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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 17:43

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Coopérative alimentaire

Une alternative à la grande distribution en plein cœur de Paris

par Nadia Djabali 29 mai 2014

 

 

 

 

C’est dans l’un des quartiers les plus populaires de la capitale, la Goutte d’Or, qu’a ouvert Coop à Paris. L’enjeu, créer une vraie alternative à la grande distribution en soutenant l’activité des petits producteurs, tout en garantissant des prix accessibles. Depuis le lancement de la coopérative en janvier 2014, les familles du quartier adhèrent en masse et donnent de leur temps en contrepartie. Prochaine étape, la mise en place de paniers solidaires en vue de toucher les plus précaires.

« De la viande, des fruits, des fromages, des pâtes, des produits laitiers, une gamme alimentaire complète, et cela évoluera ! », prévient Christophe Pradal, l’un des initiateurs du projet. Début 2014, le 38 rue Myrha a vu l’inauguration de la boutique de l’association « Coop à Paris ». Celle-ci a pris ses quartiers sur les flancs de la butte Montmartre, dans l’un des endroits les plus populaires de Paris : la Goutte d’Or. Le statut est associatif car les structures juridiques coopératives en France nécessitent des collèges de salariés. Or ici, tout le monde est bénévole. « Cela nous oblige à vraiment mettre en place un fonctionnement collectif », poursuit Christophe Pradal.

Coop à Paris est une aventure de consommateurs citoyens. Leur désir : accéder à de bons produits à un prix raisonnable tout en soutenant une agriculture respectueuse de l’environnement. Ne voyant rien se profiler de tel sous le soleil parisien, ce petit monde décide d’ouvrir sa propre boutique et de contacter des producteurs. Pas d’intermédiaires pour les produits paysans mis en rayon. « Pour l’instant, les cinquante producteurs rencontrés sont tous bio, mais ce qui importe c’est le mode de production. Certains d’entre eux ne sont pas labellisés mais n’utilisent ni pesticides ni OGM », ajoute Catherine Canfrin, également à l’initiative du projet.

120 producteurs bio pour 12 millions d’habitants...

Les producteurs sont implantés dans l’Oise, en Charente, en Haute-Normandie, en Picardie, en Lozère et dans le Var. Coop à Paris a même traversé les Alpes jusqu’en Italie pour les pâtes et les figues. Pourquoi si loin de la boutique ? « Il y a cent vingt producteurs bios pour douze millions d’habitants en Île-de-France, constate Christophe Pradal. Soit un producteur bio pour 100 000 habitants. Ils sont sur-sollicités. » En l’absence d’offre suffisante en Île-de-France, Coop à Paris est donc obligé de s’approvisionner bien au-delà.

Dans ce contexte, le nerf de la guerre c’est le transport. « Si on règle le problème de transport, nombreux sont ceux qui sont prêts à livrer leurs produits : dans beaucoup de régions, les produits sont là mais avec peu de débouchés locaux », analyse Christophe Pradal. « Nous nous appuyons sur la notion de bassins de production, ajoute Catherine Canfrin. Quand on parle de solidarité et de mutualisation des outils, cela s’applique à la coopérative alimentaire mais également aux producteurs. Ces derniers sont déjà dans des réseaux et connaissent bien leur région. Nous n’hésitons donc pas à les solliciter quand on cherche des produits. Nous nous appuyons sur leur connaissance, leur réseau et leur bienveillance. »

Des produits de qualité à des tarifs accessibles

La Goutte d’Or étant un village, la nouvelle de la création de Coop à Paris s’y est répandue comme une traînée de poudre. Il faut dire que Christophe Pradal et Catherine Canfrin sont connus comme des loups blancs dans le quartier. Ils sont très investis dans l’Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui distribue désormais deux fois par mois ses paniers dans la boutique. La coopérative a démarré avec environ 150 adhérents. En trois mois, 120 adhérents ont gonflé l’effectif constitué quasi exclusivement de familles du quartier. « Quand nous avons commencé à communiquer sur ce projet, on s’est rendu compte que beaucoup de monde n’attendait que ça » se réjouit Catherine Canfrin. Il faut dire que le quartier ne comporte que très peu de maraichers y écoulant leurs légumes. Et pour ce qui est des fromagers, rien alentours.

Des produits de qualité donc, mais aussi des tarifs accessibles grâce au contournement des intermédiaires. Car la grande distribution pratique des prix très élevés en matière de bio. « Nous avons effectué un comparatif de prix avec les boutiques bio et la grande distribution, précise Christophe Pradal. Ramenés au kilo, les prix en grande surface sont incroyablement élevés. Ils ont des prix d’appel assez bas mais quand on sort des produits fabriqués à grande échelle, les tarifs s’envolent. Le pain, par exemple, peut monter jusqu’à 8 ou 9 euros le kilo ». Contact a été pris avec la boulangerie de la rue. Coop à Paris fournit les sacs de farine bio produite en Île-de-France, le boulanger la transforme. Le gros pain est vendu à la coupe 6,30 euros le kilo. « Ce prix reste tout de même élevé », reconnaît Christophe Pradal qui ne désespère de l’infléchir à terme.

S’ouvrir aux personnes précaires

Comment entrer dans l’association ? Première étape : adhérer. Il vous en coûtera 15 euros. « Et plus si affinités », sourit Catherine Canfrin. Puis participer à l’organisation de la boutique et de l’association. Cet investissement peut revêtir plusieurs formes : mise en rayon des produits, étiquetage, nettoyage. Mais également comporter des tâches administratives, la participation à des ateliers de travail, l’alimentation du blog, l’élaboration d’une newsletter, les relations avec les producteurs. « Nous ne sommes pas obligés de faire toujours la même chose, précise Catherine Canfrin. Les adhérents s’approprieront la structure selon leur envie. » Aucune tâche n’est obligatoire si ce n’est le temps à donner : une permanence par trimestre.

« La structure économique appartient à ses adhérents, et elle doit être animée par eux, conclut Christophe Pradal. Même si des salariés sont embauchés, même si la coopérative s’agrandit, nous voulons garder cette base participative qui nous semble le meilleur gage pour un projet coopératif. » Coop à Paris projette de mettre en place en septembre prochain des systèmes solidaires qui permettraient, par exemple, à des bénéficiaires du RSA de pouvoir acheter des produits bios à prix coutant (lire aussi l’initiative d’Alter-Conso en banlieue lyonnaise). « En gros, nos adhérents sont des classes moyennes ou des professions libérales, ou encore des militants de moins de cinquante ans. Il faut absolument qu’on arrive à sortir de ce schéma sociologique ».

Une coopérative alimentaire au service d’une agriculture paysanne

À quelques encablures, le projet très médiatisé de « La Louve » a installé son groupement d’achat rue de la Goutte d’Or. La Louve ouvrira un supermarché collaboratif en 2015, un peu plus au nord du quartier. La différence entre la Louve et Coop à Paris ? Au-delà de la taille de la boutique, 700 m2 pour la Louve contre 30m2 pour Coop à Paris, la Louve est principalement une coopérative de consommateurs qui souhaite proposer des prix très bas sur des produits de qualité tout en rémunérant correctement les producteurs. Elle agit en conséquence sur la réduction de ses coûts : 25 % des tâches de fonctionnement seront assurées par des personnes rémunérées, le reste étant assuré par les coopérateurs bénévoles. Mais compte tenu du nombre de produits en rayon et de leur provenance, il lui sera difficile de rester dans le circuit court. Quant au bio, il y est souhaité mais pas obligatoire.

Coop à Paris est très attaché au circuit court, qui élimine les intermédiaires entre consommateurs et producteurs. Ces derniers sont partie prenante du projet, explique Christophe Pradal : « On essaie de garder un équilibre entre tout petits producteurs sur lesquels on marge très peu (environ 5%) et des modes de production plus importants, comme la fromagerie du Larzac présente à Rungis, sur lesquels, on marge de 25% à 30% ». La coopérative est entièrement autofinancée. Elle souhaite cependant trouver dans les prochains mois une boutique plus spacieuse. Où ça ? À la Goutte d’Or, bien sûr.

Nadia Djabali

Infos sur : coopaparis.wordpress.com

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 17:22

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Etape 30/05/2014 à 16h52

Semop : comment l’Assemblée nationale a renforcé le pouvoir des grands du BTP

Emmanuel Leclere, France Culture

 

 

 


L’hémicycle de l’Assemblée nationale, en avril 2014 (LCHAM/SIPA)

 

Le soir du 7 mai, dans un hémicycle de l’Assemblée nationale désert, quelques députés ont adopté la « loi Semop », du nom de ces futures sociétés d’économie mixte à opération unique. Ce sont des PPP (partenariat public-privé) qui n’en portent pas le nom, et qui sont moins encadrées. N’importe quelle collectivité locale pourra en créer afin de remplir une mission de service public.

Dix ans après l’apparition des partenariats publics privés, on commence à prendre la mesure des coûts réels, financiers et idéologiques de ces contrats, au-delà des scandales ou des révoltes politiques comme celle des Bonnets rouges sur l’écotaxe. Avec les Semop, une nouvelle étape est franchie.

Ces Semop permettront aux élus de faire financer toutes sortes de projets urbanistiques par des entreprises du BTP... Des élus présideront le conseil d’administration des Semop avec une minorité de blocage. Mais le maître d’ouvrage et le réalisateur pourront être les mêmes. Par exemple, Bouygues, Vinci ou Eiffage prendront un poids important et deviendront commanditaires de travaux qu’ils auront commandités...

« C’est une procédure qui n’est pas vertueuse »

L’ordre des architectes, qui dénonce déjà depuis dix ans les PPP (qui ne représentaient jusque-là malgré tout que 7% de la commande publique) est vent debout contre cette nouvelle extension de ces partenariats. Il y voit le risque d’une perte d’indépendance des architectes, mais aussi un risque pour l’intérêt général...

Ce vendredi soir, à 18h15, le magazine de la rédaction de France Culture revient sur les dérives du PPP. Les journalistes du magazine ont interrogé la présidente de l’ordre des architectes, Catherine Jacquot. Elle dénonce une porte ouverte aux conflits d’intérêts :

« C’est une procédure qui n’est pas vertueuse et qui induit pour tout le monde des conflits d’intérêts potentiels. Le partenaire privé, qui sera actionnaire de la Semop, sera juge et partie, puisqu’il réalise en réalité les travaux. Si ça se passe mal, s’il y a contentieux, on ne voit pas comment la collectivité locale pourra faire valoir l’intérêt général. »

Catherine Jacquot dénonce les Semop lien

Selon elle, cette réforme va favoriser les architectes vedettes qui ne cherchent plus le meilleur rapport qualité-prix...

Publié initialement sur
France Culture

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 17:14

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com


 

Emprise 29/05/2014 à 17h39

Chantage : Google, Apple et Amazon, les tontons écrabouilleurs

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 

Google qui saigne les labels de musique indé, Amazon qui tente d’enterrer une maison d’édition récalcitrante et Apple qui censure la nudité : les géants du Net n’hésitent pas à jouer la carte du chantage.

 


Des miettes dans une assiette (Pboyd04/Flickr/CC)

 

Ces quatre-là ne font pas trop démonstration de leur puissance, leur coercition est douce. Elles privilégient toujours l’influence à la pression. Elles cultivent l’image sympathique des « success stories ». Elles sont nos amies, rendant service au consommateur en élargissant toujours davantage le champs des possibles. Et pourtant, les quatre géants du Net, les fameux « Gafa » (Google, Apple, Facebook, Amazon), assoient peu à peu sur nous leur empire et leur emprise.

Parce qu’elles sont habiles dans leur communication, les mots « trust », « cartel », « oligopole », « monopole », « entente » et « prédation » ont été gommés des articles et de l’imaginaire des consommateurs. Comme si la puissance n’avait finalement pas vocation à être exercée.

Depuis quelques mois, le retour à la réalité est brutal pour de nombreux acteurs affaiblis par la « révolution numérique ». Et ça vous concerne aussi.

1 YouTube : pour les labels indé, c’est « marche ou crève »

 

Vous êtes peut-être un grand amateur de musique indé, vous adulez des labels comme Naïve ou Ninja Tune. Vous êtes persuadé qu’un label de musique indé est nécessairement indépendant. Vous avez tout faux.

Il y a un marionnettiste, qui s’appelle YouTube, ou Google si on remonte la chaîne de commandement. L’immense base de données de l’entreprise regorge de musique qui représente plus d’un tiers du trafic.

Le site est devenu une vitrine pour les artistes et labels, un tremplin pour diffuser des morceaux, toucher des auditeurs auparavant inatteignables, et se rémunérer via les ventes générées par cette notoriété nouvelle ou la publicité sur les vidéos.

Adieu la vente, bonjour l’abonnement

Mais récemment, YouTube a décidé qu’il en avait assez. L’écroulement des ventes de morceaux numériques, presque aussi important que celui des CD, ne lui a pas échappé. Pas plus que la croissance d’acteurs du streaming comme Spotify et ses 10 millions d’abonnés premium.

 


Capture d’écran de l’icone de blocage sur YouTube

 

La musique sur son site sera donc bientôt payante, bien que l’accès à une partie des vidéos devrait rester gratuit (« lolcats », bandes annonces, etc.). L’utilisateur paiera quelques euros pour les morceaux de musique avec de la pub, le double sans pub. C’est le droit de YouTube, mais quid des labels ?

Un deal façon prise d’otage

L’entreprise leur propose un deal : ils restent sur la version payante YouTube, Music Pass, et le site leur verse une somme pour chaque écoute plutôt que des revenus liés à la pub dans un modèle gratuit. La rémunération ? Inférieure de 10% celle que propose Spotify, déjà le plus bas du marché ou presque. Et s’ils refusent, pas le choix : ils seront aussi supprimés de la partie gratuite.

Les indés se sont rebellés, YouTube ne leur offrant aucune marge de manœuvre. A prendre ou à laisser, et si vous n’êtes pas contents, on vous supprime du plus grand site de musique du monde...

Les perdants : les indés, la culture et vous

Certes, YouTube a le droit de gérer sa plateforme comme il l’entend, et il faudrait être naïf pour penser que pareille entreprise ne chercherait pas à rentabiliser au maximum ses services.

La situation pose pourtant un problème de taille : l’entreprise est quasiment incontournable et a écrasé tous ses concurrents, laissant les créateurs dans une situation de dépendance avec peu ou pas d’alternative. Un peu comme si, à une autre époque, les fabricants de CD avaient décidé quels artistes auraient le droit d’être gravés sur leur support...

2 Amazon : petite leçon d’autodafé numérique

 

D’un côté, nous avons Amazon, entreprise américaine fondée en 1997 qui génère un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros et pèse près de 150 milliards d’euros en bourse. Surtout, l’entreprise détient à elle seule 70% des parts du marché de la vente en ligne de livres à l’heure où les Français achètent de plus en plus sur Internet.

De l’autre, nous avons Hachette, éditeur traditionnel qui pouvait, jusqu’à récemment, se reposer sur un réseau de libraires indépendants.

Bousculés par Internet, les libraires sont entrés en crise, beaucoup ont dû fermer. Aujourd’hui, au moins 20% des livres (les vrais, ceux en papier) sont commandés sur le Web, sans compter le marché de la lecture sur liseuse où Amazon est leader grâce à sa Kindle. L’entreprise est devenue l’acteur incontournable d’une relation inégale.

La disgrâce d’Hachette

Imaginons que vous ayez découvert depuis peu Malcom Gladwell, journaliste américain et auteur à succès. Vous avez un train de vie, une situation géographique ou un appétit littéraire qui vous pousse régulièrement à vous tourner vers Amazon qui offre un gros catalogue, un bon prix et des délais de livraison sans égal.

La surprise est grande lorsque vous tentez de commander les derniers ouvrages de Gladwell : ils ne sont pas tous disponibles, leur prix est plus élevé qu’ailleurs et les délais de livraison vont de deux à trois semaines ! Vous êtes en réalité la victime collatérale du conflit asymétrique opposant Amazon et Hachette, l’éditeur de l’auteur.

Amazon révèle sa puissance de feu

Amazon sait qu’une grande partie de son succès est due à des prix tirés vers le bas. Il a donc récemment demandé à Hachette, parmi d’autres éditeurs, de rogner ses marges, ce que l’éditeur a refusé.

La riposte d’Amazon ne s’est pas faite dans la sensibilité :

  • subitement, les boutons de précommande des livres édités par Hachette ont disparu ;
  • les prix ont commencé à grimper ;
  • le design de la page sur Amazon a évolué et les algorithmes de recommandation ont été bidouillés pour mettre en avant des concurrents de Hachette ;
  • les délais de livraison sont passés de quelques jours à plusieurs semaines ;
  • certains ouvrages ne sont plus disponibles car en rupture de stock (préméditée, vous l’aurez compris)...

Un gagnant, et beaucoup de perdants

Un conflit classique... Personne ne contesterait le droit à une librairie de choisir les éditeurs qu’il va mettre en rayon. Mais jamais dans l’histoire une chaîne de librairies n’a accaparé 70% des ventes de livres : il a toujours été possible d’aller une rue plus loin, chez un concurrent, pour se procurer un ouvrage.

Pour résumer, la situation dominante d’Amazon va coûter cher :

  • aux maisons d’édition en disgrâce qui vont soit rentrer dans le rang et baisser leurs marges, soit se tourner vers des concurrents qui ne pèsent pas bien lourd ;
  • aux auteurs de ces éditeurs (a fortiori ceux dont la notoriété est encore mal assise) qui seront moins visibles ou moins rémunéré ;
  • aux lecteurs qui vont payer plus cher pour se procurer les ouvrages concernés ou rester sur Amazon et avoir un catalogue amoindri ;
  • à la littérature, moins accessible et moins rémunératrice pour les créateurs.

3 Apple : cachez ce sein que je ne saurais voir

 

Vous êtes un dessinateur de bande dessinée ou un auteur qui aime, dans son œuvre ou en couverture, mettre en avant la nudité ou la sexualité. Rien de pornographique, mais un soupçon d’érotisme avec quelques chutes de reins ou tétons s’échappant sournoisement du décolleté.

Si vous souhaitez publier votre œuvre en format numérique, préparez-vous à quelques désagrément sur l’Apple Store, qui représente 20% du marché. Les exemples sont nombreux :

 


Couverture du livre de Bénédicte Martin « La Femme » (Editions des Equateurs)

  • en mars 2014, avant de faire machine arrière sous la pression, Apple a censuré le roman « La Femme » au motif que sa couverture était « inappropriée » (une sorte de lame avec un buste de femme nue) ;
  • les livres de photos « Hippie 1 » et « Hippie 2 », du danois Peter Ovig Knudsen, ont été retirés pour leur contenu trop suggestif ;
  • le mensuel scientifique espagnol Muy Interesante a été censuré, Apple considérant qu’un homme nu se cachant le pénis pour illustrer un sujet sur le sexe était trop « pornographique » ;
  • dans une bande dessinée adaptant le « Ulysse » de James Joyce, deux planches où l’on voyait une déesse nue ont été pendant un temps ôtées...

La couverture du mensuel espagnol Muy Interesente censurée par Apple

 

Certains cas concernent également Amazon, qui se partage le marché du livre numérique avec Apple, bien que l’entreprise soit plus souple en la matière et se soit déjà excusée dans le passé.

La même réflexion pourrait être faite à propos de Facebook, qui tolère des groupes ouvertement racistes tout en censurant toute photo « inappropriée ». Rue89 en a fait les frais.

Américains prudes et Européens libérés

 


Couvrez ce sein... Images de la BD « Ulysses Seen » (Robert Berry)

 

Les Américains, comparés aux Européens, sont très prudes : c’est leur conception des bonnes mœurs : pourquoi pas ?

Le problème est que le catalogue ou le service n’est pas adapté culturellement à une Europe beaucoup plus souple sur ces questions. Quelques seins ne créent pas tant d’émoi sur le vieux continent.

Pourtant, si ces entreprises venaient de pays intégristes ou dictatoriaux, nous tolérerions très mal qu’on nous impose de telles restrictions décidées au noms des bonnes mœurs ou de la religion de ces pays.

Apple, Amazon... Les censeurs de demain ?

Jusqu’où cette censure peut-elle aller ? Aujourd’hui, elle touche au nu, mais ne s’exercera-t-elle pas un jour sur des livres jugés idéologiquement dangereux par ces entreprises, ou contraire à leurs intérêts économiques ?

Il est également aisé pour ces plateformes de recourir à une censure plus subtile : celle de la recommandation. Il suffirait de programmer l’algorithme vous proposant des ouvrages, en fonction de vos goûts, de telle sorte que les œuvres « inappropriées » soient sous-pondérées : personne ne connaît la recette de ces algorithmes.

Parano ? Le New York Times a déjà relevé il y a un an qu’un livre intitulé « Amazon : la boutique à tout vendre » était « non disponible » sur la plateforme. Ecrit par le journaliste Brad Stone, cet essai révèle notamment comment Jeff Bezos, le patron d’Amazon, suggère de traiter les éditeurs affaiblis comme « un guépard pourchasse une gazelle malade ».

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:53

 

 

*RV demain, samedi, sur le terrain de Caveirac  à partir de 13h jusqu'à 19h minimum et dimanche aussi.
Pensez à prendre un casse croute si vous voulez manger avec nous.

 

 

 

Terre, état des lieux, Mai 2014

 

 

Un peu plus d’un mois après l’acquisition du terrain …

 

Tout d’abord, rangement général car il traînait (et il traîne encore) sur le terrain toutes sortes de matériaux, bois, ferrailles, gravats, plastiques…L’évacuation est en cours mais tout n’est pas à jeter. Il est surtout parti les plastiques, toutes sortes de bidons contenant ou ayant contenu des produits toxiques (huiles, carburants, pesticides…), pas mal de gravats (éviers écornés, parpaing cassés…) ainsi que toutes sortes de ferrailles.

 

Ensuite il a fallu caser tout ce que Marleen et Luc n’ont pu garder dans leur nouveau logement ce qui fait que, en un sens, nous avons enlevé du bordel pour en remettre…mais du bordel « utile » !

 

Le terrain a été ensuite défriché, à la tondeuse là où c’était possible, à la débroussailleuse là où c’était nécessaire. Les résidus végétaux ont été conservés, mis en tas, ébauches possibles de buttes de permaculture.

 

Quelques arbres morts ont été supprimés (il en reste), d’autres taillés, notamment les oliviers qui ont désormais belle allure et sont couverts de fleurs. Globalement le verger est à refaire, les cerisiers sont mourants (les étourneaux ont mangé les quelques fruits parvenus presque à maturité), les abricotiers guère plus vaillants. Les plus « vivants » sont les poiriers et les pommiers qui se sont ressemés un peu partout, mais doivent encore montrer leurs capacités à fructifier. Refaire le verger est une bonne opportunité pour réorganiser les lieux : il faut penser à « casser » le vent donc à recréer des rangées est/ouest tout en laissant plus de place aux potagers et aux futures serres. Il faut créer des haies diversifiées, d’arbres caducs (ou pas) de haut jet au nord (à la place ou entre les lauriers roses), d’arbustes florifères et fructifères ailleurs pour créer des abris à la faune « auxiliaire » (et aux étourneaux…on recherche faucons crécerelles, crécerelettes, éperviers et autres buzards, envoyer CV et lettre de motivation…). Le premier terrain, étroit ayant partiellement servi de dépôt à matériaux (graviers, sables, terre, cailloux), pourrait être presque entièrement planté en verger  et cultures pérennes (asperges, petits fruits, artichauts etc..). On pourrait y faire un poulailler. Cela fera un parking ombragé.

 

L’activité principale a été de monter la datcha des apparatchiks, gérants futurs du stalag. Trois week-end y ont été entièrement consacrés : fondations, structure porteuse, montage, nouveau toit. C’est fini et à l’heure qu’il est, il est propre et sent bon le savon noir à l’huile de lin. Il reste à faire une terrasse devant (et un bon escalier, il est « haut sur pattes »…), à cacher les fondations et à le meubler (table, canapé, étagères…) ce qui libérera de la place dans le mazet et le hangar (et chez Marleen). Il sera par la suite lasuré pour l’hiver, équipé de chenaux pour récupérer l’eau de pluie, doté de panneaux solaires et, peut-être, d’un poêle à bois. Le mazet fera office de cuisine (frigo+cuisinière, à gaz) et de dépôt d’outils pour bricolages divers.

 

Un petit carré de terre a été labouré, suite aux faibles pluies tombées en fin de mois. La terre (si humide) est douce et légère, un peu sableuse, profonde. Il a été planté une vingtaine de pieds de tomates (« Cherokee Purple », « Russe », puis « Marmande » et autres suite au cadeau de fête des mères de Marleen). Un rang de poireau aussi. On n’a pas eu le temps et l’opportunité de faire plus mais si la terre est « travaillable » dans les jours prochains il y aura à planter une collection de courges diverses et des haricots.

 

Pour l’instant l’arrosage se fait à l’eau de pluie de récupération (on a monté provisoirement sur le mazet des chenaux alimentant deux gros bidons). Le puit n’est pas très commode : il faut descendre sur un premier palier, jeter un seau, le remonter, regrimper l’échelle d’accès…Le point positif c’est qu’il y a une grosse réserve d’eau et que, selon les voisins, il s’agit d’un puits-citerne captant une source permanente (plus ou moins souterraine). Il n’a jamais manqué d’eau à cet endroit et le débit de renouvellement est important. On a donc une ressource fiable. Il reste à pouvoir la capter de manière pratique.

 

C’est le « chantier » futur. Le voisin (à l’entrée) nous a donné un vieux moto-pompe qui est en cours de révision (problème de carburation). C’est un beau cadeau et une super opportunité. Vieille mécanique simple et rustique il débite 6 m3/h et sera tout à fait suffisant pour le début. Il va falloir l’installer, tester l’installation existante. On pourra arroser et remplir les trois citernes en même temps. Cependant pour disposer d’eau propre (potable ? test en cours : on en a bu elle est bonne et fraîche et, pour l’instant, pas de symptôme « bizarres ») nous allons aussi installer une pompe à main avec un petit bac de réserve devant. Elle sera près du puits, sur le côté du mazet « eau » qui servira aussi à stocker les outils de jardin. Ce sera plus pratique et moins bruyant que de démarrer le moto-pompe à chaque fois qu’on veut un peu d’eau (boire, se laver, faire la vaisselle ou du ciment).

 

Moralité de tout ceci et perspectives futures :

 

Avec un peu d’huile de coude, les choses avancent à grand pas, sur le plan matériel. Nous bâtissons un lieu accueillant et agréable et le travail futur s’annonce passionnant, nous sommes sur une terre « vierge », un espace encore informe, abandonné. Il y à tout ou presque à faire, à créer, à modeler. C’est une opportunité formidable et un plaisir fantastique.

 

Travail ? Ben oui évidemment…faut se lever le matin, piocher, scier, pelleter, charrier…cela fait les mains calleuses et le dos raide, on cuit au soleil, on endure le mistral. Mais aussi on pense, on réfléchit à comment accorder ce que nous imaginons à la réalité concrète. Le résultat n’est jamais conforme aux prévisions, il faut aussi composer avec la matérialité qui ne se laisse pas faire comme prévu car, chance, rien ne se passe comme prévu. De l’interaction de la pensée spéculative et de la réalité concrète, ici et maintenant, naît quelque chose qui n’est pas déterminé ni déterminable à l’avance.

 

Cependant,  sur le plan « ressources humaines », constat : peu de volontaires pour se colleter avec le concret. Pourtant qui veut les clefs peut les avoir, suffit de le demander et de payer 4.5 € par clefs (4, bientôt 6…) pour pouvoir venir et faire à sa guise. Ou alors venir les samedi ou dimanche quand il est presque sûr qu’il y a quelqu’un (sinon contacter Marleen ou Vincent ou JP).

Peu de monde est venu à la première réunion, début Mai, l’équipe ‘Ex-Indignés’, de Millhaud, est venue partiellement et ponctuellement aider (taille des oliviers, fondations de la datcha), on leur a rendu leur visite. Là aussi il y a encore beaucoup à faire, là aussi ça avance et c’est tout autant ouvert. Beaucoup plus petit et déjà un peu « saturé » et « étriqué » (à mon goût, cela n’engage que moi) mais il y a là l’avantage d’une « fine » équipe et de bonnes volontés, ce qui manque (en effectif) à la Font du Sorbier. Contrairement à ce qui a été rêvé en dépit du bon sens, c’est clair, il va être difficile, d’être au four et au moulin, sur un lieu et l’autre. Il y a donc des « places à prendre » ici.

 

C’est offert, ouvert, est-ce trop facile ? On préfère rêver à l’autonomie, à la nature, à la fraternisation, à la coopération, sans bouger un orteil pour esquisser un début de commencement de réalisation pratique ?

Libre à vous, nous on se régale... et on va de l’avant.

 

Bye.

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 21:18

 

Source : www.france5.fr

 

 

 

Jeu d'influences : les stratèges de la communication

Les crises - Episode 1

 

 

 

 

 

 

Jeu d'influences : les stratèges de la communication - Les crises - Episode 1

Résumé

Les stratèges de la communication se sont imposés dans toutes les sphères du pouvoir, dans l'ombre des politiques mais aussi des grands patrons. Inconnus du grand public, ces «spin doctors» sont au coeur de la production de l'information. Ils façonnent l'image de leurs clients et influencent les journalistes. Ce premier volet se penche plus précisement sur les stratèges de la communication de crise, appelés en urgence par des grands patrons pris dans la tourmente médiatique. Ainsi l'affaire Kerviel, avec la longue guerre de l'image entre les stratèges de la Société générale et les conseillers du trader. D'autres professionnels, comme Ramzi Khiroun et Anne Hommel, ont sauvé Richard Gasquet, empêtré dans une affaire de dopage. Des agences arrivent aussi à faire émerger des débats de société pour le compte d'intérêts privés, comme le travail le dimanche.

 

lien

 

 

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 19:16

 

Source : www.reporterre.net


 

Mille vaches : le récit de la journée « démontage » où l’affaire a basculé

Hervé Kempf et Lorène Lavocat (Reporterre)

jeudi 29 mai 2014

 

 

 

Pour remettre le projecteur sur la ferme-usine des Mille Vaches qui, selon eux, signe l’arrêt de mort des petits paysans, la Confédération paysanne a mené une action de démontage. Le gouvernement a choisi la réponse répressive : le porte-parole du syndicat, Laurent Pinatel, a passé la nuit de mercredi et à jeudi incarcéré, ainsi que quatre autres paysans.


- Buigny-Saint-Maclou, Abbeville, Paris, reportage

Il est 4 h 30, ce mercredi 28 mai . Dans la nuit, trente cinq paysans sont levés, au siège de la Confédération paysanne, à Bagnolet, près de Paris. Les raisons d’un lever si matinal : ils vont mener une action de démontage de la salle de traite de la ferme-usine des Mille vaches, dans la Somme. Dans la cour, trois camionnettes et trois voitures. Deux vidéastes sont là, et un journaliste, de Reporterre. Un journaliste de France Inter rejoindra l’action sur les lieux. Après une rapide tasse de café, on embarque dans les véhicules avant cinq heures. Direction l’autoroute du nord. On file vite.

Arrivée vers 6 h 50 sur les lieux de la ferme-usine, sur la commune de Buigny-Saint-Maclou, en un terrain qui jouxte Drucat-le-Plessiel. Le jour s’est levé. Le crachin tombe. Personne, pas de vigile. Les véhicules tournent à gauche sur la route, s’avancent sur un chemin de terre. Les hangars de la ferme-usine sont maintenant bien avancés, le chantier a avancé rondement depuis septembre et une première action nocturne du syndicat paysan.

Les hommes et les femmes sortent rapidement, et franchissent un petit fossé pour aller sur le terrain boueux. Ils sont équipés de clés à molettes et de pinces. A travers les pièces vides d’un grand hangar au sol de béton, ils parviennent dans la grande salle de traite où, dès l’été, des centaines de vaches sont censées être traites tous les jours.

L’action est rapide, efficace, peu de mots sont échangés, tout le monde s’active : il s’agit essentiellement de déboulonnner, de démonter quelques pièces, qui seront acheminés à Paris pour être présentés aux ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie. Car ceux-ci, le jour même, doivent se retrouver pour célébrer… l’agriculture biologique. Les paysans agissent à visage découvert, ils assument leur action. Ils prennent soin de ne rien casser, ce n’est pas un saccage, mais un démontage. Les pièces sont défaites, pas brisées.

"Ce genre de projet va faire couler les petits paysans", explique Christian Rouqueirol, "en faisant chuter le prix du lait. C’est une logique folle où, plus c’est gigantesque, plus c’est rentable."

Presque tous les membres du secrétariat national du syndicat sont présents, pour marquer l’engagement fort, collectif et politique de la Confédération paysanne. Le porte-parole, Laurent Pinatel, est présent, mais il ne se livre pas au démontage.


- Un élément d’un "compteur à lait" -

Il est 7 h 30. Les premiers salariés arrivent sur le site. Ils sont furieux. L’un d’entre eux se saisit d’un tuyau, un échange a lieu, vif, mais heureusement, on en reste aux mots.

- Ecouter :

Sur le chemin d’accès, où d’autres membres de la Confédération paysanne ont porté les pièces, un autre ouvrier a avancé sur eux à vive allure, leur faisant peur et frottant un des véhicules. Un salarié prend des photos des démonteurs.

Dans le hangar, le démontage s’arrête. L’essentiel de l’action a eu lieu. Elle est racontée dans le journal de 8 h sur France Inter - et aussi sur Radio Aligre (à 20’), dans l’émission dont Reporterre est partenaire.

Quelques gendarmes arrivent. L’ambiance est calme. Des gendarmes photographes prennent des clichés de tout le monde.

Un gendarme se dirige vers quatre paysans et leur demande leur identité : apparemment, il les a reconnus sur des photos prises par des salariés. Mais pourquoi ceux-ci et pas les autres ? Un attroupement se fait, tous insistent pour qu’on prenne aussi leur identité : c’est une action collective, tous sont coupables, ou personne. Le jeune gendarme note les noms sur son carnet rayé.

Il y a maintenant beaucoup de monde, des gendarmes sur le chemin, où des bulldozers bloquent les véhicules des syndicalistes, et dans les hangars où, d’ailleurs, le travail reprend.

Les paysans se retrouvent sur le chemin, à côté des camionnettes - l’une est partie sur Paris, avec les pièces démontées - et sous l’oeil des forces de l’ordre.

Pendant ce temps, je vais parler avec Michel Welter, qui dirige le chantier et est, en quelque sorte, le porte-parole du projet de ferme-usine lancé par l’entrepreneur Michel Ramery. Il est furieux et ne cache pas sa colère. Lui-même était éleveur dans l’est de la France : "C’était 365 jours par an. J’ai voulu changer de vie, pour avoir du temps libre". Il s’insurge contre l’action de la Confédération paysanne : "Ce mode d’action, c’est, ’on n’est pas d’accord, on pète tout’". Il dit qu’"il n’a aucune idée des conséquences" de l’action du matin, "les conséquences, elles sont morales pour moi et mes collègues".

Il défend point par point le projet : le bien-être animal y serait mieux assuré que sur la majorité des fermes. La ferme-usine produira de l’énergie de méthanisation, "c’est à dire une énergie renouvelable". "On réduit notre consommation d’énergie, notre consommation de pesticides, notre usage d’antibiotiques". Quant au prix du lait qui sera fourni ici, il assure ne pas le connaître : "Le prix du lait varie tous les jours. En 2011, dans le dossier économique, nous avons dit que le coût de production était estimé à 25 centimes par litre. Mais depuis, le coût des aliments a monté, donc le coût de production aussi".

Il estime que, dans la région, les exploitations laitières disparaissent. "Si on n’avait pas fait ce projet, il n’y aurait plus que des cultures".

"Ce n’est pas notre faute si dans le pays, les éleveurs laitiers disparaissent. Si le lait est plus cher que les concurrents étrangers, on ne le vendra pas. Nous, on apporte une solution."

Le coeur du débat est là : s’adapter à un contexte international qui pousse à l’industrialisation de l’agriculture pour des coûts le plus bas possible,...

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 18:47

 

Source : www.marianne.net

 

 

Une mondialisation sans redistribution nous mènera au chaos

Jeudi 29 Mai 2014 à 12:00 |

 

Propos recueillis par Emmanuel Lévy

 

Le 25 avril dernier, Marianne interviewait Branko Milanovic, ancien chef économiste de la Banque mondiale. Un entretien prophétique au vu des résultats des européennes. Pour lui, « les Etats européens devraient mettre l'accent sur la redistribution » des richesses vers les classes populaires car les inégalités générées par l'internationalisation d'un capitalisme outrancier constitue « un grand danger pour les démocraties ». Un danger qui, selon lui, « peut se résumer au concept des deux P : ploutocratie et populisme ».

 

Des membres de l'Armée du Salut à New York
Des membres de l'Armée du Salut à New York

 

Une mondialisation sans redistribution nous mènera au chaos
>>> Interview parue dans Marianne daté du 25 avril

Marianne : Vos travaux révèlent une hausse des inégalités et l'émergence d'une super élite. Expliquez-nous ce qui s'est passé.
Branko Milanovic : Le processus de mondialisation des échanges, tel qu'on le connaît aujourd'hui, a pu pleinement se mettre en œuvre après la chute du mur de Berlin. Cela, d'une part, a assuré l'émergence d'un monde capitaliste sur l'ensemble du globe, et, d'autre part, l'entrée de la Chine dans l'OMC, devenue l'atelier du monde. Si l'on prend la planète comme un tout, cela s'est traduit par une forte hausse du revenu pour un grand nombre de travailleurs principalement situés dans des pays comme la Chine. Mes travaux montrent qu'entre 1988 et 2008 les revenus nets de cette « nouvelle classe moyenne mondiale », composée de centaines de millions de travailleurs, ont fortement progressé, de près de 80 % en termes réels. Idem pour une superélite, le fameux « top 1 % », les 1 % les plus riches de la planète, qu'on trouve dans les pays émergents comme dans les pays de l'OCDE. En revanche, deux autres types de population ont souffert. Il y a évidemment les laissés-pour-compte de la mondialisation, les très pauvres dans les pays très pauvres. Mais, ce qui est inattendu, c'est que les perdants sont aussi les populations qui disposaient d'un revenu qui les plaçait auparavant entre les très riches et cette nouvelle classe moyenne mondiale, c'est-à-dire la population des classes moyennes et populaires des pays de l'OCDE.

La monté de ces inégalités est-elle une menace pour les démocraties ?
Oui. Pour le voir, observons à présent la dynamique à l'intérieur même des pays de l'OCDE, qui sont historiquement les pays de tradition démocratique. On a donc une classe de très riches qui profitent pleinement de la mondialisation tandis qu'une grande masse a vu, elle, ses revenus stagner, voire régresser. Aux Etats-Unis, où le changement est le plus spectaculaire, la classe moyenne ne touche plus que 21 % des revenus du pays, contre 32 % en 1979, soit une baisse d'un tiers. Cette impressionnante régression est due à un effet double lame, comme pour les rasoirs. La première lame a taillé dans les revenus de cette population qu'on peut appeler la « classe moyenne ». La seconde les a si bien rabotés qu'elle en a fait basculer une grande partie dans la pauvreté. En conséquence, l'alliance de fait entre les « gagnants » — les élites des pays riches et les classes moyennes des pays émergents — les place en situation de rupture avec les classes populaires au sein de leur propre pays. Si vous y ajoutez l'accumulation d'un patrimoine gigantesque pour le top 1 %, et ses stratégies de séparatisme social, cette divergence d'intérêts vis-à-vis de l'ouverture économique, l'autre nom de la mondialisation, est à mon sens un grand danger pour les démocraties. Il peut se résumer au concept des deux P : populisme et ploutocratie.

Vous voulez dire que nos démocraties n'ont que deux chemins devant elles ?
Si les classes dirigeantes persévèrent dans leur volonté de poursuivre de la même façon le mouvement de mondialisation, pour leur plus grand profit, ma réponse est oui. D'autant que ce mouvement n'est pas près de s'arrêter : après la Chine, il y aura les centaines de millions de travailleurs de l'Inde, puis ceux du Bangladesh et de l'Afrique. Cela peut entraîner encore, disons, cinquante ans de stagnation, voire de régression, pour les classes populaires de l'OCDE et, à l'opposé, une très belle vie pour le top 1 %. Et, pour le leur faire accepter, les deux solutions sont donc le populisme et la ploutocratie.
Le risque ploutocratique est, à mon sens, déjà quasiment à l'œuvre aux Etats-Unis. L'autonomisation politique des riches y est une réalité : ils dictent l'agenda politique, financent les candidats et, du coup, s'assurent que les lois soient votées pour leur plus grand profit. Une étude du sociologue Larry Bartels révèle que les sénateurs américains, quelle que soit leur couleur politique, sont six fois plus sensibles aux intérêts des riches qu'à ceux des classes populaires, qui du reste votent peu. Ce qui, dans les faits, s'est traduit par une baisse considérable des impôts pour les riches.
Un énorme fossé s'est ainsi créé entre la majorité de la population et la démocratie. Ce gouvernement par la technocratie n'est pas unique. Après tout, les gouvernements de Mario Monti, en Italie, et de Loukas Papadimos, en Grèce, sont les meilleurs exemples de cette dérive.
L'autre option est le populisme. Les exemples ne manquent malheureusement pas en Europe. La théorie économique du libre-échange, qui gouverne la globalisation, impose la libre circulation des biens mais aussi celle des facteurs de production, c'est-à-dire des capitaux - ce qui est déjà le cas - comme des personnes. La tentation est forte de considérer que, à défaut de vouloir agir sur la première ou à procéder à une redistribution de revenus, la volonté de calmer les perdants de la mondialisation dans les pays riches se focalise sur la seconde option.
Ces deux options, populisme et ploutocratie, ne sont pas exclusives l'une de l'autre. On peut très bien imaginer un mélange des deux. C'est par exemple le cas en France.

Il n'y a aucun moyen de s'en échapper ?
C'est tout le paradoxe. Pour accompagner la mondialisation, les Etats européens devraient mettre l'accent sur la redistribution. Faire en sorte que les grands gagnants partagent les bénéfices avec les perdants. A mon sens, l'économiste Dani Rodrik voit juste : seul l'Etat-providence est à même de permettre une acceptation du processus de mondialisation en repêchant les perdants.
Et, cependant, c'est tout le contraire que l'on observe. Les politiques d'austérité minent les ressources de l'Etat-providence, et cela s'aggrave avec la concurrence fiscale, qui a conduit à la réduction des taux d'imposition pour les plus aisés, comme l'a remarquablement montré Thomas Piketty.
Mais il y a pis. Cela se conjugue avec l'offre populiste. Laquelle, surfant sur le désarroi des classes populaires, risque de conduire à leur abandon de l'Etat-providence, alors qu'elles en sont les principales bénéficiaires.
La quasi-totalité des études sérieuses montrent que les pauvres gagnent beaucoup grâce aux prestations chômage et aux aides sociales. Les classes populaires en retirent plus d'avantages encore par le biais des prestations de santé, d'éducation ou de retraite. Et, plus que tout, l'assurance d'être à l'abri de la pauvreté. C'est d'ailleurs ce qui explique la différence de position des couches les plus faibles entre l'Europe et les Etats-Unis, différence qui se fait en faveur de l'Europe, bien sûr.

Vous êtes pessimiste ?
Oui. Comme je l'explique, la solution consiste en une intensification de la redistribution dans les pays développés. Le problème est qu'avec la contre-révolution libérale s'est mis en place un paradigme qui y est défavorable et qui, aujourd'hui, fonctionne à plein. Trente ans de ce régime ont en effet conduit à une accumulation de capital par la frange la plus aisée de la population qu'on n'avait pas connue depuis la guerre.
Mais cet écart avec les autres classes s'est également traduit par un séparatisme social sans précédent, ce que les penseurs de la libéralisation n'avaient pas prévu. Il est pourtant de l'intérêt bien compris des plus aisés de revenir sur ce paradigme et de le reconsidérer s'ils souhaitent que la mondialisation, dont ils sont les principaux bénéficiaires, se poursuive. Pour être tout à fait clair, la mondialisation est sans doute une bonne chose. Mais une mondialisation à outrance, où on ne fait guère attention aux perdants, avec lesquels on partage l'espace national, culturel et politique, peut avoir des effets opposés, produire un rejet pur et simple de toute forme de coopération internationale. Avec le chaos comme horizon. Et pour tout le monde... 

 

Source : www.marianne.net

 



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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 14:02

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Extrait 28/05/2014 à 21h42

Et soudain, je vous vois par la caméra de votre salon...

Gurvan Kristanadjaja avec Yann Guégan (Rue89)

 

En France, des centaines d’objets connectés à Internet sont accessibles sans mot de passe : caméras, imprimantes, scanners... Nous en avons pris le contrôle, puis retrouvé leurs propriétaires.

 

 

 

 

 

Il est 19 heures, vous rentrez du travail. On est jeudi. Votre fille vous attend, dans sa robe de chambre rose. Elle est heureuse de vous voir et vous enlace chaleureusement. Elle doit avoir 5 ou 6 ans tout au plus.

Elle sort de la douche – elle a les cheveux mouillés – et regarde la télévision sur votre canapé d’angle en cuir beige. Vous vous dirigez vers la cuisine, la mine fatiguée, pour préparer le repas tout en gardant un œil sur le salon depuis votre cuisine américaine. Ce soir c’est pizza, mais congelée. Vous rajoutez de la mozzarella de second choix, un peu d’huile et le tour est joué.

A retrouver aussi dans Rue89 Week-end
Notre bonus cette semaine, c’est la BD « Delirium Tremens », de Pierrick Starsky et David Sourdrille, extraite du magazine Aaarg ! , bimestriel « de bande dessinée et de culture à la masse », dont Aurélie Champagne vous a déjà dit sur Rue89 le bien qu’il faut en penser.
Sinon, dans sa chronique « Le pays dont on n’a pas parlé cette semaine », Pierre Haski vous emmène cette fois à Grenade, où les habitants se révoltent contre une campagne de pub.

Enfin, vous retrouverez un entretien avec le chercheur danois Meik Viking, qui étudie ce qui fait le bonheur des habitants d’un pays, et travaille avec les politiques pour qu’ils prennent mieux en compte cette donnée insaisissable dans leurs décisions.

 

Votre conjoint descend l’escalier et se dirige vers le canapé. Il embrasse votre fille et s’assoit devant France 2 : comme souvent, il regarde Nagui. Vous ne le savez pas, vous êtes même probablement à mille lieux de l’imaginer, mais quelqu’un vous regarde. Je vois votre reflet dans la vitre du micro-ondes.

Vous vous sentez en sécurité chez vous. Surtout depuis que vous avez cette caméra de surveillance. Elle est dans le coin de votre salon-salle à manger, tout près de l’escalier.

Elle offre une vue imprenable sur tout votre appartement. Quand vous en avez discuté avec votre mari, il a réussi à vous convaincre :

« Chérie, à notre époque t’es filmée partout : dans la rue, quand tu vas chercher tes médocs à la pharmacie, quand t’achètes un “happy meal” au Macdo, quand tu prends l’ascenseur. Ça changera rien à notre vie. On aura moins de cambriolages et en plus tu pourras regarder l’appart’ depuis ton boulot ».

Vous avez installé une grosse caméra de marque allemande que vous avez connectée à Internet pour y accéder depuis votre ordinateur ou votre smartphone.

Le problème, c’est que vous n’avez pas pris le temps d’y mettre un mot de passe. Peut-être vous êtes-vous dit que personne ne trouverait jamais l’adresse bizarre qui permet d’y accéder, faite de chiffres et non de lettres.

Et bien si. Parce que vous et votre vie privée, tout le monde peut la voir grâce à Shodan, un moteur de recherche qui répertorie les objets connectés dans le monde [déjà utilisé par des journalistes norvégiens pour le projet Null Ctrl) ...

C’est d’ailleurs comme ça que je vous ai trouvé. Parce que tout ceci est bien réel, je vous observe là, dans votre cuisine.

Si ça peut vous rassurer, vous n’êtes pas seule. Des adresses IP comme la vôtre, Shodan en livre des centaines de milliers dans le monde chaque mois. Son fondateur, l’Américain John Matherly, ambitionne même de répertorier tous les serveurs disponibles sur Internet.

Souvent, les résultats qu’on y trouve sont des services protégés par mot de passe, et donc inaccessibles pour les internautes lambda. Mais certaines, comme la vôtre, n’en ont aucun d’activé.

Alors en effectuant une recherche simple et adaptée, j’ai réussi sans mal à observer une plage au Chili, une école en Indonésie ou une ado devant son PC aux Etats-Unis.

La caméra de vidéosurveillance installée dans le box d’un cheval, au sein d’une école vétérinaire en Rhône-Aples, avait un petit plus : j’ai réussi à la diriger depuis mon bureau à Paris : vers la gauche, vers la droite, zoom, dé-zoom, j’ai un contrôle total sur la caméra.

Retrouvez la suite de cette enquête dans Rue89 Week-end, notre magazine tablette. et regardez quelques unes de nos trouvailles dans la vidéo en haut de cet article.

Rue89 Week-end, mode d’emploi


  • Un extrait de la BD Aaarg ! en bonus cette semaine

    Si vous n’avez pas de tablette mais souhaitez voir à quoi ressemble Rue89 Week-end, vous pouvez visiter le chouette site de présentation concocté par nos complices du studio Upian.

  • Ensuite, contre la modique somme de 2,69 euros par mois, vous aurez accès à tous les autres articles et bonus (extraits de BD ou de livres photo, courts métrages, documentaires, eBook)...

 

Bon Rue89 Week-end à tous !

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 


 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 13:37

 

Source : www.mediapart.fr

 

Le gouvernement prépare un gel du droit des salariés

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Le ministre du travail François Rebsamen s'est dit prêt à suspendre « pendant trois ans » les seuils créant des obligations particulières aux entreprises, comme par exemple la création d'un comité d'entreprise à partir de 50 salariés, pour favoriser la création d'emplois.

C'est une vieille revendication du patronat, jusque-là restée lettre morte. Le ministre du travail François Rebsamen envisage de la satisfaire. Mercredi, il s'est dit prêt à « suspendre trois ans » les seuils créant des obligations particulières aux entreprises, comme par exemple la création d'un comité d'entreprise à partir de 50 salariés ou la désignation de délégués du personnel à partir de 10 salariés.

« Les organisations patronales affirment que les seuils de dix et de cinquante salariés constituent des freins à l'embauche. Je dis donc aux organisations syndicales que le meilleur moyen de faire tomber cet argument, c'est de tenter l'expérience », a expliqué le ministre dans un entretien aux journaux du groupe Ebra publié mercredi.

Lors de sa rencontre avec le premier ministre Manuel Valls en avril, Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, avait suggéré au gouvernement « de libérer ces seuils momentanément, à titre expérimental ». « Je crois que le Premier ministre a été sensible à cet argument et qu'on devrait rapidement ouvrir ce travail sur ces seuils sociaux de 10, de 20 et de 50 », avait-il dit à sa sortie de Matignon.

A l'inverse, les syndicats sont vent debout : « C'est considérer que les représentants du personnel, les droits des salariés, le syndicalisme sont un frein au développement de l'entreprise » alors qu'« un dialogue social constructif permet de régler les problèmes du travail », estime Thierry Le Paon, pour la CGT. « On aurait mieux compris ces propos dans la bouche du Medef que dans celle du ministre », a réagi la numéro 2 de la CFDT Véronique Descacq.

Et signe que tous les repères sont troublés, l'UMP Patrick Devedjian a salué « courage » du gouvernement, sur Twitter : « Si Rebsamen suspend les seuils sociaux il fera ce que la droite n'a jamais osé : c'est objectivement courageux. » Ce sont les socialistes, au début du premier septennat de François Mitterrand et avec les lois Auroux, qui ont renforcé les droits des salariés dans les très petites entreprises.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 13:26

 

 

 

1336 jours de lutte  

SCOP T.I C’EST PARTI

 

UNE VICTOIRE SYNDICALE DE GRANDE PORTÉE

 

Dans notre assemblée générale du dimanche 25 mai, les Fralibs ont décidé à l’unanimité d’approuver la signature d’un protocole d’accord avec le groupe UNILEVER.

Cet accord a été signé hier en fin d’après-midi à l’issu d’une ultime réunion de négociation à Paris.

Il permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre SCOP.

Le ministère du Travail et la Présidence de la République se sont investis dans la dernière ligne droite et ont participé à la réalisation de ce protocole d’accord par leur engagement.

 

Cet accord s’inscrit dans un processus de lutte puissant et organisé par les salariés et l’ensemble de la CGT qui a recueilli une solidarité populaire massive développée par leur Comité national de soutien.

Solidarité dans laquelle de nombreuses personnalités, organisations politiques et associatives se sont retrouvées.

Cet accord consolide les acquis arrachés au cours des 1 336 jours de lutte et en engrange de nouveaux.

Les trop nombreuses tergiversations et l’acceptation explicite de quelques dogmes patronaux affichée par certains, n’ont pas toujours contribué à faire avancer nos revendications et nos propositions.

Il aura fallu de la persévérance et de l’opiniâtreté de la part des salariés en lutte pour agir pour le maintien de l’emploi, le maintien et le développement de l’outil industriel et de l’économie de nos territoires.

 

Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie.

Pour rappel :

 

Ø  Appropriation publique des terrains et bâtiments,

Ø  Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,

Ø  Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par :

-          Diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.

-          Une contribution conséquente au fonds de roulement

-          Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP

-          La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.

-          Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,

Ø  Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,

 

Ces acquis ont été obtenus par une lutte efficace et courageuse des Fralibs, un soutien sans faille de toute la CGT et une solidarité populaire et militante large.

 

Les résultats concrets de cette victoire syndicale sont des points d’appui solides et encourageants à la constitution et au développement de notre SCOP.

 

Une nouvelle étape de la bataille s’ouvre. Nous nous y engageons avec détermination, comme nous l’avons fait depuis le début du conflit pour gagner les moyens nécessaires au démarrage, au développement et à la pérennité de SCOP TI.

Les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les structures de l’économie sociale et solidaire ont des moyens conséquents.

Les Fralibs et toute la CGT ne manqueront pas de leur rappeler leurs engagements et leurs responsabilités dans le respect des prérogatives de chacun.

 

Alors que les conflits se multiplient, que les fermetures et les licenciements s’accélèrent, notre lutte exemplaire est un succès pour tous les travailleurs de notre pays et démontre que rien n’est jamais joué d’avance. La lutte continue.

 

Amicalement les ex-salariés de FRALIB et futur SCOPTISTES !!!

 

Consultez  notre site internet : http://youtu.be/A3KqeXcgy4w 

http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/ http://www.udcgt13.fr/  http://www.fnafcgt.fr/ 

http://www.cgt-fralibvivra.fr/  http://theelephant.fr http://www.youtube.com/watch?v=BTxwjrEnLA8

 

 


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