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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 21:21

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Coût du capital

Le directeur général de Sanofi augmenté de 40% en quatre ans

par Ivan du Roy 7 mai 2014

 

 

40 % d’augmentation en quatre ans : la rémunération accordée par le groupe pharmaceutique à son directeur général Christopher Viehbacher ne connaît pas les affres de l’austérité. Les revenus du DG atteignent 8,6 millions d’euros en 2014, contre 6,1 millions en 2010. 23 700 euros par jour ! Une situation que dénoncent les représentants des salariés. « Les salariés subissent restructuration sur restructuration et un grave recul du pouvoir d’achat pendant que le directeur général et l’ensemble de la direction du groupe perçoivent des revenus exorbitants en constante augmentation », critique la CGT. Le syndicat reproche à la direction de Sanofi d’avoir supprimé 4 000 CDI en cinq ans et d’avoir gelé les augmentations collectives en 2013. En France, Sanofi emploie 28 000 personnes, soit un quart de ses effectifs dans le monde [1].

Le N°3 mondial de la pharmacie a pourtant largement bénéficié du crédit d’impôt : 150 millions d’euros en 2013 selon les chiffres communiqués par la CGT, plus du double qu’en 2008. « L’argent public est dilapidé en pure perte, car l’entreprise n’a aucun engagement à respecter en termes d’emplois, que ce soit pour le crédit d’impôt recherche (CIR) ou compétitivité emploi (CICE) », déplore le syndicat (lire aussi notre article sur le pacte de responsabilité). L’année dernière, Sanofi avait reversé 70 % de son bénéfice à ses actionnaires (3,5 milliards d’euros), dont le groupe L’Oréal. « Les salariés par leur travail créent les richesses, les actionnaires et dirigeants les dilapident », proteste la CGT. Elle dénonce un « coût du capital » destructeur et craint que de nouveaux emplois disparaissent avec de possibles cessions d’actifs (voir la fiche Sanofi sur l’Observatoire des multinationales).

 

 

Notes

[1CDI et CDD, selon le document de référence du groupe sur l’exercice 2012.

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 21:11

 

Source : www.marianne.net

 

Corruption, blanchiment d’argent… Ce que personne ne dit sur Alstom

Vendredi 9 Mai 2014 à 05:00

 

Patricia Neves

 

General Electric, Siemens, Toshiba... Les offres de reprise de la branche énergie du groupe français Alstom se multiplient comme des petits pains. Mais Alstom n'est pas qu'une proie. Au Brésil, par exemple, l'entreprise spécialisée dans les transports et l'énergie a joué au prédateur.

 

Les locaux à Levallois d'Alstom - ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
Les locaux à Levallois d'Alstom - ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
Après General Electric et Siemens, voilà Toshiba. Les offres de reprise de la branche énergie du groupe français Alstom se multiplient. Plus encore depuis que l’Etat a fait monter les enchères, notamment par la voix du ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg. Celui-ci expliquait, tout récemment sur RTL, que les entreprises françaises n'étaient pas des « proies ». Mais ce dernier oubliait de dire une chose : les entreprises françaises sont parfois, tout comme les groupes qui les menacent aujourd’hui, des prédateurs.
Alstom en est en effet un bon spécimen, au bec aussi aiguisé que son concurrent General Electric (GE) qui propose désormais de reprendre ses activités énergétiques (énergies renouvelables et solutions de transmission d'électricité) pour un montant supérieur à 10 milliards d’euros. Ou que l’allemand Siemens, « premier employeur privé » outre-Rhin qui, lui, s’engage, sur trois ans, à maintenir les emplois des 20 000 salariés en France.

Entente illicite

Siemens et Alstom se connaissent d'ailleurs très bien. Et les deux entreprises savent même parfois travailler très « étroitement » ensemble. La preuve par le Brésil où les deux rivaux n’ont pas hésité à nouer de précieuses ententes illicites lors d'appels d’offres lancés par la CFTM, gestionnaire du métro de Sao Paulo, entre 1999 et 2009, d'après les soupçons du Conseil administratif de défense économique brésilien.
 
Dans le cadre de cette affaire, la justice brésilienne a bloqué les biens d’Alstom au Brésil (60 millions de reais, soit une vingtaine de millions d’euros), en novembre dernier, suite à l’ouverte d’une enquête judiciaire. Il faudra donc prévenir les éventuels repreneurs de la branche énergie d’Alstom, s’ils n’étaient toutefois pas au courant, que cette dernière se porte d’autant plus mal qu’elle est doublement menacée par les fédéraux brésiliens.

Pots-de-vin et comptes bancaires suisses

Récemment, c’est pour une affaire de corruption et de blanchiment d’argent, qu’onze prévenus — parmi eux d’anciens cadres dirigeants d’Alstom — ont été mis en examen, comme le soulevait Marianne quelques jours avant que n’éclate, cet hiver, le scandale. En cause cette fois, le versement de pots-de-vin, à la fin des années 2000, à de grands hommes politiques autant qu’à des petits fonctionnaires de l’administration publique du secteur de l’énergie de l’Etat de Sao Paulo, soudoyés par le groupe français à hauteur de 23,3 millions de reais, (7,5 millions d'euros).

En jeu pour Alstom : un supplément de contrat d’un montant avoisinant les 181 millions de reais (58 millions d'euros) destiné à la construction de trois stations électriques fournies, entre autres, à l’EPTE, l’entreprise publique de transmission d’énergie de la mégalopole brésilienne. L’argent transitait via des sociétés écrans dont les comptes bancaires, détenus en Suisse, servaient à redistribuer l’argent.

Coutumier du fait, et en vue de la signature de ce volet énergétique supplémentaire, Alstom avait déjà arrosé, dix ans plus tôt, l’ancien secrétaire à l’Energie de l’Etat, Joao Owaldo Leiva, selon le quotidien A Folha de Sao Paulo. Plus tard, c’est le conseiller de la Cour des comptes, Robson Marinho, à la tête de la Casa Civil (l’équivalent du ministère de l’Intérieur), entre 1995 et 1997, qui sera accusé par un cadre du groupe français d’avoir lui aussi profité des largesses d’Alstom. Chargé d’enquêter sur l’affaire, il aurait favorisé Alstom dans un jugement rendu en 2001.

 

 

Source : www.marianne.net

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 20:59

 

Source : www.reporterre.net

 

 

L’épandage aérien de pesticides est enfin interdit

Bénédicte Martin (Reporterre)

jeudi 8 mai 2014

 

 

 

C’est une belle victoire de la société civile : le Conseil d’Etat a suspendu le 6 mai les autorisations d’épandage aérien de pesticides en France. La bataille juridique a été menée par des environnementalistes antillais.

 


 

La semaine dernière, des associations antillaises étaient venues à Paris pour présenter devant le Conseil d’Etat, une demande d’abrogation de l’arrêté permettant de déroger à l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides en France. Nous avions rencontré Béatrice Ibéné, présidente de l’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la faune des Antilles (ASFA) et porte-parole du mouvement de lutte contre les épandages aériens en Guadeloupe.

Le Conseil d’Etat vient de donner sa réponse : son ordonnance interdit cette pratique en France et condamne les ministères concernés à verser mille euros aux associations.

Malgré leur interdiction par le règlement européen de 2009, les épandages aériens continuaient en France, profitant d’un arrêté ministériel autorisant des demandes de dérogations.

Les Antilles, où l’on cultive intensivement les bananes, se battaient depuis plusieurs années pour empêcher les ballets d’avions au-dessus de leurs têtes. Déjà très touchée par la pollution au chlordécone, la population ne supportait plus de voir les îles saupoudrées de produits phytosanitaires toute l’année, au mépris de la santé des habitants et de la biodiversité exceptionnelle des Antilles.

Depuis 2012, les associations...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 


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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 20:49

 

Source : www.marianne.net

 

 

Un nouveau médecin du travail réduit au silence

Vendredi 9 Mai 2014 à 16:30
Journaliste à Marianne, notamment en charge des questions de santé En savoir plus sur cet auteur

 

L’Ordre des médecins a infligé un blâme au docteur Jean Rodriguez, après la plainte d’un employeur. La faute du psychiatre ? Avoir établi un lien entre l’état de santé mentale d’une patiente et ses conditions de travail. Depuis quelques temps, pressions et sanctions s’abattent sur les défenseurs de la santé au travail, mettant en péril leur existence même.

 

DURAND FLORENCE/SIPA
DURAND FLORENCE/SIPA
La souffrance au travail n’existe pas. Ceux qui se risquent à dire le contraire en seront pour leurs frais. Pour avoir établi un lien entre l’état de santé mentale d’une salariée et ses conditions de travail, le docteur Jean Rodriguez, psychiatre à l’hôpital de Montfavet (Vaucluse) a été puni par l’Ordre des médecins. L’homme a écopé d’un blâme, l’une des sanctions les plus graves, parce qu’il a fait son boulot : « éviter toute altération de la santé physique ou mentale des travailleurs du fait de leur travail ».

L’affaire remonte à la fin de l’année 2011. Le praticien, qui anime des groupes de parole sur le harcèlement au travail dans son établissement hospitalier, reçoit une salariée d’un magasin Zôdio (groupe Mulliez, aussi propriétaire des supermarchés Auchan). Estimant que celle-ci souffre d’un stress post-traumatique, il rédige deux certificats dans lesquels il fait état de harcèlement moral subi au travail.

 

Docteur Jean Rodriguez - Capture d'écran France 3
Docteur Jean Rodriguez - Capture d'écran France 3
Licenciée pour inaptitude début 2013, la salariée a attaquée Zôdio aux prud’hommes et produit les écrits du docteur Rodriguez. L’employeur n’a pas apprécié. Il a donc saisi l’Ordre des médecins pour faire taire cet empêcheur de travailler en rond — une procédure rendue possible par la modification d’un décret du code de la santé publique en 2007. « Nous contestons deux certificats médicaux établis par le docteur Jean Rodriguez », indiquent ainsi les avocats de la société Zôdio dans une lettre au président du Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Vaucluse. « Nous souhaiterions que son auteur soit rappelé à l’ordre ou sanctionné par votre conseil pour manquement au code de déontologie de votre profession et que vous enjoigniez le docteur Jean Rodriguez de rédiger de nouveau le certificat conformément au code de déontologie médicale », poursuivent les avocats pour qui il s'agit de certificats de complaisance. 

L’Ordre a obtempéré, pas le docteur Rodriguez« Je ne me suis pas contenté de reproduire les dires de la patientes, j’ai fait un diagnostic », explique le médecin mis en cause. « Le diagnostic a été confirmé par le médecin traitant, puis par le médecin du travail. Tout le monde est d’accord mais personne n’a le droit de le dire ! ».

De fait, depuis quelques temps, les défenseurs de la santé au travail sont priés de se taire. En janvier, Dominique Huez, médecin du travail à la centrale nucléaire de Chinon, recevait un avertissement de la part de son Ordre régional pour des faits similaires. La société Orys, un sous-traitant d’EDF, avait saisi le conseil des médecins, qui s’était joint à la plainte. L’entreprise reprochait au docteur Huez d’avoir manqué de « prudence » et « circonspection » dans la rédaction d’un certificat médical faisant le lien entre la dépression d’un salarié et l’organisation de son travail.

Deux autres médecins du travail, les docteurs Elisabeth Delpuech et Bernadette Berneron, ont également eu affaire à leurs pairs, saisis par des employeurs. D’autres, apeurés, intimidés, auraient renié leurs écrits pour les rendre plus « conformes » aux attentes du patronat. « A quoi sert la législation sur la souffrance au travail si on nous interdit de la combattre ? », s’interroge Jean Rodriguez.

Dans sa décision rendue la 11 avril dernier, la Chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins de Paca et Corse reproche à Jean Rodriguez d’être « personnellement engagé dans des actions menées aux côtés d’organisations syndicales ayant pour objectif de combattre “la souffrance psychique au travail” »… Il est vrai que de la part d'un médecin du travail, c'est une faute impardonnable que de vouloir... « combattre la souffrance au travail » !

 

Source : www.marianne.net

 

 


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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 20:14

 

 

Source : www.antiprod.net

 

 

Compte-rendu de la première réunion des signataires

Appel « Ras le bol du productivisme » ,12 avril Paris

 
Étaient présent-e-s des militant-e-s du MOC, du PPLD, d’AL, du NPA, d’Ensemble, du PG, d’EELV, d’ATTAC, de la Confédération Paysanne. Environ 30 personnes.
 
 
1. Rappel de l’initiative de l’appel et du site qui a été créé à l’occasion. Environ 400 signataires, une liste de diffusion où sont inscrits ces signataires + liste de discussion où sont inscrits les 50 premiers signataires.
Voir : http://www.antiprod.net/

 S’il y a des volontaires pour la gestion des listes ou du site qu’ils ou elles n’hésitent pas à se manifester.
 
2. Le débat a ensuite porté sur les suites à donner.
 
Sans pouvoir résumer toutes les interventions, il y avait accord sur différents points et perspectives :

  • l’appel « Ras l’bol… » constitue une bonne base pour poursuivre un travail en commun, car rassemble différentes préoccupations, sans en rabattre sur le contenu.
  • nécessité d’un front pluraliste et radical pour intervenir ensemble lors d’initiatives militantes
  • Nous souhaitons participer aux préparations et aux mobilisations en amont de la COP 21 par exemple aux initiatives d’Alternatibas ) et lors de la COP 21 de décembre 2015 ; concernant TAFTA, nécessité de porter la dimension écolo dans cette campagne.
  • un forum de l’écologie radicale va avoir lieu à Montreuil en juin, beaucoup des militant-e-s qui l’organisent sont des initiateurs de l’appel antiproductiviste ; d’où besoin de penser les 2 initiatives en complémentarité.
  • on peut avoir des stratégies différentes, mais on sait ce qu’on a en commun, et c’est suffisamment fort pour travailler ensemble dans le moyen terme.
  • Besoin qu’on crée une sorte de coopérative d’échanges politiques et de mise en œuvre d’actions militantes
  • Besoin permanent de travailler les liens entre luttes sociales et écologistes.   Dans ce qui faisait peut-être moins consensus (ou qui n’a pas été creusé) : proposition d’un militant d’EELV que se tiennent des assises de la transformation sociale, écologiste et énergétique, en partant de la nouvelle situation politique ouverte par le remaniement du gouvernement.

 
Outre les campagnes déjà mentionnées, le rendez-vous majeur qui est devant nous est le rassemblement de NDDL le 5 juillet. Des projets de caravanes militantes faisant le tour des luttes locales dans différents territoires, pourraient converger vers NDDL.
Plus concrètement, nous avons pour conclure proposé de poursuivre notre travail en commun, dans trois directions :
- la question des territoires (quelle politique antiproductiviste pour nos territoires ?)
- travail, production, syndicalisme : quelles orientations antiproductivistes ?
- suivi des campagnes (COP21, TAFTA, gaz de schiste…) : suivi des collectifs unitaires, circulation des informations…par la création de la coopérative d’échanges politiques
 
Autour de cela, on propose de créer 3 groupes de travail qui pour le moment devraient travailler par listes mail, chaque groupe de travail devant décider ce qu’il souhaite faire (textes, actions…).
Faites nous savoir dans quel groupe de travail vous souhaitez intégrer

 Notre prochain rendez-vous aura lieu autour du rassemblement de NDDL 5/6 juillet. Où nous espérons animer des tables rondes autour du thème « quelle politique antiproductiviste pour nos territoires ? »

Nous y tiendrons également notre seconde rencontre nationale des signataires

pour tout contact écrire : contact@antiprod.net

© Antiprod — 2014
Source : www.antiprod.net


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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 21:11

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com


 

Calculée comme la dépense publique, la dépense privée dépasserait 200% du PIB

Christophe Ramaux
Economiste atterré, Université Paris I, Centre d’Economie de la Sorbonne


Publié le 07/05/2014 à 17h20

 

 

L’affaire semble entendue : la dépense publique représentant en France 57 % du PIB, il ne reste plus que 43 % pour le privé. De quoi justifier l’austérité budgétaire. Le problème est que ce raisonnement est faux.

Avec la méthode retenue pour calculer la dépense publique, on peut estimer la dépense privée à plus de 200 % du PIB. Petite démonstration, sachant que tous les chiffres portent sur 2012 et sont tirés des comptes de la nation de l’Insee.

L’auteur
Christophe Ramaux est maître de Conférences à l’Université Paris I et chercheur au Centre d’Économie de la Sorbonne. Ses recherches portent sur l’État social, la protection sociale, la politique économique, l’emploi et la précarité.

La dépense publique est calculée en additionnant quatre grands types de dépenses.

  • Celle de fonctionnement des administrations publiques tout d’abord (392 milliards, soit un tiers des dépenses). On y trouve la rémunération des fonctionnaires (268 milliards, soit seulement 23 % de la dépense publique, 13 % du PIB) mais aussi les consommations intermédiaires (les fournitures achetées par les administrations publiques : essence, crayons, etc.) (114 milliards) et plus accessoirement des impôts sur la production et des revenus de la propriété (10 milliards).
  • Le deuxième est constitué de simples transferts : des sommes sont prélevées mais pour être immédiatement reversées aux ménages ou aux entreprises. C’est de loin le poste le plus important : 643 milliards, soit 56 % de la dépense publique. On y trouve principalement des prestations sociales (525 milliards, soit à elles seules la moitié de la dépense publique), mais aussi toutes sortes de subventions et de transferts (115 milliards) aux ménages, aux entreprises ou bien encore aux institutions internationales.
  • Le troisième est constitué de l’investissement (64 milliards soit 5,6% de la dépense).
  • Le dernier correspond aux intérêts de la dette publique (52 milliards soit 4,5 % de la dépense). Notons que ces intérêts représentent 2,5 % du PIB et que ce chiffre représente mieux le poids réel de la dette publique, qui celui régulièrement agité de 90 % qui met en rapport le stock de dette publique (1 839 milliards) avec le flux annuel de richesse (le PIB), comme si cette dette devait être payée dans l’année.

Au total, la dépense publique s’élève à 1 151 milliards ce qui équivaut bien à 57 % du PIB (2 031 milliards).

Le détail de la dépense permet toutefois de saisir d’emblée un élément important : la dépense publique ne sert pas « à payer des fonctionnaires improductifs » contrairement à ce que l’antienne libérale, malheureusement ancrée dans les esprits, laisse entendre. Et cela pour deux raisons.

La moitié de la dépense publique va... à la dépense privée

  • En premier lieu, plus de la moitié de la dépense publique est en fait constituée de sommes (les prestations et transferts) qui sont certes prélevées, mais pour être immédiatement reversées aux ménages principalement (sous forme de prestations sociales) et plus accessoirement aux entreprises, ce qui soutient évidemment leur dépense privée.
  • En second lieu, les fonctionnaires ne sont pas des improductifs. Ils contribuent au PIB. Leur valeur ajoutée s’élève à 333 milliards, ce qui représente tout de même un tiers de celle des salariés des entreprises de droit commun, les sociétés non financières (1 018 milliards), le reste de la valeur ajoutée étant principalement apportée par les ménages (notamment les entrepreneurs individuels).

Calculons la dépense privée avec les mêmes méthodes que la dépense publique

Appliquons à présent la méthode retenue pour calculer la dépense publique afin de calculer la dépense privée (des ménages, des sociétés non financières, des sociétés financières…). Ce calcul n’est jamais fait. Il est pourtant instructif.

  • Salaires versés par le privé : 817 milliards ;
  • consommations intermédiaires : 1764 milliards (lire encadré) ;
    Consommations intermédiaires
    Les entreprises, pour produire, utilisent massivement des entrants (du bois et des vis pour les meubles, etc.) achetés à d’autres entreprises, ce qui explique l’importance des consommations intermédiaires. Le PIB est calculé sans ces consommations intermédiaires : il ne retient que les valeurs ajoutées (la valeur des productions publiques ou privées moins les consommations intermédiaires).

     

  • impôts sur les produits et sur la production : 319 milliards ;
  • revenus de la propriété (les dividendes versés notamment) : 333 milliards ;
  • Impôts sur le revenu et le patrimoine : 238 milliards ;
  • intérêts : 264 milliards ;
  • prestations sociales privées (versées par les mutuelles en particulier) : 45 milliards ;
  • « transferts courants » : 130 milliards ;
  • investissement : 333 milliards.

On obtient au total 4243 milliards, ce qui équivaut à plus de 200 % du PIB. Si on ajoute la dépense de consommation finale des ménages (1130 milliards), ce qui est légitime si on calcule une « dépense privée », on arrive même à 265 % du PIB.

On comprend pourquoi ce type de calcul n’est jamais réalisé : il conduit à des résultats absurdes.

L’absurdité mérite cependant d’être comprise : en procédant comme ci-dessus on a additionné des flux de dépenses privées dont la somme ne fait en aucun cas « une part » du PIB. Mais ce qui vaut pour la dépense privée, vaut pour la dépense publique : ni l’une, ni l’autre, ne sont une « part » du PIB.

En rapportant la dépense publique au PIB, on la compare à une grandeur familière. Cela n’est pas illégitime : on peut ainsi avoir un ordre de grandeur pour évaluer le degré de socialisation des économies, pour faire des comparaisons internationales. Mais que la dépense publique soit à 57 % du PIB ne signifie pas que plus de la moitié du PIB « va au public », qu’il ne reste que 43 % pour le privé. Bref, cela n’est pas un mal en soi.

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 

 

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:57

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/cecile-monnier


 

Le traité transatlantique TAFTA, ou les enjeux cachés de l’élection européenne…

Qu’on l’appelle TAFTA, TTIP ou encore GMT, le traité transatlantique est l’un des enjeux majeurs des élections européennes du 25 mai prochain. Ce sont en effet les députés qui vont être élus et qui siégeront au prochain Parlement européen qui auront la charge de ratifier ou non l’accord négocié par la Commission Européenne.

TAFTA, c’est quoi ? En quelques mots, TAFTA est un projet d’accord commercial entre les Etats-Unis et l’Union européenne (TAFTA étant l’acronyme de Trans-Atlantic Free Trade Agreement). Ce projet vise à créer un grand marché transatlantique, qui représenterait la plus grande zone de libre-échange jamais créée. Un événement majeur, donc, dans l’histoire du commerce mondial. Vous n’en aviez pas entendu parlé ? C’est normal, car ce projet de traité se négocie dans la plus grande discrétion, les commissaires européens rencontrant leurs homologues américains dans l’opacité la plus totale…  

Dès le mois de janvier dernier, Nouvelle Donne a demandé l’arrêt immédiat des négociations sur le TTIP/TAFTA. Car TAFTA présente de nombreux dangers et son application équivaudrait à un changement radical dans nos modes de vie. Le but de ce traité transatlantique, c’est donc de créer un immense espace de libre échange, réunissant les Etats-Unis et l'Union Européenne au sein d’un même marché. Condition nécessaire pour que ce marché devienne réalité, les dernières barrières douanières existantes seraient tout simplement supprimées. Mais plus encore, ce sont toutes les normes sanitaires, environnementales ou encore sociales qui seraient remises en cause. En effet, la mise en place d’un espace de libre échange signifie la libre concurrence entre les acteurs du marché. Pas de préférence nationale ou locale, donc... Imaginons que votre mairie passe un appel d’offres pour la fourniture de la cantine de votre petit dernier. Et imaginons que la municipalité souhaite privilégier les petits producteurs locaux. Et bien non, pas possible, car ce type de critère fausse le marché… Avec TAFTA, toutes les entreprises devront être mises sur un même pied d’égalité. Autant dire que le petit producteur local aura du mal à trouver des débouchés.

Mais pire encore, imaginons que votre municipalité, soucieuse du bien-être de vos enfants, décide d’intégrer des critères sanitaires dans son appel d’offres (pas d’OGM par exemple). Ne serait-ce pas là un critère de concurrence déloyale ?  Quelle abomination ! Votre municipalité vient de léser les intérêts des grands groupes agro-industriels américains... Ça ne peut pas durer, au tribunal ! Et c’est là que ça devient drôle… Votre municipalité est attaquée par un grand groupe américain, qui considère que ses intérêts ont été bafoués. Et qui va juger cette affaire ? Et bien ce sera un groupe d’arbitrage privé. Oui, vous avez bien lu : un arbitrage privé… Ce système est déjà en place dans le cadre de l’ALENA, l’accord de libre échange qui réunit le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Et si on regarde en détail les conséquences de l’arbitrage privé, à chaque fois qu’une entreprise américaine a attaqué l’état canadien, elle a eu gain de cause. Ces systèmes d’arbitrage privé permettent ainsi à de grandes multinationales de piller les Etats en réclamant des dommages et intérêts colossaux dès qu’un Etat entreprend une action, quelle qu’elle soit, au service de l’intérêt général.

Les conséquences de cette dérégulation totale seraient immenses, et toucheraient à absolument tous les aspects de notre vie quotidienne. Quid de nos services publics ? Quid de nos normes environnementales ? Quid de nos vins ? Quid de nos AOC ? Quid de notre exception culturelle ? Quid de nos services de défense des consommateurs ? La liste des implications de TAFTA peut s’étendre à l’infini. Et c’est ce bouleversement sans précédent de nos vies qui se négocie dans notre dos, dans l’opacité la plus totale. Il faut se battre pour dénoncer cette abomination, se battre pour exiger l’arrêt immédiat des négociations en cours, et se battre pour informer le plus grand nombre et rappeler sans cesse que ce sont les prochains députés européens qui voteront pour ou contre le traité transatlantique. Et ces députés européens, c’est nous qui allons les élire le 25 mai. Nous avons encore ce pouvoir-là… Sachons nous en servir intelligemment...

 

Cécile Monnier

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/cecile-monnier

 


 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:35

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/edition/lagora-des-caisses-d-epargne-des-banques-populaires-et-de-natixis


 

Après 30 milliards d'euros de cadeaux aux patrons, 25 milliards de cadeaux aux banques


Après 30 milliards d’euros de cadeaux aux patrons
25 milliards d’euros de cadeaux aux banques

Patrick Saurin[1]

Le 7 mai 2014

 

En 2013, le gouvernement avait glissé dans le projet de loi de finances pour 2014 un article 60 (devenu article 92) particulièrement scandaleux qui prévoyait, en contrepartie de la mise en place d’un modeste fonds de soutien aux collectivités, une mesure de validation législative rétroactive de l’irrégularité des contrats de prêts tirée du défaut de stipulation du taux effectif global. Par cette disposition, l’État, porteur du risque des 8,5 milliards d’euros d’encours toxiques qu’il avait repris à DEXIA, essayait de se prémunir de façon déloyale et malhonnête contre la jurisprudence des tribunaux civils défavorable aux banques, quitte à en faire payer le prix aux contribuables. Nous avions déjà à l’époque exposé et dénoncé les vices de ce dispositif[2].

Heureusement, saisi par des députés et des sénateurs, le Conseil constitutionnel a annulé deux des trois paragraphes de l’article 92 dans une décision du 29 décembre 2013[3]. Le Conseil a rejeté la validation rétroactive des contrats dépourvus de taux effectif global (TEG) au motif que la validation rétroactive des contrats dépourvus de TEG « s’applique à toutes les personnes morales et à tous les contrats de prêts en tant que la validité de la stipulation d’intérêts serait contestée par le moyen tiré du défaut de mention du taux effectif global ; que, d’une part, ces critères ne sont pas en adéquation avec l’objectif poursuivi ; que, d’autre part, cette validation revêt une portée très large ; que, par suite, les dispositions contestées portent une atteinte injustifiée aux droits des personnes morales ayant souscrit un emprunt. » Le Conseil a également confirmé le remplacement du taux initial par le taux légal pour les contrats dépourvus de TEG en relevant que la loi aurait eu pour conséquence de modifier une sanction (la mise en place du taux légal en lieu et place du taux du contrat dépourvu de TEG) ; le conseil a considéré que de telles dispositions n’avaient rien à faire dans un projet de loi de finances. Seule, la création du fonds de soutien a été validée par le Conseil constitutionnel.

Aujourd’hui, chassé par la porte, le gouvernement revient par la fenêtre avec un projet de loi déposé le 23 avril dernier au Sénat[4] qui, à défaut de prévoir la validation rétroactive par la loi des contrats de prêts irréguliers, propose de le faire de manière conventionnelle « par tout écrit ». En clair, il est demandé aux collectivités de signer avec les banques un « pacte d’irresponsabilité » par lequel les collectivités s’engagent à exonérer les banques de leurs turpitudes. En contrepartie de quelques miettes hypothétiques octroyées par un fonds de soutien famélique, les personnes morales de droit public sont invitées par le gouvernement à prendre en charge l’essentiel des surcoûts provenant des emprunts toxiques et à renoncer à leur droit d’agir en justice. Le projet de loi est accompagné d’une étude d’impact particulièrement édifiante quant à l’ampleur du problème généré par les emprunts toxiques et à l’état d’esprit du pouvoir socialiste. Selon les rédacteurs de l’étude, le risque financier pour l’État est estimé à 17 milliards d’euros[5]. Précisons que ce montant ne concerne que les 8,5 milliards d’encours toxiques de Dexia repris par la SFIL[6] car aux 17 milliards d’euros, il faut ajouter le coût du risque provenant des encours toxiques des autres banques françaises et étrangères. Au final, le risque représenté par la totalité des emprunts toxiques dépasse probablement les 25 milliards d’euros[7], une somme à côté de laquelle le montant du fonds de soutien semble bien dérisoire[8]. En effet, ce fonds sera alimenté à hauteur de 100 millions d’euros par an pendant 15 ans maximum, ce qui représente au plus en tout et pour tout 1,5 milliard d’euros, soit 6 % du coût du risque. Par ailleurs, les banques ne contribueront que pour moitié au financement du fonds, soit au maximum 750 millions d’euros sur 15 ans, une somme représentant seulement 3 % du coût total estimé du risque qu’elles ont généré, les 97 % restants étant à la charge des contribuables locaux et nationaux. Une autre déficience de ce fonds tient à ce que l’aide qu’il est susceptible d’accorder est limitée à 45 % maximum du montant des indemnités de remboursement anticipé dues. Mais le plus important est que pour bénéficier de ce fonds, la collectivité a l’obligation de passer une transaction avec la banque et de renoncer ainsi à toute action en justice. C’est là le point le plus contestable de ce dispositif, puisqu’il revient à entériner la possibilité pour des contractants de s’affranchir des lois et des réglementations au seul motif qu’ils en auraient convenu. Si l’on donne aujourd’hui la possibilité aux banques de s’affranchir de leurs obligations en matière de TEG, pourquoi ne leur donnerait-on pas demain la possibilité de s’exonérer du taux d’usure face à des emprunteurs en situation de faiblesse. Et pourquoi cette pratique ne serait-elle pas étendue au monde du travail par une loi qui permettrait à des employeurs de valider rétroactivement le versement à leurs salariés d’une rémunération inférieure au SMIC, au motif que ces salariés, sous la pression d’un chantage à l’emploi, auraient accepté par convention d’entériner une telle pratique. En définitive, le projet de loi du gouvernement revient ni plus ni moins à reconnaître valables des conventions dont l’objet et la cause sont illicites, et ce en violation de l’article 6 du code civil qui prévoit qu’ « on ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l'ordre public et les bonnes mœurs », et des articles 1108, 1128 et 1131 du même code relatifs à la licéité de l’objet et de la cause des contrats.

L’étude d’impact qui accompagne ce nouveau projet est proprement révoltante. En effet, le document propose un exemple destiné à chiffrer l’hypothétique manque à gagner d’une banque dont un emprunt de 10 millions d’euros sur 20 ans verrait son taux d’intérêt fixe de 3 % remplacé par le taux légal actuellement de 0,04 %. Les rédacteurs évaluent le préjudice pour la banque à 3,441 millions d’euros. Dans leur exemple, ils font état d’un différentiel d’intérêts entre deux taux fixes – or nous savons que la période risquée des emprunts toxiques est à taux révisable – mais surtout, ils se gardent bien de calculer le surcoût, bien réel celui-là, que doivent payer aujourd’hui les collectivités pour des emprunts dont le taux, indexé sur la parité de l’euro et du franc suisse, varie actuellement entre 9 % et 12 %. Dans l’hypothèse d’un taux de 12 %, le surcoût total pour la collectivité est de 13,332 millions d’euros par rapport à un taux fixe de 3 %, et de 16,733 millions d’euros par rapport au taux légal de 0,04 %. Le fait que l’étude d’impact n’ait pas évoqué ce cas de figure montre la partialité et la déloyauté du gouvernement entièrement acquis à la cause des banques.

Le nouveau projet de loi du gouvernement nous paraît tout aussi anticonstitutionnel que le précédent en ce qu’il contrevient aux droits de la défense et n’apporte pas la preuve de risques constituant des motifs d’intérêt général pouvant justifier le recours à des mesures de validation législative. En effet, la Conseil Constitutionnel considère que la seule considération d’un intérêt financier ne constitue pas un motif d’intérêt général autorisant le législateur à faire obstacle à une décision de justice déjà intervenue et, le cas échéant, d’autres à intervenir. Si, comme le soulignait le député Charles de Courson lors de la discussion des amendements de l’article 60, « le rôle du législateur n’est pas de blanchir des banques ayant commis une faute »[9], à plus forte raison le rôle du Conseil Constitutionnel ne doit pas être de donner un blanc-seing au législateur lorsqu’il méconnaît l’intérêt général dans le seul but d’exonérer les banques et de s’exonérer lui-même, sachant que la SFIL et la CAFFIL tireraient bénéfice du projet de loi.

L’entêtement des pouvoirs publics à exonérer les banques de leurs responsabilités et à faire supporter la charge des emprunts toxiques par les collectivités et les contribuables ne donne que plus de raison d’être et de légitimité à l’action citoyenne pour obliger les banques à supporter l’intégralité des surcoûts liés aux emprunts toxiques. Après avoir mené un premier travail d’audit de la dette locale et d’information auprès de la population, des citoyens réunis en collectifs se préparent à passer à une nouvelle étape consistant à attaquer les banques en justice dans le cadre d’une action rarement utilisée, connue sous le nom d’ « autorisation de plaider », qui permet à des citoyens d’agir en justice à la place d’élus défaillants[10]. La question de l’annulation de la dette illégale et illégitime est donc plus que jamais d’actualité aujourd’hui en France.

 

 


[1]Patrick Saurin est porte-parole de Sud BPCE, membre du CADTM et du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique. Il est l’auteur du livre Les prêts toxiques une affaire d’État. Comment les banques financent les collectivités locales, Demopolis & CADTM, Paris, 2013.  

[2] http://cadtm.org/L-article-60-du-projet-de-loi-de http://cadtm.org/L-article-60-du-projet-de-loi-de

[3] http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2013-685-dc/decision-n-2013-685-dc-du-29-decembre-2013.139024.html

[4] http://www.senat.fr/leg/pjl13-481.html

[5] Sur ces 17 milliards d’euros, l’étude évalue à 10,6 milliards d’euros le risque direct représenté par la substitution du taux légal au taux d’intérêt contractuel et par le débouclage des instruments de couverture souscrits par la banque. Le risque financier indirect correspondant au surcoût occasionné par la mise en extinction de la SFIL est estimé à 7 milliards d’euros.

[6] Après le démantèlement de Dexia décidé fin 2012, le gouvernement français a décidé de créer en janvier 2013 la Société de Financement local (SFIL), une société anonyme à conseil d’administration agréée en qualité d’établissement de crédit par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP). La SFIL une structure à 100 % publique puisque son capital est détenu à 75 % par l'Etat, à 20 % par la CDC et à 5 % par la Banque Postale. Elle a hérité d'un portefeuille de 90 milliards d'euros de prêts déjà consentis à des collectivités dont 8,5 milliards d’euros d’encours toxique. Il s’agit du portefeuille de prêts de DEXMA (Dexia Municipal Agency) racheté pour l’euro symbolique.

[7] Selon le Rapport n° 4030 Emprunts toxiques du secteur local : d’une responsabilité partagée à une solution mutualisée, Dexia possédait 67,61 % des 43,96 milliards d’encours d’emprunts structurés au secteur local au troisième trimestre 2008 (p. 37 du rapport). Si l’on considère que le coût du risque détenu par la SFIL avec les encours de Dexia représente ce même pourcentage du risque total, on peut estimer ce dernier à un montant légèrement supérieur à 25 milliards d’euros.

[8] Le conseil des ministres du 23 avril a annoncé la mise en place d’un dispositif de soutien aux hôpitaux publics que le gouvernement avait exclu du fonds de soutien

[9] Conseil Constitutionnel, Décision N° 2013-685 DC. Loi de finances pour 2014. Dossier documentaire complémentaire. Article, consolidation et travaux parlementaires, Historique article 92 (ex 60 quinquies), p. 26.

[10] La marche à suivre pour exercer cette procédure est disponible grâce au lien : http://cadtm.org/IMG/pdf/Note_sur_les_prets_toxiques.pdf

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/edition/lagora-des-caisses-d-epargne-des-banques-populaires-et-de-natixis

 

 

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 16:30

 

Source : www.mediapart.fr

 

Rémunérations : le double langage du patronat

|  Par martine orange

 

 

 

Tandis que le patronat tient le discours de l’austérité et évoque la suppression du Smic, Pierre Gattaz, président du Medef, et Denis Kessler, tête pensante du patronat, augmentent leurs rémunérations. Comment nouer un pacte de responsabilité dans de telles circonstances, s’interroge le PS. Les patrons du Cac 40 sont prêts à toutes les réformes sauf à renoncer à leurs salaires.

Le symbole est désastreux pour le gouvernement. Au moment où il se débat avec sa majorité pour faire adopter son plan de 50 milliards d’économies et l’augmentation du crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), des patrons viennent apporter la démonstration des soupçons que nourrit une partie de la majorité : que le patronat n’est pas prêt à jouer le jeu du pacte de responsabilité.

Et pas n’importe quels patrons : Pierre Gattaz et Denis Kessler ! Le premier est président du Medef, le second ancien vice-président de l’organisation patronale et une des références du monde patronal. Il est l’homme qui préconisait en 2007 de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance.

 

François Hollande et Pierre GattazFrançois Hollande et Pierre Gattaz © Reuters

Depuis des semaines, ces deux figures du monde patronal multiplient les critiques à l’égard du gouvernement, estimant que les 50 milliards d’économies sont tout à fait insuffisants, qu’il faut aller plus loin dans les remises en cause. Le premier prône la modération salariale. Le second plaide pour le renoncement aux 35 heures, la fin des régimes spéciaux de retraite, le durcissement des conditions de l’assurance chômage. Et tous les deux laissent planer en filigrane le démantèlement du Smic. Une rigueur et une modération qui ne sont manifestement que pour les autres.

Lundi, Le Canard enchaîné révélait que Pierre Gattaz, en tant que PDG de l’entreprise Radiall, s’était accordé une hausse de 29 % de sa rémunération pour la porter à 426 000 euros. Le lendemain, Denis Kessler, comme PDG du groupe de réassurance Scor, se faisait voter une augmentation de 28 % de la part variable de son salaire à 1,3 million d’euros, sa rémunération totale dépassant les 5 millions d’euros, stock-options et actions de préférence comprises.  

« Ce double discours n’est pas responsable. C’est Pierre Gattaz lui-même, qui a incité à la modération dans le monde patronal. Et il fait exactement le contraire. Il ne respecte pas ses engagements. Symboliquement, c‘est désastreux. La confiance, cela se crée », commente Juliette Méadel, secrétaire nationale PS à la politique industrielle et auteure d’un rapport sur les aides publiques aux entreprises, en écho aux propos très critiques de François Hollande sur le sujet sur BMFTV.

Avec trois autres secrétaires nationaux du PS, elle est signataire d’un communiqué incendiaire sur le comportement de Pierre Gattaz et Denis Kessler (lire ici). « À un moment où tout le monde se serre la ceinture, tout cela n’est pas tolérable. Quelle est la marge de manœuvre du gouvernement ? Il faut réfléchir à la traduction des engagements dans le pacte de responsabilité », assure-t-elle.

Les doutes émis par des députés socialistes, la gauche, des syndicalistes, des économistes, sur la politique d’allégement en faveur des entreprises et du CICE risquent de reprendre. L’attitude d’un Pierre Gattaz et d’un Denis Kessler n’est-elle pas le préambule de ce qui risque de se passer par la suite ? Les 30 milliards d’euros supplémentaires – qui viennent s’ajouter à quelque 175 milliards d’euros d’allégements et niches fiscales existants – accordés aux entreprises, ne vont-ils pas servir à améliorer les dividendes et les rémunérations des dirigeants plutôt qu’à l’investissement et à l’emploi ? Tout cet argent ne va-t-il pas être dépensé en pure perte ?

À voir comment se comportent les dirigeants des grands groupes, ces questions ne peuvent que resurgir. En mai 2013, Pierre Moscovici, alors ministre des finances, avait enterré sans autre forme de procès le projet d’encadrement des rémunérations abusives des dirigeants patronaux. Un projet qui figurait, pourtant, dans les promesses présidentielles de François Hollande. « Il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises. J’ai choisi d’agir dans le dialogue. Dans cet esprit, j’ai rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Afep, Pierre Pringuet, qui se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance. Ils m’ont assuré qu’ils étaient prêts à des avancées importantes, notamment en recommandant le "Say on Pay", qui permettra à l’assemblée des actionnaires de se prononcer sur la rémunération des dirigeants », avait-il annoncé abruptement.

Dès novembre, les deux organisations patronales ont élaboré un nouveau code, recommandant de soumettre les rémunérations des dirigeants aux votes des actionnaires. Mais il ne faut pas se tromper sur le sens de cette mesure : il s’agit, dans un esprit libéral, de permettre aux actionnaires de contrôler si les intérêts des dirigeants sont bien alignés sur ceux des actionnaires. De plus, les recommandations faites par le code Afep-Medef sont très compréhensives. Elles conseillent une transparence sur toutes les composantes des rémunérations – part fixe, part variable, stock-options, actions de performance, retraite chapeau, conventions réglementées – mais si le groupe omet certains détails, il n’y a aucune sanction.

Surtout, les actionnaires peuvent se prononcer sur la rémunération des dirigeants, mais leur vote n’est que consultatif, à la différence de ce qui se pratique en Suisse ou en Grande-Bretagne. En d’autres termes, qu’ils approuvent ou s’opposent aux rémunérations versées aux dirigeants des groupes, cela ne change rien.  Les dirigeants touchent les montants prévus. Au mieux, les votes peuvent servir à influencer les politiques futures de rémunération.

Ce nouveau dispositif du « Say on Pay » est en train d’être inauguré lors des assemblées générales des groupes qui se tiennent actuellement. Premier constat : plus cela change, plus c’est pareil. La transparence et le vote indicatif, qui étaient censés apporter plus de contrôle et de modération, n’ont modifié en rien les comportements des dirigeants. Il y a toujours les mêmes excès, les mêmes débordements, les mêmes augmentations parfois sans rapport avec les performances des entreprises. Pis, accuse Colette Neuville, présidente de l’association des actionnaires minoritaires (Adam), « la transparence qui devrait être un outil de modération et de contrôle, conduit à un dévoiement du système. Tout le monde s’aligne par le haut, en se justifiant par des comparaisons. Puisque le concurrent est payé à ce niveau, il n’y a pas de raison de ne pas s'aligner sur lui. » Il le vaut bien donc je le vaux bien.

183 millions de dividendes pour Arnaud Lagardère

Chaque année est marquée par un cas stupéfiant. L’an dernier, Maurice Lévy, PDG de Publicis, défrayait la chronique en se faisant verser 16 millions d’euros de rémunérations, dont une partie liée à des salaires différés. Cette année, le président de Publicis se montre plus « raisonnable » : il se contente de 4,5 millions d’euros. Ce qui le place, en dépit de tout, en tête des rémunérations du Cac 40, alors que sa fusion avec l’américain Omnicom est en train de capoter : le montage d’évasion fiscale entre Pays-Bas et Grande-Bretagne se heurte à l’agrément des différentes autorités fiscales.

Mais Arnaud Lagardère a pris le relais dans l’outrance : sa rémunération dépasse les 16 millions d’euros. Son salaire de 2,4 millions d’euros a augmenté en raison d’une hausse de 15 % de son bonus porté à 1,6 million d’euros. Un dividende statutaire correspondant à 1 % du bénéfice est aussi versé aux dirigeants de la société en commandite. L’an dernier, il était de 0,9 million, cette année, il s’élève à 13 millions d’euros. Une grande partie de cette somme revient à Arnaud Lagardère.

« Trop, c’est trop », s’est indigné le cabinet Proxinvest, qui conseille un certain nombre de fonds et de grands investisseurs. Celui-ci a recommandé aux actionnaires de voter contre la rémunération exorbitante d’Arnaud Lagardère. Car il faut aussi compter les dividendes. Actionnaire du groupe à hauteur de 9,3 %, Arnaud Lagardère va toucher les dividendes, soit 16,3 millions d’euros. Mais le groupe, profitant de la cession de sa participation dans EADS, puis de la vente des 20 % qu’il détenait dans Canal+, a aussi multiplié la distribution de dividendes exceptionnels. Ces distributions ont permis à Arnaud Lagardère d’empocher 183 millions d’euros au cours des deux dernières années. De quoi rembourser ses emprunts. Le dirigeant du groupe s’était en effet considérablement endetté en 2007-2008 pour augmenter sa participation dans le groupe.

« La réduction de votre dette personnelle est-elle devenue l’objet social du groupe ? » a demandé un petit actionnaire lors de l’assemblée générale. Cela n’a pas empêché les actionnaires d’approuver massivement la rémunération du dirigeant, par 94 % des suffrages. Par rapport aux 99 % des votes recueillis sur les autres résolutions, cela est, paraît-il, presque un désaveu.

La contestation sur les rémunérations patronales ne règne guère dans les rangs d’actionnaires. Carlos Ghosn, le PDG de Renault, est l'un des dirigeants qui a obtenu le plus mauvais score jusqu’à présent. Seuls 64,3 % des votants ont approuvé son salaire de 2,6 millions d’euros, stable par rapport 2013. Mais il perçoit par ailleurs 8,8 millions d’euros au titre de sa présidence chez le japonais Nissan.

À entendre le monde patronal, ce ne sont que quelques contre-exemples qui portent ombrage à l’ensemble. « Les salaires des patrons du Cac 40 reculent pour la troisième année d’affilée » titraient les Échos, lundi. Selon ses calculs, la rémunération moyenne des grands patrons est de 2,25 millions d’euros. Mais tout cela n’est qu’une moyenne qui n'inclut pas de surcroît les stock-options, les actions gratuites et autres actions de performance qui alimentent l’ordinaire salarial des dirigeants depuis des années.

Alors que les groupes qu’ils dirigent sont confrontés à des difficultés parfois importantes, certains dirigeants ont désormais le réflexe de renoncer à tout ou partie de leur rémunération variable. C’est le cas de Martin Bouygues, qui a exclu tout salaire variable, après l’année noire qu’a connue son groupe dans les télécoms.. Les PDG de Danone, de Lafarge, d’Orange, de Pernod-Ricard, d’Accor, ont réduit aussi leur rémunération variable, compte tenu des chiffres décevants de leur groupe. C’est bien le moins. Difficile d’inscrire 15 milliards d’euros de dépréciation d’actifs, comme dans le cas de GDF-Suez, et de s’augmenter en même temps. 

Mais les mauvais résultats et les déboires n’empêchent pas les récompenses. Michel Combres, directeur général d’Alcatel-Lucent, a vu sa rémunération augmenter de 26,36 % à 1,5 million d’euros. 2013 a pourtant été une nouvelle année catastrophique pour le groupe d’équipements téléphoniques, marquée par des milliers d’emplois supprimés, des sites fermés, des résultats en berne. Patrick Kron, PDG d’Alstom, a, lui, bénéficié d’une augmentation de plus de 11 % en 2013, portant son salaire à 2,55 millions d’euros. Le groupe a annoncé un résultat en baisse de 28 % à 556 millions d’euros.

Une mention spéciale doit être attribuée aux dirigeants bancaires. Pour eux, la crise est bien terminée. Jean-Laurent Bonafé, directeur général de BNP Paribas, se classe dans les toutes premières rémunérations du Cac 40 avec 3,4 millions d’euros. En un an, son salaire a augmenté de 20 %. Frédéric Oudéa, de la Société générale, le suit de quelques places avec une rémunération de 2,7 millions d’euros en hausse de 8,5 % sur un an. Jean-Paul Chifflet, directeur général du Crédit agricole, fait presque pâle figure à côté : son salaire s’est élevé à 1,9 million en 2013. Il a, toutefois, doublé en un an. François Pérol, PDG de la BPCE, commence lui aussi à sortir « du carcan » du monde mutualiste. Son salaire total a été de 1,4 million en 2013, en hausse de plus de 27 % par rapport à l’année précédente.

Les dirigeants des grandes banques françaises ont su, cependant, se montrer « solidaires » à l’égard de certains de leurs salariés. Alors que l’Europe a adopté de nouvelles réglementations pour limiter les bonus des traders et autres gérants de fortune, les grands établissements bancaires ont décidé d’avoir leur propre lecture des textes. Ils ont exclu toute une partie de leur personnel, qui normalement aurait dû être concerné par les mesures d’encadrement des bonus. Selon eux, travailler dans la banque d’investissement n’est pas une condition suffisante pour relever de cette réglementation.

Résultat ? Les salariés concernés ont été divisés par neuf chez BNP Paribas. De 3 250 en 2012, ils sont passés à 357. À la Société générale, le nombre a été divisé par huit (360 contre 2 900 en 2012), par quatre au Crédit agricole (308 contre 1 200), par trois chez Natixis (218 contre 721). Il faut savoir rester compétitif et attirer les talents.

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 20:09

 

Source : zad.nadir.org

 

Infos du 5 au 11 mai

lundi 5 mai 2014, par zadist

 

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel et vous pouvez écouter les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone n’hésitez pas à nous contacter en appelant le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01


Vendredi 9 mai

- Des nouvelles de la lutte : un toit pour tou-te-s à Nantes

Ce vendredi 09/05/14 Rassemblement à 17h00 place Royale à Nantes

l y a eu une réunion jeudi soir 08/05/14 du collectif de lutte des expulsés du radisson tout c’est très passé, les copines et copains précaires du squat

ont besoin en URGENCE :
- De nourritures
- De l’eau
- De matériels (Couvertures,Lampes Torche,Réchaud à Gaz,Matelas,etc.. )

Svp, merci apportez tout ce que vous pouvez,merci a :

L’association le Gasprom
24,rue Fouré
44000 Nantes

Et nous leurs donnerons.!

Jeudi 8 mai

Des nouvelles de la lutte un toit pout tou-te-s à Nantes

Petit point sur le mouvement de lutte qui fait suite à l’expulsion des habitants du radisson :

La manifestation de jeudi après midi à rassemblé entre 200 et 300 personnes. La mobilisation prend de l’ampleur.

Les anciens habitants du Radisson avaient auparavant refusé collectivement et solidairement des propositions d’hébergement par la préfecture, jugées trop précaires (hébergement de courte durée, remise à la rue probable pour une grande majorité lors de l’évaluation sociale qui devait suivre).

Le secours catholique avait proposé une salle pour 30 personnes pour passer les deux prochaines nuits (mercredi 7 et jeudi 8) suite à la demande de l’évêché de quitter l’église saint Nicolas. Finalement, face aux nombre important de personnes en besoin d’hébergement (environ 60 ce soir), celles ci ont décidé pour ne pas se diviser de ne pas profiter de cette salle. Une solution "précaire" de repli a été trouvé pour cette nuit.

La lutte s’organise pour le moment principalement dans les locaux du Gasprom. Les migrants sont très impliqués dans les décisions les concernant, mais une présence plus importante de soutien parait nécessaire car certains militants "associatifs" s’épuisent déjà, et on a peine le temps de communiquer sur ce qui se passe.

Un rdv a été fixé à 10h30 ce jeudi au Gasprom pour discuter des suites, et à 17h place royale pour une nouvelle manifestation (qui sera sans doute reconduite les prochains jours).

Dans la lutte contre l’aéroport

Appel à participer à la création de la pelote de chiffons rouges sur le parcours landes art cet été à Notre Dame des Landes. L’atelier couture de la ferme met à disposition du tissu rouge pour ceux de passage qui voudraient participer, et reccueille aussi vos chiffons (déjà prèts)

Mercredi 7 mai

- Les naturalistes en lutte ont envoyé un message prevenant de leur venue cette semaine sur la zad. Il s’agit de pêche pour inventorier les espèces piscicoles. Donc ne vous étonnez pas s’il y a des binômes en bote à farfouiller dans les ruisseaux.

La fédération de pêche participe activement à cette étude et a d’ailleurs donné un avis défavorable au dossier lois sur l’eau déposé par AGO. Donc une ou deux voitures de la fédé accompagnées de techniciens seront présents sur site aujourd’hui, pas de panique c’est normal !

- Le squat du Radisson a Nantes a été expulsée mardi matin de manière brutale, deux blesséEs sérieux à coup de matraque, (non pas que ce soit mieux si c’était fait "en douceur" hein ! Une expulsion ça reste une expulsion) par les petits soldats du capital. Apparemment, la multinationale orange veut installer des antennes sur le toit. Une centaine de personnes sont à la rue.. Il y aurait une occupation de l’église Saint-Nicolas à Nantes, pour y reloger les sans-papiers qui ont été expulsés par la police ce mardi matin.

Vous pouvez venir donner un coup de main.

RV le plus massif possible aujourd’hui, mercredi, 17h place Royale

- On nous envoie le Compte rendu de la réu inter-comités qui a eu lieu à Rouen le 3 mai et qui lance la proposition "Prendre place" ! Pour en savoir +

- Dans la lutte contre l’aéroport et les GPII : Un article sur la délégation qui part en roumanie ici

Lundi 5 mai

Sur la zad

Des nouvelles du hangar des rosier L’huissier est passé ce samedi ! Des menaces de poursuites judiciaires ont étés faites par des gendarmes (sous le prétexte d’infraction au code de l’urbanisme). Affaire à suivre !

Documents joints

 

Source : zad.nadir.org

 

 

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    sur le terrain de Caveirac

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et venez partager ce lieu avec nous !



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