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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:58

 

Source : www.reporterre.net

 

Edito - Le PS n’est pas de gauche

Hervé Kempf (Reporterre)

lundi 31 mars 2014

 

 

Le PS échoue parce qu’il mène la politique des capitalistes - la même que l’UMP. Pour échapper à la logique autoritaire que suit l’oligarchie, il faut construire la gauche autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.


"Vague bleue", "déroute du PS", "débâcle de la gauche"… les élections municipales conclues le 30 mars ont marqué une défaite remarquable du Parti socialiste, qui perd la gestion de dizaines de villes. Le vote marque un désaveu évident de la politique menée depuis deux ans par MM. Hollande et Ayrault et par leur majorité.

Mais est-ce bien une défaite de la gauche, comme le proclament à l’envi les commentateurs politiques des médias dominants ? La défaite du PS est-elle la défaite de la gauche ? Cela ne serait vrai que si le PS était à gauche. Mais le PS n’est pas à gauche.

Entendons-nous : il proclame en permanence qu’il est de gauche, il ancre son histoire dans la gauche, et, incontestablement, ses électeurs se pensent eux-même à gauche. C’est-à-dire inspirés par l’idée fondamentale que la paix sociale ne peut exister que dans la justice, et que cette justice passe essentiellement par la recherche de l’égalité entre les citoyens, par la maîtrise des rapports d’inégalité afin que que la force des uns ne surpasse pas trop celle des autres.

Et pour qu’un parti puisse être dit de gauche, il faut qu’il mène une politique de gauche. Et dans un contexte historique caractérisé par un niveau d’inégalité historique, par la domination des banques et des marchés financiers sur la politique économique, par l’échec du croissancisme à résoudre les problèmes écologiques et à endiguer la pauvreté croissante, une politique de gauche serait de s’attaquer résolument - dans une perspective européenne - aux revenus des plus riches et des paradis fiscaux, aux pouvoirs financiers, au productivisme.

Le PS, M. Hollande, ont-ils mené cette politique ? Non. Ils ont suivi la même politique que l’UMP, que M. Sarkozy. Agitant le chiffon rouge du mariage pour tous - un moyen astucieux de détourner l’attention pendant qu’on s’asujettisait aux desiderata des marchés -, injectant une pincée de mesurettes sociales, ils ont continué sur la lancée du néo-libéralisme en vigueur dans tous les pays européens, alors même que le désastre provoqué par les marchés financiers en 2008 aurait dû conduire à un radical changement de cap.

Les électeurs n’ont donc pas boudé "la gauche" : ils ont boudé une politique mensongère, et même perverse. Car après tout, avec l’UMP, on sait où l’on est : dans le camp des dominants, du capitalisme sans remords. Avec le PS, on se croit à gauche, et il est plus difficile de combattre des dirigeants que l’on croit ses alliés. Ce mensonge est en train de prendre fin : nombre d’électeurs de gauche ont préféré s’abstenir ou aller ailleurs plutôt que de maintenir cette fiction d’un vote de gauche.

Pourquoi alors ne se sont-ils pas reportés sur le Front de gauche ou sur EELV ? Parce que ces deux mouvements maintiennent une alliance avec le PS....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:47

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Valls à Matignon: un triple contresens

|  Par François Bonnet

 

 

La démocratie d'opinion contre la responsabilité politique : en nommant Manuel Valls premier ministre, François Hollande fait un choix contraire aux leçons des municipales. Là où une demande de gauche et de justice sociale s'est exprimée, le président brandit le discours d'ordre, de sécurité et de libéralisme : celui-là même qui a organisé la descente aux enfers de la gauche.

Vingt-quatre heures après une déroute électorale historique (plus de 150 villes perdues par le PS), François Hollande a donc pris acte de la sanction de ses deux premières années de présidence. Les rites de la Ve République sont immuables. Institutions obligent, le président a mécaniquement sacrifié son premier ministre fusible. Jean-Marc Ayrault, renvoyé de Matignon, portera seul la responsabilité de la défaite. Autre rituel : les seules enquêtes d’opinion auront décidé de l’identité du nouveau locataire de Matignon.

 

Manuel Valls 
Manuel Valls © Reuters

Manuel Valls, 51 ans, accède enfin à ce poste de premier ministre tant espéré. Il retrouve un Matignon où il avait débuté il y a vingt-cinq ans comme conseiller technique de Michel Rocard… Il reste à en expliciter le choix et les conséquences politiques lourdes qu’il entraîne. Car à ce stade, la promotion du ministre de l’intérieur apparaît comme un exact contresens par rapport aux enseignements évidents de ces deux tours de municipales. Triomphe de la démocratie d'opinion, du story-telling et de l'habileté communicationnelle, cette nomination allégera peut-être la pression subie par François Hollande. Mais ce choix et les débats qu’il va déclencher dans toute la gauche peuvent aussi offrir dans les mois qui viennent l’opportunité de vrais éclaircissements et d’une forte recomposition à gauche.

  • 1. Sanctionné lui aussi par l'électorat de gauche

Car avant-dernier de la primaire socialiste de 2011, avec 5,63 % des voix, peu populaire chez les militants socialistes, Manuel Valls est également l’un des grands sanctionnés de ces municipales. Et c'est le premier contresens de cette nomination. Celui que l’on a présenté durant des années comme l’homme fort du département de l’Essonne a été ces deux dimanches électoraux le recordman de l’abstention. En troisième position sur la liste socialiste d’Évry, préfecture du département, Manuel Valls n’aura en rien convaincu ni mobilisé l'électorat de la gauche. L’abstention au premier tour à Évry a été de 61 % ; au deuxième tour, elle est de 59 %. Et son successeur, Francis Chouat, l’emporte avec 50,55 % des voix.

De cette ville nouvelle et populaire, dont il a été maire de 2001 à 2012, Manuel Valls n’aura en rien fait un laboratoire, ni en termes de démocratie locale et d'innovation citoyenne, ni en termes de développement économique. En revanche, dans ce département englouti dans les affaires locales, où clientélisme et marchés publics suspects prospèrent, le nouveau premier ministre s’est retrouvé accroché dans plusieurs dossiers (retrouvez ici, ou encore ici nos différents articles).

Outre une abstention historique, ce scrutin municipal a été sans surprise marqué par un nouveau décrochage des quartiers populaires, de nouveau installés durablement aux marges de la vie républicaine. À la demande sociale, de justice et de lutte contre les inégalités qui s'est massivement exprimée lors de ces municipales, François Hollande répond par un message d'ordre et d'autorité que Manuel Valls a tant tenu à incarner depuis le ministère de l'intérieur. C'est le deuxième contresens de cette nomination.

  • 2. Incapable d'endiguer la montée du Front national

Il n'a échappé à aucun électeur que le « vallsisme », cocktail de discours sécuritaire et de stigmatisation des populations étrangères, mélange d'activisme et d'immobilisme réformateur, n'aura en rien endigué depuis deux ans la montée en puissance du Front national. Le FN vient d'emporter une douzaine de villes, dont une – contre les socialistes – dès le premier tour ; il compte plus de 1 200 conseillers municipaux, un résultat sans précédent.

 

Valls à Marseille 
Valls à Marseille © Reuters

Depuis la place Beauvau, Manuel Valls n'aura servi à rien dans l'indispensable lutte contre l'extrême droite. En procédant à des expulsions massives de Roms, en multipliant les déplacements spectacles à Marseille sur la sécurité, en mettant en scène un duel personnel contre Dieudonné au mépris des libertés publiques, en faisant la réclame d'une laïcité étriquée devenue machine à exclure, Valls n'aura cessé d'arpenter les chemins ouverts par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Pire, il a durablement placé au cœur même du débat public des thématiques légitimant l'agenda développé par le parti d'extrême droite.

  • 3. Acteur du reniement des promesses électorales

Troisième contresens, le nouveau premier ministre n'aura cessé ces deux dernières années d'incarner les renoncements, voire les reniements des socialistes au pouvoir. D'abord en jetant au panier la promesse d'instaurer un dispositif de lutte contre les contrôles d'identité au faciès, par l'instauration de récépissé. Ensuite en renvoyant aux calendes grecques cette autre promesse emblématique : le droit de vote des étrangers aux élections locales. Enfin en se mettant en travers de toute nouvelle évolution de la loi sur la famille et en s'opposant à l'ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de lesbiennes.

Un œil sur les sondages, convaincu d'une droitisation rapide de la société française, Manuel Valls aura transformé ce qui pouvait sembler à certains une position originale au sein du PS en un facteur de blocage et d'échec d'une gauche parvenue au pouvoir et aussitôt oublieuse de ses engagements et des bases de son électorat. Et ces deux dernières années, campé sur une position d'autorité, préférant stigmatiser les juges et sa collègue Christiane Taubira, rejouant ce vieux scénario écrit par Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy d'une justice laxiste contre une police républicaine, il s'est bien gardé de toute incursion sur le terrain social. Sauf lorsqu'il s'était employé à tailler en pièces la proposition de loi sur l'« amnistie sociale » visant à effacer les condamnations subies ces dernières années par des délégués syndicaux ou représentants de salariés.

 

Manuel Valls et Christiane Taubira 
Manuel Valls et Christiane Taubira © Reuters

 

  • L'hyper-Valls ou la faiblesse du hollandisme

« L'hyper-Valls ou la faiblesse du hollandisme », écrivait il y a quelques mois Lénaïg Bredoux pour mieux souligner le contraste entre l'activisme d'un ministre de l'intérieur se mêlant de tout et un couple Hollande-Ayrault fonctionnant dans la confusion, incapable de donner une lisibilité à leur action. En installant Manuel Valls à Matignon, François Hollande ne fait pas seulement la courte échelle à un communicant hors pair, ambitieux et toujours soucieux de ses seuls intérêts. Il prend le risque de devoir abandonner un peu de ces pleins pouvoirs dont bénéficie le président de la République.

Sont-ils en désaccord pour autant ? Rien ne le laisse penser, et surtout pas sur l'essentiel. Ayant toujours revendiqué des engagements de politique économique sociale libérale, ayant plaidé lors de la primaire socialiste pour une « règle d'or » budgétaire et la TVA dite sociale, Manuel Valls ne trouvera aucun mal à défendre le pacte de responsabilité engagé par Hollande et qui reprend en fait bon nombre de ses propositions (voir ici notre vidéo).

Dès dimanche soir, les ministres poids lourds du gouvernement n'avaient d'ailleurs laissé aucun doute sur la poursuite de la même politique économique. Pour Pierre Moscovici, cette débâcle municipale « est le prix du courage d'avoir engagé de grandes réformes ». Pour Michel Sapin, il était exclu d'engager « une politique de zigzags, il faut affirmer la continuité ». Même cap donc, ignorant la demande sociale qui s'est fortement exprimée dans les territoires et villes de la gauche ces 23 et 30 mars.

  • Pour quelle majorité présidentielle ?

« Si Manuel Valls est sincère politiquement, s'il n'a pas menti aux Français et qu'il défend toujours la ligne de la primaire pendant laquelle il s'est revendiqué de Tony Blair, c'est une catastrophe qui ne peut pas résoudre les problèmes des Français. L'homme n'est pas en question, mais sa politique l'est », nous déclarait dimanche soir Pascal Durand, ancien dirigeant d'Europe Écologie-Les Verts et tête de liste aux prochaines élections européennes. Les écologistes tiendront-ils cette position répétée ces dernières semaines qu'ils n'intégreront pas un gouvernement dirigé par Manuel Valls ? Ce sera le premier test de la majorité présidentielle.

Le deuxième sera le choix fait par Christiane Taubira d'être, ou non, ministre d'un Manuel Valls qu'elle n'a cessé d'affronter. Le troisième sera la réaction du parti socialiste et, surtout, de ses parlementaires. Essorés par les municipales, ils ont en perspective des élections européennes qui s'annoncent catastrophiques, un Sénat qui devrait rebasculer à droite et des élections régionales qui promettent de nouvelles défaites.

Le casting Valls sans réorientation politique majeure, sans réengagements forts faits à un électorat de gauche qui a crié dans les urnes son mécontentement, amènera-t-il quelques parlementaires socialistes et écologistes à rompre ? C'est désormais l'un des principaux enjeux de la présidence Hollande. Il peut acter de la fin d'un PS épuisé, à l'image de la défunte SFIO molletiste, et augurer ainsi d'une recomposition d'ensemble de la gauche. Mais il faudra pour cela que bon nombre d'élus socialistes refassent cet exercice oublié depuis des années : de la politique.

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:41

 

Source : www.mediapart.fr

 

Le déficit public de la France atteint 4,3% en 2013

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Contrairement aux engagements du gouvernement socialiste sur une réduction à 4,1 % en 2013, le déficit public français s'est établi à 4,3 %. La dette atteint 93,5 % de PIB.

Le déficit public de la France en 2013 s'est établi à 4,3 % du produit intérieur brut, au-delà des 4,1 % prévus par le gouvernement, a révélé dimanche 30 mars le journal Les Échos.

Le chiffre officiel doit être publié lundi matin par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). En 2012, le déficit public, qui prend en compte les déficits cumulés de l'État, des régimes de sécurité sociale et des collectivités locales, se montait à 4,8 % du PIB.

Paris s'est engagé auprès de ses partenaires européens à ramener le déficit sous la barre des 3 % en 2015, seuil maximal fixé par les traités européens. Ces mauvais résultats, provoqués par des moindres rentrées fiscales, ne devraient pas permettre au gouvernement socialiste de respecter ses engagements. En 2013, la dette atteint 93,5 % de PIB (contre 93,4 % prévus). En 2012, la dette avait atteint 90,2 % du PIB.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:33

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


Le rapport de Caritas Europe qui dénonce le coût humain de la crise en Europe

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

L’ONG accuse les politiques d’austérité imposées par l’Europe. Elle demande aux gouvernements d’accepter d’en reconnaître l’échec et de trouver des alternatives.

Après de nombreuses ONG, Caritas Europe dresse un deuxième rapport accablant sur la situation en Europe. Montée de la pauvreté, montée des inégalités, dégradation des niveaux de vie, chômage, violences, malnutrition, baisse de la santé, de la scolarité… l’ONG dit être submergée par l’effondrement européen.

Toutes les barrières de protection ont sauté, accuse l’ONG, qui s’est intéressée en priorité aux sept pays européens les plus touchés par la crise – Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Chypre et Roumanie. Le coût humain de la crise y devient insupportable.

La grande pauvreté atteint désormais plus de 10 % de la population. Les salariés, quand ils travaillent, gagnent parfois si peu qu’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins. Près de 500 000 salariés en Europe, selon ses estimations, ne peuvent plus se payer un logement. Les populations les plus vulnérables – les femmes, les émigrés non européens, les personnes sans formation – sont les premières atteintes. L’exclusion est devenue telle que l’ONG dit voir de plus en plus de personnes sorties totalement du système et ne comptant plus que sur elles-mêmes.

Peu habituée jusqu’alors à investir le champ politique, Caritas Europe y entre désormais de plain-pied et accuse. Les politiques imposées par l’Europe sont, selon elle, les grandes responsables de cette désagrégation sociale. « Les hauts niveaux de dettes (publiques) n’ont pas été à l’origine de l’effondrement de la croissance, comme les auteurs d’une importante étude (Ash & Pollin 2013) l’ont démontré. Néanmoins, alors que la crise se poursuit, l’attention s’est détournée des évidentes fautes des marchés financiers et s’est tournée vers les erreurs supposées des gouvernements. En fait, le poids du règlement de la crise créée par les marchés financiers et les banques centrales et les régulateurs qui étaient censés les contrôler a été transféré sur les "travailleurs ordinaires, les services publics, les vieux et les faibles" (Quiggin 2012). Quiggin décrit cette politique d’austérité accrue non simplement comme "une idée d’économie zombie" mais comme "une stratégie politique de guerre de classe". »

Le rapport poursuit : « La principale préoccupation parmi les dirigeants a été la volonté, conduite par la Banque centrale européenne, qu’aucune banque ne devait faire faillite et que les problèmes de déficit budgétaire seraient corrigés par l’imposition de mesures d’austérité et de réformes structurelles. Cette politique "de ne pas laisser un seul porteur obligataire derrière" constitue une socialisation massive des dettes accumulées dans les banques privées et représente le plus large transfert de richesses des citoyens vers les créditeurs privés dans l’histoire de l’Europe. »

« Les faits réunis dans ce rapport, et dans le précédent, nous amènent de nouveau à conclure que la politique mettant l’accent prioritaire sur l’austérité ne marche pas en Europe et qu’une alternative doit être d’urgence adoptée », conclut l’ONG en listant une série de priorités allant d’une plus grande prise en compte des impacts sociaux dans les mesures adoptées à une restructuration des dettes, en passant par une  réforme du système bancaire afin de supprimer l’aléa moral dont il bénéficie. Bref, de reprendre toute la gestion de la crise à zéro.

 

 

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:23

 

Source : local.attac.org

 

26 mars > 2 avril - Nîmes : Sémaphore

 

 

 

 

Mars ATTAC (7e édition) du 26 mars au 2 avril (et 22 avril) : des films, des débats, des rencontres, une expo photo et un concert !

Au fil des éditions, MARS ATTAC est devenu un rendez-vous à ne pas manquer dans le paysage culturel et politique local ! Chômage et insécurité sociale, toute-puissance des pouvoirs financiers, pillage des ressources de notre planète, démocraties malades... La crise que notre monde traverse est globale.

Avec cette semaine de cinéma, de rencontres, de débats, l’association altermondialiste ATTAC Nîmes entend permettre une meilleure compréhension de la situation actuelle mais surtout échanger sur les pistes d’actions possibles et faire connaître des alternatives à ce système prédateur. Sans oublier l’expo photo dont les clichés ont été pris lors du Forum Social Mondial à Tunis en 2013 et le concert des Zaragraf, véritable remède anti-résignation. Un programme nécessaire et enthousiasmant !

À partir du 26 mars, expo photo dans la Cafétéria du Sémaphore :

"Choghl, horriya, karama wataniya !" : "Travail, liberté, dignité nationale !".

Voici le slogan qui a ponctué le dernier Forum Social Mondial qui s’est tenu en mars 2013 à Tunis. L’exposition du photoreporter Mikaël Aurelio Doulson Alberca montre les visages de la résistance des deux rives de la méditerranée, réunis à Tunis le temps de ce rassemblement international.

 % % prévente au cinéma Sémaphore 1 semaine avant chaque séance % %

Pour plus de renseignements :

Cinéma le Sémaphore – 25, rue Porte de France / Tél : 04 66 67 83 11 / Web : www.cinema-semaphore.fr Pour des infos sur Attac (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne). www.france.attac.org / www.local.attac.org/attac30 / nimes@attac.org / 04 66 38 22 95

 

Source : local.attac.org

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:11

 

Info transmise par L'Intercollectif Gardéchois

 

 

Bonjour

Lech Kowalski a suivi au jour le jour pendant plusieurs mois la résistance opposée au pétrolier Chevron par des villageois polonais sur leurs terres menacées par l'exploitation du gaz de schiste. Ils ont érigé un véritable camp retranché avec des moyens dérisoires.

L'Intercollectif Gardéchois du Permis du Bassin d'Alès se joint à la municipalité et vous propose de venir déguster une soupe à l'occasion de la projection du film "Holy Field, Holy War", qui relate leur histoire, le MERCREDI 9 AVRIL, au cinéma Regain de Barjac (projection à 20H30). Lech Kowalski sera présent pour parler de son film. Veuillez trouver ci-dessous plus d’infos.

La recette "soupe" sera intégralement reversée aux paysans polonais en lutte. Soupe à 19H, 5 euros. Réservations (pour la soupe seulement) et renseignements: bibliotheque-barjac@orange.fr ou 04 66 24 56 56, avant le DIMANCHE 6 AVRIL.
 
A faire circuler le plus largement possible.
 

Cordialement

L'Intercollectif Gardéchois


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SITE DE VIGILANCE ET D'ALERTE DES COLLECTIFS « ANTI GAZ ET HUILES DE SCHISTE » GARDOIS

http://www.bassindales.fr/
Twitter: https://www.twitter.com/bassindales
Rejoignez-nous sur Facebook: bassindales
le site du collectif 07 : http://www.stopaugazdeschiste07.org/

Numéros de vigilance
Véhicules, camions ou travaux suspects? Mouvements sur terrain? Contactez les numéros d'alerte ci-dessous. Notez bien ces numéros et gardez-les précieusement sur vous! Avant tout signalement, précisez: lieu et/ou direction.
Gard: 06 95 60 22 27 - Ardèche: 06 23 66 15 51


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La sortie en salles de Holy Field Holy War aura lieu le 26 mars 2014 , pour ceux qui ne l'ont pas encore vu Holy Field Holy War est un film de Lech Kowalski qui s'intéresse au sort des petits paysans polonais qui font face aux multinationales de l'agro-alimentaire et de l'énergie. Le film a été primé 3 fois au FID Marseille et a le soutien du GNCR.


SYNOPSIS
Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés.
Leur lutte pour survivre se fait loin des caméras et des médias.
En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, de nouveaux acteurs sont en compétition pour s’accaparer les terres. Ce qui se passe en Pologne est un avertissement à prendre au sérieux.


Site du réalisateur et bande annonce
http://www.lechkowalski.com/fr/video/item/43/holy-field-holy-war



holy_1




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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:01

 

Source : alterautogestion.blogspot.fr

 

Quand TAFTA peut cacher d'autres accords en négociation

 

samedi 29 mars 2014

Négociations d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur

 

 

Déclaration de la Coordination continentale des mouvements sociaux de l’ALBA – Section Argentine

L’Union européenne et le Mercosur négocient en secret un traité de libre-échange

Avant la nouvelle réunion des équipes de négociateurs

Les mouvements populaires s’opposent au traité de libéralisation commerciale

Face au projet de marché, nous réaffirmons l’ « intégration » à partir des peuples


En novembre 2005, la résistance et la mobilisation des mouvements populaires de « Notre Amérique » (Nuestra América) réussirent à enterrer l’ALCA. Les dirigeants et les peuples latino-américains repoussèrent le diktat de l’Empire consistant à nous soumettre à un espace de « libre-échange » dans les Amériques. Les conséquences ruineuses pour les secteurs populaires de ce « libre-échange » restent aujourd’hui évidentes avec la dégradation des conditions de vie des peuples dans les pays qui signèrent ces traités avec les Etats-Unis.
 


Huit ans après, nous voyons avec préoccupation les tentatives de recréer un nouvel ALCA avec les négociations d’un Traité de libre échange entre les pays du Mercosur et l’Union européenne qui auront lieu aujourd’hui (21 mars) lors d’une nouvelle réunion à Bruxelles. Face à cette situation, les mouvements populaires signataires ci-dessous :

Dénoncent que ces négociations se réalisent de manière secrète et confidentielle, sans information officielle sur les questions et propositions en débat, et exigent qu’elles soient publiques. L’ensemble de la population a le droit de connaître et de discuter les conséquences de cet accord commercial.

Exhortent également les gouvernements des pays du Mercosur et les autorités de ce bloc régional à garantir des processus de consultation avec les organisations populaires et l’ensemble de la population.

Alertent sur le fait que ce traité risque d’accroître la dépendance de l’Argentine et de la région vis-à-vis d’une intégration basée sur l’exportation de matières premières et l’importation de produits industriels européens.

En plus, il aura comme conséquence le démantèlement des systèmes de protection sociale et réduira les capacités d’intervention de l’Etat et publique en faveur des peuples et d’un projet de pays et de région alternatif.

Nous ne permettrons pas la promotion d’investissements européens qui cherchent à transférer dans nos pays les activités extractivistes et polluantes, dévastatrices pour les peuples et la « Terre Mère » (Madre Tierra), dans le but de contourner les régulations environnementales existantes dans leur continent.

Un tel accord renforcera surement la subordination de l’Argentine et de la région aux diktats du CIADI* et aux organismes financiers internationaux. Nous proposons que les gouvernements du Mercosur suivent l’exemple de la République bolivarienne du Venezuela qui s’est retiré de cet organisme international en 2012 en mettant en cause sa légitimité en tant qu’arbitre « impartial » global dans le domaine commercial.

Parce que l’intégration dont ont besoin nos peuples doit être basée sur la solidarité, la justice et la réciprocité et non dans le « libre-échange », nous invitons à renforcer ce débat et la mobilisation face à l’avancée de ce traité et des autres initiatives de libéralisation commerciale en cours.
  • Information immédiate et large sur les termes des négociations en cours. Convocation à un débat public et démocratique sur les conséquences économiques, sociales, environnementales et culturelles de ces négociations.
  • Solidarité avec les mouvements sociaux européens qui résistent à l’accord.
  • Non au traité de libre échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Non à la militarisation de notre continent promue par les puissances impériales.
  • Oui à l’intégration des peuples basée sur les principes d’égalité, de solidarité, de réciprocité, de complémentarité et défense de la « Terre-Mère ». Pour la défense de nos biens communs sociaux, naturels et de nos territoires. Pour la défense des souverainetés populaires et de la souveraineté alimentaire des peuples de Notre Amérique.
Coordination continentale des mouvements sociaux de l’ALBA –
Section Argentine (Le 21 mars 2014)

* NdT : Les expressions de « Nuestra América », « integración », « Madre Tierra » correspondent à des notions bien spécifiques en Amérique latine.

MERCOSUR : Marché du Cône Sud, il regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay (actuellement suspendu), l’Uruguay et le Venezuela. La Bolivie a signé son adhésion en 2012 mais elle n’est pas encore ratifiée par certains pays. 

ALCA (FTAA en anglais – ZLEA en français) : Zone de libre-échange des Amériques impulsée par les Etats-Unis et faisant suite à l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) a été mis en échec en 2005 suite à la mobilisation des mouvements sociaux et le refus de certains dirigeants : Hugo Chávez, Nestor Kirchner et Lula.


ALBA ‘Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) : Créé en avril 2005, elle regroupe le Venezuela (pays initiateur), Cuba, la Bolivie, la Dominique, le Nicaragua, l’Equateur, Saint-Vincent et les Grenadines, Antigua et Barbuda. Le Hondura

CIADI : Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements.
Le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements a été créé par la convention de Washington du 18 mars 1965.

Traduction Richard Neuville

La Unión Europea y el Mercosur negocian en secreto un tratado de libre comercio

Ante la nueva reunión de los equipos negociadores

Los movimientos populares decimos NO al tratado de liberalización comercial Frente al proyecto de mercado reafirmamos la integración desde los pueblos

En noviembre de 2005 la resistencia y movilización de los movimientos populares de Nuestra América logró enterrar el ALCA. Los mandatarios y pueblos latinoamericanos rechazamos las órdenes del imperio de someternos a un área de “libre comercio” en las Américas. Las ruinosas consecuencias para los sectores populares de ese “libre comercio” hoy quedan en evidencia con la degradación de las condiciones de vida de los pueblos en aquellos países que firmaron estos tratados con Estados Unidos.

8 años después, vemos con preocupación los intentos de recrear un nuevo ALCA con las negociaciones de un Tratado comercial entre los países del MERCOSUR y la UNION EUROPEA que tendrán hoy 21/3 una nueva reunión en Bruselas. Ante ello, los movimientos populares abajo firmantes:

Denunciamos que estas negociaciones se realizan de forma secreta y confidencial, sin información oficial sobre las cuestiones y propuestas en debate, y exigimos que se hagan públicas. Toda la población tiene derecho a conocer y discutir las consecuencias de este acuerdo comercial.

Instamos también a los gobiernos de los países del Mercosur y a las autoridades de este bloque regional a garantizar los procesos de consulta con las organizaciones populares y el conjunto de la población.

Alertamos que este tratado amenaza con profundizar la dependencia de Argentina y la región con una integración basada en la exportación de bienes primarios y la importación de productos industriales europeos.

Además tendrá como consecuencia el desmantelamiento de los sistemas de protección social y laboral y reducirá las capacidades de intervención estatal y pública en favor de los pueblos y de un proyecto de país y de región alternativo.
No permitiremos que se promocionen inversiones europeas que buscan transferir a nuestros países emprendimientos extractivistas y contaminantes, devastadores de los pueblos y la Madre Tierra, con el efecto de eludir las regulaciones ambientales existentes en su continente.

Un acuerdo así seguramente profundizará la subordinación de Argentina y de la región a los dictados del CIADI y los organismos financieros internacionales. Proponemos que los gobiernos del Mercosur sigan el ejemplo de la República Bolivariana de Venezuela que en 2012 se retiró de dicho organismo internacional y cuestionó su legitimidad como árbitro “imparcial” global en temas comerciales.

Porque la integración que necesitan nuestros pueblos debe basarse en la solidaridad, la justicia y la reciprocidad y no en el “libre comercio”; convocamos a ampliar este debate y organización frente al avance de este tratado y del resto de las iniciativas de liberalización comercial en marcha.
  • Inmediata y amplia publicidad de los términos de las negociaciones en curso. Convocatoria a un debate público y democrático sobre las consecuencias económicas, sociales, ambientales y culturales de dichas negociaciones.
  • Solidaridad con los movimientos sociales europeos que resisten al ajuste.
  • No al tratado de libre comercio entre la Unión Europea y el Mercosur. No a la militarización de nuestro continente promovida por las potencias imperiales.
  • Sí a la integración de los pueblos basada en los principios de igualdad, solidaridad, reciprocidad, complementariedad y defensa de la Madre Tierra. Por la defensa de nuestros bienes comunes sociales, naturales y de nuestros territorios. En defensa de las soberanías populares y de la soberanía alimentaria de los pueblos nuestroamericanos.
ARTICULACIÓN CONTINENTAL DE MOVIMIENTOS SOCIALES DEL ALBA 
– Capítulo Argentina


 

 

Source : alterautogestion.blogspot.fr

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:48

 

Source : alternatiba.eu

 

10, 100, 1000 villages des alternatives Alternatiba

 

Si vous souhaitez vous lancer dans l’organisation d’un Alternatiba, voici quelques informations utiles

Les ressources :

  • un kit méthodologique « Comment et pourquoi créer un Alternatiba dans sa ville, son territoire ou son canton » avec toutes les explications de la méthodologie utilisée à Bayonne
  • l’appel à créer 10,100,1000 Alternatiba traduit en 23 langues que vous pouvez diffuser à volonté
  • une médiathèque contenant des exemples d’affiches, d’autocollants, de flyers, de bandeaux web, de photos afin de commencer votre communication.
  • Même si votre Alternatiba n’est pas encore très défini, il est important de lister tous les projets afin de donner envie à d’autres personnes soit de vous rejoindre soit d’en créer un chez elles, ainsi que pour montrer l’ampleur de la dynamique Alternatiba en France et en Europe.

Contactez-nous afin d’être ajouté à la coordination des Alternatiba et d’intégrer votre événement sur la carte. Demandez la création de votre espace dans le site pour héberger toutes vos informations sur l’Alternatiba que vous préparez. Cet espace sera prêt à l’emploi et vous pourrez l’alimenter et le modifier comme bon vous semble.

 

 

 

 

Source : alternatiba.eu

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:33

 

 

Source : kokopelli-semences.fr

 


 

La Bio Piratée

 

Le Troupeau aveugle de John Brunner (publié en 1972) est le chef d'oeuvre de l'écologie-fiction. C'était pour l'époque un ouvrage d'un pessimisme terrifiant, le plus dramatique de tout ce genre littéraire quant à ses descriptions poignantes de la pollution et de la destruction de l'environnement. 1972 est également l'année de publication de “L'Angoisse de l'an 2000” de Roger Heim, et de la création de la revue “la Gueule Ouverte”, “le Journal qui annonce la fin du monde”. Le titre anglais du “Troupeau Aveugle”, “The Sheep look up”, est emprunté au vers 125 du poème Lycidas de John Milton: «Les brebis affamées lèvent la tête (et ne sont point nourries)». Dans ce roman d'écologie-fiction, l'humanité se meurt soit de faim, soit de cancers provoqués par la pollution alimentaire et environnementale. John Brunner n'a pas vu venir, il est vrai, la pollution nucléaire généralisée et les délires des chimères génétiques: les cerises empoisonnées sur le gâteau toxique, excusons-le du peu. Ce qu'il a très bien vu venir dans “Le Troupeau aveugle”, par contre, c'est le rachat de la bio, le piratage de la bio, le frelatage de la bio… Quarante années plus tard, le troupeau aveugle, en quête de mieux-être et de nutrition digne de ce nom, se précipite dans les super-marchés “bios” sans se douter le moins du monde de l'identité de ceux qui tirent une grande partie des ficelles.

Dans mon essai “Les tambours de Gaïa se sont réveillés”, en novembre 2013, j'ai assurément lancé un gros pavé dans la mare en écrivant:

«En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d'aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l'agro-alimentaire: Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc. En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l'argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d'Evernat, d'Allos, de Tartex, d'Alter Eco... c'est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l'un des grands groupes Européens de l'agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d'acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l'association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l'un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l'IFOAM (la fédération internationale de l'agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l'export vers les pays riches, au service de l'industrie bio, et donc au service de l'industrie tout court. Ad nauseam.»

Depuis lors, certains militants me pressent de publier mes sources. Aujourd'hui, j'ose donc mettre en ligne une partie du dossier que j'ai commencé à rédiger sur le sujet de la bio piratée. Avec beaucoup de réticences, cependant, tellement tout cela est archi-déprimant. Il est possible, un jour étoilé, que je continue de rédiger les résultats de cette enquête que nous avons lancée. Pour l'instant, cependant, je consacre toutes mes énergies à la restructuration constructive et fertile de Kokopelli dans les Pyrénées de l'Ariège et c'est un grand plaisir. J'invite donc tous les militants très intéressés par ce sujet attristant - celui de la récupération d'une grande partie de la bio - à poursuivre eux-mêmes cette enquête. Il suffit de très peu de chose: savoir parler anglais et suivre la piste de l'argent.

En novembre 2012, lorsque l’Etat de Californie présenta au vote populaire la Proposition 37 destinée à rendre obligatoire l’étiquetage des OGMs, ce fut une levée de boucliers de la part de l’agro-chimie qui finança une campagne de rejet de cette proposition: Monsanto (7 millions de dollars), Dupont de Nemours (5 millions de dollars), BASF (2 millions de dollars), Bayer (2 millions de dollars), Dow (2 millions de dollars), Pepsico (1,7 million de dollars), Nestlé (1,2 million de dollars), Coca-Cola (1,1 million de dollars), Syngenta (1 million de dollars), General Mills (1 million de dollars), Del Monte, Kellog, Kraft, Heinz, Mars, Cargill, etc, etc. (1).

C’est alors que les consommateurs bios furent effarés d’apprendre qu’une centaine de compagnies proposant des aliments bios étaient en fait dans l’escarcelle du Cartel de l’agro-alimentaire ou du Cartel de l’agro-chimie et commencèrent à désélectionner ces compagnies de leur panier. Il existe même, aux USA, une application téléchargeable pour téléphones mobiles permettant de connaître l’identité de ces compagnies afin de les boycotter. (2)

Bonneterre, Distriborg, France Alter Eco, Evernat...

En France, également, un certain nombre de compagnies bios sont des filiales d’un des plus gros groupes Européens de l’Agro-alimentaire, la multinationale Royal Wessanen qui emploie 2100 personnes: Distriborg (Bjorg, Biodistrifrais et Bonneterre) rachetée en 2000 et dont le rachat total fut finalisé en décembre 2009; Evernat; Whole Earth; Zonnatura; Kallo; Clipper racheté en mars 2012; Ekoland; De Rit; Allos; Tartex; Culinessa; Biorganic; Bioslym; Merza; Fertilia; Kalisterra; (ce dernier, revendu en juillet 2011). Il en est de même de France Alter Eco (le leader du commerce équitable de produits biologiques) qui vient d’être racheté, en 2013, par Distriborg donc par Royal Wessanen et qui s’en vante. (3) « France Alter Eco s’adosse donc à un groupe disposant de moyens financiers plus importants. La marque va garder son nom, nous allons juste devenir une filiale de Distriborg, qui est elle-même une filiale du groupe hollandais Wessanen » s’exprime Laurent Murat, le directeur du marketing. Distriborg, c’est également les marques: Vivis fructose, Pléniday, Gayelord Hauser, Schär, Yao Tea, Wakama, Tuocha, Florystelle, Ephynéa, Ortis, Krisprolls, Tien Shan, Agnesi, Patak’s, Thai, Amoy, Grand’Italia, Kara et Skippy.

Royal Wessanen, pendant de nombreuses années, possédait Tree of Life, l’une des deux sociétés qui contrôlent 80% de la distribution du bio aux USA (l’autre étant United Natural Foods). Tree of Life est également le n°1 de la distribution bio au Royaume-Uni. Royal Wessanen a revendu Tree of Life USA en 2010 à KeHE Distributors (USA) pour 190 millions de dollars et il a revendu Tree of Life UK en juillet 2011. Royal Wessanen possède également, en UK, Kallo Foods Ltd (Kallo et Whole Earth).

Royal Wessanen est coté à la Bourse d’Amsterdam. Certains de ses principaux actionnaires sont (5):

- Delta Partner LLC, un Hedge Fund basé à Boston aux USA qui possédait 25.61 % des actions de Royal Wessanen en décembre 2012.

- Sparinvest SE, un Danois gestionnaire international d’actifs basé au Luxembourg qui possédait 3.17 % des actions de Royal Wessanen en juillet 2013. Ses principaux actionnaires sont les banques Danske Andelskassers, Nykredit, le fonds d’investissement Investeringsforeningen Sparinvest et le fond de pension Pensionskassen for Farmakonomer. En 2012, Sparinvest SE a signé un accord de partenariat avec le Chinois Haitong International Holdings dont le siège social est installé dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques.

- Invesco Ltd, un gestionnaire international d’actifs situé à Atlanta, aux USA, avec son siège social dans le paradis fiscal des Bermudes. Il possédait 2.62 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Le groupe emploie plus de 6200 collaborateurs répartis dans plus de 20 pays, et gérait 632 milliards de dollars en juin 2012. En 2004, cette compagnie a payé 450 millions de dollars d’amende aux USA pour pratiques de “trading” non conformes, un euphémisme dans ce milieu pour pratiques bancaires mafieuses. (4) Invesco est coté au Nasdac. Ses 5 principaux actionnaires sont Vanguard Group, Black Rock Fund, Wells Fargo, Morgan Stanley et Thornburg Investment.

- Global Thematic Partners LLC. Il possédait 2.25 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Il est coté au Nasdac et on retrouve dans ses actionnaires principaux Dow Chemical, Bunge (l’une des quatre principales multinationales de l’agro-alimentaire avec Cargill, Glencore et le Groupe Louis Dreyfus), Mosaic Company (le leader mondial de la Potasse et du Phosphate), Potash Corp Sask (engrais à base de potasse potasse, phosphate et nitrate) et CF Industries Holdings, Inc (engrais agricoles).

- Vanguard Group. Il possédait 0.65 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L’analyse des multinationales qui se cachent derrière Vanguard Group est présentée ci-dessous en relation avec le rachat de Lima et de Danival.

- Black Rock Fund. Il possédait 0.63 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L’analyse des multinationales qui se cachent derrière Black Rock Fund est présentée ci-dessous en relation avec le rachat de Lima et de Danival.

Lima et Danival

Danival, racheté en 2000 par le groupe français de parapharmacie, Viva Santé, vient d’être revendu, en 2011, au Belge Lima qui lui-même est acheté par Hain Celestial en 2002. Après consultation du Nasdac, il s’avère que les 5 principaux actionnaires de Hain Celestial sont les fonds bancaires suivants: Vanguard, Goldman Sachs, Jennison Associates, Black Rock Fund, et Coatue Management. Derrière le fonds bancaire Vanguard se cachent Monsanto (de l’agent orange aux chimères génétiques en passant par le RoundUp), Philip Morris (les cigarettes), Martin Lockheed (les armements), ExxonMobil (le pétrole), Walmart (le n°1 des supermarchés), Pfizer (la pharmacie), Merck (la pharmacie), City Group, Bank of America, etc. Derrière le fond bancaire Goldman Sachs se cachent: Apple, Microsoft, ExxonMobil, Vanguard, Google, General Electric, JP Morgan, Pfizer, Merck, etc. Derrière le fonds bancaire Black Rock se cachent: Apple, Microsoft, ExxonMobil, Coca Cola, Chevron, Procter and Procter, Philip Morris, etc. Ad nauseam. La bonne compagnie que voilà!

Un peu d’histoire. La société Hain Pure Food est créée en 1926 en Californie. Elle est rachetée en 1981 par Ogden Corporation (actuellement Covanta Energy Corporation qui est spécialisée dans le recyclage des déchets industriels et la production d’électricité). Elle est ensuite rachetée en 1986 par IC Industries (actuellement Whitman Corp, le sous-traitant de Pepsi qui acheta Pepsi Americas en 2000). Hain Pure Food est finalement racheté en 1994 par Irwin Simon, le propriétaire de Kineret Acquisition Corp (spécialités alimentaires) qui emprunte alors l’argent à Argosy Group LP (une compagnie de software). Fin 1994, le groupe prend le nom de Hain Food Group. En 1996, George Soros, le milliardaire prédateur psychopathe, rachète 16% des actions de la compagnie. Pour mémoire, George Soros est à la direction du CFR, le Council for Foreign Relations (16), il est l’un des membres du Groupe Bilderberg et il finance la clique militariste d’Avaaz. En 2000, Hain Food Group rachète Celestial Seasonning et change son nom en Hain Celestial. Celestial Seasonings est une société célèbre aux USA (depuis 1969) pour sa gamme de tisanes, non-bios, aux emballages poétiques, ornées d’axiomes de sagesse, de petites fleurs et de bisounours. Depuis peu, et enfin, (mars 2013), elle est également dans la ligne de mire des consommateurs avertis de par la très haute teneur en biocides (le Propachlor, un herbicide de Monsanto, et le Propargite, un acaricide vendu sous les noms de Omite et Comite) d’une partie de ses tisanes, teneur qui dépasse les normes permises par la Food and Drug Administration (FDA), ce qui n’est pas peu dire! Hain Celestial est également accusé de vendre des pâtes “bios” (De Boles Organic Pasta) contenant du MGK-264 (un synergisant cancérigène dans les pesticides) et du pyperonil butoxide (un synergisant cancérigène dans les insecticides). Hain Celestial est également accusé de commercialiser de faux cosmétiques “bios” sous les marques Jason et Avalon Organics. (7) L’un des cosmétiques de la gamme Jason, par exemple, n’a qu’un composant “bio” sur dix-neuf. (8)

A noter qu’en 2003, la compagnie Heinz (fondée en 1869 à Pittsburgh) rachète 19,5% des actions du Hain Celestial Group. Elle les revend à la fin de l’année 2005. Et pour la petite histoire, cette année, en février 2013, Heinz est racheté par le milliardaire américain Warren Buffett (troisième fortune du monde) qui s’allie, pour l’occasion, à la chaîne Burger King (dont le propriétaire est le fonds d’investissement Brésilien 3G Capital). Tout cela ne fait aucune différence car les actionnaires de Heinz sont les mêmes que ceux de Hain avec en sus, l’héritière de la famille, l’épouse du nouveau secrétaire d’État américain, John Kerry.

En conclusion, derrière Hain Celestial, avec ou sans Heinz (le célèbre Ketchup), se cache l’argent de Monsanto, Walmart, ExxonMobil, etc… Bon appétit.

Provamel

Provamel est l’une des marques avec Belsoy et Alpro Soya de la société Alpro, une filiale, créée en 1980, du Groupe Vandemoortele. Alpro est le leader Européen (15) des produits à base de soja, bio et non bio. Alpro fut revendu en 2009 pour 455 millions de dollars à Dean Foods, le leader mondial de la distribution de lait qui contrôle 90 % du lait aux USA. Alpro distribue ses produits dans une trentaine de pays.

Dean Foods est aussi le propriétaire de Horizon, le plus gros distributeur de lait bio aux USA, ainsi que de WhiteWave/Silk, l’un des leaders du lait de soja bio et de ses produits dérivés aux USA qu’il racheta en 2002. En 2009, Organic Consumers Association appela au boycott de Silk en raison du fait qu’une partie de son soja provenait du Brésil (déforestation de l’Amazonie) et de Chine dans des conditions de travail plus que douteuses sur le plan éthique. Selon le Star Telegram et d’autres sources, Silk aurait utilisé du lait de soja bio jusqu’en 2009, année durant laquelle Dean Foods décida de passer au lait de soja non bio en gardant les mêmes code-bars et en remplaçant le terme bio par naturel.

Rachels Organic, en UK, est également la propriété de Dean Foods.

En juillet 2013, Dean Foods a commencé à se délester de WhiteWaves (9) en échange d’une dette détenue par J.P. Morgan Securities LLC et BofA Merrill Lynch. Le 26 juin 2013, WhiteWave annonça que Dean Foods s’engageait à se débarrasser, sous les 18 mois, des 19,9 % des parts qu’il détient encore dans la société. (10)

En conclusion, Horizon, Silk, Alpro et Provamel restent en partie dans le giron d’actionnariat de Dean Foods jusque fin 2015. De plus, que Provamel soit dans le giron de Dean Foods ou de WhiteWave Food Company, cela ne fait aucune différence lorsque l’on analyse qui sont les cinq principaux fonds financiers qui contrôlent WhiteWave Food Company: Vanguard Group, Price T Rowe Associates, Shapiro Capital, FMR LLC, et Wellington Management.

Sur le plan éthique, il faut rappeler qu’en novembre 2012, Dean Foods a donné 253 000 dollars pour lutter contre la proposition 37 en Californie destinée à rendre obligatoire l’étiquetage des produits OGMs. En 2009, le Cornucopia Institute a accusé Dean Foods (Horizon), Abbott Laboratories (Similac) et Nurture, Inc. (Happy Baby) de contaminer délibérément la chaîne alimentaire bio en introduisant dans des aliments bios (13), tels que du lait et des nourritures pour bébés, des huiles processées avec des solvants synthétiques par Martek. (11). Ces huiles sont processées en un cocktail de substances synthétiques et diverses dont sont issues des compléments alimentaires, commercialisés sous les appellations DHA (acide docosahexaenoique/ omega-3) et ARA (acide arachinodique/ omega-6). De plus, ces huiles sont élaborées avec le recours de solvants très toxiques tels que l’hexane et Isopropyl alcohol. (14) Le Cornucopia Institute porta plainte (12) en affirmant que certaines huiles (Life’sDHA™ et Life’sARA™) étaient fabriquées à partir de fungi du sol et d’algues génétiquement modifiées par des mutations induites par des radiations ou l’usage des substances chimiques très nocives. Le Life’sDHA™ est produit à partir des algues Crypthecodinium cohni ou de Schizochytrium. Le Life’sARA™ est produit à partir du champignon Mortierella alpina.

En avril 2010, le Ministère de l’Agriculture US (USDA) déclara illégales, pour le secteur bio, les huiles de Martek mais l’administration Obama/Vilsak (un homme de paille de Monsanto) bloqua l’application de cette décision pendant encore 18 mois, plus particulièrement sous la pression des lobbyistes de Dean Foods.

Martek Biosciences Corporation a été rachetée en décembre 2010, pour 1,1 milliard de dollards par un conglomérat Hollandais, Royal DSM NV, au chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars. Martek Biosciences Corporation produit des protéines fluorescentes d’algues pour la recherche médicale.

Martek Biosciences Corporation est en partenariat avec Monsanto pour produire une huile de soja génétiquement modifié à haute teneur en oméga 3. Selon certaines sources, les huiles incriminées dans les produits bios étaient en fait des produits élaborés par Monsanto dans les années 90 pour lesquels Martek n’avait pas encore les droits techniques.

Pronatura

Voyons maintenant le cas de ProNatura, le leader Français de la distribution de légumes et de fruits bio au chiffre d’affaires de 84 millions d’euros en 2010. Sa société est à 51% sous le contrôle d’Activa Capital depuis juillet 2005.

Activa Capital (fonds de pension, compagnies d’assurances, investisseurs privés, etc.), comme toutes les sociétés d’investissement, joue au Monopoly. En 2003, elle organise la reprise du groupe Mont Blanc, une filiale à 100% de Nestlé qui y reste actionnaire jusqu’en 2005. En octobre 2005, Activa rachète à Nestlé les 19% d’actions restantes dans Mont Blanc lors de son rachat d’une autre filiale de Nestlé, Gloria. En 2012, Activa Capital acquiert des actions majoritaires de la Financière Taoris, la holding contrôlant l’outsourceur Armatis.

Pro Natura a acquis la société Bioprim (un acteur majeur sur le marché des fruits et légumes biologiques) en octobre 2007. L’entreprise était détenue par ses deux dirigeants ainsi que par les fonds d’investissements IRDI et Soridec.

Ce fut son second grand rachat car, en août 2006, il avait racheté le leader belge Biomarché, basé à Sombreffe, qui devint ProNatura-Belgique. En rachetant Biomarché à Hain Celestial (l’actuel propriétaire de Lima et de Danival!!) , ProNatura devint le leader Européen de fruits et légumes bios. Mais, en 2008, ProNatura Belgique perdit un important client, le groupe Delhaize dont elle alimentait 300 magasins, sous la marque Delhaize Bio. Ce fut une perte sèche car, en Belgique, un tiers des fruits et légumes bios passent par les supermarchés Delhaize. En 2010, ProNatura décida de reprendre l’approvisionnement de certains magasins de distribution comme Système U et Cora France qu’elle avait jadis confié à Pronatura Belgique. Le 19 avril 2010, la Libre Belgique écrivit: «Les responsables syndicaux se rendront, ce lundi ou dans la semaine, au cabinet du ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) pour le sensibiliser à la situation de l’entreprise nivelloise dont on nous assure qu’elle n’a pas démérité. Mais il semble qu’elle connaisse des problèmes de rentabilité, ce qui ne serait pas du goût du fonds de pension Activa Capital, l’actionnaire majoritaire du groupe ProNatura, créé par Henri de Pazzis. Celui-ci en est toujours le président». Sa filiale Belge fut, subséquemment, mise en liquidation en 2010 en licenciant une cinquantaine de personnes.

On comprend fort bien que ProNatura/Activa Capital ne souhaitait pas boucher les trous d’une filiale déficitaire alors qu’il redoublait d’efforts pour développer ses filiales de production en Afrique. Et de plus, il n’y a pas de délégués syndicaux au Togo.

Tradin Organic

Voyons maintenant le cas de Tradin Organic (The Organic Corporation B.V) qui est l’un des plus importants grossistes de la bio Européenne. Ce grossiste vend du tournesol de Bulgarie, des haricots de Chine, du sésame et du café d’Ethyopie, du sucre et de l’huile de noix de coco d’Indonésie, du jus d’orange du Mexique, du riz d’Indonésie, des fruits rouges de Serbie, des ananas du Vietnam, etc, etc. En 2008, Tradin Organic a été racheté par la multinationale Canadienne, SunOpta (6) qui annonce un chiffre d’affaire d’un milliard de dollars. SunOpta possède 66 % des actions de Opta Minerals Inc (recyclage, production et distribution de minéraux industriels) et une participation minoritaire dans Mascoma Corporation spécialisée dans les nécro-carburants.

SunOpta est coté au Nasdac. Ses cinq principaux actionnaires sont FMR LLC; West Face Capital; Connor, Clark and Lunn; Global Thematic Partners LLC; Gruber and MacBaine.

- FMR LLC, l’actionnaire principal de SunOpta, compte parmi ses actionnaires principaux: Monsanto, Coca Cola, ExxonMobil, Chevron, Amgen (leader mondial des biotechnologies), Biogen Idec (biotechnologies), Gilead (biotechnologies), Actavis (pharmacie), Merck (pharmacie), Pfizer, (pharmacie), Regeneron Pharmaceuticals, (pharmacie), Alexion Pharmaceutical (pharmacie), Procter and Gamble (pharmacie, cosmétiques), Johnson and Johnson (pharmacie), Wells Fargo, JP Morgan, Citygroup, Facebook, Apple, Microsoft, Google, General Electric, etc.

- Connor, Clark and Lunn. Ses actionnaires sont principalement des banques et des sociétés impliquées dans les énergies, dans les minerais industriels (mines d’or, par exemple), dans le pétrole, dans les fertilisants de synthèse...

- Global Thematic Partners LLC a déjà été présenté dans les actionnaires de Royal Wessanen.

- Gruber and MacBaine. Ses actionnaires sont principalement des entreprises de télécommunications, d’informatique...

En conclusion, Tradin Organic/SunOpta, l’un des plus importants grossistes de la bio Européenne, est financé par l’argent des mêmes multinationales qui financent Hain Celestial aux USA ou Royal Wessanen en Hollande. Et ce, pour aller piller le Tiers-Monde de sa biomasse puisque le “sourcing” de ses produits “bios” se situe strictement dans les pays les plus pauvres de la planète.

A SUIVRE…...

Notes

  • 1. http://www.cornucopia.org/wp-content/themes/Cornucopia/downloads/prop37-poster.pdf
  • 2. https://itunes.apple.com/us/app/buycott/id585933440?ls=1&mt=8
  • 3. http://www.lsa-conso.fr/distriborg-rachete-france-alter-eco,142118
  • 4. http://www.nytimes.com/2004/09/08/business/08place.html?_r=0
  • 5. http://markets.ft.com/research/Markets/Tearsheets/Business-profile?s=WES:AEX
  • 6. http://www.foodnavigator.com/Financial-Industry/SunOpta-seals-purchase-of-Tradin-Organic
  • 7. https://glaucusresearch.com/wp-content/uploads/downloads/2013/02/GlaucusResearch-The_Hain_Celestial_Group_Inc-NasdaqHAIN-Strong_Sell_Febuary_21_2013.pdf
  • 8. http://www.topclassactions.com/lawsuit-settlements/lawsuit-news/1168--hain-celestial-jason-a-avalon-organics-class-action-lawsuit
  • 9. http://www.deanfoods.com/our-company/news-room/press-release.aspx?StoryID=1841335
  • 10. http://www.whitewave.com/news/north-america/whitewave-spin-off-from-dean-foods-completed
  • 11. http://foodfreedom.wordpress.com/2012/02/02/dean-foods-biotech-usda-conspiring-to-pollute-organics/
  • 12 . http://cornucopia.org/USDA_Legal_Complaint_DHA_April_2008.pdf
  • 13. http://www.cornucopia.org/List%20of%20Companies%20with%20Martek.pdf
  • 14. http://www.cornucopia.org/what-are-marteks-dha-and-ara-oils/
  • 15. http://www.european-business-journal.com/Alpro-Comm.-VA-SCA/portrait/59585
  • 16. Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par la famille Rockefeller dont les fondations ont financé tant l’eugénisme, les chimères génétiques, l’abominable révolution verte que Greenpeace, les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, etc...
  • Article Rédigé le 12 février 2014 par :
    Dominique Guillet
    Pour contacter Dominique
    Dominique Guillet
                                                                                                                                                                                                                Source : kokopelli-semences.fr

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:22

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Coopérative

Le chômage ou l’autogestion : quand des salariés décident de licencier leur patron

par Patrick Le Tréhondat 31 mars 2014

 

 

 

 

 

 

« En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Voila notre histoire… », peut-on lire sur le site internet de New Era Windows, une entreprise pas comme les autres. Récit d’une reprise en main par les salariés de leur outil de travail.

Fin 2008, la crise financière et bancaire fait de nombreuses victimes. Les 250 salariés de l’entreprise Republic Windows and Doors, qui produit des portes coulissantes et des fenêtres à Goose Island, près de Chicago, ont vu le ciel leur tomber sur la tête. Ils sont licenciés, du jour au lendemain, sans préavis et au mépris des lois sociales, sans indemnités ni paiement de leur salaire. À ce moment de la crise qui secoue le capitalisme mondialisé, on estime à 500 000 le nombre de licenciements mensuels qui frappent les salariés américains. La direction de l’entreprise prétexte que la Bank of America lui a coupé le robinet des crédits. Mais les salariés soupçonnent très vite une faillite organisée pour cacher une délocalisation.

Le 5 décembre 2008, le syndicat de l’entreprise, la section 1110 de l’United Electrical Workers décide très vite une occupation du site de production. Celle-ci dure six jours et attire l’attention des médias nationaux. Le président Obama, élu un mois plus tôt, déclare que les travailleurs de Republic Windows and Doors ont raison de se battre pour leurs droits. La machine démocrate se met alors en marche : le gouverneur de l’État de l’Illinois, dans lequel se situe l’entreprise, annonce l’interdiction de toute activité financière de l’État avec la Bank of America en raison de son abandon de la société. Mais un mois plus tard, cette même banque bénéficiera de 20 milliards de dollars de renflouement du gouvernement fédéral démocrate pour la sauver de la catastrophe financière (précédemment, Republic Windows and Doors avait touché 10 millions de dollars de subventions...).

Nouvelle fermeture, mêmes méthodes

De son côté, le procureur général Lisa Madigan lance une enquête, non aboutie à ce jour, sur les violations du droit du travail dans l’entreprise. Des rassemblements militants pour dénoncer la banque prédatrice ont lieu devant les agences de la Bank of America dans une douzaine de villes. Le 10 décembre, les salariés votent la fin de l’occupation : un accord a été conclu entre le syndicat, la direction de l’entreprise, Bank of America et la banque JPMorgan Chase, selon lequel chaque travailleur recevra huit semaines de salaires plus le paiement des congés payés et l’obtention d’une couverture maladie pendant deux mois. Sous la pression de la mobilisation, la Bank of America accepte également des délais de paiement, le temps que l’entreprise trouve un repreneur. Elle rétablit momentanément les lignes de crédits à Republic Windows and Doors.

 

 

Deux mois plus tard, un fabricant californien de fenêtres, Serious Materials (aujourd’hui Serious Energy) rachète l’entreprise pour 1,45 million de dollars et ré-ouvre le site avec pratiquement la même convention sociale pour les salariés. En avril 2009, le vice-président Joe Biden visite l’usine et rencontre la direction ainsi que les dirigeants syndicaux, se félicitant de cette issue. Parmi les investisseurs du projet de reprise figurent Mesirow Financial, une société de Chicago, qui a des liens étroits avec Rham Emmanuel (démocrate qui sera élu maire de Chicago en 2011) et qui apporte 15 millions de dollars à Serious Energy. L’avenir s’annonce radieux puisque des promesses de commandes de l’État fédéral ou de municipalités se multiplient… sans qu’aucune ne se soit matérialisée à ce jour.

En février 2012, la direction de Serious Energy annonce subitement la fermeture immédiate de la société et la vente du matériel de production. Cette décision inattendue emprunte les mêmes méthodes que quatre ans plus tôt. Le 23 février 2012, les travailleurs et leur section 1110 occupent de nouveau l’entreprise pendant onze heures. Immédiatement, un réseau de mouvements plante ses tentes autour de l’entreprise pour soutenir les travailleurs, dont les militants d’Occupy Chicago alors en plein développement.

« Si personne n’achète la société, nous pouvons créer une coopérative »

Sur les 250 salariés à l’origine, dont la plupart étaient employés depuis plusieurs dizaines d’années et à 80 % d’origine hispanique, Serious Energy n’en a conservé que 75. Et seuls 38 étaient encore employés à la fermeture de 2012. Dans ce rapport de force dégradé, le syndicat négocie le maintien de 90 jours d’emploi avant la fermeture du site.

En mai 2009, Armando Robles, président de la section syndicale, et Leah Fried, un salarié de l’entreprise, ont participé à une tournée de meetings dans le pays. Ils se sont notamment rendus dans les studios de GRITtv, une télévision progressiste sur internet, où ils ont participé à un débat avec Naomi Klein et Avi Lewis qui présentaient leur film The Take sur les entreprises récupérées et autogérées en Argentine. Ces derniers leur ont présenté The Working World, une association financière non lucrative de New York qui se consacre à financer le montage de coopératives, y compris en Amérique latine. Le contact est pris, les échanges sont nombreux et intenses entre les syndicalistes et l’association. Ils aboutiront trois ans plus tard.

Lorsque la seconde fermeture est annoncée, le syndicaliste Armando Robles déclare tranquillement : « Si personne n’achète la société, nous pouvons créer une coopérative ».

Organiser la coopérative, former les salariés à la gestion

Un droit de préemption sur les machines de l’entreprise est d’abord négocié. Serious Energy accepte de les céder. Le 30 mai 2012, 22 ex-salariés de Serious Energy se constituent en coopérative et offrent à Serious Energy de racheter la société pour 1,2 million de dollars. Ils décident l’égalité de salaire dans la future entreprise, qu’ils nomment New Era Windows (« Fenêtres Nouvelle ère »). Ils s’attribuent un droit de vote égal dans les prises de décision, et s’engagent à verser chacun et chacune 1 000 dollars au capital de la société. 500 000 dollars sont apportés par The Working World.

Avec l’aide du Center for Workplace Democracy, une association de soutien au mouvement coopératif basée à Chicago, une formation à la gestion d’entreprise est dispensée aux coopérants. Les travailleurs organisent le déménagement du site de production à Chicago, ce qui permet d’économiser d’importants frais de loyer. A terme, ce sont 80 salariés qui doivent rejoindre la coopérative. « Nous avons décidé de faire la coopérative parce que nous sommes fatigués que notre vie soit entre les mains de quelqu’un d’autre », explique Melvin "Ricky" Maclin, qui popularise dans différentes villes du pays le projet de New Era Windows et encourage d’autres travailleurs à faire de même.

« Nous avons décidé de licencier le patron »

Si la majorité des coopératives aux États-Unis sont des coopératives de consommateurs (92 %, selon l’université du Wisconsin), il existe actuellement 300 coopératives de production détenues par leurs salariés. Denis Kelleher du Center for Workplace Democracy se réjouit de la naissance de New Era Windows : « Chicago a une très riche histoire de coopératives ouvrières. Au 19ème siècle, la plupart des organisations syndicales étaient engagées dans ce mouvement. Après la disparition des Knights of Labor (première organisation ouvrière américaine fondée en 1869), la plupart des coopératives succombèrent. Mais l’histoire revient. Aujourd’hui, il y a quelques coopératives à Chicago et nous voulons développer cette économie ».

Sur leur site internet, New Era Windows, les nouveaux coopérants reviennent sur leur histoire :

« En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Voila notre histoire... Aujourd’hui, nous avons monté cette coopérative ensemble et nous avons décidé de l’appeler New Era, car nous espérons que cela sera une source d’inspiration sur comment on peut créer du travail en Amérique. Chacun peut participer à la construction de l’économie que nous voulons et personne ne doit être traité en élément éphémère ou juste comme un matériau brut pour le business de quelqu’un d’autre.

Nous fabriquons les meilleures fenêtres de Chicago. Elles possèdent une excellente isolation au bruit et sont très efficaces d’un point de vue énergétique, ce qui montre que l’écologie peut être permettre d’économiser de l’argent. Nos fenêtres sont les meilleures sur le marché, à un prix imbattable.

Nos ventes ont commencé en 2013. Nous participons au soutien de notre communauté, pour préserver la qualité des emplois en Amérique et renforcer notre économie. Soutenez-nous et jetez un coup d’œil sur nos fenêtres. Nous savons que vous les apprécierez et que vous recommanderez à vos amis. Si nous pouvons travailler ensemble, et nous prouvons que nous le pouvons, nous croyons fortement que l’avenir peut être bien meilleur. »

Patrick Le Tréhondat

Photo : Joel Cruz et Rafael Martines sur la ligne de production.

Cet article a été initialement publié sur le site Association Autogestion. Association Autogestion veut promouvoir la réflexion et l’éducation populaire sur la thématique de l’autogestion. Elle vise à mutualiser les expériences de façon critique sans les transformer en modèles normatifs, et à appuyer toute initiative s’inscrivant dans le sens d’un projet émancipateur.

Deux vidéos en anglais sur New Era Windows :

 

 

 

 

 

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

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