Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 23:49

 

 

Aux personnes, groupes, collectifs, syndicats, et organisations du mouvement social.
3 décembre, journée de partage et d’élaboration, d’échange et de fête, de 14h à minuit au Royal occupé ! 13 rue Boussayrolles quartier Gare.

 

 

 - 126 ko

 

Aux personnes, groupes, collectifs, syndicats, et organisations du mouvement social

Lors de son Assemblée du 22 octobre, l’AG Populaire – Nuit Debout a affirmé sa volonté d’abandonner sa forme actuelle et d’amorcer sa mue. Nous vous invitons donc à créer ensemble un espace de luttes et de débats.

Pour se faire, l’assemblée a pris la décision d’organiser une journée de partage et d’élaboration, d’échange et de fête le 3 décembre de 14h à minuit au Royal (13 rue Boussayrolles).

Au programme de cette journée et dans la continuité de nos pratiques d’auto-organisation et de démocratie directe, nous vous proposerons des ateliers, une AG, de l’info et de la bonne humeur.

Toutes les dynamiques seront les bienvenues. Cet espace sera ce que nous en ferons.

Contre leur monde, seule la lutte paie !

Les participant-e-s à l’AG populaire – Nuit Debout du 22 octobre

Programme prévisionnel (plus de détails à venir) :

  • 14h : accueil et lancement de la journée

AG plénière : présentation et validation du programme

Historique du mouvement social depuis mars 2016 à Montpellier : aspects très factuels illustrés par des éléments visuels issus du book (archivage et présentation de tous les faits et productions de l’AG pop ND)

  • 15h – 16h30 : Echanges en petits groupes : bilan et envies de suite(s)
  • 16h30 – 17h30 : AG plénière : restitution des débats par groupe + synthèse : est-ce qu’on continu une forme d’organisation collective de lutte ?

Si non => on peut fêter ensemble la fin de l’Ag et continuer à échanger de façon informelle jusqu’au repas partagé et concert

Si oui => 18h- 19h : ateliers d’élaboration de la suite (thématiques, besoins…)

  • 19h-20h : AG plénière de synthèse des débats et de prise de décisions
  • 20h- 21h30 : apéro offert par l’AG pop ND puis repas partagé des mets amenés par chacun-e
  • 21h30 : concert !

 

 

Source : https://lepressoir-info.org/spip.php?article622

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Réunions - conférences et débats
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:10

 

C'est reparti pour douze jours dans quatre pays (Suisse, Belgique, Algérie et France), résolument loin des trompettes médiatiques et des paillettes du pouvoir (merci pour le bouche à oreille). A moins ? A moins qu'un jour prochain, je finisse, comme beaucoup, par retourner ma veste :

BERNARD-HENRI YOULOUNTAS

Ouais, non, je sais : ça colle pas. J'ai pas le look de l'emploi. Manquent la perruque, la chemise blanche à grand col, les mimiques, la poudre au nez, les grands gestes, le portefeuille de winner, le regard de killer... Faut vraiment que j'y bosse, et vite : plus que quatre ans pour avoir une Rolex avant la ligne d'arrivée des cinquante piges !

Bon, en attendant cette normalisation indispensable, probablement saluée par une soirée petits-fours dans un ministère, les félicitations de Cazeneuve ou même de Valls en personne, une flûte de Veuve Clicquot à la main, et deux premiers rendez-vous avec mes nouveaux amis Calvi et Barbier, j'ai encore quelques dates à vous annoncer. Les dernières dans ma vie d'avant mon imminente béhachélisation (à moins que renaudisation me convienne mieux si je me rapproche plutôt de Fillon).

Bref, voilà mes ultimes rendez-vous en tant qu'utopiste has-been, après un dernier tour à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (où Sid* m'a pris en photo aux côtés de son chien fétiche Léo) :
- PORRENTRUY (Suisse) mercredi 30 novembre à 19h
"Ne vivons plus comme des esclaves" + débat (entrée gratuite)
- ST-IMIER (Suisse) jeudi 1er décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs Espace Noir)
- PERCY (France, Isère) vendredi 2 décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (prix libre)
- BRUXELLES (Belgique) dimanche 4 décembre de midi à 22h
8 heures contre la dette illégitime, ouverture à midi avec Eric Toussaint, j'interviendrai à 14h30, programme très riche :
http://www.cadtm.org/8-heures-contre-la-dette
Inscription recommandée (prix libre) : inscriptions@cadtm.org
- ALGER (Algérie) mardi 6 décembre à 19h30
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (entrée gratuite)
- ALGER (Algérie) mercredi 7 décembre à 19h (rattrapage)
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (entrée gratuite)
Festival International du cinéma d'Alger http://www.ficinema.dz/fr
- TAILHAC (France, Haute-Loire) vendredi 9 décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (prix libre)
- STE-SIGOLÈNE (France, Haute-Loire) samedi 10 décembre à 17h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs ciné)
- LE-PUY-EN-VELAY (France, Haute-Loire) samedi 10 déc. à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs ciné)

Tous les détails sont ici :
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?article16
Bande-annonce de "Je lutte donc je suis" :
https://www.youtube.com/watch?v=p9tMjHBHbYo
Contact : Maud 06 18 26 84 95 ou maud@jeluttedoncjesuis.net

Bon, j'arrive à la frontière Suisse... Que c'est beau toutes ces banques !

Yannis Youlountas

- - - - - - -

* Sid fait partie des musiciens-interprètes avec lesquels je prépare actuellement les chansons pour notre troisième film. Quoi ? Vous ne connaissez pas Sid ? Ah oui, c'est vrai, lui aussi n'a pas encore retourné sa veste. Tenez, voilà une de ses chansons que j'écoute souvent sur la route :
https://www.youtube.com/watch?v=IvnS0quhvdc (vous reconnaitrez la pomme de son chien Léo)
Et une autre qui parle de nos souvenirs communs, il y a deux ans dans le Tarn :
https://www.youtube.com/watch?v=kteJTllWPuI (séquence nostalgie)
En savoir plus sur Sid :
http://blogyy.net/…/mon-coup-de-coeur-sur-les-routes-musica
Sid, qu'est-ce que tu dirais d'aller faire un tour à Courchevel, puis St-Trop' l'année prochaine ?

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:23

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

De la COP21 à la COP22, les grandes entreprises continuent à peser lourdement sur les négociations climatiques

30 novembre par Olivier Petitjean

 

 

De la COP21 à la COP22, les grandes entreprises continuent à peser lourdement sur les négociations climatiques

30 novembre par Olivier Petitjean

 

Tout comme la COP21 il y a un an à Paris, la 22e Conférence internationale sur le climat qui vient d’avoir lieu au Maroc aura été marquée par le poids des multinationales et de leurs « solutions ». Cette présence et les débats qu’elle suscite révèlent les différences de fond et les points aveugles qui persistent derrière le consensus apparent de l’Accord de Paris. Agriculture, finance verte, business des renouvelables, influence des industries fossiles... : tour d’horizon des controverses sur le rôle des multinationales dans la COP22.

La 22e Conférence internationale sur le climat s’achève à Marrakech. Moins médiatisée que la COP21, elle constitue un premier rendez-vous crucial pour donner corps à l’Accord international sur le climat signé à Paris un an plus tôt. Si les objectifs affichés par la communauté internationale sont relativement clairs et consensuels – maintenir le réchauffement global des températures sous la barre des 2ºC et si possible de 1,5ºC –, les moyens de les atteindre le sont beaucoup moins.

À l’occasion de la COP21, l’Observatoire des multinationales avait mis en lumière la place importante et souvent problématique des multinationales au sein de la conférence (voir en particulier nos enquêtes sur le salon Solutions COP21, le lobbying autour de la COP et les véritables politiques climatiques des entreprises françaises). Cette année encore, les grandes entreprises sont très présentes à Marrakech. Y compris les multinationales françaises, dont dépend en partie l’économie marocaine, qui considèrent le royaume chérifien comme un tremplin vers le reste de l’Afrique.


Derrière le consensus apparent

La signature de l’Accord de Paris a marqué le point d’orgue d’un mouvement sans précédent en faveur du climat, avec des effets indéniablement positifs : l’essor sans précédent des énergies renouvelables, la remise en cause du charbon et des autres énergies fossiles. Reste la face sombre. Le rôle privilégié accordé aux mécanismes de marché et au secteur privé, plutôt qu’aux pouvoirs publics, aux citoyens et à la régulation, pose question. Comme la promotion de technologies (agrocarburants, capture-séquestration du carbone, agriculture climato-intelligente, compensation carbone...) qualifiées de « fausses solutions » par la société civile. Leurs bénéfices pour le climat sont extrêmement douteux. Ces technologies vont souvent de pair avec un contrôle accru des intérêts économiques sur les ressources naturelles (terres, forêts), notamment dans les pays du Sud. Autant de sujets qui sont au cœur de la COP22 de Marrakech, et qui pourraient miner d’avance toute chance d’atteindre les objectifs fixés à Paris.

L’« élan » cristallisé par l’Accord de Paris n’est pas non plus à l’abri de reculs. L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis vient le rappeler. La bataille se joue également au sein de l’Union européenne – désormais plus intéressée à promouvoir le gaz que les renouvelables – et des Nations-unies elles-mêmes. Le blocage politique créé par l’élection de Donald Trump pourrait même renforcer la position des multinationales et de tous ceux qui pensent qu’elles sont les seules à détenir les solutions à la crise climatique. Le secrétaire d’État américain John Kerry a ainsi déclaré – après que 360 multinationales américaines aient solennellement demandé au nouveau président élu de ne pas remettre en cause l’Accord de Paris – que les « forces de marché » suffiraient à garantir la continuité de la lutte contre le changement climatique malgré Donald Trump...

La question de la place des grandes entreprises et des intérêts privés prend un relief particulier du fait que le pays hôte est le Maroc. Principal exportateur mondial de phosphates, l’État marocain entretient des liens étroits avec l’agriculture industrielle. La holding de la famille royale marocaine est aussi un acteur majeur de l’énergie dans le pays, et prévoit d’étendre ses activités dans le reste de l’Afrique. La mort récente d’un jeune pêcheur, broyé par une benne à ordures suite à une dispute avec la police, a entraîné des manifestations dans tout le pays, qui mettent en lumière les carences démocratiques du régime. Une manière de rappeler que la question du climat est aussi une question de justice et d’inégalités. Le poids des multinationales sur la politique climatique internationale doit aussi se juger à cette aune.

Tour d’horizon de quelques lignes de front de cette bataille qui se joue à plusieurs niveaux dans le cadre de la COP22 et au-delà.

- L’agriculture africaine, ligne de front climatique
- Le secteur de l’eau lorgne sur la manne de la finance verte
- Engie, partenaire commercial de la royauté marocaine
- Quand les géants des énergies fossiles participent aux négociations
- Union européenne : le gaz aux dépens des renouvelables
- Doutes sur la finance verte


L’agriculture africaine, ligne de front climatique

Beaucoup d’acteurs institutionnels ont insisté sur le fait que la COP22 serait à la fois « la COP africaine » et « la COP de l’agriculture ». De fait, Marrakech constitue une nouvelle étape dans une bataille dont dépend l’avenir de l’Afrique rurale. D’un côté, on trouve les partisans d’une industrialisation agricole, avec ses semences industrielles hybrides, ses OGM, engrais et pesticides, et d’une exploitation accrue des ressources naturelles. Selon eux, c’est la solution la plus efficace pour répondre au défi alimentaire voire énergétique via la biomasse, les agrocarburants et la compensation carbone. De l’autre, on trouve les défenseurs des droits des populations rurales et de l’agroécologie, pour qui la préservation et le développement de l’agriculture paysanne sont à la fois plus justes et plus efficaces en termes de souveraineté alimentaire et pour la préservation du climat. Pour caricaturer : d’un côté les petites exploitations paysannes et l’agroforesterie, de l’autre les grandes plantations et les réserves de biomasse gérées pour le compte des multinationales.

Les institutions internationales dédiées à l’Afrique comme la Banque africaine de développement, particulièrement présentes à Marrakech, misent résolument sur une « révolution verte » basée sur l’industrialisation et sur un usage accru des engrais chimiques. Le Maroc, principal producteur et exportateur mondial de phosphates, est directement intéressé au développement des engrais de synthèse sur le continent malgré leur impact climatique.

Du fait de ces débats, la Conférence de Marrakech, les avancées concrètes sur ce sujet seront faibles. Cela pourrait laisser le champ libre aux multiples « initiatives » portées par les multinationales et leurs partenaires – gouvernements, institutions internationales ou grandes ONG – qui font la part belle aux « solutions » technologiques des grandes entreprises : la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition lancée par le G7 |1|, l’Alliance pour une agriculture climato-intelligente (voir notre enquête), ou l’Adaptation de l’agriculture africaine (AAA) lancée par le Maroc lui-même et soutenue notamment par le groupe Avril-Sofiprotéol du président de la FNSEA Xavier Beulin, de même que par le fonds Livelihoods lancé par Danone.

« Cette multiplication des initiatives en parallèle des négociations officielles, en plus d’en complexifier le suivi, en fait le terrain de jeu idéal pour les fausses solutions et le verdissement de pratiques pourtant nuisibles au climat, explique Anne-Laure Sablé, chargée de campagne au CCFD-Terre solidaire. Alors qu’on a assisté à des blocages dans les discussions sur l’agriculture, il est inquiétant de voir ces initiatives continuer à se développer, hors de tout cadre. »

Pire encore : les terres agricoles d’Afrique et d’ailleurs seraient menacées par l’expansion des mécanismes de compensation carbone. Déjà mis en œuvre pour les forêts, le principe contesté de la compensation sera désormais étendu aux terres, considérées comme des « puits de carbone ». Cela incitera les gros pollueurs à prendre le contrôle de vastes surfaces dans les pays du Sud, particulièrement celles dont les utilisateurs traditionnels sont vulnérables, pour se dédouaner à bon compte de leur responsabilité climatique. Une coalition de 50 ONG et mouvements paysans a lancé un appel dénonçant un risque d’aggravation des phénomènes d’accaparement des terres.


Le secteur de l’eau lorgne sur la manne de la finance verte

Autre enjeu pour les grands groupes agro-industriels à Marrakech : attirer les financements publics et privés dédiés à l’adaptation au changement climatique. Sans garde-fous appropriés, cette notion élastique d’« adaptation » peut servir aussi bien à protéger les populations et leurs moyens de subsistance qu’à financer l’industrialisation agricole et les solutions technologiques promues par les multinationales. Selon une analyse publiée par Attac Maroc et le CADTM, le lancement de l’initiative AAA a pour objectif de « capter l’argent du Fonds Vert Climat ».

L’agro-industrie n’est pas la seule à tenter de se ménager une part du gâteau. Les géants français Suez et Veolia espèrent aussi attirer une partie de ces financements, en mettant en avant leurs solutions de gestion des ressources en eau. Coïncidence, les dirigeants de Suez ont réalisé plusieurs entretiens dans la presse française à l’occasion de la conférence. « Nos technologies, comme le dessalement, qui permet d’obtenir de l’eau douce avec l’eau de mer, peuvent en effet résoudre une partie des problèmes liés au réchauffement climatique », n’a pas hésité à déclarer Jean-Louis Chaussade, le DG de Suez, dans l’un de ces entretiens. Ces technologies sont aussi coûteuses, d’où la proposition de réserver une partie des 100 milliards de dollars du Fonds vert à la question de l’eau.

Au-delà de leur cœur de métier traditionnel d’approvisionnement urbain et d’assainissement, les géants français de l’eau cherchent à se positionner sur le marché de la gestion des ressources en eau à grande échelle et pour les acteurs industriels et agro-industriels. Une manière de trouver dans la crise climatique de nouvelles opportunités de « croissance », alors qu’une approche basée sur la prévention et la conservation des ressources serait sans doute moins coûteuse et plus efficace. Pour Suez et Veolia, c’est aussi une occasion de re-légitimer la gestion privée de l’eau à un moment où elle est battue en brèche, y compris au Maroc. Les deux firmes y assurent la gestion déléguée des services de l’eau et de l’électricité dans plusieurs grandes villes – Casablanca pour Suez, Tanger-Tétouan et Rabat-Salé pour Veolia – et y essuient les critiques des citoyens marocains ainsi que de la Cour des comptes.


Engie, partenaire commercial de la royauté marocaine

S’agissant du Maroc et de son gouvernement, difficile de distinguer ce qui relève de l’intérêt général et des intérêts économiques privés, car le roi Mohammed VI baigne en plein conflit d’intérêt. La Société national d’investissement (SNI), holding de la famille royale, joue ainsi un rôle central dans l’économie du pays, et en particulier dans l’énergie. À l’occasion de la COP22, le Maroc n’a pas manqué de vanter ses nombreux projets dans le secteur des énergies solaire et éolienne. Des projets qui sont quasi systématiquement mis en œuvre par une entreprise privée, Nareva, filiale de la SNI... Comme le souligne un article d’Orient XXI, le roi Mohammed VI – dont la fortune est désormais estimée à 5 milliards de dollars – intervient donc à la fois en tant que chef de l’État, responsable de la nomination des agences chargées de superviser le secteur des renouvelables, et en tant que chef d’entreprise remportant presque immanquablement, en partenariat avec des industriels étrangers, des appels d’offres passés par ces mêmes agences…

Côté français, Engie a noué les relations les plus étroites avec la holding de la famille royale. Elle s’est notamment associée à Nareva pour construire le parc éolien de Tarfaya, présenté comme le plus important d’Afrique avec une capacité de 300 MW. Mais aussi – en contradiction avec les déclarations d’Engie sur sa conversion à la transition énergétique – pour construire une nouvelle centrale électrique au charbon à Safi, une ville portuaire éloignée des circuits touristiques qui souffre déjà de l’impact de l’industrie des phosphates et du ciment. En plus de ses émissions de CO2, la centrale de Safi utilisera des quantités massives d’eau de mer pour son refroidissement. Elle risque de porter le coup de grâce aux écosystèmes marins qui faisaient naguère de Safi le premier port de pêche du pays.

Ces derniers mois, Engie a multiplié les annonces et les initiatives au Maroc, comme celle d’un programme d’amélioration de l’efficacité énergétique de mosquées ou encore le projet d’une « ville durable » au milieu du désert |2|. Et, surtout, Engie a noué une alliance stratégique avec Nareva pour développer de nouveaux projets énergétiques au Maroc et, à terme, dans le reste du continent africain (Égypte, Côte d’Ivoire, Sénégal, Ghana et Cameroun, selon leur communiqué de presse conjoint).

Le Maroc a également lancé un vaste programme solaire , avec tout d’abord la centrale Noor 1 à Ouarzazate, inaugurée en février 2016. Sur une superficie de 460 hectares, cette centrale produit actuellement 160 MW et devrait atteindre 580 MW à terme. Bien qu’elle ait été unanimement saluée par la presse comme un succès sans nuance, cette centrale soulève néanmoins de nombreuses questions sur les droits des populations locales (qui n’ont reçu qu’une compensation minimale pour les terres dont elles ont été privées, sous prétexte qu’il s’agissait de désert alors qu’elles étaient en fait utilisées comme pâturage) et sur l’utilisation massive d’eau qu’elle implique dans une région semi-aride |3|.

D’autres centrales solaires ou parcs éoliens géants sont projetées sur le territoire marocain - y compris plusieurs dans le territoire du Sahara occidental occupé par le Maroc depuis les années 1970. Selon l’ONG de soutien au peuple Sahraoui Western Sahara Resource Watch, les projets menés au Sahara occidental représentent au moins un quart du programme d’investissement marocain dans les renouvelables. Selon l’ONG, ces projets énergétiques « verts » ont pour objectif d’alimenter en électricité les mines et autres installations industrielles destinées à « piller » les ressources naturelles du Sahara occidental, alors même que la souveraineté du Maroc sur ce territoire n’est pas reconnue par l’ONU.

Pour atteindre ses objectifs ambitieux en matière de développement des renouvelables, le Maroc mise donc sur des projets industriels à très grande échelle et fortement capitalisés. Soutenus à bout de bras par les institutions financières internationales, ils bénéficient principalement à une entreprise contrôlée par la famille royale. Parallèlement, le royaume continue par ailleurs à développer toutes les énergies fossiles, comme en témoigne la construction de la centrale charbon de Safi et le « plan gaz » annoncé il y a deux ans. Le gouvernement marocain envisage même, à terme, de se lancer dans le nucléaire. L’essor du solaire et de l’éolien dans le royaume tient donc beaucoup à une stratégie de développement énergétique tous azimuts, avec pour perspective d’exporter une bonne partie de l’électricité produite, et non pas tant à une stratégie de transition énergétique.


Quand les géants des énergies fossiles participent aux négociations

La présence des intérêts industriels dans le cadre de la COP22 ne se réduit pas à la promotion de leurs « solutions » en marge du sommet. Leur influence s’exerce aussi à l’intérieur même de l’espace des négociations intergouvernementales. Le système des « observateurs » mis en place par les Nations-unies ménage en effet une place aux « organisations non gouvernementales » - une catégorie qui peut aussi bien inclure des associations écologistes que des institutions de recherches ou des organisations professionnelles. Les multinationales, y compris les majors du pétrole et du charbon, profitent à plein de cette ouverture. Une analyse réalisée par l’ONG américaine Corporate Accountability International (voir l’infographie ci-dessous) montre comment ExxonMobil, Chevron, Total ou BP sont en mesure de participer indirectement à la COP via des associations professionnelles comme l’Association mondiale du charbon, le lobby européen de la chimie ou encore l’IPIECA, association mondiale du secteur pétrolier pour les questions environnementales.

Shell est même directement présente dans l’enceinte de la COP22 via le statut d’observateur reconnu à sa fondation d’entreprise. (C’est le cas aussi pour la fondation BNP Paribas, alors que la banque est l’un des principaux financeurs des énergies fossiles au niveau mondial.) Pour Corporate Accountability International, ainsi que pour plusieurs gouvernements du Sud qui ont tenté en vain de mettre de l’ordre dans ce système, cette présence relève du conflit d’intérêts : les mêmes entreprises pétrolières ou charbonnières qui sont les principales responsables de la crise climatique sont autorisés à participer aux discussions internationales, alors qu’elles ont un intérêt avéré à empêcher ou modérer toute action ambitieuse dans ce domaine. Pour mettre fin à ces abus, les militants du climat invoquent l’exemple de d’une autre convention-cadre des Nations unies, celle portant sur le contrôle du tabac, qui a mis en place des règles très strictes pour empêcher la participation de lobbyistes des industriels du tabac à leurs discussions. Une pétition appelant à appliquer le même système à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique a été signée par plus de 500 000 personnes.


Union européenne : le gaz aux dépens des renouvelables

Et l’Europe dans tout ça ? Le temps paraît loin où elle pouvait apparaître comme un leader au niveau international en termes d’ambition climatique. La Commission européenne semble actuellement beaucoup plus préoccupée de sécurité énergétique que de climat, en raison des tensions géopolitiques avec la Russie et plus généralement des conséquences de la libéralisation du secteur de l’énergie sur le vieux continent. Et la solution qu’elle privilégie n’est pas d’accélérer la transition énergétique ou de renforcer le contrôle politique de ce secteur stratégique, mais plutôt un développement massif du gaz à travers des grandes infrastructures de gazoducs comme le « Corridor Sud » ou des terminaux méthaniers destinés à importer du gaz de schiste en provenance des États-Unis (lire notre enquête en deux parties sur cette Europe du gaz : De la mer Caspienne à la Méditerranée, un projet de gazoduc géant symbolise les reniements de l’Europe et Comment la Commission et les industriels voudraient imposer le gaz (de schiste) aux Européens).

L’une des explications de renoncement climatique tient peut-être, comme souvent à Bruxelles, aux relations étroites entretenues par la Commission européenne avec les industriels. Une analyse réalisée par l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory montre ainsi que depuis leur entrée en fonctions il y a deux ans, les deux commissaires européens en charge de l’énergie et du climat, l’espagnol Miguel Arias Cañete et le slovaque Maroš Šefčovič, ont consacré près de 80% de leurs rendez-vous officiels à des représentants du secteur privé, contre moins de 20% à des ONG ou des syndicats. Parmi ces représentants du secteur privé, on comptait une majorité écrasante d’entreprises ou d’associations professionnelles investies dans les énergies fossiles, à commencer par le gaz, comme les groupes énergétiques Iberdrola, BP, Shell, Engie, E.on et Statoil, ainsi que Trans Adriatic Pipeline, le consortium en charge d’une partie du gazoduc Corridor Sud, ou encore Eurelectric, le lobby européen des producteurs d’électricité. Dans ces conditions, « il n’y a rien de surprenant à voir la Commission pousser au développement de toujours plus d’infrastructures gazières », estime Pascoe Sabido du Corporate Europe Observatory. « Il ne peut pas y avoir de véritable transition tant que ceux qui sont en charge de définir les politiques climatiques fricotent avec les gros pollueurs. »

Doutes sur la finance verte

Pour mettre en œuvre les objectifs de l’Accord de Paris, et aider les pays du Sud à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences de la crise climatique, beaucoup mettent leurs espoirs sur la finance climatique, ou « finance verte ». Le secteur est aujourd’hui en pleine effervescence et aiguise beaucoup d’appétits. Cependant, en l’absence de critères rigoureux sur ce qui est réellement bénéfique pour le climat, la finance verte peut donner lieu à tous les abus. En témoigne le précédent de l’« obligation verte » lancée par Engie en 2014, qui aura surtout servi à boucler le financement du mégabarrage de Jirau, en Amazonie, largement critiqué pour ses impacts destructeurs et dont les bénéfices climatiques paraissent maigres (lire notre enquête). Au-delà de ce cas extrême, le site web FossilFreeFunds.org montre que la plupart des sociétés de gestion et des fonds financiers qui se réclament du climat et des investissements « décarbonés » ont en réalité une empreinte carbone équivalente ou supérieure à celle des fonds classiques. En ce qui concerne la transparence, là encore, on retrouve aussi les travers habituels de la finance. Une étude de la coalition « AdaptationWatch », réunissant ONG et institutions de recherches, a récemment sonné l’alarme sur le faible niveau de transparence des flux financiers publics et privés entre Nord et Sud mobilisés au nom du climat.

La Bourse de Paris, à travers son organisation promotionnelle Paris Europlace (présidée par Gérard Mestrallet, patron d’Engie), cherche activement à se positionner sur le créneau de la finance verte et a co-organisé avec la Bourse de Casablanca un « Climate Finance Day » quelques jours avant la COP22. Mais les banques et autres institutions financières qui lorgnent ainsi sur le filon de la finance verte ont-elles réellement rompu avec leurs habitudes de soutien aux énergies fossiles ? Les grandes banques françaises ont toutes annoncé des mesures de réduction de leur financement du charbon – la principale source mondiale de gaz à effet de serre -, voire d’exclusion de certains projets ou de certaines entreprises spécialisées dans ce secteur d’activité. Mais les organisations écologistes comme les Amis de la terre questionnent la portée réelle de ces engagements, dans la mesure où ces mêmes banques continuent de fait à financer des projets de nouvelles centrales charbon, comme le Crédit agricole en Indonésie ou la Société générale en République dominicaine (lire le récent rapport publié par Banktrack, les Amis de la terre et d’autres ONG sur l’état des engagements des grandes banques internationales dans le secteur du charbon).

Quand @BNPParibas dit s'engager à blacklister les entreprises du de son portefeuille-clients / elle en vire 20, elle en garde 480 !

 

Quant à BNP Paribas, de loin la banque française la plus investie dans les énergies fossiles, elle continue malgré ses annonces pour la COP21 et la COP22 à soutenir financièrement l’entreprise polonaise PGE, l’une des dernières à vouloir développer le charbon en Europe. « Un an après la COP21, on s’aperçoit que, non seulement les mesures adoptées par les banques sont insuffisantes pour répondre à l’urgence climatique, mais surtout, qu’elles tardent à être mises en œuvre », commente Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée aux Amis de la Terre.

Entre promotion d’une « finance verte » aux contours mal définis et continuité du soutien aux énergies fossiles, la position de BNP Paribas résume à elle seule les limites et les risques de l’engagement des multinationales pour le climat.



Photos : Takver CC (une) ; Unido CC ; Banque mondiale CC ; Philippe Roos CC ; Amis de la terre.


Source : Multinationales.org
— -

 

Notes

|1| Lire les critiques des ONG françaises.

|2| Engie et Nareva ont également co-organisé plusieurs conférences dans le cadre de la COP22, notamment sur le prix du carbone et l’efficacité énergétique.

|3| Lire à ce sujet l’analyse détaillée de Hamza Hamouchene, qui se demande si « un simple passage de l’énergie fossile à l’énergie renouvelable, tout en restant dans le cadre capitaliste de marchandisation et privatisation de la nature au profit de quelques-uns » constitue une réponse adéquate à la crise climatique.

 
 

Olivier Petitjean

En charge de l’Observatoire des multinationales. Passe son temps à surveiller le CAC 40, non pour jouer en bourse, mais pour en mesurer l’impact écologique et social. A côtoyé les mouvements de solidarité internationale et l’édition. Entre France et Nouvelle-Zélande.

Repost 0
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:47

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

courrierinternational.com

Le site qui vous aide à disparaître d’Internet

 

 

Si vous souhaitez vous retirer de Facebook, quitter Twitter, abandonner vos contacts Linkedin ou vos abonnés Instagram, ce site devrait vous faciliter la tâche. Créé par deux développeurs Suédois, Deseat.me permet aux internautes de disparaître ou plutôt de réduire leurs traces en ligne.

Il suffit pour cela d’entrer son compte Google, à partir duquel Deseat.me va trouver tous les comptes en ligne associés à cette adresse (l’utilisation d’un protocole OAuth garantit à l’utilisateur que Deseat.me n’a pas accès aux données de connexion). L’internaute peut enfin supprimer chaque compte en quelques clics.

 

 

Adieu pinboards, images et macramés ; adieu Pinterest. cc @Tristan_Brtloot pic.twitter.com/kcZWC4ACuR

 

 

Avec deseat.me, le travail est plus simple. Il fouille et trouve vos comptes à supprimer et vous fait une petite liste. /v @LucieRonfaut pic.twitter.com/Dnt0wPwUfA

 

Dans la continuité du grand ménage numérique, des sites du type Unroll.me permet aux internautes de se débarrasser rapidement des newsletters (ou de les condenser en un seul envoi).

 

« Marie Kondo du numérique »

Disparaître d’Internet ? Mi-octobre, un journaliste racontait comment il s’était transformé en Marie Kondo du numérique (Marie Kondo est l’auteure d’un best-seller sur le rangement). Sur Twitter, puis sur Libération, il décrivait son « retrait progressif du Web ».

«  Sans surprise, les comptes des grandes boîtes américaines sont les plus faciles à fermer. On trouve rapidement un lien pour télécharger ses données. En trois clics on est débarrassé  », retraçait-il. «  Sur d’autres plateformes plus confidentielles, c’est plus artisanal. Mail à envoyer à une adresse contact. Ou pire, courrier en papier, avec photocopie de pièce d’identité.  »

Le journaliste rappelait que les entreprises derrière ces comptes en ligne utilisent et monnayent en quelque sorte nos données : «  En m’ôtant de tous ces sites que j’utilise peu ou pas, j’aide à redonner la juste valeur aux entreprises qui les exploitent.  »

Partager cet article

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Se protéger Consommer et agir autrement
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:33

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Procès de la "chemise arrachée" à Air France : 3 peines de prison avec sursis, 2 relaxes et 10 amendes

 

 

 

 

Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné, ce mercredi 30 novembre, 3 ex-salariés d'Air France poursuivis pour violences, dans l'affaire de la "chemise arrachée", à 3 à 4 mois de prison avec sursis. Deux ont été relaxés pour les mêmes faits. Dix autres employés ou ex-salariés se sont quant à eux vus infligés 500 euros d'amende pour dégradations.

 

 

 

3 à 4 mois de prison avec sursis pour trois ex-salariés, militants de la CGT, et deux relaxes. Le verdict dans le procès de la "chemise arrachée" à Air France a été rendu, ce mercredi 30 novembre, par le tribunal correctionnel de Bobigny. Outre ces trois condamnations pour violences, dix employés et ex-salariés, poursuivis pour dégradations, se sont vus infligés une amende de 500 euros.

Une décision qui permettra peut-être de mettre fin au long feuilleton qui acommencé le 5 octobre 2015 lors de la présentation, aux représentants du personnel d’Air France, d’un plan de restructuration menaçant à l’époque 2.900 emplois.

 

Pris à parti par les salariés en colère au siège d'Air France, sur le site de l'aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle, les directeurs des ressources humaines et de l'activité long courrier, Xavier Broseta et Pierre Plissonnier, bousculés, avaient alors vu leurs chemises déchirées au contact de la foule.

Les images de la scène, filmées, ont ensuite rapidement fait le tour du monde, quitte à occulter le contexte dans lequel les violences se sont inscrites. Ce contexte, les accusés l’ont donc longuement rappelé, à la barre, au cours de l’audience.

 

 

 

Casse sociale et violences chez Air France

Mais pour le procureur, il a surtout été question ce jour-là d’une "opération de casseurs, de voyous" - terme également utilisé par le Premier ministre Manuel Valls – plutôt que d’une "opération syndicale". Les parties civiles déplorant elles aussi cette tentative "d’ériger les victimes en coupables". Douze des accusés ont quant à eux regretté, par la voix de leur avocate, Me Lilia Mhissen, "un dossier bâclé" et la volonté de trouver à tout prix des "boucs émissaires".

Prévu en mai dernier, en plein mouvement de protestation contre la loi Travail, le procès avait été reporté à fin septembre afin de juger les faits "sereinement". Les cinq salariés licenciés risquaient jusqu'à trois ans de prison et 45.000 € d’amende.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

                                                                                *************************

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

Procès de la "chemise arrachée" : trois salariés d'Air France condamnés à de la prison avec sursis

 

Par Marina Cabiten, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 30 novembre 2016 à 10:14 Mis à jour le mercredi 30 novembre 2016 à 12:22

 

 

 

Pierre Plissonnier, le responsable de l'activité long-courrier d'Air France, avait notamment été malmené en octobre 2015.

Pierre Plissonnier, le responsable de l'activité long-courrier d'Air France, avait notamment été malmené en octobre 2015. © AFP - KENZO TRIBOUILLARD

 

Les images de deux dirigeants d'Air France, l'un torse nu, l'autre la chemise en lambeaux, avaient fait le tour du monde : trois salariés de la compagnie aérienne ont été condamnés ce mercredi à trois ou quatre mois de prison avec sursis.

Les salariés d'Air France ont été fixés sur leur sort, ce mercredi. Trois d'entre eux, des militants CGT, ont été condamnés par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à des peines de trois ou quatre mois de prison avec sursis pour violences. Deux autres ont été relaxés. Dix prévenus mis en cause pour dégradations volontaires ont été reconnus coupables et condamnés à des amendes de 500 euros chacun.

 

Des images qui ont marqué

5 octobre 2015. Dans un contexte social tendu, la direction présente aux représentants du personnel un plan de restructuration qui menace 2.900 emplois. Alors que plus de 2.000 salariés de l'entreprise manifestent, une centaine d'entre eux parviennent à forcer la grille d'accès.

Dans un mouvement de foule, deux directeurs sont malmenés, ainsi que des vigiles chargés de leur protection. Xavier Broseta, le DRH d'Air France à l'époque, et Pierre Plissonnier, le responsable du long-courrier, avaient dû fuir sous les huées, torse nu pour le premier, la chemise en lambeaux pour le second. Vues "1,4 milliard de fois dans le monde entier" et particulièrement "humiliantes" pour les intéressés, les images des deux cadres escaladant un grillage pour échapper à leurs assaillants avaient fait le tour du monde.

 

 

 

"Boucs émissaires"

L'avocate de onze des prévenus, Lilia Mhissen, a jugé "scandaleuses" ces condamnations. Elle "conseillera" à ses clients de faire appel. Les représentants de la compagnie aérienne ont, à l'opposé, exprimé leur "satisfaction" de voir la "culpabilité" des prévenus "reconnue". "Cette décision permet de clore le triste épisode" du Comité central d'entreprise d'Air France du 5 octobre 2015, a estimé l'entreprise dans un communiqué.

A l'issue d'une enquête fondée notamment sur l'exploitation des images de la vidéosurveillance et des médias, quinze personnes, dont sept adhérents de la CGT, avaient été renvoyés devant le tribunal correctionnel.

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:25

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Tribune

Santé et sécurité sociale : les incohérences du programme Fillon

 
 

 

Chevènementiste, cardiologue et ancien enseignant d'économie de la santé au CNAM, Elie Arié tient également un blog sur Marianne.net : .

 
 
Avec son programme, François Fillon ne fait pas que rompre avec le principe de solidarité et de redistribution de la Sécurité sociale. Il démontre également l'insuffisance de sa réflexion quant aux conséquences catastrophiques en matière de santé publique.

 

 

Dans le projet de politique de santé de François Fillon, il y a deux aspects :

 

1 - Un aspect clairement politique revendiqué et voulu, que tout le monde a compris d’emblée :

 
  • Pour réduire les dépenses publiques de santé, François Fillon propose d'augmenter la dépense privée en transférant la prise en charge des soins courants (hors hospitalisation et affections graves) aux assurances complémentaires (à but lucratif ou pas -mutuelles- peu importe). Ce principe rompt avec celui de la solidarité et de la redistribution, qui sont ceux de la Sécurité sociale : la cotisation n’y dépend plus des revenus et augmente avec l'âge et la charge de famille, et le remboursement des soins dépend du niveau de protection du contrat souscrit.

  • De plus François Fillon souhaite instaurer, pour la Sécurité sociale, une « franchise médicale universelle en fonction des revenus » : mais les personnes appartenant aux classes moyennes, bien portantes, ayant une bonne hygiène de vie et sans risque génétique connu, ne voudront alors plus payer deux fois pour leur santé : une fois la Sécurité sociale au titre de la solidarité avec les personnes ayant une maladie grave et avec les très pauvres - alors que la Sécurité sociale ne ne leur remboursera plus pratiquement aucun soin - et une deuxième fois leur assurance complémentaire de plus en plus chère pour eux et leur famille. Elles en viendront logiquement à réclamer la fin du monopole de la Sécurité sociale. Et ce sera la fin du modèle solidaire et redistributif, qui a fini par être généralisé à tous les résidents légaux sur le territoire français en 2000, avec la création de la CMU.

 

2 - Mais aussi un aspect qui semble relever d’une réflexion insuffisante sur ses conséquences catastrophiques non-anticipées :

  • Personne n’a jamais pu définir la frontière entre « maladie grave» et « bobologie » : mais on sait que la majorité des maladies graves correspondent à des petits symptômes ou à des facteurs de risque non traités à temps : la bonne équilibration d’une hypertension ou d’un diabète, des consultations de tabacologie pour tenter d’arrêter de fumer, qui ne seront plus pris en charge par la Sécu, donneront lieu à davantage d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux, qui, eux, resteront dans les « maladies graves » ; des troubles digestifs persistants (« bobologie ») pourront conduire à des investigations découvrant un cancer qui, traité plus tôt, aura plus de chances de guérir et coûtera moins cher, etc. On pourrait multiplier les exemples à l’infini, pour démontrer que la négligence des « petits soins » aggravera la facture de la Sécurité sociale pour les « maladies gaves ». Et c’est pourquoi les systèmes de soins efficaces et aux dépenses les mieux maîtrisées sont ceux qui encouragent le plus la consultation au médecin de premier recours (en général le généraliste), notamment par l’absence d’avance de frais (ce fameux tiers payant dont nos généralistes ne veulent pourtant pas, et que tous les candidats de la droite se sont engagés à supprimer), par un bilan annuel systématique de l’état de santé, par des objectifs chiffrés de résultats médicaux à atteindre, etc.

 

Or, transférer cette responsabilité aux assurances complémentaires revient à les rendre beaucoup plus chères, et à en priver nécessairement un nombre considérable de résidents en France : on sait, en effet, que la mise en concurrence des payeurs entraîne automatiquement une hausse considérable de leurs frais de gestion : en moyenne, 6 % pour la Sécurité sociale, contre 15 à 20 % pour les complémentaires, qui sont tenues de consacrer 10 à 15 % de leur budget au marketing et au démarchage d’adhérents (chacun de nous voit bien de quelle façon il est quotidiennement assailli de publicité et d’appels téléphoniques en ce sens.)

François Fillon a beau dire qu’une aide au paiement des complémentaires sera mise en place pour les plus défavorisés (), cela n’empêchera pas un nombre croissant d’assurés de s’en trouver privés : c’est en fait très exactement le modèle d’assurance-santé américain qui se mettra en place : primes très élevées, croissance des dépenses non maîtrisée ( 17 % du PIB, la plus élevée au monde), systèmes publics d’aide aux plus défavorisés (Medicaid) et aux retraités (Medicare- ce qui, notons-le, n’existe pas en France, où les adhérents d’une complémentaire d’entreprise en perdent le bénéfice en partant à la retraite – précisément à l’âge où les soins de « bobologie » deviennent de plus en plus importants), et un pourcentage important de citoyens de la classe moyenne sans aucune couverture (échec du plan Obamacare qui visait à sa généralisation).

Or, il n’y a aucune raison, sinon idéologique, pour s’inspirer du modèle américain (sinon d’élargir le marché des assurances privées, mais ne faisons pas des procès d’intention aux conseillers de François Fillon, tels qu’Henri de Castries, ancien dirigeant du groupe AXA) ; la Sécurité sociale française maîtrise assez bien ses dépenses, et pourrait le faire encore mieux si on considère celle de l’Allemagne, qui y consacre, comme la France, 11 % de son PIB, et qui est...bexcédentaire ! Pourquoi donc, sinon par idéologie, préférer s’inspirer de ce qui marche mal, tant financièrement que médicalement ?

 

On attend vainement le candidat à la présidentielle qui proposera les deux seules mesures permettant d’avoir une assurance-santé généralisée, solidaire, médicalement efficace et aux dépenses maîtrisées :

  1. Intégrer, comme en Allemagne, les professionnels de santé à sa gestion, ce qui les responsabilisera financièrement ;

  2. Ne prendre en charge que les seuls démarches diagnostiques et thérapeutiques validées pour leur efficacité, à l’instar du système public américain des Veterans, financé par l’impôt (ministère de la Défense) et dont le succès médical et financier fait l’objet d’une conspiration du silence.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:13

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

La grande distribution s’engouffre dans la bio... et en menace les valeurs

30 novembre 2016 / Marie Astier (Reporterre)

 

 

 

 

 

Alléchées par la progression du marché des produits d’agriculture biologique, les grandes enseignes de distribution s’y engouffrent, avec leur logique de volume et de produits standardisés. Menaçant d’industrialiser la bio et d’en perdre les valeurs.

Une devanture rouge foncé reprenant les couleurs des boutiques Naturalia. Un rayon vrac qui attire l’œil dès le seuil d’entrée franchi. Installé dans un quartier commerçant du 19e arrondissement de Paris, ce magasin Carrefour bio reprend clairement les codes des enseignes spécialisées. Il faut s’approcher des rayons pour constater la différence : le vert du logo de la marque distributeur Carrefour bio domine, à côté de marques inconnues chez Biocoop ou La Vie claire.

« Cela me paraît bizarre, un Carrefour bio. Un peu incompatible. Mais j’y vais quand même », admet Nino. Le jeune homme vient de sortir du magasin, un sac de papier brun chargé de denrées à la main. « C’est pratique, et je me dis que c’est quand même un peu mieux que les produits classiques de supermarché. » Dans les rayons, deux mamies discutent des produits de ce nouveau lieu d’achat. Un vendeur vient les conseiller. « C’est bien ! » approuvent-elles en sortant.

Carrefour a ouvert plus d’une dizaine de magasins de ce type en région parisienne et à Lyon : une petite surface, implantée en centre-ville, ne proposant que des aliments bio et des produits certifiés écolos. Ce n’est pas la seule enseigne de grande distribution à tester la recette. La revue spécialisée Linéaires faisait le point fin septembre : Auchan vient d’ouvrir son deuxième magasin Cœur de Nature ; Intermarché, Système U et Leclerc testent le concept en région. Mais la plus grande part des ventes de bio se fait encore dans les grandes surfaces habituelles, où les rayons bio se multiplient, proposant toujours plus de produits. Un exemple emblématique est celui de Monoprix, qui, depuis le 19 octobre, a converti sa baguette de base au bio. Le discounter Lidl a lancé fin septembre sa nouvelle gamme bio avec une quarantaine de références. Carrefour s’attaque même au commerce en ligne : il a racheté en juillet dernier le leader de la distribution de bio sur internet, Greenweez.

 

L’offre tend à suivre l’évolution de la demande, avec une augmentation des conversions 

« Il ne faut pas être naïf : le contexte est morose dans la distribution alimentaire, autour de 1 % de progression, sauf dans le bio, qui affiche une croissance à deux chiffres. Désormais, une partie des consommateurs, pour une partie de leurs achats, sont prêts à sortir des sentiers battus », analyse Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution. D’après le baromètre de l’Agence bio pour 2015, 9 Français sur 10 consomment bio au moins occasionnellement. L’agence estime que, fin 2016, le chiffre d’affaires du bio devrait flirter avec les 7 milliards d’euros, soit 1 milliard de plus en seulement un an. Elle annonce également une croissance insolente de 20 % au premier semestre 2016 comparé au premier semestre 2015. À noter que la grande distribution est à + 18 % quand les magasins spécialisés sont à + 25 % pour la même période. La répartition du gâteau qui grossit à vue d’œil pourrait donc évoluer. Pour l’instant, la grande distribution en détient la plus grande part (entre 40 et 45 % selon les sources), les magasins spécialisés une part à peine plus petite (35 à 40 %), le reste allant aux circuits courts...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

 

Repost 0
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:03

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Atome

Fukushima : la facture explose

Par Arnaud Vaulerin, Correspondant à Kyoto
 
 
 

Le 8 avril 2011, à 20 kilomètres de la centrale de Fukushima.

Le 8 avril 2011, à 20 kilomètres de la centrale de Fukushima. Photo David Guttenfelder. AP

 

 

Les coûts du démantèlement de la centrale nucléaire et les indemnisations dépasseront les 20 trillions de yens, soit plus de 167,8 milliards d’euros.

Un dérapage dans les grandes largeurs. La situation à Fukushima a beau être «sous-contrôle», à en croire le Premier ministre Shinzo Abe, la facture ne cesse d’exploser. Et rien n’interdit de penser qu’elle risque d’être encore plus salée dans les prochaines années. Selon les dernières estimations du ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) révélées dimanche par le quotidien Nikkei, les coûts du démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi et les indemnisations dépasseront les 20 trillions de yens, soit plus de 167,8 milliards d’euros. C’est presque le double des sommes envisagées il y a trois ans. Fin 2013, le gouvernement japonais tablait sur 11 trillions de yens (92,2 milliards d’euros) de dépenses.

Autrement dit, les Japonais vont devoir à nouveau mettre la main au portefeuille avec des factures électriques en hausse. Si l’on regarde dans le détail des calculs du Meti, le versement des indemnités doit culminer à 67 milliards d’euros au lieu des 45,3 milliards annoncés en 2013. Les coûts de la décontamination dans les zones touchées par les retombées radioactives doubleront pour avoisiner les 42 milliards auxquels il faut ajouter les frais pour le démantèlement des six réacteurs de Fukushima-daiichi qui devrait s’étaler sur quarante ans au minimum et coûter «plusieurs centaines de milliards de yens (millions d’euros) par an», écrivait dimanche le Nikkei. Si l’on intègre le coût des travaux pour le stockage des déchets contaminés, on arrive donc à l’ardoise des 167,8 milliards de yens.

 

Les indemnités des habitants ayant fui la zone

Professeur d’économie et de politique environnementale à l’université Ritsumeikan de Kyoto, Kenichi Oshima avait évalué en 2014 à «plus de 11 trillions de yens au minimum» (92 milliards d’euros) la facture de l’accident nucléaire et de ses conséquences. Depuis, cet expert japonais indépendant a souvent rappelé que le coût de ces travaux colossaux et des indemnisations avait régulièrement tendance à augmenter au fil du temps. Il est en effet souvent délicat de prévoir une enveloppe globale dès le départ.

«Les estimations préliminaires de l’IRSN [l’Institut de radioprotection et de sureté du nucléaire, ndlr] montrent un coût moyen compris entre 70 milliards d’euros pour un accident modéré sur un réacteur électronucléaire comme celui qui s’est produit à Three Mile Island en 1979, et 600 milliards à 1 000 milliards pour un accident très grave comme ceux de Tchernobyl ou de Fukushima», écrivait en 2012 la Cour des comptes en France dans un rapport sur les coûts de la filière électronucléaire. Si ce chiffre avancé quelques mois après la catastrophe de mars 2011 mériterait aujourd’hui d’être affiné, il donne en tout cas une indication sur l’ampleur des dépenses générées par une catastrophe nucléaire.

Dans le cas de Fukushima, ce sont d’abord les indemnités qui plombent la facture. Depuis le début de la crise et le déplacement de plusieurs milliers de Japonais dans un rayon de 50 kilomètres, Tokyo Electric Power Company (Tepco) indemnise les habitants qui ont dû fuir les retombées radioactives.

Mais en fait, c’est l’Etat japonais qui est aux manettes. En partie nationalisé depuis 2011, après avoir affiché des pertes abyssales, Tepco ne survit que grâce aux injections de capitaux des contribuables japonais. Le 24 novembre, l’entreprise a d’ailleurs reçu un nouveau versement de 334,7 millions d’euros, le 58du genre, ajoutant avoir déjà perçu plus de 53 milliards. Avant de préciser que cela ne sera pas suffisant. Le mois prochain, le fonds de compensation japonais devra donc procéder à un nouveau versement.

 

Magma extrêmement radioactif

L’autre grosse enveloppe concerne la décontamination et les travaux sur le site. La première a pris plus de temps que prévu et le nettoyage a dû être parfois refait car les radioéléments bougent à la faveur des intempéries et du vent sur une zone en partie seulement décontaminée : les forêts et les collines ne sont pas comprises dans ce chantier colossal de dépollution. S’agissant des travaux, ils sont prévus pour durer et évoluent dans le flou. Car Tepco ne sait toujours pas ce qu’elle doit faire avec le corium. Ce magma extrêmement radioactif d'environ 880 tonnes est constitué de débris et des barres de combustibles qui ont fondu au cœur des réacteurs. Les tentatives pour obtenir des informations sur l’état réel de ces cœurs et leur localisation précise au sein des unités 1,2 et 3 se sont conclues par des échecs, notamment en raison de niveaux de radiation très élevés.

Autre grosse incertitude, la congélation du sous-sol de la centrale. Chantier aussi colossal que coûteux, il n’a pas permis d’empêcher les infiltrations dans le soubassement du site et les fuites d’eau contaminée vers l’océan. Tepco est face à un casse-tête de l’eau à la centrale. Depuis bientôt six ans après la catastrophe, l'opérateur ne sait pas comment gérer les centaines de milliers de m3 d’eau contaminée. Et voit dans le même temps le stockage des déchets radioactifs prendre de plus en plus de retard. A mesure que la facture s’allonge.

Arnaud Vaulerin Correspondant à Kyoto

 

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Fukushima
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 17:52

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Notre-Dame-des-Landes: vers un clash avec l’Europe 

Par Jade Lindgaard
 
 
 

À un mois d'un vote capital pour la suite du projet d’aéroport du Grand Ouest, un rapport signale l’incapacité de la France, à ce stade, de répondre à la mise en demeure de la Commission européenne lancée dès avril 2014.

Après le rejet des recours des opposants par la cour administrative d’appel, il ne reste plus qu’un obstacle institutionnel de taille sur la route de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes : la Commission européenne. En avril 2014, elle a ouvert une procédure d’infraction contre la France pour non-respect des réglementations européennes sur l’évaluation environnementale des projets d’aménagement. Pour Bruxelles, les pouvoirs publics auraient dû évaluer « les effets synergiques et les impacts cumulés de l’ensemble des infrastructures du projet d’aéroport », conformément à la directive de 2001 sur l’évaluation des incidences des plans et programmes sur l’environnement.

Comme l’aéroport du Grand Ouest doit être créé ex nihilo dans une zone humide, il s’accompagne de toute une série de chantiers : barreau routier, échangeurs, tram-train, ligne ferroviaire à grande vitesse entre Nantes et Rennes, franchissement de l’estuaire de la Loire. Or l’étude d’impact du dossier ne les prend pas en compte. Pourtant, la directive de 2001 rend obligatoire l’étude des « effets notables sur l’environnement, y compris les effets secondaires et cumulatifs ». Par ailleurs, la Commission réclame le respect de la directive sur l’évaluation environnementale qui requiert du maître d’ouvrage – en l’occurrence, AGO, filiale de Vinci – de présenter « une description des effets importants que le projet est susceptible d’avoir sur l’environnement ».

Des milliers de bâtons d'opposants à l'aéroport sont toujours plantés sur la ZAD, 7 novembre 2016 (JL).

Des milliers de bâtons d'opposants à l'aéroport sont toujours plantés sur la ZAD, 7 novembre 2016 (JL).

Pour répondre à la Commission européenne, Paris a choisi de passer par un document de planification des infrastructures locales, le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la métropole Nantes-Saint-Nazaire. Celui-ci datait de 2007 et a donc fait l’objet, courant 2016, d’une révision afin d’y intégrer les réponses attendues par l’Europe. Mais malgré les multiples réunions programmées pendant l’année, le compte n’y est toujours pas.

Première alerte en juillet dernier : l’Autorité environnementale rend son avis sur la révision du SCOT et constate que « l'évaluation n'apporte pas toujours les justifications nécessaires pour apprécier les impacts environnementaux et la portée des mesures prises pour les éviter, les réduire et les compenser »

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 17:37

 

Reçu par mail

 

 

Pour information

 

 

Séminaire de recherche libertaire et militante ETAPE (Explorations Théoriques Anarchistes Pragmatistes pour l'émancipation)

Initié par Philippe Corcuff et Wil Saver

 

Publications issues du séminaire pour l'année 2015-2016 sur le site de réflexion libertaire Grand Angle, http://www.grand-angle-libertaire.net/

 

 

* Par textes :

 

. "Un écologisme libertaire?", par Fabrice Flipo (philosophe, auteur notamment de Pour une philosophie politique écologiste, Textuel, 2014), 18 mai 2016, http://www.grand-angle-libertaire.net/un-ecologisme-libertaire%e2%80%89-fabrice-flipo-contribution-au-seminaire-etape-n17-16-octobre-2015/

 

. "Du droit à l'émancipation. Sur l'Etat, Foucault et l'anarchisme", par Geoffroy de Lagasnerie (sociologue et philosophe, auteur notamment de Juger. L'Etat pénal face à la sociologie, Fayard, 2016), 19 septembre 2016, http://www.grand-angle-libertaire.net/du-droit-a-lemancipation-sur-letat-foucault-et-lanarchisme-seminaire-etape-n19-interrogations-sur-letat-foucault-et-lanarchisme/

 

. "A propos de Foucault, de l'Etat et de l'anarchisme. Rapport compréhensif sur un texte de Geoffroy de Lagasnerie pour un séminaire ETAPE", par Manuel Cervera-Marzal, 9 octobre 20216,  http://www.grand-angle-libertaire.net/a-propos-de-foucault-de-letat-et-de-lanarchisme/

 

. "Pragmatiser l'horizon révolutionnaire et désétatiser la gauche. Quelques remarques critiques sur un texte de Geoffroy de Lagasnerie 'Du droit à l'émancipation. Sur l'Etat, Foucault et l'anarchisme'", par Philippe Corcuff, 8 octobre 2016, http://www.grand-angle-libertaire.net/pragmatiser-lhorizon-revolutionnaire-et-desetatiser-la-gauche/

 

. "Une expérimentation territoriale utopique : la ZAD Notre-Dame-des-Landes. Premiers éléments de genèse politique", par Sylvaine Bulle (sociologue), 27 octobre 2016, http://www.grand-angle-libertaire.net/une-experimentation-territoriale-utopique-la-zad-notre-dame-des-landes-premiers-elements-de-genese-politique/

 

. "Commun : de quelques rapports que nous entretenons avec la 'tradition libertaire'", par Christian Laval (sociologue, co-auteur avec le philosophe Pierre Dardot de Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle, La Découverte, 2014), 23 novembre 2016http://www.grand-angle-libertaire.net/commun-de-quelques-rapports-que-nous-entretenons-avec-la-tradition-libertaire/

 

. "Le Commun : imaginaire ou mouvement réel qui abolit l'ordre existant?", par Ivan Sainsaulieu, 23 novembre 2016, http://www.grand-angle-libertaire.net/le-commun-imaginaire-ou-mouvement-reel-qui-abolit-lordre-existant/

 

. "Rééquilibrer le commun par l’individualité : la piste Levinas. Quelques réflexions à partir d’un texte de Christian Laval", par Philippe Corcuff, 23 novembre 2016, http://www.grand-angle-libertaire.net/reequilibrer-le-commun-par-lindividualite-la-piste-levinas/

 

* Par séances du séminaire, http://conversations.grand-angle-libertaire.net/  :

 

. Séance 17 : "Un écologisme libertaire?" (Fabrice Flipo), octobre 2015, http://conversations.grand-angle-libertaire.net/seminaire-etape-n17-un-ecologisme-libertaire/

 

. Séance 18 : "L'anarchisme peut-il être pragmatique?" (Philippe Corcuff), novembre 2015, http://conversations.grand-angle-libertaire.net/seminaire-etape-n18-lanarchisme-peut-il-etre-pragmatique/

 

. Séance 19 : "Interrogations sur l'Etat, Foucault et l'anarchisme" (Geoffroy de Lagasnerie, Manuel Cervera-Marzal, Philippe Corcuff), décembre 2015, http://conversations.grand-angle-libertaire.net/seminaire-etape-n19-interrogations-sur-letat-foucault-et-lanarchisme/

 

 

 

. Séance 23 : "Les libertaires et le commun" (Christian Laval, Ivan Sainsaulieu, Philippe Corcuff), http://conversations.grand-angle-libertaire.net/seminaire-etape-n-23-les-libertaires-et-le-commun/

 

 

Philippe Corcuff
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22