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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 18:18

 

 

Source : www.reporterre.net

 

Aux Etats-Unis, le maïs transgénique ne résiste plus à l’insecte qu’il ciblait

Brandon Keim (Wired)

vendredi 21 mars 2014

 

 

Une étude scientifique montre que le maïs transgénique est devenu impuissant contre la chrysomèle de maïs, l’insecte contre lequel il était conçu.


Après des années à prédire que cela arriverait, et après des années de refus par les entreprises, par les agriculteurs et par les organismes de réglementation de prendre leurs avertissements au sérieux, les scientifiques ont constaté l’évolution rapide de chrysomèles des racines du maïs devenues résistantes aux maïs Bt.

Le maïs Bt a été génétiquement modifié pour être toxique pour les insectes nuisibles. La chrysomèle des racines pouvait causer des milliards de dollars de dommages aux cultures des États-Unis. Le maïs Bt, dont le nom vient du Bacillus thuringiensis, un gène produisant la toxine pesticide qu’il contient, représente désormais les trois quarts des récoltes de maïs aux États-Unis. La vulnérabilité de ce maïs pourrait être désastreuse pour les agriculteurs et pour l’environnement.

« Si les pratiques de gestion ne changent pas, ça va seulement empirer », a déclaré Aaron Gassmann, un entomologiste de l’Université de l’Iowa et co-auteur d’un rapport publié le 17 mars par l’Académie nationale des sciences et décrivant la résistance à la chrysomèle des racines. « Il faut un changement fondamental dans la façon dont la technologie est utilisée. »

Planté en 1996 pour la première fois, le maïs Bt est rapidement devenu très populaire parmi les agriculteurs américains. En quelques années, les populations de chrysomèles et de la pyrale du maïs, un autre ravageur du maïs, ont chuté dans tout le Midwest. Les rendements ont augmenté et les agriculteurs ont réduit leur utilisation d’insecticides classiques qui causent plus de dommages écologiques que la toxine Bt.

Au début des années 2000, les scientifiques qui étudient l’évolution de la résistance aux insecticides ont averti de problèmes imminents. Toute chrysomèle des racines qui pourrait survivre au gène Bt aurait le champ libre pour se reproduire, et si les plantations n’étaient pas bien gérées, la résistance pourrait émerger rapidement.

La clé d’une gestion efficace, disaient les scientifiques, était de préserver des refuges plantés avec du maïs non Bt. Car dans ces zones, la chrysomèle des racines resterait sensible à la toxine Bt. Et en s’accouplant avec des vers résistants au Bt qui par hasard viendraient évoluer par là, ils pourraient empêcher la résistance de s’accumuler dans le pool génétique des chrysomèles.

Un comité consultatif convoqué en 2002 par l’EPA (Agence pour la protection de l’environnement) suggérait qu’au moins 50 % des champs de maïs soient consacrés à ces refuges non Bt. Mais les entreprises semencières ont résisté à ces recommandations...

 

*Suite de l'article  sur  reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 18:02

 

Source : revenudebase.info

 

Asservissons les robots, libérons les pauvres

robots-pauvres

Pour Martin Wolf, célèbre éditorialiste du Financial Times, il est temps de changer radicalement de modèle économique pour faire face à l’émergence d’une nouvelle économie dominée par l’accélération de l’automatisation du travail et les inégalités qu’elle entraîne.

Article initialement publié sur le Financial Times, traduit par Le Monde.fr

En 1955, Walter Reuther, président du syndicat américain des ouvriers de l’automobile, racontait sa visite dans une usine du groupe Ford. Désignant les robots, son accompagnateur lui avait demandé comment il s’y prendrait pour que ces machines versent leur cotisation au syndicat. « Et vous, comment allez-vous les convaincre d’acheter des Ford ? », répliquait M. Reuther. L’automatisation n’est pas une nouveauté. Pas plus que le débat sur ses conséquences.

Le problème est que la généralisation des technologies de l’information entraîne une inégalité croissante des revenus. Or la technologie pourrait, à terme, occuper une place bien plus importante.

Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs de The Second Machine Age (paru en janvier aux Etats-Unis), affirment qu’elle favorisera la prospérité de tous mais qu’elle modifiera la répartition des opportunités, d’une part, entre travailleurs et, d’autre part, entre travailleurs et détenteurs de capitaux.

Selon un récent article des chercheurs Carl Frey et Michael Osborne de l’université britannique d’Oxford, l’automatisation pourrait mettre en péril 47% des emplois américains. Au cours des prochaines décennies, « la plupart des ouvriers du secteur du transport et de la logistique, une grande partie des employés de bureau et des personnels administratifs en bas de l’échelle, mais aussi les ouvriers du secteur de la production risquent d’être remplacés par du capital informatique ».

Inégalités exacerbées

En outre, « dans un avenir proche, l’informatisation va surtout détruire des emplois peu qualifiés et faiblement rémunérés. En revanche, les emplois hautement qualifiés et à forte rémunération seront les moins susceptibles d’être remplacés par du capital informatique ». Ce qui exacerbera encore les inégalités.

Jeffrey Sachs (université Columbia, New York) et Laurence Kotlikoff (université de Boston, Massachusetts) affirment même que la hausse de la productivité pourrait dégrader la situation des futures générations. Le remplacement des ouvriers par des robots pourrait réorienter les revenus des premiers vers les propriétaires des robots, dont la plupart seront à la retraite et épargneront moins que les jeunes.

Cela diminuera l’investissement dans le capital humain, car les jeunes n’auront plus les moyens de le financer, mais aussi dans les machines, en raison de la diminution de l’épargne dans ce type d’économie.

Les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.

L’argument selon lequel une hausse de la productivité potentielle dégraderait durablement la situation de tous est astucieux. Mais d’autres possibilités me paraissent plus plausibles : les licenciements d’employés pourraient provoquer un choc d’ajustement de grande ampleur ; les salaires des personnels non qualifiés pourraient chuter bien en dessous du minimum socialement acceptable ; conjugués à d’autres technologies, les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.

Redistribuer revenus et richesses

Alors, que faire ? Mieux former ? La formation n’est pas une baguette magique, ne serait-ce que parce que nous ignorons quelles aptitudes seront requises dans trente ans. En outre, même si la demande de services de savoir créatifs, entreprenants et de haut niveau devait croître dans les proportions nécessaires, ce qui est déjà hautement improbable, penser que nous deviendrons tous des « happy few » (« d’heureux privilégiés ») relève du pur fantasme.

En revanche, nous devons reconsidérer notre conception des loisirs. Longtemps les plus riches ont vécu une vie oisive aux dépens des masses laborieuses. L’émergence des machines intelligentes permettra à un nombre infiniment plus grand de gens de mener une telle existence sans pour autant exploiter autrui.

Le puritanisme triomphant d’aujourd’hui est révulsé à la perspective d’une telle inactivité. Eh bien, dans ce cas, laissons les gens s’amuser «activement» ! Sinon, dans quel but aurions-nous réalisé l’accroissement considérable de la prospérité générale ?

Surtout, il faudra redistribuer revenus et richesses. Cela pourrait prendre la forme d’un revenu de base versé à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie. Les fonds pourraient provenir de taxes sur les pratiques nocives (la pollution…) ou sur les locations (dont celles des terrains et, surtout, de la propriété intellectuelle).

Les droits de propriété sont une création sociale. Le fait que seule une minorité infime soit en mesure de profiter massivement des nouvelles technologies doit être remis en cause. L’État devrait ainsi recevoir automatiquement une part des revenus de la propriété intellectuelle qu’il protège.

Enfin, au cas où les suppressions d’emplois non qualifiés s’accéléreraient, il faudra faire en sorte que la demande croisse proportionnellement à la hausse potentielle de l’offre. Si nous réussissons, beaucoup d’inquiétudes liées à la pénurie d’emplois disparaîtraient. Il est vrai qu’au vu de notre incapacité à y parvenir depuis 2007, cette possibilité est incertaine. Mais nous pourrions faire mieux.

L’émergence des machines intelligentes doit nous permettre de vivre une meilleure existence. Cela dépendra de la façon dont les profits seront distribués. Il peut en résulter une infime minorité de gros profiteurs et une multitude de perdants. Mais l’avènement d’un tel techno-féodalisme n’est pas fatal. Ce n’est jamais la technologie qui dicte les résultats, ce sont les institutions politiques et économiques. Si celles dont nous disposons ne donnent pas les résultats souhaités,nous devons en changer


Article traduit de l’anglais par Le Monde.fr

 

Source : revenudebase.info

 

 

 

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:55

 

Source : www.mediapart.fr


Denis Baupin : «Il faut penser crise économique et crise écologique en même temps»

|  Par Hubert Huertas

 

 

 

Les questions d'environnement sont-elles décoratives ou engageantes dans les discours politiques ? C'est la question centrale du rendez-vous d'Objections, cette semaine, après le pic de pollution, et à la veille des élections locales. Invité : Denis Baupin, député Europe Écologie, et ancien adjoint au maire de Paris chargé des transports.

Denis Baupin ne pense qu’à la révolution (écologique) mais ne croit qu’à la réforme. Il parle d’urgence environnementale mais refuse la précipitation. Il est convaincu qu’il « faut être dans les villes ou au gouvernement pour changer les choses », et qu’on « ne peut pas dire tous les quinze jours qu’on va sortir si l'on ne nous entend pas », mais il lance à la fin de son entretien à Mediapart : « Si la loi sur la sortie du nucléaire n’est pas à la hauteur des engagements du Président, la question de la participation des écologistes au gouvernement se posera. »

Député Europe Écologie, vice-président de l’Assemblée nationale, ancien maire-adjoint de Paris chargé des transports, Baupin passe pour un jusqu'au-boutiste aux yeux de ses adversaires. Il ne s’en défend pas : il retourne le compliment. Pour lui, ceux qui mettent en avant l’urgence économique pour ajourner l’urgence écologique, sont eux-mêmes des ultras : « Il faut penser crise économique et crise écologique en même temps, ne cesse-t-il de répéter, car la sortie d’une crise qui dure depuis trente ans passera forcément par l’écologie, et ça ne peut plus attendre. Il faut changer le business model ! »

Interrogé sur l’exaspération des habitants des zones rurales ou périurbaines au cas où le prix du gazole devait être augmenté, il assure que la voiture écologique, moins chère et moins polluante, existe déjà et qu’il suffirait d’une volonté politique pour qu’elle soit mise sur le marché.

Cette volonté politique, il la trouve chancelante au sommet de l’État. Faible contre « ceux qui n’ont pas intérêt au changement, par exemple dans le nucléaire ». Faible aussi dans ses choix économiques quand le président de la République a l’air de déconnecter le pacte de responsabilité de l’urgence écologique…

Cette volonté, Denis Baupin, au nom des écologistes, escompte qu’elle s’affermisse lorsque sera examiné le rapport qu’il rédige sur le coût du nucléaire. Sinon…

Il espère que les municipales donneront du corps à son discours.

Retrouvez l’intégrale de l’entretien avec Hubert Huertas, dans Objections :

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:42

 

Source : www.terraeco.net

 

Traité de libre-échange UE-USA : pourquoi villes et régions se rebellent

20-03-2014

 

 

Traité de libre-échange UE-USA : pourquoi villes et régions se rebellent
(Crédit photo : US Department of Agriculture - flickr)
 
Bourguignons, Bisontins, Niortais... votre ville ou votre région a pris position contre le traité de libre-échange transatlantique (Tafta). Que signifie cette décision ?

Au nom du libre-échange, les poulets de Bresse vont-ils céder la place aux volailles américaines lavées à la Javel ? Les élus bourguignons le craignent. C’est pourquoi ce lundi 17 mars, le conseil régional de Bourgogne a adopté une motion sobrement baptisée « Vœu pour un traité transatlantique plus transparent ». Ce texte vise le traité Tafta (Transatlantic Free Trade Agreement) discuté depuis juin 2013 à la Commission européenne et qui à partir de 2015, pourrait lié l’Europe aux Etats-Unis. Après la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca), l’Ile-de-France, Niort (Deux-Sèvres) et Besançon (Doubs), la Bourgogne est la cinquième collectivité française à répondre – ou à devancer - l’appel « Déclarons nos communes hors Tafta », publié le 14 mars par le collectif unitaire national contre le traité.

Des multinationales qui poursuivent les Etats

Pour Daniel Berneron, membre du collectif, il en va de la survie des pouvoirs locaux. « Si le traité est adopté, les collectivités perdront toutes leurs prérogatives au profit des multinationales » affirme-t-il. Le collectif, qui réunit une myriade d’associations citoyennes comme les Engraineurs ou Attac, dénonce surtout un mécanisme du traité qui permettrait aux firmes procédurières de porter plainte pour entrave à leur liberté commerciale. Ainsi, les Etats ou collectivités « trop » stricts en matière de droit du travail, de protection de la santé ou de l’environnement s’exposeraient à des poursuites.

Le scénario n’est pas théorique. L’an dernier, ce mécanisme a permis à Philip Morris d’attaquer en justice la politique anti-tabac de l’Uruguay et de l’Australie. En France, écologistes, militants de gauche et ONG craignent donc de voir Monsanto attaquer une Europe trop hostile aux OGM ou Chevron faire sauter les entraves législatives à l’exploitation du gaz de schiste.

Fin du bio dans les cantines ?

« Le traité a beau être supranational, l’impact sera local » affirme Abdel Ghezali, adjoint au maire de Besançon pour justifier la motion prise le 18 février par sa ville. L’élu socialiste craint pour l’introduction du bio dans les cantines et la gestion de l’eau en régie. « Le risque serait de ne plus pouvoir refuser ce type de marchés aux multinationales sous prétexte qu’elles proposent des prix imbattables, explique-t-il. Nous n’avons rien contre le fait de faire appel au privé, mais il y a des secteurs pour lesquels la ville est compétente, et dans tous les cas, on veut continuer à avoir le choix. »

Devant les premières protestations de la société civile, Karel de Gucht, le commissaire européen au Commerce chargé du dossier, a décidé de remettre à plus tard les discussions sur ce point du traité. Depuis, peu de choses filtrent sur l’avancée des négociations. « On ne sait pas ce qui va sortir du chapeau », résume Philippe Hervieu, le président du groupe Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Bourgogne à l’initiative de la proposition.« Tout ce qu’on demande c’est que le couvercle soit levé sur ce qu’il se passe au niveau européen », poursuit la conseillère régionale EELV Chantal Dhoukar. Le requête fait écho à l’appel lancé le 15 mars par Corporate Europe Observatory et 26 autres ONG .

La Bourgogne face au reste du monde ?

De Niort à Bruxelles, les opposants à Tafta espèrent parler d’une même voix. « Ce ne sera pas la Bourgogne face au reste du monde, reconnaît Philippe Hervieu, l’idée c’est d’abord d’amener l’Association des régions de France (ARF) à prendre position ». Même combat en Paca où Jean-Louis Joseph, vice-président PS de la région Paca a soutenu la motion « Hors Tafta » déposée par le front de gauche : « Les élus PS considèrent que tout n’est pas à jeter dans ce traité, mais on s’est associés pour protester contre le manque d’informations de l’ARF. » Dans les faits, se déclarer hors Tafta n’a pour l’instant qu’une portée symbolique. Reste que le timing est propice. « L’idée c’est d’alerter les gens, de créer un rapport de force et d’imposer le débat avant les élections européennes », explique Chantal Dhoukar.

 

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !

Le rédacteur :
Amélie Mougey
                                                                                                                                                                                                                                   Source : www.terraeco.net
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:23

 

 

Source : www.gard-linux.fr

 

Soirée Linux - Mardi 25 mars 2014 - Vergèze

Logo AudacityBonjour à toutes et à tous !


Notre prochaine rencontre autour de Linux et des Logiciels libres aura lieu:

  • mardi 25 mars 2014,de 19h à 22h
  • au Centre socioculturel Marcel Pagnol de Vergèze,
    99 rue Marcel Pagnol, 30310 Vergèze

Rencontre ouverte à tous. Le thème de la soirée:

  • le son sous Linux, et plus précisément:
    l'acquisition audio avec Audacity

D'ici là, vous pouvez travailler votre Audacity dans le texte, à partir du site:

http://wiki.audacityteam.org/wiki/French_Information

Pour ceux qui préfèrent les tutoriels vidéo, peut-être un site à essayer:

http://www.tutoriels-animes.com/tutoriels-audacity.html

Bien sûr, comme toujours, les discussions ne serons pas limitées au sujet du jour mais naviguerons aux quatre coins de l'univers du libre.


Amenez:

  • vos machines: ordinateur, cartes son, lecteur / enregistreur, micro(phones) ; sans oublier les câbles...
  • et vos sandwiches (repas tiré du sac).

Alors, à bientôt !

 

Source : www.gard-linux.fr

 


 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:01

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Point Godwin bis 20/03/2014 à 22h37

Pense-bête pour Nicolas Sarkozy : voici ce qu’était la Stasi

Pascal Riché | Cofondateur Rue89

 

 


Maîtriser un adversaire, image trouvée dans les archives de la Stasi (Top Secret, par Simon Menner)

Nicolas Sarkozy donne rarement des leçons de libertés publiques, ce qu’on peut aisément comprendre. Pas besoin de réveiller le souvenirs des peines planchers, de l’extension de la rétention de sûreté, de la loi sur l’audiovisuel public, du fichier Edvige, des test ADN, de l’exploitation des fadettes de journalistes par la DCRI, de la chute de la France dans le classement de la liberté de la presse.

Dans le Figaro pourtant, non sans une certaine hardiesse, l’ex-Président s’est fendu d’un article véhément pour protester contre les écoutes judiciaires dont il a fait l’objet.

En soi, le débat sur l’abus des écoutes en France est légitime. On constate une dérive certaine, facilitée par les progrès technologiques. S’il faut une nouvelle loi pour mieux encadrer ces méthodes d’enquête, l’idée n’a jamais traversé l’esprit de Nicolas Sarkozy quand il était au pouvoir. Sous la droite, le nombre d’interceptions judiciaires a d’ailleurs explosé.

Les seules écoutes qui, depuis dix ans, ont scandalisé l’ancien Président de la République et ancien ministre de l’Intérieur, sont celles qui l’ont personnellement visé ces dernières semaines. Et pour les dénoncer dans le Figaro, il a recours à une comparaison bien surprenante de la part d’un ancien chef d’Etat normalement au fait de l’histoire contemporaine :

« Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France ».

De même qu’il existe un point Godwin (lorsque le débat se termine par une référence à Hitler), Sarkozy invente ici le point Stasi. Il faut rappeler quand même, pour rester sur terre, ce qu’était cette sinistre administration.

Ecoutes, filatures, décomposition, liquidations

La Stasi n’a rien à voir avec le travail des juges français. C’est le diminutif du ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), chargé de la police politique et de l’espionnage en Allemagne de l’Est.

Ce n’était pas un petit ministère : en 1989, lorsque le Mur était encore debout, elle comptait environ 266 000 agents, soit 1% de la population : 91 000 fonctionnaires et 175 000 informateurs. On a aussi estimé à 190 000 le nombre d’agents informels basés en RFA.


Le blason de la Stasi

La Stasi écoutait beaucoup : toutes les communications passant par satellites étaient contrôlées ainsi que 30 000 téléphones en Allemagne de l’Ouest.

La Stasi lisait aussi beaucoup. Elle disposait d’une pièce dans chaque bureau de poste du pays dans lesquelles des agents ouvraient les lettres et colis pour les inspecter.

La Stasi suivait. Elle filait des suspects dans la rue. Elle était inventive : elle avait même imaginé d’utiliser des isotopes radioactifs pour garder la trace de suspects, et les repérer grâce à des compteurs Geiger.

La Stasi emprisonnait  : entre sa création en 1950 et sa dissolution en 1989, la Stasi comptait dix-sept prisons, où l’on pouvait atterrir sans autre forme de procès.


Une prison de la Stasi (Wikimedia Commons/CC)

La Stasi « décomposait ». Ah, la décomposition, Zersetzung, ça c’est un truc que Nicolas Sarkozy n’a pas encore connu dans la France de François Hollande. C’est une technique extraordinaire inventée par la Stasi pour éviter de torturer, ce qui est trop voyant. Il s’agit de dissoudre psychologiquement les dissidents, les casser, leur tordre l’esprit. Les « éteindre » avant qu’ils ne nuisent. Cela passait par des actions anodines (vous rentrez chez vous, votre meuble a changé de place, votre réveil ne réveille plus, votre thé a changé de marque...) à des actions plus radicale (votre femme perd son emploi, votre fils rate ses études...)

Voici la définition que la Stasi en donnait dans son manuel :

« Décomposition. Méthode opérationnelle du Ministère de la sécurité d’État pour une lutte efficace contre les agissements subversifs, en particulier dans le traitement des opérations. Avec la décomposition, au travers de différentes activités politiques opérationnelles, on prend de l’influence sur les personnes hostiles et négatives, en particulier sur ce qu’il y a d’hostile et de négatif dans leurs dispositions et leurs convictions, de sorte qu’elles soient secouées et peu à peu changées, et le cas échéant que les contradictions ainsi que les différences entre les forces hostiles et négatives soient provoquées, exploitées ou renforcées.
Le but de la décomposition est la fragmentation, la paralysie, la désorganisation et l’isolement des forces hostiles et négatives, etc. »

La suite est ici, c’est assez long.

Une directive de 1976 donnait des exemples de techniques de décomposition :

« dégradation systématique de la réputation, de l’image et du prestige sur la base de données d’une part vraies, vérifiables et dégradantes, et d’autre part fausses, vraisemblables, irréfutables et toujours dégradantes ; organisation systématique d’échecs professionnels et sociaux pour démolir la confiance en soi de l’individu ; […] stimulation des doutes relatifs aux perspectives d’avenir ; stimulation de la méfiance et du soupçon mutuel au sein des groupes […] ; mise en place d’obstacles spatiaux et temporels rendant impossibles, ou du moins entravant les relations réciproques des membres d’un groupe […], par exemple par […] l’attribution de lieux de travail éloignés. »


Appareil photo espion utilisé par la Stasi (Roi Boshi/Wikipedia Commons/CC)

La Stasi terrorisait. Il a été découvert qu’elle finançait à l’Ouest la Fraction Armée Rouge, la bande à Baader.

La Stasi, enfin, liquidait. Les opposants potentiels, mais pas seulement. Sa direction avait même donné ordre de tirer sur les familles qui tentaient de passer à l’Ouest :

« N’hésitez pas à faire usage de votre arme à feu, pas même en cas de violation des frontières par des femmes et des enfants, souvent utilisés par les traitres ».

Voilà ce qu’était la Stasi. Maintenant, relisons la phrase de Nicolas Sarkozy, placé sous écoute, en France, dans le cadre d’une enquête judiciaire :

« Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France ».

A tout prendre, le « ces bâtards de Bordeaux ! » de son avocat Me Thierry Herzog, était plus digne.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:26

 

*Note pero : reçu par mail, nous faisons suivre cet appel :

 

 

Bonjour,

Nous avons un gars, militant, dans la difficulté actuellement.

Il cherche à s'en sortir en autonome mais après avoir essayé de s'en sortir en vivant dans sa camionnette, à chercher du boulot par tous les moyens, il se retrouve camionnette en panne moteur apparemment, du matériel de chantier.
Il se propose de tout revendre pour 2500 € pour s'en sortir sans déranger quelqu'un (voir liste de ce qu'il propose :http://www.leboncoin.fr/bricolage/629840990.htm?trid=70872)

Là, il est actuellement dans la drome, coincé au bord de la route et dors dans son camion.

Je peux donner son emplacement et son numéro de téléphone en messagerie ou mail. Il a quasiment plus de batterie non plus donc, pas évident.

C'est un gars qui est passé par ça :https://www.facebook.com/notes/col%C3%A8re-contre-les-seigneurs-le-journal/r%C3%A9sistance-une-exp%C3%A9rience-dans-la-r%C3%A9sistance-au-syst%C3%A8me/237735399743633Donc, un militant depuis un moment. Mais là maintenant, il se retrouve en galère.

Comment pourrait-on l'aider à sortir la tête de l'eau ?

Voici son profil Facebook, ne sachant pas ce à quoi il a accés actuellement :https://www.facebook.com/raymond.chapuis.1?ref=ts&fref=tsSoyons solidaires, soyons des citoyens...

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:05

 

Source : zad.nadir.org

 

Infos du 17 au 23 mars

lundi 17 mars 2014, par zadist

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel et vous pouvez écouter les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone n’hésitez pas à nous contacter en appelant le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01


Vendredi 21 mars

de HAMBACHER FORST en Allemagne : Hier les ami-e-s de l’Hambacher Forst ont été attaqué par des flics qui sont venu dans le campement pour prendre tout les affaires electriques/informatiques, entre autres. En passent, ils ont essayé de faire plus de dégats possibles aux jardins.

SOLIDARITE !

- 11h  : plus de flics aux Ardillières, mais il sont été signalés a nddl devant le cimitière. Sur la D81 y a des gens qui font l’entretien de la route mais c’est pas lie a l’aéroport.

URGENT - RECU : Alerte orange sur le Testet, 10h20 :

4 camions de flics et 1 camion de CRS arrivent depuis Gaillac. On est en alerte, on pense qu’ils accompagnent les naturalistes pour un prélèvement d’amphibiens, plus d’infos dès que ça s’éclaircit. Rejoignez-nous ou tenez-vous prêts à nous rejoindre.

Collectif Tant qu’il y aura des bouilles

Texte  : Zone d’Alliance Décisive

Texte  : JE SUIS UN « CASSEUR » (ET JE SUIS HYPER-SYMPA)

Bonjour ! ce matin vers 9h, deux voitures des gendarmes au carrefour des Ardillières. On ignore qu’est ce qu’ils sont en train de faire.

Jeudi 20 mars

Lu/vu sur la toile

- Le grand port de Guadeloupe ou la contagion de NDDL, article sur médiapart.fr

- Et l’étalement urbain à la campagne ? Le comité lochois Sud Touraine rappelle qu’il ne s’agit pas que de GRANDS projets... Sur la nouvellerépublique.fr

- "Première réaction syndicale nationale (FSU) contre les violences policières le 22 février à Nantes, lors de la manifestation anti-aéroport.

La FSU est la principale fédération de syndicats enseignants (SNES, SNUipp, SNUEP, SNEP, etc) et l’un des premiers représentants des fonctionnaires en France.

Aujourd’hui 19 mars 2014, son CDFN a adopté le texte suivant (Le CDFN, "Conseil délibératif fédéral national" est l’instance qui se réunit entre les congrès de la FSU).

" (....) Le CDFN de la FSU dénonce l’utilisation d’armes dangereuses par les forces de police lors de la manifestation du 22 février dernier à Nantes contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. La police a blessé de nombreuses personnes et éborgné deux jeunes manifestants. La FSU demande que toute la lumière soit faite sur ces violences. Le droit à manifestation doit être préservé en garantissant la sécurité de chaque manifestant. "

97 Pour, 11 Contre, 4 Abstentions, 0 Refus de vote. "

Mercredi 19 mars

Rien à signaler à priori aujourd’hui. Le soleil est toujours là, ça s’active un peu partout autour des jardins et potagers.

Reçu

"Bonjour Vous trouverez ci dessous un lien vers quelques photos des destructions commises par Laurent Rivat, un des promoteurs du supermarché Carrefour Market de La Brillanne, ce matin entre 6h15 et 6h45. Les dégâts après estimation rapide s’élèvent à 30 000€, nous allons porter plainte, les gendarmes sont déjà venus et l’ont reconnu sur les photos. Ce monsieur se dit propriétaire depuis peu des terres que nous travaillons depuis 2004. Il est venu nous voir le 6 mars pour nous demander de “dégager immédiatement” de “ses” terres. La saison étant commencée, les terres étaient déjà préparées, fertilisation faite sur la totalité, travail du sol et semis de printemps (radis, oignons, épinards, carottes) finis sur une partie), plus 1200m² de fraisiers plantés en 2013, il ne nous était plus possible de faire demi tour. Toute discussion était impossible, ce monsieur a essayé de plus de nous mettre sous pression pour que nous cédions une parcelle près du supermarché. Nous avons refusé. Il est revenu hier matin et a menacé nos salariés qui travaillaient là et pour finir il était là ce matin avec un tractopelle. Par ailleurs il parie avec son fils, Stéphane sur un changement de municipalité pour faire réviser le PLU et rendre les terres agricoles au nord du village en zone commerciale. Il met actuellement la pression sur tout le monde. N’hésitez pas à faire circuler ce mail. Il nous semble important qu’un maximum de gens sachent ce qui se passe dans le village. Pour voir les dégâts, même en notre absence, en venant du supermarché sur le chemin de Pissaïs, prendre à droite au croisement direction Baraque (Jean Auric), 300m plus loin sur la gauche un petit chemin de terre monte dans les champs direction nos serres, rentrez là. Nous comptons sur votre soutien" Les photos ici

Lu/vu sur la toile

- Des "flics éthiques" républicains demandent au ministère de l’intérieur de suspendre l’usage du flashball et de "diligenter une étude indépendante, transparente et impartiale dont l’objectif sera d’évaluer la pertinence de leurs utilisations dans l’exercice du maintien de l’ordre public et de s’assurer que celles-ci ne contreviennent pas au respect de la déclaration universelle des droits de l’Homme."

Y-a-t-il vraiment besoin d’enquête pour connaître la réponse ? Est-ce qu’on pourrait pas aussi -au passage- se demander si "le maintien de l’ordre public" ne contrevient pas aux valeurs de liberté, égalité, solidarité ? Article ici

- Un point de vue de pilote de ligne sur le projet d’aéroport

- Une étude de la Nasa conclut à la fin de "notre civilisation"... Sauf changement radical... Genre, anticapitalisme et décroissance ? Sur le site du Guardian, en anglais ou sur le sitedu Nouvel Obs ou encore voir le document joint :

OpenDocument Text - 75 ko

- Nouvelle carte

Une nouvelle carte interactive en ligne sur la justice environnementale au niveau mondial, qui paraît très intéressante ! J’ai tout de suite vérifíé si la ZAD y était, mais elle y manque pour le moment ! Pourtant OL Land, Bure et ITER y sont, Elle est ici

Mardi 18 mars

[ZAD]

- Reçu à 8:46

salut,
ce matin, aperçu les 4 fourgons qui trainent a l’hotel IBIS depuis quelques jours rouler en direction de Treillieres.

- Reçu :

Merci à ceux et celles qui ont organisés la vélorution de dimanche dernier.
Merci d’avoir pensé à mettre un canapé sur la remorque de la Barricada. Confort apprécié +++
Merci aux musicien-e-s. Malgré les secousses, illes ont tenus.
Merci aux 96 vélos et aux conducteur-ice-s des 2 tracteurs.
Merci aux cuisinier-e-s pour les gâteaux du soir et merci au théâtre.
La créativité est si belle sur la ZAD.
CB

[Ailleurs]

Lundi 17 mars

[ZAD]

- 21H40 : 2 fourgons de GM sont stationnnés au nord du Chêne des Perrieres, sur la petite route direction Fay au niveau du 1er chemin à gauche. Si ça vous dit d aller y faire un tour, ils sont muets quant à la raison de leur presence mais on s’imagine que peut etre il y aurait quelques "scientifiques amoureux de la Nature" (payés par Vinci) avec eux.

-  Reçu :

Salut les zadistes,

Un petit lien vers la chanson "you make it sound", de notre groupe "Les Spangheros" enregistrée le 22 février (par hasard), et uploadée avec diverses images de la résistance récupérée à droite à gauche...

http://www.youtube.com/watch?v=r-sBpDNXnEA

Bonne journée à toutes et à tous

Les Spangheros

[Ailleurs]

- [Madrid :] Manifeste des marches de la dignité 22 Mars

Nous lançons un appel pour la dignité et contre le mépris de l’Etat Espagnol, dans la capitale, Madrid, le 22 mars  : Non au paiement de la Dette Plus de coupe budgétaire Contre les gouvernements au s…

Pour lire la suite cliquez ici

- [Barton Moss :] Gaz de schiste en Grande Bretagne...

Quelques images récentes du combat de Copains anglais contre les gaz de schiste près de Mancherster UK (Barton Moss)… A Barton Moss comme ailleurs, la police nationale défend les intérêts privés, la fin du 1er film montre le désespoir que cela suscite ! La tension monte alors que chaque jour, inlassablement, les activistes tentent de barrer la route au camions pour le forage du puits…

https://www.youtube.com/watch?v=ZSjHBsD-zaY https://www.youtube.com/watch?v=t8dCiPGJHCA

Documents joints

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Source : zad.nadir.org

 

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 18:41

 

 

Source : www.humanite.fr

 

Monde - le 15 Mars 2014

Une marche géante va "prendre Madrid" le 22 mars

 

 

Par Jean Ortiz. Depuis des mois  se prépare dans toute l'Espagne la (les)"Marche(s) de la dignité". En colonnes venues de toutes les latitudes de la Péninsule, le 22 mars, elle, elles, vont "envahir" Madrid. Sur toutes les routes, des marcheurs sont déjà à l'effort depuis des jours, vers la capitale.

En ruisseaux humains qui vont devenir des flots, des vagues, à l'approche du 22 mars... Et c'est dur. Cela nécessite du courage, de bons souliers ! et une logistique solidaire lourde. Des milliers d'autres "marcheurs" arriveront à Madrid en bus. Les drapeaux républicains flottent.

Une multitude de chômeurs (six millions en Espagne),  de "sans terre" (alors que de grands "cortijos" de 30.000  hectares ou plus monopolisent la terre en Andalousie), de précaires, de victimes des expulsions  locatives, comptent camper à Madrid et y rester. Sur leur parcours, ils ont été  reçus dans villes et villages, déclinant les revendications dans les rencontres, les assemblées, avec leurs hôtes travailleurs, étudiants, paysans, fonctionnaires...
Il peut y avoir un avant et un après le 22 mars.  Plus d'un million de "marcheurs" sont attendus. Au départ, l'idée a été lancée par le Syndicat andalou des travailleurs, de Diego Cañamero, le "Front civique-Nous sommes la majorité" de l'ex secrétaire général du PCE Julio Anguita et les "Campements dignité d'Extrémadure".

Le manifeste et les revendications "aglutinantes" ont permis que nationalement les marches soient soutenues par Izquierda Unida, la CGT, la CNT-AIT, de nombreux collectifs de lutte, et localement par une constellation d' "assemblées populaires", une multitude de mouvements sociaux, les "marées" vertes des enseignants, blanches des personnels de la santé, contre les privatisations, rouges des travailleurs licenciés de la multinationale Coca Cola, des comités larges regroupant les différentes colères, le PCE, les "plateformes" contre les dizaines de milliers d'expulsions consécutives à l'explosion de la "bulle spéculative immobilière" (86.000 familles andalouses ont ainsi été expulsées de leurs maisons et appartements par les banques), Attac, les collectifs 15M ou issus du 15 M, la Gauche anticapitaliste, les associations de quartier, de voisins, les organisations  citoyennes...
Les deux grands syndicats UGT et CCOO se sont jusqu'à présent tenus à l'écart du mouvement, nationalement, mais l'unité syndicale s'est matérialisée au Pays basque, en Galice, à Valencia, à Murcie, en Andalousie... et l'ensemble des syndicats de salariés de ces régions convergent déjà ensemble vers Madrid.

Entraîner "la gauche qui traîne les pieds"

Pour les colonnes de "marcheurs", il s'agit d'engager un bras de fer frontal, dans la durée, avec le gouvernement et les différents pouvoirs qui se sont succédés, "au service du capitalisme et de la Troïka". Cette journée de rébellion démocratique, de "désobéissance", pacifiques,  devrait constituer la plus grande levée populaire de l'après franquisme, et pourrait marquer la naissance, selon ses organisateurs, "d'un mouvement nouveau", d'une "unité sociale de toutes les victimes du système" , d'un "15M ouvrier"... "Nous ne voulons que, comme d'habitude, nos actions restent sans lendemain", a déclaré Julio Anguita.

Joint par "Humanité.fr", Diego Cañamero Valle se félicite de ce qui "enfin bouge", des efforts unitaires pour entraîner "la gauche qui traîne les pieds". Diego, sous la menace d'une peine de prison pour "occupation illégale de terres", nous répond avec passion, comme il galvanise les siens,  et tous les autres "qu'il faut gagner".

"Qu'ils s'en aillent ces gouvernements-parasites, ces dirigeants corrompus, qu'ils soient jugés et emprisonnés, tout comme les banquiers sangsues et ripoux" ajoute Diego. "Ils ne nous représentent pas, cette caste d'intouchables. Ils considèrent normal de "robar" (voler). Les Espagnols n'ont pas voté pour cela"(...) "L'économie n' appartient pas à ces prédateurs. La démocratie, lorsque les gens ont faim, n'est qu'un simulacre (...) "Le silence du peuple me fait peur... Il est temps de se réveiller, de se mettre à marcher, de "prendre" les rues, les places... La dignité avant tout; elle est inaliénable. Répandons la dignité (...) Ils peuvent tout nous prendre, mais pas la dignité".
Le manifeste de la Marche appelle à construire "le pouvoir du peuple".

  • Les revendications se veulent fédératrices:
    non au paiement de la dette (l'Espagne rembourse quotidiennement 105 millions d'euros au titre de paiement des intérêts de la dette)
    non aux "recortes" (amputations) sociaux et publics
    un emploi digne et un toit pour tous
    un revenu " de base", qui permette de vivre...

Depuis des mois, l'Espagne populaire résiste, manifeste, crie, souffre... Si les milliers de petits ruisseaux commencent enfin à converger et à s'unir, un avenir nouveau peut poindre le 22 mars.

Jean Ortiz

 

 

Source : www.humanite.fr

 

 

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 18:34

 

Source : www.marianne.net

 

Affaire Benguigui : une ministre star... de la finance !

Mercredi 19 Mars 2014 à 14:53

 

Arnaud Bouillin

 

Devinette : qu’est-ce qui peut bien valoir 1 euro et onze mois plus tard, 430 000 euros ? Réponse : les actions de Yamina Benguigui. Avec une telle science de la culbute, ce n’est pas ministre de la Francophonie que François Hollande aurait dû nommer cette cinéaste, mais ministre de l’Economie et des Finances !

 

SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA
SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA
Depuis les révélations de Marianne la semaine dernière sur le magot caché en Belgique de Yamina Benguigui – et son démenti filandreux -, on connaît à présent le fin mot de l’histoire, livré par le Canard enchaîné cette semaine. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas glorieux. Ni pour Yamina Benguigui, ni pour les instances chargées de contrôler les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement, rendues obligatoires depuis le scandale du compte suisse de Jérôme Cahuzac.

Suite à notre enquête et au droit de réponse envoyé par la ministre, il est établi que Yamina Benguigui a vendu en février 2013, soit neuf mois après son entrée au Quai d’Orsay, les 20 % de parts qu’elle détenait dans une holding domiciliée à Bruxelles, la société G2. Une participation qu’elle ne possédait donc plus, dit-elle, quand elle a rempli sa déclaration de patrimoine en avril 2013. A l’entendre, elle n’avait donc pas à en faire état. Sur le plateau de LCI vendredi dernier, la ministre s’est même fendue d’un rageur : « les déclarations de Marianne sont fausses et infondées, mais ça, bon, on a l’habitude… » Ah oui, vraiment ?

Voici ce qu’écrit le Canard enchaîné, après avoir recueilli les « explications vasouillardes » de ses avocats : Yamina Benguigui « affirme avoir cédé une première fois ses parts, en février 2013, à sa propre société pour 1 euro symbolique. En échange, la ministre bénéficiait d’un droit de retour automatique de son bien, applicable dès la fin de ses fonctions gouvernementales. Ce genre de montage est légal. Mais il ne changeait rien à la situation de fortune de Yamina Benguigui, qui restait la véritable proprio de ses actions. Elle était donc bel et bien tenue d’en mentionner l’existence et la valeur sur sa déclaration de patrimoine»

Après l’intervention de l’administration fiscale, à l’été 2013, la ministre a été obligée d’interrompre son petit « jeu de bonneteau » et de procéder, cette fois, à une vraie vente en bonne et due forme pour la somme de 430 000 euros, avec extrait officiel publié au greffe belge, un document que Marianne a produit la semaine dernière et qui a mis Madame la ministre dans tous ses états.

Entre la technicité du montage, son timing – en pleine affaire Cahuzac - et le décalage délirant entre la première vente sous le manteau (1 euro) et la seconde, officielle et certifiée par un expert (430 000 euros), il est de plus en plus difficile de croire que Yamina Benguigui ait pu commettre une « maladresse » - le substitut de « mensonge » en vigueur ces jours-ci au PS… - dans sa déclaration de patrimoine. Une déclaration que la Commission pour la transparence financière de la vie politique, remplacée depuis par une Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, était censée avoir contrôlée. La vérif n’avait pourtant rien de sorcier : il suffisait de fureter sur le registre français du commerce, accessible en ligne via plusieurs sites bien connus, lâcher une poignée d’euros pour obtenir les statuts des quelques sociétés gravitant autour de Yamina Benguigui et mentionnant la société G2, puis se connecter au site du greffe belge (gratuit lui, merci les Belges !).

Un nouveau scandale sur la transparence prétendue de nos ministres, pile un an après le tsunami Cahuzac, mais avec des documents publics, disponibles à portée de clics, sans enregistrement pirate ni taupe infiltrée. C’est peut-être pour ça qu’aucun media, à l’exception de Marianne et du Canard enchaîné, n’a jusqu'ici embrayé…

 

Un boulet pour le PS parisien

Tête de liste PS aux municipales dans le Xe arrondissement de Paris, Rémi Féraud se serait bien passé de cette triste affaire. Et pour cause : Yamina Benguigui, qui figure en 4e position sur sa liste, ne peut pas être la seule à se retirer avant dimanche, quand bien même on l’y forcerait. La seule option juridique serait que toute la liste se saborde. Mais il est trop tard, comme l’explique l’avocat en droit électoral Philippe Bluteau : « les candidats pouvaient modifier leur liste jusqu’au 6 mars. Aujourd’hui, les listes sont figées. Il n’est plus possible de les retirer, ni volontairement, ni autoritairement, ni par voie judiciaire. La seule possibilité qui demeure serait d’appeler publiquement au retrait des bulletins de vote le jour de l’élection. » Tant pis, donc, pour Serge Federbusch, tête de liste du mouvement « Paris libéré » de Charles Beigbeder dans le Xe, qui s’enflamme depuis les révélations de Marianne« Puisqu'il est désormais impossible pour ces socialistes nantis de modifier leur liste, tempêtait-il il y a quelques jours, il ne leur reste plus qu'à la retirer en présentant des excuses aux électeurs. »
 
Rémi Féraud et l’équipe de campagne de Anne Hidalgo vont donc devoir composer avec cette gênante présence… Au moins jusqu’au premier tour. Car Yamina Benguigui pourrait être exfiltrée entre les deux tours, au moment où les socialistes et leurs alliés communistes fusionneront leur liste avec les écolos. Une option déjà réclamée haut et fort par Didier Le Reste du PCF.

D’ici là, il faut tenir, sans s’afficher avec la ministre. Comme lundi dernier, lors du meeting de Rémi Féraud dans la salle du New Morning. Aucune trace de Yamina Benguigui, pourtant annoncée. Aucune trace même de son nom sur les sièges réservés aux candidats. Tenir donc. Coûte que coûte. Quand on se souvient de la réaction de Rémi Féraud lors de l’affaire Cahuzac, on imagine le trouble qui doit aujourd’hui l’habiter. Dans un message adressé aux militants, le patron des socialistes parisiens avait lancé gravement : « la confiance dans la capacité de la politique à agir sur le réel est déjà fragile, c’est aujourd’hui la confiance en celles et ceux qui exercent des responsabilités qui se trouve mise en péril. » Bis repetita.

Alexandre Coste
                                                                                                                                                                                                                             Source : www.marianne.net


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