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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 20:54

 

Info reçue par mail

 

 

Festival Natura'Vaunage et appel au bonnes volontés Colibris

Bonjour chers Colibris,

Le 17 et 18 mai prochain se tiendra à Saint-Dionisy le festival Natura'Vaunage, organisé par Jean-Pierre Forster et son association Abeilles et BioDiversité. Nous y assurerons une présence afin de présenter notre mouvement et réunir ceux qui souhaitent rejoindre un groupe local dans le Gard ou plus loin.

Nous sommes à présent 2 groupes locaux dans le Gard, on peut espérer en voir de nouveaux naître si des Colibris unissent leurs efforts, et c'est lors de tels évènements que nous pouvons espérer nous faire connaître auprès du plus grand nombre.

Nous faisons appel aux bonnes volontés : si vous disposez de grilles d'affichage, de panneaux solides, de talents créatifs, d'un parasol, de temps et d'envie pour être présent sur le stand ou encore toute autre chose qui pourrait nous être utile, n'hésitez pas à le signaler en répondant à ce mail ou en m'écrivant à : m.loukia@hotmail.fr.

Vous êtes bien entendu invités à vous joindre à nous et passer un bon moment les 17 et 18 mai prochain. Au programme : agriculture locale, familiale et éducative autour de conférences et ateliers, un marché bio sur la place du village, un bal, des chorales, contes et jeux pour enfants... le samedi 17/05 de 14h et jusqu'à 21h30, et le dimanche 18/04 de 9h30 à 18h.

Nous espérons avoir beaucoup de retours et vous voir nombreux lors de cet évènement!

Avec tous nos sentiments colibriesques :)

Myriam​

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Groupe Colibris Nîmes

Retrouvez-nous sur Ning !

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 20:38

 

 

 

La signature de la vente a été reportée d'une semaine (c'est pour Vendredi).

Mais l'occupation a commencé! Nous avons les clefs et nous avons envahi les lieux.
L'essentiel des ferrailles et autres gravats a été enlevé et le terrain peut être défriché, c'est en cours...

Suite à une mauvaise pratique agricole, labours répétés, terre mise à nue en permanence (comme on peut voir sur la photo satellite jointe) une partie de la terre est en mauvais état et, à part les arbres, il n'y pousse pas grand chose . Pour le moment seule solution: la tonte répétée (facile), en laissant les résidus de tonte se composter sur place. On pourra y semer de la prairie et/ou des engrais verts (trèfle, phacélie, sarrasin, moutarde...) à l'automne.
Un grand carré a cependant été longtemps un potager et là la végétation est haute et drue. On y trouve de l'herbe, du trèfle, du fenouil, de la mauve et surtout des chardons. C'est plutôt bon signe, ces chardons aiment les bonnes terres azotées...Par contre pour "rentrer" là-dedans va falloir employer les grands moyens...
Quelques artichauts ont survécu au milieu de tout ça. Il y a un peu de menthe et deux romarins (les grillades...). Il y aura (en principe) des cerises, des poires, quelques abricots et des pommes.

La ressource en eau est un puit, vaste citerne maçonnée, actuellement pleine (nappe environ à 2 m sous la surface) ce qui est aussi très bon signe vu la pauvreté des précipitations cet hiver. Les dix mm d' hier ont juste un peu mouillé la terre, on pourra peut-être la travailler...

Je vous met un plan d'accès en pièce jointe, j'y serai certainement Samedi après-midi et Dimanche.

On cherche pelles, pioches, rateaux, bêches (à dents), harpes et bigots, grelinettes, binettes et serfouettes, brouettes et charrettes, pinces, tenailles, marteaux...et des têtes et des bras pour manier tout ça...

Biz...

 

 

*Note perso : Les photos sont accessibles pour ceux que cela intéresse, vous pouvez nous contacter...

 

 


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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:52

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Alternative

« Les biens communs nous offrent davantage de liberté et de pouvoir que ne le font l’État et le marché »

par Olivier Petitjean 23 avril 2014

 

 

 

 

 

Qu’y a-t-il de commun entre une coopérative, un potager partagé, un collectif de hackers ou une communauté autochtone gérant une forêt ? Tous « agissent et coopèrent avec leurs pairs, de manière auto-organisée, pour satisfaire leurs besoins essentiels », explique David Bollier. Ce chercheur états-unien et militant infatigable des biens communs nous invite à ne plus être des « créatures du marché », des consommateurs isolés sans autre pouvoir que de voter occasionnellement, mais à devenir plutôt des « commoneurs » : des acteurs d’un système de production, de relations sociales et de gouvernance alternatif au néolibéralisme.

La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt de divers acteurs du changement social. Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. La notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses très différentes entre elles, depuis la gestion collective des ressources naturelles jusqu’à Linux et Wikipedia, en passant par la préservation des traditions indigènes, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

David Bollier, chercheur indépendant et militant états-unien, se consacre depuis une douzaine d’années à l’enjeu des communs, dialoguant aussi bien avec les pionniers du logiciel libre ou des licences Creative Commons qu’avec des groupes de paysannes indiennes ou des représentants de peuples indigènes. Dans un livre qui vient de paraître en France [1], il propose une « brève introduction » aux communs. L’ouvrage entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs », et en quoi elles dessinent ensemble une alternative pratique au néolibéralisme, mais aussi à une partie des traditions de la gauche.

Basta ! : On parle de plus en plus des « biens communs », ou plus simplement de « communs », dans des sphères très diverses : militants écologistes et défenseurs des droits des communautés locales, hackers et activistes du numérique, chercheurs et artistes, défenseurs des services publics ou promoteurs de l’économie sociale et solidaire. De quoi s’agit-il, et pourquoi cet intérêt grandissant ?

David Bollier : Je pense que de plus en plus de gens se rendent compte que les gouvernements et les marchés ne peuvent pas, et ne veulent pas, résoudre leurs problèmes. Tous deux sont structurellement limités dans leurs capacités. Les gouvernements sont souvent bureaucratiques et corruptibles, tandis que les marchés ont une optique prédatrice et impersonnelle. Les communs séduisent de nombreuses personnes parce qu’ils leur fournissent les moyens de définir collectivement leurs propres règles et de concevoir leurs propres solutions pratiques. Le sens fondamental des communs est précisément celui-là : agir et coopérer avec ses pairs, de manière auto-organisée, pour satisfaire ses besoins essentiels.

Jusqu’il y a dix ou quinze ans, les communs étaient considérés soit comme un système de gestion inefficace (la « tragédie des communs », le risque de surexploitation d’une ressource en accès libre, ndlr), soit comme une relique archaïque de l’époque médiévale, soit comme une curiosité anthropologique mise en œuvre dans certains pays retardés du Sud pour gérer des forêts ou des terres agricoles. La culture de l’internet est venue changer radicalement les perspectives sur les communs. Nous pouvons tous constater comment les communs numériques nous permettent de gérer collectivement toutes sortes de ressources créatives ou informationnelles. La « production par les pairs basée sur les communs », comme on l’appelle parfois, peut faire mieux que le marché en recherchant la « coopérativité » plutôt que la compétitivité. L’essor du système d’exploitation Linux et de Wikipédia en sont les exemples les plus célèbres. Pour construire ces systèmes, il n’y a eu besoin ni de marchés, ni d’agences gouvernementales, ni de contrats juridiques, ni même d’employés. Ils ont été construits par des « commoneurs » – des gens qui trouvaient une satisfaction et des avantages personnels à y participer. Les commoneurs de l’internet ont prouvé que les droits de propriété privée et les marchés n’étaient pas le seul moyen d’avancer et d’innover.

Entre le mode de vie d’un peuple indigène, la gestion collective d’une forêt ou d’une ressource en eau, un jardin partagé, un parc public, une coopérative, le logiciel libre Linux ou l’encyclopédie Wikipédia, quel est le point commun ?

Tous – à l’exception peut-être du parc public – reposent sur une coopération auto-organisée, en vue de concevoir collectivement les règles et la gouvernance requises pour la gestion de ressources partagées. Dans chaque cas, il s’agit de se faire les garants de ressources collectives. Le type de ressource peut être très différent, et nécessiter en conséquence un mode de gestion lui aussi différent. Par exemple, les forêts et l’eau sont finies, et peuvent se trouver surexploitées, tandis que les ressources numériques peuvent être copiées et partagées pour un coût virtuellement nul. Cependant les communs ne se définissent pas par le type de ressource qu’il s’agit de gérer, mais par les pratiques sociales, les valeurs, l’éthique et la culture mises en œuvre à travers cette gestion. Même les communs numériques reposent sur des ressources matérielles, physiques (les ordinateurs, l’électricité, les infrastructures de télécommunication), et même la gestion des communs « naturels » repose sur des savoirs et des pratiques sociales.

En ce qui concerne les parcs, s’ils sont entièrement gérés par des administrations municipales, ils ne sont peut-être pas des communs au sens strict du terme. Ils sont certes une ressource partagée, mais les commoneurs n’auront pas forcément de rôle significatif dans la définition des règles d’usage et de gestion du parc. J’appelle ce type de ressource commune gérée par le gouvernement des « communs sous garantie étatique ». Cette expression illustre bien le fait que l’État agit en tant que garant au nom des commoneurs, et qu’il n’est pas lui-même le propriétaire ultime de la ressource (en l’occurrence, le parc).

Pourquoi est-il utile de réfléchir à ce qu’il y a de commun entre les communs ?

Il vaut la peine de souligner que le « marché » lui aussi est une abstraction, utilisée pour qualifier des phénomènes absurdement divers : de l’échange de titres financiers aux magasins de quincaillerie, en passant par les restaurants et les stands de vente de limonade. C’est une convention culturelle et un récit partagé que nous utilisons pour parler d’activités sociales présentant certains traits similaires (vendeurs et acheteurs, échange d’argent, etc.).

Lorsqu’on parle des « communs », c’est exactement la même chose. Cela revient à noter qu’il y a des similarités générales entre la gestion collective de l’eau par les peuples indigènes, les logiciels open source, les fêtes de quartier ou encore les trusts fonciers. Les communs constituent un récit partagé qui permet aux gens de reconnaître les affinités entre leurs diverses formes de « faire commun ». Celles-ci sont également liées entre elles par le fait qu’elles proposent un système de production, de relations sociales et de gouvernance alternatif à la fois à l’État et au marché. Les communs offrent aux commoneurs davantage de liberté, de pouvoir et de responsabilité que ne le font l’État et le marché – qui, au fond, nous invitent seulement à consommer, à voter occasionnellement et, parfois, à jouer les faire-valoir dans les processus décisionnels, qui souvent ont été largement accaparés par de grandes institutions éloignées des citoyens.

Parlez-nous un peu de votre trajectoire politique : comment en êtes-vous venu à vous consacrer à la cause des communs ?

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, j’ai travaillé pour le grand défenseur des consommateurs américains Ralph Nader et pour des organisations de défense de l’intérêt public à Washington. Malgré les critiques qui lui ont été adressées du fait de son rôle lors des élections présidentielles américaines de 2000 [Il s’était présenté sous l’étiquette des Verts et a été accusé d’avoir provoqué la défaite du candidat démocrate Al Gore contre George Bush Jr., ndlr.], Nader a joué un rôle crucial depuis quarante ans pour politiser et mettre au centre du débat public toute une série d’enjeux, depuis la sécurité des automobiles à la transparence administrative en passant par la pollution de l’eau. Une grande partie de ces dossiers était liée à la protection de ressources appartenant aux citoyens, mais sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir effectif et dont nous ne tirons pas les bénéfices. Nader a contribué à montrer comment les entreprises ont pris le contrôle de ressources collectives aussi diverses que les ondes hertziennes, les terres du domaine public, la recherche pharmaceutique publique, la recherche scientifique, le savoir et la culture. Fondamentalement, il s’agissait déjà dans tous ces efforts de « récupérer les communs » – c’est-à-dire de remettre notre richesse collective sous contrôle des citoyens.

Ces constats m’ont poussé, en 2000, à écrire un livre sur ces diverses formes d’« enclosure des communs », lesquelles n’étaient en général pas reconnues comme participant d’un même phénomène global. En effet, les catégories économiques qui dominent le débat politique ne permettaient pas d’envisager de réelles alternatives. L’écriture de ce livre – finalement publié en 2002 sous le titre Silent Theft : The Private Plunder of Our Common Wealth (« Vol silencieux. Le pillage privé de notre richesse commune ») – m’a lancé dans l’étude et la défense politique des communs. Je me suis basé sur l’œuvre de précurseurs tels que la chercheuse Elinor Ostrom [prix Nobel d’économie 2009 pour ses travaux sur les communs, Ndlr], le pionnier du logiciel libre Richard Stallman, ou le créateur des Creative Commons Lawrence Lessig, ainsi que sur ma propre expérience militante à Washington. De 2003 à 2010, j’ai été l’éditeur du site OntheCommons.org, qui rassemblait un petit groupe de penseurs et de militants désireux de faire avancer le paradigme des communs.

Au fil du chemin, j’ai découvert que de nombreuses autres personnes au niveau international travaillaient sur les communs, sans s’être vraiment rencontrées. J’ai noué des liens étroits avec deux autres militants des communs, Silke Helfrich en Allemagne et Michel Bauwens de la P2P Foundation en Thaïlande, et nous avons fondé ensemble Commons Strategies Group. L’idée était d’apprendre mutuellement des travaux des autres tout en aidant à faire avancer la cause et les pratiques des communs parmi nos amis et nos alliés. Nous avons organisé deux grandes conférences internationales à Berlin en 2010 et 2013 [2] et publié une anthologie d’essais sur les communs [3], tout en effectuant un grand nombre d’interventions publiques ou de missions de conseil stratégique avec d’autres commoneurs.

En quoi la notion d’« enclosure » – la captation d’un bien commun par un intérêt privé – est-elle différente de celle de « privatisation », plus largement dénoncée ?

Le terme de « privatisation » entretient le préjugé selon lequel il n’existerait réellement que deux types de gouvernance et de gestion : « public », le gouvernement, opérant à travers conseils d’élus et administrations, et « privé », les entreprises, opérant à travers le marché. Mais cette dichotomie est trompeuse. Le terme « enclosure » est plus riche parce qu’il ne renvoie pas seulement à des alternatives « publiques » – gouvernementales – mais aussi aux communs. Les enclosures sont une entreprise de privatisation et de marchandisation des ressources dont dépendent les commoneurs pour leurs besoins essentiels. Lorsque des entreprises s’accaparent des terres publiques, construisent des centres commerciaux sur des espaces urbains auparavant utilisés comme lieux de réunion publique, brevètent le génome humain ou acquièrent des terres utilisées depuis des générations par des peuples indigènes, il ne s’agit pas seulement de « privatisation » au sens classique du terme. Il s’agit de vol pur et simple, qui foule au pied les titres traditionnels et les croyances morales des gens, souvent avec la complicité des gouvernements. Les enclosures peuvent détruire la culture et l’identité d’une communauté. Elles impliquent de convertir des groupes dotés du sens du collectif en individus isolés, en employés et en consommateurs : en créatures du marché.

Actuellement en Europe, on a le sentiment que beaucoup de gens se sentent abandonnés par leurs gouvernements, du fait de l’austérité, des coupes budgétaires. Paradoxalement, ils continuent de placer tous leurs espoirs de changement dans les États dirigés par ces mêmes gouvernements. Comment les communs peuvent-ils nous aider à sortir de cette contradiction ?

Il est normal que les citoyens comptent sur leurs gouvernements pour apporter des changements et des réformes. Les élus ont la reconnaissance officielle, la responsabilité et le pouvoir d’introduire des changements pour répondre aux enjeux actuels. Le problème est que souvent, en réalité, les gouvernements ne représentent leurs citoyens et ne sont responsables devant eux que de manière très marginale. En tant qu’institutions centralisées et hiérarchiques, les gouvernements ne sont pas forcément très efficaces ni très réactifs lorsqu’il s’agit de gérer la complexité décentralisée de la vie moderne. En outre, la centralisation de l’État le rend d’autant plus vulnérable aux influences corruptrices – notamment celles des intérêts économiques. L’État a été en grande partie capturé par les grandes entreprises et la finance, avec pour résultat une forme corrompue de gouvernance que j’appelle le duopole Marché/État – une alliance étroite entre factions économiques et politiques sous le signe du culture de la croissance et de l’intégration aux marchés globalisés.

Mais cette vision est en train d’imploser sous nos yeux. Elle ne peut plus se justifier par la prospérité et les opportunités qu’elle prétendait apporter. Elle détruit les écosystèmes de la planète. Ses prétentions à l’équité sociale apparaissent désormais comme des mensonges. Et la mise en avant des « marchés libres » et de la « main invisible » apparaît désormais comme une grande escroquerie, au regard du renflouement public massif des banques, des subventions et des privilèges juridiques offerts aux entreprises.

Les communs proposent une vision foncièrement différente du développement humain, de la protection de l’environnement, des moyens de produire et partager les choses dont nous avons besoin. Plutôt que de présupposer que nos sociétés sont composées d’individus égoïstes, rationnels, cherchant à maximiser leurs « utilités » et dont l’aspiration ultime serait le consumérisme – la fiction de l’homo economicus qui est au fondement de l’économie et des politiques publiques actuelles –, les communs reposent sur une vision plus riche et plus complexe des êtres humains. Ils sont différents des entreprises commerciales en ce qu’ils n’ont pas pour objectif et aspiration de gagner de l’argent, mais de servir leurs membres à travers la coopération sociale et le soutien mutuel : cela se vérifie dans des systèmes aussi divers que les mutuelles et les coopératives, les trusts fonciers, les banques de temps, les monnaies alternatives ou les espaces de travail partagé. Mais aussi dans les innombrables communs numériques comme les communautés du logiciel libre, Wikipédia et ses divers rejetons, les milliers de revues scientifiques open access, les projets de « science ouverte », le mouvement des ressources pédagogiques en libre accès, etc.

Vous soulignez la différence entre le paradigme des communs et les traditions progressistes classiques, qui participent de ce que vous appelez la « conception libérale du monde ». Quelles sont selon vous les limites de ces traditions ?

Les systèmes juridiques occidentaux tendent à ne reconnaître de droits qu’aux individus, et principalement en vue de protéger leurs droits de propriété privée, leurs libertés personnelles et leurs intérêts commerciaux. Il n’est pas étonnant que les communs restent invisibles et virtuellement impensables dans le droit occidental moderne ! Les communs proposent de redéfinir fondamentalement ce qui a de la valeur dans une société, la manière dont cette valeur est générée, et la conception même de l’être humain. La tradition progressiste libérale, en revanche, suppose que l’État – pourvu qu’on lui donne assez de temps et qu’on exerce suffisamment de pression sur lui – peut et veut garantir tous les droits humains et civils des individus, y compris l’égalité sociale et les opportunités, et que la « croissance » est le moteur indispensable de ces gains sociaux. Il me semble que les profondes limites, sinon les contradictions, de ces présupposés sont de plus en plus évidentes pour tout le monde, particulièrement depuis la crise financière de 2008.

La tradition politique libérale représente de nombreuses valeurs importantes et dignes d’être défendues, qui ne doivent pas être rejetées sommairement. Mais elle n’est pas capable de se réformer « de l’intérieur ». Je vois les communs comme un moyen de repenser nos modes de gouvernance eux-mêmes (construits pour une large part au cours des XVIIIe et XIXe siècles) et de soulever de nouvelles questions sur la manière dont nous devrions concevoir la participation démocratique à une époque de réseaux électroniques omniprésents, de communications instantanées, et de marchés globalisés.

Fondamentalement, le paradigme des communs affirme que nous sommes capables et que nous devrions pouvoir déterminer nos propres conditions de vie. Nous devrions avoir l’autorité d’identifier et de résoudre les problèmes, de négocier avec les autres, d’inventer nos propres solutions, et pouvoir compter sur une gouvernance légitime et réactive. Ces principes sont au cœur même des communs – et pourtant ils ne peuvent exister que dans des espaces sociaux et politiques que ni l’État ni le marché ne veulent reconnaître. De sorte que les commoneurs doivent lutter pour obtenir reconnaissance et protection de leurs communs.

Propos recueillis par Olivier Petitjean

Photo : CC Bindalfrodo

 

Notes

[1David Bollier, La renaissance des communs. Pour une société de coopération et de partage, Paris, éditions Charles Léopold Mayer, 2014, 192 pages, 19 euros.

[2Voir ici et ici

[3Disponible en ligne : The Wealth of the Commons. A World beyond Market and State. http://wealthofthecommons.org/


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Source : www.bastamag.net

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:44

 

 

Source : www.agoravox.fr


par taktak mercredi 23 avril 2014 -  
 

Pacte de responsabilité un marché de dupe : la démonstration mathématique que l’on vous prend pour des idiots

 

 

Alors le pacte de responsabilité, idée de bon sens ou marché de dupe ?

Le mieux pour le savoir c'est de faire les comptes et de peser le pour et le compte. C'est ce qu'à fait le PRCF dans une analyse chiffrée et argumentée qui démontre l'imposture.

Ne nous laissons pas plumer !

Le principe du pacte de responsabilité un marché de dupe

JPEG Ça y est François Rebsamen nouveau ministre du Travail de François Hollande vient d’annoncer le nombre d’emplois qu’il escompte créer avec le pacte de responsabilité, vous savez ce marché conclu entre François Hollande et le MEDEF soit disant pour faire baisser le chômage et « améliorer la compétitivité » de la France.

Un peu de décodage pour parler clair, regardons le principe de ce pacte

Le principe est celui d’un marché de dupe : le patronat demande à ce que les cotisations sociales patronales soient diminuées, pour faire baisser en langage médiatique « le cout du travail ». Pour parler clair, il s’agit donc que votre patron diminue votre salaire puisqu’il versera moins d’argent en échange de votre travail pour la sécurité sociale etc…. c’est à dire pour cette partie de votre salaire qui est mutualisé et redistribué à chacun selon ses besoins ( sous formes d’allocations familiales, de remboursements de soins, etc.). Cet argent économisé par les patrons sur votre dos leur permettra éventuellement de rémunérer les actionnaires d’augmenter leurs propres salaires bonus et autre parachutes dorés et d’aller planquer le magot dans les paradis fiscaux, de financer la délocalisation des usines, ou éventuellement d’investir ou de baisser les prix (rien que de penser à ces deux dernières possibilité Gattaz se marre de tant de naïveté). Bref, les patrons vous disent, la baisse des salaires permettra de vendre plus car les prix seront plus compétitifs, et donc peut être d’embaucher un peu…. En gros croyez les sur paroles, ayez confiance, donnez leur toute la farine, ils vous feront suer sang et eau pour faire un gros gâteau, ils se le partagerons et peut être que vous pourrez manger quelques miettes si elles tombent de la table.

Revenons plus en détail sur cette partie du raisonnement, car il n’y a là aucune évidence que baisser les salaires permettent de relancer l’activité puis de créer des emplois.

  • d’abord, il convient d’insister sur le fait qu’il n’y a aucune raison pour que la baisse des salaires soit répercutée en baisse des prix. Le plus probable, à l’image de ce qu’à toujours fait le patronat chacun peu avoir en tête les baisse de TVA dans la restauration ou les aides dans le BTP, est que les entreprises en profite pour augmenter leurs marges, marge qui servira à remplir les poches des actionnaires et du patronat…. Et hop direct dans la popoche de m’sieurs Gattaz, Bouygues, Arnauld, Lagardères et cie. Elle est pas belle la vie ?
  • Ensuite en admettant – hypothèse improbable – que les entreprises répercutent intégralement la baisse du cout de production liée à la baisse des salaires, rien ne garantie que de façon systématique cela permette d’accroitre les ventes. D’une part, la part des salaires peut être très marginale dans le prix. Par exemple très loin devant le handicap monétaire lié à l’euro très fort… Et dans ce cas si l’on veut doper nos exportations pour rétablir notre balance du commerce extérieur, c’est sortir de l’Euro qu’il faudrait.D’ailleurs la BCE ne s’en cache pas en réclamant à corps et à cris cette diminution drastique des salaires. D’autre part, la baisse des prix n’est pas suffisante pour nécessairement déclencher plus d’achat. Cela dépend de « l‘élasticité prix » des biens et services vendus, qui fait que le prix n’est parfois qu’un paramètre mineur en particuliers lorsque l’on parle de technologies de pointe, de services très qualifiés etc. Surtout, pour tous les biens et services adressés aux marchés français, dans la mesure où la baisse des salaires aura considérablement réduit le pouvoir d’achat des travailleurs il n’y aura plus d’acheteurs…Le CICE par exemple, c’est une diminution de 1250 € de salaire pour chaque actif. Dans ces conditions, même en prenant les hypothèses les plus pessimistes sur la part de la valeurs d’une voiture liés à la rémunération des travailleur qui évalue la baisse du prix d’une voiture à 6% si on diminue les salaires de 10% (d’autre sources parlent elles de 1%), un rapide calcul montre que pour une voiture à 15 000€ la baisse de prix est de 900€ (respectivement 150 €) soit nettement moins que la perte de pouvoir d’achat du travailleurs d’autant que le CICE ce n’est pas une baisse des salaires de 10%…..
  • Enfin, rien ne garantie – quand bien même les entreprises vendraient plus – que celles ci embauchent. Elles peuvent tout simplement faire trimer plus vite et fort leurs salariés par le chantage à l’emploi qu’elles savent et peuvent si facilement employer depuis l’ANI , vous savez ce moyen de prendre en otage les travailleurs pour qu’ils acceptent de réduire leur salaire, de travailler plus etc. que l’on doit à ce cher, très cher gouvernement PS….. Travailler plus pour gagner moins quoi.

Rappelons que cela fait des décennies que l’on accorde des exonérations de cotisations sociales en tout genre au patronat, ce qui n’a eu pour effet que de favoriser le recours aux bas salaires. Dans le même temps le chômage a explosé tout comme les déficits des comptes de la Sécu et des caisses de retraites… logique. A tel point que les gouvernements du Parti Maastrichien Unique ont diminué vos retraites, retardés l’age de départ en augmentant le nombre d’années de cotisation, et sabré dans les remboursements des soins médicaux.
Bref l’expérience démontre que c’est un marché de dupe. Mais si on se penche précisément sur les chiffres alors là, il apparait que l’on prend carrément les travailleurs pour des idiots.

la démonstration mathématique que l’on vous prend pour des idiots

 

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190 000 emplois créés grâce aux 10 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales patronales annuelles fanfaronne Rebsamen. S’ils le sont car chacun doit se souvenir que les organisations patronales ont déjà dit qu’elle ne s’engageraient qu’à une seule chose : prendre les milliards.
300 000 emplois en échange des 20 milliards d’euros de cadeau annuel fait à ces mêmes patrons dans le cadre du CICE, c’est exactement ce que promet le ministre.

Point besoin d’avoir fait l’X HEC ou l’ENA pour se livrer au calcul du coût mensuel de ces emplois. Savoir faire une simple règle de trois, manier l’art compliqué de la division et de la multiplications permet de démasquer les soit disant experts mais vrais chiens de gardent médiatiques qui squattent les plateaux de télévision (Mais qu’on les expulse que diable !).

  • 10 000 000 000 € / (190 000 emplois x 12 mois) = 4 285,96 € mensuel pour l’accord Hollande- MEDEF visant à réduire les salaires et satisfaire aux injonctions de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de la Commission Européenne.
  • 20 000 000 000 € / (300 000 emplois x 12 mois) = 5 555,55 € pour le CICE

A ce prix là, on pourrait espérer que les emplois espérés mais absolument pas garantis ne soient pas rémunérés au smic mais à des salaires décents ! Ce n’est pas le cas puisque ces allégements de cotisations sociale vise de l’aveux même du gouvernement à 90% des emplois rémunérés jusqu’à 1,35 SMIC….

Pour donner une base de comparaison, en 2011 la masse salariale du Ministère de l’Éducation Nationale était de 49,9 M€ pour un effectif de 953 356 emplois (équivalent temps plein sources), dont il convient de le souligner 800 000 professeurs qui sont des employés très qualifiés. Un rapide calcul montre que le coût mensuel de ces emplois est de : 4361€ pour des emplois qui ne sont pas rémunérés au smic (quoique vu que les salaires de la fonction publiques sont gelés, bientôt la grille de rémunération des professeurs sera inférieure au SMIC…)

A tous le moins et comme nous avions déjà pu le monter dans notre article Hollande la guerre aux salaires et les cadeaux aux MEDEF en chiffres, le CICE aurait du traduire par la création d’au minimum un demi millions d’emplois !
Chacun sait ce qu’il en est !

Avec ces dizaines de milliard d’euros, il serait parfaitement possible à un gouvernement de gauche – à condition de sortir de l’UE et de l’Euro bien sûr – de lancer toute de suite un plan de réindustrialisation du pays pour embaucher des millions d’ouvriers. En nationalisant les raffineries, les hauts fourneaux et aciéries, toutes ces usines dont nous avons besoins pour produire en France les biens nécessaires aux travailleurs de ce pays. Ces usines qui sont aujourd’hui délocalisées au prix d’un désastre social et environnementale dramatique.

JPEG Bref, Hollande, l’UE, le MEDEF et leurs valets des médias prennent les travailleurs pour des idiots. Le gouvernement ne fait que mettre en application la politique décidée par l’Union Européenne, cette UE construite par et pour l’oligarchie capitaliste, qui est une politique de renforcement de l’exploitation des travailleurs. Par leur mise en concurrence, par la privatisation et la libération des entreprises et services publics. Par la guerre aux salaires menées par la BCE au nom de l’Euro fort

Le 25 mai prochain, montrons que cela suffit ! Montrons que les travailleurs ne sont pas dupes, Boycottons leur farce de l’élection d’un parlement croupions sans pouvoir autre que de rémunérer de pseudo parlementaire près de 10 000€ par mois, alors que l’UE a piétiné notre vote NON de 2005. Brisons les chaines de l’Union européenne, pour sortir de l’UE, sortir de l’Euro par la voie progressiste et démocratique, celle de la souveraineté populaire permettant au travailleurs de prendre en main leur destin pour mettre en œuvre la politique de progrès social dont nous avons besoin

Source : site web du PRCF (pôle de renaissance communiste en france)

 

Source : www.agoravox.fr

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:30

 

 

Pour le Gard , plusieurs rendez-vous:


-le jeudi 1er mai certains iront à la fête anti nucléaire sur l'Ile de la Barthelasse Parc des libertés à Avignon entre 12 et 19
- le vendredi 2 mai , des covoiturages - depuis Nîmes : départ à 11h30 du parking des 7 Collines pour se rendre à Marcoule de 12h30 à 18h contact au 0615336173 Janie NO MOX  /NO PLUTONIUM /NO ASTRID        distribution de tracts Vendredi 25 avril sur le marché Jean-Jaurès à 9h30
- depuis Alès contact Christine 0466249112
- le lundi 5 mai: Tricastin contact Rémy 0466836855 STOP FUITES Fermeture du site
  
       TRANSFEREZ,    INFORMEZ

 

Derniers billets du site de la Coordination antinucléaire du sud-est (France).

 

J-4 : Marche antinucléaire pour la Vie en vallée Rhône-Durance

fn20.jpgJ - 4 pour prendre sa place dans la "Marche antinucléaire pour la Vie", au coeur de la région la plus nucléarisée d'Europe, qui reliera 5 départements de la vallée Rhône-Durance (Alpes de Haute Provence, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Ardèche) du 25 avril au 5 mai 2014 avec comme mot d'ordre : Arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire. Comme moyens : la force de conviction et d'arguments, la détermination citoyenne, la force de vie ...

__

Face aux ravages sanitaires du crime nucléaire civil et militaire, à la contamination des territoires et de la planète, aux atteintes à la santé et à la vie, au noyautage des institutions et à la soumission des élu-es : le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) appelle les citoyen-nes à se dresser contre la dictature du lobby nucléaire et pour mettre un terme définitif au nucléaire. A pied, en rollers, à vélo, à cheval : chacun-e pourra s'impliquer en fonction de ses disponibilités et de sa détermination, pour une demi-journée, un jour, une semaine, les 11 jours de marche et de rencontre avec les populations et les salarié-es du nucléaire.

Détails des étapes et des temps forts, des rassemblements devant les sites nucléaires, la commémoration de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, la Fête antinucléaire du 1er mai,... (cliquer sur les visuels)

 

2014-04_Marche-pour-la-vie_Affiche.jpg  Marche-antinucleaire-pour-la-vie_Rassemblements.jpg

CAN84_affiche_30x40_1erMai-Barhelasse.jpg  2014-Marche-antinucleaire-pour-la-vie_parcours.jpg

https://www.facebook.com/events/497499983680541/?context=create&ref_dashboard_filter=upcoming

 

 

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:23

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Comment les Français paient de l'impôt sur l'impôt

Le Monde.fr | 23.04.2014 à 14h10

 
 

 

Les revenus de capitaux mobiliers perçus en 2013 seront imposés cette année, au barème progressif de l'impôt sur le revenu. L'établissement payeur (organisme bancaire ou société) a toutefois prélevé à la source, en 2013, un acompte d'impôt de 24 % sur les intérêts et de 21 % sur les dividendes, sauf si vous avez demandé à en être dispensé.

 

« L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris. » Cette formule de Jean-Baptiste Colbert est toujours d'actualité. Pour se faire, le législateur a plutôt intérêt à procéder à des hausses d'impôts rampantes plutôt qu'augmenter directement le taux des impositions. Et c'est ce qu'il fait.

Une technique consiste à limiter les charges déductibles des revenus imposables. Par exemple, les traitements et salaires sont soumis à la CSG (7,5 %) et à la CRDS (0,5 %) après déduction des frais professionnels. Mais cette déduction prend obligatoirement la forme d'une réduction forfaitaire de 1,75 %. Or le montant est dans la plupart des cas largement inférieur au montant réel des frais professionnels.

Autre possibilité : imposer des revenus non disponibles, comme à l'égard des travailleurs indépendants non adhérents d'un centre de gestion ou d'une association agréée, qui voient leur résultat imposable majoré de 25 %. En clair, s'ils réalisent un résultat de 100, ils seront imposés comme si le résultat était de 125.

Dans les deux cas cela revient à augmenter artificiellement l'assiette de l'impôt et, en définitive, le montant de celui-ci.

 

SYSTÈME OPAQUE

Ces mesures sont des mesures techniques. Mais en gardant le système fiscal opaque, le législateur parvient même à faire payer aux contribuables de l'impôt sur de l'impôt.

L'exemple des prélèvements sociaux est flagrant (principalement 8 % sur les revenus professionnels et 15,5 % sur les revenus du patrimoine) car ils agissent en doublons de l'impôt sur le revenu. Concrètement, les mêmes revenus sont imposés deux fois.

Prenons l'exemple des revenus du patrimoine (revenus fonciers, revenus de l'épargne). Un revenu imposable de 100 donne lieu au paiement de 15,5 de prélèvements sociaux.

En théorie, le contribuable devrait donc être soumis à l'impôt sur le revenu sur son revenu réellement disponible, c'est-à-dire à hauteur de 84,5 (100 - 15,5). Mais seuls 5,1 % (issus de la CSG) de ces prélèvements sociaux sont déductibles.

L'assiette de l'impôt sur le revenu est donc 94,9 (100 - 5,1) au lieu de 84,5. Résultat, le contribuable paie de l'impôt sur des revenus inexistants puisque déjà frappés par les prélèvements sociaux.

 

ÉGALITÉ ENTRE LES CONTRIBUABLES

Lorsqu'il était encore rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, Christian Eckert avait émis la fausse bonne idée de remettre en cause cette déductibilité partielle de la CSG, en prétextant qu'elle rompait l'égalité entre les contribuables, puisque seuls les redevables de l'impôt sur le revenu pourraient la déduire à la différence de ceux qui échappent à cet impôt...

Désormais secrétaire d'Etat au budget, espérons que M. Eckert ne continue pas à suivre le même raisonnement. Car cela permettrait également de soutenir que la déduction accordée aux salariés au titre de leurs frais professionnels contredirait l'égalité entre les contribuables, puisque ceux qui ne perçoivent pas de salaire ne peuvent pas en bénéficier.

L'égalité entre les contribuables présentée comme un principe directeur de notre pacte social servirait alors d'alibi à une hausse rampante de l'impôt sur le revenu.

 

Frédéric Douet, professeur à l'Université de Bourgogne
Compte twitter : @Fiscalitor

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:11

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Dans le Sichuan, des « hommes-abeilles » pollinisent à la main les vergers

LE MONDE | 23.04.2014 à 11h43 • Mis à jour le 23.04.2014 à 17h05 | Harold Thibault (Nanxin, Sichuan, envoyé spécial)

 
 

 

Par ailleurs, dans les champs, les cultivateurs utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits.

 

La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. Faire le travail réservé ailleurs sur la planète aux abeilles requiert une certaine agilité.

A en croire Zhen Xiuqiong, 56 ans, tout est question d'habitude. Voilà plus de vingt ans qu'elle grimpe sur ses arbres et ceux de ses voisins dès l'apparition du printemps. S'il peut arriver qu'une branche casse, elle dit ne jamais avoir peur.

Tous les habitants du village en âge de travailler sont mobilisés pour la pollinisation à la main. Cette année, elle a commencé mi-avril et devra être achevée avant le 27 ou 28 du même mois. Ce calendrier strict, fixé par la météo et le cycle de floraison, impose de faire vite. Les plus anciens de ces paysans acrobates sont adroits et arrivent à déposer le pollen sur toutes les fleurs d'un arbre en à peine une demi-heure ! Une performance nécessaire puisque chaque propriétaire possède de 100 à 200 pommiers.

Zeng Zigao, 38 ans, explique que le système repose beaucoup sur l'entraide : les proches sont réquisitionnés le temps de l'opération. Mais les délais sont si resserrés qu'il doit aussi employer des saisonniers : cinq ou six personnes cette année, qu'il payera 80 yuans (9,2 euros) par jour, auxquels s'ajoutent leurs déjeuners et leurs dîners. « C'est un investissement mais, si je loupe la saison, je n'aurai pas assez de fruits, donc c'est une garantie de rendement », précise M. Zeng. Le paysan s'estime chanceux, car, dans d'autres vergers, les travailleurs exigent déjà 100 yuans par journée.

 

BOÎTE À CHEWING-GUM EMPLIE DE POLLEN

Le meilleur outil pour la pollinisation à la main est une tige au bout de laquelle est fixé soit un filtre de cigarette, soit une pointe d'effaceur scolaire. Autour du cou, les hommes ou les femmes-abeilles portent une petite boîte à chewing-gum emplie de pollen récolté des fleurs d'autres pommiers, séché au soleil et moulu. Dans d'autres régions de Chine, des intermédiaires vendent du pollen, mais, à Nanxin, on juge que leur poudre risque d'être de mauvaise qualité. Le pollen perd rapidement sa fertilité, parfois à peine passé le temps du transport routier.

S'ils ne cachent rien de leurs techniques, ces cultivateurs sont plus flous sur les raisons qui les obligent à se substituer aux insectes. Kang Zhaogui, 49 ans, juge du haut de son arbre que la baisse de la population d'abeilles est évidente ici depuis les années 1990.

 

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    Autour du cou, les hommes ou les femmes-abeilles portent une petite boîte à chewing-gum emplie de pollen récolté des fleurs d'autres pommiers, séché au soleil et moulu.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Dans d'autres régions de Chine, des intermédiaires vendent du pollen, mais, à Nanxin, on juge que leur poudre risque d'être de mauvaise qualité.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Les cultivateurs sont flous sur les raisons qui les obligent à se substituer aux insectes.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Première explication : les forêts, habitat naturel des abeilles, ont perdu de leur superficie ces dernières décennies dans la région, au profit des champs.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Par ailleurs, dans les champs, les cultivateurs utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
  

 

Des journalistes n'ont pas hésité à faire le lien avec le Grand Bond en avant, lancé en 1958 par Mao Zedong, qui se termina en famine. Les Chinois furent alors appelés à en finir avec les moineaux qui « volaient » le grain du peuple, ce qui, en retour, conduisit à la prolifération des insectes et donc à la pulvérisation massive d'insecticides. Mais aucun des chercheurs chinois qui se sont penchés sur la question de la pollinisation manuelle ne prête le moindre crédit à cette théorie.

 

LA MAIN LOURDE SUR LES INSECTICIDES

Que s'est-il donc passé ? Première explication : les forêts, habitat naturel des abeilles, ont perdu de leur superficie ces dernières décennies dans la région, au profit des champs. Mais ce déficit de territoire n'explique pas tout. En réalité, les cultivateurs, peu éduqués, utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits. Et préfèrent en répandre trop que pas assez, car leurs revenus dépendent largement de leur récolte. Avec 0,08 hectare de terre arable par habitant en Chine (contre 0,28 en France et 0,51 aux Etats-Unis, selon la Banque mondiale), « les paysans veulent exploiter leur champ de la manière la plus intense », constate Tang Ya, professeur à l'université du Sichuan.

La pollinisation manuelle permet aussi d'assurer une fécondation croisée avec les variétés de pommes les plus populaires sur le marché. Traiter minutieusement chaque fleur assure que l'arbre sera surchargé de fruits lorsque viendra la récolte.

An Jiandong, chercheur au département d'apiculture de l'Académie chinoise des sciences agricoles, constate qu'aucune étude sérieuse n'a jusqu'à présent été réalisée sur le déclin des pollinisateurs en Chine. « La pollinisation manuelle requiert beaucoup de main-d'oeuvre et les abeilles comprennent bien mieux les végétaux que les humains », estime M. An.

L'ironie de la situation n'échappe pas à Zhen Xiuqiong, l'agricultrice perchée sur sa branche : son mari est apiculteur. S'il loue bien ses abeilles à certains vergers de la région, hors de question de les laisser butiner les arbres qui occupent tant son épouse, car elle a la main lourde sur les insecticides. « Si ses abeilles pollinisaient ici, elles mourraient », craint Mme Zhen.

Son voisin, Kang Zhaogui, pense comme elle, d'autant qu'il convient de pulvériser les produits chimiques avant la floraison, de sorte qu'aucun loueur d'abeilles ne se risquerait dans sa plantation : « Les abeilles ne survivraient pas. »


D'AUTRES FRUITS PLUS RENTABLES

A l'heure où la mauvaise qualité des produits agroalimentaires est devenue une question politique majeure en Chine, les habitants de Nanxin admettent que les autorités se montrent désormais plus strictes lors des contrôles des fruits. Du coup, les paysans tendent à employer des insecticides moins puissants, même si certains d'entre eux reconnaissent qu'ils compensent en pulvérisant plus fréquemment…

Selon le professeur Tang, qui se rend souvent à Nanxin, les changements socio-économiques que connaît aujourd'hui la Chine rendent la pollinisation à la main de plus en plus coûteuse, alors que la dépense semblait négligeable à la fin des années 1980, lorsque les paysans s'y convertirent.

Déjà, la hausse du coût de la vie pousse les villageois à se tourner vers d'autres fruits plus rentables. Si leurs pommes ne sont vendues qu'un yuan la livre (0,12 cent d'euro) au grossiste, les cerises peuvent atteindre vingt fois ce prix.

Selon le scientifique, la rapide hausse des salaires pourrait décourager les agriculteurs de recourir à la pollinisation manuelle. La location par des apiculteurs itinérants de leurs abeilles pourrait se substituer aux « hommes-abeilles » à condition que les habitants se résignent à réduire leur usage d'agents toxiques.

Mais M. Tang constate surtout que la jeune génération est davantage attirée par les lumières de la ville que par le métier d'apiculteur ambulant, qui transporte ses ruches de village en village. Tous ces éléments, espère l'expert en environnement, pourraient inciter les agriculteurs à adopter des pratiques « durables » susceptibles de permettre aux abeilles de reprendre du service.

Des apiculteurs itinérants pour les arbres de Californie

Le déclin des abeilles est un phénomène mondial observé depuis le milieu des années 1990. Globalement, la valeur économique du service de pollinisation assuré par les insectes est évalué à 153 milliards d’euros. En Europe, selon une étude publiée en janvier, il manque 13 millions de colonies d’abeilles domestiques pour polliniser les cultures.
Aux Etats-Unis aussi, l’abeille se fait rare. Le département américain de l’agriculture recense en moyenne 30 % de pertes par an dans les ruches, mais ce taux grimpe parfois à 99 % chez certains apiculteurs. La Californie n’est pas épargnée. Chaque année, en février, des apiculteurs convergent vers l’Etat américain et louent leurs butineuses pour polliniser les arbres fruitiers. La Californie assure 80 % de la production mondiale d’amandes. Mais ce transport et les pesticides largement utilisés dans les vergers conduisent à des taux de mortalité énormes chez les abeilles, qu’il faut remplacer la saison suivante, ce qui devient de plus en plus difficile.

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:03

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

Notre Dame des Landes : bonne mobilisation, l’expulsion n’a pas eu lieu

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

mercredi 23 avril 2014

 

 

Alerte à l’expulsion de Saint Jean du Tertre ! Le message a couru sur la toile et sur le fil, hier. Dès l’aube, ce matin, une centaine de personnes étaient là - et Reporterre. Les gendarmes ne sont pas venus. Récit.


- Saint-Jean-du-Tertre (Loire-Atlantique), reportage

Cinq heures du matin. Des lucioles sillonnent les chemins creux. Des lampes frontales d’opposants rejoignent la ferme menacée d’expulsion, passant les barricades d’engins agricoles, de solides barres de béton de chantiers de travaux publics, de pneus, de tracteurs. « Les traces blanches sur la route, c’est des poteaux électriques en béton, qu’on traîne avec nos tracteurs » signale un paysan. L’appel à mobilisation pour défendre la ferme s’est fait du jour au lendemain. À la demande d’AGO (Aéroport Grand Ouest, consortium dominé par Vinci), propriétaire de certains terrains dont cette ferme, le tribunal de grande instance de Nantes a ordonné mardi l’expulsion de la ferme de Saint Jean du Tertre, occupée depuis le 14 avril. À effet immédiat.

D’où des chaînes de courriels, de textos, d’alertes sur les réseaux militants, paysans, zadistes, citoyens, aux alentours, de reprises sur les médias attentifs comme Reporterre. L’alerte a été lancée avant la décision de justice prononçant l’expulsion : « Malgré les annonces du gouvernement visant à ne pas débuter les travaux avant l’épuisement des recours juridiques, la société AGO et l’État menacent de détruire une nouvelle maison ».

Thermos, raquettes et barricades

Et chacun rapplique avec ses bottes, sa loupiote, son thermos de café chaud... La rosée mouille les bas de pantalons. Des fumigènes dépassent d’un sac à dos. Les raquettes de tennis censées renvoyer les grenades lacrymogènes sont à nouveau de sortie. Certains sont venus dormir sur place. Toute la nuit, des voitures ont rameuté du monde. Les routes convergeant vers la ferme étant toutes barrées et barricadées, les derniers soutiens se garent à la ferme voisine de Bellevue, l’exploitation agricole réinvestie en janvier 2013 par le collectif paysan Copain, juste après le départ de son occupant.

Les infos s’échangent dans la nuit : personne n’a vu de convois de fourgons bleu marine de la gendarmerie. Pas non plus aperçu de camionnette EDF qui viendrait démonter le compteur. Même si une intervention des électriciens publics est bien programmée dans la commune voisine. Les éclats gyrophares sur la route près du bourg de Notre Dame ? Un gars en retard pour embaucher à cinq heures du matin et qui s’est pris le fossé jusqu’à renverser sa voiture sur le flanc. « Et il va comment ? - Un peu groggy, il répétait toujours la même chose, mais sinon avait l’air d’aller ».

Report d’expulsion

Mais question expulsion, ce ne sera pas ce matin. « L’opération qui était effectivement calée dès mardi matin, a été annulée vers 20 heures au plus haut niveau de l’État. Cinq escadrons de gendarmes mobiles ont alors été démobilisés », note Ouest-France. Les 510 militaires ne se sont donc pas venus dans le bocage. Pas cette fois en tous cas. Les abords de la ferme se découvrent au point du jour, détaillant les silhouettes de frondaisons pétillant de chants d’oiseaux du petit matin.

« On va rester là. On n’a pas d’infos sur des mouvements de gardes mobiles, mais on surveille tout le temps », explique un zadiste lors d’une prise de parole après le lever du jour. Il manque un préalable, la venue d’un huissier signifiant l’imminence de l’expulsion mais elle peut être faite en même temps, « c’est vrai qu’aujourd’hui, il n’aurait pas pu passer en voiture. Mais ce sera peut-être demain, ou après demain... » commente une zadiste. « Du coup c’est un appel permanent à soutenir la ferme, tous les jours qui viennent. Ça peut être deux heures de temps en temps, avant d’aller au boulot, une matinée tous les quinze jours, tout est bienvenu... », explique Vincent du collectif Copain.

Le préfet en croisade contre l’impunité...

 

*Suite de l'article sur reporterr

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 


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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:53

 

Source : zad.nadir.org

 

Infos du 21 au 27 avril - Mobilsation Ferme du Tertre....

mercredi 23 avril 2014, par zadist

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel et vous pouvez écouter les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone n’hésitez pas à nous contacter en appelant le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01

Mercredi 23 avril

Ce communiqué a été élaboré sur place par des habitant-es, occupant-es, paysan-nes, voisines, complices et plus simplement entre personnes en lutte ensemble :

« Face à une menace claire d’intervention policière sur la ZAD, le mouvement d’opposition au projet d’aéroport a montré sa détermination, son unité et sa capacité à se mobiliser.

Toute la nuit paysan-nes, occupant-es, citoyen-nes ont barricadé ensemble les accès à la ferme de Saint Jean du Tertre dont la destruction avait été planifiée ainsi que protégé les lieux occupés alentours, également menacés.

Des dizaines de tracteur, plusieurs centaines de personnes étaient présentes dès 5h du matin. Cette réction massive et unitaire du mouvement sera systématique face à toute tentative d’intervention sur la zone.

Les collectifs locaux restent vigilants et prêts à mettre en place le blocage de la région pour empêcher toute expulsion ou début de travaux. A l’échelle nationale 200 collectifs prévoient l’occupation de lieux de pouvoir en cas d’intervention.

L’aéroport ne se fera pas ! Sur plave l’occupation du territoire s’intensifie, nous continuons à l’habiter et à le cultiver. Nous déjà, ensemble, dans l’après projet. »

Les résistant-es de Saint Jean du Tertre.

-  18 H : INFO MAISON DU TERTRE/FREUZIERE :

Beaucoup des manifestants sont venus ce matin 5h pour défendre la ferme du Saint Jean du Tertre et la Freuzière, une autre maison proche qui est menacée de l’expulsion ( selon nos informations, ERDF voulait couper aussi leur access en même temps que le Tertre).

Finalement, pour des raisons qu’on ignore, ni flics ni machines ne sont venuese aujourd’hui pour expulser et détruire la Ferme du Saint Jean du Tertre. La Préfecture a "assuré Mercredi midi qu’il n’y avait pas d’intervention prévue "à ce stade", et qu’une intervention n’était pas souhaitable" dans les conditions telles qu’elles sont présentes."

Comme la Préfecture a encore montré qu’elle change sa stratégie suivante, même 2,3 fois a une seule matiné, on maintient la mobilisation pour cette nuit et demain !

Les barricades sur la route de "Chênes de Perrières", dans l’Ouest de la Zad restent sur place. Besoin de renfort et soutien dès que ce soir jusqu’au demain !

Merci à celles et ceux qui sont venues ce matin, c’est rassurant d’avoir encore une fois vu que la mobilisation contre l’aéroport ne faiblit pas !

À demain !

 

- Et une autre nouvelle arrive ce fin matiné : Notre-Dame-des-Landes annulé, l’aéroport de Rennes renforcé ?

- Selon @Prefet44 "pas d’intervention prévue. Le processus prévoit d’abord la notification décision justice"

- InfotraFlic  : Pas plus des infos que ça a l’instant ! Soyons vigilantes quand même....

- URGENT ! Selon une source d’un journaliste qui est revenu sur place à la ferme du tertre, l’intervention sera imminente ! Changement de stratégie dernière minute ? De toute façon, ses confrères journalistes sont au retour à la ferme aussi...

Les barricades restent fermées du coup !!

- Sur Ouest France/Maville ils disent... : Ce mercredi matin, les militants anti-aéroport attendent toujours l’intervention des forces de l’ordre. En vain. L’opération, qui, selon nos informations, était effectivement calée dès mardi matin, a été annulée vers 20 heures au plus haut niveau de l’État. Cinq escadrons de gendarmes mobiles ont alors été démobilisés.

- Les médias bourgoises disent :

PressO :Pas d’expulsion à la ferme de Vigneux ce mercredi

PAR CONTRE : Dans LeFigaro on peut lire : Expulsion d’une centaine de Roms à Nice : Un camp de Roms à Nice est en cours d’évacuation depuis ce matin 7h45, selon Nice-Matin. Une centaine de personnes sont délogées conformément à un jugement en référé du 20 mars. Les logements devraient être rasés par un buldozer déjà sur place.

STOP EXPULSIONS, NI ICI, NI AILLEURS ! EXPULSONS VALLS !!

Solidarité aux familles Roms expulsées !

- 9h30  : pour l’instant, on a l’impression que l’intervention est aussi plombé que leur aéroport.....

- InfotraFlic 09h15  : Tout reste calme sur la Zad et notamment au Tertre et Bellevue !

- Info de collectif "face aux armes de la police" :

S’organiser face aux armes et aux mutilations de la police c’est aussi mettre en commun les différentes expériences et les différents outils qui ont été élaborés ici et là. Nous proposons ici une fiche sur les différentes procédures possible. LIEN

- reçu  : au milieu d’annonces urgentes pour la protection rapprochée de la maison de St Jean du Tertre sur la ZAD, voici un message de Sofie Vinet, initiative artistique pour le parcours "Landes-Art", en soutien à la lutte.

Mieux qu’un carton rouge... les chiffons rouges !

- Images de ce petit matin.... :



- Rennes TV dis sur Twitter  : 8h00 : mobilisation de 200 à 300 zadistes pour protéger la ferme du tertre à #NDDL. Pas d’intervention de la police.

 

- Info reçu  : Franck Dubray, reporter photographe à Oueste France, a twitté vers 20h20 que l’opération de St Jean du Tertre était annulée : https://twitter.com/DubrayFranck/status/458671576247197696 puis de nouveau 10 minutes plus tard : https://twitter.com/DubrayFranck/status/458673137912397824

A prendre avec prudence....

- InfotraFlic :

6h45  : pas des flics à la Paquelais, Notre dame des Landes, Ardillières, Vigneux... Tout reste calme pour l’instant...! Il y a du monde a la Ferme de Saint Jean du Tertre....

Mardi 22 avril

- 20h10 Info reçu : arrivée imminente de CRS... Vue sur la RN 137 (sens Rennes/Nantes) ce soir vers 19h15, une vingtaine de camionnette, ils s’arrêtaient pour une pause pipi ou que sais je à l’aire de treillères...

Sur la ZAD

URGENT : le rendu du procès des occupant-e-s de la ferme de Saint-Jean-du-Tertre est tombé cet après-midi : illes sont expulsables sans délai. Plusieurs sources concordantes nous font penser qu’une intervention est prévue demain mercredi matin pour détruire cette ferme (et uniquement cette ferme). Pour les en empêcher, nous avons besoion d’un soutien massif et diversifié. Nous vous appelons à venir partir de 5h mercredi matin directement à Saint-Jean-du-Tertre ou à Bellevue, ou un départ sera organisé à 5h. Faites passer le mot !. La version des médias : metronews, ouest france, presse océan.

 

 

Source : zad.nadir.org

 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 20:28

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Sous-traitance

Un an après le drame du Rana Plaza, les grandes marques d’habillement ont-elles changé leurs pratiques ?

par Olivier Petitjean 22 avril 2014

 

 

 

 

 

Ils fabriquaient des tee-shirts, polos ou pantalons pour de grandes marques occidentales. 1138 ouvriers et ouvrières du textile ont été tués dans le drame du Rana Plaza, il y a un an au Bangladesh. Suite à l’indignation, un accord sur la sécurité des usines textiles a été signé, notamment par les Français Auchan, Carrefour, Camaïeu, Casino et Leclerc. Les grandes entreprises ont-elles respecté leurs engagements ? La situation des ouvrières du textile s’est-elle améliorée ? Les victimes du drame et leurs familles ont-elles été indemnisées ? Enquête.

Le 24 avril 2013, s’effondre à Dhaka, capitale du Bangladesh, l’immeuble du Rana Plaza. 5 000 ouvriers et ouvrières du textiles y travaillent. Bilan : 1 138 morts et plus de 2 000 blessés, dont certains resteront handicapés à vie. Le bâtiment de neuf étages – alors qu’il est conçu pour n’en posséder que cinq – comprend cinq ateliers de confection, travaillant pour des marques aussi diverses que Benetton, Walmart ou Mango. Mais probablement aussi pour Camaïeu et Auchan – qui ne reconnaît qu’une possible sous-traitance « sauvage » – et peut-être pour Carrefour, qui nie cependant tout lien avec le Rana Plaza. Le jour précédent, les ouvrières remarquent des fissures dans les murs. Les patrons les contraignent à reprendre leurs postes, en les menaçant de ne pas verser leurs salaires.

L’événement mobilise comme jamais les médias et l’opinion publique internationale, mettant en lumière les conditions de travail et de vie des ouvrières – majoritairement de très jeunes femmes – qui fabriquent les vêtements commercialisés en Europe et en Amérique du Nord. Au Bangladesh même, la catastrophe entraîne des manifestations de masse des travailleurs du textile, qui se sont poursuivies pendant plusieurs mois et n’ont pas encore vraiment cessé à ce jour (lire « Depuis la catastrophe du Rana Plaza, les ouvrières du textile se sont radicalisées. »). La pression conjuguée des ouvrières et de la communauté internationale a forcé les élites du Bangladesh et les multinationales du textile à des concessions. Les patrons des ateliers, malgré leur proximité avec les dirigeants du pays, sont aujourd’hui derrière les barreaux.

Du côté des donneurs d’ordres, plus de 150 marques ont signé un Accord sur la sécurité des usines textiles au Bangladesh, en association avec les syndicats nationaux et internationaux, et sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). En France, Carrefour, Auchan, Leclerc, Casino et Camaïeu en sont signataires. Cet accord social novateur prévoit notamment un programme d’inspection des usines et un suivi transparent de ces inspections. Sur le papier, le texte constitue une avancée significative, justifiant les espoirs de nombreux observateurs que le drame du Rana Plaza représentera un tournant décisif en matière de droits humains et de conditions de travail dans l’industrie textile au Bangladesh, voire dans d’autres pays.

« Nous avons tout fait pour que cet accord voit le jour », assurait, à l’époque, le négociateur de Carrefour, premier signataire français du texte. « Nous attendons des syndicats un échéancier de ce qu’il y a à faire, et nous sommes impatients ! ». Si elles affichent fièrement leur participation au processus, les marques françaises – à l’exception de Camaïeu – refusent cependant catégoriquement de participer à l’indemnisation des victimes.

« Pas de responsabilité dans l’effondrement du bâtiment »

Les organisations non gouvernementales françaises, emmenées par Peuples Solidaires et le collectif Éthique sur l’étiquette, ont lancé un appel (déjà signé par plus de 100 000 personnes) à Auchan et Carrefour, ainsi qu’à l’Italien Benetton, à contribuer au fonds d’indemnisation des victimes et à assumer effectivement leurs responsabilités vis-à-vis des conditions de travail des ouvrières de leurs sous-traitants. Les ONG espèrent profiter de l’anniversaire du Rana Plaza pour faire avancer la proposition de loi sur le « devoir de vigilance » des multinationales françaises vis-à-vis des atteintes aux droits de l’homme dans leurs filiales et leur chaîne d’approvisionnement à l’étranger. Déposée par trois députés socialistes et écologistes, la proposition est pour l’instant au point mort, confrontée à l’opposition des lobbies économiques et du gouvernement. Une pétition en ligne vient d’être lancée.

De son côté, Carrefour n’a pas reconnu de lien avec le Rana Plaza, bien que des syndicalistes bangladais aient retrouvé une étiquette de sa marque Tex dans les décombres de l’immeuble après la catastrophe. Des anciens ouvriers de l’immeuble affirment également avoir produit des T-shirts de marque Tex, mais il pourrait y avoir confusion avec une marque danoise [1]. Le cas Auchan est plus problématique. L’entreprise admet initialement que des pantalons de sa marque In Extenso sont fabriqués au Rana Plaza, mais explique qu’il s’agit d’une production sous-traitée « en cascade » par l’un de ses fournisseurs officiels, sans que l’enseigne n’en soit informé.

Accord international : Auchan tiendra-t-il ses engagements ?

Réponse des ONG : « Le fait qu’Auchan n’ait pas été capable de maîtriser sa production tout au long de sa chaîne d’approvisionnement ne la dédouane en aucun cas de sa responsabilité envers les victimes. » Le groupe semble avoir choisi de durcir le ton. Dans un communiqué récemment diffusé, Auchan affirme désormais que son enquête approfondie « n’a permis d’apporter aucune preuve formelle ». Ce qui n’a pas empêché Auchan de « mettre fin de manière unilatérale à [ses] relations commerciales avec [le fournisseur en question] ». Conclusion de la multinationale familiale : « Auchan (…) n’a pas de responsabilité dans l’effondrement du bâtiment. »

La responsabilité du groupe français est cependant bel et bien engagée dans la mise en œuvre de l’accord qu’il a paraphé. Le programme d’inspection prévu concerne environ 1 700 usines textiles sur les 4 500 que compte le Bangladesh [2]. Ces inspections ont commencé fin 2013. Les dix premiers rapports – qui relèvent des problèmes importants de sécurité – ont été rendus public. Selon les dispositions de l’accord, les donneurs d’ordre – Carrefour, Auchan et consorts – s’engagent à aider leurs fournisseurs à réaliser les travaux nécessaires, à maintenir des relations d’affaires pendant au moins deux ans, et à rémunérer pendant au moins six mois les ouvriers et ouvrières mis au chômage pendant la durée des travaux. Pourtant, au moins deux usines viennent d’être fermées suite aux inspections, dont un fournisseur d’Auchan employant 3 500 ouvrières, Softex. Les ouvrières ont été congédiées sans compensation, les patrons de l’usine se défaussant sur Auchan : « Nous fermons des usines à leur demande. Aussi c’est à eux de financer le chômage des ouvriers. » [3]. Dans son récent communiqué, le groupe français reconnaît les faits, mais garde le silence sur le sort réservé au fournisseur et aux ouvrières. Toujours pas responsable ?

200 ouvrières toujours portées disparues

Suite aux manifestationx et aux mouvements de grève, le gouvernement bangladais a été obligé d’augmenter le salaire minimal du secteur textile. Celui-ci a été porté à 50 dollars mensuels (36 euros), contre 28 dollars auparavant. Les ouvriers réclamaient cependant le double (100 dollars). Encore loin du salaire vital au Bangladesh [4], qui prend en compte le prix de besoins essentiels – logement, énergie, eau, habillement, protection sociale, alimentation, transport, éducation santé, petite épargne – et estimé à 260 euros au Bangladesh. H&M, principal donneur d’ordre au Bangladesh, a ainsi proposé de payer directement les ouvriers et de leur assurer un « salaire vital » - au moins, pour commencer, dans quelques usines pilotes. « Nous saluons ces annonces, mais nous n’avons pas connaissance d’initiatives concrètes à ce stade », nuance cependant un autre syndicaliste bangladais.

 

 

L’attitude d’Auchan et de Carrefour n’est certes pas exceptionnelle : seulement dix entreprises se sont engagées formellement dans le dispositif d’indemnisation (dit « Arrangement »), contre plus de 150 pour l’accord ! Les besoins financiers pour assurer une compensation « juste, complète et transparente » aux victimes du Rana Plaza – couvrant les frais médicaux et la perte de revenus, en conformité avec les conventions de l’OIT – ont été estimés à 40 millions de dollars (54 millions d’euros). Un peu moins de la moitié doit être abondée par les donneurs d’ordres internationaux. Une somme extrêmement modeste comparée aux bénéfices des entreprises concernées en 2013, comme le signalent Peuples solidaires et Éthique sur l’étiquette : « 2,4 milliards [d’euros] pour Inditex (Zara), 1,26 milliard pour Carrefour, 767 millions pour Auchan ». Pourtant, à ce jour, 7 millions de dollars ont été promis selon l’OIT

En attendant, grâce aux contributions d’ONG et de quelques entreprises comme l’irlandaise Primark, des aides d’urgences ont été versées, mais de manière aléatoire et insuffisante au regard des besoins. Pire : près de 200 ouvrières seraient encore portées disparues, leurs corps n’ayant pas été officiellement retrouvés dans les décombres [5]. Leurs familles n’ont donc pas droit à des indemnités.

Carrefour et Auchan, une « conduite exemplaire » ?

Pourquoi refuser de participer au fonds d’indemnisation, au risque de se donner une mauvaise image ? Probablement parce que ces entreprises considèrent un tel geste comme un aveu implicite de relation commerciale avec les entreprises du Rana Plaza, pouvant engager leur responsabilité juridique [6]. La mise en place du fonds d’indemnisation – fruit d’une laborieuse négociation entre entreprises et syndicats sous l’égide de l’OIT – s’est pourtant entourée de bien des précautions. Soin a été pris de dissocier contribution financière au fonds et responsabilité directe dans le drame, en précisant que les contributions pouvaient très bien être volontaires. Nombre d’entreprises y ont d’ailleurs participé par le biais d’organisations caritatives internes, comme la « Fondation C&A », ou externes, via des ONG.

Cela n’a visiblement pas suffi à apaiser les craintes dans les directions de Carrefour et Auchan. Leur attitude contraste avec celle d’autres groupes européens, comme l’irlandaise Primark, qui a contribué au fonds en plus de mettre en place son propre programme d’indemnisation. Ou encore C&A ou Inditex (Zara), qui y ont abondé sans pour autant reconnaître avoir des sous-traitants dans le Rana Plaza. Même les géants américains Gap et Walmart – pourtant très critiqués par la société civile internationale pour avoir refusé de signer l’accord – ont participé à l’indemnisation ! Si le groupe Carrefour a pu se présenter comme un « artisan de l’Accord », et vante sa « conduite exemplaire », la réalité paraît donc beaucoup moins reluisante.

La mise en cause de la sous-traitance sauvage et le risque juridique paraissent des excuses bien commodes pour ne rien changer fondamentalement au système établi, et se défausser de toute responsabilité sur leurs fournisseurs. « Les grandes marques occidentales sont celles qui ont le plus profité de la sueur et du sang des ouvrières. Elles doivent donc prendre leurs responsabilités et s’occuper des victimes et des autres ouvrières, au même titre que les propriétaires bangladais des usines », estime Shahidul Islam Shahid, de l’un des principaux syndicats du secteur textile bangladais, le National Garment Worker’s Federation (lire notre entretien). Sera-t-il écouté ?

Ouvrière bangladeshie et new-yorkaise : un destin commun ?

Dans la foulée du Rana Plaza, Auchan s’est empressé d’annoncer un « plan de lutte contre la sous-traitance sauvage ». Pourtant, ce sont bien les pratiques d’achat des groupes de grande distribution et de leurs concurrents qui créent, en imposant des délais très courts pour des volumes excessifs à des coûts ultra compétitifs, le problème de la sous-traitance sauvage. « Auchan a bien entendu été bouleversé par cet événement, mais la responsabilité de la catastrophe est celle de ceux qui ont obligé les salariés à travailler dans un immeuble ne respectant pas les normes d’urbanisme locales et présentant des risques visibles d’effondrement », déclare aujourd’hui le groupe.

Qui a contribué à placer les ouvrières dans cette situation et quels sont les différents degrés de responsabilité ? Plutôt que de répondre à cette question, Auchan choisit d’adopter un ton martial : en cas de violation par les fournisseurs des « contrats commerciaux » et des « modes de relations habituels », la sanction sera immédiate et les sous-traitants ne seront plus référencés parmi les fournisseurs. Une logique similaire à celle de Disney, très critiqué pour avoir décidé unilatéralement de se retirer totalement du Bangladesh après le drame. Et laissant les ouvrières à leur sort après avoir exploité leur travail, en les privant, du même coup, des opportunités économiques et sociales offertes malgré tout par l’emploi textile [7].

Un précédent souvent invoqué à propos du Rana Plaza est celui de l’incendie de la Triangle Wistshirt Factory, une usine textile située en plein New York, en 1911. Cette catastrophe industrielle avait fait 146 victimes : des jeunes femmes qui n’avaient pu s’enfuir de l’immeuble parce que leurs patrons avaient fermé les portes à clé. Le scandale qui a suivi a entraîné la mise en place de régulations pionnières visant à améliorer la sécurité des usines et les conditions de travail des ouvriers aux États-Unis. L’une des artisans de ses réformes, Frances Perkins, est ensuite devenue secrétaire d’État sous Roosevelt, puis l’une des fondatrices de l’Organisation internationale du travail. Suite au Rana Plaza, nous en sommes encore loin.

Olivier Petitjean

Photo : CC rijans

 

Notes

[1Voir à ce sujet le film documentaire Les damnées du low-cost, diffusé par France 5 à l’occasion de l’anniversaire du Rana Plaza.

[2Les autres sont couvertes, soit par le programme parallèle mis en place par Gap et Walmart, soit, pour celles qui restent, par un programme spécifique mis en place par l’OIT et le gouvernement du Bangladesh.

[4Au sens de la campagne Asian Floor Wage.

[5Selon le Guardian.

[6Comme le rapporte cet article du New York Times, le groupe espagnol Mango avait lui aussi choisi un ligne similaire pour refuser toute participation à l’indemnisation. Mango est depuis revenu sur cette position.

[7Lire notamment à ce sujet cette enquête éclairante du Los Angeles Times.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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