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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:29

 

Source : www.reporterre.net

 

Libertés

Les Etats-Unis sont un régime oligarchique, constatent des chercheurs américains

Elisabeth Schneiter (Reporterre)

vendredi 25 avril 2014

 

 

 

L’analyse détaillée de centaines de décisions gouvernementales des Etats-Unis ont conduit des chercheurs en science politique à montrer que les riches imposent leurs choix dans les politiques publiques.


Les chercheurs Martin Gilens, de l’université de Princeton, et Benjamin Page, de l’université Northwestern, se sont posé la question de savoir qui dirige les États-Unis. Ils constatent qu’au cours des dernières décennies le système politique de l’Amérique est progressivement passé de la démocratie à l’oligarchie.

- Lien vers l’étude intitulée Testing Theories of American Politics : Elites, Interest Groups, and Average Citizens.

Les chercheurs ont analysé les données relatives à plus de 1800 décisions politiques prises entre 1981 et 2002. Ils ont comparé ces décisions aux préférences exprimées à leur propos par les Américains à revenu moyen et par les 10 % les Américains les plus riches. Ils constatent que le gouvernement, qu’il soit Républicain ou Démocrate, suit le plus souvent les préférences du dernier groupe que du premier.

« Le point central qui se dégage de notre recherche, expliquent les deux chercheurs, est que les élites économiques et les groupes organisés qui représentent des intérêts commerciaux ont un impact important sur la politique du gouvernement des États-Unis, tandis que les groupes d’intérêt qui représentent la masse et les citoyens ordinaires ont peu ou pas d’influence. »

Les chercheurs ont conclu que les décisions du gouvernement américain s’alignent rarement sur les préférences de la majorité des Américains, mais favorisent les intérêts particuliers et des organisations de lobbying : « En règle générale, quand une majorité de citoyens n’est pas d’accord avec les élites économiques et /ou des lobbies, ils perdent. »

Les positions des lobbies puissants ne correspondent « pratiquement jamais aux préférences des citoyens moyens »,

 

* Suite de l'article sur reporterre


 

Source : www.reporterre.net

 

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:14

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com


 

« Bien pratique » 25/04/2014 à 13h16

La vidéosurveillance vous fait flipper ? Attendez de voir ce qu’on vous prépare

 

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

La vidéosurveillance, c’est pratique quand on se fait voler son iPhone. Mais être arrêté car un logiciel juge nos attitudes suspectes ou reconnu par des panneaux publicitaires dans la rue, c’est une autre histoire.

 


« Flower girl », de Banksy, en août 2013 à Los Angeles (REX/Julien’s Auctions/REX/SIPA)

 

Lorsqu’on évoque la reconnaissance faciale ou la vidéo-surveillance, les réaction vont de la moue sceptique accompagnée d’une réflexion pragmatique (« Bien pratique quand tu te fais tirer ton iPhone »), à l’écarquillement oculaire angoissé du gars qui a vu « Minority Report ».

Dans tous les cas ou presque, l’interlocuteur a conscience qu’il existe un risque de dérive orwello-kafkaïen.

Mais à peine évoqué, le cauchemar est rapidement balayé par son côté science-fiction et la confiance placée dans les pouvoirs publics pour nous en protéger.

Certaines technologies babillant dans les labos ou déjà en service sont pourtant en train de paver la voie. En voici quelques exemples.

 

1 Un logiciel capable de reconnaître (tous) les visages

Grâce à des algorithmes plus fiables que l’œil humain

 

Cela n’échappera pas à ceux qui ont suivi les révélations d’Edward Snowden : les services secrets anglo-saxons sont très friands de toute information vous concernant, à commencer par votre visage. Le programme Optic Nerve en est la triste preuve.

Entre 2008 et 2010, les renseignements américains et britanniques ont intercepté les images provenant des webcams de près de deux millions d’utilisateurs de Yahoo Messenger – peu importe si certaines de ces communications étaient de nature sexuelle.

L’objectif est évident : créer le plus grand outil de traçage jamais inventé. Pour cela, les États-Unis (et tout gouvernement suivant leur trace) ont besoin de trois choses :

  • un réseau de caméras étendu, avec un maillage le plus fin possible ;
  • une base de données rassemblant l’empreinte faciale de chaque individu ;
  • un logiciel capable d’analyser en temps réel les images et les lier avec les profils établis.

Work in progress

Le réseau de caméra est déjà en place et s’agrandit rapidement, justifié tantôt par la lutte contre le terrorisme, tantôt par l’insécurité croissante. La base de données se construit peu à peu, en croisant des informations publiques, en faisant jouer les obligations légales des réseaux sociaux envers le gouvernement, ou en leur arrachant illégalement (le programme Optic Nerve, par exemple).

Le défi principal restait de bâtir un algorithme suffisamment performant pour devenir le moteur efficace de cette machine de surveillance.

Le business de la peur dopant les labos, ceux-ci ont fait des avancées spectaculaires dans le domaine de la reconnaissance faciale. A titre d’exemple, l’entreprise Cognitec propose un logiciel de reconnaissance qu’elle affirme fiable à 98,75%, un taux qui a bondi de 20% en moins de dix ans.

 

2 Un trombinoscope planétaire

Signé les géants du Web

 

En 2012, Facebook rachetait Face.com, une start-up israélienne spécialisée dans les logiciels de reconnaissance faciale. Peu étonnant, venant d’un réseau qui est né d’un trombinoscope d’étudiants se notant entre eux sur la base de leur photo de profil, et décidant qui est « hot or not ».

L’entreprise était par la suite restée plutôt silencieuse sur ses progrès dans le domaine. Une discrétion qui a duré jusqu’en mars dernier, lorsque Facebook a révélé (discrètement là encore) son système de reconnaissance faciale baptisé DeepFace.

Vous êtes tagué là. Et là. Et Là...

Testé sur quatre millions de photos extraites d’un « réseau social populaire », le logiciel est capable, sinon de mettre un nom sur un visage, de comparer deux images entre elles et d’en déduire si la personne se trouve sur les deux.

Taux de réussite : 97,25%, soit à peu près aussi bon que ce que pourrait faire l’œil humain.

Bientôt une recherche par visage sur Google ?

Google n’est pas en reste : la firme de Mountain View a, elle aussi, racheté plusieurs start-up spécialisées dans la reconnaissance faciale.

La tentation est forte, étant donné la quantité d’empreintes faciales à sa disposition en croisant services de vidéos (Youtube), banque d’images (Google Images), réseau social (Google+) et tous les terminaux tournant sur Android.

On imagine aisément que Google ait envie d’agrémenter à son moteur de recherche par image une recherche par visage. Une chose est sûr : elle n’ignore pas cette technologie. Histoire de ne pas paraître trop flippante, elle a testé son système sur des vidéos et images de... « lol cats ».

 

3 Votre nom taggué sur votre visage en temps réel

Pour ceux qui portent des lunettes connectées

 

Début 2014, le pire cauchemar des gens discrets et le rêve de tout voyeur s’est incarné (un bref instant) dans une appli : NameTag.

Le concept : une appli sur Google Glass pour analyser en temps réel les visages en ligne de mire, et chercher l’identité des personnes captées dans une base de données croisée (profil public Facebook, Twitter, etc.).

L’horreur ? Les créateurs de l’app voulaient aller encore plus loin, en révélant non seulement l’identité, mais aussi toute information publique récoltée – profession, âge, numéro de téléphone, etc.

Et si vous aviez le malheur d’avoir un casier judiciaire, disons pour agression sexuelle, celui-ci s’afficherait également (si vous êtes américain). Célibataire ? Pour peu que la personne soit sur un réseau de rencontre qui a des paramètres de « matching », pourquoi ne pas l’afficher aussi ?

« Le but n’est pas d’envahir la vie privée de qui que ce soit, mais de connecter des gens qui veulent l’être », s’est défendu son créateur, Kevin Alan Tussy.

Si vous ne le voulez pas, par défaut, vous le serez quand même.

Google fait barrage, pour l’instant

Soufflez un bon coup, l’app ne devrait pas voir le jour immédiatement. Face à l’hystérie déclenchée par la start-up, Google a réagi prestement, en déclarant son hostilité à ce genre de projets. Avec quelques réserves :

« Comme Google l’a affirmé depuis plusieurs années, nous n’ajouterons pas de reconnaissance faciale à nos produits sans avoir prévu de fortes garanties de respect de la vie privée.

Avec cela à l’esprit, nous n’approuverons pas d’application de reconnaissance faciale pour le moment. »

Rassurant ? Pas vraiment. La décision de Google n’est manifestement pas arrêtée, et clairement sujette à interprétations ou assouplissement quant aux « garanties ».

Rien n’indique en outre, en cas de succès des lunettes connectées auprès du grand public, que NameTag se tourne vers des concurrents moins regardants.

 

4 Les « précriminels » (vous ?) tenus à l’œil

Quand les caméras trouvent votre comportement suspect

 

Si le monde décrit par Philip K. Dick dans le film « Minority Report » est encore loin, l’ambition d’anticiper un comportement criminel, elle, est à nos portes. On appelle cela l’analyse prédictive comportementale, déclinée dans sa dimension criminelle.

L’idée est simple : certaines attitudes (tics, postures, gestes brusques, agitation, etc.) pourraient former les schémas récurrents et identifiables qui précèdent toujours la réalisation d’un acte criminel. Les caméras pourraient capter ces comportements « suspects » dans les lieux publics et communiquer votre signalement aux forces de police.

Pour une fois, pas besoin d’aller dans les couloirs des start-up de la Silicon Valley ou de la NSA. En Europe, ce projet a un visage et un nom : INDECT acronyme anglais de « Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain ».

Le projet a été lancé en 2009 sous le regard bienveillant (et le financement) de l’Union Européenne. Le but ultime est supprimer toute supervision humaine et de lier directement un algorithme prédictif (dont l’œil est le réseau de caméras) aux forces de police.

« Précrime » : adieu la présomption d’innocence

Si ses artisans se déclarent respectueux de la vie privée et de la présomption d’innocence, le premier pavé est posé sur un chemin nettement moins séduisant : on est à deux doigts du « précrime », la condamnation pour un crime à venir. Difficile à avaler, et pourtant on voit mal quelle autre utilisation on pourrait faire de pareille technologie.

Dans une longue enquête sur les systèmes de « précrime » à Chicago où, comme dans d’autres villes américaines, des technologies prédictives sont déjà effectives, le site américain The Verge s’interrogeait sans ambages sur le racisme que pouvait induire cette logique.

En cause : des « heat listes », ou listes noires recensant des individus susceptibles de commettre des crimes, et bâties sur un large panel de critères. L’auteur de l’enquête soupçonne, lui, que des critères ethniques puissent entrer en ligne de compte. La même logique peut évidemment s’appliquer à la vidéo-surveillance comportementale...

 

5 Les rassemblements vus de haut

Grâce à des drones invisibles

 

Les drones ont souvent décroché la une des journaux lorsque leurs modèles militaires bombardaient le Pakistan, quand leurs modèles pour enfants ornaient les vitrines de Noël ou lorsque leur modèles commerciaux promettaient de nous livrer nos colis chez nous.

On évoque moins la surveillance civile.

Pourtant, de petits drones équipés de caméras sont déjà capables de filmer des foules en haute résolution. La recherche américaine avance très vite en la matière, et il n’est pas exclu que ces engins soient très prochainement liés à des bases de données pour identifier en temps réel les visages capturés.

Sans même parler de nos démocraties, on peut facilement imaginer ce que de telles technologies auraient donné si elles avaient existé pendant les révoltes populaires en Tunisie ou en Egypte.

 

6 Des panneaux publicitaires qui savent ce que vous voulez voir

A condition que vous posiez les yeux sur eux suffisamment longtemps

 

Autre convergence inquiétante et invasive : la reconnaissance faciale alliée à la publicité ciblée. Cela donne des panneaux publicitaires ciblés.

Si vous pensiez les pubs personnalisées limitées à votre activité en ligne, vous avez tout faux. Demain, les panneaux publicitaires du métro vous reconnaîtront instantanément et diffuseront une publicité sur mesure.

C’est ce que propose à terme Amscreen, société de communication qui possède 6 000 écrans publicitaires au Royaume-Uni. Grâce à une petite caméra, son logiciel OptimEyes analyse en temps réel les réactions faciales des individus face à une publicité.

A terme, le but est bien de proposer une publicité taillée sur mesure pour qui pose les yeux suffisamment longtemps sur le panneau. D’abord selon des critères évidents (sexe, habits, âge...), puis, pourquoi pas, selon l’identité réelle de la personne.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:00

 

Source : www.mediapart.fr

 

Toulouse: un militant blessé par un tir de Flashball lors de l’évacuation d’un squat

|  Par Louise Fessard

 

 

Yann Zoldan, 26 ans, a déposé plainte jeudi 24 avril après avoir été grièvement blessé par un tir policier le 21 avril à Toulouse, lors de l’évacuation de deux squats. Il souffre de multiples fractures à la joue droite, causées selon lui par un lanceur de balles de défense.

Un jeune homme a déposé plainte jeudi 24 avril 2014 auprès du procureur de Toulouse après avoir été grièvement blessé par un tir policier le 21 avril à Toulouse, lors de l’évacuation de deux maisons squattées. Yann Zoldan, psychologue de 26 ans, souffre de multiples fractures à la joue droite, causées selon lui par l’impact d’un tir de LBD 40×46 (le Flashball nouvelle génération, plus puissant et plus précis). 

 

Yann Zoldan, le 23 avril, blessé à la joue droite. 
Yann Zoldan, le 23 avril, blessé à la joue droite.

Les forces de l’ordre étaient intervenues lundi 21 avril en fin d’après-midi pour déloger une trentaine de familles de deux maisons récemment squattées, au 38 et 40 rue Louis-Plana, à Toulouse. Selon le ministère de l'intérieur, les propriétaires avaient déposé plainte dans après-midi et le parquet avait donné pour instruction de procéder à l’évacuation des deux squats ainsi qu'à l'audition libre des principaux responsables pour des faits de violation de domicile. Plusieurs militants de la Crea (campagne pour la requisition, l'entraide et l'autogestion), un collectif toulousain qui depuis trois ans « réquisitionne » des bâtiments vides pour y créer des « centres sociaux autogérés », étaient présents. « C’était des maisons inoccupées depuis des années et nous avons les preuves qu’on les occupait depuis plus de 48 heures (passé ce délai, la police ne peut normalement plus intervenir en flagrant délit et le propriétaire doit obtenir une décision de justice pour procéder à l’expulsion des squatteurs), dit Mathieu, 33ans, l'un des militants. Mais les policiers sont passés outre. Le nouveau maire, Jean-Luc Moudenc (UMP), s’est fait un devoir de réprimer la Crea. »

Selon les militants interrogés, à la vue des agents de la brigade anticriminalité (Bac) et des CRS venus en nombre, les occupants auraient préféré quitter les lieux d'eux-mêmes. « Il a fallu sortir les affaires, organiser des voitures, c’est alors qu’un camarade a été interpellé par la Bac, explique Louise, une étudiante de 26 ans. Plusieurs personnes se sont rapprochées pour savoir pourquoi ils l’interpellaient. Les policiers de la Bac ont sorti les matraques et un LBD. La violence a monté d’un coup. Ils ont lancé une grenade assourdissante à travers la rue. »

Vers 20 heures, intrigué par une première déflagration, Clément, un voisin de 26 ans, a assisté à la scène depuis son palier, au rez-de-chaussée du 30, rue Louis-Plana. « J’ai clairement entendu un CRS dire “Celui-là, attrapez-le”, ils ont couru vers un gars et là c’est parti en vrille avec des coups de matraque, des mecs qui se sont retrouvés au sol, puis j’ai entendu une nouvelle déflagration de Flashball », décrit le jeune homme, électricien et musicien. C’est à ce moment que Yann Zoldan, qui cherchait à fuir, aurait été touché. « Je m’étais réfugié derrière une poubelle, un policier en civil m’a dit “Sors et cours”, donc je suis sorti en levant les mains en l’air et en le regardant, affirme le jeune homme, militant du droit des animaux. Le policier a essayé de me donner un coup de matraque, j’ai reculé et là je me suis pris le tir. Je suis tombé sur les genoux, puis c’est devenu la confusion. » Selon lui, seul un policier de la Bac était armé d’un lanceur de balles de défense et l'arme était dotée d'un « viseur » (caractéristique des LBD 40×46). « Plusieurs militants lui avaient dit “Ne visez pas la tête”», se souvient Yann Zoldan.

Le ministère de l'intérieur indique de son côté que «tandis que le déménagement s’opérait dans le calme, un des squatteurs, rapidement soutenu par une vingtaine d'individus protestait contre le principe de son audition». Toujours selon cette version (lire l'intégralité en prolonger): «Le groupe le soutenant s'en prenait alors violemment aux policiers (violences, jets de projectiles, etc...) Pour se dégager, les policiers faisaient usage d'une grenade de désencerclement puis de deux tirs de LBD40/46 vers un des assaillants qui prenait la fuite.»

Soutenu par ses amis, Yann Zoldan est mis à l’abri chez le voisin Clément, qui avait laissé sa porte ouverte, au cas où. « Il était conscient mais complètement sonné et pissait le sang, c’était impressionnant, décrit ce dernier. On lui a donné les premiers secours puis je l’ai emmené aux urgences de Purpan. » Diagnostic : une joue droite en miettes. Après scanner, le certificat du médecin des urgences daté du 21 avril dénombre pas moins de cinq fractures des os du visage : « Fracture mandibulaire droite, fracture du malaire, fracture du sinus maxillaire, facture du plancher de l’orbite, hémosinus du maxillaire droit. »

Des blessures « compatibles avec l’impact de la balle de Flashball », a précisé deux jours plus tard le médecin légal, qui a attribué une ITT de dix jours renouvelable. « Le médecin des urgences m’a dit que des morceaux d’os avaient explosé et que si j’avais été touché un peu plus haut, au niveau de la tempe où les os sont plus fins, ç'aurait été la mort à coup sûr », indique Yann Zoldan. Le jeune homme, doctorant en psychologie, devrait être opéré dès que sa joue aura dégonflé pour « mettre des plaques de métal ».

Son avocat, Me Julien Brel, a déposé plainte jeudi 24 avril devant le procureur de Toulouse pour violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique, en demandant l’ouverture directe d’une information judiciaire. L’avocat connaît bien ces blessures. Il défend déjà Joan Celsis, un étudiant toulousain qui avait perdu un œil en mars 2009, après un tir de Flashball. L’affaire avait abouti à non-lieu, confirmé le 14 mars 2013 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse, faute d’identification du policier tireur.

Les quatre personnes interrogés assurent qu’il n’y a eu aucune violence envers les forces de l’ordre le 21 avril 2014. « De ce que j’ai vu, les squatteurs n’étaient pas du tout dans une attitude agressive qui aurait justifié la réponse des policiers, ils étaient en train de partir petit à petit », indique Clément, le voisin. « La police a été extrêmement violente pour casser la Crea, estime de son côté Louise. Ça fait plusieurs années qu’ils nous ont dans le viseur et là avec l’arrivée de Jean-Luc Moudenc, ils ont voulu marquer le coup. » D’après la jeune femme, les policiers auraient saisi et donné des coups de pied dans l’appareil photo d’un militant, qui photographiait les interpellations et les « violences policières ». Selon le ministère de l'intérieur, un policer a également été blessé.

Quatre personnes ont été interpellées ce soir-là, dont Mathieu, 33 ans. Le jeune homme a été placé en garde à vue pour « violation de domicile » selon son avocat Me Julien Brel. « Puis ils lui ont rajouté refus de prélèvement d’ADN et ont prolongé sa garde à vue jusqu’à mercredi 11 heures, pour l’interroger sur des faits plus anciens », explique l’avocat. Près de 40 heures de garde à vue qui ont abouti, selon Me Julien Brel, à une simple « convocation à la maison de la justice et du droit pour un rappel à la loi » comme pour deux autres des interpellés... Mathieu parle d’une « arrestation arbitraire ». « Comme d’habitude, les policiers ont désigné des chefs, ils essaient de fabriquer des responsables pour mieux réprimer, alors que la Crea est un mouvement de gens en galère sans chef », dit-il. 

L'IGPN n'a été saisie d'aucune enquête judiciaire pour l'instant et attend des retours des responsables policiers locaux pour éventuellement ouvir une enquête admnistrative.

 

Source : www.mediapart.fr

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 20:46

 

Source : www.mediapart.fr

 

Participer en direct au NetMundial de Sao Paulo

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Le Brésil a mis en place un dispositif permettant de suivre ce sommet censé lancer une réforme globale de la gouvernance du net.

Ce mercredi 23 avril s’ouvre, à Sao Paulo au Brésil, le NetMundial, une conférence internationale réunissant des représentants des différents organismes gérant internet ainsi que des représentants ministériels de 12 pays dans le but de réformer la gouvernance du réseau.

Lancé à l’initiative du Brésil après les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage mondial mis en place par les Etats-Unis, ce sommet s’est donné pour objectif, ambitieux, de révolutionner la gestion du net en remettant en cause la domination américaine, et en donnant plus de pouvoirs aux autres pays.

Durant deux jours, les participants tenteront de trouver un compromis en partant d’un document de travail issu de plusieurs mois de concertation. Le NetMundial a également mis en place un dispositif permettant de visionner, et même de participer, aux différents conférences en direct.

Suivre le NetMundial en direct.

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 20:26

 

 

Transmis par "Les alternatifs30"

 

Pour communiquer vos dates, contacter : 

30@alternatifs.org

 jmarneguy@wanadoo.fr

 

*Note perso : Le choix de certaines infos transmises ci-dessous sont propres à leur auteur(e) et ne sont relayées qu'à titre indicatif...

 

 

 

 

  

LES INDIGNE/E/S «  DEMOCRATIE REELLE NÎMES » - 

AG chaque mercredi 18h et samedi  13h - Maison Carrée 


 


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu 

 

 


 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Du 25/4 au 5/5

SORTIR du NUCLEAIRE

Marche antinucléaire et fête antinucléaire

Inscriptions pour covoiturage et Marche au 0615336173

Avignon 1er mai

Marcoule 2 mai

12 à 19h

12 à 15h

Samedi 26/4

Femmes en Noir pour la Palestine

Place de l’horloge

11 à 12h

Samedi 26/4

AFPS en soutien au peuple Palestinien

Carré d’Art

De 15 à 17h

Samedi 26/4

Distribution tracts anti nucléaires

Place de l’Horloge

15h

Samedi 26/4

Film « C’est pas patron, c’est ouvrier »des  salariés d’une imprimerie

Carré d’Art Auditorium

15h

Samedi 26/4

Projection/débat film Tunisien DEGAGE de M.Zran avec Assoc « Emancip’ Action et Trait d’Union »

Local NPA

6 route de Beaucaire

16h

Mardi 29/4

Débat/film NO GAZARAN avec ATTAC Uzège , collectif  BASTAGAZ

Cinéma le Capitole Uzès

20h30

Mercredi 30 Avril

Réunion publique Front de Gauche Elections Européennes Avec J.L.Mélenchon PG, Martine Gayraud PCF, David Hermet Ensemble ++ 

Maison du Peuple

Salle Tamaris

Alès

20h

Jeudi 1er mai

Manifestation fête des travailleurs

Place des Carmes

10h

Jeudi 1er mai

Marche anti nucléaire

Fête anti nucléaire :stands, musique, débats, films..

Parc des Libertés

Ile de la Barthelasse Avignon

12 à 19h

Vendredi 2 mai

Marche anti nucléaire départ de Nîmes 11h30 parking des 7 collines Co voiturage 0615336173

Marcoule :NO PLUTONIUM NO MOX NO ASTRID

12h30 à +++

Vendredi 2 mai

Soirée Festive et réflexion contre projet EON=

Ste Croix Vallée Française

 

Samedi 3 mai

Fête des ressources Locales avec Assoc Les Pensées Sauvages Infos 0673274180

Cabrières

 

Mardi 6 mai

Collectif STOP TAFATA 30

St Génies de Malgoires

19h

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:59

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/benjamin-sourice


 

Etude scientifique : des résidus de roundup plus importants dans l'alimentation OGM

 
© sima/Shutterstock via Mother Jones

Une nouvelle étude scientifique tend à démontrer que le soja OGM, modifié pour tolérer un ou des herbicides, contient des doses importantes de résidus d'herbicide à base de glyphosate (Roundup), dont l'impact sur la santé reste mal évalué.


 

Le soja aux États-Unis représente la deuxième plus grande récolte américaine après le maïs et couvre environ un quart des terres agricoles. Le pays est en passe de se faire ravir la place de premier producteur et exportateur mondial par le Brésil, qui a dopé sa production à coup de déforestation massive. Selon le Département américain de l'Agriculture (USDA), plus de 90% du soja cultivé a été génétiquement modifié pour tolérer un ou plusieurs herbicides, dont la quasi-totalité résiste au Roundup, à base de glyphosate, de Monsanto. En revanche, la production biologique de soja reste marginale, représentant moins de 1% de la superficie totale consacrée au soja, les 9% restant étant consacrés aux cultures conventionnelles.

Si les Américains, comme les Européens, ne mangent pas directement ces légumineuses, cela ne signifie pas pour autant qu'ils n'y sont pas exposés. Après la récolte, le soja est broyé et divisé en deux parties : principalement l'alimentation pour animaux afin de produire hors-sol la viande qui finira dans nos assiettes ; et de la production de graisse végétale, utilisée comme huile de cuisson ou dans les produits alimentaires (lécithine de soja). Selon l'US Soy Board, le soja représente 61% de la consommation d'huile végétale américaine, suivi du colza, lui aussi OGM, pour 11% et l'huile de palme pour 8%.

Des résidu de roundup dans le soja GM

Compte tenu de la centralité du soja dans nos systèmes alimentaires et agricoles, les conclusions d'une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Food Chemistry laissent songeurs. Des chercheurs du Centre de Biosécurité de l'université de Tromsø (GenØk) en Norvège ont constaté que les graines de soja GM Roundup Ready (RR) de Monsanto contiennent plus de résidus d'herbicides que leurs homologues non-OGM. L'équipe a également constaté que les grains génétiquement modifiés sont d'une qualité nutritive inférieure.

Dans l'étude , les chercheurs ont examiné des échantillons de trois types de soja cultivé dans l'Iowa : 1 ) ceux qui sont cultivés à partir de semences génétiquement modifiées tolérantes aux herbicides (RR) ; 2 ) ceux qui sont cultivés à partir de semences non génétiquement modifiées, mais dans un régime conventionnel de production à base de produits agrochimiques ; et 3 ) le soja biologique, c'est à dire, non-GM et cultivés sans pesticides.

Ils ont trouvé des résidus de glyphosate (l'ingrédient dit « actif » dans le Roundup) et de l'acide aminométhylphosphonique , ou AMPA , un résidu de décomposition chimique du glyphosate, sur les dix échantillons OGM analysés, mais dans aucun des non-GM ou bio.

Le soja OGM avait un total de résidus en moyenne de 11,9 parties par million (ppm), avec une valeur maximale de 20,1 ppm- c'est à dire dans la limite des taux fixés par l'Agence de protection de l'environnement (EPA) à 20 ppm pour la Limite Maximale de Résidus, un seuil partagé par l'Union européenne et l'OMS (Codex alimentarius). Pourtant, comme le notent les auteurs, en 1999, Monsanto signalait que l'analyse maximale enregistrée de résidus de glyphosate trouvé sur le soja Roundup Ready était de 5,6 ppm - un niveau que la compagnie jugeait alors « extrême » et « beaucoup plus élevé que celles qu'on trouve habituellement ». Depuis les normes ont été arbitrairement revues à la hausse pour atteindre 20 ppm.

Controverse sur les doses admissibles

Comme le notent les auteurs, il existe une forte controverse scientifique quant aux effets à faible dose du glyphosate, et des résidus du Roundup. En fixant la limite maximale de résidus à 20 parties par million et une dose journalière admissible à élevée à 0,3 mg/kg/jour, les États-Unis comme les régulateurs européens de l'EFSA écartent tout simplement ces  risques à faible dose, plus particulièrement le risque de perturbation du système endocrinien (hormones).

Pourtant, une étude de 2012 menée par le biologiste Rick Relyea de l'Université de Pittsburg constatait que le Roundup dans l'eau à 3 ppm induisait des changements morphologiques chez les grenouilles. Dans un autre article scientifique, des chercheurs allemands ont soumis différentes souches bactériennes, que l'on trouve généralement dans les intestins de volailles, au glyphosate à des niveaux de 5 ppm et moins, soit des doses inférieures à la moyenne du soja GM servant à nourir les volatiles en batterie. L'équipe allemande a ainsi constaté que le glyphosate avait tendance à nuire aux bactéries bénéfiques comme Lactobacillus, tandis que les agents pathogènes comme la salmonelle (Salmonella Enteritidis) avaient tendance à présenter une « très forte résistance ». Les résultats suggèrent donc que le glyphosate peut aussi modifier l'équilibre de la flore intestinale – des résultats peu rassurants, compte tenu de récentes conclusions scientifiques tendant à démontrer que des changements subtils dans l'équilibre bactériologique de notre corps peuvent avoir un impact important sur notre santé.

La nouvelle étude norvégienne a également constaté de faibles mais statistiquement significatives différences dans la qualité nutritionnelle des différents types de soja : les fèves de soya biologiques ont des niveaux de protéines légèrement plus élevés que les deux autres, et des niveaux plus bas d'acides gras Oméga-6, tandis que les Oméga-3 ne montrent aucune différence significative.

"Une exposition la plus élévée jamais observée"

La nourriture n'est pas seulement la voie d'entrée du glyphosate et de ses résidus dans notre corps. Dans une étude de 2011, les chercheurs de l'US Geological Survey ont « détectés fréquemment » du glyphosate dans les eaux de surface dans le bassin du fleuve Mississippi, une source majeure d'approvisionnement en eau pour les populations. En France également, le lgyphosate se retrouve dans le eaux de surfaces au point de contaminer la production de lentilles vertes au-délà de limite maximale de résidus (LMR) comme s'en alarmait l'ANSES en 2011. Des traces de glyphosate, ou de son dérivé l'AMPA, ont été trouvées dans des doses supérieures à la limite de qualité en vigueur, démontrant leur capacité d'infiltration vers les nappes contrairement aux dires des producteurs. En 2013, l'association écologiste Les Amis de la Terre publiait une analyse européenne concluant que des traces de glyphosate avaient été détectées dans les urines de 43,9 % des personnes testées dans 18 pays européens. Dernière découverte en date, et pas la moins inquiétante, en avril 2014 des résidus de glyphosate ont été dépistés dans des échantillons de lait maternel de femmes américaines, laissant suggérer un possible effet bio-accumulateur le long de la chaine alimentaire !

Charles Benbrook , un chercheur de l'Université d'État de Washington qui a documenté la hausse de la consommation de glyphosate liée à l'explosion des cultures GM Roundup Ready, affirme que « l'exposition alimentaire humaine au glyphosate est sans doute aujourd'hui la plus élevée jamais  observée, tout pesticide utilisé aux États-Unis confondu. ». Benbrook s'alarme face au cumul des expositions et des effets cocktail : « Quand vous considérez les doses supplémentaires que nous recevons à travers l'eau et parfois l'air, cette substance chimique se trouve réellement dans une classe à part en termes d'exposition humaine. » Avec une consommation annuelle de pesticide à base de glyphosate supérieure à 30 millions de tonnes, cela représente une moyenne de 100kg/an par Américains.

En cours de réévaluation, le Roundup n'est pourtant pas soumis à de nouvelles études officielles de toxicologie, tandis que les découvertes des chercheurs indépendants sont systématiquement écartées. Les autorités sanitaires, en particulier l'EFSA, persistent à ne vouloir évaluer que son composé dit « actif », le glyphosate, alors que la formulation commercialisée, tant pour les professionnels que les jardiniers, contient des adjuvants chimiques (POEA) dont les effets toxiques sont tout aussi inquiétants, mais dont la composition reste protégée par le « secret industriel ». Dans leur dernière étude publiée sur les pesticides (Mesnage & al., janvier 2014), l'équipe du Pr Séralini s'était justement penché sur la toxicité réelle des pesticides dans leur formulation commerciale, mettant à jour un toxicité in-vitro bien plus élévée comparée aux principes actifs testés seuls. "Nos résultats remettent en question la pertinence de la dose journalière admissible (DJA) pour les pesticides" expliquent les chercheurs, ajoutant que "les essais concernant la toxicité des pesticides peuvent ne pas refléter les expositions environnementales pertinentes."Aux vues de la contamination généralisée des aliments OGM par les pesticides, mais aussi de plus en plus de l'eau et de l'air, le véritable secret de l'industrie pourrait bien être celui de l'impact sur la santé de ces herbicides sous-évalués.

 

 

Cet article est partiellement tiré du magazine d'investigation américain Mother Jones, Monsanto GM Soy Is Scarier Than You Think par Tom Philpott, mercredi 23 avril 2014. Benjamin Sourice, collabore depuis mars 2014 avec l'équipe de chercheurs du Criigen qui a publié de récents travaux sur la toxicité cachée des pesticides et du Roundup. Les propos et informations émis sur ce blog n'engage que leur rédacteur. Il est également l'auteur de Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen, sortie en février 2014, aux Editions Charles Léopold Mayer.

 

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/benjamin-sourice

 

 

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:51

CADTM

 

 

Source : cadtm.org

 

Le FMI poursuit sa route en Ukraine (partie 3)

Le FMI ou l’asphyxie du choix unique

23 avril par Jérome Duval

 

 


Au cours de cette série, l’histoire tumultueuse du FMI en Ukraine est décryptée depuis le déclenchement de la crise de 2007/2008 jusqu’à aujourd’hui, avec une attention particulière sur la période post-insurrectionnelle de 2014. Le plan d’endettement approuvé au forceps par le gouvernement non élu à l’issue du mouvement révolutionnaire est une aubaine pour l’institution et lui permet de renforcer ses recettes capitalistes dans l’ancienne Union soviétique.

Le nouveau gouvernement de Iatseniouk, une aubaine pour le FMI

Les événements insurrectionnels survenus en Ukraine en février 2014, offrent une opportunité rêvée pour le FMI de reprendre la mainmise sur la politique ukrainienne, afin d’imposer à la population ses politiques directement issues du « consensus de Washington » (qui désigne la thérapie de choc appliquée à l’ensemble des pays du Sud au lendemain de la crise de la dette du tiers-monde de 1982).
Pour l’actuel Premier ministre Arseni Iatseniouk, il n’existerait aucune alternative aux diktats du FMI. Déjà en octobre 2008, lorsqu’il était alors président du Parlement, Iatseniouk déclarait à propos du programme du FMI : « Nous n’avons pas le choix. Ce n’est pas une question de politique, c’est une question vitale pour l’activité du pays ». |1| Cinq ans et demi plus tard, en mars 2014, Iatseniouk, devenu Premier ministre du gouvernement transitoire, affirme à propos d’un imminent programme d’austérité du FMI : « Le gouvernement répondra à toutes les conditions fixées par le FMI, parce que nous n’avons pas d’autre choix. » |2|

Pressions diplomatiques et empressement du FMI pour de nouveaux prêts en échange de contre-réformes
Le 21 février 2014, au lendemain des violents affrontements entre les manifestants et la police qui ont fait au moins soixante morts à Kiev, Standard & Poor’s abaisse à "CCC" (ultra spéculatif et proche du défaut de paiement) la note de la dette souveraine ukrainienne. L’agence de notation étasunienne craint que le pays ne puisse rembourser ses créanciers : le soutien financier de la Russie a été suspendu en janvier et l’Ukraine doit encore rembourser d’anciens crédits arrivant à échéance, dont ceux du FMI. Le 23 février, Christine Lagarde confirme, depuis Sydney où elle participe à une réunion des gouverneurs des banques centrales du G20, que l’organisation qu’elle préside est disposée à aider l’Ukraine si le pays en formule la demande. Dans la foulée, elle publie un communiqué commun avec le secrétaire au Trésor des États-Unis, Jack Lew, dans lequel ils estiment que « l’Ukraine a besoin d’un soutien à la fois multilatéral et bilatéral pour un programme de réformes ». Une fois de plus, le FMI unit sa voix à celle de son actionnaire majoritaire et montre à nouveau son déficit démocratique. Les 25 et 26 février, à la veille de l’installation du nouveau gouvernement, des délégués du département du Trésor étasunien et des conseillers économiques de la Maison blanche accompagnent le secrétaire d’État adjoint William Burns en Ukraine |3|. http://fr.reuters.com/article/frEur... . Compte tenu du fait que le président Viktor Ianoukovitch est en fuite (il quitte la capitale dans la nuit du 21 au 22 février) et que le nouveau gouvernement n’est pas encore formé, cet empressement du FMI et l’incessant ballet diplomatique étasunien constituent dès lors une ingérence flagrante dans les affaires d’État.

Le 27 février, le FMI indique avoir reçu, suite au vote du Parlement instituant un gouvernement de transition, une demande d’aide officielle de l’Ukraine. "Nous sommes prêts à y répondre", s’est empressé sa directrice générale Christine Lagarde, avant de dépêcher une mission du Fonds conduite sur place dès le 4 mars par Nikolay Gueorguiev. |4| Le FMI répond ainsi à l’appel d’Arseni Iatseniouk, qui trois jour auparavant, avant même qu’il soit nommé premier ministre par intérim, avait déclaré, le 24 février : « Nous avons besoin d’une aide financière urgente de la part de nos partenaires européens et il faut reprendre immédiatement le programme de coopération avec le FMI ». |5| Iatseniouk estimait alors à 35 milliards de dollars (quelques 25 milliards d’euros) pour les deux prochaines années, les besoins de Kiev pour rembourser sa dette |6| et faire face à la crise profonde du pays au bord de la cessation de paiement |7|. Mais la somme nécessaire pourrait encore augmenter si on prend en compte les milliards de dollars que Iatseniouk soupçonne avoir été dérobés par l’ancien régime pour être mis sur des comptes off-shore. "Le trésor national a été pillé", accuse t-il. Si tel est le cas, les Ukrainiens sont en droit de réclamer à la Suisse et aux autres pays complices (comme la City de Londres ou la France) qu’ils restituent à l’Ukraine les avoirs soi-disant gelés de l’ancien président en fuite et ceux d’autres hauts fonctionnaires responsables de détournements de fonds publics |8|.

Nouvellement investi Premier ministre, Arseni Iatseniouk se dit prêt à mettre en place des "mesures extraordinairement impopulaires" pour arriver à stabiliser les finances. « Les comptes publics sont vides, tout a été volé. Je ne promets pas d’amélioration, ni aujourd’hui ni demain ». |9| Nous voilà averti. Sa détermination est telle que, de retour de Kiev, le directeur du département Europe du FMI Reza Moghadam, affirmera après l’avoir rencontré : "Je suis positivement impressionné par la détermination des autorités, leur sens des responsabilités et leur engagement à un programme de réformes économiques et à la transparence". |10| Le terrain serait-il mûr pour un plan d’austérité à la grecque ?

Partie 1
Partie 2

Notes

|1| "We have no choice. It is not a political issue, it is an issue of the country’s vital activity." Yatsenyuk : Parliament will adopt unpopular conditions in exchange for IMF aid, Oct. 27, 2008. http://www.kyivpost.com/content/ukr...

|2| "The government will meet all the conditions set by the IMF, because we have no other choice," Yatsenyuk said during a meeting with members of the European Business Association (EBA). Ukraine vows to meet IMF loan conditions, Xinhua, March 3, 2014 http://www.china.org.cn/world/Off_t...

|3| Reuters, 24 février 2014 : Des conseillers économiques avec William Burns en Ukraine

|4| Initialement prévue jusqu’au 14 mars, la mission sera prolongée jusqu’au 21 mars puis jusqu’au 25 mars. Ukraine : Arseni Iatseniouk dirigera un "gouvernement de kamikazes", La Tribune, 27/02/2014. http://www.latribune.fr/actualites/... IMF Sends Fact-Finding Team to Ukraine, IMF, 5 mars 2014. http://www.imf.org/external/pubs/ft.... Les dernières missions du FMI en Ukraine se sont déroulées en février, en avril et du 17 au 29 octobre 2013.

|5| Ukraine : le pro-européen Arseni Iatseniouk désigné pour le poste de Premier ministre, HuffigtonPost avec AFP, 26/02/2014. http://www.huffingtonpost.fr/2014/0...

|6| 13 milliards de dollars seraient nécessaire rien que pour cette année. Renaud Vivien, Ukraine la nouvelle proie du FMI, http://cadtm.org/Ukraine-la-nouvell...

|7| Le rendement des obligations arrivant à échéance en avril subissaient une ascension fulgurante à près de 44,8%. (AFP, le 3 mars 2014).

|8| D’après El País, daté du 6 mars 2014, les actifs de 18 fonctionnaires ukrainiens responsables de détournements de fonds publics auraient aussi été gelés. Lucia Abellán, Bruselas ofrece 11.000 millones a Ucrania para evitar la quiebra.

|9| Ukraine : Arseni Iatseniouk dirigera un "gouvernement de kamikazes, latribune.fr, 27/02/2014. http://www.latribune.fr/actualites/...

|10| Ukraine : Le FMI "impressionné" par la volonté des autorités, AFP, 07 mars 2014. http://www.lalibre.be/economie/actu...

 

 

 

Source : cadtm.org

 

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:37

 

 

Source : www.agoravox.fr


 

par Robert Bibeau (son site) jeudi 24 avril 2014 

« Les vrais patrons ! » sont derrière les rideaux – Quatre traités inégaux

 

 

 

Quatre monstres commerciaux (quatre traités de libre-échange) sont en cours de négociation (ou a été paraphé) par les guignols politiques aux ordres de leurs patrons.

Les quatre Accords de libre-échange

Les électeurs sont invités à sélectionner la clique électoralistes (Libéral, Parti Québécois, CAQ, UMP, Socialiste, Front de Gauche, Conservateur, NPD, Républicain, Démocrate, Travailliste, etc.) qui obtiendra l’insigne honneur d’administrer les affaires de l’État policier des riches, pour le bénéfice exclusif des riches. Pendant ce temps, « Les vraies affaires ! » se négocient en catimini dans l’antichambre des parlements et dans les suites d’hôtels luxueux à l’insu de ceux-là mêmes – politiciens – qui demain seront forcés d’entériner ces traités inégaux ayant une grande incidence sur la vie des salariés (1).

Quatre monstres commerciaux (quatre traités de libre-échange) sont en cours de négociation (ou a été paraphé) par les guignols politiques aux ordres de leurs patrons. Ces accords ont pour noms : Accord de partenariat transatlantique (APT), qui, même s’il ne concerne directement que les États-Unis et l’Union européenne, aura des conséquences majeures au Canada-Québec via l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en vigueur depuis 1994 (2). Accord économique et commercial global entre l’Union européenne et le Canada (AECG), le Trans-Pacifique Partnership (TPP) et Accord de libre-échange Canada Corée du Sud, le quatrième fils de Belzebuth sorti des manigances des négociateurs cachés derrière des entrées fermées (3).

 

L’Accord de partenariat transatlantique (APT)

L’APT, inspiré de l’Accord multilatéral sur les investissements (AMI), révèle la revue Coup/Rage (4), est en négociation depuis juillet 2013 entre les États-Unis et l’Union européenne. Ce sera un sommet dans le domaine de la dérèglementation ! L’objectif des négociateurs patentés est de contourner les réformes mises en place par les gouvernements américains et européens suite à la crise des subprimes de 2007-2008 (5). On se rappellera que ce montage financier, de type Pyramide de Ponzi, imaginé par les banquiers de la JP Morgan, consistait à mettre en marché boursier des « actifs » toxiques, amalgames de prêts hypothécaires sulfureux ; approuvés comme placements sécurisés par les agences de notation américaines (Moody’s, Standard and Poor’s), filiales des banques étatsuniennes qu’elles sont chargées de surveiller (6). Ce sont ces « actifs » toxiques que la Caisse de dépôt et placement du Québec acheta par milliards et avec lesquels elle « évapora » 40 milliards de dollars des épargnes des salariés québécois (7).

Accord commercial global entre l’Union européenne et le Canada

Cet accord (AECG) réglementera plusieurs secteurs économiques, le commerce des biens et des services, les investissements, la protection des investisseurs, l’attribution des contrats publics, la mobilité de la main-d’œuvre, les charges sociales. Selon le premier ministre Stephen Harper, cet accord aura plus d’impact sur la vie des Canadiens que l’ALENA en a eu depuis vingt ans (8). L’AECG renferme l’article 11 de l’ALENA, ce qui signifie que les administrations canadiennes des niveaux fédéral, provinciaux et municipaux doivent renoncer à une partie de leur souveraineté et abandonner leur juridiction à une Mission commerciale internationale (9). Cet accord économique inégal, avec la mise sur pied de tribunaux servant à protéger les droits des entreprises privées canadiennes et européennes, mettra l’ensemble de l’économie canadienne sous le joug des corporations qui ont initié des recours judiciaires pour l’abrogation du salaire minimum obligatoire, ou contre la limitation d’émissions de gaz toxiques (Pérou), sans manquer d’autoriser les exactions de l’industrie minière internationale où le Canada est un joueur majeur (10).

Tous les partis politiques canadiens, y compris les partis bourgeois québécois, ont applaudi à cette mise sous tutelle du droit financier, minier, commercial, social canadien et québécois. À la lumière de ces accords supra nationaux importants et contraignants, tous auront compris que les velléités sécessionnistes dites frauduleusement « indépendantistes » d’une fraction des bouffons de la bourgeoisie québécoise sont risibles et nuisibles. Ces balivernes pseudo « souverainistes » sont avancées tandis que l’on soumet l’économie québécoise aux diktats de la concurrence internationale sauvage. Cette bataille sécessionniste rétrograde et réactionnaire voudrait placer la classe ouvrière à la remorque des capitalistes québécois. Ces turpitudes sécessionnistes dilapident les énergies ouvrières et détournent la colère étudiante et populaire des luttes de résistance quotidienne contre les politiques d’austérité, et des combats pour la conquête du pouvoir d’État par le prolétariat. Malheureusement, la signature de pétitions de protestation, les manifestations pacifiques, les sit-in devant les places boursières ne suffiront pas à faire reculer les apparatchiks politiques, sous-fifres du grand capital.

Trans-Pacifique Partnership

Cet accord est un traité de libre-échange qui vise à intégrer les économies de la zone Asie-Pacifique. Ce traité regroupe déjà Brunei, le Chili, la Nouvelle-Zélande et Singapour, auxquels veulent se joindre les États-Unis, l’Australie, le Canada, le Mexique, le Japon et le Pérou. Les États-Unis sont anxieux de se joindre à ce regroupement avant que la Chine, sa principale rivale commerciale, n’y adhère, de façon à négocier férocement les conditions d’adhésion des Chinois. Les États-Unis espèrent ainsi mieux se positionner pour conserver leurs parts de marché dans cette région développée. Ce dernier avantage ne concerne qu’un certain nombre de produits ciblés (avionnerie, automobile, armement, énergie, prospection, technologie des communications), les États-Unis étant incapables de subvenir à leurs besoins domestiques dans nombre de secteurs de production. Ce sont les plus grands importateurs de la planète et depuis 1970 leur balance commerciale est lourdement déficitaire. En 50 ans, depuis 1960, l’importance du commerce extérieur étatsunien a chuté de 571 % dans le PIB national, un revers économique important. Sans compter que la balance des paiements courants (incluant les transferts de capitaux) est déficitaire depuis 1982, ce qui signifie que depuis trente ans le rapatriement des profits des multinationales monopolistes a cessé de compenser pour le déficit commercial gargantuesque (11).

Ce sont ces faits commerciaux qui entraînent l’effondrement de la monnaie américaine et non pas les tribulations de la monnaie étatsunienne qui amène la destruction de l’économie de ce pays. Il en est de même pour la zone euro, ce n’est pas la monnaie commune qui pose problème aux pays du marché commun et qui entraîne la crise européenne. C’est la dégénérescence de l’économie, l’ouverture des frontières à la concurrence étrangère à l’intérieure de l’Espace Schengen qui entraîne les problèmes monétaires et sociaux dans toute la zone euro. La monnaie n’est qu’un outil, un instrument économique – si l’économie s’effondre – la monnaie s’effondre – jamais l’inverse.

« Les effets de ce traité (TPP) sont multiples : favorisation de la délocalisation d’emplois, pression pour importer la nourriture et diminuer les normes d’étiquetage, limitation de la liberté sur Internet, prolongation de la durée des brevets des médicaments (donc augmentation des frais, donc plus de risques pour la santé), permission aux entreprises de poursuivre les pays qui entravent leur accumulation de profits et, bien sûr, dérèglementation des marchés financiers » (12).

L’impérialisme canadien est très actif dans cette région du globe comme l’atteste la signature de l’Accord de libre-échange Canada Corée du Sud en mars 2014, éliminant, une fois en vigueur dans un an, pratiquement tous les tarifs douaniers entre les deux pays, la Corée du Sud s’étant engagée à en effacer 81,9 % dès le premier jour de son application tandis que le Canada a promis d’en retirer 76,4 %. D’autres droits de douane nécessiteront des dizaines d’années avant d’être complètement éliminés (13).

Cependant, il ne faut pas se fourvoyer, ce que les oligarques (et les réformistes gauchistes) appellent « dérèglementation néolibérale » est en fait la promulgation de nouvelles lois, de nouvelles normes et de nouveaux règlements plus aptes, espèrent-ils, à assurer la valorisation de leurs avoirs de même qu’une reproduction élargie du capital.

Nous l’avons souligné précédemment, ce ne sont pas les capitaux (productifs) qui font l’objet de la spéculation des banquiers (puisqu’il y a de moins en moins de marchés à conquérir il semble inutile de chercher à produire davantage sinon pour se repartager les marchés), mais les devises, les monnaies, les écritures comptables et les « actifs spéculatifs », volatiles et fragiles parce que nullement adossées à des marchandises ayant une valeur tangible, qui sont l’objet de leur convoitise. Ils savent tous pourtant que la spéculation boursière sur du vent engendrera un nouveau krach boursier, mais ils ne peuvent s’en empêcher. Ils seront déçus les capitalistes, car même en étendant mondialement leur prévarication et la « tonte des coupons » – et même en élargissant les aires géographiques d’accumulation des devises – ils ne parviendront pas à résoudre le paradoxe de la baisse tendancielle du taux de profit moyen (alors que la masse d’argent augmente) inscrit dans les gènes du système économique capitaliste parvenu à son stade suprême de dégénérescence impérialiste moderne.

À ceux qui suggèrent de contrebalancer la mondialisation néo-libérale par la création de structures internationales dont la création d’alliances multinationales d’États impérialistes qui cogiteraient des lois supranationales de réglementation bancaire et monétaire comme le Glass Steagall Act II (14), nous répondons que de telles agences de gouvernances et de tels organismes internationaux existent déjà, ils ont pour nom ONU, OCDE, CPI, FMI, BM, OMC, OMI, OIT, OACI, Union européenne, et tous ils contribuent au saccage de l’économie (15). Selon Le Monde diplomatique : « Cinq ans après l’irruption de la crise des subprimes, les négociateurs américains et européens ont convenu que les velléités de régulation de l’industrie financière (sic) avaient fait leur temps. Le cadre qu’ils veulent mettre en place prévoit de lever tous les garde-fous en matière de placements à risques et d’empêcher les gouvernements de contrôler le volume, la nature ou l’origine des produits financiers mis sur le marché » (16).

De l’inévitabilité de la crise économique systémique

Le bon sens financier et la logique commerciale commandent que ces produits boursiers sulfureux soient prohibés. Mais comme ils sont très lucratifs – du moins pour les émetteurs de ces papiers – et comme ils constituent la seule façon de faire tourner l’argent, d’un cycle économique à un autre, les banquiers ne peuvent s’en priver et ils travaillent sans relâche à dérèglementer, en réalité à modifier les règlements des secteurs financiers, afin de réintroduire ces pratiques frauduleuses et à terme suicidaires.

Les banquiers, les milliardaires, les politiciens et les oligarques sont totalement impuissants à empêcher le développement spéculatif inéluctable de ce qu’ils appellent l’économie « irréelle », et qui pourtant est bien réelle comme le prochain krach boursier le leur rappellera. Ils ne sont que des pions, des apparatchiks de l’appareil financier, entraînés par les lois nécessaires du développement économique impérialiste moderne.

Sur ces lois économiques, nul n’a de prise – le mode de production et les rapports de production impérialistes modernes fonctionnent ainsi dans leur course au profit pour assurer la valorisation du « capital monétaire inflationniste » (sic) et ils entrainent ainsi le système à sa perte inexorable. En effet, ce mécanisme purement monétaire et spéculatif est totalement dissocié du cycle de valorisation et de reproduction du capital industriel et marchand. Si bien que la bourse peut engendrer des masses énormes de profits monétaires – d’actifs corporatifs spéculatifs frauduleux – tout ce numéraire n’est que du papier, des entrées aux livres de comptes corporatifs, sans aucune valeur matérielle réelle, car aucune de ces inscriptions n’est passée par l’étape obligatoire de la production de plus-value industrielle et marchande – là ou se crée toute richesse sous le mode de production capitaliste-impérialiste.

Fondamentalement, c’est la compréhension et la conscience de cette nécessité implacable des lois économiques capitalistes qui distinguent un économiste marxiste des différentes variantes d’opportunismes et de réformismes de gauche comme de droite. Les lois qui régissent le mode de production capitaliste ne peuvent être transgressées – manipulées – modifiées – elles sont impératives, obligatoires, imprescriptibles et contraignantes ; qui ne s’y soumet s’attire de graves problèmes et qui leur obéit appelle de graves crises systémiques. Il n’y a aucune porte de sortie, et personne ne peut sauver ce bateau ivre lancé contre Prométhée, voilà ce que Marx a voulu signifier à l’humanité. Ce mode de production doit être renversé et remplacé par un mode de production planifié.

C’est la raison pour laquelle nous certifions que la dérèglementation-règlementation des secteurs boursiers, financiers, bancaires, monétaires, du prêt à la consommation et des emprunts gouvernementaux (dette souveraine) vont se poursuivre parallèlement aux mesures d’austérité qui accompagnent ces politiques économiques suicidaires mais nécessaires, n’en déplaise aux réformistes gauchistes et droitistes.

La politique de la classe ouvrière La classe ouvrière existe plus que jamais, elle est peu présente sur la scène politique il est vrai, mais cela va changer. Le problème pour la classe ouvrière et pour l’ensemble des salariés ce n’est pas que ces accords commerciaux soient bilatéraux, plurinationaux, transnationaux ou multinationaux, le problème ce sont les objectifs que poursuivent tous ces accords, traités inégaux et alliances contre nature. Ils visent à créer les conditions juridiques, politiques, diplomatiques et militaires :

- pour une pleine expansion économique impérialiste ;
- pour assurer la consolidation de la division internationale inégale du travail entre les différents pays signataires ;
- pour consolider l’accaparement des ressources naturelles (énergie, minerais, forêts, eau, agriculture, pêches) ;
- pour favoriser le contrôle des marchés et de la production anarchique ;
- et surtout, ils ont pour but d’assurer la spoliation de la plus-value ouvrière, le plus commodément possible par les grandes corporations monopolistes qui ne souffrent d’aucune allégeance nationaliste.

Le capital n’a ni patrie, ni nationalité, il n’a pas d’émotivité. Le capital sert celui qui lui permet de fructifier, de se reproduire et d’accomplir son cycle de reproduction élargie jusqu’à sa disparition inéluctable.

La crise systémique de l’impérialisme moderne découle de cette contradiction. Malgré l’extension sauvage des conditions, des normes, des lois, des traités inégaux et des accords de non-réciprocité, la tendance à la diminution de la reproduction élargie du capital « productif » est inexorable et aucun traité ne peut inverser ce cycle dépressif. Abolir ces accords, déchirer ces traités, rejeter ces alliances d’affaires, commerciales, économiques et militaires ne sert à rien. Chaque fois, le système économique impérialiste reconstituera ces partenariats nécessaires à l’accaparement de la plus-value ouvrière et à sa concentration monopolistique, car cette concentration est une condition obligée de sa reproduction élargie – finalité ultime de ce mode de production moribond.

« La finalité constante de la production capitaliste est d’engendrer, avec le minimum de capital, un maximum de plus-value (…) Dans cette conception les ouvriers eux-mêmes apparaissent comme ce qu’ils sont dans la production capitaliste : de simples moyens de production, et non une fin en soi, ni la finalité de la production » (17).

Pour les ouvriers et leurs alliés (les autres salariés, les étudiants, les travailleurs immigrants), il est très difficile de s’opposer à la signature de ces accords négociés en secret et signés par les gouvernements à la solde des riches. Chaque fois que des référendums ont été organisés, visant à faire entériner ces traités par les salariés, ou bien les dés étaient pipés, ou encore les résultats ont été ignorés. Conséquemment, est-il futile de résister de toutes nos forces et par tous nos moyens aux conséquences de ces traités et de ces accords inégaux sur notre quotidien, au foyer, au travail, au bureau, sur le chantier, au supermarché et dans nos quartiers ? NON ! Il est obligatoire, indispensable et nécessaire que chaque ouvrier et ses alliés résistent férocement et opiniâtrement, par tous les moyens à leur disposition, aux conséquences néfastes, immédiates et à long terme, de ces traités inégaux, de ces accords inéquitables et de ces alliances multinationales de non-réciprocité. Lutter contre leurs effets sur notre pouvoir d’achat, sur nos conditions d’emploi, sur les cadences de travail, contre les mesures d’austérité qui viennent avec la crise et qui servent à faire payer ceux qui en pâtissent sans jamais avoir l’opportunité d’apporter leurs solutions à ces malversations en édifiant une nouvelle économie politique socialiste.

VOLUME D’ÉCONOMIE GRATUIT » http://www.robertbibeau.ca/VolumeDe...

(1) « Ensemble, pour les vraies affaires ! » était le slogan électoraliste du Parti libéral du Québec lors des élections bidon du 7 avril 2014. (2) On trouvera une description de l’ALENA à cette adresse : http://www.international.gc.ca/trad... (3) http://www.ledevoir.com/economie/ac... (4) Nous remercions le journal Coup/Rage de la CLAC de Montréal, de nous avoir permis de nous inspirer de leur article. Coup/Rage. Printemps 2014. Page 11-12. http://www.clac-montreal.net/ (5) http://les7duquebec.org/7-au-front/.... Voir aussi http://www.les7duquebec.com/7-au-fr... (6) L’arnaque de type Pyramide de Ponzi est connue depuis les années 1920 et pourtant les grandes banques d’affaires la pratiquent toujours avec quelques modifications cosmétiques comme ici dans la vente de paquets d’hypothèques risquées que chaque spéculateur refilait au suivant. Le drame de la Caisse de Dépôt et de Placement étant de s’être fait prendre avec la patate chaude entre les mains entre deux transactions http://www.captaineconomics.fr/actu... (7) Robert Bibeau (2014) Le déclin de l’impérialisme contemporain. 60 pages. Téléchargez le feuillet gratuit http://www.robertbibeau.ca/VolumeDe... (8) Cet accord commercial récent est présenté ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord.... Voir aussi, http://www.les7duquebec.com/7-au-fr... (9) http://www.tradejustice.ca/fr/. Voir aussi http://www.international.gc.ca/trad... (10) http://www.monde-diplomatique.fr/20... (11) http://perspective.usherbrooke.ca/b... . Voir aussi http://data.lesechos.fr/pays-indica... (12) Coup/Rage. Printemps 2014. Page 11-12. http://www.clac-montreal.net/ (13) http://www.ledevoir.com/economie/ac... (14) http://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-... (15) http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’organisations_internationales (16) http://www.monde-diplomatique.fr/ (17) Karl Marx, Le Capital, Théories Sur la Plus-Value II, Éditions Sociales, pages 654. http://marxisme.fr/telecharger_musi...

 

 

 

Source : www.agoravox.fr

 

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:29

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/yeti-voyageur

 

Agonie du capitalisme : les douze salopardes de l’effondrement d’un empire

Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 24/04/2014 à 11h19

 

« Ouais, ouais, ça fait des années maintenant qu’on nous dit que le capitalisme est à l’agonie. En attendant, il est toujours là ! »

J’invite les commentateurs pressés à œillères, pour qui ce genre de propos sert surtout d’anxiolytique pulsionnel contre un stress existentiel en période troublée, à lire ce descriptif minutieux du lent, très lent processus d’effondrement des empires.

Oh bien sûr, écrit notre analyste, un certain Charles Hugh-Smith, un empire peut s’écrouler brutalement. Mais la plupart du temps ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe : un empire agonisant commence par s’évider de l’intérieur. Un vilain et lancinant cancer qui ne tient certes pas dans l’intervalle interpublicitaire d’un fugace journal télévisé.

Les douze salopardes

Et notre analyste de répertorier minutieusement les douze (lentes, très lentes) étapes salopardes de cette interminable agonie :

1. chaque institution du système perd de vue son objectif initial de servir la population et ne se préoccupe plus que de sa propre survie ;
2. ce statu quo corrompu corrompt chaque personne travaillant au sein du système corrompu : tous pour un et surtout tous (les bonus) pour moi ;
3. chaque institution corrompue ne se choisit plus que des dirigeants sociopathes dont la seule compétence est d’escroquer les autres ;
4. les gardiens du temple corrompu préservent coûte que coûte le statu quo et punissent toute tentative d’innovation ;
5. à mesure qu’augmentent les coûts irrécupérables pour sauver le système agonisant, s’accroît en conséquence la résistance à tout système novateur ;
6. la mémoire institutionnelle et la pensée unique tentent de faire survivre les vieilles méthodes du passé, même si celles-ci ont clairement failli ;
7. cette dynamique de l’érosion conduit chaque institution finissante a exiger toujours plus d’argent pour financer son insignifiance, sa corruption et son incompétence ;
8. l’incompétence est récompensée et la compétence sanctionnée ;
9. plus les rendements diminuent, plus les coûts s’élèvent, et plus le système dépérit ;
10. plus les économies d’échelle s’hypertrophient (la mondialisation), et plus les rendements sont en berne ;
11. le trop-plein ne remplit plus que les poches d’une misérable élite corrompue et défaillante ;
12. les vieilles élites et les intérêts dominants deviennent imperméables aux SOS lancés par leurs hommes de terrain.

Indécrottable cécité

Voilà comment les empires et leurs légions devenues fantômes s’effondrent, conclut Charles Hugh-Smith. Le processus d’auto-destruction qu’il décrit est celui de tous les empires disparus, de l’antique empire romain à la finalement plutôt éphémère Union des républiques socialistes soviétiques.

Simple question de temps, d’impuissance contaminée, de corruption passée en pertes et profits, de lâchetés multipliées.

Tout ça ne vous dit rien ? Ne vous rappelle rien ? Ne vous suggère ni ne vous alerte en rien ?

Tant pis, notre indécrottable cécité nous contraint toujours à rebâtir sur des ruines. Car le travail de sape irréversible qui ébranle notre empire actuel continue, lui, son oeuvre saloparde de destruction.

                               
  
                                                                                                                                                                                                                        Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/yeti-voyageur

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 21:13

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Action

Vaucluse : des paysans « sans terre » contre la spéculation foncière

 

par Sophie Chapelle 24 avril 2014

 

 

 

 

Nous ne sommes pas au Brésil, où le mouvement des « sans terre » occupe régulièrement des parcelles appartenant à de grands propriétaires terriens, mais dans le Vaucluse. Une centaine de paysans et de citoyens ont décidé d’agir contre la spéculation foncière le 17 avril à Lauris, à une soixantaine de kilomètres d’Avignon. Ils y ont labouré 4 hectares de terres agricoles laissés en friche par leur propriétaire depuis plus de cinq ans. Avant de recouvrir le terrain de trois grandes lettres, « ZAP » pour « zone agricole protégée ». « Des milliers d’hectares sont confisqués à l’agriculture par des propriétaires privés et laissés en friche à des fins de spéculation » dénoncent la Confédération paysanne et l’Association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural (ARDEAR) de Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Qui rappellent que ces 4 hectares de terres « détournés de l’agriculture équivalent à 160 quintaux de blé ou 2 000 bottes de luzerne à l’année ». D’après ces organisations, acheter des terrains à bas prix pour les faire ensuite classer constructibles et encaisser la plus-value serait devenue une pratique courante.

Le maire de cette commune de 3 700 habitants a déclaré ne pas cautionner cette opération coup de poing. Il reconnaît néanmoins « les difficultés et souffrances rencontrées par les jeunes paysans pour trouver des terrains et travailler ». Quant au propriétaire du terrain, il s’est dit « choqué » par cette action dont il n’a pas été préalablement informé. Ce terrain est situé au cœur du Lubéron, une zone dans laquelle 30% des exploitations ont disparu en 10 ans et où la surface agricole a régressé de 17%. La région PACA perd à elle seule 9 000 hectares de terres agricoles par an, sur 78 000 hectares à l’échelle nationale. Alors que la loi d’avenir agricole doit passer en seconde lecture à l’Assemblée nationale (voir notre décryptage), la Confédération paysanne propose dans un amendement, d’augmenter à 25 % la taxation des plus-values réalisées par la vente de terrains agricoles devenus constructibles. L’enjeu, « mettre un frein au changement de destination des sols agricoles et doter les paysans du droit d’accéder au foncier ». Dans un reportage vidéo des Chroniques marseillaises, un paysan conclut : « S’il faut faire ce type d’action chaque mois, on le fera. »

 

 


 

 

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Source : www.bastamag.net

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