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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 21:18

 

Source : www.lesechos.fr

 

 

Emprunts toxiques : l'Etat veut se défaire d'une bombe de 17 milliards

Par Sharon Wajsbrot | 25/04 | 06:00 | 6commentaires

Les contentieux avec les collectivités pourraient entraîner la recapitalisation de la SFIL et de Dexia.
L'Etat pourrait alors accuser une charge de 9 milliards dès cette année.

 

Emprunts toxiques : l\'Etat veut se défaire d\'une bombe de 17 milliards

 

La facture des prêts toxiques pourrait s'avérer extrêmement salée pour l'Etat. En effet, ces prêts aux collectivités locales souscrits auprès des banques de la place pourraient peser à hauteur de 17 milliards d'euros dans les comptes publics, comme le révèle l'étude d'impact du projet de loi de sécurisation des contrats de prêts structurés, présenté mercredi en Conseil des ministres (« Les Echos » du 23 avril). Soit 10 milliards d'euros pour couvrir les risques financiers directs encourus par Dexia et par la SFIL (Société de Financement Local), créée l'an dernier pour reprendre le flambeau de Dexia, et qui a récupéré la majeure partie de ses prêts. Et, en outre, environ 7 milliards d'euros pour couvrir les risques indirects. Une bombe à retardement qui pourrait grever les comptes de l'Etat à hauteur de 9 milliards d'euros dès cette année.

En cause, principalement, le risque de recours judiciaires encourus par Dexia et la SFIL, tous deux en mauvaise posture, suite à une décision de tribunal de Nanterre de février 2013 (voir ci-dessous). Dépositaires de la majorité des emprunts toxiques souscrits par les collectivités locales, elles risquent en effet d'accuser le coup de procédures judiciaires extrêmement coûteuses en l'absence de la loi de sécurisation, qui doit valider rétroactivement les contrats de prêts qui ne faisaient pas mention du taux effectif global. «  Dans l'hypothèse où l'ensemble des contentieux potentiels devraient être provisionnés à 100 %, les provisions cumulées de SFIL et Dexia atteindraient 10,6 milliards d'euros, dont 7,5 milliards d'euros pour SFIL et 3,1 milliards d'euros pour Dexia », estime l étude d'impact.

Et de fait, cette charge ne pourrait pas être supportée par ces deux banques. Pour la SFIL, qui dispose de 1,5 milliard d'euros de fonds propres, la marge de manoeuvre est en effet bien mince. « Ces obligations de provisionnement se traduiraient à leur tour par des obligations de recapitalisation, et ce, sans doute dès 2014 », prévient l'étude. L'Etat, en tant qu'actionnaire majoritaire de cette nouvelle banque des collectivités locales, dont il détient 75 %, au côté de la Caisse des Dépôts et de La Banque Postale, devrait alors débourser de 2 à 7 milliards d'euros pour combler les pertes et ainsi couvrir les risques dits « indirects ». Cette recapitalisation « devrait être notifiée à la Commission européenne, qui  imposerait certainement, compte tenu du montant en jeu, la mise en extinction de SFIL ». Pour Dexia, l'impact est un peu moindre, soit 3 milliards d'euros pour une nouvelle recapitalisation.

Une loi « plus ciblée »

Voilà de quoi renforcer la pression sur les sages du Conseil constitutionnel, qui ont déjà retoqué en décembre dernier une première loi de validation des contrats de prêts réalisés aux collectivités locales (voir ci-dessous). Pour mettre toutes les chances de son côté, le gouvernement a opté cette fois-ci pour un projet de loi « plus ciblé » s'adressant à une typologie de contrats de prêts plus restreinte. Un nouveau périmètre qui neutralise la majorité des risques, mais qui laisse encore planer une charge éventuelle de 2,2 milliards d'euros pour la SFIL et de 2,5 milliards d'euros pour Dexia pour des contentieux en cours. Mais surtout en prévisions d'éventuels recours sur prêts non structurés, dont la probabilité d'occurrence paraît faible, selon l'étude.

 

À noter
Le projet de loi sera étudié en séance au Sénat le 13 mai.

Sharon Wajsbrot

 

 

Source : www.lesechos.fr

 

 

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 21:00

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

Un nouveau geste de contestation politique en Iran : le crâne rasé

Roohollah Shahsavar - exilé iranien

 

Publié le 26/04/2014 à 12h17

 

 

Ce n’est pas une nouvelle mode, ni une nouvelle façon de s’amuser. C’est une manière d’exprimer la colère.

On ne sait même pas qui est derrière cette initiative, ceux sont surtout des jeunes qui publient des photos avec leurs têtes rasées sur les réseaux sociaux – Facebook, Twitter, Instagram, Google+... Et ils le font en bravant l’interdiction et les restrictions établies ces dernières années, suite aux événements post-électoraux de juin 2009.

 


Samane et sa sœur Asie (Facebook)

Ces jeunes Iraniens expriment leur contestation contre la répression des prisonniers politiques du lundi 17 avril.

Des prisonniers frappés

Selon le témoignage d’une soixantaine de prisonniers politiques publié sur Kaleme.com (le site principal des oppositions), les gardiens de la prison d’Evin (nord de Téhéran) ont brutalement frappé des prisonniers lors d’une fouille irrégulière dans leurs cellules, le 17 avril.

Bilan : « Une trentaine de blessés, dont quatre hospitalisés, avec les côtes brisées », selon Amnesty International.

 


Photos de jeunes Iraniens le crâne rasé

 

Après l’apparition de quelque photos montrant les prisonniers avec les cheveux rasés (au parloir), plusieurs sympathisants du « mouvement vert » (surnom donné au courant d’opposition) se sont pris en photo avec le crâne rasé, en solidarité.

Les femmes aussi participent à l’évènement contestataire.

Parmi elles, on voit des activistes politiques et des journalistes comme Samane Abolpour, proche de Mohammad Khatami, ex-président de la République islamique. Elle a publié sa photo sur son compte Facebook (voir plus haut) en notant :

« J’ai rasé mes cheveux pour soutenir des prisonniers politiques à la prison d’Evin à Téhéran. Les prisonniers politiques ont été battus cruellement par les gardiens de la prison. »

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 20:45

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/crunch/270414

 

Sécurité Sociale, fin d'une belle aventure humaine...

Pendant que Hollande nous enfume sur les réductions des charges patronnales et salariales, ces petites mains expertes travaillent à la fin d'une belle avancé sociale comme des fois l'Homme en a été capable.   

Ce document qui comme vous le noterez était “sous embargo” jusqu’à 2 avril préconise de manière ouverte la disparition de la Sécurité sociale.

Les auteurs envisagent
 “deux scénarios possibles” : “une version publique décentralisée et une version avec des caisses d’assurance en concurrence régulée”.
”Sortir de l’organisation
 actuelle est un objectif difficile à atteindre, car il bouscule le paysage actuel où sont présents des acteurs à l’assise historique importante. 
Cependant, le coût du
 statu quo nous semble suffisamment élevé pour inviter le décideur public à s’engager dans cette direction.”
En clair, soit des caisses régionales “publiques” concurrentielles (comme en Allemagne),
 soit un système d’assurances privées “encadrées”.
Dans un cas comme dans l’autre, c’est la fin d’un droit pour tous , et le passage de fait à l’assurance.
Cela éclaire les propos tenus par Hollande sur la suppression des cotisations “salariales” après celle des “cotisations patronales” (pour redonner du pouvoir d’achat bien sûr).
De telles propositions (comme le rapport Moreau pour les retraites) seront ensuite “modulées” dans le cadre du “dialogue social”. (La CFDT signerait-elle ?)

 

Fichier attaché CAE012_Assurance-maladie_1.pdf    Taille  298.51 Ko

lien

 


Source : blogs.mediapart.fr/blog/crunch/270414

 

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 20:37

 

Info reçue par mail 

 

Communiqué de presse   

  
    Une Marche antinucléaire pour la Vie et la  Santé a lieu de ce vendredi 25 avril jusqu'au 5 mai 2014, elle va  traverser 6 départements - Vaucluse, Alpes de Haute Provence, Bouches du  Rhône, GARD, Drôme et Ardèche, elle fera halte  dans  plus de 30 villes et villages, parcourra près de 300 km en 11 jours avec 4  rassemblements devant les sites nucléaires CADARACHE - MARCOULE - CRUAS -  TRICASTIN -

A pied, en rollers, à vélo, à cheval....

 
  Un objectif : Exprimer fortement  notre refus du nucléaire, civil et militaire, argumenter et convaincre de  l'urgence de l'arrêt immédiat du nucléaire.
Activons la transition énergétique, au lieu de continuer la fuite en avant avec ASTRID, l'EPR, la dangereuse prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires .
Ne laissons pas le lobby nucléaire faire peser sur nous et les générations futures le risque et le coût exorbitant de l'atome

Nous invitons tous les habitants à participer à la Fête  anti nucléaire à Avignon sur l'île de la Barthelasse au Parc des Libertés le  1er Mai à partir de 12h ... 19h

Et pour les Gardoises et les Gardois pour la Marche vers  MARCOULE le vendredi 2 mai - NO PLUTONIUM - NO  MOX - NO ASTRID

Covoiturage au départ de :

- Nîmes le 2 mai à 11h30 au parking des 7 Collines : contacts Janie 0615336173/ Franck 0647968082

- Alès le 2 mai: contact Christine 0466249112

- Alès le 5 mai: contact Rémy 0466836855

 
 
   Cette Marche est organisée par le  Collectif antinucléaire 84/CAN 84 et soutenue par  la Coordination antinucléaire Sud- Est, le  CHANN,  ENSEMBLE 30 , EE-LV Nîmes Agglo .....

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 20:19

 

Source : www.reporterre.net

 

En Ukraine, crise ou pas crise, Tchernobyl reste une plaie ouverte

Barnabé Binctin (Reporterre)

samedi 26 avril 2014

 

 

 

 

Vingt-huit ans après, en pleine crise géopolitique avec la Russie, les ravages de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl se font toujours durablement sentir. Et le pays compte toujours quinze réacteurs en activité, que les Etats-Unis tentent de charger avec leur combustible.

 


 

Le 26 avril 1986, un exercice pour tester l’alimentation électrique de secours sur la centrale Lénine de Tchernobyl tourne mal et une explosion énorme se produit dans le réacteur 4. La fusion du cœur du réacteur projette dans l’atmosphère une immense quantités de gaz et particules radioactifs qui entraîne une contamination de l’environnement et des irradiations humaines à très large échelle. C’est la première catastrophe nucléaire à être classé au niveau 7 à l’échelle de l’INES (échelle internationale des événements nucléaires) – la seconde étant Fukushima.

Un nouveau sarcophage… pour trente ans


 

Vingt-huit ans plus tard, la centrale continue d’employer près de trois mille personnes. Les trois autres réacteurs de la centrale sont maintenant à l’arrêt (le dernier a fermé en 2000), mais de nombreux travaux continuent sur le site. En cours d’aménagement, une installation d’entreposage à sec des combustibles doit permettre de sortir ceux-ci des piscines dans lesquelles ils sont refroidis depuis la catastrophe. De même, un chantier prépare un stockage des déchets sur le site de la centrale.

Mais les travaux les plus importants se concentrent autour du sarcophage, cette structure d’acier qui recouvre les ruines du bâtiment du réacteur 4. Construit dans l’urgence entre mai et octobre 1986, dans des conditions d’exposition radiologique particulièrement élevée, le sarcophage a permis un confinement à court terme des installations sinistrées dans lequel se trouve toujours une partie du combustible fondu durant l’explosion. Mais la structure s’avère vulnérable. Comme l’explique à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint à l’IRSN, « le sarcophage n’est pas complètement étanche. L’eau coule à l’intérieur, et avec le vent et la neige notamment, l’ensemble se dégrade. La pérennité de l’installation n’est plus acquise ».

 


- Le vieux sarcophage -

 

C’est ainsi que se construit par-dessus une « arche », qui devrait être achevée fin 2015. Cette nouvelle enveloppe métallique, dont les travaux ont commencé à l’été 2010 sous l’égide d’un consortium européen qui associe les entreprises françaises Vinci et Bouygues, fait toutefois l’objet de controverses nombreuses. Mercredi, le chef du parti social-écologique ukrainien, Iouri Andreïev, dénonçait la faible garantie de sécurité de cet édifice temporaire promis à une existence d’à peine trente ans : « Cet arche ne règle pas les problèmes du sarcophage, il ne fait que les conserver ».

Pour l’expert français, l’enjeu est ailleurs : « Oui, l’arche ne résout rien dans la mesure où elle ne change pas ce qui se passe en-dessous, dans le sarcophage. Mais c’est une protection supplémentaire de l’environnement proche des fuites et des risques de pollution ».

 

Le poison est toujours actif

Car les conséquences environnementales et sanitaire restent importantes et mal maîtrisées. Le mois dernier, deux chercheurs ont mis en évidence l’impact de la radioactivité à proximité du site : les arbres morts, les plantes et les feuilles ne se décomposent pas à la même vitesse que partout ailleurs dans le monde. « Le césium déposé sur le sol ne s’infiltre que très lentement dans la Terre, et il reste ainsi à la disposition des plantes pendant probablement plus d’un siècle », commente Yves Lenoir, président de l’association Enfants de Tchernobyl – Belarus, qui travaille sur ces questions depuis les débuts de la catastrophe.

Selon lui, les conséquences sont d’autant plus graves, que des expériences récentes ont montré que certaines zones supposées peu touchées s’avéraient en réalité grandement contaminées : « En 2011, puis 2012, des échantillons de champignons relevés dans des zones très différentes et considérées comme non à risque en Biélorussie ont révélé des taux gigantesques, entre 268 000 et 275 000 Bq/kg. Ce sont de véritables déchets radioactifs pour les humains, tentés de surcroît de les consommer, qui traînent ainsi dans l’environnement ». L’association Robin des Bois parle de son côté de « bombes radioactives à retardement » pour décrire les forêts aux alentours de Tchernobyl.

L’impact sur les populations humaines est colossal. L’association Enfants de Tchernobyl-Belarus aide un cabinet indépendant – l’Institut Belrad de Minsk – à mesurer la radioactivité (près de 500 000 mesures corporelles depuis 24 ans) et à faire de la radioprotection en Biélorussie, auprès des enfants, particulièrement exposés. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : « Avant la catastrophe, le taux d’enfants en bonne santé était de 80 %, pour 20 % en mauvaise santé, dans cette région du monde. Depuis, les statistiques se sont exactement inversées ».

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 20:22

 

Source : www.20minutes.fr

 

Fessenheim: Une action de Greenpeace pour les 28 ans de Tchernobyl

Créé le 26/04/2014 à 14h06 -- Mis à jour le 26/04/2014 à 14h21
Une cinquantaine de militants se sont introduits sur le site de la centrale de Fessenheim le 18 mars 2014

Une cinquantaine de militants se sont introduits sur le site de la centrale de Fessenheim le 18 mars 2014 Daniel Mueller/AP/SIPA


NUCLÉAIRE - L'ONG a lancé une «tournée» en trois étapes des centrales nucléaires, en France, en Suisse et en Allemagne...

Les antinucléaires de Greenpeace ont mené samedi matin une nouvelle opération devant la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), clamant des slogans depuis un voilier remontant le canal à proximité, à l'occasion des 28 ans de la catastrophe de Tchernobyl.

L'ONG a lancé samedi, avec le bâteau-péniche Beluga II une «tournée» en trois étapes des centrales nucléaires, en France, en Suisse et en Allemagne, menée en parallèle à la campagne des européennes.

Le Beluga II, un bâteau-voilier de Greenpeace de 33 mètres de long est arrivé devant la centrale de Fessenheim à 10 heures avec trois banderoles anti-nucléaires déployées sur ses mâts, et une dizaine de militants visibles sur son pont.

«Monsieur Hollande, une vraie transition énergétique maintenant»

L'une des banderole appelait en anglais les responsables politiques à «cesser de mettre l'Europe en danger» (Stop risking Europe). «Centrales vieillissantes: fermez-les», clamait une autre hissée sur le côté, tandis qu'une troisième rappelait en allemand que la «Radioactivité ne connaît pas de frontière».

Sur le canal du Rhin, la péniche au macaron arc-en-ciel, effectuait de petits allers-retours. «Le bâteau bouge en permanence car un arrêté préfectoral lui interdit de s'arrêter sur place», a expliqué Yannick Rousselet, un porte-parole de Greenpeace France.

Un zodiac de Greenpeace était également visible à proximité de la péniche, encadré par une vedette de la police. «Monsieur Hollande, une vraie transition énergétique maintenant», pouvait-on lire sur une pancarte.

Une trentaine d'antinucléaires allemands, membres d'un collectif pour la fermeture immédiate de Fessenheim, basé outre-Rhin à Müllheim, étaient arrivés sur les lieux en fin de matinée pour assister à l'opération. Le préfet avait pris un arrêté pour interdire l'accès des berges aux véhicules et aux piétons.

Fessenheim, doyenne des centrales nucléaire françaises

Le Beluga II devait quitter la zone de la centrale en milieu de journée.

«Nous lançons cette opération devant Fessenheim pour relier les deux symboles de l'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (le 26 avril 1986) et des centrales vieillissantes à fermer», a souligné Yannick Rousselet.

Après Fessenheim, le Beluga II est attendue devant les centrales de Beznau (Suisse) et Philipsburg (sud-ouest de l'Allemagne), «symboliques du vieillissement du nucléaire en Europe».

Il fera aussi étape à Strasbourg (8-12 mai) et à Metz (3-4 juin). Les militants organiseront dans ces villes des journées portes-ouvertes à bord du bateau pour informer le public.

Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaire françaises. En service depuis 1977 et dotée de 2 réacteurs d'une puissance de 900 mégawatts chacun, elle est la seule des 19 centrales françaises dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande, pour fin 2016.

Avec AFP
                                                                                                                                                                              Source : www.20minutes.fr

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 01:49

 

Source : www.reporterre.net

 

Ecologie

Au Brésil, la Coupe du monde du football se jouera dans des éléphants blancs

Andrea Barolini (Reporterre)

vendredi 25 avril 2014

 

 

 

 

Des émeutes ont eu lieu mardi soir au Brésil, à Copacabana. A six semaines de la Coupe du monde de football, le pays est tout sauf calme. Une des raisons en est la débauche d’argent dépensé pour des stades démesurés, quand pauvreté et inégalité sont toujours immenses. Voici un tour guidé de ces grands projets footballistiques inutiles.

 


 

Mardi 22 avril, de violentes émeutes à Copacabana, au Brésil, ont opposé des jeunes des favelas et des policiers. Un homme serait mort au cours des manifestations, qui témoignent que, moins d’un an après l’agitation sociale de juin 2013, la société reste toujours en colère. En cause, notamment : les investissements colossaux réalisés pour la Coupe du monde de football, alors que des besoins sociaux urgents ne sont toujours pas satisfaits. Le gouvernement a essayé de présenter sa démarche comme "environnementale". Mais ça ne suffit pas...

Les efforts que l’Afrique du Sud a fournis en 2010 pour rendre la Coupe du monde de football écologique « ne sont pas suffisants. Cela mérite d’être pris en compte sérieusement par la Fédération Internationale de Football (la Fifa, ndlr) ». C’était en octobre 2012 : le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) soulignait que l’organisation du Mondial africain n’avait pas été à la hauteur en matière environnementale.

Officiellement, les indications du PNUE ont été entendues par les autorités brésiliennes, qui pour la vingtième édition de la Coupe du monde vont présenter douze stades « écologiques », flambant neufs ou rénovés, à Rio de Janeiro, Brasilia, Fortaleza, Belo Horizonte, Sao Paulo, Porto Alegre, Salvador de Bahia, Recife, Cuiaba, Manaus, Natal et Curitiba.

Les organisateurs de l’événement – qui se déroulera du 12 juin au 13 juillet - se sont engagés à réduire l’impact sur l’environnement, en utilisant des technologies durables allant des systèmes d’éclairage efficaces à la réduction de la consommation d’eau, en passant par l’accessibilité pour les personnes handicapées et par les transports écologiques.

Ainsi, le stade Maracanà de Rio de Janeiro - le temple du foot planétaire, édifié pour la Coupe du monde 1950 - a été rénové et présenté comme un exemple de développement durable. Son toit est garni de mille cinq cents panneaux photovoltaïques qui assurent son autonomie énergétique (le projet a été mené par un partenariat entre les sociétés Yingli, Light Esco, la française EDF et l’État de Rio de Janeiro).

De même, le stade de Belo Horizonte, a été le premier à recevoir le label Leadership in Energy and Environmental Design (LEED), une certification américaine octroyée aux bâtiments à haute qualité environnementale.

Mais la cerise sur le gâteau est le stade de Brasilia. Entièrement rénové, il a été conçu comme le premier stade 100% écologique au monde. Il produit autant d’énergie qu’il en consomme, utilise des lumières LED pour l’éclairage et sa pelouse est arrosée grâce à un système de stockage et d’utilisation de la pluie.

Le toit est complètement recouvert de panneaux solaires fournissant autant d’électricité quotidiennement que ce qu’en consomment mille maisons. De plus, la structure est dotée d’une membrane photo-catalytique pour capter les particules polluantes et améliorer la qualité de l’air.

 


- A Manaus -

 

Des stades très coûteux, et qui ne serviront plus

Un seul inconvénient : ces stades risquent fort de se transformer en « élephants blancs », une fois éteints les feux de la fête. L’exemple le plus évident est le stade de Manaus, l’Arena da Amazônia. Il pourra accueillir 40.000 personnes pendant la Coupe, et selon la FIFA fera partie d’un « complexe qui offrira de nombreux services comme des restaurants, un parking souterrain et un accès par bus et monorail ».

Mais nombreux sont ceux qui sont révoltés par ce projet pharaonique qui a coûté 205 millions d’euros. Pour une raison de bon sens : après le Mondial le stade ne sera plus utilisé, car la meilleure équipe locale, le Nacional, évolue en Série D, la quatrième division brésilienne. Habituellement, moins de deux mille personnes suivent les matches de cette modeste équipe : le stade sera un monument inutile au milieu de la forêt amazonienne.

A Cuiaba, la situation est la même. Le stade de 43.000 spectateurs trônera dans une ville où les équipes végètent en Série C et D. Tandis qu’à Natal, l’Arena des Dunas, qui a coûté 125 millions d’euros, après avoir accueilli quatre matches durant la Coupe du Monde, servira de costume bien trop grand à deux clubs de Série B : l’ABC et l’America RN.

 


- A Natal -

 

« En plus du football, l’Arena das Dunas sera utilisée pour des concerts, des salons commerciaux, des ateliers, des événements majeurs et des expositions », a déclaré la présidente Dilma Rousseff lors de l’inauguration du stade, tentant d’enrayer la polémique. Mais même avec ces activités, une infrastructure sportive de 42.000 places reste démesurée.

Et quand les activités alternatives ne se déroulent pas, il faudra payer l’entretien de l’Arena, qui a été évaluée par un dirigeant du stade en 376.000 euros par mois.

Et puis, il y a le stade de la capitale Brasilia, le Mané Garrincha : 71.000 places en plein centre ville. Un monstre qui a coûté 380 millions d’euros, et qui sera le théâtre des matches du Gama et de la Brasiliense, deux équipes mineures suivies jusque-là par… quelques centaines de personnes.

D’ailleurs, l’attention à l’environnement proclamée par les autorités risque de cacher la stratégie énergétique et environnementale du gouvernement sud-américain. Depuis plusieurs années, en effet, des Ong écologistes ont critiqué le double discours des autorités brésiliennes.

« Compte tenu de notre expérience du Brésil, on peut dire que le gouvernement n’a qu’une stratégie de marketing », dit à Reporterre Gert-Peter Bruch, président de l’association Planète Amazone, qui soutient les peuples autochtones d’Amazonie dans leur combat contre la déforestation.

« L’actuelle présidente Dilma Rousseff était ministre de l’Energie du gouvernement de Lula. Elle a développé le plan d’accélération économique du pays, y compris les projets de grands barrages qui posent d’énormes problèmes environnementaux et de droits de l’homme », poursuit-il.

Le plus connu de ces projets est sans doute celui de Belo Monte, en Amazonie : un immense barrage qui menace de détruire des équilibres sociaux et environnementaux fragiles juste au milieu du poumon vert de la planète, dans l’Etat du Para.

« Nous sommes convaincus, accuse Valérie Cabanès, juriste spécialisée dans les droits de l’homme, que la Coupe du Monde et les Jeux olympiques seront le prétexte pour accélérer le calendrier de travaux comme celui de Belo Monte, dont le chantier est désormais ouvert 24 heures sur 24. Le Brésil veut rivaliser avec les grandes puissances du monde en magnifiant son développement ».

Dans ce contexte, Amnesty International a dénoncé le fait que certains travaux pour le Mondial se sont soldés par des expulsions forcées.

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:29

 

Source : www.reporterre.net

 

Libertés

Les Etats-Unis sont un régime oligarchique, constatent des chercheurs américains

Elisabeth Schneiter (Reporterre)

vendredi 25 avril 2014

 

 

 

L’analyse détaillée de centaines de décisions gouvernementales des Etats-Unis ont conduit des chercheurs en science politique à montrer que les riches imposent leurs choix dans les politiques publiques.


Les chercheurs Martin Gilens, de l’université de Princeton, et Benjamin Page, de l’université Northwestern, se sont posé la question de savoir qui dirige les États-Unis. Ils constatent qu’au cours des dernières décennies le système politique de l’Amérique est progressivement passé de la démocratie à l’oligarchie.

- Lien vers l’étude intitulée Testing Theories of American Politics : Elites, Interest Groups, and Average Citizens.

Les chercheurs ont analysé les données relatives à plus de 1800 décisions politiques prises entre 1981 et 2002. Ils ont comparé ces décisions aux préférences exprimées à leur propos par les Américains à revenu moyen et par les 10 % les Américains les plus riches. Ils constatent que le gouvernement, qu’il soit Républicain ou Démocrate, suit le plus souvent les préférences du dernier groupe que du premier.

« Le point central qui se dégage de notre recherche, expliquent les deux chercheurs, est que les élites économiques et les groupes organisés qui représentent des intérêts commerciaux ont un impact important sur la politique du gouvernement des États-Unis, tandis que les groupes d’intérêt qui représentent la masse et les citoyens ordinaires ont peu ou pas d’influence. »

Les chercheurs ont conclu que les décisions du gouvernement américain s’alignent rarement sur les préférences de la majorité des Américains, mais favorisent les intérêts particuliers et des organisations de lobbying : « En règle générale, quand une majorité de citoyens n’est pas d’accord avec les élites économiques et /ou des lobbies, ils perdent. »

Les positions des lobbies puissants ne correspondent « pratiquement jamais aux préférences des citoyens moyens »,

 

* Suite de l'article sur reporterre


 

Source : www.reporterre.net

 

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:14

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com


 

« Bien pratique » 25/04/2014 à 13h16

La vidéosurveillance vous fait flipper ? Attendez de voir ce qu’on vous prépare

 

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

La vidéosurveillance, c’est pratique quand on se fait voler son iPhone. Mais être arrêté car un logiciel juge nos attitudes suspectes ou reconnu par des panneaux publicitaires dans la rue, c’est une autre histoire.

 


« Flower girl », de Banksy, en août 2013 à Los Angeles (REX/Julien’s Auctions/REX/SIPA)

 

Lorsqu’on évoque la reconnaissance faciale ou la vidéo-surveillance, les réaction vont de la moue sceptique accompagnée d’une réflexion pragmatique (« Bien pratique quand tu te fais tirer ton iPhone »), à l’écarquillement oculaire angoissé du gars qui a vu « Minority Report ».

Dans tous les cas ou presque, l’interlocuteur a conscience qu’il existe un risque de dérive orwello-kafkaïen.

Mais à peine évoqué, le cauchemar est rapidement balayé par son côté science-fiction et la confiance placée dans les pouvoirs publics pour nous en protéger.

Certaines technologies babillant dans les labos ou déjà en service sont pourtant en train de paver la voie. En voici quelques exemples.

 

1 Un logiciel capable de reconnaître (tous) les visages

Grâce à des algorithmes plus fiables que l’œil humain

 

Cela n’échappera pas à ceux qui ont suivi les révélations d’Edward Snowden : les services secrets anglo-saxons sont très friands de toute information vous concernant, à commencer par votre visage. Le programme Optic Nerve en est la triste preuve.

Entre 2008 et 2010, les renseignements américains et britanniques ont intercepté les images provenant des webcams de près de deux millions d’utilisateurs de Yahoo Messenger – peu importe si certaines de ces communications étaient de nature sexuelle.

L’objectif est évident : créer le plus grand outil de traçage jamais inventé. Pour cela, les États-Unis (et tout gouvernement suivant leur trace) ont besoin de trois choses :

  • un réseau de caméras étendu, avec un maillage le plus fin possible ;
  • une base de données rassemblant l’empreinte faciale de chaque individu ;
  • un logiciel capable d’analyser en temps réel les images et les lier avec les profils établis.

Work in progress

Le réseau de caméra est déjà en place et s’agrandit rapidement, justifié tantôt par la lutte contre le terrorisme, tantôt par l’insécurité croissante. La base de données se construit peu à peu, en croisant des informations publiques, en faisant jouer les obligations légales des réseaux sociaux envers le gouvernement, ou en leur arrachant illégalement (le programme Optic Nerve, par exemple).

Le défi principal restait de bâtir un algorithme suffisamment performant pour devenir le moteur efficace de cette machine de surveillance.

Le business de la peur dopant les labos, ceux-ci ont fait des avancées spectaculaires dans le domaine de la reconnaissance faciale. A titre d’exemple, l’entreprise Cognitec propose un logiciel de reconnaissance qu’elle affirme fiable à 98,75%, un taux qui a bondi de 20% en moins de dix ans.

 

2 Un trombinoscope planétaire

Signé les géants du Web

 

En 2012, Facebook rachetait Face.com, une start-up israélienne spécialisée dans les logiciels de reconnaissance faciale. Peu étonnant, venant d’un réseau qui est né d’un trombinoscope d’étudiants se notant entre eux sur la base de leur photo de profil, et décidant qui est « hot or not ».

L’entreprise était par la suite restée plutôt silencieuse sur ses progrès dans le domaine. Une discrétion qui a duré jusqu’en mars dernier, lorsque Facebook a révélé (discrètement là encore) son système de reconnaissance faciale baptisé DeepFace.

Vous êtes tagué là. Et là. Et Là...

Testé sur quatre millions de photos extraites d’un « réseau social populaire », le logiciel est capable, sinon de mettre un nom sur un visage, de comparer deux images entre elles et d’en déduire si la personne se trouve sur les deux.

Taux de réussite : 97,25%, soit à peu près aussi bon que ce que pourrait faire l’œil humain.

Bientôt une recherche par visage sur Google ?

Google n’est pas en reste : la firme de Mountain View a, elle aussi, racheté plusieurs start-up spécialisées dans la reconnaissance faciale.

La tentation est forte, étant donné la quantité d’empreintes faciales à sa disposition en croisant services de vidéos (Youtube), banque d’images (Google Images), réseau social (Google+) et tous les terminaux tournant sur Android.

On imagine aisément que Google ait envie d’agrémenter à son moteur de recherche par image une recherche par visage. Une chose est sûr : elle n’ignore pas cette technologie. Histoire de ne pas paraître trop flippante, elle a testé son système sur des vidéos et images de... « lol cats ».

 

3 Votre nom taggué sur votre visage en temps réel

Pour ceux qui portent des lunettes connectées

 

Début 2014, le pire cauchemar des gens discrets et le rêve de tout voyeur s’est incarné (un bref instant) dans une appli : NameTag.

Le concept : une appli sur Google Glass pour analyser en temps réel les visages en ligne de mire, et chercher l’identité des personnes captées dans une base de données croisée (profil public Facebook, Twitter, etc.).

L’horreur ? Les créateurs de l’app voulaient aller encore plus loin, en révélant non seulement l’identité, mais aussi toute information publique récoltée – profession, âge, numéro de téléphone, etc.

Et si vous aviez le malheur d’avoir un casier judiciaire, disons pour agression sexuelle, celui-ci s’afficherait également (si vous êtes américain). Célibataire ? Pour peu que la personne soit sur un réseau de rencontre qui a des paramètres de « matching », pourquoi ne pas l’afficher aussi ?

« Le but n’est pas d’envahir la vie privée de qui que ce soit, mais de connecter des gens qui veulent l’être », s’est défendu son créateur, Kevin Alan Tussy.

Si vous ne le voulez pas, par défaut, vous le serez quand même.

Google fait barrage, pour l’instant

Soufflez un bon coup, l’app ne devrait pas voir le jour immédiatement. Face à l’hystérie déclenchée par la start-up, Google a réagi prestement, en déclarant son hostilité à ce genre de projets. Avec quelques réserves :

« Comme Google l’a affirmé depuis plusieurs années, nous n’ajouterons pas de reconnaissance faciale à nos produits sans avoir prévu de fortes garanties de respect de la vie privée.

Avec cela à l’esprit, nous n’approuverons pas d’application de reconnaissance faciale pour le moment. »

Rassurant ? Pas vraiment. La décision de Google n’est manifestement pas arrêtée, et clairement sujette à interprétations ou assouplissement quant aux « garanties ».

Rien n’indique en outre, en cas de succès des lunettes connectées auprès du grand public, que NameTag se tourne vers des concurrents moins regardants.

 

4 Les « précriminels » (vous ?) tenus à l’œil

Quand les caméras trouvent votre comportement suspect

 

Si le monde décrit par Philip K. Dick dans le film « Minority Report » est encore loin, l’ambition d’anticiper un comportement criminel, elle, est à nos portes. On appelle cela l’analyse prédictive comportementale, déclinée dans sa dimension criminelle.

L’idée est simple : certaines attitudes (tics, postures, gestes brusques, agitation, etc.) pourraient former les schémas récurrents et identifiables qui précèdent toujours la réalisation d’un acte criminel. Les caméras pourraient capter ces comportements « suspects » dans les lieux publics et communiquer votre signalement aux forces de police.

Pour une fois, pas besoin d’aller dans les couloirs des start-up de la Silicon Valley ou de la NSA. En Europe, ce projet a un visage et un nom : INDECT acronyme anglais de « Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain ».

Le projet a été lancé en 2009 sous le regard bienveillant (et le financement) de l’Union Européenne. Le but ultime est supprimer toute supervision humaine et de lier directement un algorithme prédictif (dont l’œil est le réseau de caméras) aux forces de police.

« Précrime » : adieu la présomption d’innocence

Si ses artisans se déclarent respectueux de la vie privée et de la présomption d’innocence, le premier pavé est posé sur un chemin nettement moins séduisant : on est à deux doigts du « précrime », la condamnation pour un crime à venir. Difficile à avaler, et pourtant on voit mal quelle autre utilisation on pourrait faire de pareille technologie.

Dans une longue enquête sur les systèmes de « précrime » à Chicago où, comme dans d’autres villes américaines, des technologies prédictives sont déjà effectives, le site américain The Verge s’interrogeait sans ambages sur le racisme que pouvait induire cette logique.

En cause : des « heat listes », ou listes noires recensant des individus susceptibles de commettre des crimes, et bâties sur un large panel de critères. L’auteur de l’enquête soupçonne, lui, que des critères ethniques puissent entrer en ligne de compte. La même logique peut évidemment s’appliquer à la vidéo-surveillance comportementale...

 

5 Les rassemblements vus de haut

Grâce à des drones invisibles

 

Les drones ont souvent décroché la une des journaux lorsque leurs modèles militaires bombardaient le Pakistan, quand leurs modèles pour enfants ornaient les vitrines de Noël ou lorsque leur modèles commerciaux promettaient de nous livrer nos colis chez nous.

On évoque moins la surveillance civile.

Pourtant, de petits drones équipés de caméras sont déjà capables de filmer des foules en haute résolution. La recherche américaine avance très vite en la matière, et il n’est pas exclu que ces engins soient très prochainement liés à des bases de données pour identifier en temps réel les visages capturés.

Sans même parler de nos démocraties, on peut facilement imaginer ce que de telles technologies auraient donné si elles avaient existé pendant les révoltes populaires en Tunisie ou en Egypte.

 

6 Des panneaux publicitaires qui savent ce que vous voulez voir

A condition que vous posiez les yeux sur eux suffisamment longtemps

 

Autre convergence inquiétante et invasive : la reconnaissance faciale alliée à la publicité ciblée. Cela donne des panneaux publicitaires ciblés.

Si vous pensiez les pubs personnalisées limitées à votre activité en ligne, vous avez tout faux. Demain, les panneaux publicitaires du métro vous reconnaîtront instantanément et diffuseront une publicité sur mesure.

C’est ce que propose à terme Amscreen, société de communication qui possède 6 000 écrans publicitaires au Royaume-Uni. Grâce à une petite caméra, son logiciel OptimEyes analyse en temps réel les réactions faciales des individus face à une publicité.

A terme, le but est bien de proposer une publicité taillée sur mesure pour qui pose les yeux suffisamment longtemps sur le panneau. D’abord selon des critères évidents (sexe, habits, âge...), puis, pourquoi pas, selon l’identité réelle de la personne.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:00

 

Source : www.mediapart.fr

 

Toulouse: un militant blessé par un tir de Flashball lors de l’évacuation d’un squat

|  Par Louise Fessard

 

 

Yann Zoldan, 26 ans, a déposé plainte jeudi 24 avril après avoir été grièvement blessé par un tir policier le 21 avril à Toulouse, lors de l’évacuation de deux squats. Il souffre de multiples fractures à la joue droite, causées selon lui par un lanceur de balles de défense.

Un jeune homme a déposé plainte jeudi 24 avril 2014 auprès du procureur de Toulouse après avoir été grièvement blessé par un tir policier le 21 avril à Toulouse, lors de l’évacuation de deux maisons squattées. Yann Zoldan, psychologue de 26 ans, souffre de multiples fractures à la joue droite, causées selon lui par l’impact d’un tir de LBD 40×46 (le Flashball nouvelle génération, plus puissant et plus précis). 

 

Yann Zoldan, le 23 avril, blessé à la joue droite. 
Yann Zoldan, le 23 avril, blessé à la joue droite.

Les forces de l’ordre étaient intervenues lundi 21 avril en fin d’après-midi pour déloger une trentaine de familles de deux maisons récemment squattées, au 38 et 40 rue Louis-Plana, à Toulouse. Selon le ministère de l'intérieur, les propriétaires avaient déposé plainte dans après-midi et le parquet avait donné pour instruction de procéder à l’évacuation des deux squats ainsi qu'à l'audition libre des principaux responsables pour des faits de violation de domicile. Plusieurs militants de la Crea (campagne pour la requisition, l'entraide et l'autogestion), un collectif toulousain qui depuis trois ans « réquisitionne » des bâtiments vides pour y créer des « centres sociaux autogérés », étaient présents. « C’était des maisons inoccupées depuis des années et nous avons les preuves qu’on les occupait depuis plus de 48 heures (passé ce délai, la police ne peut normalement plus intervenir en flagrant délit et le propriétaire doit obtenir une décision de justice pour procéder à l’expulsion des squatteurs), dit Mathieu, 33ans, l'un des militants. Mais les policiers sont passés outre. Le nouveau maire, Jean-Luc Moudenc (UMP), s’est fait un devoir de réprimer la Crea. »

Selon les militants interrogés, à la vue des agents de la brigade anticriminalité (Bac) et des CRS venus en nombre, les occupants auraient préféré quitter les lieux d'eux-mêmes. « Il a fallu sortir les affaires, organiser des voitures, c’est alors qu’un camarade a été interpellé par la Bac, explique Louise, une étudiante de 26 ans. Plusieurs personnes se sont rapprochées pour savoir pourquoi ils l’interpellaient. Les policiers de la Bac ont sorti les matraques et un LBD. La violence a monté d’un coup. Ils ont lancé une grenade assourdissante à travers la rue. »

Vers 20 heures, intrigué par une première déflagration, Clément, un voisin de 26 ans, a assisté à la scène depuis son palier, au rez-de-chaussée du 30, rue Louis-Plana. « J’ai clairement entendu un CRS dire “Celui-là, attrapez-le”, ils ont couru vers un gars et là c’est parti en vrille avec des coups de matraque, des mecs qui se sont retrouvés au sol, puis j’ai entendu une nouvelle déflagration de Flashball », décrit le jeune homme, électricien et musicien. C’est à ce moment que Yann Zoldan, qui cherchait à fuir, aurait été touché. « Je m’étais réfugié derrière une poubelle, un policier en civil m’a dit “Sors et cours”, donc je suis sorti en levant les mains en l’air et en le regardant, affirme le jeune homme, militant du droit des animaux. Le policier a essayé de me donner un coup de matraque, j’ai reculé et là je me suis pris le tir. Je suis tombé sur les genoux, puis c’est devenu la confusion. » Selon lui, seul un policier de la Bac était armé d’un lanceur de balles de défense et l'arme était dotée d'un « viseur » (caractéristique des LBD 40×46). « Plusieurs militants lui avaient dit “Ne visez pas la tête”», se souvient Yann Zoldan.

Le ministère de l'intérieur indique de son côté que «tandis que le déménagement s’opérait dans le calme, un des squatteurs, rapidement soutenu par une vingtaine d'individus protestait contre le principe de son audition». Toujours selon cette version (lire l'intégralité en prolonger): «Le groupe le soutenant s'en prenait alors violemment aux policiers (violences, jets de projectiles, etc...) Pour se dégager, les policiers faisaient usage d'une grenade de désencerclement puis de deux tirs de LBD40/46 vers un des assaillants qui prenait la fuite.»

Soutenu par ses amis, Yann Zoldan est mis à l’abri chez le voisin Clément, qui avait laissé sa porte ouverte, au cas où. « Il était conscient mais complètement sonné et pissait le sang, c’était impressionnant, décrit ce dernier. On lui a donné les premiers secours puis je l’ai emmené aux urgences de Purpan. » Diagnostic : une joue droite en miettes. Après scanner, le certificat du médecin des urgences daté du 21 avril dénombre pas moins de cinq fractures des os du visage : « Fracture mandibulaire droite, fracture du malaire, fracture du sinus maxillaire, facture du plancher de l’orbite, hémosinus du maxillaire droit. »

Des blessures « compatibles avec l’impact de la balle de Flashball », a précisé deux jours plus tard le médecin légal, qui a attribué une ITT de dix jours renouvelable. « Le médecin des urgences m’a dit que des morceaux d’os avaient explosé et que si j’avais été touché un peu plus haut, au niveau de la tempe où les os sont plus fins, ç'aurait été la mort à coup sûr », indique Yann Zoldan. Le jeune homme, doctorant en psychologie, devrait être opéré dès que sa joue aura dégonflé pour « mettre des plaques de métal ».

Son avocat, Me Julien Brel, a déposé plainte jeudi 24 avril devant le procureur de Toulouse pour violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique, en demandant l’ouverture directe d’une information judiciaire. L’avocat connaît bien ces blessures. Il défend déjà Joan Celsis, un étudiant toulousain qui avait perdu un œil en mars 2009, après un tir de Flashball. L’affaire avait abouti à non-lieu, confirmé le 14 mars 2013 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse, faute d’identification du policier tireur.

Les quatre personnes interrogés assurent qu’il n’y a eu aucune violence envers les forces de l’ordre le 21 avril 2014. « De ce que j’ai vu, les squatteurs n’étaient pas du tout dans une attitude agressive qui aurait justifié la réponse des policiers, ils étaient en train de partir petit à petit », indique Clément, le voisin. « La police a été extrêmement violente pour casser la Crea, estime de son côté Louise. Ça fait plusieurs années qu’ils nous ont dans le viseur et là avec l’arrivée de Jean-Luc Moudenc, ils ont voulu marquer le coup. » D’après la jeune femme, les policiers auraient saisi et donné des coups de pied dans l’appareil photo d’un militant, qui photographiait les interpellations et les « violences policières ». Selon le ministère de l'intérieur, un policer a également été blessé.

Quatre personnes ont été interpellées ce soir-là, dont Mathieu, 33 ans. Le jeune homme a été placé en garde à vue pour « violation de domicile » selon son avocat Me Julien Brel. « Puis ils lui ont rajouté refus de prélèvement d’ADN et ont prolongé sa garde à vue jusqu’à mercredi 11 heures, pour l’interroger sur des faits plus anciens », explique l’avocat. Près de 40 heures de garde à vue qui ont abouti, selon Me Julien Brel, à une simple « convocation à la maison de la justice et du droit pour un rappel à la loi » comme pour deux autres des interpellés... Mathieu parle d’une « arrestation arbitraire ». « Comme d’habitude, les policiers ont désigné des chefs, ils essaient de fabriquer des responsables pour mieux réprimer, alors que la Crea est un mouvement de gens en galère sans chef », dit-il. 

L'IGPN n'a été saisie d'aucune enquête judiciaire pour l'instant et attend des retours des responsables policiers locaux pour éventuellement ouvir une enquête admnistrative.

 

Source : www.mediapart.fr

 

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