea. De là à s’acquitter pleinement de l’impôt pour financer l’éducation ou la santé publiques, il ne faut pas exagérer.

Rachel Knaebel

 

Photo : Le ferry de l’Ile de Wight, Red Osprey, aux couleurs d’Ikea. Source

 

Notes

[1Chiffres en 2013. Source.

[2Voir ici et ici.

[3Rapport annuel 2012, p 38.

[4En France, le taux d’impôt sur les sociétés est de 33 %.


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 16:01

 

Source : www.lefigaro.fr

 

Gaz de schiste : le patron d'Exxon n'en veut pas dans son jardin

Rex Tillerson, le PDG d'Exxon Mobil, est prêt à vanter les bienfaits des gaz de schistes, s'ils ne sont pas extraits dans son quartier.

 

Le magnat du pétrole attaque l'installation d'un château d'eau, destiné à la fracturation hydraulique, sur le terrain à côté du sien car cela ferait perdre de la valeur à son ranch.

«Not in my backyard!» Pas dans son jardin. Rex Tillerson, le patron du géant pétrolier américain Exxon Mobil, a porté plainte, avec plusieurs de ses voisins, contre l'installation d' un château d'eau destiné à la fracturation hydraulique, à côté de son ranch texan. Le magnat du pétrole ne veut pas des gaz de schiste chez lui, même s'ils font les bénéfices de son entreprise.

Le patron d'Exxon s'est joint à une “class action”, une plainte groupée, pour que la construction de cette réserve soit stoppée. L'extraction des gaz de schiste si près de sa demeure en réduirait la valeur. «Les propriétaires ont construit ou acheté leur maison à Bartonville pour vivre dans un quartien haut de gamme, sans industries, hauts immeubles ou autres bâtiments qui pourraient dévaluer leur propriété et affecter négativement le mode de vie rural qu'ils recherchent», précise la plainte révélée par le Wall Street Journal .

Mais le document détaille également les nuisances «constantes et insupportables» auxquels seraient confrontés les propriétaires si la fracturation hydraulique commençait. «Un château d'eau est éclairé toute la nuit, des véhicules vont et viennent à n'importe quelle heure…» Même le risque de voir de nouvelles espèces d'oiseaux endommager les propriétés est envisagé. L'avocat a précisé au Wall Street Journal que le patron d'Exxon n'a pas parlé de ces problèmes. Dans la rédaction de la plainte, la partie sur les nuisances concerne néanmoins «tous les plaignants».

Soutien des écologistes sur Twitter

Les critiques contre la fracturation hydraulique sont nombreuses. Cette technique, qui permet de fissurer les roches à de grandes profondeurs pour accéder à des gisements de gaz et pétroles de schiste, est attaquée par les écologistes pour ces dégâts sur l'environnement. L'utilisation massive d'eau mêlée à du sable et des produits chimiques peut provoquer la pollution des nappes phréatiques. La technique est d'ailleurs interdite en France.

L'histoire fait néanmoins beaucoup rire outre-Atlantique. Le magazine Forbes écrit ainsi: «Parfois, l'hypocrisie dans la vraie vie est telle que personne ne pourrait espérer construire, à partir de rien, un scénario similaire.» La fonction principal de Rex Tillerson serait d'encourager la fracturation hydraulique «pour que son entreprise continue de ramasser des milliards en produisant et vandant du gaz naturel». Le magazine rappelle également que le PDG d'Exxon s'était opposé à un projet de loi régulant la fracturation hydraulique.

Sur Twitter, Josh Fox, réalisateur de documentaires contre les gaz de schiste, a lancé le hashtag #ImwithRex, Je suis avec Rex. Sous-entendu contre de nouveaux forages.

Ce petit écriteau a fleuri sur les comptes d'écologistes américains, jusqu'à l'acteur Mark Ruffalo.

La compagnie pétrolière a, de son côté, refusé de s'exprimer sur l'affaire, n'étant «pas concernée», a-t-elle fait savoir au Wall Street Journal.

 

Source : www.lefigaro.fr

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 15:48

 

Source : www.mediapart.fr

 

Quels pays taxent le plus les très riches ?

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Price Waterhouse Coopers a calculé combien il restait aux très riches après les impôts et les taxes, dans les 20 pays les plus riches.

 

Prenez un couple très aisé, gagnant 290 000 euros par an. Ils ont deux enfants et un gros prêt immobilier (870 000 euros). Quelle part de leur salaire leur reste-t-il, une fois toutes les taxes et tous les versements de l'Etat intégrés ? Selon Price Waterhouse Coopers, les Italiens gardent la moins grande partie de cette somme, avec 50,59 % qui restent dans leurs poches. Arrivent ensuite les Indiens (54,9 %), les Britanniques (57,28 %), puis les Français (58,10 %).

L'étude est à lire sur le site de la BBC.

 


Source : www.mediapart.fr

 

 


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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 15:25

 

Source : www.mediapart.fr

 

Après l'Ukraine, la Russie? Le nouveau cauchemar de Poutine

|  Par François Bonnet

 

 

 

La révolution ukrainienne peut être un poison mortel pour Vladimir Poutine. Déjà en 2004, Moscou avait tout fait pour mettre en échec la révolution orange. Dix ans plus tard, ce qui se passe à Kiev déstabilise un régime russe en pleine stagnation. Il vient de choisir de réagir par la force contre l'opposition à Moscou même, et met en accusation Europe et États-Unis.

Pour mesurer l'immense risque que peut faire courir la révolution ukrainienne au régime autoritaire construit par Vladimir Poutine depuis quinze ans, la seule journée du lundi 24 février est éclairante. Répression de manifestants à Moscou, condamnation d'opposants, déclarations incendiaires contre les nouvelles autorités de Kiev et propagande d’État massive : la retenue notée samedi et dimanche, le temps de la clôture des JO de Sotchi, n'aura donc pas duré. Quelques exemples :

Lundi, un tribunal de Moscou a lourdement condamné des manifestants qui avaient participé, le 6 mai 2012, à un rassemblement sur la place Bolotnaïa de Moscou pour dénoncer la réélection de Vladimir Poutine. Huit personnes, accusées de « participation à des troubles de masse et violences », ont été condamnées à des peines allant de trois mois de prison avec sursis à quatre ans de camp.

Le soir même, un rassemblement de plusieurs centaines de personnes, en soutien aux manifestants condamnés, a été immédiatement dispersé : au moins 420 interpellations ont eu lieu, selon l'agence russe Ria-Novosti. L'un des leaders de l'opposition, le blogueur anticorruption Alexeï Navalny, déjà condamné l'an dernier à cinq ans de prison avec sursis, a été arrêté tandis qu'une partie du centre de Moscou était cadenassé par la police. Ci-dessous, une vidéo du rassemblement et de l'interpellation de Navalny, condamné mardi à sept jours de prison.

 

 

Dans l'après-midi de lundi, le premier ministre Dmitri Medvedev est pour la première fois intervenu afin de dénier toute légitimité aux nouvelles autorités de Kiev. « Si l'on considère que des gens qui se baladent dans Kiev en masques noirs et avec des kalachnikovs sont le gouvernement, alors il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement (...). Certains de nos partenaires occidentaux considèrent que (ce pouvoir) est légitime. Je ne sais pas quelle constitution ils ont lue, mais il me semble que c'est une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d'une révolte », a-t-il dit.

Enfin, lundi toujours, comme s'il s'agissait de donner un contre-exemple, Moscou a annoncé deux décisions concernant directement l'Arménie, pays qui a justement fait le choix, à l'automne dernier, de rejoindre l'Union douanière eurasienne, ce grand projet stratégique de Vladimir Poutine qui devait inclure l'Ukraine de Viktor Ianoukovitch : la compagnie pétrolière russe Rosneft va y investir 500 millions de dollars, et une escadrille d'hélicoptères renforcera les moyens déployés sur la base militaire russe d'Erebouni, à moins de dix kilomètres de la capitale arménienne.

Suivie depuis des semaines avec passion par tous les opposants russes, abondamment relayée et analysée par les rares médias indépendants de Moscou, la révolution ukrainienne pourrait se révéler un poison mortel pour le régime de Vladimir Poutine. Ces derniers jours, des analystes russes se sont replongés dans l'histoire, d'abord de la "stagnation brejnévienne" puis de l'effondrement de l'URSS.

 

Cérémonie d'ouverture des JO de Moscou, le 19 juillet 1980. 
Cérémonie d'ouverture des JO de Moscou, le 19 juillet 1980.

Des parallèles sont faits : les JO de Sotchi ne seraient-ils pas pour Poutine ce que furent les JO de Moscou de 1980 pour un régime Brejnev à l'agonie, c'est-à-dire le début de la fin ? La révolution de Maïdan n'est-elle pas comme ce soulèvement des pays baltes en 1989 qui avait donné le signal de l'effondrement de l'URSS deux ans plus tard ? La fuite de Ianoukovitch pourrait-elle annoncer la fin de Poutine que l'ex-président ukrainien s'était empressé de copier en bien des points : opposante emprisonnée (Ioulia Timochenko), "verticale du pouvoir" (changement de constitution en 2010), justice aux ordres, palais et fortune sur fond de corruption massive (lire ici notre enquête Vladimir Poutine : combien de milliards ?).

À ce jour, Vladimir Poutine continue à détenir la totalité des leviers du pouvoir russe et n'apparaît guère menacé. Il peut même encore espérer se maintenir au pouvoir jusqu'en 2024 (terme d'un deuxième mandat présidentiel), battant ainsi d'une petite année le "grand maître" Staline (en situation de plein pouvoir de 1929 à 1953). Mais la nervosité et l'agressivité de Moscou viennent souligner les risques nouveaux et imprévisibles que l'Ukraine et ses 46 millions d'habitants font peser sur le Kremlin. Ces risques avaient été pris très au sérieux en 2004, lorsque la révolution orange conduisait à l'annulation de l'élection truquée à la présidence de Viktor Ianoukovitch – déjà lui. Moscou avait alors déployé des trésors d'énergie pour empêcher toute contagion, déclenchant toute une série de mesures de rétorsion économiques.

L'exaspération du pouvoir russe explique pour partie l'incroyable propagande d’État déployée depuis trois mois par les télévisions et journaux proches ou contrôlés par le pouvoir. De la même manière que le Moscou soviétique avait dénoncé les manifestants baltes de la fin des années 1980 comme de « dangereux nationalistes aux tendances fascistes et nazies » manipulés par l'Otan, le Moscou poutinien ne décrit les insurgés ukrainiens que comme une milice ultranationaliste, voire néonazie, actionnée par les Américains.

La grande visée nationale de Poutine

Le quotidien Rossiïskaïa gazeta, contrôlé par le pouvoir et proche de l'armée, est un bon relais de cette version officielle. Lundi, il s'en prenait à l'attentisme de Ianoukovitch, incapable d'avoir maté la rébellion de Maïdan, et regrettant que la répression n'ait pas été engagée dès novembre. « À Kharkov, écrit le quotidien, Ianoukovitch a qualifié la situation de "banditisme" et de "coup d’État". "Nous assistons au retour des nazis, comme quand dans les années 1930 ils étaient arrivés au pouvoir et interdisaient les autres partis… C'est la même chose aujourd'hui – on interdit les partis, on persécute et lynche des gens, on brûle des bureaux", a déclaré le chef d’État. Ianoukovitch semble avoir mûri un peu tard. Si cette déclaration avait été faite il y a quelques mois, appuyée par des mesures réelles pour rétablir l'ordre constitutionnel, elle aurait été approuvée par une grande partie de la population ukrainienne. »


Journaux et télévisions russes ont massivement diffusé des images montrant des policiers et militaires ukrainiens blessés. 
Journaux et télévisions russes ont massivement diffusé des images montrant des policiers et militaires ukrainiens blessés. © (Reuters)

Mardi, le même quotidien enrage et fait d'une pierre deux coups : incompétent, Ianoukovitch serait en plus un traître, s'étant vendu aux Américains pour assurer son impunité ! « Ianoukovitch aurait forcément continué à résister s'il n'avait pas reçu des garanties de sécurité considérables pour lui, sa famille et son entourage proche, écrit le quotidien. Qui pouvait fournir de telles garanties dans la situation ukrainienne actuelle ? Il ne peut s'agir que de Washington qui, comme en témoignent les événements récents à Kiev, s'avère être l'"éminence grise" du Maïdan. On peut comprendre les Américains. Ils n'ont pas besoin de Ianoukovitch : ils veulent l'Ukraine. »

La rhétorique anti-américaine, anti-Otan et, de manière plus mesurée, anti-européenne est donc repartie de plus belle dans les sphères du pouvoir russe pour dénoncer « le changement forcé de pouvoir à Kiev » et les méthodes « dictatoriales et parfois terroristes » des nouvelles autorités, selon les termes du ministère russe des affaires étrangères. Tout au long des années 2000, Vladimir Poutine s'était employé, non sans succès, à réaffirmer les droits de la Russie sur des pays toujours considérés comme satellites. Profitant de la demande de l'administration Bush pour collaborer dans la « guerre globale contre le terrorisme », Vladimir Poutine avait obtenu l'arrêt de tout nouvel élargissement vers l'est de l'Otan, œuvré à l'échec de la révolution orange de 2004, achevé d'écraser la sécession tchétchène, et s'était réinstallé en Géorgie à l'occasion de la guerre éclair de l'été 2008 et de la reconnaissance de l'Ossétie du Sud.

Le deuxième étage de la fusée visant à formaliser cette sphère d'influence reconquise devait être l'Union douanière et économique eurasienne. Une priorité stratégique, selon Vladimir Poutine qui en faisait le grand chantier de son mandat présidentiel retrouvé en 2012. Sans l'Ukraine, cette union ne signifie plus grand-chose : limitée à la Biélorussie, pays misérable de 10 millions d'habitants sous la férule de Loukachenko, à l'Arménie, pays pauvre de 3 millions d'habitants, et au Kazakhstan, dictature pétrolière d'Asie centrale, l'Union eurasienne ne sera rien de plus que la communauté économique qui vivotait déjà sous Boris Eltsine durant les années 1990.

 

Nazarbaïev, Loukachenko et Poutine. 
Nazarbaïev, Loukachenko et Poutine. © (dr)

Or ce projet d'une union renforcée porte aussi les traditionnelles ambitions impériales russes, ce projet eurasiate théorisé depuis le XIXe siècle, d'une grande Russie se déployant du cœur de l'Europe aux confins de l'Asie et de la mer Baltique à la mer Noire. Projet largement réalisé par les Soviétiques, et que les conseillers idéologues de Poutine tout comme les nationalistes russes ont remis au goût du jour depuis plusieurs années.

« Au seuil du XXIe siècle, la Russie se cherche une visée nationale », notait le grand historien Michel Heller en 1995 dans son livre Histoire de la Russie et de son empire. L'Union eurasiate est la réponse voulue par Vladimir Poutine à la situation nouvelle née de l'effondrement de l'URSS et ainsi résumée par Michel Heller : « Que veut la Russie nouvelle ? Ses frontières, à l'exception de la Sibérie conquise plus tardivement, rappellent celles de l’État moscovite au XVIe siècle. Les rives de la Baltique et de la mer Noire ont été perdues – hormis, dans les deux cas, une minuscule bande –, la Crimée aussi, pour laquelle la Russie s'était battue durant plus de deux siècles. D'un autre côté, les lignes de chemins de fer, le réseau des gazoducs et des oléoducs, les liens économiques reliant des régions lointaines ont été préservés. L'héritage de l'empire reste bien vivant, alors même que ses formes politiques ont été anéanties. »

C'est l'enjeu principal, vu de Moscou, de la révolution ukrainienne : rendre impossible cette construction géopolitique post-soviétique voulue par Vladimir Poutine. Pire encore est le risque de voir émerger une Ukraine démocratique ancrée sur les valeurs européennes : démocratie parlementaire, multipartisme, État de droit, pouvoirs renforcés des collectivités locales et liberté d'information. Qu'un tel modèle prenne forme à une heure d'avion de Moscou et dans un pays culturellement si proche des Russes constituerait une grave menace pour le régime néosoviétique de Moscou, cette « démocratie dirigée », selon la formule de Poutine.

« Chez nous, c'est impossible... »

Vladimir Vassiliev, vice-président de la Douma (chambre basse du parlement russe) et président des députés du parti du pouvoir Russie unie, s'est d'ailleurs empressé d'exclure tout risque de contagion venue de Kiev. « Beaucoup se demandent si ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine pourrait arriver chez nous. Chez nous, c'est impossible… Nous avons une autre société et des forces politiques différentes », a-t-il expliqué mardi 25 février alors que les mouvements d'opposition russes regardent tous vers Kiev et discutent sur le fait de savoir si un "Maïdan" serait désormais possible sur la place Bolotnaïa, lieu symbolique depuis l'automne 2011 des manifestations anti-Poutine.

 

« Le parti des escrocs et des voleurs » : slogan des manifestations de l'hiver 2011/2012. 
« Le parti des escrocs et des voleurs » : slogan des manifestations de l'hiver 2011/2012. © (dr)

Les répressions des opposants depuis ces manifestations sans précédent de l'hiver 2011/2012 (lire nos articles ici et également ici) mettent pour l'instant le pouvoir russe à l'abri de tout débordement. L'inexistence de partis d'opposition structurés, la faiblesse de ce qu'il est convenu d'appeler "la société civile" et des lois électorales empêchant de fait toute alternance sont d'autres éléments décisifs mettant Vladimir Poutine à l'abri. Mais pour combien de temps ? La fracture grandissante entre les classes moyennes urbaines, la jeunesse et le régime russe isole le tout-puissant président. La plupart des Russes ont évidemment noté les principales revendications exprimées durant trois mois à Kiev : des élections libres et non truquées, un État de droit et une justice impartiale, la fin de la corruption et de l'autoritarisme.

Or ces revendications sont aujourd'hui celles d'une large partie de la société russe et ne cessent de progresser tant la corruption et l'insécurité juridique entravent toute reprise économique. Qu'elles puissent aboutir en Ukraine, dans ce qui a été considéré durant des décennies (voire des siècles) non comme un État voisin mais comme une région russe au cœur même de l'identité slave, aura dans tous les cas un impact considérable en Russie. En 1891, l'écrivain français Armand Silvestre, dans un récit de voyage intitulé En Ukraine, souvenirs de Gogol, écrivait ceci : « Le Petit-Russien (nom donné à l'Ukrainien – ndlr) est essentiellement farceur et presque craint de son grand frère moscovite, qui en redoute toujours quelque tour. » Les réactions vindicatives de Moscou depuis deux jours montrent que c'est un bien sale tour que Kiev est en train de jouer à Moscou.

 

Lire aussi

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 15:08

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Un smartphone sécurisé pour déjouer l'espionnage sur Internet

Le Monde.fr | 26.02.2014 à 10h11 • Mis à jour le 26.02.2014 à 15h48 | Par Sarah Belouezzane

 

 

*Note perso :  A quel point sécurisé ? A chacun de se faire sa propre idée...

 2ème bémol, fabriqué en Chine...

 ... à l'attention des inconditionnels

 

 

 

 

 

Barcelone (envoyée spéciale)

Au Mobile World Congress, qui se tient à Barcelone du lundi 24 au jeudi 27 février, on trouve de tout : des smartphones dernier cri du sud-coréen Samsung, des terminaux multimédias tournant sous des logiciels alternatifs comme Firefox OS, des téléphones russes et même… un smartphone anti-NSA (Agence nationale de la sécurité américaine) ! Il s'agit du Blackphone, un nom qui évoque immédiatement le milieu feutré de l'espionnage.

A entendre les descriptions des fonctionnalités apportées par le smartphone, on se demande s'il n'est pas avant tout destiné aux anonymes paranoïaques, terrifiés par l'incursion des services secrets de tous bords dans leurs communications. Pourtant, force est de constater que la machine présente bien des avantages pour un utilisateur un tant soit peu à cheval sur sa vie privée.

Fabriqué par l'entreprise Blackphone, née de l'alliance entre deux sociétés jusque-là plutôt inconnues – GeeksPhone et Silent Circle –, le smartphone se présente sous la forme d'un téléphone classique fonctionnant sous une version modifiée d'Android appelée PrivatOS. « Nous avons développé des surcouches logicielles spéciales qui configurent votre téléphone comme l'aurait fait un vrai spécialiste de la sécurité », s'enorgueillit Javier Aguera, le très jeune fondateur (21 ans) de GeeksPhone.

 

CONNEXIONS CRYPTÉES

De fait, lorsque le client sort son terminal de son emballage afin de le configurer pour la première fois, il a droit à un tutoriel unique, lui permettant de crypter ses connexions Wi-Fi ou 3G. Ainsi, personne ne peut lire ses SMS, écouter ses conversations ou intercepter ses mails. Et cela empêche aussi les applications qui n'en ont pas besoin d'accéder à ses contacts ou encore à Internet.

Le système du téléphone analyse chacun de ces petits programmes au moment de leur installation par l'utilisateur et les oblige à déclarer à quoi elles ont accès. Le propriétaire du terminal est alors prévenu du risque encouru et a le choix entre installer l'application ou y renoncer. « On ne le sait pas forcément, mais un jeu inoffensif comme Angry Birds a accès à votre liste de contacts… », prévient M. Aguera.

Le téléphone propose par ailleurs une multitude d'autres services comme la possibilité de se connecter et de naviguer anonymement sur n'importe quel Wi-Fi. « Les gens ne savent pas, mais lorsqu'ils se connectent au Wi-Fi du Starbucks ou autre, celui-ci peut savoir où ils ont été, par où ils sont passés, simplement parce que leur option Wi-Fi était allumée et cherchait donc des réseaux en permanence », fait valoir M.Aguera.

 

 DISPONIBLE EN JUIN POUR 629 EUROS

La société de sécurité Silent Circle a elle aussi ajouté des logiciels, qu'elle vend par ailleurs, au Blackphone : on y trouve par exemple la possibilité de stocker tous ses documents dans un nuage, un espace disponible à distance, totalement crypté. Une sorte de Google Drive codé dont personne ne dispose des clefs de déchiffrement, pas même Silent Circle.

Seul bémol, le smartphone est fabriqué en Chine. « Mais nous supervisons nous-mêmes toute la production », assure Javier Aguera. Le jeune homme, qui porte le projet, précise que l'entreprise ne compte, pour l'instant, qu'une quarantaine de personnes, mais qu'elle devrait croître rapidement. Des grands groupes ayant, selon lui, manifesté leur intérêt et auraient déjà passé commande.

Disponible en juin, le Blackphone coûte cher (629 euros !) M. Aguera s'en amuse : « Quand le produit est gratuit et très peu cher, c'est que c'est vous le produit ! »

Sarah Belouezzane
Journaliste au Monde

 

Source : www.lemonde.fr

 



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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 14:52

 

Source : www.reporterre.net

 

 

A Besançon, on réduit presque de moitié la quantité de déchets

dd.magazine

mercredi 26 février 2014

 

 

 

 

On paye selon la quantité de déchets. Résultat : moins de déchets. A Besançon, ça marche.

 


 

En 2012 sur les 59 communes du Grand Besançon, une redevance incitative sur les déchets à été instituée. Elle consiste à facturer l’usager selon le poids de déchets collecté. La redevance est constituée d’une part variable selon le poids et le nombres de levées (une puce électronique intégrée au bac permet d’identifier son propriétaire), et d’une part fixe dite « abonnement ». Et ça marche : en 2013, les Bisontins n’ont produit qu’en moyenne 168 kg de déchets par habitant contre 289 kg pour la moyenne des Français. Un objectif qui n’était attendu qu’à la fin de l’année 2014.

Le Grand Besançon a par ailleurs accompagné les Bisontins dans la démarche, notamment avec le développement du compostage : 7 000 composteurs individuels, 167 composteurs collectifs et sept chalets de compostage en habitat dense proposés par le SYBERT (syndicat mixte pour le traitement des déchets) aux habitants du Grand Besançon.

La collectivité incite aussi l’évolution des gestes au quotidien...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 14:29

 

Source : www.reporterre.net

 

Rapport INRA : voilà comment il a été saboté par les partisans de l’agriculture productiviste

Marie Astier (Reporterre)

mercredi 26 février 2014

 

 

 

 

Comment l’Institut national de recherche agronomique a-t-il pu publier un rapport sur l’agriculture biologique si médiocre qu’il a suscité la colère de 126 scientifiques ? Parce qu’un choix idéologique présidait à sa réalisation. Reporterre décrypte la cuisine interne de ce rapport pseudo-scientifique.

 


 

C’est un rapport qui a réussi à indigner plus d’une centaine de scientifiques, les représentants des professionnels de l’agriculture biologique et un bon nombre de parlementaires écologistes.

Lundi dernier, Reporterre publiait la lettre signée par désormais 126 chercheurs et ingénieurs au PDG de l’INRA François Houllier, lui demandant de retirer la grande étude de son institut sur l’intérêt économique de l’agriculture biologique, publiée en octobre 2013.

Aujourd’hui, ces 126 signataires acceptent de dévoiler leurs noms, parmi lesquels ont peut trouver plusieurs salariés de l’INRA elle-même, ainsi que quelques chercheurs reconnus (lire et télécharger lettre et liste ici). Une mobilisation inédite de la part de scientifiques, qui dans ce courrier de 11 pages détaillent les raisons de leur malaise face à ce travail d’une qualité "très discutable" selon eux (courrier à télécharger dans notre article précédent).

Mais comment un organisme scientifique aussi réputé de l’INRA a pu produire un rapport aussi contesté ? Pour comprendre, il faut remonter aux origines de cette étude. Décryptage en trois questions.

 

L’impact sur l’environnement a été écarté de l’analyse

C’est d’abord la question posée par ce rapport qui ne semble pas pertinente aux scientifiques qui contestent le rapport : "Comment rendre l’agriculture biologique plus productive et plus compétitive ?"

Une problématique purement économique, formulée par le CGSP, alias Commissariat général à la stratégie et à la prospective. Cet organisme rattaché au Premier Ministre est chargé de mener des études, notamment pour imaginer la France dans dix ans, une France qui aurait retrouvé la croissance...

"Pour l’agriculture biologique, nous sommes partis du constat que le Grenelle de l’environnement a échoué à la développer et que ses produits sont trop chers. C’est pour cela que nous avons posé cette question", explique Dominique Auverlot, responsable du département développement durable au CGSP.

Un point de vue qui est tout de suite apparu "biaisé" à Catherine Experton. En tant qu’experte de l’ITAB (Institut technique de l’agriculture biologique), elle a pris connaissance de la commande du CGSP lors de la première réunion de suivi du rapport : "Si on se demande comment rendre la bio plus productive et compétitive, on sous-entend qu’elle ne l’est pas assez... Alors que cela dépend de la façon dont on présente les données. Par exemple l’agriculture bio crée plus d’emplois : de ce point de vue elle est donc plus productive."

"Mais la question n’est toujours posée que sous l’angle des prix", déplore Stéphanie Pageot. En tant que présidente de la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique), elle était aussi invitée à ce comité de pilotage du rapport.

Résultat, le rapport reproduit le "biais" de la question initiale. Il analyse la performance économique des exploitations essentiellement sous l’angle du rendement. Les questions sociales et environnementales sont traitées dans des parties séparées.

Selon Dominique Auverlot, par ailleurs ingénieur des Ponts et Chaussées, le raisonnement suivi relève de "l’économie classique" : "Nous sommes dans un système concurrentiel. Si nous produisons des produits locaux plus chers, certes cela crée de l’emploi local. Mais cela rebondit aussi sur le pouvoir d’achat des ménages, qui dépensent plus en alimentation donc moins dans d’autres domaines. Au final, du point de vue macroéconomique, on aboutit à une croissance plus lente."

Plus grave encore, cela justifie que l’analyse ne tienne pas compte des "externalités", c’est-à-dire des conséquences secondaires, positives ou négatives, de certaines activités économiques. "Certains chiffres ne rentrent pas dans le prix des produits", explique cet ingénieur des Ponts et Chaussées. Ainsi pour l’agriculture biologique, les effets positifs sur la qualité de l’eau, la santé ou la vie en milieu rural ne sont pas crédités au titre de sa compétitivité. Pour l’agriculture conventionnelle, les conséquences délétères sur la biodiversité ou sur la pollution de l’eau ne sont pas plus considérés comme diminuant sa rentabilité. Tout le raisonnement est bâti sur le fait que l’impact sur l’environnement n’a aucun intérêt économique. Comme une priorité de l’agriculture biologique est précisément de réduire les nuisances sur l’environnement, elle est forcément désavantagée par le raisonnement suivi.

 

Les critiques émises durant l’élaboration du rapport n’ont pas été prises en compte

Mais ce point de vue d’économie classique aurait pu être modifié au cours de la rédaction du rapport. Ses auteurs ont plusieurs fois rendu compte de leurs travaux au comité de pilotage. Celui-ci était composé de représentants du ministère et du monde agricole : le principal syndicat agricole avec la FNSEA, l’agriculture biologique à travers l’Agence bio, la FNAB et l’ITAB, et enfin différents réseaux d’agriculteurs.

Les débats ont permis de soulever des questions polémiques dès la première réunion. Catherine Experton énumère : "Comment définir la bio ? Qu’est-ce qu’être productif ou compétitif ? L’agriculture biologique doit-elle raisonner en terme de productivité ou d’exportation ? Faut-il assouplir le cahier des charges de la bio ?"

Des discussions qui n’ont pas convaincu Stéphanie Pageot. Elle rappelle que ces réunions traitaient des deux parties du rapport : celle sur l’agriculture biologique et celle sur la durabilité de l’agriculture conventionnelle. "L’étude sur la bio n’a été abordée qu’à la fin de la réunion en un quart d’heure... Nous n’avons pas eu le temps de donner notre avis." Elle n’a assisté qu’à une seule réunion du comité de pilotage.

Paysan bio, membre de la Confédération paysanne et du comité d’administration de l’ITAB, Philippe Guichard a quant à lui participé à tous les rendez-vous : "Après la première réunion, je ne voulais plus y aller mais on m’a demandé de continuer..." Il en a profité pour exprimer à plusieurs reprises son désaccord...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 14:10

 

 

 

Salinelles en Grèce 

Affiche soirée grèce (1)

Rencontre festive autour de la Grèce  le samedi 15 mars de 17h à 22h  salle communale de l'Orangerie - parc du château de Salinelles (Gard)- entrée du parking en contrebas à droite du café de l'Avenir et autour de la place du café. Un fléchage sera mis en place.

Voir aussi sur l'agenda en ligne gard.demosphere http://gard.demosphere.eu/rv/1390


         - film-documentaire et échange avec des Grecs et des témoins de la vie en Grèce   aujourd'hui
         - repas grec proposé par la Cantine La Trombe
         - Vins grecs, bière de Sommières, jus de fruits
         - musique et initiation à la danse traditionnelle grecque

Réservation et paiement d'ici au 4 mars : 15 € tout compris sauf boissons (10 € pour les moins de 12 ans et gratuit pour les pitchoune-tte-s de moins de 6 ans) 

Maxime  Association Rahmabaman 250 Chemin Ferré 30250 Salinelles rahmabaman@hotmail.fr   07 81 66 14 94

 

 

 

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