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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 19:01

 

 

Comité ZAD Maison de la Grève, Rennes (35).
Comité ZAD Bammeville, Rouen (76).

 

[nddl-intercomites] INVITATION REUNION INTERCOMITES

 
   

INVITATION À RÉUNION INTER-COMITÉS

 « PRENDRE PLACE »

 

 

            Nous vous écrivons pour vous faire une proposition d'actions collectives qui nous semble importante de réaliser dans les mois à venir afin de continuer et prolonger tout ce que les « no aéroport » ont déjà accomplit. Le 22 février 2014, nous nous sommes retrouvés au cœur de Nantes pour y rester à très nombreux jusqu'à la tombée de la nuit. Malgré l'absurde battage médiatique qui parie sur la division, il ne fait aucun doute que le mouvement tient et se renforce dans la durée.

 

            Sur la zone, on vit à son rythme propre, on crée de nouveaux espaces, des contre-espaces. Avec les réoccupations de terres, les occupations de maisons, le quotidien et la circulation, la Zone à Défendre ne vit pas sur la défensive. Si la ZAD rassemble autant d'énergies, c'est que depuis deux ans, elle a su se déployer sur la zone sans que la zone devienne son propre piège. Elle ne s'est pas essoufflée à l'intérieur de ses frontières.

Combien de personnes se rendent sur place pour discuter, approvisionner ou soutenir une initiative ? Combien vont filer un coup de main pour construire des cabanes ou défendre des barricades ? Combien se sont agitées dans leur ville lors de l'attaque de la Châtaigne ? Voici donc un des aspects les plus enthousiasmants  : d'un côté la zone est forte de ces liens qui se composent sur le territoire, de l'autre elle se diffuse partout où il y a réappropriations d'espaces et de temps. C'est pourquoi nous n'y voyons pas seulement une lutte locale, nous y voyons un mouvement de contestation qui réunit de multiples énergies aux quatre coins de la France. Jusqu'à maintenant les comités ont compté pour la lutte comme force de nombre et de soutien, ils peuvent aujourd'hui la nourrir en devenant source d'initiatives et de propositions. Les récents remues ménages politiciens au sein du PS et des Verts éloignent toujours plus la perspective de voir naître cet aéroport. Chacune de leurs hésitations est une occasion pour nous de prendre l'avantage.

 

            C'est pourquoi nous vous invitons à réfléchir à notre proposition : occuper une place dans le centre d'une ou de plusieurs villes régionales, notamment Nantes.  Cette idée, amener la ZAD en ville, est à développer ensemble dans toutes ses modalités. Pour ce pari, sûrement faut-il nous inspirer de l'occupation de la châtaigne où de nombreux collectifs avaient préparé de quoi monter, en peu de temps, plusieurs structures en kit. Ou encore du 22 février, où l'occupation de la rue semblait aller de soi et où la manif regorgeait de chars et de constructions en tout genre. Nous sommes restés longtemps à discuter, à débattre et à disputer la rue aux autorités. Mais aussi ce sont les divers mouvements « Occupy » qui résonnent évidemment dans notre proposition. Ce sont de profondes contestations qui soufflent de places en parcs, qu'elles soient européennes, méditerranéennes ou américaines. L'idée de cette occupation naît de l'intuition que les temps qui courent sont propices à l'audace : faire place à un campement inédit là où il nous semblerait opportun de le faire.

 

En espérant que cette proposition stimulera vos idées pour trouver les chants qui nous porterons, diffuser l'information, faire vos frites, mettre en branle votre comité, réveiller votre école, votre village, votre boîte pour venir sur ces places :

 

Venez en discuter le SAMEDI 3 MAI, à ROUEN, à 14H au local occupé du comité ZAD (46 rue de Bammeville). 

Il est possible d'arriver la veille et de loger sur place, ainsi que de rester pour le dimanche. Un repas sera préparé pour passer le samedi soir ensemble.

Nous vous invitons à ajouter votre signature de comité si cette proposition vous semble pertinente. N'hésitez pas à nous écrire si vous avez des questions concernant cette invitation. 

 

Pour nous contacter 

Écrire sur la mailing-list des comités, ou bien répondre directement à cette adresse :

prendreplace@riseup.net

 

 

 

Comité ZAD Maison de la Grève, Rennes (35).

Comité ZAD Bammeville, Rouen (76).

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 18:21

 

 

Terre

 

 

Nous signerons l’achat du terrain de Caveirac, dit « La Font du Sorbier » à la mi-Avril (le 18.04). Il est donc largement temps de se préoccuper de la suite…

 

Nous disposerons donc du demi hectare d’un ancien verger-potager à l’abandon depuis quelques années. Il est clôturé, partiellement entouré de fossés. Il y a un forage (ou un puits), plusieurs citernes, un mazet en dur entouré d’un petit hangar en charpente légère (l’ensemble est cadastré, plus un autre mazet qui contenait la pompe). Il sera sans doute possible de se raccorder au réseau d’irrigation du BRL. Le terrain est en zone inondable (un des fossés est un des bras du Rhony et pourrait déborder en cas de très forte pluies). Les terrains voisins sont globalement à l’abandon ou servent de pâturage temporaire pour des chevaux, un petit bout devant notre entrée sert aussi de potager. C’est un lieu de promenade à proximité de Clarensac et de Caveirac. L’accès est facile, le chemin carrossable et on est à « 10 mn » du centre ville de Nîmes.

 

Ce terrain nous ne l’avons pas acheté que pour nous même mais pour en faire un lieu disponible et ouvert au plus de personnes possible. Ce doit être un lieu commun et partagé.

 

Nous ne pouvons ni ne voulons définir nous seuls (à savoir le groupe des 3 « propriétaires ») un mode de fonctionnement qui doit être ce qu’en décidera l’ensemble des personnes intéressées à participer. Le plus simple sera de constituer une association ouverte, au fonctionnement le plus démocratique et consensuel possible. Elle sera gestionnaire des lieux et veillera à ce que les projets de chacun puissent se développer, en harmonie avec ceux des autres.

 

Son objet doit être défini de manière assez large et vague afin de permettre le plus d’activité possible et pourrait être quelque chose comme : « promouvoir l’autonomie et l’autogestion par le partage des connaissances, des fruits de la Terre et du travail collectif ». Il faut aussi trouver un nom.

 

Les premiers travaux seront surtout consacrés à la réhabilitation du terrain : fauchage général, nettoyage et rangement de divers matériaux de récupération abandonnés, aménagement du mazet (un peu moche, en parpaing…), taille des fruitiers (oliviers, cerisiers, abricotiers, pommiers…). Nous avons acheté un cabanon de jardin de 20 m2, très « habitable » qu’il faudra remonter sur le terrain. Le mazet servira sans doute de cabane à outil (il ferme solidement), le cabanon de « bureau » ou de lieu de vie. Nous disposons aussi de deux morceaux de serres- tunnel horticoles (solides, environ 100 m2, à monter) et d’un petit tunnel maraîcher (plus léger, sur place).

 

La saison étant relativement avancé (et très en avance) la mise en culture sera limitée pour cette année. On peut cependant envisager un carré de pomme de terres, des courges et courgettes, des tomates-poivrons-aubergines, haricots divers. On peut aussi construire un poulailler, faire les adductions d’eau… Tout dépend de l’huile de coude et de la matière grise…

Ce projet est à long terme et doit si possible s’auto financer. Il est à vocation « agricole » bien sûr mais bien que pas immense il peut se développer sur plusieurs bases et se vivre de plusieurs façons selon les possibilités et l’humeur (bonne) de chacun:

 

Il peut être un simple terrain de loisir (pétanque, grillades, méditation, hamac…).

Il peut être une sorte de « jardin ouvrier », chacun gérant une parcelle comme il l’entend.

Il peut être une petite unité de production maraîchère et/ou horticole avec simple redistribution des récoltes aux membres de l’association ou avec un but de redistribution au-delà des membres, production commercialisée ou non (on peut aussi donner à qui a besoin).

Il peut servir d’école ou de terrain d’essai aux pratiques modernes d’agriculture : bio, permaculture, mulching, non labour, « lutte » biologique, association de cultures, promotion des semences dites paysannes etc…

On peut y faire du petit élevage, poules, lapins, canards ou de l’apiculture…

Il peut servir de petite unité de transformation alimentaire : mise en bouteille d’huile d’olive, jus de fruits, conserves, confitures…

Il peut servir d’atelier, réparations et constructions en tous genres : automobiles, vélos, éoliennes, panneaux solaires... On peut y stocker de la brocante, y réhabiliter des objets.

Il peut être, pendant la belle saison, un lieu de rencontre et de partage, de diffusion des idées, d’information sur d’autres mouvements semblables ou qui visent à la transformation de notre société.

Il n’est pas réellement habitable (pas d’électricité, zone agricole inondable non constructible) mais peut aussi servir de lieu de passage et d’abri temporaire.

 

La liste n’est pas close…

 

Ce lieu sera ce que nous en ferons, nous ne pouvons pas tout y faire mais un peu de tout cela, probablement. Le chemin se fait en marchant et tout nous commande de sortir rapidement de la jungle du productivisme et de l’individualisme. Nous n’oublierons pas en route que nous devons mettre en pratique les formes d’un autre monde. La Font du Sorbier c’est une « Sierra Maestra », un refuge mais aussi une base vers un autre avenir.

 

« Indignés » ou pas, Nîmois, Vaunageols ou autres, vous serez conviés à venir participer à la réunion constitutive. Venez nombreux, avec ou sans projets, mais surtout avec l’envie de faire.

 

 

 

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 19:46

 

 

 

Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84 

collectifantinucleaire84@hotmail.fr . 06 03 03 63 75 . www.coordination-antinucleaire-sudest.org 


Avignon le 10 avril 2014 

 

Bonjour, 

La Marche citoyenne antinucléaire pour la vie se déroulera pendant 11 jours du 25 avril au 5 mai 2014 entre Manosque (04) et Bollène (84) sur près de 200 km et traversera les 5 départements des Alpes-de-Haute Provence, Bouches du Rhône, Vaucluse, Gard, Ardèche directement concernés par le « triangle de la mort » des sites nucléaires de Cadarache-Marcoule-Tricastin. 

Cette marche arrivera sur Avignon le 30 avril en fin de journée et, à cette occasion, aura lieu le lendemain 1er mai de 12h à 20h la Fête antinucléaire au Parc des Libertés sur l’île de la Barthelasse (Avignon). 

Ce sera l’occasion de soutenir les marcheurs et marcheuses, de rencontres, de débats, de projections, de musiques, et aussi, dans la diversité des engagements, la possibilité pour les organisations et associations de Vaucluse de planter leur stand. L’emplacement est gratuit, vous apportez votre matériel, vous vous installez… 

Si vous souhaitez être présents, merci de bien vouloir nous en informer soit par courriel soit par téléphone. Vos  propositions d’animation sont aussi les bienvenues. 

Cordialement, 

2014-04_Marche-pour-la-vie_Affiche.jpg  Marche-antinucleaire-pour-la-vie_Rassemblements.jpg   CAN84_affiche_30x40_1erMai-Barhelasse.jpg 
plus d’informations :  http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2014/03/31/6-d%C3%A9partements-travers%C3%A9s%2C-30-%C3%A9tapes%2C-11-jours-de-marche-pour-l%E2%80%99arr%C3%AAt-imm%C3%A9diat-du-nucl%C3%A9aire 

2014-Marche-antinucleaire-pour-la-vie_parcours.jpg 

  lien ici

 


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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 19:33

 

Cher-e-s ami-e-s,
Pour la troisième année consécutive, le Sommet mondial des matières premières organisé par le Financial Times s'est déroulé à Lausanne, à l'hôtel Beau-Rivage. Une manifestation d'opposition a eu lieu le jour d'ouverture du sommet (31 mars 2014). Les manifestants se sont trouvés confrontés à un dispositif policier plutôt impressionnant.
Contrairement à ce que laissent entendre certains médias, la manifestation était tout à fait pacifique. La police a néanmoins usé de spray au poivre, pulvérisé droit dans le visage de certains manifestants non-violents. Elle en a également interpellé une vingtaine alors qu'ils rentraient chez eux après que la manifestation a été dissoute.
Quel bilan tirer de la mobilisation de cette année ? Malgré une participation clairement inférieure à l'année passée, nous étions quand même environ 500 à descendre dans la rue (sachant que certains partis de gauche impliqués dans la municipalité lausannoise ont refusé de soutenir la manifestation, contrairement à l'année passée). Même en plus petit nombre, nous avons pu attirer l'attention sur le Sommet et sur le "sale commerce" auquel s'adonnent ses participants. En ce sens, la manifestation était, cette année encore, complémentaire au Forum organisé deux jours plus tôt, qui axait plutôt sur l'information, la réflexion et le débat.
La présence en grand nombre de policiers anti-émeute, l'usage du spray au poivre ainsi que les interpellations sont regrettables. En effet, ces éléments permettent aux médias de donner injustement l'impression d'une manifestation violente et ainsi de discréditer notre mouvement.
MAIS LA RÉPRESSION NE DOIT EN RIEN NOUS DÉCOURAGER ! Nous continuerons à dénoncer fermement la tenue de ce sommet, ainsi que les activités spéculatives et les abus des grandes entreprises. Affaire à suivre.
Plus d'infos sur :
Article à partager : http://occupyjura.wordpress.com/
Occupy Jura
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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 19:18

 

Transmis par "Les alternatifs30"

Pour communiquer vos dates, contacter : 

30@alternatifs.org

 jmarneguy@wanadoo.fr

 

*Note perso : Le choix de certaines infos transmises ci-dessous sont propres à leur auteur(e) et ne sont relayées qu'à titre indicatif...

 

 

 

 

 

 LES INDIGNE/E/S "Démocratie Réelle Nîmes"-  AG Chaque mercredi 18h et samedi  13h  - Maison Carrée

 

 

Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 

 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Lundi 14/4

Ciné parents « Les berceuses de Valdegour »

Médiathèque Marc Bernard/Pissevin

14h

Lundi 14/4

Projection-débat film« L’Imposture »doc sur la vie des  prostituées avec Mouvement du NID 30

Cinéma 102 Pont St Esprit

20h

Mardi 15/4

Réunion Ensemble ! 30

 

18h30

Mardi 15/4

Projection débat « L’Imposture »présence de R.Hicher, avec le NID 30

Le Vigan Salle du Cantou

18h45

Mardi 15/4

Conf débat « des luttes des travailleurs immigrés à celles des sans-papiers »par T.Blin, philosophe et politiste, maître conf. Montpellier

St Julien-les-Roziers

20h

Mercredi 16/4

Réunion publique STOP TAFTA avec R.M.Jennar

Le Vigan                (S.du Cantou)

18h30

Mercredi 16/4

Réunion prépa Foire Autogestion

Anduze

19h

Vendredi 18/4

Journée Internationale des luttes paysannes avec les paysans de la Confédération Paysanne du Gard

Marché Jean Jaurès

Nîmes 

9h +++

Samedi 19/4

Action de rue STOP TAFTA Collectif

Place de l’Horloge

15h

Mardi 22/4

MARS ATTAC

Film « La 4ème révolution, vers l’autonomie énergétique »+ débat S.Cossus Enercoop LR

Le Sémaphore

20h30

Mercredi 23/4

Avec les Amis de l’Humanité Soirée débat « Un an après le décès  d’Hugo Chavez où en est le Vénézuela ?

S.Verdier 22 rue de Maupassant

18h30

Du 25/4 au 5/5

Marche antinucléaire (détails en PJ)

Avignon /Marcoule ++

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 21:09

 

Source : www.agoravox.fr


« C’est là que je lui mets un coup de tonfa dans la cuisse, je ne pense pas lui avoir fait mal »

13 mai 2012 : Kevin aurait donné des coups sur deux policiers municipaux.
Une pétition détaille la chronologie des faits, un article de Montpellier Journal raconte le procès.

13 septembre 2012 : le Tribunal correctionnel de Montpellier, en première instance, demande 300€ d'amende avec sursis.

Kevin fait appel de cette décision symbolique : il n'a pas fait preuve de violence, et plus encore il en fut victime.

8 avril 2014 : le procès en appel a lieu, ci-dessous des traces.

_____________________________________________________________

Cour d'appel de Montpellier, le 8 avril 2014

« Nous espérons pouvoir vous juger aujourd'hui. »

 

Le second procès est ouvert.

Des témoignages plus ou moins orientés

Le premier juge détaille les faits. Il qualifie la pièce nouvelle de « petite vidéo amateur ». Cela dit, cette vidéo et les témoignages s'y rapportant vont être au centre du procès. Il cite le certificat médical, qui souligne la « région frontale : douleur à la palpation sans ékymose visible », des égratigures aux coudes, poignets, trapèze gauche, thorax... Je suis dans la salle d'audience, et je me souviens de la tâche violassée sur la peau de Kevin, dix jours encore après les faits.

Les différents témoignages sont longuement lus.

« Je me suis pris un coup de talon de [le nom de famille de Kevin] dans la tête. Les gens extérieurs n'ont pas vu ce coup, c'est allé très vite. Je n'avais qu'une envie : faire descendre [le nom de famille de Kevin] au sol et partir. J'ai demandé à mon collègue de donner un coup de tonfa pour le faire lâcher la barrière. [Le nom de famille de Kevin] était assis sur la partir supérieure des panneaux, si je le lâchais moi il tombait en revanche en déséquilibre. Mais je n'allais pas l'aider à monter non plus. Christophe a porté un coup de tonfa je crois sur la cuisse, je crois qu'il visait la barrière, c'est ce qu'il m'a dit par la suite. »

Les policiers nationaux produisent des témoignages descriptifs et plutôt neutres.

Une requalification proposée

La qualification de rébellion est suggérée par le juge. Elle avait déjà été demandée, plusieurs mois auparavant, par le Procureur de la République. Maître Gallon présente la définition légale de cette qualification à la Cour : une « résistance violente » doit être prouvée.

La désobéissance vidée de son sens

Le juge s'adresse à Kevin :

« Vous n'avez pas exercé de violences ? »
- J'ai été victime de violences, après « j'ai même pas réagi, même accidentellement ou je sais pas quoi. Il y a jamais eu de problème avec les policiers municipaux.
- Comment vous expliquez qu'ils aient des traces de coups [...] sur le visage ?
- Je sais pas comment ils ont fait ça mais c'est pas possible parce que les policiers nationaux qui sont arrivés après ont bien constaté que les policiers n'étaient pas blessés.
- Vous étiez pieds nus. »

S'ensuivit un déroutant amalgame.

« Les lois, c'est pas trop votre truc. [...] Le respect des lois ça vous parle pas trop. [...] On note qu'à quatre reprises dans votre cursus, vous considérez que les lois ne vous sont pas applicables. Il y a une interdiction de monter dans les arbres, et surtout d'y faire des cabanes d'ailleurs. »

Kevin distingue que

« c'était une manifestation. On avait pas le droit de rester sur la place en bas, on se faisait voler nos affaires. [...] On est montés dans les arbres. »

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Deux nuits consécutives, la police municipale venait à quatre heure du matin pour réduire à néant l’installation au sol. Ils coupaient au cutter des pancartes souvent réalisées en plusieurs heures.

Le juge répond sur un ton de conclusion :

« Bien, vu que... Vous considérez que vous avez des droits que les autres n'ont pas. [...] la preuve : quand on vous sanctionne une première fois pour conduite [...] si vous recommencez. Vous considérez à quatre reprises que les lois ne vous sont pas applicables. Là, en l'occurence [...] regarder la personnalité. »

L'objectif de la démonstration est-il à l'obeissance générale à la loi ?

Maître Gallon souligne, à point, qu' « aucun fait de violence » n'apparaît dans ce passé qu'elle observe.

Une requalification voulue

Le Procureur invoque le certificat médical des policiers municipaux pour déduire « la résistance violente » à une personne dépositaire de l'autorité publique et pouvoir qualifier la situation de rébellion. Il demande une peine d'amende.

Un contexte sociétal délicat

En 2012, « Monsieur [le nom de famille de Kevin] n'est pas membre des Indignés mais sympathisant de ce mouvement ». Maître Gallon précise que les Indignés ont notamment pour thème central de « se réappropier l'espace public. [...] L'esplanade, ici, ailleurs. Parfois ont-il été délogés, parfois non : le tribunal administratif de Pau » ne les délogeait pas. Il utilise cet exemple pour illustrer qu'il « n'est pas évident » de considérer « l'occupation de l'espace public » comme une « infraction ». Maître Gallon conforte qu'aucun passant ni riverain n'a déposé de « plainte ». L'occupation est « pacifique » et « peu banale, c'est le moins qu'on puisse dire ».

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L’un des petits potagers formés sur l’Esplanade Charles de Gaulle en mai 2012.

Une réponse légère et illégale

Il justifie l'action de la municipalité par l'arrivée imminente des Estivales, cet événement qui devait se dérouler juste sous les arbres portant les cabanes.

« Comment s'y prend-on ? On ne saisit pas le juge administratif, on prend un arrêté, et on envoie deux policiers municipaux. La méthode est quelque peu étrange quand on sait de quoi il s'agit : deux cabanes dans l'arbre. Deux policiers municipaux pour une cabane dans les arbres avec une bande de jeunes, ça paraît un peu léger. La commune a été légère : elle a envoyé les deux policiers municipaux sans préalablement avoir obtenu de décision du tribunal administratif » dont la décision date « du mois de juin 2012, c'est-à-dire qui est postérieure aux faits. La commune s'est rendue compte après cette tentative d'évacuation malheureuse qu'elle avait besoin de l'autorisation du juge administratif pour qu'une explusion ait lieu. Donc, au moment où l'exclusion a lieu il n'y a aucun titre, aucune décision exécutoire qui autorise [...] Il y a simplement un arrêté de la mairie »

qui concerne l'entrave à la libre circulation des personnes et l'atteinte à la tranquilité publique. Maître Gallon les considère inexistantes en l'espèce.

« Tout ça pour vous dire que la commune a été légère au moment de leur interpélation puisque finalement les cabanes sont évacuées deux mois après – après que la décision du tribunal administratif soit parvenue – et par le GIGN – on n'envoie pas deux policiers municipaux effectivement sur un problème aussi sensible dans la mesure où chacun sait que les Indignés ne sont pas un mouvement violent mais un mouvement qui se veut démocratique ».

D'abord, il déduit

« l'absence de fondement à l'action des policiers municipaux, qui, au delà, ont dépassé leurs prérogatives, et c'est tout le problème de cette affaire ».

Il appuie cette affirmation en utilisant le témoignage des policiers nationaux.

« La police nationale n'a pas une affection particulière pour les policiers municipaux », il en explique la raison par leurs « prérogatives limitées : ils ont la possibilité de verbaliser, de constater mais il leur est interdit de retenir par la force un contrevenant sauf s'il s'agit d'un crime ou d'un délit flagrant, ce qui n'a pas lieu en l'espèce. » Il cite le Code de déontologie de la police municipale. « A défaut de [l'ordre de la police ou gendarmerie nationale], l'agent de police municipale ne peut retenir le contrevenant. »

Ensuite,

« soyons sérieux : s'ils avaient voulu exercer leur droit à la légitime défense, il leur suffisait de le lâcher et l'action cessait. L'action cessait. Il n'était pas question de donner des coups de tonfa pour faire cesser un quelconque danger. Dans cette situation, monsieur [nom de famille de Kevin] ne présentait pas un danger. [...] En l'absence de nécessité, évidemment, il ne peut y avoir de légitime défense. [...]
Donc il ne peut y avoir légitime défense, et il ne peut y avoir notamment légitime défense car l'action en légitime défense doit être proportionnée. Or monsieur [nom de famille de Kevin] reçoit trois coups de tonfa alors qu'il est pieds nus suspendu dans l'incapacité d'utiliser ses mains. [...]
Il resort que les deux policiers n'acceptent pas que monsieur [nom de famille de Kevin] reste suspendu à cette barrière, ils veulent l'en faire descendre par tous les moyens. »

Maître Gallon rappelle que la décision rendue pour le premier jugement était symbolique (300 euros d'amende avec sursis), et que les vidéos sont

« très très gênantes. [...] Je m'interroge : pourquoi les prétendues victimes ne se sont pas constituées partie civile, ni devant le Tribunal, ni devant la Cour ? Alors soit disant parce qu'ils ont oulié ou qu'ils ont confondu cette affaire avec une autre. Ça me paraît un peu douteux. »

La vidéo est très claire.

« Ces coups de tonfa n'étaient pas reconnues au départ, elles sont reconnues en revanche lors du supplément d'information [...] L'un des policiers ne s'en cache plus » dit-il avant de le citer « c'est là que je lui mets un coup de tonfa dans la cuisse, je ne pense pas lui avoir fait mal, il simulait la douleur en faisant « ah » qu'il faisait déjà avant. Il s'agit du premier shoot (c'est leur langage, ils parlent de shoot). [...] Mickaël a dit « shoot » pour que je l'empêche de s'agripper » [...] non pas pour se défendre, il ne s'agit pas de légitime défense là, c'est pour l'empêcher de monter, alors on lui donne des coups de tonfa, commente Maître Gallon [...] « J'ai utilisé le coup de tonfa à deux ou trois reprises. » Maître Gallon le cite, puis insiste : « il en a parlé clairement. Reconnu par les policiers. Alors il nous parle d'un coup de tonfa à la cuisse et à la main, ça tombe bien parce que cela correspond précisément aux blessures qui sont relevées par le médecin qui a examiné monsieur [nom de famille de Kevin] plus de dix jours après. [...] Quand j'entends ensuite « aucun coup n'a été porté à monsieur [nom de famille de Kevin] » dit-il avant de revenir à la question « est-ce que monsieur [nom de famille de Kevin], lui, a asséné des coups aux policiers municipaux ? »

Il relit le témoignage de l'un des policiers municipaux, ses énonciations de coups sur « le reste du haut du corps » lui paraissent invraisemblables et il signale que les « bâtons, pierre et fruits » que les policiers prétendent avoir reçu de la part des personnes présentes sont absents de cette vidéo, qui montre des personnes « médusées ».

« C'est cette exagération qui est gênante. [...] Juste avant ils avaient dit le contraire, qu'ils les aient reçu juste avant. Il n'y a aucune trace de projectiles, aucune trace de pierres. Tout cela est parfaitement inventé, Madame la présidente. »

Une requalification fondée ?

Le Procureur de la République soutient qu'il n'y a pas absence de base légale puisque la jurisprudence constante est que l'administration a le privilège de l'action d'office. Et qu'il y avait urgence, ce à quoi Maître Gallon répond que « s'il y avait urgence, il appartenait à la commune encore une fois de saisir le tribunal administratif de Montpellier dans le cadre d'un référé ».

Maître Gallon termine en appuyant le fait qu'il ne peut y avoir rébellion car Kevin n'a pas fait preuve de la résistance violente nécessaire pour ce faire,

« que celui-ci en revanche a été victime de trois coups de tonfa [...] C'est la raison pour laquelle je demande évidemment la relaxe. »

Le juge pose une dernière question à Kevin, à laquelle il répond encore que ce sont « de fausses accusations, je ne sais pas pourquoi, moi je n'ai porté aucun coup. »

La décision sera rendue le 24 juin 2014.

 

 

Source : www.agoravox.fr

 

 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:56

 

 

 

Subject: [Resf30-info] Lettre d'information n°31 : Pétition pour des enfants des écoles nîmoises
logoresf30

Lettre d’information RESF 30

      n°31     12 Avril 2014.

  

Notre combat en ce qui concerne l’immigration, les sans-papiers et leurs enfants,

continue : combat de solidarité et d’offensive.

 
Déclaration solennelle et pétition pour les enfants mis à la rue
Nous  vous  invitons  à diffuser  cette déclaration,   et à signer
la  pétition  qui accompagne ce courriel,  ou sur le site de RESF.
Pétitions à faire parvenir à une des écoles ou à Resf-Nîmes.
 
 
 

Nous ne laisserons pas des enfants ainsi en danger !

  

Depuis quelques jours, nos établissements scolaires font face à un phénomène nouveau :   5 enfants de l’école Léo Rousson,

         2 enfants de l’école Marguerite Long,

         1 enfant de l’école de la Placette,

         1 collégien de Feuchères, 1 collégien de Bigot,

et combien d’autres que nous ne connaissons pas, se retrouvent Sans Domicile Fixe, à la rue, expulsés d’un hébergement d’urgence ou d’accueil.

Ils se retrouvent à vivre sous une tente, sur un trottoir ou un terrain vague.

  

Ils viennent pourtant chaque jour à l’école, leurs parents participent aux activités scolaires. La vie était déjà difficile, mais ils sont maintenant en danger.

  

Nous en appelons aux structures d’hébergement et aux autorités.

  

On ne peut pas décider qu’un jour la trêve hivernale prend fin et qu’il est alors règlementaire de faire dormir des enfants dehors.

  

La protection des enfants est un impératif.

 

Le non logement d’enfant est une atteinte à l’ordre public, à leur santé et la salubrité publique. Il est question de protection maternelle et infantile !

 

Le Maire, le Préfet, le Conseil Général ne peuvent s’en laver les mains.

 

La situation est inacceptable. A ce jour, le 115, chargé des urgences d’hébergement, refuse de prendre en charge ces familles, suite à leurs directives.

Il s’agit bel et bien de mineurs en danger. Les enfants ne doivent pas dormir dehors. La France doit protéger les plus jeunes, sans distinction de statut. Quelle que soit la situation administrative des parents, la protection de l’enfance est inconditionnelle.

Les parents des écoles ne laisseront pas un enfant dormir dehors une nuit de plus.

Ces enfants et leurs parents font partie de notre cité, nous leur apportons soutien et protection, nous demandons pour eux le droit de vivre tranquillement ici.

 

Des parents d’élèves de l’Ecole Léo Rousson,

des parents d’élèves de l’Ecole marguerite Long,

des parents d’élèves de l’Ecole de la Placette,

avec le soutien de RESF-Nîmes.

 

La pétition est en ligne sur le site national de RESF

P2707 - Pétition de soutien. Nous ne laisserons pas des enfants ainsi en danger. Ecole Léo Rousson Ecole Marguerite Long Ecole de la Placette avec le soutien de RESF Nîmes

RESF Nîmes  adresse : chez APTI    8 Bld Sergent Triaire 30000 Nîmes
et courriel : resf30@laposte.net

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:47

 

 

Pour info de la liste "écologie et société" d'ATTAC.

Peut concerner les DSP locales: Edgard (CG30- Veolia), eau (notamment Nîmes Métropole - SAUR), certainement les cantines avec Sodexho...la liste est longue.

 

(Lien : http://www.lagazettedescommunes.com/?p=228982 ) 

 

Le Conseil d’Etat ouvre aux citoyens la possibilité de contester un contrat administratif

Par avec l'AFP
Publié le 07/04/2014

Le Conseil d'État a ouvert vendredi 4 avril aux citoyens la possibilité de contester directement en justice un contrat administratif, passé par exemple entre une collectivité et une entreprise en matière de services publics comme la distribution d'eau ou l'aménagement urbain.
Cette décision revient sur une jurisprudence ancienne qui réservait cette voie de recours aux parties impliqués dans un contrat administratif ou aux concurrents évincés lors de la passation de marchés.
Le champ d’application de ces nouveaux recours ouverts « à tous les tiers justifiant d’un intérêt lésé » concerne notamment tous les contrats passés entre des collectivités et des entreprises privées, par exemple pour des délégations de service public comme la distribution de l’eau ou pour des concessions d’aménagement urbain ou de voirie.
« Afin de concilier le principe de légalité, auquel est soumise l’action administrative, avec la préoccupation de stabilité des relations contractuelles, les tiers ne pourront cependant se plaindre que d’illégalités particulièrement graves ou en rapport direct avec leur intérêt lésé », précise la plus haute juridiction administrative.
« Le même recours est ouvert aux élus des collectivités territoriales concernées par le contrat et au préfet de département chargé du contrôle de légalité. Toutefois, compte tenu des intérêts dont ils ont la charge, ces requérants peuvent invoquer tout vice entachant le contrat », a-t-on indiqué de même source.

Le Conseil d’État avait été saisi par le département du Tarn-et-Garonne dans le cadre d’un contentieux l’opposant à un conseiller général à propos de la passation d’un marché portant sur la location en longue durée de véhicules de fonction.

 

 

 

(Lien : http://www.lagazettedescommunes.com/?p=228982 )

 

 



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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:33

 

Info reçue par mail

 

Objet : Des conseils suite à l’opération policière et les neufs interpellations de cette semaine

Veuillez bien faire circuler ces infos dans votre comité

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Au lendemain des municipales, 9 interpellations ont eu lieu en Loire Atlantique en rapport à la manifestation du 22 février à Nantes.

4 personnes sont passées en comparution immédiate ; toutes condamnées à de la prison (4 mois de sursis, 4 mois ferme, puis 5 mois ferme), et le dernier à passer est parti directement en taule avec une peine de 1 an !
En plus de ces lourdes peines principales, ils ont été condamnés à des peines complémentaires : interdiction de port d’arme (la manif étant considérée « armée »), puis interdiction de manifester à Nantes ou à Nddl (pendant un an ou trois ans), ce qui rappelle le forfait « nddl » appliqué pendant la période des expulsions de la zad (à savoir des interdictions de séjour sur les communes de l’aéroport).

Nous tenons à rappeler que cette vague pourrait se répéter, à Nantes comme ailleurs dans les temps à venir. Tout le monde a pu constater à la manif que l’hélico tournait en permanence au dessus des têtes. De nombreuses photos ont été prises par les forces de polices, et sans doute une équipe s’acharne depuis à essayer d’identifier des gens.

Les témoins présents aux procès du 1er avril ont relaté que les interpelés qui sont passés en comparution immédiate ont été condamnés sur la base de ce qu’ils ont déclaré pendant leur garde à vue. Il semble nécessaire de rappeler quelques indications de base pour toute personne confrontée à la police et à la justice.
Quelques conseils de base en cas d’intervention policière

Perquisitions/Interpellations

   Il est important de prévenir des gens autour de toi que la police est à ta porte.

   Ce qu’on a pu apprendre de la méthode de la police, c’est qu’ils ont plein d’images sur lesquels des personnes peuvent être identifiées, pas seulement à partir de leur visage, mais aussi à partir de leurs vêtements par exemple. Le fait d’être masqué n’empêche pas la reconnaissance des vêtements. Pendant les perquisitions ils saisissent des supports informatiques et des appareils photo, en plus des vêtements. Après la manifestation, il y a eu des analyses ADN sur des objets/vêtements trouvé dans la rue et des analyses des hauteurs/styles d’écriture des tags.

   Il faut se préparer pour une éventuelle GAV, prévenir quelques proches sur le type de soutien souhaité, réfléchir à quel-le avocat-e demander à être contacté-e, quelle personne proche prévenir, etc.

   Il n’est pas inutile de lire quelques brochures sur la GAV comme "La GAV : recettes théoriques et pratiques"
(http://zad.nadir.org/spip.php?article2300) et "Manuel de survie en garde à vue" (http://rebellyon.info/Manuel-de-survie-en-garde-a-vue.html)

Pendant la Garde A Vue

   On peut se taire pendant la garde à vue. C’est un droit pour tout individu garanti par la loi, malgré les affirmations contradictoires des policiers. Souvent les dossiers sont vides, mais tout ce que tu déclares sera utilisé contre toi ; les personnes qui se sont fait condamner récemment l’ont été sur la base de leurs déclarations pendant la GAV. Ta défense ne se fait pas en GAV mais pus tard avec un-e avocat-e.
L’opinion des keufs n’a pas grand chose à voir avec les suites judiciaires, par contre le contenu du dossier si, et le moins qu’il y a dedans, le mieux !

Comparution immédiate

   La comparution immédiate est une manière pour désengorger la justice et passer à la condamnation en mode express. La comparution immédiate ne se fait que si l’inculpé-e l’accepte (beaucoup trop de gens l’acceptent avec les résultats désastreux qu’on a pu observer cette semaine). Les condamnations en comparution immédiate sont quasi toujours plus lourdes qu’en procédure correctionnelle normale.

   Refuser la CI cela veut dire gérer la situation plus tard, ce qui peut être un inconvénient du fait de l’attente, mais cela présente l’avantage de préparer le procès et donc ta défense avec l’aide d’un avocat de ton choix. Un autre inconvénient du refus de la CI c’est qu’ils peuvent te mettre en détention préventive jusqu’à ton procès (entre 2 à 6 semaines). Mais il faut comprendre que si il y a assez d’éléments pour te mettre en préventive, c’est qu’il y a assez d’éléments pour te condamner à du ferme direct. Il est important de pouvoir présenter des garanties de représentation (preuves de domicile, travail ou formation) pour éviter la préventive.

Convocation au poste

   Il est obligatoire d’y répondre, mais aucune peine n’est prévue si tu n’y vas pas. Par contre il arrive parfois qu’ils viennent chercher les gens chez eux/au boulot ; à toi de voir ce qui est le moins chiant.
Dans tous les cas, la seule raison pour se rendre à la convocation est pour éviter qu’ils viennent te chercher chez toi, pas pour y déclarer des choses.

   Si tu vas au comico, ils peuvent te mettre en GAV de suite (normalement ils te le disent), ou alors profiter de ce qu’on appelle "l’audition libre" et te poser des questions sans présence d’un-e avocat-e. Dans le cas d’une audition libre t’as le droit de quitter les locaux de la police à tout moment. Là encore le droit de se taire (ne pas répondre aux questions) est un droit considéré comme absolu.

   Cela peut aider de ne pas y aller seule-e, d’emmener des potes ou appeler à un soutien devant le comico pour poser un rapport de force, et des fois ils lâchent l’affaire. De toute façon c’est bien d’informer d’autres gens pour qu’on vérifie que tu ressors.

 

 


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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:21

 

Info reçue par mail des Faucheurs volontaires Gard/Lozère

 

Journée internationale de la défense des luttes paysannes vendredi 18 avril à Nîmes

bonjour,

         Sous l'impulsion de Via Campesina, et dans la lignée de la journée internationale de la défense des luttes paysannes et plus particulièrement cette année des semences paysannes,

nous, paysans de la Confédération paysanne du Gard, nous regroupons le vendredi 18 Avril à 9h au marché des producteurs Jean Jaurès de Nîmes,
pour faire parler de nos droits et libertés pour la souveraineté alimentaire.

Amenez des produits "interdits " de vos fermes, pains, semences, plants potagers etc... à distribuer, à partager, à faire déguster (la conf' prend en charge l'achat des produits)
pour sensibiliser la population sur la problématique de l'industrialisation de l’agriculture, l’homogénéisation des aliments qu'on retrouve dans nos assiettes, les brevets etc ...

Mobilisons -nous! Votre présence est indispensable pour faire entendre nos revendications.
La presse sera présente pour relayer notre action.

RDV 9h à l'entrée du marché en t-shirt rayé noir et blanc (ou autre couleur) si vous avez, pour rappeler le risque d'emprisonnement que l'on prend à vendre nos produits!

Ou en t-shirt Conf'.
Le tract que nous allons distribuer est en pièce jointe.


Pour tout renseignement, n'hésitez pas à me contacter par mail (à cette adresse) ou par téléphone (laissez un message sur le répondeur, je vous rappellerai)
Cordialement,


Florence Capron
Animatrice de la Confédération paysanne du Gard
26, rue Centrale
30190 St Génies de Malgoires
04 66 63 16 90

 

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