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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:01

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Pétrole

Les grandes banques françaises derrière le projet d’oléoduc combattu par les Sioux

par

 

 

 

 

 

Les Sioux de la réserve de Standing Rock, dans le Dakota du Sud, s’opposent à un projet d’oléoduc qui menace des sites culturels ancestraux et leurs sources d’eau [1]. Le Dakota Access Pipeline, d’une longueur de 1800 kilomètres, doit transporter le pétrole de schiste extrait dans le Dakota du Nord vers les côtes Est et Sud des États-Unis et, au-delà, vers d’autres marchés. Or, selon les chiffres compilés par l’ONG Food and Water Watch, les banques françaises sont engagées dans le projet du Dakota Access Pipeline, pour des sommes dépassant le milliard de dollars.

Crédit Agricole, Natixis et Société Générale figurent parmi les banques qui ont accordé un prêt de 2,5 milliards de dollars spécifiquement dédié au financement de la construction de l’oléoduc. Avec BNP Paribas, Crédit agricole et Natixis financent également les deux firmes qui portent le projet (Energy Transfer Partners et Energy Transfer Equity). Total de l’exposition financière des banques françaises : près de 450 millions de dollars pour BNP Paribas, près de 350 millions pour le Crédit agricole, 180 millions pour Natixis et 120 millions pour la Société générale.

 

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Une coalition d’organisations écologistes, dont Greenpeace et les Amis de la terre, ont adressé une lettre officielle à un groupement de banques vantant leur responsabilité sociale et environnementale – l’association des « Principes de l’Équateur ». Les ONG s’étonnent que ces banques soient engagées dans un projet aussi problématique pour l’environnement et pour les droits des indigènes, en contradiction totale avec leurs engagements. Toutes les grandes banques françaises adhèrent officiellement aux Principes de l’Équateur. Seules deux des principales banques impliquées dans le projet, Citigroup et la norvégienne DNB, ont officiellement réagi à ces critiques, la première en assurant qu’elle incitait au dialogue avec les Sioux, la seconde en annonçant qu’elle allait reconsidérer ses financements [2].

À l’occasion de la 22e Conférence sur le climat à Marrakech, le Crédit Agricole, la Société Générale et BNP Paribas ont répété leur volonté de se retirer de l’extraction de charbon, la plus polluante des sources d’énergie fossiles. Leurs déclarations ne concernent pas le pétrole et le gaz, même lorsqu’il s’agit de projets particulièrement problématiques ou polluants.

 

« Nous avons souffert sous tous les présidents américains »

L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis n’est pas des plus réjouissantes pour les Sioux de Standing Rock et les opposants à l’oléoduc. Le nouveau président a en effet des liens financiers étroits avec Energy Transfer Partners et Phillips 66, deux compagnies qui soutiennent le projet. Son nouveau secrétaire à l’Énergie pourrait bien être Harold Hamm, le patron de la firme pétrolière Continental Resources, très implantée dans le gisement de pétrole de schiste qui profitera de l’oléoduc. Les revendications des Sioux risquent de ne plus être entendues à Washington.

« Je sais qu’il y en a qui sont inquiets à cause du nouveau président, a réagi l’une des militantes de Standing Rock, mais je vous rappelle que nous avons souffert sous tous les présidents américains depuis l’établissement même de l’Amérique... Nous devons continuer à résister et à défendre notre droit à la vie. » Les banques françaises entendront-elles leurs appels ?

Olivier Petitjean

 

Notes

[1Lire nos précédents articles sur la violente répression des Sioux opposés à un projet d’oléoduc et le récit de Winona LaDuke, militante et femme politique amérindienne.

[2Voir le dossier sur le Dakota Access Pipeline de l’ONG spécialisée BankTrack.

 

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:42

 

 

Source : http://www.larepubliquedespyrenees.fr

 

 

écologie

Gaz de schiste : le pétrolier pourra forer au nord du Béarn

 

Par , publié le , modifié .

 

 

 

Gaz de schiste : le pétrolier pourra forer au nord du Béarn

repro PP

 

Le tribunal administratif de Pau somme le ministère de l’Environnement d’accorder un permis de recherche d’hydrocarbures à un foreur australien.

 

La société australienne Gas2grid avait esté devant le tribunal administratif de Pau contre un arrêté du ministère de l’Environnement. Ce dernier, en date du 21 septembre 2015, refusait à la compagnie pétrolière la prolongation d’un permis de recherche d’hydrocarbures pour les cinq ans à venir. Et ce, au nom de risques de troubles à l’ordre public, des manifestations ayant eu lieu contre ces forages.

 

Ce permis, dit de Saint-Griède, concerne un territoire de 52 km2 à cheval sur le Gers, les Hautes-Pyrénées et le nord des Pyrénées-Atlantiques. Les élus et la population avaient en effet à l’époque exprimé leur refus de voir des recherches de gisements de gaz de schiste sur leur territoire. D’où l’arrêté pris conjointement par le ministère de l’Environnement et celui de l’Économie en 2015.

Mais le tribunal administratif de Pau a jugé que l’arrêté n’était pas justifié et l’annule dans sa décision rendue jeudi matin. Il donne trente jours au ministère de l’Environnement pour prolonger le permis de Saint-Griède, sinon le contribuable, pardon le ministère, devra payer une astreinte de 3 000 euros par jour de retard.

 

 

 

Source : http://www.larepubliquedespyrenees.fr

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:26

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Libre-échange: le parlement européen examine le CETA à toute vitesse

 

Par Ludovic Lamant

 

 

 

 

 

Une majorité d’eurodéputés devrait refuser, mercredi à Strasbourg, d’envoyer le traité de libre-échange avec le Canada devant la Cour de justice de l’UE. Une alerte pour les opposants au CETA, avant le vote en décembre.

De notre envoyé spécial à Bruxelles. - Après l’épisode « wallon » qui avait failli l’enterrer, le traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) fait son entrée au parlement européen. Quelque 89 eurodéputés issus de cinq groupes politiques différents – à gauche, mais pas seulement – ont signé une ébauche de résolution, qui propose de consulter la Cour de justice de l’UE, parce qu’« il existe une incertitude juridique quant à la compatibilité de l’accord envisagé avec les traités ».

Si la résolution était adoptée, ce mercredi midi à Strasbourg, cela suspendrait d’un coup le processus de ratification. Il faudrait alors attendre l’avis de la cour – cela peut prendre jusqu’à deux ans – avant d’organiser un vote au parlement européen. Ce qui retarderait d’autant l’entrée en vigueur provisoire du CETA, censée intervenir dans la foulée du feu vert à Strasbourg (c'est-à-dire avant la ratification par les parlements nationaux). Bref, ce serait un nouveau coup dur pour les partisans de ce texte, souvent décrit comme le cousin du TAFTA, le traité de libre-échange avec les États-Unis.

Cette technique avait déjà été utilisée pour un autre texte sensible : en 2014, les parlementaires avaient saisi la cour pour vérifier la conformité d’un autre accord avec le Canada, celui sur le transfert de données des passagers aériens (le fameux « PNR »). Deux ans plus tard, la cour de Luxembourg ne s’est toujours pas prononcée, et le texte, en attendant, est bloqué.

 

 

Session à Strasbourg. © Reuters.

Session à Strasbourg. © Reuters.

 

Selon nos informations, une majorité d’élus s'apprête toutefois à rejeter la résolution sur le CETA. Le premier groupe politique du parlement (le PPE, à droite, dont LR), devrait par exemple voter contre, en bloc. Franck Proust, à la tête de la délégation française du PPE, dénonce une « tentative d’obstruction parlementaire » : « Les gens à l’origine de ce texte ne sont pas dans une démarche constructive. Quoi que vous fassiez, à la fin, ils s’opposeront toujours au texte. Pour eux, ce n’est qu’une technique pour gagner du temps », avance l’élu, joint par Mediapart.

La travailliste britannique Jude Kirton-Darling, favorable, elle, à la résolution, répond à l’élu français : « L’urgence, pour certains, est de sauver ce qui peut lêtre, tant que cest encore possible, alors que les accords commerciaux sont contestés de toutes parts. Cest une vision de court terme : on ne sauvera pas la politique commerciale de lUE en passant en force. »

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:13

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

François Fillon veut limiter le temps consacré à l'activité syndicale

 

  • Par
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François Fillon, candidat à la primaire à droite

 

Le candidat à la primaire souhaite que les délégués syndicaux ne consacrent pas plus de la moitié de leur temps de travail à leur activité syndicale. Une proposition compliquée à mettre en oeuvre.

«Je vais faire hurler», a prévenu François Fillon en préambule de ses propositions de réforme du dialogue social. En plein conflit contre la loi Travail, l'ancien premier ministre et candidat à la primaire de la droite formule dans les colonnes du «Parisien-Aujourd'hui en France» des propositions qui devraient faire bondir les organisations syndicales.

Outre un durcissement du service minimum et des conditions d'astreinte, il propose en effet d'«imposer aux délégués syndicaux une activité à temps partiel, au moins à mi-temps». «Il faut arrêter avec les syndicalistes qui sont à temps plein syndicalistes, il faut qu'ils aient une activité professionnelle au moins à temps partiel pour que ce soit un vrai dialogue qui touche à l'intérêt général de l'entreprise», expliquait François Fillon dimanche sur France 2.

Brocardant une CGT qui a «franchi la ligne jaune» en sortant «du cadre démocratique», il plaide pour une représentation syndicale plus proche du quotidien des salariés. «On ne demande pas aux représentants du personnel d'être des experts, mais de faire preuve de bon sens et d'être en phase avec la réalité du terrain», appuie Stéphanie Matteudi, directrice des études à l'Institut supérieur du Travail.*

 

»» À lire aussi: Gattaz dénonce les «voyous» de la CGT

 

L'exception des grands groupes

Chaque fonction représentative donne en effet droit à un crédit d'heures déterminé par la loi, qui va croissant selon la taille de l'entreprise: 20h par mois pour la fonction de délégué syndical dans une entreprise de plus de 500 salariés, 20 heures pour celle de représentant syndical au comité d'entreprise dans le même type d'entreprises ou encore 15 heures pour celle de membre du CHST... «Certains élus cumulent plusieurs mandats et les crédits d'heures qui vont avec, au point d'être à temps plein représentants du personnel et de ne plus exercer du tout l'activité pour laquelle ils sont salariés», déplore l'experte.

Ce cas de figure se présente surtout dans les plus grandes entreprises, où des accords négociés octroient aux représentants du personnel plus que le temps prévu par la loi, parfois même un détachement complet. «Mais cette situation est vraiment rare. 80% des représentants du personnel n'y consacrent pas plus de 35 heures par mois», souligne Christophe Doyon, directeur général du cabinet Secafi. Le cas de figure visé par François Fillon se cantonnent aux grands groupes tels que la SNCF, Air France ou PSA... où le climat social est susceptible d'avoir un impact plus large que les seuls salariés de ces entreprises.

 

Légiférer, une entreprise délicate

Légiférer serait cependant délicat, et pourrait même s'avérer contre-productif. D'abord parce que les organisation syndicales concernées en ferait un casus belli. «Si la direction veut un interlocuteur formé et fiable, au fait des dossiers, être dégagé de son activité professionnelle est indispensable», plaide Christophe Dard, élu CFDT à la SNCF. «Il faut tenter de changer les mentalités, mais légiférer, c'est s'assurer de se mettre à dos la CGT!», met en garde Stéphanie Matteudi.

Ensuite parce que «le problème de fond du dialogue social en France est le manque d'attractivité des fonctions représentatives dans l'entreprise», juge Christophe Doyon. Si les élus des grands groupes cumulent plusieurs mandats et exercent leur activité de représentant à temps plein, c'est aussi parce que les vocations syndicales ne sont pas légion. Dans une entreprise sur quatre, les représentants du personnel souhaiteraient passer la main, mais ne peuvent le faire faute de candidat, souligne une étude du ministère du Travail. Dans ce cas, brocarder les élus pourrait avoir l'effet inverse à celui escompté.

 

 

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr

 

 

                                                                              **********************

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/patrick-cahez/blog

 

 

François Fillon et la régression démocratique

 
 
 
François Fillon est arrivé en tête des primaires avec des déclarations qui n'ont rien à envier à Nicolas Sarkozy ou Donald Trump sur le fond, même s'il y a eu un peu plus d'effort dans la forme.

Lui président, Fillon pourrait quitter la Cour européenne des droits de l'Homme

François Fillon veut limiter le temps consacré à l'activité syndicale

Et ceux qui ne sont pas d'accord se verront envoyer les gendarmes pour les convaincre de leur erreur et les convertir à la doxa libérale.

Fillon promet d'envoyer la gendarmerie à ceux qui s ... - Mediapart

Philippe Séguin dénonçait le "Munich social". Son héritier putatif promet le temps des "escadronnades". En référence à l'histoire et aux dragonnades ?

Le scrutin et les élections ne suffisent pas seules à conférer la légitimité démocratique. Il faut aussi respecter la loi qui s'entend au sens large.

L'action syndicale est un droit de l'Homme.

Il n'est pas possible de dénoncer les engagements internationaux de la France en matière de protection des droits de l'Homme selon la jurisprudence du Comité des droits de l'Homme des Nations-Unies. Au-delà du droit international et du droit européen, d'effet direct et contraignant, les droits de l'Homme que méprise François Fillon sont également d'ordre constitutionnel.

En l'espèce, les propos de François Fillon, mais il n'est pas le seul, sont contraires au droit fondamental.

L'article 2 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen pose l'obligation aux associations politiques de promouvoir et protéger les droits de l'Homme. C'est une condition de fond de leur conformité républicaine. Une association politique perd sa légitimité en soutenant un candidat et un programme qui fait grief à cette condition.

Il est très inquiétant et contradictoire que personne ne s'en émeuve alors qu'il y a tant d'articles qui s'accumulent sur la perfectibilité démocratiques d'élus étrangers.

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Source : https://blogs.mediapart.fr/patrick-cahez/blog

 

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:08

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! Rencontres-débats

« Journées de l’économie autrement » : comment l’économie sociale et solidaire change le monde

par

 

 

 

 

 

Le magazine Alternatives économiques organise des journées sur le thème de « L’économie autrement », à Dijon, les 25 et 26 novembre. L’enjeu : mettre en valeur les initiatives concrètes développées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire, tout en questionnant leur capacité à transformer le modèle économique et social. Au menu : revenu de base, économie circulaire, droit au logement, transition énergétique, monnaies locales, réussite scolaire, démocratie dans l’entreprise, accès à la santé... Basta ! interviendra lors des conférences.

Notre souhait est de rendre compte des défis auxquels notre société est aujourd’hui confrontée et de réunir des personnalités qui s’interrogent sur la meilleure manière d’y répondre. A cette fin, nous souhaitons faire débattre universitaires, chercheurs, élus mais aussi acteurs qui, sur le terrain, agissent pour faire bouger les choses.

De quoi mettre en valeur les initiatives concrètes développées par les acteurs de l’Économie sociale et solidaire, tout en questionnant leur capacité à transformer notre modèle économique et social.

Parmi les personnalités qui ont d’ores et déjà donné leur accord pour participer aux Journées de l’économie autrement : Michel Aglietta, Claude Alphandéry, Blandine Aubert, Laurent Berger, Dominique Bourg, Pacal Canfin,…

 

Allier différentes formes d’expression

Les Journées se déroulent sur deux jours, du vendredi matin au samedi après-midi afin d’attirer à la fois acteurs engagés dans l’ESS et grand public.

Elles allieront deux plénières, quinze tables rondes associant universitaires, élus ou décideurs publics et acteurs de terrain, et vingt-trois ateliers organisés simultanément afin de présenter des initiatives concrètes et échanger entre porteurs de projet.

Un espace commun est prévu avec un accueil, un espace librairie. Les débats et ateliers se dérouleront dans différents espaces répartis dans la ville, salles mises à disposition par les partenaires publics des Journées, mais aussi lieux proposés par les organisations de l’ESS actives sur la ville.

Des spectacles et animations seront offerts le vendredi soir.

- Voir la liste des intervenants

- Voir le programme

Plus d’informations sur journeeseconomieautrement.fr

Photo de une : Les Temps modernes de Charles Chaplin

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:03

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/edition/des-livres-et-nous/article/201116/rejouissant

 

 

Rejouissant!

 

 

«Le coup d'état citoyen - ces initiatives qui réinventent la démocratie», d'Elisa Lewis et Romain Slitine : initiatives populaires en Finlande, retour du goût de la politique avec Podemos, programmes collaboratifs, de l’indignation, de l’action... Un livre politique réjouissant !, à mettre entre toutes les mains.
 

 Vous vous promenez sur les pages de Médiapart, et vous croisez une information : participer à une chronique "littéraire" - un livre à chroniquer ? C'est à dire ? - Vous n'êtes ni journaliste, ni chroniqueur, ni ... un simple lecteur, simplement, un abonné lambda.

Un titre vous interpelle :  " Le coup d'état citoyen - ces initiatives qui réinventent la démocratie, de Elisa Lewis et Romain Slitine ". Militant depuis plusieurs décennies, ce titre vous séduit. Il y a tant et tant d'années que la démocratie essaie de se réinventer ...

Donc, bingo ! Le lire, et faire partager cette lecture. Un challenge.

Une première lecture, une lecture de plaisir. C'est le mot juste : Plaisir. Un vrai livre politique !

« Un vrai livre affecte à quelque degré ce que nous pensions et, donc, ce que nous sommes. Il change, dans une certaine mesure, le monde qui consiste, en partie, dans l’idée qu’on s’en fait, soit qu’il l’orne et l’accroisse, soit qu’il en consomme la ruine. Mais ce désastre, cette perte, si on les surmonte, peuvent être tournés à profit, se muer en richesse et en joie. Nous étions inégaux à ce qu’il y a. Nous vivions de peu. Nous ne savions pas. Nous n’étions point autant qu’il est en nous, qu’il est permis de devenir. 

Je ne sache pas de livre, lorsqu’il a compté, qui n’ait fait trembler le sol de l’existence, disloqué la vision pauvre, grossière que je prenais, avant qu’il ne l’ébranle, pour la réalité. »   Pierre Bergougnioux, in Un peu de bleu dans le paysage (édition Verdier 2013) 

Ce livre se lit comme un roman. Prenant. Un chapitre fini, vous vous précipitez au chapitre suivant. Ceux-ci sont brefs, l'écriture vive, précise, les idées développées d'une grande clarté.

Les exemples cités, les expériences décrites à travers l'univers d'un monde où la politique se pratique différemment, concrètes (Argentine, Finlande, Islande, Italie, Portugal, France).

Les pauses amènent à la réflexion, à l'approfondissement des questions posées, des « aventures » exposées.

Puis une deuxième lecture des cinq chapitres denses qui informent, qui proposent, à lire et à déguster :

" L'an I de la démocratie, des idées et du sang neuf en politique, quand les citoyens font la loi, le contre-lobby citoyen, (Re)prendre le pouvoir sur son territoire. "

Une mine d'informations, qui ne demandent pas à être copiées/collées, mais simplement donnent des exemples, des possibilités d’expérimentations et demandent à se projeter, à se transformer en fonction des territoires ( un exemple passionnant sur la nouvelle manière de gérer une commune : Saillans, dans la Drôme, le rôle, l'action, le travail d'une municipalité.

De constats : « Ils ne nous représentent plus, le mythe démocratique, aristocratie élective, oligarchie, élites déconnectées, une crise qui n’en finit plus…

A des pistes pour changer  :

Mettre la démocratie à jour, réfléchir aux nouvelles formes possibles de la consommation, de la finance (monnaie locale), l'éducation et le partage des connaissances, l'alimentation (les jardins partagés, ...), un foisonnement de possibles ... Si les citoyens se mobilisent, et participent.

Est-ce utopique ?

A la lecture de ce texte, très politique, optimiste, cela semble possible, et nous, lecteurs, militants, citoyens, nous ne pouvons que souhaiter ce possible.

Découvrir les expériences en Finlande qui développe l'initiative populaire, Podemos et retrouver le goût de la politique, de l’indignation, de l’action, mettre en place des programmes collaboratifs, découvrir des sites qui permettent de lier des mouvements, des idées. Par exemple le site Parlement et citoyens qui permet de rechercher ensemble des solutions aux problèmes du pays... plusieurs dizaines d'exemples jalonnent ce texte.

Ni parti pris, ni programme, ce livre/rencontre est une découverte de l'existant de ses réseaux qui veulent changer le "monde", ouvrir des portes à tous, afin que la politique soit réellement la gestion de la cité par tous les citoyens, en fonction de ce que nous sommes : notre histoire, notre culture, sans discrimination ! Et pas simplement réservé, à "une oligarchie, un régime, à un petit nombre de personnes concentrant les pouvoirs économiques et politiques et qui décident des orientations qui s'appliquent à tous. Tout cela alimentant in fine le sentiment d'un pouvoir illégitime. "

Je ne peux que souhaiter que ce livre soit lu, partagé, diffusé, accessible au plus grand nombre.

« Enfin, le plus important dépend de nous. Il est trop facile de considérer que seuls les responsables politiques doivent évoluer. Depuis trop longtemps nous avions abdiqué notre citoyenneté en exigeant de nos représentants qu’ils répondent pour nous à nos besoins immédiats. Mais aujourd’hui nous ne pouvons plus rester dans la passiveté et l’attente de lendemain qui chantent ? Il nous revient à tous de nous emparer de ces innovations avec conviction et exigence pour construire ensemble la démocratie qui vient. 

Alors, qu’attendons-nous ? » in Le coup d’état citoyen … de Elisa Lewis et Romain Slitine

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/edition/des-livres-et-nous/article/201116/rejouissant

 

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 16:51

 

Source : http://uccn30.blogspot.fr

 

 

Conférence mardi 22 novembre 2016 : Cristina Nizzolli

 
"Une université Populaire qui ne dérange pas le système l'arrange..."
Michel Tozzi, cofondateur de l'Université populaire de Narbonne en 2004.
 
 Conférence-débat 
Foyer Albaric de 18h30 à 20h30
 
Mardi 22 novembre :
 
         Nouvelles formes de lutte des salariés précaires
 
                   avec Cristina Nizzolli, Sociologue

Auteur de  : C’est du propre ! Syndicalisme et travailleurs du « bas de l’échelle » (Marseille et Bologne), Paris, PUF, 2015.
 Plus d'informations, consultez le site : http://www.lest.cnrs.fr/spip.php?article499
 
 
Le thème de l'année 2016-2017 :
 
Résistances, désobéissances, révolutions : 
Repenser l’émancipation
 
Face au naufrage social, démocratique et écologique, face à la montée des nationalismes et des intégrismes, il est urgent de refonder un projet émancipateur et solidaire. Un projet pour le 21ème siècle  qui prenne en compte les profonds bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels que nous vivons.
C’est à cette tâche que nous souhaitons contribuer, avec vous, dans un cadre pluraliste, largement ouvert aux partenariats.
 
 
 
 
                                                                            *************************
 
 
 
 

UCCN - Nouvelles formes de lutte des salariés précaires - Cristina Nizzolli

mardi 22 novembre 2016 à 18h30

 

 

L'UCCN change de formule et vous propose pour l'année 2016-2017 :

une inaugurale suivie de quatre conférences (1er trimestre)

un partenariat avec le Théâtre du Périscope autour de deux spectacles

(Les grandes bouches et Petit chaos)

et deux forums (janvier et mars) en partenariat avec la Féria du Livre et ATTAC
Avec le soutien et la participation de Médiapart

 

document au format PDF:

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3552

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 15:58

 

 

 

LOI EL KHOMRI : Le COMBAT CONTINUE ! RENCONTRE / DÉBAT le 24 Novembre à 18h

 

 

Auditorium du Conseil Départemental
(derrière la Préfecture de Nîmes )

carte

 

Nous vous invitons à une rencontre, une réunion/débat qui sera l’occasion :
De faire le point sur les principales dispositions actées par la loi El Khomri en août ainsi que les mesures à venir

avec la participation de Richard Abauzit et Max Petit, inspecteurs du travail à la retraite et militants syndicaux.

JEUDI 24 NOVEMBRE à 18 heures
à l’Auditorium du Conseil Départemental
3, rue Guillemette à Nîmes

À l’appel de l’intersyndicale nîmoise :

CNT, UL CGT Nîmes, Solidaires 30, Nuit Debout

.

PDF - 795.7 ko
 
 

   

   Contre   la Loi « Travaille ! »

     M E E T I N G

               animé par     Richard ABOUZIT 

          ancien Inspecteur du Travail, auteur d'un excellent ouvrage sur la Loi Travail

            Jeudi  24  novembre

                à  18 h.  30        

       Auditorium du Conseil Départemental (derrière la Préfecture- Nîmes)

            organisé  par  l'Intersyndicale    CGT,   Solidaires  CNT,   Nuit- Debout

 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 22:42

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Primaire à droite : ce que contient le programme très conservateur de François Fillon

 

 

 

Primaire à droite : ce que contient le programme très conservateur de François Fillon

 

Il avait déclaré la France en faillite. Aujourd'hui, François Fillon préconise une rigueur toute thatchérienne et offre une vision très réactionnaire.

 

Personne ne l'attendait là. Surtout pas Nicolas Sarkozy. François Fillon a doublé tout le monde. Son programme, lui, va ravir les conservateurs et réactionnaires de tous poils. 

Il avait déclaré la France en faillite. Aujourd'hui, François Fillon préconise une rigueur toute thatchérienne. Les propositions de l'homme de fer sont un voyage en terre de droite, très à droite.

 

  • L'emploi : travailler plus et licencier plus

François Fillon souhaite mettre en place un contrat de travail avec des modalités de rupture prédéfinies et progressives. Concrètement, il veut introduire le motif de réorganisation de l’entreprise dans les procédures de licenciement collectif "pour faciliter l’adaptation des entreprises à leur contexte concurrentiel".

Dans le cadre du dialogue social dans les entreprises, l'ancien Premier ministre veut que celui-ci s’appuie, en cas d’échec, sur le référendum d’entreprise.

Il veut simplifier le droit du travail autour de "dispositions fondamentales" et "renvoyer le reste" à la négociation au niveau de l'entreprise ou des branches.

Le Thatcher français veut supprimer "la contrainte" des 35 heures et laisser les salariés et chefs d’entreprise négocier librement la durée de travail hebdomadaire. Le tout dans "la limite des 48 heures" posée par le droit européen. Il veut aussi supprimer un jour férié. 

 

  • Le chômage : plafonnement et dégressivité

François Fillon veut pourvoir les 300.000 emplois "qui ne trouvent actuellement pas de candidats dans notre pays malgré le chômage de masse".

L'ancien Premier ministre veut plafonner les allocations chômage à 75% et les rendre dégressives "afin que l’indemnisation chômage permette un vrai retour à l’emploi". Enfin, il veut que la loi sanctionnant les refus successifs d’emploi soit appliquée.

 

  • Fonction publique : la saignée

Premier objectif de François Fillon : augmenter le temps de travail des fonctionnaires de 35 à 39 heures. Cette augmentation du temps de travail effectif "sera mise en œuvre en un an", fait-il valoir.

"Le passage du temps de travail à 39 heures des trois fonctions publiques proposé dans mon projet permettra à terme de réduire le nombre de postes de fonctionnaires jusqu'à 500.000", assure François Fillon. Gain d'économie, selon l'ultra-libéral : 15 milliards d'euros d'économie .

François Fillon n'aime pas trop les fonctionnaires. "Le statut de la fonction publique sera passé à la paille de fer pour en gommer tous les avantages injustifiés", assure-t-il. Comme "les mises en disponibilité sans justification", "les réintégrations dans leur corps d’origine des fonctionnaires ayant commis des fautes".

 

  • Budget : 100 milliards d'euros sur cinq ans

François Fillon ambitionne de réduire les dépenses publiques de 100 milliards d'euros sur cinq ans et de "réformer de fond en comble la gouvernance publique".

 

  • Terrorisme et sécurité : le retour de la déchéance

Face à la menace terroriste, François Fillon veut s'emparer de la proposition de François Hollande : la déchéance de nationalité. Il veut retirer la nationalité aux Français partis en Syrie ou en Irak et leur interdire de revenir sur le territoire.

Il veut créer un grand ministère de l'intérieur rassemblant toutes les forces qui concourent à la sécurité : police, gendarmerie, administration pénitentiaires, douanes. Par ailleurs, il souhaite que la police municipale soit armée.

François Fillon veut construire 16.000 places dans les prisons.

Il propose aussi la création d'une carte nationale d'identité biométrique.

Enfin, le candidat veut interdire les rassemblements publics que les forces de l'ordre ne seraient pas "capables de protéger".

 

  • Laïcité : revoilà le burkini

Le candidat Fillon n'a pas oublié la triste polémique sur le burkini sur les plages de France cette été. "La décision du Conseil d'Etat impose de clarifier la situation par la loi. Je serais prêt à voter une loi anti-burkini car on ne peut pas laisser les maires et les policiers seuls avec leur liberté d'appréciation", déclare-t-il au "Monde" en août.

 

La position de François Fillon est simple : La GPA restera interdite à tous et les sanctions pénales sur le recours ou la promotion de la GPA seront renforcées. La PMA restera interdite aux couples de femmes et aux femmes seules.

Toutefois, François Fillon n'entend pas remettre en cause le principe du mariage des couples de même sexe, il veut réécrire le texte. Il souhaite que "les règles concernant la filiation doivent être réexaminées, car il y va de l’intérêt de l’enfant et cela prévaut pour moi sur toute autre considération". Il veut supprimer la possibilité d'adoptions plénières pour les parents homosexuels. 

François Fillon propose de rétablir l’universalité des allocations familiales et porter le plafond du quotient familial à 3.000 euros.

"La famille est le fondement de notre société, et il ne saurait être question que les familles soient pénalisées par une politique fiscale injuste à leur encontre", affirme-t-il.

Ce sont ces positions qui lui ont permis de rallier les militants de Sens commun, émanation politique de la Manif' pour Tous.

 

  • Education : la fin de la "caste des pédagogues prétentieux"

François Fillon veut la guerre. Contre qui ? Les "pédagogues prétentieux". C'est ce qu'il a affirmé lors de son dernier meeting : 

"L'échec de l'école est lié à l'échec de l'apprentissage des fondamentaux. Ce n'est pas la faute des enseignants. C'est la faute d'une caste de pédagogues prétentieux qui ont imposé des programmes jargonnants et qui ont pris en otage nos enfants au nom d'une idéologie égalitariste"

Alors, François Fillon propose de suspendre les allocations familiales pour les parents d'élèves absentéistes. L'ancien Premier ministre veut supprimer l'interdiction des devoirs à la maison, fixer le début de la scolarité obligatoire à cinq ans.

Il veut réformer la direction des établissements en donnant aux chefs d'établissement des pouvoirs dans la gestion des enseignants. 

 

  • L'environnement : la pensée nucléaire

François Fillon veut consolider la filière nucléaire française et prolonger l'exploitation des centrales de 40 à 60 ans. Il n'entend pas fermer la centrale de Fessenheim.

Enfin, l'ancien Premier ministre veut supprimer de la Constitution "un principe de précaution dévoyé et arbitraire".

 

  • Coucou la Russie, coucou l'Iran

François le Russe. Le député de Paris veut renouer avec la Russie de Poutine, lever l'embargo et coopérer avec la Russie dans le conflit en Syrie et contre l'Etat islamique. L'ancien Premier ministre veut aussi renforcer les relations avec l'Iran. 

 

 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 22:33

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Joachim, 24 ans, un oeil crevé par la police : le Flash-ball en procès

 

 

 

 

 

Le 8 juillet 2009, Joachim perdait l'usage de son œil droit à la suite d'un tir de Flash-ball. A partir de ce lundi, trois policiers devront répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel Bobigny. Une affaire qui pose la question de la bonne utilisation par les agents de police de ces armes dites "non-létales".

 

 

C'est une affaire emblématique. Et qui résume à elle seule toute la problématique des armes dites "non-létales" dont les forces de l'ordre sont dotées. Elle met aussi au jour la difficile marche vers la justice souvent longue, trop longue et semée d'embûches. Surtout lorsque les mis en cause sont des fonctionnaires de police.

A parti de ce lundi 21 novembre, soit sept ans après les faits, le tribunal correctionnel de Bobigny aura à juger l'affaire de Joachim Gatti, 34 ans à l'époque des faits, qui a perdu l'usage définitif de son œil droit à la suite d'un tir de Flash-ball. Ils seront trois policiers sur le banc des accusés dont l'un, chef de bord d'un équipage de la BAC (brigande anti-criminalité) de Montreuil, est poursuivi pour avoir "volontairement commis des violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente", selon le chef d'inculpation retenu par la juge d'instruction de Bobigny dans son ordonnance de renvoi rendue le 8 juillet 2014 et que Marianne s'est procuré. Dans un premier temps, le parquet avait requis les assises pour le policier de la BAC. La magistrate en charge de l'instruction a finalement opté pour une procédure en correctionnelle, "en accord avec la partie civile", en raison de la "longueur et la lourdeur d'un procès (…) et la longueur du traitement judiciaire du dossier".

 

Dans son ordonnance, elle dénonce d'ailleurs l'attitude du parquet, manifestement très peu pressé de voir un procès arriver :

"Le réquisitoire de madame le Procureur de la République, signé le 4 avril 2014 parvenait au magistrat instructeur après des rappels par courriels de ce dernier en automne 2013, et après une manifestation le 22 mars 2014 sur le parvis du tribunal de Bobigny avec distribution de tracts".

 

Six tirs, six blessés

Ce jour du 8 juillet 2009, un rassemblement est organisé au alentour du métro Croix-de-Chavaux, à une centaine de mètres de la "Clinique", un bâtiment squatté à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et évacué le matin même à grand renfort d'effectifs du RAID. Le commissaire en charge de la circonscription de Montreuil prend "l'initiative de mettre en place un dispositif léger de surveillance policière" composé de sept policiers d'une Unité mobile de sécurité (UMS) pour encadrer les manifestants, rappelle la juge d'instruction. Passé 22 heures, le groupe de soutien fait soudain mouvement vers le squat. Des renforts sont immédiatement appelés, le commissaire craignant que les manifestants tentent de reprendre possession des lieux. Déboulent alors deux équipages de la BAC, l'un de Montreuil et l'autre de Rosny-sous-Bois, ainsi qu'un groupe de sécurité de proximité (GSP) et dix autres agents de police.

"Dans le cadre de leur intervention, à six reprises des fonctionnaires faisaient usage de leur lanceur d'alerte de balle de défense de dotation de marque Flash-Ball", lit-on dans l'ordonnance de renvoi. Six tirs, six blessés, dont Joachim atteint à l'oeil. Selon lui, à l'arrivée de la police devant la "Clinique", l'un des manifestants lance : "On part". L'ensemble du groupe se dirige alors vers la rue de Paris. Mais à hauteur de la place du Marché, il se retourne, attiré par l'interpellation de l'un de ses camarades. Il entend un premier tir de Flash-ball. Au moment de repartir, il "recevait en pleine face, au niveau de l'œil droit le projectile d'un tir de Flash-Ball. Il tombait au sol sans perdre connaissance (…) avant que l'on vienne à son aide, le relève, l'aide à traverser la place et l'installe à la terrasse d'un café", poursuit la juge. Le médecin en charge de son examen à l'Hôtel-Dieu conclue à une "perte définitive de l'œil droit" et fixe à 60 jours la durée de l'incapacité totale de travail (ITT).

Une enquête d'instruction est ouverte, qui va révéler des auditions contradictoires entre les policiers d'un côté et des victimeset des témoins de l'autre.

 

 

Les policiers tentent de couvrir la bavure

"Aucune sommation ou injonction verbale"Ainsi, selon le policier auteur du tir qui a blessé Joachim, ses équipiers et lui "sont victimes de nombreux jets de bouteilles de bière en verre" lors de leur arrivée devant le squat. Puis, arrivé sur la place du Marché après l'interpellation d'un manifestant, toujours sous la caillasse, il assure faire "une première sommation (…) restée sans effet" et tire "une première fois avec son Flash-ball dans leur direction, sans viser quelqu'un en particulier, à une distance de 8 à 9 mètres. Ses collègues et lui étaient toujours caillassés". Il fait feu une deuxième fois, en visant "la zone médiane au niveau du torse, sans viser personne", affirme-t-il. L'un des collègues de son équipage de la BAC, appelé à témoigner, précise que les tirs étaient justifiés "au regard des difficultés ressenties et de l'attitude menaçante des membres du groupe" en face d'eux, relève la juge. Tous les policiers interrogés feront état de "jets de projectiles" et "de l'intention d'en découdre" des manifestants. De quoi justifier selon eux l'utilisation des Flash-balls.

Ce que dément le principal intéressé, Joachim, partie civile dans l'affaire. Dans ses témoignages successifs, le jeune homme conteste "tout affrontement, tout jet de projectile ou de bouteilles sur les policiers". Au contraire, lui affirme que "les tirs étaient intervenus très vite, sans aucune sommation ou injonction verbale". Les différents témoins de la scène confirment son récit. "L'enquête de voisinage réalisée par l'inspection des services permettait de recueillir des éléments auprès des riverains de la place du Marché dont il ressortait qu'il n'y avait pas eu de jets de projectiles, qua l'ambiance était 'bon enfant'", note ainsi la juge. Les policiers auraient donc menti.

 

Manque de formation et défaillance de la hiérarchie

La Commission nationale de déontologie de la sécurité, saisie par le député Jean-Pierre Brard, rendra d'ailleurs un rapport accablant contre eux :

 

 

http://www.marianne.net/sites/default/files/capture_decran_2016-11-15_a_19.16.59.png

 

Comment en est-on arrivé à ce tir dramatique ? Selon la juge d'instruction, deux éléments concomitants l'expliquent : le manque de formation des agents de terrain et la défaillance de la hiérarchie. Ainsi, le policier a été "laissé sans aucune consigne sur l'utilisation du Flash-Ball de la part de sa hiérarchie au moment des faits (et) n'a pas bénéficié de formation continue organisée par son corps d'appartenance (…) depuis son stage d'habilitation", relève l'instruction. Habilité en juin 2006 "après un stage de formation de 6 heures", le policier indiquera aux enquêteurs "n'avoir depuis suivi aucune formation complémentaire ni entraînement".

Une analyse renforcée par les déclarations du commissaire en charge de l'opération de maintien de l'ordre le soir du 8 juillet, qui précise que dans le cadre de ce dispositif, "les fonctionnaires n'étaient pas habilités à faire usage de leur Flash-Ball" et que "ni lui-même ni son officier n'avaient pensé à rappeler cette règle aux policiers impliqués". Doctement, il reconnaît ainsi que "les fonctionnaires ont pu se méprendre sur leur cadre d'intervention". Une méprise tragique, qui aura tout de même coûté son œil à Joachim.

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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