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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 21:06

 

 

Source : zad.nadir.org

 

 

Infos du 12 au 18 mai

mardi 13 mai 2014, par zadist

 

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les 2-3jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel et vous pouvez écouter les nouvelles transmises par radio klaxon en streaming.

Si vous voyez des mouvements de police ano rmaux autour de la zone n’hésitez pas à nous contacter en appelant le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01


Samedi 17 Mai

- ZAD du Testet : Hier,expulsion massive de la vallée, destruction des lieux de vie. 42 voitures de gendarmerie, 20 fourgons de CRS, un hélicoptère, une pelleteuse et trois camions, un huissier, du personnel de la bourgeoisie PS du conseil général, la presse en règle avec leur papier. Au total, bien 350 personnes pour expulser. Face à cela, une cinquantaine de gens.

  • Un photo-reportage de l’expulsion nous a été envoyé par un camarade :
    PDF - 128 ko

- Manif en soutien blessé.e.s et inculpé.e.s à Nantes : Merci au millier de personnes qui ont parcourus le trajet bloqué lors de la manif’ du 22 février pour montrer notre soutien et notre solidarité avec les camarades blessé.e.s et inculpé.e.s et emprisonné.e.s. ( un article taquin ici-> Succès de la manif anti-répression policière ce samedi après-midi 17 mai 2014 à Nantes. )

Vendredi 16 Mai

- URGENT : ZAD du testet, Arrivée massive de condés sur la zone ce matin. Besoin de monde. Faire tourner

  • Appel a se rendre sur place pour celles et ceux qui peuvent.
  • A 11h, la Metayerie et la Bouille expulsées, 4 zadistes en GAV pour outrage, les autres retranché.e.s dans un autre lieu entouré par les flics !

Jeudi 15 Mai

- Pas de grande nouvelle du jour sur la ZAD, mais alors de par le monde, il se passe vraiment des trucs dingues : 3 kangourous vont à la banque la réunion TAFTA à Bruxelles le 15 Mai il y aura sûrement plus d’infos bientôt.

Comme quoi ce s’rait dommage de n’entendre que ce qu’il se passe chez nous ! ( par exemple, que les patates collectives sont en train d’être plantées....)

- Solidarité avec les zapatistes attaqué-e-s, blessée-s, assassiné-e-s ces derniers jours ! ici, un appel à manif dimanche à Paris, et à lettre de solidarité collective.

- Zad du Testet : uneexpulsion serait prévue demain vendredi 16 mai : appel à y aller dés 6h du matin

Mardi 13 Mai

ZAD


- Tous les recueils du Journal Intime Collectif de la ZAD sont maintenant accessibles sur la page :

Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles sessions sur la ZAD ou ailleurs

- 22 V’là les bleus - Extrait

Retour sur les violences policières du 22 février 2014 à Nantes.

Au moins trois yeux perdus, des dixaines de blessé-e-s, l’attaque de plusieurs journalistes, et des médias qui aboient que les violences sont venues des manifestant-e-s, au moins 1000 "professionnels de la guerilla" selon le préfet de Loire Atlentique.

Mise en ligne intégrale le 17 Mai 2014 - jour de la manif pour dénoncer les répressions de plus en plus violentes des féroces de l’ordre... #NDDL #NoTav #NoMuos etc http://zad.nadir.org/spip.php?article2406

RDV le 17 à 15h devant la préfecture de Nantes

Et ailleurs, aussi des manifs contre les violences policières et la répression : le 16 mai à Guingamps, le 17 mai à Rochefortet Toulouse,

- Déclaration finale : 4° forum international contre les GPII (Grands Projets Inutiles Imposés) Pour un monde different !

- Et encore un coup de la clca : https://nantes.indymedia.org/articles/29448 Commentaire vous éclairci mieux la situation. L’article d’origine viens du blog de la clca. précisions sur le clca déjà publié

- La vie continue à St Jean du Tertre ! (j’espère pour les cochons aussi <_<*)

Ailleurs

- Manif No Tav, Rennes 24 mai.

quelques infos sur la répression du mouvement No Tav à lire ici

Documents joints

 

Source : zad.nadir.org

 

 

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:55

 

CADTM

 

Source : cadtm.org

 

Série : Les banques et la doctrine « trop grandes pour être condamnées » (Partie 7)

De grandes banques organisent massivement l’évasion fiscale à l’échelle internationale

11 mai par Eric Toussaint

 


Nouvel exemple de « Too Big to Jail »:L’évasion et la fraude fiscales internationales organisées par la principale banque suisse UBS.

UBS (Union des Banques Suisses) qui a dû être sauvée de la faillite en octobre 2008 par une injection massive d’argent public en Suisse est impliquée dans le scandale du Libor, dans celui de la manipulation du marché des changes (UBS fait l’objet d’une enquête approfondie de la part des autorités tant aux États-Unis, qu’au R-U, à Hong Kong et en Suisse) et dans les ventes abusives de produits hypothécaires structurés aux États-Unis. UBS, tout comme HSBC et le Crédit Suisse |1| notamment, s’est aussi spécialisée dans l’organisation à une échelle systémique de l’évasion fiscale des grandes fortunes des États-Unis, d’Europe et d’ailleurs |2|.

« Environ 120 chargés d’affaires suisses seraient présents clandestinement en France pour démarcher les grosses fortunes hexagonales, ce qui est rigoureusement interdit par la loi mais réalisé, d’après Antoine Peillon, en toute connaissance de cause par la maison mère en Suisse. Chaque commercial est muni d’un document, le manuel du Private Banking, ’ véritable guide en évasion fiscale ’ » |3|. Le témoignage d’un ancien employé d’UBS, publié en janvier 2014, vient renforcer les accusations lancées par Antoine Peillon. « Le témoignage d’un ancien employé suisse de la banque, déposé auprès de la justice et recueilli par Le Parisien-Aujourd’hui en France (édition du mardi 21 janvier), montre que la plus grande des banques helvètes, qui fait depuis 2012 l’objet d’une enquête judiciaire en France, aurait institué un système bien rodé pour inciter les Français à frauder le fisc. Guillaume Daïeff et Serge Tournaire, les juges financiers parisiens en charge du dossier, soupçonnent l’Union des banques suisses (UBS) d’avoir mis en place un vaste système de démarchage illicite de clients français, les incitant à ouvrir des comptes non déclarés en Suisse dans les années 2000. » |4|.

Quelques semaines plus tard, en février 2014, paraissait sous forme de livre un autre témoignage à charge d’UBS, il est le fait d’une ancienne employée d’UBS en France chargée d’organiser des activités mondaines pour rabattre des clients. ’Il s’agissait de mettre en relation des chargés d’affaires d’UBS avec leurs futurs clients, de préférence les plus riches, ceux à 50 millions €. Comme vous ne séduisez pas un millionnaire avec un simple café, les événements devaient être prestigieux. Tournoi de golf, régate en voilier, soirée à l’opéra suivie d’un dîner chez un grand chef... rien n’était trop beau pour attirer ces fortunes.(...) À chaque événement, les chargés d’affaires suisses étaient présents en très grand nombre. Venus de Lausanne, Bâle, Genève, Zurich, ils avaient pour mission de convaincre les cibles, présélectionnées par nos soins, de déposer leur fortune chez eux. Chaque année, à la demande du siège de Zurich, nous faisions le bilan : combien de nouveaux clients ? Combien d’argent frais ? La règle d’or, c’était qu’un événement devait être rentable.’ |5| Vu le scandale produit par de multiples révélations et la procédure judiciaire engagée en France, UBS a interdit, à partir d’avril 2014, à une partie de ses gestionnaires de fortune de se rendre en France |6|.

Alors que la justice française est lente et timide, que rien ne se passe en Belgique (pourtant UBS y a réalisé le même type d’opérations frauduleuses qu’en France et ailleurs), UBS est sur le point d’arriver à un accord avec les autorités allemandes. En fait, UBS négocie avec la justice allemande le montant de l’amende qui lui sera infligée pour avoir aidé des contribuables à échapper au fisc. Il est question d’une amende de 200 millions d’euros qui lui permettra d’échapper à une condamnation |7|. UBS est accusée d’avoir aidé ses clients allemands à dissimuler leurs fortunes via des fondations et des trusts au Liechtenstein. Selon le parquet de Bochum qui a mené l’enquête et dirigé plusieurs descentes contre des filiales d’UBS en Allemagne, les fonds en question atteignent environ 20 milliards €. Si l’amende s’élève effectivement à 200 millions €, cela signifiera qu’UBS s’en tire en payant l’équivalent de 1 % des montants fraudés. UBS est la troisième banque suisse mise à l’amende par les autorités allemandes. La banque Julius Bär et le Crédit Suisse ont payé respectivement 50 millions € et 149 millions €. Comme pour les autres exemples, UBS évite jusqu’ici toute véritable condamnation. Elle doit juste faire face à des scandales qui ternissent son image et à des amendes, somme toute, tout à fait mineures. Elle doit également modifier sa stratégie financière mais elle poursuit sa route sans que ses principaux dirigeants aient été inquiétés et sans être menacée dans sa liberté d’exercer son activité bancaire.

Ce qui s’est passé aux États-Unis avec UBS confirme la doctrine « Too Big to Jail ». L’affaire remonte à 2008 quand les autorités des États-Unis entament une instruction contre UBS accusée d’organiser un réseau d’évasion fiscale. UBS gérait la fortune d’environ 5 000 citoyens nord-américains en leur évitant de payer des impôts aux États-Unis. Leur fortune était placée en Suisse (après avoir transité dans certains cas par d’autres paradis fiscaux pour brouiller les traces). Pour mener leur investigation, les autorités étatsuniennes ont bénéficié des informations que leur a communiquées, en 2007, Bradley Birkenfeld un ancien responsable d’UBS spécialisé dans l’évasion fiscale.

Bradley Birkenfeld, lanceur d’alerte ou simple délateur ?

Bradley Birkenfeld est de nationalité étatsunienne, il a commencé à travailler dans le secteur bancaire en 1991 dans une banque de Boston, la State Street (13e banque aux États-Unis) |8|. Il a pris contact avec le FBI en 1994 pour dénoncer les pratiques illégales de la banque qu’il quitte ensuite sans que celle-ci ait fait l’objet de poursuites judiciaires. En 1996, il est engagé aux États-Unis comme gestionnaire de fortune par le Crédit Suisse (2e banque suisse), puis en 1998, il passe chez Barclays (2e banque britannique). En 2001, il rejoint UBS en y amenant de riches clients. Il s’établit à Genève d’où il participe à l’organisation du réseau d’évasion fiscale qui concerne les États-Unis. Il fait cela sous la responsabilité de Raoul Weil, un des patrons d’UBS. Il quitte la banque en 2005 après avoir, dit-il, pris conscience de la gravité des activités auxquelles il était activement mêlé. À noter que ce qu’il faisait pour UBS n’avait rien d’illégal au regard des lois de la Suisse. En 2007, il décide de contacter le Ministère de la Justice des États-Unis afin de dénoncer les activités illégales d’UBS et de profiter d’une loi qui, depuis 2006, protège et récompense ceux et celles qui dénoncent au fisc une fraude |9|. Un bureau des lanceurs d’alerte (IRS Whistleblower Office) a en effet été créé au sein de l’administration chargée de la collecte des impôts (l’Internal Revenue Service, IRS). La page d’accueil du site officiel commence par ces deux phrases : « Le bureau des lanceurs d’alerte de l’IRS rémunère ceux qui lancent l’alerte à l’encontre des personnes qui ne paient les impôts tels qu’ils sont dus |10|. Si le bureau des lanceurs d’alerte fait usage de l’information fournie par le lanceur d’alerte, il peut octroyer à celui-ci jusqu’à 30 % des taxes additionnelles, des amendes ou d’autres montants qu’il collecte » |11|. Les informations qu’il communique à l’IRS et au ministère de la justice permettent à ces deux organismes de monter un dossier en béton contre UBS. La gravité des activités d’UBS au regard de la loi des États-Unis est telle qu’il était nécessaire de retirer la licence bancaire à cette banque mais, comme cela se passera un peu plus tard avec HSBC et d’autres grandes banques, les autorités de Washington se contenteront d’exiger le paiement d’une amende (780 millions $ en février 2009 auxquels s’ajoutent 200 millions $ un peu plus tard). Les États-Unis obtiennent également que la banque leur communique une liste de 4 450 noms de citoyens des États-Unis qui ont planqué leur fortune en Suisse par l’entremise d’UBS. Pour y arriver, Washington a, à certains moments, employé d’importants moyens de pression : la menace de retirer la licence de la banque et l’arrestation momentanée de certains dirigeants de la banque, tel Raoul Weil qui comparaît en procès en 2014 |12|.

Entretemps, Bradley Birkenfeld, lanceur d’alerte, a d’abord payé cher sa collaboration avec les autorités des États-Unis : il est arrêté en mai 2008 puis traduit en justice. En août 2009, il est condamné à 40 mois de prison ferme pour sa participation aux activités illégales d’UBS. À noter qu’au cours de son réquisitoire contre B. Birkenfeld, le procureur a reconnu que sans la collaboration de Bradley Birkenfeld le ministère de la justice et l’IRS n’auraient pas été en mesure de réunir toutes les informations qui ont permis de coincer UBS. B. Birkenfeld commence à purger sa peine en janvier 2010. De sa prison, Bradley Birkenfeld a fait appel au président Barack Obama, il a également introduit une requête en révision de son procès auprès du procureur général Eric Holding et a fini par pouvoir sortir de prison après 31 mois, début août 2012. Ce que la presse internationale a surtout retenu, c’est ce qui est arrivé à Bradley Birkenfeld après sa sortie de prison à savoir que l’IRS lui a finalement versé une somme de 104 millions $ comme récompense pour la dénonciation des activités illégales d’UBS. L’IRS, en effet, a finalement considéré que Bradley Birkenfeld avait droit à un certain pourcentage des taxes et amendes qui ont pu être collectées auprès des personnes fortunées identifiées grâce à la dénonciation |13|.

Il n’est pas possible ici d’entrer dans l’analyse des motivations exactes de Bradley Birkenfeld, est-ce un chevalier blanc, un lanceur d’alerte ou un simple délateur et chasseur de prime ? Ce qui est important, c’est de faire le constat suivant : la banque qui réalise de graves activités illégales ainsi que ceux qui la dirigent et planifient ses méfaits, bénéficient de l’impunité. La banque doit tout au plus payer des indulgences (pardon, une amende).

Ceux qui dénoncent les activités illégales de la banque le font à leurs risques et périls. Dans le cas d’UBS, du Crédit Suisse, de HSBC Suisse… ils sont condamnables (voir le cas d’Hervé Falciani dans l’affaire UBS Suisse) aux yeux de la loi suisse et les autorités suisses ne se sont pas privées d’avoir recours à la sévérité de la loi contre eux. Dans le cas des États-Unis, leur situation est plus complexe. Dans certains cas, ils peuvent obtenir une récompense mais risquent néanmoins la prison. Depuis l’affaire UBS/ Bradley Birkenfeld, il semble bien que les banquiers ont obtenu du gouvernement des États-Unis qu’il évite d’encourager financièrement des candidats lanceurs d’alerte. À suivre.

Conclusion

Il faut mettre fin au secret bancaire. Les banques doivent avoir l’obligation de communiquer toutes les informations sur leurs responsables, leurs différentes entités, leurs clients, les activités qu’elles exercent et les transactions qu’elles réalisent pour le compte de leurs clients et pour elles-mêmes. De même, les comptes des banques doivent également être lisibles et compréhensibles. La levée du secret bancaire doit devenir un impératif démocratique minimal pour tous les pays. Concrètement cela signifie que les banques doivent tenir à la disposition de l’administration fiscale :

  • une liste nominative des bénéficiaires d’intérêts, de dividendes, de plus-values et autres revenus financiers ;
  • les informations sur les ouvertures, les modifications et les fermetures de comptes bancaires en vue d’établir un répertoire national des comptes bancaires ;
  • toutes les entrées et sorties de capitaux avec l’identification du donneur d’ordre.

Il faut interdire aux banques de réaliser toute transaction avec un paradis fiscal. Le non respect de l’interdiction doit être assorti de sanctions très lourdes jusqu’au retrait de la licence bancaire et le paiement de lourdes amendes (une amende équivalente au montant de la transaction réalisée). Les autorités judiciaires et le ministère public doivent être incités à poursuivre de manière systématique les dirigeants de banque qui sont responsables de délits et de crimes financiers. Il faut retirer la licence bancaire aux institutions qui ne respectent pas les interdictions et se rendent coupables de malversations.

Parce que les capitalistes ont démontré à quel point ils étaient capables de commettre des délits et de prendre des risques (dont ils refusent d’assumer les conséquences) dans le seul but d’augmenter leurs profits, parce que leurs activités entraînent périodiquement un lourd coût pour la société, parce que la société que nous voulons construire doit être guidée par la recherche du bien commun, de la justice sociale et de la reconstitution d’une relation équilibrée entre les humains et les autres composantes de la nature, il faut socialiser le secteur bancaire. Comme le propose Frédéric Lordon, il s’agit de réaliser « une déprivatisation intégrale du secteur bancaire » |14|.

Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Partie 6
Partie 7

Notes

|1| Financial Times, “Crédit Suisse tax probe deepens », 16 avril 2014. Voir aussi : « Crédit Suisse may pay US$1.6b in tax probe », 6 mai 2014, http://www.stuff.co.nz/business/world/10014963/Credit-Suisse-may-pay-US-1-6b-in-tax-probe

|2| Voir notamment le précieux livre d’Antoine Peillon, Ces 600 milliards qui manquent à la France, Le Seuil, 2012, 187 pages. Voir la recension parue dans Alternatives économiques : « Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale », http://www.alternatives-economiques.fr/ces-600-milliards-qui-manquent-a-la-france—enquete-au-coeur-de-l-evasion-fiscale_fr_art_1143_58595.html Voir aussi : ’La grande évasion fiscale : un doc de Patrick Benquet (Nilaya Productions, 2013)’, consulté le 9 mai 2014, http://www.publicsenat.fr/La_grande_evasion_fiscale_documentaire_public_senat

|3| Alternatives économiques, « Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale », avril 2012, http://www.alternatives-economiques.fr/ces-600-milliards-qui-manquent-a-la-france—enquete-au-coeur-de-l-evasion-fiscale_fr_art_1143_58595.html

|4| Le Monde, ’Des conseillers d’UBS faisaient la mule entre la France et la Suisse’, 21 janvier 2014, http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/21/des-conseillers-d-ubs-faisaient-la-mule-en-transportant-eux-memes-ces-sommes-de-l-autre-cote-des-alpes_4351540_3234.html

|5| Extrait de l’interview publiée par Le Parisien, le 6 février 2014, http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-livre-qui-derange-les-banquiers-suisses-06-02-2014-3563661.php Voir le livre : Stéphanie Gibaud, La femme qui en savait vraiment trop, le Cherche-Midi, 221 pages, 17 €. Dans l’interview déjà citée, elle déclare : ’Dans le petit univers de la banque privée, je suis désormais blacklistée, les CV que j’envoie finissent systématiquement à la poubelle. Vis-à-vis d’UBS, j’ai lancé une procédure pour harcèlement devant les prud’hommes et j’attends de la justice pénale qu’elle établisse la vérité. Mon livre, je l’espère, permettra d’éclairer les juges sur certaines pratiques et m’aidera à me reconstruire.’

|6| Le Parisien, ’Évasion fiscale : la banque UBS interdit à ses employés d’aller en France’, 1 mai 2014, 
http://www.leparisien.fr/economie/evasion-fiscale-la-banque-ubs-interdit-a-ses-employes-d-aller-en-france-01-05-2014-3808011.php

|7| Tribune de Genève, « UBS négocie son amende avec le fisc allemand », 25 février 2014, http://www.tdg.ch/economie/ubs-negocie-amende-allemagne/story/26256689 Le titre de l’article est très significatif.

|8| Deux sources biographiques assez complètes : la biographie de Bradley Birkenfeld sur wikipedia (en anglais, celle en français est par contre lapidaire) : http://en.wikipedia.org/wiki/Bradley_Birkenfeld (consultée le 3 mars 2004) et David Voreacos, ’Banker Who Blew Whistle Over Tax Cheats Seeks Pardon’, Bloomberg, 24 juin 2010, http://www.bloomberg.com/news/2010-06-24/ubs-banker-who-blew-whistle-on-swiss-secrecy-over-tax-cheats-seeks-pardon.html

|9| Il prend également contact avec la sous-commission du Sénat qui s’occupe des délits des banques sous la présidence du sénateur Carl Levin et il y présente son témoignage en 2007. C’est la même sous-commission qui s’est occupée plus tard de l’affaire HSBC. Voir le site officiel de la sous-commission : http://www.hsgac.senate.gov/subcommittees/investigations

|10| Dans le cas présent, on devrait plutôt parler d’un bureau de délation.

|11| ’ IRS Whistleblower Office.’ Voir le site officiel de l’IRS : http://www.irs.gov/uac/Whistleblower-Informant-Award , site consulté le 3 mars 2014. “The IRS Whistleblower Office pays money to people who blow the whistle on persons who fail to pay the tax that they owe. If the IRS uses information provided by the whistleblower, it can award the whistleblower up to 30 percent of the additional tax, penalty and other amounts it collects.’

|12| Zachary Fagenson et Reuters, ’Ex-UBS bank executive pleads not guilty in tax fraud case’, 7 janvier 2014,
http://articles.chicagotribune.com/2014-01-07/business/sns-rt-us-ubs-tax-banker-20140106_1_bradley-birkenfeld-tax-fraud-conspiracy-u-s-clients

|13| Voir sur le site du quotidien genevois Le Temps, la copie de la décision du IRS Whistleblower Office : http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quotidien/2012/09/11/Economie/ImagesWeb/birkenfeld-determination-letter.pdf

|14| Frédéric Lordon, « L’effarante passivité de la « re-régulation financière » », in Changer d’économie, les économistes atterrés, Les liens qui libèrent, 2011, p. 242.

Éric Toussaint, docteur en sciences politiques, est porte-parole du réseau international CADTM et est membre du conseil scientifique d’ATTAC France. Il est auteur des livres Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Prochain livre : Bancocratie, Aden, 1er semestre 2014

 

 

Source : cadtm.org

 

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:37

 

 

Source : www.marianne.net


 

Infarctus du patron de Samsung

La bourse a parlé: «Achevez-le»!

Mardi 13 Mai 2014 à 13:00

 

Bruno Rieth

 

Lee Kun-Hee, 72 ans, président de l’empire Samsung et homme le plus riche de Corée du Sud, vient d’être hospitalisé suite à une crise cardiaque. Dans la guerre que mène le conglomérat contre Apple, cette nouvelle aurait pu détonner dans le petit monde de la finance. Mais c’était sans compter sur le cynisme du milieu qui, au lieu d’être pris de panique, semble au contraire s’enthousiasmer de cette situation.

 

Ahn Young-joon/AP/SIPA
Ahn Young-joon/AP/SIPA

«Avec des amis comme ça, on a pas besoin d’avoir d’ennemis ! » doit se dire, Lee Kun-Hee, patron de Samsung et première fortune de Corée du Sud selon Forbes, du fond de son lit d'hôpital. Victime d’un « infarctus du myocarde aigu » samedi, il a été hospitalisé au Samsung Medical Center de la capitale et opéré dimanche dans la matinée. On se souvient qu’au lendemain de l’annonce de la démission de Steve Jobs pour des raisons de santé, l’action Apple avait chuté de presque 5% sur les marchés américains. Ce qui d’ailleurs avait bénéficié à son principal concurrent… Samsung.

Sauf que dans le cas du septuagénaire coréen, ses problèmes de santé ont été accueillis avec un certain engouement par les investisseurs. En effet, le titre Samsung Electronic s’est envolé de 4 %, lundi, à la bourse de Séoul, ce qui représente la plus forte progression journalière depuis 10 mois. La raison est simple, mais ne manque de cynisme : « Les investisseurs espèrent une restructuration massive qui serait largement articulée autour de Samsung Electronics », a expliqué à l'AFP un analyste de Dongbu Securities. En clair et sans langue de bois : « Vivement que le vieux casse sa pipe pour qu’il passe enfin la main et qu’un plan social soit lancé dans la foulée ».


Le roi est mort, vive le roi

Le groupe Samsung, avec des revenus qui représentent presque un quart du PIB de la Corée du sud et 13 % des exportations et qui rassemble une centaine d’entreprises, pèse considérablement au niveau national. C’est d’ailleurs ce qui a permis à Lee Kun-Hee, d’échapper à la prison alors qu’il était inculpé d’abus de confiance et d’évasion fiscale en 2008. Soupçonné également de corruption d’hommes politiques à travers une caisse noir de 197 milliards de wons (environ 124 millions d’euros), accusations qui avaient entraîné la création d’une commission d’enquête parlementaire. Mais faute de preuve, la procédure avait été classée sans suite.

Obligé de quitter la présidence du conseil d’administration du groupe suite à cette affaire, il avait continué à régner grâce aux participations familiales. Car Samsung, c’est surtout une véritable dynastie monarchique. Fils de Lee Byung-Chul qui fonde l’entreprise en 1938, Lee Kun-Hee reprend les rênes après la démission de son père et diversifie les activités du groupe jusqu’à le hisser au plus haut. Durant son règne, il installe les membres de sa fratrie à des postes clés qui lui permettent, après sa démission en 2008, de garder la main sur l’ensemble du groupe. Notons que sa fille, jugée très compétente, aurait pu accéder au poste de suprême. Son seul défaut : être une fille. Après une décennie de conflits familiaux pour savoir qui sera le successeur, c’est finalement son fils, Lee Jay-Yong, vice-président du groupe Samsung Electronic, qui devrait reprendre le flambeau. Succession que les investisseurs attendent donc avec une grande impatience. Certains auraient même déjà entonné : « Le roi est mort, vive le roi ! »

 

 

Source : www.marianne.net

 

 

 

 

 

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:29

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Arrêt sur images 13/05/2014 à 10h30

Drahi, sa première BA pour la presse

Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

 

 

Donc, il s’appelle Drahi. Patrick Drahi. Propriétaire de Numéricable, il est à la tête de la 14e fortune française. Comme l’a révélé Mediapart, c’est lui qui a permis à Libé de passer le cap du mois d’avril, en prêtant en douce à l’actionnaire de référence en titre, Bruno Ledoux, les 4 millions nécessaires. Comme le disent les salariés de Libé, dans leur désormais culte chronique quotidienne, c’est lui l’investisseur masqué, dont le nom avait commencé à filtrer à la fin de la semaine dernière. Au moins, il n’est pas resté masqué très longtemps.

Ils sont étranges, ces milliardaires. Pourquoi le prospère Franco-Israélien investit-il quelques cacahuètes dans Libération ? Mystère. De ce que l’on connaît de sa biographie de roi du câblage, on peine à déduire une vision décoiffante de l’information, ou un désir inconscient de créer « le Flore du XXIe siècle ». Même par rapport à Israël, il s’est jusqu’ici davantage signalé par un rôle d’investisseur (il câble deux foyers israéliens sur trois) que par un soutien politique militant public. Bref, aucune vision perceptible de la presse dont jusqu’ici il s’est toujours prudemment tenu à l’écart.

« Entrer dans l’establishment »

Alors ? La première explication, celle qui revient sous la plume de mes confrères, c’est donc qu’il souhaite banalement « entrer dans l’establishment ». Ayant observé comment Niel, précisément, est passé dans la perception publique de rescapé des peep-shows à gourou du millénaire en rachetant Le Monde (avant L’Obs), Drahi aurait décidé de suivre l’exemple. A l’idée de se retrouver face à Niel et Bouygues quand il sera à la tête de SFR, il s’efforcerait de tenter de faire jeu égal dans la prochaine bataille d’oligarques des télécoms, en rachetant ce qui trainait sur la table à ce moment-là : Libé.

C’est assez surprenant : dans le pugilat pour le rachat de SFR, Drahi l’a précisément emporté contre Bouygues, alors qu’il avait tout l’establishment contre lui, Montebourg en tête.

Nouveaux sujets d’investigation

Actionnaire de Libé, surtout s’il s’avère qu’il y devient majoritaire, il va voir les projecteurs se tourner mécaniquement vers lui, son fonds d’investissement de droit luxembourgeois, sa holding personnelle à Guernesey, sa résidence à Genève, son goût pour le rachat par endettement (LBO), et son alliance avec le fonds américain Carlyle, « mis sur orbite en 1989 par un ancien dirigeant de la CIA, et piloté pendant un moment par George Bush père ».

D’où tirai-je ces précisions ? D’un portrait de Drahi, pas spécialement sympathique, publié le 14 mars dernier par Libé. Le Luxembourg, Guernesey, les LBO, Carlyle, la CIA : au-delà des cacahuètes, la première BA de Drahi pour la presse indépendante pourrait bien consister à renouveler ses sujets d’investigation.

Publié initialement sur
Arretsurimages.net

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 


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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:55

 

Source : www.sudouest.fr

 

Un troquet ambulant au coin de la rue

 


Publié le 02/05/2014 à 06h00 par

 

En prenant un café, les riverains peuvent se réapproprier leur quartier. C’est le principe du Café en bullant.

 

Un troquet ambulant au coin de la rue Stéphanie et Marie derrière le comptoir itinérant. © Photo

photo e.l.

 

Le petit troquet ambulant ne passe pas inaperçu. Sur le zinc composé d'anciennes caisses de vin en bois, Stéphanie et Marie, 23 et 24 ans, ont disposé des tasses colorées et des assiettes dépareillées. À prix libre, du café chaud, du thé et quelques gâteaux sont mis à disposition des passants. Assises autour d'une table de jardin, les deux anciennes étudiantes en architecture promènent leur café nomade depuis près d'un mois dans les quartiers de Bordeaux. « Nous voudrions que les habitants se réapproprient la rue. Qu'ils se projettent dans l'avenir de leur quartier à travers cette animation », explique Marie.  

Café contre idées

Les jeunes filles se sont inspirées de cafés ambulants construits en Suède et en Norvège par des amis rencontrés en Erasmus. En 2013, elles créent leur association Pl (utôt) rêver avec une seule ambition : « Sortir les architectes de leurs bureaux ». Aidées par leur formation, elles conçoivent leur buvette ambulante avec du matériel de récupération et s'installent en mars dernier place du Cardinal-Donnet, près de l'église du Sacré-Cœur. « Au début, les gens étaient un peu frileux, curieux de nous voir là. Puis, au fur et à mesure, ils ont été plus nombreux à s'arrêter et discuter avec nous. L'idée n'est pas d'être un café gratuit mais de favoriser le lien social dans des endroits inhabituels », précise Stéphanie.

Tous les dimanches pendant un mois et demi, Stéphanie et Marie sont allées à la rencontre des étudiants, des retraités, des familles… « La place Donnet est singulière. D'un côté il y a les hommes qui jouent à la pétanque, de l'autre des mères qui s'occupent de leurs enfants, sans vraiment se côtoyer. Ce café a permis de les rapprocher. »

Un projet récompensé

En février, le Café en bullant a été lauréat du second prix associations d'Agora (biennale d'architecture, d'urbanisme et de design de Bordeaux). « Cette année, le thème était l'espace public. Cela correspondait bien à notre projet », explique Stéphanie. « Au final, on aimerait que les habitants puissent plus facilement s'impliquer dans leur quartier. Que l'architecture leur soit accessible, qu'ils puissent poser des questions, imaginer la maquette de leur futur espace de vie… »

En juin, le Café en bullant s'associe à la guinguette mobile Merci Gertrude dans le quartier de la Benauge. Une autre manière festive, en danse et en musique, d'aller à la rencontre des habitants.

Elise Lambert

www.facebook.com/rullendecafe

 

 

 

Source : www.sudouest.fr

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:34

 

*Note perso : un article qui date de 2 ans mais qui reste encore sans réponse...

 

 

Source : lexpansion.lexpress.fr

 

Où sont passés les 1000 milliards prêtés par la BCE aux banques?

Par Julie de la Brosse, publié le 09/05/2012 à 18:58

 

 


Bruxelles s'apprête à demander aux banques européennes ce qu'elles ont fait des 1000 milliards d'euros prêtés récemment par la BCE. L'heure des comptes a enfin sonné... 

 Où sont passés les 1000 milliards prêtés par la BCE aux banques?

Mario Draghi lors de sa première conférence de presse à Francfort en tant que président de la BCE le 3 novembre 2011.

REUTERS/Kai Pfaffenbach

 

L'heure des comptes a enfin sonné: la Commission européenne s'apprête à demander aux banques ce qu'elles ont fait des 1000 milliards d'euros libérés par la BCE en décembre et février, à l'occasion des deux opérations de refinancement à trois ans. Ces dernières, qui avaient pour but de relancer l'économie et d'inciter les banques à continuer à financer les Etats en achetant de la dette, n'ont visiblement pas eu l'effet escompté. 

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a en effet affiché sa déception mercredi dernier, reconnaissant qu'il espérait voir l'opération profiter davantage à l'économie réelle. Et selon Le Monde, Michel Barnier, le commissaire au marché intérieur, aurait demandé au président de l'Autorité bancaire européenne, Andrea Enria, de s'intéresser à l'usage qu'ont fait les établissements financiers de ces prêts bonifiés. Il a aussi déposé un amendement à la directive européenne sur les liquidités bancaires qui "impose aux banques d'isoler les profits qu'elles ont réalisés en investissant dans des titres rémunérateurs les liquidités à faible coût de la BCE, et oblige que ces bénéfices ne puissent être inclus dans le calcul des bonus". 

Encore plus récemment, c'est l'équipe du nouveau président, François Hollande, qui s'est intéressée sérieusement à la question. "Il va falloir revenir sur cette opacité des banques. Ce sujet peut-être traité dans une loi de régulation financière par exemple", indiquait Nicole Bricq, chargée des questions fiscales. 

Resserrement du crédit

Alors à quoi ont servi ces 1000 milliards d'euros ? A priori, pas à renforcer le crédit bancaire, comme l'espérait, pas vraiment secrètement, Mario Draghi. Entre janvier et mars, les nouveaux crédits aux entreprises ont en effet fondu de près de 14 milliards d'euros en Europe (à 679 milliards), quand l'enveloppe des nouveaux prêts aux ménages s'est réduite de 5 milliards d'euros (à 236,5 milliards d'euros). Selon une récente étude de la BCE, 9% des banques ont encore resserré les conditions de crédit aux entreprises au premier trimestre, alors que 35% d'entre elles l'avaient déjà fait fin 2011.  

Détente sur les taux souverains

En revanche, comme c'était prévu, une partie de la manne a permis de soulager -pendant un temps au moins- le niveau des dettes souveraines européennes. Cela a été très visible pour l'Espagne et pour l'Italie, qui ont vu la pression sur leur dette se réduire considérablement après les deux opérations.  

Il faut dire que financièrement l'affaire était plutôt juteuse pour les banques, qui ont emprunté à 1% auprès de la BCE pour refinancer des Etats avec des taux compris entre 3 et 6%. Les établissements espagnols notamment se sont jetés sur cette aubaine: ils ont acheté 32 milliards d'euros d'actifs publics en janvier et 22 milliards en décembre. Mais désormais les tensions sur les taux des obligations d'Etat des pays fragiles ont refait surface, et remettent donc en cause l'utilité de l'opération. 

Faire face à la dette obligataire des banques

En réalité, aujourd'hui une grosse partie la somme allouée aux banques est revenue sagement dans les coffres de la Banque centrale européenne. Durant les quatre derniers mois, le montant des dépôts des banques auprès de la BCE est en effet passé de 413 à 801 milliards d'euros. Comme si celles-ci étaient terrorisées à l'idée de prêter ou de se prêter de l'argent. "Il ne faut pas oublier que les banques de la zone euro ont 600 milliards d'euros de dette obligataire qui arrivent à maturité en 2012, et les Etats de la zone euro 800 milliards. C'était d'ailleurs le principal objectif de la BCE: permettre aux banques de faire face à leurs engagements pour éviter qu'elles ne fassent faillite", explique Christophe Nijdam analyste chez AlphaValue.  

Manque de transparence

Finalement, il est donc encore un peu tôt pour savoir si cet argent ira ou non financer l'économie. Tout dépendra surtout de ce que les banques feront de leurs dépôts à la BCE : rembourser leur dette obligataire ? Les placer à des taux supérieurs à ceux de la BCE ? Ou encore les affecter au crédit bancaire ?  

N'en ressort pas moins que dans cet exercice, les banques françaises n'ont pas brillé par leur transparence. A la différence de certaines de leurs homologues européennes, ces dernières n'ont jamais voulu révéler les montants qu'elles sont allées chercher au guichet de la BCE. Selon des rumeurs, c'est l'Autorité de Contrôle Prudentiel qui le leur aurait conseillé, pour éviter de nourrir la stigmatisation ambiante. Pas sûr que cette stratégie soit la bonne. Surtout quand on sait que certains établissements, comme la BNP, avaient annoncé dès le départ qu'ils n'avaient pas besoin de cette opération pour se financer ! 

"Il semblerait que les banques françaises, qui ont encore des problèmes de liquidité, soient allées lourdement au guichet de la BCE, juste derrière les espagnoles et les italiennes", explique Christophe Nijdam. Dans ces conditions, la moindre des choses aurait été de les obliger à révéler la destination de cet argent. Au risque sinon de relancer une énième fois la polémique sur le rôle de la BCE... 


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/ou-sont-passes-les-1000-milliards-pretes-par-la-bce-aux-banques_1362382.html#B8I8rVKRYafyr44D.99

 

 

 

 

Source : lexpansion.lexpress.fr

 

 


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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:01

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Énergies renouvelables

Les Allemands dans la rue pour sauver leur transition énergétique

par Rachel Knaebel 12 mai 2014

 

 

 

Environ 12 000 personnes venues de toute l’Allemagne ont manifesté samedi 10 mai à Berlin pour protester contre la réforme des règles de soutien aux énergies renouvelables. Le ministre social-démocrate de l’Économie, Sigmar Gabriel, veut baisser les tarifs bonifiés d’achat de l’électricité issue de l’éolien, du solaire et de la biomasse, et limiter les nouvelles installations. Ce qui risque fort de freiner le développement des énergies vertes dans un pays qui fait pourtant figure de pionnier en la matière, avec plus d’un quart de l’électricité du pays produite par les énergies renouvelables.

« Les plans du gouvernement vont ralentir la transition énergétique », a ainsi déclaré lors de la manifestation Hubert Weiger, président de l’association Bund, la branche allemande des Amis de la terre. « L’Allemagne se trouve devant un choix décisif : soit quelques grands groupes énergétiques s’emparent du développement des énergies renouvelables, soit la transition énergétique se fait en accord avec les consommateurs et entre les mains de centaines de milliers de citoyennes et de citoyens. »

Les grandes entreprises exemptées de contribution

En Allemagne, les particuliers paient un prélèvement de plus de 6 cents par kilowattheure sur leur facture d’électricité pour financer les énergies renouvelables. Une somme qui a été multipliée par 10 dans les dix dernières années et qui a fait augmenter les factures de courant. Le projet de réforme de Sigmar Gabriel vise à modérer cette hausse du prix de l’électricité pour les particuliers. Mais d’autres solutions seraient possible pour y parvenir. Car des centaines [1] de grandes entreprises grosses consommatrices d’électricité sont, elles, exemptées de ce prélèvement. La réforme en cours ne remet pas en cause ce privilège accordé à l’industrie. Pire, elle va pénaliser les particuliers qui auto-consomment l’électricité renouvelable qu’ils produisent.

Les associations environnementales qui ont manifesté samedi demandent donc une réforme qui s’appuient sur les particuliers et les centaines de coopératives citoyennes qui se sont engagés dans la production d’électricité verte. Les manifestants demandent aussi une sortie du charbon. Une énergie particulièrement polluante, gérée par les grands groupes énergétiques comme le suédois Vattenfall. Et qui fournit toujours plus de 40 % de l’électricité consommée outre-Rhin. Le projet de loi de cette réforme est passé le 8 mai en premier examen devant les députés du Bundestag. Le gouvernement veut une entrée en vigueur dès le 1er août prochain.

Rachel Knaebel

CC : Andreas Conradt / PubliXviewinG / 12 000 personnes ont manifesté jeudi dans les rues de Berlin pour défendre la transition énergétique allemande.

 

Notes

[1Plus de 2 000 en 2013.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 20:52

Source : www.bastamag.net


 

Accord Europe – Etats-Unis

Pourquoi le traité de libre-échange constitue une menace pour le droit du travail et l’action syndicale

par Rachel Knaebel 12 mai 2014

 

 

 

La zone de libre échange, en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis, risque de mettre à mal les normes environnementales et sanitaires européennes, et de permettre aux multinationales de porter plainte contre les États européens. Le futur traité constitue aussi une menace pour l’exercice du droit syndical et plusieurs protections sociales, comme le salaire minimum. Car les États-Unis ne reconnaissent pas la plupart des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail. La protection des travailleurs sera-t-elle bientôt considérée comme une entrave au commerce, passible de poursuites ?

Les droits des travailleurs, l’exercice de la liberté syndicale et la prévention de la santé au travail sont-ils menacés par l’accord commercial en cours de négociation entre l’Europe et les États-Unis ? C’est ce que craignent les syndicats européens. Le traité commercial transatlantique, appelé PTCI pour « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement » – mais aussi TTIP ou Tafta – est négocié dans l’opacité depuis juillet 2013 (Voir notre enquête). Les électeurs ne savent pas grand chose des discussions. Les gouvernements et les députés européens en sont tenus éloignés. C’est la Commission européenne qui négocie le traité directement avec l’exécutif états-unien.

Le traité vise à instaurer une vaste zone de libre échange : 29 Etats, 820 millions d’habitants, séparés par l’Atlantique nord. Elimination des droits de douanes, suppression des « obstacles non-tarifaires » au commerce (licence d’exportation, contrôle qualité des importations…), harmonisation des normes et des réglementations, tels sont les sujets sur la table des négociations. Les normes européennes en matière sociale ou environnementale pourraient ainsi être jugées trop contraignantes. Un tel traité pourra par exemple ouvrir les ports européens à l’arrivé du bœuf aux hormones américain.

Les États-Unis, mauvais élève des droits des travailleurs

Autre point sensible : les mécanismes de « protection des investissements ». Ceux-ci permettent aux multinationales états-unienne et européennes qui s’estimeraient « discriminées » par une réglementation de réclamer des indemnités aux États, devant des tribunaux d’arbitrage privés, si elles jugent leur investissements mis à mal. De tels tribunaux d’arbitrage existent déjà. Et leurs « arbitrages » se font le plus souvent en faveur des intérêts privés (voir notre article). Grâce à eux, des entreprises européennes ont par exemple engagé des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Égypte ou contre la sortie du nucléaire décidée par l’Allemagne en 2011. La seule menace d’une plainte, contre l’interdiction d’un produit jugé toxique, d’une technique d’extraction ou du travail le dimanche par exemple, peut parfois suffire pour faire tomber les décisions d’États au profit des entreprises.

Pour la Commission européenne, le jeu en vaut pourtant la chandelle. Selon elle, l’accord transatlantique va « stimuler la croissance et créer des emplois ». Un optimisme qui ne suffit pas à convaincre les syndicats européens. Au-delà du flou des prévisions sur les effets positifs que pourrait avoir le traité sur la santé économique européenne – 0,5% de croissance supplémentaire en Europe grâce au traité selon une étude commandée par la Commission –, les syndicats du Vieux Continent s’inquiètent au contraire des conséquences potentiellement dévastatrices sur le droit du travail.

Une harmonisation… par le bas

« Nous ne sommes pas contre les accords de libre échange par principe. Dans certains secteurs, comme l’automobile, l’Union européenne et les États-Unis ont chacun des normes de sécurité strictes et comparables, mais des procédures de contrôle différentes. Là-dessus, une harmonisation n’est pas une mauvaise chose, analyse Mathieu Moriamez, secrétaire confédéral de la CGT en charge des questions internationales. Mais nous savons que les accords de libre échange se font pour accroître les profits des multinationales et en défaveur des populations. »

En l’occurrence, ce qui inquiète la CGT comme le reste des syndicats européens, c’est la perspective d’une harmonisation par le bas. Dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement, mais aussi en matière de protection sociale et de travail. « Le principe du salaire minimum et la protection sociale pourraient également être remis en cause s’ils sont considérés comme une entrave à la concurrence », prévient la CGT. Une crainte d’autant plus forte que l’Oncle Sam n’est pas un exemple à suivre en matière de protection des travailleurs. « Dans le secteur privé, le personnel d’encadrement ou de direction, les entrepreneurs indépendants et les employés domestiques n’ont pas le droit de constituer un syndicat ou d’y adhérer, pas plus que les travailleurs agricoles sauf dans un petit nombre d’Etats », relève le bilan annuel de la Confédération syndicale internationale sur les « pays à risque » en matière de violation des droits syndicaux. Soit 15% de la main d’œuvre dans le secteur privé à qui il est interdit de se syndiquer ! Publication syndicale prohibée à l’intérieur des entreprises, menace de fermer un site si un syndicat se constitue, refus de négocier avec les syndicats représentatifs, les atteintes à la liberté syndicale y sont nombreuses.

« Les États-Unis n’ont pas ratifié toutes les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) », signalait dès avril 2013 la Confédération européenne des syndicats (CES). L’organisation s’inquiète aussi des « violations des droits fondamentaux des travailleurs aux États-Unis, en particulier du droit à s’organiser et à négocier collectivement. » La fédération syndicale allemande DGB avait aussi tiré la sonnette d’alarme l’an dernier : les négociations du partenariat transatlantique ont débuté alors que les États-Unis n’avaient toujours pas ratifié six des huit conventions fondamentales de l’OIT, dont celles sur la liberté de réunion et sur le droit aux négociations collectives. « On voit toujours et encore aux États-Unis des cas où les activités syndicales sont empêchées, parfois mêmes dans des filiales de grands groupes allemands », ajoute le syndicat allemand.

La liberté syndicale, un obstacle au commerce ?

« Ce traité ne mettra pas directement en danger les droits syndicaux en Europe. Mais les États-Unis peuvent produire moins cher parce que les normes fondamentales du droit du travail et de la liberté syndicale n’y sont pas respectées, explique Wolfgang Uellenberg, de la confédération syndicale allemande des services Verdi. Or, avec le partenariat transatlantique, les entreprises pourront contester les standards de l’OIT comme discriminants. Elles pourront faire valoir que la protection des travailleurs et des droits syndicaux sont des obstacles au commerce et au libre échange. » Le recours devant des tribunaux d’arbitrage privés au nom de la protection de leurs investissements pourra les y aider. Même l’union syndicale suédoise, plutôt favorable au traité, refuse ce mécanisme « en conflit avec le principe de souveraineté des États. »Et les syndicats états-uniens refusent eux aussi que le partenariat contienne un tel mécanisme [1].

Sans rejeter en bloc le principe d’un accord, les syndicats européens veulent un traité qui protège le travail. « Un tel accord devrait plutôt entériner comme objectif le plein emploi, le travail décent et de meilleures normes de vie pour tous », insiste la CGT. Pour le puissant syndicat allemande de l’industrie IG Metall [2], « l’accord doit contenir une clause spécifique qui interdit un démantèlement des droits des travailleurs et des normes sociales et assure à chaque fois la le standard le plus élevé. »

Le gouvernement allemand du côté des syndicats ?

En Allemagne, les syndicats ont trouvé une oreille attentive du côté du gouvernement. « Nous travaillons ensemble, avec le ministère de l’Économie, à des points clés à imposer dans les négociations, précise Wolfgang Uellenberg. Mais personne ne sait vraiment ce que le ministère sait de l’état des négociations et ce qu’il peut faire pour les influencer. » Reste qu’outre-Rhin, où la presse, et même les télévisions [3], traitent largement des dangers du TTIP, le gouvernement a publiquement rejeté le mécanisme des tribunaux d’arbitrage [4]. La mobilisation citoyenne est large : la campagne stop-TTIP de l’organisation Campact a réuni plus 460.000 signatures contre l’accord transatlantique (lire aussi cette tribune).

Dans toute l’Europe, les protestations montent dans la société civile contre le traité et l’opacité des négociations. Pour tenter d’y répondre, la Commission a ouvert une consultation publique sur le volet des droits des investisseurs. Une consultation en ligne pour « savoir si l’approche proposée par l’UE pour le TTIP traduit un juste équilibre entre la protection des investisseurs et la sauvegarde de la capacité et du droit absolus des gouvernements de l’UE de légiférer dans l’intérêt général », fait valoir le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht. « Une parodie de consultation démocratique », estime Attac : « Ceux qui rejettent ce système de règlement des différends Investisseur-États parce qu’il est dangereux et injuste n’auront aucune option pour l’exprimer car le questionnaire partial de la Commission n’offre aucun espace pour ce faire. La Commission devrait au contraire montrer sa disponibilité pour un vrai débat, plutôt que nous proposer une campagne publicitaire dissimulée à l’attention des multinationales. »

Une fois les négociations terminées, le traité devra de toute façon être accepté par le Parlement européen pour entrer en vigueur. Parlement qui sera renouvelé après les élections européennes du 25 mai.

Rachel Knaebel

Photo : Photothèque du mouvement social

 

Notes

[1Voir ici la position sur le Traité transatlantique de l’union syndicale américaine American Federation of Labor–Congress of Industrial Organizations (AFL-CIO).

[2Voir ici.

[3Ici, par exemple, sur la télévision publique.

[4Notamment par la voix de la secrétaire d’État du ministère de l’Économie, Brigitte Zypries, devant les députés du Bundestag, le 12 mars dernier : « Nous bataillons en ce moment pour que le système de tribunaux d’arbitrage ne soit pas inclus dans l’accord. ».


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 20:38

 

Source :.www.reporterre.net


 

Sauvons la cascade de Salles-la-Source !

Bernard Gauvain

lundi 12 mai 2014

 

 

 

 

A Salles-la-Source, la célèbre cascade est accaparée par une micro-centrale hydroélectrique illégale. Des citoyens se battent pour faire entendre justice et réhabiliter le site. Parce qu’énergie verte ne doit pas camoufler fraudes, illégalité et passe-droit.


Au milieu de tous les grands combats écologiques auxquels on peut assister, la "petite affaire" de la cascade du village de Salles-la-Source (Aveyron), pour laquelle nous nous battons avec énergie et ténacité depuis bientôt quatre ans, paraîtra peut-être de faible intérêt.

Pourtant par delà l’intérêt énergétique et financier très faible d’un projet contesté, cette affaire révèle au grand jour un certain nombre de pratiques qui tiennent, semble-t-il, plus de la République du copinage que de la démocratie.

Et oui, en pleine « transition énergétique », c’est bien contre une micro-centrale hydroélectrique que se bat l’association Ranimons la cascade ! (226 adhérents) qui pense que le titre "d’énergie verte" ne peut tout de même pas justifier non prise en compte des citoyens, irrégularités, fraudes, non-application des lois ni des décisions de justice.

De quoi s’agit-il ? Le Village de Salles-la-Source en Aveyron est une petite merveille, inscrite au Patrimoine. Il a été édifié dès le moyen-âge par les Comtes de Rodez, en trois terrasses qui s’étagent au flan du causse Comtal. Dénommé Salles-Comtals jusqu’à la révolution (« les demeures comtales »), il fait partie de ces rares villages à avoir conservé son nom révolutionnaire de « Salles-la-Source » portant la triste mémoire des conflits anciens autour du pouvoir des Comtes et de l’eau.

Il doit ce nom à un ensemble de ruisseaux et cascades qui coulent entre les maisons et notamment à la Grande Cascade, la plus célèbre et la plus emblématique d’entre elles, qui coule au milieu du village !

La microcentrale de Salles-la-Source a été construite en toute illégalité en 1932 au grand dam de ses habitants qu’il privait de « leur cascade ». 50 ans de combat et de procès, durant lesquels l’entreprise dirigée par un notable local ayant « le bras long » avait reçu de l’État toutes sortes de soutiens, et qui avaient finalement abouti à la signature d’une concession avec l’État en 1980 d’une durée de vingt-cinq ans...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source :.www.reporterre.net

 

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 18:22

Source : www.reporterre.net



Les députés offrent un cadeau ruineux à Renault et à Bolloré au détriment de l’environnement

Observatoire du nucléaire

samedi 10 mai 2014

 

 

 

Le 6 mai, une loi pour développer un réseau de bornes de recharge pour voitures électriques a été adoptée à l’Assemblée Nationale. Accordant des cadeaux coûteux aux industriels de la voiture électrique et du nucléaire, elle est néfaste pour l’environnement.

 


 

L’Observatoire du nucléaire dénonce fermement l’adoption, en première lecture à l’Assemblée nationale mardi 6 mai, d’une loi écrite "sur-mesure" pour favoriser les industriels de la voiture électrique et du nucléaire. Cette loi prévoit un ensemble de mesures permettant de développer sur le territoire national un réseau de bornes de recharge pour voitures électriques.

L’Observatoire du nucléaire rappelle d’abord qu’il a contraint les principaux constructeurs à reconnaître que les voitures électriques sont polluantes et à retirer de leurs publicités les mentions "propre", "vert" ou "écologique" [1].

De même, le système mis en place par Bolloré à paris (autolib), Lyon (bluely) et Bordeaux (Bluecub) ne peut être prétendu "écologique" [2]. D’autant qu’une étude montre que ce système ne retire aucune voiture des centres-villes et, au contraire, attire à la voiture individuelle des usagers des transports publics.

Par ailleurs, une étude de l’Ademe montre que, même concernant les émissions de gaz à effet de serre, la voiture électrique n’est guère moins polluante que la voiture thermique, sauf en france où l’électricité est majoritairement nucléaire… ce qui occasionne alors des pollutions tout aussi dramatiques (déchets radioactifs, contaminations autour des mines d’uranium et des installations nucléaires, etc).

L’Observatoire du nucléaire dénonce les cadeaux faits aux industriels privés, à commencer par Renault et Bolloré

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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