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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 19:04

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3649

 

 

samedi 3 décembre 2016 à 14h

 

Contre la précarité et le chômage

A l'appel des organisations, CNT 30, SOLIDAIRES 30, UL CGT Nîmes, CGA 30, NPA 30, JC nîmes, Nuit debout nîmes, CFAM, AL 30 une manifestation contre la précarité et le chômage est organisée le samedi 03 décembre à 14h00 (place Jean Robert à Nîmes).

PARCE QUE TOUT LE MONDE EST CONCERNE-E PAR LES LICENCIEMENTS, LA PRECARITE ET LE CHOMAGE, AGISSONS COLLECTIVEMENT ET DANS L'UNITE POUR LA DEFENSE DE NOS INTERETS. ENSEMBLE, NOUS POUVONS FAIRE ENTENDRE
NOS VOIX....

 

Plus d'informations: http://www.cnt-f.org/30/3-DECEMBRE-MANIFESTATION-UNITAIRE-CONTRE-…

 

Source : message reçu le 20 novembre 12h

 

 

 

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3649

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:37

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

C'EST LA VIE

"Global saumon", l'enquête choc de Thalassa et de 60 millions de consommateurs

 

La preuve par A+B que le saumon bio est plus contaminé que le saumon conventionnel.

 

25/11/2016 13:00 CET | Actualisé il y a 9 heures

Sandra Lorenzo Journaliste responsable de la rubrique C'est La Vie

 

 

Thalassa
"Global saumon", l'enquête choc de Thalassa et de 60 millions de consommateurs à regarder avant de faire ses courses

 

SAUMON - C'était en 2013, un reportage d'Envoyé Spécial jetait le trouble dans le prospère marché du saumon. Il avait ébranlé durablement la confiance des consommateurs friands du poisson à la chair rose. L'enquête diffusée ce vendredi 25 novembre dans Thalassa sur France 3, "Global saumon", ne va pas les rassurer avant les fêtes de fin d'année.

 

Deux journalistes, Isabelle Billet et Anne-Corinne Moraine sont allées visiter des fermes aquacoles en Norvège pour les saumons conventionnels et en Irlande pour les bio. Marine Harvest, l'un des piliers du secteur leur a ouvert ses portes, de l'écloserie à l'abattage. En parallèle, elles ont travaillé avec 60 millions de consommateurs pour produire des analyses indépendantes sur 25 références de pavés de saumon et de saumon fumé vendues en France.

 

 

 

Des saumons bio vaccinés à la chaîne

À première vue tout se passe pour le mieux dans ces belles fermes, aussi bien dans les fjords norvégiens que sur le littoral irlandais. Sauf que, première surprise, les saumons bio irlandais sont vaccinés à la chaîne et leur alimentation n'est pas entièrement bio. "Ce n'est pas possible", assure la responsable de la ferme interrogée.

 

La tension monte ensuite d'un cran lorsque le laboratoire indépendant auquel a fait appel l'équipe de Thalassa et de 60 millions de consommateurs dévoile les résultats des tests réalisés sur les saumons vendus en France. Les références bio sont jusqu'à six fois plus contaminées que les saumons conventionnels en métaux lourds par exemple.

 

L'alimentation des saumons change tout

Comment expliquer cette pollution? C'est aussi ce que s'attache à comprendre cette enquête. La nourriture donnée aux poissons est en cause. En voulant se rapprocher au plus près du régime alimentaire naturel des saumons, les farines animales utilisées sont réalisées à partir de poissons sauvages. Riches en protéines, elles sont, de fait, riches en métaux lourds.

Dans l'aquaculture conventionnelle, la part de farine animale est certes moins importante, mais ces saumons ne sont pas forcément meilleurs pour la santé. L'enquête évoque ainsi la présence de l'ethoxyquine, un pesticide produit par Monsanto dont on connaît très mal voire pas du tout les effets sur notre santé.

Difficile donc d'y voir très clair entre les dangers potentiels et avérés des uns et des autres. Une inquiétude que le documentaire ne parvient pas vraiment à apaiser, préférant se rabattre sur les conseils des autorités françaises: limiter la consommation de poissons gras comme le saumon à une fois par semaine.

 

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:45

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Au procès du Flash-Ball, « deux mondes qui s’affrontent »

 

Le parquet a requis jeudi la condamnation des trois policiers poursuivis pour violences volontaires.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

 

 

Joachim Gatti lors du procès au tribunal de grande instance de Bobigny le 21 novembre.

 

« On ne voit ni nécessité, ni légitime défense, ni discernement, ni proportionnalité. » Jeudi 24 novembre, le procureur adjoint de Bobigny a requis la condamnation de trois policiers dont le procès se tenait cette semaine au tribunal de grande instance. Ils sont les auteurs de six tirs de Flash-Ball qui ont fait six victimes le 8 juillet 2009, à Montreuil.

Parmi elles, Joachim Gatti a perdu son œil droit à cause de l’impact de la balle en caoutchouc dont la vitesse moyenne est évaluée à plus de 300 km/h. Le procureur a requis à l’encontre de celui qui l’a blessé, ainsi qu’un autre homme au front, trois ans de prison avec sursis, autant d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de port d’armes.

A l’encontre des deux autres policiers, dont les tirs ont surtout occasionné des ecchymoses, le parquet a requis dix mois de prison avec sursis, dix-huit mois d’interdiction professionnelle et cinq ans d’interdiction de port d’armes. Le jugement devait être mis en délibéré après la plaidoirie de la défense, vendredi 25 novembre.

« Les prévenus ont pris des risques considérables en utilisant de manière illégale leur Flash-Ball », a insisté le magistrat du parquet Loïc Pageot. Les règles en vigueur à l’époque ne les autorisaient pas à employer dans le cadre d’un maintien de l’ordre un lanceur de balles de défense, sur lequel ils n’avaient d’ailleurs plus été entraînés depuis leur première habilitation, des années auparavant.

Dans son réquisitoire, Loïc Pageot a rappelé le déroulé des faits : les quinze personnes délogées au petit matin d’une clinique désaffectée qu’ils occupaient, le repas de rue organisé le soir en protestation et, peu après 22 heures, la cinquantaine de personnes qui s’était rapprochée de la clinique. Pour éviter que les lieux soient réinvestis, la police est intervenue et a fait six blessés en l’espace de treize minutes.

Lire aussi :   Le Défenseur des droits préconise l’interdiction du Flash-Ball, jugé dangereux, lors des manifestations

 

Doutes sur le récit des prévenus

Les prévenus étaient-ils fondés à user de la force ? Les débats menés minutieusement par le président Dominique Pauthe n’ont eu de cesse de soulever des doutes sur leur récit de cette soirée d’été. Au point que le procureur s’est demandé « s’il n’y a pas eu des faux » parmi leurs dépositions et celles de leurs collègues.

La « pluie de projectiles » qu’ils ont d’abord décrite n’est plus, à force de recoupements, qu’un jet d’une à deux canettes de bière. L’attroupement offensif d’« anarchos » devient, d’après les voisins témoins de la scène, une foule plutôt éparse dont une partie reflue plus lentement qu’une autre. Les constatations faites sur place accréditent cette version, qui ne font état d’aucun bris de bouteilles ou de projectiles trouvés au sol ; d’aucun véhicule endommagé ; d’aucun blessé parmi les policiers…

L’un des prévenus a dit à la barre avoir « effectué un tir dissuasif pour rétablir l’ordre ». Un autre, qu’il avait tiré sur quelqu’un qui fuyait. Un troisième, n’avoir pas préféré user de gaz lacrymogène qui « rend inefficace l’action du policier ». Ils ont tiré parce que « c’est impressionnant, c’est dissuasif, cela fait peur », a conclu le procureur adjoint.

Le magistrat a également buté sur le fait qu’aucun des rapports rédigés ce 8 juillet par les policiers n’ait fait mention des blessés. « Comment le tireur peut prétendre ne pas avoir vu Joachim Gatti ? », a-t-il fait mine de s’interroger. Un message radio prouve a minima que le lieutenant chargé du dispositif avait été averti.

Le policier qui a blessé Joachim Gatti a aussi été pris en défaut de n’avoir pas utilisé les « organes de visée » du Flash-Ball et choisi pourtant de tirer, de nuit, sur un groupe, alors que l’imprécision de l’arme était déjà de notoriété publique. Même en visant, l’impact d’une balle lors d’un tir à douze mètres de distance peut varier de 60 centimètres. Sur les six personnes blessées, cinq l’ont été au-dessus de la zone autorisée du buste.

Lire aussi :   La «police des polices» favorable au Taser, pas au Flash-Ball

 

Une affaire-symbole jugée tardivement

Le parquet a toutefois considéré que le « manquement grave et lourd » de la hiérarchie qui n’avait procédé à aucun rappel des règles ce jour-là, constituait une circonstance atténuante. Il a aussi averti que le procès de Bobigny n’était pas celui de « l’institution policière » ou de « l’ensemble des victimes du Flash-Ball ».

Un rappel utile tant les journées d’audience se sont parfois transformées en tribune politique. Treize témoins ont ainsi été cités par les parties civiles : d’autres victimes du Flash-Ball, d’autres témoins de violences policières, à Calais (Pas-de-Calais), dans les manifestations contre la loi travail, aux abords des foyers de sans-papiers ou ailleurs.

Des témoignages parfois « superfétatoires » dira le procureur. Mais suivis avec application par le président. La marque d’une attention particulière pour une affaire-symbole qui a tardé sept ans avant d’être jugée. Dans son ordonnance de renvoi, la juge d’instruction n’avait pas manqué d’épingler l’inertie du parquet. « C’est trop long », a reconnu Loïc Pageot, jeudi.

Il a aussi prévenu que la « dérive » générale de la police décrite par les témoins « ne peut trouver dans cette enceinte » une solution.

Dans la salle, l’assistance est restée coupée en deux toute la semaine et les tee-shirts « gardien de la paix mon œil » maculés de gouttes couleur rouge sang ont semblé répondre aux hauts de marque Lonsdale – prisée par les skinheads d’extrême droite – revêtus ostensiblement par certains soutiens des prévenus.

Jeudi, la tension a atteint son paroxysme lorsque la salle a dû être évacuée puis rouverte au compte-gouttes pour s’assurer que chaque « camp » avait fait rentrer le même nombre de soutiens. Quand des policiers en civil ont eu le malheur de franchir la ligne, les protestations ont été telles – « Dehors les agresseurs » et autres « Je m’assoie pas à côté de vous » – que les plaidoiries ont été interrompues. « Il y a deux mondes qui s’affrontent ici », a estimé l’avocat d’un des policiers, Me Laurent-Franck Liénard, au sortir de l’audience. Plus tôt, le conseil des parties civiles, Me Irène Terrel, avait répété : « L’impunité crée des monstres. »

 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:33

 

Source : http://www.ouest-france.fr

 

Renault. Il meurt après un malaise lors d'un entretien disciplinaire

 

 

 

 

Un salarié de Renault est mort à l'hôpital après avoir fait un malaise lors d'un entretien disciplinaire.

 

Un père de famille de 44 ans, qui travaillait au Technocentre de Renault à Gyancourt, dans les Yvelines, est décédé à l'hôpital après avoir été pris en charge pour un malaise survenu lors d'un entretien avec sa direction portant sur « une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement ». Selon la CFDT, le salarié vivait « extrêmement mal » cette procédure.

Un salarié du Technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines) est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi après avoir eu un malaise lors d'un entretien disciplinaire avec la direction du site.

Le salarié, âgé de 44 ans, était marié et père de famille. Il est décédé à l'hôpital Mignot au Chesnay, près de Versailles, où il avait été transporté après avoir été pris de malaise mercredi pendant cet entretien, selon ces mêmes sources.

 

Une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement

L'entretien devait porter sur « une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement », a indiqué la CFDT, dont un délégué accompagnait ce salarié non syndiqué lors de cette entrevue. Le motif de cette sanction éventuelle n'a pas été divulgué dans l'immédiat. 

L'« entretien préalable n'avait pas pu être mené à son terme compte tenu de l'émotion et de l'anxiété ressenties, entraînant un malaise de notre collègue et provoquant son évacuation aux urgences », a précisé la CFDT dans un communiqué. 

« Immense gâchis humain »

« Notre collègue considérait cette procédure comme totalement infondée, profondément injuste et vivait extrêmement mal cette période. La lumière devra être faite sur cet immense gâchis humain et l'entreprise devra assumer ses responsabilités », a souligné le syndicat.

« C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de ce salarié », a indiqué une porte-parole de Renault. La direction « s'associe à la peine de sa famille, de ses collègues et de ses proches », a-t-elle poursuivi, précisant que l'entreprise avait proposé « son aide à la famille » et « un soutien psychologique à son équipe ».

Selon un représentant Sud du Technocentre, « des élus ont demandé à la direction la tenue d'un CHSCT extraordinaire demain » vendredi.

 

 

 

 

Source : http://www.ouest-france.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:57

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

Pour faire 255 kilomètres, Fillon prend l'avion

Par LEXPRESS.fr , publié le

 

 

 

 

Le Premier ministre François Fillon se rend quasiment tous les week-ends dans la Sarthe, à bord d'un Falcon de la République.

 

 

Selon France Soir, François Fillon emprunte un avion de la République à chaque fois qu'il se rend chez lui, dans la Sarthe.

Ce n'est pas interdit, mais difficilement compréhensible. Selon France Soir, le Premier ministre François Fillon prend un avion de la République, le Falcon 7X, à chaque fois qu'il souhaite se rendre sur ses terres de la Sarthe. 

François Fillon est en effet élu dans la commune de Solesmes, dans la Sarthe. Chaque weekend ou presque, selon France Soir, le Premier ministre vient se ressourcer dans son petit manoir de Beaucé. 

 
 

Pour rentrer sur ses terres, François Fillon effectue un trajet un coûteux trajet en avion. France Soir a fait le calcul: le coût des vols aller-retour effectués entre les aéroports de Vélizy-Villacoublay et d'Angers-Marcé lors d'un week-end est évalué à 27 000 euros, largement plus cher qu'en voiture ou en TGV. 

De plus, un trajet en avion n'est pas plus rapide. Un trajet en train entre Paris et Angers dure en effet 1h20, contre 1h45 pour un vol et pour un trajet en autoroute. 

Un usage de la Ve République

 

Mais François Fillon n'est pas le seul à prendre l'avion pour faire des courts trajets, 255 kilomètres en l'occurence. On sait que Nicolas Sarkozy fait pareil. Et pour cause. 

Le président de la République et le Premier ministre sont en effet tenus, "pour des raisons de sécurité", de voyager sur les avions de l'armée de l'air, même lorsqu'ils se déplacent pour des raisons privées. Dans ce cas, ils paient personnellement leur place, ainsi que celle des membres de leurs familles, sur la base d'un tarif kilométrique commercial, note France Soir

Un autre illustre personnage politique, François Mitterrand, a utilisé presque tous les week-ends le même hélicoptère pour voyager, en compagnie de sa fille Mazarine et de sa maman, entre Paris et Clermont-Ferrand.  

 

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:34

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Quel lien existe-t-il entre la dette et la faim ?

19 novembre par Iolanda Fresnillo

 

 

La directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde. Image d’archive. EFE

 

Il y a quelques jours le Fonds monétaire international a mis en garde contre une dette mondiale record. Celle-ci a atteint 152 milliards de dollars durant les dernières années, soit 225 % du PIB mondial, constituant ainsi une véritable bombe à retardement qui affecte non seulement les pays périphériques de la zone euro ou les pays émergents, mais aussi la plupart des pays pauvres de la planète.

Depuis la crise de 2008, une partie des capitaux qui ont fui la zone euro ont trouvé refuge dans les pays émergents ainsi que dans les pays à faible revenu dont la croissance évoluait à un bon rythme. Le Mozambique, l’Ethiopie, le Ghana ou le Sénégal, sont, entre autres, des pays devenus attractifs pour les investissements étrangers, d’ordre publics et privés.

Les aides financières sous forme de prêts, l’apparition de nouveaux créditeurs, comme la Chine, nouveau grand créancier, ou de crédits des banques internationales voulant fuir les faibles taux d’intérêts européens, ont trouvé des clients en Afrique, en Amérique latine et en Asie. L’encours des crédits octroyés aux pays du Sud s’est multiplié depuis 2008. Certains de ces pays qui avaient vu leur dette annulée, se retrouvent ainsi à la case départ, en situation de surendettement. Il semble que personne n’ait retenu la leçon.


Les crises de la dette, les ajustements et la faim

Dans les années 80, une crise de la dette a éclaté entraînant pauvreté et inégalités en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Les organismes internationaux ont alors fait face à la situation de la même manière que pour la crise actuelle dans la périphérie de la zone euro : austérité et plus de dettes. Le résultat a été ce que l’on a appelé plus tard la « décennie perdue », des années d’ajustements qui ont eu pour conséquence la dégradation des indicateurs sociaux dans les pays du Sud.

Au cours de la décennie 90, les mêmes politiques néolibérales ont été maintenues, le consensus de Washington s’est largement répandu et le néolibéralisme est devenu un dogme. Chaque nouveau prêt du FMI, chaque projet de la Banque mondiale, y compris les restructurations et les annulations de dette dont avaient bénéficié certains des pays les plus pauvres, sont subordonnés, jusqu’à ce jour, à l’application de plus d’ajustements, de plus de privatisations, à l’élimination des subventions, la déréglementation du marché du travail, la libéralisation des marchés financiers, la réduction des droits de douane, l’élimination des obstacles au libre-échange… En définitive, des politiques qui après des décennies de mise en œuvre ont contribué à laisser les pays sans défenses face à l’un des plus grands problèmes auquel ils doivent faire face : la faim.

En 1991, en Zambie, les crédits du FMI pour refinancer la dette ont été conditionnés par l’élimination des subventions sur les aliments et les engrais, ou les crédits publics agricoles. Des années plus tard, une évaluation de la Banque mondiale a reconnu que l’élimination des subventions sur les engrais avait conduit à une stagnation économique du secteur agricole, avec toutes les conséquences que cela implique sur la sécurité alimentaire des familles paysannes.

Un cas paradigmatique est celui d’Haïti. Dans les années 70, le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental avait un taux d’autosuffisance en céréales de 98 %. En 2009, il importait 82 % des céréales qu’il consommait. En 1995, le FMI a forcé le président Aristide, de retour d’exil, à réduire de 35 à 3 % les droits de douanes sur le commerce du riz. Le prêt du FMI a été la condition imposée par le gouvernement des États-Unis à Aristide pour lui permettre de rentrer dans son pays après le coup d’État de 1991.

Cette mesure a entraîné une augmentation de 150 % de l’importation du riz entre 1994 et 2003. Ce riz provient en majorité des États-Unis, il est subventionné et vendu par son gouvernement en Haïti à un prix inférieur au prix de production du riz haïtien. Aujourd’hui encore, il est plus facile et moins coûteux d’acheter du riz américain dans les marchés haïtiens que celui produit dans le pays. C’est dans les zones de production de riz en Haïti que l’on compte les plus forts pourcentages de malnutrition du pays.

Cette mesure a entraîné l’appauvrissement de milliers de familles paysannes, qui ont abandonné le travail dans les champs pour vivre dans des bidonvilles urbains. Ces mêmes bidonvilles qui en 2010 ont été détruits par le tremblement de terre et rasés il y a quelques jours par l’ouragan Matthew.

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Capture d’écran du site web www.jubileedebt.org.uk sur laquelle est représentée la dette mondiale par pays.

 

En 2006, le Mali a bénéficié d’une importante annulation de la dette de la part de ses créanciers bilatéraux et multilatéraux. Plus de 1600 millions de dettes annulés. Cet accord a été conditionné par l’adoption de mesures d’ajustement (ou de « modernisation et de croissance économique », comme on les appelle pudiquement à Washington).

Parmi ces mesures, figure entre autres, la suppression des subventions au prix du coton dont dépendaient près de 3,5 millions de personnes dans le pays. Le coton malien non subventionné a dû en conséquence entrer en compétition sur les marchés internationaux avec le coton subventionné et produit aux États-Unis ou dans l’Union européenne. Très vite, la dette a de nouveau augmenté et les paysans maliens ont continué à s’appauvrir sans possibilité de concurrencer les géants du Nord.

Au cours d’une opération « d’allègement de la dette », le Malawi a également dû suivre les instructions du FMI qui l’on conduit à la privatisation du système public de commercialisation des produits agricoles (qui permettait de conserver des stocks de céréales dans le but de faire face à des périodes de sécheresse ou à d’autres imprévus) supprimant également les subventions aux engrais.

Entre 2001 et 2005, lorsque le pays a dû faire face à une crise alimentaire, celui-ci ne disposait pas d’outils efficaces pour la surmonter. En effet, en 2002 le ministre de l’Agriculture du Malawi, Aleke Banda, a déclaré qu’en 2000, le FMI avait incité le gouvernement à vendre au moins une partie de sa réserve d’aliments afin de réduire la dette.

Le FMI a nié son implication en soutenant qu’en réalité, il avait uniquement approuvé une recommandation de la Commission européenne visant à réduire l’excédent de céréales du Malawi. Sans exercer aucune pression, a déclaré le FMI. Évidemment, quel ministre de l’agriculture africain dans l’attente d’une annulation de dette de la part du FMI pourrait ne pas tenir compte des « recommandations » de la Commission européenne et du FMI ?

Au terme du processus d’annulation de la dette sous la tutelle du FMI, en 2006, le Malawi a réintroduit les subventions agricoles favorisant ainsi l’augmentation de la production du maïs.

Et la liste ne s’arrête pas là. Dans les années 90, la Banque mondiale et ses économistes issus des meilleures universités ont recommandé à des pays tels le Vietnam, l’Ouganda, l’Éthiopie ou le Kenya d’augmenter leur production de café destinée à l’exportation. L’augmentation de l’offre a fait chuter le prix du café sur les marchés internationaux. La loi de l’offre et de la demande. Principe de base de l’économie. Les producteurs se sont retrouvés sans ressources pour s’acheter à manger, de la nourriture qu’ils produisaient pourtant avant, à la place du café.

 


La dépossession de la souveraineté alimentaire

L’on pourrait penser qu’il s’agit de cas isolés, mais ce n’est pas le cas. Depuis les années 80, la dette a été utilisée comme levier pour favoriser l’introduction de mesures néolibérales, comme la réduction du rôle de l’État et l’abandon de la souveraineté au profit des marchés, y compris la souveraineté alimentaire.

Le postulat qui consiste à concentrer les efforts sur une agriculture moderne destinée à l’exportation a détruit la capacité des paysans du monde à produire leurs propres aliments. Cette situation a ouvert les portes à l’accaparement des terres de la part des investisseurs étrangers et a laissé des millions de personnes sans accès à la terre. Dans un rapport datant de 2005, la Banque mondiale a reconnu que cette stratégie, fondée sur la promotion de l’exportation des produits agricoles de base, peut conduire à la pauvreté. Toutefois, elle n’a pas changé de stratégie.

Qu’est-ce que la dette a à voir avec la faim ? Eh bien tout semble les relier. Aujourd’hui, la dette ne constitue pas seulement une bombe à retardement pour l’économie mondiale mais également pour la lutte contre la faim. Il est plus qu’évident qu’elle draine les ressources des pays endettés, utilisées à payer les créanciers, empêchant ainsi que ces ressources soient investies dans la lutte contre la pauvreté, contre les impacts du changement climatique ou d’une sécheresse prolongée.

Mais de manière beaucoup plus invisible et sibylline, la dette est le moyen choisi pour imposer les stratégies et les mesures qui ont facilité la marchandisation et la financiarisation de l’alimentation. En définitive, la dette a joué le rôle de levier pour approfondir un modèle, le capitalisme néolibéral, qui a dépossédé des millions de personnes de leur souveraineté alimentaire.


Traduit par Trommons

 

 
 

Iolanda Fresnillo

Plataforma Auditoria Ciudadana de la Deuda (PACD) @ifresnillo @AuditCiudadana @AuditoriaBCN

 

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 15:57

 

Source : https://reporterre.net

 

 

L’Union européenne prépare une bio au rabais

24 novembre 2016 / Solane Garcia (Reporterre)

 

 

Reporterre s’est procuré le projet de règlement sur l’agriculture biologique que l’Union européenne est sur le point de valider. Et révèle que l’obligation de contrôle annuel a disparu ! Ce qui met en cause le modèle même du bio.

 

Depuis 30 ans, c’est un élément fondamental de l’agriculture biologique : le contrôle annuel. Tout agriculteur bio, tout transformateur, négociant ou commerçant détaillant de la filière, doit recevoir la visite d’un auditeur. Comptabilité, cahier de cultures, déclarations diverses… L’auditeur (ou certificateur) pointe ce qui rentre dans l’activité de la structure (certificats bio des fournisseurs, factures, visites vétérinaires…), recoupe par une inspection sur le terrain où il observe les champs, les installations, leurs évolutions, questionne sur le déroulement de l’année et procède à des analyses si besoin. À cela s’ajoutent des visites inopinées.

Or le projet de nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique, que s’est procuré Reporterre, change cette méthode essentielle. En l’état, il compte supprimer l’obligation annuelle. En effet, le projet adressé le 21 septembre par la présidence du Conseil de l’Union européenne aux délégations de chaque État-membre prévoit d’allonger les périodes entre deux audits, les rendant possibles tous les deux ans au lieu de tous les ans.

PDF - 4.6 Mo
Le projet de nouveau réglement européen de la filière bio.

Le texte en préparation prendra le relais du règlement CE-834/2007 actuellement en vigueur. Dans le jargon administratif, le projet en question s’appelle le « 4 colonnes », parce qu’il se présente sous la forme d’un tableau de quatre colonnes sur près de 700 pages. La première colonne est dédiée à la proposition de la Commission. La seconde comporte les avis et amendements du Conseil des ministres. La troisième, ceux du Parlement. La quatrième résulte des négociations de ces « trilogues » [1]. Cette colonne comporte les compromis qui seront repris dans le nouveau règlement. Comme on le constate, certaines cases de la 4e colonne sont déjà remplies.

JPEG - 98.8 ko

 

 

...Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 15:45

 

Source : https://reporterre.net

 

Crise du lait : des paysans poursuivent en justice des laiteries pour « extorsion »

 

25 novembre 2016 / Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

 

 

 

Alors que la situation des producteurs de lait reste critique, la Confédération paysanne a porté plainte, jeudi 24 novembre, contre quatre grandes laiteries françaises. Le syndicat agricole les accuse d’imposer aux producteurs un prix du lait trop bas.

 

 

  • Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance

Trois sections départementales de la Confédération paysanne, le troisième syndicat agricole français [1], ont porté plainte jeudi 24 novembre contre quatre des plus grosses laiteries de l’Hexagone pour extorsion, dans les Côtes-d’Armor, dans le Finistère et dans le Puy-de-Dôme. En septembre dernier, six autres départements avaient fait de même.

Le syndicat pointe les contrats signés entre producteurs et laiteries, des contrats où le producteur s’engage à vendre exclusivement sa production à la laiterie ; en revanche, la laiterie ne lui garantit pas de prix plancher. C’est ainsi que Lactalis, Sodiaal, Triskalia et Even sont dans le viseur du syndicat.

En août dernier, un bras de fer avait eu lieu entre producteurs de lait et Lactalis pour obtenir un meilleur prix : 290 euros la tonne de lait. Mais ce n’est pas suffisant, alors que le prix de revient moyen est estimé à 326 euros la tonne. Avec un prix moyen du lait redescendu à 280 euros la tonne et une production moyenne d’environ 400 tonnes de lait par an, chaque ferme se retrouve avec un déficit de plus de 18.000 euros.

 

 

Déjà en 2015 la situation était mauvaise et 2017 ne s’annonce pas plus favorable. Isabelle Conan est productrice de lait dans les Côtes-d’Armor : « Les laiteries annoncent des prix autour de 310-320 euros pour 2017, ce n’est pas possible, on reste déficitaire, on ne va pas tenir. » Et elle égrène les chiffres qui disent la misère qui guette aux portes de certaines exploitations. « La MSA [la sécurité sociale agricole] vient de sortir un rapport qui indique qu’en 2015, un tiers des éleveurs se rémunéraient 350 euros par mois. En 2016, ça sera les deux tiers. 10.000 fermes devraient cesser l’activité en 2016-2017. Vous réalisez ? »

Isabelle Conan est aussi bénévole chez Solidarité paysans, une association qui aide les agriculteurs en difficulté. Elle parle de l’endettement qui a mené certaines familles dans l’impasse, à des suicides. Presque un suicide tous les deux jours, selon la MSA.

 

« Le producteur vend son lait mais ne sait pas à combien » 

Un des problèmes que dénonce la Confédération paysanne tient aux contrats signés entre producteurs et laiteries. Ludovic Landais est porte-parole du syndicat dans le Puy-de-Dôme. « Le contrat signé stipule les obligations des deux parties : le producteur vend son lait exclusivement à la laiterie, mais la laiterie ne s’engage pas sur un prix. C’est tout de même incroyable. Le producteur vend son lait mais ne sait pas à combien. »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 15:27

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Egalité ?

Trois femmes salariées sur quatre sont victimes de sexisme au travail

 

par

 

 

 

 

« Je me demande comment elle est arrivée à ce niveau de poste ; elle a dû coucher », «  Elle n’aura pas d’augmentation ; elle a un conjoint. Ce qu’on lui donne est bien suffisant », « Elle ne sait pas faire grand-chose à part se vernir les ongles »... Ces remarques ont toutes été entendues en 2016 dans des entreprises françaises. Elles sont extraites d’une enquête menée par le conseil supérieur à l’égalité professionnelle auprès de 10 000 salariés (52% de femmes et 48% d’hommes) non cadres au sein de plusieurs grandes entreprises : Air France, BNP Paribas, Casino, Orange, Solvay, Suez Environnement, Total et Véolia [1].

Résultat ? 74% des salariées interrogées sont régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes dans le cadre de leur travail. En 2013, le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle avait mené une enquête similaire auprès de 15 000 cadres cette fois, au sein de neuf grandes entreprises françaises (Radio France, France télévisions, RATP, SNCF, GDF Suez, La Poste, Orange, Air France et LVMH). 80% des femmes interrogées déclaraient être régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes dans le cadre de leur travail.

 

Sexisme à tous les étages

« Vous devriez faire plus de sport pour perdre du poids, vous seriez beaucoup plus jolie et agréable à regarder. » « Et ben dis-donc, il a l’air content le client ! On se demande si tu y es allée pour bosser ! » : autant d’exemples de propos dégradants entendus. Sans oublier le sexisme quotidien malheureusement si banal : lors de réunions collectives, les hommes demandent aux femmes de faire le café ou de prendre des notes ; ils leur coupent la parole ou « oublient » de leur demander leur avis. Le sexisme se manifeste aussi sous un vernis « bienveillant » : « C’est bien d’avoir des femmes aux commandes, elles sont plus à l’écoute. » [2]

La plupart des femmes victimes du sexisme de leurs collègues se sentent en colère. Pourtant, près des deux tiers d’entre-elles ne souhaitent pas dénoncer ces comportements, soit parce qu’elles les ont intégrés comme « normaux », soit parce qu’elles craignent des représailles. 43% des victimes ont même peur de perdre leur emploi si elles parlent ! La façon dont sont reçues celles qui osent s’exprimer n’est pas très encourageante : 56% d’entre-elles sont confrontées au scepticisme de leurs supérieurs ou des représentants du personnel, qui mettent en cause la bonne foi de leurs témoignages.

 

Stress au travail et carrières ralenties

Cette sympathique ambiance « a des répercussions négatives sur le travail et les conditions dans lequel il s’exerce » souligne le Conseil supérieur à l’égalité professionnelle. 81% des femmes victimes de sexisme ont déjà adopté une conduite d’évitement : ne pas porter certaines tenues vestimentaires, ne pas croiser certains collègues, ne pas prendre la parole en public, ni demander certains postes. Ces attitudes provoquent beaucoup de stress et pèsent sur les évolutions de carrière des femmes.

Les remarques et comportements sexistes peuvent aussi avoir des effets sur la santé, comme se sentir moins bien dans sa peau, être irritable, mal dormir... jusqu’au risque de dépression. « Le sexisme est un continuum, rappelle Laurence Rossignol, ministre des droits des femmes. Chaque stéréotype, chaque remarque, chaque geste qui contribue à inférioriser les femmes et à les délégitimer constitue le terreau des violences dont elles sont massivement victimes. » Au moins 20% des femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail. Chaque année, elles sont au moins 3000 à être violées sur leur lieu de travail, soit huit femmes chaque jour !

Le Conseil supérieur de l’égalité professionnel livre quelques pistes aux employeurs, comme « préciser dans les chartes d’éthique ou notes de service de l’entreprise les comportements prohibés relevant du sexisme » ou « sanctionner les agissements sexistes aux moyens du pouvoir disciplinaire de l’employeur ». Mais ces propositions ne font pas l’unanimité. Les hommes interrogés préfèrent la sensibilisation à la sanction. Certaines organisations syndicales émettent également des réserves. Pourtant, plus les entreprises combattent le sexisme et adoptent une politique en faveur de l’égalité professionnelle, plus ce type de comportements se raréfie, rendant l’ambiance de travail agréable. Autre suggestion, pour améliorer la vie des femmes salariées françaises, arrêter de démanteler la médecine du travail et l’inspection du travail, deux corps d’État qui peuvent apporter un vrai soutien aux femmes.

Nolwenn Weiler

Photo : CC Keoni Cabral

 

 

Notes

[1Un sondage national réalisé auprès d’un échantillon de 1500 salarié.e.s non-cadres travaillant au sein d’entreprises des secteurs publics et privés est venu compléter les données de l’enquête du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle.

[2Ces citations sont extraites du rapport du CSEP et du tumblr Paye ton taf, qui recense des témoignages.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 15:15

 

 

vendredi 25 novembre 2016 à 18h

 

 

Mobilisation internationale contre les violences faites aux femmes.

 

Rassemblement contre les violence faites aux femmes.

Nous vivons dans un pays où il y a 86 000 viols par an dont seulement 1,5% sont condamnés. 216 000 femmes sont victimes de violences conjugales, 122 sont mortes en 2015. Les violences les plus insidieuses sont celles qui sont invisibles et que les femmes subissent au quotidien dans l'indifférence générale : sifflées, insultées, collées, pelotées, rabaissée et harcelées dans la rue, le bus, au boulot... Ces violences s'invitent partout, comme dans nos foyers, lorsque les relations sexuelles entre conjoints se font de manière forcée.

Stop à toutes les violences faites aux femmes.

 

A L'APPEL DE:
CFAM, APTI, CNT, SUD‐SOLIDAIRES, AL, NPA, CGA, JC, ENSEMBLE!, PG, NUIT DEBOUT, LDH, LES FEMMES EN NOIR.

 

document au format PDF:

Source : message reçu le 19 novembre 18h

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